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	<title>Archives des Innovations - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sat, 13 Feb 2021 16:35:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Un nouveau rival au Dave’s store</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/02/09/couche-tard-connecte-ombre-a-daves-store-depanneur-historique-faculte-de-gestion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Copti]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2021 13:50:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Compétition]]></category>
		<category><![CDATA[couche-tard]]></category>
		<category><![CDATA[Désautels]]></category>
		<category><![CDATA[École Bensadoun de commerce au détail]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté de gestion]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[université mcgill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le magasin connecté Couche-Tard pourrait faire de l’ombre au dépanneur historique de la Faculté de gestion.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/02/09/couche-tard-connecte-ombre-a-daves-store-depanneur-historique-faculte-de-gestion/" data-wpel-link="internal">Un nouveau rival au Dave’s store</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Il y a un peu moins d’un mois, un magasin Couche-Tard un peu particulier a ouvert ses portes sur le campus de l’Université McGill. Il s’agit de la première succursale sans contact au Canada et du premier magasin de ce type au monde à également être un laboratoire de recherche universitaire. En effet, en plus de pouvoir entrer et sortir sans passer par la caisse, les client·e·s participent automatiquement aux diverses recherches que l’École Bensadoun de commerce au détail souhaite mener au moyen du dépanneur.&nbsp;</p>



<p><strong>Centre de recherche</strong></p>



<p>L’Université McGill loue à Couche-Tard un espace à l’intérieur du pavillon Bronfman. En échange, le dépanneur rend accessibles les données issues de la vente de ses produits aux étudiant·e·s et chercheur·se·s des Facultés de gestion et de génie. Bien que le magasin opère actuellement à régime réduit en raison des restrictions sanitaires, plusieurs projets de recherche sont déjà prévus selon le professeur James Clark, codirecteur du laboratoire d’innovation en commerce au détail. Interrogé par <em style="user-select: auto;">Le Délit</em>, Pr Clark a notamment mentionné un projet visant à favoriser de plus saines habitudes alimentaires à travers l’apprentissage automatique (<em style="user-select: auto;">machine learning</em>) ainsi qu’une étude visant à améliorer la prédiction de la demande. Zahoor Chughtai, gestionnaire des opérations et des projets du laboratoire, a affirmé au <em style="user-select: auto;">Délit</em> que les possibilités de recherche et d’apprentissage découlant du magasin connecté se développeront progressivement au cours des prochaines années et devraient s’étendre à l’ensemble des facultés mcgilloises.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-1000x667.jpg" alt class="wp-image-41353" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2021/02/DSC00553-930x620.jpg 930w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/vincent-copti/?media=1" data-wpel-link="internal">Vincent Copti</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Inquiétudes au sein de la communauté étudiante</strong></p>



<p>En dépit de ces opportunités académiques et du fait que le magasin permettra aux étudiant·e·s de se procurer nourriture et boissons 24 heures sur 24, l’arrivée du dépanneur suscite quelques inquiétudes. Interrogé par <em>Le Délit</em>, Jonathan Gurvey, président de l’Association des étudiants et étudiantes en administration (<em>Management Undergraduate Society</em>), s’inquiète principalement de la concurrence avec le dépanneur historique du pavillon Bronfman: le magasin de Dave (<em>Dave’s store)</em>. Selon lui, ce dépanneur à but non lucratif géré par les étudiant·e·s ne peut pas compétitionner avec Couche-Tard qui est «plus pratique et affiche des prix moins élevés».&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Quand Bento Sushi et Quesada ont fermé pour laisser place au laboratoire de commerce du détail, les étudiant·e·s ont perdu des choix de nourriture fraîche et saine»</p><cite>Jonathan Gurvey, président de l’Association des étudiants et étudiantes en administration</cite></blockquote>



<p>Une des options étudiées par l’association étudiante pour permettre la survie du magasin de Dave est d’y offrir des plats frais et sains aux étudiant·e·s. Jonathan Gurvey a aussi parlé d’y vendre des fournitures scolaires et peut-être même d’y commercialiser une ligne de vêtements affiliée à la Faculté de gestion. Selon lui, le magasin de Dave est un pilier de l’écosystème socioculturel de la Faculté en plus de fournir des emplois à une douzaine d’étudiant·e·s par année.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2021/02/09/couche-tard-connecte-ombre-a-daves-store-depanneur-historique-faculte-de-gestion/" data-wpel-link="internal">Un nouveau rival au Dave’s store</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Texte moi quand t’es rentrée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/04/21/texte-moi-quand-tes-rentree/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Apr 2018 19:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=31261</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur la fausse promesse des dispositifs anti-viol. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/04/21/texte-moi-quand-tes-rentree/" data-wpel-link="internal">Texte moi quand t’es rentrée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine encore, une nouvelle attaque. Un homme identifié comme très grand, blanc, vêtu d’une Parka Canada Goose Noire aurait attendu devant les portes de la bibliothèque McLennan, avant de suivre une étudiante dans le but de l’agresser. Bien que McGill reste et sourde et muette face à celle-ci, la réalité des violences sexuelles sur les campus universitaires persiste. Cette jeune femme est malheureusement loin d’être la seule à avoir vécu ce genre «&nbsp;d’expérience malencontreuse&nbsp;», un euphémisme très répandu pour désigner le harcèlement sur les campus. La presse nationale, à l’image de Radio Canada, dénonce quant à elle une «&nbsp;culture du viol&nbsp;» : le harcèlement sexuel est devenu un «&nbsp;lieu commun&nbsp;». Si celui-ci est dénoncé, très peu voire aucune procédure administrative n’est lancée, encore plus, semble-t-il, lorsque les agresseurs comptent parmi le corps professoral.</p>
<p>Face à cette épée de Damoclès planant de manière perpétuelle, de nombreux ingénieurs mettent à profit leurs connaissances pour développer des dispositifs anti-viol plus performants. Si ceux-ci sont de plus en plus répandus, ils n’ont pourtant rien de nouveau. Au 15ème siècle, la célèbre ceinture de chasteté connaissait un succès important. Cinq siècles plus tard, en 1979, un dispositif placé à l’intérieur du vagin permet l’insertion d’un sédatif dans le pénis du violeur. En 1993, le «&nbsp;Trap&nbsp;» voit le jour. Il s’agit d’une poche en caoutchouc munie de lances en plastiques, placée à l’intérieur du vagin, qui viendrait se resserrer autour de l’extrémité du pénis du prédateur.</p>
<p>Ces méthodes ont suscité et suscitent toujours la contestation et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, elles laissent uniquement aux femmes la lourde tâche qu’est d’empêcher une potentielle agression. Ensuite, ces procédés ne fonctionnent que lorsqu’il y pénétration. D’autres formes d’agressions sexuelles, comme le touché non consenti, ne peuvent être prévenus par ce genre de dispositifs. Les innovations technologiques récentes à ce sujet ont perçu l’une de ces problématiques et se sont intéressés à prévenir les agressions sexuelles en intervenant plus tôt. Par exemple, les applications sur téléphone intelligent comme OnWatch, peuvent, en une seule touche, envoyer votre position aux personnes présélectionnées comme contacts d’urgence. Si une situation louche est appréhendée, ce genre d’applications permet également d’envoyer un texte et un emplacement aux contacts favoris lorsque le compte à rebours atteint zéro. Autrement dit, si vous n’êtes pas rentré.e à une heure estimée, l’application se charge d’avertir vos proches. En parallèle à ce développement interactif, des dispositifs insolites voient le jour. En 2014, une équipe de recherche entièrement masculine de l’université d’État de la Caroline du Nord a reçu une subvention pour développer un vernis à ongles, <em>Undercover Colors</em>, qui change sa couleur pour indiquer la présence de « drogues du viol » dans un verre.</p>
<p>Cependant, bien que l’intention soit des plus bonnes, aucune de ces technologies ne peut être l’ultime solution pour mettre un terme aux violences sexuelles. Ces dispositifs et innovations technologiques asservissent d’autant plus la fameuse «&nbsp;culture du viol&nbsp;», dans la mesure où ceux-ci renforcent l’idée sexiste et paternaliste selon laquelle la femme n’est pas en sécurité, et a besoin d’assistance pour l’obtenir. Ces dispositifs l’encouragent donc à modifier son comportement pour éviter toute agression depuis que le viol a été reconnu comme un crime. Le vernis, les anneaux vaginaux, les applications mobiles interactives : toutes ces technologies perpétuent l’idée que la prévention du harcèlement sexuel est un travail de femme. En vérité, il serait plus adapté de décourager les agresseurs potentiels de commettre une offense, par le biais d’initiatives éducatives ou en insérant des procédures administratives et judiciaires plus strictes contre les agresseurs, et ce, quelque soit leur status. À McGill, c’est ce que l’AÉUM s’efforce de faire, en réclamant la mise en place d’une enquête indépendante sur le processus de gestion des plaintes pour violences sexuelles contre les membres du corps professoral de la Faculté des Arts.</p>
<p>Que ce soit à McGill, sur d’autres campus, ou plus généralement à l’échelle internationale, nous n’avons pas encore trouvé l’Invention qui permettra de lutter contre les agressions sexuelles à un niveau dit plus systémique, un procédé qui permettrait de protéger chacun et chacune, tout en pénalisant drastiquement les offenseurs. En attendant que ce jour soit là, s’il-te-plaît, texte moi quand t’es rentrée.</p>
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		<item>
		<title>La charge sociale de nos réseaux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/03/27/la-charge-sociale-de-nos-reseaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Margot Hutton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2018 18:49:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[cambridge analytica]]></category>
		<category><![CDATA[confidentialite]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[scandale]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui est responsable des données partagées sur un réseau social ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/03/27/la-charge-sociale-de-nos-reseaux/" data-wpel-link="internal">La charge sociale de nos réseaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="page" title="Page 1">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>Alors que les réseaux sociaux se retrouvent secoués par un scandale à propos de Facebook et Cambridge Analytica, la question de la confidentialité&nbsp;sur le web est plus que jamais&nbsp;de mise. Sommes-nous responsables des informations que nous fournissons aux divers réseaux sociaux auxquels nous sommes inscrits, ou bien est-ce ces derniers qui en sont responsables?</p>
<p><strong>Partager malgré soi</strong></p>
<p>Lorsque l’on navigue sur Facebook, nous avons la possibilité de mieux protéger nos données en allant dans l’onglet paramètres, pour ensuite réguler l’accès des diverses applications connectées à Facebook et à ses données. En effet, Facebook n’est pas le seul à avoir accès&nbsp;aux données fournies par ses utilisateurs. Lorsque ces applications sont connectées au réseau social, elles ont la possibilité de récupérer toutes les données&nbsp;que Facebook possède sur un utilisateur. Cependant, lorsque nous supprimons les liens entre Facebook et ces applications, rien ne nous dit que les applications suppriment ces données. Par ailleurs, ces données restent toujours sur le réseau, ce qui est au cœur de tous les problèmes. Finalement, nous ne sommes pas plus protégés qu’auparavant.</p>
<blockquote><p>« Facebook avait encore beaucoup d’efforts à faire en matière de transparence »</p></blockquote>
<p>De plus, même si nous supprimons nos données de Facebook ou de toutes les applications et réseaux auxquels&nbsp;nous sommes connecté·e·s —en effaçant toutes les informations s’y trouvant ou en supprimant totalement les applications—rien ne garantit que ces données disparaîtront à tout jamais. Une fois que quelque chose atterrit sur le web, il a une fâcheuse tendance à y rester à tout jamais, peu importe ce que nous faisons pour nous en débarrasser. Oui, il y aura toujours un serveur quelque part sur la planète pour conserver cette photo compromettante de vous lors d’une de ces soirées de débauche typique de vos années universitaires.</p>
<div class="page" title="Page 1">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p><strong>Informations mises à risque</strong></p>
<p>Il ne reste plus qu’à savoir&nbsp;à qui revient la responsabilité&nbsp;de toutes ces données une fois que celles-ci sont lâchées sur&nbsp;la toile. La récente polémique&nbsp;à laquelle l’entreprise de Mark Zuckerberg a dû faire face la semaine dernière a permis de montrer que Facebook avait encore beaucoup d’efforts à faire en matière de transparence face&nbsp;à ses utilisateur·rice·s. Il est&nbsp;bien beau de faire confiance à&nbsp;un réseau social en lui fournissant ses informations, mais en échange, il serait intéressant de savoir ce que fait ce réseau avec les informations qu’on lui fournit. Qui aurait pu se douter un instant que nos mentions «J’aime» sur Facebook pouvaient être utilisées afin de réaliser des profilages? C’est pourtant la conclusion que nous pouvons tirer de l’affaire&nbsp;de Cambridge Analytica. Tout d’abord, un simple test de personnalité était envoyé à certain·e·s utilisateur·rice·s, avec une rémunération en échange de la complétion de ce test. Cela a donc permis à la firme londonienne d’acquérir certaines données personnelles de ces internautes, mais également de leurs ami·e·s (c’est-à-dire toutes les personnes avec qui il·elle·s étaient connecté·e·s sur Facebook). Ensuite, en regardant les centres d’intérêt de ces utilisateur·rice·s, l’entreprise a pu définir leur personnalité de manière très précise, pour ensuite s’assurer que des publicités ciblées visant à influencer leur comportement apparaissent dans leur fil d’actualité. Il s’agit tout simplement d’une forme de désinformation.</p>
</div>
<div class="column">
<p><strong>À McGill</strong></p>
<p>Si l’on aime, par exemple, la page Spotted: McGill University,&nbsp;il y a de fortes chances que l’on étudie à cette université. Si l’on suit en parallèle les activités&nbsp;de la page Facebook du Délit, l’algorithme de Facebook est presque assuré que nous sommes des étudiant·e·s francophones,&nbsp;et si on aime régulièrement le contenu de cette page, alors Facebook sait que l’on est plutôt impliqué·e au sein du journal.</p>
</div>
<div class="column">
<p>C’est ce genre d’information qui a choqué les utilisateur·rice·s lorsque le scandale a éclaté au grand jour. Que Facebook permette à des entreprises d’infiltrer son réseau via des applications est une chose, mais la facilité avec laquelle une entreprise peut dresser le profil d’une personne grâce aux données récoltées —et ensuite, tenter d’influencer ses décisions grâce à des stratégies mises en place avec les données acquises— en est une autre.</p>
<p><strong>Couper les ponts</strong></p>
<p>D’un côté, les internautes ont également une part indéniable&nbsp;de responsabilité en ce qui concerne leurs données, puisque ce sont eux qui font le choix de les donner au réseau social dans un premier temps. Dans ce cas, c’est à nous de prendre les précautions nécessaires, et de s’informer des différents usages que Facebook peut avoir des données que nous lui fournissons. Car même si le réseau social s’engage à protéger la confidentialité des données de ses utilisateur·rice·s, ces dernier·ère·s se doivent de prendre connaissance des implications que ce contrat avec Facebook engendre. Faut-il donc s’attendre au pire dès que l’on fait quelque action sur le réseau social et considérer que ce genre de scandale fait partie intégrante du contrat? Le véritable danger de la circulation des données est de se faire influencer. Lorsque les entreprises acquièrent ces données par le biais d’applications, comme Cambridge Analytica l’a fait, cela s’apparente à de l’espionnage. Plus un individu fournit d’informations à l’application, le mieux l’entreprise sera en mesure d’influencer les décisions prises par cet individu grâce à la désinformation ciblée. Actuellement, de plus en plus de personnes font le choix de quitter Facebook. C’est une manière de s’indigner contre le manque de transparence du géant du web face aux utilisations des données de ses utilisateur·rice·s.</p>
</div>
<div class="column">
<p><strong>Le mal est fait</strong></p>
<p>Néanmoins, le mal est déjà fait, puisqu’une fois que les données de chacun se retrouvent sur le Net, elles y sont à tout jamais. La visée de cet acte est donc principalement dénonciatrice. Ainsi, peut-être que Facebook cherchera de manière plus efficace de boucher ses fuites et de faire plus attention. Sauf qu’à l’heure actuelle, il est difficile de vivre sans les réseaux sociaux. Par exemple, à l’université, nous utilisons Facebook comme un outil de travail. Cela rend la communication plus simple, puisque pratiquement tout le monde y est inscrit. Ainsi, si l’on a besoin de récupérer les notes d’un cours</p>
<blockquote><p>« D’un côté, les internautes ont également une part indéniable de responsabilité »</p></blockquote>
<p>parce que l’on était absent, une publication sur le groupe du cours et le tour est joué. Et en&nbsp;ce qui concerne la communication au travail, il est toujours utile d’avoir une conversation de groupe afin de rester à jour sur les diverses informations. Il revient donc à Facebook et aux autres réseaux de faire leur travail, et de prévenir les utilisateurs des dangers qui grouillent sur la toile.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/03/27/la-charge-sociale-de-nos-reseaux/" data-wpel-link="internal">La charge sociale de nos réseaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sortir l’e‑sport du canapé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/03/20/sortir-le-sport-du-canape/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2018 20:32:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[e-sport]]></category>
		<category><![CDATA[entreprenariat etudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Maximilien Martin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=30856</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit rencontre Maximilien Martin, cofondateur du Club de Sport Électronique de l’UdeM. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/03/20/sortir-le-sport-du-canape/" data-wpel-link="internal">Sortir l’e‑sport du canapé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">a</span><span class="s2">ximilien Martin est un jeune homme français expatrié. Il est co-fondateur du Club de Sport Électronique de l’Université de Montréal. Mordu d’<i>e‑sport</i>, Maximilien cherche à partager sa passion et à la faire reconnaître en tant que véritable discipline sportive, tant elle engage de nombreux sens. <i>Le Délit</i> l’a rencontré afin de discuter de sa vision du sport électronique. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">Le Délit (LD)</span><span class="s3">:<i> Peux-tu te présenter et nous raconter ce que tu fais dans la vie? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">Maximilien Martin (MM)</span><span class="s3">: Je m’appelle Maximilien Martin, j’ai 21 ans, je suis français et j’habite au Canada depuis maintenant 5 ans. Je suis arrivé à l’UdeM en septembre 2015. Maintenant je suis en gestion de l’innovation à HEC Montréal. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">LD:</span><span class="s3"><i> À quels jeux joues-tu? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM </span><span class="s3">: Je suis un grand passionné de <i>World of Warcraft</i>, j’y joue depuis 2006 environ: c’est la scène <i>e‑sport</i> que je suis le plus. Je joue aussi à <i>League of Legends</i>, <i>Counter-Strike</i>. Je suis également un grand fan de <i>RTS</i> (<i>Real Time Strategy</i>, en français stratégie en temps réel, <i>ndlr</i>), notamment <em>Company of Heroes 2</em>, jeu sur lequel j’ai fait des compétitions.&nbsp;</span>C’est de la stratégie en temps réel sur une carte et il y a deux ennemis qui se rencontrent. L’un des jeux les plus connus est <i>StarCraft</i>, un jeu développé par la compagnie <i>Blizzard Entertainment</i> en fin des années 90. <i>StarCraft</i> est le jeu qui a en quelque sorte donné la naissance du <i>e‑sport</i> en Corée du Sud, succès qui s’est ensuite répandu.</p>
<p class="p2"><span class="s4">LD</span><span class="s3">:<i> Comment s’est passée ta rencontre avec l’</i>e‑sport<i>, et pour toi, que représente l’</i>e‑sport<i>? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM</span><span class="s3">: C’est en jouant à <i>World of Warcraft</i> que je me suis vraiment intéressé à l’<i>e‑sport</i>. J’ai commencé à jouer en 2006 sur la première extension du jeu.&nbsp;Par la suite, <i>League of Legends</i> m’a beaucoup inspiré dans la poursuite de cette passion. En 2012, le jeu est le plus joué en Amérique du Nord et en Europe, ce qui a débouché sur des compétitions internationales. Le fait de voir le jeu auquel tu joues se faire jouer de manière professionnelle et «propre» si je puis dire. C’est un vrai spectacle. C’est comme regarder un match de football si tu pratiques ce sport. Tu connais les règles, tu sais comment ça fonctionne, mais c’est un véritable plaisir de voir le jeu se jouer de manière professionnelle.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b> </b>Si les JO </span><span class="s1">reconnaissent </span><span class="s1">l’<i>e‑sport</i>, ça va le faire apparaître comme discipline à part entière </span><span class="s1">et donc le </span><span class="s1">démocratiser</span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s4">LD:<i> </i></span><span class="s3"><i>Il y a beaucoup de stéréotypes sur ce que représente le sport électronique. Beaucoup pensent qu’il s’agit de s’affaler sur son canapé en cliquant. Du coup, peux-tu nous expliquer concrètement ce que c’est l’</i>e‑sport<i>? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM:</span><span class="s3"> L’e‑sport est une pratique compétitive d’un média vidéo ludique. L’<em>e‑sport</em> c’est comme le sport, sauf que le terrain est virtuel et l’effort est concentré sur l’intellect. Les jeux dit <em>e‑sport</em> sont centrés sur une pratique assidue de mécanique de <em>gameplay</em> ainsi que sur des aptitudes cognitives.&nbsp;&nbsp;L’<i>e‑sport</i> c’est donc vraiment un mélange de base traditionnelle sportive (aussi bien intellectuelle que mécanique, car ça engage beaucoup de réflexes). Il faut donc s’entraîner assidûment pour réagir correctement à la situation qui se présente. C’est un sport virtuel, le terrain n’est plus physique, mais intellectuel. Le terme <i>e‑sport</i> est donc trompeur car les jeux ont tendance à associer le sport à l’effort physique, chose qui n’est pas forcément vraie. Un sport peut aussi demander une rigueur intellectuelle, à l’image des échecs. C’est de l’analyse, et tout un travail préparatoire. Un sportif ne va pas courir un marathon sans aucune préparation. C’est pareil pour les joueurs d’<i>e‑sport</i>. On leur impose une préparation, un entraînement, en plus de les encadrer pour qu’ils aient une bonne hygiène de vie. «Un esprit sain dans un corps sain», pour reprendre Juvénal. Aujourd’hui on ne considère pas l’<i>e‑sport</i> comme un sport parce que ce n’est pas assez démocratisé, mais ça je te l’expliquerai ultérieurement. </span></p>
<p class="p2"><span class="s6">LD:</span><span class="s7"><i> La réalité virtuelle (</i>VR<i>) et réalité augmentée fait-elle partie intégrante du </i>e‑sport<i> ou est-ce une discipline complètement à part? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s8">MM:</span><span class="s7"> En 2018, la VR n’est peut-être pas assez démocratisée pour pouvoir créer des jeux <i>e‑sport</i>/<i>VR</i>, bien que cela existe. Lorsque de tels jeux existent, la frontière entre l’<i>e‑sport</i> et le jeu vidéo est floutée. Lorsqu’on implique la réalité virtuelle, on implique donc le mouvement et le déplacement physique du joueur. </span></p>
<p class="p2"><span class="s6">LD</span><span class="s7">:<i> Que penses-tu de la place de l’</i>e‑sport<i> à Montréal? On dit que le sport électronique est beaucoup plus populaire et répandu en Amérique du Nord que dans les pays d’Europe, en France, par exemple. Comment expliquerais-tu cette différence? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s8">MM: </span><span class="s7">Je nuancerais cette affirmation. L’<i>e‑sport</i> c’est une scène médiatique. Il y a plusieurs jeux qui sont dits d’<i>e‑sport</i>, et qui sont qualifiés de la sorte directement par l’éditeur du jeu vidéo et/ou par la communauté <i>e‑sport</i> elle-même. Si une communauté est séduite, c’est elle qui va continuer à faire vivre le jeu. Donc, chaque continent a son jeu préféré et de prédilection. Ce qui marche très bien en Europe, c’est <i>Counter Strike</i>. En Amérique du Nord, c’est <i>Overwatch</i>, développé par la compagnie <i>Blizzard</i>. En Asie, en Corée notamment, c’est <i>StarCraft</i>. En Corée, l’<i>e</i>-<i>sport</i> est d’ailleurs un véritable métier. Chaque continent, chaque culture s’approprient un jeu, et donc les niveaux sont différents selon les jeux et les endroits. </span></p>
<p class="p2"><span class="s6">LD:</span><span class="s7"><i> Pour la première fois, le sport électronique a fait son entrée aux Jeux olympiques d’hiver de&nbsp;<em>PyeongChang</em>. Perçois-tu ça comme une avancée majeure dans la reconnaissance de l’e‑sport? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM: </span><span class="s3">C’est extrêmement important. La problématique de </span><span class="s3">l’<i>e‑sport</i> à l’heure actuelle c’est le légal, donc son encadrement juridique. Aujourd’hui au Québec, on ne sait pas trop où le répertorier et il est encore considéré comme un jeu d’argent. On ne sait pas où le situer. Le cas de Peyongchang est donc particulièrement important car il s’agit d’une reconnaissance olympique, qui ferait que l’<i>e‑sport</i> serait considéré comme un sport. Si cette proposition aboutit, on verra de l’<i>e‑sport</i> aux Jeux olympiques de Paris de 2024 par exemple, et cela entraînera une explosion dans le milieu, parce que les barrières légales vont sauter. Les pays et les états devront prendre conscience de cette reconnaissance et ouvrir des fédérations provinciales et fédérales sportives de l’<i>e‑sport</i>. Au Québec, des initiatives sont déjà mises en place pour se préparer à cette reconnaissance. Si les JO reconnaissent l’<i>e‑sport</i>, ça va le faire apparaître comme discipline à part entière et donc la démocratiser. Ça permettrait donc à l’<i>e‑sport</i> de sortir du canapé. Si la discipline est démocratisée, tout le monde va pouvoir suivre des compétitions de <i>e‑sport</i> dans les bars, par exemple. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">LD:<i> </i></span><span class="s3"><i>Certains pensent qu’il existe une corrélation entre jeux vidéo et violence, et donc que le jeu pose problème au niveau éthique. Qu’en penses-tu? De plus, les problèmes de droits d’auteurs et de finance sont souvent évoqués. Vois-tu une solution envisageable à ces problèmes? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM:</span><span class="s3"> Aucun. La corrélation entre jeux vidéo et violence n’a pas lieu d’être. Pour moi, il s’agit d’une fausse nouvelle. Je joue aux jeux vidéo depuis mon plus jeune âge, notamment à des jeux violents et je suis une personne saine. Il n’y a aucune étude qui prouve cette corrélation. On utilise souvent le jeu vidéo comme justification d’un cas agressif, alors que la problématique dépasse le jeu vidéo. Si une personne a un trouble psychologique et joue à des jeux violents, le jeu vidéo ne devient alors qu’un prétexte pour justifier sa violence. C’est pour ça qu’il me semble important d’avoir un suivi de l’enfant, et prendre conscience de son état avant de mettre le blâme sur le jeu en lui-même. En ce qui concerne le niveau financier, il y a une grosse problématique qu’il faudra régler lorsque le <i>e‑sport</i> deviendra reconnu par le CIO Olympique. Il s’agit du problème des droits d’auteurs. C’est-à-dire que quand on joue à un jeu vidéo, et qu’on veut l’utiliser pour faire des évènements, du contenu vidéo ou autres, on doit le citer, comme une source ou une musique. L’utilisateur paye des redevances. La problématique est donc la suivante, avec la reconnaissance du <i>e‑sport</i>, à qui devra-t-on payer ces redevances? Au CIO Olympique? Aux fédérations nationales/ supranationales? Cette problématique n’a pas encore de réponses car elle n’a pas encore lieu d’être. Il faut que cette reconnaissance ait lieu pour que l’on puisse véritablement envisager une véritable solution. </span></p>
<p class="p2"><span class="s6">LD: </span><span class="s7"><i>Qui sont les plus gros commanditaires de l’</i>e‑sport<i>? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s8">MM: </span><span class="s7">Ce sont beaucoup de compagnies informatiques : <i>Intel, Corsaire, Riser, Cooler Master, Asus</i>. Ce sont des marques qui sont issues du milieu du <i>esport</i> et de l’informatique. Les compétitions sont également mises en avant par les producteurs du jeu vidéo. </span></p>
<p class="p2"><span class="s6">LD:</span><span class="s7"><i> Quelle est la place du Club de Sport Électronique de l’Université de Montréal à l’échelle montréalaise? Quels en sont les projets? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM:</span><span class="s3"> En janvier 2016, Théophile Haldky et moi avons mis en place un comité regroupant plusieurs personnes dans le but de créer le Club de Sport Electronique de l’Université de Montréal, qui a vu le jour après des négociations qui ont duré plusieurs mois. L’organisation est un club sportif sous l’égide CEPSUM (Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal) où l’on peut aussi retrouver l’équipe des Carabins de Montréal.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Au sein de ce comité il y avait déjà l’équipe Polytechnique de Counter Strike, qui avait déjà fait des compétitions et qui étaient déjà reconnue. Nous avons donc construit le club autour d’eux. </span><span class="s3">Nous avons pour vocation de rassembler les universités du campus de Montréal, en parallèle à d’autres missions. Notre première mission c’est de structurer, d’encadrer et éduquer nos athlètes à travers un programme prédéfini avec un <i>coach</i>, un analyste et un athlète. Toute cette structure est faite pour que l’athlète puisse développer ses compétences dans le meilleur encadrement possible, dans le but de les amener à la compétition, avec des suivis disponibles aussi bien physiques que nutritionnels. On cherche à professionnaliser l’<i>e‑sport</i> à travers notre encadrement. </span>La deuxième mission est d’essayer de mettre en place un programme de recherche universitaire sur l’<i>e‑sport</i>. Nous travaillons avec un professeur du nom de Thierry Karsenti (Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation), connu pour ses travaux sur l’éducation et le numérique. Nous travaillons aussi avec Alain Lefebvre, ancien athlète professionnel, il a entraîné l’équipe nationale canadienne de natation. Il a également travaillé sur la reconnaissance du triathlon comme discipline sportive aux JO. C’est pour cela qu’il est très intéressant pour nous de travailler avec lui, car il a lui aussi du faire face au problème de reconnaissance d’un sport.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 453px">
			<img decoding="async" class=" wp-image-30857" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/03/I-esport.jpg" alt width="453" height="327" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/03/I-esport.jpg 818w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/03/I-esport-330x238.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/03/I-esport-768x555.jpg 768w" sizes="(max-width: 453px) 100vw, 453px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/capucinelorber/?media=1" data-wpel-link="internal">Capucine Lorber</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p2"><span class="s9">LD:</span><i> Est ce qu’il y a un futur pour l’</i>e‑sport<i> féminin?</i></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM</span><span class="s3">: L’<i>e‑sport</i> féminin ça existe déjà. Sur <i>Counter Strike&nbsp;</i>il y a des équipes féminines qui jouent. Au Québec, il y a <i>missharvey,</i> qui est une des ambassadrices du <em>e‑sport</em> féminin. Dans le Club de Sport Electronique de l’Université de Montréal, nous cherchons plus de femmes à intégrer dans notre sphère, aussi bien en tant que joueuses mais aussi en tant que <i>coach</i> ou analystes. On cherche des femmes qui seraient intéressées à faire développer cette scène dans un milieu très macho et masculin. C’est la même problématique que le sport traditionnel. Ça existe, mais ce n’est pas encore mis en avant. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">LD:<i> </i></span><span class="s3"><i>Il y a de plus en plus d’écoles à travers le monde qui s’ouvrent pour les métiers de l’e‑sport, qu’en penses-tu? </i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5">MM:</span><span class="s3"> C’est formidable. En 2015, il y avait 7 institutions scolaires nord-américaines qui avaient un programme consacré à cette discipline et fin 2017, le chiffre était monté à presque 80. Des bourses sont mises en place et tout un encadrement pour l’étudiant. Je trouve ça super. Ça permet à l’athlète de ne pas abandonner l’école et de recevoir une éducation/un diplôme tout en développant ses aptitudes au jeu.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/03/20/sortir-le-sport-du-canape/" data-wpel-link="internal">Sortir l’e‑sport du canapé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Avancer le diagnostic de plusieurs maladies rares</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/avancer-le-diagnostic-de-plusieurs-maladies-rares/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/avancer-le-diagnostic-de-plusieurs-maladies-rares/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clémence Auzias]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2018 17:25:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[David Rosenblatt]]></category>
		<category><![CDATA[maladies]]></category>
		<category><![CDATA[maladies rares]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré David Rosenblatt, chercheur pour l’IR-CUSM.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/avancer-le-diagnostic-de-plusieurs-maladies-rares/" data-wpel-link="internal">Avancer le diagnostic de plusieurs maladies rares</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">En ce début d’année, des chercheurs de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé de McGill (IR-CUSM), en collaboration avec l’Université de Lorraine, ont découvert l’épimutation responsable de certaines maladies génétiques qui impliquent la vitamine B12. Le docteur David Rosenblatt, chercheur pour l’IR-CUSM, travaille sur cette vitamine depuis ces débuts dans la science et a participé à cette collaboration. <i>Le Délit</i> l’a rencontré afin de comprendre les enjeux de cette nouvelle découverte.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><i>Le Délit (LD):</i></span><span class="s1"><i> Comment ce projet a‑t-il commencé? Et pourquoi avoir choisi de se concentrer sur la vitamine B12?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">David Rosenblatt (DR): </span><span class="s1">Je travaille depuis très longtemps sur les maladies génétiques en lien avec la vitamine B12; j’ai d’abord commencé à travailler sur les maladies génétiques liées à l’acide folique quand j’étais à Boston et puis quand je suis revenu à Montréal je suis passé à la vitamine B12. En 1975, on a commencé à s’intéresser aux troubles héréditaires causés par cette vitamine: certains enfants qui ne peuvent pas l’activer grandiront avec des problèmes de sang (anémie) ou de cerveau. La vitamine B12 est très intéressante et très importante aujourd’hui parce que la tendance est au végétalisme ou au végétarisme et elle se trouve principalement dans la viande. Donc, si vous êtes végétalien, vous devez la prendre en supplément parce que votre corps ne peut pas la métaboliser seul et elle ne se trouve pas dans les légumes. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><i>LD: </i></span><span class="s1"><i>Existe-t-il d’autres laboratoires comme le vôtre qui s’intéressent à ces maladies? Quel est l’intérêt d’étudier des troubles si spécifiques?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">DR: </span><span class="s1">Ces troubles sont rares et il y a seulement deux centres de recherche dans le monde qui les étudient, le nôtre à Montréal et un autre à Zurich, en Suisse. Ici, nous avons réussi à identifier des patients qui ont des mécanismes d’activation de B12 bloqués à différents endroits. Ensuite, nous les comparons à des patients normaux, sans la maladie, et observons les différences dans le processus d’activation de la vitamine. Grâce à cette méthode, nous avons pu trouver et comprendre ce mécanisme d’activation. C’est là l’importance d’étudier des patients atteints d’une maladie rare parce que vous savez que leur mécanisme est bloqué et que cela cause une maladie.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Il y a seulement deux centres de recherche qui les étudient, le nôtre à Montréal et un autre à Zurich, en Suisse</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s2"><i>LD: </i></span><span class="s1"><i>La maladie étudiée pour ce projet rend les patients incapables de métaboliser la vitamine B12. Pouvez-vous nous en dire plus sur la mutation qui en est à l’origine?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">DR: </span><span class="s1">Cette maladie est due à une mutation du gène MMACHC et les personnes atteintes ne peuvent activer aucune des deux formes de B12 (un méthyle et une adénosine). C’est une maladie autosomique récessive donc normalement pour l’avoir, vous devez avoir une mutation héritée de la mère et une du père. Nous avons remarqué, après avoir étudié environ 500 patients, que dans certains cas nous ne trouvions qu’une mutation chez un des deux parents mais que le patient agissait comme s’il avait la maladie. Nous n’avons jamais pu découvrir ou était la deuxième mutation et cela a duré de nombreuses années. J’ai alors travaillé avec Jean Louis Guéant (Université de Lorraine) et il a fait l’observation que ce qui devait se passer est que, au lieu d’être muté, le gène été complètement désactivé chez le second parent et chez l’enfant, ce qui permettait à la mutation d’être exprimée. Cela explique pourquoi nous ne pouvions pas trouver la deuxième mutation dans ces patients; elle n’était pas sur le gène lui-même mais sur un gène en aval, qui cause un effet d’inactivation secondaire appelé épimutation. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><i>LD: </i></span><span class="s1"><i>La découverte de cette épimutation est-elle plutôt une bonne nouvelle ou pas?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s4">DR: </span>Le côté positif d’une épimutation est que, en théorie, nous pouvons la traiter avec un produit chimique, l’azacitidine, qui permet la réexpression et donc la réactivation du gène affecté. Il y a encore un long chemin à parcourir, mais au moins c’est un processus en cours et le plus intéressant est que ce mécanisme peut être généralisable pour beaucoup de maladies où l’on ne trouve qu’une seule mutation. C’est pour cela que nous sommes très enthousiastes et nous essayons de travailler ensemble sur une subvention avec les pays européens impliqués dans ce projet de recherche afin de généraliser ce phénomène.</p>
<p class="p1"><span class="s2"><i>LD: </i></span><span class="s1"><i>Pour revenir sur la collaboration entre les différents laboratoires impliqués, quel est le rôle que chacun a joué?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s4">DR: </span>Comme je l’ai mentionné, notre laboratoire et celui de Zurich sont les seuls endroits au monde où les gens sont diagnostiqués pour cette maladie où le gène MMACHC est muté et nous possédons une grande collection de cellules provenant de nos patients. C’est pour cela que les chercheurs ont tendance à nous contacter quand ce gène est concerné, donc quand Guéant a observé cette épimutation en France, il a demandé si nous avions des patients comme ceux-ci et si nous avions des cellules qu’ils pourraient utiliser. Ensuite, nous avons contacté le laboratoire de Zurich pour voir s’ils avaient aussi des mutations similaires et c’est comme ça qu’ils ont rejoint le projet. Cette collaboration avec ces deux laboratoires a été vraiment fructueuse et a très bien fonctionné parce qu’elle permet à plusieurs scientifiques avec différentes expertises de se retrouver après qu’ils aient fait des tests chacun de leur côté.</p>
<p class="p1"><span class="s2"><i>LD: </i></span><span class="s1"><i>Quels sont vos projets pour le futur après cette découverte?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">DR:</span><span class="s1"> Pour ce qui est de la recherche, nous mettons une proposition de subvention avec le groupe français, le groupe suisse, un groupe à Prague et un autre en Allemagne pour généraliser cette découverte à d’autres maladies rares. Cette découverte est aussi directement applicable aux diagnostics des patients et nous pouvons faire des changements tout de suite. Notamment, maintenant que nous connaissons le mécanisme génétique, nous pouvons détecter des porteurs de l’épimutation au sein de la famille et si l’un des enfants grandit avec et qu’il rencontre un autre porteur, nous pouvons les aider afin d’éviter d’avoir des enfants ayant la maladie. Par contre la thérapie est une autre question, nous devons d’abord trouver un modèle animal; nous travaillons actuellement sur un facteur de transcription avec un laboratoire à Denver et un au Texas, qui étudient respectivement les poissons-zèbres et certains modèles de souris. Dans tous les cas, notre laboratoire va continuer de collaborer avec d’autres chercheurs, car nous ne pouvons pas tout faire et plutôt que de développer un énorme laboratoire, je préfère me concentrer sur certaines expertises et compétences. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><i>LD: </i></span><span class="s1"><i>Avez un mot à ajouter pour terminer cette entrevue?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">DR: </span><span class="s1">J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler sur ce projet car il prouve que lorsque vous avez affaire à des maladies rares, vous pouvez obtenir des leçons très intéressantes en biologie et que lorsque l’on travaille avec le système humain, même si l’on n’arrive pas immédiatement à la réponse finale, on peut toujours aider les gens avec des réponses intermédiaires.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/avancer-le-diagnostic-de-plusieurs-maladies-rares/" data-wpel-link="internal">Avancer le diagnostic de plusieurs maladies rares</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La Civic Tech, garante de la démocratie?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/la-civic-tech-garante-de-la-democratie/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/la-civic-tech-garante-de-la-democratie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Malleret]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 17:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Civic Tech]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[societe civile]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[technologie civique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La technologie civique devient une solution aux problèmes de notre système politique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/la-civic-tech-garante-de-la-democratie/" data-wpel-link="internal">La Civic Tech, garante de la démocratie?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es technologies «utilisées dans l’intérêt général et qui améliorent les conditions de vie du plus grand nombre, et pas seulement de quelques-uns» sont les seules dignes d’être qualifiées de technologie civique, selon Micah Sifry, créateur de la conférence annuelle <i>Personal Democracy Forum</i>. Depuis 2012, cette tendance prend de l’ampleur et de nombreuses <i>start-ups</i> revendiquent l’étiquette de technologie civique. Toutefois, en termes concrets, comment se manifeste cet engagement civique —voire politique— du monde entrepreneurial? </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Dérive démocratique </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La technologie civique est née suite à un constat alarmant: celui d’une baisse drastique de confiance des citoyen·ne·s occidentaux·ale·s envers leur système politique. Plusieurs signes sont révélateurs de cette forte désillusion. Tout d’abord, les doutes de beaucoup quant aux bienfaits de la mondialisation et du système capitaliste, tel qu’il fonctionne actuellement, semblerait nourrir un fort nationalisme et un certain isolationnisme. Ces préoccupations sont exploitées par un nombre grandissant d’extrêmes politiques. En Pologne par exemple, le parti ultraconservateur Droit et justice (PiS, <i>ndlr</i>), au pouvoir depuis 2015 et dirigé par Jarosław Kaczyński, est en train de peu à peu restreindre les libertés des médias et l’indépendance de la justice. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La santé de la démocratie est par ailleurs mise en péril à cause d’un engagement politique très bas de la part des jeunes. Parmi les nombreuses raisons qui expliquent cette absence de volonté de participer, une étude réalisée par l’Institut du Nouveau Monde auprès des jeunes Québécois identifie le désintérêt, le cynisme et le négativisme comme raisons principales. Bien que le sondage date d’il y a quelques années, il n’y a pas de doute sur le fait qu’il soit encore pertinent aujourd’hui, et qu’il s’applique aux jeunes occidentaux au-delà du Québec. Ainsi, comment maintenir en place un système politique dans lequel une grande proportion de ses adhérents ne croît plus? Une solution serait de prendre du recul et d’admettre que notre modèle de démocratie occidentale contient des défauts de taille. En effet, proposée —même imposée parfois— depuis plusieurs siècles comme le meilleur système politique possible, la démocratie en est venue à se reposer sur ses lauriers et à oublier qu’elle aussi a besoin de réajustements permanents. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>L’intervention de la technologie</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Depuis quelques années, le monde entrepreneurial se charge de trouver des solutions à ce problème démocratique. De prime abord, le couple technologie/politique peut paraître inédit. En effet, l’affirmation du domaine technologique comme quoi il est en train de façonner le monde de demain fait plutôt référence aux progrès de mobilité, de santé et de communication que la réforme morale des politicien·ne·s. Et pourtant, de nombreuses <i>start-ups</i> prennent cet objectif comme idée de base pour leurs projets, qui se concrétisent ensuite de manières diverses et fort ingénieuses. L’un des problèmes majeurs est celui du manque d’intérêt et la conviction que nos voix individuelles n’ont pas d’impact car elles ne sont pas écoutées par ceux·lles au pouvoir. Une solution est donc d’exploiter le pouvoir immense qu’a Internet comme moyen de communication et de le transformer en lieu de discussions d’idées et de ralliement à des causes politiques et sociétales. C’est ce que fait actuellement <i>change.org</i>, «la plateforme mondiale pour le changement». Ce site Internet permet à n’importe quel citoyen de créer une pétition et de faire campagne pour avancer une cause. Créé aux États-Unis en 2007, <i>change.org</i> est désormais disponible dans plus d’une dizaine de pays. Grâce à une communication travaillée, une pétition peut rapidement prendre de l’ampleur et servir de moyen de pression pour changer certaines lois ou amener les politiciens·nes à assumer la responsabilité de leurs actes.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Une autre <i>start-up</i>, française cette fois-ci, a créé une plateforme qui permet à n’importe qui de proposer un projet de loi sur des sujets aussi variés que la nutrition ou comment promouvoir l’inclusion dans les écoles. <i>make.org</i> facilite donc les débats de société, et en parallèle organise de «grandes causes», dont la plus récente combat les violences faites aux femmes. Ce que font ces <i>start-ups</i>, dans l’absolu, c’est de donner une voix aux citoyen·ne·s qui se sentaient jusqu’alors ignoré·e·s. En créant un espace (virtuel) pour de nouveaux débats, orchestrés par les électeur·rice·s eux·lles-mêmes, la technologie aide à réengager la société avec la politique. Ces <i>start-ups</i>, ainsi que les réseaux sociaux, créent une proximité sans précédent entre les élécteur·rice·s et les élu·e·s, promouvant ainsi une plus grande responsabilisation des personnes au pouvoir, ainsi que meilleure représentativité.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">La démocratie en</span> <span class="s1">est venue à se </span><span class="s1">reposer sur ses </span><span class="s1">lauriers et à oublier qu’elle a besoin de</span> <span class="s1">réajustements&nbsp;</span><span class="s1">permanents</span></p>
</blockquote>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 430px">
			<img decoding="async" class=" wp-image-30631" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/I-civictech.jpg" alt width="430" height="394" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/I-civictech.jpg 821w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/I-civictech-330x302.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/I-civictech-768x703.jpg 768w" sizes="(max-width: 430px) 100vw, 430px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/capucinelorber/?media=1" data-wpel-link="internal">Capucine Lorber</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s3"><b>La question des médias </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Un autre écueil que connaît notre système politique occidental est la perte totale de confiance envers les médias et les sources d’informations en général. Ce qui était encore considéré il y a quelques années comme le quatrième pilier de la démocratie est aujourd’hui perçu comme une arme des politicien·ne·s et lobbies pour propager leurs mensonges, leurs exagérations et pour dissimuler. Et pourtant, la survie de la démocratie dépend de notre accès à des informations variées, vérifiées et factuelles. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Pour combattre cette tendance et rétablir un juste rapport à la vérité, plusieurs initiatives ont été menées. La <i>2017 Democracy Award</i> par exemple, récompense les entreprises et organisations qui trouvent des moyens de combattre les fausses nouvelles. D’autres <i>start-ups</i> se sont penchées sur la question de l’accès à l’information. Aujourd’hui, nous sommes assailli·e·s en permanence par des montagnes d’information dont il est très difficile de déterminer la véracité du fait de leur quantité et de leur provenance. Dans cette logique, <i>voxe.org</i> a eu l’idée de créer un <i>chat bot</i> qui sélectionne et regroupe les nouvelles majeures de la semaine (provenant de sources d’information vérifiées) pour les envoyer sous forme de messages concis chaque samedi matin. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Et Montréal ? </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les initiatives que nous avons évoquées jusqu’à présent sont d’envergure nationale, voire mondiale. Cependant, beaucoup de projets fleurissent également à plus petite échelle. Dans les municipalités, les entrepreneur·se·s audacieux·ses sont encouragé·e·s à contribuer à l’amélioration de la démocratie. Mobilisons Montréal, un organisme sans but lucratif visant à promouvoir l’entrepreneuriat local, consacre une partie de sa mission au développement de la technologie civile. Comme est indiqué sur le site de l’organisation, peu importe l’échelle à laquelle elles sont réalisées, «la finalité de ces initiatives [est d’]aller d’une société de la représentation vers celle de la participation».&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/la-civic-tech-garante-de-la-democratie/" data-wpel-link="internal">La Civic Tech, garante de la démocratie?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Celles qui veulent entreprendre: entreprenez!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/13/celles-qui-veulent-entreprendre-entreprenez/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Feb 2018 19:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[dress me up]]></category>
		<category><![CDATA[Elodie Rezo]]></category>
		<category><![CDATA[entrepeunariat]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[troc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous rencontrons Elodie Rezo, fondatrice de l’organisation Dress Me Up Mtl.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/13/celles-qui-veulent-entreprendre-entreprenez/" data-wpel-link="internal">Celles qui veulent entreprendre: entreprenez!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Elodie Rezo est une jeune femme française expatriée. Elle est professeure à l’école ISART, spécialisée dans le jeu vidéo et le cinéma d’animation 3D. En parallèle à son métier, Elodie est une passionnée du «seconde main», passion qu’elle cherche d’ailleurs à partager en développant le projet **Dress Me Up**. Le Délit l’a rencontrée afin de discuter de son projet</em><em>.</em></p>
<hr>
<p><strong>Le Délit (LD)&nbsp;:</strong> <em>Qui es-tu? Que fais-tu dans la vie? Quels sont tes projets?</em></p>
<p><strong>Elodie Rezo (ER)&nbsp;</strong>: Je m’appelle Élodie, j’ai 31 ans et je travaille à ISART, une école spécialisée dans le domaine du jeu vidéo et du cinéma d’animation 3D. Mon travail me passionne, mais j’ai toujours eu cette fibre entrepreneuriale. Montréal s’est avéré être le bon endroit pour pouvoir exprimer cette créativité quelque peu bridée lorsque je vivais à Paris. Quelques mois après mon arrivée, je commence à fonder le projet <em>Dress Me Up</em>. En février 2016, je lance la page Facebook, et depuis, j’en parle autour de moi et j’essaye de le faire connaître! Je l’ai créé pour partager ma passion du seconde main et je ne m’attendais pas un tel succès, si je puis dire! Nous sommes maintenant presque au <em>9e</em> évènement qui aura lieu le dimanche 11 Février. J’ai la chance de ne pas être seule dans ce projet, je suis bien entourée d’une équipe composée d’amis et de bénévoles. Sans eux, <em>Dress Me Up</em> serait impossible, c’est pourquoi je trouve important de rappeler que je ne suis pas seule derrière ce beau projet.</p>
<p><strong>LD</strong>&nbsp;: <em>D’où t’es venue l’idée de </em>Dress me Up<em>? Est-ce un besoin? As-tu ressenti une demande autour de toi? Est-ce quelque chose à laquelle tu avais déjà participé auparavant?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;</strong>: À Paris, j’avais une toute autre manière de consommer. J’achetais énormément de vêtements, chaussures… Jusqu’au jour où je n’ai plus eu de place chez moi. En 2007, j’ai organisé une soirée d’échange de vêtements chez moi avec mes amies. L’idée de base était de faire du tri et de me débarrasser de vêtements que je ne portais plus. J’ai réussi à me débarrasser des vêtements que je ne voulais plus, mais j’étais quelque peu frustrée de constater que je n’avais pas trouvé de vêtements qui me plaisaient lors de cette soirée. Il était difficile de trouver des habits qui nous convenaient à toutes: nous n’avions pas toutes la même morphologie ni le même style, ce qui rendait les choses plus compliquées. C’est suite à cette soirée que je me suis mise à réfléchir à une différente manière d’échanger des vêtements, une qui permettrait que j’y trouve mon compte, et plus globalement que toute femme, de toute taille, de tout style et de toute morphologie, puisse en faire de même.</p>
<p>Toujours à Paris, je faisais également partie d’une organisation qui s’appelait <em>Troc Party</em>&nbsp;et nous étions assez médiatisées, mais les aléas de la vie ont fait que nous avons été amenées à évoluer dans des endroits différents. Quand je suis arrivée à Montréal, j’ai tout de suite vu que le seconde main était une tout autre manière de consommer. Tout ce qui est seconde vie, refaire sa garde-robe gratuitement est un concept qui a attiré et attire beaucoup de personnes. C’est donc de là que vient l’idée de <em>Dress Me Up</em>!</p>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Est ce que tu peux nous expliquer comment fonctionne le concept de </em>Dress Me Up<em>? Qu’est-ce qu’il faut faire, qui peut participer, qui est concerné?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;</strong>: Il suffit d’apporter les affaires que l’on ne porte plus et dont on souhaite se séparer. Toutes les tailles sont disponibles, pour permettre aux participantes de trouver leur bonheur, quel que soient leur morphologie! Les vêtements, chaussures et accessoires sont acceptés. Tout ce qui est des sous-vêtements, boucles d’oreilles à trou et collants ne sont pas acceptés, pour des raisons d’hygiène. Les vêtements tâchés ou abîmés ne sont également pas acceptés.</p>
<p>L’événement est en général d’une durée relativement courte; deux heures environ. Au cours de la première heure, nous effectuons le tri des affaires. Pendant la phase de tri, il est possible de profiter de ce temps pour faire connaissance avec les participantes et prendre une petite consommation dans l’endroit qui accueille gentiment l’évènement. Vient ensuite le lancement de la <em>Troc Party</em>, où toutes peuvent choisir, essayer et repartir avec le même nombre de morceaux qu’elles ont apporté. Le minimum est de 5 morceaux et le maximum de 25.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Pour les femmes qui veulent entreprendre: entreprenez, c’est tout</span></p>
</blockquote>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong> <em>Y a‑t-il un contrôle de qualité des vêtements proposés (hygiène, qualité de l’article)?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;:</strong> Lors de la phase de tri, nous comptons le nombre de morceaux. Nous trions devant les participantes et nous leur disons si nous validons ou pas les articles apportés. Nous ne prenons que les affaires en bon état: pas de tâches, pas de trous, pour garantir des vêtements de qualité.</p>
<p>Nous avons également un autre projet pour ne pas gaspiller les vêtements trop abîmés: nous souhaiterions, en partenariat avec le Loft Créatif, lancer des ateliers recyclage matière à partir des vêtements abîmés. L’objectif est de ne rien jeter ni gaspiller.</p>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Prévoyez-vous élaborer un projet plus inclusif qui serait accessible aux hommes?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;:</strong> Oui absolument, mais nous aborderions cette part du marché avec une publicité différente, car on ne touche pas la demande masculine de la même manière que la demande féminine. Nous avons reçu de nombreuses demandes de la part d’hommes. Nous avons commencé <em>Dress Me Up</em> avec les femmes, car elles sont plus réceptives dans ce domaine. Nous prévoyons aussi de travailler un projet pour les mères de famille avec le linge pour enfant, parce que les enfants grandissent à une vitesse hallucinante et l’argent dépensé dans leurs habits est colossal. Il y a donc un besoin important. Si ces projets voient le jour, nous aurions néanmoins besoin de financement, chose qui est difficile, car nous voulons garder l’organisation comme étant une initiative 100% gratuite et bénévole.</p>
<p>Nous souhaitons véritablement garder ce type d’évènements 100% gratuits. Nous recommandons néanmoins aux participantes de prendre une petite consommation à l’endroit qui nous accueille, mais personne n’y est forcé.</p>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>Sur la page Facebook, il est dit «qu’à la fin de l’événement tous les vêtements, accessoires et souliers non troqués seront récupérés par </em>Dress Me Up<em>, afin d’être déposés à l’association PRACOM qui aide des femmes présentant des problèmes de santé mentale». Pourquoi cette association? Est-ce un sujet qui vous tient particulièrement à cœur?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;:</strong> Je dirais que toutes les causes m’importent. J’ai découvert PRACOM par le biais d’un ami: j’ai pu rencontrer une personne qui travaillait chez PRACOM et qui m’en a expliqué le fonctionnement. C’est une association qui travaille pour la santé mentale des femmes et qui a besoin de vêtements, car elle a déjà une assistance au niveau maquillage et autres soins. Nous reversons également les habits restants dans des associations pour les femmes victimes de violences conjugales, et dans différents foyers. Je pense également aux «Y des Femmes» et à différents centres de désintoxication. Nous essayons de diversifier et d’aider le plus grand nombre!</p>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong> <em>Une exportation de </em>Dress Me Up<em>&nbsp;dans des villes voisines serait-elle envisageable?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;</strong>: Quand nous avons lancé le projet, je ne m’attendais pas du tout que ça ait un tel succès! Je ne pensais même pas que ça allait dépasser mon quartier. Mais maintenant, nous avons des demandes à Sherbrooke, Ottawa… Pour des raisons budgétaires, pour l’instant, je ne peux pas faire des démarches d’exportation. Il faudrait transporter l’équipe ou former une équipe sur place et ça coûterait une somme! Nous ne sommes néanmoins pas fermés à l’idée&nbsp;; elle pourrait se faire dans le futur…</p>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong> <em>Beaucoup de femmes comme toi aimeraient créer des start-ups/ concepts, mais sont quelque peu découragées par le manque d’appui que connaît l’entrepreneuriat féminin. Aurais-tu des conseils/suggestions pour que celles qui ont des projets puissent les voir un jour aboutis?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;:</strong> Lancer une entreprise, qu’on soit une femme ou un homme, c’est compliqué. Il faut être tenace et croire en son projet. Je pense c’est aussi une question de profil: si tu crois en ce que tu dis, c’est sûr que des gens vont embarquer. Pour toutes celles qui voudraient se lancer dans un projet entrepreneurial, je recommande de ne rien lâcher. C’est sûr, nous avons toujours la peur que notre idée soit reprise et mieux faite que nous, mais il ne faut pas. Il faut foncer!</p>
<p>Il faut savoir déléguer aussi, car on a des compétences, mais on ne les a pas toutes. S’entourer des bonnes personnes donc. Essayer de contourner l’image de la société qu’on essaye de nous véhiculer aussi, que la femme est en désavantage. Il faut avoir l’assurance de développer ses idées et d’aller jusqu’au bout. Enfin, je dirais qu’il ne suffit pas d’être bon à l’école pour s’en sortir dans la vie: à partir du moment où tu sais ce que tu veux et ou tu vas, que tu peux montrer que ta motivation va au-delà des mots, ça change tout. Pour les femmes qui veulent entreprendre: entreprenez, c’est tout.</p>
<p><strong>LD&nbsp;:</strong>&nbsp;<em>As-tu d’autres projets à nous faire part?</em></p>
<p><strong>ER&nbsp;:</strong> En parallèle à <em>Dress me Up</em>, avec une équipe d’amis, on est en train de développer une application qui s’appelle Upcycli. Elle proposera plein de nouveautés super intéressantes dont je ne peux pas parler à l’heure actuelle, mais restez connectés!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/02/13/celles-qui-veulent-entreprendre-entreprenez/" data-wpel-link="internal">Celles qui veulent entreprendre: entreprenez!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>9gag et le sexisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/07/9gag-et-le-sexisme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2018 17:23:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[9gag]]></category>
		<category><![CDATA[gif]]></category>
		<category><![CDATA[net]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[trolls]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le fameux sausage GIF agit comme une nouvelle forme de sexisme sur la toile.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">9gag est une plateforme au contenu généré par ses utilisateurs, permettant aux internautes de partager des <i>memes</i> ou autres photos, montages ou <i>GIFs</i> amusants. En dessous du média en question, il existe une section commentaire, où il est possible de partager son avis, une remarque ou même de surenchérir avec un autre <i>meme</i> ou GIF. Celle-ci est souvent assez agitée, et contient régulièrement du contenu raciste ou sexiste. Un GIF était notamment assez populaire pour répondre à d’autres commentaires. Celui-ci présentait une femme se faisant lancer des saucisses au visage. Lorsqu’une femme écrit un commentaire sur 9gag, ce GIF est souvent utilisé comme réponse car les internautes supposent que la femme en question cherche de l’attention. Les saucisses évoquent métaphoriquement des phallus, ceux qu’elles chercheraient à avoir via leurs interactions sur Internet.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le GIF a été banni en décembre 2016 (annoncé par le compte Twitter de 9gag le 23 décembre), suite à des plaintes pour sexisme déposées par des femmes auprès des gérants de la plateforme. Cette intervention a été très peu appréciée par la communauté 9gag et certains y ont même répondu à l’aide de <i>memes</i> encore plus sexistes. Une pétition sur change.org pour rétablir ce GIF a même été créée.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Les technocultures toxiques </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une discussion sur 9gag autour du bannissement de ce GIF a depuis lieu sur la plateforme et démontre indéniablement le sexisme et la misogynie présents sur Internet. Le contexte et le lieu de production de ce GIF, mais surtout la discussion qui s’en suivit, montrent que l’architecture du site facilite et promeut un certain machisme. De plus, l’esprit qui règne sur celui-ci discrédite automatiquement les femmes. Ensuite, de nombreux commentaires de femmes, en réponse à ce GIF, révèlent et représentent le type de féminisme qui se trouve sur les plateformes de contenus autogénérés. D’après certains critères, on y retrouve cette «sensibilité» du féminisme post-moderne, perpétré par les hommes, mais surtout par les femmes qui attaquent ce GIF. Adrienne Massanari traite de ce qu’elle appelle les technocultures toxiques, qui peuvent se propager sur des sites de contenu généré par les utilisateurs comme Reddit ou encore 9gag. Elle explique que la manière dont sont agencés ces sites peut encourager des comportements antiféministes ou simplement mettre les femmes dans une position de faiblesse. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>La <i>geek masculinity </i></b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Elle nous évoque également le concept de <i>geek masculinity</i>. Massanari explique que ce genre de site suppose «un centrisme autour d’un homme blanc». Elle affirme qu’en général, cette masculinité <i>geek</i> a tendance à amplifier certains aspects «hypermasculins» comme l’intellect au-dessus de la sensibilité sociale ou émotionnelle. C’est bien ce qui se passe<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>sur 9gag avec ce GIF et les réactions autour de sa suppression, puisque ceux qui l’utilisent ou défendent son utilisation ne se rendent pas compte que cela peut blesser des femmes, notamment lorsqu’elles sont accusées de chercher uniquement de l’attention, et donc du sexe. Une femme qui s’affirme sera souvent critiquée sur cette plateforme, particulièrement parce que les commentaires sont rédigés sous des pseudonymes, ce qui rend la tâche plus facile pour ceux ou celles qui ne voudraient pas porter le poids de leurs mots. Les féministes y sont considérées comme des personnes offensées par tout et n’importe quoi, et sont de ce fait souvent pointées du doigt dans les commentaires. C’est ce qui ressort des discussions autour du bannissement de ce GIF.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De plus, Adrienne Massanari exprime le fait que les femmes, sur ce genre de site, sont vues comme «des objets de désir sexuel ou des intruses inopportunes, ou les deux». Ce GIF montre bien l’objectification de la femme, réduite au statut d’objet sexuel. Les femmes postant des commentaires ou des publications sur 9gag, auxquelles les utilisateurs répondent par le <i>sausage </i>GIF sont tout simplement rabaissées de manière violente, en les réduisant aux besoins primitifs que sont les désirs charnels. À travers la discussion du bannissement de ce GIF, on voit également que les femmes souhaitant participer au débat possèdent un véritable statut d’o<i>utsider</i>. En effet, beaucoup précisent dans leurs commentaires qu’elles sont des femmes et écrivent une phrase du type: «Je suis une fille et pourtant ce GIF ne me dérange pas». Ce genre d’intervention dénote de leur statut particulier au sein de la plateforme, de par les tentatives visant à justifier leur présence sur le site; elle cherchent ainsi à indiquer qu’elles ne sont pas des «casseuses d’ambiance». </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Quelles sont les solutions </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les moyens de faire cesser ce genre de comportement sont les mêmes sur 9gag que sur Reddit. La seule possibilité de limiter ce genre de comportement est de signaler la publication, qui sera ensuite supprimée selon le choix des modérateurs. Il n’y aura aucune réelle répercussion et même si l’utilisateur est bloqué, il pourra tout de même se récréer un compte, mais le mal sera déjà fait. Un utilisateur a également commenté, sous une publication qui dénonce et divulgue l’identité de l’une des femmes ayant signalé ce GIF, que ce n’est pas comme si elle était harcelée sur tous les réseaux sociaux, et qu’elle pouvait simplement quitter 9gag ou créer un nouveau compte et toute la haine sera terminée. Cela montre bien qu’il n’y a pas vraiment de mécanisme afin de contrôler le harcèlement en ligne et que les femmes affirmant leur gêne par rapport à ce GIF sont prises directement comme cible par les utilisateurs, admirateurs de ce GIF<i>,</i> ainsi que pour ceux mécontents de la situation. La manière dont cette technoculture toxique se propage rappelle également le processus de Reddit, où les publications et commentaires les plus populaires se perpétuent par système de «j’aime» puisque les internautes de cette communauté reproduisent des choses qui ont eu du succès. C’est ce qui s’est passé avec le GIF de la femme aux saucisses, qui a été repartagé énormément de fois et est ainsi d</span>e nombreux utilisateurs de 9gag et admirateurs de ce GIF l’ont qualifié de «tradition» dans certains commentaires. L’esprit machiste qui règne sur ce site se perpétue et assimile les femmes à des objets sexuels et plus généralement voit les féministes comme étant indésirables sur la plateforme.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>La 3<i>e</i> vague du feminisme </b></span></p>
<p class="p1">Ces discussions autour du bannissement de ce GIF ont provoqué des réactions virulentes, notamment dans les commentaires, générant ainsi de nouvelles publications sur le sujet. La polémique sur la suppression de ce GIF n’est pas seulement perpétuée par des utilisateurs masculins, mais aussi par des femmes. Leurs commentaires révèlent certains aspects du féminisme post-moderne, tel que Rosalind Gill le définit. Celle-ci explique que le concept émerge suite à des changements au sein du féminisme dans les années 1990 et 2000, et représente une «sensibilité» qui peut être ressentie dans les médias à partir de ce moment là. Dans sa définition, Gill explique qu’un des aspects du post-féminisme repose sur le fait qu’il provoque parfois «une réaction violente contre le féminisme». Afin d’expliquer la sensibilité du post-féminisme, elle identifie plusieurs thèmes qui font qu’un média puisse être considéré comme tel. Entres autres, elle cite l’utilisation de l’ironie afin de justifier un comportement clairement sexiste.</p>
<p class="p1">Gill parle du rapport entre l’image de la femme et le recours à l’ironie dans le paysage médiatique actuel. En effet, le féminisme, d’après les croyances populaires, serait complètement intégré et évident partout. Il n’existerait plus de choses tel que le machisme, l’égalité aurait été atteinte, ce qui autoriserait la dérision et la transformation de la femme en objet dans les médias. Dans certaines productions médiatiques, le sexisme serait si extrême que cela serait «la preuve qu’il n’y a pas de sexisme», puisqu’il est si évident qu’il en devient ironique. Gill explique ensuite que cette misogynie, malgré le fait qu’elle soit supposément ironique, se propage et mène à considérer les femmes à nouveau comme des objets sexuels à évaluer. Si quelqu’un s’oppose à ces propos voulus «ironiquement» misogynes sera considéré comme «stupide», faute de comprendre la subtilité de la publication. De ce fait, cela pourrait expliquer pourquoi il y a si peu d’opposition à ce genre d’objets médiatiques. C’est exactement ce qui se passe avec le GIF de la femme aux saucisses et le bannissement de celui-ci sur la plateforme. Parmi les commentaires, on voit certaines filles qui, elles-mêmes, critiquent le féminisme et affirment que l’utilisation de ce GIF ne les blesse ou dérange pas. Elles décident même de critiquer les filles qui ont osé le dénoncer, participant ainsi à la perpétuation des réactions violentes contre les femmes ou personnes s’étant senties blessées. L’ironie et la supposée auto-dérision seraient des excuses valables permettant l’utilisation de ce GIF, et les personnes qui oseraient le signaler se retrouvent souvent victimes d’insultes massives. Les féministes sont ciblées et vues comme étant responsables de ce bannissement et sont parfois même comparées à des «nazis», car elles sont considérées trop strictes et sans humour. La discussion autour du bannissement de ce GIF révèle donc un esprit post-féministe omniprésent sur 9gag où un faux sexisme serait permis et approuvé par des femmes s’il est fait avec ironie. En réalité, un véritable sexisme règne toujours, malgré ce que les utilisateurs peuvent en penser, et ce GIF en est la preuve.</p>
<blockquote><p>La manière dont sont agencés ces sites peut encourager des comportements antiféministes ou simplement mettre les femmes dans une position de faiblesse</p></blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>L’impact des médias</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s3">Gill parle ensuite d’un autre aspect du post-féminisme: l’omniprésence du féminisme dans les médias ainsi que l’esprit antiféministe qui s’y développe de manière simultanée. Elle ne parle pas d’un simple rejet du féminisme, mais plutôt d’un «enchevêtrement» entre des idées féministes et des idées non féministes dans les médias à partir des années 1990. Les féministes sont perçues comme des personnes «sévères, punitives, inauthentiques, qui n’expriment pas les désirs réels des femmes […] leur interdisant les plaisirs de la féminité traditionnelle». Dans les discussions par rapport à la suppression du GIF de la femme aux saucisses, on voit que les féministes sont très critiquées, même par les femmes. Certains déclarent même que «<i>le féminisme est un cancer</i>»: le féminisme est ici très généralisé et est conceptualisé comme quelque chose de strict cherchant simplement à supprimer tout amusement autour du thème de la femme. Les personnes défendant ce GIF et critiquant le féminisme cherchent surtout à exprimer le fait qu’il n’y a pas de quoi être offensé par cela. Ce point de vue promulgue un esprit post-féministe dans la mesure où même des femmes, aussi libres, indépendantes et respectées soient-elles,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>trouvent ce GIF drôle. Des valeurs féministes et antiféministes sont omniprésentes dans les discussions entourant le <i>sausage </i>GIF, mais c’est surtout la critique des féministes en soi qui ressort énormément de ces discussions. </span></p>
<p class="p1"><span class="s3">La discussion autour de la suppression du GIF de la femme aux saucisses sur 9gag révèle donc tout d’abord une discrimination envers les femmes sur la plateforme. Un esprit «hyper masculin» s’y est développé et perpétré, où les femmes sont considérées comme des <i>outsiders</i> ou intruses. L’architecture du site n’est pas faite pour rendre justice aux atteintes à la personne ou aux femmes en général. Aussi, la sensibilité post-féministe est réellement bien présente dans cette discussion autour du bannissement du GIF<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>de la femme aux saucisses sur 9gag. On la trouve dans l’utilisation de l’ironie et l’humour comme excuse, mais aussi à travers un enchevêtrement de valeurs féministes et antiféministes, et surtout la critique des féministes en elle-même, perpétrée également par des femmes.</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30370" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o-850x567.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/27846160_10215309484360743_504722655_o.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alexis-fiocco/?media=1" data-wpel-link="internal">Alexis Fiocco</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>La Neutralité du net</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/01/30/la-neutralite-du-net/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Margot Hutton]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jan 2018 21:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[FAI]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[neutralité]]></category>
		<category><![CDATA[politique américaine]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure actuelle, la question de la suppression de la neutralité du Net s’arrête aux États-Unis. Quelles en sont les potentielles conséquences et répercussions? Le Délit s’interroge.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/01/30/la-neutralite-du-net/" data-wpel-link="internal">La Neutralité du net</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">DIALOGUE: DEUX PERSPECTIVES</p>
<p class="p1"><span class="s1">MARGOT HUTTON – Le <i>pack</i> Facebook, Twitter, Instagram et Tumblr à 25$ par mois? Avec Netflix et YouTube en plus, on monte à 35$. Ai-je les ressources nécessaires pour de tels «services» en plus du <i>pack</i> «académique» (à savoir Minerva, MyCourses, Google, Wikipédia et autres sites web utiles dans le monde étudiant)? Détrompez-vous, ceci n’est pas le synopsis d’un nouvel épisode de <i>Black Mirror</i>, mais la réalité. Enfin, pour l’instant, seuls les États-Unis ont pris la décision d’abolir la neutralité d’Internet, mais combien de temps avons-nous avant que d’autres ne suivent? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avant d’en évaluer les potentielles conséquences, il est important de comprendre ce qu’est la neutralité du Net.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Puisque ce concept est bien ancré dans nos mœurs, il peut sembler abstrait. Lorsque l’on souscrit à un abonnement chez un fournisseur d’Internet, peu importe lequel on choisit, on aura toujours tout notre contenu à la même vitesse, car il est impossible de favoriser certains sites au détriment d’autres selon la loi. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Or, cette ère semble révolue, puisque la <i>Federal Communication Commission</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>(FCC) a rendu une décision lourde en conséquences le 14 décembre dernier:<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>en abrogant les mesures prises par l’ancien président américain Barack Obama pendant son mandat qui assuraient la neutralité d’Internet. Alors, quand est-ce que les fournisseurs américains commenceront à commercialiser ces différents <i>packages</i>? Pour le moment, cela semble complexe, puisque de nombreux États ont déposé une plainte commune contre le caractère arbitraire de cette décision. De plus, un nombre grandissant d’Américains utilise des <i>proxys</i> dans le but de contourner ces mesures. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si jamais ce projet venait à voir le jour, les conséquences pourraient même s’étendre jusqu’au Canada, car malgré la promesse faite par le gouvernement de conserver un Internet neutre, certains aspects seront plus difficiles à contrôler. Par exemple, il y a de fortes chances que les compagnies américaines haussent leurs tarifs, afin de pallier aux différents coûts qu’engendrera cette nouvelle régulation; cette hausse des prix aura également lieu au Canada. Les entreprises concernées n’auront pas d’autre choix que d’augmenter leurs prix afin de compenser les insuffisances financières liées aux nouvelles régulations. De plus, certains sites communautaires pourraient se retrouver sans les moyens nécessaires de payer pour la voie rapide, ce qui les menacerait de disparaître à long terme. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par ailleurs, il s’agirait également d’une atteinte à la liberté d’expression puisque chacun, en fonction de ses besoins, prendra le <i>pack</i> qui lui convient le mieux et donc les gens n’auront pas accès au contenu de la même manière. Chaque fournisseur en contrôlera l’accès comme bon lui semble et donnera l’avantage à leurs propres services au détriment des autres, ce qui pourrait créer une discrimination au niveau des médias. Alors qu’un fournisseur donnera accès au <i>McGill Tribune</i>, il ne sera, par exemple, pas possible de lire <i>Le Délit</i> dans les mêmes modalités. Dépendamment, il faudra payer les suppléments pour le <i>pack</i> ou aller chez un autre fournisseur. Dans ce cas, le problème sera inversé</span></p>
<hr>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 401px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-30288" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/01/I-netneutrality-678x1000.jpg" alt width="401" height="591" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/01/I-netneutrality-678x1000.jpg 678w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/01/I-netneutrality-330x487.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/01/I-netneutrality-768x1132.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/01/I-netneutrality.jpg 801w" sizes="auto, (max-width: 401px) 100vw, 401px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Fatima Silvestro</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1">BENJAMIN BARTON – Un Internet libre par la fin du traitement privilégié des grandes entreprises qui y font obstacle: il s’agit d’un but noble que l’on doit tous soutenir. Toutefois, la brève expérience des États-Unis avec la neutralité du net suggère que la meilleure manière de l’assurer pourrait être d’abandonner cette politique dans sa forme actuelle.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La neutralité du net n’a pas toujours été quelque chose d’important au sud de la frontière, souvent décrite comme «une solution cherchant un problème». Jusqu’à 2010, quand apparurent les premières régulations, les fournisseurs d’accès internet (FAI) n’étaient régulés par aucune restriction gouvernementale sur les prix de leurs services et la FCC (<i>Federal Communications Commission</i>) ne cite que quatre exemples de comportement anti-compétitif pendant tout ce temps. Ces proto-régulations se transformèrent en neutralité du net complète en 2015 lorsque Tom Wheeler, ancien directeur de la FCC nommé par Obama, déclara Internet <i>service de télécommunication</i> et donc sous l’autorité de son agence.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le manque d’abus actuel n’est pas une raison suffisante pour condamner les efforts d’empêcher les abus futurs. Cependant, il est douteux que la <i>FCC</i> ait l’autorité de créer de telles régulations. En tant qu’agence exécutive non-élue, son rôle n’est pas d’écrire ses propres règles, mais de faire appliquer des lois promulguées par la branche législative élue; la séparation est capitale, car le peuple devrait avoir une voix dans la réglementation de la société. La reclassification de l’Internet par Wheeler introduisit ainsi un précédent indésirable: le pouvoir exécutif, loin du citoyen et mené par le président, impose ses caprices sur la population hors du processus législatif. En effet, la neutralité du net disparut aussi vite qu’elle apparut pour cette raison, éliminée par Ajit Pai, nouveau directeur de la FCC nommé par Trump.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">D’un angle moins légal, si l’on permet aux FAI de prioriser du trafic venant de sites web particuliers comme Netflix ou YouTube, argumentent souvent utilisés par les sympathisants de la neutralité du net, ces entreprises pourraient accumuler trop d’influence aux dépens du consommateur. Si cela s’avérait vrai, le fait que beaucoup de ces mêmes entreprises soient favorables à la neutralité du net devrait éveiller les soupçons. En ce sens, examinons cela de plus près. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Lorsqu’ils désirent établir une présence Internet, les entreprises quelconques deviennent clientes des FAI. Les FAI relaient ensuite leur contenu aux <i>Internet Exchange Points</i> (IXP), qui le dirige vers l’utilisateur. Google (ainsi que Facebook et Netflix), toutefois, n’est pas client d’un FAI; ils maintiennent plutôt leur propre réseau mondial lié directement aux IXP, ce qui leur permet de prioriser efficacement les données vidéos, par exemple, au-dessus des données courriels. Autrement dit, la neutralité du net réglementant les FAI n’aurait aucun effet sur le fonctionnement de Google. À l’inverse, les petites entreprises n’ont pas les moyens de maintenir leurs propres réseaux et ne peuvent donc pas légalement discriminer les types de données à des fins d’efficacité. Il semblerait qu’il s’agit d’une situation qui profiterait à une grosse entreprise cherchant à étouffer la compétition.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’alliance méprisable entre l’État et les grandes entreprises est centrale à la discussion. Celle-ci devrait être condamnable de part et d’autre de l’échiquier politique. Il est temps de reconnaître la neutralité du net telle qu’elle est présentement formulée en tant que loup déguisé en agneau. Une quête visant à conserver un internet libre devrait plutôt commencer par questionner les monopoles locaux des FAI, accordés souvent par les municipalités, et par soutenir des mesures d’ouverture du marché, telles que la libération gouvernementale des fréquences internet pour l’utilisation commerciale. Tout cela peut être fait sans la neutralité du net; nous n’en n’avons jamais vraiment eu besoin en premier lieu.</span></p>
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		<title>C’est un match!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/01/23/cest-un-match/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2018 21:12:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Top]]></category>
		<category><![CDATA[algorithme]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone intelligent]]></category>
		<category><![CDATA[Tinder]]></category>
		<category><![CDATA[Web 2.0]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tinder: complément, ou substitut de la rencontre «in real life»?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Les nouvelles technologies et réseaux sociaux font désormais partie intégrante de la vie de chacun·e et ont modifié nombre de nos habitudes. Certains vont même jusqu’à transformer nos relations amoureuses, comme le site de rencontres Tinder, qui a immédiatement convaincu des milliers d’utilisateurs. Le succès de Tinder est dû à sa simplicité, sa facilité d’accès et d’utilisation. Il suffit de télécharger l’application sur son téléphone intelligent et d’aimer ou non les abonnés d’un simple <i>swipe</i>. Si deux personnes ont un intérêt commun ou réciproque, alors il s’agit de ce que Tinder appelle un <i>match</i>. Rapidité, sans réel engagement ou effort, ni communication physique, telles sont les raisons qui justifient l’utilisation de Tinder. Il n’y a plus besoin de s’engager, de chercher, de rencontrer, de s’ouvrir aux autres dans l’espoir de découvrir enfin l’âme sœur. Il est désormais possible d’entamer les prémices d’une relation, voire de faire ses courses sentimentales via le Web.</p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Être à la fois visible et invisible </b></span></p>
<p class="p6">Dans <i>It’s Complicated: The Social Lives of Networked Teens</i>, Danah Boyd établit les quatre caractéristiques principales des réseaux sociaux qui sont, selon elle, à l’origine de leur succès. Tout d’abord, la persistance, qui représente la durabilité du contenu mis en ligne; puis la visibilité, signifiant que les réseaux peuvent amasser un nombre infini et illimité d’usagers, chose qu’on pourrait difficilement atteindre dans la vie réelle. Ensuite, l’auteur évoque la capacité de propagation des informations en ligne, ce qui montre la facilité avec laquelle l’information peut y être partagée, avant d’aboutir sur la vaste recherche que permettent les nouveaux réseaux, applications et Internet en général.</p>
<p class="p6"><span class="s2">Ces quatre piliers du Web 2.0 s’appliquent directement à Tinder. En effet, lorsqu’un profil y est créé, à moins d’être désactivé par son utilisateur, celui-ci restera inscrit pour une durée indéfinie sur l’application, ou plus généralement sur le Web lui-même, comme le souligne la caractéristique de la persistance. De plus, la capacité de recherche et de propagation de l’information sur ce genre d’application laisse à l’utilisateur</span>·rice<span class="s2"> l’impression de pouvoir y trouver exactement ce qu’il attend parmi une gamme presque infinie de choix. De par quelques photos et une courte description, il peut sélectionner un partenaire selon des critères qu’il n’oserait peut-être pas définir explicitement dans la réalité. De même, la «visibilité» de Tinder permet à<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>l’abonné de développer de l’intérêt pour certaines personnes auxquelles il n’aurait pas particulièrement fait attention en temps normal. Avec le principe du <i>match</i>, on lui laisse croire qu’il a réussi à trouver celui ou celle qui lui correspond. De plus, l’anonymat proposé par Tinder se veut rassurant pour l’utilisateur. En effet, si un individu «aime» le profil d’une personne, cette dernière n’en sera avertie que si elle aime réciproquement son profil, laissant ainsi la possibilité à quelqu’un de peu sûr de se protéger derrière son écran, tel un bouclier masquant ses insécurités.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« Dans un monde ou tous se ressemblent, l’application permet une certaine autopromotion qui n’est pas sans risque »</span></p>
</blockquote>
<p class="p8"><span class="s3"><b>Le principe de pheménologie </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Mais le fait de se cacher derrière un écran laisse entrevoir un certain danger. Dans <i>Body</i>, Bernadette Wegenstein montre que la technologie remplace progressivement nos corps comme moyen premier d’interaction. Après avoir parlé de psychanalyse, l’autrice décrit ce qu’elle appelle le principe de phénoménologie, qui laisse supposer, contrairement aux revendications de Freud et Kant, que le corps est un moyen de communication entre les âmes. De par la parole, les gestes, et les expressions, il sert d’intermédiaire. Néanmoins, Wegenstein souligne qu’à partir du 21<i>e</i> siècle, un phénomène principal empêche cette phénoménologie: la mécanisation, ou plus généralement les machines. Elle déclare: «l’histoire de la science cognitive au 20<i>e </i>siècle agit comme une désincarnation progressive. Le corps humain n’est plus la base de l’esprit, et certains scientifiques conçoivent même un avenir dans lequel le corps sera abandonné au profit de la numérisation». </span></p>
<p class="p6"><span class="s2">En effet, avant l’apparition de l’intelligence artificielle, des téléphones intelligents et du Web 2.0, les corps servaient d’intermédiaires entre différents cerveaux, pensées et idées. Désormais, les réseaux sociaux et diverses applications remplacent le besoin du face à face et d’interactions «corps à corps». Des émotions peuvent être transmises par des émoticônes, de la même manière que l’amour peut se trouver en un clic. C’est ce que présente Tinder: aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’interagir directement avec la personne puisque la plateforme s’en charge. L’internaute a pour unique rôle de créer et gérer son identité numérique.</span></p>
<p class="p6"><span class="s2"><span class="Apple-converted-space">&nbsp;&nbsp; </span>L’individu est dès lors confronté à un dilemme, notamment sur la part de son identité qu’il choisira de mettre en avant, ou s’il optera pour une altération totale ou partielle de la réalité. Pour se démarquer, chacun cherchera à mettre en lumière ses atouts, vrais ou faux d’ailleurs, comme le veut cette mode «d’autopromotion» sur la toile depuis l’instauration du Web 2.0.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Dans<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Branding the Post-Feminist Self</i> , Sarah Banet-Weiser évoque la promotion de soi. Elle dépeint les capacités technologiques d’Internet et explore les possibilités créatives alimentant les stratégies de l’autopromotion. À l’instar de Banet, Foucault évoque «la technologie de soi». Il s’agit selon lui de l’ensemble des pratiques ou méthodes permettant aux individus d’effectuer des modifications sur eux-mêmes dans le but d’obtenir un certain état de bien-être voire de bonheur. Il peut s’agir de modifications esthétiques avec la chirurgie, économiques, ou encore sociales. Depuis le 21<i>e</i> siècle, il s’agit de plus en plus de modifications ou de projections de soi par le biais d’Internet, où la recherche de visibilité, est comme l’auteur le souligne, «plus que jamais une pratique normative», rejoignant ainsi l’argument de Boyd sur la visibilité évoquée <i>supra</i>.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>De la même manière, sur Tinder, chacun utilise ce qui lui semble être le mieux ou le plus original pour se démarquer, bref sortir du lot, toujours à son avantage. </span></p>
<p class="p8"><span class="s3"><b>En quête d’authenticité</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Rechercher à être le plus «authentique», selon des normes imposées par les réseaux sociaux pour se mettre en avant afin de déclencher une réaction positive, telle est la quête du Graal pour avoir le maximum de chances de séduire. Ce phénomène de recherche d’approbation sur Tinder est poussé à son paroxysme lorsque certains utilisateur</span>·rice·<span class="s2">s avouent s’être inscrits, non pas pour rencontrer quelqu’un, mais pour voir s’ils pouvaient plaire.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Par le nombre de <i>matchs</i> engendré, leur estime d’eux-mêmes remonte et ainsi ils se débarrassent de leurs insécurités. Dans son article<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>I Click I post and I Breathe,</i> Pham examine d’une façon critique les potentialités de ce qu’elle appelle la «vanité virtuelle». Elle y examine les pratiques d’autopromotion, décrites comme simples manifestations du narcissisme numérique, et plus généralement de la nouvelle culture d’égocentrisme provoquée par les réseaux sociaux qui sont en réalité bien plus complexes. Tinder illustre ce phénomène à son paroxysme. En effet, sa nouvelle fonctionnalité permet à ses utilisateur</span>·rice·<span class="s2">s de laisser l’application se charger d’optimiser leurs profils, pour les rendre plus attractifs. Le concept de «téléphone intelligent» prend tout son sens: l’apparail choisit la photo qui lui semble la plus attirante. Celle qui rapportera le plus de <i>matchs</i> sera mise en avant sur le profil de l’utilisateur</span>·rice<span class="s2"> et les autres photos seront ordonnées. Ces nouvelles fonctionnalités montrent la superficialité de l’application. Pham met en exergue ce principe en insistant sur le fait que les sites de rencontres et autres pratiques autopromotionnelles vaniteuses servent à des besoins sociaux, tel le besoin de reconnaissance évoqué par le sociologue Maslow.</span></p>
<p class="p8"><span class="s3"><b>D’un point de vue algorithmique</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Enfin, une analyse de l’algorithme de Tinder nous permet de constater que les profils qui sont mis en avant sont ceux de personnes nous ressemblant, celles partageant les mêmes centres d’intérêt et ayant souvent des amis en communs avec les utilisateur</span>·rice·<span class="s2">s. Ceci s’explique par le fait que l’application est connectée directement avec Facebook et récupère ainsi toutes les données que l’utilisateur</span>·rice<span class="s2"> a inscrites depuis la création de son compte Facebook. Toutes les données mises sur Facebook sont ensuite utilisées par Tinder qui construit un profil avec les intérêts partagés et utilise ces données pour construire son algorithme. Ainsi, les personnes ayant aimé et partagé les mêmes choses que vous sur Facebook, et qui ont de surcroît des amis en communs, sont plus susceptibles d’apparaître d’abord dans votre base de recherche. Ceci reflète ce que Jennifer Whitson évoque dans son écrit <i>Foucault’s fitbit</i>, à savoir que nous sommes transformés en données, en information pure, notre <i>data double</i>. Notre <i>data double</i> analyse nos comportements, nos intérêts, ceux des autres, et tente ensuite d’y découvrir des corrélations avant d’influencer notre comportement. Une recherche plus poussée nous permet de découvrir que l’application se charge de mettre une note au profil de chaque utilisateur, selon le nombre de <i>likes</i>, ou de<i> matchs </i>que celui-ci reçoit quotidiennement. Les utilisateurs ayant la même note que vous, ou presque, apparaitront alors dans votre base de recherche. Ce qui explique pourquoi les utilisateurs que Tinder juge «très attirants», n’auront le choix que parmi des gens tout aussi attirants. </span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Notre société d’information par excellence se transforme donc en société de surveillance. En effet, nos informations personnelles sont surveillées et répertoriées afin d’être utilisées. Ceci engendre une désincarnation des corps: nous sommes moins représentés par notre enveloppe corporelle que par les données que nous laissons sur la toile. Ce point de vue rejoint celui de Wegenstein qui, elle aussi ‚déclarait qu’au 21<i>e</i> siècle, nos corps sont remplacés par la numérisation.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Force est donc de constater que les réseaux sociaux transforment nos habitudes à la racine. L’exemple de Tinder nous<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>prouve que l’homme attend autant voire plus de la technologie que des rapports <i>in real life </i>(dans la vie réelle, <i>ndlr</i>). L’application devient ainsi le substitut de véritables échanges et rapports. Et pour cause, sa visibilité, sa facilité de recherche et de diffusion des informations d’autrui sont les piliers de son succès international. Nous pouvons en conclure que Tinder dépeint plusieurs aspects d’une société qui utilise la technologie comme projection de soi. </span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Dans un monde où tous se ressemblent, l’application permet une certaine auto promotion qui n’est pas sans risque. Le recours à Tinder et globalement aux sites de rencontres, entraîne en effet une vanité virtuelle et plus généralement une déshumanisation de l’individu, qui se voit remplacé par ses données, son <i>data</i>. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Passer du rêve à la réalité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/28/passer-du-reve-a-la-realite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Morreale]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2017 16:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[airsoft]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[impression 3D]]></category>
		<category><![CDATA[médias sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[youtube]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29984</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré BrainExploder, joueur d’airsoft, Youtuber, et créateur 3D.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><b>L</b><span class="s1"><b>e Délit (LD):</b><i> </i></span><i>Vous êtes reconnu dans la communauté sous le pseudonyme BrainExploder et vous créez du contenu à la fois pour Youtube et en impression 3D. Comment définissez-vous votre emploi? </i></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>BrainExploder (BE):</b> </span>J’approuve votre description. J’ai commencé cette carrière en jouant au airsoft (sport de tir, <i>ndlr</i>), d’où découle mon activité Youtube, où je partage et montre le sport. L’impression 3D vient donc d’un manque: plusieurs accessoires ou produits que je désirais n’existaient pas et j’ai été en mesure de créer tout cela moi-même par l’impression.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD</b>:</span> <i>Pour plusieurs, l’airsoft et l’impression sont des passetemps, des </i>hobbies<i>. Vous avez toutefois réussi à faire de ces deux disciplines votre emploi à temps plein. Est-ce que ça a toujours été votre intention? </i></p>
<blockquote>
<p class="p5"><b>« </b>Il viendra un point dans le temps où chaque maisonnée aura une imprimante 3D comme une imprimante à encre traditionnelle <b>»</b></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s2"><b>BE: </b></span>L’intention initiale était de combler un vide que j’avais. Je concevais continuellement des gadgets avec des éléments que j’avais à ma disposition: l’impression 3D était la solution la plus efficace et précise pour créer ces objets. J’ai dès lors investi dans une imprimante 3D afin de simplifier mon processus de création et j’ai été, par la suite, en mesure de vendre et partager mes créations.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b></span><i>Vos créations deviennent de plus en plus populaires, toutefois, s’il y a un problème, vous en êtes tenu responsable. Est-ce que cette popularité vous aide en tant que créateur, ou préfériez-vous faire partie d’une industrie où vous ne seriez pas tenu responsable si problème il y avait avec l’un des produits? </i></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>BrainExploder: </b></span>J’adore être indépendant et responsable de mes produits. En étant petit commerce, je suis en mesure d’être en contact avec tous mes acheteurs et entendre tous leurs commentaires. La majorité des commentaires sont positifs, mais s’il y a un problème ou un mécontentement, je m’assure de répondre à la demande en échangeant le produit ou même en modifiant complètement le produit afin de satisfaire le besoin du client. C’est ce qui est fantastique avec l’impression 3D: je suis en mesure de directement modifier mes plans et de tester le nouveau produit, comparativement aux façons traditionnelles des manufactures industrielles.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD</b>: </span><i>Quel est votre processus créatif? Passez-vous beaucoup de temps sur la table à dessin, ou est-ce un processus d’essais/erreurs? </i></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>BrainExploder: </b></span>Je passe généralement beaucoup de temps à penser au projet: j’essaie d’envisager toutes les erreurs ou embuches possibles qui pourraient se produire lors de la création. Une fois que j’ai un plan avec lequel je suis satisfait, je crée le modèle 3D avec un logiciel et c’est à ce moment que je découvre des défauts auxquels je n’avais pas pensé. J’imprime par la suite un prototype sur lequel je peux jouer physiquement, avec lequel je peux interagir dans un environnement réel, d’où je découvre d’autres problèmes que je peux corriger. J’imprime généralement une douzaine de prototypes avec différentes variations et je suis satisfait lorsqu’arrive le modèle, qui est d’une complexité telle que je ne suis plus en mesure d’y apporter des modifications.</p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>LD:</b> </span><span class="s4"><i>Comme mentionné plus tôt, vos produits sont parmi les plus populaires dans le monde de l’airsoft. J’imagine que, certains de vos produits se font copier illégalement par d’autres compagnies. Comment gérez-vous ce genre de situations? </i></span></p>
<p class="p3"><span class="s5"><b>BrainExploder: </b></span><span class="s4">En effet, c’est quelque chose qui m’est arrivé à plusieurs reprises. La première chose à faire est de contacter directement la personne ou la compagnie qui crée des copies. La seconde étape est de contacter les revendeurs ou magasins qui tiennent ces produits et de leur montrer qu’ils tiennent en inventaire un produit illégal et souvent de piètre qualité. À ces magasins, je leur montre le vrai produit afin de prouver qu’ils sont dans l’illégalité. La dernière option est de traîner les copieurs en justice. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>LD:</b> </span><span class="s4"><i>Un autre aspect important de votre métier est la façon dont vous vous présentez et les plateformes (Facebook, Instagram, et principalement Youtube) que vous utilisez tous les jours pour le travail. Est-ce un défi pour vous? </i></span></p>
<p class="p3"><span class="s5"><b>BrainExploder: </b></span><span class="s4">Les réseaux sociaux sont effectivement la principale façon que j’ai de présenter mes produits. C’est aussi une excellente façon d’interagir avec mes clients et ceux qui me suivent: ça me donne une vision en coulisse de l’utilisation qu’ils font de mes produits et je suis en mesure de m’adapter au besoin. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>LD: </b></span><span class="s4"><i>Où voyez-vous le monde de l’impression 3D et son marché dans 5 ans? Croyez-vous que ce sera un jour démocratisé et simple d’utilisation pour l’utilisateur moyen?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s5"><b>BrainExploder: </b></span><span class="s4">De ce que je constate, l’impression 3D devient de plus en plus commune et populaire et je ne crois pas que ça va ralentir. Il viendra probablement un point dans le temps où chaque maisonnée aura une imprimante 3D comme la plupart ont déjà une imprimante à encre traditionnelle. Une fois que l’impression 3D sera plus commune, je mettrai en vente les documents informatiques, ou en partage afin que les utilisateurs soient en mesure de les produire chez eux. Toutefois, un système doit être mis en place afin d’assurer que l’utilisateur utilisent le fichier sans le partager: le marché risquerait alors d’être injuste.</span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>LD: </b></span><span class="s4"><i>Qu’est-ce qui vient en premier? Est-ce que vos idées vous viennent lorsque vous êtes en train</i> <i>de jouer, ou créez-vous un objet dans l’optique d’un besoin que vous pourriez avoir? </i></span></p>
<p class="p3"><span class="s5"><b>BrainExploder:</b> </span><span class="s4">Pour moi c’est toujours la première option. Quelque chose se produit sur le terrain qui me mène à la table de dessin, question de régler le problème. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>LD: </b></span><span class="s4"><i>Vos produits sont utilisés par des célébrités du airsoft à travers le monde comme MattTheMusketeer et Swamp Sniper. Est-ce que leurs retours vous importent plus considérant qu’ils ont des exigences plus strictes puisqu’ils sont continuellement en train de jouer? </i></span></p>
<blockquote>
<p class="p5"><span class="s4"><b>« </b>Les réseaux sociaux sont effectivement la principale façon que j’ai de présenter mes produits <b> »</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s5"><b>BrainExploder:</b> </span><span class="s4">Je suis toujours ouvert aux commentaires, mais la majorité des «célébrités» utilisent mes produits parce qu’ils veulent le meilleur résultat. Si une meilleure option existait, ils seraient déjà en train de l’utiliser puisqu’ils sont à la recherche des meilleurs produits afin de réaliser leurs vidéos. Je suis en mesure d’offrir une gamme de produits aux joueurs qui ont des besoins spécifiques car je suis moi-même un joueur: je suis en mesure de tester ce que je fais directement sur le terrain puisque j’ai souvent les mêmes besoins. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3"><b>LD: </b></span><span class="s4"><i>Vos champs d’intérêts passent de l’édition audio-visuelle à la création 3D, airsoft, caméra, et j’en passe. Planifiez-vous d’ajouter éventuellement d’autres cordes à votre arc ou travailler dans un champ contraire à ce que vous faite actuellement? </i></span></p>
<p class="p3"><span class="s5"><b>BrainExploder: </b></span><span class="s4">Je ne veux en aucun cas me limiter à un champ de travail ou <i>hobby</i> que j’occupe prestement. Tout ce que je désire est de travailler dans quelque chose que j’aime. La création requiert de la passion et la passion crée les meilleurs résultats. Tant et aussi longtemps que je suis en mesure de créer avec passion, je continuerai à avoir d’excellents résultats, c’est le cas avec l’airsoft: j’aime le <i>hobby</i> et tout ce que je fais ne se présente pas comme une corvée.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’avenir du jeu vidéo</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/lavenir-du-jeu-video/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléa Larribe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 17:05:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[réalité virtuelle]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit rencontre deux étudiants d’ISART Digital, École de jeux vidéos à Montréal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b><i>Le Délit (LD):</i></b></span><span class="s2"><b><i> </i></b><i>Martin Carrier disait le mois dernier sur Radio Canada que Montréal est en quelque sorte le Hollywood des jeux vidéo. Qu’est-ce qui rend Montréal si spéciale dans le domaine? Pourquoi avez-vous choisi de venir étudier ici en particulier?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas Grillet (Artiste 3D)</b></span><span class="s2">: Ici, l’industrie du jeu vidéo et du film est vraiment bien plus implantée qu’en France. Depuis l’arrivée d’Ubisoft, il y a quelques années, le gouvernement québécois et les banques ont pris le pas en versant des subventions ou en accordant des emprunts à de nouveaux studios prometteurs et indépendants. Beaucoup de spécialistes et d’écoles se sont concentrés à Montréal autour d’Ubisoft. C’est maintenant une ville incontournable pour débuter sa carrière. C’est la raison de ma venue ici, pour apprendre et travailler avec les meilleurs.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément Cairon (Concepteur de jeux vidéo)</b></span><span class="s2"><b>:</b> Montréal est considérée comme un véritable Eldorado pour les développeurs de jeux. Montréal a compris l’importance du média, ce qui a attiré de nombreux studios à s’y installer, rendant le marché du travail plus développé et accessible qu’ailleurs. C’est pourquoi j’ai décidé d’y apprendre mon métier afin de pouvoir par la suite me donner la chance de travailler dans l’un des rares endroits où pionniers de l’industrie et nouveaux arrivants se côtoient autour de la même passion.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b></span><span class="s2"> <i>Vous nous avez fait essayer la VR (réalité virtuelle). Est-ce que vous pensez que la VR est le futur du jeu vidéo? Quels sont ses bons et ses mauvais côtés par rapport à d’autres supports?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément:</b></span><span class="s2"><b> </b>Le futur du jeu vidéo est flou, même pour les professionnels de l’industrie. Il est compliqué de s’imaginer de façon précise comment nous jouerons d’ici quelques années. Avec l’arrivée de la VR, on est à même de proposer et de créer des expériences nouvelles et différentes des jeux «classiques». Pour l’instant, même les créateurs expérimentent encore avec l’outil, bien qu’il soit prometteur autant pour les utilisateurs que pour les développeurs, qui peuvent désormais inventer de nouvelles façon d’interagir avec un produit technologique de la sorte. La VR n’étant pas exclusive au jeu vidéo, il est possible qu’elle se démocratise dans beaucoup d’autres domaines, en médecine notamment. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas:</b></span><span class="s2"><b> </b>Pour l’instant, il y a beaucoup de contraintes: principalement le prix, l’infrastructure nécessaire, et la puissance de la machine qui limitent beaucoup le développement de jeu VR; mais après avoir mis le casque sur la tête, on comprend vite les enjeux et les possibilités de la technologie.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>« </b>Montréal est considérée comme un véritable Eldorado pour les développeurs de jeux<b> »</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b></span><span class="s2"><b> </b><i>On parle beaucoup de jeunes qui s’engagent dans des études sans débouchés ou qui ont peur de ne pas trouver de travail à la sortie de leurs études. Le jeu vidéo est un marché en plein essor, est-ce que vous êtes confiants pour la suite?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas:</b> </span><span class="s2">C’est un marché avec énormément de débouchés et de possibilités de carrières. Par exemple, le pont entre le jeu vidéo et le monde du cinéma (cinéma d’animation ou en prise de vue réelle avec CG) est toujours possible dans le monde de la 3D. Ce sont des études où le travail est intense et dense mais vraiment gratifiant. La marge de progression est rapide mais implique quelques concessions dans le rythme de vie. Au cours de nos études, on doit effectuer des stages, et après avoir passé beaucoup d’heures de travail, entendre un professionnel dire que «c’est du bon boulot» ou encore «c’est prometteur» sonne comme le plus doux des compliments. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2">L’industrie est en plein essor, et au vue de la technologie qui se développe à vitesse grand V, et des nouveaux outils, mécaniques et automatismes qui voient le jour chaque année, je suis convaincu que c’est un médium qui va continuer à croître et s’étoffer avec le temps.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément:</b></span><span class="s2"> Non seulement l’industrie du jeu est en expansion, mais plus globalement nos façons de vivre évoluent. On retrouve de plus en plus le phénomène de <i>gamification</i> dans des domaines initialement nullement reliés au jeu. Il y a des débouchés tant dans la création pure et dure de jeux vidéos que dans l’adaptation de certains mécanismes du medium pour notre vie quotidienne. Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre routine et il est clair que la demande pour des personnes formées pour et capables d’imaginer ces ponts entre jeu vidéo et vie de tous les jours, est grandissante.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>« </b>L’interactivité permise par les jeux ouvre de nouvelles perspectives qui ne sont pas à la portée des médias classiques <b>»</b></span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD: </b></span><span class="s2"><i>Cette année, les politiques ont adopté les jeux vidéo pour séduire les jeunes. Par exemple, les soutiens de Jean-Luc Mélenchon (candidat à la présidentielle française, ndlr) ont créé le jeu Fiscal Kombat, et une version de Flappy Bird avec Donald Trump et Hillary Clinton avait été créée pendant la dernière campagne présidentielle aux États-Unis. Que pensez-vous de cette utilisation du jeu vidéo? Est-ce que le jeu vidéo doit seulement servir à divertir, ou peut-il ou doit-il avoir d’autres usages?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Lucas: </b></span><span class="s2">Beaucoup de studios ou d’entreprises n’utilisent pas nécessairement le jeu vidéo que pour le divertissement, bien que ce soit la fonction principale du médium. De nombreux jeux servent à faire de la prévention, à apprendre des langues (comme <i>Influent</i>), ou à aider les personnes en dépression (comme SPARX). D’ailleurs, il y a quelques semaines, notre classe a reçu une offre de stage pour faire des jeux destinés aux enfants des hôpitaux canadiens, et ce n’est pas la seule opportunité de ce genre que l’on a reçu. Donc, le fait que des partis politiques, par exemple, utilisent le jeu vidéo pour faire passer un message ou pour de la communication, ne m’étonne pas. C’est un média comme le cinéma, la musique, ou la photo, il ne se limite pas juste à plaire à l’œil ou divertir.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Clément:</b> </span><span class="s2">Il est important que le jeu vidéo ne reste pas cantonné à son rôle de divertissement. Comme n’importe quel autre média, il est un support qui permet la transmission d’émotions et de messages; on peut apprendre en jouant, se divertir, et bien sûr également forger son esprit critique. Un jeu vidéo reste un produit créatif avant tout dont le but de l’expérience incombe à ses créateurs. L’idée qu’un jeu puisse changer des mentalités peut sembler incongrue mais est loin d’être un conte de fées. L’approche ludique du média permet d’aborder des sujets bien réels sous de nouveaux angles par rapport à d’autre supports.</span><span class="s1">L’interactivité permise par les jeux ouvre de nouvelles perspectives qui ne sont pas à la portée des médias classiques, devant lesquels on se retrouve finalement plus spectateur que moteur d’une action. Il est certain que l’on ressent les choses différemment lorsqu’on les accomplit, même virtuellement, que lorsqu’on les lit ou voit, et qu’un jeu engagé peut avoir au moins autant, si ce n’est plus d’effet sur une personne qu’un article pertinent. Pour ce qui est du cas de <i>Fiscal Kombat</i> par exemple, on peut plus parler d’un coup de communication que d’un jeu engagé et destiné à faire réfléchir, mais il est certain que le média va de plus en plus être exploité à des fins politiques et critiques, pour le meilleur comme pour le pire. </span></p>
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		<item>
		<title>Le dilemme de l’identité virtuelle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/31/le-dilemme-de-lidentite-virtuelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manon Debuire]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 16:55:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[cybersécurité]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29703</guid>

					<description><![CDATA[<p>Départager le pour et le contre de cette nouvelle forme d’identité. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">vec l’avancement de la technologie, notre dépendance à <span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; </span>Internet s’agrandit. Il existe dès lors de plus en plus de risques, mais également d’avantages, liés à notre identité virtuelle. Cette identité virtuelle représente l’ensemble des informations que l’on trouve sur Internet nous concernant. Comme dans la vie réelle, l’identité virtuelle est un mélange entre «ce que je montre, ce que je cache, ce que les autres perçoivent et ce qui m’échappe». Chaque internaute a, qu’il le veuille ou non, une forme d’identité virtuelle. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous n’avons plus seulement le contenu de notre page Facebook personelle à gérer mais aussi celui d’autres plateformes sur lesquelles n’importe qui peut avoir accès à nos informations: notre nom, date de naissance, mais aussi plus précisément ce que nous avons fait le weekend dernier ou notre dernier voyage touristique. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous commençons de plus en plus à perdre le contrôle sur qui peut visionner ce que nous mettons sur l’Internet, même avec la seule intention de partager nos données seulement à nos «amis». Qui sont ces «amis» que nous avons sur nos réseaux sociaux? A qui faisons-nous confiance au point d’avoir accès à nos photos, nos informations personnelles, nos statuts? </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Un univers dangereux</b></span></p>
<p class="p3">Il existe de moins en moins de moyens pour protéger cet ensemble de données qui soit-disant nous «appartient». Nous croyons pouvoir défendre notre identité virtuelle en changeant nos modes de confidentialité, mais à quel point pouvons-nous faire confiance aux paramètres de ces pages sociales? Comment pouvons-nous être sûrs que notre identité sera respectée et que nos photos, statuts, et informations ne seront pas utilisés sous un autre nom? Aujourd’hui, nous pouvons voir une augmentation rapide d’usurpation d’identité dans le monde virtuel à cause de ce manque de protection et de la facilité à partager et à transmettre l’information. Ceci est, d’une certaine manière, relié à l’existence des réseaux sociaux.</p>
<p class="p3">Le danger des réseaux sociaux ne réside pas dans le fait de posséder un compte, mais plutôt dans la tentation de publier toujours plus de données personnelles. Dès que nous ajoutons une personne à notre réseau, nous lui donnons accès à notre vie et à nos données à travers notre identité virtuelle et ceci facilite l’usurpation d’identité. Pour remédier à cela, nous devons de plus en plus faire attention au contenu que nous publions et partageons en ligne. Il nous faut rendre plus privée notre identité virtuelle.</p>
<p class="p3">Cela peut avoir un impact important non seulement dans le présent mais aussi dans le futur, étant donné qu’au moins<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>43% d’employeurs regardent nos réseaux sociaux pour se construire un avis sur notre personne, dans le processus de recrutement. Nous devons garder en tête que beaucoup peuvent voir et lire ce que nous mettons en ligne même en étant en «mode privé».</p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>À vos risques et périls</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">D’un autre côté, cet avancement du monde social en ligne nous apporte aussi des opportunités qui peuvent se révéler avantageuses. Au lieu de divulguer une photo d’une fête de la veille, nous avons la possibilité de diffuser des évènements ou projets qui sont liés à nos passions, nos intérêts et nos activités extracurriculaires. LinkedIn est un de ces réseaux sociaux qui nous aident à promouvoir nos accomplissements et se connecter avec des personnes sur une plateforme professionnelle. Malheureusement, nous ne sommes pas à l’abri d’usurpation d’identité, même sur un réseau si connu et réputé que celui ci. Il nous faut donc être vigilants et penser à ce que nous voulons diffuser sur la toile. Bien que nous ne soyons pas responsables de tous les algorithmes qui définissent notre identité virtuelle, nous pouvons amoindrir ses potentiels risques en se protégeant au maximum. </span></p>
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		<title>Jeu de passe-passe hydraulique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/31/jeu-de-passe-passe-hydraulique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 16:51:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Hydro-Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29700</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les centrales hydrauliques réversibles offrent une solution pour stocker l’énergie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">I</span><span class="s1">l y a quelques semaines, j’écrivais sur l’importance de l’électricité et la difficulté de conserver l’énergie renouvelable. Une des formes d’énergie renouvelable les plus facilement stockables est l’énergie hydraulique. Le principe est simple. Il suffit de construire un barrage sur une rivière ou fleuve afin de créer un réservoir d’eau. Cette masse d’eau est ensuite relâchée grâce à des canaux à l’intérieur desquelles sont placées des hélices. L’eau fait tourner les hélices, ce qui produit de l’électricité — qui est ensuite envoyée dans le système électrique national. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est certain que les barrages sont des installations particulièrement perturbatrices pour les écosystèmes avoisinants, et qui ont déjà inondé des terres autochtones au Canada. Cependant, il se pourrait que ce type d’installation permette de stocker le surplus d’énergie de source renouvelable qui est, par nature, difficile à stocker. Ainsi, grâce au barrage, il serait possible de relâcher de l’énergie originellement éolienne ou solaire, sous forme d’électricité, les jours gris sans une once de vent. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Un potentiel bien réel</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce tour de magie, ou plutôt d’ingénierie, est rendu possible grâce à un certain type de barrage nommé «pompage turbinage», une technologie développée dans les années 1980. Le concept est simple.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Au lieu d’avoir un seul bassin supérieur qui relâche ses eaux dans la continuation de la rivière ou du fleuve, un deuxième bassin, dit «inférieur», est construit à la sortie des canaux d’évacuation d’eau.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Nous avons donc deux bassins placés à une différente altitude, un supérieur et un inférieur.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En temps normal, l’eau coule du bassin supérieur au bassin inférieur, créant de l’électricité grâce à des turbines, comme dans un barrage hydraulique normal. Or, la spécificité des barrages de type pompage-turbinage est qu’en plus des turbines, une pompe est installée, ce qui permet d’hisser l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Ainsi, l’eau placée en altitude pourra à nouveau être déversée dans les canaux d’évacuation, actionnant les turbines, produisant de l’électricité, etc. </span></p>
<p class="p7"><span class="s2"><b>Transformer l’électricité en électricité</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce système permettrait de stocker le surplus d’énergie renouvelable difficilement stockable. En période de surplus d’électricité d’origine éolienne par exemple, ladite électricité pourrait être utilisée pour alimenter la pompe. Somme toute, l’énergie éolienne — dans ce cas — est transformée en énergie potentielle de l’eau. Ainsi, cette énergie potentielle de l’eau pourrait être retransformée en énergie électrique en période de sous-production ou de surconsommation. Cette forme de conservation d’énergie n’est toutefois pas une réponse exhaustive au problème des énergies renouvelables. La création de deux bassins modifie le relief et l’hydrologie d’une région. De plus, dans le processus de transaction entre les différentes formes d’électricité, entre 15% et 30% de l’énergie est perdue. Cependant, cette énergie serait perdue dans tous les cas s’il n’y avait aucun moyen de la stocker.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>L’avenir des énergies renouvelables passera aussi par l’intelligence des ingénieur•e•s à passer d’une forme d’énergie à une autre afin de la conserver. Selon les mots de Lavoisier, et avant lui d’Anaxagore (preuve que l’énergie nous est vitale depuis un petit bout de temps), «rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme». Alors transformons notre modèle de production électrique. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Quartier de l’innovation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/24/le-quartier-de-linnovation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Oct 2017 17:23:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[ETS]]></category>
		<category><![CDATA[Fab-Lab]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles technologies]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29598</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit a parlé avec Antoine Leduc, chef des communications du Quartier.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À l’autre bout du fil</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/17/a-lautre-bout-du-fil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clayton Lapomme]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Oct 2017 16:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété]]></category>
		<category><![CDATA[communication]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone intelligent]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29487</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand le smartphone tue le téléphone.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/10/17/a-lautre-bout-du-fil/" data-wpel-link="internal">À l’autre bout du fil</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">amais le téléphone portable n’a‑t-il aussi mal porté son nom que depuis l’apparition du <i>smartphone</i>. En effet, les coups de fils ne sont plus communs et sont remplacés par des textos et autres systèmes de messagerie instantanée. Se pose alors une question: pourquoi n’a‑t-on plus recours aux appels téléphoniques? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après m’être moi-même penchée sur la question en plus d’interroger plusieurs personnes, la réponse fut unanime: les gens n’aiment pas les appels pour la bonne et simple raison qu’ils sont pour la plupart imprévus et donc source de stress. Ils sont intrusifs, car un appel téléphonique nécessite la concentration exclusive de l’individu, tandis qu’un simple message laisse la possibilité de faire plusieurs autres choses en parallèle.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les appels peuvent également rendre la conversation compliquée. En effet, elle peut être perturbée par le moindre bruit de fond, tandis que les messages, eux, peuvent être envoyés en toutes circonstances. Les textos et autres messages ont eux aussi leurs inconvénients et peuvent rencontrer quelques problèmes d’envoi, mais il est plus facile et rapide de renvoyer un message que de tenter un nouvel appel. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>On ne se capte plus </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">A l’époque du téléphone fixe, appeler quelqu’un consistait en une activité à part entière. On appelait depuis un salon, une cuisine, une chambre, un endroit isolé garant d’une certaine intimité. On y accordait de l’importance, on écoutait, on répondait, on donnait des nouvelles et on échangeait à n’en plus finir. A l’heure actuelle, la situation n’est plus la même. L’environnement dans lequel se déroulent nos appels a changé, particulièrement lorsque l’on est dans la vie active et/ou habitant d’une grande ville. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un appel peut alors surgir n’importe quand et n’importe où: dans la rue, en cours, dans le bus, au théâtre… Bref, des endroits qui ne sont pas propices à l’intimité de l’échange et qui constituent donc un véritable frein à ce moyen de communication autrefois prisé. Force est de constater que la possibilité d’appeler en tout temps et n’importe où a ironiquement engendré une disparition progressive des appels téléphoniques. Certains psychologues parlent même du téléphone portable comme instrument de «dé-communication».</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>«Tu peux répéter s’il-te-plait?» </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le problème du <i>smartphone </i>vient aussi du fait qu’il crée une certaine dépendance en terme de communication: en effet, son possesseur est amené à l’utiliser à n’importe quel moment, et ce, en tout temps. Il affecte donc les rapports sociaux. Ainsi, lorsqu’une personne a une véritable conversation avec une autre, mais que celle-ci utilise son <i>smartphone</i> pour faire autre chose de manière simultanée, la communication entre cette personne et son interlocuteur sera superficielle. Le but initial du téléphone portable s’est donc une nouvelle fois modifié. Maintenant, il est utilisé comme échappatoire à une conversation ennuyante, pour se distraire, ou pour rester connecté. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Toutefois, lorsque cette dependence s’intensifie, on parle de <i>phubbing</i>. Ce terme englobe les mots <i>phone</i> (téléphone, <i>ndlr</i>) et <i>snub</i> (snober,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>ndlr</i>) et décrit l’habitude qu’est de regarder son téléphone pendant qu’une autre personne, présente physiquement, vous parle. Le <i>phubbing</i> constitue donc une véritable barrière à la communication directe entre les individus, en plus de susciter la frustration de l’interlocuteur. Qui a‑t-il de plus désagréable que de se confier à quelqu’un sur quelconque tracas pendant que celui-ci est en train de sourire à la lecture d’un texto? Ou bien de voir une personne jeter un coup d’œil à son téléphone en plein milieu d’un échange, ou bien dès qu’il y a un blanc dans la conversation? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le <i>phubbing</i> renforce donc les tensions au sein de tous rapports, et ce plus particulièrement chez les personnes anxieuses qui ont besoin d’une écoute sincère et d’une attention plus approfondie. C’est donc sans étonnement que nous pouvons tirer la conclusion suivante: plus l’on passe du temps sur son téléphone portable en présence d’un individu, plus on risque de s’éloigner de lui.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du côté des <i>phubbers</i>, eux considèrent la chose sous un tout autre angle. En effet, ils voient leur acte comme une méthode défensive. S’ils ont leur téléphone posé près d’eux lors d’une conversation, ou qu’ils le tiennent dans leur main, ils se justifient en disant qu’il s’agit pour eux d’un moyen de se rassurer, de savoir que si la conversation tourne mal ils n’ont qu’à saisir leur téléphone et prétexter un appel ou un message, pour les sauver de l’embarras. De plus, peu d’entre eux se rendent compte qu’ils vexent leur interlocuteur en agissant de la sorte.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le monde t’appelle </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le téléphone n’a donc plus de fil, il n’est plus fixe. Pourtant, on est fixé à lui, par un fil invisible qui emmêle nos échanges. Dans un environnement où tout se fait dans la simultanéité, il faut que l’on réapprenne à prendre le temps. Pour un appel. Pour un message. Changer son statut pour que celui-ci affiche enfin «disponible», mais cette fois pour une véritable discussion. En d’autres mots, couper le fil, et cette fois-ci, pour de bon. </span></p>
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		<title>Unity, futur de la technologie à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/03/unity-futur-de-la-technologie-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louisane Raisonnier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2017 16:13:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[jeux vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Unity]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré l’équipe de Unity, le moteur de jeu multi-plateforme. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Le Délit (LD): </b><i>Pouvez–vous nous faire une brève présentation de Unity? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Unity (U): </b><i>Unity</i><b> </b>est un moteur de jeu. On ne fait pas de jeux ni de produits pour les consommateurs mais nous faisons plutôt des produits pour les développeurs, artistes, designers, programmeurs pour que eux puissent créer à leurs tours. <i>Unity</i><b> </b>est une compagnie basée à San Francisco et est aujourd’hui sur 2.2 milliards de <i>devices </i>(appareils électroniques, <i>ndlr</i>): playstations, télévisions, téléphones. En 2016, il y eu 16 milliards de dollars dépensés pour l’installation de l’application. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">[Notre moteur] est un outil similaire à Photoshop, il faut apprendre à l’utiliser et à se familiariser avec lui. C’est pourquoi il existe des cours d’utilisation de <i>Unity</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Unity</i> permet de créer des jeux et d’avoir du succès avec ceux-ci,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>en faisant des produits commercialement viables. Ses utilisateurs peuvent créer de la publicité pour leurs créations sur le réseau [de notre entreprise]. Dans le cas où le producteur a un jeu qui rencontre déjà du succès, il lui est possible de monétiser ce succès par des <i>in-app purchases</i> ou encore par des annonces, publicités ou vidéos. <i>Unity</i> est une plateforme importante et ce mois-ci, 1.2 millions de développeurs l’utilisent.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><i>«Unity</i> est une plateforme importante et ce mois-ci, 1.2 millions de développeurs l’utilisent»</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD: </b><i>Quel était votre rapport à la réalité virtuelle (VR)</i><b>? </b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>U:</b><i> </i>[Notre compagnie] ne veut pas se battre sur les plateformes. Elle les supporte presque toutes: Facebook, Microsoft, Google… Cela permet aux développeurs de ne pas s’allier juste à Microsoft. Si un développeur crée un produit sur <i>Unity</i> qui [fonctionne] sur Facebook, Microsoft et autres plateformes, cela réduit fortement les coûts de risque du marché. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Quant à la place de la VR, elle est encore à déterminer. Quand la télévision est apparue à l’époque, elle était considérée comme dangereuse. Une forte majorité considérait que passer de la radio et du journal à la télévision était une mauvaise idée. Aujourd’hui la même chose se produit avec la VR. Pourtant nous la considérons comme une continuation du téléphone, ni mieux ni pire que les matériaux déjà utilisés. Bien sûr, comme toutes choses, il faut l’utiliser avec modération. Est-ce pire que le téléphone? Pour nous, c’est pratiquement la même chose. Le progrès n’est pas dangereux tant qu’il est modéré. La VR donne une autre option d’évasion, plus attrayante, plus abordable. Les <i>devices</i> ne sont pas instables ni complètement addictifs, pour la bonne et simple raison que l’utilisateur de jeux VR ne peut pas y passer plus de quelques heures. Le joueur a un casque, est connecté à plusieurs fils, tout le ramène à la réalité, donc cela ne peut qu’être une évasion temporaire.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« Nous souhaiterions élaborer davantage sur le domaine artistique »</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD </b>:<i> Quelle est la place pour Unity dans l’univers du cinéma? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>U:</b><i> </i>Le futur du cinéma est aussi le présent du cinéma. Ce que nous voulons dire par là c’est que le médium en lui-même est assez mature. Il peut évoluer dans les effets spéciaux ou autres mais l’expérience en tant que telle est relativement mature. La composition en 2D va rester statique, et l’histoire proposée par le 2D ne changera pas par la technologie. <i>Unity</i> n’aidera pas à changer le résultat dans ces scénarios là, mais aidera plutôt à changer la production du résultat. Il est actuellement très coûteux et risqué de faire des illustrations de films. C’est pourquoi elles sont rarement produites. <i>Unity</i> est utile dans ce que l’on appelle les épisodiques, d’une qualité suffisante pour l’audience. Par exemple, Netflix est remplie de séries épisodiques pour enfants. Le but de <i>Unity</i> dans le cinéma serait de démocratiser les moyens de production de film et de créer plus de variété dans le milieu. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Pensez-vous que la VR ou Unity puisse avoir une utilité académique pour les étudiants dans le domaine des sciences, de l’ingénierie, ou de l’informatique? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>U:</b> L’accès à la réalité virtuelle est limité. Limité par le matériel qui n’est pas encore mature. Il faudrait attendre que le matériel soit plus accessible. Aujourd’hui, les gens estiment que cela coûte cher, que ce n’est pas pratique et pas encore complètement disponible. Il nous semble qu’il faudrait attendre une dizaine d’années avant que cela soit rendu plus accessible.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Le futur du cinéma est aussi le présent du cinéma. Il peut évoluer dans les effets spéciaux<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>mais l’expérience en tant que telle est relativement mature.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Comment est-ce que les Montréalais réagissent à Unity, quelle est leur spécificité? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>U: </b>Montréal est un <i>hub</i> de technologie. On aurait peut-être pas dit ça de la ville il y a 20 ans. Des arrivées comme Facebook, Google, Microsoft dans la dernière année ont intensifié cette notion de hub. Google était déjà là mais a ajouté un centre de recherches. Les centres de jeux vidéo étaient quand même déjà bien établis mais renforcés depuis les dernières années également. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><i>Unity</i> est venue à Montréal car elle a été attirée par son expertise établie en film. Dans le domaine du film il y a 2000 personnes qui travaillent dans les effets spéciaux. C’est une expertise non négligeable, que nous pouvons engager à <i>Unity</i>. Montréal est donc un bassin d’embauche, d’expertise et même de clients intéressants. <i>Unity</i> s’est installée à Montréal en 2012. En 2015 nous avons doublé, l’année passée également, et il est attendu que ce soit encore le cas cette année.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Parlez nous de vos projets! </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>U: </b>Nous souhaiterions élaborer davantage sur le domaine artistique, permettre aux artistes de créer avec plus de facilité, et ce particulièrement dans le domaine du cinéma ou du film, car Montréal est connu pour ses festivals cinématographiques assez importants et toujours remplis d’art formidable.&nbsp;</span></p>
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		<title>Et la lumière fut…renouvelable?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/03/et-la-lumiere-futrenouvelable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2017 15:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[électrolyse]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[energies fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dépit de leurs vertus, les énergies renouvelables ne sont pas sans poser problème. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/10/03/et-la-lumiere-futrenouvelable/" data-wpel-link="internal">Et la lumière fut…renouvelable?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">électricité est indispensable à notre aisance de vie – sans blague, essayez de vivre sans frigo, sans pouvoir recharger votre téléphone ou sans radiateur. En somme, l’électricité c’est bien. Oui mais… Une fois ce constat innovant établi, il convient de se demander d’où nous provient notre électricité. Si l’invention de M. Volta a révolutionné nos vies, de nos jours l’électricité n’est plus produite par des disques de métaux et des disques de cotons. Dans le monde d’aujourd’hui, selon le CNRS, l’électricité nous provient à 68% de sources thermiques (pétrole, charbon, gaz), à 16% d’énergie hydraulique, à 12% d’énergie<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>nucléaire et à 4% d’énergie renouvelable (autre qu’hydraulique). Ces rapports de grandeur changent en fonction des pays. En France, près de 75% de la production électrique provient du nucléaire. Au Canada, l’énergie hydraulique représente 58% de la production. En deuxième place arrivent les énergies thermiques qui représentent 20%.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour autant, même si les rapports de grandeur varient, les énergies fossiles (thermiques) et nucléaires demeurent les plus utilisées dans bon nombre de pays. Cependant, ces types d’énergie ne sont pas pérennes. Certes, les réserves en uranium nous permettraient de produire de l’électricité par scission pendant de nombreuses années; il n’en demeure pas moins vrai que ce type d’énergie est par nature limité, sans parler des risques associés à sa production. En découle le fait que les énergies «vertes» ou renouvelables seront les énergies du futur, et même du présent.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Ces types d’énergies ne sont cependant pas sans problèmes. Si elles sont infinies, ces réserves d’électricité ont une difficulté intrinsèque.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Entre problèmes… </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces types d’énergies ne sont cependant pas sans problèmes. Si elles sont effectivement infinies – on imagine mal le jour où il n’y aura plus de vent ni de soleil – ces réserves d’électricité ont une difficulté intrinsèque. Elles n’existent que quand elles le veulent bien – à l’exception de l’énergie hydraulique où la régulation des eaux est déjà relativement bien maitrisée. Toutefois, même cette dernière n’est pas sans impact environnemental. La construction de barrage hydraulique entraine souvent de grandes perturbations dans l’écosystème avoisinant la construction, causant inondations et envasement des rivières. En Amérique du Nord, ces constructions bafouent souvent les terres historiquement autochtones. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le charbon, un litre de pétrole ou une tonne d’uranium; voilà des énergies figées. Il «suffit»<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>de les brûler ou d’en séparer les atomes pour libérer leur potentiel énergétique. On peut donc avoir de l’énergie sur commande. Or, le vent et le soleil ne se commandent pas. C’est là l’enjeu majeur des scientifiques de nos jours: comment stocker l’instockable?</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Cependant, tout espoir n’est pas perdu. La solution pourrait venir d’une expérience que font tous les élèves de secondaire, nommée l’électrolyse.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Et solutions… </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La première solution consiste à utiliser des batteries, comme celles utilisées pour les ordinateurs. La surproduction y serait stockée afin de pouvoir la relâcher lors des périodes où la production serait faible et/ou la consommation d’énergie grande. Inconvénient, les batteries ne peuvent pas garder leur charge très longtemps et doivent être régulièrement remplacées. De plus, elles sont souvent composées de matériaux peu écologiques, notamment le plomb et le lithium. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une alternative aux batteries chimiques est néanmoins en cours de développement. Appelée VOSS (Volant de Stockage Solaire), cette batterie vise à transformer l’énergie électrique d’origine solaire produite pendant la journée en énergie cinétique à l’aide d’un cylindre de béton tournant sur lui même. Elle pourrait ensuite être retransformée en électricité le soir grâce aux accélérations et freinages du cylindre. Cette alternative ne peut cependant pas encore être reproduite à grande échelle, car elle coûte cher et nécessite de remplacer certaines </span><span class="s1">pièces régulièrement.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Pour autant, il reste là deux inconvénients, le premier d’ordre écologique et le deuxième d’ordre systémique.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Lueur d’espoir </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant, tout espoir n’est pas perdu. La solution pourrait venir d’une expérience que font tous les élèves de secondaire (oui, si tu avais écouté en cours de chimie, tu aurais pu sauver le monde!), nommée l’électrolyse. Cette opération permet de séparer, grâce à un courant électrique, les molécules d’oxygène et d’hydrogène – ou plus généralement, de transformer une force électrique en force chimique. De fait, l’hydrogène est particulièrement facile à conserver. Il peut être liquéfié et transporté, et ne nécessite pas beaucoup de place (contrairement à une centrale nucléaire, une batterie à hydrogène pourrait être installée dans un jardin). Une fois cette énergie stockée sous forme d’hydrogène, elle peut facilement être retransformée en électricité. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De ce fait, les bâtiments deviendraient autosuffisants en énergie et pourraient réguler eux-mêmes leur afflux en fonction de leur consommation. Peu coûteux, à l’exception de l’installation du système (car l’énergie est produite gratuitement et consommée par le bâtiment producteur), ce type de production pourrait même se généraliser au niveau des quartiers, les bâtiments s’alimentant entre eux.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour autant, il reste là deux inconvénients, le premier d’ordre écologique et le deuxième d’ordre systémique. De fait, l’hydrogène produit par électrolyse nécessite une certaine quantité d’eau, ce qui pourrait s’avérer problématique. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De plus, la généralisation de ce type de stockage nécessiterait une réinvention de la ville comme foyer de production. Ce dernier point n’est cependant pas réellement un inconvénient. Un esprit avisé le verrait plutôt comme une opportunité, un moyen de se rapprocher d’un respect énergétique de la planète, tout en incitant à mettre ses ressources en commun.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Contrôle national des algorithmes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/26/controle-national-des-algorithmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Milette-Gagnon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Sep 2017 12:55:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[robotique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=29308</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne construit pas une prison après avoir créé un monstre.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">’intelligence artificielle (ainsi que les algorithmes qui la composent) occupe une place grandissante dans la société technologique contemporaine. Par-delà l’attrait de la nouveauté ou encore une peur irrationnelle, s’imposent des réflexions sérieuses afin de s’assurer du développement d’une intelligence artificielle robuste et bénéfique pour la société. D’où l’idée proposée par Ben Shneiderman, éminent spécialiste des sciences informatiques, d’un Conseil National de Sécurité Algorithmique<i> </i>aux États-Unis, un bureau d’enquête des algorithmes. Se pose alors une question: quels sont les facteurs rendant nécessaire l’établissement d’un tel bureau d’enquête? </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">La marche conquérante du progrès </span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Personne ne tombera de sa chaise si on lui apprend que le progrès technologique s’accélère d’année en année. Pas plus tard qu’en septembre, Facebook a annoncé la création d’un nouveau laboratoire de recherche en intelligence artificielle (IA) ici-même, à McGill. La recherche et le développement en sciences informatiques permettent la création de nouveaux algorithmes rendant l’IA apte à la réalisation de tâches de plus en plus complexes. Elle investit même dans des sphères qui, il y a quelques années, apparaissaient comme des forteresses réservées au génie humain. Moi-même musicien, j’ai été estomaqué lorsque j’ai écouté pour la première fois la musique composée par AIVA, un «compositeur» virtuel. Bien que ce ne soit pas du grand art, cette musique pourrait passer dans n’importe quel film. Cette simple écoute nous amène alors à reconsidérer le potentiel de l’IA et nous force du même souffle à nous poser ces questions: à quel point voulons-nous que l’intelligence artificielle devienne intelligente? Se pourrait-il que ces IA deviennent si intelligentes que nous en perdrions tout simplement le contrôle? Il serait bête d’essayer de construire une prison pour un titan; mieux vaut que celui-ci ne voit jamais le jour. Comment s’en assurer?</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 897px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-29310" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered-1000x963.jpg" width="897" height="864" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered-1000x963.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered-330x318.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered-768x740.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered-850x818.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/I-IA-2-Recovered.jpg 1133w" sizes="auto, (max-width: 897px) 100vw, 897px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/prune21/?media=1" data-wpel-link="internal">Prune Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><strong><span class="s1">Les théoriciens au secours</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les recommandations de chercheurs de l’<i>Association pour le développement de l’Intelligence Artificielle </i>(AAAI) ainsi que les travaux du philosophe Nick Bostrom, spécialisé entre autres sur la question de l’intelligence artificielle, permettent de jeter les bases d’une solution. Ces chercheurs de l’AAAI ont présenté quatre critères à respecter pour permettre la création d’une IA «robuste et bénéfique», pour reprendre leur expression: la vérifiabilité, la validité, la sécurité et le contrôle. D’une part, la vérifiabilité réfère à la capacité à vérifier que le système possède les caractéristiques formelles désirées, qu’il n’ait pas de tares intrinsèques à sa conception. D’autre part, la validité signifie la capacité à s’assurer qu’un système intelligent n’ait pas de comportements imprévus et/ou indésirables même s’il respecte le critère de vérifiabilité. Un exemple illustrant cette idée est celui d’un robot parfaitement programmé ayant pour tâche de ramasser le plus de déchets possible, finissant par renverser les poubelles autour de lui afin de pouvoir ramasser plus de déchets. La sécurité, quant à elle, consiste à protéger le système contre la manipulation par des tiers non-autorisés. Enfin, le contrôle implique que ce soit l’être humain qui possède la capacité de maîtriser l’IA en toutes circonstances. Bostrom rajoute également le critère de transparence, c’est-à-dire que les algorithmes doivent pouvoir être ouverts à la vérification par des tiers pour s’assurer du respect des quatre autres critères.&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Une première solution</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Face à la montée en puissance de l’IA et des algorithmes en général, des voix commencent à s’élever pour exprimer leur crainte par rapport à une mauvaise utilisation. Des scandales par rapport au possible biais de certains algorithmes utilisés pour les embauches n’aident en rien à apaiser ces craintes. Parmi ces voix qui se lèvent se trouve notamment celle de Ben Shneiderman, véritable pionnier des sciences informatiques. Parmi les inventions redevables aux recherches de Shneiderman se trouvent les claviers à écran tactiles, le <i>facebook tagging</i> et les hyperliens (rien que ça). C’est toutefois pour ses travaux sur les interactions hommes/machines que Shneiderman est plus connu. Et c’est dans cette optique que s’inscrit la proposition d’un <i>National Algorithm Safety Board</i>.</span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Le<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Conseil National de Securite Algorithmique</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">L’instance proposée par Shneiderman, basée sur le modèle du Conseil de la Réserve Fédérale, agirait de façon indépendante sur trois plans, soit la planification, le suivi constant et l’analyse rétrospective de l’utilisation des algorithmes. La combinaison de ces trois axes offrirait une vision d’ensemble sur le potentiel danger d’un algorithme ou d’une série d’algorithmes. Un tel bureau pourrait être la première étape concrète pour s’assurer que les propositions théoriques pour la sécurité de l’IA aient un impact réel sur le développement des nouveaux algorithmes. Shneiderman explique que la transparence, concept également défendu par Bostrom, serait assurée par l’ouverture des « boîtes noires » des algorithmes. Sans trop spéculer sur la nature des vérifications, il ne serait pas bête de s’appuyer sur des propositions semblables à celles de l’AAAI mentionnées plus tôt. </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Un frein face au progrès pour le progrès</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Si l’idée de Shneiderman concerne principalement les États-Unis, il serait extrêmement pertinent d’établir des instances similaires au Canada et dans les autres pays industrialisés et émergents. Un tel bureau mettrait évidemment un certain frein à l’innovation. On peut déjà anticiper les oppositions de l’industrie, taxant la mise en place d’une telle instance comme étant anti-innovation ou encore rétrograde, ralentissant ainsi le progrès de la société. Que l’on soit bien clair: un tel projet n’est pas anti-innovation. Schneiderman lui-même affirme qu’il désire voir la technologie utilisée pour améliorer la société. Seulement, cette utilisation se doit d’être la plus judicieuse possible, surtout dans le contexte de l’incommensurable potentiel de l’IA du futur. Il ne fait aucun doute que les algorithmes sont en train de modifier profondément nos sociétés modernisées et qu’ils continueront à le faire dans le futur, sans doute plus profondément. Tâchons de nous assurer de ne pas perdre le contrôle de ces changements, quitte à sacrifier l’idée d’une société idéale optimisée par l’IA sur laquelle certains aiment fantasmer. </span></p>
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		<title>Machine pensante montréalaise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/machine-pensante-montrealaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Capucine Lorber]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 13:52:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Joëlle Pineau]]></category>
		<category><![CDATA[Justin Trudeau]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Montréal est choisie comme nouvel emplacement de la FAIR.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Aucune époque n’aura connu de changements aussi rapides et fondamentaux que celle dans laquelle nous évoluons actuellement. Les avancées technologiques de ces dernières années, bien que moins optimistes que celles prédites par Kubrick dans 2001: L’<i>Odyssée de l’Espace</i>, ont défié les prédictions de nombreux chercheurs dans ce bien jeune domaine.</p>
<p class="p3">Il y a une soixantaine d’années, à l’aube de l’ère des ordinateurs, le scientifique Alan Turing réfléchissait déjà à la possibilité d’une machine pensante. À l’époque des livres d’Isaac Asimov, concepteur des <i>Lois de la Robotique</i>, on décrivait l’Humanité comme étant en constante interaction avec la machine. Au fur et à mesure des années, cette fascination pour la machine, alors qu’un mécanisme intelligent et autonome s’est développé, se transformant ensuite en une certaine crainte. Cette angoisse est d’ailleurs perçue au travers de nombreux films, comme le démontre le <i>blockbuster</i> à succès mondial <i>Terminator</i>, qui décrit de façon post-apocalyptique la relation entre l’Homme et la machine, qui finissent par se battre. Un autre exemple pourrait être celui de la série <i>WestWorld</i> – où, à l’instar de la création du Docteur Frankenstein, la créature s’émancipe de son maître.</p>
<p class="p5"><strong>Quand l’élève dépasse le maître</strong></p>
<p class="p3">Quelle que soit la manière dont chacun perçoit cette avancée, la question de la place de l’intelligence artificielle dans nos existences ne s’est jamais autant posée. Tout comme celle de ses performances, qui ne cessent d’impressionner. Ce n’est qu’en 1997 que le super-ordinateur <i>Deep Blue</i> battit<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>le champion du monde d’échecs Garry Kasparov. À peine vingt ans plus tard, l’IA <i>AlphaGo</i> de <i>Google Deep Mind</i> gagna au jeu de go contre Lee Sedol, l’un des meilleurs joueurs mondiaux. Pour mieux comprendre l’importance de cette victoire, il est nécessaire de noter que le jeu de go contient plus de configurations possibles dans son déroulement qu’il n’y a d’atomes dans l’univers. Cette course entre le cerveau humain et les IA n’en est pas restée à ces succès: un an plus tard, lors de la compétition du jeu en ligne <i>Dota 2</i>, l’IA <i>OpenAI</i>, remporta la compétition contre le favori Dendi.</p>
<p class="p5"><strong>Un choix FAIR<i> enough</i></strong></p>
<p class="p3">Suite à cette effervescence d’innovations, il n’est guère surprenant que Facebook se soit joint à la course. Lors de la conférence qui s’est tenue à McGill ce vendredi 15 septembre, les représentants de l’entreprise annoncèrent leur nouveau partenariat dans la recherche avec la ville de Montréal et l’Université McGill. À la tête de l’équipe montréalaise de FAIR (<i>Facebook Artificial Intelligence Research</i>) se tient le professeur Joëlle Pineau, une chercheuse de l’Université McGill. Ce centre de recherche a à sa tête le professeur Yann LeCun, l’un des pères fondateurs du <i>deep learning</i>, c’est-à-dire des algorithmes permettant aux IA de chercher des informations afin de les appliquer à des problèmes concrets. <span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Les possibles applications quotidiennes auxquelles ces chercheurs aimeraient aboutir s’étendent du domaine de la traduction à celui de la médecine. Un exemple d’une contribution possible des IA serait en ophtalmologie, où l’utilisation de ces nouvelles technologies permet d’obtenir des diagnostics plus sûrs, spécialement sur la question de la rétinopathie diabétique, la cause de cécité visuelle la plus courante au Canada.</p>
<p></p><figure id="attachment_29195" aria-describedby="caption-attachment-29195" style="width: 1000px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29195" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/ministredelascience-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/ministredelascience-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/ministredelascience-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/ministredelascience-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2017/09/ministredelascience-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption id="caption-attachment-29195" class="wp-caption-text">Dominique Anglade: Ministre de l’économie, des sciences et de l’innovation <span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alexis-fiocco/" data-wpel-link="internal">Alexis Fiocco</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
<p class="p6"><strong>Vers un futur intelligent</strong></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mike Schroepfer, directeur de la recherche en intelligence artificielle chez Facebook explique le choix de Montréal comme nouvel emplacement pour FAIR, suite à ses implantations précédentes à Menlo Park en Californie, New York et Paris, «en raison du talent qu’on y trouve».<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>La ville, avec son grand nombre d’universités, ses centres de recherche et ses investissements dans le domaine de la recherche sur les IA fait office de nouveau <i>hub</i> dans la région. Dans son allocution à ce sujet, le Premier Ministre Trudeau a déclaré que le «Canada [était] l’endroit idéal pour former le futur » (<i>Canada is the right place to shape the future</i>, en anglais, <i>ndlr</i>). Quels que soient les avertissements du scientifique Stephen Hawkings sur les dangers d’une machine douée d’intelligence, il&nbsp;</span><span class="s1">ne fait plus aucun doute que les IA auront une place importante dans notre futur et construisent déjà notre présent.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/machine-pensante-montrealaise/" data-wpel-link="internal">Machine pensante montréalaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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