Non, les frais de l’AÉUM ne paient pas des ateliers d’astrologie

La publication de l’horaire des « MiniCourses » a piqué la curiosité de la communauté mcgilloise.

aeum-astrologie-argentAlexandre Gontier | Le Délit

L’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a récemment révélé l’horaire de ses mini-cours, des ateliers payant offerts aux étudiant·e·s qui couvrent différents sujets. Parmi la liste des sujets abordés figurait un atelier sur la compatibilité astrologique, ce qui a intrigué plusieurs internautes mcgillois·es, énervé·e·s à l’idée que les frais payés à l’AÉUM chaque session ne financent des ateliers d’astrologie. Naturellement, Le Délit devait investiguer.

Les profits issus des frais d’inscriptions sont utilisés pour défrayer les instructeur·rice·s des ateliers et sont réinvestis pour soutenir la population étudiante. « Les ressources utilisées pour les mini-cours sont celles reçues par les frais d’inscription [aux mini-cours, ndlr]», soutient Karla Heisele Cubilla, vice-présidente à la Vie étudiante. Autrement dit, les frais que payent les étudiant·e·s à l’AÉUM ne servent pas à financer des ateliers d’astrologie.

Le but des mini-cours est d’offrir aux étudiant·e·s la possibilité d’explorer des intérêts non-académiques, sans l’angoisse associée au fait d’être évalué·e·s. Les ateliers peuvent couvrir des loisirs ou des sujets d’intérêt qui « dépassent ce qui est conventionnellement académique », explique Cubilla. Il n’y a donc pas de critères pour déterminer ce qui est valable ou non comme atelier : « nous sélectionnons les cours en nous basant sur l’intérêt, mais aussi sur des données historiques, des formulaires de commentaires et des sondages », a‑t-elle partagé au Délit.

La vice-présidente à la Vie étudiante explique que l’objectif est « d’apporter aux étudiant·e·s des connaissances sur un large éventail de cours conventionnels et non conventionnels afin de les encourager à explorer d’autres domaines que leur champ d’études. » Cela expliquerait donc pourquoi l’astrologie figure parmi d’autres sujets moins ésotériques, tels que l’observation d’oiseaux, le yoga et le dessin. « Nous voulons créer une communauté d’apprenant·e·s de tous les domaines », explique la vice-présiente Cubilla.

Les mini-cours ont lieu sur une base hebdomadaire et sont d’une durée de 6 à 8 semaines. Ils sont également ouverts aux non-mcgillois·es. Pour plus d’informations, visitez le site de l’AÉUM.


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