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	<title>Félix A. Vincent - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 30 Mar 2022 13:37:59 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Opposition à la Politique de solidarité avec la Palestine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/opposition-a-la-politique-de-solidarite-avec-la-palestine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Mar 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adoption d’une politique par l’AÉUM est contestée par l’administration.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/opposition-a-la-politique-de-solidarite-avec-la-palestine/" data-wpel-link="internal">Opposition à la Politique de solidarité avec la Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">MRO Communications a envoyé le 24 mars dernier, au nom du vice-principal exécutif adjoint (études et vie étudiante) Fabrice Labeau, un courriel qui dénonçait l’adoption de la Politique de solidarité avec la Palestine. Cette Politique avait été approuvée le 21 mars dernier au référendum d’hiver 2022 par le corps étudiant avec 71,1% des voix et avec un taux de participation de 16,5%. Dans son courriel, Fabrice Labeau affirme qu’une initiative comme la Politique polariserait «&nbsp;à l’excès notre communauté&nbsp;» en créant «&nbsp;une culture d’ostracisme et d’irrespect fondés sur l’identité, la religion ou les convictions politiques&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Le message porte à croire que cette Politique inciterait à cibler des individus sur la base de leur religion ou de leurs convictions politiques, alors qu’elle vise spécifiquement des entreprises et des institutions. Fabrice Labeau fait appel à la direction de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) afin «&nbsp;de remédier à la situation sans délai&nbsp;». À défaut de cela, Fabrice Labeau indique que le protocole d’entente entre l’Association et l’Université pourrait être résilié. Le protocole d’entente détermine les paramètres d’opération de l’AÉUM sur le campus ainsi que sa relation avec l’Université. Dans un courriel envoyé le 22 mars à Darshan Daryanani, président de l’AÉUM, Fabrice Labeau signalait que la Politique irait à l’encontre «&nbsp;<em>d’une condition présente dans le protocole d’entente</em>&nbsp;», la convention entre l’AÉUM et l’Université. L’<a href="https://www.mcgill.ca/studentlifeandlearning/files/studentlifeandlearning/may_31_2024.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">article 12.2</a> du protocole d’entente indique que «&nbsp;<em>la partie défaillante, après la réception d’un avis de défaut, dispose de 30 jours pour remédier à ce dernier</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Contactée par <em>Le Délit</em> pour en savoir davantage sur ce qu’impliquerait une résiliation du protocole d’entente, Shirley Cardenas, relationniste de l’Université, a écrit: « Les débats constructifs sont au cœur de notre mission universitaire et de notre identité mcgilloise. Toutefois, le respect et l’inclusion sont les préalables incontournables de ces échanges. Les politiques et les initiatives qui donnent à des membres de notre communauté le sentiment de ne pas être ​les bienvenus ou d’être rejeté [sic] sur nos campus ne contribuent en rien à la réalisation de notre mission ».&nbsp;</p>



<p><a href="https://docs.google.com/document/d/1drVfxAnCjS8mwDuzDrY85y-62PXm-IdU2XgUz17qOa0/edit" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La Politique</a> en question engage l’AÉUM à reconnaître «&nbsp;<em>le système colonial israélien contre la Palestine</em>&nbsp;». Selon le préambule de la Politique, «&nbsp;<em>ce système colonial se caractérise par un régime brutal d’appropriation des terres, de postes de contrôle, de démolitions de maisons, de destructions de l’environnement, de déportations et d’exécutions extrajudiciaires aux mains des soldats, de la police et des colons</em>&nbsp;». La Politique&nbsp; dénonce que «&nbsp;<em>l’Université McGill investisse et collabore étroitement avec plusieurs institutions complices d’un système d’apartheid colonial</em>&nbsp;». Dans son courriel, Fabrice Labeau allègue que la Politique donnerait «&nbsp;le sentiment à des membres de la communauté de ne pas être à leur place sur nos campus&nbsp;». La Politique était proposée par les Étudiant·e·s de McGill en solidarité pour les droits humains palestiniens (<em>Students for Palestinian Human Rights</em>, SPHR).</p>



<p>L’Université n’a toujours pas offert d’explications sur ce qu’impliquerait une résiliation du protocole d’entente avec l’AÉUM. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/opposition-a-la-politique-de-solidarite-avec-la-palestine/" data-wpel-link="internal">Opposition à la Politique de solidarité avec la Palestine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Retrait d’une question au référendum</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/retrait-dune-question-au-referendum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 13:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Élections AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[elections ssmu]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Sader]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
		<category><![CDATA[référendum H2022]]></category>
		<category><![CDATA[Students for Palestinian Human Rights McGill (SPHR McGill)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Va-et-vient autour de la Politique de solidarité avec la Palestine.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/retrait-dune-question-au-referendum/" data-wpel-link="internal">Retrait d’une question au référendum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 14 mars dernier, le conseil judiciaire de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a ordonné à Élections AÉUM d’enlever une question du référendum de l’hiver 2022 portant sur l’adoption de la Politique de solidarité avec la Palestine. La question a été retirée «<em>jusqu’à ce qu’une décision juridique puisse être rendue</em>» par le conseil judiciaire, selon un <a href="https://elections.ssmu.ca/statement-regarding-winter-2022-referendum-questions-and-ballot-march-14-2022/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">communiqué</a> d’Élections AÉUM. Cependant, elle a été remise sur le scrutin quelques heures plus tard par Élections AÉUM. La Politique est proposée par le groupe Étudiant·e·s de McGill en solidarité pour les droits humains palestiniens (<em>Students for Palestinian Human Rights</em>, SPHR). Le groupe exige toujours des justifications de la part du conseil judiciaire quant à sa décision initiale de retirer la question du référendum.&nbsp;</p>



<p>La <a href="https://docs.google.com/document/d/1drVfxAnCjS8mwDuzDrY85y-62PXm-IdU2XgUz17qOa0/edit" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Politique</a> de solidarité avec la Palestine en question engagerait l’AÉUM à «<em>boycotter les institutions et corporations complices dans l’apartheid israélien contre la Palestine</em>». Le préambule de la Politique définit que «<em>ce système d’apartheid colonial se caractérise par un régime brutal d’appropriation des terres, de postes de contrôle, de démolitions de maisons, de destruction de l’environnement, de déportations et d’exécutions extrajudiciaires aux mains des soldats, de la police et des colons</em>». La Politique dénonce que «<em>l’Université McGill investisse et collabore étroitement avec plusieurs sociétés et institutions complices d’un système bien établi d’apartheid colonial contre les Palestiniens</em>&nbsp;». D’après le document, cela contribuerait à ce que «<em>les Palestiniens de la bande de Gaza continuent de vivre dans des conditions qui ne cessent de s’aggraver, sous un blocus destructeur, où les tentatives de protestation ou de résistance se heurtent aux balles des tireurs d’élite ou à des bombardements meurtriers</em>».&nbsp;</p>



<p>La nouvelle Politique mettrait de l’avant la mise en place d’un Comité en solidarité avec la Palestine qui serait chargé d’assurer sa mise en œuvre pour les cinq années suivant son adoption.&nbsp;</p>



<p>Selon SPHR, le retrait de la question est «<em>l’exemple le plus récent de comment les exécutifs de l’AÉUM réduisent au silence ou répriment les voix pro-palestiniennes</em>». En mai 2021,&nbsp; le groupe militant <a href="https://mcgillsphr.medium.com/a-blacklist-is-terrorizing-pro-palestine-students-at-mcgill-8708f525b533" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a avancé</a> que certains exécutif·ve·s de l’AÉUM auraient participé à la rédaction d’une liste noire d’étudiant·e·s pro-palestinien·ne·s sur le campus. Un mois plus tard, l’AÉUM <a href="https://ssmu.ca/blog/2021/06/statement-on-independent-investigation-regarding-surveillance-and-doxxing/?fbclid=IwAR0lpKrwQCeejj4abIySnTgMUJCPYXDp8zna0Rx27Xe3Mp4Cum_j7BSqd9I" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a lancé</a> une enquête sur ces allégations. Le 18 novembre dernier, pendant <a href="https://www.mcgilltribune.com/news/ssmu-board-of-directors-tackle-questions-on-ssmus-transparency-toxic-environment11222021/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une rencontre du conseil d’administration</a> de l’AÉUM, le vice-président Finance Éric Sader a affirmé que cette enquête s’inscrit dans le travail de l’Association: «<em>l’AÉUM a lancé une enquête. […] L’Association travaille activement pour assurer la sécurité de tous ses membres</em>».</p>



<p>À la suite du retrait de la question du référendum le 14 mars, les membres de SPHR ont dénoncé le geste comme étant «<em>une violation inacceptable allant à l’encontre du processus démocratique de l’AÉUM</em>». Le groupe militant a donc exhorté l’AÉUM de remettre la question sur le scrutin, tel que prévu initialement.</p>



<p>Quelques heures plus tard, Élections AÉUM a publié un <a href="https://elections.ssmu.ca/statement-regarding-winter-2022-referendum-questions-and-ballot-march-14-2022/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">communiqué</a> annonçant l’annulation du référendum déclaré comme étant «<em>défectueux et incomplet</em>». Un nouveau scrutin a donc été mis en place, où figurait la question sur l’éventuelle Politique de solidarité avec la Palestine.&nbsp;</p>



<p>Selon les membres de SPHR, cette décision d’enlever la question n’est pas conforme à la section 1.2 du Règlement des élections et des référendums. Cette dernière stipule que «<em>Élections AÉUM est le seul organe pouvant administrer les élections</em>». L’AÉUM ne devrait donc pas être en mesure d’interférer. SPHR attend des justifications plus précises de la part du conseil judiciaire: «<em>Les deux entités</em> [Élections AÉUM et le conseil judiciaire, <em>ndlr</em>] <em>se sont comportées avec honte et nous ne pouvons pas leur pardonner tant qu’ils n’auront pas démontré qu’ils reconnaissent la gravité de l’action qu’ils ont commise</em>».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/retrait-dune-question-au-referendum/" data-wpel-link="internal">Retrait d’une question au référendum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>&#160;Moins d’un cinquième des mcgillois·es aux urnes&#160;</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/moins-dun-cinquieme-des-mcgillois%c2%b7es-aux-urnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 13:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Élections de l’AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[H2022]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[taux de participation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les élections de l’AÉUM.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/moins-dun-cinquieme-des-mcgillois%c2%b7es-aux-urnes/" data-wpel-link="internal">&nbsp;Moins d’un cinquième des mcgillois·es aux urnes&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’élection des membres de l’exécutif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) pour l’année 2022–2023 s’est déroulée du 14 au 18 mars dernier. Le taux de participation a atteint 12,9%, soit 3 089 individus. Depuis 2015, il s’agit du deuxième seuil le plus bas, après le référendum spécial à l’automne de l’année 2020–2021 qui avait atteint seulement 12,8% de participation étudiante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le taux de participation a atteint 12,9%, soit 3 089 individus»</p></blockquote>



<p>À la présidence, c’est Risann Wright qui l’a emporté avec environ 51,9% des suffrages. Plusieurs candidat·e·s se présentaient sans concurrence: c’est le cas de Marco Pizarro, élu au poste de v.-p. aux Finances avec 82,5% des votes ; Hassanatou Koulibaly au poste de v.-p. Vie étudiante avec 61,1% ; Kerry Yang comme v.-p. aux Affaires universitaires avec 91,4% ; et Val Mansy au poste de v.-p. aux Affaires externes avec 86,4%. Le poste de v.-p. aux Affaires internes a été alloué à Cat Williams au cinquième tour de vote préférentiel, avec 1 929 votes comparativement aux 1 128 requis, ce qui représente 40,2% du suffrage.&nbsp;</p>



<p>Les plateformes et ambitions des élu·e·s et candidat·e·s reflètent potentiellement un changement dans la vision du rôle de l’AÉUM et de sa place dans la vie des étudiant·e·s. Il s’en dégage une association étudiante avec un rôle davantage instrumental dans la lutte contre les barrières à l’éducation auxquelles font face les étudiant·e·s en dehors du campus. Par exemple, la présidente élue Risann Wright, étudiante de troisième année en science politique, tenait dans sa plateforme à régler les problèmes de santé et de sécurité financière du corps étudiant. De son côté, le v.-p. Finance élu Marco Pizarro, étudiant en économie et science politique du programme «<em>Joint Honours</em>»,&nbsp;proposait d’instaurer un syndicat des locataires pour la population étudiante. Ce dernier pourrait offrir des recours aux étudiant·e·s face à leur locateur·rice. Par rapport à la santé mentale, la v.-p. à la Vie étudiante élue Hassanatou Koulibaly souhaitait promouvoir une approche proactive dans les classes, étendre l’accès aux garderies de l’AÉUM ainsi que répondre aux besoins des proches aidants dans le corps étudiant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Les plateformes et ambitions des élu·e·s et candidat·e·s reflètent potentiellement un changement dans la vision du rôle de l’AÉUM et de sa place dans la vie des étudiant·e·s»</p></blockquote>



<p>→ Voir aussi: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/15/une-course-serree-a-laeum/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">Discussion avec les candidat·e·s à la présidence</a></p>



<p>Cette élection survient alors que circulent depuis plusieurs mois des allégations d’un climat <a href="https://www.mcgilldaily.com/2021/09/sexism-and-silence-in-ssmu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">toxique</a> à l’AÉUM impliquant potentiellement du <a href="https://www.mcgilldaily.com/2022/03/investigation-against-daryanani-botched/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">harcèlement sexuel et des propos racistes</a>. La division du travail entre les représentant·e·s élu·e·s à l’AÉUM empêche le corps étudiant d’y participer pleinement, mais d’autres facteurs sont également en jeu. Par exemple, plusieurs candidat·e·s – dont ceux et celle à la présidence – ont dénoncé le caractère élitiste de l’exécutif: les hommes non-racisés, cisgenres et hétérosexuels y seraient favorisés aux dépens de l’ensemble du corps étudiant.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/moins-dun-cinquieme-des-mcgillois%c2%b7es-aux-urnes/" data-wpel-link="internal">&nbsp;Moins d’un cinquième des mcgillois·es aux urnes&nbsp;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Délit et les livres d’enfance</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/le-delit-et-les-livres-denfance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 13:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[littérature jeunesse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recommandations de la rédaction : livres d’enfance.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/le-delit-et-les-livres-denfance/" data-wpel-link="internal">Le Délit et les livres d’enfance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le prince et l’hirondelle de Steve Adams (Gabrielle Genest, coordonnatrice de la production)</strong></p>



<p>Basé sur Le prince heureux (1888) de l’écrivain irlandais Oscar Wilde, l’album illustré Le prince et l’hirondelle aborde avec sensibilité les thèmes du privilège et des inégalités de richesse. Sur les ailes de la petite hirondelle, l’enfant lecteur rencontre le prince: une statue dorée surplombant la ville. Du haut de son piédestal, le prince voit désormais toute la misère de son peuple, lui qui n’avait connu que la richesse et la joie lors de sa vie humaine. Le prince implore la petite hirondelle de rester auprès de lui, malgré l’hiver qui arrive, afin qu’elle le dépouille de ses joyaux et les livre aux plus démunis. L’hirondelle accepte et, tragiquement, meurt de froid aux pieds du prince dont elle sera tombée amoureuse. Comme celui du prince, le cœur de l’enfant lecteur sera fendu en deux. Malgré la grande tristesse de cette histoire, la beauté des illustrations et du message qu’elle transmet a marqué mon enfance.</p>



<p><strong>Marie-Tempête de Dominique Demers (Florence Lavoie, éditrice Culture)</strong></p>



<p>Marie-Tempête, c’est mon premier contact avec la poésie; histoire de vent, de lac, de neige, de grande détresse. C’est la vie qui s’éteint et celle, neuve, qui prend forme. Au milieu, l’adolescence et ses tourments. Marie-Lune, 15 ans, perd sa mère. Son grand réconfort au milieu du désastre, c’est Antoine, son amour aux yeux de forêt. Mais Marie-Lune n’en est pas au bout de ses épreuves: elle tombe enceinte et doit faire un choix. Gardera-t-elle son bébé, son moustique à qui elle écrit des lettres tout au long du roman? Lui choisira-t-elle des parents plus aptes à lui construire le nid dont il a besoin? La tempête siffle dans le coeur de Marie-Lune qui ne sait plus comment aimer la vie. Mais, nous dit-elle, les grands sapins ne meurent pas: ils se tiennent bien droit et dansent dans la tourmente.</p>



<p><strong>Arc-en-ciel, le plus beau poisson des océans de Marcus Pfister (Félix A. Vincent, éditeur Actualités)</strong></p>



<p>C’est l’histoire d’un poisson prénommé Arc-en-ciel avec des écailles brillantes de toutes les couleurs. Lorsque les autres poissons voient Arc-en-ciel, ils sont étonnés par sa splendeur. Évidemment, Arc-en-ciel est fier de ses belles écailles. Or, sa vanité le trahit, car elle l’isole des autres poissons. Quand Arc-en-ciel refuse de partager ses écailles avec les autres petits poissons, ceux-ci décident alors d’arrêter de lui parler. Cela le pousse à donner ses écailles brillantes aux autres poissons. Finalement, il ne lui en reste plus qu’une seule, mais il est si heureux d’avoir des nouveaux amis. C’est évidemment un conte sur l’orgueil et le partage, mais surtout sur l’humilité et le don de soi. Je crois que c’est le type de conte qu’étant enfant, on ne saisit pas tout à fait. Du moins, c’est un conte pour lequel mon appréciation augmente en vieillissant. À lire!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/23/le-delit-et-les-livres-denfance/" data-wpel-link="internal">Le Délit et les livres d’enfance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Occupation du pavillon des Arts par Désinvestissement McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/03/16/occupation-du-pavillon-des-arts-par-desinvestissement-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Mar 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratisons McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Democratize McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Désinvestissement]]></category>
		<category><![CDATA[Désinvestissement McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Divest McGill]]></category>
		<category><![CDATA[occupation]]></category>
		<category><![CDATA[occupons mcgill]]></category>
		<category><![CDATA[occupy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=47838</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mouvement préfigure une université démocratique, égalitaire et environnementale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/16/occupation-du-pavillon-des-arts-par-desinvestissement-mcgill/" data-wpel-link="internal">Occupation du pavillon des Arts par Désinvestissement McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le 7 mars dernier, le mouvement Désinvestissement McGill (<em>Divest McGill)</em> a commencé son occupation du vestibule du bâtiment McCall-McBain pour faire pression sur l’Université McGill afin de désinvestir des énergies fossiles. L’occupation ralliait également les autres groupes de la coalition Démocratisation McGill, qui vise à inclure le personnel, le professorat et le corps étudiant dans la prise de décision de l’Université. Cette coalition est formée de différents groupes et organisations du campus, notamment Désinvestissement McGill, Désinvestissement pour les droits de la personne (<em>Divest for Human Rights, </em>DHR) et les Étudiant·e·s de McGill en solidarité pour les droits humains palestiniens (<em>Students for Palestinian Human Rights</em>, SPHR). Les participant·e·s de l’occupation avaient installé leurs tentes et tenaient une rotation pour assurer une présence permanente. Deux tables étaient installées à l’entrée du pavillon des Arts avec des pamphlets et de la nourriture disponible pour tous·tes. Toute la semaine, le mouvement a occupé le hall sans nuire aux activités courantes d’instruction. Le 12 mars dernier, un bruit&nbsp;perçant a retenti dans les hauts-parleurs du bâtiment à haut volume pour une période d’au mois une heure, potentiellement dans une tentative d’intimider les occupant·e·s. Des membres de Désinvestissement McGill ont alors négocié avec des membres du personnel du bâtiment pour que le son soit coupé, et l’occupation a continué.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-1000x667.jpg" alt class="wp-image-47885" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/table-bouffe-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Le mouvement dénonce la structure de direction de l’Université qui n’inclut pas le personnel, le professorat et la population étudiante. Le Conseil des gouverneurs est l’entité qui prend les décisions finales sur le Fond de dotation de McGill (<em>McGill Endowment Fund</em>), la gestion du personnel ainsi que les finances de l’Université et de ses propriétés. Le Conseil des gouverneurs est formé de membres de la direction de la Banque de Montréal (BMO), de Power Corporation du Canada, de la Banque nationale du Canada, de Metro Inc, de la Banque HSBC Canada et de Redbourne Properties Inc. Selon Désinvestissement McGill, la composition du Conseil des gouverneurs expliquerait pourquoi l’Université maintient ses investissements d’environ 50 <a href="https://mcgillinvests.in/#" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">millions</a> de dollars dans le secteur des énergies fossiles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-1000x667.jpg" alt class="wp-image-47883" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/escalier-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-1000x667.jpg" alt class="wp-image-47878" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/community-control-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>L’Université étant une entreprise dirigée de la sorte, le Conseil des gouverneurs répond donc à des incitatifs financiers et commerciaux. «Sous ce modèle inflexible, les étudiant·e·s, le personnel et le corps professoral souffrent d’épuisement et de problèmes de santé mentale», lit-on dans le <a href="https://www.divestmcgill.ca/occupymcgill" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">manifeste</a> de Désinvestissement McGill.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-1000x667.jpg" alt class="wp-image-47881" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/democratie-directe-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Durant la semaine d’occupation, les organisateur·rice·s du mouvement avaient planifié plusieurs activités d’éducation populaire et de discussion. Plusieurs sujets y étaient abordés, notamment le lien entre les intérêts financiers et la crise climatique, la gestion de l’Université par démocratie directe comme alternative aux problèmes actuels et le mouvement des grèves étudiantes de 2012. L’occupation est aussi un moyen de se tenir en solidarité avec plusieurs organisations qui s’opposent à la direction de McGill, comme le Syndicat des employé·e·s occasionnel·le·s de l’Université McGill (<a href="https://www.amusemcgill.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">SÉOUM</a>) et les Mères Mohawk.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-1000x667.jpg" alt class="wp-image-47879" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/decolonisation-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>«<em>Nous ne faisons pas de demandes à l’Université. Nous essayons de construire nous-mêmes un mouvement qui peut réaliser la démocratisation</em>», a<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-edito-color"> </mark></strong>expliqué Leeroy (nom fictif) au <em>Délit</em>. «<em>Les mouvements étudiants sont une manière d’obtenir la démocratisation sans la demander à qui que ce soit. D’autre part, nous pouvons lancer des grèves, des grèves générales. Nous pourrions en faire plus pour mobiliser la base,&nbsp;pour que nos actions prennent de l’ampleur, et finalement l’administration aurait probablement assez peur de nous et pourrait nous offrir des concessions</em>», a ajouté l’occupant·e.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-1000x667.jpg" alt class="wp-image-47886" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/03/visage-flous-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>«On accepte vraiment toute contribution, que ce soit de venir sur place une petite heure, de partager notre occupation sur les réseaux sociaux, ou bien de dormir. Il n’y a pas de mauvaise implication. Le but, c’est vraiment de créer un sentiment de communauté», a expliqué Luna (nom fictif).<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-societe-color"></mark></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/16/occupation-du-pavillon-des-arts-par-desinvestissement-mcgill/" data-wpel-link="internal">Occupation du pavillon des Arts par Désinvestissement McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>À la rencontre de l’autre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/02/23/a-la-rencontre-de-lautre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Feb 2022 13:26:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[anticolonialisme]]></category>
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		<category><![CDATA[décolonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Émilie Nicolas]]></category>
		<category><![CDATA[Mallory Lectures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment le clivage linguistique exclut-il les personnes racisées et autochtones?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/23/a-la-rencontre-de-lautre/" data-wpel-link="internal">À la rencontre de l’autre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’Institut d’études sur le Canada a tenu le 15 février dernier une conférence bilingue d’Émilie Nicolas, chroniqueuse chez <em>Le Devoir</em> et <em>The Gazette</em>, universitaire et activiste connue pour sa collaboration et ses publications dans divers médias en français et en anglais. Elle affirmait qu’il y aurait un clivage entre les médias francophones et anglophones lorsque surviennent des conversations au sujet du racisme et de la réalité coloniale. Selon elle, ces discours tendent vers une compétition du meilleur colonisateur entre les groupes linguistiques et au rejet<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-edito-color"> </mark></strong>du blâme de la colonisation. Elle a également discuté des particularités de la lutte décoloniale et antiraciste résultant du bilinguisme canadien. </p>



<p>La conférencière a introduit le sujet en lien avec son expérience dans une campagne pour que le gouvernement du Québec reconnaisse l’existence du racisme systémique en 2016. Elle a expliqué que la notion de racisme systémique était alors moins utilisée en français. Elle dénonce que les discours gouvernementaux favorisent plutôt la promotion du vivre-ensemble: «C’est plutôt vague, je ne sais toujours pas ce que ça veut dire», a‑t-elle dit. Cette campagne avait reçu davantage d’attention de médias anglophones même si la majorité des porte-paroles étaient francophones. C’était alors à titre de commentatrice de la couverture des manifestations <em>Black Lives Matter</em> (Les vies Noir·e·s comptes, ndlr) aux États-Unis qui lui avait permis, ainsi qu’à ses collègues, de rappeler que ces enjeux existent encore au Québec. Des politiciens comme Jean-François Lisée avaient alors soutenu que le racisme systémique serait un concept «anglais» qui n’existerait pas au Québec. Le débat s’était polarisé le long des lignes linguistiques, a résumé Émilie Nicolas. Elle dénonce que «<em>beaucoup de temps et d’énergie ont dû être dépensés pour déterminer ce qu’il était acceptable de dire comme Québécois racisés, en français et en anglais</em>».</p>



<p>Voir aussi : <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/02/17/les-langues-collaborent-aux-quotidiens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">Les langues collaborent aux quotidiens</a></p>



<p>La conférencière a notamment expliqué que les francophones du Québec sont mieux outillés pour discuter des enjeux linguistiques en détail, alors que les anglophones du Canada et d’ailleurs ne partagent pas cette sensibilité. Ce clivage poserait aussi obstacle aux discussions et aux échanges entre les groupes linguistiques. Elle a soutenu qu’il en résulte une différence entre les discours acceptés en français et en anglais, ce qui complique le travail des militants décoloniaux et antiracistes. «<em>Ça nous donne une hyper-conscience par rapport aux mots, au vocabulaire que nous employons, mais aussi dans quelle langue nous tenons ces propos. C’est vraiment spécifique au Canada comme enjeu dans la militance</em>», a‑t-elle dit.</p>



<p>Émilie Nicolas a défini le racisme et le colonialisme comme des discours servant à «légitimer l’accumulation inégale des capitaux entre les mains d’une élite blanche par la déshumanisation et l’exploitation du travail d’autres personnes». Ils prendraient ainsi différentes formes à travers le temps et l’espace comme tout discours: «Tous ces régimes ont des façons particulières d’opérer. Ils ont des discours qui sont spécifiques même si la logique est commune», a‑t-elle soutenu. Elle a ajouté que «partout en Occident où il est question de colonialisme, il est question de suprématie blanche». Elle a donné l’exemple de la France où la doctrine du républicanisme a amené l’État à être «aveugle» à la race en ignorant les inégalités raciales. Un autre exemple serait l’Amérique du Sud, où la prévalence du métissage a permis de masquer les violences structurelles associées à la race. «Le réflexe du déni ou de légitimer la hiérarchie [raciale], la distribution des capitaux dans une société, la façon dont le pouvoir est distribué dans une société, c’est partagé. Ceci dit, dans chaque société, il y a des spécificités dans la manière dont ça s’articule», a‑t-elle expliqué. Toutefois, la particularité du Canada repose sur la manière dont ces discours racistes s’entremêlent au bilinguisme du pays.</p>



<p>Selon Émilie Nicolas, le Canada serait «la meilleure campagne de marketing», puisqu’il a réussi à créer un univers de symboles comme l’érable du drapeau du Canada. Cela donnerait l’image d’un pays libéral, bienveillant et courtois en comparaison aux États-Unis<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-edito-color"></mark></strong>. Cette apparence servirait à dévier l’attention des injustices et des systèmes de violence perpétrés contre les peuples autochtones et la population racisée.</p>



<p>Au Québec et au Canada, Émilie Nicolas a donné comme exemple le débat entre l’interculturalisme et le multiculturalisme. Les adeptes du premier reprochent au multiculturalisme de réduire le fait français et la culture francophone à une minorité parmi les autres dans le contexte de la culture dominante anglophone. Elle a toutefois soulevé que malgré cette critique, l’<a href="https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/interculturalisme" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">interculturalisme</a> tombe lui aussi dans le même piège car il accorde une place centrale à «la culture québécoise». Cependant, ces deux discours – le multiculturalisme et l’interculturalisme –&nbsp;relègueraient à l’arrière-plan la domination des groupes colonisateurs sur les peuples autochtones et les personnes racisées.</p>



<p>Selon la conférencière, il persiste à ce jour dans une partie du Canada anglais une volonté de ne pas reconnaître que l’inégalité entre les groupes colonisateurs contribue à la suprématie des descendants anglais. Dans cette perspective, la colonisation britannique serait constamment un projet à compléter: «<em>Les francophones sont perçus comme “difficiles” de ne pas se laisser assimiler et <em>d’insister sur le main</em>tien de leur différence.</em>»<em> </em>Elle a ajouté que<em> </em>«<em>tellement de gens tiennent ces propos sans se rendre compte de la violence coloniale qui y est inhérente</em>».</p>



<p>Toutefois, les francophones, et en particulier les Québécois, seraient habitués à se voir comme les plus persécutés<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-edito-color"></mark></strong> du Canada. Cette perception leur donnerait de la difficulté à concevoir leur rapport de domination par rapport aux peuples autochtones. Selon elle, les développements amenés par la Révolution tranquille et l’avènement de la classe moyenne québécoise <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-edito-color"></mark></strong>ont contribué à intégrer les Québécois dans la blancheur contemporaine.</p>



<p>Ces attitudes contribuent au clivage linguistique, ce qui mènerait selon elle à des façons différentes de vivre et de comprendre les enjeux de politiques publiques. Autrement dit, il y aurait des décalages entre groupes linguistiques sur ce qui est compris comme des problématiques ou des enjeux. Ces décalages nuiraient à la productivité des échanges et discussions, a expliqué la conférencière. Par exemple, lors de la campagne électorale fédérale, c’était la formulation jugée offensante de la Loi sur la laïcité de l’État (couramment appelée Loi 21, ndlr) qui aurait retenu l’attention, et non un débat sur la légitimité et l’impact de la Loi. «<em>C’était un moment qui était frustrant pour les personnes qui sont musulmanes évidemment, mais aussi celles qui sont racisées</em>», a‑t-elle soutenu. «<em>Le fait qu’on ne s’écoute pas et qu’on ne regarde pas comment les dynamiques de racisme et de colonialisme s’appliquent à l’échelle rendent plus difficiles les conversations sur cette Loi</em>».</p>



<p>Voir aussi : <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/02/26/reconcilier-les-langues/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">Réconcilier les langues</a></p>



<p>Émilie Nicolas a soulevé qu’à Toronto, le bilinguisme officiel est perçu comme une barrière d’entrée aux postes gouvernementaux pour les personnes racisées. Elle souligne que retirer l’exigence des deux langues ne règlerait pas le problème. Par exemple, elle a souligné que plusieurs personnes de Montréal-Nord n’ont pas l’opportunité d’apprendre l’anglais. «Ne pas parler français n’a jamais empêché les hommes blancs de dominer dans plusieurs départements». L’apprentissage d’une deuxième langue est dans plusieurs endroits au pays réservé aux personnes privilégiées, peu importe leur langue maternelle.</p>



<p>La conférencière a conclu sa présentation en résumant la tension entre les deux approches. D’une part, le déni de la violence raciste et coloniale n’a rien d’unique au Canada; il faudrait donc s’y opposer comme ailleurs. Toutefois, elle note que le bilinguisme empêche de reprendre les théories de justice sociale issues des grandes universités américaines ou d’ailleurs telles quelles. Il y aurait donc un travail à faire pour décortiquer les récits collectifs locaux afin de faire évoluer les mentalités.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/23/a-la-rencontre-de-lautre/" data-wpel-link="internal">À la rencontre de l’autre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Entrevue avec Bryan Buraga sur l’Initiative de démocratisation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/02/09/entrevue-avec-bryan-buraga-sur-linitiative-de-democratisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 13:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[anarcho-syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie participative]]></category>
		<category><![CDATA[Initiative de démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=47037</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit discute de l’engagement de l’ancien président de l’AÉUM dans cette nouvelle campagne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/09/entrevue-avec-bryan-buraga-sur-linitiative-de-democratisation/" data-wpel-link="internal">Entrevue avec Bryan Buraga sur l’Initiative de démocratisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Bryan Buraga, ancien président de l’AÉUM, afin d’en apprendre davantage sur le travail de la nouvelle Initiative de démocratisation (McGill Student Union Democratization Initiative campaign) des associations étudiantes de McGill dont il est l’organisateur. Cette nouvelle campagne politique, affiliée à l’AÉUM, a pour but de décentraliser et de déhiérarchiser l’AÉUM et l’ensemble des associations étudiantes mcgilloises.</p>



<p><strong><em>Le Délit </em>(LD):</strong> <em>Comment fonctionne la campagne de l’Initiative de démocratisation?</em></p>



<p><strong>Bryan Buraga (BB):</strong> L’Initiative de démocratisation des associations étudiantes de McGill est une coalition d’étudiant·e·s qui souhaitent transférer le pouvoir des associations étudiantes directement aux étudiant·e·s mcgillois·e·s. Nous avons remarqué des problèmes persistants au sein des associations étudiantes: un manque de participation des étudiant·e·s, qui se plaignent par ailleurs que leurs associations ne les représentent pas, ainsi que plusieurs échecs institutionnels. Ce que nous essayons de faire, c’est de recréer et de réformer les structures des associations étudiantes de manière à redonner le pouvoir aux étudiant·e·s. Cela implique un système de démocratie directe où les étudiant·e·s ont le dernier mot lors des assemblées générales des départements et des facultés pour donner des mandats et adopter des politiques comme il·elle·s le souhaitent.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Ce que nous essayons de faire c’est de recréer et de réformer les structures des associations étudiantes de manière à redonner le pouvoir aux étudiant·e·s»</p><cite>Bryan Buraga, ancien président de l’AÉUM</cite></blockquote>



<p><strong>LD: </strong><em>Quelle est la visibilité de l’Initiative et de ses activités et engagements sur le campus? Recrutez-vous de nouveaux membres?</em></p>



<p><strong>BB:</strong> En ce moment, nous travaillons avec […] plusieurs groupes d’activistes sur le campus comme Désinvestissement McGill<strong><span class="has-inline-color has-edito-color"></span></strong>. Il y a aussi une nouvelle organisation qui se consacre à la démocratisation de l’Université dans son ensemble. Nous sommes donc connectés à un tas d’espaces différents avec des étudiant·e·s qui sont intéressé·e·s par cet enjeu.&nbsp;</p>



<p><strong>LD:</strong> <em>Dans la politique<strong><span class="has-inline-color has-edito-color"></span></strong> qui a </em><a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/McGill-Student-Union-Democratization-Initiative-Policy-2021-11-15-to-2026-05-01.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external"><em>établi</em></a><em> l’Initiative, il est écrit que «</em>comme les associations étudiantes de McGill reflètent les gouvernements, elles reflètent aussi leurs problèmes<em>». Quels sont donc les problèmes évoqués à ton avis?</em></p>



<p><strong>BB: </strong>Cette structure institutionnelle présente dans notre société perpétue les inégalités sociétales et certaines façons de penser. Il y a une culture au sein de l’AÉUM qui favorise une forme de conservatisme pour maintenir le statu quo, je suppose. Plus concrètement, les dirigeant·e·s exécutif·ve·s de l’AÉUM sont pourvu·e·s de plusieurs pouvoirs grâce à leur position. Le conseil législatif – la branche de représentant·e·s électoraux·les censée obliger les dirigeant·e·s à rendre des comptes – ne fait très souvent pas son travail.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Lorsqu’il n’y a pas la transparence que le corps étudiant revendique, cela ne fait que diminuer d’une part la participation démocratique et d’autre part le pouvoir que les associations ont pour mobiliser les étudiant·e·s»</p><cite>Bryan Buraga, ancien président de l’AÉUM</cite></blockquote>



<p>Quand le conseil législatif a tenté de faire passer une <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">motion</a> pour exiger qu’une explication soit donnée [quant à l’absence du président] ou qu’il démissionne, le conseil d’administration ne l’a pas ratifiée. Donc, lorsqu’il n’y a pas la transparence que le corps étudiant revendique, cela ne fait que diminuer d’une part la participation démocratique et d’autre part le pouvoir que les associations ont pour mobiliser les étudiant·e·s, autrement dit pour amener les étudiant·e·s à croire en leur pouvoir collectif et à l’utiliser […] afin d’obtenir les changements dont il·elle·s ont besoin et qu’il·elle·s réclament.</p>



<p><strong>LD: </strong><em>Certes, les élu·e·s ont beaucoup de pouvoir, mais penses-tu que le corps étudiant devrait être plus indulgent dans ses attentes envers ses dirigeant·e·s élu·e·s?&nbsp;</em></p>



<p><strong>BB: </strong>Je pense qu’il faut reconnaître que les élu·e·s sont des êtres humains et qu’il·elle·s ont besoin de concilier vie professionnelle et vie privée et s’assurer qu’il·elle·s gardent une bonne santé mentale. Les problèmes de santé mentale des cadres et des représentant·e·s au cours des dernières décennies sont bien documentés dans la presse étudiante, mais cela ne devrait pas être utilisé comme une excuse pour ne pas faire son travail correctement. Je pense aussi que le problème se pose lorsque des élu·e·s utilisent cela presque comme un bouclier pour éviter d’être tenu·e·s responsables. La transparence – la garantie que les étudiant·e·s sont tenu informé·e·s et que les processus démocratiques sont suivis – est un principe fondamental que les étudiant·e·s attendent de leurs élu·e·s. Mais je pense aussi que les cadres ont souvent dit être surchargé·e·s de travail. Cela montre bien que redistribuer le pouvoir exécutif permettrait à davantage de personnes de participer au processus de représentation. Déléguer le pouvoir de la population étudiante entre les mains d’un groupe de six personnes, qui représente les besoins de 24 000 étudiant·e·s, n’est peut-être pas le meilleur système.</p>



<p><strong>LD: </strong><em>Pourquoi penses-tu que la dispersion du pouvoir serait utile? Est-ce que cela allégerait la charge de travail actuellement imposée à l’exécutif?&nbsp;</em></p>



<p><strong>BB:</strong> Tout d’abord, je pense que l’on passerait d’une structure de pouvoir très oligarchique, où la communauté exécutive décide par décret de ce que fait l’association étudiante dans son ensemble, à une prise de décision démocratique par la population étudiante. La politique [de démocratisation, <em>ndlr</em>] elle-même s’inspire beaucoup de l’approche de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ), qui avait réussi à rassembler [en 2012, <em>ndlr</em>] un large éventail de syndicats étudiants différents à travers le Québec dans le but unique d’éliminer les frais de scolarité. Même s’ils n’ont pas atteint cet objectif, l’ASSÉ a réussi à mettre en pause la hausse des frais de scolarité et à créer suffisamment de critiques contre le gouvernement pour qu’il soit écarté du pouvoir.</p>



<p>Répartir les responsabilités permet à plus de personnes de prendre part au processus de construction de l’association étudiante. Ça [permet aussi] de s’assurer que les responsabilités soient confiées à des représentant·e·s qui ont la capacité de les exercer et qui sont passionnément attaché·e·s aux étudiant·e·s pour lesquel·le·s il·elle·s se battent. Cela ne veut pas dire que les dirigeant·e·s de l’AÉUM n’ont pas l’intérêt des étudiant·e·s en tête, mais ayant moi-même occupé ce poste auparavant, je sais qu’il y a un certain état d’esprit dans lequel on est presque coincé·e·s. C’est comme une bulle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Répartir les responsabilité permet à plus de personnes de prendre part au processus de construction de l’association étudiante»</p><cite>Bryan Buraga, ancien président de l’AÉUM</cite></blockquote>



<p><strong>LD:</strong> <em>Tu as mentionné l’idée d’avoir plus d’étudiant·e·s impliqué·e·s dans la prise de décision et dans l’administration de l’Association étudiante. En quoi est-ce différent du fait d’embaucher plus de personnes pour les tâches administratives qui sont sous la responsabilité des membres de l’exécutif? En quoi les deux approches sont-elles différentes, et quels sont les avantages de l’une par rapport à l’autre?</em></p>



<p><strong>BB:</strong> Beaucoup d’étudiant·e·s nous ont dit à quel point l’AÉUM était bureaucratique, notamment par rapport à la création de nouveaux clubs et services. Il y a un processus d’un mois après avoir rempli un formulaire de demande qui va d’abord à un comité, pour ensuite être approuvé par le conseil législatif, puis ratifié par le conseil d’administration. Une grande partie de ce processus n’a tout simplement pas besoin d’exister: l’AÉUM pourrait les automatiser.</p>



<p>Pour donner un exemple, l’organisation de la Faculté des Arts est telle que les étudiant·e·s de différents programmes ne se parlent pas nécessairement au quotidien et sont donc incapables de s’organiser, tandis que les étudiant·e·s de la Faculté de droit et l’École de travail social en sont capables. Dans ces programmes, beaucoup des cours sont suivis par la même cohorte, avec le même groupe de personnes. Donc la cohésion est déjà là parce que les décisions que les étudiant·e·s prennent collectivement affectent les gens qu’il·elle·s voient tous les jours. Je pense que c’est fondamentalement ce qui manque dans les plus grosses associations étudiantes. Il y a une déconnexion entre les étudiant·e·s qui sont pourtant affecté·e·s par les mêmes problèmes. En ramenant le pouvoir au niveau des départements et en voyant les gens que vous côtoyez tous les jours parler des problèmes auxquels vous êtes confrontés, c’est comme ça qu’on renforce le pouvoir [de la démocratie étudiante]. Les structures actuelles de nos associations étudiantes ne facilitent pas du tout cela.</p>



<p>LD: <em>Est-ce que la structure actuelle de l’AÉUM l’a éloignée de son rôle de de défense des intérêts des étudiant·e·s?</em></p>



<p><strong>BB:</strong> Oui, je dirais que oui. Plus la prise de décision est éloignée des personnes qu’elle affecte, plus les décisions sont mauvaises.</p>



<p><strong>LD: </strong><em>Pourquoi?</em></p>



<p><strong>BB:</strong> Parce que personne ne sait exactement comment les décisions vont affecter les gens. Par exemple, à McGill, le Centre des opérations d’urgence gère depuis le début la réponse de l’Université à la pandémie, mais il ne compte aucun·e membre étudiant·e. Et au cours des deux dernières années, nous avons vu l’Université McGill prendre des décisions unilatérales qui ont eu des conséquences sur la vie des étudiants. Il s’agit de briser la bulle de prise de décision, pour aboutir aux meilleures décisions, pour comprendre pleinement leurs implications, et pour avoir une discussion où les étudiant·e·s peuvent dire exactement comment elles les affectent. Encourager le dialogue entre les étudiant·e·s qui peuvent être de différentes convictions politiques créera un système démocratique beaucoup plus cohésif au sein de notre Université.</p>



<p><strong>LD: </strong><em>Un des principes derrière la centralisation des décisions est que cela permettrait un plus grand degré d’efficacité et d’équité, par exemple pour ce qui est des dossiers techniques. Pour quelles raisons cette centralisation est-elle remise en question par l’Initiative de démocratisation?</em></p>



<p><strong>BB:</strong> Nous avons remarqué que les personnes qui se présentent aux postes de l’Association étudiante sont souvent de «type A» ; elles ont beaucoup à dire et sont particulièrement motivées à faire partie de l’AÉUM, presque comme une classe d’élite sociale. Mais en réalité, quand vous vous présentez au conseil législatif, la moitié des élu·e·s sont sur leur téléphone ou ne font même pas attention à ce qui est dit. Je n’appellerais pas ça de l’efficacité en tant que tel.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Au conseil législatif, la moitié des élu·e·s sont sur leur téléphone ou ne font même pas attention à ce qui est dit. Je n’appellerais pas ça de l’efficacité en tant que tel»</p><cite>Bryan Buraga, ancien président de l’AÉUM</cite></blockquote>



<p>Le processus actuel exclut également de nombreuses personnes qui seraient autrement qualifiées et qui n’ont tout simplement pas le capital social ou les relations nécessaires pour gagner ce qui est essentiellement un concours de popularité. Ainsi, en ramenant le pouvoir à l’échelle étudiante et en faisant débattre les gens sur le mérite de leurs idées en tant qu’individus et non sur leurs relations, je pense que nous allons également favoriser une compréhension commune de ce qu’est le mouvement étudiant et de la manière dont nous pouvons nous battre collectivement pour ce dont les étudiant·e·s ont besoin.</p>



<p><strong>LD:</strong> <em>La structure actuelle de l’AÉUM met-elle des obstacles aux différentes grèves actuelles qui se produisent?</em></p>



<p><strong>BB:</strong> Oui, absolument. Dans le cas de la Faculté des Arts, pour procéder au vote de grève, il faut une pétition remplie par au moins 200 personnes pour convoquer l’assemblée générale, puis il faut que 500 personnes s’y présentent. C’est sans parler du triste état des associations départementales: la moitié n’organise même pas d’assemblées générales ou ne rencontre pas régulièrement l’ensemble de la cohorte étudiante. Donc, il faut redonner du pouvoir à ces associations en organisant des réunions régulières, en créant des institutions où les étudiant·e·s peuvent fréquemment exprimer leurs doléances et obtenir du soutien. [Ainsi,] il·elle·s seront en mesure de répondre rapidement lorsque des problèmes se présenteront, plutôt que de devoir se mobiliser de manière très désordonnée. </p>



<p>À l’échelle des facultés, par exemple avec les 8000 étudiant·e·s de la Faculté des Arts, il est très difficile de faire respecter la grève. L’Association des étudiants en sciences politiques, d’un autre côté, compte environ 1000 ou 1500 étudiant·e·s qui suivent tous·tes les mêmes cours et qui prennent des décisions ensemble. Il est alors plus facile de faire respecter une grève. C’est pour cela que nous avons vu le succès de la Faculté de droit et que nous avons convaincu quelques professeurs de changer leurs méthodes d’enseignement pour un apprentissage hybride. Si nous pouvons améliorer la cohésion, cela permettra une mobilisation plus efficace des étudiant·e·s.<span class="has-inline-color has-culture-color"></span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/09/entrevue-avec-bryan-buraga-sur-linitiative-de-democratisation/" data-wpel-link="internal">Entrevue avec Bryan Buraga sur l’Initiative de démocratisation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Grève pour les étudiant·e·s aux cycles supérieurs en éducation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/02/02/greve-pour-les-etudiants-aux-cycles-superieurs-en-education/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté d&#039;éducation]]></category>
		<category><![CDATA[grève étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[grèves départementales]]></category>
		<category><![CDATA[retour en personne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiant·e·s de deuxième cycle ont voté en faveur d’une grève jusqu’au 25 janvier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/02/greve-pour-les-etudiants-aux-cycles-superieurs-en-education/" data-wpel-link="internal">Grève pour les étudiant·e·s aux cycles supérieurs en éducation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 25 janvier dernier, l’Association étudiante des cycles supérieurs de la Faculté d’éducation (EGSS, <em>Education Graduate Student Society</em>) a voté avec une large majorité l’adoption d’une grève, qui durerait jusqu’au 25 février, dans le but de dénoncer le retour des cours en présentiel en circonstances jugées potentiellement dangereuses. Cette grève s’ajoute à celle des étudiant·e·s de l’École de travail social qui déplorent également le risque jugé indu soulevé par la décision de revenir en personne. De plus en plus de facultés de McGill <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-remous-du-retour-en-presentiel/?fbclid=IwAR2tIp4en2l5bxJNNMlkwsHzco0AOlvPCXu8DfHen4IAsQB7eBhZ6O0qQzE" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">considèrent</a> se joindre au mouvement de grève. L’EGSS demande à l’Université de rendre le contexte d’apprentissage sécuritaire. Ainsi, depuis le début de la grève, les étudiant·e·s de l’EGSS s’abstiennent d’assister aux cours donnés en personne mais continuent d’assister aux cours donnés à distance.</p>



<p>L’EGSS affirme que les mesures prises par l’Université ne sont pas suffisantes pour garantir un retour en personne sécuritaire pour ses membres. Plusieurs étudiant·e·s en éducation travaillent ou font des stages en milieu scolaire, ce qui implique de passer plusieurs heures avec des enfants dont certains ne seraient pas vacciné·e·s, exposant les étudiant·e·s à un risque accru de contracter la COVID-19. D’ailleurs, plusieurs étudiant·e·s du programme seraient davantage à risque en raison de leur âge plus avancé: «tous·tes les étudiant·e·s n’ont pas 19 ans»,  souligne Em McKay, un organisateur de la grève. La <a href="https://docs.google.com/document/d/1voNqnQL9SEn0q8_hH7254ODX1Nr_ykQIKYBrQM_MQNM/edit" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">résolution</a> de grève exprime aussi une préoccupation quant au fait que l’exposition à la COVID-19 peut mener à la «COVID longue», encore incomprise.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Pourquoi l’Université McGill insiste-t-elle pour que seul·e·s les étudiant·e·s en santé puissent étudier?»</p><cite>Kate Hardin, membre organisatrice de la grève</cite></blockquote>



<p>Dans un communiqué, Kate Hardin, une organisatrice de la grève, a déclaré que «Les étudiant·e·s qui ont besoin d’accommodements à long terme, pour des raisons de santé, [sont contraint·e·s d’abandonner, ndlr] leurs cours plutôt que de se faire offrir l’option de les suivre en ligne. Pourquoi l’Université McGill insiste-t-elle pour que seul·e·s les étudiant·e·s en santé puissent étudier?» Les étudiant·e·s demandent, entre autres, que les instructeur·rice·s puissent offrir leurs cours en ligne pour le reste du trimestre d’hiver. Dans le cas où un·e instructeur·rice choisirait d’offrir un cours en présentiel, les étudiant·e·s exigent un apprentissage hybride, la distribution par l’Université de masques de type N95 ou similaires ainsi qu’une surveillance documentée de la filtration et/ou de la ventilation HEPA.</p>



<p>En raison des risques inhérents à un large rassemblement, le piquetage aura lieu virtuellement sur Zoom. Le rassemblement virtuel servira d’occasion aux étudiant·e·s pour discuter «<em>des conditions de travail et de scolarisation injustes, de la manière dont la santé publique et l’éducation doivent aller de pair et de la manière dont cela affecte chacun d’entre nous</em>», peut-on lire sur le <a href="https://egssmcgill.wordpress.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">site</a> de l’EGSS.</p>



<p><br>Si les étudiant·e·s en éducation de deuxième cycle se mobilisent, ce n’est toutefois pas le cas de leurs collègues au premier cycle, qui doivent également réaliser des stages en milieu scolaire malgré la pandémie. Une étudiante au premier cycle de la Faculté d’éducation a confié au <em>Délit</em> n’avoir rien reçu comme information à ce sujet de la part de l’Association étudiante d’éducation (<em>Education Undergraduate Society</em>, EdUS) : «<em>Ils </em>[EdUS, ndlr] <em>ne disent rien à moins que le sujet ne soit soulevé. Ils en ont parlé lors de la réunion du conseil </em>[exécutif, ndlr]<em>, mais les rapports des représentant·e·s indiquent qu’il·elle·s n’ont pas montré d’intérêt</em>.» Dans l’éventualité où l’EdUS emboîterait le pas à l’EGSS, toute la faculté serait en grève.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/02/greve-pour-les-etudiants-aux-cycles-superieurs-en-education/" data-wpel-link="internal">Grève pour les étudiant·e·s aux cycles supérieurs en éducation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Non, les frais de l’AÉUM ne paient pas des ateliers d’astrologie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/02/02/non-les-frais-de-laeum-ne-paient-pas-des-ateliers-dastrologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[astrologie]]></category>
		<category><![CDATA[finance]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds de développement durable de McGill]]></category>
		<category><![CDATA[frais ancillaires]]></category>
		<category><![CDATA[frais de l&#039;AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[mini cours]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La publication de l’horaire des « MiniCourses » a piqué la curiosité de la communauté mcgilloise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/02/non-les-frais-de-laeum-ne-paient-pas-des-ateliers-dastrologie/" data-wpel-link="internal">Non, les frais de l’AÉUM ne paient pas des ateliers d’astrologie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a récemment révélé l’horaire de ses mini-cours, des ateliers payant offerts aux étudiant·e·s qui couvrent différents sujets. Parmi la liste des sujets abordés figurait un atelier sur la compatibilité astrologique, ce qui a intrigué plusieurs <a href="https://www.reddit.com/r/mcgill/comments/scnlvb/ssmu_minicourses_resources_being_used_for/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">internautes</a> mcgillois·es, énervé·e·s à l’idée que les frais payés à l’AÉUM chaque session ne financent des ateliers d’astrologie. Naturellement, <em>Le Délit</em> devait investiguer.</p>



<p>Les profits issus des frais d’inscriptions sont utilisés pour défrayer les instructeur·rice·s des ateliers et sont réinvestis pour soutenir la population étudiante. «<em>Les ressources utilisées pour les mini-cours sont celles reçues par les frais d’inscription</em> [aux mini-cours, <em>ndlr</em>]», soutient Karla Heisele Cubilla, vice-présidente à la Vie étudiante. Autrement dit, les frais que payent les étudiant·e·s à l’AÉUM ne servent pas à financer des ateliers d’astrologie. </p>



<p>Le but des mini-cours est d’offrir aux étudiant·e·s la possibilité d’explorer des intérêts non-académiques, sans l’angoisse associée au fait d’être évalué·e·s. Les ateliers peuvent couvrir des loisirs ou des sujets d’intérêt qui «<em>dépassent ce qui est conventionnellement académique</em>», explique Cubilla. Il n’y a donc pas de critères pour déterminer ce qui est valable ou non comme atelier: «<em>nous sélectionnons les cours en nous basant sur l’intérêt, mais aussi sur des données historiques, des formulaires de commentaires et des sondages</em>», a‑t-elle partagé au <em>Délit</em>.</p>



<p>La vice-présidente à la Vie étudiante explique que l’objectif est «<em>d’apporter aux étudiant·e·s des connaissances sur un large éventail de cours conventionnels et non conventionnels afin de les encourager à explorer d’autres domaines que leur champ d’études</em>.» Cela expliquerait donc pourquoi l’astrologie figure parmi d’autres sujets moins ésotériques, tels que l’observation d’oiseaux, le yoga et le dessin. «<em>Nous voulons créer une communauté d’apprenant·e·s de tous les domaines», </em>explique la vice-présiente Cubilla.</p>



<p>Les mini-cours ont lieu sur une base hebdomadaire et sont d’une durée de 6 à 8 semaines. Ils sont également ouverts aux non-mcgillois·es. Pour plus d’informations, visitez le <a href="https://ssmu.ca/vie-etudiante/mini-cours/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">site</a> de l’AÉUM.<span class="has-inline-color has-culture-color"></span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/02/non-les-frais-de-laeum-ne-paient-pas-des-ateliers-dastrologie/" data-wpel-link="internal">Non, les frais de l’AÉUM ne paient pas des ateliers d’astrologie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Les remous du retour en présentiel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-remous-du-retour-en-presentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[administration mcgill]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
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		<category><![CDATA[Faculté de Droit]]></category>
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		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[présentiel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=46517</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit vous présente son dossier. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-remous-du-retour-en-presentiel/" data-wpel-link="internal">Les remous du retour en présentiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’Université McGill a annoncé le 14 janvier dernier qu’elle maintenait sa décision de résumer les cours en présentiel le 24 janvier. Le retour au campus est loin de faire l’unanimité au sein de la population étudiante: des pétitions circulent, des élu·e·s élèvent leurs voix, et la possibilité de grèves étudiantes plane</em>. Le Délit <em>vous a préparé un dossier sur la mobilisation étudiante dans la Faculté de droit et l’École de travail social ainsi que sur la perspective de l’administration mcgilloise. &nbsp;</em></p>


<div class="ultp-post-grid-block wp-block-ultimate-post-post-grid-1 ultp-block-02d565"><div class="ultp-block-wrapper"><div class="ultp-loading"><div class="ultp-loading-blocks" style="width:100%;height:100%;"><div style="left: 0;top: 0;animation-delay:0s;"></div><div style="left: 21px;top: 0;animation-delay:0.125s;"></div><div style="left: 42px;top: 0;animation-delay:0.25s;"></div><div style="left: 0;top: 21px;animation-delay:0.875s;"></div><div style="left: 42px;top: 21px;animation-delay:0.375s;"></div><div style="left: 0;top: 42px;animation-delay:0.75s;"></div><div style="left: 42px;top: 42px;animation-delay:0.625s;"></div><div style="left: 21px;top: 42px;animation-delay:0.5s;"></div></div></div><div class="ultp-heading-filter"><div class="ultp-heading-filter-in"><div class="ultp-heading-wrap ultp-heading-style1 ultp-heading-left"><h2 class="ultp-heading-inner"><span>Nos trois articles</span></h2></div><div class="ultp-filter-navigation"></div></div></div><div class="ultp-block-items-wrap ultp-block-row ultp-pg1a-style1 ultp-grid1-responsive ultp-block-column-3 ultp-sm-column-2 ultp-xs-column-1 ultp-layout1"><div class="ultp-block-item post-id-46513"><div class="ultp-block-content-wrap"><div class="ultp-block-image ultp-block-image-opacity"><a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-en-droit-preparent-une-greve/" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="ultp-block-image-content" alt="Les étudiant·e·s en droit préparent une grève" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/Fac-de-droit-recadree-870x570.jpg"></a></div><div class="ultp-block-content"><div class="ultp-category-grid ultp-category-classic ultp-category-aboveTitle"><div class="ultp-category-in"><a class="ultp-cat-actualites" href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/" data-wpel-link="internal">Actualités</a><a class="ultp-cat-campus" href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/campus/" data-wpel-link="internal">Campus</a></div></div><h3 class="ultp-block-title "><a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-en-droit-preparent-une-greve/" data-wpel-link="internal">Les étudiant·e·s en droit préparent une grève</a></h3><div class="ultp-block-meta ultp-block-meta-dot ultp-block-meta-icon"><span class="ultp-block-author ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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<a class href="https://www.delitfrancais.com/author/gabriellegenest/">Félix A. Vincent</a></span><span class="ultp-block-date ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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Jan 26, 2022</span><span class="ultp-post-read ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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7 min read</span></div><div class="ultp-block-excerpt"><p>Le retour en présentiel… à la Faculté de droit.</p>
</div></div></div></div><div class="ultp-block-item post-id-46570"><div class="ultp-block-content-wrap"><div class="ultp-block-image ultp-block-image-opacity"><a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/le-retour-en-presentiel-un-coup-de-poing-sur-la-gueule/" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="ultp-block-image-content" alt="Le retour en présentiel : un coup de poing sur la gueule" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/@YiguZhou-870x570.jpg"></a></div><div class="ultp-block-content"><div class="ultp-category-grid ultp-category-classic ultp-category-aboveTitle"><div class="ultp-category-in"><a class="ultp-cat-actualites" href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/" data-wpel-link="internal">Actualités</a><a class="ultp-cat-campus" href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/campus/" data-wpel-link="internal">Campus</a></div></div><h3 class="ultp-block-title "><a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/le-retour-en-presentiel-un-coup-de-poing-sur-la-gueule/" data-wpel-link="internal">Le retour en présentiel : un coup de poing sur la gueule</a></h3><div class="ultp-block-meta ultp-block-meta-dot ultp-block-meta-icon"><span class="ultp-block-author ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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<a class href="https://www.delitfrancais.com/author/myriam-bourrishalabi/">Félix A. Vincent</a></span><span class="ultp-block-date ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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Jan 26, 2022</span><span class="ultp-post-read ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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6 min read</span></div><div class="ultp-block-excerpt"><p>Les étudiant·e·s de l’École de travail social contestent le retour…</p>
</div></div></div></div><div class="ultp-block-item post-id-46544"><div class="ultp-block-content-wrap"><div class="ultp-block-image ultp-block-image-opacity"><a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/un-retour-en-personne-qui-ne-fait-pas-lunanimite/" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="ultp-block-image-content" alt="Un retour en personne qui ne fait pas l’unanimité" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/01/ILLU-FINALE-ACTU-JPG-870x570.jpg"></a></div><div class="ultp-block-content"><div class="ultp-category-grid ultp-category-classic ultp-category-aboveTitle"><div class="ultp-category-in"><a class="ultp-cat-actualites" href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/" data-wpel-link="internal">Actualités</a><a class="ultp-cat-campus" href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/campus/" data-wpel-link="internal">Campus</a></div></div><h3 class="ultp-block-title "><a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/un-retour-en-personne-qui-ne-fait-pas-lunanimite/" data-wpel-link="internal">Un retour en personne qui ne fait pas l’unanimité</a></h3><div class="ultp-block-meta ultp-block-meta-dot ultp-block-meta-icon"><span class="ultp-block-author ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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<a class href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/">Félix A. Vincent</a></span><span class="ultp-block-date ultp-block-meta-element"><svg fill="none" viewBox="0 0 24 24">
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7 min read</span></div><div class="ultp-block-excerpt"><p>Table ronde des médias étudiants avec l’administration mcgilloise.</p>
</div></div></div></div></div><div class="ultp-pagination-wrap ultp-pagination-ajax-action" data-paged="1" data-expost data-blockid="02d565" data-postid="46517" data-pages="1" data-blockname="ultimate-post_post-grid-1" data-selfpostid="no"></div></div><div class="pagination-block-html" aria-hidden="true" style="display: none;"></div></div><p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-remous-du-retour-en-presentiel/" data-wpel-link="internal">Les remous du retour en présentiel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un retour en personne qui ne fait pas l’unanimité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/un-retour-en-personne-qui-ne-fait-pas-lunanimite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Buddle]]></category>
		<category><![CDATA[COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrice Labeau]]></category>
		<category><![CDATA[Mesures sanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[présentiel]]></category>
		<category><![CDATA[retour en personne]]></category>
		<category><![CDATA[table ronde]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=46544</guid>

					<description><![CDATA[<p>Table ronde des médias étudiants avec l’administration mcgilloise. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/un-retour-en-personne-qui-ne-fait-pas-lunanimite/" data-wpel-link="internal">Un retour en personne qui ne fait pas l’unanimité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le retour en personne sur le campus de l’Université ne s’est pas fait sans contestation ou inquiétude le 24 janvier dernier. Dans un <a href="https://ssmu.ca/blog/2022/01/declaration-au-sujet-du-retour-en-classe-en-presentiel-en-janvier-2022/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">courriel</a> envoyé le 17 janvier, l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) dénonçait l’approche de l’Université, affirmant que les mesures en place seraient insuffisantes pour assurer la sécurité des étudiant·e·s. Également, une <a href="https://docs.google.com/document/d/1LQ7qsowkCdPqvOKVMKVlr8LL4xrMfHOVWbQ9GK8spJw/edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">pétition</a> numérique circulant au sein de la population étudiante demandait que l’Université rende obligatoire l’enregistrement des cours. Pour répondre à ces inquiétudes, une table ronde des médias étudiants a été organisée le 21 janvier dernier par l’administration de l’Université. Le vice-principal exécutif adjoint (enseignement et programmes d’études), Christopher Buddle et le premier vice-principal exécutif adjoint (études et vie étudiante), Fabrice Labeau, étaient présents pour apporter des clarifications concernant les mesures sanitaires mises en place sur le campus et les accommodements disponibles. Christopher Buddle a notamment rejeté l’idée selon laquelle le campus n’est pas sécuritaire.</p>



<p><strong>Des accommodements à court et à moyen termes pour les étudiant·e·s</strong></p>



<p>L’approche de l’Université vise à avoir un niveau d’uniformité tout en laissant une certaine flexibilité aux facultés, départements et professeur·e·s de prendre les meilleures décisions les concernant. Christopher Buddle a expliqué que l’Université ne peut pas rendre obligatoire l’enregistrement des cours puisque certain·e·s professeur·e·s ne sont pas à l’aise avec cette procédure et que certains types de cours ne s’y prêtent pas, notamment les cours de musique ou les cours en laboratoire. Il a réitéré que l’Université encourage toutefois fortement les professeur·e·s à le faire de manière à offrir plus de flexibilité aux étudiant·e·s. Christopher Buddle soutient que, malgré tout, le choix de se présenter, ou pas, en cours revient aux étudiant·e·s comme à n’importe quelle autre session.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Christopher Buddle soutient que, malgré tout, le choix de se présenter, ou pas, en cours revient aux étudiant·e·s comme à n’importe quelle autre session»</p></blockquote>



<p>Il est cependant possible d’obtenir des accommodements à court terme pour celles et ceux qui ont contracté la COVID-19 ou qui sont aux prises avec d’autres obstacles temporaires. Ces arrangements doivent être négociés directement avec les professeur·e·s et varieront d’un cas à l’autre. Les cas d’accommodements à long terme, quant à eux, doivent être faits au cas par cas avec le Bureau du doyen à la vie étudiante (<em>Office of the Dean of Students</em>) en collaboration avec le Bureau de soutien aux étudiants en situation de handicap (<em>Office of Students with Disabilities</em>, OSD). Les accommodements jugés raisonnables sont ceux «<em>qui doivent </em>[nécessairement, ndlr] <em>être mis en place et qui ne causent pas de contraintes excessives</em>», a expliqué Buddle. Par exemple, un accommodement ne peut justifier une exemption de la partie clinique ou pratique d’un cours. Fabrice Labeau a ajouté que les accommodements ne doivent pas compromettre les standards académiques du cours suivi.</p>



<p>Dans une annonce datée <strong><span class="has-inline-color has-edito-color"></span></strong>du 17 janvier, l’AÉUM affirmait que McGill n’offrait pas d’accommodements, ce qu’ont démenti Buddle et Labeau. Des accommodements sont disponibles, même si ce sont les étudiant·e·s en ayant besoin qui doivent entamer les démarches nécessaires afin de les obtenir. «<em>Je comprends que ce soit une source de confusion pour certain·e·s étudiant·e·s et qu’il est difficile de s’y retrouver pour certain·e·s</em>», a dit Christopher Buddle. Il a toutefois rappelé que la session d’automne s’était plutôt bien déroulée à cet égard et que «<em>les instructeur·rice·s s’étaient montré·e·s très flexibles» </em>pour trouver des moyens de soutenir les étudiant·e·s.</p>



<p><strong>Accommodements pour les professeur·e·s et modalités d’instruction</strong></p>



<p>En novembre dernier, le Sénat avait adopté une <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/04_d21-15_507th_report_of_the_academic_policy_committee_part_b.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">politique</a> sur les modalités d’enseignement pour l’hiver 2022, le quatrième semestre en temps de pandémie. Cette politique donne aux professeur·e·s la possibilité d’enseigner jusqu’à 20% de leur cours à distance, à leur discrétion. Elle s’applique pour l’ensemble de l’Université mais certaines facultés ont des politiques différentes, a expliqué Fabrice Labeau.</p>



<p>Néanmoins, ce ne sont pas tous·tes les professeur·e·s qui peuvent enseigner leurs cours en personne: «<em>Pour les instructeur·rice·s plus à risque, comme les individus immunodéprimés, nous avons toujours en place les mêmes accommodements qu’à la dernière session</em>», a fait valoir Fabrice Labeau. Christopher Buddle a assuré que les procédures dont s’est dotée l’Université ont permis aux professeur·e·s touché·e·s par des problèmes de santé chroniques d’obtenir des accommodements nécessaires. «<em>C’est à leur disposition et ça l’est depuis le début de la pandémie</em>», a‑t-il expliqué. Les accommodements varient selon les cas en fonction du contexte d’instruction et de l’instructeur·rice concerné·e.</p>



<p><strong>Plus d’informations sur l’application des mesures sanitaires</strong></p>



<p>Comme à la session d’automne, l’Université comptera sur des gardien·ne·s de sécurité pour patrouiller le campus et assurer le respect des mesures sanitaires: «<em>Chaque fois que nous avons été informé·e·s de l’existence de points chauds, où les directives étaient moins respectées, nous avons simplement augmenté les patrouilles et la présence dans ces zones pour être sûr·e·s</em>», a expliqué Fabrice Labeau. Selon lui, cela permettrait à l’Université d’atteindre un très haut taux d’adhérence aux mesures sanitaires.</p>



<p>L’Université continuera d’exiger le port du masque procédural. Interrogé au sujet des exigences quant au type de masque, Christopher Buddle a affirmé qu’il n’y a pas de doute que les masques N95 sont plus efficaces que les masques procéduraux, et que ces derniers sont plus performants que les masques en tissu.</p>



<p>Il insiste toutefois que les masques N95 sont plus adaptés au contexte hospitalier ou de soins de santé, là où les contacts sont étroits et prolongés, et qu’il n’est pas primordial de les exiger sur le campus mcgillois : «<em>Il n’y a pas beaucoup de situations dans un environnement universitaire qui justifient le port d’un N95. Dans l’ensemble, étant donné les conditions dans lesquelles nous interagissons et le niveau de risque, le masque procédural est à privilégier</em>.»</p>



<p>Christopher Buddle a cependant spécifié que rien n’empêche ceux et celles qui le souhaitent de porter un masque N95 sur le campus. Les gardien·ne·s de sécurité n’interpelleront que les personnes qui portent un masque inadéquat.</p>



<p><strong>Retour en classe pas tout à fait comme avant</strong></p>



<p>Le retour en classe se fait dans un contexte pandémique différent de celui de la rentrée d’automne selon Fabrice Labeau: «<em>Le principe qui guidait la gestion de la pandémie à l’époque était vraiment de faire en sorte que, dans la mesure du possible, personne ne contracte le virus. Je pense que la façon dont la santé publique gère actuellement la pandémie est un peu différente</em>.» Il a également souligné que le traçage des cas contact est effectué différemment: «<em>Auparavant, il fallait procéder à un traçage très détaillé et minutieux de tous les contacts possibles avec les cas positifs. Omicron étant bien plus contagieux et ayant des effets beaucoup plus limités sur les individus, la recherche des contacts est effectuée de façon à ce que ce soit la personne testée positive qui identifie les contacts importants et leur dise quoi faire</em>.» Les paramètres sur lesquels se fie l’Université ont donc changé avec la situation, a résumé Christopher Buddle.</p>



<p>L’anxiété et l’incertitude généralisées entourant le retour au campus ne sont pas sans rappeler celles de la rentrée d’automne 2021. «<em>Le retour en personne était plutôt réussi, bien plus que ce à quoi plusieurs se seraient attendus. Je crois que nous faisons face à une situation similaire, encore cette session</em>», a dit Fabrice Labeau. Selon Christopher Buddle, il est normal de ressentir de l’anxiété et des doutes quant aux mesures en place, mais il assure qu’après quelques semaines la poussière finira par retomber.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/un-retour-en-personne-qui-ne-fait-pas-lunanimite/" data-wpel-link="internal">Un retour en personne qui ne fait pas l’unanimité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rebâtir l’AÉUM, rebâtir la confiance</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/19/rebatir-laeum-rebatir-la-confiance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[anarcho-syndicalisme]]></category>
		<category><![CDATA[conseil législatif]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[politique de démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU council]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=46395</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quels efforts fait l’Association pour gagner la confiance de la population étudiante?  </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/19/rebatir-laeum-rebatir-la-confiance/" data-wpel-link="internal">Rebâtir l’AÉUM, rebâtir la confiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">La controverse entourant l’absence du président de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) Darshan Daryanani et le refus continu de son exécutif d’en révéler le motif mettent en lumière les enjeux liés à la structure de l’AÉUM et sa culture organisationnelle. La structure actuelle de l’AÉUM est basée sur le modèle parlementaire canadien; les membres de l’exécutif qui dirigent les divers portfolios du gouvernement étudiant participent aux délibérations et votent lors du conseil législatif. </p>



<p>Ce mode de fonctionnement accorde aux membres de l’exécutif beaucoup de responsabilités et d’influence comparativement aux autres membres du conseil législatif, car il·elle·s doivent à la fois représenter les étudiant·e·s et assurer la direction de leurs portfolios. L’influence dans la prise de décision de l’AÉUM qu’ont les autres représentant·e·s au sein du conseil législatif est moindre. De plus, les décisions de ce corps doivent également être acceptées par le conseil d’administration, dont les membres ne sont pas directement élu·e·s par la population étudiante.&nbsp;</p>



<p>Le modèle parlementaire de l’AÉUM crée également une asymétrie dans l’information qui alimente les délibérations. Dans le cadre de leurs fonctions, les membres de l’exécutif et du conseil d’administration ont accès à des informations confidentielles dont ne disposent pas les autres membres du conseil législatif. C’est le cas des motifs de l’absence du président. Si certain·e·s considèrent qu’il s’agit d’une caractéristique inhérente à l’AÉUM, d’autres jugent qu’il s’agit d’une contrainte à la démocratie de l’organisation.</p>



<p><strong>Sans assises, la confiance s’écroule</strong></p>



<p>L’<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">absence continue</a> du président de l’AÉUM aux réunions du conseil législatif avait mené Nathaniel Saad et Mary Zhang, repésentant·e·s de la Faculté de gestion, à déposer une motion demandant sa démission. Cette motion dénonçait que le manque de transparence de la part de l’exécutif à ce sujet mettait à risque la confiance de la population étudiante envers ses représentant·e·s. La motion avait été «reportée indéfiniment» par le conseil d’administration le 2 décembre dernier. À cette occasion, le vice-président aux Finances Éric Sader et le vice-président aux Affaires externes Sacha Delouvrier ont pris la parole pour expliquer la décision du conseil d’administration, affirmant que le président n’aurait pas manqué à son mandat.</p>



<p>Le v.-p. aux Finances Éric Sader a expliqué au <em>Délit</em> que «beaucoup de décisions ont besoin d’être faites par un petit nombre de personnes.» Ces décisions impliqueraient souvent des informations dont la confidentialité serait compromise si elles étaient partagées avec le conseil législatif pour une délibération. «La majorité des problèmes dont on discute, on ne peut pas en parler à tout le monde; ce n’est pas légal», tranche-t-il. «Il y a 35 personnes au conseil [législatif], quelqu’un va parler», explique-t-il.</p>



<p>Nathaniel Saad et Mary Zhang, de leur côté, considèrent que l’AÉUM souffre d’un manque de transparence. «<em>Ce n’est pas nécessairement dû à des personnes en particulier», </em>ont écrit les élu·e·s, «<em>mais plutôt à une combinaison de la culture et de l’environnement que l’AÉUM a perpétués au fil des ans et qui s’ajoute à de potentielles difficultés politiques, juridiques et organisationnelles, rendant difficile l’obtention de véritables réponses pour les étudiant·e·s</em>»<em>,</em> ont expliqué les deux représentant·e·s au <em>Délit</em>. «<em>Nous sommes convaincu·e·s que des changements organisationnels et une amélioration de la structure de gouvernance sont nécessaires</em>»,<strong> </strong>ont ajouté Saad et Zhang.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Nous sommes convaincu·e·s que des changements organisationnels et une amélioration de la structure de gouvernance sont nécessaires</em>»</p><cite>Nathaniel Saad et Mary Zhang, représentant·e·s de la Faculté de gestion</cite></blockquote>



<p>Les représentant·e·s critiquent également l’ampleur du pouvoir discrétionnaire du conseil d’administration, auquel sont sujettes toutes les décisions du conseil législatif: «<em>Nous ne pouvons prendre aucune décision sans l’approbation [du conseil d’administration] qui n’est pas directement élu par les étudiant·e·s</em>.»</p>



<p>Le rejet de leur motion en décembre rend les chances de réussite d’une seconde tentative plutôt minces. «<em>La motion peut être proposée à nouveau, mais elle ne passera probablement pas puisque tout le monde sait que le conseil [d’administration] ne la ratifiera tout simplement pas. “Reportée indéfiniment” signifie essentiellement qu’il faut oublier la motion</em>», ont expliqué expliquent les deux élu·e·s. À toutes fins utiles, le conseil législatif ne disposerait présentement d’aucun autre moyen pour contraindre le président à démissionner ni pour exiger le dévoilement des motifs de son absence.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>“Reportée indéfiniment” signifie qu’il faut oublier la motion</em>»</p><cite>Nathaniel Saad et Mary Zhang, représentant·e·s de la Faculté de gestion</cite></blockquote>



<p><strong>Les 12 travaux de l’AÉUM</strong></p>



<p>Éric Sader considère que son rôle dans l’exécutif et le législatif lui donne beaucoup de responsabilités à concilier: «On travaille souvent 50 heures par semaine même si on n’est payé que pour 35 heures. Et ça, en plus d’être aux études.» Il<span class="has-inline-color has-edito-color"><strong> </strong></span>a rappellé que les membres de l’exécutif dirigent la bureaucratie et la logistique qui rendent possibles plusieurs des services qu’offre l’AÉUM, comme les assurances, le support des clubs, les campagnes politiques, l’allocation de locaux, etc. Selon lui, la pression liée à ces conditions est propice aux erreurs, ce qui expliquerait une part des bévues des membres de l’exécutif. Toutefois, il considère que les exigences qui pèsent sur l’exécutif sont impossibles à atteindre car elles ne laissent pas de marge d’erreur.</p>



<p>«La moitié de mon travail, environ, […] ce sont des choses confidentielles dont je ne peux pas parler publiquement», a expliquée Éric Sader. Selon lui, le silence de la part des membres de l’exécutif s’expliquerait par les contraintes attachées à leurs positions. Celles-ci peuvent notamment être de nature légale ou liées à la confidentialité des informations, potentiellement en matière de vie privée ou de ressources humaines. Il dit toutefois comprendre que le manque d’informations puisse alimenter la suspicion: «Il y a une tendance à voir une partie de l’histoire et voir quelque chose comme une bévue quand, au fond, ce n’en est peut-être pas une: il y a juste une situation beaucoup plus compliquée dont [l’exécutif] ne peut pas parler.» Il a également ajouté qu’il serait présentement en dehors du pouvoir des élu·e·s de contrevenir aux conditions qui les empêchent de partager ces informations.</p>



<p>Il soutient que beaucoup de décisions faites au sein de l’AÉUM par l’exécutif concernent davantage le quotidien des opérations. «La réalité, c’est que beaucoup des décisions ne sont pas nécessairement prises par les exécutant·e·s.» Il a toutefois admis que le conseil d’administration prend plusieurs des décisions de l’AÉUM.</p>



<p>Éric Sader a également souligné que les questions de transparence seraient prises au sérieux par les élu·e·s de l’AÉUM et les membres de l’exécutif: «Est-ce que ça aiderait de faire des présentations afin d’expliquer ce qu’on fait? […] Mais je fais déjà des présentations au conseil législatif comme ça», expliqua-t-il.</p>



<p>Le v.-p. aux Finances est catégorique: il ne suffit pas de retirer une personne de son poste pour que les problèmes de l’AÉUM soient réglés, mais bien d’entreprendre des «changements systémiques».</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Aucun d’entre nous n’a comme intention de laisser traîner cela indéfiniment»</p><cite>Sacha Delouvrier, v.-p. aux Affaires externes</cite></blockquote>



<p>Sacha Delouvrier, v.-p. aux Affaires externes, partage un optimisme prudent à l’égard de la controverse entourant l’absence du président Darshan Daryanani: «On est très optimistes que dans les prochaines semaines, il se passera quelque chose. […] Mais je sais qu’aucun d’entre nous n’a comme intention de laisser traîner cela indéfiniment.» Il a affirmé que ses collègues partagent l’envie de «travailler pour pouvoir résoudre cette situation une bonne fois pour toutes». Il concède toutefois ne pas avoir d’échéancier clair à offrir à ce sujet : «Ça va dépendre, ça pourrait prendre plusieurs semaines.»</p>



<p><strong>Des solutions envisagées</strong></p>



<p>Le 2 novembre dernier, l’AÉUM avait adopté par référendum une politique de <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/McGill-Student-Union-Democratization-Initiative-Policy-2021-11-15-to-2026-05-01.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">démocratisation</a>. Cette politique documente l’historique des erreurs commises par l’AÉUM dans les dernières années ayant affaibli la confiance de la population étudiante envers l’Association. La politique engage l’AÉUM à adopter des solutions pour contrer le désengagement de sa population étudiante.</p>



<p>La principale solution proposée est la mise en place d’une campagne politique affiliée à l’AÉUM. Cette campagne aurait pour but de travailler à rendre l’Association et ses organes plus démocratiques. La campagne fait partie du portfolio du v.-p. aux Affaires externes, Sacha Delouvrier. Il explique au <em>Délit</em> que, pour l’instant, la campagne œuvre principalement auprès des associations étudiantes départementales et facultaires afin de leur offrir une plus grande autonomie par rapport à l’AÉUM. Sacha Delouvrier cite également des projets parallèles en cours pour rendre la documentation interne de l’AÉUM plus accessible à la population étudiante et pour améliorer la mémoire institutionnelle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La décentralisation de l’AÉUM par rapport aux autres associations étudiantes mcgilloises se veut un moyen de rendre moins hiérarchiques les processus de décisions et de représentation»</p></blockquote>



<p>La décentralisation de l’AÉUM par rapport aux autres associations étudiantes mcgilloises se veut un moyen de rendre moins hiérarchiques les processus de décision et de représentation. Sacha Delouvrier explique que cela permettrait de rendre la population étudiante plus proche de ses instances représentatives et favoriserait l’engagement. Une telle décentralisation permettrait d’enlever une charge de travail et de prise de décision à l’AÉUM et de la transférer aux autres associations facultaires ou départementales.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/19/rebatir-laeum-rebatir-la-confiance/" data-wpel-link="internal">Rebâtir l’AÉUM, rebâtir la confiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le manque de transparence continu de l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Association étudiante de l&#039;Université de McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Downie]]></category>
		<category><![CDATA[Darshan Daryanani]]></category>
		<category><![CDATA[démission]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[Élections de l’AÉUM]]></category>
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		<category><![CDATA[McGill Daily]]></category>
		<category><![CDATA[motion]]></category>
		<category><![CDATA[président]]></category>
		<category><![CDATA[Sarah Paul]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crédibilité de l’AÉUM vascille.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Le manque de transparence continu de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Lors de sa dernière réunion de la session d’automne, le 25 novembre dernier, le conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a approuvé une motion appelant à la résignation du président <span class="has-inline-color has-grisfonce-color">Darshan </span>Daryanani. Le 2 décembre 2021, le conseil d’administration de l’AÉUM a décidé de suspendre indéfiniment la <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/Motion-Regarding-the-Absence-of-the-SSMU-President-2021-11-25-APPROVED.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">motion</a> qui obligeait le président de l’AÉUM, Darshan Daryanani, de soumettre une lettre de démission dans les 48 heures suivant la ratification de la motion.&nbsp;</p>



<p>Celle-ci a été <a href="https://www.mcgilltribune.com/news/ssmu-legislative-council-approves-motion-calling-for-resignation-of-president-daryanani30112021/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">approuvée</a> une semaine plus tôt, à la suite de l’absence prolongée du président Daryanani, qui n’a assisté à <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/Motion-Regarding-the-Absence-of-the-SSMU-President-2021-11-25-APPROVED.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">aucune réunion</a> du conseil exécutif depuis le 30 août 2021. Au moment de l’écriture de cet article, la raison de l’absence du président n’est toujours pas connue du public.</p>



<p><strong>Une absence énigmatique</strong></p>



<p>Dans un article du 8 novembre intitulé <em>«L’absence du président de l’AÉUM continue»</em> (en anglais<em>, </em><a href="https://www.mcgilldaily.com/2021/11/ssmu-presidents-leave-of-absence-continues/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external"><em>SSMU President’s Leave of Absence Continues</em></a>), le <em>McGill Daily</em> révélait des courriels de la part de la vice-présidente aux Affaires internes de l’AÉUM, Sarah Paulin, demandant au journal de cesser d’investiguer la raison de l’absentéisme du président. D’autres courriels dévoilés par le <em>Daily</em> indiquaient aux employé·e·s d’éviter de répondre aux questions des médias.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><meta charset="utf-8">«<em>Aucune démocratie durable ne peut endurer ce genre de manque d’information de la part de ses membres et de leurs représentants sur des informations essentielles concernant le statut de ses dirigeants</em>»</p><cite>Extrait de la motion </cite></blockquote>



<p>La semaine suivante, Sarah Paulin expliquait que son intention était de faire valoir qu’à son avis, les employé·e·s de l’Association ne devraient pas être questionné·e·s par des journalistes étudiant·e·s et n’auraient pas à leur répondre puisqu’il·elle·s ne sont pas élu·e·s. Dans son investigation, le <em>McGill Daily </em>avait obtenu une copie d’un manuel intimant clairement les employé·e·s de ne pas communiquer avec les médias. Le journal n’avait pas été en mesure de déterminer si les employé·e·s étaient contractuellement tenu·e·s de se conformer à cette instruction. Dans un cas comme dans l’autre, rien n’engage les médias étudiants à respecter la volonté de l’AÉUM.&nbsp;</p>



<p><strong>La motion proposée</strong></p>



<p>La motion approuvée par le conseil législatif cite aussi que l’absence continue du président de l’AÉUM au Sénat de l’Université a «<em>créé un déficit de représentation des étudiant·e·s de premier cycle au sein de la plus haute instance universitaire de McGill</em>». Au moment d’écrire ces lignes, le site du Sénat indique toujours que le siège du président est <a href="https://www.mcgill.ca/senate/membership" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">vacant</a>. La motion réitère que les membres du conseil exécutif de l’AÉUM ont à toutes fins utiles refusé de répondre aux questions portant sur les motifs de l’absence du président.</p>



<p>Par ailleurs, le vice-président aux Finances, Éric Sader, refuse toujours de révéler si le président Daryanani est payé pendant son absence. Les salaires versés aux élu·e·s constituent une des plus grandes dépenses de l’AÉUM, avec celui du président estimé à environ 32 000 dollars par année.</p>



<p>En l’absence d’une lettre de démission, la motion prévoyait une assemblée générale dans la première semaine de la session d’hiver pour soumettre la continuation du mandat du président à un référendum. Or, la motion a été «reportée indéfiniment» par le conseil d’administration lors d’une réunion le 2 décembre sans que ne soit annoncé ce qu’il en adviendra.&nbsp;</p>



<p>Dans les risques à considérer présentés dans la motion, le représentant de la Faculté de gestion Nathaniel Saad écrit que l’absence prolongée du président «<em>menace la viabilité des opérations de l’Association, ainsi que la responsabilité et la transparence qui devraient accompagner cette fonction</em>». Sader avait affirmé dans une <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/02/les-clubs-mecontents-de-laeum/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">réunion antérieure</a> que <meta charset="utf-8">«<span class="has-inline-color has-grisfonce-color">l’Association fonctionne toujours tout à fait bien» malgré l’absence de Daryanani.</span></p>



<p>Le <a href="http://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/04/SSMU-Positions-Book-2021-04-08.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Livre de positions</a> de l’AÉUM – qui recueille toutes les positions prises par l’AÉUM – (dont <a href="https://ssmu.ca/gouvernance/documents-de-gouvernance/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">aucune</a> version n’est disponible en français sur le site de l’association) engage l’AÉUM comme organisation ainsi que tous·tes ses représentant·e·s à agir de manière transparente envers ses membres. L’article 5.2 stipule qu’«<em>[u]ne culture de transparence, de responsabilité et d’intégrité est essentielle pour maintenir la confiance du public dans la Société tout en poursuivant ses meilleurs intérêts». </em>La motion avancée au conseil accuse l’AÉUM d’abandonner les principes qui la gouvernent et les étudiant·e·s qu’elle représente.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><meta charset="utf-8">«L’AÉUM admet l’existence de barrières à la politique étudiante pour les groupes marginalisés dans son Livre de position»&nbsp;</p></blockquote>



<p>Le manque d’information éloigne les étudiant·e·s de leurs représentant·e·s et de la politique étudiante, selon Nathaniel Saad. «<em>Aucune démocratie durable ne peut appuyer ce genre de manque d’information de la part de ses membres et de leurs représentants sur des informations essentielles concernant le statut de ses dirigeants</em>», peut-on lire dans la motion du représentant de la Faculté de gestion. «<em>Les organisations ont des dirigeants et des présidents dans un but précis, et sans eux, ce but reste inaccompli.</em> »</p>



<p><strong>L’AÉUM en crise</strong></p>



<p>La politique étudiante mcgilloise souffre d’un taux de participation extrêmement bas depuis plusieurs années. La situation est telle que l’AÉUM a adopté par référendum en novembre 2021 une politique de <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2021/11/McGill-Student-Union-Democratization-Initiative-Policy-2021-11-15-to-2026-05-01.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">démocratisation</a>. Le document liste divers grands titres des journaux étudiants des dernières années qui illustrent les principaux problèmes: mauvaise conduite d’élu·e·s, inconduites sexuelles, pratiques antidémocratiques<span class="has-inline-color has-societe-color"> </span>et manque de participation. Il s’en dégage qu’il règnerait un climat hostile et non inclusif à l’AÉUM. La crédibilité de l’AÉUM et la confiance de la population étudiante en auraient souffert.</p>



<p><em>Voir aussi: <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/09/08/un-v-p-de-laeum-accuse-dinconduite-sexuelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">Un v.-p. de l’AÉUM accusé d’inconduite sexuelle</a></em></p>



<p>En effet, lors des élections 2021–2022 de la branche exécutive de l’AÉUM, seulement 3 455 personnes au total ont voté pour choisir les membres de l’exécutif de l’AÉUM, ce qui représente un corps électoral qui n’a qu’<a href="https://www.delitfrancais.com/2021/03/22/les-elections-de-laeum-atteignent-le-quorum-de-15-de-justesse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">étroitement atteint un taux de participation de 15%</a>. Le taux de participation à un référendum n’aurait <a href="https://elections.ssmu.ca/past-elections/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">jamais excédé 32,8%</a> depuis 2012, le taux moyen étant 19,6%.</p>



<p>La politique de démocratisation affirme que l’exclusion de la population étudiante crée une «classe d’élite»; l’exclusivité de cette dernière attirerait un certain profil d’étudiants plus cyniques favorisant leur propre intérêt et renforcerait des rapports d’inégalité et d’oppression au sein de l’AÉUM.</p>



<p>Dans sa politique sur la <a href="https://ssmu.ca/wp-content/uploads/2020/05/Council-Transparency-Policy.pdf?x21981" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">transparence</a> (disponible en anglais seulement), l’AÉUM reconnaît que les réunions du conseil législatif ne sont pas accessibles à tous·tes en raison de leur complexité et de leur longueur. L’AÉUM admet l’existence de barrières à la politique étudiante pour les groupes marginalisés dans son Livre de position.&nbsp;</p>



<p><em>Le Délit</em> a contacté par courriel le v.-p. aux Finances Éric Sader et la v.-p. aux Affaires universitaires Claire Downie ainsi que Nathanial Saad et Mary Zang, représentant·e·s de la Faculté de gestion, mais nos questions sont restées sans réponse en date de la rédaction.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/12/le-manque-de-transparence-continu-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Le manque de transparence continu de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Que proposent Projet Montréal et Ensemble Montréal?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/11/03/que-proposent-projet-montreal-et-ensemble-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 12:47:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Denis Coderre]]></category>
		<category><![CDATA[Élections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Projet Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Plante]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45235</guid>

					<description><![CDATA[<p>Valérie Plante et Denis Coderre n’ont pas donné suite à nos nombreuses demandes d’entrevue. Les sommaires des plateformes de Projet Montréal et d’Ensemble Montréal ne sont pas exhaustifs. Nous vous encourageons à vous rendre sur leurs sites Internet respectifs – à partir desquels nous avons créé ces résumés –&#160; pour en apprendre davantage.&#160;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/03/que-proposent-projet-montreal-et-ensemble-montreal/" data-wpel-link="internal">Que proposent Projet Montréal et Ensemble Montréal?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="734" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/11/BON-FORMAT-734x1000.png" alt class="wp-image-45236" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/11/BON-FORMAT-734x1000.png 734w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/11/BON-FORMAT-330x450.png 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/11/BON-FORMAT-768x1047.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/11/BON-FORMAT-1127x1536.png 1127w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/11/BON-FORMAT.png 1467w" sizes="auto, (max-width: 734px) 100vw, 734px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>



<p>Valérie Plante et Denis Coderre n’ont pas donné suite à nos nombreuses demandes d’entrevue. Les sommaires des plateformes de Projet Montréal et d’Ensemble Montréal ne sont pas exhaustifs. Nous vous encourageons à vous rendre sur leurs sites Internet respectifs – à partir desquels nous avons créé ces résumés –&nbsp; pour en apprendre davantage.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/03/que-proposent-projet-montreal-et-ensemble-montreal/" data-wpel-link="internal">Que proposent Projet Montréal et Ensemble Montréal?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Atelier sur les droits trans à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/11/02/atelier-sur-les-droits-trans-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Nov 2021 23:46:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Campus Life & Engagement]]></category>
		<category><![CDATA[caq]]></category>
		<category><![CDATA[droits trans]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[queer mcgill]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Jolin-Barrette]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45223</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Clinique d’information juridique à McGill prend une initiative à la suite du dépôt du controversé projet de loi 2.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/02/atelier-sur-les-droits-trans-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Atelier sur les droits trans à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le projet de loi 2, déposé le jeudi 21 octobre,&nbsp;s’inscrit dans la première réforme du droit de la famille depuis les années 1980, entamée par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette. Ce projet de loi encadre le recours aux mères-porteuses et la reconnaissance de l’identité de genre par l’État. Ce dernier aspect a davantage retenu l’attention : plusieurs ont dénoncé que le projet de loi dans sa forme actuelle serait discriminatoire envers les personnes trans.</p>



<p>Le projet de loi prévoit qu’une personne transgenre – dont le sexe assigné à la naissance et le genre ne correspondent pas – puisse faire la demande à l’État civil d’ajouter une mention de son identité de genre. Celle-ci serait distincte de la mention du sexe déjà existante sur son certificat de naissance et sur ses cartes d’identité. Autrement dit, la mention d’identité de genre sur des documents officiels d’une personne serait un signe sûr qu’elle est trans. Pour pouvoir réellement changer le marqueur d’identité de sexe, il faudrait désormais subir des «&nbsp;traitements médicaux et des interventions chirurgicales impliquant une modification structurale de ses organes sexuels&nbsp;», exigence qui avait été retirée en 2013 du Code civil du Québec et qui n’existe plus dans aucune autre province canadienne.</p>



<p><strong>L’objet de nombreuses critiques</strong></p>



<p>Plusieurs&nbsp; politicien·ne·s – notamment ceux·lles du Parti québécois et de Québec Solidaire – ainsi que divers·es activistes ont dénoncé le projet de loi, le qualifiant comme étant «&nbsp;le plus transphobe dans l’histoire du Québec&nbsp;». <a href="https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-9319/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Une pétition</a> ayant reçu près de 8&nbsp;000 signatures demande à Québec de retirer un total de neuf articles jugés discriminatoires du projet de loi.</p>



<p>On reproche notamment à cette loi que le marqueur d’identité de genre n’existant que pour les personnes trans, celui-ci les exposerait comme telles. Puisque ces documents peuvent être demandés dans de nombreuses circonstances – notament pour la location d’un logement, pour l’embauche et même pour l’accès à un lieu public – la révélation de cette information privée comporterait un risque que les individus trans subissent davantage de préjudice et discrimination.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Les signataires de la pétition considèrent que l’exigence est discriminatoire et qu’elle constitue une atteinte à la dignité des personnes trans»</p></blockquote>



<p>Bien que certaines personnes désirent faire correspondre leur sexe à leur genre en recevant une chirurgie de réassignation sexuelle, que l’on qualifie également de chirurgie d’affirmation de genre, la procédure est extrêmement invasive et entraîne la stérilité. C’est pourquoi les signataires de la pétition considèrent que l’exigence est discriminatoire et qu’elle constitue une atteinte à la dignité des personnes trans.&nbsp;</p>



<p>À la suite de la réponse qu’a soulevée le projet de loi 2, le ministre Jolin-Barrette a dit avoir «&nbsp; entendu&nbsp; » les critiques et se montre ouvert à apporter des changements qui satisferont les demandes des diveres parties impliquées.&nbsp;</p>



<p><strong>L’information juste, à temps</strong></p>



<p>En réponse à cette controverse, un atelier de vulgarisation juridique intitulé <em>Just Info : Transgender Civil Rights</em> était organisé mardi le 26 octobre dernier afin de faire connaître les droits et recours légaux que possèdent les personnes trans au Québec. Les sujets couverts incluaient les protections prévues par la Charte des droits et libertés de la personne (Charte québécoise), notamment en ce qui a trait aux droits des locataires, des employé·e·s et des patient·e·s en santé, mais aussi quant à la couverture de la RAMQ pour les soins spécifiques aux personnes trans. L’activité était organisée conjointement par la Clinique d’information juridique de McGill (CIJM), le <em>Campus Life &amp; Engagement</em> (Cl&amp;E) et Queer McGill (QM). L’animation était assurée par deux étudiantes en droit et bénévoles de la Clinique.</p>



<p>Les animatrices ont commencé par présenter brièvement le cadre juridique applicable aux droits civils trans. Elles ont notamment affirmé que l’exigence de réassignation sexuelle dont il est question aurait eu un effet prohibitif sur les demandes de changement de genre inscrit à l’État civil en raison d’une augmentation de la demande à la suite de la levée de l’exigence. Les deux étudiantes ont expliqué qu’au Québec et au Canada, l’identité de genre fait partie des catégories protégées contre la discrimination et appartient à la sphère de la vie privée, laquelle est protégée de l’intervention abusive de l’État. Les protections les plus fondamentales émanent de deux sources : la Charte des droits et libertés du Canada et la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.</p>



<p>À cet égard, les présentatrices ont expliqué que la principale différence entre ces deux sources de droits est que la Charte québécoise est plus large dans son application. Celle-ci engage non seulement l’État, mais également tout individu ou toute compagnie privée, au respect des droits qui sont enchâssés dans la Charte.&nbsp; À l’inverse, la Charte canadienne ne s’applique qu’à l’État. En d’autres termes, la Charte québécoise offre une protection plus large aux personnes trans. Les deux présentatrices ont ajouté que, dans le cas où des lois provinciales brimeraient des droits et libertés enchâssés dans la Charte canadienne – incluant ceux des personnes trans –, cette première aurait préséance.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«L’identité de genre fait partie des catégories protégées contre la discrimination et appartient à la sphère de la vie privée, laquelle est protégée de l’intervention abusive de l’État»</p></blockquote>



<p>La présentation s’est poursuivie avec une explication des différentes façons par lesquelles il est possible de se prévaloir de ses droits dans différents contextes. Dans le cas du harcèlement au travail ou d’autres violations de la Loi sur les normes du travail, il est possible de porter plainte à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui peut, au besoin, les référer au Tribunal administratif du travail ou à la Commission des droits de la personne et de la protection de la jeunesse (CDPDJ).&nbsp;</p>



<p>Dans le domaine de la santé, les professionel·le·s ne peuvent pas refuser à une personne des soins parce qu’elle est trans et sont tenu·e·s de suivre leur code de déontologie respectif en fonction de leur ordre professionnel. Selon l’objet d’une plainte, celle-ci peut être adressée à l’ombudsman de l’hôpital concerné, à la CDPDJ, à l’ordre professionnel concerné ou même directement à la cour en cas de blessure, comme l’ont indiqué les présentatrices.</p>



<p>L’activité s’est conclue avec l’explication des deux étudiantes rappelant que le controversé projet de loi 2 n’est toujours pas en vigueur. Avant son éventuelle adoption, il reste encore plusieurs étapes impliquant des modifications. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/02/atelier-sur-les-droits-trans-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Atelier sur les droits trans à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Plantation d’arbres au campus MacDonald</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/10/26/plantation-darbres-au-campus-macdonald/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 03:10:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[campus macdonald]]></category>
		<category><![CDATA[David Wees]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds de développement durable de McGill]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[McGill Sustainability Projects Fund]]></category>
		<category><![CDATA[plantation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=45080</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’activité s’inscrit dans le cadre du 200e de McGill et l’atteinte de ses cibles de carboneutralité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/26/plantation-darbres-au-campus-macdonald/" data-wpel-link="internal">Plantation d’arbres au campus MacDonald</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le vendredi 22 octobre dernier avait lieu au campus MacDonald une activité de plantation d’arbres. Les participant·e·s se sont rassemblé·e·s tranquillement. Puis, vers 14h30, l’événement a formellement commencé par une brève allocution de David Wees, membre organisateur et chargé de cours pour le programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole. L’événement avait lieu dans le cadre de la <em>MacDonald Campus Tree Planting</em> (en français, Initiative de plantation d’arbres, <em>ndlr</em>) ayant pour objectif de planter 200 arbres en l’honneur du bicentenaire de l’Université McGill, a expliqué le responsable à la foule. L’initiative est financée par le <em>McGill Sustainability Projects Fund</em> (en français, le Fonds de développement durable de McGill, <em>ndlr</em>) en lien avec son objectif d’atteindre la carboneutralité d’ici 2040.</p>



<p>En plus de souligner le caractère historique de l’événement, David Wees a mentionné que le projet servait aussi à ajouter davantage d’espèces d’arbres sur le campus. « <em>C’est censé être un événement amusant. On n’est pas ici que pour travailler</em>&nbsp;» a‑t-il conclu. Les bénévoles se sont ensuite divisé·e·s en petits groupes avant de se mettre au travail, pioches et pelles en mains.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-1000x667.jpeg" alt class="wp-image-45120" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-1000x667.jpeg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-330x220.jpeg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-768x512.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-1200x800.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-1-930x620.jpeg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>En tout, près de 40 bénévoles se sont présenté·e·s pour planter les 67 arbres d’environ une douzaine d’espèces qui viendront enjoliver les vastes pans de gazon du campus MacDonald. « On a essayé de choisir des espèces qui avaient des fleurs pollinisées par des insectes et qui produisent des petits fruits pour les oiseaux&nbsp;», a expliqué Frieda Beauregard, membre organisatrice et curatrice de l’herbarium du Département de sciences végétales. La plupart des espèces choisies pour ce projet sont indigènes de l’Est du Canada. Elles peuvent donc survivre au climat local.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>C’est censé être un événement amusant. On n’est pas ici que pour travailler</em>»</p><cite><meta charset="utf-8">David Wees</cite></blockquote>



<p><strong>Pourquoi aller planter des arbres?</strong></p>



<p><em>Le Délit</em> a demandé aux bénévoles ce qui les avait motivé·e·s à participer à l’activité. « <em>Je me suis dit que ça serait super de passer l’après-midi dehors, à enjoliver mon campus. En plus, après je peux revenir et dire “j’ai planté cet arbre”, donc ça laisse une trace positive</em> », a expliqué Tanya, étudiante en environnement.&nbsp;</p>



<p>« <em>C’est “ton” arbre. (rires) Et il rend le campus plus vert et joli</em>&nbsp;», a partagé Chen, étudiante à la maîtrise en biotechnologie.</p>



<p>« <em>J’ai toujours voulu participer à un événement de plantation d’arbres, mais je n’en ai jamais eu la chance, alors je me suis dit que ce serait chouette de l’essayer. Je ne suis jamais venu [au campus] MacDonald avant.</em>&nbsp;» a partagé Carlton, étudiant en gestion de l’environnement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-1000x667.jpeg" alt class="wp-image-45121" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-1000x667.jpeg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-330x220.jpeg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-768x512.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-1200x800.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-2-930x620.jpeg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Un projet de longue envergure</strong></p>



<p>Interrogé sur le déroulement du projet, David Wees explique qu’un projet d’envergure de la sorte se doit d’être planifié à long terme pour rendre la tâche faisable : «&nbsp;<em>Parce qu’on plantait 200 arbres au total, on ne pouvait pas tous les planter le même jour. Il a fallu les répartir sur plusieurs mois</em>&nbsp;», a‑t-il résumé. « <em>Donc, on en a planté 20 en octobre dernier, 80 sur le bord de la rue en mai, 33 à l’extrémité ouest du campus avec ma classe. Et les 67 derniers sur le long du chemin</em>.&nbsp;»</p>



<p>Maintenant les 200 arbres plantés, il ne reste plus qu’à les surveiller et à s’assurer de leur bonne croissance et de leur survie en hiver. On pourra profiter de ces arbres et les observer grandir pour des années durant.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-1000x667.jpeg" alt class="wp-image-45126" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-1000x667.jpeg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-330x220.jpeg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-768x512.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-1200x800.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-7-930x620.jpeg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-1000x667.jpeg" alt class="wp-image-45125" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-1000x667.jpeg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-330x220.jpeg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-768x512.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-1200x800.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-6-930x620.jpeg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-1000x667.jpeg" alt class="wp-image-45124" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-1000x667.jpeg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-330x220.jpeg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-768x512.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-1536x1024.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-2048x1365.jpeg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-1200x800.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/05-arbres-5-930x620.jpeg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/26/plantation-darbres-au-campus-macdonald/" data-wpel-link="internal">Plantation d’arbres au campus MacDonald</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Bars et restaurants à pleine capacité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/10/19/bars-et-restaurants-a-pleine-capacite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 15:59:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[COVID-19]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[ouverture]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=44922</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des assouplissements dès le 1er novembre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/19/bars-et-restaurants-a-pleine-capacite/" data-wpel-link="internal">Bars et restaurants à pleine capacité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce 1<em>er</em> novembre ne sera pas uniquement marqué par la réapparition de l’iconique chanson de Mariah Carey sur les ondes des radios commerciales, mais également par un retour à la fréquentation quasi normale des restaurants et des bars. Le gouvernement du Québec a annoncé le 15 octobre dernier plusieurs assouplissements des mesures sanitaires pour le secteur de la restauration à travers la province, qui entreront en vigueur le 1<em>er</em> novembre.&nbsp;</p>



<p>Depuis leur réouverture, les restaurants et les bars devaient se limiter à 10 personnes par table et restreindre leur taux d’occupation à 50% de leur capacité. Dorénavant, ils pourront accueillir la clientèle à pleine capacité, et les limites sur les réservations de groupes seront également levées.</p>



<p>Les restrictions présentement en vigueur au Québec pour les bars leur interdisent de vendre de l’alcool après une heure du matin et les contraignent à mettre fin à leurs activités à deux heures du matin. Il sera dorénavant possible pour les bars de servir de l’alcool jusqu’à deux heures du matin et de garder leurs portes ouvertes aux clients jusqu’à trois heures.</p>



<p>La distanciation exigée entre les tables, présentement de deux mètres, diminuera à seulement un mètre avec l’entrée en vigueur de ces nouveaux assouplissements.</p>



<p>Par contre, un certain nombre de restrictions ne disparaîtront pas de sitôt. Les clients seront toujours dans l’obligation de ne pas danser ni chanter et devront demeurer assis à leur place. De plus, l’annonce du gouvernement ne prévoit aucun changement quant à l’exigence du passeport vaccinal pour accéder aux bars et restaurants. L’obligation de porter le masque lors des <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1831663/covid-restrictions-clients-tables-masques?depuisRecherche=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">déplacements</a> est également maintenue.</p>



<p>Bien qu’ils soient généralement bien accueillis par la population et les restaurateurs, les changements à venir ne sont pas sans <a href="https://www.ledevoir.com/societe/sante/631278/coronavirus-les-restos-et-les-bars-pesent-lourd-dans-le-bilan-de-la-covid-19-a-montreal" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">risques</a>. Même si les employés portent des masques et que l’accès n’est possible que pour les personnes vaccinées, le fait de retirer le masque le temps d’un repas ou d’un verre peut faciliter la transmission du virus, particulièrement lorsqu’il est question du variant Delta de la COVID-19. Ce dernier peut se propager par aérosol sur une plus grande distance, pouvant aller de trois à quatre mètres et s’accumuler dans les espaces clos.&nbsp;</p>



<p>Les fermetures ayant eu lieu durant le confinement ont posé des difficultés pour plusieurs restaurateurs. Certains bars et restaurants peinent à concilier leurs besoins de main‑d’œuvre aux mesures sanitaires. Les assouplissements sont donc un compromis sur les mesures sanitaires qui vise à donner un coup de pouce au secteur de la restauration et à offrir un maximum de liberté à la population.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/19/bars-et-restaurants-a-pleine-capacite/" data-wpel-link="internal">Bars et restaurants à pleine capacité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La réconciliation, au-delà du 30 septembre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/10/05/la-reconciliation-au-dela-du-30-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 14:09:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[journée de r.paration et de commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[l’Association de droit autochtone (ILADA)]]></category>
		<category><![CDATA[Marianne Goyette]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Simon Filiatrault]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=44813</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entretien avec le coprésident et la coordonnatrice aux événements de l’ILADA.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/05/la-reconciliation-au-dela-du-30-septembre/" data-wpel-link="internal">La réconciliation, au-delà du 30 septembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec deux membres de l’Association de droit autochtone (ILADA) de la Faculté de droit pour discuter de réconciliation et de droit autochtone. Simon Filiatrault est membre de la nation huronne-wendat et coprésident de l’ILADA ainsi que coordonnateur des initiatives autochtones de la Faculté de droit. Marianne Goyette est allochtone alliée et coordonnatrice aux événements de l’ILADA.</p>



<p><strong><em>&nbsp;Le Délit</em> (LD) :</strong> <em>Qu’est-ce qui a changé depuis le dépôt du Rapport final de la Commission de vérité et réconciliation il y a maintenant 6 ans?</em></p>



<p><strong>Simon Filiatrault (SF) :</strong> Le rapport comportait des appels à l’action concrets qui visaient des entités précises – les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et certaines institutions canadiennes. Certains de ces appels à l’action ont été réalisés. Par exemple, le gouvernement fédéral a adopté la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. L’Université McGill a mis sur pied un comité pour adopter ses propres appels à l’action, qui visent à mieux encadrer les étudiants autochtones et à mieux représenter la diversité des peuples autochtones du Canada. Ce sont de petites choses à gauche et à droite, mais il reste encore beaucoup de travail à faire.</p>



<p><strong>Marianne Goyette (MG) :</strong> Je ne veux pas du tout dire que tout est parfait à McGill, mais la Faculté de droit fait un effort conscient pour implanter certains appels à l’action. Par exemple, le cours de traditions juridiques autochtones a été mis en place il y a deux ans. Selon les témoignages que j’ai entendus, le cours – enseigné par des professeurs autochtones – vise à étudier les traditions juridiques autochtones pour leur valeur propre, plutôt que de simplement étudier les décisions de la Cour suprême du Canada en lien avec les Autochtones. Il y a aussi une conscience des enjeux autochtones dans les autres cours. Ce qui se passe à McGill n’est toutefois pas représentatif de ce qui se passe au sein de la population générale, et il n’y a pas grand-chose qui ait changé depuis 2015. Par exemple, les deux-tiers des Canadiens n’étaient pas au courant des pensionnats autochtones avant la découverte des dépouilles cette année.</p>



<p><strong>LD : </strong><em>L’éducation semble vraiment être au cœur de la réconciliation. Que signifie incorporer et reconnaître les savoirs ancestraux autochtones?</em></p>



<p><strong>SF : </strong>La dimension éducative est super importante, et les institutions académiques ont un grand rôle à jouer. En plus de mon rôle de coprésident de l’ILADA à McGill, je suis aussi coordonateur des initiatives autochtones à la Faculté de droit. Je travaille donc en collaboration avec la faculté pour mieux encadrer les étudiants autochtones et mieux intégrer les savoirs autochtones dans nos programmes.&nbsp;</p>



<p>Il y a une distinction à faire entre deux approches différentes. L’approche d’«&nbsp;autochtonisation&nbsp;» (<em>indigenizing</em>, en anglais) de la faculté consiste essentiellement à intégrer une perspective autochtone dans la structure déjà existante. L’autre approche est de vraiment décoloniser les institutions académiques, en s’attardant à la structure des institutions. Par exemple, en consultant des aînés par rapport aux politiques à adopter ou encore d’organiser des sorties dans des communautés autochtones. Il faut sortir du cadre d’éducation libérale tel qu’originalement pensé et s’attarder aux sources desquelles émergent les savoir autochtones, soit la Terre et les territoires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Pendant la marche du 30 septembre, tout le monde criait le slogan “ <em>Land back</em> ” avec beaucoup d’enthousiasme,&nbsp;mais j’ai l’impression que les gens n’en&nbsp;comprennent pas vraiment la signification»&nbsp;</p><cite><strong>Simon Filiatrault</strong></cite></blockquote>



<p><strong>LD : </strong><em>On parle de réconciliation et de décolonisation. Qu’est-ce que cela implique de « redonner » les territoires non cédés aux nations autochtones?</em></p>



<p><strong>SF :</strong> Pendant la marche du 30 septembre, tout le monde criait le slogan « <em>Land back</em> » avec beaucoup d’enthousiasme, mais j’ai l’impression que les gens n’en comprennent pas vraiment la signification. Redonner les terres aux peuples autochtones prend notamment la forme de traités qui partagent le territoire dans un esprit de coopération et de cogestion des ressources, de nation à nation, sans paternalisme. Je pense que c’est ce que veulent dire les peuples autochtones, quand ils scandent « <em>Land back</em> » : on veut ravoir un contrôle sur nos terres. Mais il faut rester réaliste : les Canadiens ne seront pas exclus de ces territoires-là.</p>



<p><strong>MG :</strong> « <em>Land back</em> » vient remettre en question notre relation au territoire, en tant qu’allochtones. Je vis sur un territoire non cédé, et ma vie en dépend. Je ne peux probablement pas redonner le territoire sur lequel ma maison est bâtie, dans la pratique; je le vois plutôt comme une question d’autogouvernance, de laisser aux communautés le droit de se gouverner.</p>



<p><strong>LD :</strong> <em>Au Québec, la Loi 101 fait en sorte que, si deux parents n’ont pas tous deux été scolarisés en anglais, leur enfant doit aller à l’école en français. Cette semaine, l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et le Conseil en éducation des Premières Nations ont dénoncé que cela contraint des élèves autochtones à aller à l’école en dehors de leur communauté, ce qui poserait des obstacles à la réussite scolaire et violerait le droit à la langue des autochtones, ancestrale ou anglaise. Qu’en pensez-vous?</em></p>



<p><strong>SF :</strong> Je pense que le combat que mène la nation québécoise à travers la Loi 101, c’est de protéger sa culture, qui prend forme dans la langue. Ce qu’on tend à oublier, c’est que les peuples autochtones mènent le même combat avec leurs propres cultures, avec leurs propres langues. Je prends ma communauté comme exemple : à Wendake, on dit que la langue, présentement, elle dort. On l’enseigne aux jeunes, mais elle n’a pas de locuteurs.&nbsp;</p>



<p>J’ai l’impression qu’il y a raison de dire que la situation des Premières Nations n’est pas considérée par la Loi 101 et sa réforme, le projet de loi 96. Je crois qu’il y aurait place à une certaine accommodation et peut-être à des exceptions, considérant tout l’impact du colonialisme subi.</p>



<p><strong>MG :</strong> Je pense que c’est un peu hypocrite d’imposer une langue à des communautés à qui on a volé leurs langues et leurs traditions. Oui, le Québec peut légitimement protéger sa langue, mais il ne faut pas empêcher les peuples autochtones de protéger les leurs. Plusieurs sont en voie de disparition, donc c’est essentiel d’avoir plus de ressources éducatives, culturelles et sociales pour assurer la survie et la richesse des langues autochtones.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Il faudrait qu’il y ait véritablement un changement dans les actions du gouvernement fédéral, et je ne crois pas que la nomination d’une femme autochtone au poste de gouverneure générale suffise»</p><cite><strong>Marianne Goyette</strong></cite></blockquote>



<p><strong>LD :</strong> <em>Dans les dernières décennies, on s’est mis à parler non seulement de réconciliation et de réparations, mais aussi d’autodétermination pour les peuples autochtones. Ces projets sont-ils en compétition?</em></p>



<p><strong>SF : </strong>L’autodétermination confie aux nations autochtones l’espace nécessaire pour adopter des lois qui concernent leurs intérêts, car ce sont les nations elles-mêmes qui sont les mieux placées pour déterminer leurs besoins. Le gouvernement fédéral devrait arrêter de faire preuve de paternalisme et cesser de prétendre savoir ce qui est dans l’intérêt des Autochtones. Il faut recréer une relation d’égal à égal, de <em>nation</em> à <em>nation</em>, car les peuples autochtones ne se considèrent pas qu’une minorité intégrée au Canada : ils étaient là <em>avant</em> tout le monde.</p>



<p><strong>LD : </strong><em>Au Parlement, le rôle essentiellement symbolique et cérémonial de la gouverneure générale est de représenter la Couronne. Que pensez-vous de la nomination de Mary Simon, de la nation inuite, pour remplir ce rôle?</em></p>



<p><strong>SF : </strong>Les États colonisateurs ont comme pratique de placer des individus issus d’un groupe colonisé dans des positions d’autorité afin de faire paraître qu’ils sont en contrôle, alors que ce n’est pas le cas dans les faits. Je pense qu’il faut rappeler que le rôle de gouverneure générale ne confère aucun pouvoir concret&nbsp;: c’est purement symbolique.</p>



<p><strong>MG :</strong> Il faudrait que ça ne soit pas que symbolique. Il faudrait qu’il y ait véritablement un changement dans les actions du gouvernement fédéral, et je ne crois pas que la nomination d’une femme autochtone au poste de gouverneure générale suffise. C’est comme seulement mettre son chandail orange le 30 septembre et ensuite clamer&nbsp;: « Ça y est, je suis réconciliée! » Ça ne suffit pas.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44816" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8353-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>LD : </strong><em>Quelles actions concrètes une personne moyenne peut-elle prendre vers la réconciliation?</em></p>



<p><strong>SF :</strong> La plupart des gens qui étaient présents pour la cérémonie du 30 septembre portaient des chandails oranges et étaient informés par rapport à ce qui s’est passé dans les pensionnats autochtones. Par contre, ces gens-là doivent partager ces informations avec leur entourage. Les actions ne doivent pas être posées une seule fois par année, le 30 septembre. J’invite les gens à agir au quotidien, en interrompant des discussions afin d’abattre des stéréotypes envers les peuples autochtones, en partageant du contenu éducatif sur les réseaux sociaux ou en portant leur chandail orange plus qu’un jour par année. Il est aussi possible d’encourager les artistes et les entreprises autochtones.&nbsp;</p>



<p>J’encourage le grand public à faire preuve d’une ouverture d’esprit et de remettre en question les préjugés qu’on lui a enseigné plus jeune, puis d’être à l’écoute de ces personnes issues du milieu universitaire et d’avoir des discussions sur des concepts comme la réconciliation ou les pensionnats pour Autochtones.&nbsp;</p>



<p><strong>MG :</strong> Premièrement, il s’agit de s’éduquer. Cela peut prendre la forme d’apprendre le nom des territoires autochtones sur lesquels on habite ou encore de lire des rapports : celui de la Commission vérité et réconciliation, de la Commission Viens ou de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. La culture est également une bonne façon de s’initier : la littérature, la musique et la télévision autochtones, par exemple.&nbsp;</p>



<p>Ce qui est aussi accessible pour beaucoup de gens est de s’abonner à des comptes qui publient du contenu éducatif sur les réseaux sociaux. Si on a les ressources pour le faire, on peut aussi faire du bénévolat dans des organismes communautaires autochtones. Mais surtout, il faut s’éduquer et être actif : une fois armé de connaissances, on peut conscientiser les gens de notre entourage qui véhiculent des préjugés.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Il faut garder en tête qu’on ne peut pas s’attendre, en tant qu’allochtones, à être éduqués par les Autochtones»</p><cite><meta charset="utf-8"><strong>Marianne Goyette</strong></cite></blockquote>



<p><strong>&nbsp;LD :</strong> <em>Comment participer à la réconciliation si on ne connait pas de personnes autochtones?</em></p>



<p><strong>SF : </strong>Les individus autochtones sont souvent plus présents autour de nous qu’on ne le pense; ils n’ont simplement pas nécessairement le <em>look</em> autochtone qui nous a été enseigné quand on était plus jeune. Par exemple, quand je dévoile mon identité autochtone à mes amis ou à mes collègues, ils répondent qu’ils n’auraient jamais cru que je l’étais, car, selon eux, les Autochtones ne correspondent pas à mon apparence. Il y a eu beaucoup de métissage qui a fait en sorte qu’il y a plusieurs autochtones aujourd’hui qui ne correspondent pas à des stéréotypes qu’on pourrait avoir. On connait sûrement plus d’Autochtones qu’on le pense. C’est juste que parfois ces individus n’embrassent peut-être pas leur identité autochtone pour diverses raisons. La réconciliation, ça commence avec l’éducation. Ça commence avec une plus grande conscientisation. La réconciliation, c’est plus entre des nations et pas des individus directement. La dimension individuelle joue un grand rôle, mais c’est essentiellement entre nations. Il faut juste repenser la manière dont on perçoit autrui : comme faisant partie d’une nation à part entière.</p>



<p><strong>MG :</strong> J’avoue que c’est quand même difficile; il y a un éloignement géographique qui fait en sorte que beaucoup d’allochtones n’ont jamais été exposés à des individus autochtones. Je pense que la littérature est vraiment une bonne façon d’au moins créer une sensibilité chez les allochtones. Il faut garder en tête qu’on ne peut pas s’attendre, en tant qu’allochtones, à être éduqués par les Autochtones. Notre niveau de conscientisation ne doit pas dépendre du travail émotionnel des Autochtones, qui ne devraient pas avoir à porter seuls le fardeau de la réconciliation toute leur vie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/05/la-reconciliation-au-dela-du-30-septembre/" data-wpel-link="internal">La réconciliation, au-delà du 30 septembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Journée de réconciliation et de commémoration</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/10/05/journee-de-reconciliation-et-de-commemoration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2021 13:55:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[journée de r.paration et de commémoration]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Discours, cérémonie, marche et chants traditionnels à l’occasion du 30 septembre dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/05/journee-de-reconciliation-et-de-commemoration/" data-wpel-link="internal">Journée de réconciliation et de commémoration</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le rassemblement pour souligner la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation a eu lieu sur la rue McTavish le jeudi 30 septembre dernier. L’événement était organisé conjointement par l’Association de droit autochtone (ILADA), l’Association des étudiant·e·s en droit et l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44809" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8319-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Des discours ont été prononcés par les différents porte-paroles qui organisaient l’événement. « <em>J’aimerais que nous prenions un moment pour observer autour de nous et constater que le rassemblement d’aujourd’hui comporte toutes sortes de gens, qui viennent de tous les coins du monde. Mais il y a une cause, cette cause, qui nous unit </em>», a partagé à la foule Asiyah Siddique, présidente de l’AÉD. «&nbsp;<em>Que nous soyons immigrant·e·s récents, réfugiés, ou descendants de colons, nous avons un devoir de confronter et de nous défaire de l’héritage colonial qui continue à ce jour de hanter les communautés autochtones.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44808" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8282-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>La foule s’est rassemblée un peu avant midi devant le bâtiment Brown. Selon Simon Filiatrault, coprésident de l’ILADA, les gens étaient beaucoup plus nombreux cette année pour souligner ce qu’on appelait anciennement la Journée du chandail orange. La cérémonie a commencé par une performance musicale traditionnelle de percussions accompagnées de chants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44805" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8304-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><strong>«</strong><em>Nous portons le orange aujourd’hui pour honorer ces 150 000 enfants à qui on a volé leur enfance, leur culture, et leur identité</em><strong>»</strong></p><cite><meta charset="utf-8">Asiyah Siddique, présidente de l’AÉD</cite></blockquote>



<p>Brandon Montour, co-président de l’ILADA, s’est adressé à la foule&nbsp;: «&nbsp;<em>Aujourd’hui, vous serez peut-être dépassés par des vérités inconfortables. C’est une journée pour apprendre ce que vous ne savez pas, ou plutôt, ce que vous choisissez de ne pas voir parce que vous avez le privilège d’avoir cette possibilité.</em> »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44803" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8361-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«En tant qu’étudiants et étudiantes d’une institution canadienne aussi prestigieuse que McGill, je pense qu’on a tous un devoir d’éduquer les gens autour de nous ce genre de conscientisation prend forme par ce type de cérémonies et de réunions»</p><cite>Simon Filiatrault, coprésident de l’ILADA</cite></blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44806" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/drumplacecanada-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Une minute de silence a été observée à la mémoire des enfants qui ne sont jamais revenus des pensionnats, ainsi qu’à la mémoire des femmes et filles autochtones disparues ou assassinées. La foule s’est ensuite mise à défiler dans les rues en direction de la place du Canada, où a eu lieu un rassemblement public.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44804" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8377-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Le président de l’AÉUM Darshan Daryanani était présent au rassemblement de la rue McTavish et a prononcé un discours sur cette troisième édition de la campagne «&nbsp;Nous marcherons ensemble&nbsp;» (<em>We will walk together</em>). Il a enjoint la foule de respecter les mesures sanitaires, rappelant l’effet disproportionné de la COVID-19 sur les peuples autochtones.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44807" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/DSC8363-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Le groupe de McGill a rejoint le rassemblement plus large à la place du Canada. D’autres discours ont été prononcés, notamment par des porte-paroles autochtones. Certaines personnes ont fait brûler de la sauge. La scène était bien différente de ce qui se déroulait un an plus tôt à pareille date, au même endroit, lorsque la statue controversée de John A. MacDonald avait été enlevée de force par des activistes. Le sort du monument reste encore à déterminer.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-1000x667.jpg" alt class="wp-image-44801" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/10/macdonald-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/felixvincent/?media=1" data-wpel-link="internal">Félix A. Vincent</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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		<title>Quelle justice?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/09/28/quelle-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Félix A. Vincent]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 13:32:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[justice climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette question semble tirailler nombre de personnes constatant l’état actuel du monde, un monde qui semble se préoccuper davantage de la justesse – ce qui est adéquat, admis et cohérent, une suite logique des choses qui ne brusque personne – que de la justice. Comment ne pas en croire autant, alors que la une des&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2021/09/28/quelle-justice/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Quelle justice?</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Cette question semble tirailler nombre de personnes constatant l’état actuel du monde, un monde qui semble se préoccuper davantage de la <em>justesse</em> – ce qui est adéquat, admis et cohérent, une suite logique des choses qui ne brusque personne – que de la <em>justice</em>. Comment ne pas en croire autant, alors que la une des journaux énonce périodiquement les conséquences catastrophiques de l’inévitable réchauffement de notre planète et que nous contemplons, dans un sentiment d’impuissance, les rouages gangrenés par le carbone de notre économie mondialisée de laquelle notre mode de vie occidental ne permet pas de nous passer? Alors que nos fils d’actualités nous bombardent sans cesse de statistiques sur le nombre pitoyablement faible de plaintes pour crimes sexuels menant à une condamnation? Alors que, jour après jour, année après année, les Autochtones réclament sur toutes les tribunes le droit à l’eau potable et leurs appels tombent dans les oreilles de gouvernements successifs, sinon complètement sourds, du moins plus lents à agir les uns que les autres?&nbsp;</p>



<p>Les outils dont nous disposons à titre d’individus voulant agir afin de s’extirper de ce statu quo dans lequel nous sommes collectivement enlisé·e·s sont mal adaptés pour la tâche herculéenne à laquelle nous les vouons. Voter, après une élection aux résultats sensiblement identiques à l’état précédent des choses et où un nombre significatif de personnes ont exprimé leur cynisme (« De toute façon, mon vote, dans ma circonscription, ne change rien »), s’apparente à un exercice futile. Le recours aux tribunaux – avec les connaissances, les coûts, les délais et les charges mentale et émotionnelle qui l’accompagnent – est un moyen de revendication dont l’accessibilité laisse à désirer, sans parler de la confiance (ou l’absence de celle-ci) du public envers nos institutions judiciaires minée par de grands exemples médiatisés d’acquittements en matière de crimes sexuels. Même changer le système de l’intérieur, en se présentant et en se faisant élire au sein du parti au pouvoir, semble inévitablement entraîner une dilution des convictions pour lesquelles on se battait initialement, ou du moins de la capacité à les traduire par des actions concrètes, conséquence de la ligne de parti tracée au marqueur indélébile.&nbsp;</p>



<p>Individuellement, il est facile – normal, même – de se décourager face à ces obstacles et de se replier vers soi-même, mécanisme de défense visant à se protéger de la détresse de l’impuissance à laquelle nous conditionne le système. À force de voir des personnes compétentes et brillantes lutter sans succès pour une société plus juste, comment croire que l’individu seul puisse faire une différence? On peut s’imaginer que seule la personne parfaitement qualifiée, parfaitement éloquente, parfaitement rassembleuse – rédempteur·rice attendu·e et espéré·e de la justice – pourrait mener le combat et triompher de ces embûches systémiques.&nbsp;</p>



<p>Or, l’évidence s’impose : nous n’avons pas, nous n’avons <em>plus</em> le temps d’attendre et d’espérer. Chaque jour, la crise climatique empire. Chaque jour, une victime de plus décide de ne pas porter plainte par peur de ne pas être entendue. Chaque jour, des enfants naissent et grandissent dans l’une des 32 communautés autochtones canadiennes qui doivent composer avec un avis d’ébullition de l’eau. Le temps est un luxe que nous ne pouvons nous permettre&nbsp;: il s’impose que nous pouvons et devons, collectivement, être notre propre rédempteur·rice.&nbsp;</p>



<p>En se réappropriant, ensemble, l’espace public, nous pouvons sortir de l’impasse. Formons ensemble une vague qui entraîne tout sur son chemin. Déferlons dans la conscience collective et dans la <em>polis</em> pour crier haut et fort notre soif de changement. Ne nous résignons pas au cynisme, aussi tentant puisse-t-il paraître, car le cynisme tend à entraîner l’inaction, à mener à un mur que l’on dirait insurmontable. Un mur qu’il nous faudrait plutôt abattre avec la force de notre volonté unie. Posons des actions individuelles concrètes afin de mobiliser nos communautés. Agissons afin d’entraîner toujours un plus grand nombre avec nous. Et, ensemble, manifestons la justice que nous revendiquons – une justice de l’écoute, où les voix si longtemps tues seront enfin entendues et écoutées.</p>
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