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	<title>Anabel Cossette Civitella - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 01 Oct 2013 06:45:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Une douce éviscération</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/01/une-douce-evisceration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 05:28:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’infidélité s’immisce dans le couple parfait.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le titre peut être trompeur pour ceux qui recherchent l’horreur et le carnage. La pièce <i>Éviscérer</i>, écrite par Jocelyn Roy, n’est pas aussi sanglante et dure que l’image qu’évoque son titre. «On ne voulait pas faire du Dave Saint-Pierre, avec des «tous-nus» et du sang», signale d’ailleurs Monsieur Roy, qui se dévoue au théâtre depuis 2001.</p>
<p>Dans cette pièce à la trame dramatique, on explore la dérive d’un couple «parfait» (appellation certifiée par les amis des deux protagonistes) qui s’entre-déchirent tandisque l’homme eut non seulement trompé la femme, mais le lui eut avoué.</p>
<p>Bête idée qu’il a eu de craquer face aux avances d’une stagiaire du bureau où il travaille, une petite coquine qui lui tournait autour depuis quelques temps déjà. Après une soirée bien arrosée, ce qui devait arriver arriva. Zack (Karl Farah) ne sait pas vraiment pourquoi, mais il fait «comme tous les gars qui trompent leur blonde» et décide de suivre la jeune stagiaire affriolante dans son appartement. Une niaiserie qui va tout foutre en l’air dans la vie de Zack, qui n’en dort plus. Comme si c’était une scène de crime, il se souvient précisément de l’heure à laquelle il est entré et celle à laquelle il est sorti de chez la fille pour qui il n’a, d’ailleurs, aucun sentiment. «Ma vie décâlissée pour 24 minutes», confie-t-il à son ami Franck.</p>
<p>Une semaine à se morfondre, à ruminer, suffit pour le décider: il avoue finalement sa faute à Ariane (Isabelle Giroux). De toute façon, ce n’est qu’une niaiserie, une baise d’un soir sans importance. Mais Ariane ne le digère pas. «Ce n’est pas que tu as couché avec une autre fille, le problème. C’est le fait que tu es trop lâche pour me l’avoir caché», lui lance-t-elle, brisée. Zack aussi est brisé. Et, avec eux, le couple est brisé.</p>
<p>L’auteur Jocelyn Roy avait tout d’abord construit sa pièce sur une longue ligne continue, avec des décors et tous les éléments théâtraux habituels. Après des mois d’écriture et de relectures, il en est arrivé à une version épurée côté décors et plus complexe au niveau de la trame narrative. Du très bon travail, surtout grâce à la scénographie minimaliste qui donne à une baignoire (campée au centre de la petite scène de la salle La Balustrade, dont la capacité maximale n’excède pas 50 personnes) le rôle de table de cuisine, table de billard et de divan.</p>
<p>Au chapitre des bonnes idées, il y a aussi les personnages des deux amis, qui conseillent et commentent le gâchis du couple. L’ami de Zack s’appelle Franck (Joseph Martin) et incarne le gros-macho-drôle-mais-pas-propre-qui-traite-les-femmes-comme-des-objets. L’amie d’Ariane, Geneviève (Isabelle Bossé), joue l’excentrique qui roule les yeux et qui admet avoir consommé pas moins de 200 mâles. Tous deux ne sont évidemment pas les meilleurs conseillers, mais font office de confidents fidèles et leurs commentaires détendent une atmosphère empoisonnée par le thème de l’infidélité.</p>
<p>Assurément, traiter d’un sujet millénaire comme la tromperie n’est pas une mince affaire car les clichés y font surface à tout moment. Jocelyn Roy n’excelle pas plus qu’un autre en la matière, certains passages et dialogues sont empreints de lieux communs. Mais peut-être est-ce cela que l’amour et la trahison: chaque couple pense qu’il refait l’histoire alors que c’est chaque fois la même chose.</p>
<p>L’auteur réussit, en tous cas, à faire monter la tension dans la salle de manière à piéger l’auditoire. Adressée à la foule, une phrase comme «Qui ici n’a jamais trompé son chum ou sa blonde?» plonge même les plus irréprochables dans une litanie de questionnements sur ce que signifient les malströms du sexe, de l’infidélité et de l’amour.</p>
<p>Doit-on en conclure que la fidélité est impossible? Peut-être. La fin ouverte d’<i>Éviscérer</i> nous laisse ici le bénéfice du doute; l’essentiel réside dans le fait de poser la question.</p>
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		<title>Après la pluie…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/15/apres-la-pluie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 08:11:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un «avant-après» qui laisse entrevoir le futur</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On a vu ce concept de l’«avant-après» mille et une fois. Pour rendre compte de kilos perdus, de maisons rénovées ou de visages qui rajeunissent. Mais pour afficher les effets d’un désastre naturel, l’idée sort un peu plus du lot.<br>
Dans l’exposition «La mémoire de l’eau» signée par Michel Huneault, le photographe documentaire indépendant s’est appuyé sur l’impact instantané du style «avant-après» pour montrer les effets de l’inondation à Venise-en-Québec. Le désastre, qui a eu lieu au printemps 2011 lorsque la rivière Richelieu et le lac Champlain sont sortis de leur lit, a été pour beaucoup l’évidence de la fragilité de notre milieu face au réchauffement climatique. Dans l’exposition, présentée jusqu’au 5 février à la Maison du développement durable, Huneault montre en une série de tableaux les effets de l’inondation.<br>
Pourtant, le photographe n’a pas voulu exhiber les conséquences du désastre, mais a plutôt cherché à préserver l’intimité des gens qu’il a rencontrés. On ne voit donc pas les effets insidieux de l’eau qui a pourri les sous-sols, détruit des fondations et bouleversé des vies. Les photos de Michel Huneault montrent, de manière très simple, très sobre, un «pendant» et un «après» les inondations qui ont forcé 1 000 personnes à considérer la relocalisation. Il veut décrire une situation en laissant supposer les conséquences. Son travail passe par l’évocation de la splendeur de la région pour sous-entendre pourquoi certains résidents se sont battus pour rester sur place.</p>
<p>Images frappantes de l’ordinaire<br>
Sur chaque tableau, deux photographies. L’image de gauche est une photo de différents éléments pendant les inondations (un bateau qui navigue dans une rue, une borne-fontaine au trois-quarts submergée, un petit chalet dont on ne voit que le toit). L’image de droite, elle, est un cliché banal du quotidien lorsque la vie est revenue à la normale à l’été et lors de l’automne 2011: des rues, des bancs de parc, des maisons. Indépendantes l’une de l’autre, les photos ne sont pas particulièrement frappantes. Mais c’est leur cohabitation qui fait passer un message.<br>
Le plus intéressant dans cette histoire c’est que le projet personnel de Michel Huneault se voulait sans envergure. Pourtant, les réactions sont allées au-delà des attentes du photographe. Il s’est rendu compte que son travail suscitait un grand intérêt: celui de voir de manière concrète les effets des changements climatiques.</p>
<p>L’art comme «arme»<br>
Quand on y regarde de plus près, l’exposition de Michel Huneault n’est en fait que la partie émergée de l’iceberg de l’art comme outil de sensibilisation. «L’art<br>
devrait servir d’arme contre les menaces actuelles à la survie, comme les changements climatiques et les crises environnementales», explique Paul Shrivastava, chercheur de l’Université Concordia, pour qui l’art et le développement durable sont des sujets indissociables. Il a d’ailleurs cosigné un article dans la revue International Journal of Technology Management: «C’est par les récits, les histoires, la musique et les images que nos premiers ancêtres mettaient en garde leurs pairs contre les prédateurs et les catastrophes naturelles. L’art les aidait à acquérir des mécanismes de défense», insiste-t-il.<br>
Le directeur du centre d’études David‑O’Brien sur la durabilité des entreprises croit que Montréal a le potentiel d’être à l’avant-garde dans le domaine de l’«art du développement durable». D’ailleurs, Montréal et plusieurs grandes villes du monde comme Barcelone, Buenos Aires, Lille et Stockholm ont décrété la culture comme étant le 4e pilier du développement durable en novembre 2010. Depuis, le cas de la métropole québécoise est un exemple, et a été présenté comme tel lors du Colloque international culture et développement durable en novembre 2012 à Paris.</p>
<p>Même les Japonais sont Vénitiens<br>
L’art montréalais rayonne si bien que même ce qui ne devait être qu’un projet personnel pour Michel Huneault a été apprécié à l’étranger. Après avoir pris ses photos à Venise-en-Québec, son travail de photographe indépendant l’a mené à Fukushima après le séisme et la catastrophe nucléaire de 2011. Au Japon, il a montré ses clichés de Venise-en-Québec. Devinez quoi? Les gens se reconnaissaient dans le désastre du Richelieu. Comme quoi l’inquiétude suscitée par les changements climatiques est universelle et l’art peut rallier sous une même bannière ceux qui ne veulent pas voir ces bouleversements planétaires.</p>
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		<item>
		<title>Kaguyahime</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/kaguyahime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 08:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sons discordants et grincements de dents</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Grands Ballets Canadiens de Montréal présentent jusqu’au 27 octobre un ballet qui sort des normes au point où, souvent, le spectateur en espère la fin.</p>
<p>Le ballet s’ouvre avec la projection d’une lune blanche sur un rideau noir, et avec une musique angoissante semblable à celle d’un psalterion (il s’agit en fait d’une flûte de bambou nommée ryuteki). La musique est obsédante, dérangeante. Et elle dure, s’éternise… Déjà, on se crispe sur son siège et on attend avec angoisse la Princesse de la lune, qui nous sortira peut-être de ce mauvais pas.</p>
<p>Cette fameuse quasi-divinité, on l’a dépoussiérée d’une vieille légende chinoise probablement écrite entre le 9<sup>e</sup> et 10<sup>e</sup> siècle. La Princesse de la lune, une beauté irrésistible, serait descendue de la lune pour insuffler paix et amour au monde des mortels. Malheureusement, son charme n’inspire que la convoitise des hommes qui la voient. S’ensuit alors une série de guerres qu’elle ne peut tolérer: elle se résigne à quitter la Terre et retourne sur la Lune.<br>
Dans la chorégraphie du Tchèque Jiri Kylian, c’est pourtant surtout la musique de Maki Ishiila qui ressort et perturbe, au point où on en oublie l’histoire pour essayer uniquement de calmer les battements de son cœur.</p>
<p>L’atmosphère créée par la musique est incroyable. Elle met l’assistance dans une sorte de transe. Mais cela dure trop longtemps. Il est possible d’aimer le goût d’un aliment très acide, mais jusqu’à un certain point: en trop grande quantité, on finit par ne plus le tolérer. Il en va de même avec la musique de Kaguyahime. Que ce soit à cause des flûtes au son lancinant ou à cause des tambours qui martèlent le rythme, chaque scène est, au bout d’un moment, gâchée par une présence sonore trop importante. On n’en peut plus, on veut s’en aller.</p>
<p>Il y a tout de même de bons passages. Par exemple, lorsque la Princesse arrive en solo, incarnant un être gracile habillé de blanc, et qu’elle exécute une suite de mouvements entre le battement d’aile d’oiseau et les arts martiaux. Ou encore lors de la bataille finale, où l’utilisation d’ombres chinoises, d’effets lumineux et de stroboscopes accompagnant la gestuelle martiale d’une douzaine de danseurs frappe l’imaginaire. Enfin, la danse en couple des villageois du village est l’un des moments forts du ballet. Dans cette scène, on sort de la musique obsédante pour faire place à une joyeuse débandade d’où ressort totalement de la culture asiatique et où l’on s’amuse.</p>
<p>Et puis, la guerre arrive. Des hommes habillés de blanc contre des hommes habillés de noir sont accompagnés de roulements de tambour qui s’éternisent et augmentent la tension. La bataille fait rage et les oreilles bourdonnent.</p>
<p>Toute cette théâtralité et cette musique, parfois manquées, parfois adéquates, mènent toutefois à une scène absolument extraordinaire. Le départ de Kaguyahime vers sa Lune natale. Un immense drapé doré scintillant se déroule et prend toute la place sur la scène. On ne voit que cette immense lune de tissu qui cherche à attirer la Princesse vers ses tréfonds. Un homme vient chercher Kaguyahime et l’enveloppe de cette lune irrésistible et lumineuse. L’effet est parfait, on se sent comme ces petits papillons de nuit qui ne peuvent s’empêcher de se brûler les ailes sur une lumière dans la nuit. Si le ballet s’était fini à cet instant, il y aurait peut-être eu une raison de se lever pour applaudir.</p>
<p>Malheureusement, le ballet ne se termine pas ainsi. S’ensuit une succession de scènes multipliant les jeux de miroir, des caisses tournoient sans but entre des danseurs qui ne réussissent plus à capter l’attention du spectateur, et la soliste se perd dans les habituels roulements de tambour.</p>
<p>Finalement, Kaguyahime aurait dû rester sur la Lune, ou, du moins, ne pas demander à son orchestre de l’accompagner. L’effet obsédant de la musique était très certainement voulu, mais on ne va pas au ballet pour suer à grosses gouttes. Ce ballet hors du commun aurait vraiment mérité mieux.</p>
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		<item>
		<title>LoFi Octet</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/lofi-octet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 12:06:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[lo-fi octet]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[octet]]></category>
		<category><![CDATA[olivier hébert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’octet fondé par Olivier Hébert rappelle que les cordes et le jazz sont faits pour se désirer.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À la croisée du jazz manouche et du classique, avec ce qu’il faut de rebondissements pour qu’on s’immerge dans une atmosphère qui n’a aucun précédent, l’octet fondé par Olivier Hébert rappelle que les cordes et le jazz sont faits pour se désirer.</p>
<p>À l’approche du bar Les passages, sur Rachel, le 10 septembre dernier, c’était plutôt un groupe de musique tzigane que je m’attendais à croiser tellement l’usage des violons dans LoFi Octet devient prédominant.<br>
Puis, tout à coup, la trompette embarque, le piano s’en mêle, le batteur bat et voilà, on revient à une pièce riche, à huit musiciens chevronnés sur scène. </p>
<p>Les gars en étaient à l’une de leurs premières répétitions avant l’enregistrement du premier album du groupe; en février paraît-il. «Vous pouvez commander en prévente», a insisté Olivier Hébert, le contrebassiste et initiateur du groupe. </p>
<p>Il mettra lui-même ses sous dans ce qu’il appelle déjà son «bébé». </p>
<p>Veux, veux pas, le son des deux violons, de l’alto, du violoncelle, de la contrebasse, de la trompette, du piano et de la batterie, ça sonne riche. </p>
<p>On s’étonne même parfois qu’ils s’emboîtent aussi bien l’un dans l’autre, comme une fratrie de poupées russes. L’amalgame des deux genres, le jazz et le classique, et la combinaison de HUIT musiciens sur scène font si bien les choses qu’on se demande même pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt. </p>
<p>L’innovation est telle, qu’il n’y a pas de nom pour décrire exactement ce qui se passe sur scène. Olivier Hébert, le compositeur n’a pas plus de mots: «C’est un style qui tourne autour de l’instrumentation. C’est difficile à définir». </p>
<p>On ne voit pas encore l’alchimie absolue dans le groupe, mais on sent bien l’intensité de chacun, que ce soit par les grands éclats de rires qu’ils partagent en jouant, ou par les visages imprégnés des plus expressifs.<br>
Ce qui est sûr, c’est qu’on suit parfois la partition, parfois on improvise; on joue parfois seulement du jazz, d’autre fois seulement des cordes et bien souvent on explose de sons avec les huit musiciens tous ensemble.  Ces gars-là, on l’espère, ne passeront pas inaperçu.</p>
<p>LoFi Octet, c’est:<br>
Roland Arnassalon au violon<br>
Jérôme Beaulieu au piano<br>
David Carbonneau à la trompette<br>
Jérémie Cloutier au violoncelle<br>
William Côté à la batterie<br>
Olivier Hébert à la contrebasse<br>
Yubin Kim au violon<br>
Xavier Lepage-Brault au violon alto</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Olivier Hébert, un pari réussi</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/olivier-hebert-un-pari-reussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 12:03:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[lo-fi octet]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[octet]]></category>
		<category><![CDATA[olivier hébert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’initiateur et le compositeur de LoFi Octet répond à nos questions. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Délit: Quel est ton parcours&nbsp;?</strong><br>
Olivier Hébert: Je fais de la musique depuis que je suis tout petit. Dans mon parcours scolaire j’ai touché à toutes sortes d’instruments: piano, trombone, violon et je me suis mis à la contrebasse lorsque je suis arrivé à l’université. J’ai fait pas mal de jazz et, à la fin de l’université, j’ai découvert l’orchestration.<br>
J’ai aimé la fougue du jazz et la douceur des violons!</p>
<p>J’ai de la misère à énumérer tout ce que je fais en ce moment. J’ai fondé un band de cuivre qui est assez original, ce qui m’a occupé durant l’été. Par exemple, ce soir je joue de la salsa brésilienne, demain ce sera du jazz arménien… Faut visiter mon site (www.gruvnbrass.com) pour voir tout ce que je fais&nbsp;!</p>
<p><strong>LD: D’où sortent les titres des pièces&nbsp;comme la «Gélinotte huppée»?</strong><br>
OH: Ça, c’est moi qui fais des niaiseries. C’est un feeling mis en musique, mais il n’y a pas de thème récurrent: une idée donne une toune, point. C’est pourquoi les tounes sont plutôt courtes… c’est pourquoi j’écris plus le «Portrait d’une poule» plutôt qu’une symphonie en quatre actes. </p>
<p><strong>LD: Quelle est ton inspiration&nbsp;?</strong><br>
OH: Un des trucs qui m’a le plus inspiré, c’est la musique de Miles Davis et Gil Evans (un génie de l’orchestration à la fin des années 50 ‑60). J’ai écouté ça pas mal, et ça teinte mes compositions. C’est probablement ce qui se rapproche le plus de ce qu’on fait. </p>
<p><strong>LD: À huit sur scène, comment va la cohésion? Comment on reste unis avec autant de personnes&nbsp;?</strong><br>
OH: C’est sûr qu’on n’a pas tous les mêmes expériences, mais on a joué plusieurs fois ensemble au cours de l’année et ça s’en vient. Tout le band commence à être enduit de la même colle. Avec le mois de septembre, le but c’est de devenir un bloc et comme la musique n’est pas évidente, ça se battit tranquillement. </p>
<p><strong>LD: Qu’est-ce que tu vises pour le CD: composer de nouvelles pièces, ou perfectionner celles déjà existantes?</strong><br>
OH: Le band n’existe pas encore tant qu’il n’y a pas de CD. Ce que je veux, c’est que les tounes qu’on a de prêtes soient sur le CD, le processus d’écriture est trop long pour que je pense monter quelque chose de nouveau. Mais je peux assurer que le deuxième CD viendra rapidement. </p>
<p>Pour en apprendre plus sur Olivier Hébert: <a href="http://www.oddsound.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.oddsound.ca</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/olivier-hebert-un-pari-reussi/" data-wpel-link="internal">Olivier Hébert, un pari réussi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Zap à la conquête du centre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/11/les-zap-a-la-conquete-du-centre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 12:19:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[imitation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[soirée électorale]]></category>
		<category><![CDATA[zapartistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le groupe des cinq humoristes politiques a galvanisé la foule lors de la soirée électorale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La salle était comble, survoltée et surtout anti-Charest au Club soda le mardi 4 septembre dernier alors que le public des Zapartistes a pu se gargariser à souhait des maintenant classiques «la loi spéciale on s’en câlisse» et des «chou, Michou!» en attendant le dévoilement des résultats électoraux… plutôt satisfaisants.</p>
<p>Pour tous les détracteurs du Parti libéral du Québec, le spectacle des Zapartistes le soir des élections relevait de la jouissance.  Intrinsèquement anti-droite, anti-capitaliste et anti-mou, (pour reprendre le thème de la soirée), Christian Vanasse, Brigitte Poupart, Vincent Bolduc, François Patenaude et Jean-François Nadeau ont su voler la vedette aux chefs des principaux partis. </p>
<p>Le spectacle a pris son envol avec un retentissant «On espère fêter la fin du règne de Jean Charest ce soir!», expulsé par un Christian Vanasse dans une forme superbe. </p>
<p>Pour une heure, les Zap faisaient leur spectacle (revue de presse, imitations, musique et chansons), puis, ils baissaient un écran pour que la salle voie en direct le déroulement de la soirée électorale à Radio-Canada. La soirée se terminait par un discours de chaque chef.</p>
<p><strong>Imitations réussies</strong><br>
Christian Vanasse, Brigitte Poupart et Jean-François Nadeau ont volé la vedette grâce à des imitations incroyablement bien jouées et au charisme qu’on leur connaît. Vincent Bolduc et François Patenaude sont quant à eux restés égaux à eux-mêmes, sans grandiloquence, mais sans accroc non plus.</p>
<p>En revenant sur le mouvementé printemps 2012, les Zapartistes ne se sont pas trompés: la foule avait soif d’entendre parler des protestations étudiantes qui s’étaient éclipsées des thèmes de campagne au cours du mois d’août. </p>
<p>Comme toujours, les Zap ne se sont pas gênés d’écorcher le gouvernement libéral et son chef Jean Charest, leur tête de turc depuis la fondation du groupe en 2001. </p>
<p>«À tous ceux qui se sont faits arrêtés, on n’a que cette phrase à dire: Quand les bandits sont au pouvoir, l’honnête homme est en prison», a cru bon réciter Christian Vanasse en faisant référence au nombre d’arrestations exagérées du «printemps québécois». </p>
<p>Après une revue de presse pimentée par l’humour acerbe des cinq acolytes, les Zapartistes ont généreusement ridiculisé les différents acteurs de la campagne électorale, les slogans des partis, ainsi que leurs chefs en reprenant les personnages qu’on leur connaît bien. </p>
<p>Le Georges Brossard de Vincent Bolduc, par exemple, a énuméré les insectes qui sortent lors des campagnes électorales. Très à propos, il a mentionné entre autre le «ver solidaire qui n’est là que pour faire chier toutes les autres bibittes». </p>
<p>Le Jean Charest de Jean-François Nadeau, le nez en sang et les cheveux en bataille puisqu’il s’est fait battre dans son comté était au-delà de ce qui pouvait être espéré de ce nouvel humoriste dans le groupe des Zapartistes. La salle s’est trouvée face à unedilemm: crier «CHO!!» à Jean Charest ou applaudir Nadeau?<br>
Les libéraux ne sont pas les seuls à écoper.</p>
<p>La Pauline Marois de Brigitte Poupart s’est elle aussi démarquée par son constant roucoulement et ses manières bourgeoises qui se transforment en une rage incontrôlable contre les dissidents de son parti. Imaginez Pauline Marois se rouler par terre en hurlant et vous aurez une idée de l’extrait. </p>
<p>Le François Legault de Christian Vanasse avait visiblement des problèmes d’élocutions, ce qui lui donnant un air niais, mais ô combien ressemblant. Sa tactique électorale de répèter en boucle et sans autre contenu ses phrases chocs comme «médecins de famille», «Bataille d’autobus» et «faire le ménage» a fait hurler de rire l’auditoire.</p>
<p>Le Jean-Martin Aussant de François Patenaude a malheureusement manqué de travail. Il n’était pas reconnaissable (outre le fait que Patenaude lui ressemble comme deux gouttes d’eau) et n’a fait rire personne. Le parti est encore jeune et c’était la première apparition d’Aussant. Espérons qu’il y en aura d’autres.</p>
<p>Si Vincent Bolduc ne s’est pas démarqué au courant de la soirée, il a toutefois réussi à sauver sa tête avec son interprétation de Françoise David en communiste-hippie soudainement hautaine qui chasse son collègue Amir Khadir de la scène. </p>
<p>LE moment culminant de la soirée est sans contredit lorsque le premier ministre Jean Charest a été défait dans son propre comté. Ça a d’ailleurs donné lieu à l’unique ovation debout de la soirée. Dans un moment d’amour-de-sa-patrie-partagé, les spectateurs se sont embrassés, enlacés, félicités. On se serait cru à Noël.<br>
Et c’est là tout le brio des Zap. </p>
<p>Autant ils savent relever le discours à la hauteur de l’humour intelligent, autant ils excellent à faire vibrer les cœurs des gens qui les écoutent. L’amour du Québec est en cause, mais c’est l’impression d’appartenir à un grand peuple et d’en être responsable qui prévaut. </p>
<p>Impossible, par exemple, de ne pas réagir aux propos de Brigitte Poupart, qui incarne l’Autochtone qui n’a pas voté par ce qu’elle «ne se sent pas concernée». Ce genre de moment n’est pas drôle, il est poignant. Il donne peut-être envie de pleurer ou génère une culpabilité collective, mais il ne laisse personne indifférent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/09/11/les-zap-a-la-conquete-du-centre/" data-wpel-link="internal">Les Zap à la conquête du centre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Dénoncer un système de l’interieur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/07/26/denoncer-un-systeme-de-linterieur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2012 21:59:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiants ne saluent pas tous la candidature de Léo Bureau-Blouin au parti Québécois</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/07/IMG_1645.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/07/IMG_1645-300x168.jpg" alt title="Léo Bureau Blouin" width="300" height="168" class="size-medium wp-image-13766"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Nicolas Quiazua, Archives Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
La candidature de Léo Bureau-Blouin au Parti québécois fait ressortir de vieilles tensions parmi les étudiants. 
<p>Sur les réseaux sociaux, des commentaires comme «ça aura été une grève payante pour lui» ou le décrivant comme le «leader qui a le plus nuit à la solidarité du mouvement étudiant» laissent sous-entendre qu’il y a de la rancœur envers celui qui dirigeait la FECQ, il y a trois mois de ça.</p>
<p>D’ailleurs, certains taxaient depuis longtemps le leader de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, de n’avoir que des ambitions individualistes. Maintenant que c’est officiel, la CLASSE a décidé en assemblée de ne pas commenter sur la candidature de Léo Bureau-Blouin parce que «ça reste de la politique interne et nous ne voulons pas nous embarquer là-dedans». </p>
<p>Du côté de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), « on reste content que sa priorité demeure le gel et qu’il suive les engagements qu’il avait en tant que leader étudiant », commente Yanick Grégoire, vice-président exécutif. </p>
<p>Monsieur Grégoire mentionne toutefois qu’il est « surpris qu’il se présente aussi rapidement», alors que le conflit étudiant n’est pas encore terminé, mais précise que les décisions de Monsieur Bureau-Blouin sont maintenant prises en son nom personnel. </p>
<p><strong>« Règle rien »</strong></p>
<p>Quant à Québec solidaire, qui s’est bien défendu d’avoir « courtisé » Monsieur Bureau-Blouin, la surprise est là tout autant. </p>
<p>« Honnêtement, je n’aurais jamais pu m’imaginer qu’il serait intéressé  à se présenter aussi vite», assure Françoise David, co-porte parole du parti. </p>
<p>« Qu’il soit candidat ne règle rien du tout », spécifie-t-elle en ajoutant qu’il reste contradictoire qu’il prône le gel des frais de scolarité, tout en s’engageant avec un parti qui parle de dégel. </p>
<p><strong>Tremplin </strong></p>
<p>Après avoir travaillé avec Léo Bureau-Blouin, Monsieur Grégoire confirme un engagement sans hypocrisie, mais demeure convaincu que «les associations étudiantes sont une manière importante de faire changer les choses sur le terrain», et ne se veulent pas un tremplin vers la politique. </p>
<p>Pour Léo Bureau-Blouin, choisir la politique québécoise, plutôt que l’activisme étudiant ne veut « pas nécessairement » dire que les associations étudiantes font moins avancer les choses que les partis politiques. Il considère toutefois que c’était la manière de «faire plus».</p>
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		<title>La perspective trop souvent oubliée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/07/23/la-perspective-trop-souvent-oubliee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jul 2012 21:14:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de drames mortels tels que les fusillades dans des lieux publics, les médias d'information négligent trop souvent les victimes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que les yeux de tous se sont tournés vers le meurtrier lors de la fusillade à Aurora, au Colorado, le Dr. Alain Brunet, spécialiste des chocs post-traumatiques et Directeur de la Division de recherche psychosociale à l’Institut Douglas, soutient que les victimes et les survivants sont trop souvent oubliés dans ce genre de cas:</p>
<p><strong>Le Délit (LD):</strong> Comment interprétez-vous ce qui s’est passé au Colorado?<br>
<strong>Dr Alain Brunet (AB):</strong> Ma première réaction, c’est de trouver le profil du tueur un peu surprenant. Il n’a pas l’air de quelqu’un de marginal, même qu’il étudie pour obtenir son doctorat en neuroscience. Son coup d’éclat minutieusement planifié, les gens dans la salle, tout ça est très surprenant.</p>
<p><strong>LD:</strong> Les victimes sont-elles oubliées dans ce genre de situation?<br>
<strong>AB:</strong> La tentation est grande de vouloir faire l’autopsie du tueur; trouver un motif, savoir ce qui se passait dans sa tête. Par contre, en tentant d’analyser qui il était, on donne souvent trop d’importance au tueur.<br>
En victimologie, il arrive même qu’on blâme la victime pour ce qui lui est arrivé. Par exemple, on peut dire que la victime est morte parce qu’elle n’aurait pas dû se trouver à cet endroit, à ce moment. C’est une manière de donner un sens à la réalité. </p>
<p><strong>LD:</strong> Face à une tuerie, quelles sont les réactions des gens?<br>
<strong>AB:</strong> Typiquement, un tiers des gens panique, un tiers des gens reste calme et un tiers reste entre les deux.<br>
Par exemple, beaucoup de gens sont sur le pilote automatique lorsqu’ils vont suivre les procédures d’évacuation. D’autres sont moins fonctionnels, d’autres montrent des comportements plus héroïques… C’est très variable. Ce qui est sûr, c’est que les gens suivent leurs instincts.<br>
Une chose à retenir: c’est un mythe de croire que l’ensemble de la foule peut paniquer. Comme lors de vols d’ailleurs. </p>
<p><strong>LD:</strong> Quels sont les réactions typiques chez les survivants de ce genre d’événements?<br>
<strong>AB:</strong> La confrontation à notre finitude et l’effroi de se retrouver face à la mort génère une peur intense. Se rendre compte que notre vie aurait pu se terminer est bouleversant.<br>
De plus, les victimes qui ont eu la vie sauve peuvent faire face à la «culpabilité du survivant» : Pourquoi suis-je encore là, alors que mon voisin a été tué?</p>
<p><strong>LD:</strong> Y a‑t-il aussi, chez les survivants, différentes formes de réactions à un événement bouleversant comme une tuerie?<br>
<strong>AB: </strong>La majorité des gens ont ce qu’il faut pour s’en remettre, donc n’auront pas de choc post-traumatique.<br>
La réaction sur le moment, c’est le meilleur indicateur pour savoir comment les gens vont s’en sortir par la suite, dans les heures et les jours qui suivent.<br>
Ceux qui se sont  dissociés, par exemple, sont plus à même de vivre un choc post-traumatique. Par réaction de dissociation, je parle d’une peur intense, d’un sentiment d’impuissance, de réactions automatiques, du sentiment de voler au-dessus de son corps… Toutes ces  réactions de dissociation péri-traumatique apparaissent parce que la période de stress est tellement intense que la personne disjoncte. C’est elle qu’il faudra suivre, après coup.<br>
Les gens peuvent s’auto évaluer suite à un évènement traumatique, via notre <a href="http://trauma.org/" title="site web" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">site web</a>, par exemple. C’est normal d’être bouleversé après l’événement, d’être incapable de dormir… Ce qui n’est pas normal, ce sont des symptômes qui perdurent après un mois. </p>
<p><strong>LD:</strong> Quels parallèles peut on tracer entre ces événements, par exemple avec la fusillade qui a eu lieu à la Polytechnique en 1989?<br>
<strong>AB:</strong> Bien sûr, on peut comparer cette tuerie à Polytechnique, à Dawson, à Concordia et on pourrait croire qu’on n’apprend pas de nos erreurs.<br>
Par contre, on voit des progrès du côté des interventions, avec le temps.<br>
Polytechnique a été critiquée pour l’incohérence des interventions policières et des psychologues. Depuis, on intervient mieux plus rapidement.  </p>
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		<title>Après le rap, les tambours</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/06/16/apres-le-rap-les-tambours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jun 2012 17:18:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[charest]]></category>
		<category><![CDATA[Extrait audio]]></category>
		<category><![CDATA[GGI]]></category>
		<category><![CDATA[Libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[LocoLocass]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation de nuit]]></category>
		<category><![CDATA[vox pop]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tambours imposaient le rythme de la 53e marche nocturne hier soir. Après un spectacle où la foule survoltée scandait «Libérez-nous des libéraux», une centaine de manifestants ont marché dans les rues de Montréal. Le rassemblement s’est fait à l’intérieur de l’enceinte du festival des FrancoFolies où les manifestants ont pu profiter de l”«immunité diplomatique»&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/06/16/apres-le-rap-les-tambours/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Après le rap, les tambours</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les tambours imposaient le rythme de la 53e marche nocturne hier soir.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/IMG_0664.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/IMG_0664-300x199.jpg" alt title="Manifestation et Francofolies" width="300" height="199" class="size-medium wp-image-13688"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Toma Iczkovits</span>		</figcaption>
	</figure>
Après un spectacle où la foule survoltée scandait «Libérez-nous des libéraux», une centaine de manifestants ont marché dans les rues de Montréal. Le rassemblement s’est fait à l’intérieur de l’enceinte du festival des FrancoFolies où les manifestants ont pu profiter de l”«immunité diplomatique» de la place des festivals. Ils scandaient «La loi spéciale, on s’en câlisse» tout en formant un attroupement illégal de plus de 50 personnes.
<p>Les tambours canalisaient l’énergie&nbsp;de la finale tout en rouge du groupe de rap engagé, ordonnant le rythme à une troupe de danseurs. La foule a fini par sortir des barrières de la place des spectacle pour s’engager par la suite sur René-Lévesque, Saint-Urbain, la rue Sherbrooke et Saint-Denis.</p>
<p>Une manifestante observe que «tant qu’on reste sur de grandes rues, il n’y a pas de problème», comme si les artères passantes demeuraient des terrains neutres où les policiers ne peuvent prendre le risque d’arrêter en masse. L’absence de la police anti-émeute a toutefois un effet contradictoire, selon &nbsp;la même manifestante: «Il n’y &nbsp;a pas de beef aujourd’hui, comme pour prouver que le mouvement s’essoufle… mais en même temps, c’est normal, après des centaines de jours de grève!».</p>
<p>Écoutez d’autres commentaires recueillis dans la rue, vendredi 15 juin, dans la manifestation suivant le spectacle des Loco Locass:&nbsp;<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/Vox-pop-manif-après-les-Loco-Locass.mp3" data-wpel-link="internal">Vox pop manif après les Loco Locass</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/06/16/apres-le-rap-les-tambours/" data-wpel-link="internal">Après le rap, les tambours</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Ils portaient le rouge</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/06/16/ils-portaient-le-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Jun 2012 15:03:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Batlam]]></category>
		<category><![CDATA[Biz]]></category>
		<category><![CDATA[Chafiik]]></category>
		<category><![CDATA[francofolies]]></category>
		<category><![CDATA[L'école de la montagne rouge]]></category>
		<category><![CDATA[Libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[Libérez-nous des libéraux]]></category>
		<category><![CDATA[Loco Locass]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Printemps érable]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans surprise, les Loco Locass affichaient les couleurs du mouvement étudiant aux FrancoFolies, le 15 juin dernier. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/06/16/ils-portaient-le-rouge/" data-wpel-link="internal">Ils portaient le rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="mceMediaCredit mceTemp">
<p>«On est plus que cinquante», a ironisé le groupe de rappeurs engagé, peu de temps après son entrée sur la scène Loto-Québec pour la neuvième soirée des Francofolies.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/IMG_1251.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-13683" title="Loco Locass et Gabriel Nadeau-Dubois aux Francofolies" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/IMG_1251-300x240.jpg" alt width="300" height="240"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Toma Iczkovits</span>		</figcaption>
	</figure>
<br>
Habillés de rouge, frayant avec des artistes engagés, scandant des «Le Québec est mort, vive le Québec», les Loco Locass exprimaient sans détour leur appartenance au mouvement étudiant. D’ailleurs, le groupe de l’École de la Montagne Rouge, des jeunes artistes en design graphique de l’UQAM à l’origine des slogans comme «Le printemps érable», se trouvaient sur scène pour créer des œuvres inédites à distribuer au public (t‑shirt, toiles, etc).
<p>«Les artistes qui soutiennent des causes politiques donnent un élan au mouvement [étudiant], soutenait Serge Nadeau, un homme supporter des Loco Locass présent au spectacle, une soirée comme celle-ci crée un <em>momentum.»</em></p>
<p>En effet, ils étaient nombreux à attendre avec impatience que le groupe entame sa chanson emblématique&nbsp;«Libérez-nous des libéraux». Ce n’est toutefois qu’après avoir interprété une mixture de nouvelles créations et de titres plus connus que le groupe s’est réellement prononcé sur le contexte politique actuel.</p>
<p>Pour le groupe de rappeurs, les slogans scandés dans les manifestations sont de vraies perles. «Les manifs nous inspirent» a annoncé Chafiik avant de lancer un <em>jam </em>sur le thème du slogan «La loi spéciale… on s’en câlisse». Le groupe a ensuite invité la foule à s’asseoir pour observer une minute de silence. <em></em></p>
<p>Ce n’est que vers 21h30 que les Loco ont dévoilé la surprise éventée dans les médias&nbsp;: les leaders étudiants Martine Desjardins, Éliane Laberge, Gabriel Nadeau-Dubois et Léo Bureau-Blouin sont montés sur scène. &nbsp;Ils n’ont toutefois pas eu le droit d’y tenir un discours. Selon les Loco Locass, et confirmé par la FEUQ, il y aurait eu des pressions pour qu’il n’y ait pas de discours politique.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/DSC_12212.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-13692" title="DSC_1221" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/06/DSC_12212-300x199.jpg" alt width="300" height="199"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Anabel Cossette Civitella, Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
<br>
D’après les organisateurs des FrancoFolies, l’événement encourage les spectacles sans teneur politique. Les Loco Locass se sont donc fait dire qu’aux FrancoFolies, les artistes ont le droit de se prononcer politiquement, mais ne peuvent inviter sur scène aucun groupe politique, aucune œuvre de charité, etc.
<p>Pourtant, après vérification, personne des FrancoFolies n’a empêché la tenue des discours hier. Après la sortie de Jean Charest pour que le groupe Mise en demeure ne fasse pas partie de la Fête nationale à Québec, les pressions pour empêcher les leaders étudiants de se prononcer lors du spectacle semblent avoir la source.</p>
<p>Quoique personne ne sache exactement d’où cela provient, les musiciens ont commenté en déplorant que «c’est la pression du capital, la pression politique, c’est là qu’on en est rendu au Québec», avant d’enchaîner que la seule manière de résoudre la situation serait de défaire les libéraux en allant voter aux prochaines élections.</p>
<p>Du côté des organisateurs du festival, la situation a commencé à être délicate juste avant le spectacle des Loco Locass lorsque des gens ont appelé pour indiquer qu’ils ne voulaient pas entendre les leaders étudiants sur la scène du groupe.</p>
<p>Certains spectateurs n’étaient donc pas d’accord avec la mixture politique étudiante et spectacle culturel. «Nous avons répondu aux gens qui manifestaient leur mécontentement que nous espérions qu’ils apprécient le festival quand même, c’est tout», souligne une porte-parole des FrancoFolies. «Nous ne pouvons pas restreindre la liberté des artistes, surtout pour un groupe comme les Loco Locass. Dans la situation actuelle, il aurait été difficile de faire autrement».</p>
<p>Même si aucun discours politique n’a pu être prononcé sur la scène, Gabriel Nadeau-Dubois s’est tout de même permis d’imiter le premier ministre Jean Charest aux premiers accords de la dernière chanson, devant une foule survoltée.</p>
<p>Après le spectacle, une centaine de manifestants se sont rejoints pour marcher dans les rues de Montréal. Le tout s’est déroulé au son des tambours, sans que la police anti-émeute n’intervienne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Helvetica, Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif;"><span style="font-size: 11px;"><br>
</span></span></p>
</div>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/06/16/ils-portaient-le-rouge/" data-wpel-link="internal">Ils portaient le rouge</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Légalité aléatoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/05/29/legalite-aleatoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2012 22:32:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=13273</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Québec lundi soir le 28 mai, les manifestants pris en tenaille par les policiers n’étaient pas tous illégaux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vers 21h00, un groupe d’une quinzaine de manifestants se sont écartés de la manifestation principale au moment où les policiers avaient annoncé l’illégalité de la manifestation. Ils ont marché vers le lieu où se déroulaient les négociations. Les policiers leur ont conseillé de manifester sur les trottoirs en leur assurant : «Vous pourriez être 15 ou 65, si vous êtes sur les trottoirs, on ne vous arrêtera pas».</p>
<p>Selon les dires de Jean-Bernard Carrier, jeune enseignant venu soutenir les étudiants, les manifestants dits «légaux» ont toutefois mal été informés. Dès que la manifestation illégale les a rejointes sur le parvis du bâtiment où se déroulaient  les négociations, les policiers n’ont plus tenus compte de ce qui avait été dit précédemment. Tous, sans exception, étaient pris en souricière par les policiers de la Ville de Québec, rapidement remplacés par l’escouade anti-émeute.</p>
<p>«On est vraiment frustré de la situation, on avait pris la peine de s’écarter dès qu’ils nous ont dit de se disperser, et maintenant, on va se faire arrêter comme tous les autres», s’exclame Marianne, une cégépienne de Québec.</p>
<p>Léo-Bureau Blouin, qui a pris la parole alors que des manifestants se faisaient arrêter, soutenait que leur avocat, Félix-Antoine Michaud, continuait à négocier la libération de la poignée de manifestants, encore pris au coin de René-Lévesque. «On a fait ce qu’on a pu pour vous sortir de là, mais nous n’avons pas réussit», annonçait-t-il un peu plus tard.</p>
<p>Pour Jean-Bernard, il n’est toutefois pas question de se faire arrêter : «J’ai clairement expliqué au policier que la scène avait été filmée par un journaliste. J’en déduis que c’est la pression des médias qui a fait changer d’idée les policiers». En effet, vers 22h30, un groupe est libéré; aléatoirement, selon René-Pierre, qui y était aussi : «Je me sens mal pour ceux qui restent derrière. On aurait pu raconter n’importe quoi, ils n’ont pas pris la peine de vérifier» avance-t-il, en ajoutant qu’à mesure que le conflit s’envenime, il «’s’indigne de plus en plus».</p>
<p>Ce genre de scène fait partie du quotidien depuis quelques semaines. Pourtant, selon Jean-Bernard Carrier, le fait de ne parler que du conflit à Montréal centralise le débat. «Les médias réduisent le conflit à un phénomène Montréalais alors qu’on en est à plus d’une vingtaine de manifestations à Québec!». En effet, il a fallu des arrestations massives après l’annonce de la loi spéciale pour que Québec soit pris en compte.</p>
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		<title>À la prochaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/a-la-prochaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 13:32:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[#6party]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale illimitée]]></category>
		<category><![CDATA[mcgillleaks]]></category>
		<category><![CDATA[MUNACA]]></category>
		<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La principale Heather Monroe-Blum, lors de son entrevue semestrielle avec les journaux étudiants, n’avait qu’un seul vœu après les événements de l’année: «J’espère que nous sommes maintenant plus intelligents qu’en septembre».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l’automne, l’administration de McGill a émis de nombreuses injonctions visant à&nbsp; diminuer les moyens d’expression des individus et des groupes sur le campus. Que ce soit par les différentes règles destinées à contraindre les grévistes de MUNACA, ou le protocole provisoire qui répondait à l’occupation du sixième étage du bâtiment James, ou la mise en demeure envoyée aux journaux qui avaient publiés des articles au sujet de McGillLeaks, les étudiants, les professeurs et les employés de l’Université ont été graduellement de plus en plus contrôlés et muselés. La semaine passée, l’Université est allée jusqu’à évincer les indésirables, dont un étudiant qui remplit aussi le mandat de VP externe de l’AÉUM. Ce n’est pas ce que j’appelle de l’efficacité administrative: si McGill est devenue «smarter», pour reprendre les mots de la principale, elle est aussi devenue plus sournoise.</p>
<p>Pour ce qui a trait aux mesures disciplinaires menées contre les étudiants, Heather Monroe-Blum ne peut pas se prononcer. Pas plus que sur ce qui adviendra de la situation MUNACA. Pas non plus de commentaires poussés au sujet de McGillLeaks. Par contre, selon la principale, «la marque de McGill n’est pas entachée par les événements de l’année, et elle est même encore plus forte qu’avant». Elle déclare ceci avec tellement de passion qu’on a presque envie de la croire.</p>
<p>Dans la même lignée, le vidéo promotionnel de l’année lancé sur YouTube par des étudiants, McGill state of mind, présente le campus comme un gentil paradis où il fait bon vivre, oubliant les troubles qui y ont brassé des grosses questions identitaires toutes l’année.</p>
<p>Au moins, les archives journalistiques existent pour témoigner des évènements de l’année.</p>
<p>Qui reparlera des carrés multicolores, des partys au James admin, des MRO, des menaces de McGill contre tous ceux qui ne rentraient pas dans les rangs? Qui racontera ce qui s’est vraiment passé la nuit du 10 novembre, et ce qui ne s’est jamais passé la nuit du 22 mars?</p>
<p>C’est la dernière édition du Délit après une année sans équivalent depuis 1977. Le journal se taira pour les prochains mois avec l’espoir que la revue de l’année académique 2011–2012, présentée entre ces pages, sera lue et relue. Pour se souvenir.</p>
<p>Sidérant: le nombre d’électeurs prêts à voter pour ou contre la grève. Marquant: le message véhiculé par l’Université à travers les centaines de courriels envoyés. Stimulant: la&nbsp; mobilisation étudiante, dans les rues ou sur le campus. Aberrant: la bombe qui a dévastée l’opinion publique au sujet de l’amiante à McGill. Dérangeant: des groupuscules de toutes extrémités au pouvoir de la minorité (ou la majorité?) silencieuse. Envahissant: un sentiment de devoir s’associer ou se dissocier de quelque chose. Gagnants: les plus forts. Perdants: les moins adaptés.</p>
<p>Effrayant, ahurissant, éreintant, galvanisant… Autant d’adjectifs pour réduire à peu une année qui a mis le campus à feu et à sang. En effet, qui peut se targuer d’avoir réussi à garder son groupe d’amis à l’abri des débats «pour ou contre», «vert ou rouge», «blanc ou noir»? Au plus fort la poche comme dirait Darwin, ou un étudiant socialement responsable.</p>
<p>En conclusion: s’il y a un aspect à retenir cette année c’est qu’il semble qu’il y ait eu beaucoup d’efforts mis dans la répression, alors que laisser vivre aurait coûté moins cher.</p>
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		<title>Le campus est vert</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/le-campus-est-vert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 13:19:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture Café]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[vert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2011-2012 a vu une panoplie de projets en développement durable prendre leur envol.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ automne 2011 voit le lancement du concours d’études de cas en développement durable de l’AÉUM (SSMU Sustainability Case Competition). Le but: créer des équipes inter-facultaires qui se pencheront sur la création d’un café étudiant durable.</p>
<p>Le 23 novembre 2011, des quelques 120 applications, 60 candidatures sont retenues pour former 15 équipes qui participeront au concours d’études de cas en développement durable. Ils ont dix jours pour proposer leur concept à la base du café étudiant durable du futur.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/DLITDE1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12552" title="DLITDE~1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/04/DLITDE1-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Du côté de Greening McGill, l’année commence au ralenti avec très peu de nouveaux membres. Grâce à la soirée des activités, ils trouvent tout de même suffisamment de participants pour envahir quatre cafétérias trois heures par jour, durant une semaine, avec une exposition interactive sur le recyclage.
<p>«Beaucoup de personnes nous ont remarqués et, même si les impacts concrets sont difficiles à mesurer, nous avons compris quelles améliorations devaient être apportées en ce qui a trait au recyclage sur le campus», commente Cyril Vallet, coordonnateur du groupe écologiste. Greening McGill était sur sa lancée pour continuer son travail sur une deuxième session.</p>
<p>Le 18 janvier 2012, les équipes finales pour la création du Café étudiant sont formées. Issues des six meilleures propositions, les équipes rencontrent leur mentor, des spécialistes du développement durable dans le domaine du marketing, de l’architecture, de l’ingénierie, et s’apprêtent à entrer plus sérieusement dans la compétition. Ils ont deux mois pour développer à fond leur concept.</p>
<p>Le 20 janvier 2012, l’AÉUM organise le Sommet stratégique pour pousser la consultation entre les différentes facultés. L’événement est un succès et amènera l’événement Vision 2020, une «conversation communautaire» au sujet des initiatives vertes sur le campus. La Vision 2020 commençait le 16 mars.</p>
<p>«Notre but est de trouver un plan de développement durable qui s’étend à l’ensemble de la communauté mcgilloise. Vision 2020 a été très constructif, exempt de tension malgré le climat sur le campus, un exemple qui doit perdurer l’an prochain», décrit David Gray-Donald, le coordonnateur en environnement de l’AÉUM.</p>
<p>Le 13 mars 2012, Greening McGill, avec l’aide financière du Fond pour les projets en développement durable de McGill, met à terme le projet de la session: Equilibrium radio residency sur les ondes de CKUT, la radio communautaire du campus. Onze personnes apprennent le B‑A-BA de la radio en créant une émission verte d’une heure sur des sujets divers. Entrevues, vox pop et matériel créatif comme de la poésie se rejoignent pour faire de se projet un événement multidisciplinaire. L’émission est disponible à <a href="http://ecolibriumfm.wordpress.com/" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer">http://ecolibriumfm.wordpress.com/</a>.</p>
<p>«Le médium radio a rejoint différents intérêts. Des personnes intéressées par la technologie ont découvert le développement durable», assure Cyril Vallet.</p>
<p>Le&nbsp; 14 mars 2012, c’est le jour J pour les équipes du concours de cas en développement durable. Ils présentent, dans une exposition ouverte à toute la communauté, leur plan concret pour le prochain café étudiant. Plus de 700 personnes ont visité la foire, près de 500 d’entre elles ont voté pour le meilleur projet. Parmi les votants, les mentors des équipes, les étudiants et le personnel de McGill et les organisateurs de l’équipe du concours.</p>
<p>Les gagnants du concours, l’équipe du Fireside Café, croient qu’ils ont gagné grâce à la faisabilité de leur concept. Ils proposaient un solide plan d’affaire associé à une vision très «confortable» du développement durable. Kartik Sameer et Andrew Wu expliquent qu’il ne faut pas être environnementaliste aguerri pour adhérer à leur concept de café étudiant. «On n’a pas besoin d’être dédié à la cause écologique pour faire des actions vertes. Dans notre proposition, le développement durable est implicite», dit Andrew.</p>
<p>Ils précisent aussi que, suite à la faillite de l’Arch Café, il était important qu’ils aient un plan d’affaire infaillible. «Nous avons comparer les prix de 20 à 30 cafés dans les environs et nous sommes arrivés à une proposition qui nous faisait gagner de l’argent, tout en nous permettant de vendre moins cher qu’ailleurs.»</p>
<p>David Morris est satisfait des gagnants, mais nuance que «le meilleur café étudiant utiliserait un peu de chaque idée présentée. Les idées comme&nbsp; avoir un prix des produits vendus variable avec la quantité de déchets jetés, ou de pédaler et ainsi de produire l’énergie pour mixer votre propre smoothie seraient d’excellentes combinaisons.»</p>
<p><strong>Continuité des projets</strong><br>
Les résultats en développement durable se voient sur le long terme. D’après David Morris, «ce qui va arriver avec le café étudiant conçu cette année relève plus de la politique. Il y a un groupe de travail qui s’occupe du projet à l’AÉUM; ils vont travailler sur l’intégration des idées dans l’association l’an prochain. Par contre, les idées sont conceptuelles et ne seront pas toutes applicables immédiatement.»</p>
<p>«L’AÉUM est une institution difficile à changer: nous avons encore besoin de savoir ce qui se passera l’an prochain», constate le coordonnateur en environnement de l’AÉUM. Pour ce qui est du succès ou de l’échec des projets, il reste difficile de qualifier ce qui marche et ce qui ne marche pas.»</p>
<p>Un projet qui a réussi et dont l’équipe de développement durable de l’AÉUM est fière est la «Off-campus energy team» qui a éveillé les étudiants à garder leurs habitudes de réduction d’utilisation d’énergie à la maison. «L’AÉUM doit être là pour ce qui se passe sur le campus, mais si il n’y a pas de suivi sur ce qui se passe après les heures de cours, ça ne sert pas à grand-chose», conclue David Gray-Donald.</p>
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		<title>Le référendum contesté</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/le-referendum-conteste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 13:15:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Malla]]></category>
		<category><![CDATA[Caitlin Manicom]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[ckut]]></category>
		<category><![CDATA[mendelson]]></category>
		<category><![CDATA[qpirg]]></category>
		<category><![CDATA[référendums]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Début, suite et… pas encore la fin de l’odyssée</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«Je me sens comme si ç’avait été une année complète de référendum», confie Caitlin Manicom, la responsable des levées des fonds et des finances de CKUT. La radio communautaire vient de sortir perdante de son deuxième référendum qui se terminait le 14 mars 2012. «Nous étions confiants que les gens comprendraient notre réalité, mais il semble que nous nous soyons trompés.»</p>
<p>Après une année académique 2011–2012 à lutter pour la survie de CKUT et GRIPQ, les bénévoles et les employés des organismes communautaires sur le campus de McGill sont à bout de souffle et inquiets: «Dans la situation actuelle, la station ne peut pas survivre», affirme Caitlin Manicom. Du côté du GRIPQ, le groupe de recherche d’intérêt public du Québec à McGill, l’avenir est aussi incertain: «Nous devons restructurer l’organisation si nous voulons subsister. Pour l’instant, tout le monde est complètement brulé», soupire Anna Malla, coordonnatrice interne de l’organisme.</p>
<p>L’histoire commence à l’automne 2011, lorsque le GRIPQ et la radio CKUT doivent passer à travers l’habituel référendum quinquennal de survie. La campagne, du 31 octobre au 10 novembre 2011 se déroule normalement. «Faire un référendum à l’automne est un défi puisqu’il faut atteindre le quorum, mais au moins les gens qui votent le font parce qu’ils se sont renseignés», commente la responsable des finances de CKUT.</p>
<p>Le 10 novembre, CKUT et GRIPQ étaient sauvés par une majorité de 72,3% et 65,6%, respectivement.</p>
<p>«Nous étions très confiants que le vote passerait puisque le comité du oui était très actif, et il n’y avait aucun comité du non. Même certains groupes réputés conservateurs nous soutenaient», relate Caitlin en faisant référence aux articles publiés dans le McGill Tribune et Le Prince Arthur Herald qui ne se positionnent pas en défaveur des deux organismes communautaires.</p>
<p>Pourtant, traitée de «floue» et d’«ambiguë», la question référendaire ne faisait pas l’unanimité, même avant le début de la campagne. Le professeur Morton J. Mendelson, vice-recteur principal adjoint de l’Université McGill, avouait qu’il avait tout de suite vu un problème potentiel dans la question, mais qu’il était trop tard pour l’annoncer. Le 4 novembre, Mendelson envoie une lettre aux deux organismes en disant qu’il n’aime pas la formulation de la question.</p>
<p>Le 22 décembre, McGill appelle à un deuxième référendum, car la question posée ne serait pas facilement compréhensible et contiendrait deux questions plutôt qu’une. Le problème ne réside toutefois pas dans l’ambiguïté de la phrase ou le nombre de demandes. Le réel enjeu: CKUT et GRIPQ veulent se débarrasser du système de désengagement en ligne des redevances étudiantes, ou l’online opt-out system et McGill s’y oppose.</p>
<p>CKUT et GRIPQ ont toujours eu besoin des redevances étudiantes pour survivre. Comme ce ne sont pas tous les étudiants de McGill qui peuvent ou veulent payer pour les services offerts par les deux organismes, le remboursement des frais d’adhésion à CKUT ou à GRIPQ pouvait se faire en personne aux locaux des organismes.</p>
<p>Depuis 2007, le système d’opt-out peut se faire en ligne en même temps que le paiement des frais de scolarité. Le système est tellement facile d’accès et efficace que CKUT a perdu 26 000 dollars lors de la dernière année, et 28 000 l’année d’avant.</p>
<p>«Ce que McGill ne comprend pas, c’est que garder le online opt-out system ne nous permet pas de survivre en tant qu’organismes communautaires!» D’après Anna Malla, le système en ligne s’accorde bien à la propension centralisatrice de l’administration McGill: «La tendance actuelle est de contrôler les étudiants sur le campus et l’abandon des redevances à travers Minerva convient très bien à McGill».</p>
<p>Le 14 décembre, un mois après la victoire des deux organisations, lors d’une rencontre réunissant Mendelson, CKUT et GRIPQ, McGill annonçait officiellement que les questions référendaires n’étaient pas reconnues. Les négociations commençaient. Pour les deux organismes communautaires, le refus de reconnaître le référendum allait avoir des répercussions monstres. L’Association des étudiants de l’université McGill a elle-même émis un communiqué pour demander à McGill de revenir sur sa décision, sans succès.</p>
<p>«Mendelson a clairement indiqué que McGill ne pouvait abandonner le online opt-out system. La question aurait été posée de n’importe quelle manière qu’il ne l’aurait pas acceptée », assure Caitlin. Pour Anna, le message de McGill était incohérent dans sa tentative d’expliquer la raison du refus de la question référendaire: «Ils ont commencé par dire que la question en comprenait deux, puis qu’elle en comprenait quatre, pour finir par dire qu’un référendum n’était en fait qu’un sondage d’opinions pour eux».</p>
<p><strong>GRIPQ, différent</strong><br>
Là où le Groupe de recherche diffère de la station de radio CKUT c’est dans son protocole d’accord (Memorandum of Agreement). Contrairement à CKUT et à la plupart des comités sur le campus, GRIPQ n’a pas l’obligation de tenir un référendum de survie tous les cinq ans. «Nous n’avons pas l’obligation de le faire, mais nous aimons savoir si nous sommes toujours autant pertinent aux étudiants», explique la coordonnatrice interne qui travaille depuis quelques années au sein du GRIPQ.</p>
<p>McGill s’est servi de cette particularité dans le protocole d’accord comme d’un levier dans les négociations avec GRIPQ. «Pour accepter notre première question uniquement dédiée à la survie, McGill demandait que nous ajoutions une nouvelle clause à notre protocole d’accord qui nous obligerait à un référendum quinquennal.» C’est pourquoi, explique Anna, ils n’ont pas été aussi rapides que CKUT à accepter la proposition de McGill qui était de reconnaître uniquement la première partie du référendum.<br>
En janvier, des rumeurs commencent à circuler: une pétition serait déposée contre le GRIPQ pour s’assurer que le référendum ne passe pas. Le 6 février 2012, après des soupçons d’irrégularité qui demandent une suspension temporaire du Conseil judiciaire de l’université McGill, le tribunal mené par des étudiants en droit est donc appelé à trancher dans le cas Newburgh et Steven vs Tacoma.</p>
<p>Zachary Newburgh ancien président de l’AÉUM et instigateur du online opt-out system, ainsi que Brendan Steven, co-fondateur du journal conservateur The Prince Arthur Herald, s’attaquent à Rebecca Tacoma, dans son rôle de Chief Electoral Officer of SSMU Elections et à GRIPQ qu’ils accusent d’avoir mené un référendum inconstitutionnel.</p>
<p>Le procès est presqu’entièrement dirigé vers GRIPQ; CKUT n’est mentionné qu’à quelques endroits. «Il reste plus difficile de viser un média, même si CKUT diffuse du matériel politique radical», justifie Caitlin.</p>
<p>«Le procès a été extrêmement stressant et bouleversant. Il est incroyable de constater que nos opposants avaient autant de temps, d’énergie et d’argent, toutes ces choses dont on manque. Il est incroyable que deux pétitionnaires et trois juges puissent arrêter des semaines de travail et plus de 5 245 votants lors du référendum», déplore Anna.</p>
<p>Ce qui est conclu lors du procès: la question référendaire n’était pas double. En demandant à la communauté «Do you support QPIRG continuing as a recognized student activity supported by a fee of $3.75 per semester for undergraduate students, which is not opt-outable on the Minerva online opt-out system but is instead fully refundable directly through QPIRG, with the understanding that a majority “no” vote will result in the termination of all undergraduate feel-levy funding to QPIRG?», la question de désengagement de la redevance en ligne implique directement la survie des organismes communautaires. C’est ce que le Conseil judiciaire a évalué, tout en soulignant que l’électeur éclairé, moyen et raisonnable ne pouvait pas comprendre la subtilité. Le référendum est donc illégitime.</p>
<p>«Même si les conséquences allaient être négatives, la conclusion du J‑Board abondait en notre sens», tient à souligner Anna.</p>
<p><strong>L’avenir, maintenant</strong><br>
CKUT obtient la reconnaissance de sa survie, mais devra se relancer dans une campagne pour ne plus être sous le joug de l’online opt-out system. Cette fois-ci, la question est totalement écrite par McGill.</p>
<p>Le 14 mars 2012, après une campagne extrêmement positive pour la station, CKUT perd son référendum. Caitlin Manicom tente de s’expliquer pourquoi: «Mendelson a dit qu’il n’était pas constitutionnel de présenter dans la question référendaire que, sans le opt-out en ligne, nous redonnerions l’argent en personne.» Les électeurs, en ne voyant pas d’alternative, ont voté «non». «De plus, comme le référendum était en même temps que les élections de l’AÉUM, il est possible que les gens n’aient pas porté attention à la question», termine Caitlin.</p>
<p>À présent, la stratégie de celle qui tient les cordons de la bourse de la station de radio sera de mettre les bouchées doubles pour trouver des commanditaires mensuels. «Ce qu’il faudrait trouver c’est un donneur qui serait prêt à investir des millions. Mais ce genre d’idée fait partie des fantasmes qui ne se réaliseront pas».</p>
<p>Anna Malla, coordonnatrice interne au GRIPQ, voit plutôt le deuxième référendum qui s’annonce avec l’assurance que son organisation gagnera son pari: «Cent personnes formeront le comité du «oui», et nous sommes déjà inondés de support». La campagne se déroulera du 3 au 13 avril prochain.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Après la manif</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/apres-la-manif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[22 mars]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale illimitée]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral du québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce que tout le monde répète au sujet de la manifestation du 22 c’est qu’avec une démonstration de force aussi tranquille, le gouvernement sera pointé du doigt s’il y a des développements violents dans les prochains jours. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vrai, d’autant plus que les médias accordent de plus en plus d’attention au mouvement. Pour CBC par exemple, Mike Finnerty disait qu’une semaine avant la manifestation nationale, un tiers, si ce n’est la moitié, des ressources journalistiques était consacré aux protestations étudiantes.</p>
<p>Imaginez les moyens investis dans la couverture médiatique le jour J. Pour vous donner une idée, chaque hélicoptère des médias brulait environ 1&nbsp;000 dollars par heure lorsqu’ils survolaient la ville, jeudi dernier.</p>
<p>Les ressources médiatiques déployées le 22 mars comptent nécessairement dans la balance de l’opinion publique.</p>
<p>Entre autre, La Presse écrivait «100&nbsp;000» en première page, en caractère 72, le 23 mars dernier. Alors que tous les médias, et même des journalistes du dit journal annonçaient que la manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité avait été historique, La Presse a pris la décision éditoriale que la manifestation n’entrerait pas dans l’histoire. Journal vendu aux intérêts libéraux? En tout cas, pour tous les lecteurs indéfectibles du journal propriété de Gesca, la manifestation restera associée à 100&nbsp;000. Point final.</p>
<p>(Un autre exemple de la force des médias: Jean-René Dufort a autant fait crier les rangs des manifestants que les discours de Martine Desjardins.)</p>
<p>Tout de même, la journée a été tranquille pour les médias qui s’ennuyaient, au point où ils ont dévolus leurs efforts à faire ressortir les petits conflits entre associations nationales (FEUQ vs ASSE) pour passer le temps. Les journalistes étaient sur les dents après la marche, attendant le coup d’envoi des effusions de sang qui ne sont jamais arrivées.</p>
<p>Le mouvement étudiant a passé le test, il continuera à attirer la sympathie citoyenne… pour encore quelque temps, du moins.<br>
En effet, le plus dur est à venir:&nbsp; garder le mouvement étudiant au-dessus du niveau de l’eau. Combien de temps faudra-t-il pour que la mobilisation étudiante devienne de l’acharnement de manifestants aux yeux des citoyens?</p>
<p>Pour l’instant les Associations ne se disent pas vaincues mais il est bien évident que les étudiants qui sont en grève depuis le 14 février (en tant que membres de la CLASSE) ne pourront bientôt plus se permettre de se tourner les pouces. Ils devront bientôt réinvestir leurs classes.</p>
<p>Nota Bene –&nbsp;Le budget</p>
<p>L’Université McGill appuie la hausse, car elle s’accorde avec la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) qui dit le système universitaire québécois en déficit. Ironiquement, McGill se dit très satisfaite de l’annonce du budget Bachand annoncé la semaine dernière. Le gouvernement s’engage à donner 35 millions pour la rénovation du Pavillon Wilson, le bâtiment abritant l’École des sciences infirmières et l’École de service social.</p>
<p>Et après on se plaint du sous-financement?</p>
<p>Comme le dénonçait le Groupe de mobilisation étudiante des cycles supérieurs dans une étude réalisée par Justin Marleau sur le budget de McGill, le sous-financement c’est les administrateurs qui le créent.</p>
<p>L’université demande de l’argent pour de nouveaux bâtiments, mais peine à faire de la gestion courante des dépenses. En fait, des quatre comptes (d’opération, restreint, matériel et bâtiment et dotation) qui font le budget de l’Université, un seul est en déficit. Normalement, il est possible de transférer l’argent d’un compte en surplus vers un compte en déficit pour réduire le fossé. Cela semblerait la chose logique à faire, souligne l’étude, à moins que le déficit puisse être comblé d’une autre manière. Dans le cas actuel, ce sera comblé par le gouvernement du Québec, par le biais de la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>Ainsi, si le milieu de l’éducation a décrié le budget Bachand, McGill s’en tire plutôt bien. De quoi faire enrager les militants.</p>
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		<title>McGill s’effraie et menace</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/mcgill-seffraie-et-menace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[faculté de médecine]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=12199</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’université tente de dissuader la mobilisation étudiante. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Suivant la requête de la Conférence des recteurs et principaux du Québec (CRÉPUQ) d’augmenter les frais de scolarité, l’Université McGill maintient fermement sa position en faveur de la hausse des frais de scolarité et veut se montrer inflexible à toute mobilisation étudiante contre la hausse. Le 7 mars dernier, dans son communiqué à la communauté étudiante au sujet d’une potentielle grève générale illimitée, le professeur Anthony C. Masi mettait noir sur blanc les conséquences pour les étudiants s’ils manquaient leurs cours.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/4200751.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-12266" title="420075~1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/4200751-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
<strong>La faculté de médecine sur la sellette</strong><br>
Une semaine avant l’Assemblée générale des étudiants de médecine, prévue le 20 mars dernier, Dr. Robert Primavesi, vice-doyen à l’éducation médicale et aux affaires étudiantes réitérait la position de l’université en un courriel qui n’est pas passé inaperçu chez les étudiants: «I wish you great wisdom in making an informed decision in an academic year already marked by two significant strikes that have affected all years of the [medecine] program», commence la lettre du doyen. Il met en garde les étudiants quant à l’importance de leur décision, surtout après la grève de la Fédération des médecins résidents du Québec (FMRQ) et du syndicat des employés de soutien (MUNACA) en prévenant que le «role modeling can be very powerful».
<p>Primavesi rappelle aussi les règlements concernant les absences non-motivées, soulignant que les étudiants qui ont déjà pris leurs 25% d’absences permises pour cause de maladie ou pour cause de sortie pédagogique (conférence) se mettent «à risque».</p>
<p>Suite à ce courriel tapageur, un étudiant a transféré le communiqué au journal La Presse, une information que le Président de l’Association des étudiant(e)s en médecine de l’université McGill Esli Osmanlliu a transmise au doyen Primavesi.</p>
<p>En apprenant l’initiative de l’étudiant, le vice-doyen Robert Primavesi a tout de suite répliqué par un communiqué dont les termes ne prennent pas de détour: «Quand quelqu’un transfère mes courriels vers une tierce partie sans me demander la permission, c’est un bris de confiance. En tant que votre doyen associé, je devrais être capable de communiquer avec vous librement et avec transparence. Par contre, si je ne peux pas vous faire confiance, ça ne pourra pas fonctionner.» Le courriel, intitulé «trust» se termine par l’expression de sa «grande déception».</p>
<p>Suite à cet échange de courriel houleux, les étudiants en médecine se sont rassemblés en une autre Assemblée générale pour se consulter au sujet des actions à prendre. Il a été résolu que l’Association se positionnait contre tout transfert d’information à une tierce personne dans le cadre d’un courriel envoyé de la part du vice-doyen à l’ensemble des étudiants en médecine. L’Association s’est ensuite positionnée contre une lettre d’excuse officielle à envoyer au vice-doyen. Certaines personnes se sont tout de même excusées personnellement à Primavesi.</p>
<p>Le doyen a finalement chaleureusement remercié les étudiants qui le supportaient dans un courriel intitulé «trust 2», soulignant qu’il avait apprécié recevoir des courriels d’appui, et en leur disant qu’il recevait «plus qu’il n’avait espéré».</p>
<p><strong>ModPAC s’en mêle</strong><br>
À McGill, ce n’est toutefois pas seulement l’Université qui va à l’encontre des efforts de mobilisation des étudiants. Le groupe mcgillois Moderate Political Action Committee (ModPAC) prend aussi part à l’anti-campagne.</p>
<p>Après le rejet d’une grève générale illimitée lors de l’Assemblée générale du mardi 12 mars dans la faculté des Arts, le groupe modéré publiait: «Alors que les AG [Assemblées Générales] n’ont pas résulté avec un «oui», les grévistes activistes ont pris des devants extraordinaires en créant de fausses Assemblées générales sans la permission des associations départementales».</p>
<p>ModPAC martelait près de 10 fois sur tous les tons que les AG départementales restent une imposture en demandant à l’administration de McGill de bien vouloir mettre en application le droit des étudiants d’aller à leurs cours. Le groupe veut s’assurer qu’aucune ligne de piquetage ne pourra les empêcher d’entrer les salles de classe. Dans leur communiqué, ModPAC promet une lettre ouverte signée par des «douzaines d’étudiants de McGill» qui demandent à l’université de prendre les mesures nécessaires.</p>
<p>Jusqu’à présent, les facultés de géographie et travail social sont en grève générale illimitée, et le campus Macdonald et la PGSS ont voté des jours de grève avant et pendant la manif du 22 mars.</p>
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		<title>Manifester a un prix</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/manifester-a-un-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[22 mars]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[spvm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«1625 $ de hausse ça ne passe pas!» génère des coûts supplémentaires pour la ville et le SPVM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Ville de Montréal et la Service de police de la ville de Montréal (SPVM) ne peuvent pas donner de chiffres précis, mais les manifestations étudiantes des derniers mois ont utilisé des moyens additionnels qui apparaîtront dans le prochain budget.</p>
<p>«C’est plus de 1000 manifestations qui se passent à Montréal chaque année et le maire Tremblay chiffre les dépenses à au moins 25 millions de dollars», plaide le cabinet de Michael Applebaum, président du comité exécutif à la Ville de Montréal. Après l’important blocage du pont Champlain par les étudiants mardi le 20 mars, et dans la conjoncture où le gouvernement provincial se ferme à toute négociation avec les étudiants, le coût des manifestations ira en s’amplifiant après le 22 mars.<br>
Avec des états financiers déjà précaires et des coupures de salaire qui s’en viennent, la seule source de revenu de la ville demeure les impôts. «Lors de manifestations comme celle de ce matin [20 mars, ndlr], ce n’est pas juste que ce soient les contribuables qui défraient les coûts», défend le cabinet. La Ville de Montréal demande donc une «prime à la métropole» de 35 millions de dollars au gouvernement du Québec pour renflouer ses coffres.  </p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/IMG_1648.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-12139" title="IMG_1648" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/IMG_1648-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>&nbsp;</p>
<p>La mairie d’arrondissement Ville-Marie, qui regroupe les quartiers chauds en temps de manifestations, explique qu’«à cette période-ci de l’année, le remplissage de nids-de-poule et le nettoyage manuel de la neige en d’autres endroits que la manifestation, sont des tâches mises en bas des priorités des employés de la ville lorsqu’arrive une manifestation». Ainsi, lorsque les cols bleus sont appelés à nettoyer les lieux d’une manifestation, c’est d’autres tâches qui en souffrent.</p>
<p>Durant l’hiver, la Ville de Montréal a des cols bleus prêts jour et nuit à cause de la possibilité de neige, il n’y a donc pas de ressources supplémentaires mobilisées.</p>
<p>Pour ce qui est des montants totaux des manifestations de novembre et de mars, ni la Ville ni le SPVM ne peuvent chiffrer l’ampleur des coûts. Le SPVM ne fait pas de bilan à mi-parcours des manifestations. Il précise que «les coût supplémentaires surviennent avec l’implication de la cavalerie, les unités d’intervention, mais tout cela reste difficile à calculer et des bilans ne sont pas fait automatiquement après chaque événement ».</p>
<p>Les étudiants qui s’opposent à la hausse de frais de scolarité sont non seulement dans les rues, ils boycottent aussi les bâtiments universitaires. L’Université du Québec à Montréal (UQAM) doit elle aussi pallier aux activités des manifestants.</p>
<p>Les coûts engendrés par les manifestations sont de natures diverses et ceux de prévention, de sécurité et de nettoyage des pavillons vandalisés laisseront leur marque dans la nouvelle année budgétaire. «L’université devra aussi pallier aux coûts de la prolongation de la session, notamment les salaire des chargés de cours», prévoit l’UQAM.</p>
<p>Malgré le boycott d’une majorité de ses étudiants, l’UQAM fonctionne à plein régime, que ce soit au niveau du personnel d’entretien, du chauffage ou de l’éclairage. D’ailleurs, tous les pavillons continuent à être occupés, par le personnel administratif et par certains étudiants (dont ceux de l’ESG UQAM) qui ne sont pas en boycott.</p>
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		<title>McGill: un état d’esprit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/mcgill-un-etat-desprit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:36:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[mcgill state of mind]]></category>
		<category><![CDATA[mcgillc]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[trippy yang]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le jeune artiste Trippy Yang rappe la vie à McGill dans une vidéo qui sera diffusée mercredi prochain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>400 giga-octets d’enregistrement vidéo, 10 mois de travail, le tout pour produire un remix d’Empire State of Mind de Jay‑Z qui donne bonne mine à l’Université McGill. Le concept, utilisé par de nombreuses universités aux États-Unis, consiste à produire une performance musicale censée exprimer toutes les facettes de la vie étudiante. À McGill, l’idée a été reprise par Trippy Yang, un ancien étudiant d’ici.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/IMG_8212.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-12118" title="IMG_8212" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/IMG_8212-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>&nbsp;</p>
<p>Ce sont plus de 300 collaborateurs qui se sont joints au projet pour danser sur la chanson remixée et interprétée par Trippy Yang et ses musiciens. Les professeurs, les groupes étudiants, l’administration et les alumni figurent dans plus de 30 lieux différents, sur et en dehors du campus, afin montrer leur fierté d’appartenir à l’Université.</p>
<p>Hector Hernandez, directeur artistique et photographe, est très enthousiaste par rapport au résultat. Sa contribution: la majorité des prises de vue et le montage de la vidéo. Il considère qu’il a vécu une expérience d’équipe hors de l’ordinaire. «Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, mais je n’ai pas été déçu.»</p>
<p>Avec seulement un petit budget, le résultat de la vidéo relève le défi initial: montrer l’état d’esprit du campus et exhiber les talents des étudiants. Par exemple, la performance live improvisée d’Urban Groove Dance Project a beaucoup impressionné les instigateurs du projet.</p>
<p>Dans une atmosphère de manifestations et de protestations sur le campus, la vidéo McGill State of Mind pourrait sembler impertinente puisqu’on n’y retrouve aucune évocation des troubles de l’année. «Ce qu’on entend dans les médias, c’est la polarisation des étudiants et de l’administration sur le campus, donc les futurs étudiants verront autre chose dans notre vidéo», explique Trippy Yang.</p>
<p>«C’est vrai que c’était une année chaotique, mais vu le climat, notre musique résonne encore plus fort», continue Trippy. Avec leur vidéo apolitique, l’équipe de McGill State of Mind espère que les gens passeront par-dessus leurs différends pour s’offrir cinq minutes de pure nostalgie.</p>
<p>La vidéo McGill State of Mind sera diffusée sur YouTube dès mercredi le 21 mars.</p>
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		<item>
		<title>Au sujet de l’Assemblée générale…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/15/au-sujet-de-lassemblee-generale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Mar 2012 13:58:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[AG AÉFA]]></category>
		<category><![CDATA[Nuit Blanche des Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Todd Plummer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte à la suite de la désorganisation de l'Assemblée générale de l'AÉFA. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Assemblé générale des étudiants de l’Association des étudiants de la faculté des Arts (AÉFA) a duré près de 5 heures avec de nombreux problèmes techniques, un manque de communication et, par conséquent, beaucoup de frustration de chaque partie impliquée, que ce soit l’exécutif de l’Association des étudiants de l’université McGill (AÉUM), le personnel de sécurité appelé en renfort, les étudiants qui s’étaient présentés pour voter ou tout autre personne présente dans ce capharnaüm.</p>
<p>Quoique les étudiants soient rentrés chez eux satisfaits ou amers par les résultats, ils ont probablement oublié l’atmosphère tendue qui a règnée tout au long de l’Assemblée. Il n’en est pas de même pour l’AÉUM qui, dès mercredi matin, a envoyé une lettre qui ne mâchait pas ses mots&nbsp;à la présidente de la faculté des Arts.</p>
<p>La lettre met noir sur blanc les problèmes de communication vécus par l’AÉUM le soir du 13 mars et souligne entre autre que &nbsp;«L’AÉFA a poussé à bout nos clubs, particulièrement l’Association des étudiants musulmans pour qu’ils quittent des pièces dont vous aviez besoin. &nbsp;Après avoir refusé leur désir de filmer en direct l’événement, vous avez demandé à TVM – un service bénévole des étudiants – de vous donner du support technique […]»</p>
<p>L’AÉUM met aussi des sanctions à l’AÉFA. Tout d’abord, la Nuit Blanche des Arts est mise sur la glace. Ensuite, &nbsp;l’AÉFA doit écrire une lettre d’excuse aux clubs, aux employés du building et à toutes les personnes qui étaient présentes, doit payer pour le temps en extra des agents de sécurité et son exécutif &nbsp;ne peut plus réserver de salle pour le reste de la session dans le bâtiment Shatner.</p>
<p>En conclusion, l’AÉUM souligne qu’elle n’est «pas seulement déçue, mais aussi dégoûtée» par la direction qu’a prise la soirée de l’Assemblée générale.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/Letter-RE-General-Assembly.pdf" data-wpel-link="internal">Letter RE General Assembly</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La PGSS se lève en solidarité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/la-pgss-se-leve-en-solidarite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anabel Cossette Civitella]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:36:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[grève étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[PGSS]]></category>
		<category><![CDATA[vote de grève]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=11863</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 7 mars dernier, l’Association des cycles supérieurs s’est prononcée en faveur de la grève de ses membres.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La salle de bal de Thomson House était gonflée à bloc jeudi dernier lors de l’Assemblée générale annuelle de la Post Graduate Student Society (PGSS). L’assemblée atteignait le quorum pour la première fois en trois ans. Malgré un ordre du jour chargé, les étudiants y étaient pour une chose: c’est dans cette salle surpeuplée que devait se décider si les étudiants des cycles supérieurs entreraient en grève le 22 mars prochain, lors de la manifestation nationale organisée à Montréal par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/a-pgsss.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11915" title="a -pgsss" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/a-pgsss-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Avant de passer aux motions cruciales, la PGSS a elle-même proposé d’adopter un nom en «proper French» pour désigner la PGSS, soit l’Association des étudiants des cycles supérieurs de l’Université McGill (anciennement l’Association des post-gradués de l’Université McGill).
<p>La motion décisive pour les opposants à la grève, présentée par la Vice-présidente aux affaires externes Mariève Isabel, prenait la forme d’une «Action contre la hausse», soit de permettre les étudiants désireux de manifester, de le faire sans être pénalisés.<br>
L’Association avait bien tâté le pouls de la population étudiante avant de présenter sa motion pour la grève, et les risques étaient mesurés. Depuis que la PGSS monte la campagne de sensibilisation, tout tourne autour de la journée du 22 mars, par le biais de Mariève Isabel qui a rencontré individuellement les représentants de différentes facultés et a organisé des séances d’information.<br>
Le jour même de l’Assemblée générale, la VP externe avait même rencontré l’Association des professeur(e)s et bibliothécaires de McGill (APBM) pour discuter de l’éventualité d’une grève et de ce que cela impliquerait pour les cours.</p>
<p>L’APBM s’est dite ouverte à coopérer avec les étudiants qui entrent en grève. L’association devrait passer au vote avec ses membres cette semaine pour décider du traitement des étudiants qui manqueront leurs cours lors de la grève.</p>
<p>Rappelons que l’Université McGill soutient la hausse et désire que les professeurs ne donnent aucun traitement de faveur aux étudiants qui seraient en grève.</p>
<p>Dans son dernier communiqué le Professeur Anthony C. Masi, vice-principal exécutif, disait que «les membres du corps professoral ne sont &nbsp;pas tenus d’aménager leurs activités en fonction de leur participation aux protestations. Les étudiants qui prennent la décision de participer à une grève, à un boycottage ou à une manifestation seront tenus responsables de leur absence à toute activité académique […]»</p>
<p>Après des mois de sensibilisation, la PGSS était confiante que, le 7 mars, les étudiants des cycles supérieurs voteraient en faveur de la grève. D’ailleurs, personne dans la salle comble ne s’est levé pour s’opposer à la motion, comme si tout le monde s’entendait sur la nécessité de boycotter les cours lors de la manifestation nationale.</p>
<p>Après un silence de plusieurs secondes, quelqu’un portant le carré rouge s’est même présenté au micro pour proposer un amendement à ce qui était déjà proposé: trois jours de grève. Divers arguments contre ont alors été soulevé, comme la perturbation des horaires de recherche, le symbolisme d’une ou trois journées. Un étudiant a spécifié qu’«en tant qu’étudiant de McGill, on ne doit pas se comparer avec les autres universités du Québec, mais plutôt avec la compétition du Canada et des États-Unis. Nous sommes McGill, une journée c’est déjà un big deal.»</p>
<p>Après près d’une heure de délibérations, questions et objections, les trois jours de grève ont été votés par une majorité écrasante. Argument principal: la solidarité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/la-pgss-se-leve-en-solidarite/" data-wpel-link="internal">La PGSS se lève en solidarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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