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	<title>Catherine Côté-Ostiguy - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Les mots s’offrent en spectacle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/les-mots-soffrent-en-spectacle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[cabaret pas tranquille]]></category>
		<category><![CDATA[chansonniers]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[FIL]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vendredi dernier s’ouvrait la dix-septième édition du Festival international de la littérature, une célébration annuelle où le plaisir de lire devient plaisir de voir et d’écouter.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Olivier Kemeid entre en scène accoutré d’une queue-de-pie et d’un nœud papillon écarlate. Il délaisse sa place habituelle dans les coulisses afin de jouer les maîtres de cérémonie. C’est le Cabaret pas tranquille, et la soirée d’ouverture du Festival international de la littérature.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-FIL.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-8599" title="C-FIL" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-FIL-595x279.jpg" alt width="595" height="279"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Festival international de littérature</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le Cabaret pas tranquille, c’est un spectacle littéraire qui reprend les mots de romanciers, poètes, penseurs et chansonniers du Québec des années soixante et soixante-dix. La sélection des textes ne prétend pas faire un survol –ni même présenter les classiques– mais s’arrête à quelques pièces d’intérêt, en glissant d’un registre à l’autre, de l’émotion intense au rire franc. Aux espoirs nationalistes des «tranquilles» se succèdent les mots provocateurs des poètes de la contre-culture. Les interprètes se succèdent sur scène, donnant au final une production fort réussie qui évite de tomber dans le nostalgique pour se contenter de célébrer joyeusement.</p>
<p>Le Cabaret pas tranquille a été présenté pour la première fois l’hiver dernier, durant la Nuit blanche du festival Montréal en lumière. Le spectacle avait alors duré six heures, réunissant sur scène une quarantaine d’artistes. En ouverture du FIL, vendredi dernier, une version raccourcie était présentée. Soulignons l’interprétation exemplaire d’Alexis Martin et de Céline Bonnier dans l’Hiver de force de Réjean Ducharme, ainsi que du comédien Marc Béland, qui a joué un texte tiré de L’Asile de la pureté de Claude Gauvreau en révélant dans les mots fous du poète une émotion foudroyante. Ont ainsi défilé une poignée d’interprètes de talent, parmi lesquels Sébastien Ricard, Marie-Thérèse Fortin, Monia Chokri et Évelyne de la Chenelière. Le spectacle s’est clos sur un Stéphane Crête déluré et déchaîné, qui a entonné la Chanson d’amour de cul de Michel Garneau.</p>
<p>Le Cabaret pas tranquille n’était présenté qu’une seule fois dans le cadre du FIL, mais le ton a été donné. Cette année encore, le Festival se donne pour mission de mettre la littérature en mouvement&nbsp;: de la fêter, de la partager, de la proclamer. La lecture, activité solitaire par excellence, se donne ici à voir et à entendre. Que ce soit lors d’un «concert littéraire» alliant littérature et tango, de lectures publiques ou d’un spectacle coquin sous le thème du libertinage, la littérature est toujours reine. Cette année, les «Midis littéraires», ces lectures publiques où le spectateur est invité à apporter son propre lunch, mettront en vedette des textes d’Anne Hébert. Un hommage à Dany Laferrière est également dans les cartes, ainsi que des expositions, quelques projections et plusieurs autres spectacles littéraires.</p>
<p>Ceux qui auraient été séduits par la formule du Cabaret pas tranquille doivent à tout prix assister à l’une des trois représentations de l’incomparable Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent. Avec les années, cette initiative du metteur en scène Loui Mauffette est devenue le spectacle-signature du FIL, et avec raison. C’est une véritable fête littéraire, une orgie de mots qui résonnent, qui touchent, qui donnent le frisson, qui font pleurer ou rire. La poésie n’aura jamais paru aussi belle que dans la bouche des Francis Ducharme, Pascal Montpetit, Benoît McGinnis et autres «passeurs de poésie». Cette année, la mythique Diane Dufresne fera également partie de la distribution. Cela s’annonce mémorable.</p>
<p>Pour plus d’informations et pour la programmation complète, visitez <a href="http://festival-fil.qc.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">festival-fil.qc.ca</a></p>
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		<title>Le Cabaret Juste pour rire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/le-cabaret-juste-pour-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 02:25:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Le Délit aime...]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les petites salles de spectacles de Montréal, celles qui donnent son dynamisme et sa saveur à notre scène culturelle, il y a le Cabaret Juste pour rire. Enfin, c’est encore le cas, mais plus pour longtemps, semble-t-il. Juste pour rire a annoncé récemment la fermeture prochaine de son Musée et, dans la même foulée,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/le-cabaret-juste-pour-rire/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Cabaret Juste pour rire</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Parmi les petites salles de spectacles de Montréal, celles qui donnent son dynamisme et sa saveur à notre scène culturelle, il y a le Cabaret Juste pour rire. Enfin, c’est encore le cas, mais plus pour longtemps, semble-t-il. Juste pour rire a annoncé récemment la fermeture prochaine de son Musée et, dans la même foulée, du Cabaret et du Studio Juste pour rire, tous trois situés rue Saint-Laurent. Vous avez dit «Quartier des spectacles»?</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a longtemps que le Musée Juste pour rire éprouve des problèmes de rentabilité. Plusieurs projets de relance ont été menés au fil des ans, toujours avec un succès relatif. Honnêtement, personne ne peut être étonné par la décision qui a été prise de fermer les portes de l’établissement le 1er janvier prochain, un établissement qui a coûté cher en subventions sans jamais rien rapporter en retour. Ce qu’on déplore, toutefois, c’est qu’il entraîne dans sa chute le Cabaret et le Studio, deux salles populaires que le Musée a littéralement fait couler avec lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, les deux salles roulent bien. Parmi les artistes ayant arpenté les planches du Cabaret ces dernières années, on retrouve le formidable Daniel Lanois et le discret mais talentueux Jérôme Minière, ainsi que de nombreux artistes en vogue: Chinatown, Radio Radio, Alex Nevsky… Sans oublier que plusieurs festivals musicaux s’y attardent,&nbsp; tant les gros joueurs, comme les Francofolies et le Festival de Jazz, que les plus petits: M pour Montréal, Fringe, POP Montréal et compagnie.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu’on nous sert depuis des années un beau discours sur la revitalisation du centre-ville, sur la grandeur et le rayonnement du Quartier des spectacles, les plus attentifs d’entre nous auront remarqué que quatre salles montréalaises ont déjà fermé leurs portes depuis le début de l’entreprise. D’abord le Spectrum, puis le Medley, et maintenant le Cabaret et le Studio Juste pour rire. Triste bilan. En attendant, le centre-ville continue de ressembler à un pays en guerre, et les piétons sont forcés de slalomer entre les tranchées depuis plusieurs mois déjà.</p>
<p style="text-align: justify;">Il semble évident, à présent, que les priorités sont mal placées en ce qui a trait au développement des arts et de la culture. Nous en avons déjà parlé dans ces pages, mais cette fois-ci, il ne nous est plus permis d’en douter: au profit de ce Quartier des spectacles, un projet certes honorable, mais pour lequel il n’est pas permis de tout sacrifier, on néglige nos salles, qui disparaissent une à une. À trop vouloir du neuf, nous sommes en train de perdre nos acquis.</p>
<p style="text-align: justify;">Voudrait-on nous faire croire que, malgré le flop du Musée Juste pour rire, il n’y avait pas moyen de sauver le Cabaret et le Studio? Pas moyen de les relocaliser et de les intégrer à ce fameux Quartier des spectacles dont on parle tant? Et si, vraiment, c’était impossible, alors quelqu’un veut-il me dire à quoi bon investir dans un projet qui coûte si cher à notre héritage culturel?</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi qu’il en soit, Montréal perdra en janvier deux de ses salles, deux de plus. On voudrait pouvoir dire qu’on est surpris, mais ce serait un mensonge. Consternés, plutôt. Et dire que Montréal se targue d’être une capitale culturelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ceux qui voudraient profiter une dernière fois du Cabaret Juste pour rire pourront y voir sur scène la talentueuse Elisapie Isaac, le 26 novembre prochain.</em></p>
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		<title>L’édito culturel: Don’t Bother</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 05:13:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est drôle comme on n’hésite pas à crier haut et fort comme on l’aime notre langue, comme elle est belle notre langue, alors que lorsqu’il est temps de la défendre concrètement, peu répondent à l’appel. Rassurez-vous, je ne vous ferai pas endurer un autre discours sur les écoles-passerelles. Ce n’est pas mon département, et d’autres&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/03/l%e2%80%99edito-culturel-dont-bother/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">L’édito culturel: Don’t Bother</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">C’est drôle comme on n’hésite pas à crier haut et fort comme on l’aime notre langue, comme elle est belle notre langue, alors que lorsqu’il est temps de la défendre concrètement, peu répondent à l’appel. Rassurez-vous, je ne vous ferai pas endurer un autre discours sur les écoles-passerelles. Ce n’est pas mon département, et d’autres le feront mieux que moi. Non, ce qui m’intéresse, c’est l’apparente ferveur qui nous habite tous lorsqu’il est question de langue, mais qui se double d’un défaitisme implacable lorsqu’il est temps d’agir.
<p>Dans le dernier numéro du Devoir, Odile Tremblay soulignait que les Français se laissent davantage envahir par l’anglais que les Québécois. On l’a souvent remarqué, sans jamais comprendre tout à fait pourquoi. Le fait est que leur situation est très différente de la nôtre: l’anglais, en France, n’est pas perçu comme une menace. Il est vrai que dans notre petit îlot francophone au cœur de l’Amérique, rien n’est acquis. C’est certainement cette position précaire qui nous fait tenir des discours agressifs contre le rest of Canada, voyant en lui la voix dominante qui veut faire taire notre chuchotement.</p>
<p>Même ici, dans la métropole francophone d’une province francophone, ça ne va pas de soi. À l’intérieur de la bulle mcgilloise, plusieurs remettent en question l’existence d’un hebdomadaire en langue française. C’est, du moins, ce dont nous avons pu être témoins lors d’un certain référendum de la Daily Publication Society tenu au printemps dernier. On nous sert le discours du «c’est pas la peine», «don’t bother». On ne comprend pas l’utilité d’une telle publication, on nous dit qu’on ferait mieux de parler anglais, comme tout le monde. Pourtant, il me semble que c’est dans des situations comme celle-là, dans des environnements où l’anglais est majoritaire, qu’il est plus important de revendiquer la place de notre langue. Si on ne la défend que lorsqu’elle est hors de danger, alors à quoi ça rime?</p>
<p>Le réflexe qu’ont plusieurs, c’est de se révolter contre l’anglicisation plutôt que de s’assurer, à l’inverse, de la présence d’un français fort qui résisterait de lui-même à l’envahisseur, comme l’a déjà fait un certain village gaulois… Nous avons la chance de posséder une culture riche, indépendante, unique. Notre production cinématographique, musicale et littéraire est importante, notre univers médiatique, développé. Nous avons trop à perdre pour laisser le défaitisme nous gagner. La solution, toutefois, n’est pas de rager contre l’américanisation culturelle qui guette notre coin de pays, mais de faire en sorte que notre culture à nous, dans toute sa précarité, soit si fortement consolidée qu’elle en devienne inassimilable.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme il n’y a rien qui ne se fasse sans effort, employons-nous donc à défendre la langue française de façon adéquate. En ce qui nous concerne, ça se fait un numéro à la fois.</p>
</div>
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		<title>Mange ta ville</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/mange-ta-ville/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Oct 2010 23:55:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Le Délit aime...]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des magazines culturels, la télévision nous en propose de toutes sortes. Des prétentieux, des artistiques, des «populaires»… Depuis quelques années, ils se multiplient à une vitesse folle, menaçant de saturer les ondes télévisuelles. Mais un, tout particulièrement, se démarque et s’impose par sa vision originale et, ma foi, incomparable: c’est Mange ta ville. Tout est&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/18/mange-ta-ville/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Mange ta ville</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des magazines culturels, la télévision nous en propose de toutes sortes. Des prétentieux, des artistiques, des «populaires»… Depuis quelques années, ils se multiplient à une vitesse folle, menaçant de saturer les ondes télévisuelles. Mais un, tout particulièrement, se démarque et s’impose par sa vision originale et, ma foi, incomparable: c’est Mange ta ville.</p>
<p>Tout est parfait dans Mange ta ville. Le choix des thèmes, la manière de les traiter, l’animation, les images, le côté juste assez underground… L’émission a maîtrisé, semble-t-il, l’art du magazine culturel comme peu d’autres arrivent à le faire et l’a porté ailleurs, un ailleurs qui nous plaît beaucoup. Chaque semaine, un thème différent est exploré, dérivé, apprêté selon différentes variations. Parmi les thèmes des émissions passées figurent l’absurde, le sexe, la révolte, l’image, le romantisme, le danger… Tant de mots qui évoquent des idées incroyablement vastes, voire universelles, mais que l’équipe de Mange ta ville observe avec précision, en dévoilant leurs multiples facettes. Et elle le fait, à chaque fois, avec intelligence et pertinence.</p>
<p>L’animation de Catherine Pogonat nous emmène dans un monde légèrement décalé mais authentique, atypique mais fascinant. Sa présence à l’écran est unique. Elle orchestre l’émission avec doigté, sans donner dans le cliché de l’animatrice-vedette qui cherche la lumière des projecteurs. Les entrevues sont nombreuses et toujours intéressantes –même lorsqu’elles mettent en vedette d’illustres inconnus–, le ton est particulier et unique, et le propos, toujours intelligent. Pogonat n’anime pas, elle guide Mange ta ville jusque dans les moindres recoins d’un monde à découvrir.</p>
<p>La signature visuelle unique du magazine y est pour beaucoup dans la réussite de l’émission. Le look très cinématographique de celle-ci lui va à merveille, et transforme les fragments qui la composent en autant de scènes indépendantes mais inextricablement liées entre elles. Qu’on y parle de la joie, de l’irrévérence ou du désir, les images sont toujours fortes, comme des clichés en mouvement. Les vues de Montréal sont magnifiques et parviennent à capturer l’essence de la ville, à aller au-delà de ce que l’on est habitué de voir tout en nous présentant un paysage tout à fait familier.</p>
<p>Il semble que l’équipe de Mange ta ville ait un don: celui de créer de magnifiques moments de télévision. Car chaque fragment de l’émission est comme un tableau qu’on voudrait conserver, chaque épisode comme une exploration. </p>
<p>La sixième saison de Mange ta ville débutera mercredi le 20 octobre, à 23h30, sur les ondes de ARTV.</p>
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		<title>The Trotsky</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/the-trotsky/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Oct 2010 01:35:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Léon Bronstein (Jay Baruchel) est un adolescent plutôt particulier. Ayant souffert d’être «l’enfant du milieu» dans une famille juive assez conservatrice, il s’est retiré dans des lectures historiques qui l’ont persuadé qu’il était la réincarnation de Léon Trotsky.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un film canadien, en anglais, dont l’action ne se déroule ni à Toronto, ni à Vancouver, mais à Montréal, voilà qui a de quoi attirer l’attention. Mais si c’est d’abord la curiosité qui nous pousse à poser un oeil sur The Trotsky, on est rapidement conquis. Dès les premières minutes, le ton est donné: on a affaire à une comédie intelligente comme il s’en fait peu.</p>
<p>Léon Bronstein (Jay Baruchel) est un adolescent plutôt particulier. Ayant souffert d’être «l’enfant du milieu» dans une famille juive assez conservatrice, il s’est retiré dans des lectures historiques qui l’ont persuadé qu’il était la réincarnation de Léon Trotsky. Entêté, il compte faire coïncider les événements de sa propre vie avec ceux du révolutionnaire russe. C’est ainsi qu’il entreprend de trouver «son Staline», pour faire de lui son allié, mais, plus important encore, «son Alexandra», celle qui a été le premier grand amour de Trotsky. Cette femme (Emily Hampshire), il la trouvera sur le campus de McGill: une étudiante en droit qui se nomme, elle aussi, Alexandra et qui est de neuf ans son aînée, comme c’était le cas de l’épouse de Trotsky. Dans cet alignement de coïncidences, le jeune Léon voit la confirmation de sa destinée. Il entreprend alors de faire la révolution dans son école secondaire et de mener les étudiants dans une révolte contre la direction du collège.</p>
<p>Jay Baruchel, acteur d’origine montréalaise qui s’est déjà constitué une carrière intéressante à Hollywood et ailleurs, revient donc au bercail pour notre plus grand bonheur. Son jeu est juste et le personnage lui va à ravir. Emily Hamphire est également attachante dans le rôle d’Alexandra, sans toutefois se démarquer outre mesure. C’est à Jacob Tierney qu’il convient de lancer des fleurs, puisque c’est à lui qu’on doit le scénario et la réalisation du film. Ce jeune cinéaste d’à peine trente ans nous livre ici un second long métrage qui ne manquera pas d’attirer l’attention sur lui. Il s’est d’ailleurs distingué aux festivals de Tokyo et de Toronto, de même qu’à l’Atlantic Film Festival. On comprend rapidement pourquoi: l’humour y est abondant sans être facile, les personnages sont attachants et les dialogues sont habiles. </p>
<p>On parle souvent de l’américanisation du cinéma québécois, et il est vrai que The Trotsky a quelque chose de très américain qui va au-delà de la langue. Mais il a également un côté très montréalais: les images de la ville et celles du campus mcgillois sont abondantes et la formation Malajube assure la trame musicale. On y sent également la cohabitation un peu compétitive de deux langues, de deux communautés culturelles, qui fait le propre de Montréal. Lorsque, embarrassée par les ambitions révolutionnaires du héros, sa sœur lui demande s’il n’a pas honte de faire de sa famille la risée de la ville, Léon répond, du tac au tac: «Half the city, Eli. The French don’t care.»</p>
<p>The Trotsky, un film à voir, assurément. Disponible en DVD dès cette semaine. </p>
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		<item>
		<title>Étrange beauté</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/etrange-beaute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 18:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rouge Cabaret: le monde effroyable et beau d’Otto Dix, une exposition fascinante aux mille visages. Au musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 2 janvier.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des visages aux traits déformés, des corps nus qui s’exposent sans pudeur, des sujets étranges et énigmatiques. On entre dans le monde d’Otto Dix, un monde sombre mais coloré, «effroyable» mais «beau». Un monde où la laideur est magnifiée.</p>
<p>Maître du portrait, le peintre allemand nous offre une vue sur les bas fonds de la société, sur la déchéance humaine élevée à des sommets de beauté. Il nous plonge dans un univers de tristesse et de pauvreté, de vieillesse et de disgrâce, où les scènes de bordel et de port ont une place de choix. Il choisit d’exposer un monde débridé, cultive le hideux comme d’autres le font du beau, et parvient, par cela même, à rendre la laideur infiniment belle. Sa maîtrise des couleurs et des reflets est remarquable, et ses traits, d’une infinie précision, sont irréprochables. </p>
<p>Rouge Cabaret s’attache à créer un lien constant entre la carrière artistique du maître et le contexte historique. C’est on ne peut plus pertinent lorsque l’on considère que l’artiste a connu deux guerres mondiales et a vécu en Allemagne sous le IIIe Reich. L’exposition s’ouvre d’ailleurs sur cinquante gravures de la Première guerre mondiale. Le peintre, pour qui «tout art est exorcisme», y présente l’horreur de la guerre dans toute sa terrible splendeur. Des corps mutilés, des champs de bataille ravagés, des maisons en ruines, rien n’est dissimulé. Dans les représentations guerrières de Dix, qui était lui-même soldat à l’époque, rien de noble, rien de glorieux.</p>
<p>Au fil de l’exposition, on explore les différentes phases qui ont marqué la carrière de l’artiste: la guerre, la période dada, les portraits de femmes, puis l’ère de la censure sous Hitler. Toujours, la trame historique reste bien présente, même si l’attention du visiteur est avant tout happée par l’étrange attrait des sujets choisis par l’artiste, qui ont tous des airs de bêtes de cirque, de clowns tristes. Ces corps et ces visages presque monstrueux et pourtant si humains fascinent, intriguent, dérangent. Certaines représentations flirtent avec le grotesque et le burlesque, d’autres sont carrément horribles. Plusieurs toiles s’imposent avec violence. Mais toujours, l’œil observe avec intérêt, ne peut se détacher du spectacle «effroyable et beau» imaginé par Dix.</p>
<p>Un portrait, particulièrement, attire l’attention: le Portrait de l’avocat Hugo Simons. Pas parce qu’il est plus réussi que les autres, quoique son exécution soit impeccable, mais parce que près de lui est placée une photographie du sujet. Le visiteur constate alors que la représentation de l’avocat n’est guère fidèle à la réalité. Tout au plus peut-on reconnaître quelques traits, un je-ne-sais-quoi de familier dans la lèvre inférieure C’est vers la fin de l’exposition que l’observateur est amené à comprendre que cette étrangeté et ce côté mystérieusement atypique des toiles ne viennent pas de leurs sujets, mais sont issus de l’imagination même du peintre. C’est là, assurément, que réside toute la grandeur de l’entreprise artistique d’Otto Dix. </p>
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		<title>Une nuit au musée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/une-nuit-au-musee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 05:01:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est cette semaine que reprennent les Vendredis Nocturnes du Musée dart contemporain de Montréal, qui avaient fait relâche durant une partie de l’été. Ces événements proposent une formule intéressante qui existe depuis quelques années déjà: tous les premiers vendredis du mois, le MAC organise des soirées où la musique côtoie les arts visuels. Une prestation&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/une-nuit-au-musee/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Une nuit au musée</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est cette semaine que reprennent les Vendredis Nocturnes du Musée dart contemporain de Montréal, qui avaient fait relâche durant une partie de l’été. Ces événements proposent une formule intéressante qui existe depuis quelques années déjà: tous les premiers vendredis du mois, le MAC organise des soirées où la musique côtoie les arts visuels. Une prestation d’une heure prend place entre les murs de l’établissement, et les musiciens qui font la tête d’affiche sont toujours trendy, puisés à même le riche bassin musical montréalais ou venus de l’étranger animer les espaces du musée. Parallèlement à cela, toutes les salles ouvrent leurs portes et les visiteurs sont invités à parcourir les expositions, un verre à la main. </p>
<p>Des initiatives comme celle-ci doivent être saluées, puisqu’elles contribuent à rendre plus accessible l’art contemporain, qui demeure pour plusieurs hermétique et difficile d’approche. Par le passé, plusieurs formations on ne peut plus intéressantes ont participé à ces soirées, notamment We Are Wolves et Plants and Animals, contribuant à attirer un nouveau public entre les murs de l’établissement. </p>
<p>La prochaine édition des Vendredis Nocturnes du MAC se tiendra le 1er octobre et accueillera le français Koudlam, peu connu au Québec mais qui, assurément, saura faire danser les montréalais. Le jeune compositeur, qui est l’un des rares artistes français à chanter dans la langue de Shakespeare, allie rythmes techno et mélodies accrocheuses pour créer des pièces entraînantes. Sa voix, des plus particulières, donne à ses chansons une personnalité originale à laquelle il est difficile de résister. Entre deux danses, les visiteurs pourront découvrir l’exposition Borduas: Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes, qui se terminera quelques jours seulement après la tenue de l’événement. Une bonne occasion d’y jeter un coup d’œil pour ceux qui n’auraient pas eu la chance de se rendre au MAC cet été.</p>
<p>On est donc heureux de voir revenir ces soirées originales et toujours intéressantes, à l’image d’un musée souvent négligé par les montréalais. Et si l’édition du mois d’octobre est une belle occasion de découvrir un artiste français méconnu des québécois, il ne faudra pas non plus manquer les prochaines soirées du MAC. En novembre, notamment, Le Husky, ce jeune artiste émergent qui ne cesse de faire parler de lui depuis quelques années, s’y produira.</p>
<p>Les performances des Vendredis Nocturnes ont lieu à 19h, mais les salles d’exposition sont ouvertes au public dès 17h. Le prix de l’entrée est de 15$ et on applique le principe du premier arrivé, premier servi.</p>
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		<title>La poésie n’est pas morte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/21/la-poesie-n%e2%80%99est-pas-morte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 20:06:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Édito culturel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile de ne pas être nostalgique du temps où les mots étaient chargés d’une infinie portée, où ils n’étaient pas encore banalisés par le tourbillon technologique. Pourtant, il faut savoir vivre avec son temps. Et si je me sens parfois un peu anachronique, il faudra pourtant que je m’y fasse.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’incorrigible amoureuse des mots que je suis a fait un tour du côté du Festival international de la littérature, ce week-end. Je me suis assise sur l’un des sièges disposés en estrade de la Cinquième salle pour assister ‑pour la troisième fois en quelques années- à une représentation de l’incroyable et saisissant Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent. Et comme j’attendais, fébrile, que le spectacle commence, comme je regardais les spectateurs prendre place dans la salle, je me suis dit, tout de même, qu’il reste des gens pour se déplacer et venir entendre, voir et sentir le pouvoir des mots. Le public, encore et toujours, est au rendez-vous. La poésie n’est pas morte.</p>
<p>À une époque où les médias sont devenus les «nouveaux médias», où la page a laissé sa place à l’écran illuminé, où la culture se consomme sur le pouce, en instantané, la pente est déjà bien entamée vers une désacralisation générale de la culture. Et attention, cette pente, elle est glissante. Je sais, je sais, on en parle déjà beaucoup. Mais c’est le lot de notre génération, qui s’est trouvée placée à un tournant –technologique, culturel, médiatique–, que de s’interroger sur ce que deviendra la société une fois ce tournant effectué. Nos parents ont voulu tout changer; nous, nous sommes en perpétuelle hésitation entre l’ancien et le nouveau, entre ce qui était et ce qui sera.</p>
<p>Nous avons vécu –et nous vivons toujours– une véritable explosion de l’univers médiatique, qui a eu des répercussion gigantesques sur la sphère culturelle. Et si nous avons gagné beaucoup de cette transformation, il me semble que nous y avons aussi perdu quelque chose. Au milieu de l’abondance, de l’accessibilité, de l’instantanéité, quelle place reste-t-il pour la beauté? Il me semble parfois que nous perdons graduellement notre capacité à nous émerveiller, à nous extasier devant la beauté des mots, de la parole. Il n’y a plus de place que pour la vitesse, alors qu’il est si bon, parfois, de savourer la lenteur. Heureusement que demeurent, debout dans la tempête, quelques braves qui font, encore et toujours, le culte de cette beauté devenue rarissime.</p>
<p>Sur la scène de la Cinquième salle, les acteurs et les passeurs de mots s’agitent. Ils prêtent leur voix à des textes connus et moins connnus, ils mettent leur corps au service de la littérature. Et dans cette mise en mouvement du texte, dans cette fresque magnifique venue célébrer la parole et les mots, il me semble voir quelque chose comme un acte de résistance. Un cri du coeur pour que la beauté ne soit pas oubliée. Rien d’étonnant à ce que les frissons me viennent à entendre ainsi déclamés les vers de Miron et de Nelligan, de Rimbaud et de Joyce.</p>
<p>Difficile de ne pas être nostalgique du temps où les mots étaient chargés d’une infinie portée, où ils n’étaient pas encore banalisés par le tourbillon technologique. Pourtant, il faut savoir vivre avec son temps. Et si je me sens parfois un peu anachronique, il faudra pourtant que je m’y fasse.</p>
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		<title>Combustion spontanée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/21/combustion-spontanee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 19:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Random Recipe, c’est l’union improbable de quatre personnes –Frannie, Fab, Liu-Kong et Vincent– qui ne semblent avoir véritablement qu’une chose en commun: la volonté de faire de la musique, à leur manière, et d’avoir le plus de plaisir possible en cours de route.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Random Recipe résiste à toute classification, ne s’insère dans aucun genre. La formation allie des styles musicaux qui n’ont rien en commun, à une époque où l’hybridité artistique a la cote. Mais elle le fait si bien et de manière si naturelle qu’on ne saurait voir dans son entreprise une tentative désespérée de suivre l’air du temps. Au contraire, ce qui les place au-dessus de tous ces musiciens qui mêlent les genres pour mieux se démarquer, c’est que le folk-hip-hop-jazz-électro à la Random Recipe ne ressemble vraiment à rien de connu. Ne sachant pas trop quel créneau inverstir, ils ont créé le leur et l’ont fait avec brio.</p>
<h4>À l’origine il y avait deux voix</h4>
<p>Random Recipe, c’est l’union improbable de quatre personnes –Frannie, Fab, Liu-Kong et Vincent– qui ne semblent avoir véritablement qu’une chose en commun: la volonté de faire de la musique, à leur manière, et d’avoir le plus de plaisir possible en cours de route. La rencontre de quatre personnalités, de quatre esthétiques, de quatre influences diamétralement opposées ne pouvait se faire que par hasard et, franchement, quel heureux hasard!</p>
<p>Tout a effectivement commencé par la rencontre fortuite de Frannie et Fab qui se rendaient un soir au même spectacle, et ont fini par improviser un «jam hippie» dans l’appartement de Frannie. À l’époque, avoue la chanteuse, «je connaissais trois accords et je ne chantais pas». Fab, elle, faisait du beat-box, comme ça, pour le plaisir. Ni l’une ni l’autre n’envisageait faire carrière dans la musique. Et pourtant. </p>
<p>Les deux filles ont rapidement pris goût à ces séances de freestyle improvisées et elles se sont mises à se produire en public, sur les coins de rues, n’importe où. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que le bouche à oreille fasse son travail et que s’amorce la vague qui a porté le groupe jusqu’à la production d’un premier album, presque trois ans plus tard. «On n’a pas eu à cogner aux portes» confie Frannie. Le public, instantanément séduit, a fait tout le travail. On s’est mis à parler d’elles, à écrire à propos d’elles sur les blogues culturels et musicaux, tant et si bien que, bientôt, elles sont devenues presque malgré elles un «vrai groupe». C’est lorsqu’ont commencé les prestations plus «organisées» que le duo est devenu quatuor, afin de donner aux voix un support qui les éloignerait de la formule jam. Les spectacles se sont multipliés –le premier a eu lieu au Quai des brumes–, puis les rencontres avec les maisons de disques. La machine était lancée. «Je ne comprends toujours pas comment ça se fait qu’on soit rendus là», s’étonne Frannie.</p>
<h4>Une question de confiance</h4>
<p>Dès leurs débuts, les membres de Random Recipe attirent la confiance, tant celle du public que des gens de l’industrie. Alors qu’eux-mêmes ne s’en croyaient pas capables, on leur assure qu’ils doivent faire un album. «On ne se prend pas au sérieux. […] On fait ça avec candeur», souligne la chanteuse. Mais il reste que ce qu’ils considèrent comme une simple partie de plaisir, d’autres y voient un énorme talent musical, un son unique, une présence scénique hors du commun. C’est donc portés par la confiance que d’autres leur vouent qu’ils en sont venus à produire un album, malgré leur difficulté à croire à ce qui leur arrive.</p>
<p>Fold it! Mold it!, c’est quatre mondes en un. Frannie Holder précise: «On a tous une façon différente de percevoir l’album. Si ça avait été juste de Fab, on aurait fait du Lil Wayne […]. Moi, je suis plus du genre Coco Rosie.» Il a fallu, souligne-t-elle, trouver un réalisateur qui saurait comprendre ces quatre visions et qui, surtout, saurait les combiner, mais pas de n’importe quelle manière. C’est à Philippe Brault que revient cette tâche, qu’il remplit admirablement. L’album a été enregistré en une semaine, avec un objectif en tête: s’éloigner le moins possible du live. Chaque chanson a donc été captée comme on l’aurait fait d’un jam, plutôt que d’enregistrer chaque musicien sur une piste différente. Résultat: un album qui n’est ni poli, ni léché, où l’on privilégie l’authenticité à la perfection.</p>
<p>À présent, souligne Frannie, «ce n’est plus entre nos mains», et c’est sans doute ce qui fait le plus peur aux membres d’un groupe habitué au freestyle et à la spontanéité. Une fois les chansons fixées sur l’album, plus rien n’est «aléatoire». «Je suis déjà tannée de faire «&nbsp;Shipwreck&nbsp;»», avoue la chanteuse en parlant du single de leur tout nouvel album. Mais si l’idée de pouvoir de moins en moins se laisser aller aux divagations du freestyle l’inquiète un peu, elle ajoute, simplement, que «le jour où ce ne sera plus naturel, ce ne sera plus le fun, et je vais arrêter». Souhaitons seulement que ce jour ne vienne pas trop vite.</p>
<h4>Ici et partout à la fois</h4>
<p>Le ciment qui unit les quatre membres de Random Recipe, c’est la tournée. Et ils ont déjà eu l’occasion de vivre l’expérience à fond, puisqu’ils se sont promenés cet été un peu partout au Québec pour aller commencer l’automne à Paris, rien de moins. C’est sur scène, ajoute Frannie, que le groupe prend toute son énergie et qu’il trouve sa véritable raison d’être. «Tu reçois de l’amour à chaque fois que ça applaudit» s’exclame la chanteuse, une étincelle dans les yeux. On sent bien que, sans cet amour de la scène, sans l’envie, à chaque fois, de reconnecter avec le public, Random Recipe ne se serait jamais rendu jusqu’à la production d’un album. «Le studio aussi, c’est le fun», concède Frannie, mais rien n’égale à ses yeux l’expérience d’un spectacle live. «On est proches de notre public, il n’y a pas de barrière.» Quiconque a déjà assisté à un spectacle de ces quatre larrons peut en témoigner: Random Recipe sur scène, ça déménage. Maintenant que l’album est lancé, le groupe veut tout simplement tourner le plus possible. «On va jouer où on veut bien nous entendre», lance Frannie avec enthousiasme. La formation peut d’ailleurs espérer le meilleur: l’accueil en Europe a été des plus chaleureux, et ils courtisent déjà nos voisins du Sud.</p>
<h4>In english, please…</h4>
<p>Random Recipe a choisi de chanter en anglais, même si, comme le souligne Frannie, ce n’était pas un choix à proprement parler. Les quatre membres ont si peu pensé à former un groupe, si peu planifié les événements des dernières années qu’on ne saurait véritablement parler d’une décision consciente. L’anglais s’est plutôt imposé de lui-même, explique la chanteuse. «Je pense qu’en français ça n’aurait pas aussi bien fonctionné» dit-elle, expliquant que chaque style musical appartient en quelque sorte à une langue. L’anglais «s’écoute différemment du français», souligne-t-elle, et il a «collé» tout naturellement à la musique qu’ils faisaient. Et puisque le mot d’ordre, chez Random Recipe, c’est le naturel avant tout, c’est donc dans la langue de Shakespeare qu’ils s’expriment aujourd’hui.</p>
<p>Cela dit, le groupe s’étonne de son succès auprès des francophones. Alors qu’ils s’attendaient à se constituer un public essentiellement anglophone, tout le contraire s’est produit. </p>
<p>C’est également vrai du côté des médias: Frannie ne compte plus les articles parus dans le Voir au sujet de la formation, alors qu’un seul est paru dans les pages du Hour.<br>
Après avoir rencontré Le Délit, Frannie Holder a rejoint les autres membres de Random Recipe, question de préparer un stunt dans le métro qui aurait lieu le soir même. Le 14 septembre dernier, le groupe a investi un wagon de la ligne orange, direction Côte-Vertu, et a offert à quelques caméras et une poignée de fans un spectacle improvisé dans le «dernier métro». Du grand Random Recipe.</p>
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		<title>Belliard et les étoiles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/14/belliard-et-les-etoiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 02:11:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Belliard s’inscrit dans une lignée d’auteurs-compositeurs-interprètes qui ont la cote en ce moment (Le Husky, David Marin, Yann Perreau...) et qui choisissent d’investir seuls l’espace créatif entre eux et leur public.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alexandre Belliard lançait récemment son troisième album, Des fantômes, des étoiles, après plusieurs années de silence. Le titre est à l’image de ce nouvel opus: un alliage tout en douceur et en simplicité de textes intimistes et de mélodies travaillées.</p>
<p>Belliard s’inscrit dans une lignée d’auteurs-compositeurs-interprètes qui ont la cote en ce moment (Le Husky, David Marin, Yann Perreau…) et qui choisissent d’investir seuls l’espace créatif entre eux et leur public. Je dis «seuls», mais entendons-nous: ils sont évidemment accompagnés de musiciens talentueux et de toute une équipe. Ce qui les distingue, toutefois, c’est le côté tout personnel de leur approche, le regard unique qu’ils posent sur le monde et qu’ils mettent en musique. Ce sont également des textes où le «je» et le «tu» prédominent, et où l’on invite l’auditeur à se plonger dans une tranche de la vie de l’artiste. Si le jeune compositeur ne va pas aussi loin que Yann Perreau ‑qui est un cas à part, vous en conviendrez- il reste que ses mélodies accrocheuses servent admirablement des textes simples et authentiques, qui sortent de l’ordinaire, tant par leur fraîcheur que par leur justesse.</p>
<p>Les mots de Belliard révèlent une sensibilité vraie, teintée d’une certaine naïveté, c’est vrai, mais qui dénote un réel désir de dire les choses telles qu’elles sont pour lui, sans artifice ni détour. En un mot, le musicien derrière Des fantômes, des étoiles se joint sans détonner à ses contemporains, tout en se forgeant une place bien à lui.</p>
<p>On ne s’étonne pas qu’Éric Goulet soit derrière la réalisation de l’album. En effet, la parenté est certaine entre le son de Belliard et celui, clair et mélancolique, de l’interprète de Monsieur Mono. </p>
<p>On leur trouve même des ressemblances dans la voix, et l’association semble toute naturelle. Il a assurément profité à Belliard d’avoir pour guide un artiste dont le talent est incontestable, et dont l’écriture est à ce point aboutie. Dans des chansons comme la très belle «Marie les ombres», Alexandre Belliard met en musique non pas une histoire, mais une émotion pure, et il le fait admirablement. La simplicité qu’il cultive est alors une richesse inestimable: ce sont les mots, des mots méticuleusement choisis, qui sont à l’avant-plan et qui font tout le travail. Il en va de même pour des pistes comme «Étrange que tu ne meures jamais» ou «Aujourd’hui je suis malheureux», toutes deux magnifiques dans leur dépouillement.</p>
<p>Alexandre Belliard semble accorder sa voix à celle d’une génération d’artistes qui revendique une expérience individuelle du monde. C’est sans prétention qu’il nous livre donc son univers à lui, et il est assurément agréable d’y planer, quelque part entre les fantômes et les étoiles.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Blogothèque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/07/la-blogotheque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 06:45:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Le Délit aime...]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que nous préférons de la Blogothèque? Définitivement ses «concerts à emporter», de véritables petits bijoux pour les yeux et les oreilles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un blogue, c’est français, et c’est l’une des meilleures adresses du web! Le mandat de la Blogothèque est simple: promouvoir et diffuser de la musique tout en offrant un média original et de qualité.</p>
<p>Ce que nous préférons de la Blogothèque? Définitivement ses «concerts à emporter», de véritables petits bijoux pour les yeux et les oreilles. Ces vidéos de quelques minutes nous invitent dans l’univers d’un artiste ou d’un groupe, et ce de manière absolument unique. Les performances ont presque toujours lieu dans des endroits inusités ou au charme tout particulier et le résultat est épatant. Les images sont magnifiques, le choix des performeurs est toujours juste et la beauté et l’émotion sont à chaque fois au rendez-vous.</p>
<p>Pourquoi en parler ici?  Eh bien parce que plusieurs artistes québécois ou canadiens sont passés devant la caméra des «concerts à emporter». En effet, il semble que l’équipe de la Blogothèque affectionne tout particulièrement certains de nos talents montréalais. C’est ainsi que Karkwa a enregistré quelques chansons dans un sentier de la campagne française, que Malajube a entonné son «Montréal ‑40°C» dans les rues de la capitale, que Patrick Watson a fait entendre sa voix d’ange dans le métro parisien et que Arcade Fire nous a offert «Neon Bible» en direct de la cabine d’un ascenseur.</p>
<p>La Blogothèque, c’est aussi Sufjans Stevens, The Shins et Plants and Animals. C’est Bloc Party, Wilco et Bon Iver. Mais c’est également et surtout une foule d’artistes et de groupes méconnus du grand public et une fabuleuse manière de faire de belles découvertes. Car en même temps que l’on découvre une nouvelle voix, un nouveau son, on est amené à se délecter d’images pour le moins magnifiques, captées par une équipe qui, décidément, a su créer un espace de diffusion hors du commun. </p>
<p>Allez‑y : www.blogotheque.net</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chante-la ta chanson</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/07/chante-la-ta-chanson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 06:36:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Édito culturel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À en croire certains –Mme Dominique Goulet du Festival d’été de Québec, pour ne pas la nommer–, les temps changent et il faut s’y faire. La plupart d’entre vous sont probablement déjà familiers avec les propos pour le moins dérangeants tenus par l’organisatrice du FEQ: la chanson d’expression française aurait «peu d’avenir» dans une industrie dominée par l’anglais</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ils ont été nombreux à la célébrer, notre chère langue française! Il y a eu Miron et ses copains de la Révolution tranquille, qui l’ont fait avec beaucoup de ferveur parce que portés par un indomptable instinct de survie linguistique, et puis il y a eu Serge Fiori, Claude Léveillé, Jean-Pierre Ferland et les autres, chacun à leur manière. La langue était au cœur de leur art. </p>
<p>Mieux: leur art, c’était la langue.</p>
<p>Les choses ne sont-elles plus les mêmes?</p>
<p>À en croire certains –Mme Dominique Goulet du Festival d’été de Québec, pour ne pas la nommer–, les temps changent et il faut s’y faire. La plupart d’entre vous sont probablement déjà familiers avec les propos pour le moins dérangeants tenus par l’organisatrice du FEQ: la chanson d’expression française aurait «peu d’avenir» dans une industrie dominée par l’anglais, a‑t-elle confié en juillet dernier au quotidien Le Devoir. On aurait pu penser que ce constat encouragerait la dame à prendre des mesures pour la promotion de sa langue. Que nenni! «If you can’t beat them, join them!», qu’elle s’est dit.</p>
<p>Allons donc, Mme Goulet! Vous voulez qu’on vous aide à examiner la situation de plus près?<br>
C’est vrai, beaucoup d’artistes choisissent de chanter en anglais. Et nous n’avons rien contre les artistes anglophones, au contraire. Il y en a de très bons.</p>
<p>Mais dire des choses pareilles, c’est un peu comme trahir la musique d’ici, comme parler dans son dos. C’est comme rire d’elle devant tout le monde dans la cour d’école sous prétexte qu’elle est moins populaire que les autres enfants; ça ne se fait pas. Et lorsqu’on est un acteur important de la scène culturelle du Québec, lorsqu’on a pour mandat de veiller à sa promotion et à son épanouissement, on a certaines responsabilités. Parmi celles-ci, celle de ne pas considérer la défrancisation comme un état de fait qui échappe à tout contrôle. Celle, aussi, de prendre les moyens –puisque les moyens, on les a!– pour que la chanson française occupe la<br>
place qui lui revient dans notre paysage culturel.</p>
<p>Cela dit, nous avons de la chance, car la scène montréalaise et québécoise regorge d’artistes qui ont à cœur de participer au foisonnement et à l’effervescence de la culture d’ici, que ce soit dans l’une ou l’autre des deux langues officielles. Ceux-là, ils nous sauvent des autres qui, comme Dominique Goulet, s’évertuent à faire croire à nos artistes qu’ils sont nés pour un petit pain. Car c’est trop souvent le cas –et depuis longtemps–, et cela touche à tous les aspects de la culture au Québec, tant en littérature qu’en musique ou en cinéma.</p>
<p>Et pourtant.</p>
<p>Pourtant, la production culturelle au Québec gagne chaque année en importance. Pourtant, nos artistes s’illustrent de plus en plus à l’étranger. Karkwa, Malajube et Pierre Lapointe, par exemple, vont souvent faire leur tour de l’autre côté de l’Atlantique et ils sont parvenus à s’y constituer un public fidèle. Et puis il y a le nouvel enfant chéri du cinéma québécois, un certain Xavier Dolan, qui collectionne les prix internationaux comme d’autres collectionnent les timbres.</p>
<p>Mais on a si longtemps rabâché à nos artistes qu’ils demeureraient à jamais confinés à l’intérieur des limites d’un «petit marché» qu’on ne peut plus s’étonner, à présent, qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour se sortir de cet étau. Certains le font en cherchant par tous les moyens à repousser les limites qu’on leur a imposées. D’autres tournent le dos à leur langue, y voyant un obstacle qu’il les empêchera d’avancer.</p>
<p>Si on continue à les encourager en ce sens, pourquoi diable feraient-ils autrement?</p>
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		<title>Sans titre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/sans-titre-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 05:21:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Cahier Création]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je voudrais coucher mon corps sur ton corps. M’étendre sur toi, de tout mon long. Je voudrais que nous ne fassions pas l’amour, que nous restions seulement là, couchés et horizontaux, moi sur toi. Que tout un côté de mon corps touche tout un côté du tien, que tes bras se replient sur moi et qu’on y reste des heures. S’il faisait soleil, ce serait encore mieux. J’aurais la chaleur du soleil dans le dos, et ta chaleur à toi contre mon ventre. Je serais bien.</p>
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		<title>Au fil des pages</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/09/au-fil-des-pages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 13:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’écrivain québécois Jacques Godbout publie aux Éditions du Boréal le sinueux parcours d’un lecteur passionné.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jacques Godbout, en plus d’avoir enrichi le paysage littéraire québécois de nombreux romans devenus célèbres, de plusieurs essais et de quelques poésies, s’est également fait chroniqueur entre les pages de <em>L’actualité</em>. Aujourd’hui, l’auteur de <em>Salut Galarneau!</em> revient sur trente années durant lesquelles il a partagé avec les lecteurs de la revue ses découvertes littéraires et, en même temps, ses impressions, ses réflexions et un peu de lui-même.</p>
<p>La plume de Godbout nous propose un voyage à travers des milliers de pages parcourues, des centaines de titres, nous ramenant au moment de leur publication. Il nous raconte sa lecture d’un Milan Kundera en exil, d’un Hubert Aquin tourmenté, d’une Françoise Sagan à l’intensité maladive. Il nous fait le récit incroyable d’une rencontre avec Roman Polanski dans les rues de Paris, sur la banquette arrière de sa rutilante Mercedes, il entre dans l’esprit excentrique du cinéaste Stanley Kubrick et cerne en quelques mots l’homme complexe qu’était Albert Camus. Il dresse également des portraits teintés d’admiration de certains auteurs d’ici, notamment François Ricard et Gil Courtemanche.</p>
<p>Amateur de biographies, Godbout choisit de faire découvrir à ses lecteurs celles qui l’ont particulièrement marqué. C’est ainsi qu’il évoque avec beaucoup de puissance la folie autodestructrice d’Elvis Presley, abordant de manière unique une vie que les médias nous ont pourtant rendue familière. L’écrivain nous offre également le récit sensationnel de la lecture qu’il a faite d’une biographie des Beatles, retraçant leurs bon coups mais surtout leurs écarts. Il le fait avec une telle adresse que si le lecteur a tout de suite envie de jeter un oeil au livre en question, il ne peut s’empêcher de craindre que l’auteur n’ait pas su mettre dans sa narration autant de verve et d’habileté que ne l’a fait le chroniqueur. C’est dire à quel point ses comptes- rendus sont réussis.</p>
<p>Plusieurs des textes que choisit de présenter Godbout abordent des enjeux politiques, économiques, religieux et sociaux qui révèlent certaines préoccupations de l’époque de leur publication. Le recueil nous propose ainsi un survol des mouvements politiques, sociaux et intellectuels qui ont façonné les trente dernières années, de l’ère de la psychanalyse à celle des nouveaux médias. Le lecteur est ainsi amené à revivre avec Godbout les changements qui ont touché le Québec et le reste de la planète, tout en constatant que, malgré le passage du temps, plusieurs des sujets abordés sont toujours d’actualité.</p>
<p>À travers plus d’une centaine de chroniques, l’écrivain dresse un portrait du monde dans lequel il vit, un monde habité par les mots et par leurs auteurs, un monde qui se construit et se modifie au fil des lectures et des réflexions qu’elles ont provoquées. Il le fait toujours sur un ton unique, alliant simplicité et intelligence, et c’est avec plaisir qu’on retrouve l’écriture fluide et savoureuse de Godbout, qui sait être toujours juste dans le choix des mots. L’auteur, dont l’objectif était de donner envie à ses lecteurs d’aller fouiller dans leurs vieux bouquins, a indéniablement réussi son pari. <em>Lire, c’est la vie</em> coule de source, se savoure, se lit par petits bouts, sans se presser. Mais, plus que tout, il donne envie de lire.</p>
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		<title>C’est pas la faute à Yoko</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/02/c%e2%80%99est-pas-la-faute-a-yoko/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 02:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai les nerfs en boule, ces jours-ci. J’ai envie de chiâler, je ne sais pas trop pourquoi. C’est peut-être la grogne qui a entouré les cérémonies d’ouverture des Jeux de Vancouver et la mémorable performance de notre Quasimodo national qui me font cet effet-là. Toujours est-il que, cette semaine, le Délit sera mon département des&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/03/02/c%e2%80%99est-pas-la-faute-a-yoko/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">C’est pas la faute à Yoko</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai les nerfs en boule, ces jours-ci. J’ai envie de chiâler, je ne sais pas trop pourquoi. C’est peut-être la grogne qui a entouré les cérémonies d’ouverture des Jeux de Vancouver et la mémorable performance de notre Quasimodo national qui me font cet effet-là. Toujours est-il que, cette semaine, le <em>Délit</em> sera mon département des plaintes. Il y a certaines choses qui me tapent sur les nerfs depuis longtemps, et c’est aujourd’hui que ça sort.</p>
<p>Ma première montée de lait sera littéraire, amis lecteurs. Parce que j’en ai marre de l’autofiction. Marre de voir se publier, année après année, une multitude de romans qui se ressemblent tous et qui mettent en scène des jeunes gens tourmentés en quête d’amour et d’un sens à leur vie. Marre que n’importe qui puisse s’improviser écrivain en romançant un peu son quotidien et en y ajoutant quelques «dit-il» et quelques «rétorqua-telle». Marre, marre, marre. Bon, je l’avoue, c’est peut-être un peu par jalousie que je m’emporte. Parce que moi aussi je rêve de publier un joli petit roman, avec mon nom sur la jaquette et mes mots imprimés, noir sur blanc, sur chacune des pages. Je suis jalouse et ça m’enrage. En fait, je suis à un cheveu de m’y mettre, moi aussi, à l’autofiction. En désespoir de cause, j’inventerai une héroïne attachante malgré sa complexité, lui donnerai mon nom et l’affublerai d’un passé tumultueux. Je la ferai flirter avec la drogue, lui mettrai sur les bras une famille dysfonctionnelle et m’arrangerai pour qu’elle soit vaguement dépendante affective. À moi la gloire!</p>
<p>Et tant qu’à me débarrasser de toutes mes vieilles rancoeurs, qu’est-ce qu’ils avaient d’affaire à nous enlever notre Spectrum? Je m’ennuie du Spectrum. D’accord, il s’était transformé en une véritable dompe, il tombait en morceaux, mais il me semble que la Ville aurait pu intervenir. On ne cesse de prétendre que Montréal est la Mecque culturelle d’Amérique du Nord. C’était le temps de le prouver, nom de Dieu! Et quelle meilleure manière de le prouver, justement, qu’en ne laissant pas s’éteindre cet endroit mythique? Cela fera trois ans cet été que l’établissement a fermé ses portes, et malgré tout le faste déployé pour nous faire oublier la tragédie en nous en mettant plein la vue avec le Quartier des spectacles, il y a un vide. Certaines erreurs ne peuvent pas être réparées. Il est trop tard et c’est bien dommage.</p>
<p>Ensuite, qu’on se le dise, la séparation des Beatles, c’était pas la faute à Yoko! Je sais que ce n’est pas une préoccupation très actuelle, mais il y a longtemps que je veux en parler. J’en parlerai donc. Oui, d’accord, elle n’avait pas l’air trop commode, la copine de Lennon. Mais est-ce qu’on peut s’entendre sur une chose? De passer, en moins de dix ans, de pur inconnu à vedette planétaire, de ne plus pouvoir aller nulle part sans que des dizaines de filles s’évanouissent à tes pieds, ça te gonfle l’amour-propre de manière assez exceptionnelle. Multipliez ça par quatre et pensez‑y une minute. Le choc de ces quatre égos, ça a dû être assez terrible par moments! Vers la fin, les Bealtes, ils devaient être plutôt insupportables, au fond! Ça ne leur enlève rien, remarquez. Ils étaient géniaux, ces garçons! Seulement, je ne suis pas sûre que Yoko ait eu grand chose à voir làdedans.</p>
<p>Voilà, c’est dit.</p>
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		<title>Comme un homme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/02/comme-un-homme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 13:00:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La cinéaste Léa Pool nous offre <em>La Dernière Fugue</em>, adapté depuis le roman <em>Une Belle Mort</em> de Gil Courtemanche. Un film touchant et authentique qui parle de vie, de mort et de tout ce qu’il y a entre les deux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Léa Pool, qui nous a entre autres présenté <em>Emporte moi </em>(1999) et, plus récemment, <em>Maman est chez le coiffeur</em> (2008), nous revient avec sa plus récente réalisation, dont elle a également co-écrit le scénario. Une nouvelle pierre est posée dans l’édifice érigé par l’une des grandes cinéastes d’ici.</p>
<p><em>La Dernière Fugue</em> traite d’abord et avant tout d’humanité. Anatole, à l’aube de ses soixante-quinze ans, n’est plus que l’ombre de l’homme qu’il a été: atteint de la maladie de Parkinson, il a perdu toute son autonomie. Sa femme, pourtant, refuse de le placer en institution, faisant la sourde oreille aux recommandations de ses enfants. Le vieil homme s’enfonce donc, jour après jour, dans une solitude douloureuse qui lui est imposée par les limites de son propre corps. Lui qui, autrefois, était fier et orgueilleux, se voit infantilisé, rabaissé par la maladie et les regards blessants des membres de sa propre famille. Le film nous montre dans toute sa violence la colère d’un homme qui ne souhaite que retrouver un peu de sa dignité. C’est son petit-fils qui, le premier, le prendra en pitié et voudra lui offrir «une belle mort». Il convainc son oncle, André, de l’aider dans ce projet. Mais à quel point peut-on avoir pitié d’un père absent et égoïste? Et comment faire un choix entre le calvaire de la vie et la peur de la mort? Pour André, ce sera l’occasion de faire la paix avec son père, d’effacer les vieilles rancunes et de réparer les erreurs commises.</p>
<p>Andrée Lachapelle est gracieuse et élégante, comme toujours. Elle est parfaite dans le rôle de l’épouse qui, épuisée, tente de s’occuper du mieux qu’elle peut de «l’être humain qu’elle connaît le mieux». Jacques Godin, qui incarne le patriarche, est convainquant dans un rôle pourtant difficile. Le jeune Aliocha Schneider, dont c’est le premier grand rôle au cinéma, est étonnant et sait aller au-delà du rôle de l’adolescent de service. Mais celui qui brille véritablement, dans ce tableau, c’est Yves Jacques, l’interprète d’André. Encore une fois, il fait la démonstration de son immense talent en nous offrant un jeu sans faille.</p>
<p>Léa Pool a choisi d’opter pour le dépouillement, de laisser toute la place aux émotions, servant à merveille le texte de Gil Courtemanche. La signature visuelle est simple, sans flafla, et intègre plusieurs gros plans judicieusement choisis. La caméra s’attarde ainsi sur des petits détails qui font toute la différence: les mains d’Anatole, l’aiguille du tourne-disque, le regard d’André… Si le rythme du film est plutôt lent – la première moitié se déroule en l’espace d’une seule soirée de Noël -, on ne ressent toutefois aucune longueur. Même les quelques <em>flashbacks</em> sont magnifiquement intégrés, grâce à l’oeil expert de Léa Pool.</p>
<p><em>La Dernière Fugue</em> est avant tout un film sur la famille, qui y est dépeinte sans artifices et dans toute son imperfection. C’est un film sur le profond respect d’un fils pour son père, et sur l’amour maladroit d’un homme pour ses enfants et petits-enfants. C’est aussi un film sur la mort, sur le temps qui passe et celui qui nous reste. Une oeuvre remplie de bon sentiments – et de moins bons aussi – qui ne saurait laisser indifférent.</p>
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		<item>
		<title>Illuminations montréalaises</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/16/illuminations-montrealaises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 13:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La onzième édition du Festival Montréal en Lumière est à nos portes. L’espace de quelques jours, la ville s’animera d’une foule d’activités culturelles et artistiques qui auront tôt fait de dissiper la froideur de l’hiver.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival Montréal en Lumière est un îlot de chaleur au coeur de l’hiver. C’est la ville des festivals qui cesse d’hiberner et qui sort de sa torpeur pour retrouver le dynamisme et l’effervescence des mois d’été. Une grande fête hivernale qui illumine de mille feux l’éternelle grisaille de l’hiver montréalais. Les festivités prennent d’assaut la cité, quartier par quartier: si la toute nouvelle Place des Festivals accueillera nombre de visiteurs cette année, il demeure que le coeur névralgique de la fête se trouve sur les Quais du Vieux-Port et dans les rues du Vieux-Montréal. Une belle occasion de redécouvrir la métropole sous un autre jour!</p>
<figure id="attachment_2656" aria-describedby="caption-attachment-2656" style="width: 400px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/02/FML1_OSM-32-100.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-full wp-image-2656" title="FML1_OSM-32-100" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/02/FML1_OSM-32-100.jpg" alt width="400" height="199"></a><figcaption id="caption-attachment-2656" class="wp-caption-text">La musique classique sera à l’honneur au festival de cette année avec la présence, entre autres, de Kent Nagano et de l’OSM.</figcaption></figure>
<h4>Sur les planches</h4>
<p>Une foule de spectacles seront présentés dans de nombreuses salles. D’abord, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, on aura droit cette année à des événements de marque. Le chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin est de retour dans la métropole et fera un concert le dimanche 21 février avec l’Orchestre philarmonique de Rotterdam qu’il dirige depuis peu. La musique classique disposera donc d’une place de choix dans la programmation, puisque l’Orchestre symphonique de Montréal tiendra également deux représentations, les 23 et 24 février avec l’interprétation d’oeuvres de Brahms et de Beethoven. Toujours à la Place des Arts, le public montréalais aura la chance de voir ou de revoir sur scène les interprètes de l’acclamé <em>12 Hommes</em> rapaillés<em>, un album qui a eu un succès critique</em> époustouflant, célébrant, à travers certaines des plus belles voix du Québec, les textes du grand poète Gaston Miron. Les planches de la salle Wilfrid-Pelletier recevront parallèlement, le 26 février, des invités de marque: les membres du Buena Vista Social Club débarqueront pour nous procurer une bonne dose de chaleur cubaine.</p>
<p>Dans les autres salles montréalaises, le temps sera à la fête. En plus des nombreuses découvertes que le Festival propose, plusieurs grands noms seront de la partie. Le Métropolis accueillera plusieurs d’entre eux, dont le slammeur français Grand Corps Malade, qui nous rendra visite le 19 février prochain. Le lendemain, ce sera au tour de Yann Perreau, l’excentrique favori des Québécois, de nous y faire la démonstration de ses talents. Les Trois Accords, quant à eux, monteront sur les planches le jeudi 25 février pour nous faire découvrir les succès de leur plus récent album, <em>Dans mon corps</em>.</p>
<p>Parmi les autres artistes qui se produiront au Festival, on note la présence de Chloé Sainte-Marie le 27 février au Gesù, de Ian Kelly le 25 au Club Soda, de Jorane les 18 et 19 dans le magnifique décor du Lion d’Or et finalement de Papagroove le 19 à la Maison du Festival. Les airs de fête s’étendront même vers l’est jusque dans les locaux de la Tohu, où la célèbre troupe Les 7 doigts de la main offrira une série de spectacles.</p>
<h4>L’Événement Lumières</h4>
<p>Après le succès de la première édition de l’événement, qui s’est tenue l’an dernier dans le Vieux-Montréal, les organisateurs du Festival récidivent en investissant cette fois l’espace tout neuf de la Place des Festivals. On ne sait pas grand chose du programme de la soirée mais, chose certaine, ça promet: pas moins de soixante artistes seront de la partie, dont le très en vogue DJ Dee. On nous assure que les festivaliers en auront plein la vue! L’Événement Lumières se tiendra le samedi 20 février, et il est à parier qu’on pourra le voir de loin.</p>
<h4>La Nuit blanche</h4>
<p>Le clou du festival, année après année, demeure la tenue de l’incontournable Nuit blanche durant laquelle la ville se tient en éveil jusqu’à l’aube. Cette année, elle aura lieu dans la nuit du samedi 27 février, et une myriade d’activités est prévue pour l’occasion. Encore une fois, les festivaliers n’auront aucun mal à combattre le sommeil! Du Vieux-Montréal au centre-ville en passant par les rues du Plateau, la ville ne fermera pas l’oeil de la nuit. De nombreuses expositions et projections auront lieu, en plus de quelques ateliers et rassemblements, créés dans le but de promouvoir la vie artistique et culturelle montréalaise. Les portes seront ouvertes jusqu’au matin dans bon nombre de galeries et musées de la ville dont le Musée des Beaux-arts, le Musée d’Art Contemporain, le Centre Canadien d’Architecture, le Musée de Pointe-à-Callière et plusieurs autres. Les curieux pourront également visiter la Tour de la Bourse et l’hôtel de ville en pleine nuit, de même que se payer une visite au Planétarium ou, pourquoi pas, au Biodôme. Le Studio Juste pour rire proposera quant à lui trois spectacles d’humour et la Ligue Nationale d’Improvisation tiendra un match spécial au Complexe Desjardins. La Grande Bibliothèque sera l’hôtesse de plusieurs activités originales, de même que les locaux de la Cinémathèque québécoise, de la SAT et de l’ONF. Si les spectacles musicaux sont plus rares cette année qu’ils ne l’étaient par les éditions précédentes, les fêtards se feront toutefois un plaisir de passer par le Métropolis, où se tiendra jusqu’à l’aube un bal masqué organisé par l’équipe de Bande à part. Seront présents entre autres: Xavier Caféine, Misteur Valaire et Duchess Says. Plusieurs théâtres se joindront à la fête, notamment le TNM et La Licorne. Certaines institutions montréalaises participeront aussi à l’effervescence de la nuit, parmi lesquelles le Laïka, le Santropol, l’Ex-Centris et de nombreuses adresses du boulevard Saint- Laurent.</p>
<h4>Dans l’assiette</h4>
<p>Montréal en Lumière, c’est également une célébration de la gastronomie. Partout à travers la ville, certains des plus grands chefs du monde profitent de l’occasion pour ravir vos papilles.</p>
<p>Cette année, avec pas moins de vingtet- un chefs invités, le Festival nous offre un double hommage au Portugal et à la Nouvelle-Orléans. Aucun doute possible, les Montréalais auront l’occasion de faire de belles découvertes. Si votre budget étudiant ne vous permet pas de passer par l’un des Repas du Festival, pour lesquels il faudra généralement débourser une ronde somme, arrêtez-vous au Carrefour des saveurs du Complexe Desjardins, un marché où les gourmands pourront goûter et acheter des produits d’ici. Les organisateurs du Festival vous proposent également «46 façons d’atteindre son plaisir» avec un carnet d’adresses gastronomiques des plus alléchants. Si certains classiques s’y trouvent, comme Toqué, c’est assurément une belle occasion de découvrir une bonne table.</p>
<h4>Pas un rond?</h4>
<figure id="attachment_2658" aria-describedby="caption-attachment-2658" style="width: 175px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/02/Malajube-cJoseph-Yarmush.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-full wp-image-2658" title="Malajube-(c)Joseph-Yarmush" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/02/Malajube-cJoseph-Yarmush.jpg" alt width="175" height="250"></a><figcaption id="caption-attachment-2658" class="wp-caption-text">Malajube lancera le bal sur les Quais du Vieux-port jeudi prochain.</figcaption></figure>
<p>Les festivaliers qui auraient un budget plus serré n’auront pas à se priver avec la foule d’activités gratuites que propose Montréal en Lumière. En plus des événements tenus dans le cadre de la Nuit blanche, qui sont pour la plupart gratuits, il y aura moyen de s’amuser sans trop dépenser. Cette année, les activités seront d’ailleurs encore plus nombreuses, puisque la Place des Festivals est venue se joindre au bal et proposera, entre autres, des soirées animées par des conteurs. Les arts de la rue seront à l’honneur avec d’innombrables animations originales venues réchauffer le coeur des passants frigorifiés. Patinage, atelier de tricot, glissades, flambeaux et feux d’artifice, musique et danse pour les noctambules, il y en aura pour tous les goûts. Près des Quais, une grande roue dominera la fête et un labyrinthe géant accueillera les plus téméraires.</p>
<p>Ne manquez pas l’exposition gratuite des croquis du mythique Leonard Cohen, qui aura lieu à la Maison du Festival. Des dessins qui proposent un regard intime et particulier sur l’oeuvre de l’artiste montréalais. Peut-être reconnaîtrez-vous la silhouette de Suzanne dans l’une des esquisses.</p>
<p>Notez que plusieurs spectacles gratuits auront lieu sur les Quais du Vieux- Port. La Patère Rose et les excellents We Are Wolves y seront, les 19 et 26 février pour réchauffer l’atmosphère. La soirée d’ouverture du Festival, quant à elle, a été confiée à nul autre que Malajube, qui montera sur scène le jeudi 18 février pour amorcer les festivités. Quoi de plus naturel que de convier la formation qui, avec son «Montréal ‑40°C», a créé un véritable hymne aux hivers montréalais?</p>
<p>Avec une telle programmation, les montréalais auront de quoi patienter en attendant la saison estivale. Enfilez donc des combines sous vos skinny jeans, armez- vous de vos caches-oreilles et de vos mitaines, et prenez l’hiver d’assaut!</p>
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		<title>Mieux vaut en rire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/02/mieux-vaut-en-rire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 13:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Licorne propose <em>Au champ de Mars</em>, une création de Pierre-Michel Tremblay dans laquelle on ose éviter de se prendre trop au sérieux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne suffit pas de quitter la guerre et de rentrer au bercail pour que la guerre, elle, vous laisse en paix. C’est ce qu’apprend malgré lui Éric, un jeune soldat qui a connu Kandahar et qui essaie tant bien que mal d’oublier ce qu’il y a vu. Guidé par sa psychiatre, il tente de se défaire de ses démons et de construire une nouvelle vie. Mais la partie ne sera pas si facilement gagnée…</p>
<p>Ce qui étonne avec <em>Au champ de Mars</em>, c’est la fraîcheur avec laquelle le sujet est traité. Il n’est pas évident de faire du nouveau avec un thème mille fois ressassé, et surtout un thème aussi grave, mais c’est là que l’auteur Pierre- Michel Tremblay parvient à surprendre. Ce qui aurait pu donner une pièce dramatique et grave est en fait complètement transformé par l’approche humoristique avec laquelle la question est abordée. Alors que le spectateur s’attend à être assommé de clichés et à plonger dans la lourdeur d’un débat éthique, c’est tout le contraire qui se produit: Tremblay, qui donne souvent dans l’humour, choisit judicieusement de nous faire rire plutôt que pleurer.</p>
<p>La pièce repose d’abord et avant tout sur des personnages sympathiques, incarnés par des acteurs de talent. Si Éric (Mathieu Quesnel) peut d’abord nous paraître difficile d’approche, on finit par s’attacher à lui et à voir au-delà de son air de dur à cuire. Rachel (Josée Deschênes) est sa psychiatre, une femme au bord de la crise de nerf et de l’épuisement professionnel, qui tente tant bien que mal de briser la carapace de son jeune patient. Deux personnages déjantés viennent se mêler à l’affaire: Antoine (Justin Laramée), un musicien disjoncté et pacifiste qui donne dans «l’électro-acoustique» et Marco (David Savard), un réalisateur égocentrique qui rêve de faire un film de guerre. Ajoutez à cela le fantôme d’un sergent dur et peu sympathique qui s’obstine à hanter le subconscient d’Éric, et vous verrez se profiler un amusant chassé-croisé.</p>
<p>Chaque comédien maîtrise son personnage à la perfection et sait s’approprier son langage, sa gestuelle et son caractère. Josée Deschênes fait sourire, Justin Laramée est irrésistiblement drôle, et David Savard, armé de son charisme habituel, séduit tout de suite.</p>
<p>La mise en scène, que l’on doit à Michel Monty, est plutôt simple et traditionnelle, mais <em>Au champ de Mars</em> demeure assurément efficace. Il y manquerait peut-être un petit quelque chose pour que la pièce soit véritablement marquante, un je-ne-saisquoi qui la rendrait mémorable, mais ses mécanismes sont bien articulés et, entre les acteurs et le public, le courant passe. On se serait passé de la conclusion un brin moraliste sur «les blessures qui ne se voient pas», mais tout ne peut pas être que rigolade. Une fois de plus, le Théâtre de la Manufacture parvient à nous convaincre de sa pertinence et de son originalité et continue d’offrir une programmation de qualité. On ne s’attendait pas à moins.</p>
<p class="boiteg"><em>Au champ de Mars</em><strong><br>
<strong>Où:</strong> La Licorne, 4559 Papineau<br>
Quand:</strong> jusqu’au 6 mars<br>
<strong>Combien:</strong> 17$ (étudiant)</p>
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		<title>Le passeur de mots</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/26/le-passeur-de-mots/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le discret mais talentueux Moran nous offre <em>Mammifères</em>, un deuxième opus qui poursuit en beauté un parcours musical que l’on souhaite encore long.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Moran est d’abord et avant tout un parolier. Il cultive les mots et les déploie avec virtuosité pour en faire des chansons touchantes, alliant habilement musique et littérature. C’est ainsi qu’il s’est tissé un univers qu’il nous a présenté pour la première fois en 2006 avec l’album <em>Tabac</em>. S’il s’est fait plutôt discret, s’attirant néanmoins les faveurs d’un public fidèle, l’auteur-compositeur-interprète n’est pas passé inaperçu de la critique, qui a salué son talent. Avec <em>Mammifères</em>, il poursuit un chemin qu’il avait amorcé de bien belle façon, à la fois fidèle à un son qui lui est propre et désireux d’explorer de nouveaux horizons.</p>
<p>Dès la première écoute, on constate que c’est bien au même Moran que l’on a affaire. L’auditeur se retrouve plongé dans un monde d’émotions douces et de mots voluptueux portés par des mélodies simples mais justes. Il nous parle d’amour, de désir, et de solitude, de ses doutes et de ses certitudes, usant d’un vocabulaire imagé et implacablement poétique. C’est beau, ça berce, et c’est irrésistiblement unique. Mais ce que l’on sent aussi, c’est la volonté de l’artiste de s’aventurer hors des pistes qu’il a l’habitude de suivre, ce second album étant un tantinet moins intimiste que son prédécesseur et un peu plus hétérogène. Deux duos avec Catherine Major apportent à l’album une diversité rafraîchissante. La voix basse et rauque de Moran, toujours empreinte d’une certaine dose de gravité mélancolique, y trouve une légèreté qui lui va bien. Il convient également de souligner la présence de pistes en anglais, comme il y en avait déjà eu quelques unes sur <em>Tabac</em>. «Needs», «Coffee With The Moon» et «Lies» ‑cette dernière est un véritable bijou- s’inscrivent de manière très naturelle dans le fil de l’album, et c’est particulièrement remarquable du fait que ce mélange des langues ne se fait pas toujours aussi harmonieusement. Ici, ça coule de source, c’est pleinement et totalement assumé et ça se sent.</p>
<p>L’innovation se fait également sentir du côté musical. Les arrangements sont plus complexes, et la musique, beaucoup plus marquée. Sur <em>Tabac</em>, toute la place était laissée à la voix de l’interprète, accompagnée très simplement de quelques accords de guitare. Cette fois, Moran a opté pour une plus grande présence de ses musiciens et s’est aventuré sur un terrain un peu différent. On perçoit bien dans ce choix la volonté d’aller plus loin dans une démarche où, jusque- là, la musique ne se voulait qu’un prétexte aux mots. Il reste toutefois que l’univers de Moran est avant tout littéraire, qu’il repose sur le texte, et que c’est là, précisément, que résident sa force et sa beauté. Vouloir nous distraire de cette qualité pourtant remarquable de l’auteur-compositeur- interprète, c’est peut être une erreur, et probablement le seul défaut de l’album. Les arrangements prennent parfois le dessus et la voix, alors, se perd. C’est dommage, car le pouvoir d’attraction moranesque, on le doit surtout à sa voix et à son verbe.</p>
<p>Moran se ferait-il moins sauvage? C’est probable. Celui qui restait tapi dans l’ombre semble vouloir sortir de sa tanière. On aimait le côté intimiste de <em>Tabac</em>, et on aimera autant les explorations de <em>Mammifères</em>. Gardez l’oeil ouvert et l’oreille tendue, car ce serait péché que de passer à côté d’un talent comme celui-là. </p>
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		<title>À la vie, à la mort!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/04/07/a-la-vie-a-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Côté-Ostiguy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 23:41:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quoi ressemble la vie quand on n’attend plus rien d’elle? La Licorne vous propose le récit chargé d’humour et de poésie d’un univers qui, pourtant, n’est ni drôle ni bien joli.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Fête sauvage</em>, c’est le fond du baril. C’est la triste et pathétique image de décrépitudes humaines, de personnages grotesques qui se vautrent dans la laideur de leur quotidien. Et pourtant, c’est aussi beau, drôle, touchant et poétique, bref, c’est le parfait équilibre. Claude Poissant signe la mise en scène d’une pièce qui pourrait bien figurer parmi les meilleures à avoir été portées sur les planches cette année.</p>
<p>Sept personnages se partagent la scène, sept voisins habitant une campagne qui est loin d’être charmante. Tous magnifiquement campés par des acteurs de talent, ils réussissent à nous faire rire aux éclats tout en exposant un monde triste et peu reluisant. Dans ce qu’on imagine être un <em>trailer park</em> un peu délabré, les jouets traînent sur la pelouse jaunie, parmi les bouteilles d’alcool vides. C’est dans ce décor un peu sinistre que se prépare une fête bien particulière: c’est à la fois l’anniversaire de Martine et la veillée funèbre de Frank, qui s’est pendu deux mois plus tôt. Martine, en effet, a choisi de profiter de la fête pour enterrer les cendres de son amoureux suicidé, qu’elle pleure encore. Ses «amies de filles» l’aident à préparer la cérémonie, pendant que leurs conjoints, deux fanfarons à l’esprit embrouillé qui mélangent gin et speed, jouent les philosophes. On apprend également à connaître leurs voisins, un couple définitivement étrange, formé d’un homme un peu simple d’esprit aux paroles rares, et d’une femme qui rêve de découvrir «toute la beauté du monde», mais qui doit se contenter de lire des magazines de voyage. À travers cette brochette de personnages, c’est la vie et la mort à la fois qui sont symbolisées. Dans le voisinage, les enfants sont nombreux, plusieurs naissances sont imminentes, mais cette explosion de vie arrivera-t-elle à compenser la disparition de Frank?</p>
<p>Le texte de Mathieu Gosselin, souvent acclamé et nominé en 2007 pour le Masque du meilleur texte original, est magnifique et parfaitement maîtrisé par ses interprètes. L’auteur joue de main de maître avec le contraste entre le tragique et l’humour, qu’il pousse à l’extrême. Il nous fait rire de bon cœur, mais ose en même temps exploiter le côté littéraire du texte. C’est particulièrement vrai chez les personnages de Rod et de Burn, qui donnent vie à une poésie toute spéciale: la littérarité de la parole, placée dans la bouche de deux saoulons immatures, crée un contraste finement calculé, qui pourrait déranger s’il était mal exécuté, mais qui, ici, est tout à fait à‑propos. Un texte brillamment tissé, qui, malgré son côté poétique, ne sonne jamais faux.</p>
<p>Le tout est magnifiquement assemblé par Claude Poissant, dont la réputation n’est plus à faire sur la scène théâtrale québécoise. Il mise sur la simplicité, avec la projection de tableaux lumineux qui servent de décor, et en cultivant de longs silences qui donnent du poids aux mots. Les acteurs, même lorsqu’ils ne prennent pas part à l’action, restent souvent sur scène, immobiles, et se transforment à quelques reprises en chœur. La musique qui assure la transition entre les scènes, signée par Éric Goulet, est mélancolique à souhait, nous rappelant à chaque fois le fond tragique de la pièce.</p>
<p><em>La Fête sauvage</em> porte bien son titre. À la fois drôle, triste et infiniment pathétique, l’univers qui y est présenté sent l’alcool et le sexe, affiche fièrement toute sa laideur, et pourtant, nous épate par sa beauté. Une beauté inhabituelle, qui dérange, une beauté mélancolique et un peu triste, mais saisissante.</p>
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