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	<title>Archives des Exposition - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Le passé devant nos yeux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-passe-devant-nos-yeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rose Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[immersion]]></category>
		<category><![CDATA[musée Arsenal]]></category>
		<category><![CDATA[Notre-Dame-de-Paris]]></category>
		<category><![CDATA[réalité virtuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur l’expérience immersive Éternelle Notre-Dame.</p>
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<p class="has-drop-cap">Le casque de réalité virtuelle sur la tête, on voit se dresser devant nos yeux la cathédrale Notre-Dame de Paris, plusieurs siècles plus tôt, en 1163. Nous nous retrouvons dans la rue, accompagnés d’un guide virtuel qui nous explique la construction du monument emblématique et nous présente à l’évêque qui l’a commandé, Maurice de Sully. Le portail magnifiquement sculpté, les rosaces enjolivées de vitraux, les arches ornées de gargouilles : aucun détail du spectacle architectural éblouissant qu’est la cathédrale n’est épargné dans la présentation.</p>



<p><strong>Un voyage dans le temps</strong></p>



<p>Guidée par un ouvrier, la visite retrace l’histoire de la construction de Notre-Dame de ses débuts aux restaurations qui y sont faites après l’incendie ravageur de 2019, en passant bien sûr par les dommages de la Révolution française. Chaque étape cruciale de la construction est expliquée d’une manière compréhensible pour tous ; nul besoin d’avoir des connaissances en architecture! Le processus pour créer les vitraux, pour sculpter les pierres, pour soutenir les arches en cas de faiblesse de la structure, rien n’est négligé. Le guide nous fait même monter sur une plateforme pour admirer le travail de milliers d’ouvriers en hauteur, nous donnant une vue imprenable sur la ville surplombée d’un arc-en-ciel magnifique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce n’est donc pas seulement une visite de la cathédrale actuelle, mais aussi de son évolution au fil des ans. Une immersion unique, impossible à vivre ailleurs »</p>
</blockquote>



<p><strong>Une visite complète du monument </strong></p>



<p>Chaque aspect remarquable de la cathédrale est exploré, y compris les couloirs, le jubé, autrefois délimité par une clôture dorée, les tours abritant les cloches emblématiques et le toit offrant une vue imprenable sur la flèche de l’édifice. La visite décrit aussi les modifications apportées au fil des années à des fins de restauration ou d’amélioration. Ce n’est donc pas seulement une visite de la cathédrale actuelle, mais aussi de son évolution au fil des ans. Une immersion unique, impossible à vivre ailleurs. Les images sont si réalistes qu’on s’y méprend!</p>



<p><strong>Une expérience accessible à tous</strong></p>



<p>À l’arrivée au musée Arsenal art contemporain, où est présentée l’exposition, une version adaptée aux personnes en fauteuil roulant est disponible. Des bâtons de marche sont également mis à disposition pour les personnes désirant un contact rassurant avec le sol, ce qui peut s’avérer utile lorsque le parcours présente des escaliers ou des plateformes se soulevant. Le casque de réalité virtuelle est confortable, même lors du port de lunettes de vue. Il est à noter que l’expérience n’est pas recommandée aux gens souffrant d’épilepsie. Un tutoriel est présenté au début de la visite pour des raisons de sécurité. Les autres personnes et les murs sont représentés dans le casque et permettent d’éviter les collisions.</p>



<p><em>L’expérience de réalité virtuelle Éternelle Notre-Dame est présentée au musée Arsenal art contemporain jusqu’en mars.</em></p>
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		<item>
		<title>Repeindre l’histoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/repeindre-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Kent Monkman]]></category>
		<category><![CDATA[L'Histoire est dépeinte par les vainqueurs]]></category>
		<category><![CDATA[MBAM]]></category>
		<category><![CDATA[résilience autochtone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><em/>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs</em> de Kent Monkman.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">« Souvenez-vous que vous êtes de ce monde, des étoiles, des rochers, de l’eau, de la terre et du ciel. Vous êtes le remède dont vous avez besoin ». Cette citation est inscrite sur les murs de l’exposition de Kent Monkman au Musée des beaux-arts de Montréal. Intitulée <em>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs</em>, cette dernière agit précisément comme ce remède – une guérison symbolique appliquée à une mémoire tourmentée, celle de la colonisation d’un continent et d’un peuple. </p>



<p>L’artiste bispirituel et membre de l’<em>ocêkwi sîpiy</em>, Nation crie de Fisher River au Manitoba, y renverse les récits historiques de la colonisation pour recentrer la perspective autochtone. À travers des toiles monumentales, Monkman nous rappelle que l’histoire n’est jamais neutre. Elle est écrite, peinte, racontée par ceux qui détiennent le pouvoir – et souvent au prix du silence des peuples autochtones de l’île de la Tortue. Là où la peinture de paysage nord-américaine a longtemps glorifié les vastes territoires « découverts » et conquis, Monkman réinscrit la présence humaine, les vies effacées, les résistances oubliées. Ses tableaux proposent de nouvelles façons d’envisager le passé et d’informer le présent. </p>



<p><strong>Miss Chief Eagle Testickle </strong></p>



<p>Pour nous guider à travers ce processus de réécriture de l’histoire, Monkman nous présente son alter ego, Miss Chief Eagle Testickle – être surnaturel métamorphe capable de voyager dans le temps. Personnage au genre fluide, Miss Chief incarne une dimension essentielle des identités autochtones de l’île de la Tortue, longtemps réprimée par l’oppression occidentale : la pluralité de genres, des sexualités et des liens de parenté. Dans <em>Artiste et modèle</em> (2012), Monkman propose une inversion des rapports de domination entre artiste occidental et modèle autochtone. Miss Chief y reprend le contrôle créatif et le photographe, dans la pose classique de Saint Sébastien – mains liées et corps transpercé de flèches – devient un sujet passif, érotisé.</p>



<p>Perché sur ses Louboutins, le personnage bouleverse les codes de la peinture d’histoire européenne en y insérant des références contemporaines. Son caractère anachronique, empreint d’ironie et de provocation, incarne la résilience autochtone à travers les époques et nous rappelle que déconstruire l’histoire officielle est un processus continu – une responsabilité commune, un dialogue auquel l’audience est elle aussi conviée. Dans <em>Le chant d’adieu</em> (2024), le regard perçant des enfants d’un pensionnat en Saskatchewan, obligés d’assister à la pendaison de huit hommes cris et assiniboines, renvoie au spectateur sa propre responsabilité. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2000" height="1334" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-2000x1334.jpg" alt class="wp-image-59309" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-2000x1334.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-2048x1366.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0032-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Le chant d’adieu (2024)</span></figcaption></figure>



<p><strong>Un travail collectif, une mémoire partagée </strong></p>



<p>Certaines des peintures sont gigantesques. On les regarde des minutes durant, découvrant et redécouvrant à chaque détour du regard un nouveau micro-détail saisissant : une croix, un rat, un tatouage. Et pour offrir une telle expérience visuelle dans chacun des quelque quarante tableaux exposés, Monkman a mobilisé une équipe de peintres. <em>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs</em> est l’aboutissement d’une réflexion à plusieurs voix sur ce que signifie raconter – et se réapproprier – l’Histoire. </p>



<p>L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs<em> est exposée jusqu’au 8 mars 2026 et l’entrée au Musée des beaux-arts de Montréal est gratuite pour les moins de 26 ans.</em></p>



<p><strong><em>Le Délit </em>vous propose un avant-goût de l’exposition</strong></p>



<p>Crédit : Kent Monkman, Musée des Beaux-arts de Montréal</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="2000" height="995" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-2000x995.jpg" alt class="wp-image-59311" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-2000x995.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-650x324.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-150x75.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-768x382.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-1536x764.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0025-2048x1019.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">mistikôsiwak (peuple aux bateaux en bois) : la résurgence du peuple, 2019</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="2000" height="1329" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-2000x1329.jpg" alt class="wp-image-59312" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-2000x1329.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-650x432.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-768x510.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1536x1020.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-2048x1360.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Mort de la femme, 2014</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1268" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-2000x1268.jpg" alt class="wp-image-59313" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-2000x1268.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-650x412.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-150x95.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-768x487.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-1536x974.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0003-1-2048x1298.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">L’Histoire est dépeinte par les vainqueurs, 2013</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1329" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-2000x1329.jpg" alt class="wp-image-59314" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-2000x1329.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-650x432.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-768x510.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-1536x1020.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0020-1-2048x1360.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">The Prophecy, 2021</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1239" height="2000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-1239x2000.jpg" alt class="wp-image-59315" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-1239x2000.jpg 1239w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-650x1049.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-150x242.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-768x1239.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-952x1536.jpg 952w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-1269x2048.jpg 1269w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0035-scaled.jpg 1586w" sizes="auto, (max-width: 1239px) 100vw, 1239px"><figcaption><span class="media-credit">L’orage, 2021</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1271" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-2000x1271.jpg" alt class="wp-image-59316" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-2000x1271.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-650x413.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-150x95.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-768x488.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-1536x976.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/11/KEN.0030-2048x1302.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Protéger les plantes médicinales, 2023</span></figcaption></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Le confort et l’indifférence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/le-confort-et-lindifference/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jiayuan Cao]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59336</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur les acquisitions récentes du MAC exposées au MBAM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Après <em>1+1=1</em> en 2014, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) et le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) unissent à nouveau leurs forces pour présenter <em>Le confort et l’indifférence</em>, un projet qui met en lumière les acquisitions récentes du MAC effectuées entre 2020 et 2025. Organisée par le MAC et accueillie par le MBAM, cette exposition apporte au grand public 37 œuvres par 22 artistes du Québec.</p>



<p><em>Le confort et l’indifférence</em> emprunte le titre du documentaire de Denys Arcand (1981) consacré au référendum de 1980 sur l’indépendance du Québec, tout en élargissant le regard : de la passivité d’un électorat attaché au confort matériel individuel, elle s’étend aujourd’hui à une indifférence collective face aux crises mondiales.&nbsp;</p>



<p><strong>Le confort et l’isolement</strong></p>



<p>Parmi les œuvres présentées, certaines explorent «&nbsp;la mémoire, le territoire ou les gestes de soin&nbsp;», tandis que d’autres abordent «&nbsp;les effets de la violence, de la surveillance ou des inégalités structurelles&nbsp;», explique Mark Lanctôt, commissaire de l’exposition et conservateur de la collection du MAC. Si chacune propose une perspective qui lui est propre, leur mise en dialogue dans la salle s’articule autour d’un même sujet&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;l’aliénation et la division.&nbsp;»</p>



<p>On peut notamment penser au portrait à l’huile <em>One hit wonder horse town</em> (2022) de Chloe Wise. Une jeune femme se repose la tête sur un paillasson de jute, un <em>welcome mat</em>, et semble perdue dans ses pensées, figée dans un moment d’introspection. Ce repli entre en contraste avec l’univers de la représentation publique. L’artiste, dans la notice accompagnant l’œuvre, évoque d’ailleurs une critique de la culture de l’image et de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Souvent, il faut s’accommoder aux attentes sociales du <em>getting along</em> (s’entendre, <em>tdlr</em>) pour préserver l’illusion d’un confort collectif – au prix d’un certain vide affectif.&nbsp;</p>



<p><strong>La frontière où se croisent les regards</strong></p>



<p>Au-delà de l’individu et de ses masques sociaux, l’exposition fait également résonner des préoccupations à une échelle sociopolitique. Tiré de la série <em>Roxham</em> de Michel Huneault, «&nbsp;Sans titre 1&nbsp;» (2017) illustre des silhouettes de demandeurs d’asile à la frontière canado-américaine, le célèbre chemin Roxham. Ce lieu, fermé de façon définitive à la suite d’une entente entre Ottawa et Washington sous le gouvernement Trudeau en mars 2023, était autrefois un point de passage important pour de nombreux migrants. Dans cette œuvre, Huneault recouvre les silhouettes de tissus superposés, voilant volontairement leurs identités et accentuant le contraste entre la présence humaine, le paysage et la figure de l’agent de la Gendarmerie royale canadienne.&nbsp;</p>



<p>Si la photo seule porte déjà en elle une symbolique incontournable, son emplacement stratégique dans la salle offre un nouveau regard sur son sujet. L’œil exorbité d’<em>A Room is a Thing</em> (2019) de Marlon Kroll, situé en diagonal de «&nbsp;Sans titre 1&nbsp;», semble planer au-dessus de la tête des demandeurs d’asile. Ce tableau semi-abstrait évoque une certaine «&nbsp;présence corporelle&nbsp;», comme une complétion exagérée en écho à l’absence physionomique des migrants de Huneault.&nbsp;</p>



<p><strong>L’air du lien humain</strong></p>



<p>L’exposition ramène ensuite la réflexion vers la relation humaine, un lien qui unit – ou sépare – les individus et leur environnement. Cette idée traverse notamment la série en verre soufflé de Lorna Bauer, .<em>..air is where effort goes…once our effort is spent…this crowded air…</em> (2021). L’œuvre témoigne à la fois de la recherche continue de l’artiste sur la matérialité du verre et une réflexion quant à «&nbsp;l’emprise de l’humain sur la nature et les contraintes imposées aux corps&nbsp;». La malléabilité du verre donne à chaque vase une forme irrégulière dans les armatures métalliques, comme notre existence au sein de la société&nbsp;:&nbsp;unique et non reproductible. Notre unicité fait de nous des êtres vulnérables, mais résilients, aptes au changement malgré l’inconfort que ceci peut apporter.&nbsp;</p>



<p>À la fin du parcours, les visiteurs font face à&nbsp;la <em>Thermal Drift Density Map</em> (2022) de Rafael Lozano-Hemmer, une plateforme numérique interactive. Grâce à une caméra thermique, l’installation projette sur l’écran la dispersion des particules de chaleur qui viennent de nous et qui nous entourent. Parfois, les particules de l’un se confondent à celles de l’autre, nous rappelant ainsi que nos liens avec le reste du monde persistent, et persisteront.&nbsp;</p>



<p>En somme, le commissaire Lanctôt souligne que toutes les œuvres de la collection ne sont pas liées aux thèmes du confort et de l’indifférence. Néanmoins, en les utilisant comme «&nbsp;matières premières&nbsp;» de l’exposition, ils leur donnent un regard nouveau sur leurs représentations. De l’image individuelle à la scène collective, le confort ne se trouve jamais vraiment dans l’indifférence ; c’est dans l’inconfort, au contraire, que se loge la possibilité de faire une différence.&nbsp;</p>



<p>Le confort et l’indifférence&nbsp;:&nbsp;acquisitions récentes du MAC <em>est exposé jusqu’au 3 mai 2026. L’entrée au Musée des beaux-arts de Montréal est gratuite pour les 25 ans et moins</em>.<br><br></p>
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		<title>Ode photographique à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/ode-photographique-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Toscane Ralaimongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Battre le pavé]]></category>
		<category><![CDATA[Musée McCord Stewart]]></category>
		<category><![CDATA[photographie de rue]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58612</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur l’exposition <em>Battre le pavé. La photo de rue à Montréal</em></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Originaires de Montréal ou étudiant·e·s étranger·ère·s de passage, nos quotidiens sont bercés par les humeurs de la ville. Ses mouvements sociaux, les terrasses de son Vieux-Port, sa Place des Arts baignée de musique, ses transformations démographiques, les rues du Plateau qui, à l’arrivée de l’été, se piétonnisent et se parent de guirlandes, ses travaux, ses festivals, sa vie nocturne, ses bouches de métro et pistes cyclables, ses parcs, ses fresques murales, ses changements de couleur à l’aube de l’automne, puis de l’hiver… Autant de fragments qui composent la mosaïque vivante qu’est Montréal. L’exposition <em>Battre le pavé. La photo de rue à Montréal</em> est une célébration de cette mosaïque, une tentative – plus que réussie – d’en retranscrire des bribes entre les murs du Musée McCord Stewart de Montréal. Depuis le 18 avril, et ce, jusqu’au 26 octobre, les 400 clichés exposés attestent de l’<a href="https://www.musee-mccord-stewart.ca/fr/expositions/battre-le-pave-photo-rue-montreal/?gad_source=1&amp;gad_campaignid=22498281327&amp;gbraid=0AAAAA_XlV9adhowlblcyxIgyR6kGK5Tvk&amp;gclid=CjwKCAjwobnGBhBNEiwAu2mpFFMtXP0vWI985kLZyMwjj-d2Sd7u2DVcbBvxwy4NC2WEwgySc7kPvxoCQQUQAvD_BwE" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">histoire de la ville, de ses quartiers, de son ambiance, de sa diversité et de son tissu social</a>, du 19<em>e</em> siècle à nos jours. </p>



<p>Un des premiers panneaux de l’exposition indique que, dans les années 1980 et 1990, Jean-François LeBlanc, alors photographe pour <em>Voir</em> – un ancien magazine culturel hebdomadaire distribué gratuitement – proposait sur sa page de sommaire une série de photographies de rue témoignant de l’actualité et de l’ambiance des rues montréalaises au cours des derniers jours. Humblement photographe pour <em>Le Délit</em> – journal étudiant hebdomadaire francophone distribué gratuitement (!) – je vous suggère une sélection de quelques-unes des photographies de rue exposées dans <em>Battre le pavé</em> ; une invitation à entrevoir les projets artistiques entrepris par des photographes désireux·ses de capturer le quotidien des Montréalais·es à travers leur objectif.</p>



<p><strong>Photographier l’évolution du bâti de la ville</strong></p>



<p>Cette intersection du boulevard Saint Laurent et de la rue Saint-Antoine (Craig, à l’époque) est celle où se trouvent aujourd’hui les bureaux de <em>La Presse</em>. En 1895, voici à quoi elle ressemblait. À la fin du 19<em>e</em> siècle et au début du 20<em>e</em>, de nombreux·ses photographes, dont William Notman, se sont appliqué·e·s à documenter, par la photographie, les transformations de l’aménagement urbain de Montréal – leurs appareils comme témoins de la métamorphose de la ville en métropole.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="857" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-1200x857.jpg" alt class="wp-image-58636" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-1200x857.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-650x464.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-150x107.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-768x548.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-1536x1096.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/07_M2011.64.2.2.403_20240729-P1_RA-2048x1462.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Harry Sutcliffe</span></figcaption></figure>



<p>De façon analogue, le photojournaliste Harry Sutcliffe transformait les négatifs de ses clichés en cartes postales photographiques numérotées, titrées et signées de ses initiales à la main. Celle-ci en est une du square Phillips, prise vers 1935. À cette période, la transformation de terrains en espaces de loisir accessibles au public s’inscrivait dans un vaste mouvement de réforme municipale, destinée à atténuer les effets négatifs de l’industrialisation rapide et de la croissance démographique. La photographie, et particulièrement sa diffusion sous forme de cartes postales, permettait non seulement d’archiver ces aménagements dans les annales urbaines, mais aussi d’en diffuser l’image outre les frontières de la ville.</p>



<p><strong>Photographier pour faire valoir des revendications</strong></p>



<p>Si certain·e·s photographes ont capturé le bâti montréalais, d’autres ont pointé leur objectif sur l’humain qui l’habite. La photographe Liv Mann-Tremblay, initialement sceptique quant au plaisir des sujets à être photographiés, confie que, avec son expérience, elle observe qu’ils sont en réalité «&nbsp;<em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=VhM3HzGYIPg&amp;t=7s" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">reconnaissants d’être vus</a></em> (<em>tdlr</em>) ».&nbsp;<em>Battre le pavé&nbsp;</em>met en lumière les œuvres de photographes dont le projet artistique est de rendre, par leur photo, des causes et messages visibles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="844" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-1200x844.jpg" alt class="wp-image-58637" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-1200x844.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-650x457.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-150x105.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-768x540.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-1536x1080.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/16_06M_P770S1D1_P4-crop-2048x1440.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Serge Emmanuel Jongué</span></figcaption></figure>



<p>C’est l’ambition de Serge Emmanuel Jongué. Au début des années 1980, il photographie les rassemblements de membres de la communauté haïtienne de Montréal, mobilisé·e·s contre la discrimination raciale dans l’industrie du taxi. L’objectif : placer leurs revendications au centre de l’attention du reste de la société québécoise. Cette photo a été prise le 27 juin 1984.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="863" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-1200x863.jpg" alt class="wp-image-58639" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-1200x863.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-650x467.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-150x108.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-768x552.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-1536x1104.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/13_F032-02-451-2048x1473.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Leon Llewellyn</span></figcaption></figure>



<p>En juillet 1976, Leon Llewellyn immortalise sur un film couleur 35 mm le défilé du carnaval antillais de Montréal, hommage festif à la culture antillaise et forte manifestation de son affirmation identitaire. Ses images contribuent à offrir à la communauté internationale une occasion de prendre connaissance des initiatives des communautés noires de la ville et de les inscrire dans la mémoire collective.</p>



<p><strong>Photographier les tournants historiques</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="940" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-1200x940.jpg" alt class="wp-image-58641" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-1200x940.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-650x509.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-150x118.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-768x602.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-1536x1203.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/18_MP-1997.24.38_20240729-P1_RA-2048x1605.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Ronald E. Fleischman</span></figcaption></figure>



<p>Le 28 avril 1945, des Montréalais·es se réunissent rue Peel pour célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale avant même la déclaration officielle d’armistice du 8 mai. Ronald E. Fleischman capture cet instant à travers son objectif. Son projet photographique, à l’instar de plusieurs de ses contemporains, permet de matérialiser visuellement l’impact d’événements d’envergure mondiale sur les populations à travers le temps. L’œuvre de Fleischman nous offre, 80 ans plus tard, une occasion de capter les émotions de la foule montréalaise à l’annonce de la fin des combats. </p>



<p>Il ne s’agit là que d’une brève sélection. Bien d’autres projets photographiques exposés dans <em>Battre le pavé. La photo de rue à Montréal</em> nous permettent de plonger dans l’effervescence de la ville à travers le temps, et d’en apprécier ses évolutions et sa complexité.</p>



<p>Le Musée McCord Stewart est ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h et l’entrée de l’exposition est à 15 $ sur présentation d’une carte étudiante. Ce dimanche 28 septembre, entre 13h et 17h, le musée propose la projection de trois films sur la photographie à l’occasion de la Journée de la culture. Ils seront commentés par Zoë Tousignant, conservatrice en photographie et commissaire de l’exposition. Une réservation est obligatoire, mais l’entrée est gratuite!</p>
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		<title>Quand l’art fait parler les absences</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/quand-lart-fait-parler-les-absences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Éloges de l’image manquante]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Shulman]]></category>
		<category><![CDATA[Marie- Ann Yemsi]]></category>
		<category><![CDATA[MOMENTA]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58651</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur la Biennale d’art contemporain <em>Éloges de l’image manquante</em>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Faire chanter les voix étouffées, et laisser hurler le silence. C’est avec cet objectif qu’a été lancée, le mercredi 10 septembre, la 19<em>e </em>Biennale d’art contemporain MOMENTA, intitulée : <em>Éloges de l’image manquante</em>.</p>



<p>Déployée dans 11 lieux différents à Montréal, cette exposition met en avant les projets de 23 artistes issus de 14 pays, quatre provinces et cinq communautés autochtones. Ces derniers se retrouvent autour d’une ambition commune : pointer du doigt l’absence, le silence, et les récits écartés.</p>



<p>Le vendredi 12 septembre, la commissaire de l’exposition, Marie-Ann Yemsi, ainsi que le photographe britannique Lee Shulman ont participé à une visite-rencontre au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) permettant de présenter la Biennale ainsi que leur vision artistique.</p>



<p><strong>« Imaginer l’histoire autrement »</strong></p>



<p>Le ton est donné, Marie-Ann Yemsi amorce la rencontre en exposant son approche : « Ce sont des sujets graves, liés à l’histoire, mais ils sont traités avec l’idée que celle-ci est vivante, et peut toujours être repensée. À travers les œuvres des artistes, nous faisons le pari d’imaginer l’histoire autrement que telle qu’elle nous a été racontée. En apercevoir les manques, les lacunes, les invisibilisations et les points noirs. »</p>



<p>Le projet <em>Being There </em>de Lee Shulman et du photographe sénégalais Omar Victor Diop en est l’illustration parfaite. L’œuvre en question : une collection de plusieurs dizaines de photographies des années 1950 sur lesquelles des modifications ont été réalisées, à savoir l’ajout d’un personnage…</p>



<p>Au cours de la visite-rencontre, Shulman a expliqué son processus créatif devant une trentaine de personnes : «&nbsp;En voyant les archives de photos des années 1950 et 1960 aux États-Unis, je me suis dit que quelque chose clochait. Ces photos présentent des moments d’après-guerre, donc généralement joyeux, mais les clichés retranscrivent aussi une énorme tristesse : celle de la ségrégation. À travers ces vieilles photos, on voit de belles images de familles africaines-américaines et blanches, mais on ne voit jamais ces dernières, en même temps, cohabiter. » L’artiste constate donc un « vide » présent sur les images des familles de la classe moyenne américaine, et décide de combler cet espace. « En fumant une cigarette, assis contre une voiture avec Omar, j’ai réfléchi à ce vide, à cette place manquante dans les photos, et je lui ai dit : ça aurait dû être ta place, ça», raconte-t-il.</p>



<p>À partir de ce constat, les deux artistes liés d’amitié se sont embarqués dans une aventure de plus d’un an, afin de reproduire les poses et insérer Omar sur chacune des images d’origine, voulant rétablir l’équilibre, et redonner un espace aux personnes qui ont été si longtemps écartées.</p>



<p>« On a fait un travail énorme, avec des stylistes, des spécialistes des lumières, pour faire comme si Omar faisait partie de ces images, de ces instants. » Un pari particulièrement réussi : impossible de distinguer l’ajout d’Omar dans les photos, qui semble avoir fait un bond de 75 ans en arrière. Des images grinçantes qui produisent un résultat mélangeant comédie et tragédie, car, si Omar Victor Diop semble « faire partie » de la communauté présente sur chaque photo, il ne fait qu’incarner le vide et la division causée par le racisme systémique de l’époque.</p>



<p>À quelques pas de l’Université McGill, cette exposition, accessible jusqu’au 8 mars 2026, mérite le détour. Le MAC offre une occasion rare : voir la collection des deux artistes réunie dans sa quasi-intégralité.</p>



<p>En plus de la collection, vous pourrez aussi profiter de quatre autres œuvres : <em>Bêtise humaine</em>, le projet cinématographique de l’artiste libanaise canadienne Joyce Joumaa ; l’installation <em>Nuna Aliannaittuq </em>de l’artiste inuvialuk Maureen Gruben ; les images intrigantes du projet <em>Levitate </em>de l’artiste colombien Iván Argote ; ainsi que l’essai cinématographique <em>Un calendrier incomplet </em>de l’artiste iranienne Sanaz Sohrabi. Des projets qui parlent, qui donnent une voix au silence, et qui invitent à repenser la mémoire, l’histoire, et la justice sociale.</p>
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		<title>Malaika Première : fragments de mémoire et résistance</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/malaika-premiere-fragments-de-memoire-et-resistance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jiayuan Cao]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[résistance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58675</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’exposition <em/>Il était une fois Malaika</em>, l’histoire d’une fille isolée, d’un peuple oublié.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/malaika-premiere-fragments-de-memoire-et-resistance/" data-wpel-link="internal">Malaika Première : fragments de mémoire et résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Un pas dans la salle, puis nous voilà au parc Ambroise Boimbo (1930 – 1981), Congo, en compagnie de Malaika Première. La nouvelle exposition du centre d’image contemporaine VOX, signée Moridja Kitenge Banza, rassemble mémoire et imaginaire. L’artiste montréalais d’origine congolaise nous fait vivre une expérience où les époques se confondent. Guidés par une princesse qui voyage dans le temps, Malaika, les visiteurs découvrent des récits réinventés qui proposent une relecture de l’histoire officielle. L’expérience nous invite à ressentir, voire à écouter autrement le passé. C’est une proposition artistique qui déstabilise notre façon de penser.</p>



<p>La galerie occupe le quatrième étage de l’édifice. Loin du tumulte de la rue Sainte-Catherine, le lieu respire le calme. Dès la sortie de l’ascenseur, le vacarme de la ville disparaît et laisse place à un profond silence . La salle est tapissée de gazon synthétique. Et dans l’air, le gazouillement instaure une atmosphère pastorale. Il ne manque que l’odeur de la terre humide pour se croire réellement dehors. Ici, on ressent l’espace avant même de regarder les œuvres.</p>



<p>Au centre de la salle, la statue de Malaika Première se dresse, imposante et mystérieuse. Sa tête disparaît sous de larges feuilles d’hévéa. Dans sa main droite, une carte redessine l’Afrique telle qu’elle existait avant le partage colonial de la conférence de Berlin, tandis que, dans l’autre, le sabre repris au roi Baudouin en 1960 est le symbole d’un pouvoir reconquis. La sculpture va au-delà d’une représentation des faits en proposant de réinventer l’histoire. En arrière-plan, une projection du parc Ambroise Boimbo ouvre l’espace comme si on pouvait s’y rendre à la marche.</p>



<p>Durant la visite, le spectateur est invité à lire un court récit. Ce conte, qui porte le même nom que l’exposition, Il était une fois Malaika, suit la princesse qui voyage dans la nuit à travers des mondes hantés par le colonialisme. Elle traverse des forêts habitées, rejoint les villages marrons mentionnés, s’aventure jusqu’au palais des objets volés. Conçu pour le jeune public, le conte rend l’œuvre accessible à tous. L’approche par le récit merveilleux prend la place des manuels d’histoire et ressuscite des récits effacés des victimes du colonialisme. </p>



<p>Une piste audio complète le dispositif. La voix enregistrée revient sur la statue, éclaire les intentions de l’artiste, explique les symboles. Sans imposer d’interprétation, elle propose un chemin de lecture qui accompagne la marche et relie chaque partie de l’installation. </p>



<p>Moridja Kitenge Banza signe ici un projet ambitieux qui va plus loin que les expositions classiques. En mêlant sculpture monumentale, projections et narration, l’artiste crée un langage propre pour aborder des sujets plus sensibles. Les plus jeunes y trouvent une aventure captivante, les adultes une réflexion nécessaire sur les silences de l’histoire. Cette approche multisensorielle transforme le quatrième étage du centre VOX en un lieu où la mémoire résiste en douceur.</p>



<p>L’exposition est ouverte du 10 septembre au 29 novembre 2025, du mardi au samedi de 11h à 17h. Entrée gratuite.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/malaika-premiere-fragments-de-memoire-et-resistance/" data-wpel-link="internal">Malaika Première : fragments de mémoire et résistance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>De la généalogie à l’installation : l’art comme archive sensible</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/de-la-genealogie-a-linstallation-lart-comme-archive-sensible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jiayuan Cao]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Kim Vise Jones]]></category>
		<category><![CDATA[Warren G. Flowers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58543</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plus qu’une histoire de famille, plus que des pièces décoratives.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dimanche 14 septembre, l’artiste Kim Vose Jones revisite Montréal pour présenter son projet d’installation à la galerie d’art Warren G. Flowers, <em>Lifeboat: An Unnatural History</em>. À 14h30, une soixantaine de curieux et d’étudiants en art s’installent, attentifs. Pendant une heure, Kim nous entraîne dans un voyage dans le temps – une découverte généalogique – jusqu’aux racines de son projet : l’arrivée des Filles du Roy, racontée à travers l’histoire d’une de ses ancêtres, Anne Dodin.</p>



<p><strong>Aux origines </strong></p>



<p>Le récit de Kim nous ramène d’abord en 1669. Anne Dodin arrive au Québec depuis l’île de Ré avec un groupe de jeunes filles de son âge. On les appelle les Filles du Roy. Après des mois de privations atroces sur l’Atlantique, la rive leur promet un mariage rapide. Puis viennent les enfants nombreux, la violence et les premiers effets environnementaux de la colonisation. Derrière la trajectoire familiale de Kim, se dessine aussi le portrait d’une époque. </p>



<p>Près de quatre siècles plus tard, ce passé refait surface. C’est en 2020 que Kim commence à se plonger dans sa généalogie. Au même moment, le monde se referme sous l’effet de la pandémie. Dans les médias, le virus occupe tout l’espace. D’autres drames disparaissent des radars, dont notamment les migrations de réfugiés. Ce silence frappe Kim. Cela lui rappelle le silence entourant les jeunes femmes de la Nouvelle-France : des vies à peine documentées, souvent déformées par des représentations biaisées. Les peintures les montrent en robes soignées, presque sereines. La réalité est tout autre : de nombreuses femmes mouraient en mer, et les survivantes, affamées et entassées, arrivaient brisées, désorientées. Rien à voir avec les visages lisses et les corps élégants des tableaux. </p>



<p><strong>Matière du souvenir </strong></p>



<p>De ce passé, Kim tire une installation qui mêle mémoire, matière et absence. Dans la galerie, ses œuvres se déploient dans l’espace comme des environnements immersifs. On entre dans une dimension à la fois sculpturale et sonore. Chaque élément invite le visiteur à s’arrêter, à questionner, à ressentir. Rien n’est figé. D’une exposition à l’autre, les œuvres se modifient légèrement, s’adaptant à l’architecture du lieu. Kim travaille avec tout ce qui lui tombe sous la main : verre, textiles, matériaux organiques, vidéo, son. Chaque médium devient un fragment de mémoire. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Son installation fait résonner le passé dans le présent, et confronte le spectateur à ce qui est encore tu aujourd’hui »</p>
</blockquote>



<p>Dans <em>Lifeboat</em>, une des installations présentées à la galerie, les Filles du Roy prennent la forme de lapins blancs. Par un jeu d’anthropomorphisme, ces silhouettes fragiles héritent d’émotions humaines, comme si les destins oubliés retrouvaient corps sous une forme mi-animale, mi-humaine. Sur le bateau, certaines attendent, immobiles, figées entre deux mondes. D’autres sombrent dans les vagues, comme un rappel brutal du sort des migrantes disparues. Visuellement, le blanc domine, à la fois apaisant et inquiétant… Sous la lumière, il prend une dimension spectrale.</p>



<p>En définitive, Kim Vose Jones dépasse la simple généalogie. Son installation fait résonner le passé dans le présent, et confronte le spectateur à ce qui est encore tu aujourd’hui. Elle montre que l’art n’est pas seulement contemplation, mais aussi responsabilité : celle de faire remonter à la surface ce que l’histoire avait englouti.</p>
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		<title>Exposition Alan Glass : le surréalisme à la rencontre de l’inconscient</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/exposition-alan-glass-le-surrealisme-a-la-rencontre-de-linconscient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marius Grieb]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Alan Glass]]></category>
		<category><![CDATA[MBAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Musée des beaux-arts de Montréal, Alan Glass en tête d’affiche.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans un monde dominé par l’innovation et l’efficacité, il semblerait qu’il ne reste plus de débouché pour la partie de notre inconscient de nature chaotique et sincère. Notre travail, nos études et notre vie sociale nous obligent à filtrer nos pensées ; à séparer ce qu’on peut dire de ce qu’on ne peut pas dire. </p>



<p>Ceci peut nous paraître évident et nécessaire – on ne pourrait tout simplement pas se comprendre si l’on faisait tous le choix de s’exprimer sans retenue. Néanmoins, il reste impératif de reconnaître que la grille qui filtre nos idées et divise notre conscience n’élimine pas l’irrationnel, mais le réprime. </p>



<p><strong>Le dénouement des pulsions réprimées </strong></p>



<p>Comme l’aura démontré brillamment le fameux psychanalyste Sigmund Freud, ces « désir[s] refoulé[s] continue[nt] à subsister dans l’inconscient ; il[s] guette[nt] une occasion de se manifester et il[s] réappara[issent] bientôt à la lumière ». Ces pulsions primaires sont réprimées, car négligées par notre logique sociale : une rationalité qui se base sur une notion de valeur définie uniquement en rapport à l’argent.</p>



<p>Par exemple, plutôt que de permettre une véritable expression individuelle, la société transforme ces pulsions en produits de consommation standardisés : vêtements de marque ou tendances esthétiques. Il en est de même pour nos pulsions créatives, souvent détournées à des fins mercantiles, tel que fut le cas lors de la marchandisation des œuvres d’art par le marché des jetons non fongibles (<em>NFT</em>).</p>



<p>En somme, comme le résumait crûment le groupe de rap Wu-Tang Clan : « <em>Cash rules everything around me</em> », et malheureusement, il n’y a aucune exception pour l’art. </p>



<p>Ces réalités engendrent plus de questions que de réponses : comment se purger de ces désirs refoulés sans même qu’on puisse les comprendre? Sous quelles formes apparaissent ces pulsions réprimées? Et surtout : où trouver une échappatoire dans une société basée sur la croissance et la production? </p>



<p><strong>Alan Glass : Un surréaliste singulier </strong></p>



<p>Une chose est claire, la réponse n’est pas universelle. Beaucoup se sont tournés vers un stoïcisme fragilement conçu, ou même tout simplement une séance de « <em>doom scrolling</em> », sans jamais se sentir satisfaits. Mais se peut-il que le remède soit plus ancien que l’empire d’Apple et celui de Marc Aurèle? Suffirait-il d’une passion pour l’art et un changement de paysage pour atteindre la catharsis?</p>



<p>Il n’est peut-être pas possible de confirmer ceci de manière empirique, mais, pour l’artiste montréalais Alan Glass, c’est clair que ce fut le bon choix. Maniant un simple stylo à bille bleu, il réussit à donner forme à son inconscient. Parfois humoristique, parfois effrayante, cette perception surréaliste est mise en scène avec grand succès par le Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre de l’exposition « <em>Mondes et merveilles </em>». Organisée en collaboration avec le Museo del Palacio de Bellas Artes de Mexico, cette exposition vous transporte dans un monde surréaliste, influencé par des éléments culturels mexicains et québécois.</p>



<p>Né à Montréal en 1932, Glass poursuit ses études à Paris et découvre le Mexique en 1962, où il réinvente son langage visuel. Ses premières œuvres sont définies par leur nature abstraite et granuleuse. Sur un fond blanc ou parfois rehaussé de lavis aquarelle, il façonne des dessins à base d’une géométrie confuse et fait souvent référence à des symboles, qu’il réutilise tout le long de sa carrière. Malgré ces thèmes récurrents, un contraste net apparaît entre les tableaux qu’il peint avant et après son départ pour le Mexique. Son style initial peut être comparé aux œuvres de Giovanni Piranesi, un architecte néoclassique célèbre pour sa saisissante attention aux détails. Mais Glass ne semble pas vouloir s’inspirer de cette cohérence architecturale et préfère plutôt adapter ce style au surréalisme, donnant forme à un monde chaotique, mais soigneusement détaillé.</p>



<p><strong>La renaissance mexicaine d’Alan Glass </strong></p>



<p>Ainsi, à la suite d’un voyage au Mexique, l’artiste se réinventa, un choix qui se manifeste à travers un nouveau surréalisme spectaculaire. À partir de 1962, les œuvres de Glass révèlent sa nouvelle vision créative et nous poussent à penser qu’il parvient à canaliser son inconscient anarchique en se consacrant pleinement à la création de son art. Cela se traduit par d’impressionnants tableaux décorés de centaines de figures anthropomorphiques imbriquées les unes dans les autres, placées à l’intérieur de structures symétriques.</p>



<p>Ces contours précisément définis nous révèlent un ensemble ordonné et harmonieux. Tout de même, le chaos si frappant dans ses premiers tableaux ne disparaît pas, mais se transforme et s’exprime en des centaines de visages. Minutieusement dessinés, ces figures évoquent des symboles religieux et ésotériques, tels que les <em>calaveras</em> mexicaines. Mais en s’éloignant de la toile, on ne voit plus que des blocs colorés, faisant apparaître des scènes surréalistes, invoquant des mythologies naturalistes et matriarcales. </p>



<p>Le contraste stylistique entre ces deux périodes de la carrière de Glass n’est pas un simple détail. Au contraire, il témoigne d’un changement drastique dans la vie de l’artiste. Les visages à travers lesquels il choisit de se représenter nous plongent dans la matière brute de son inconscient. Mis en parallèle à la nôtre, nous sommes poussés à nous rendre compte de la puissance des pulsions refoulées, qui ont le potentiel de devenir une source de création et de beauté. </p>



<p>Mais surtout, ne vous fiez pas à mes jugements : allez voir par vous-même quels secrets se cachent sur les toiles d’Alan Glass. L’exposition sera présentée au Musée des beaux-arts jusqu’au 28 septembre et reste un rendez-vous incontournable, autant pour les amateurs d’art que pour tous ceux en quête d’émerveillement et d’inspiration.</p>
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		<title>L’art à la rencontre de la technologie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/lart-a-la-rencontre-de-la-technologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rose Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Art visuel]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[impressionisme]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[paris 1874]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur <em>Un soir avec les impressionnistes : Paris 1874</em>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 15 avril 1874. Sur le boulevard, l’opéra Garnier est encore en construction. Une dame approche et remonte la rue jusqu’à l’ancien atelier du photographe Nadar. C’est ici que commence une soirée inoubliable : la première exposition impressionniste. </p>



<p>L’exposition <em>Un soir avec les impressionnistes : Paris 1874</em> arrive à Montréal après un succès retentissant au musée d’Orsay en France : plus de 80 000 visiteurs ont plongé dans cette aventure en réalité virtuelle. C’est le centre Arsenal art contemporain qui accueille maintenant l’exposition, à quelques minutes à pied de la station de métro Lionel-Groulx. Les créateurs de la visite, Excurio et Gedeon Experiences, étaient responsables de l’exposition L’Horizon de Khéops présentée en 2024 au Vieux-Port de Montréal. À l’entrée, une vidéo explique les consignes de sécurité nécessaires au port du casque de réalité virtuelle. Ce dernier est enfilé, puis ajusté avec l’aide des employés. Le voyage peut maintenant commencer! </p>



<p>Les paysages sont réalistes et nous plongent directement dans l’atmosphère de Paris au 19e siècle. Une écrivaine et modèle d’artistes, Rose, agit comme guide tout au long de l’aventure. Elle admire les œuvres des impressionnistes et discute avec quelques peintres : Morisot, Renoir, Degas, Cézanne et Pissarro. Chacun d ́eux explique l’inspiration qui a mené à leurs tableaux les plus célèbres. Plusieurs épreuves de la vie d’artiste sont abordées, notamment avec Berthe Morisot, qui expose les difficultés qu’entraînent la vie d’artiste en tant que femme au 19e siècle. </p>



<p>Plus tard, un regroupement de personnages influents discutent des enjeux de l’exposition impressionniste dans l’atelier de Frédéric Bazille. Des artistes en tous genres se côtoient, des peintres aux écrivains, dont Émile Zola. La visite se poursuit sur l’île de la Grenouillère, où Renoir et Monet s’affairent devant leur toile. Ce dernier met plus tard la touche finale à son œuvre Impression, soleil levant sur un balcon avec vue sur le port du Havre. </p>



<p>La diversité des œuvres présentées est grande et il est possible de voir plusieurs toiles de plus près. Les toiles les plus connues, comme La Parisienne de Renoir ou La Repasseuse de Degas, sont mises en évidence et agrandies pour mieux les admirer. Même si certaines œuvres ne sont pas mises de l’avant, il est toujours possible de les observer dans la salle où elles sont exposées. Ce retour virtuel dans le passé garantit de mettre des étoiles dans les yeux des plus jeunes comme des plus vieux! </p>



<p><em>Les billets pour </em>Un soir avec les impressionnistes : Paris 1874 <em>sont disponibles en ligne, à 34$ à prix normal ou 30,50$ avec une carte étudiante valide. </em></p>
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		<item>
		<title>World Press Photo 2025 : une exposition aussi touchante que bouleversante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/world-press-photo-2025-une-exposition-aussi-touchante-que-bouleversante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un voyage autour du globe, au plus près des réalités humaines.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Samedi, 15 heures. C’est avec un visage grave que les visiteurs découvrent silencieusement la collection du World Press Photo 2025. Prenant place du 27 août au 13 octobre au Marché Bonsecours, cette exposition a en effet de quoi faire réfléchir. Depuis 1955, le concours World Press Photo propose chaque année une sélection des œuvres de photojournalisme et de narration visuelle les plus marquantes, instructives et inspirées du monde entier. On ne parle pas ici de n’importe quelles photos, mais de réels témoignages sur des enjeux critiques auxquels l’humanité fait face : catastrophes climatiques, guerres, luttes pour l’égalité entre les sexes et dilemmes autour de la fin de vie. Il faut le dire, le World Press Photo 2025 dresse le portrait d’un monde complexe, exposant autant ses tristesses que ses moments d’espoir. </p>



<p><strong>UN REGARD SUR LA CONDITION HUMAINE <br></strong>Toutes les œuvres présentées, de façon explicite ou implicite, gravitent autour d’un même sujet : l’humain. Chaque photo nous présente un récit nouveau, une réalité nouvelle, inconnue, pourtant vécue par des millions de personnes. C’est dans cette approche centrée sur l’humain que cette exposition trouve tout son sens. Devant l’horreur, les discours politiques et idéologiques s’éteignent, laissant place au silence du constat. La photo récipiendaire du prix World Press Photo de l’année en est un exemple. Prise par la journaliste palestinienne Samar Abu Elouf au Qatar le 28 juin 2024, le cliché présente Mahmoud Ajjour, un jeune palestinien de 9 ans qui, alors qu’il fuyait des bombardements israéliens sur la ville de Gaza en mars 2024, s’est fait sectionner les deux bras. Malgré son aspect sobre, l’image est profondément évocatrice. Elle raconte l’histoire de tant d’enfants à Gaza, dont l’innocence a été volée, violée. Aujourd’hui, le rêve de Mahmoud est simple : « recevoir des prothèses et <a href="https://www.worldpressphoto.org/collection/photocontest/2025/photo-of-the-year" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vivre sa vie comme n’importe quel autre enfant</a>. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="1346" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year-.png" alt class="wp-image-58351" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year-.png 900w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year--650x972.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year--150x224.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year--768x1149.png 768w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px"><figcaption><span class="media-credit">Samar Abu Elouf ı for The New York Times</span></figcaption></figure>



<p><strong>LES PORTRAITS DE LA RÉSILIENCE <br></strong>Le World Press Photo n’est pas qu’une exposition, c’est avant tout la compilation d’un travail de journalisme engagé et rigoureux. Au travers de cette collection, on découvre des recoins du globe qui nous sont inconnus. Loin de l’information mainstream, cette exposition s’arrête sur des questions dont on connaît parfois à peine l’existence. Les clichés du photojournaliste colombien Santiago Mesa sur la communauté autochtone des Emberá Dobida sont particulièrement frappants. Victime de déplacements forcés en raison de la guerre civile qui sévit en Colombie, cette communauté a particulièrement souffert au cours de la dernière décennie. Le taux de suicide au sein de la communauté a fortement augmenté, grimpant de 15 à 67 entre 2015 et 2020. Ci-contre, Maria Camila, Luisa et Noraisi se recueillent auprès de la tombe de leur sœur Yarida, qui a mis fin à ses jours en avril 2023, à seulement 16 ans. Alors oui, en sortant de cette exposition, difficile d’être optimiste. L’injustice semble faire fi des frontières et être universelle. Mais ces photos reflètent aussi le visage d’un monde qui respire, et qui ne se soumet pas à l’autoritarisme et à l’oppression qui l’accable. Épreuve d’humilité indéniable, cette exposition met à l’honneur celles et ceux qui se battent, et qui crient fièrement « non ». Je pense ici à l’image prise lors d’une soirée clandestine par la photojournaliste nigériane Temiloluwa Johnson, le 21 juin 2024 à Lagos. Au cœur d’une société profondément hostile envers les minorités sexuelles et de genre, la photographe nous présente ici le visage d’une communauté résiliente, et qui se bat pour vivre comme bon lui semble.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-1200x800.png" alt class="wp-image-58358" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-1200x800.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-650x433.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-150x100.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-768x512.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-1536x1024.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-2048x1365.png 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-930x620.png 930w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Temiloluwa Johnson | Instagram : @bytemiloluwajohnson</span></figcaption></figure>



<p><strong>UN APPEL À L’ACTION ENVIRONNEMENTALE <br></strong>En 2024, la crise climatique a, une fois de plus, profondément détérioré les conditions de vie de millions de personnes dans le monde. Le Brésil a fait les frais d’un grand nombre de catastrophes, et a été particulièrement représenté dans la collection. Ci-dessous, la photo prise par Anselmo Cunha illustre les inondations qui ont eu lieu dans l’état du Rio Grande do Sul en juin. À l’inverse, des sécheresses historiques ont durement frappé le nord du pays, endommageant considérablement la faune et la flore. Le photographe Musuk Nolte en saisit une autre facette, en montrant aussi leurs conséquences sur le quotidien des habitants. Privés de cours d’eau navigables pour se déplacer, certains sont contraints de parcourir de longues distances à pied sur les lits asséchés des rivières. C’est le cas du jeune homme présenté ci-dessous, forcé de marcher plusieurs kilomètres pour apporter de la nourriture à sa mère.</p>



<p>L’exposition est ouverte de 10h à 22h du dimanche à mercredi, et de 10h à minuit du jeudi au samedi. Entrée : 13$.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="899" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-1200x899.png" alt class="wp-image-58356" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-1200x899.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-650x487.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-150x112.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-768x576.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Musuk Nolte ı Panos Pictures, Bertha Foundation</span></figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="799" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--1200x799.png" alt class="wp-image-58353" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--1200x800.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--650x433.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--150x100.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--768x512.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--1536x1023.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--2048x1364.png 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--930x620.png 930w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Anselmo Cunha ı Agence France-Presse</span></figcaption></figure>
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		<title>L’art de MC Snow : entre héritage et réappropriation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/lart-de-mc-snow-entre-heritage-et-reappropriation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Poirier-Pouliot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[culture autochtone]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Échanges pour une meilleure reconnaissance des cultures autochtones.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/lart-de-mc-snow-entre-heritage-et-reappropriation/" data-wpel-link="internal">L’art de MC Snow : entre héritage et réappropriation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le début de l’année 2025, la crise culturelle au Québec est au cœur des discussions. On souligne à quel point les arts – littérature, cinéma, théâtre, musique – manquent cruellement de financement pour se développer et rayonner. On débat la valeur de cette culture, de son potentiel éducatif. Pourtant, un aspect demeure largement ignoré dans ces échanges : l’art autochtone.</p>



<p>La culture autochtone dans son ensemble subit une marginalisation au sein du territoire canadien. En effet, ce n’est que depuis quelques années qu’une démarche de réparation et de rétribution envers les peuples autochtones a véritablement pris forme. Et si le Québec aime se penser avant-gardiste en la matière, il accuse un retard considérable. Certes, le programme d’enseignement québécois a connu des réformes importantes à l’orée des années 2000, mais la province traîne encore de la patte. Certain·e·s aiment se convaincre que le racisme systémique n’est qu’un mythe, une invention.</p>



<p>Ailleurs, pourtant, des initiatives structurantes sont mises en place. En Alberta, les enfants apprennent à compter jusqu’à 10 en langue crie. Ils·elles visitent des tentes de sudation, mémorisent la reconnaissance de territoire et, surtout, en comprennent l’importance. En Colombie-Britannique, dès le primaire, des consultant·e·s autochtones dispensent des formations aux enseignant·e·s, afin qu’ils·elles puissent aborder la culture et le mode de vie des peuples autochtones de manière juste et éclairée, non seulement en histoire, mais aussi à travers l’art. Car dans la culture autochtone, l’art dépasse sa simple dimension esthétique : il porte une vision du monde, une mémoire, un vécu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« On porte tous·tes notre passé en nous, et on le transforme en langage – en art. En tant qu’artistes et enseignant·e·s, on a la responsabilité de le faire vivre. C’est pour ça que c’est un tel poids à porter : on nous fait culpabiliser si on ne le fait pas »<br>MC Snow, artiste en résidence</p>
</blockquote>



<p>C’est précisément ce que l’artiste en résidence à McGill MC Snow cherche à transmettre à travers ses sculptures et peintures, qui abordent les défis sociaux liés au contexte postcolonial et à la réappropriation culturelle. Son travail s’ancre dans les techniques et arts autochtones traditionnels, mettant en lumière la transmission des savoirs, des croyances et des pratiques. Il privilégie des matériaux et des techniques ancestrales, tout en explorant les contrastes entre l’art précolonial et moderne.</p>



<p>Le jeudi 27 mars, dans le cadre de l’Initiative d’études autochtones et d’engagement communautaire (ISCEI) l’artiste multidisciplinaire kanien’kehá:ka a pris part à un panel aux côtés de la chorégraphe mohawk Barbara Diabo, de Thomasina Phillips, directrice adjointe du Bureau des initiatives autochtones à McGill, et de Kurt Kershl, le coordonnateur de soutien autochtone de la Commission Scolaire de Montréal Ensemble. Ils·elles ont discuté de l’intégration de l’art autochtone dans les écoles et les universités, un enjeu fondamental pour la reconnaissance et la transmission des cultures autochtones.</p>



<p><strong>Au-delà des identités fracturées</strong></p>



<p>« <em>Je n’ai pas grandi avec une grande connaissance de ma culture, et je pense que c’est une histoire qui ressemble à celle de beaucoup d’autres </em>(<em>tdlr</em>) », confie MC Snow. « <em>J’ai passé ma vie à chercher ce “quelque chose” sans vraiment savoir ce que c’était… </em>» Ce vide identitaire, cette quête sans cesse renouvelée d’un héritage partiellement effacé, MC Snow la transforme désormais en outil de transmission et de guérison. </p>



<p>Face aux questions de Barbara Diabo – « <em>Comment continuer à avancer? Comment donner de la force aux autres à travers notre art? </em>» – MC Snow explique qu’il voit dans l’art un pont entre les mondes : « <em>L’art est l’une de ces langues qui transcendent les barrières, qu’elles soient linguistiques ou culturelles. Il touche aux émotions, à l’humanité même. À ce niveau fondamental, on se comprend tous·tes. C’est un moyen d’expression universel, et c’est justement pour ça qu’il est si essentiel. </em>»</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Certaines communautés ont peur de partager ce qu’elles ont, même quand c’est précieux. Parce qu’après tout ce qu’on a vécu, on craint encore de tout perdre » <br>MC Snow, artiste en résidence</p>
</blockquote>



<p>« <em>L’art transforme des vies. J’ai vu les réactions des gens, que ce soit dans les écoles, au théâtre ou ailleurs. L’impact est réel </em>», témoigne Barbara Diabo. Pour la chorégraphe mohawk, la danse s’apparente davantage à un rituel qu’à une simple performance : « <em>On danse pour nos ancêtres. Vraiment. Ce ne sont pas que des mots. On danse aussi pour les</em> <em>générations futures, pour la terre, pour guérir. C’est un moment de partage profond, une médecine précieuse. […] Quand j’ai commencé à apprendre les danses</em> <em>de ma culture, ma vie s’est dotée d’une toute autre richesse, bien au-delà de ce que pouvait m’apporter le ballet, par exemple. </em>»</p>



<p><strong>Le fardeau de la transmission</strong></p>



<p>« <em>Ce n’est pas seulement une question de transmission</em> <em>de l’histoire. L’art parle aussi de nos préoccupations actuelles, de l’avenir </em>», précise MC Snow. « <em>On porte tous·tes notre passé en nous, et on le transforme en langage – en art. En tant qu’artistes et enseignant·e·s, on a la responsabilité</em> <em>de le faire vivre. C’est pour ça que c’est un tel poids à porter : on nous fait culpabiliser si on ne le fait pas. </em>»</p>



<p>Barbara Diabo aborde cette responsabilité sans détour : « <em>Les danseur·se·s sont, de manière générale, un groupe anxieux. Mais en tant que danseur·se·s autochtones, on porte un traumatisme intergénérationnel qui nous touche encore aujourd’hui. Et en plus, on a un devoir envers nos communautés. On ne peut pas juste être dans le “moi, moi, moi”. Ce ne serait pas juste. On doit aussi transmettre, enseigner, redonner. C’est une grande responsabilité. </em>»</p>



<p>Mc Snow ajoute : « <em>Parfois, c’est ce qui nous freine aussi. Certaines communautés ont peur de partager ce qu’elles ont, même quand c’est précieux. Parce qu’après tout ce qu’on a vécu, on craint encore de tout perdre</em>. » Cette crainte légitime façonne la manière dont les artistes autochtones abordent le partage de leur culture. « <em>Quand j’enseigne nos danses à des non-Autochtones, il y a toute une</em> <em>réflexion derrière </em>», explique Barbara Diabo. « <em>Je leur explique toujours : “Je vous l’enseigne parce que je peux et parce que je veux que vous en fassiez l’expérience, que vous ressentiez quelque chose. Mais vous ne pouvez pas simplement prendre cette danse et la mettre en scène de votre côté.” Parce qu’en ce moment, notre peuple est encore en train de reconstruire</em> <em>sa culture. Elle nous a été arrachée pendant des siècles… Nous sommes encore fragiles face à ce partage. </em>»</p>



<p><strong>La renaissance identitaire par l’art</strong></p>



<p>Cette fragilité se manifeste particulièrement chez les jeunes. « <em>Cette crise identitaire, cette hésitation entre vouloir s’intégrer et vouloir revendiquer son identité… Cette peur est encore bien présente </em>», observe Kurt Kershl. « <em>Et pas seulement chez les jeunes Autochtones, mais aussi chez celles et ceux qui ont une identité mixte. </em>»</p>



<p>Pourtant, les signes d’une renaissance culturelle se multiplient. Barbara Diabo en témoigne : « <em>Quand il y a un·e élève autochtone dans une classe, il·elle se redresse soudain,</em> <em>il·elle se sent concerné·e. Quand j’arrive en classe et que je leur fait part de mon amour pour notre culture, il·elle se redresse encore davantage</em>. »</p>



<p>Pour Kurt Kershl, ces moments de reconnexion justifient tous les efforts : « <em>Ce qu’on fait, c’est avant tout du soutien direct aux élèves. Et c’est ce qui est le plus important dans notre travail : les aider à se sentir légitimes, à comprendre qu’ils·elles ont leur place. On fait parfois des erreurs, nos actions peuvent sembler performatives, pas toujours aussi relationnelles qu’on le souhaiterait. Mais si, de temps en temps, un·e élève trouve sa place grâce à ça, alors ça en vaut la peine. </em>»</p>



<p>« <em>Être ici, échanger avec vous, voir tout ce qu’on met en place pour l’avenir… C’est puissant </em>», conclut MC Snow. « <em>On ne fait pas que parler, on agit. Et c’est motivant. J’ai hâte de continuer chaque jour, parce que je ressens vraiment que ce qu’on fait a du sens</em>.»</p>
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		<title>Essence : quatre artistes montréalaises à l’honneur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/essence-quatre-artistes-montrealaises-a-lhonneur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Harantxa Jean]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une célébration de l’art et de l’identité noire dans cette exposition collective.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Février, Mois de l’histoire des Noirs. Une période où l’on se retrouve, où l’on s’observe dans les reflets de celles et ceux qui nous ont précédés, et où l’on tente, à travers l’art, de raconter nos propres histoires.</p>



<p>Le 22 février dernier, au Quartier Jeunesse de Montréal, Cultur’elles MTL, un organisme dédié à la mise en avant des femmes issues de la diversité dans le domaine de la culture, des arts et des médias, nous a offert un espace pour le faire avec <em>Essence</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1500" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-1200x1500.jpeg" alt class="wp-image-57715" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-1200x1500.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-650x812.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-150x187.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-768x960.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-1229x1536.jpeg 1229w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2-1639x2048.jpeg 1639w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/DSC9710-2.jpeg 1986w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Cultur’elles MTL</span></figcaption></figure>



<p>Dans cette exposition collective mettant en avant le travail de quatre artistes noires de la scène montréalaise, les visiteurs ont pu admirer photographie, peinture, crochet et multimédia dans un même espace. Les artistes mises en avant dans l’exposition étaient Sarah Béguineau, présentant des tableaux où la couleur dorée, symbolisant son vécu, domine ; Toromba Diawara, illustratrice et peintre, explorant ses émotions à travers l’utilisation de cordon et de fil ; BLCKQ, artiste et designer, qui fusionne art et tricotage pour créer des œuvres célébrant l’expression de soi ; et moi, Harantxa Jean, une artiste mêlant photographie conceptuelle et direction artistique, avec des projets comme ma série d’autoportraits <em><a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/contrapposto/" data-wpel-link="internal">CONTRAPPOSTO</a></em>, engageant une réflexion sur la place des femmes noires dans l’histoire de l’art.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1138" height="1419" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/image0-2.png" alt class="wp-image-57721" style="width:596px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/image0-2.png 1138w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/image0-2-650x811.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/image0-2-150x187.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/image0-2-768x958.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1138px) 100vw, 1138px"><figcaption><span class="media-credit">Cultur’elles MTL</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Verres à la main, une communauté s’est rassemblée non seulement pour admirer l’exposition, mais aussi pour créer. Les participants ont eu l’opportunité de prendre part à des ateliers de perlage et de tressage animés par l’artiste Amanda Préval, tandis que les sœurs Rivera du spa Rivera Beauty ont ouvert un espace dédié à l’expression à travers le nail art. Assma, étudiante passionnée par le henné, a quant à elle proposé des designs inspirés de son héritage tchadien, et Frizzygyal, une artiste visuelle, nous a éblouis avec une performance de bodypainting en direct où elle a transformé des corps en véritables toiles vivantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-1200x800.jpg" alt class="wp-image-57650" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3465-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Cultur’elles MTL</span></figcaption></figure>



<p>Pour compléter cette expérience immersive, Cultur’elles MTL a organisé un panel de discussion, où les artistes exposées ont été invitées à prendre la parole.</p>



<p>Quatre chaises sur scène, une lumière chaude, et une question posée d’emblée par l’animatrice : C<em>omment intégrez-vous votre identité dans votre art ?</em> Un silence dans la salle suit. Pas un silence pesant, mais plutôt celui d’une attente, d’une introspection collective. Puis Sarah a pris la parole : « Pour moi, l’art est un cheminement vers mes racines. Étant antillaise et française, il y a toujours eu une recherche de mon propre centre. Donc, mon travail, c’est un dialogue avec mon héritage. » Torumba a enchaîné, un sourire en coin : « Moi, c’est simple : mon art, c’est mon <em>mood</em>. Ce que je ressens, ce que je vis, tout passe par mes mains. Et avec cette expo, je voulais explorer de nouvelles matières, tester l’association entre la corde et la peinture. »</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-1200x800.jpg" alt class="wp-image-57652" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/IMG_3503-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Cultur’elles MTL</span></figcaption></figure>



<p>Quand mon tour est venu, je parle d’absence. Le manque d’images non stéréotypées des femmes noires, l’absence d’un espace où notre beauté et notre force ne sont pas simplement tolérées, mais affirmées : « Grandir en aimant les médias, tout en n’y voyant personne qui me ressemblait, c’est un sentiment complexe. Mon travail, c’est une tentative de renverser ce narratif. De combler ce vide. »</p>



<p>Dans la salle, on acquiesce, on murmure, on se reconnaît. Et dans cette énergie collective, notre décision est claire : continuer de créer.</p>



<p><em>Le 22 février dernier au Quartier Jeunesse de Montréal, </em>Essence<em> fut une soirée où Montréal a répondu présent et où l’essence même de notre créativité et de notre identité a pleinement trouvé sa place.</em></p>
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		<title>La NBA débarque à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/la-nba-debarque-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Harantxa Jean]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[nba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre Vince Carter et la Coupe NBA Emirates, la Maison NBA est un événement incontournable.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Pour certains, la NBA n’est qu’une ligue de sport parmi tant d’autres, mais pour beaucoup, c’est une passion : une compétition unissant rêves d’enfance au summum de l’excellence sportive. Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, mon grand frère Scottie, d’ailleurs nommé en hommage au légendaire Scottie Pippen, acolyte de Michael Jordan, me parlait du basket comme une école de dépassement. Bien que je ne partage pas son fanatisme, ce sont ses histoires et son admiration pour des icônes telles que Stephen Curry qui m’ont poussée à explorer la Maison NBA — et je n’ai pas été déçue.</p>



<p>Organisée au Crew Collective &amp; Café, un lieu aussi gigantisme qu’élégant, la Maison NBA offrait trois jours d’immersion totale dans l’univers du basket-ball du 4 au 6 octobre 2024, en prélude du match des Raptors de Toronto contre les Wizards de Washington, tenu le 6 octobre dernier au Centre Bell. En franchissant l’entrée de cet ancien bâtiment de la Banque Royale du Canada, réaménagé en café et salle d’exposition, j’ai aussitôt été plongée dans un univers où se rencontraient le prestige de l’architecture classique et l’énergie vibrante de la ligue de basket. Sur les murs, des œuvres signées par des artistes émergents tels que Kristina Pavao et Thibaut Désiront guidaient naturellement la foule vers l’attraction phare : la Coupe NBA Emirates. Ce trophée, emblème de l’Emirates NBA Cup, incarne le tout nouveau tournoi lancé en 2023, offrant aux équipes une opportunité de triomphe supplémentaire en plus des NBA Finals, le championnat principal de la ligue. Ce qui rendait l’exposition davantage exclusive était le passage inédit de la coupe au Canada, et ce, pour la toute première fois depuis la création du tournoi en 2023, ici même dans la métropole. Les visiteurs se pressaient pour immortaliser l’instant à côté du trophée, tout en admirant des clichés de LeBron James le brandissant fièrement après la victoire des Lakers de Los Angeles l’année précédente. Cependant, la Maison NBA ne se limitait pas à une exposition d’objets précieux : elle offrait aussi, par sa chaleureuse hospitalité, l’opportunité de rencontrer des légendes du basket.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« La NBA est une célébration de culture, d’histoire et de passion partagée : on se sent bel et bien à la maison »</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>



<p>En effet, l’apparition de Vince Carter, récemment honoré au Hall of Fame en 2024, a suscité une vague d’acclamations dans la salle pleine à craquer. Toujours souriant, il a partagé des anecdotes sur ses jours de gloire, tout en répondant aux questions des fans avec l’humour et la sagesse qui caractérisent ces huit nominations <em>All-Star </em>(joueur étoile). Des talents de la nouvelle génération des Wizards de Washington ont suivi son arrivée ; notamment Kyshawn George, un joueur montréalais d’origine suisse, ainsi que deux joueurs d’origine française, Bilal Coulibaly et Alex Sarr. Leur complicité avec le public et leur humilité étaient touchantes, partageant comment leurs coéquipiers américains les approchent pour apprendre des mots français, curieux envers la langue et la culture francophone.</p>



<p>Au-delà des rencontres, l’événement regorgeait d’activités immersives. Des kiosques d’arcade proposaient des parties de <em>NBA Jam </em>pour les nostalgiques, tandis que des paniers étaient installés pour des concours de tir. Pour couronner le tout, un bar réservé aux plus de 18 ans apportait une touche décontractée, et une expérience d’intelligence artificielle permettait aux visiteurs de se transformer en joueurs virtuels, réalisant des <em>dunks </em>spectaculaires en version numérique.</p>



<p>En quittant la Maison NBA, je me suis rendue compte de ce que mon frère admirait depuis toutes ces années. Bien plus que du basket-ball, la NBA est une célébration de culture, d’histoire et de passion partagée : on se sent bel et bien à la maison.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/la-nba-debarque-a-montreal/" data-wpel-link="internal">La NBA débarque à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ses yeux m’ont rappelé les tiens</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/ses-yeux-mont-rappele-les-tiens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anouchka Debionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[world press photo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55818</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mettre en pause l’actualité au World Press Photo.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">La 17<em>e </em>édition de l’exposition internationale du World Press Photo présente les 24 gagnants des photos et projets multimédias les plus marquants de l’année 2023. Sous les projecteurs du Marché Bonsecours, elle souligne la persévérance, le courage et l’empathie de photojournalistes originaires des cinq continents, qui ont su retranscrire un portrait douloureux et résilient de l’humanité. Les photos exposées immortalisent la persévérance en temps de guerre et de maladie, et célèbrent ceux qui se battent pour la démocratie et la biodiversité. Cette année, pour la première fois en 25 ans, un Québécois se démarque dans le palmarès des lauréats avec la photo du pompier Thomas Dagnaud, capturée lors des incendies forestiers de l’été 2023. Retour sur une exposition loin des notifications et des <em>breaking news</em>.</p>



<p><em>REPENSER NOTRE BOULIMIE MÉDIATIQUE</em><br>L’exposition World Press Photo est une occasion de se détacher de l’urgence médiatique pour accéder à une compréhension approfondie de l’actualité. Les journalistes lauréats sont pour la plupart des photographes locaux, qui assurent la couverture des événements marquants de leur pays ou de leur région. Ils retranscrivent par leur art leur culture et ses dynamiques, tout en partageant une réalité « sous-jacente » à l’actualité dépêchée dans les grands médias. Ainsi, le photographe Eddie Jim dépeint la montée des eaux dans le Pacifique à l’échelle d’une vie humaine : celle d’un grand-père et son petit-fils submergés dans l’eau, à l’endroit-même du littoral où ce premier pouvait marcher quarante ans plus tôt.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-1200x800.jpg" alt class="wp-image-55827" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique-930x620.jpg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Pacifique.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Lutter, ne pas sombrer © Eddie Jim, The Age/ Sydney Morning Herald</span></figcaption></figure>



<p><em>REPLACER L’INDIVIDU AU COEUR DE L’ACTUALITÉ</em><br>Chaque portrait invite son spectateur à entamer une relation avec l’individu qu’il représente : c’est un lien intime, unique, curieux, qui suscite une profonde empathie. Le photographe est le médiateur d’une rencontre, celle du spectateur « privilégié » avec le « héros » de la photo. L’essence des photos de l’exposition semble reposer dans la transmission des émotions universelles du deuil, de la douleur, du courage et de l’émerveillement – bien au-delà de la simple transmission des faits. C’est dans l’humanité que l’on trouvera de l’empathie, et c’est avec celle-ci que les photographes semblent appréhender la réalité qui les entourent. La photo de l’année de l’exposition représente une femme palestinienne qui tient le corps de sa nièce de cinq ans, décédée après la frappe d’un missile israélien à Gaza le 17 octobre 2023. Cette photo donne une autre dimension aux chiffres de victimes transmis dans la presse. Parfois, un seul regard suffit pour comprendre l’ampleur de la catastrophe.</p>



<p><br>Ailleurs, Mesut Hancer, un père de famille turc, ne lâche pas la main de sa fille à la suite du tremblement de terre dans le sud de la Turquie en février 2023. Victime de l’effondrement de la maison de sa grand-mère, elle est décédée à l’âge de 15 ans. Le contexte socio-politique, explicité sur l’affiche à côté de chaque photo de l’exposition, appuie l’injustice de la situation : le nombre démesuré de victimes est en partie dû aux immeubles construits avec des matériaux de piètre qualité au profit d’entrepreneurs frauduleux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-1200x800.jpg" alt class="wp-image-55823" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere-930x620.jpg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Douleur-d_un-pere.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">La douleur d’un père © Adem Altan, Agence France-Presse</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-1200x1800.jpg" alt class="wp-image-55824" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-1200x1800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Femme-palestinienne.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Une femme palestinienne serre le corps de sa nièce © Mohammed Salem, Reuters</span></figcaption></figure>



<p><em>UN JOURNALISME MILITANT ET COURAGEUX</em><br>Les photos lauréates sont le fruit du travail laborieux et risqué de journalistes qui se détachent de la transmission de faits d’actualité en épousant le quotidien de ceux qui les vivent. Certains projets à long terme permettent de capturer une réalité vécue sous différents angles. Alejandro Cegarra a choisi de documenter le parcours de migrants illégaux à bord de La Bête, un train qui traverse le Mexique pour rejoindre les États-Unis. Ce dernier, réputé dangereux, compte de nombreuses victimes tombées du train ou kidnappées par des cartels. Le photographe humanise ainsi ceux qui subissent au premier rang les diverses crises mondiales qui les amènent à fuir leur pays. La photo à gauche représente Ruben et Rosa, migrants vénézuéliens et du Honduras, tombés amoureux lors de leur voyage migratoire pour les États-Unis. Les projets, au-delà de faits d’actualité, saluent aussi la résilience et la persévérance humaine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-1200x800.jpg" alt class="wp-image-55826" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs-930x620.jpg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Les-deux-murs.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Les deux murs © Alejandro Cegarra, The New York Times/ Bloomberg</span></figcaption></figure>



<p><em>UN PRIX POUR LES FEUX QUÉBÉCOIS</em><br>Le photographe Charles-Frederick Ouellet a capturé ce cliché du pompier Theo Dagnaud scrutant l’horizon pour s’assurer que les patrouilles de pompiers ont quitté les lieux, et qu’il peut délimiter cette zone comme étant «&nbsp;contrôlée », en juillet 2023. Cet été-là, la saison des incendies a brûlé trois fois plus de terres que d’habitude. Le jury a précisé avoir été impacté par la représentation d’une bataille impuissante contre les changements climatiques, avec la composition de la photo qui paraît représenter un monument. C’est la première fois en 25 ans qu’un Québécois gagne le prix prestigieux du World Press Photo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="801" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-1200x801.jpg" alt class="wp-image-55825" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-650x434.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-1536x1025.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec-930x620.jpg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Incendie-Quebec.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Une journée dans la vie d’une équipe de pompiers au Québec © Charles-Frederick Ouellet, pour The Globe and Mail, CALQ</span></figcaption></figure>



<p>Plus qu’une expo, le World Press Photo influence le regard de quatre millions de visiteurs dans 60 villes chaque année. Cette capacité de représentation humaine peut également être saluée dans le documentaire <em>Human </em>du photojournaliste français Yann-Arthus Bertrand, qui permet de plonger nos yeux dans ceux du reste du monde.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/ses-yeux-mont-rappele-les-tiens/" data-wpel-link="internal">Ses yeux m’ont rappelé les tiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Superposition multiculturelle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/superposition-multiculturelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55394</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hybrid Condition par Tam Khoa Vu au centre MAI.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/superposition-multiculturelle/" data-wpel-link="internal">Superposition multiculturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dès que le visiteur pénètre dans la salle de l’exposition du MAI (Montréal, arts interculturels), il est immédiatement plongé dans l’obscurité, accueilli par une odeur d’encens, une musique entraînante et un imposant cube lumineux au centre de la pièce. Cette première exposition individuelle de l’artiste Tam Khoa<br>Vu, basé à Tio’tia:ke/Montréal, explore de manière saisissante l’hybridité culturelle vietnamo-canadienne à travers une installation unique. L’artiste cherche à mettre en lumière les images qui évoquent les identités et la diaspora vietnamiennes, permettant ainsi une plongée dans les racines culturelles et ethniques des identités nationales pour remettre en question l’hégémonie occidentale et son impact sur le Vietnam, ses habitants et l’identité vietnamo-canadienne. Cela l’amène à naviguer dans un « tiers espace » entre le Vietnam et le Canada.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Nous sommes absorbés par le cube, mais les vidéos elles-mêmes essaient d’en sortir et occupent l’espace au complet »</p>
</blockquote>



<p>L’installation se présente sous forme d’un cube sur lequel sont projetées diverses vidéos. Ce cube est réalisé dans un tissu transparent, qui permet une projection nette des images, mais également une superposition de chacune de ses faces. Nous sommes invités à l’observer sous tous ses angles.</p>



<p>La première face, celle par laquelle nous sommes accueillis dès l’entrée, est chaotique. C’est une superposition de clips tirés des réseaux sociaux, notamment Instagram, qui représente l’identité vietnamienne (et asiatique en<br>général) à travers Internet. Les vidéos s’enchaînent très rapidement, nous sommes absorbés par ces images. La plupart ont pour but de nous faire rire. C’est une vision certes positive de la culture asiatique, mais pourtant, pas réellement représentative. Bien que les vidéos soient réalisées par la communauté elle-même, elles ne reflètent qu’un aspect divertissant et humoristique du Vietnam.</p>



<p>La deuxième face entre directement en contraste avec la première. Les vidéos sont cette fois-ci tirées majoritairement de films et de séries occidentales qui représentent les asiatiques sous un regard « blanc ». Les extraits sont profondément racistes et stéréotypés. Il y a également de nombreuses vidéos provenant de films américains, qui mettent en scène la guerre du Vietnam. Nous voyons le pays se faire injustement bombarder tandis qu’un épisode des <em>Simpsons</em>, dans lequel un personnage laotien se fait humilier, est projeté juste à côté. C’est la seule face du cube qui est accompagnée d’une bande sonore, nous permettant d’entendre les acteurs et leurs commentaires racistes. Cela a pour effet de nous attirer vers cette face et d’être confronté à la réalité que vit Tam Khoa Vu en tant qu’immigrant vietnamien.</p>



<p>Les deux autres faces présentent des scènes du Vietnam sous deux angles différents. Les vidéos sont beaucoup plus lentes et calmes. La troisième face présente des moments en famille et des scènes du quotidien vietnamien. La vidéo d’une trentaine de minutes est la plus longue, elle nous invite à prendre le temps de la regarder. C’est touchant, accueillant et intime. On pénètre dans des instants doux, réalistes de la vie au Vietnam. Cette face représente les racines de l’artiste et un retour aux traditions. Elle est directement superposée avec les vidéos racistes ou stéréotypées, à la fois par le montage et par la transparence du cube, permettant une représentation intéressante de la « condition hybride » de Vu. Enfin, la dernière face représente elle aussi le Vietnam, mais d’une façon idéalisée, romancée. Ce sont des images de drônes survolant les rizières et la côte vietnamienne. Bien que<br>ces vidéos soient belles à regarder, ce n’est que l’idée que s’en font la plupart des occidentaux.</p>



<p>Dans une seconde salle, se trouve une sculpture réalisée par Nguyen Vu Tru et Dennis Nguyen du collectif d’art VUTRU. Cette sculpture, mise en valeur sous un éclairage rouge, est un autel traditionnel composé d’un miroir, d’un cadre en bois orange et de deux pots dans lesquels des grains de riz permettent de maintenir des bâtons d’encens qui brûlent doucement. Tam Khoa Vu a voulu, à travers son exposition personnelle, donner l’opportunité à ces deux jeunes artistes de présenter leur création, qui elle-aussi, est un hommage à la culture vietnamienne. L’inspiration principale (qui explique notamment la couleur orange utilisée) vient des baumes et des huiles <em>Siang pure</em>, des remèdes à base de plantes populaires en Asie. Cet autel est volontairement placé juste au-dessus d’une fontaine à eau, mise à la disposition des visiteurs. Ainsi, ces derniers sont forcés de se pencher pour boire, tout comme certaines personnes le feraient lors de prières. Inconsciemment, par le simple fait de boire, nous faisons preuve de respect et reproduisons des rituels religieux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="943" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-1200x943.jpg" alt class="wp-image-55397" style="width:660px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-1200x943.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-650x511.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-150x118.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-768x604.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-1536x1207.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-2048x1610.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/dgrandmaison/?media=1" data-wpel-link="internal">Dominika Grand’Maison</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le cube attire et rejette. Le cube choque et apaise. Le cube est chaos, peu importe l’angle, peu importe la face<br>que l’on regarde. Le cube est une représentation d’une condition hybride »</p>
</blockquote>



<p>L’exposition est particulièrement réfléchie. Différents endroits pour s’assoir sont prévus : des fauteuils au sol, un banc peint en jaune et blanc (symbole de ce mélange d’identités), et même des tabourets en plastique rouge que l’on retrouve notamment dans des scènes de <em>street food</em> au Vietnam. Ainsi, nous sommes invités à observer le cube sous tous ses angles. Chaque façon de s’asseoir nous offre une perspective différente sur l’installation. Cette<br>idée de perspective est importante pour comprendre le message de l’artiste et son hybridité culturelle. Des poutres en béton se dressent d’ailleurs à travers la pièce, nous forçant à se rapprocher, à tourner autour du cube<br>et à mieux le regarder. Le choix d’avoir positionné le cube avec un angle et non une surface plane dès que l’on pénètre la pièce a aussi pour but de créer cette impression de chaos et d’ajouter à la superposition. Enfin, les images semblent sortir de la boîte, car les couleurs sont projetées au sol et sur les poutres. Nous sommes absorbés par le cube, mais les vidéos elles-mêmes essaient d’en sortir et occupent l’espace au complet. C’est la réalité que vit un immigrant asiatique au Canada : simultanément accepté et rejeté. L’exposition a pour but d’être un endroit sûr, un refuge pour chaque immigrant asiatique, qui peut entrevoir son expérience à travers celle de Vu. C’est<br>presque comme si l’espace était conçu pour rendre inconfortable les personnes blanches, forçant ces dernières à se mettre dans la peau d’un asiatique constamment exclu au sein d’une communauté canadienne. Le cube attire et rejette. Le cube choque et apaise. Le cube est chaos, peu importe l’angle, peu importe la face que l’on regarde. Le cube est une représentation d’une condition hybride.</p>



<p><em>L’exposition est présentée jusqu’au 30 mars à MAI (Montréal, arts interculturels) au 3680 rue Jeanne-Mance. L’entrée est gratuite.</em></p>
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		<title>Une pyramide au cœur de Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/une-pyramide-au-coeur-de-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Jasmin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55046</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visite de l’Horizon de Khéops au Centre des sciences de Montréal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis le 16 février, le centre des Sciences de Montréal, musée scientifique, est devenu le théâtre d’une aventure hors du commun. l<em>’Horizon de Khéops</em>, une expérience de réalité virtuelle conçue par Excurio, branche d’Emissive, une société française spécialisée dans la production de réalité virtuelle, invite ses participants à s’immerger dans l’Égypte antique et à découvrir la majestueuse pyramide de Khéops.</p>



<p>Dès le début de l’expérience, les visiteurs sont transportés dans un monde où la magie de l’ancienne Égypte prend vie sous leurs yeux. Une égyptologue maladroite, Mona – acronyme d’Amon, une des principales divinités du panthéon égyptien – nous guide sur plusieurs centaines de mètres afin de nous faire découvrir les secrets de la dernière merveille du monde antique. C’est une expérience absolument extraordinaire, avec des décors précis et fidèles qui nous font presque oublier qu’il s’agit d’une expérience de réalité virtuelle. La visite de l’exposition 10 culture n’a duré que 45 minutes pourtant nous avions tous l’impression d’avoir fait un grand voyage, d’avoir vécu quelque chose d’incroyable. Nous sommes sortis de l’exposition émerveillés, en se disant qu’il fallait absolument faire une visite en Égypte pour retrouver l’essence de ce que nous venions de vivre.</p>



<p>Derrière cette réalisation technologique et artistique, deux ans de production et près de six mois de pré-production ont été nécessaires afin de se familiariser pleinement avec la culture et de concevoir un projet scénaristique et une direction artistique qui répondent à l’ambition du projet. Pour rendre l’expérience la plus complète possible, Excurio a réuni pour ce projet une équipe pluridisciplinaire, composée de graphistes spécialisés dans l’environnement, de programmeurs et d’experts en scénario et direction artistique, qui ont travaillé ensemble pour créer cette expérience immersive et authentique. Beaucoup de travail a également été fait afin de guider correctement le spectateur dans l’espace, à l’aide du son, des images, et de la lumière. En effet, cette véritable recherche sur les sensations permet de rendre le parcours le plus réaliste possible.</p>



<p>L’aspect éducatif de l<em>’Horizon de Khéops </em>est également notable. Toutes les reconstitutions de la pyramide antique et du plateau de Gizeh ont été réalisées après des recherches approfondies. Les informations présentées ont été validées par des experts en archéologie, tout comme les personnages, leurs habits ou le fond sonore du Caire. La collaboration avec Peter de Manuelian, archéologue et professeur à Harvard, a été cruciale dans le développement de ce projet : « Il fournit beaucoup de documentations et nous réfléchissons et soumettons des idées pour arriver à créer un scénario », nous explique Fabien Barati. « On crée la pyramide, les temples, les personnages, et on lui soumet les visuels. S’ensuit beaucoup d’aller-retours pour valider les différents éléments ». Il s’agit ainsi d’un véritable parcours didactique qui permet d’en savoir plus sur les traditions et la culture de l’Égypte antique.</p>



<p>Le succès de l’exposition ne se limite pas à Montréal. L’<em>Horizon de Khéops </em>est également disponible en France, à Londres et en Chine. À chaque étape, des améliorations sont apportées, comme l’ajout de langues pour rendre l’expérience plus accessible.</p>



<p>Selon Fabien Barati, l<em>’Horizon de Khéops </em>, ce n’est que le début. « Les technologies immersives vont continuer à se développer et continuer de partager la culture de manière de plus en plus efficace et engageante grâce aux développement des nouvelles technologies. » Il semblerait donc que nous puissions nous attendre à voir ce format se démocratiser dans le futur, nous offrant de nouvelles perspectives pour l’exploration du patrimoine culturel mondial.</p>



<p><em>L’exposition <a href="https://horizonkheopsexperience.com/montreal/?ml_sub=2418338090440463618&amp;ml_sub_hash=e0y2&amp;utm_source=newsletter&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=phi_l_horizon_de_kheops_un_voyage_en_egypte_ancienne_au_vieux_port_de_montreal_the_horizon_of_khufu_a_journey_in_ancient_egypt_in_the_old_port_of_montreal&amp;utm_term=2024-02-23" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Horizon de Khéops</a> est disponible jusqu’au 31 mai au 2 rue de la Commune Ouest. Les places sont limitées.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/une-pyramide-au-coeur-de-montreal/" data-wpel-link="internal">Une pyramide au cœur de Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>O’Keeffe et Moore au MBAM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/okeeffe-et-moore-au-mbam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Marengère]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Musée des beaux-arts de Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54976</guid>

					<description><![CDATA[<p>La nature au cœur des œuvres des deux artistes modernistes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) accueille du 10 février au 2 juin 2024 une <a href="https://www.mbam.qc.ca/fr/exposition-okeeffe-et-moore/?gad_source=1&amp;gclid=CjwKCAiA8sauBhB3EiwAruTRJjaD_Us01iH5K-aonk75gEaZxh81CVK61Vs2QlRzU_QS5aKrvXXePRoCW_EQAvD_BwE" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">exposition rétrospective</a> sur la vie de deux des artistes les plus influents du mouvement moderniste ; Georgia O’Keeffe et Henry Moore. D’une part, O’Keeffe est connue pour ses peintures, de l’autre, Moore l’est pour ses sculptures. O’Keeffe, géante de l’art moderne américain, et Moore, reconnu comme l’un des artistes britanniques les plus importants de sa génération, se rencontrent pour une valse harmonieuse au MBAM. De salle en salle, le visiteur est plongé au cœur même de leurs mondes, presque écrasé par l’omniprésence grandiose de la nature et du vivant dans leurs œuvres. Malgré le fait que les deux artistes ne se soient croisés qu’une seule fois durant leur vivant, leurs œuvres se marient harmonieusement grâce à leur amour commun pour la nature environnante, leur servant de source majeure d’inspiration. Passant des fleurs bien connues d’O’Keeffe aux ossements méticuleusement sculptés par Moore, l’exposition nous transporte au cœur de leurs vies, au cœur de leurs arts.</p>



<p>La juxtaposition de leurs œuvres permet de déceler les similitudes existantes entre leurs arts : on remarque plusieurs ressemblances dans leurs démarches artistiques, donnant un sens plus clair au jumelage de leurs entreprises. Un autre point commun relevé lors de l’exposition est que les deux artistes ont notamment expérimenté avec le style surréaliste. Là où O’Keeffe jouait sur les limites de l’abstraction avec ses fleurs, Moore optait pour des techniques de sculpture rappelant des formes humaines, tout en explorant les frontières du figuratif. Ainsi, on se retrouve en pleine immersion dans un monde de coquillages et de fleurs, qui brouille la frontière entre l’abstrait et le réel. De plus, les techniques de juxtaposition en peinture ont été exploitées<br>autant par O’Keeffe que par Moore, et ajoutent à l’aspect surréaliste de leurs arts. Plusieurs peintures, de Moore comme d’O’Keeffe, représentaient la perspective d’un os ou d’un coquillage devant le ciel ou encore devant un paysage désertique néo-mexicain, offrant des panoramas surréalistes fascinants. La mise en dialogue de leurs œuvres force le visiteur à constater la grande similarité entre leurs travaux : dans une marée de roches, de coquillages, d’ossements et de fleurs, leur passion pour la nature est indéniable.</p>



<p>Pour ce qui est de l’expérience lors de la visite, l’exposition est plutôt courte, ne regroupant que trois salles, mais comprenant tout de même plus d’une centaine d’œuvres des deux artistes. Les murs ont subi un traitement leur donnant un aspect plus organique et fluide afin de créer un univers susceptible d’accueillir et de mettre en valeur les œuvres des artistes. La pièce la plus marquante est probablement celle qui nous permet d’observer une reconstruction des ateliers d’O’Keeffe et de Moore : le visiteur est alors invité à s’immiscer dans l’intimité des artistes, en des lieux teintés par l’individualité de ces derniers, mais qui partagent plusieurs similitudes. On note qu’ils avaient tous deux des collections extensives de roches, d’os et de coquillages. L’éclairage était relativement tamisé, mais sans pour autant enlever au dynamisme des salles. En général, la scénographie de l’exposition a été réalisée avec beaucoup de finesse, permettant une visite agréable.</p>



<p>Bien que son œuvre puisse sembler redondante, il aurait été intéressant qu’on dédie à O’Keeffe une exposition lui étant entièrement consacrée, où l’on aurait pu explorer avec plus de profondeur la complexité de son travail et sa place de pionnière au sein du mouvement moderniste. Malgré le fait qu’elle et Moore aient été des icônes du milieu artistique de façon concomitante, le lien entre leurs œuvres se limite à l’importance accordée par chacun à la nature comme source d’inspiration. Ainsi, j’aurais aimé voir une telle exposition – joignant l’œuvre de deux artistes d’envergure – regrouper des artistes ayant partagé plus qu’une passion, ou encore ayant travaillé ensemble. Malgré tout, l’exposition vaut la peine par le simple fait qu’elle offre une mise en dialogue inédite entre les œuvres d’O’Keeffe et de Moore, permettant de jeter un regard nouveau sur leurs entreprises respectives.</p>
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		<title>Art et technologie pour raconter l’Histoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/art-et-technologie-pour-raconter-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin et À la recherche du beat répétitif au Centre PHI</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Centre PHI, centre d’art qui propose des expériences immersives, présente actuellement deux nouvelles installations : À la recherche du beat répétitif de Daaren Emerson, et Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin réalisée par Stéphane Foenkinos et Pierre-Alain Giraud. La première est une aventure<br>en réalité virtuelle qui nous transporte au Royaume-Uni, à l’apogée de la scène illégale de musique Acid house en 1980. La seconde est une expérience immersive qui retrace la vie de Claudette Colvin dans l’Alabama des années 50, au moment de la lutte pour les droits civils des personnes noires. Les deux documentaires sont très différents dans les thématiques qu’ils abordent, mais sont intimement liés dans leur désir commun de rébellion. Ce sont des expériences uniques, immersives et grandement humaines qui nous invitent à regarder l’Histoire sous un nouvel angle.</p>



<p><strong>Rave culture</strong></p>



<p><br>Tout d’abord, nous avons À la recherche du beat répétitif. Comme l’indique le titre de l’exposition, dès le casque de réalité virtuelle (RV) devant nos yeux, nous partons à la recherche du beat répétitif. Nous incarnons alors pendant 50 minutes un membre d’un groupe d’amis cherchant désespérément un de ces entrepôts abandonnés où se déroulent les fameuses raves. En effet, le beat fait référence à l’Acid house, un genre de musique électronique dérivé de la house populaire dans les <em>raves</em>. Aussi excitantes que dangereuses, ces soirées illégales qui émergent au Royaume-Uni dans les années 80 attirent une population diverse cherchant à se libérer l’esprit lors d’une nuit et à vivre quelque chose d’unique. Grâce aux nouvelles technologies, nous prenons entièrement part à l’aventure, tout en apprenant plus sur le milieu Acid house. En effet, le but de l’installation est non seulement de provoquer un sentiment d’euphorie, mais aussi d’éduquer le public sur une scène musicale qui a bouleversé notre façon de consommer de la musique, en nous invitant à danser davantage.<br>Il est important de souligner que, bien que nous soyons transportés au Royaume-Uni, l’aventure dans laquelle nous prenons part et que nos quatre amis vivent, résonne dans beaucoup de pays. L’installation a, en effet, été exposée à Amsterdam, Tokyo, et même au Texas depuis sa création en 2022. Maintenant à Montréal, son histoire fait grandement échos au développement des raves au Québec. Au cours des années 90, la scène des raves a pris son essor dans la métropole québécoise, offrant aux passionnés une expérience collective de la musique électronique et laissant une empreinte indélébile sur la culture musicale et sociale de Montréal, contribuant ainsi à façonner une ville connue pour sa diversité, sa créativité et son esprit festif. </p>



<p>Partout autour du monde, ces soirées étaient bien plus que des soirées de danse ; elles offraient moyen de se rassembler, de s’exprimer librement et de créer une communauté basée sur la musique, le partage et l’ouverture d’esprit. Comme il est indiqué dans le documentaire, <em>« peu importe si tu es riche ou pauvre, tu te retrouves au même endroit, dans les mêmes conditions, à suer et à danser. (tdlr) »</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Nous revivons l’histoire alors que des hologrammes, tels des fantômes du passé, évoluent sous nos yeux »</p>
</blockquote>



<p><strong>Des prospectus qui parlent</strong></p>



<p>La particularité de <em>À la recherche du beat répétitif </em>se trouve dans l’utilisation de prospectus. En effet, c’est à travers ces derniers que nous sommes à la fois guidés tout au long de l’expérience et que nous recevons les informations essentielles pour comprendre cette scène illégale. En entrevue avec Daaren Emerson, différentes personnes, notamment des organisateurs de <em>raves </em>de l’époque, nous racontent le processus d’organisations. Leurs visages apparaissent sur les différents prospectus que nous collectionnons au sein de l’aventure. À une époque sans Internet, trouver une <em>rave </em>était une véritable quête en plusieurs parties : de l’attente interminable dans des stationnements vides, jusqu’aux chemins sombres et sinueux en passant par des numéros anonymes à appeler, tout cela se déroulait grâce aux prospectus. Ces objets matériels permettent également au public de créer un lien physique avec les événements qui se déroulent sous leurs yeux.</p>



<p>Nous évoluons alors dans ce qui semble être une science fiction, suivant ces voix qui nous guident dans notre quête. Comme le souligne Emerson durant son entrevue, cette partie de la conception est particulièrement développée. À l’époque, les organisateurs des soirées devaient se rendre dans des bibliothèques afin de trouver des images pour illustrer leurs prospectus. Ils les copiaient et les distribuaient donc dans divers endroits. C’est ce qu’a fait le concepteur en recherchant des archives officielles afin de créer les différents décors et s’assurer du réalisme de l’expérience.</p>



<p><strong>Réalité virtuelle</strong></p>



<p>L’immersion complète, à l’aide des nouvelles technologies, était selon moi entièrement nécessaire à la réalisation d’une telle œuvre. Comme nous le précise dans l’entrevue Emerson, « <em>les documentaires, c’est déjà fait. J’avais envie de revivre mes expériences du passée de façon immersive et réaliste. Être au cœur de l’action permet cela. Ceux qui l’ont vécu me</em> <em>partagent souvent leur nostalgie car ils se sentent réellement transportés. »</em> Cela demande notamment un travail de motion capture afin de recréer des mouvements qui semblent fluides et non robotiques. Pour lui, la création de la rave en réalité virtuelle constitue en elle-même le plus gros défi. « On attend ce moment, on construit un suspense avant l’arrivée à l’entrepôt, et je ne voulais pas que le public soit déçu. Je me suis donc assuré que chaque danseur ait sa propre façon de danser. Surtout, il ne fallait pas que tout le monde soit synchronisé, dans quel cas le réalisme disparaît. » </p>



<p>Cette expérience, particulièrement excitante, fait renaître les histoires des organisateurs, DJ, policiers et festivaliers. C’est une aventure dans une révolution culturelle qui célèbre la diversité et l’esprit de communauté qu’il faut réellement vivre pour comprendre. </p>



<p><strong>De la danse aux pleurs </strong></p>



<p>Encore une fois, les technologies sont utilisées pour réveiller l’histoire oubliée. Noire, réalisée par Stéphane Foenkinos et Pierre-Alain Giraud d’après l’ouvrage de Tania de Montaigne, est un récit puissant sur la vie de Claudette Colvin, femme noire que l’Histoire a oubliée, qui a pourtant participé en grande partie au mouvement des droits civils aux États-Unis. Cette fois ci, nous ne parlons plus de réalité virtuelle, mais de réalité augmentée. Contrairement à la RV, où le casque nous plonge complètement dans un monde numérique, la réalité augmentée superpose des éléments virtuels sur le monde réel que l’utilisateur voit à travers des lunettes HoloLens2. Nous revivons l’histoire alors que des hologrammes, tels des fantômes du passé, évoluent sous nos yeux et que la voix de Tania de Montaigne, nous narre certains passages de son récit sur un Alabama ségrégationniste. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-1200x800.jpg" alt class="wp-image-54746" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-930x620.jpg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1.jpg 1800w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Pierre Alain-Giraud</span></figcaption></figure>



<p><strong>Une toute autre experience</strong></p>



<p>Le 2 mars 1955, Claudette Colvin, 15 ans, refuse de céder sa place à un passager blanc, 9 mois avant Rosa Parks. Elle est menacée et insultée, mais malgré cela, elle reste assise et fixe la dame blanche, en signe de rébellion contre une société ségrégationniste. Elle est emprisonnée, mais plaide non coupable face aux juges l’accusant de troubles à l’ordre public, de violation de lois discriminatoires et d’agression des forces de l’ordre. Les deux premières seront abandonnées et elle ne sera jugée et condamnée que pour le motif d’avoir agressé un officier de police. Colvin est encore en vie aujourd’hui, et pourtant, son nom est oublié de tous. Grâce à la réalité augmentée, nous ne sommes plus seulement spectateurs d’un documentaire, mais témoins de cet acte héroïque. Contrairement à la RV, nous sommes libres de nous déplacer dans le décor et d’observer sous les angles de notre choix les évènements qui se déroulent devant nos yeux. Plus qu’un simple souvenir, c’est une rencontre avec le passé et des scènes emblématiques de la lutte pour les droits civils. Nous portons également un casque audio pour une immersion plus complète. Nous entendons l’environnement autour de nous et créons un lien intime avec la narration de Tania de Montaigne, au plus proche de nos oreilles.</p>



<p>Pendant une demi-heure, nous vivons une expérience profondément touchante et personnelle qui nous force à nous éduquer sur le sujet et nous rappelle que l’histoire ne se trouve pas seulement dans les livres scolaires.</p>



<p><em>Les deux expositions sont disponibles au Centre Phi jusqu’au 28 avril 2024. Attention, les places sont limitées.</em></p>
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		<title>Exploration artistique : au-delà du monde visible</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/exploration-artistique-au-dela-du-monde-visible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54436</guid>

					<description><![CDATA[<p>Exposition Outre de SMITH au Centre VOX.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’exposition <em>Outre</em> de l’artiste SMITH se révèle être une exploration audacieuse et immersive au-delà des conventions artistiques, invitant le public à remettre en question la binarité du genre et à sonder son univers à<br>travers différents médiums, tels que la photographie, la danse, la vidéo, et même la sculpture. La singularité de cette exposition réside dans le refus délibéré d’attribuer des descriptions à chaque œuvre – les détails tels que les dates, les lieux et les noms – forçant les visiteurs à s’éloigner de l’histoire personnelle de l’artiste et à explorer une réalité alternative, plus vaste. Cette absence crée une sensation de flottement, renforcée par de nombreuses photos floues, comme de la fumée, évoquant une vision de l’art en tant que flux continu et non défini. SMITH cherche à déstabiliser nos modes de pensée et pousser notre imagination à aller au-delà, bouleversant toutes notions intériorisées.</p>



<p>L’exposition s’ouvre sur une salle obscure dans laquelle une vidéo est projetée. Celle-ci explique la démarche de l’artiste et soulève des questions identitaires ainsi que la volonté de comprendre l’inintelligible. SMITH ne souhaite pas être un artiste qui se conforme à nos réalités binaires. Il se décrit comme « outre »: il existe entre<br>deux opposés, entre l’humain et le non-humain, le visible et l’invisible, le masculin et le féminin. Il dit n’appartenir à aucun côté, et vivre à la frontière. C’est ainsi que ces questions d’identité se retranscrivent dans chacune des œuvres, avec des modèles androgynes.</p>



<p>Au cœur de cette exposition : l’utilisation innovante de caméras thermiques. Les photographies sont dominées par des tons de jaune, orange, rose, rouge, et bleu. Ces caméras permettent de rendre visible l’invisible, mettant en lumière l’énergie thermique, persistante malgré le temps qui passe. Cette traversée lumineuse est symbole de<br>prise de conscience, révélant des aspects de notre monde qui échappent généralement à notre perception.</p>



<p>La salle principale expose de nombreuses photographies de tailles variées, comme des vignettes d’un quotidien. SMITH photographie ses proches, des lieux anonymes, des animaux, et même un bureau mal rangé, afin de transmettre sa vision du monde au public, son environnement à travers la lentille de la caméra.</p>



<p>Il y a également une réelle concentration sur le corps humain. En plus des photographies qui présentent des corps non-genrés, on peut retrouver des petites sculptures disposées au milieu de la pièce, qui sont également<br>celles de corps. Certaines se tiennent seules, d’autres sont à  deux et ont l’air de s’enlacer. La matière transparente utilisée, ainsi que la lumière qui provient du socle donne l’impression que ces sculptures sont faites en glace et évoquent cette idée de fusion et d’absence de frontière.</p>



<p>Cette idée se poursuit dans une seconde vidéo, dans laquelle un groupe de danseurs semble se fondre les uns dans les autres,  dans une chorégraphie libre en flux constant. On y observe aussi un médecin qui injecte une puce<br>électronique dans la peau de l’artiste. Une opération qui permet à sa conscience d’accéder à un autre univers. Une question s’impose : qu’est ce que notre réalité? SMITH s’intéresse aussi aux états de corps secondaires que permettent les avancées technologiques. Que ce soit les traitements hormonaux utilisés pour la transition de genre<br>ou même les vols paraboliques. En effet, il a été inspiré par ces avions qui recréent l’état d’apesanteur, qui permettent au corps de flotter, de ne plus rien ressentir, comme si nous n’étions plus soumis à la réalité.</p>



<p>L’exposition <em>Outre </em>de SMITH offre une expérience artistique immersive qui transcende les normes, invitant les visiteurs à explorer de nouveaux imaginaires et à remettre en question notre perception du monde. L’artiste offre une vision audacieuse du monde, qui déstabilise nos modes de pensées, incitant chacun à embrasser la<br>non-conformité.</p>



<p><em>L’exposition </em>Outre <em>est accessible gratuitement au Centre VOX jusqu’au 3 février.</em></p>
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		<title>Terrorisme de velours : la Russie des Pussy Riot</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/terrorisme-de-velours-la-russie-des-pussy-riot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Célia Martin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54398</guid>

					<description><![CDATA[<p>Immersion dans un art protestataire percutant.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Organisée par la galerie islandaise Kling&amp;Bang et présentée au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) grâce au conservateur d’art John Zeppetelli et à la chargée de projet et d’expositions Marjolaine Labelle, <em>Terrorisme de velours</em> est une exposition à ne pas manquer. Du 25 octobre 2023 au 10 mars 2024, elle transporte ses visiteur·euse·s à travers l’histoire de la Russie par le biais des interventions activistes et artistiques du groupe punk-féministe <em>Pussy Riot</em>. Par son caractère authentique, percutant et éducatif, l’exposition révèle avec brio la portée d’un art engagé.</p>



<p><strong>Des œuvres audacieuses</strong></p>



<p><em>Terrorisme de velours</em> s’ouvre et se clos sur une œuvre qui incarne tout ce que représentent les <em>Pussy Riot</em> :<br>la protestation obstinée, sans honte et sans limites. Taso Pletner, membre du groupe depuis 2022, est filmée dans<br>l’atelier de l’artiste islandais Ragnars Kjartanssonar alors qu’elle urine sur le portrait de Vladimir Poutine. Cette<br>œuvre, qui peut paraître choquante à première vue, semble tout à fait appropriée à notre sortie de l’exposition, après avoir été informé·e·s de toutes les atrocités qu’ont vécues et que dénoncent les <em>Pussy Riot</em>. En parcourant les murs colorés du musée, nous apprenons à connaître les membres du groupe et leur résilience. Nous découvrons leurs tenues colorées et leurs balaclavas emblématiques, leur art de protestation unique et les conséquences que celui-ci a entraîné sur le groupe. L’une des fondatrices du groupe, Maria (Masha) Alyokhina, nous ouvre la porte à son vécu par ses écrits explicatifs dispersés sur les murs du musée. Ainsi, chaque image et chaque vidéo est accompagnée de textes qu’elle a écrits à la main, à la manière d’un journal intime ou  d’un<em> scrapbook</em> punk. Malgré la densité du contenu, Masha réussit à nous garder captivé·e·s. En effet, l’extravagance et la diversité de ses mésaventures, à l’image excentrique du collectif, forment un tout authentique et fascinant.<br>On comprend rapidement que le travail artistique des <em>Pussy Riot</em> est réfléchi. Il ne s’agit pas simplement d’être punk pour provoquer. Les <em>Pussy Riot</em> ont comme mission de se servir des outils de répression de l’État, autant comme cible que comme canevas. Par exemple, en 2018, lors de la finale de la Coupe du monde de soccer, quatre des membres déguisé·e·s en policier·ère·s s’étaient précipité·e·s sur le terrain. Après coup, comme nous l’explique Masha, le groupe  s’était attribué le mérite de cette action et avait précisé que celle-ci visait à dénoncer la manière brutale, soudaine et injuste dont les forces de l’État s’immiscent dans la vie des citoyen·nes russes.</p>



<p><strong>Un cours d’histoire éclectique</strong></p>



<p>Sur les murs du musée sont dessinées des dates et des flèches qui nous indiquent que l’exposition est chronologique. Ainsi, parmi les actions protestataires des <em>Pussy Riot</em>, on retrouve des bribes d’histoire<br>de la Russie ; des dates importantes, des politiques adoptées, ainsi que des illustrations et des explications de la réalité des habitants de ce pays et de ceux et celles qui osent s’en indigner. Parmi leurs expériences les plus choquantes, on découvre le séjour de trois des membres dans des colonies pénitentiaires de la Russie, à la suite d’une performance punk dans une cathédrale orthodoxe à Moscou en 2012. Cette performance, nommée <em>Prière<br>Punk</em>, dénonçait les injustices perpétrées par Vladimir Poutine ainsi que le brouillement de la frontière entre l’État et l’Église que celui-ci orchestrait. Par leurs récits poignants, elles lèvent le voile sur le peu de liberté d’expression que permet l’État russe ainsi que sur les horreurs que vivent les détenu·e·s des colonies pénitentiaires. Des photos ponctuants l’espace illustrent, entre autres, les trois (seules) toilettes collées auxquelles ont droit les quelques 60 détenu·e·s par bâtiment, les chambres au confort atroce, et bien plus. Quoique par instants difficile à suivre (les quatre murs de chaque pièce du musée sont exploités et les dates ne sont parfois<br>indiquées qu’à la fin d’une section), le cours d’histoire qu’offre l’exposition reste extrêmement pertinent, surtout dans le contexte actuel. En effet, il nous permet de mieux comprendre ce qui a pu mener à la guerre en Ukraine. Par ailleurs, la confusion face à la ligne du temps contribue à l’esthétique d’album de l’exposition et rend en quelque sorte l’expérience plus intime et personnelle : on a l’impression d’écouter une amie raconter son histoire. Ce n’est pas toujours linéaire, parfois elle se trompe dans ses mots (Masha étant russe, elle a tout écrit en anglais), mais on finit par comprendre l’essentiel. On finit aussi par mieux la connaître, et surtout, par avoir envie de se garder informé·e·s sur la suite des choses.</p>



<p><strong>Espace cacophonique</strong></p>



<p>Si j’ai une critique négative à faire, c’est que l’espace est un peu trop cacophonique. En effet, malgré les dizaines d’écrans mettant en scène diverses performances, chansons, et entrevues, pas une fois l’exposition ne nous laisse la chance d’entendre réellement le groupe. On les lit, mais on ne les entend pas, ou plutôt, on les entend trop. Toutefois, je me dois de lever mon chapeau à l’espace de détente offert par le MAC (l’Espace M) en cas de sur-stimulation, de fatigue, ou tout simplement de désir discursif. Malgré le chaos sonore de l’espace, qui était sans doute intentionnel, les visiteur·euse·s ont l’option de prendre une pause.</p>



<p>Somme toute, <em>Terrorisme de velours</em> est une exposition à voir parce qu’elle présente un groupe d’activistes qui font de l’art politique, authentique et audacieux en confrontant l’autorité pour dénoncer des injustices. C’est<br>une exposition instructive qui nous laisse sur notre faim en s’éparpillant un peu trop, mais en demeurant fidèle à sa direction artistique de journal punk.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/terrorisme-de-velours-la-russie-des-pussy-riot/" data-wpel-link="internal">Terrorisme de velours : la Russie des Pussy Riot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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