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	<title>Béatrice Vallières - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Mon, 20 Mar 2023 18:58:21 +0000</lastBuildDate>
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		<title>La&#160;Foire&#160;aux&#160;livres&#160;de&#160;McGill&#160;fait&#160;ses adieux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/01/25/la-foire-aux-livres-de-mcgill-fait-ses-adieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Adieux]]></category>
		<category><![CDATA[foire aux livres]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’édition de 2022 aura été la dernière.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/01/25/la-foire-aux-livres-de-mcgill-fait-ses-adieux/" data-wpel-link="internal">La&nbsp;Foire&nbsp;aux&nbsp;livres&nbsp;de&nbsp;McGill&nbsp;fait&nbsp;ses adieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Après 50 ans d’activité, la <a href="https://www.mcgill.ca/bookfair/mcgillbookfair" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Foire aux livres annuelle de McGill</a> aura tenu sa dernière édition à l’automne 2022, ont annoncé les coordinatrices de l’événement dans une publication partagée sur <a href="https://www.facebook.com/McGillBookFair/posts/pfbid02KozAFA1mVW8f5oaBeFhS5Ss2TV1oLF9Yhz4rXUX8JnknEDUsvsJ8jWZjfdoX4edvl" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Facebook</a>.</p>



<p>«<em>Avec un mélange de tristesse, de fierté pour la tradition de 50 ans de la Foire aux livres et d’appréciation pour le dévouement de tant de personnes au fil des décennies, nous avons le regret d’annoncer que la Foire n’aura pas lieu en 2023, ni dans un avenir prévisible (tdlr)</em> », peut-on lire dans le communiqué.</p>



<p>La fin de l’événement est causée par une combinaison du départ à la retraite des deux coordonnatrices, Anne Williams and Susan Woodruff, et de la fermeture de la bibliothèque Redpath. En effet, le complexe bibliothécaire McLennan-Redpath sera rendu inaccessible au public pour au moins trois ans à compter du mois de mai 2023 pour être rénové dans le cadre du projet <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/mclennan-redpath-fermee-des-2024/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">FiatLux</a>. Les locaux de la Foire seront également affectés par la fermeture.</p>



<p><strong>Une tradition de longue date</strong></p>



<p>À chaque automne depuis 1972, le hall de la bibliothèque Redpath se pare pendant quelques jours de dizaines de milliers d’ouvrages, DVD, disques vinyles et partitions. Une salle entière est réservée aux livres anciens et rares. Tout au long de ses 50 ans d’existence, la Foire aux livres de McGill est devenue un incontournable des amateur·rice·s de livres dans la province et même au-delà. Les ouvrages sont obtenus grâce à des dons, et les livres invendus sont mis gratuitement à la disposition des étudiant·e·s sur le campus ou donnés à l’organisme Renaissance, partenaire de l’événement. L’événement est organisé et géré par des volontaires.</p>



<p>L’initiative est née de la collaboration entre l’Association des Femmes Diplômées de McGill et l’Association des femmes de McGill. L’entièreté des revenus provenant de la vente des livres sert à financer des programmes de bourses pour les étudiant·e·s mcgillois·es. En 50 ans d’existence, la Foire a permis de lever près de <a href="https://www.mcgill.ca/studentaid/success-stories/mcgill-book-fair" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">deux millions de dollars en bourses étudiantes</a>. Entre 2009 et 2010, trois bourses ont été établies grâce à ses revenus, soit la bourse Jane B. Hood destinée à un·e étudiant·e en littérature anglaise, une bourse à la Faculté de musique Schulich, et une bourse pour un·e étudiant·e de premier cycle. Ces dernières continueront d’être attribuées malgré la fin de l’événement «<em>afin de servir comme legs</em> <em>de la Foire aux livres&nbsp;</em>», peut-on lire dans le communiqué partagé sur Facebook.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«La Foire aux livres de McGill est devenue un incontournable des amateur·rice·s de livres dans la province et même au-delà»</p>
</blockquote>



<p><strong>Pas la première fermeture</strong></p>



<p>Au cours de la dernière décennie, la Foire aux livres de McGill a vu son existence menacée à plusieurs reprises.</p>



<p>En 2018, les organisatrices avaient annoncé que la Foire tiendrait sa dernière édition en 2019, avant de faire un grand retour post-pandémique en 2022. En 2012, l’événement avait été annulé, faute de volontaires, puis avait été annulé à nouveau en 2013 à cause de rénovations à la bibliothèque Redpath. En 2014, l’événement avait eu lieu, mais n’avait reçu que très peu de visiteur·euse·s. </p>



<p>Malgré la fin un peu abrupte qu’a connue l’événement, les organisatrices se montrent satisfaites du projet de longue haleine qu’a représenté l’organisation de la Foire. «&nbsp;<em>Toutes les personnes impliquées sont fières de notre contribution à notre communauté. Nous remercions toutes les personnes qui ont supporté</em> <em>la Foire aux livres au cours de sa longue histoire&nbsp;</em>», concluent Anne Williams et Susan Woodruff.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/01/25/la-foire-aux-livres-de-mcgill-fait-ses-adieux/" data-wpel-link="internal">La&nbsp;Foire&nbsp;aux&nbsp;livres&nbsp;de&nbsp;McGill&nbsp;fait&nbsp;ses adieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>McGill, « havre de paix » pour les étudiant·e·s français·es 2SLGBTQIA+?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/01/25/mcgill-havre-de-paix-pour-les-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-francais%c2%b7es-2slgbtqia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[2slgbtqia+]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[havre de paix]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[queer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a enquêté auprès de la communauté française queer mcgilloise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/01/25/mcgill-havre-de-paix-pour-les-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-francais%c2%b7es-2slgbtqia/" data-wpel-link="internal">McGill, « havre de paix » pour les étudiant·e·s français·es 2SLGBTQIA+?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 10 janvier dernier, le journal français&nbsp;<em>Le Monde&nbsp;</em>publiait <a href="https://www.lemonde.fr/campus/article/2023/01/10/pour-les-jeunes-francais-lgbtq-montreal-un-havre-de-paix_6157245_4401467.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">un article</a> intitulé «Pour les jeunes Français LGBTQIA+, Montréal, “un havre de paix”». À travers les témoignages de trois jeunes Français·es de la communauté, le Québec y était dépeint comme une «terre promise» pour la communauté 2SLGBTQIA+ française. La réputation de Montréal auprès des jeunes Français·es est-elle méritée, ou est-elle idéalisée?&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>a enquêté auprès de la communauté 2SLGBTQIA+ de l’Université McGill, et les réponses obtenues ont dressé un portrait un peu plus complexe de la situation.</p>



<p><strong>La fuite des Français·es</strong></p>



<p><a href="https://quebec.consulfrance.org/La-communaute-francaise-au-Quebec" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Depuis une dizaine d’années</a>, des vagues d’étudiant·e·s français·e·s déferlent sur Montréal. Entre 2005 et 2018, le nombre de jeunes français·e·s venu·e·s poursuivre leurs études au Québec a plus que <a href="https://www.lemonde.fr/campus/article/2022/06/02/les-etudes-au-canada-attirent-de-plus-en-plus-de-jeunes-francais_6128683_4401467.html#:~:text=Ainsi%2C%20les%20Fran%C3%A7ais%20repr%C3%A9sentent%20la,rassemble%205%20786%20%C3%A9tudiants%20fran%C3%A7ais." target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">triplé</a>. À l’Université McGill, on compte actuellement un peu plus de <a href="https://www.mcgill.ca/internationalstudents/issoffice/international-student-body" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">2000 </a>étudiant·e·s français·e·s, ce qui représente environ 5% de la population étudiante et 15% du nombre total d’étudiant·e·s étranger·ère·s.</p>



<p>En effet, beaucoup de jeunes étudiant·e·s français·es qui souhaitent quitter le nid familial se tournent vers le Québec, qui, en plus d’offrir des frais de scolarité avantageux, apparaît comme un exemple de tolérance et d’ouverture auprès de la jeunesse française. Inès, étudiante queer à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, affirme que Montréal représente pour elle un endroit «où la sexualité est plus libérée et où les lois sont plus avancées, ou du moins plus pointilleuses, concernant les discriminations envers les minorités sexuelles et de genre.»</p>



<p>En ce qui concerne la communauté 2SLGBTQIA+, plusieurs <a href="https://www.lemonde.fr/campus/article/2023/01/10/pour-les-jeunes-francais-lgbtq-montreal-un-havre-de-paix_6157245_4401467.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">médias</a> français ont fait état d’une vague d’immigration queer vers Montréal en 2013 à la suite des nombreuses <a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/01/13/01016-20130113ARTFIG00217-mobilisation-historique-contre-le-mariage-pour-tous.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">manifestations</a> contre le mariage pour tous·tes en France. Malgré les avancées scientifiques et légales notables de ces dernières années, notamment avec la <a href="https://www.vie-publique.fr/loi/268659-loi-2-aout-2021-bioethique-pma" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">légalisation</a> de l’application de la Procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de même sexe en 2021, il persiste toujours en France une <a href="https://www.francetvinfo.fr/societe/education/polemique-sur-le-genre/manifestations-contre-la-pma-pour-toutes-le-point-sur-les-mobilisations_4136537.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">forte opposition</a> au mariage homosexuel et à l’homoparentalité. En comparaison, le Québec, où le mariage homosexuel est légal depuis 2004, semble avoir une longueur d’avance sur le plan législatif. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«Dès que je suis arrivé à Montréal, je me suis aperçu que j’aimais les filles et les garçons et je n’ai jamais vraiment eu de problèmes liés à ça. Je ne ressens pas de jugement des autres, et c’est bien mieux accepté par les gens en général»</p>
<cite>Raphaël, étudiant en génie à McGill</cite></blockquote>



<p><strong>« Ici, je peux être qui je veux »</strong></p>



<p>Pour plusieurs jeunes étudiant·e·s français·es passé·e·s en entrevue, le fait de venir étudier à Montréal représentait une opportunité d’explorer plus librement leur orientation sexuelle et leur identité de genre.</p>



<p>Raphaël, un français venu étudier le génie informatique à McGill, compare l’arrivée à Montréal à un éveil pour beaucoup d’étudiant·e·s français·es par rapport à leur identité 2SLGBTQIA+. Pour lui, partir vivre à Montréal a été l’opportunité de faire son «coming out». «En France j’étais pas “out”, mais je le savais depuis longtemps. […] Dès que je suis arrivé à Montréal, je me suis aperçu que j’aimais les filles et les garçons et je n’ai jamais vraiment eu de problèmes liés à ça. Je ne ressens pas de jugement des autres, et c’est bien mieux accepté par les gens en général», témoigne-t-il. Raphaël, qui vient d’un milieu rural en France, mentionne que plusieurs facteurs entrent en jeu dans le sentiment d’acceptation qu’il a ressenti à Montréal. Selon lui, le monde urbain offre plus de représentation à la communauté 2SLGBTQIA+ que dans son village natal. L’étudiant cite en exemple le Village gai<br>de Montréal et ses nombreux drapeaux de la fierté. «Ici, (à Montréal, ndlr) je peux être qui je veux», affirme-t-il. Raphaël souligne également avoir trouvé au sein de la vie associative queer de l’Université McGill des ressources ainsi qu’un sentiment de communauté bienveillante.</p>



<p>Aubrey est un étudiant français queer diplomé de l’Université McGill en 2022. Pour lui, les questionnements relatifs à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre sont beaucoup plus ouverts au Québec qu’en France : «<em>C’est bien plus facile d’explorer son genre et sa sexu</em>a<em>lité à Montréal par rapport à la France, où la question queer n’est clairement pas suffisamment abordée publiquement (tdlr)», souligne-t-il.&nbsp;</em>Pour Aubrey, le tabou et les idées préconçues sur le genre et la sexualité sont beaucoup moins présentes dans la plus grande ville francophone canadienne qu’en France. Il décrit Montréal comme un endroit regroupant une multitude de «<em>safe spaces</em>» (<em>espaces sécurisés</em>). «<em>Il y a différents clubs, différents bars de drag,</em> <em>des ‘‘kiki balls’’; il y a des événements queer pour des identités spécifiques comme Black&amp;Queer, des&nbsp;</em>open mics&nbsp;<em>saphiques ou lesbiens, ou encore des groupes arabes non conformes au genre</em>». Pour lui, c’est cette diversité au sein même de la communauté 2SLGBTQIA+ qui aide les jeunes queers à découvrir leur genre et identité. «<em>Une fois qu’ils découvrent ces cercles, un nouveau monde s’ouvre à eux</em>», ajoute-t-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;<em>C’est bien plus facile d’explorer son genre et sa sexualité à Montréal par rapport à la France&nbsp;</em>»</p>
<cite>Aubrey, diplômé de McGill en 2022</cite></blockquote>



<p>Emma est étudiant en sociologie à l’Université McGill. Elle a fait son «coming-out» non-binaire quelques années après son déménagement à Montréal. Comme plusieurs étudiant·e·s passé·e·s en entrevue par&nbsp;<em>Le Délit</em>, elle critique un climat de conformisme en France et décrit la pression sociale qui y est associée. «Je pense que si j’étais resté en France, je n’aurais pas été dans un climat propice pour me poser ces questions (sur mon identité de genre, ndlr). Je me demande même […] si je serais arrivé à un “<em>coming out</em>” non-binaire», explique-t-elle.<br>«Là où j’ai grandi, il y avait des personnes qui se faisaient tabasser dans la rue parce qu’elles étaient queer», se rappelle-t- elle. Bien qu’elle souligne que  ce ne soit pas la réputation de «tolérance » du Québec qui l’ait attiré à McGill, elle note plusieurs facteurs qui ont aidé à son questionnement, notamment l’éloignement familial, l’utilisation quotidienne de la langue anglaise, moins genrée que le français, ainsi que le soutien de ses proches à Montréal. «Quand j’ai commencé à questionner mon genre, j’en ai parlé à des amis autour de moi. Et j’ai notamment un ami qui m’a dit : “Est ce que tu veux que j’essaye d’utiliser d’autres pronoms pour toi et voir toi comment tu te sens?” […] Je n’ai pas été accueilli avec du jugement, mais avec énormément de bonté et beaucoup de patience […], et je pense que ça a été vraiment déterminant», se rappelle-t-elle.</p>



<p>Plusieurs étudiant·e·s dénoncent également le fait que les discussions sur le genre et l’orientation sexuelle semblent avoir un train de retard dans les écoles et les universités françaises en comparaison avec celles du Québec. «C’est toujours un peu tabou», note Raphaël. «Si un·e professeur·e français·e mentionne ses pronoms en se présentant, c’est super rare! Alors qu’à McGill, c’est assez courant», remarque-t-il. Inès, étudiante à Paris 1 Sorbonne, dénonce un manque de proactivité au sein des institutions françaises. «Toutes les mesures d’inclusion émanent des revendications étudiantes», souligne-t-elle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="563" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Tobon-lgbtq-1000x563.jpg" alt class="wp-image-50593" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Tobon-lgbtq-1000x563.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Tobon-lgbtq-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Tobon-lgbtq-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Tobon-lgbtq-1536x864.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Tobon-lgbtq.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/laura-tobon/?media=1" data-wpel-link="internal">Laura Tobon</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Tout n’est pas rose à Montréal</strong></p>



<p>Si tous·tes s’accordent pour dire que le climat montréalais est beaucoup plus favorable aux questionnements sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle que le climat français, certain·e·s se montrent sceptiques quant à la représentation de Montréal comme une sorte de « terre promise » pour les jeunes français·e·s 2SLGBTQIA+.</p>



<p>«Est-ce qu’on est réellement ici au paradis des personnes queer? Je trouve qu’il faut tempérer», souligne Emma. «Est-ce qu’un endroit où tu ne te fais pas tabasser parce que tu es queer, c’est un “havre de paix”?», demande l’étudiant, qui souligne au passage avoir été victime d’au moins un incident homophobe à Montréal. Elle exprime même de l’inquiétude face à ce discours : «J’ai peur qu’on se donne cette médaille d’honneur qui dit : “Montréal, c’est la ville des queers”, et qu’on arrête de faire des efforts.» Elle remet également en question l’utilité d’une telle discus- sion : «Pourquoi on ne questionne pas plus la manière dont on traite la communautéLGBTenFrance?»</p>



<p>Plusieurs étudiant·e·s se montrent également critiques vis-à-vis de l’Université McGill et son apparente ouverture. Pour Aubrey, McGill demeure un établissement hétéronormatif et conformiste. L’étudiant dénonce « un système dinosaure », soulignant un «sous-financement» des associations étudiantes queer et du Département d’études de genre, sexualité et justice sociale. «Le corps administratif est très déconnecté de ses étudiants, et l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) n’a presque pas de représentants queer», déplore-t-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Est-ce qu’un endroit où tu ne te fais pas tabasser parce que tu es queer, c’est un “havre de paix”? »</p>
<cite>Emma, étudiant en sociologie à McGill</cite></blockquote>



<p>Emma formule des critiques similaires vis-à-vis de l’Université, exprimant notamment sa colère quant à la tenue récente à la Faculté de droit d’une conférence <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/01/18/mobilisation-pour-la-communaute-trans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">décrite comme transphobe</a> par de nombreuses associations étudiantes. «C’est des moments dans lesquels j’ai l’impression de faire partie d’un coup de publicité (de l’Université, ndlr). […] Et moi, je refuse d’être utilisé comme ça», affirme-t-elle. De l’autre côté de l’Atlantique, Catherine, une jeune montréalaise de la communauté 2SLGBTQIA+ qui a choisi d’aller s’établir à Paris, note quelques dif- férences au quotidien dans la manière dont les gens interagissent avec les membres de sa communauté, décrivant des regards de passant·e·s curieux·euses. Malgré tout, elle se sent aussi confortable d’être «out» à Paris qu’à Montréal. Même si elle remarque que beaucoup de jeunes français·e·s idéalisent la métropole québécoise, elle demeure pour sa part réticente à employer les termes du&nbsp;<em>Monde&nbsp;</em>: «Havre de paix, je ne sais pas… Je crois que c’est une des meilleures villes pour la communauté LGBTQ, mais il y a encore beaucoup de travail à faire.»</p>



<p>Au Canada, <a href="https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/85-002-x/2020001/article/00009-fra.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">une enquête de 2018</a> révélait que les personnes issues de minorités sexuelles — c’est- à‑dire toute personne ayant une orientation sexuelle autre que l’hétérosexualité — étaient trois fois plus susceptibles d’être victimes de violences sexuelles ou physiques que les personnes hétérosexuelles. <a href="https://transpulsecanada.ca/fr/results/rapport-sante-et-bien-etre-chez-les-jeunes-trans-et-non-binaires/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Une enquête de TransPulse Canada</a> menée au- près de plus de 2000 personnes trans ou non binaires à travers le Canada en 2019 révélait également que 40% d’entre eux·lles avaient réfléchi au suicide au cours de l’année précédente. De plus, un <a href="https://www.fondationemergence.org/r%C3%A9sultats-des-sondages" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">sondage</a> mené par la Fondation Émergence en 2019 démontre qu’un tiers des québécois seraient « réticents » à embaucher une personne trans.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Pourquoi on ne questionne pas plus la manière dont on traite la communauté LGBTenFrance? »</p>
<cite>Emma, étudiant en sociologie à McGill</cite></blockquote>



<p><strong>Qu’en est-il du « havre de paix »?</strong></p>



<p>Parmi les étudiant·e·s passé·e·s en entrevue, il se dégage un consensus clair quant au climat de permissivité et de tolérance qui fait la réputation de Montréal en matière d’ouverture à la communauté 2SLGBTQIA+. En revanche, au-delà des promesses du Québec aux étudiant·e·s français·es queer, les institutions universitaires telle que McGill comportent toujours plusieurs lacunes quant à la représentation des personnes queer et leurs organisations respectives au sein du processus administratif, notent les étudiant·e·s. Au final, si la métropole québécoise et ses universités offrent des avantages indéniables à la communauté queer qui cherche à fuir le climat français, le portrait qui se dessine est un peu plus nuancé.</p>



<p><em>Les personnes de la communauté 2SLGBTQIA+ qui cherchent du support peuvent contacter les organismes <a href="https://www.queermcgill.org/contact" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">QueerMcGill</a> ou <a href="https://www.instagram.com/transpatients/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">TransPatientUnion</a>, ou encore la ligne d’écoute <a href="https://interligne.co/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Interligne</a> 24h sur 24 (1 888 505‑1010). Pour signaler de la discrimination, les étudiant·e·s peuvent contacter le <a href="https://www.mcgill.ca/omr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Bureau de médiation et de signalement de McGill</a>.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/01/25/mcgill-havre-de-paix-pour-les-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-francais%c2%b7es-2slgbtqia/" data-wpel-link="internal">McGill, « havre de paix » pour les étudiant·e·s français·es 2SLGBTQIA+?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Mobilisation pour la communauté trans</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/01/18/mobilisation-pour-la-communaute-trans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jan 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Transrights]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=50456</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des manifestant·e·s interrompent une conférence jugée «transphobe» à la Faculté de droit.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/01/18/mobilisation-pour-la-communaute-trans/" data-wpel-link="internal">Mobilisation pour la communauté trans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le mardi 10 janvier dernier, plus d’une centaine de manifestant·e·s se sont réuni·e·s dans la Faculté de droit de l’Université McGill pour protester contre la tenue d’une conférence donné par le professeur Robert Wintemute. Celui-ci est critiqué pour son association avec l’Alliance LGB, un groupe qualifié de «<em>haineux</em>» et «<em>transphobe</em>» par les manifestant·e·s. Ces dernier·ière·s ont fait irruption dans la salle de conférence, forçant l’interruption de l’événement. Des étudiant·e·s ont débranché le projecteur du conférencier invité, qui s’est également vu lancer de la farine au visage, mettant fin à la conférence.</p>



<p>L’événement, intitulé «<em>Le débat entre sexe et (identité de) genre au Royaume-Uni et le divorce entre LGB et T</em>» (<em>tdlr</em>), était organisé par le&nbsp;<em>Centre pour les droits humains et le pluralisme juridique&nbsp;</em>(CHRLP) de la Faculté de droit de l’Université McGill. Le professeur Wintemute est diplômé de l’Université McGill et professeur spécialisé en droits humains au King’s College à Londres. Il est également administrateur de l’Alliance LGB, qualifiée de «transphobe» et de «groupe haineux» par plusieurs figures politiques <a href="https://www.theguardian.com/politics/2020/feb/13/labour-leadership-contenders-split-over-trans-group-pledge-card" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">britanniques</a> et par de nombreuses associations militantes <a href="https://www.thepinknews.com/2022/08/23/lgb-alliance-far-right-extremist-group-gpahe/?utm_source=piano&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=mypinknews&amp;pnespid=56k3AyhLbKUE1.XR.CipT5Od4wqwD4R5feukz7pjqEVmC2R_3VJ9WrxcE3DrRGLMNZKA2ob.4w" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">LGBTQ+</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«<em>La Faculté de droit de McGill, en donnant activement une plateforme à l’avocat anti-trans Robert Wintemute, contribue directement au retour en arrière des droits humains qui afflige notre monde ces derniers temps</em>»</p>
<cite>Lettre ouverte signée par plus de 500 personnes et organisations</cite></blockquote>



<p>Fondée en 2019, l’Alliance LGB se présente comme une organisation qui vise à «<em>protéger les droits des lesbiennes, gais et bisexuels</em>».  Elle se décrit comme «<em>critique du genre</em>» et s’est <a href="https://www.vice.com/en/article/wxdp9z/lgb-alliance-trans-conversion-therapy" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">opposée à plusieurs projets de loi</a> défendant les droits des personnes trans au cours des dernières années.  </p>



<p>La description de l’événement, qui a depuis été retiré du site du CHRLP, faisait état d’un «<em>débat</em>» au Royaume-Uni sur «l<em>’opportunité ou non de modifier la loi pour faciliter le changement de sexe légal d’une personne transgenre par rapport à son sexe de naissance&nbsp;</em>» (<em>tdlr</em>), ainsi que sur «<em>les situations exceptionnelles, comme les espaces réservés aux femmes et les sports, dans lesquelles le sexe de naissance de la personne doit primer sur son identité de genre</em> <em>indépendamment de son sexe légal&nbsp;</em>». L’Alliance LGB y était décrite comme une association qui «<em>rejette la coalition politique entre LGB et T et remet en questions certaines revendications trans qui sont en conflit avec les droits des femmes lesbiennes et bisexuelles&nbsp;</em>». </p>



<p><strong>La Faculté de droit sous le feu des critiques</strong></p>



<p>Selon Céleste Trianon, activiste trans et organisatrice de la manifestation, le but de cette mobilisation était de dénoncer la décision du CHRLP et de la Faculté de droit de McGill d’offrir au professeur Wintemute une plateforme qui pourrait «<em>lui permettre d’importer la transphobie britannique au Québec</em>». «<em>La Faculté de droit de McGill, en donnant activement une plateforme à l’avocat anti-trans Robert Wintemute, contribue directement au retour en arrière des droits humains qui afflige notre monde ces derniers temp</em>s», peut-on lire dans une <a href="https://docs.google.com/document/d/1tRxRwYvrsT4vvYs85ATIzcDCtSIpy0YggpSKAkYDbMc/edit" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">lettre ouverte</a> signée par plus de 500 personnes et organisations.</p>



<p>La manifestation était co-organisée par la Communauté juridique radicale de McGill (<a href="https://www.lsa-aed.ca/Clubs/McGill-Radical-Law-Student-Collective-(RADLAW)-%7C-Communaut%C3%A9-juridique-radicale-de-McGill" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">RadLaw</a>) et <a href="https://www.queermcgill.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Queer McGill</a>. De nombreuses associations étudiantes mcgilloises, incluant l’Association étudiante de l’Université McGill (<a href="https://ssmu.ca/blog/2023/01/to-the-trans-community-on-campus/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">AÉUM</a>), l’Association des étudiant·e·s en droit de McGill et le Réseau des étudiants noirs de McGill (<a href="https://www.instagram.com/p/CnNbpkWPLsR/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">BSNM</a>), ont exprimé publiquement leur soutien aux manifestant·e·s.</p>



<p>Pour Céleste Trianon, la décision du CHRLP d’offrir une plateforme de discussion au professeur Wintemute est d’autant plus significative qu’elle s’inscrit dans un contexte où les droits de la communauté trans ont subi plusieurs <a href="https://www.nytimes.com/2021/04/20/podcasts/the-daily/transgender-girls-sports-republicans.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">reculs législatifs importants</a> dans les dernières années. Aux États-Unis notamment, un <a href="https://www.vanityfair.com/news/2023/01/oklahoma-gender-affirming-care-ban-bill" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">projet de loi</a> récent interdirait aux moins de 26 ans l’accès aux soins d’affirmation de genre en Oklahoma, ce qui pourrait forcer certaines personnes à inverser leur transition par voie médicale contre leur gré. L’année 2021 a également été nommée «&nbsp;<em>l’année la</em> <em>plus meurtrière pour les personnes trans&nbsp;</em>» (<em>tdlr</em>) aux États-Unis par le&nbsp;<em><a href="https://time.com/6131444/2021-anti-trans-violence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Time</a></em>. «<em>Alors que la violence anti-trans devient de plus en plus répandue à travers le monde et que la reconnaissance légale du genre est menacée au Royaume-Uni, aux États-Unis et ici-même au Québec, chaque minute supplémentaire de temps d’antenne accordée à un militant anti-trans peut entraîner un recul supplémentaire&nbsp;</em>» (<em>tdlr</em>), peut-on lire dans la lettre ouverte.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«&nbsp;<em>Si la personne avec qui vous débattez ne vous voit même pas comme méritant des droits humains de base, il n’est pas possible d’avoir un vrai débat intellectuel&nbsp;</em>»</p>
<cite>Abe Berglas,&nbsp;représentant·e de Queer McGill</cite></blockquote>



<p>Dans un courriel envoyé aux étudiant·e·s avant la manifestation, le doyen de la Faculté de droit, le professeur Robert Leckey, a rappelé que la présence du professeur Wintemute lors de l’événement ne signifiait pas que l’Université adhérait à ses points de vue. Le doyen a affirmé son désir de faire de la Faculté un «<em>lieu inclusif où des personnes aux identités et expériences diverses peuvent apprendre ensemble et s’épanouir, ainsi qu’un lieu où nous pouvons entendre et critiquer des points de vue avec lesquels nous sommes fortement en désaccord</em>. » (<em>tdlr</em>)</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="563" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/trans-2-1000x563.jpg" alt class="wp-image-50460" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/trans-2-1000x563.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/trans-2-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/trans-2-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/trans-2-1536x864.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/trans-2.jpg 1760w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/beatrice-vallieres/?media=1" data-wpel-link="internal">Béatrice Vallières</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>«Pas de place pour la haine»</strong></p>



<p>Dans un second courriel envoyé aux étudiant·e·s de la Faculté de droit au lendemain de la manifestation, le doyen Leckey a exprimé sa tristesse quant à la tournure des événements, qui auraient «<em>largement dépassé les bornes de la manifestation pacifique</em>», citant notamment des instances de bousculades, d’insultes et de vandalisme qui constitueraient des violations du Code de conduite étudiant. Il a également déploré l’interruption de la conférence par les manifestant·e·s : «<em>Dans un endroit où nous nous réunissons pour éduquer de futurs avocats, quel est notre engagement envers l’échange d’idées, incluant celles avec lesquelles nous sommes en désaccord et que nous trouvons répugnantes?</em>»</p>



<p>En entrevue avec <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/mcgill-backlash-anti-trans-talk-1.6708251" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">CBC</a>, le professeur Wintemute s’est pour sa part défendu d’avoir des opinions transphobes et a qualifié la réaction à son discours d’«<em>hystérique</em>». Il maintient que sa conférence avait pour but de dire que «<em>les femmes ont des</em> <em>droits humains, elles aussi, mais se sentent intimidées par la communauté trans&nbsp;</em>» (<em>tdlr</em>). «<em>C’est extrêmement anti-démocratique d’interrompre une conférence dans une université simplement parce que l’on est en désaccord avec les opinions exprimées&nbsp;</em>», a‑t-il déclaré à <a href="https://montreal.ctvnews.ca/mcgill-speaker-s-talk-cancelled-after-trans-activists-protest-1.6224317" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">CTV News</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«Pour plusieurs étudiant·e·s, les événements de la semaine dernière représentent une désillusion par rapport aux engagements de l’Université McGill pour la diversité et l’inclusion»</p>
</blockquote>



<p>Pour Céleste Trianon, les convictions véhiculées par l’Alliance LGB ne relèvent pas de l’opinion, mais plutôt du discours haineux, et posent un enjeu de sécurité pour les personnes trans. « Je pense qu’il est important de faire une distinction entre discours libre et discours haineux. Et ici, il s’agit d’un discours purement haineux », affirme‑t ‑elle, ajoutant que les positions de l’Alliance LGB  représentent « une attaque contre la dignité, la sécurité et l’intégrité des personnes trans ». «<em>Si la personne avec qui vous débattez ne vous voit même pas comme méritant des droits humains de base, il n’est pas possible d’avoir un vrai débat intellectuel</em>» (<em>tdlr</em>), renchérit Abe Berglas, représentant·e de Queer McGill. «<em>Il est important de laisser de la place à la controverse sur le campus, mais je ne crois pas qu’il faille faire de place pour la haine</em>», ajoute-t-iel.</p>



<p>Laura Doyle-Péan, membre de RadLaw, est d’avis que les appels à la liberté académique de la part des organisateur·rice·s de l’événement et des critiques de la manifestation sont issus d’une mauvaise compréhension du concept même de liberté académique. «Ça détourne complètement la conversation et l’attention (du public,&nbsp;<em>ndlr</em>), qui, selon moi, devraient être dirigées vers les dangers que cet événement posait», affirme-t-iel. Iel souligne également que certains de ces dangers se seraient déjà concrétisés, puisque plusieurs organisateur·rice·s associé·e·s à la manifestation auraient reçu des vagues de messages haineux sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Contactée par&nbsp;<em>Le Délit</em>, Frédérique Mazerolle, agente de relation avec les médias de l’Université McGill, a indiqué que l’Université respectait le droit de ses étudiant·e·s à manifester pacifiquement sur le campus. Elle a fait savoir que «la liberté académique est au cœur de la mission de l’Université McGill […] », tout en rappelant que «chaque membre de la communauté universitaire doit respecter la dignité des autres membres de cette communauté et les traiter de façon juste et équitable».</p>



<p><strong>Désillusion de la communauté étudiante</strong></p>



<p>Pour plusieurs étudiant·e·s, les événements de la semaine dernière représentent une désillusion par rapport aux engagements de l’Université McGill pour la diversité et l’inclusion. En entrevue avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, Jacob Williams, étudiant à McGill et membre de Trans Patient Union (TPU), a exprimé sa déception vis-à-vis de l’Université. «<em>Cela (la conférence, ndlr) crée un climat dans lequel les personnes trans ne se sentent pas du tout soutenues par l’administration</em>» (<em>tdlr</em>), déplore-t-il. «<em>Avant, je croyais que McGill se souciait</em> <em>beaucoup de l’équité, de l’inclusion et de la diversité. […] Pour être honnête, maintenant, je ne suis pas sûr que l’équité (à McGill, ndlr) ne veuille dire quoi que ce soit au-delà d’être une forme de marketing intéressé</em> »<em>&nbsp;</em>, ajoute l’étudiant.</p>



<p>Sal Cuthbertson, spécialiste en équité et politique à l’AÉUM récemment diplômé·e de McGill qui était présent·e à la manifestation, partage ce sentiment de désillusion : «<em>Je suis une personne que M</em>c<em>Gill invite tout le</em> <em>temps aux comités d’accessibilité. Et chaque fois que j’y suis, ils essaient de véhiculer cette idée que j’ai le droit d’être qui je suis, que</em> <em>je devrais écrire mes pronoms… Mais c’est dans des moments comme ceux-ci que je me dis : c’est de l’activisme performatif. Ils me disent qu’ils me soutiennent, qu’ils me voient, qu’ils utilisent les bons pronoms. Et, d’un autre côté, ils</em> <em>nous disent qu’ils ne croient pas en notre identité, et que notre existence est sujette à débat.&nbsp;</em>»</p>



<p>Même si les derniers jours ont été mouvementés pour la communauté trans mcgilloise, Laura Doyle-Péan garde espoir : « C’est beau de voir que malgré tout ça, il y a des gens qui nous soutiennent et qui amplifient nos voix. On y est un peu gagnants malgré tout.»</p>



<p>Le CHRLP et ses directeur·rice·s n’ont pas répondu aux demandes de commentaire du&nbsp;<em>Délit</em>.&nbsp;</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fermeture temporaire de l’OSVRSE</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/01/11/fermeture-temporaire-de-losvrse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[agressions sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[fermeture]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[osvrse]]></category>
		<category><![CDATA[prévention]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=50328</guid>

					<description><![CDATA[<p>La pénurie de main-d’œuvre se fait sentir.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans un communiqué publié le 4 décembre der- nier dans le McGillReporter, l’administration mcgilloise annonçait que le Bureau d’intervention, de prévention et d’éducation en matière de violence sexuelle (OSVRSE), la ressource principale de l’Université McGill en matière de support aux survivant·e·s de violences sexuelles, serait fermé jusqu’à nouvel ordre. Le Bureau était déjà fermé de manière intermittente depuis le mois d’octobre 2022 en raison du manque de personnel.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«Le Bureau se serait vu obligé de fermer ses portes lorsque la charge des responsabilités administratives serait devenue trop lourde à porter pour un·e employé·e seul·e»</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Les opérations de soutien aux survivant·e·s de l’OSVRSE ont été transférées aux gestionnaires de cas du Bureau du doyen à la vie étudiante, dont les membres ont reçu une formation spécifique portant sur la situation des survivant·e·s de violences sexuelles. Les survivant·e·s auront également un accès prioritaire à des rendez-vous au <em>Centre de bien-être</em> (<em>Wellness Hub</em>, tdlr) de l’Université pendant cette période. Le <em>Centre pour violences sexuelles de l’Association étudiante de l’Université McGill </em>(<em>Sexual Assault Centre of McGill Students’ Society</em>) demeure ouvert et accessible à tous·tes.</p>



<p>L’OSVRSE a pour objectif d’apporter un soutien gratuit à tout membre de la communauté mcgilloise ayant été victime de violences sexuelles ou de genre au sein du campus de McGill ou en dehors. Ses activités incluent des lignes de support et d’écoute pour les survivant·e·s, de l’assistance dans le processus de dépôt de plainte ainsi que des campagnes de prévention et de sensibilisation.</p>



<p><strong>La pénurie de main‑d’œuvre&nbsp;à blâmer</strong></p>



<p>L’OSVRSE opère habituellement grâce à deux employé·e·s, soit un·e conseiller·ère en intervention ainsi qu’un·e conseiller·ère éducatif·ve, qui se divisent les responsabilités relatives à la gestion des cas et aux activités de prévention du Bureau. Au mois d’août 2022, un·e des employé·e·s a dû quitter son poste, ne laissant qu’un·e seul·e employé·e permanent·e pour assurer la gestion du Bureau.</p>



<p>Le Bureau se serait vu obligé de fermer ses portes lorsque la charge des responsabilités administratives serait devenue trop lourde à porter pour un·e employé·e seul·e, selon des sources transmises en entrevue au Délit. L’OSVRSE a d’abord fermé pour une période temporaire de deux semaines en octobre 2022, avant de fermer à nouveau au mois de novembre pour une durée indéterminée. Bien que l’administration mcgilloise ait fait part à l’AÉUM de son intention de rouvrir le Bureau pour la nouvelle année, aucune date précise n’a encore été communiquée au moment d’écrire ces lignes.</p>



<p><strong>Confusion chez les étudiant·e·s</strong></p>



<p>Contacté par Le Délit, Kerry Yang, vice-président aux affaires universitaires de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), nous a informé que l’AÉUM a reçu certains retours d’étudiant·e·s pour qui la fermeture de l’OSVRSE avait été source de confusion. «<em>Le site internet [de l’OSVRSE,</em> ndlr<em>] n’était pas particulièrement clair, et certain·e·s étudiant·e·s ne savaient pas où aller ou qui contacter, ce qui est une difficulté supplémentaire pour les survivant·e·s de violences sexuelles</em> (tldr)», déplore-t-il. «<em>Les ressources n’étaient pas au bon endroit, et les explications n’étaient pas clairement visibles. Il y a aussi eu des problèmes avec les lignes téléphoniques de l’OSVRSE qui ne dirigeaient pas les étudiants vers les ressources appropriées</em>», explique-t-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«Certain·e·s étudiant·e·s ne savaient pas où aller ou qui contacter, ce qui est une difficulté supplémentaire pour les survivant·e·s de violences sexuelles»</p>
<cite>Kerry Yang, VP aux affaires universitaires de l’AÉUM</cite></blockquote>



<p><strong>Restructuration en vue pour l’OSVRSE</strong></p>



<p>Dans son communiqué du 4 décembre dernier, l’administration mcgilloise indiquait également que le Bureau d’intervention, de prévention et d’éducation en matière de violence sexuelle est en cours de «restructuration» telle que prévue par un plan sur cinq ans établi en collaboration avec un·e consultant·e externe. La reconfiguration du bureau ferait passer son nombre d’employé·e·s permanent·e·s de deux à cinq. À l’équipe s’ajouteraient ainsi un·e second·e conseiller·ère en éducation, un·e directeur·rice associé·e et un·e coordinateur·rice administratif·ve.</p>



<p>Contactée par courriel par Le Délit, Frédérique Mazerolle, agente des relations avec les médias de l’Université McGill, indique que «la récente pénurie de main-d’œuvre a non seulement retardé l’élaboration de ce plan en faveur d’une concentration sur le soutien et l’éducation des survivant(e)s, mais a également mis en évidence la nécessité de mettre en œuvre le réaménagement prévu du Bureau».</p>



<p>Kerry Yang partage l’avis que les événements de l’automne 2022 ont fait ressortir l’importance d’augmenter la capacité du Bureau. «<em>McGill essaye d’améliorer sa gestion de la situation actuelle, qui n’a pas été très facile pour les étudiantes</em>», reconnaît-il. Le Bureau du Doyen à la vie étudiante et l’AÉUM ont tous deux collaboré avec l’administration mcgilloise pour trouver des solutions aux problèmes posés par la fermeture. Malgré la confusion ressentie par certain·e·s étudiant·e·s lors de la session d’automne, Kerry Yang se montre plutôt optimiste par rapport au futur de l’OSVRSE. «<em>Les prochaines semaines seront très intéressantes pour le futur de l’OSVRSE et la réussite ou non de sa restructuration</em>», conclut-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«La récente pénurie de main-d’œuvre a […] mis en évidence la nécessité de mettre en œuvre le réaménagement prévu du Bureau»</p>
<cite>Frédérique Mazerolle, agente des relations avec les médias de l’Université McGill</cite></blockquote>



<p><em>Les personnes qui cherchent du soutient en ce qui a trait à la violence sexuelle à McGill peuvent contacter directement le Bureau du doyen à la vie étudiante par courriel (deanofstudents@mcgill. ca) ou par téléphone (514–398- 4990), ou contacter le Centre pour violences sexuelles de l’Association étudiante de l’Université McGill (SAMCOMSS). Pour du soutien immédiat, il est possible de contacter la ligne d’écoute provinciale sur la violence sexuelle (1–888-933‑9007 / 514–9339007)</em>.&nbsp;</p>



<p></p>
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		<title>Une année avec Le Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/01/11/une-annee-avec-le-delit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[2022]]></category>
		<category><![CDATA[Année]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[ukraine]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=50339</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur les nouvelles marquantes de 2022.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’année 2022 aura été très chargée, autant sur la scène internationale qu’au sein de la communauté étudiante de McGill. En ce début du mois de janvier, Le Délit remet ses compteurs à zéro. Pour démarrer cette nouvelle année en beauté, la section Actualités vous propose une rétrospective de ses 10 nouvelles les plus marquantes de l’année 2022.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="850" height="1000" data-id="50379" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Orange-Photo-Clean-Corporate-Organization-History-Timeline-Infographic-850x1000.png" alt class="wp-image-50379" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Orange-Photo-Clean-Corporate-Organization-History-Timeline-Infographic-850x1000.png 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Orange-Photo-Clean-Corporate-Organization-History-Timeline-Infographic-330x388.png 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Orange-Photo-Clean-Corporate-Organization-History-Timeline-Infographic-768x903.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Orange-Photo-Clean-Corporate-Organization-History-Timeline-Infographic-1306x1536.png 1306w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2023/01/Orange-Photo-Clean-Corporate-Organization-History-Timeline-Infographic-1741x2048.png 1741w" sizes="(max-width: 850px) 100vw, 850px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/beatrice-vallieres/?media=1" data-wpel-link="internal">Béatrice Vallières</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</figure>



<p></p>



<p></p>



<p>Retrouvez les liens des articles ici : </p>



<p>Janvier: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-remous-du-retour-en-presentiel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/01/26/les-remous-du-retour-en-presentiel/</a></p>



<p>Février: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/02/23/quels-sont-les-enjeux-politiques-du-convoi-de-la-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/02/23/quels-sont-les-enjeux-politiques-du-convoi-de-la-liberte/</a></p>



<p>Mars: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/16/une-troisieme-guerre-mondiale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/03/16/une-troisieme-guerre-mondiale/</a></p>



<p>Avril: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/opposition-a-la-politique-de-solidarite-avec-la-palestine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/opposition-a-la-politique-de-solidarite-avec-la-palestine/</a></p>



<p>Mai: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/04/06/mcgill-dernier-bastion-universitaire-des-investissements-fossiles-a-montreal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/04/06/mcgill-dernier-bastion-universitaire-des-investissements-fossiles-a-montreal/</a></p>



<p>Août: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/08/31/michelle-obonsawin-si-normale-si-exceptionnelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/08/31/michelle-obonsawin-si-normale-si-exceptionnelle/</a></p>



<p>Septembre: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/28/scruter-le-mode-de-scrutin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/09/28/scruter-le-mode-de-scrutin/</a></p>



<p>Octobre: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/femme-vie-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/femme-vie-liberte/</a>  </p>



<p>Novembre: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/</a> et <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/16/le-delit-a-besoin-de-vous/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/11/16/le-delit-a-besoin-de-vous/</a></p>
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		<title>&#160;Un don pour la recherche en astrophysique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/un-don-pour-la-recherche-en-astrophysique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[astrophysique]]></category>
		<category><![CDATA[espace]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[recherche]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill reçoit 16 millions de dollars de la Fondation familiale Trottier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/un-don-pour-la-recherche-en-astrophysique/" data-wpel-link="internal">&nbsp;Un don pour la recherche en astrophysique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 21 novembre dernier, l’Université McGill a annoncé un don de 16 millions de dollars à l’Institut spatial Trottier, auparavant appelé l’Institut spatial de McGill. La Fondation familiale Trottier a fait don d’un montant total de 26 millions de dollars, répartis entre l’Université McGill et l’Université de Montréal. Le changement de nom de l’Institut a été annoncé en même temps que le don, en reconnaissance du soutien de la famille Trottier à la recherche en astrophysique à McGill.</p>



<p>Créé en 2015, l’Institut spatial Trottier est un centre de recherche interdisciplinaire qui rassemble des chercheur·se·s et des étudiant·e·s dans divers domaines comme l’astrophysique, les sciences planétaires et atmosphériques et l’astrobiologie.</p>



<p><strong>«Un grand honneur»</strong></p>



<p>Victoria Kaspi, directrice de l’Institut Spatial Trottier et professeure de physique à l’Université McGill, nous affirme: «C’est un grand honneur. C’est une reconnaissance de tout notre travail. Ça témoigne d’une appréciation pour l’astronomie et l’astrophysique, mais aussi d’une compréhension qu’il faut des ressources pour mener ce type de recherche à un niveau global.» Selon la Pre Kaspi, le don permettra de financer la construction d’un nouvel édifice qui comprendra des bureaux pour les chercheur·se·s de l’Institut, prévue pour la fin de l’année 2024. Il permettra également de financer diverses ressources pour les étudiant·e·s et chercheur·se·s post-doctoraux·les de l’Institut et de les soutenir dans leurs projets de recherche.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«C’est un grand jour pour nos deux universités»</p><cite>Christopher Manfredi</cite></blockquote>



<p>Dans un discours prononcé lors de cet événement, Christopher Manfredi, principal intérimaire de l’Université McGill, s’est montré tout aussi optimiste. «C’est un grand jour pour nos deux universités, mais aussi pour Montréal», a‑t-il affirmé. «<em>Grâce au support visionnaire de la Fondation familiale Trottier, l’Institut est en passe de devenir un chef de file mondial dans le domaine de la recherche sur l’espace</em>», a‑t-il ajouté.</p>



<p><strong>Une bonne nouvelle pour les étudiant·e·s</strong></p>



<p>Vishwangi Shah est étudiante à l’Institut spatial Trottier, où elle réalise sa maîtrise en physique sous la supervision de la Pre Victoria Kaspi. Elle accueille l’annonce de ce don avec beaucoup d’enthousiasme: «<em>Je trouve que c’est incroyable! Cela</em> <em>pourra donner l’opportunité à des étudiant·e·s de partout dans le monde de venir contribuer à la recherche fantastique qui se passe à l’Institut. […] J’ai très hâte de voir les développements scientifiques que cela pourra apporter</em>.» Elle souligne également que ce don aura un impact positif sur beaucoup d’étudiant·e·s aux cycles supérieurs en leur donnant l’opportunité d’obtenir du financement supplémentaire pour leur recherche. Selon l’étudiante, il est important de financer la recherche dans le domaine spatial, puisque cette dernière «<em>apporte énormément de nouveaux développements technologiques […] qui peuvent être utiles dans d’autres domaines, comme les communications</em>». «<em>Mais surtout, nous sommes curieux de savoir ce qu’il y a dans l’espace. Qu’est-ce qui nous a créés? D’où venons-nous? Où irons-nous? Ce sont des questions que nous nous sommes toujours posées. Financer la recherche spatiale pourrait nous permettre d’assouvir cette curiosité</em>», conclut-elle.</p>
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		<title>Des gazouillis qui sèment la zizanie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/des-gazouillis-qui-sement-la-zizanie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Divest McGill]]></category>
		<category><![CDATA[énergies fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Désinvestissement McGill s’inspire de Twitter Blue pour une action militante.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/des-gazouillis-qui-sement-la-zizanie/" data-wpel-link="internal">Des gazouillis qui sèment la zizanie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans <a href="https://twitter.com/mcgilluni/status/1591970460761313280" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">une série de gazouillis</a> publiés le 15 novembre dernier sur Twitter, un compte avec le nom d’utilisateur de l’université McGill a annoncé son «<em>plan ambitieux de désinvestissement</em>». «<em>McGill sera une institution sans énergie fossile à 75% d’ici 2075</em>», peut-on lire dans un des messages publiés. Le compte, appelé « @mcgilluni», est en réalité un coup de publicité du groupe activiste étudiant Désinvestissement McGill (<em>Divest McGill</em>), qui milite depuis 2012 pour que l’Université montréalaise retire ses investissements dans le secteur des énergies fossiles. Désinvestissement McGill emboîte ainsi le pas aux nombreux internautes qui se sont fait passer pour des célébrités ou des corporations dans la foulée du lancement de&nbsp;<em>Twitter Blue&nbsp;</em>par le nouveau propriétaire du réseau social, Elon Musk.</p>



<p><strong>Chaos et désinformation</strong></p>



<p>En octobre dernier, le milliardaire sud-africain a acheté Twitter pour la somme faramineuse de <a href="https://www.nytimes.com/2022/10/27/technology/elon-musk-twitter-deal-complete.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">44 milliards</a> de dollars américains. «<em>L’oiseau est libre</em>», a‑t-il&nbsp;<em>tweeté&nbsp;</em>le 27 octobre, en référence à sa <a href="https://twitter.com/elonmusk/status/1585619322239561728?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1585619322239561728%7Ctwgr%5Ea2ac1009b5aa9986af28940978aff06f8d2c5e8f%7Ctwcon%5Es1_&amp;ref_url=https%3A%2F%2Fwww.reuters.com%2Ftechnology%2Fmusk-wants-twitter-be-most-respected-advertising-platform-2022-10-27%2F" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">promesse</a> de «redonner aux utilisateurs de la plateforme leur liberté d’expression». Cherchant à augmenter les revenus du réseau social, Elon Musk a annoncé le 9 novembre dernier le lancement de&nbsp;<em>Twitter Blue</em>, un abonnement mensuel payant permettant aux utilisateur·rice·s du réseau social d’obtenir le convoité crochet bleu moyennant des frais de huit dollars par mois. À l’origine, le «crochet bleu» avait pour objectif d’indiquer qu’un compte était «officiel», un statut qui ne pouvait être obtenu que suite à une vérification réalisée par l’équipe de Twitter.</p>



<p>Dès le lancement de&nbsp;<em>Twitter Blue</em>, certain·e·s internautes ont saisi cette opportunité pour usurper l’identité de personnalités célèbres ou de corporations, se faisant passer pour leurs comptes officiels grâce à leur crochet bleu acheté. Rapidement, des groupes activistes ont emboîté le pas. «<em>Ce n’est pas parce que nous tuons<br>la planète qu’elle ne va pas nous manquer</em>», a publié un faux compte vérifié se faisant passer pour la compagnie pétrolière anglaise <a href="https://twitter.com/ToadKingStudios/status/1591060954959478784" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">BP</a>. Dans la même veine, un faux compte vérifié semblant appartenir à la compagnie pharmaceutique américaine <a href="https://www.thestar.com/business/technology/2022/11/11/eli-lilly-loses-billions-in-market-cap-after-verified-twitter-impostor-promises-free-insulin.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Eli Lilly</a> publiait: «<em>L’insuline est maintenant gratuite</em>», précipitant la chute de près de 5% de ses actions et causant une perte estimée de 15 milliards de dollars américains à la compagnie. Après trois jours de chaos sur la plateforme, Twitter a suspendu son programme d’abonnement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Même si notre message se présente sous la forme d’une satire, nous le considérons comme une diffusion de la vérité plutôt que de la désinformation»</p><cite>Désinvestissement McGill</cite></blockquote>



<p>Le scénario de la semaine dernière vient renforcer certaines inquiétudes liées au rachat de Twitter par le propriétaire de Tesla et de SpaceX en ce qui a trait à l’augmentation de la circulation de la désinformation sur la plateforme, qui compte plus de 200 000 millions d’utilisateur·rice·s. Elon Musk, qui se présente comme «<em>champion de la liberté d’expression</em>», a par ailleurs <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2022/nov/20/twitter-lifts-donald-trump-ban-after-elon-musks-poll" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">révoqué</a> la suspension permanente de l’ancien président américain Donald Trump de la plateforme, d’où il avait été <a href="https://www.theguardian.com/us-news/2021/jan/08/donald-trump-twitter-ban-suspended" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">banni</a> pour avoir répandu de fausses informations et incité à la violence dans le contexte de l’insurrection de janvier 2021.</p>



<p><strong>Non, McGill ne désinvestit pas des énergies fossiles</strong></p>



<p>Contacté par courriel par&nbsp;<em>Le Délit</em>, Désinvestissement McGill nous a confirmé avoir été inspiré à créer le compte Twitter @mcgilluni en voyant cette vague d’activisme satirique sur le réseau social. Le groupe activiste mcgillois décrit sa démarche comme l’utilisation de «l’humour pour exposer les motifs absurdes de raisonnement et de prise de décision de l’administration de McGill en ce qui concerne les investissements dans les combustibles fossiles, la suppression de l’activisme étudiant, la mesure des prix, la lutte contre les syndicats et plus encore». Questionné quant au risque de répandre de la désinformation, Désinvestissement McGill nous a répondu: «Bien que cela puisse être un risque, les communications officielles de McGill diffusent de la désinformation depuis des années. […] Même si notre message se présente sous la forme d’une satire, nous le considérons comme une diffusion de la vérité plutôt que de la désinformation.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/des-gazouillis-qui-sement-la-zizanie/" data-wpel-link="internal">Des gazouillis qui sèment la zizanie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Manifestation pour la rémunération des stages</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/16/manifestation-pour-la-remuneration-des-stages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[rémunération]]></category>
		<category><![CDATA[stage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49901</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des centaines d’étudiant·e·s en colère prennent la rue.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/16/manifestation-pour-la-remuneration-des-stages/" data-wpel-link="internal">Manifestation pour la rémunération des stages</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="has-drop-cap">Le jeudi 10 novembre, on pouvait lire les slogans «Attention à nos stagiaires… C’est peut-être la prof de vos enfants [sic] », «Ras-le-bol d’être bénévole», «Mon proprio n’accepte pas les paiements en expérience» dans les rues du centre-ville de Montréal, alors que des centaines d’étudiant·e·s montréalais·es se réunissaient à la place Émilie-Gamelin afin de demander la rémunération des stages. La manifestation était organisée par le collectif&nbsp;<em>Un salaire pour tous les stagiaires&nbsp;</em>(SPTS), qui milite pour la salarisation des stages étudiants à travers le Québec. Elle regroupait des étudiant·e·s montréalais·es à travers plusieurs facultés et universités différentes. Pour leur part, les étudiant·e·s de la Faculté de sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) étaient déjà en grève depuis le 13 octobre dernier pour protester contre leurs conditions de stages.</p>



<p><strong>Un enjeu social avant tout</strong></p>



<p>«Comme toujours, le travail du “<em>care</em>”, qui est fait majoritairement par des femmes et des gens assignés femmes à la naissance, n’est pas valorisé, que ce soit en milieu de travail ou dans la sphère domestique», lance Wolfgang Kayitalire, étudiant à la maîtrise en travail social à l’UQAM et orateur lors de l’événement. «Ce n’est qu’un autre exemple de l’exploitation des femmes sous le patriarcat», ajoute-t-il, soulignant que les stages dans des professions typiquement masculines, comme le génie, sont rémunérés, tandis que ceux dans des professions typiquement féminines, comme l’enseignement, ne le sont pas.</p>



<p>En plus de mettre en lumière le rôle que joue la non-salarisation des stages dans le maintien et la reproduction des inégalités hommes-femmes, Wolfgang Kayitalire met en avant le rôle de cette politique sur les inégalités économiques. «Avec la non-salarisation des stages, les riches deviennent riches et les pauvres deviennent pauvres», résume-t-il.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Avec la non-salarisation des stages, les riches deviennent riches et les pauvres deviennent pauvres»&nbsp;</p><cite>Wolfgang Kayitalire</cite></blockquote>



<p>Éléonord Robert‑D’Amour, étudiante en travail social à l’UQAM et cocoordinatrice de l’Association des étudiant·e·s au premier cycle en travail social de l’UQAM, insiste sur l’importance de rémunérer les stagiaires via un salaire et non pas par l’attribution d’une bourse, comme c’est souvent le cas dans les domaines à majorité typiquement féminine. En effet, la salarisation permet aux stagiaires de cotiser au chômage, au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) et au Régime de rentes, contrairement à la rémunération par bourse. Selon elle, l’absence de telles cotisations chez les stagiaires dans des domaines typiquement féminins a des répercussions financières à long terme pour les femmes.</p>



<p>Entre 2016 et 2019, une première vague de manifestations avait déjà eu lieu à l’UQAM, menant à la mise en place par le gouvernement du Québec du Programme de bourses de soutien à la persévérance et à la réussite des stagiaires. Cependant, ce programme a été suspendu par le gouvernement Legault avec la création à l’automne 2022 du programme Perspective Québec. Ce dernier offre des bourses de 2 500$ aux étudiant·e·s de certains domaines ciblés, sans rémunération particulière pour les stages. Plusieurs associations étudiantes avaient exprimé leur <a href="https://www.ledevoir.com/opinion/idees/752052/education-il-faut-arreter-de-jongler-avec-le-budget-des-stagiaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">déception</a> face à ce changement opéré par le gouvernement, jugeant que les deux bourses ne répondaient pas aux mêmes objectifs. De plus, Éléonord Robert‑D’Amour souligne que les bourses actuelles, lorsque mises au ratio du nombre d’heures de travail demandées dans le cadre d’un stage, correspondent à un salaire horaire d’environ 8$ de l’heure, soit bien en-deçà du salaire minimum provincial de 14,25$ de l’heure. Ce chiffre se situe encore plus loin du salaire médian d’un·e stagiaire en génie, qui se situe autour de <a href="https://etudiant.polymtl.ca/stages-et-emplois/renseignements-generaux/statistiques-salariales" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">20$</a> de l’heure.</p>



<p>Wolfgang Kayitalire souligne: «Quand on publie nos revendications en ligne, on reçoit des commentaires du genre : “arrête de te plaindre, si t’as envie d’être payée, deviens ingénieure.” […] Mais si on devient tous ingénieures, ça veut dire qu’on va vivre dans une société sans infirmières, sans travailleuses sociales, sans sexologues, sans éducatrices. Ça n’a aucun sens.»</p>



<p><strong>L’UdeM se joint à la lutte</strong></p>



<p>Dans la foule composée en majorité d’étudiant·e·s de l’UQAM, on trouvait quand même des étudiant·e·s des autres universités de Montréal. Audrey Bourgon, présidente de l’Association des étudiant·e·s en orthophonie et audiologie (ADÉOA) de l’Université de Montréal, souligne que son association étudiante est en grève à la suite d’une assemblée générale du mardi 8 novembre dernier. «Ça n’est pas normal qu’on soit aux études à la Faculté de médecine, mais qu’on soit endettés et qu’on fasse autant de travail sans avoir de rémunération», a‑t-elle affirmé au&nbsp;<em>Délit</em>. </p>



<p>«On fait un travail qui est super important et on manque de reconnaissance actuellement», déplore quant à elle Sandrine Roussel, étudiante à la maîtrise en orthophonie à l’Université de Montréal. «C’est un programme qui nous demande beaucoup, donc en parallèle on a pas forcément le temps de travailler», renchérit sa collègue, Cléo Saint-Martin. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« Si on devient tous ingénieures, ça veut dire qu’on va vivre dans une société sans infirmières, sans travailleuses sociales, sans sexologues, sans éducatrices. Ça n’a aucun sens »</p><cite>Wolfgang Kayitalire</cite></blockquote>



<p>Après avoir marché quelques heures à travers le centre-ville, scandant des slogans comme «Sauvons les stagiaires», les manifestant·e·s sont revenu·e·s vers le campus de l’UQAM, où des représentant·e·s de l’Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (ADEESE-UQAM) ont pris la parole devant la foule. Le 15 novembre prochain, les membres de l’ASEESE-UQAM sont convié·e·s à une assemblée de grève, dans laquelle il·elle·s seront appelé·e·s à voter pour reconduire leur grève du 21 novembre au 27 novembre prochain.</p>



<p>A voir aussi: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/stagiaires-precaires-en-colere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/stagiaires-precaires-en-colere/</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/16/manifestation-pour-la-remuneration-des-stages/" data-wpel-link="internal">Manifestation pour la rémunération des stages</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Folie meurtrière au théâtre Maisonneuve</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/folie-meurtriere-au-theatre-maisonneuve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Hofesh Schechter]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de Maisonneuve]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49793</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hofesh Schechter de retour à Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/folie-meurtriere-au-theatre-maisonneuve/" data-wpel-link="internal">Folie meurtrière au théâtre Maisonneuve</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">C’est un véritable carnage sur la scène! Les uns sont pendus, les autres étranglés, fusillés, ou poignardés. Les corps gisent, cependant les morts ne le sont jamais vraiment : ici, chacun·e est à son tour victime et bourreau. Depuis la pénombre de la salle, les dix danseur·se·s semblent par moments ne former qu’un seul corps, qui s’agite et tournoie au rythme des balles dans ce qui s’apparente à un étrange ballet, à la fois comique et effrayant. </p>



<p>En représentation du 2 au 5 novembre derniers au théâtre Maisonneuve, le spectacle <em>Double Murder</em>, du chorégraphe anglo-israélien Hofesh Schechter, réunit deux pièces en apparence diamétralement opposées : <em>The Clowns</em>, une pièce qui fait partie du répertoire de la troupe depuis 2016, et <em>The Fix</em>, créée pour l’occasion. Avec la première, le chorégraphe, connu pour faire passer des messages forts, explore avec brio la place de la violence dans les sociétés modernes. La seconde, qui se présente comme un exutoire à cette violence, peine à briller dans son ombre. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le chorégraphe, connu pour faire passer des messages forts, explore avec brio la place de la violence dans les sociétés modernes»</p></blockquote>



<p><strong>Folie meurtrière</strong></p>



<p>Si l’on dit que le ridicule ne tue pas, celui d’Hofesh Schechter, en revanche, semble plutôt sanglant. Portée par la musique originale du chorégraphe, <em>The Clowns</em> propose une critique déjantée de l’omniprésence de la violence dans nos vies quotidiennes. Les danseur·se·s, habillé·e·s de costumes que l’on croirait tout droit sortis du costumier de Radio-Canada , sont animés d’une folie meurtrière. Il·elle·s passent leur temps à s’entretuer, dans un esprit de joie et de célébration. Véritable cirque, cette chorégraphie empreinte d’humour noir brouille les frontières entre danse et mime. Faisant preuve d’une grande théâtralité, les interprètes adoptent des expressions faciales effrayantes, visibles depuis un siège au huitième rang. Et pourtant, en dépit de son extravagance, <em>The Clowns</em> sonne juste.</p>



<p><strong>Panser les blessures</strong></p>



<p>En contraste, <em>The Fix </em>apparaît plus portée vers l’intime, mais peut-être aussi plus effacée après l’intensité des <em>Clowns</em>. Finis les costumes grotesques et les pantomimes meurtrières, place aux T‑shirts amples et aux embrassades. <em>The Fix</em>, comme son nom l’indique, vient panser les blessures laissées par son prédécesseur. Cependant, quelque chose semble ne pas coller dans l’effet d’ensemble.</p>



<p>Après avoir été témoin de l’imagerie effrayante explorée pendant près d’une heure dans la première partie, difficile de baisser la garde et d’ouvrir grand ses bras pour accueillir les danseur·se·s dans une étreinte – puisque que ceux·lle·s‑ci se promènent à travers le public à la recherche de spectateur·rice·s à enlacer. Après le ridicule assumé de la première partie, cette seconde moitié opte pour un ton plus sérieux. Elle se présente comme une lueur d’espoir, un retour à la paix après les effusions de sang. Si la chorégraphie en elle-même est magnifique, face au ton satirique et noir qui l’a précédée, son message d’espoir un peu niais apparaît presque comme un défi – ou une raillerie ?- au·à le·a malheureux·se spectateur·rice qui oserait y croire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/folie-meurtriere-au-theatre-maisonneuve/" data-wpel-link="internal">Folie meurtrière au théâtre Maisonneuve</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La RBC au cœur de la tempête</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/la-rbc-au-coeur-de-la-tempete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[RBC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association de McGill avec la Banque royale du Canada critiquée par des voix écologistes et anti-coloniales.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le samedi 5 novembre dernier, une trentaine de manifestant·e·s se sont réuni·e·s sur la rue Sherbrooke devant la succursale de la Banque royale du Canada (RBC) sur le campus de l’Université McGill afin de protester contre l’association des Universités McGill et Concordia avec cette banque. Les activistes reprochent à l’institution financière ses investissements importants dans le secteur des énergies fossiles. Parmis les contestataires, on notait plusieurs membres du groupe activiste environnemental mcgillois Désinvestissement McGill (<em>Divest McGill</em>).</p>



<p>La manifestation avait également pour but d’exprimer la solidarité des manifestant·e·s avec la Première Nation Wet’suwet’en. Cette dernière s’oppose <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/03/18/crise-des-wetsuweten-entente-de-principe-atteinte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">depuis 2019</a> au projet Coastal GasLink de la compagnie pétrolière TC Énergie, un projet dont la banque RBC est le principal investisseur.</p>



<p>En parallèle, de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1930622/wetsuweten-rbc-winnipeg-manifestations" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">nombreuses manifestations</a> contre la RBC se sont déroulées samedi dernier à travers le Canada.</p>



<p><strong>La RBC accusée d’« éco-blanchiment»</strong></p>



<p>Selon les organisateur·rice·s de l’événement, la manifestation serait une réponse à un appel à des actions de solidarité lancé par un·e chef·fe héréditaire de la nation Wet’suwet’en.</p>



<p>Une représentante de Solidarité Décoloniale (<em>Decolonial Solidarity</em>), un groupe allié à la cause des Wet’suwet’en, a pris la parole devant la foule. Elle a vivement critiqué les investissements massifs de la RBC dans le projet Coastal GasLink.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>La RBC parle beaucoup de son respect des droits des Autochtones et de son financement d’initiatives durables, mais ce n’est que de l’éco-blanchiment</em>»</p><cite>Une membre de Solidarité Décoloniale</cite></blockquote>



<p>«<em>C’est en travaillant ensemble que nous avons une chance de</em> <em>forcer cette banque incroyablement puissante et influente à abandonner ses profits à court terme en désinvestissant du gazoduc CGL</em>», a‑t-elle avancé. En avril dernier, la RBC avait <a href="https://www.rollingstone.com/politics/political-commentary/royal-bank-of-canada-to-mark-ruffalo-coastal-gaslink-pipeline-1343197/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">défendu</a> son association avec le projet, le décrivant comme «un exemple de projet responsable».</p>



<p>Avec Coastal GasLink, TC Énergie prévoit la construction d’un gazoduc s’étalant sur environ 650 km en Colombie-Britannique. Ce gazoduc, qui lui permettra de transporter du gaz naturel de Dawson Creek à Kitimat, doit passer sur le territoire non cédé Wet’suwet’en, ce à quoi les chef·fe·s héréditaires de la Première Nation se sont vigoureusement opposés dès le début du projet. En effet, la compagnie pétrolière souhaite faire passer son gazoduc sous la rivière Wedzin Kwa, qui, en plus d’occuper un rôle sacré pour plusieurs membres de la nation Wet’suwet’en, accueille une population importante de saumons qui pourrait être mise en danger par les travaux de forage.</p>



<p>En 2020, la cause des Wet’suwet’en avait trouvé un écho à travers tout le Canada <a href="https://www.nomoredirtybanks.com/signatories" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">et même au-delà</a>, alors que<br>des manifestations de soutien au groupe autochtone avaient eu lieu d’un océan à l’autre. Un blocus ferroviaire avait été mis en oeuvre, paralysant temporairement l’économie canadienne. La pandémie de COVID-19 en mars 2020 avait suspendu les protestations publiques, mais pas les travaux de construction du gazoduc.</p>



<p>En plus des revendications des groupes autochtones dont le gazoduc traverserait les territoires ancestraux, l’oratrice a également mis en lumière les impacts écologiques importants que pourrait avoir le projet. «<em>Peu importe où la banque RBC ira, elle entendra les voix des alliés de ceux qui souffrent de ses investissements</em>», a‑t-elle conclu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Nous ne voulons pas d’institutions qui œuvrent dans les énergies fossiles sur nos campus</em>»</p><cite>Une membre de Solidarité Décoloniale</cite></blockquote>



<p>En entrevue avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, l’oratrice, qui a souhaité demeurer anonyme, a souligné l’hypocrisie de la banque canadienne: «<em>La RBC parle beaucoup de son respect des droits des Autochtones et de son financement d’initiatives durables, mais ce n’est que</em> <em>de l’éco-blanchiment&nbsp;</em>[<em>green-washing,&nbsp;</em>ndlr]». Depuis 2016, l’institution financière aurait investi <a href="https://www.amnesty.ca/blog/rbcs-financing-of-the-coastal-gaslink-pipeline/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">236 milliards de dollars</a> dans les énergies fossiles, faisant d’elle la cinquième banque investissant le plus dans ce secteur au niveau mondial et la première à l’échelle canadienne.</p>



<p><em><strong>«Foutez le camp de notre campus»</strong></em></p>



<p>L’association entre McGill et la RBC ne date pas d’hier. En effet, la banque est partenaire de nombreux événements mcgillois, notamment Frosh 2022 de la Faculté des sciences, en plus d’être la banque de l’Association étudiante de l’Université McGIll (AÉUM) et d’un grand nombre de ses clubs. Cette année, la RBC, en collaboration avec le&nbsp;<em>Globe and Mail</em>, offre même <a href="https://www.mcgill.ca/channels/channels/news/rbc-mcgill-and-globe-and-mail-team-offer-free-personal-financial-essentials-course-342473" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">un cours gratuit de gestion des finances personnelles</a> à la Faculté de gestion Desautels de McGill. De plus, une nouvelle succursale de la RBC, intitulée RBC Campus McGill, vient d’ouvrir ses portes sur la rue Sherbrooke.</p>



<p>En entrevue avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, Una Sverko, une manifestante et étudiante de première année en droit à McGill, a critiqué cette alliance entre l’Université et la RBC: «<em>Cela indique: nous [l’Université McGill] vous donnons notre sceau d’approbation</em>». Selon elle, l’Université McGill doit cesser d’établir des partenariats avec des institutions qui investissent aussi lourdement dans les énergies fossiles.</p>



<p>L’oratrice de Solidarité Décoloniale partage ce point de vue: «<em>Nous ne voulons pas d’institutions qui œuvrent dans les énergies fossiles sur nos campus</em>», renchérit-elle. «<em>Dites à la RBC de foutre le camp de notre campus!</em>»</p>



<p><em>Addendum: La RBC est actuellement sous investigation pour «éco-blanchiment» par le Bureau de la concurrence du Canada suite à la suite d’une <a href="https://ecojustice.ca/wp-content/uploads/2022/07/2022-06-10-Complaint-to-Competition-Bureau-re_-RBC-climate-representations-Final.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">plainte</a> déposée en avril dernier. Le 13 octobre dernier, la banque a indiqué au <a href="https://www.ledevoir.com/economie/763593/la-rbc-sous-enquete-du-bureau-de-la-concurrence-suite-a-une-plainte-pour-ecoblanchiment" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Devoir</a> être «fortement en désaccord avec les allégations contenues dans la plainte».</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/la-rbc-au-coeur-de-la-tempete/" data-wpel-link="internal">La RBC au cœur de la tempête</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>«&#160;Le silence, c’est la violence&#160;»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/le-silence-cest-la-violence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[iran]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les manifestations en soutien aux femmes iraniennes continuent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/le-silence-cest-la-violence/" data-wpel-link="internal">«&nbsp;Le silence, c’est la violence&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le samedi 29 octobre dernier avait lieu à Montréal une nouvelle manifestation en soutien aux femmes iraniennes, qui continuent leur lutte contre le régime théocratique autoritaire en Iran. Depuis le décès de la jeune Iranienne <a href="https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/iran-manifestations-depuis-la-mort-de-mahsa-amini-repression-des-autorites" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Mahsa Amini</a>, survenu le 16 septembre dernier à Téhéran, les Iranien·ne·s ont pris la rue pour demander la fin de ce régime, et leurs manifestations ont été <a href="https://www.ledevoir.com/monde/766595/les-protestations-en-iran-entrent-dans-leur-6e-semaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">violemment réprimées</a> par les forces de l’ordre. La lutte des femmes iraniennes a trouvé un fort écho à l’international. Au Canada, des manifestations de soutien ont lieu depuis plusieurs semaines. La semaine dernière, l’une d’entre elles a même été rejointe par le premier ministre du Canada <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1928907/iran-manifestation-solidarite-toronto" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Justin Trudeau</a>. La manifestation montréalaise de samedi dernier, qui comptait près de 500 personnes, avait lieu devant l’Université McGill et s’étendait le long de la rue Sherbrooke.&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>s’est rendu sur place.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="753" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-753x1000.jpg" alt class="wp-image-49815" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-753x1000.jpg 753w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-330x438.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-768x1019.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1.jpg 828w" sizes="auto, (max-width: 753px) 100vw, 753px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Des manifestant·e·s sont vêtu·e·s de toges blanches tachées de rouge, symbolisant les victimes de violences du gouvernement iranien. Il·elle·s portent au centre la photo de Mahsa Amini et lèvent leurs mains en signe de protestation et de soutien.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="797" height="628" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2.jpg" alt class="wp-image-49817" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2.jpg 797w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2-330x260.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2-768x605.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 797px) 100vw, 797px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Les manifestant·e·s brandissent une affiche portant le slogan «<em>Femme, vie, liberté&nbsp;</em>(<em>Women, Life, Freedom</em>)». Un peu plus loin, sur le long de la clôture qui ceinture l’enceinte du campus de l’Université McGill, les manifestant·e·s tiennent une longue affiche sur laquelle on peut lire «<em>Non à la République islamique&nbsp;</em>(<em>No to the Islamic Republic</em>)».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="827" height="611" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2.jpg" alt class="wp-image-49819" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2.jpg 827w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2-330x244.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2-768x567.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 827px) 100vw, 827px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Le slogan des manifestations «<em>Femme, Vie, Liberté</em>» en Iran faisait écho ici à Montréal. L’organisation était remarquable: les manifestant·e·s laissaient la place aux piéton·ne·s sur le trottoir pour les interpeller avec leurs panneaux, sur lesquels on pouvait lire «<em>Il·elle·s tuent des enfants&nbsp;</em>(<em>They kill children</em>)», «<em>Le silence, c’est la violence</em> (<em>Silence is violence</em>)» et «<em>Cessez de serrer leurs mains ensanglantées</em> (<em>Stop shaking their bloody hands</em>)». Les manifestant·e·s invitaient également les passant·e·s à se renseigner et à signer des pétitions d’Amnistie internationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="596" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1.jpg" alt class="wp-image-49820" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1.jpg 828w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1-330x238.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1-768x553.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Une ligne de manifestant·e·s s’était formée le long de la rue Sherbrooke. Chacun·e brandissait un panneau, un drapeau iranien ou une affiche montrant le visage et le témoignage d’individus ayant observé la violence infligée par le gouvernement iranien. La plupart des personnes ainsi représentées étaient des jeunes de 16 à 18 ans, tué·e·s ou emprisonné·e·s pour avoir «manqué de pudeur» selon le gouvernement iranien.</p>



<p>→ Voir aussi:&nbsp;<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/femme-vie-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">« Femme, vie, liberté ! »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/le-silence-cest-la-violence/" data-wpel-link="internal">«&nbsp;Le silence, c’est la violence&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Victoire historique pour les Mères Mohawks devant la Cour supérieure</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[droit des peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Mères Mohawk]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Royal Vic]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill devra suspendre les travaux d’excavation sur le site du Nouveau Vic.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/" data-wpel-link="internal">Victoire historique pour les Mères Mohawks devant la Cour supérieure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">C’est avec des larmes de joie que les Mères Mohawks (Kanien’kehaka Kahnistensera) ont accueilli la décision rendue par l’Honorable Gregory Moore de suspendre immédiatement tous les travaux d’excavation sur le site de l’ancien hôpital Royal Victoria au terme de deux jours d’audience très chargés, le jeudi 27 octobre dernier. Le groupe d’aînées de Kahnawake avait déposé en mars dernier une demande d’injonction interlocutoire les opposant à l’Université McGill, à la Société québécoise des infrastructures, à la ville de Montréal, et aux Procureurs généraux du Québec et du Canada, afin de mettre fin aux travaux d’excavation organisés par l’Université dans le cadre de son projet Nouveau Vic. Elles citaient la présence possible de tombes non marquées d’enfants autochtones sur le site. Le juge a tranché en faveur des Mères Mohawks, ordonnant à l’Université McGill de suspendre les travaux pour une période de trois à quatre mois. </p>



<p><strong>Une audience lourde en émotions</strong> </p>



<p>Les Mères Mohawks, qui avaient obtenu le 30 septembre dernier le droit de se représenter elles-mêmes en cour, ont livré un témoignage empreint d’émotion. Elles ont souligné que leurs demandes répétées à l’Université avaient été systématiquement ignorées. En particulier, leur demande de faire utilisation de technologies non pénétrantes du sol comme des radars GPR, recommandées par l’Association canadienne d’archéologie (ACA) lors de la recherche de tombes non marquées, a été ignorée par l’Université, qui a commencé les travaux d’excavation seulement quelques jours avant l’audience. Elles ont également souligné les difficultés rencontrées lors du processus judiciaire, qu’elles ont qualifié de «<em>traumatisant</em>». Elles ont notamment critiqué le fait que les défendeurs ont déposé tous leurs documents en français, une langue que les Mères Mohawks ne parlent pas. Malgré tout, «<em>une injonction interlocutoire est la seule manière que nous avons de protéger ce que nous chérissons le plus et ce que nous avons dédié notre vie à protéger</em>», a affirmé Kwettiio, membre des Mères Mohawks. Les plaignantes ont également insisté sur l’importance de cette décision pour mettre fin à la lignée du «<em>traumatisme intergénérationnel</em>». «<em>Que ce soit un début</em>», a insisté Kwettiio.</p>



<p>De son côté, McGill a fait valoir qu’il n’y aurait aucune preuve de la présence possible de tombes non marquées sur le site de l’ancien hôpital Royal Victoria. Selon l’Université, les documents avancés comme preuves par les Mères Mohawks pour appuyer leurs allégations seraient insuffisants et la possibilité de trouver des restes humains sur le site serait extrêmement faible.</p>



<p>L’un des avocats représentant Kimberly R. Murray, l’interlocutrice spéciale indépendante nommée par le gouvernement fédéral dans le dossier des enfants disparus et des lieux de sépulture anonymes, a ouvertement critiqué la manière actuelle de procéder de l’Université : «<em>La proposition actuelle de McGill revient à dire : enfonçons nos pelles dans le sol ; nous nous arrêterons si nous frappons un os.</em>»</p>



<p>L’Honorable Gregory Moore a conclu que les conditions pour accorder une demande d’injonction interlocutoire étaient remplies : la poursuite des travaux causerait un préjudice irréparable aux plaignantes, et la balance des inconvénients pencherait en leur faveur, puisqu’il n’y aurait aucune indication que l’utilisation de technologies non pénétrantes du sol engendrerait des coûts ou des délais supplémentaires significatifs pour les défendeurs. Il a ajouté que sa décision était prise dans un esprit de «<em>coopération et de réconciliation</em>». </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La proposition actuelle de McGill revient à dire : enfonçons nos pelles dans le sol ; nous nous arrêterons si nous frappons un os» </p><cite>Avocat de Kimberly R. Murray</cite></blockquote>



<p><strong>Les étudiant·e·s mcgillois·es se rallient derrière les Mères Mohawks</strong></p>



<p>La mobilisation d’une partie importante de la communauté mcgilloise en faveur de la cause des Mères Mohawks n’est pas passée inaperçue. Le 26 octobre, la salle d’audience peinait à contenir l’entièreté du public, composé en grande partie d’étudiant·e·s mcgillois·es. L’un des avocats représentant l’interlocutrice spéciale Kimberly R. Murray, ainsi que Kwettiio, membre des Mères Mohawks, y ont fait allusion dans leurs plaidoiries respectives, insistant sur l’intérêt manifeste du public envers cette cause. Cela n’a pas non plus échappé à l’Honorable Gregory Moore, qui l’a même noté dans sa décision.</p>



<p>En effet, le public a fait entendre à plusieurs reprises son mécontentement lors de la plaidoirie de l’avocat représentant l’Université McGill. Son appel à faire confiance à l’Université n’a pas semblé convaincre le public. «<em>Quand elle [l’Université McGill] annonce son dévouement à la vérité et la réconciliation, prenez-la au mot</em>», a‑t-il plaidé, déclenchant une vague de chuchotements à travers la salle. À sa déclaration que les Mères Mohawks auraient eu «<em>tort</em>» dans ce processus, un·e membre du public s’est écrié·e : «<em>C’est vous qui avez tort!</em>», avant d’être rappelé·e à l’ordre par le juge. </p>



<p>À l’extérieur de la salle d’audience, des groupes étudiant·e·s mcgillois·es se sont montrés tout aussi vocaux. Le jeudi 26 octobre, Désinvestissement McGill et RadLaw avaient organisé une manifestation en soutien à la cause des Mères Mohawks devant le palais de justice de Montréal. Laura, membre de Désinvestissement McGill, nous a affirmé que ce rassemblement avait pour but d’exprimer leur solidarité avec les Mères Mohawks, «pour montrer que le public, la ville et la communauté étudiante […] sont avec elles». Laura déplore que le projet Nouveau Vic, qui a pour objectif de créer un centre pour la recherche en environnement et en durabilité, ne respecte pas les demandes des groupes autochtones dont ce sont les territoires historiques. Selon le groupe activiste environnemental, «la justice climatique ne peut pas exister s’il n’y a pas de respect pour la gouvernance et les droits des peuples autochtones», nous a indiqué Laura.</p>



<p><strong>Quel avenir pour le projet Nouveau Vic?</strong></p>



<p>Dans une <a href="https://www.cbc.ca/player/play/2092663363790" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">entrevue</a> avec CBC News vendredi dernier, Kimberly R. Murray a qualifié cette décision de «<em>marquante pour tout le pays</em>». Contactée par courriel, Frédérique Mazerolle, agente de relation avec les médias de l’Université McGill, nous a fait savoir que «l’Université McGill prend au sérieux les préoccupations des communautés autochtones concernant le projet du Nouveau Vic et cherche à mieux comprendre comment y répondre». Concernant l’avenir du projet, elle a informé <em>Le Délit</em> de l’intention de l’Université McGill de lire attentivement le jugement et de contacter l’interlocutrice spéciale pour discuter des prochaines étapes. «Nous entamerons une conversation avec les demanderesses avec humilité et en toute bonne foi», a‑t-elle conclu.</p>



<p>→ Voir aussi&nbsp;: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/ou-sont-les-corps-de-nos-enfants/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/ou-sont-les-corps-de-nos-enfants/</a>  </p>



<p></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/02/victoire-historique-pour-les-meres-mohawks-devant-la-cour-superieure/" data-wpel-link="internal">Victoire historique pour les Mères Mohawks devant la Cour supérieure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>«Que seriez-vous prêts à sacrifier pour la vérité?»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/10/26/que-seriez-vous-prets-a-sacrifier-pour-la-verite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[prix nobel]]></category>
		<category><![CDATA[prix Nobel de la paix]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49487</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visite de la récipiendaire du prix Nobel de la paix Maria Ressa à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/26/que-seriez-vous-prets-a-sacrifier-pour-la-verite/" data-wpel-link="internal">«Que seriez-vous prêts à sacrifier pour la vérité?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Femme au «<em>coeur de lion (tldr)</em>» pour l’actrice américaine Meryl Streep, ennemie publique numéro un pour le gouvernement philippin; c’est en héroïne qu’a été accueillie Maria Ressa à la salle Pollack du pavillon Schulich de l’Université McGill le jeudi 20 octobre dernier. La journaliste d’enquête, récompensée du prix Nobel de la paix en 2021 pour son travail sans relâche pour exposer les abus de pouvoir du gouvernement de Rodrigo Duterte et la montée de l’autoritarisme aux Philippines, avait été invitée par l’Université dans le cadre de la 68<em>e&nbsp;</em>édition annuelle de la conférence Beatty.</p>



<p>C’est avec une bonne dose d’autodérision que la journaliste a gagné son public, sans pour autant le laisser perdre de vue la gravité de son propos. Co-fondatrice du journal indépendant philippin&nbsp;<em><a href="https://www.rappler.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Rappler</a></em>, elle se bat actuellement à la Cour suprême des Philippines pour sa liberté. La justice philippine l’a condamnée pour «cyber-diffamation» en 2020 pour un article qu’elle n’a pas écrit et qui avait paru huit ans plus tôt, soit avant même la création de la loi en vertu de laquelle elle est poursuivie. «<em>Ce système de justice […] m’a appris le sens du mot kafkaesque (tdlr)</em>», lance-t-elle avec une pointe d’humour. À la question de la journaliste Nahla Saed lui demandant pourquoi rentrer aux Philippines alors qu’elle y risque l’emprisonnement, Maria Ressa secoue la tête: «<em>Ce moment compte. C’est le moment où l’on peut être une force pour faire le bien</em>», répond-elle. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Ce système de justice […] m’a appris le sens du mot kafkaesque</em>»</p><cite>Maria Ressa</cite></blockquote>



<p>«<em>Faire le bien</em>»: voilà la mission que s’est donnée la journaliste depuis plus de 35 ans maintenant. Née aux Philippines, elle a complété des études à l’Université Princeton aux États-Unis, avant de retourner dans son pays natal en tant qu’étudiante aux cycles supérieurs récipiendaire de la bourse Fulbright. Elle y a travaillé pour le réseau CNN en tant que correspondante étrangère, couvrant les réseaux terroristes d’Asie du Sud-Est, avant de fonder&nbsp;<em>Rappler&nbsp;</em>en 2012. Depuis 2012, la journaliste s’intéresse à l’usage des réseaux sociaux, en particulier Facebook et Twitter, pour répandre la désinformation et manipuler le discours public.</p>



<p><em><strong>«La troisième guerre mondiale a commencé»</strong></em></p>



<p>Maria Ressa avoue elle-même avoir été une fervente défenseure des réseaux sociaux dans leurs premières heures: «<em>Je croyais que les réseaux sociaux pourraient nous permettre de bâtir des institutions du bas vers le haut</em>», se remémore-t-elle. Et pourtant, depuis les premières indications que Facebook aurait été utilisé comme plateforme pour manipuler l’électorat américain en 2016, son optimisme a fait place à une profonde méfiance face à ce qu’elle qualifie d’ «<em>instrumentalisation</em> <em>politique</em>» des réseaux sociaux. Depuis 2016,&nbsp;<em>Rappler&nbsp;</em>a investigué la manière dont le gouvernement philippin utilise les réseaux sociaux pour répandre de fausses informations. Sur ces plateformes virtuelles, plus rapidement que la haine, ce sont les mensonges qui se répandent à la vitesse de l’éclair. La journaliste raconte comment, lors des dernières élections présidentielles aux Philippines, elle s’est promenée dans les quartiers défavorisés de Manille pour interroger les résident·e·s sur leurs raisons de soutenir Ferdinand Marcos Junior, le fils d’un ancien dictateur du pays ayant volé 10 milliards de dollars dans les coffres du pays. «<em>Il va nous donner de l’or</em>», lui a‑t-on répondu. Où avaient-il·elle·s entendu une chose pareille? «<em>Youtube</em>».</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Si les gens perdent confiance, alors le jeu est terminé</em>»</p><cite>Maria Ressa</cite></blockquote>



<p>La journaliste dénonce également les campagnes virtuelles «<em>déshumanisantes</em>» menées contre les opposant·e·s aux régimes totalitaires, une réalité qu’elle connaît particulièrement bien pour en avoir été victime personnellement. Des photos d’elle exagérant son eczéma lui ont valu le surnom de «<em>face de scrotum</em>» sur les réseaux sociaux. «<em>Elle n’est pas la victime</em>», peut-on lire sur une de ces photos. Sur une autre, on la compare à un homme préhistorique. Pour Maria Ressa, ces attaques sont une tentative de réduire au silence les opposant·e·s aux régimes en ciblant leur vulnérabilité, une technique qui, elle souligne, aurait été utilisée contre la journaliste maltaise <a href="https://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20221014IPR43219/assassinat-de-daphne-caruana-galizia-responsabilite-et-reformes-defaillantes" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Daphne Caruana Galizia</a> avant qu’elle ne soit assassinée en 2017. «<em>Ce n’est pas un problème de liberté d’expression</em>», souligne-t-elle. «<em>C’est la “liberté d’expression” utilisée pour étouffer la liberté d’expression</em>».</p>



<p>Maria Ressa insiste que cette instrumentalisation des réseaux sociaux représente une menace sérieuse pour la démocratie. Elle souligne au passage que plus de personnes vivent actuellement sous un régime autoritaire que sous une démocratie. Il s’agit d’une «<em>troisième guerre mondiale</em>» que «<em>chacun de nous est en train de mener</em>», soutient-elle. Cette véritable guerre contre la vérité qui se mène dans la sphère virtuelle a des répercussions on ne peut plus réelles sur les climats politiques actuels. Fausse nouvelle après fausse nouvelle, la confiance du peuple envers les institutions est minée: c’est ce qui est arrivé aux Philippines, affirme Maria Ressa. «<em>Si les gens perdent confiance, alors le jeu est terminé</em>», marque-t-elle d’un ton grave.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>C’est la “liberté d’expression” utilisée pour étouffer la liberté d’expression</em>»</p><cite>Maria Ressa</cite></blockquote>



<p><strong>Lueur d’espoir à l’horizon</strong></p>



<p>Pourtant, tout n’est pas sombre, nous rassure Maria Ressa. Il est non seulement possible, mais impératif, de lutter contre ces menaces à la démocratie. «<em>Vous devez vous battre. Vous devez rester alertes</em>», nous conjure-t-elle. La journaliste fait appel à l’humanité de son auditoire dans cette bataille, un véritable défi alors que nos plateformes numériques sont configurées pour faire des profits grâce à la circulation de messages inhumains. «<em>Les réseaux sociaux sont un système de modification du comportement</em>», soutient-elle. «<em>Le meilleur de la nature humaine y est retiré</em>». Elle souligne toutefois que la recherche a démontré que, plus que la haine et les mensonges, c’est l’inspiration qui a le potentiel de se répandre le plus rapidement sur la sphère virtuelle.</p>



<p>Alors que Maria Ressa saluait une dernière fois son public sous un tonnerre d’applaudissements, une question est restée en suspens, celle posée par la journaliste lors de sa conférence Nobel en octobre 2021: «<em>Que seriez-vous prêts à sacrifier pour la vérité?</em>» Si Maria Ressa semble pour sa part avoir trouvé sa réponse à cette question, il semble que ce soit à notre tour de nous la poser.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/26/que-seriez-vous-prets-a-sacrifier-pour-la-verite/" data-wpel-link="internal">«Que seriez-vous prêts à sacrifier pour la vérité?»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le «ras-le-bol généralisé» des étudiant·e·s de l’Université Concordia</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/le-ras-le-bol-generalise-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-de-luniversite-concordia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[associations étudiantes]]></category>
		<category><![CDATA[comité sur les violences sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Concordia]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Université Concordia]]></category>
		<category><![CDATA[violences sexuelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49300</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trois associations étudiantes quittent le Comité sur les violences sexuelles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/le-ras-le-bol-generalise-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-de-luniversite-concordia/" data-wpel-link="internal">Le «ras-le-bol généralisé» des étudiant·e·s de l’Université Concordia</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 30 septembre dernier, trois organisations étudiantes de l’Université Concordia représentant près de 46 000 étudiant·e·s ont annoncé leur retrait du Comité permanent sur l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel (<em>Standing Committee on Sexual Misconduct and Sexual Violence</em>, SMSV) de l’Université. Lors d’une conférence de presse le 5 octobre dernier, des représentant·e·s du Syndicat étudiant de Concordia (<em>Concordia Student Union</em>, CSU), de l’Association des étudiant·e·s des cycles supérieurs (<em>Graduate Students’ Association</em>, GSA) et du Syndicat des auxiliaires d’enseignement et de recherche de Concordia (<em>Teaching and Research Assistants at Concordia Union</em>, Syndicat TRAC) ont expliqué leur décision, citant «<em>l’hostilité (tdlr)</em> » du Comité à l’égard des propositions offertes par les étudiant·e·s, sa mauvaise prise en charge des plaintes et son manque de transparence.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le message qu’on essaie de faire passer, c’est qu’il y a un ras-le-bol généralisé»</p><cite>Mathilde Laroche, représentant·e du Syndicat TRAC</cite></blockquote>



<p>Créé en 2018, le SMSV est composé de 15 membres issu·e·s des corps professoral, professionnel et étudiant de l’Université. Le Comité a pour mandat de «réviser et de mettre en œuvre la Politique sur la violence à caractère sexuel de l’Université, ainsi que de coordonner la lutte contre l’inconduite sexuelle et la violence à caractère sexuel au sein de l’établissement», peut-on lire sur son <a href="https://www.concordia.ca/fr/conduite/violence-sexuelle/comite-permanent.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">site internet</a>.</p>



<p><strong>Une solution «<em>de dernier recours</em>»</strong></p>



<p>Pour les représentant·e·s des trois organisations étudiantes, le retrait du Comité représente une solution «<em>de dernier recours</em>» après que plusieurs tentatives d’intervention auprès de l’Université se soient montrées infructueuses. «Le message qu’on essaie de faire passer, c’est qu’il y a un ras-le-bol généralisé», nous a affirmé Mathilde Laroche, un·e représentant·e du Syndicat TRAC.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Nous ne légitimerons plus ces procédés par notre présence et, par extension, notre consentement implicite</em>»</p><cite>Communiqué partagé lors de la conférence de presse du CSU, du GSA et du Syndicat TRAC</cite></blockquote>



<p>Le CSU, le GSA et le Syndicat TRAC déplorent que la Politique ne soit axée que sur la violence entre étudiant·e·s, négligeant la violence sexuelle entre membres des corps professoral, professionnel et étudiant. Il·elle·s dénoncent également un processus «<em>re-traumatisant</em>» pour les plaignant·e·s, alléguant que certain·e·s d’entre eux·lles se seraient même vu·e·s contraint·e·s de signer un accord de confidentialité et de non-divulgation les empêchant de parler de leur expérience. Les trois organisations demandent à l’Université d’établir une politique autonome, c’est-à-dire indépendante des autres politiques de l’établissement, et de mettre en place un nouveau processus de traitement des plaintes centré autour du vécu des survivant·e·s. «On a besoin d’une transformation complète de la Politique sur la violence à caractère sexuel», résume Mathilde Laroche.</p>



<p>Les syndicats et organisations étudiantes demandent également de mettre fin à l’obligation pour les représentant·e·s étudiant·e·s de signer un accord de confidentialité et de non-divulgation pour siéger sur le Comité. Selon Mathilde Laroche, cette exigence est incompatible avec le mandat de transparence que les syndicats et associations étudiantes doivent à leurs membres.</p>



<p><strong>Des demandes qui ne datent pas d’hier</strong></p>



<p>En <a href="https://dailyhive.com/montreal/students-protest-mcgill-concordia-university-photos" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">2018</a>, des étudiant·e·s des universités Concordia et McGill avaient pris la rue pour protester contre la manière dont les deux institutions prenaient en charge les plaintes pour violence sexuelle après qu’un diplômé de Concordia ait publié une <a href="http://canlitaccountable.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">entrée de blog</a> dénonçant le climat «toxique» du Département de création littéraire, poussant l’Université à lancer une investigation. En mai 2020, les représentant·e·s étudiant·e·s siégeant sur le Comité avaient fait parvenir à l’Université une <a href="https://drive.google.com/file/d/13C05kAYT659fI5QIue9AsOAAcNabVaKY/view" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">lettre de contestation</a>. Il·elle·s y exprimaient notamment leur mécontentement par rapport au manque de transparence du Comité et au fait que la Politique sur la violence à caractère sexuel proposée ne soit pas autonome ni axée sur les expériences des survivant·e·s de violences sexuelles. La lettre formulait également une série de six recommandations pour le Comité. Parmi celles-ci, on retrouvait celle de mettre fin à l’obligation pour les étudiant·e·s siégeant sur le Comité de signer un accord de confidentialité et de non-divulgation, ainsi que celle d’augmenter leur nombre sur le Comité. Ces deux recommandations n’ont pas été adoptées par l’administration de Concordia. À ces tentatives s’est ajoutée une autre vague de <a href="https://thelinknewspaper.ca/article/trac-members-rally-against-sexual-harassment-at-concordia" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">manifestations</a> en mars 2022, organisées par les membres du Syndicat TRAC. Selon le regroupement, l’Université aurait continué d’assigner des auxiliaires d’enseignement à un professeur au Département de philosophie accusé à plusieurs reprises d’harcèlement sexuel. Plutôt que d’entreprendre des mesures disciplinaires à son égard, l’Université aurait décidé de ne lui assigner que des auxiliaires appartenant au genre masculin, une réponse que Mathilde Laroche juge inappropriée. «On [les étudiant·e·s] se sent vraiment très peu entendu·e·s par l’Université», déplore-t-iel.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«On a besoin d’une transformation complète de la Politique sur la violence à caractère sexuel»</p><cite>Mathilde Laroche, représentant·e du Syndicat TRAC</cite></blockquote>



<p><strong>Quel futur pour le Comité?</strong></p>



<p>Les représentant·e·s des regroupements étudiants ont conclu la conférence de presse en affirmant que leur présence au sein du Comité ne servait à l’heure actuelle qu’à «<em>légitimer</em>» les actions de l’Université sans avoir le pouvoir d’amener des changements concrets. «<em>Nous ne légitimerons plus ces procédés par notre présence et, par extension, notre consentement implicite</em>», peut-on lire sur le <a href="https://mail.google.com/mail/u/0/?tab=rm&amp;ogbl#inbox/QgrcJHsBtQGhBqhTZLqJnjVdfCmFdDfxPBV?projector=1&amp;messagePartId=0.1" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">communiqué</a> partagé lors de la conférence de presse. </p>



<p>Contactée par&nbsp;<em>Le Délit</em>, la porte-parole de l’Université Concordia, Vannina Maestraci, nous a informé que «la présidente du Comité a contacté les représentant·e·s étudiant·e·s pour en savoir plus» et que l’Université espère «pouvoir discuter plus amplement de leurs préoccupations afin de trouver une manière d’aller de l’avant». Mathilde Laroche, quant à iel, nous a informé.e que les associations étaient en consultation avec leurs membres pour déterminer la suite des événements, tout en «réfléchissant très activement» à la possibilité d’entamer les discussions avec l’Université Concordia.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/le-ras-le-bol-generalise-des-etudiant%c2%b7e%c2%b7s-de-luniversite-concordia/" data-wpel-link="internal">Le «ras-le-bol généralisé» des étudiant·e·s de l’Université Concordia</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>ARCHIVE: Marche contre les violences faites aux femmes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/archive-marche-contre-les-violences-faites-aux-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[violences sexistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49301</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a 30 ans, une manifestation s’organisait à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/archive-marche-contre-les-violences-faites-aux-femmes/" data-wpel-link="internal">ARCHIVE: Marche contre les violences faites aux femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Cette semaine,&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>réfléchit au thème de la rébellion. En fouillant dans les archives du journal, nous avons noté l’omniprésence des manifestions étudiantes locales dans les pages du&nbsp;<em>Délit</em>. Cet article publié pour la première fois dans&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>le 20 octobre 1992, rapporte une manifestation contre la violence faite aux femmes et organisée par les étudiant·e·s de McGill et de Concordia. Trente ans plus tard, même si notre regard a changé, cet enjeu est toujours d’actualité.</p>



<p>Note: Cet article fait usage de language qui n’est plus endossé par&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>aujourd’hui.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/19/archive-marche-contre-les-violences-faites-aux-femmes/" data-wpel-link="internal">ARCHIVE: Marche contre les violences faites aux femmes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>McLennan-Redpath fermée dès 2024</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/mclennan-redpath-fermee-des-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Vie étudiante]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49164</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit fait le point sur le projet Fiat Lux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/mclennan-redpath-fermee-des-2024/" data-wpel-link="internal">McLennan-Redpath fermée dès 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 28 septembre dernier, les médias étudiants de l’Université McGill ont été invités à une table ronde pour s’entretenir avec Guylaine Beaudry, nouvelle doyenne Trenholme des bibliothèques de l’Université, entrée en fonction le 1<em>er&nbsp;</em>septembre dernier. Elle a fait le point sur l’avancement du projet Fiat Lux, dont l’objectif est la modernisation de la bibliothèque McLennan-Redpath.</p>



<p><strong>2,3 millions d’ouvrages relocalisés</strong></p>



<p>Lancé en 2012, le projet Fiat Lux se veut la réponse de l’administration de l’Université aux besoins changeant de sa communauté étudiante. L’Université prévoit commencer les travaux de réfection du complexe bibliothécaire McLennan-Redpath en 2024, sans être en mesure de fournir une date précise pour le début des rénovations. Le projet, qui fera passer la capacité de la bibliothèque de quelques 3 000 places à un peu plus de 5 000, implique une décentralisation d’une bonne partie des ouvrages de la bibliothèque vers un bâtiment hors campus à Salaberry-de-Valleyfield. Les livres qui demeureront sur le campus seront ceux publiés dans les 10 dernières années, ceux empruntés dans les cinq dernières, et ceux faisant partie d’une <a href="https://www.mcgill.ca/library/about/collections-management-facility/lists-review" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">liste</a> d’ouvrages sélectionnés par les étudiant·e·s et le corps enseignant. Les ouvrages relocalisés seront disponibles pour emprunt par les étudiant·e·s avec un délai de 24 heures. La fin de la construction de l’installation, qui accueillera environ 2,3 millions de livres, est prévue pour l’été 2023.</p>



<p>Le déplacement des livres doit débuter au courant de la même année et durer de six à huit mois. En conséquence, les ouvrages relocalisés seront rendus inaccessibles pour consultation ou emprunt au cours de cette période.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>L’entièreté du complexe McLennan-Redpath sera rendue inaccessible au public</em>»</p></blockquote>



<p><strong>Pas de plan défini pour répondre aux inquiétudes des étudiant·e·s</strong></p>



<p>Selon la doyenne Guylaine Beaudry, le projet de construction sur le campus pourrait s’étaler sur près de trois ans, au cours desquels l’entièreté du complexe McLennan-Redpath sera rendue inaccessible au public. Le 13 septembre dernier, le&nbsp;<em>McGill Tribune&nbsp;</em><a href="https://www.mcgilltribune.com/news/library-holdings-to-move-off-island-in-2023-ahead-of-proposed-renovations-13092-022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">rapportait</a> que la fermeture envisagée de la bibliothèque générait des inquiétudes chez les étudiant·e·s mcgillois·es. Pour Laura Baek, étudiante au baccalauréat à la Faculté de gestion Desautels, la fermeture de la bibliothèque «<em>ne semble pas idéale&nbsp;</em>(<em>tdlr</em>)». «La bibliothèque [McLennan-Redpath] est l’endroit principal sur le campus, mis à part les salles de cours, où les étudiants peuvent aller rencontrer d’autres étudiants pour réviser. […] Ne pas avoir cet espace ne serait pas optimal», a‑t-elle partagé au&nbsp;<em>McGill Tribune</em>. Interrogée quant aux plans de l’Université pour minimiser l’impact de la fermeture des locaux sur la communauté étudiante, la nouvelle doyenne des bibliothèques n’a pas été en mesure de clarifier précisément quelles mesures seraient mises en place. «C’est au cœur de nos préoccupations, mais on est pas encore rendus au point où on peut parler des détails», a‑t-elle indiqué. Elle a toutefois assuré que l’Université ferait «tout […] pour proposer un plan de transition pour les places d’études». Guylaine Beaudry a maintenu que les travaux sur le campus n’auraient aucun impact sur l’offre des services de la bibliothèque ni sur l’accès à ses collections. L’administration compte beaucoup sur la réouverture de la Bibliothèque Schulich de Sciences Naturelles, Sciences de la Nature et de Génie, fermée pour rénovations depuis mai 2019, afin de compenser la perte temporaire de 3 000 places d’étude. Cette dernière prévoit rouvrir ses portes en juin 2023, sous la forme d’une bibliothèque à vocation essentiellement numérique où les étudiant·e·s de toutes les facultés pourront profiter d’installations technologiques de pointe.</p>



<p>Questionnée quant aux mesures qui seraient mises en place pour minimiser l’impact des travaux au niveau de la pollution sonore et visuelle sur le campus, Guylaine Beaudry a mentionné que «les mesures habituelles» telles que le contrôle du son seraient de mise. «Mais il faut être honnête», a‑t-elle ajouté, «un projet de construction, c’est un projet de construction».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/mclennan-redpath-fermee-des-2024/" data-wpel-link="internal">McLennan-Redpath fermée dès 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Étudiante et candidate</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/28/etudiante-et-candidate/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Catherine Pelletier, étudiante à McGill et candidate pour la CAQ.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Catherine Pelletier est étudiante à l’université McGill, où elle complète actuellement la dernière session de son baccalauréat qui regroupe une majeure en science politique et une double mineure en études québécoises et en langue russe. En parallèle, elle est vice-présidente de la Commission Relève de la Coalition avenir Québec (<a href="https://crcaq.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">CRCAQ</a>), soit l’aile jeunesse de la CAQ et candidate pour le parti dans la circonscription de Gouin. <em>Le Délit</em> l’a rejointe pour discuter de la conciliation entre l’engagement politique et les études universitaires, du harcèlement, et de l’implication politique chez les jeunes.</p>



<p><strong>Le Délit (LD):</strong>&nbsp;<em>Pourquoi as-tu décidé de te présenter comme candidate pour la CAQ en parallèle à tes études?</em></p>



<p><strong>Catherine Pelletier (CP):</strong>&nbsp;Je pense que mon engagement politique remonte à mon enfance. Je suis fille d’immigrants, et j’ai grandi dans un climat sexiste et misogyne. Mon premier souvenir politique, c’était lors de l’élection de Pauline Marois avec le Parti québécois. Mon père était à côté de moi et il m’avait dit: «Une femme comme première ministre, ouache!» C’est la première fois où je me suis dit: «Mais voyons, il me semble que ça n’a pas de bon sens». À travers ces expériences, non seulement mon ambition féministe a grandi, mais aussi mon ambition de militante. En 2018, je ne savais pas pour qui j’allais voter. Je venais tout juste de finir mes études à Brébeuf dans un programme de théâtre, où la culture politique est très, très à gauche et en même temps, je ne me retrouvais pas tellement dans tout ça. J’oscillais un peu: gauche, droite, centre… Mais, ce que je cherchais surtout, c’était un parti qui était à l’écoute, alors j’ai fait plein d’événements dans pleins de partis politiques. Puis, j’ai commencé à m’engager avec la CAQ: plus j’allais à des événements, plus je sentais l’ouverture. Je pense que ça, c’est une des grandes qualités de la CAQ, l’ouverture et la capacité à revenir sur ses idées. Je pense aussi que c’est important en politique d’être réaliste. Moi aussi, si on avait tout l’argent du monde j’en donnerais à tout le monde! Mais la politique c’est pas juste de donner, donner… La politique, c’est surtout des sacrifices. Au final, je pense que c’est quand même important de noter que je n’ai pas été la première à lever la main puis à dire: «Moi je vais y aller!». Mais, si mon parti a besoin de moi, je vais y aller. Je n’ai aucun problème à me lancer dans le vide.</p>



<p><strong>LD:</strong>&nbsp;<em>On sait que Gouin, ce n’est pas une circonscription facile à gagner pour la CAQ. C’est la circonscription de Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte parole de Québec Solidaire. Est ce que ça t’arrive quand même de te dire: «Qu’est ce que je fais si je gagne»?</em></p>



<p><strong>CP:&nbsp;</strong>Je me pose cette question tous les jours. Ce n’est pas impossible que je gagne, mais il faut du travail! Honnêtement, je n’y ai pas beaucoup pensé. Est-ce que j’arrête mes études? Qu’est-ce que je fais? Ce qui me passionne en ce moment, ce sont mes études. Je rentre à la maîtrise en janvier, puis j’aimerais faire mon doctorat pour éventuellement enseigner la science politique à l’université. Est-ce que je serais capable de sacrifier mon rêve de carrière, qui est d’être professeure, pour être députée? Oui… Mais, en même temps, est-ce un sacrifice qui est envisageable en ce moment? J’ai beaucoup réfléchi avant de me présenter, mais si ça avait été une circonscription plus facilement «gagnable», j’y aurais davantage réfléchi et ça aurait été une décision beaucoup plus mûrie. Au final, je le fais surtout pour les citoyens de Gouin qui vont avoir la possibilité de voter pour la CAQ.</p>



<p><strong>LD:</strong>&nbsp;<em>Tu dis que te présenter aux élections, c’était te lancer dans le vide. Qu’est ce qui te faisait peur ?</em></p>



<p><strong>CP:</strong>&nbsp;Je pense que mes appréhensions sont devenues réalité très rapidement. C’est vraiment la violence. J’ai reçu des dizaines et des dizaines de messages qui me disaient notamment «J’espère vraiment te trouver sur Pornhub pour que tu te fasses enculer» ou «Vide-toi de ton sang», ou bien «J’espère que tu vas te faire violer». C’est de la misogynie et je pense que c’est ça, un des plus gros problèmes des campagnes électorales en ce moment, la sexualisation des femmes, et particulièrement des jeunes femmes. Sur la pancarte de Vincent Delorme, qui est au Parti Québécois, on va écrire «Fuck you», mais sur mes pancartes, on écrit «Fuck you salope».</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Je pense que les jeunes ont leur place en politique et qu’ils ont leur place à l’Assemblée nationale»</p><cite>Catherine Pelletier</cite></blockquote>



<p><strong>LD:</strong>&nbsp;<em>Est-ce que ces expériences que tu vis en ce moment t’ont fait questionner ton désir de te lancer en politique?</em></p>



<p><strong>CP:</strong>&nbsp;J’ai toujours voulu faire de la politique, mais je pense que ça m’a obligée à me demander si j’avais une carapace assez solide pour ça. Je pense que la réponse, c’est oui et non, dans le sens où ça ne m’affecte pas personnellement, mais je ne veux pas que ça affecte ma famille, mon copain et éventuellement mes enfants. Je pense que j’ai peur. La campagne ne m’a pas découragée, mais ça a renforcé mon désir de me tourner vers une carrière en enseignement à l’université. Je pense que j’ai besoin de prendre un&nbsp;<em>step back&nbsp;</em>[pas de recul,&nbsp;<em>ndlr</em>] » pour construire ma carapace et être plus confiante dans mes décisions politiques et dans mon avenir politique.</p>



<p><strong>LD:</strong>&nbsp;<em>Est-ce que ton implication politique a eu un impact sur ta vie étudiante?</em></p>



<p><strong>CP:</strong>&nbsp;Oui, j’essaie de ne pas trop en parler dans mon entourage à l’université, notamment aux étudiants. C’est sûr que je montre ma campagne sur les réseaux sociaux, donc si les étudiants me cherchent, ils vont le voir. Je n’en ai pas parlé à mes enseignants parce que je n’ai pas envie que mon engagement politique affecte mes études. Pour moi, mes études, c’est la plus grande priorité dans ma vie. J’ai envie de séparer ces deux aspects, même si les deux m’apportent beaucoup. Ma campagne me motive dans mes études, mais je n’ai pas envie que ça devienne un frein.</p>



<p><strong>LD:</strong>&nbsp;<em>Pourquoi c’est important pour toi de voir des jeunes s’impliquer en politique?</em></p>



<p><strong>CP</strong>:&nbsp;Ce que je dis tout le temps, c’est que les jeunes doivent s’impliquer, et je m’en fous du parti pour lequel ils s’impliquent. Si tu votes, même si tu votes blanc, ce n’est pas grave. Pour moi, l’essentiel c’est de participer à l’exercice démocratique, qu’il s’agisse d’être bénévole, d’aller voter ou même juste d’aller s’informer. Je pense que les jeunes ont leur place en politique et qu’ils ont leur place à l’Assemblée nationale. L’implication commence par l’information, puis cette information passe par les journaux, comme&nbsp;<em>Le Délit</em>! Tu as le droit d’être révolté contre certaines choses, et c’est même ça, la base de la démocratie. C’est l’information. C’est d’être pour certaines choses et d’être contre d’autres, puis d’essayer de se positionner. Une fois que tu as l’information, c’est difficile de ne pas avoir la passion.</p>
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		<title>Affrontement sur le terrain de la santé mentale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/affrontement-sur-le-terrain-de-la-sante-mentale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 11:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La CAQ, le PLQ, le PQ et QS ont exposé leurs promesses électorales.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 7 septembre dernier, quatre des cinq partis politiques conviés étaient représentés par un·e candidat·e à la Maison du développement durable pour débattre de santé mentale. L’événement était organisé par la Coalition communautaire en santé mentale, un groupe composé de 15 organismes communautaires dont le but est de faire de la santé mentale l’un des enjeux principaux de la campagne électorale provinciale. Le débat rassemblait Andrée-Anne Bouvette-Turcot, candidate dans Taillon pour le Parti québécois (PQ), le Dr Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux services sociaux et candidat dans Taillon pour la Coalition avenir Québec (CAQ), la Dre Mélissa Généreux, candidate dans Saint-François pour Québec solidaire (QS), et Byanca Jeune, candidate dans Pointe-Aux-Trembles pour le Parti libéral du Québec (PLQ).</p>



<p><strong>Soutenir le réseau public</strong></p>



<p>Les élections provinciales ont lieu alors que la demande de services en santé mentale au Québec a bondi depuis le début de la pandémie de COVID-19 et que le système de santé publique peine à répondre aux besoins. Le nombre de demandes de consultation en santé mentale à travers la province a subi une augmentation estimée <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2022-01-25/sante-mentale/quebec-ne-parvient-toujours-pas-a-reduire-sa-liste-d-attente.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">entre 30% et 40%</a> depuis 2020, et la liste d’attente pour obtenir un rendez-vous en psychothérapie dans le réseau public compte environ 20 000 noms à l’heure actuelle. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) consacre actuellement <a href="https://cosme.ca/analyse-budget-2022-2023-des-investissements-en-baisse-pour-la-sante-mentale/#:~:text=Le%20budget%20allou%C3%A9%20%C3%A0%20la,par%20rapport%20%C3%A0%202020%2D2021." target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">6,4%</a> de ses dépenses à la santé mentale, ce qui représente une baisse par rapport à son budget précédent.</p>



<p>Face aux autres candidat·e·s, le Dr Carmant s’est défendu de n’avoir rien fait pour la santé mentale au Québec au cours de son mandat des quatre dernières années. Il a mis de l’avant les réalisations de la CAQ, notamment la mise en place du Guichet d’accès en santé mentale, ainsi que l’abolition de l’exigence d’être référé·e par un·e médecin de famille pour avoir accès à la psychothérapie dans le secteur public, une mesure qu’avait instaurée le Parti libéral lors de son mandat précédent.</p>



<p>Néanmoins, pour Andrée-Anne Bouvette-Turcot, candidate du Parti québécois, la priorité doit être de ramener les psychologues vers le réseau public. La candidate a insisté sur l’importance de freiner l’exode des psychologues du réseau public vers le réseau privé, ce que le Parti québécois souhaite faire en améliorant les conditions de travail des psychologues dans le réseau public, et en réduisant l’écart salarial entre psychologues des réseaux public et privé. «On veut que le gouvernement […] devienne le meilleur employeur au Québec», a‑t-elle souligné. Sur ce dernier point, Lionel Carmant s’est montré d’accord, exprimant l’intention de la CAQ d’augmenter les salaires des psychologues du réseau public dans un prochain mandat.</p>



<p><strong>La prévention au coeur des solutions</strong></p>



<p>L’importance d’adopter une approche préventive s’est rapidement établie comme consensus parmi les candidat·e·s présent·e·s. Byanca Jeune a exprimé l’intention du Parti libéral de lancer une vaste campagne de sensibilisation aux enjeux de santé mentale sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels. De son côté, Lionel Carmant a mis de l’avant les programmes de sensibilisation et de prévention mis en place par la CAQ dans les quatre dernières années, citant en exemple le réseau d’éclaireurs mis en place par le gouvernement Legault en 2021 pour améliorer la santé mentale des Québécois·es en contexte de pandémie et post-pandémie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le nombre de demandes de consultation en santé mentale à travers la province a subi une augmentation estimée entre 30% et 40% depuis 2020»</p></blockquote>



<p>La Dre Mélissa Généreux, candidate de Québec solidaire, a fait valoir que la question de la prévention est au cœur de l’approche adoptée par Québec solidaire en ce qui concerne la santé mentale. Le parti met l’accent sur les déterminants sociaux de la santé mentale, tels que l’accès au logement, l’instabilité alimentaire, l’environnement physique et le racisme systémique. En ce sens, la plateforme entière de Québec solidaire peut être interprétée comme un plan de prévention en santé mentale, puisqu’elle vise à améliorer les conditions de vie des citoyen·ne·s, plaide la Dre Généreux. À l’appui, cette dernière a cité la construction envisagée par Québec solidaire de 50 000 logements sociaux et l’octroi prévu de 1% du budget d’infrastructures au verdissement des espaces urbains.</p>



<p>Questionné·e·s à leur tour quant à leurs approches respectives des déterminants sociaux de la santé mentale, les candidat·e·s ont présenté les mesures sociales proposées par leurs partis respectifs. Le Parti québécois a mis de l’avant son projet de construire 5 000 logements sociaux par année, son intention de hausser le salaire minimum à 18$/h, ainsi que son objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour réduire l’éco-anxiété chez les jeunes. Le Parti libéral prévoit en revanche une baisse d’impôts pour la classe moyenne, des allocations mensuelles aux aîné·e·s et la gratuité des transports en commun pour les aîné·e·s et les étudiant·e·s. Le Dr Carmant, quant à lui, a mis l’accent sur les mesures établies dans le Plan d’action interministériel. Le Plan, lancé en janvier dernier, propose plus d’un milliard de dollars sur cinq ans pour améliorer l’accès aux soins et aux services en santé mentale. Le candidat caquiste a également rappelé la promesse de son parti de construire 11 700 logements sociaux en quatre ans. Il s’est encore une fois défendu d’en faire trop peu, faisant valoir que la CAQ «met sur la table une promesse qui est raisonnable et qu’on [la CAQ] va livrer, parce que pour nous, c’est important de tenir nos promesses».</p>



<p><strong>Mettre à profit l’expertise communautaire</strong></p>



<p>La place des organismes communautaires dans le domaine de l’intervention en santé mentale s’est également démarquée comme un des points centraux du débat. Tous·tes s’accordent pour dire qu’il est nécessaire d’augmenter le financement du secteur communautaire et que son expertise devrait être mise à profit d’une meilleure manière dans la lutte pour la santé mentale. «Il est temps que les organismes communautaires soient vraiment reconnus comme des services essentiels de première ligne, pleinement autonomes, compétents, et qu’on reconnaisse leur expertise», a résumé la candidate du Parti québécois. «Je ne trouve pas ça normal qu’un employé chez McDo gagne plus qu’un intervenant du milieu communautaire», a déploré à son tour la Dre Généreux. Québec solidaire propose de rehausser le budget des organismes communautaires de 280 millions de dollars en deux ans, puis de 290 millions de dollars pour les deux années suivantes. Le Parti québécois, quant à lui, propose d’allouer 460 millions par année au milieu communautaire, dont 370 millions seraient réservés aux organismes oeuvrant dans le domaine de la santé, un chiffre qui a semblé surprendre le Dr Carmant. Le candidat caquiste a souligné les 127 millions de dollars qui ont été investis par son parti dans le milieu communautaire sous la forme de financement à la mission globale des organismes, contre 27 millions investis sous quatre ans de régime libéral. Il a souligné que le retard des quatre années du gouvernement libéral ne pouvait être rattrapé que de manière progressive. «Il faut être pragmatique», a‑t-il plaidé.</p>



<p><strong>Un débat «positif»</strong></p>



<p>Les réactions de la Coalition communautaire en santé mentale à la suite de l’événement ont été des plus positives. Dans une&nbsp;entrevue avec&nbsp;Le Délit, Anne-Marie Boucher, co-porte-parole de la Coalition, s’est montrée très satisfaite de la tournure du débat: «On n’est pas juste dans une discussion sur la longueur des listes d’attentes, mais on a entendu parler aujourd’hui des conditions de vie des citoyens et de l’impact qu’elles ont sur la santé mentale.» Elle a également exprimé sa satisfaction à l’égard des promesses des candidat·e·s de rehausser le financement du milieu communautaire. «C’est du positif, ce qu’on a entendu aujourd’hui, de la part des quatre partis», a‑t-elle conclu.</p>



<p>Dans un communiqué publié par l’organisation, la Coalition a annoncé qu’elle «talonnera les partis sur les engagements pris au cours du prochain mandat pour s’assurer de la réalisation des promesses sur le terrain».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/affrontement-sur-le-terrain-de-la-sante-mentale/" data-wpel-link="internal">Affrontement sur le terrain de la santé mentale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Jennifer Maccarone pour le Parti libéral du Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/jennifer-maccarone-pour-le-parti-liberal-du-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 11:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral du québec]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=48867</guid>

					<description><![CDATA[<p>Portrait d’une candidate.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/jennifer-maccarone-pour-le-parti-liberal-du-quebec/" data-wpel-link="internal">Jennifer Maccarone pour le Parti libéral du Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Élue députée de la circonscription électorale de Westmount–St-Louis en 2018 sous la bannière du Parti libéral du Québec (PLQ), Jennifer Maccarone se présente de nouveau en 2022 avec l’intention de mener un deuxième mandat. Mère monoparentale de deux enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme, elle a fait ses débuts en s’impliquant au conseil de l’école que ses enfants fréquentaient, gravissant les échelons petit à petit, jusqu’à son élection en tant que présidente de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec en 2015. </p>



<p><strong><em>Le Délit&nbsp;</em>(LD) :&nbsp;</strong><em>Pouvez-vous dresser un bilan de votre mandat au cours des quatre dernières années?</em></p>



<p><strong>Jennifer Maccarone (JM) : </strong>Les quatre dernières années sont passées tellement vite! Je n’ai pas pu accomplir tout ce que je voulais. C’était vraiment un apprentissage pour moi, qui n’ai pas étudié en sciences politiques. Il m’a fallu du temps pour comprendre tout le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Pour résumer en chiffres, j’ai déposé 12 pétitions avec l’appui des citoyens, et sept modules d’initiatives que le gouvernement a refusé chaque fois. J’ai également déposé des projets de loi, dont le projet de loi 70 qui touche la communauté LGBTQ+ et qui interdit les thérapies de conversion. Le gouvernement a repris ce projet de loi et l’a déposé par la suite. C’est une chose dont je suis très fière!</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«J’ai également déposé des projets de loi, dont le projet de Loi 70 qui touche la communauté LGBTQ+ et qui interdit les thérapies de conversion»</p>
</blockquote>



<p><strong>LD :</strong>&nbsp;<em>Quels sont les enjeux qui sont les plus importants à vos yeux et quels seraient vos dossiers prioritaires si</em> <em>vous êtes élue pour un deuxième mandat?</em></p>



<p><strong>JM : </strong>À l’échelle locale, l’enjeu le plus important pour moi serait de mettre fin à la division que crée la loi 96. Westmount–St-Louis est particulièrement fragilisée. La loi affecte non seulement les citoyens mais aussi les petites et moyennes entreprises, et particulièrement les étudiants. Beaucoup de personnes la contestent ou vont la contester. Je souhaite déposer une nouvelle loi pour combler toutes les lacunes de la loi 96. C’est du non-sens de ne donner que six mois aux immigrants ou réfugiés pour apprendre le français, et il y a un important accueil d’immigrants dans la circonscription de Westmount–St-Louis. Le respect du choix des étudiants souhaitant étudier dans un cégep anglophone est aussi un problème posé par la loi 96. Il y a beaucoup de restrictions linguistiques pour la communauté anglophone en ce qui concerne les services sociaux. C’est du non-sens. Par contre, on ne peut pas juste prendre la loi, la jeter à la poubelle, et se dire: «Bon, on recommence». Il faut déposer une nouvelle loi pour combler les lacunes. Il y a quand même des bonnes choses dans la loi 96, comme l’accès à des cours de français gratuits pour tous les Québécois qui souhaitent l’apprendre.</p>



<p>L’accès à l’éducation, surtout dans les quartiers formant la circonscription de Westmount–St-Louis, est un autre projet sur lequel je compte travailler: on n’a aucune école! Il n’y a aucune école pour les familles qui s’installent dans des quartiers comme Peter-McGill ou Milton-Parc. On a réussi à obtenir de l’argent pour financer une école primaire lors de mon dernier mandat, mais il reste encore du travail à fournir pour faire avancer ce projet. En plus de cela, il n’y a aucune école secondaire ou d’école offrant de formation professionnelle. C’est tellement important!</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«C’est du non-sens de ne donner que six mois aux immigrants ou réfugiés pour apprendre le français, et il y a un important accueil d’immigrants dans la circonscription de Westmount–St-Louis»</p>
</blockquote>



<p>Un autre point que je voudrais améliorer et qui fait aussi partie de la plateforme électorale du Parti libéral, c’est l’accès aux médecins de famille. On reçoit des appels au quotidien de personnes qui ont besoin d’avoir accès à notre réseau de santé mais sans succès. L’accès à des soins à domicile pose aussi un problème. Ce que l’on souhaite avant tout, c’est un accompagnement de nos aînés. C’est une préoccupation personnelle. On a beaucoup de personnes en situations de vulnérabilité, en situations d’itinérance, et on n’a pas accompli le nécessaire pour aller à la prochaine étape: des logements pour eux. Ça fait partie de ce que je souhaite accomplir pour notre circonscription et ça a toujours été sur mon assiette.</p>



<p><strong>LD :</strong>&nbsp;<em>Nous sommes actuellement en pleine crise du logement. Cette situation touche en particulier les étudiant·e·s. Qu’est-ce que vous et votre parti comptez faire pour faciliter l’accès au logement, à la propriété et améliorer les conditions des locataires?</em></p>



<p><strong>JM :</strong> C’est un enjeu complexe, d’autant plus qu’il faut ajouter les AirBnB à cette équation. Ce qu’on voit de plus en plus – et c’est inquiétant – ce sont des propriétaires qui louent des logements pour un bail de huit mois à des étudiants pour ensuite l’utiliser sur la plateforme AirBnB les quatre autres mois de l’année. Ils n’ont pas le droit de le faire, c’est illégal! C’est une réalité dans notre circonscription, et il faut y remédier avec des solutions; des solutions libérales. Une des mesures de la plateforme libérale est l’abolition de la taxe de bienvenue qui vient avec l’achat d’une première propriété. Ce serait bien pour les jeunes, puisqu’avec l’inflation actuelle, c’est quasiment impossible pour des jeunes comme mes enfants de s’acheter une maison ou un appartement. Nous planifions également de bonifier le régime d’accès à la propriété par une augmentation du montant admissible afin de faciliter l’achat d’une deuxième propriété, qui pourrait être convertie en logement locatif pour des étudiants. Sur le plan des logements sociaux, on souhaite bonifier l’offre en déployant un plan d’investissement qui aura pour but de créer 50 000 unités sur les dix prochaines années. Pour financer cela, il faut taxer les propriétés qui sont inoccupées et qui appartiennent à des non-résidents afin qu’elles reviennent sur le marché locatif. C’est une mesure très concrète qui va aider nos étudiants, surtout dans Westmount–St-Louis, où les locataires ont souvent des problèmes avec des propriétés qui appartiennent à des non-résidents qui ne s’occupent pas de les rénover.</p>



<p><strong>LD :</strong>&nbsp;<em>Avez-vous un message en particulier pour les étudiantes et étudiants?</em></p>



<p><strong>JM :</strong> Bon courage et bonne rentrée! Je suis fière d’avoir été votre députée et je serais ravie d’être réélue pour un deuxième mandat, même si je ne prends rien pour acquis. J’espère que les gens vont participer activement à la démocratie et à la vie politique, et que les jeunes iront s’éduquer en ce qui concerne les plateformes des partis et les candidats qu’ils veulent voir les représenter. C’est très important de ne pas être gêné de nous appeler pour plus d’informations. Il me ferait plaisir de parler aux étudiants de ce qui leur tient à cœur, que ce soit à l’échelle de Westmount–St-Louis ou à l’échelle provinciale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/21/jennifer-maccarone-pour-le-parti-liberal-du-quebec/" data-wpel-link="internal">Jennifer Maccarone pour le Parti libéral du Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Un don de 29M controversé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/09/14/un-don-de-29m-controverse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2022 11:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[sportwashing]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lancement de l’Institut Sylvan Adams interrompu et dénoncé par des voix pro-palestiniennes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/14/un-don-de-29m-controverse/" data-wpel-link="internal">Un don de 29M controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans un <a href="https://www.mcgill.ca/newsroom/fr/channels/news/mcgill-cree-linstitut-de-recherche-sylvan-adams-en-sciences-du-sport-consacre-la-recherche-de-pointe-341123" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">communiqué</a> publié le 31 août dernier, l’Université McGill a annoncé le lancement d’un nouveau centre de recherche en sciences du sport grâce à un don de 29 millions de dollars de la part de l’entrepreneur et philanthrope israélo-canadien Sylvan Adams. Il s’agirait du plus grand don jamais fait à une faculté d’éducation canadienne. Des voix s’élèvent toutefois pour critiquer l’annonce de ce don par l’administration mcgilloise, ainsi que sa réponse à l’activisme pro-palestinien de certains regroupements étudiants.</p>



<p><strong>La recherche sur les sports d’élite à l’avant-plan</strong></p>



<p>L’Institut de recherche Sylvan Adams soutiendra la recherche en sciences du sport tout en ayant une approche centrée sur l’étude des athlètes d’élite. Son objectif à long terme sera de mettre à profit la recherche en sciences du sport pour améliorer les performances des athlètes de haut niveau, tout en promouvant la santé de manière générale, peut-on lire sur <a href="https://www.mcgill.ca/sassi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">le site internet de l’Institut</a>. «Le don de M. Adams favorise aussi l’adoption d’une nouvelle optique pour la recherche en matière de santé – qui privilégie l’apprentissage à partir de l’étude de la santé optimale, plutôt que de la maladie», nous informe l’agente des relations avec les médias de l’Université McGill, Frédérique Mazerolle. La part du lion du don – 24,4 millions de dollars – sera consacrée à l’infrastructure et à l’équipement du nouvel institut, comprenant notamment des laboratoires d’essai «de fine pointe», des bureaux de recherche et des salles de formation et de réunion. La somme restante – 4,6 millions de dollars – financera diverses activités de recherche. Frédérique Mazerolle souligne que le don servira à la création de bourses de recherche, de bourses étudiantes, d’échanges internationaux et de conférences scientifiques. L’Institut établira également un partenariat avec l’Institut de sport Sylvan Adams (<em>Sylvan Adams Sports Institute</em>) de l’Université de Tel-Aviv, fondé en 2018.</p>



<p><strong>Un projet contesté</strong></p>



<p>L’annonce du don de Sylvan Adams a été vertement critiquée par le groupe Étudiant·e·s de McGill en solidarité pour les droits humains palestiniens (Students for Palestinian Human Rights, SPHR). Dans des publications récentes sur Facebook, Twitter et Instagram, le groupe a qualifié Sylvan Adams de «milliardaire anti-palestinen notoire qui a dépensé des dizaines de millions de dollars avec l’intention de blanchir les crimes de l’État colonial israélien». Dans un communiqué acheminé au <em>Délit</em>, SPHR a allégué que les propos de Sylvan Adams au sujet d’Israël, qu’il a notamment <a href="https://www.cyclingweekly.com/news/racing/from-gaza-to-the-giro-ditalia-the-many-faces-of-israel-start-up-nation-447747" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">décrit</a> comme un «pays pacifique», constituaient une «déclaration insultante […] emplie[e] de déni, d’incrédulité et d’agressivité». Le groupe a dénoncé ce qu’il qualifiait d’« abstraction totale» de la part de Sylvan Adams quant à la situation du peuple palestinien, citant à l’appui les condamnations émises par <a href="https://amnistie.ca/sites/default/files/2022-02/MDE1551412022FRENCH_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Amnistie Internationale</a> et l’organisation <a href="https://www.hrw.org/report/2021/04/27/threshold-crossed/israeli-authorities-and-crimes-apartheid-and-persecution" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external"><em>Human Rights Watch</em></a> à l’égard du gouvernement israélien. Selon SPHR, l’entrepreneur et philantrope serait «connu pour avoir déboursé des dizaines de millions de dollars dans le but précis de <em>sportswash</em> [blanchir par le sport] les crimes de l’État colonial israélien». Le <a href="https://www.oed.com/view/Entry/98044183?rskey=TOXMtC&amp;result=2&amp;isAdvanced=false#eid" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">dictionnaire Oxford</a> décrit le sportswashing comme «<em>l’utilisation du sport […] pour promouvoir une image positive comme manière de détourner l’attention d’autres activités considérées controversées, immorales ou illégales</em> [<em>tdlr</em>]». </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« Sylvan Adams, un milliardaire anti-Palestine [est] connu pour avoir déboursé des dizaines de millions de dollars dans le but précis de <em>sportswash</em> [blanchir par le sport] les crimes de l’État colonial israélien »</p><cite>SPHR, dans un communiqué acheminé au <em>Délit</em></cite></blockquote>



<p>L’annonce du don a également été l’occasion pour l’activiste et auteur Yves Engler d’intervenir vis-à-vis de l’administration mcgilloise. Une vidéo qu’il a publiée sur Twitter montre son interruption du discours de Suzanne Fortier, ex-principale de l’Université McGill, lors de la conférence de presse tenue le 31 août dernier. «<em>Madame, est-ce que les étudiants de McGill ont le droit de s’opposer aux meurtres d’enfants palestiniens, de s’opposer à l’État colonial israélien?</em> » [<em>tdlr</em>], l’entend-on s’exclamer sur la vidéo. Sur son <a href="https://yvesengler.com/2022/09/01/mcgill-tel-aviv-university-partnership-announcement-interrupted/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">site</a> personnel, Yves Engler explique qu’il souhaitait demander à Suzanne Fortier d’expliquer son manque de solidarité avec la Palestine. «<em>Les accords avec les universités israéliennes légitiment le colonialisme israélien. Les investissements de McGill dans des sociétés permettant l’occupation israélienne rendent l’Université complice de la dépossession palestinienne</em>» [<em>tdlr</em>], a‑t-il souligné au <em>Délit</em>. Dans sa réponse au <em>Délit</em>, SPHR a également dénoncé la célébration de ce don par l’Université. Selon le regroupement, McGill répondrait ainsi à l’activisme pro-palestinien sur son campus en se «moqu[ant] ouvertement de la volonté de ses étudiant·e·s». SPHR a ajouté que cette initiative de l’Université ne resterait pas sans réponse.</p>



<p><em>Le Délit</em> a contacté McGill pour un commentaire en lien avec les propos de SPHR. Fréderique Mazerolle a répondu en mettant de l’avant que «l’engagement mcgillois à l’égard de l’excellence universitaire» exigerait la préservation d’un environnement ouvert au débat «dans le respect mutuel […] de multiples perspectives et idées». L’agente des relations avec les médias a souligné que les priorités de l’Université demeurent le «bien-être» de sa communauté et le maintien d’« un dialogue et [d’]un engagement pacifiques et constructifs» sur le campus, spécifiant toutefois que «le respect et l’inclusion sont les préalables incontournables de ces échanges».</p>



<p><strong>Un contexte de tensions</strong></p>



<p>Lors du référendum étudiant en mars dernier, la Politique de solidarité avec la Palestine, qui aurait engagé l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) à reconnaître «le système colonial israélien contre la Palestine», a été approuvée par le corps étudiant de McGill avec 71,1% des voix pour un taux de participation de 16,5%. Proposée par le groupe SPHR, la Politique s’inscrivait dans le cadre de la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui promeut le boycott contre Israël et des entreprises qui contribuent à l’économie de cet État.</p>



<p>À la suite de l’adoption de la Politique, l’AÉUM avait reçu un avis de défaut du v.-p. exécutif adjoint (études et vie étudiante) Fabrice Labeau qui signalait que cette politique allait à l’encontre «d’une condition présente dans le protocole d’entente» et qu’elle serait «inconstitutionnelle et discriminatoire». L’administration avait menacé de mettre fin au protocole d’entente et ainsi au financement reçu par l’AÉUM. En avril, le conseil d’administration de l’AÉUM avait élu de ne pas ratifier la Politique.</p>



<p></p>



<p>→ Voir aussi: <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/03/30/manifestation-pro-palestinienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">Manifestation pro-palestinienne</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/09/14/un-don-de-29m-controverse/" data-wpel-link="internal">Un don de 29M controversé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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