<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Violette Drouin - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/violettedrouin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/author/violettedrouin/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Feb 2021 19:51:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>David Myles s’éloigne de l’ordinaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/04/27/david-myles-seloigne-de-lordinaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 01:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35998</guid>

					<description><![CDATA[<p>En conversation avec l’auteur-compositeur-interprète néo-brunswickois.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/04/27/david-myles-seloigne-de-lordinaire/" data-wpel-link="internal">David Myles s’éloigne de l’ordinaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">David Myles est originaire de Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Son premier album, </span><i><span style="font-weight: 400;">Together and Alone</span></i><span style="font-weight: 400;">, est paru en 2005. Ayant exploré une pluralité de genres musicaux, il est, entre autres, connu pour avoir collaboré avec le rappeur Classified pour produire la chanson «&nbsp;Inner Ninja&nbsp;», qui avait été reprise comme chanson thème de la mascotte des Jeux panaméricains de 2015. Il habite à Halifax.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>Le Délit</i></b><b> (LD)&nbsp;: </b><i><span style="font-weight: 400;">Comment vous présenteriez-vous en quelques phrases à celles et ceux qui ne vous connaissent pas?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>David Myles (DM)&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Comme chansonnier-musicien. Je viens de Fredericton, au Nouveau-Brunswick. [J’ai toujours été] obsédé avec la musique, [ç’a toujours été] ma vie. [Aujourd’hui] je continue d’écrire des choses, de découvrir la musique tout doucement, [je l’]espère avec profondeur.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD&nbsp;:</b> <i><span style="font-weight: 400;">En 2018 est paru votre premier album en français, </span></i><span style="font-weight: 400;">Le Grand Départ</span><i><span style="font-weight: 400;">. C’est un peu le contraire de ce qu’on a l’habitude de voir souvent dans les provinces maritimes – soit des artistes francophones qui se mettent à faire de la musique en anglais. Qu’est-ce qui vous a poussé à faire le saut vers le français?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>DM&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Je suis francophile, [et] ça fait longtemps que ça m’intéressait, la langue. J’ai habité en Belgique quand j’avais quinze ans, j’ai fait un échange là-bas, et j’ai habité avec une famille francophone, donc c’était une immersion totale. Quand j’ai commencé à faire des spectacles, j’ai pensé, «&nbsp;Ça peut être vraiment </span><i><span style="font-weight: 400;">cool</span></i><span style="font-weight: 400;"> si je pouvais faire un album en français&nbsp;un jour&nbsp;», mais c’était un défi assez distant. C’était un peu effrayant, en fait. Si vous m’aviez demandé la même question il y a cinq ans j’aurais dit que ce serait impossible. J’avais peur&nbsp;: ça n’arrive pas souvent qu’un anglophone essaye de faire quelque chose en français. Mais, de plus en plus, je faisais des spectacles au Québec, [et] j’ai vu que chaque fois que j’essayais de parler en français, de raconter des histoires en français, même d’interpréter d’autres chansons connues en français, ça marchait super bien. Tout le monde m’a encouragé. Donc en fait c’était les francophones qui [m’ont] dit «&nbsp;Vas‑y, fais-le&nbsp;». Chaque fois que j’essayais de parler ou de chanter en français [le public] était là, avec moi, et ils m’ont dit «&nbsp;Ça va, tu parles bien&nbsp;». J’ai fait des fautes, je fais plein de fautes encore, mais ça m’a donné la confiance d’essayer. À chaque fois que je me [posais] la question, «&nbsp;est-ce que je veux faire ça?&nbsp;», je répondais toujours «&nbsp;Pourquoi pas?&nbsp;». J’adore le français, [et] d’être capable de faire des tournées dans les régions francophones du Canada, ça m’intéressait beaucoup. Après que j’ai décidé ok, je veux faire un projet en français, la prochaine question c’était&nbsp;: «&nbsp;comment est-ce que je vais écrire des chansons en français?&nbsp;» Je ne l’[avais] jamais fait. Et là c’était nécessaire de trouver d’autres chansonniers avec qui je [pouvais] travailler. Quand j’ai trouvé Carole Facal (autrice-compositrice-interprète québécoise aussi connue sous son nom de scène, Caracol, </span><i><span style="font-weight: 400;">ndlr</span></i><span style="font-weight: 400;">), c’était clair que ça [pouvait] marcher. J’ai très bien travaillé avec elle, et on pouvait écrire des chansons en français. Donc on est partis de là.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD&nbsp;:</b> <i><span style="font-weight: 400;">Est-ce que vous voyez une différence dans votre processus créatif selon la langue que vous utilisez?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>DM&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Oui, bien sûr, parce que j’écris les paroles et les mélodies en même temps, en anglais. La plupart du temps, ce n’est que moi, en [isolement], j’écris dans mon studio, chez moi. Mais comme j’avais décidé ok, je ne vais pas écrire les paroles tout seul, parce que je sais que ce serait impossible, [alors] je vais écrire les mélodies chez moi, je vais avoir une idée pour la mélodie, pour le sens, pour la </span><i><span style="font-weight: 400;">vibe</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’une chanson avant qu’on commence avec les paroles. Et après ça, je suis parti à Montréal pour écrire les paroles, avec Carole et aussi Gaële (artiste montréalaise d’origine française, </span><i><span style="font-weight: 400;">ndlr</span></i><span style="font-weight: 400;">). Ici, c’était différent parce que ça m’a donné la chance de vraiment travailler les mélodies. Ce n’était pas si pressé. Parce que parfois, si on trouve des paroles qui marchent, on part de là, mais ici, comme je n’étais pas en train d’écrire les paroles en même temps, j’ai pris plein de temps avec toutes les mélodies. C’était un processus que j’[ai beaucoup aimé].&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD&nbsp;:</b> <i><span style="font-weight: 400;">Ayant fait l’expérience des milieux anglophone et francophone en tournée et en musique, voyez-vous une différence entre les mesures qui existent pour appuyer les artistes?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>DM&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;">&nbsp; En fait, je ne sais pas, parce que la plupart des choses sont provinciales. Les [mesures de] soutien [provinciales] sont différentes, il y des [mesures de] soutien pour la francophonie qui [sont] différents. Pour moi, la différence, c’est le public, c’est les théâtres, c’est les salles. Il y a une connexion très forte entre la langue et la culture dans les communautés francophones. Ça prend une autre place dans la vie des personnes au Québec et [dans les] parties francophones du Canada. </span><i><span style="font-weight: 400;">J’adore</span></i><span style="font-weight: 400;"> faire des spectacles au Québec, j’adore ça. J’étais en train de faire une tournée ici, dans les communautés acadiennes, jusqu’au moment où tout [a été] annulé, et c’était un peu la même chose, [il y avait vraiment une connexion] entre la langue, la musique la culture. C’est une chose qui est vivante, qui est importante, qui prend place dans la vie des personnes. Comme musicien, comme personne qui chante en français, il y a quelque chose de spécial. J’adore les salles, aussi. Les salles de spectacle partout au Québec sont magnifiques, surtout avec la production. L’idée d’un spectacle est très sérieuse, [elle est] respectée, et j’adore ça&nbsp;: les éclairagistes, les techniciens du son, tout ça au Québec, c’est vraiment à un haut niveau, même quand on est dans les régions.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD&nbsp;:</b> <i><span style="font-weight: 400;">Vous avez repris, dans </span></i><span style="font-weight: 400;">Le Grand Départ</span><i><span style="font-weight: 400;">, la chanson «&nbsp;Le temps de l’amour&nbsp;», interprétée de façon célèbre par Françoise Hardy. Quel était pour vous l’attrait de cette chanson? Avez-vous été inspiré par d’autres artistes francophones?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>DM&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Bien sûr! Au commencement, j’ai pensé ok, je vais faire un album qui [n’]est que des chansons francophones connues, des chansons de Serge Gainsbourg, de Georges Brassens, de Jacques Brel, aussi [de] mes amis acadiens. Mais j’ai trouvé que c’était moins intéressant parce que la plupart des chansons ont été déjà interprétées plusieurs fois. Mais dans ces mois où j’ai organisé ce projet-là, j’ai appris plein de chansons, et c’était celle-là qui m’a beaucoup pris. Ça marchait bien avec ma voix, j’ai beaucoup aimé la chanson, mais aussi j’ai trouvé [ça] intéressant parce que je ne l’avais pas vraiment entendue chantée par un homme. Donc, [j’ai dit], au moins c’est unique.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ça donne une idée des chansons que j’aime du monde francophone. En fait, il y a plein de musique francophone qui m’a inspiré, du Québec. C’est ça aussi qui m’a inspiré de faire un album en français, c’était parce que j’étais en train d’écouter plein de musique franco-canadienne qui était </span><i><span style="font-weight: 400;">super</span></i><span style="font-weight: 400;"> bien réalisée. Je voulais m’immerger dans la communauté, surtout à Montréal. J’[écoutais] Marie-Pier Arthur, des artistes comme ça, et j’ai vu qu’il y avait un monde, là. En fait, j’ai travaillé avec le réalisateur qui a fait les albums de Marie-Pier Arthur, qui a fait les albums des Hay Babies (un groupe de musique néo-brunswickois, </span><i><span style="font-weight: 400;">ndlr</span></i><span style="font-weight: 400;">), François Lafontaine. C’est comme un fou, [un] génie musical, c’était magnifique.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD&nbsp;:</b> <i><span style="font-weight: 400;">Durant les dernières décennies, vous avez arpenté le Canada en tournée. Avez-vous une région ou une ville préférée?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>DM&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Pas vraiment, parce que ça change toujours. On a fait quelques mois dans les prairies, c’était tout à fait unique. On a fait plein de spectacles dans toutes les petites villes. J’adore les montagnes. On habite dans un pays incroyable. Ça, c’est la chose qui m’étonne toujours, et qui m’inspire pour faire tous ces voyages. Chaque fois que je découvre une nouvelle région, comme la Gaspésie, ou la rive Nord du Saint-Laurent, c’est fou! Terre-Neuve ; où on habite, ici en Nouvelle-Écosse, c’est magnifique! Je ne sais pas si je peux trouver une [seule] région excellente parce que j’adore tout ça. J’adore le Nord, [j’ai déjà eu] la chance de voyager là-bas deux fois, à Iqaluit. Je suis bien chez moi, je suis content d’habiter ici, mais j’aime bien voyager partout.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD&nbsp;: </b><i><span style="font-weight: 400;">Vous l’avez mentionné un peu tout à l’heure, que vous avez été obligé d’annuler des spectacles ; comment la pandémie de coronavirus vous affecte-t-elle en ce moment?</span></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>DM&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Je ne suis pas tout à fait différent de plein de gens, en fait je suis chanceux parce que je suis avec ma famille. J’ai deux enfants, [et] on peut rester chez nous. On est en sécurité. Donc je ne veux pas dire que c’est super dur pour nous. Je suis avec mes enfants tout le temps parce que ma femme travaille encore, elle travaille une job </span><i><span style="font-weight: 400;">full-time</span></i><span style="font-weight: 400;">, et je suis chez moi avec les enfants. C’est </span><i><span style="font-weight: 400;">cool</span></i><span style="font-weight: 400;"> ; c’est nouveau, mais j’adore ça d’être avec eux. Mais c’est sûr que d’être un musicien qui aime faire des spectacles, qui avait plein de spectacles, [de rester à la maison] c’est tout à fait nouveau pour moi. Ça fait quinze ans que je fais des tournées, là! C’est tout à fait différent d’être chez moi si longtemps, et surtout sans savoir quand on va partir. Donc pour l’entreprise, c’est dur. Ça va être vraiment dur pour tout le monde qui joue de la musique, mais je crois que ça va passer.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aussi, j’ai un nouvel album [</span><i><span style="font-weight: 400;">Leave Tonight</span></i><span style="font-weight: 400;">] qui sort dans quelques semaines, le 8 mai, donc ça, c’est aussi un peu compliqué. On trouve des façons de faire. Les médias sociaux, moi j’aime bien ça, donc je suis encore connecté avec tous mes fans. Il y a plein de manières de rester au courant, et c’est important pour moi, donc je travaille beaucoup sur ça, de faire des vidéos, de faire des choses tous les jours pour mes fans. Ça va être difficile de vendre les CD et les vinyles au moment [où l’album sort], mais on essaye de trouver une façon de le faire. Je crois en même temps que les personnes ont besoin de la musique, et je suis très fier du projet. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/04/27/david-myles-seloigne-de-lordinaire/" data-wpel-link="internal">David Myles s’éloigne de l’ordinaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La culture, pilier de la transition</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/la-culture-pilier-de-la-transition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 15:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35849</guid>

					<description><![CDATA[<p>En conversation avec Valérie Beaulieu, directrice générale de Culture Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/la-culture-pilier-de-la-transition/" data-wpel-link="internal">La culture, pilier de la transition</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b><i>L</i></b></span><span class="s1"><b><i>e Délit</i></b> <b>(LD) :</b> <i>Pourriez-vous rapidement présenter Culture Montréal en tant qu’organisme ainsi que ses domaines d’intérêt concernant les intersections des domaines culturel et environnemental?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Valérie Beaulieu (VB) :</b> Culture Montréal est un organisme à but non lucratif indépendant et non-partisan. On rassemble tout citoyen montréalais qui souhaite travailler avec nous à ancrer la culture au cœur du développement de [la ville de] Montréal. On considère que la culture, au même titre que tout autre secteur, est un vecteur de développement social [et] économique. On est aussi reconnus comme un conseil régional de la culture pour la région de Montréal. Notre mandat est de concerter, de mobiliser et aussi d’intervenir, parfois, en développant des projets structurants pour le développement culturel de Montréal. On participe notamment à des actions pour que Montréal soit reconnue comme étant une véritable métropole culturelle d’envergure internationale.</span></p>
<blockquote><p>[Il y a de l’écoanxiété générée chez] beaucoup de [personnes] dans le secteur des arts et de la culture, parce qu’on veut faire mieux mais on est limités dans les ressources pour le faire</p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">Au niveau de l’intersectionnalité entre culture et environnement, pour nous, ce n’est pas tant une intersectionnalité, parce qu’on a toujours considéré que la culture est le quatrième pilier du développement durable (les autres étant l’environnement, le social et l’économie, <i>ndlr</i>), qu’elle fait partie de ce mouvement de transition écologique. Donc c’est sûr qu’actuellement, on se questionne sur comment le secteur des arts et de la culture peut améliorer ses pratiques, mais aussi comment les arts et la culture peuvent contribuer à ce mouvement de transition écologique. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD :</b> <i>Quand on parle impact environnemental, on parle souvent de transport, d’énergie, d’alimentation, mais assez peu du domaine culturel directement — quels sont ses principaux impacts environnementaux? Que pouvons-nous faire pour les réduire?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>VB :</b> C’est sûr que la culture, c’est très vaste. Je ne l’ai pas nommé dans tout ce que Culture Montréal fait, mais pour nous, la culture, ça [comprend] les arts et les lettres, évidemment, et les arts de la scène, mais aussi tout ce qui est industries créatives, ça va même jusqu’à la gastronomie, jusqu’au patrimoine, l’architecture, le design, la mode. Donc, l’impact environnemental [de la culture], dépendant des secteurs d’activité, est variable. Si on parle, par exemple, des artistes en tournée, il y a des transports, il y a un impact environnemental forcément, aussi au niveau de la diffusion, des salles de spectacle. Après ça, si on est dans des secteurs d’activité comme l’architecture, le design, le patrimoine, comment requalifie-t-on des bâtiments, comment met-on en valeur notre patrimoine? Remettre en valeur le patrimoine, faire du neuf avec du vieux, avec de l’existant, c’est une démarche intéressante au niveau de la transition écologique. Il y a des questions qui se posent au niveau du choix des matériaux, etc. Le numérique aussi a des choses intéressantes à apporter, mais a aussi un impact sur l’environnement.</span></p>
<blockquote><p><span class="s1">On a toujours considéré que la culture est le quatrième pilier du développement durable, qu’elle fait partie de ce mouvement de transition </span></p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD : </b><i>Quels sont les projets de Culture Montréal en lien avec la transition écologique et la réduction d’empreinte du milieu culturel?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>VB :</b> Ce qu’on veut travailler, en partenariat avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, c’est de commencer à documenter certaines choses, mais surtout à doter le milieu culturel d’outils. Il y a des outils qui existent déjà, mais ce que le milieu culturel nous dit, c’est qu’il a besoin d’accompagnement. [Les gens] n’ont pas les expertises à l’interne pour faire des politiques environnementales et se doter de bonnes pratiques. Ils ont besoin d’exemples inspirants pour voir comment ils peuvent appliquer cela dans les événements, les festivals. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD :</b> <i>Quels changements institutionnels voyez-vous comme étant les plus urgents pour que le secteur culturel devienne plus écoresponsable?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>VB : </b>Encore là, c’est difficile, parce que les secteurs sont vastes et n’ont pas les mêmes enjeux. Je vous dirais aussi que, on va l’établir, le secteur des arts et de la culture est un secteur qui est déjà extrêmement sensibilisé. Les artistes prennent beaucoup la parole publiquement en faveur de la cause environnementale. [En termes de mesures de réduction d’empreinte], c’est sûr qu’on parle facilement d’événements zéro déchet, mais ce qu’il faut aussi noter, c’est que dans le secteur des arts et de la culture, les organismes ne sont pas très riches. Il y a des enjeux énormes de financement, et souvent, vouloir être écoresponsable et avoir de bonnes pratiques sur le plan de l’environnement, ça demande plus d’argent et plus de temps. Si on veut adopter des bonnes pratiques, il faut que les organismes aient cette agilité, sur le plan des ressources financières et humaines, mais aussi sur le plan du temps. Ça prend une meilleure planification et de l’accompagnement. Je vous dirais qu’en général, le nerf de la guerre, c’est toujours le financement. Si on veut que nos événements, dans un festival, fassent du compost, il faut avoir des budgets pour faire affaire avec une entreprise privée, parce qu’il n’y a pas ce service sur le plan de la ville pour des événements qui finissent plus tard. Ça demande de débloquer des fonds pour des organismes qui en ont déjà très peu. C’est tout un questionnement, en ce moment, et je pense que ça génère beaucoup d’écoanxiété chez beaucoup de [personnes] dans le secteur des arts et de la culture, parce qu’on veut faire mieux mais on est limités dans les ressources pour le faire. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD :</b> <i>Que pouvons-nous faire sur le plan individuel, soit en tant qu’artistes ou en tant que consommateur·rice·s de culture, afin de limiter nos empreintes?</i></span></p>
<blockquote><p><span class="s1">Ce que le milieu culturel nous dit, c’est qu’il a besoin d’accompagnement. [Les gens] n’ont pas les expertises à l’interne pour faire des politiques environnementales</span></p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s1"><b>VB :</b> Du côté individuel des artistes, dépendant de leurs pratiques, je les sens extrêmement sensibilisés, déjà mobilisés. Une grande partie des artistes ont des tendances sur le plan de l’achat local, d’adopter des modes [de vie] plus écoresponsables. Il y a un questionnement aussi sur leurs pratiques artistiques dans certains cas. D’ailleurs, il y a des organismes qui sont en train de naître, [dont un] que je trouve extraordinaire, qui est EcoSceno. Ce sont des gens qui étaient scénographes et qui se questionnaient beaucoup sur leur empreinte environnementale. Ils ont démarré une entreprise d’économie circulaire qui permet de récupérer les décors de théâtre, de cinéma, de télé, et de les revendre à d’autres organismes ou citoyens. </span><span class="s1">Comme citoyens et consommateurs de culture, je pense que, d’abord, il faut encourager nos artistes. [On peut] aller à des spectacles en transport actif ou collectif, on travaille beaucoup à Culture Montréal sur les liens entre mobilité durable et culture pour que nos pôles culturels soient bien desservis par le transport collectif. Si on va plus dans les notions de patrimoine, si collectivement, comme société, on était plus sensibilisés à notre patrimoine, peut-être qu’on le protégerait mieux. Je parle [ici] de tous les patrimoines – naturel, industriel, bâti – : si on protégeait plutôt que toujours construire du neuf, ce [serait un] geste super important pour l’impact environnemental. En ce qui concerne la mode, si on achète local – c’est un peu comme dans tout. [Il faut être] sensible à ce que les artistes font, parce que je pense qu’ils ont le pouvoir de nous sensibiliser. J’ai envie de dire : fréquentez nos artistes locaux, il y a une belle occasion de dialoguer sur ce qui s’en vient pour notre collectivité, pour notre société. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>LD :</b> <i>Vous avez parlé de la culture comme quatrième pilier du développement durable. Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur cette idée?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><b>VB :</b> [C’est une idée qui est apparue] il y a plusieurs années, ça s’appelle <i>L’agenda 21 de la culture</i>. Plusieurs pays ont adopté cette notion que la culture est le quatrième pilier du développement durable : elle a le pouvoir d’être un liant social, de rassembler les collectivités, de travailler sur le facteur identitaire des communautés. Les arts et la culture, ça apporte de la beauté, ça peut apaiser les gens, ça ouvre sur la curiosité, l’empathie, la compréhension de l’autre, donc ça fait partie des notions de développement durable des sociétés. On le voit avec toutes sortes de mouvements à travers le monde, on a besoin plus que jamais que les gens se parlent, que les gens soient sensibilisés, que les gens se retrouvent ensemble. Les arts et la culture ont ce pouvoir-là de nous faire cheminer comme collectivité.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 838px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-35854" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/C-Interview.jpg" alt width="838" height="553" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/C-Interview.jpg 838w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/C-Interview-330x218.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/C-Interview-768x507.jpg 768w" sizes="(max-width: 838px) 100vw, 838px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Parker Le Bras-Brown</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><b>LD :</b> <i>Vous avez aussi parlé des artistes qui contribuent à la conscientisation sur la crise climatique et sur la transition écologique. Comment voyez-vous le rôle plus activiste du domaine de l’art?</i></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>VB :</b> Il y en a toujours eu [des artistes activistes]! Des artistes, par définition, ce sont des gens qui prennent la parole, qui sont souvent très mobilisés sur certaines causes. Je trouve qu’il y a un déplacement depuis quelques années – il y a quelques décennies, les artistes étaient souvent porte-paroles des causes peut-être plus politiques. On le voit depuis maintenant plusieurs années, où c’est la cause environnementale qui est la cause numéro un chez les artistes. Donc ils ont pris ce rôle-là. Maintenant, je pense que, comme société, il faut qu’on soit réceptifs à ce que nos artistes [disent]. Si on veut que les artistes prennent davantage ce rôle, il faut qu’on les accompagne, qu’on ne les laisse pas tous seuls au front à se ramasser les critiques et les commentaires. Les artistes ont la facilité pour trouver les mots pour sensibiliser, pour créer des images qui vont permettre de rassembler davantage les gens dans le mouvement de la transition écologique, mais pour ça, il ne faut pas qu’on les laisse seuls.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/la-culture-pilier-de-la-transition/" data-wpel-link="internal">La culture, pilier de la transition</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Recommandations de la rédaction</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/recommandations-de-la-redaction-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 15:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35776</guid>

					<description><![CDATA[<p>Je suis un dragon de Martin Page Je suis un dragon n’est pas un roman de superhéros ordinaire. Martin Page tisse, d’une prose engageante et poétique, un récit qui se penche sur les côtés plus sombres des superpouvoirs. La jeune Margot découvre ses pouvoirs lorsqu’elle se défend contre ceux qui l’intimident et les tue avec&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/recommandations-de-la-redaction-2/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Recommandations de la rédaction</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/recommandations-de-la-redaction-2/" data-wpel-link="internal">Recommandations de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: center;"><i>Je suis un dragon</i> de Martin Page</p>
<p class="p3"><i>Je suis un dragon</i> n’est pas un roman de superhéros ordinaire. Martin Page tisse, d’une prose engageante et poétique, un récit qui se penche sur les côtés plus sombres des superpouvoirs. La jeune Margot découvre ses pouvoirs lorsqu’elle se défend contre ceux qui l’intimident et les tue avec sa force surhumaine. Dès lors, elle est plongée dans le monde des conflits gouvernementaux, devenant un objet disputé des gouvernements français et américain. Sujette à des expériences scientifiques et utilisée en tant qu’arme à un jeune âge, Margot finit par se rebeller. Martin Page traite le sujet avec subtilité et précision, créant une réflexion rafraîchissante sur un thème souvent abordé.</p>
<p>Recommandation de Violette Drouin</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1" style="text-align: center;">« <i>Razorblade </i>» de Half Moon Run</p>
<p class="p3">Chanson de plus de sept minutes se retrouvant sur le plus récent album du groupe montréalais (<i>A Blemish In The Great Light</i>), « <i>Razorblade »</i> est une expédition musicale. Chaque écoute apportera une impression différente, laissera un sentiment nouveau. Si la mélodie débute d’un rythme plus tranquille et dansant — où il est possible de reconnaître les sons particuliers d’Half Moon Run — la seconde partie accueille une sonorité très dissonante, menée par un « commandant de drone » qui crée un sentiment d’alerte. Montez le volume, car <i>Razorblade</i> est une chanson que l’on laisse nous posséder. Vous ne saurez pas où chaque écoute de ce voyage musical vous mènera.</p>
<p>Recommandation de Audrey Bourdon</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1" style="text-align: center;"><i>Himizu</i> de Sion Sono</p>
<p class="p3"><i>Himizu</i> est un film japonais réalisé par Sion Sono en 2011, basé sur le manga éponyme de Minoru Furuya. Le titre du film signifie « taupe » et représente la nature solitaire de Yuichi Sumida (Shôta Sometani), le jeune protagoniste âgé de 14 ans. Avant le commencement du tournage, un séisme de magnitude neuf touche le Japon et a des conséquences désastreuses. Le réalisateur décide donc de changer le scénario initial afin d’inclure ce développement. Ainsi, le début du film présente Keiko Chazawa (Fumi Nikaido), le personnage féminin, récitant un poème au milieu d’une zone sinistrée. Le poème s’arrête brusquement et le protagoniste masculin apparaît à l’écran. Il braque un pistolet contre sa tempe et fait feu. Le récit est lancé. Ainsi, dès son début, <i>Himizu</i> incarne la violence. Face à cette dernière et à la monotonie de sa vie, Sumida est submergé par une forte pulsion suicidaire. Keiko se charge de sauver le jeune homme et quitte l’école pour prendre soin de lui, de la manière d’une mère. C’est une dynamique particulière qui s’installe entre les deux, le jeune couple vacille entre l’amour et la haine, entre l’autodestruction et la dépendance. <i>Himizu</i> est un film qui représente l’entrée dans l’âge adulte et la quête d’identité des deux personnages.</p>
<p>Recommandation de Mysslie Ismael</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/recommandations-de-la-redaction-2/" data-wpel-link="internal">Recommandations de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À la découverte du roman</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/a-la-decouverte-du-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 14:50:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35757</guid>

					<description><![CDATA[<p>Amos Daragon et l’importance de la littérature jeunesse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/a-la-decouverte-du-roman/" data-wpel-link="internal">À la découverte du roman</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">T</span><span class="s1">out·e lecteur·rice aguerri·e sait combien il est impossible de répondre à la question, pourtant répandue, « Quel est ton livre préféré? ». Comment choisir, comment se rappeler de tous les romans qu’on a dévorés au cours de sa vie? Pour moi, celui qui garde, toutefois, une place de choix sur l’interminable liste de mes livres « préférés&nbsp;», est le premier que j’aie vraiment lu. Lu avec obsession, lu et avoir été absorbée, lu et n’avoir rien voulu lire d’autre après l’avoir terminé. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Lorsque j’avais huit ans, mes parents m’ont offert le premier tome de la série <i>Amos Daragon</i>, de Bryan Perro, et je n’exagère pas en vous disant que ce livre<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>a changé ma vie. Pendant presque un an, je n’ai lu et relu que les douze tomes de cette série – j’avais carrément mémorisé certains passages. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Une portée audacieuse</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Une grande part de mon attrait pour la série était, hormis, évidemment, la qualité de l’écriture, sa complexité. En douze tomes, Bryan Perro se permet de peindre une aventure fantastique avec une dimension que je n’ai revue que lors de ma lecture du<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Seigneur des Anneaux</i>, quelques années plus tard. Comme élément déclencheur, Amos, jeune garçon rusé, se voit attribuer la destinée de Porteur de masques. Il doit dès lors retrouver les quatre masques des quatre éléments pour pouvoir maîtriser ceux-ci et, aidé de ses ami·e·s – un hommanimal capable de se transformer en ours, une sorcière pratiquant la nécromancie, et une gorgone –, découvrir les trois autres Porteur·euse·s et rétablir l’équilibre du monde (rien que ça). </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Bryan Perro ne sous-estime pas la capacité de compréhension de ses lecteur·rice·s, peu importe leur âge – il ne réduit pas la qualité de son écriture ni la complexité de son univers simplement parce qu’il compose un roman jeunesse. Il crée un monde fantastique, intègre d’innombrables créatures mythiques, et fait voyager Amos non seulement à travers plusieurs royaumes, mais plusieurs dimensions, dont l’Enfer. Au-delà de cela , ses romans abordent le racisme, la guerre, la mort, et déconstruisent le thème du conflit entre le « bien » et le «&nbsp;mal&nbsp;», en fixant comme but non pas la victoire de l’un, mais l’équilibre entre les deux. On entend souvent certaines personnes se questionner sur la capacité des enfants à comprendre certains thèmes. D’après<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>mon expérience, il suffit de leur expliquer. <i>Amos Daragon</i> aborde des sujets difficiles avec clarté et précision, sans mettre des gants blancs, faisant confiance – avec raison – à son lectorat pour les comprendre.</span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Une lecture marquante</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">J’ai lu <i>Amos Daragon</i> et ça a changé ma vie, mais j’aurais bien pu lire autre chose, sur un tout autre sujet, et écrire un article semblable sur un livre entièrement différent. L’important, c’est que, lorsque j’apprenais à aimer la lecture, j’ai eu la chance d’avoir accès à des romans jeunesse complexes et captivants, des romans que je lisais sous mes draps à la lumière d’une lampe de poche parce que j’étais incapable d’attendre jusqu’au lendemain. <i>Amos Daragon</i> m’a appris à aimer la lecture de tout mon être, et je souhaite que tous·tes les enfants puissent connaître leur version de cette œuvre. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/a-la-decouverte-du-roman/" data-wpel-link="internal">À la découverte du roman</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un comique archaïque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/un-comique-archaique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 15:09:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35537</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Théâtre du Rideau Vert reprend Le malade imaginaire de Molière.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/un-comique-archaique/" data-wpel-link="internal">Un comique archaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e Théâtre du Rideau Vert débute l’année en reprenant la toute dernière pièce de Molière, <i>Le malade imaginaire</i>, habilement mise en scène par Michel Monty. Les comédien·ne·s déploient la fameuse histoire de l’homme qui se croit malade sur un décor plus ou moins moderne, avec un jeu rapide et impeccable.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Modernité engageante</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les modernisations de pièces anciennes suscitent souvent des réactions mixtes, avec raison. Il peut être déstabilisant d’entendre des phrases d’un français que nous percevons maintenant comme littéraire se faire interrompre par la sonnerie de la montre d’Argan (Luc Guérin). Mais une fois la première surprise passée, cet anachronisme volontaire rapproche adroitement l’intrigue du monde quotidien de l’auditoire contemporain. Les récipients à pilules orange, le <i>La-Z-Boy</i> et la tuque des Canadiens d’Argan communiquent bien mieux l’atmosphère d’une chambre de malade que l’aurait fait un décor inspiré du 17<i>e</i> siècle. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">Ce rapprochement sert à véhiculer l’histoire, mais peut aussi devenir plutôt angoissant. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4">La promesse faite par Argan de donner sa fille Angélique (Anne-Marie Binette) à Thomas Diafoirus (Frédérick Tremblay) repose quelque part entre l’incongruité de voir une telle chose dans un monde moderne et l’inquiétude que ce soit possible. L’inconfort évident d’Angélique, étant forcée de s’asseoir entre son supposé fiancé et le père de celui-ci (Patrice Coquereau), se rapproche un peu trop de scènes malheureusement familières pour le public féminin.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Interprétations habiles</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Mettant moins l’accent sur une critique de la médecine qui est aujourd’hui partiellement obsolète, la mise en scène de Michel Monty fait ressortir les dynamiques riches et souvent – au bonheur de l’auditoire – amicales entre les personnages. La complicité d’Angélique avec son amant Cléante (Maxime Mompérousse) et la servante Toinette (Violette Chauveau) crée un arrière-plan engageant et ajoute une profondeur aux scènes. L’ironie du déguisement de Cléante en le maître de musique d’Angélique, lorsque — malchance — Thomas Diafoirus arrive pour rencontrer cette dernière, est savamment manipulée afin de produire l’un des moments les plus drôles de la pièce.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Cette comédie est sans doute censée s’étendre à la méchante belle-mère, Béline (Émilie Lajoie). Celle-ci est présentée sous un angle exagéré, portant tour à tour diverses robes à paillettes et s’exprimant avec un accent plus évidemment québécois que les autres comédien·ne·s. Ses emportements sont extrêmes au point d’être ridicules, d’où vient l’aspect comique.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Toutefois, certains de ces moments échouent à susciter le<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>rire chez certain·e·s membres de l’auditoire. Malgré son excellente mise en scène moderne, <i>Le malade imaginaire</i> reste une pièce profondément sexiste et dont les personnages féminins sont stéréotypés – la jeune belle-mère qui ne veut que de l’argent, la fille enfantine et naïve d’un père qui ne souhaite pas la donner en mariage à l’homme qu’elle aime et la servante impertinente et bruyante. Le jeu sans défaut des comédien·ne·s et la qualité de la mise en scène ne peuvent malheureusement remédier entièrement à cela, et les répliques peuvent laisser un goût </span><span class="s1">amer au·à la spectateur·rice. Michel Monty remarque que « Molière n’est pas un monument ». Nous ne sommes donc pas obligé·e·s de trouver son sexisme comique.</span></p>
<p><em>Le malade imaginaire</em> sera présenté au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 29 février.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/un-comique-archaique/" data-wpel-link="internal">Un comique archaïque</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mi-mandat : Sanchi Bhalla</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/mi-mandat-sanchi-bhalla/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 14:12:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35504</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit parle affaires autochtones et francophonie avec la v.-p. interne</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/mi-mandat-sanchi-bhalla/" data-wpel-link="internal">Mi-mandat : Sanchi Bhalla</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Vice-présidente aux Affaires internes à l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, SSMU en anglais), Sanchi Bhalla est chargée des communications et de l’organisation d’événements. Elle a aussi pour mission de promouvoir la participation des étudiant·e·s de première année.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit </i>(LD)</b> : <i>Étant donné l’affaire de la listserv avec le comité des affaires autochtones</i> [un message de Tomas Jirousek, commissaire aux affaires autochtones, n’avait pas été envoyé par courriel aux élèves à temps, par erreur, <i>ndlr</i>]<i>, comment per</i></span><span class="s2"><i>ç</i></span><span class="s1"><i>ois-tu ce qui s’est passé avec l’appel à ta démission?</i></span></p>
<p class="p2"><b>Sanchi Bhalla (SB)</b> : L’AÉUM n’a malheureusement traditionnellement pas été un environnement très favorable aux communautés marginalisées. Pour des raisons diverses, nous n’avons pas été capables de leur [le comité des affaires autochtones, <i>ndlr</i>] donner l’accès à la listserv à temps, ce qui fait que nous avons envoyé le courriel avec douze (12) heures de retard. Étant donnée l’erreur, je pense absolument valable l’argument qui dit que « l’AÉ<span class="s1">UM n’est pas un endroit facile pour l’expression des voix marginalisées », et c’était là une des raisons qui ont mené à l’adoption des frais d’équité autochtone — discutés depuis des années maintenant. Tout cela dans le but de leur donner autant d’autonomie que possible dans notre système légal. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Suite à cette affaire, comment décrirais-tu la relation entre les Affaires internes de l’AÉUM et les étudiant·e·s autochtones sur le campus, notamment Tomas </i></span><span class="s3"><i>Jirousek, commissaire aux affaires autochtones?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>SB</b> : Bonne. Sur la base de conversations par courriel que nous avons eues avec Tomas Jirousek, l’idée d’une justice réparatrice ressort. J’ai maintenu le contact avec plusieurs groupes à Montréal où je pourrais faire du bénévolat pour aller dans la direction d’une réconciliation avec la communauté autochtone et d’une justice réparatrice.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b> : <i>Puisque l’une de tes responsabilités est la communication, quelle est ton approche au problème de traduction française à l’AÉUM?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>SB</b> : Le problème a toujours été que nous embauchons nos traducteur·ice·s à travers le même programme de ressources humaines que tout autre poste à l’AÉUM. Nous avons clairement senti le besoin que les traducteur· ice·s passent une entrevue de nature différente. Pendant l’été, nous avions un·e traducteur·ice qui s’est vu accablé·e par la montagne de travail, et qui a fini par utiliser Google Translate </span>pour son travail, ce qui a créé beaucoup de confusion avec de mauvaises traductions. Nous sommes alors passés à une entreprise externe. Cette fois-ci, ils nous donnaient des traductions grammaticalement correctes, mais qui ne s’adaptaient pas au vocabulaire du contexte mcgillois. Alors nous avons commencé à travailler avec la commissaire aux affaires francophones, qui s’est occupée de superviser les traductions.</p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>LD</b> : <i>À propos de cela, nous avons parlé avec la commissaire aux affaires francophones, et elle nous a dit qu’elle passait beaucoup de temps à s’occuper de ces traductions qui ne font pas officiellement partie de ses obligations. Comment penses-tu gérer ce problème?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>SB</b> : C’est exactement ce que j’ai remarqué puisque le v.-p. externe était souvent en dehors de son bureau pour aider la commissaire aux affaires francophones avec ses tâches.Malheureusement, il est trop tard dans ce mandat pour changer quoi que ce soit. Le semestre prochain, nous aurons cela en tête lorsque nous embaucherons. Mais maintenant que nous sommes conscient·e·s du problème, nous changerons cela avec certitude. J’ai surtout pensé à ce que les candidatures soient examinées par le commissaire aux affaires francophones lui-même, plutôt que de n’avoir que les Affaires internes de l’AÉUM, soit moi-même, les examiner.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><i>Interrogée sur ses futurs projets pour ce mandat, Bhalla a notamment mentionné la création d’une page Instagram avec les informations (rôle, processus de recrutement) des différents services étudiants gérés par l’AÉUM, souvent méconnus des étudiant·e·s. Elle s’est finalement aussi dite engagée dans l’organisation des Olympiades entre facultés (</i>Faculty Olympics<i>, en anglais), ainsi que dans la transformation du réseau d’ancien·ne·s élèves de McGill, dans le but de le rendre plus accessible aux étudiant·e·s actuel·le·s.</i></span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/mi-mandat-sanchi-bhalla/" data-wpel-link="internal">Mi-mandat : Sanchi Bhalla</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Et moi, dans tout ça?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/28/et-moi-dans-tout-ca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 14:43:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35456</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réflexion sur le traditionalisme en études littéraires.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/28/et-moi-dans-tout-ca/" data-wpel-link="internal">Et moi, dans tout ça?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">orsque j’examine, pour la première fois, la liste de lecture d’un de mes cours de littérature, je m’amuse à y compter le nombre de femmes – deux sur six, deux sur dix, trois sur douze, trois sur 14. Lorsque je m’interroge sur le nombre d’auteur·rice·s non-blanc·he·s, le résultat est encore plus abyssal&nbsp;– une sur douze, un sur dix, ou, plus souvent, zéro. Et en fin de compte, je ne m’amuse plus tant que ça.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mais alors, certain·e·s diront, <i>so what</i>? Nous lisons les <i>grands</i> de la littérature, parce que c’est ceux qu’il faut connaître quand on étudie dans ce domaine, parce que ce sont eux, le canon. Reste que je regarde mes listes de lecture et je suis frustrée. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>L’argument théorique</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Évidemment, en choisissant d’étudier en littératures française et anglaise, je m’attendais à en faire, de l’histoire littéraire, à étudier ce fameux canon. Mais étudier le canon, y croire, s’y souscrire, n’explique pas <i>de facto</i> pourquoi mes listes de lecture sont si masculines et si blanches, pourquoi la série de cours «&nbsp;grands auteurs&nbsp;» du département d’anglais ne comprend pas une seule femme. Le canon n’est pas un monolithe&nbsp;: changent constamment ce qui y est inclus ainsi que les époques que nous valorisons. Le manuscrit de <i>Beowulf</i>, la notoire épopée britannique, a été perdu pendant plusieurs siècles et celle-ci est seulement devenue l’emblème de la littérature anglo-saxonne de façon rétrospective. Ce que nous lisons aujourd’hui comme étant <i>la</i> littérature du 18<i>e</i> ou du 19<i>e</i> siècle n’est pas nécessairement ce que les gens de cette époque lisaient eux-mêmes pour se divertir. Il n’est pas souvent question des grandes romancières qui ont dominé le marché en écrivant pour un lectorat principalement féminin. Ces romans, disait-on, ne montraient pas un bon exemple aux jeunes filles. Wordsworth, dans la préface de ses <i>Ballades lyriques</i>, dit que « <i>Les œuvres inestimables de nos écrivains anciens, j’allais presque dire les travaux de Shakespeare et de Milton, sont négligées en faveur de romans frénétiques, de stupides et maladives tragédies allemandes…</i>&nbsp;». Ces opinions se sont faufilées jusqu’à nous et influencent toujours ce que nous lisons.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Pourtant, nous ne sommes pas obligé·e·s de nous conformer à l’avis de ces critiques littéraires. Le canon étant en constante mutation, l’élaboration d’un syllabus de cours est, à petite échelle, la formation d’un nouveau canon littéraire, ce qui fournit donc une opportunité de changement. Mais pourquoi changer? Pourquoi délaisser les normes établies, des œuvres établies, qui ont encadré des programmes d’études littéraires depuis des années? J’y réponds avec une autre question : lorsque les listes de lectures se conforment aux œuvres qui sont depuis longtemps établies en tant que « classiques », en général produites par la culture dominante, que sont-elles en train d’exclure? </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Lorsqu’une liste de lecture est composée majoritairement d’écrivains masculins et blancs, elle efface les femmes et les personnes non-blanches de la conversation – il devient trop facile de ne pas en parler. Les auteur·rice·s issu·e·s de ces milieux sont trop souvent relégué·e·s à des cours sur « le roman féminin&nbsp;» ou « le roman postcolonial&nbsp;» — cours qui sont rarement obligatoires (ou même, dans certains cas, rarement offerts). Rappelons pourtant que la majorité des francophones sont africain·e·s (54,7% selon une statistique de l’OIF datant de 2014) et que l’Inde est le pays avec le deuxième plus grand nombre d’anglophones, selon un recensement de 2001. Se borner à n’étudier que des auteur·rice·s blanc·he·s d’Europe, des États-Unis et du Canada non seulement aliène une grande part du lectorat, mais efface aussi le passé et le présent coloniaux qui font que le français et l’anglais sont des langues si communément parlées. Marginaliser cette histoire, ne pas en parler, c’est perpétuer les systèmes d’oppression qu’elle a créés. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>L’argument personnel</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Mettant de côté les recensements et le canon littéraire&nbsp;: pourquoi étudie-t-on la littérature? Pour moi, la réponse est simple&nbsp;: parce que j’aime ça, parce que c’est beau, parce que ça m’ouvre à de nouveaux horizons, parce que je crois que la littérature possède un grand pouvoir social. Parce que parfois quand je me vois dans un poème ou un roman, j’ai l’impression de mieux me comprendre. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le semestre dernier, j’ai eu la chance, dans un de mes cours, de lire en lecture complémentaire <i>Petites difficultés d’existence</i>, de France Daigle. Un roman acadien&nbsp;– le premier que j’aie lu. Celles et ceux qui connaissent un peu les provinces maritimes savent à quel point Moncton, lieu où se déroule le roman, est différent de la Nouvelle-Écosse, d’où je viens. Mais tenir entre mes mains un livre imprimé où des personnages emploient des expressions telles que « le monde va-ti juste <i>picker up any</i> cadeau » était incroyable. <i>Ah</i>, je me suis dit, <i>je parle comme ça, moi</i>. Tout à coup, j’avais moins peur du fait que mon vocabulaire n’est pas toujours aussi riche que celui des romans que je lis ou que parfois j’emploie des anglicismes sans m’en rendre compte. Lire un livre avec des personnages qui parlent comme on parle chez moi m’a fait songer que peut-être que je n’ai pas besoin de changer pour appartenir en littérature. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">J’ai cherché des cours où j’aurais la chance de lire d’autres livres de la sorte – des cours de littérature acadienne, ou bien franco-canadienne de l’extérieur du Québec. Je n’en ai pas trouvé.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Lire un livre avec des personnages qui parlent comme on parle chez moi m’a fait songer que peut-être que je n’ai pas besoin de changer pour appartenir en littérature. </span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">Honoré de Balzac, dans son «&nbsp;Avant-propos de la <i>Comédie humaine</i> », se donne pour tâche de représenter la société, d’«&nbsp;écrire l’histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs&nbsp;». Et n’est-ce pas pour cela que nous lisons? Pour nous voir nous-mêmes, mais aussi pour voir et comprendre les autres? Lorsque quelqu’un·e me dit s’être vu·e dans une œuvre, ou l’avoir particulièrement appréciée, je la lis toujours avec plus d’attention. Lorsque mes ami·e·s lisent une œuvre que j’ai beaucoup appréciée, j’attends nerveusement leurs retours : que vont-iels penser de quelque chose qui, d’une certaine façon, me représente? </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mais si nous ne lisons que ce qui se lit depuis des décennies, voir des siècles, si nous ne lisons que le canon établi, produit d’une société riche en préjugés, nous les aurons beaucoup moins souvent, les œuvres où l’on se voit. Je ne suggère pas que nous ne devrions lire que des œuvres contemporaines, mais plutôt que nous devrions élargir nos perspectives en ce qui concerne le choix d’œuvres. La conscience des inégalités dans le monde et en littérature existe depuis longtemps, tout comme des écrits qui tentent d’y remédier.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En fin de compte, l’approche que l’on prend envers les études littéraires dépend de ce que nous voulons que soit son rôle. Voulons-nous faire du canon un monolithe inébranlable et élitiste, dans lequel il faut mériter sa place, ou voulons-nous créer un espace accessible et accueillant, axé sur la représentation, l’échange et la compréhension? Pour moi, le choix est évident. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/28/et-moi-dans-tout-ca/" data-wpel-link="internal">Et moi, dans tout ça?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Recommandations de la rédaction</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/recommandations-de-la-redaction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 16:11:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35384</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nos suggestions pour ce début d’année 2020.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/recommandations-de-la-redaction/" data-wpel-link="internal">Recommandations de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/recommandations-de-la-redaction/" data-wpel-link="internal">Recommandations de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une « affaire de conscience »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/une-affaire-de-conscience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 15:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35337</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un professeur démissionne parce que McGill refuse de désinvestir son fonds de dotation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/une-affaire-de-conscience/" data-wpel-link="internal">Une « affaire de conscience »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">La semaine dernière, Gregory Mikkelson, professeur à l’École d’environnement et au Département de philosophie de l’Université McGill, annonçait qu’il avait quitté son poste à la suite de la décision de l’Université de ne pas désinvestir son fonds de dotation des énergies fossiles. Mikkelson indiquait dans une entrevue avec <i>CBC</i> qu’il s’agissait d’une « <i>affaire de conscience</i> » et qu’il jugeait que demeurer dans son poste serait immoral.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Des mesures insuffisantes</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">La démission du professeur Mikkelson s’est produite dans la foulée de la publication, en décembre dernier, du rapport du Comité de recommandations en matière de responsabilité sociale (CAMSR), un sous-comité du Conseil des gouverneurs, qui rejetait pour la troisième fois le désinvestissement. Le rapport, qui a été approuvé le 5 décembre 2019 par le Conseil des gouverneurs, proposait une réduction de « l’intensité carbone » du portfolio de l’Université mais indiquait « [qu’un] <i>désinvestissement absolu du secteur des énergies fossiles n’est pas recommandable</i> ». Pour Mikkelson, ce n’est pas assez : « <i>Le désinvestissement, ça fonctionne</i> » disait-il lors d’un entretien avec la <i>CBC</i>, « <i>ça crée une pression politique pour que les gouvernements fassent la bonne chose.</i> » </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une personne clé</b></span></p>
<p class="p5">Dans une publication sur son compte Instagram, le groupe Divest McGill, qui milite pour le désinvestissement des énergies fossiles, remerciait le professeur Mikkelson pour son travail au <span class="s4">sein du mouvement depuis plusieurs années, ajoutant que « <i>la démission de Mikkelson est une perte pour McGill. Nous sommes outré·e·s de voir qu’un professeur ait quitté son poste parce que McGill ne pouvait pas prendre une position morale de base contre l’industrie des carburants fossiles</i>&nbsp;». Mikkelson a en effet joué un rôle important dans le mouvement pro-désinvestissement sur le campus. En 2018, il a présenté une motion de recommandation du désinvestissement au Sénat de McGill. C’est à la suite de l’adoption de cette motion que le Conseil des gouverneurs a mandaté CAMSR d’examiner la question du désinvestissement pour la troisième fois.</span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Un long combat</b></span></p>
<p class="p5">Ce rejet du désinvestissement par CAMSR marquait la troisième fois que le comité se prononçait ainsi. Il a rejeté cette action une première fois en mai 2012, et de nouveau en 2016, où leur rapport indiquait que « <i>L’impact positif des compagnies d’énergies fossiles compense ou l’emporte sur leur impact nuisible en ce moment</i> ». Dans un communiqué de presse publié le 5 décembre, Divest McGill insistait qu’ « il est grand temps que McGill rejoigne ce mouvement [le désinvestissement] afin de dénoncer l’impact des compagnies d’énergies fossiles et de réclamer un avenir durable ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/une-affaire-de-conscience/" data-wpel-link="internal">Une « affaire de conscience »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mi-mandat&#160;: Billy Kawasaki</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/mi-mandat-billy-kawasaki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 15:20:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35326</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’entretient avec le v.-p. Vie étudiante de l’AÉUM.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/mi-mandat-billy-kawasaki/" data-wpel-link="internal">Mi-mandat&nbsp;: Billy Kawasaki</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>L</i></span><span class="s1"><i>e Délit</i> a rencontré Billy Kawasaki, le vice-président (v.-p.) Vie étudiante de l’AÉUM. Il est chargé des relations internes entre l’AÉUM et ses clubs, services et groupes étudiants, ainsi que de la promotion de la santé mentale sur le campus et du suivi des problèmes en lien à la vie étudiante.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit</i></b> <b>(LD)&nbsp;:</b> <i>Dans notre entretien de la session dernière, tu as mentionné un portail pour les clubs. Où en est ce projet?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Billy Kawasaki (BK)&nbsp;:</b> Tout est finalisé, il ne manque que des fonds. Malheureusement, l’augmentation de frais de clubs n’est pas passée la dernière fois (lors du référendum à la fin de la session d’automne 2019, <i>ndlr</i>). Je pense que 8$ de hausse était beaucoup. Pour le printemps, j’envisage d’essayer encore une fois, mais, bien entendu, pas avec le même montant. De plus, en automne, on ne savait pas encore qu’il y avait des problèmes avec le permis pour les samosas. Actuellement, une journée de vente de nourriture coûte 25$, ce que j’aimerais subventionner avec le fonds. Ce serait 1$ d’augmentation pour couvrir toutes les ventes sur le campus. Avec le frais pour le portail, ce sera donc environ 2$. Cependant, puisque la période de référendum est en mars, je n’aurai pas le temps de terminer le projet de portail, mais j’espère au moins pouvoir le commencer et que les prochaines personnes pourront le finaliser pendant l’été et le lancer à l’automne 2020.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD&nbsp;: </b><i>Lorsque tu as été élu, tu t’es engagé à travailler sur les enjeux de </i></span><i>santé mentale. Qu’as-tu déjà réalisé sur ce sujet et quels sont tes projets futurs?</i></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BK&nbsp;: </b>Nous venons de finaliser la politique de santé mentale pour les trois prochaines années. L’ancienne politique est arrivée à son terme en janvier et la motion concernant la nouvelle politique [a été adoptée au conseil législatif de la semaine dernière]. Nous avons établi un plan de trois ans avec des objectifs précis que nous devons atteindre chaque année. Puisque l’un de nos commissaires à la santé mentale a démissionné dernièrement, j’envisage de commencer à changer la structure de la commission dès cette session, afin qu’elle permette davantage la<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>collaboration avec les acteur·rice·s de la santé mentale sur le campus, en travaillant avec les commissaires dans chaque faculté ainsi qu’avec les services de soutien qui existent. Notre collaboration de la session passée a été très bien reçue, donc nous allons essayer d’incorporer cela pour la planification des semaines de sensibilisation à la santé mentale, qui, nous l’espérons, [auront lieu en] fin janvier ou début février, mais qui pourraient être retardées un peu puisque l’un des commissaires a démissionné. Nous souhaitons aussi concevoir un site Internet central consacré à la santé mentale et géré par les étudiantes et étudiants. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD&nbsp;:</b> <i>Un ou une autre commissaire va-t-il ou elle être engagé·e?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BK&nbsp;: </b>Exactement! Pour l’instant, il y a deux commissaires à la santé mentale qui ont un statut égal. Avec la nouvelle politique, il y aura un·e commissaire avec deux coordonnateur·rice·s pour chaque comité (<i>Outreach</i> et <i>Advocacy</i>, <i>ndlr</i>). Nous allons d’abord essayer de recruter un·e coordonnateur·rice plutôt qu’un·e commissaire pour commencer à former ces structures et voir comment elles fonctionnent.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD&nbsp;: </b><i>Y a‑t-il d’autres projets que tu vas entreprendre cette session dont tu voudrais nous parler?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">BK&nbsp;: Cette session vise d’abord à faire en sorte que la prochaine personne puisse continuer les efforts débutés cette année. Vu que l’on change chaque année, c’est difficile de conserver le souvenir et la connaissance institutionnelle. Nous essayons donc de garder l’information d’une façon facilement compréhensible pour tout le monde. Souvent des projets commencent et sont ensuite perdus. Cette session, nous travaillons également à faire du Centre de ressources sur les troubles de l’alimentation un service, en espérant atteindre cet objectif d’ici la fin de l’année. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/mi-mandat-billy-kawasaki/" data-wpel-link="internal">Mi-mandat&nbsp;: Billy Kawasaki</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ligne de fuite</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/ligne-de-fuite-27/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 18:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Visuelles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35298</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/ligne-de-fuite-27/" data-wpel-link="internal">Ligne de fuite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/ligne-de-fuite-27/" data-wpel-link="internal">Ligne de fuite</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Calendrier culturel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/calendrier-culturel-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 18:35:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35288</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/calendrier-culturel-6/" data-wpel-link="internal">Calendrier culturel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/calendrier-culturel-6/" data-wpel-link="internal">Calendrier culturel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un syndicat pour l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/12/03/un-syndicat-pour-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 04:26:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35218</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les employé·e·s de l’Association étudiante ont entamé le processus de syndicalisation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/12/03/un-syndicat-pour-laeum/" data-wpel-link="internal">Un syndicat pour l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un communiqué de presse diffusé le 24 novembre dernier, le Syndicat des employé·e·s des services dirigés par les étudiant·e·s annonçait sa formation. Le syndicat est en ce moment en train de recruter des membres et a «&nbsp;l’intention de soumettre le tout à la commission des relations du travail bientôt&nbsp;».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, <em>ndlr</em>) emploie plus d’une centaine de personnes dans plusieurs domaines, tels que la gestion de clubs et le soutien aux victimes d’agression sexuelle. Selon le communiqué de presse, la décision de former un syndicat avait été prise suite à «&nbsp;certains problèmes comme les horaires irréguliers, le manque de transparence, l’équité salariale, le harcèlement de la part des gérant·e·s, les contrats précaires [et] le besoin [de] plus de formation et de [soutien]&nbsp;». Le syndicat demande à la communauté mcgilloise de le soutenir auprès de l’AÉUM&nbsp;: «&nbsp;un site Internet [et] des plateformes de médias sociaux sont publiés et plusieurs événements de recrutement auront lieu dans les prochaines semaines&nbsp;».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/12/03/un-syndicat-pour-laeum/" data-wpel-link="internal">Un syndicat pour l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Franco-canadien·ne·s et Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/franco-canadien%c2%b7ne%c2%b7s-et-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2019 15:08:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35193</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Sue Duguay, présidente de la FJCF.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/franco-canadien%c2%b7ne%c2%b7s-et-quebec/" data-wpel-link="internal">Franco-canadien·ne·s et Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><strong>Le Délit (LD)</strong> : <em>Pourrais-tu nous présenter la FJCF et ton rôle dans l’organisme?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><strong>Sue Duguay (SD)</strong> : La Fédération de la jeunesse canadienne-française regroupe onze organismes membres. Dans chacune des provinces et territoires au Canada, il y a un organisme qui représente la voix des jeunes francophones et des jeunes d’expression française. C’est onze organismes — on n’en a pas au Québec ou au Nunavut. Au Nunavut, c’est dû à un trop petit nombre [de jeunes francophones], mais on travaille certainement avec toutes les provinces et territoires. Quand on pense à nos événements principaux, on peut nommer les Jeux de la francophonie canadienne, le Forum jeunesse pancanadien, le Parlement jeunesse pancanadien. Nos événements principaux sont ouverts à tous·tes les jeunes Canadiens et Canadiennes d’expression française ; même si le Québec et le Nunavut n’ont pas d’organismes jeunesse, ils ont quand même accès à nos événements. On représente la jeunesse d’expression française, ce qui veut dire qu’on organise des événements. On a un bureau d’employé·e·s qui travaillent sur ça. Nous sommes aussi la voix des jeunes d’expression française auprès du gouvernement du Canada. On se positionne politiquement, toujours dans le but de faire entendre la voix de nos jeunes. Ces temps-ci on parle beaucoup d’environnement, on parle également de la place de la voix francophone et de la modernisation de la Loi sur les langues officielles. </span><span class="s1">Mon rôle en tant que présidente est entre autres de représenter la voix commune de ces onze organismes, qui représentent indirectement 65&nbsp;000 jeunes, approximativement, de partout au Canada. Alors c’est vraiment d’être sensible à la réalité de différentes minorités au pays. Quand on pense aux treize provinces et territoires, c’est treize réalités toutes différentes les unes des autres, même si elles sont toutes en contexte de minorité francophone. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><strong>LD</strong> : <em>Quels sont les projets actuels de la Fédération?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><strong>SD :</strong> De façon cyclique, on a le Parlement jeunesse pancanadien (PJP), qui se déroulera du 8 au 12 janvier 2020, viendront ensuite les Jeux de la francophonie canadienne (JeuxFC), qui auront lieu du 14 au 18 juillet 2020, le Parlement jeunesse pancanadien, et le Forum jeunesse pancanadien (FJP) qui lui, aura lieu en 2021. Sinon, on a aussi des projets un peu plus ponctuels, qui nous sont mandatés par nos membres lors de nos assemblées générales annuelles. On peut entre autres penser à l’incubateur entrepreneurial qu’on a eu l’année dernière, [dont le but était que] des jeunes entrepreneurs développent leurs propres projets. On a eu aussi un projet qui traitait de l’abaissement de l’âge du vote à 16 ans, qui est encore un de nos dossiers actifs — dans les derniers mois, il y a tellement eu de mouvement politique qu’on est restreints par le nombre de ressources humaines [dont nous disposons], bien qu’on soit choyé comparé à d’autres organismes. </span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><strong>LD</strong> : <em>Si je ne me trompe pas, il y a aussi un dossier sur l’insécurité linguistique?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><strong>SD</strong> : Oui! On est en train de développer une stratégie nationale pour la sécurité linguistique. C’est important de noter que c’est la FJCF qui a été mandatée de mettre en place cette stratégie, mais c’est une collaboration qui se fait dans la communauté francophone canadienne. On a des gens dans le domaine de l’enseignement qui nous aident dans ce processus. La FCFA (Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, <em>ndlr</em>) était directement impliquée aussi. On a recueilli des informations, des expériences de gens partout au Canada sur comment ils vivent la réalité d’être </span><span class="s4">minoritaires. On posait des questions qui tournaient autour de la sécurité et de l’insécurité linguistique. Le but final est qu’en mars 2020, on aurait une stratégie qui serait applicable dans divers domaines partout au pays et pour différents groupes sociaux. On s’entend que le dossier de l’insécurité linguistique, c’est un sujet [complexe] en soi, ça fait qu’on a naturellement collaboré avec des linguistes. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><strong>LD</strong> : <em>Comment vois-tu la situation actuelle des droits linguistiques francophones au Canada?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><strong>SD</strong> : Les droits linguistiques en ce moment sont en cours de modernisation. Le gouvernement [Trudeau] a promis une modernisation de la Loi sur les langues officielles. Il y a cinquante ans, on a eu la dernière version de notre loi, et elle n’est plus très d’actualité. On a évolué en tant que société canadienne et on a besoin d’une loi qui a plus de mordant. La loi qu’on a présentement est une loi qui est, je ne voudrais pas dire molle, mais si on ne respecte pas cette loi, il n’y a pas vraiment de pression [de s’y conformer] de la part d’une instance légitime, sauf peut-être un mépris social. Quand ça arrive, comme en Colombie-Britannique par exemple avec leur système scolaire, à un point tel où les gens peuvent se rendre en Cour d’appel ou à la Cour suprême [pour leur système scolaire], on voit qu’il y a des questions de responsabilité canadienne. Mais du jour au jour, si on imagine une société d’État qui ne respecte pas le statut bilingue du Canada, la pénalité n’est pas énorme, il n’y a pas d’amende à payer. Quand on parle de modernisation, c’est un des points qui pourraient être changés.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><strong>LD</strong> : <em>Comment vois-tu la relation de la FJCF aux jeunes du Québec? Est-ce que tu voudrais travailler plus avec le Québec?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><strong>SD</strong> : On cherche toujours des opportunités de collaboration. On a toujours des délégations québécoises à nos activités. Il y a clairement un effort, ça fait du bien de voir [ça] parce que ç’a souvent été le cas dans l’histoire que les Québécois s’éloignaient un peu parce qu’ils avaient leur propre réalité et leurs propres défis. Alors de voir ce vouloir de collaboration, qui a encore vraiment le potentiel de croître, ça fait du bien pour l’unité francophone canadienne ou l’unité canadienne point, en fait.</span></p>
<blockquote><p>« Si on imagine une société d’État qui ne respecte pas le statut bilingue du Canada, la pénalité n’est pas énorme […] c’est un des points qui pourrait être changé »</p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><strong>LD</strong> : <em>De façon générale, comment vois-tu les relations entre le Québec et la francophonie<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>hors Québec?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><strong>SD</strong> : Si on m’avait posé la question il y a dix ans, j’aurais eu un peu plus de difficulté à répondre, pour le simple fait que je pense que les relations étaient inexistantes — on [ne mettait] pas beaucoup d’attention là-dessus, pas beaucoup d’effort. Mais là, quand on a vu les mouvements entre autres qui se sont faits avec l’Ontario : quand M. Ford a fait des coupures, on a vu l’Assemblée nationale lever le drapeau franco-ontarien. Je pense que ç’a vraiment été un beau signe de solidarité. Naturellement, il n’y a pas seulement une communauté francophone en Ontario, il y en a dans toutes les autres provinces et territoires, mais on démontrait une solidarité qui est extrêmement importante et je pense qu’à partir de là, même dans le cadre du Sommet de la francophonie organisé par l’OIF (Organisme international de la francophonie, ndlr), il y a eu des rapports entre le Québec et les autres communautés francophones du pays dont on voit des répercussions positives jusqu’à date. </span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><strong>LD</strong> : <em>Comment perçois-tu ton travail au sein de la francophonie canadienne étant donné que la présence de la langue française au Canada est issue d’un passé et d’un présent coloniaux?</em></span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><strong>SD</strong> : C’est toujours une question qui est super sensible, surtout au cours des dernières années — c’était temps qu’on se réveille à ce sujet et qu’on parle de réconciliation. Je pense que l’important c’est de comprendre qu’on parle pas ici de [droits francophones] ou de [droits autochtones], c’est plutôt une idée [des deux], d’une langue et d’une autre. Légalement, on a deux langues qui constituent le Canada, et je pense qu’il faut être conscients qu’on a beaucoup d’autres communautés, surtout des communautés autochtones, qui méritent aussi de ne pas voir leurs langues disparaître. Quand on voit justement ces statistiques qui démontrent que leurs langues sont beaucoup plus en décroissance que [la nôtre], c’est difficile. C’est toujours pour nous un défi de collaborer avec [les communautés autochtones], mais encore une fois [en prenant] conscience de ce passé colonialiste et de savoir que nous, à un moment donné, notre communauté a fait partie des colonisateurs. Alors [la question est] comment est-ce qu’on crée des relations saines à partir de ça. Bref, </span><span class="s1">c’est un dossier qui est très </span><span class="s3">difficile mais c’est au cœur de toutes nos décisions à la FJCF. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/franco-canadien%c2%b7ne%c2%b7s-et-quebec/" data-wpel-link="internal">Franco-canadien·ne·s et Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouveaux services inadéquats</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/19/nouveaux-services-inadequats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2019 13:40:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35041</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les étudiant·e·s demandent de meilleurs soins de la part de McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/19/nouveaux-services-inadequats/" data-wpel-link="internal">Nouveaux services inadéquats</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le mardi 12 novembre dernier, plusieurs étudiant·e·s se sont rassemblé·e·s devant l’édifice Brown des services aux étudiant·e·s lors d’une manifestation pour des soins de santé plus accessibles à McGill. L’événement était censé se dérouler en même temps que l’ouverture officielle du nouveau Pôle de bien-être étudiant, qui regroupe maintenant les services de <i>counselling</i>, de psychiatrie et de santé étudiante. La page Facebook de la manifestation indiquait que « <i>malgré des restructurations récentes, les soins cliniques à McGill sont notoirement difficiles d’accès. Les temps d’attente ne diminuent pas, des rendez-vous se font annuler et les soins de santé mentale à long terme ont été coupés</i> ». L’ouverture du Pôle a toutefois été annulée pour cause de neige. Dans un courriel adressé au <i>Délit</i>, l’une des organisatrices de la manifestation, Madeline Wilson, v.-p. aux Affaires universitaires de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a indiqué qu’une autre manifestation serait planifiée pour la nouvelle date d’ouverture du Pôle.</p>
<p class="p2"><span class="s1">Les organisateur·rice·s ont présenté cinq demandes formelles&nbsp;: des services rapides et adéquats et de la communication rapide, des soins accessibles financièrement, sensibles aux différentes cultures, ainsi qu’un soutien actif aux étudiant·e·s en situation de handicap. Dans son courriel, Madeline Wilson a précisé que les demandes avaient été élaborées «&nbsp;<i>afin de servir comme archive physique des plus importantes plaintes des étudiant·e·s à l’égard du Pôle de bien-être et serviront à guider des revendications futures</i>&nbsp;». Elle a également ajouté que « <i>puisque l’ouverture du Pôle a été remise,</i> [elle] <i>espérait que la manifestation deviendrait un endroit où les étudiant·e·s pourraient partager leurs expériences et exprimer leur frustration</i> » et que c’était le cas.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Les services de santé physique et mentale de McGill ont été fortement critiqués depuis plusieurs années, notamment pour de trop longs temps d’attente, la coupure de services pour les personnes atteintes de troubles alimentaires et le manque de services en santé mentale.</span><span class="s3">&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/19/nouveaux-services-inadequats/" data-wpel-link="internal">Nouveaux services inadéquats</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Autonomie des Affaires autochtones</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/12/autonomie-des-affaires-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 16:16:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34959</guid>

					<description><![CDATA[<p>Raisons d’être du frais d’équité autochtone.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/12/autonomie-des-affaires-autochtones/" data-wpel-link="internal">Autonomie des Affaires autochtones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e vendredi 8 novembre dernier, le commissaire aux Affaires autochtones de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), Tomas Jirousek, membre de la nation Kainai, territoire du traité 7 et de la confédération Blackfoot, a animé une session d’information sur le frais d’équité autochtone (<i>Indigenous Equity Fee</i>, en anglais, <i>ndlr</i>), dont la création sera soumise à un référendum étudiant du 12 au 15 novembre. <i>Le Délit</i> s’y est rendu.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Indépendance financière</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Tomas Jirousek a expliqué que la création de ce frais, qui serait 1$ par étudiant·e par semestre, sans dérogation possible, permettrait au comité aux Affaires autochtones de devenir indépendant de l’AÉUM et d’autres initiatives autochtones sur le campus en matière de finances. Ainsi, les Affaires autochtones n’auraient plus à compter sur la bonne volonté de l’AÉUM, et d’autres groupes autochtones sur le campus, telle que la <i>First Peoples’ House</i>, seraient libres d’utiliser leur budget afin de subventionner d’autres besoins. Jirousek citait en exemple la campagne <i>Changez le nom</i>, qui a eu lieu l’an passé, disant qu’il avait débuté le projet sans argent et avait dû trouver lui-même des sources de financement auprès de l’AÉUM et d’autres groupes en plus de gérer la campagne. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Deux nouveaux postes</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Présumant l’adoption du frais, le comité aux Affaires autochtones serait, l’an prochain, en mesure d’engager deux autres employé·e·s étudiant·e·s, en plus du·de la commissaire. Les deux postes planifiés sont celui d’un·e chercheur·euse en équité autochtone (<i>Indigenous Equity Researcher</i>, en anglais, <i>ndlr</i>) et d’un·e coordonnateur·rice des campagnes. Cette première personne serait responsable du suivi de l’implantation par l’administration mcgilloise des recommandations du groupe de travail sur les études et l’éducation autochtone du vice-principal exécutif, Christopher Manfredi. Ce groupe de travail avait été créé en 2016 dans le cadre de la sortie des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Le groupe avait été mandaté d’élaborer les recommandations nécessaires afin de parvenir à adresser l’héritage d’injustice envers les personnes autochtones de l’Université McGill. En 2017, il avait présenté 52 appels à l’action, dont le changement de nom des équipes sportives masculines. L’administration dit être en train de veiller à la mise en place de 38 de ces appels. Le·a chercheur·euse en équité autochtone aurait donc pour tâche de consulter les diverses initiatives autochtones présentes sur le campus afin de s’assurer que l’administration dise vrai, et de tenir cette dernière responsable en matière de réconciliation. Le·a coordonnateur·rice des campagnes, quant à lui·elle, organiserait le suivi de ces trouvailles, que ce soit sous la forme de campagnes, de manifestations, ou autre. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Aide à d’autres groupes</b></span></p>
<p class="p5">Dans le cadre du frais d’équité autochtone, le comité aux Affaires autochtones serait également en mesure de fournir de l’aide financière à d’autres groupes, tels que l’Alliance des étudiant·e·s autochtones (ISA, <i>Indigenous Students’ Alliance</i>, en anglais, <i>ndlr</i>) et individuellement à des étudiant·e·s autochtones afin de faciliter l’accès à l’hébergement, à la nourriture et aux services d’urgence. Étant compris dans le portfolio des Affaires autochtones, ces fonds seraient plus faciles d’accès aux groupes et personnes qui en ont besoin.</p>
<blockquote><p>Le comité aux Affaires autochtones serait également en mesure de fournir de l’aide financière à d’autres groupes</p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s4">Jirousek a de plus mentionné </span>des projets de partenariat avec la communauté autochtone urbaine de Montréal et de la possibilité de traduire certains documents de l’AÉUM en kanien’kéha.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Tumulte à l’AÉUM</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le 8 novembre, l’AÉUM a émis un communiqué en soutien aux mesures d’autonomisation des Affaires autochtones et condamnait des remarques racistes affichées récemment sur la plateforme <i>Reddit</i>, dirigées vers Jirousek et vers l’autonomie du comité aux Affaires autochtones. Selon le communiqué, « <i>ces remarques haineuses</i> […] <i>démontrent combien cette autonomie est nécessaire</i> » et « <i>l’AÉUM doit être soumise à des réformes afin de prioriser les voix étudiantes autochtones</i> ». </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La v.-p. aux Affaires internes de l’AÉUM, Sanchi Bhalla, dont la démission avait été demandée en octobre par plusieurs groupes autochtones sur le campus pour manque de soutien, n’a pas signé ce communiqué, la seule membre de l’exécutif à ne pas le faire. Bhalla a clarifié dans un courriel adressé au <i>Délit</i> que « <i>le commissaire aux Affaires autochtones </i>[lui] <i>a spécifiquement demandé de ne pas être signataire</i> [du communiqué] <i>et a à la place mandaté la publication d’excuses personnelles</i> [de sa part] <i>la semaine prochaine</i>&nbsp;». Jirousek a quant à lui affirmé par courriel que « <i>malheureusement, les étudiant·e·s autochtones n’ont pas une bonne relation de travail avec la v.-p. aux Affaires internes, et nous n’avons pas pu travailler avec elle afin de condamner le racisme anti-autochtone à McGill</i> ». Il a ajouté vouloir se concentrer sur aborder les commentaires en question et non sur les actions de la v.-p.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/12/autonomie-des-affaires-autochtones/" data-wpel-link="internal">Autonomie des Affaires autochtones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouvelle étape à l’immigration</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/05/nouvelle-etape-a-limmigration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 16:53:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34925</guid>

					<description><![CDATA[<p>La CAQ impose son « test des valeurs » aux postulant·e·s du CSQ.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/05/nouvelle-etape-a-limmigration/" data-wpel-link="internal">Nouvelle étape à l’immigration</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e mercredi 30 octobre dernier, le gouvernement du Québec a annoncé l’intégration d’un test de valeurs dans le processus de sélection d’immigrant·e·s économiques, qui entrera en vigueur dès janvier 2020. Ce test, sur lequel une note d’au moins 75% sera requise afin d’obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ), comportera notamment des questions sur la démocratie, la francophonie, les droits des femmes ainsi que le mariage. Les potentiel·le·s immigrant·e·s auront également l’option de suivre un cours de 24 heures portant sur ces valeurs.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Promesse électorale</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La Coalition Avenir Québec (CAQ) avait promis d’instaurer ce test comme une étape à l’obtention de la résidence permanente. Toutefois, comme la résidence permanente relève du niveau fédéral, la passation du test sera intégrée à l’application pour le CSQ. Simon Jolin-Barrette, ministre de l’Immigration, précisait lors d’une entrevue à <i>24/60</i>&nbsp;: « Aucun immigrant ne sera sélectionné s’il ne réussit pas l’évaluation de connaissances des valeurs québécoises. » Il a également ajouté dans une autre entrevue que «&nbsp;s’il y avait fraude [durant la prise du test] on annule[rait] la demande de sélection du Québec, et la personne perd[rait] sa résidence permanente aussi, parce que ça fait partie du pouvoir du ministère de l’Immigration ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le test coûtera plus de deux fois le prix qui avait été envisagé dans le budget du ministère de l’Immigration, qui était de 100 000$. Selon Simon Jolin-Barrette, le coût final sera de 240 000$, 140 000$ ayant été octroyés à « des experts » pour l’élaboration du contenu. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Contestations</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Le test de valeurs est loin de faire l’unanimité à l’Assemblée nationale. Selon le Parti libéral du Québec, la facilité des questions posées rend le test inutile, surtout qu’une déclaration de valeurs communes est déjà en place au sein du processus d’immigration. Québec Solidaire, quant à lui, insiste que l’existence du test renvoie un mauvais message aux immigrant·e·s comme aux personnes résidant déjà au Québec. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Andrés Fontecilla, député solidaire de Laurier-Dorion, résumait&nbsp;: «&nbsp;Ça envoie le message comme quoi les immigrants ne respectent pas les valeurs universelles, parce que ce ne sont pas des valeurs québécoises, ce sont des valeurs universelles comme l’égalité entre les femmes et les hommes, etc. Donc [ça sous-entend que] les immigrants sont fondamentalement des gens différents qu’il faut trier. » </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Dans un reportage de <i>Radio-Canada</i> du 30 octobre, Marjorie Villefranche, directrice générale de la Maison d’Haïti, soutenait que la nouvelle mesure était entièrement politique et aurait été mise en place afin de « serrer la vis aux immigrants ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Dans le même reportage, Stephan Reichhold, directeur de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, se disait de l’avis que le test n’aura pas un très grand impact et ajoutait : « On peut se questionner [sur] pourquoi les immigrants ont besoin de ça, alors que les Québécois, il y en a beaucoup qui auraient besoin aussi d’apprendre les valeurs, la Charte des droits ».</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/05/nouvelle-etape-a-limmigration/" data-wpel-link="internal">Nouvelle étape à l’immigration</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Planter, animer, rassembler</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/05/planter-animer-rassembler/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2019 14:02:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34893</guid>

					<description><![CDATA[<p>La serre communautaire d’Inuvik : bien plus qu’un jardin.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/05/planter-animer-rassembler/" data-wpel-link="internal">Planter, animer, rassembler</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">vril 2019 : la neige qui emmitouflait Montréal avait enfin fondu et la fin de la période d’examens apportait un soupçon de printemps qui nous permettait de sortir de nos carapaces de foulards et de tuques. Pourtant, trois jours plus tard, j’étais de nouveau enveloppée de mon gros manteau d’hiver, affrontant pendant quelques secondes l’immensité de la toundra arctique en plein blizzard. J’ai passé mon été à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, à la confluence des terres Inuvialuit et Gwich’in bordant le delta du fleuve Mackenzie. J’y étais… pour faire pousser des légumes.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>(Pas si) incongru</b></span></p>
<p class="p6">Pourquoi jardiner dans une communauté nordique d’à peine 3200 habitant·e·s où il neige de septembre à mai? Facile : parce que manger des produits sains y est un défi de taille. La communauté la plus proche d’Inuvik qui mérite le nom de « ville » est Whitehorse, la capitale du Yukon. Celle-ci est située à 1200 kilomètres au sud, le long d’une route que les entreprises de location de véhicules ne vous laissent pas emprunter avec leurs autos (route qui d’ailleurs ne rejoint pas Inuvik en mai et en octobre durant les périodes de gel et de dégel du fleuve). Les légumes au supermarché sont chers et peu appétissants — je pense notamment aux asperges à $37 le kilo, à l’absence presque totale d’aubergines et au brocoli mou qui se met à pourrir après avoir passé une nuit au frigo. Alors survient la question bien plus intéressante&nbsp;: comment jardiner dans une communauté à 200 kilomètres au nord du cercle arctique où il neige de septembre à mai?</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Avoir accès à des produits sains dans la communauté d’Inuvik est un défi de taille</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Avec inventivité</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">J’ai eu la chance d’être embauchée par la serre communautaire d’Inuvik (Inuvik Community Greenhouse, en anglais, <i>ndlr</i>), organisme qui fêtait cet été sa vingtième saison. La serre est située dans un ancien aréna de hockey, qui avait été construit dans les années 1970 en tant que composante du système scolaire résidentiel. Lorsque le pensionnat avoisinant a fermé ses portes, en 1996 (oui, 1996), l’aréna était voué à être </span>démoli, mais des résident·e·s d’Inuvik ont fait campagne pour qu’il soit transformé en serre à la place. Le toit a été remplacé par des panneaux de polycarbonate, on a fait venir de la terre du terrain de golf voisin, et après quelques rénovations, la serre ouvrait ses portes.</p>
<p class="p2">La serre fonctionne entièrement à l’énergie solaire passive — ce qui signifie qu’elle n’est pas chauffée. Elle n’est pas chauffée, et elle n’a pas besoin de l’être, puisque de la fin mai jusqu’en mi-juillet, le soleil ne se couche pas. Non seulement fait-il en général entre 25 et 35 degrés Celsius dans la serre, mais les plantes raffolent de tout ce soleil : elles poussent presque à vue d’œil. Bien que la saison soit courte, il est possible de faire pousser de la rhubarbe, des tomates, des betteraves, du maïs, des tournesols, des framboises et même des pommes&nbsp;: deux jeunes pommiers trônent fièrement au centre de la serre, arborant des fruits minuscules, mais bien réels.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Dans un esprit communautaire</b></span></p>
<p class="p3">Durant les trois mois que j’y ai passés, ce qui m’a le plus marquée de la serre d’Inuvik est qu’elle est réellement et profondément communautaire — son slogan étant d’ailleurs <i>Fostering community through gardening</i> (Cultiver un esprit communautaire à travers le jardinage, <i>ndlr</i>). Elle opère de façon similaire aux jardins communautaires que nous connaissons dans le sud du pays : des terrains à louer où l’on fait pousser ce que l’on veut. Toutefois, la composante collective est loin de s’arrêter là. Comme la serre nécessite une grande quantité de main‑d’œuvre pour maintenir ses installations et pour tenir ses événements, une portion du frais d’adhésion se paye sous forme de 10 heures de bénévolat par lot, pouvant être complétées à n’importe quel moment durant la saison. L’intégration de bénévoles au sein du fonctionnement de la serre permet un rapprochement avec les employé·e·s et approfondit la connaissance des membres quant aux activités quotidiennes qui s’y déroulent. Ainsi, certain·e·s membres de la communauté se proposent d’offrir de l’aide plus approfondie, comme par exemple de légers travaux de plomberie. Les pompier·ère·s de la ville y accomplissent également une tâche essentielle : durant l’été, la serre reçoit de l’eau courante à l’aide d’un boyau, mais avant le dernier gel (d’habitude en juin), ce n’est pas possible. À cet escient, les pompier·ère·s viennent régulièrement avec leur camion remplir les barils d’eau.</p>
<p class="p4"><span class="s2">Mais cela ne s’arrête pas là. La serre, en réalité, est bien plus que cela : elle est un point focal d’activités communautaires. Comme je m’y attendais, cet été, j’ai jardiné, planté, transplanté, et arrosé. Mais ce à quoi je m’attendais moins, c’est d’avoir aussi organisé des ateliers et un camp de jour, cuisiné, fait la guide touristique, ainsi que vendu des produits au marché local.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">La serre est un point focal d’activités communautaires. Cet été,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>en plus d’avoir jardiné, planté et arrosé, j’ai organisé des ateliers , cuisiné, fait la guide touristique et vendu des légumes au marché</span></p>
</blockquote>
<figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 665px">
			<img decoding="async" class="wp-image-34897 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/11/illus-bea-2.jpg" alt width="665" height="941" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/11/illus-bea-2.jpg 665w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/11/illus-bea-2-330x467.jpg 330w" sizes="(max-width: 665px) 100vw, 665px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Béatrice Malleret</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s3"><b>Approche multidimensionnelle</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s4">La serre est, évidemment, un endroit où jardiner, mais à cela s’ajoute une fonction holistique bien plus importante. En tant que lieu physique, elle organise de nombreux événements, dont l’un des plus populaires est la mise en liberté de coccinelles. L’avantage d’une serre dans le Nord est qu’il y a très peu d’insectes ou d’animaux nocifs, mais les pucerons présentent un problème persistant. Afin d’y remédier, la serre commande chaque année une boîte de coccinelles — prédateurs naturels des pucerons — et invite la communauté à assister à leur mise en liberté. Ce qui fait qu’un matin, je me suis retrouvée en train de transférer des coccinelles (réfrigérées et endormies) dans de petites enveloppes à distribuer aux enfants. </span></p>
<p class="p4">La liste d’événements notables comprend également du yoga chaud ainsi que d’autres ateliers de toutes sortes — j’en ai animé un sur des recettes à base de pissenlit — ainsi qu’un café pop-up hebdomadaire. Ce café s’inscrit dans la vision plus globale de la serre en tant qu’initiative pour renforcer la sécurité alimentaire — il y a très peu de restaurants à Inuvik, encore moins de bons restaurants (je me questionne même s’il est approprié de mettre «&nbsp;bon » au pluriel), et aucun endroit où se procurer un latté. Aucun, sauf la serre, qui, une fois par semaine pendant l’été, sert des repas santé zéro déchet avec autant de produits frais et locaux que possible. <span class="s2">Dans cette veine, cette année, la serre offrait pour la première fois le programme <i>FoodFit</i> : un cours de cuisine visant à équiper des personnes à faible revenu avec des stratégies pour manger santé. Deux fois par semaine, nous nous rassemblions dans un centre communautaire local pour cuisiner ensemble. J’ai surtout apprécié aider à animer ce programme parce qu’il avait une approche très différente à la nourriture que d’autres initiatives axées sur manger sainement : il n’y avait aucune mention de compter les calories ni d’adopter un régime particulier. Nous travaillions avec des nutritionnistes de l’hôpital, qui donnaient de petites sessions éducatives à chaque cours, et ces sessions présentaient une bonne nutrition comme un gradient personnel et non un but absolu et fixe à atteindre absolument. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Travail intercommunautaire</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">La serre d’Inuvik sert également de point focal aux plus petites serres des communautés environnantes — elle leur fournit des plantes et de la formation. Il y a quelques années, des fonds étaient alloués pour que la directrice générale de la serre d’Inuvik se rende dans chaque communauté durant quelques jours afin d’animer les programmes éducatifs. Cette approche ne fonctionnait pas : une personne du Sud venait durant une courte durée dans une communauté majoritairement autochtone et expliquait comment faire les choses. Suite à de nombreux efforts, la serre a reçu la permission de réallouer les fonds afin de faire venir les coordonnatrices des serres en région à Inuvik à la place. Ainsi, nous jardinons ensemble dans le cadre d’un programme collaboratif et <i>hands-on</i>, et les coordonnatrices peuvent par la suite retourner dans leurs communautés ayant acquéri des connaissances à partager tout au long de la saison. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2">J’ai longtemps réfléchi à ma place dans la serre, en tant que personne blanche venant du Sud. Avais-je la légitimité d’entrer dans cette communauté et d’y travailler, sans avoir vécu son histoire? Je n’ai toujours pas la réponse, mais la présence d’un esprit de collaboration qui a engendré ce programme éducatif et bien d’autres initiatives m’a beaucoup inspirée : je n’ai jamais senti que le travail de la serre était une imposition, mais plutôt une option ou un processus d’apprentissage. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>La crise au premier-plan</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">À part mon jardin et le soleil, l’autre chose ayant occupé une présence constante dans ma vie cet été est la crise climatique. J’en ai remarqué les effets dans le Sud sous la forme d’hivers pluvieux et de canicules, mais jamais avais-je témoigné d’aussi près de ses effets tangibles. L’arctique se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète. À Inuvik, ce fait n’est pas un sujet dont on parle occasionnellement en politique ou dans les nouvelles, c’est un aspect intrinsèque de la vie de tous les jours.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Je suis arrivée à Inuvik début mai. Vers la fin du mois, il faisait régulièrement entre 17 et 19 degrés en journée — parfois plus chaud qu’il faisait à Montréal — et personne n’avait vu la glace fondre aussi rapidement. L’été a été pluvieux, dans un endroit normalement si sec qu’il est officiellement classé comme désertique. Impossible d’éviter les mentions de changements quand ils sont si prononcés — les gens partaient à la pêche à la baleine deux à trois semaines plus tôt que d’habitude et les poissons n’étaient plus dans les mêmes lacs. Je peux lister ces faits, mais je peine à exprimer l’angoisse fondamentale qu’ils génèrent ; dans le Nord, la dépendance à la terre et ses saisons est infiniment plus marquée. Ce n’est pas seulement plus de pluie ou moins de neige : si le fleuve ne gèle pas, il n’y a pas de route en hiver. Si le pergélisol fond, les bâtiments s’écroulent et l’eau du fleuve est absorbée. Si nous n’agissons pas, des communautés et des écosystèmes entiers seront perdus.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Et je ne crois pas que la sécurité alimentaire et les changements climatiques soient, au final, des enjeux si différents. Si nous voulons vaincre la crise climatique, nous aurons besoin de communautés fortes et de sources locales d’alimentation. Des initiatives telles que la serre communautaire d’Inuvik font pour moi partie intégrante de la solution&nbsp;; elles permettent de faire un pas vers l’autosuffisance tout en rassemblant et en impliquant la communauté. À mon retour d’Inuvik, je porte donc deux émotions en moi : l’angoisse d’avoir vu de si près la crise existentielle à laquelle nous sommes confronté·e·s et l’espoir de savoir que nous sommes capables d’y faire face.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/05/planter-animer-rassembler/" data-wpel-link="internal">Planter, animer, rassembler</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Manque de soutien de l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/29/manque-de-soutien-de-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2019 12:42:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34779</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tomas Jirousek discute changement de nom et appel à la démission de Sanchi Bhalla.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/29/manque-de-soutien-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Manque de soutien de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>L</i></span><span class="s1"><i>e Délit</i> a rencontré Tomas Jirousek, membre de la nation Kainai, territoire du traité 7, et de la confédération Blackfoot et commissaire aux Affaires autochtones de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM).</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b><i>Le Délit</i></b> <b>(LD)</b> : <i>Pourriez-vous nous parler un peu de votre poste en tant que commissaire aux Affaires autochtones?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>Tomas Jirousek (TJ) :</b> Mon rôle est, en gros, de représenter les intérêts de la population étudiante autochtone à l’AÉUM et à McGill en général. L’année dernière, j’ai mené une campagne pour changer le nom des équipes sportives masculines, les <i>McGill R*dmen</i>, au nom des revendications de la communauté étudiante autochtone. En ce moment, je fais plutôt des campagnes, j’anime des ateliers et je m’oppose à l’Université lorsque c’est nécessaire.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD : </b><i>Comme vous l’avez mentionné, l’année dernière, vous avez mené avec succès la campagne </i>Changez le nom<i>. Où en est le processus du changement de nom?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>TJ :</b> L’administration a lancé un appel à des nominations pour des membres du comité pour le changement du nom des équipes. Malheureusement, ils·elles n’ont pas réservé de sièges pour des étudiant·e·s autochtones spécifiquement ni pour qui que ce soit en dehors de la communauté athlétique. J’espère que des athlètes autochtones vont pouvoir y siéger&nbsp;; je crois que, malgré le fait que l’administration nous a rendu la tâche un peu plus difficile, ce sera toujours possible. Je l’espère.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD :</b> <i>Depuis la décision de l’administration de finalement changer le nom des équipes, avez-vous remarqué d’autres changements sur le campus?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>TJ :</b> Oui! En fait, j’ai remarqué une évolution plus générale au sein de la communauté montréalaise. Les étudiant·e·s du collège Ahuntsic [dont les équipes sportives] sont connues en ce moment comme les Indiens, sont en train de militer pour changer leur nom d’équipe. Je suis heureux de voir d’autres universités et cégeps suivre des parcours similaires. Je crois qu’il y a aussi eu une responsabilisation des étudiant·e·s autochtones sur le campus : nous comprenons que si nous nous mobilisons, nous avons des allié·e·s, alors nous pouvons nous opposer à [McGill] en ce qui a trait à la protection des droits autochtones.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD :</b> <i>Y avait-il un moment durant la campagne où vous avez su qu’elle réussirait, ou alors étiez-vous incertain du résultat jusqu’à la toute fin?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>TJ :</b> À l’origine, j’avais planifié que la campagne durerait deux ans — je prévoyais rester deux ans au poste de commissaire aux Affaires autochtones, en m’attendant à ce que la première année aille plus lentement. L’année dernière était censée être consacrée à une campagne éducative pour cette année. J’ai été surpris par la rapidité avec laquelle les médias extérieurs se sont intéressés à cette histoire. Au moment de la manifestation l’année dernière, lorsque la lettre ouverte a commencé à amasser beaucoup de signataires, j’ai réalisé qu’il s’agissait de quelque chose de gros. C’était un enjeu qui suscitait beaucoup d’intérêt chez les étudiant·e·s allochtones, et c’est à ce moment que j’ai commencé à penser que nous avions réellement une chance de réussir à faire changer le nom.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">C’était un enjeu qui suscitait beaucoup d’intérêt chez les étudiant·e·s allochtones, et c’est à ce moment que j’ai commencé à penser que nous avions réellement une chance de réussir à faire changer le nom</span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD :</b> <i>Croyez-vous que le succès de cette campagne démontre une transition plus générale de l’administration de l’Université McGill vers des points de vue plus progressistes?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>TJ : </b>Malheureusement, je crois que non. Je crois que l’administration est inutilement pugnace envers les leaders étudiant·e·s, non seulement autochtones, mais également en provenance d’autres groupes marginalisés. Je pense notamment à la quantité d’efforts qu’il a fallu faire pour qu’elle mette en place des mesures en ce qui a trait à la violence sexuelle et aux relations entre professeur·e·s et étudiant·e·s. L’Université a toujours été récalcitrante en ce qui concerne les droits étudiants en général, et de façon plus spécifique ceux des étudiant·e·s autochtones et des autres communautés marginalisées. Mais je crois que la campagne a démontré qu’en tant qu’étudiant·e·s, nous nous améliorions sur le plan de la mobilisation. Nous comprenons mieux comment l’administration réagit aux demandes étudiantes. Personnellement, j’ai réalisé que les médias extérieurs ont un grand impact :<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>McGill ne [voulait] pas que tout le pays sache qu’elle a un passé assez horrible en relation aux étudiant·e·s autochtones, et [la campagne] a bien illustré ce passé. Je crois que, quand la réputation de McGill est menacée par les médias, l’administration agit.</span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>LD :</b> <i>La semaine dernière, vous avez, avec plusieurs autres leaders autochtones, soumis une lettre à la v.-p. aux Affaires internes de l’AÉUM, Sanchi Bhalla, appelant à sa démission. Pourriez-vous résumer la situation?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>TJ : </b>J’avais planifié de faire samedi dernier (le 19 octobre, <i>ndlr</i>) une manifestation s’opposant au traitement des enfants autochtones par les services de protection de l’enfance et à la décision du gouvernement fédéral de porter en appel le verdict du Tribunal canadien des droits de la personne concernant les enfants autochtones. Le Tribunal a décrété que chaque enfant [victime des services de protection de l’enfance] avait droit à 40 000$ de dédommagements [de la part du gouvernement fédéral]. Ce sont des enfants qui ont été séparés de leurs familles, enlevés de leurs réserves et forcés de grandir au sein de familles blanches. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">J’étais quelque peu nerveux par rapport à la réception de soutien de la part des membres exécutifs de l’AÉUM cette année. Le nouvel exécutif n’a pas été aussi prêt à me soutenir que celui de l’année dernière — la campagne pour changer le nom des équipes aurait été beaucoup plus difficile si je n’avais pas eu le soutien de l’exécutif. J’ai soumis une motion au conseil législatif [le 10 octobre dernier], demandant à l’AÉUM de soutenir [la manifestation], ce qui comprenait l’accès au <i>listserv</i>. J’ai indiqué qu’un communiqué serait disponible le soir suivant. Le lendemain, j’ai personnellement rappelé à la v.-p. aux Affaires internes [que je préparais le communiqué]. Elle avait donc amplement le temps de se préparer et avait été mandatée de diffuser ce communiqué. En terminant sa rédaction, j’ai reçu un message indiquant qu’il y aurait de la difficulté à le diffuser. J’ai donc envoyé un message soutenant que c’était essentiel que la v.-p. aux Affaires internes diffuse le communiqué, et elle a échoué à le faire. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2">Mon raisonnement en réclamant sa démission découle du fait que les étudiant·e·s autochtones devraient être capables de se mobiliser rapidement [si un service essentiel à la communauté est en danger]. Nous aurions besoin de diffuser un communiqué immédiatement et d’organiser une manifestation en quelques jours. Cet incident a démontré que les étudiant·e·s autochtones ne peuvent pas compter sur l’AÉUM. Je crois que nous devons avant tout tenir responsables les membres de l’exécutif qui ont échoué à leur tâche, ce que nous avons fait en réclamant la démission de la vice-présidente Bhalla. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Je crois aussi qu’il est nécessaire de travailler sur une réforme institutionnelle de l’AÉUM. Je vais tenter de retirer le portfolio des Affaires autochtones de la responsabilité de l’un des membres de l’exécutif et mettre en place une politique de solidarité autochtone, afin de fournir de l’autonomie aux étudiant·e·s autochtones, pour que nous n’ayons pas à compter sur l’AÉUM. Les étudiant·e·s autochtones ne devraient pas avoir à compter sur la solidarité de l’exécutif : il faut pouvoir se mobiliser à n’importe quel moment, lorsque nous voulons nous exprimer en notre nom.</span></p>
<figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 994px">
			<img decoding="async" class="wp-image-34782 size-full" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-Thomas2.jpg" alt width="994" height="1419" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-Thomas2.jpg 994w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-Thomas2-330x471.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-Thomas2-768x1096.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-Thomas2-700x1000.jpg 700w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-Thomas2-850x1213.jpg 850w" sizes="(max-width: 994px) 100vw, 994px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Léonard Fiehl</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1"><b>LD : </b><i>À ce jour (le 25 octobre, </i>ndlr<i>), la v.-p. aux Affaires internes n’a pas démissionné. Quelles seront les prochaines étapes entreprises par les signataires de la lettre?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>TJ : </b>Malheureusement, les autres membres de l’exécutif n’ont pas soutenu les étudiant·e·s autochtones comme ils·elles avaient indiqué en privé qu’ils·elles le feraient. Je crois qu’en tant que commissaire aux Affaires autochtones, je dois me concentrer à la représentation de la population étudiante autochtone, ce qui pour moi signifie une distanciation de la réclamation de responsabilisation personnelle. Je soutiens toujours que la démission doit avoir lieu, mais je me concentre sur l’acquisition d’une autonomie fiscale et le retrait du portfolio des Affaires autochtones du contrôle de l’exécutif. Nous [voulons] changer les dynamiques du pouvoir au sein de l’AÉUM pour nous assurer qu’une telle situation ne se reproduira plus.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD : </b><i>Que diriez-vous aux étudiant·e·s qui souhaitent être de meilleur·e·s allié·e·s à la communauté autochtone du campus, mais qui ne sont peut-être pas certain·e·s par où commencer?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>TJ : </b>Soyez prêt·e·s à répondre lorsque nous demandons des allié·e·s. Si vous pouvez vous rendre à une manifestation que nous organisons, c’est fantastique. Si vous pouvez voter pour le <i>Indigenous Equity Fund</i>, c’est excellent. Vous pouvez retrouver le comité des Affaires autochtones sur Facebook : portez attention aux médias sociaux, gardez vos oreilles ouvertes pour nos appels à nos allié·e·s. Si vous voulez vous impliquer encore plus, joignez-vous au comité des Affaires autochtones ou communiquez avec la <i>Indigenous Students’ Alliance</i>.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/29/manque-de-soutien-de-laeum/" data-wpel-link="internal">Manque de soutien de l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rassemblement à McGill en soutien aux enfants autochtones.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/22/rassemblement-a-mcgill-en-soutien-aux-enfants-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Violette Drouin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2019 16:02:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=34753</guid>

					<description><![CDATA[<p>Photoreportage</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/22/rassemblement-a-mcgill-en-soutien-aux-enfants-autochtones/" data-wpel-link="internal">Rassemblement à McGill en soutien aux enfants autochtones.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le samedi 19 octobre dernier, plusieurs dizaines d’étudiant·e·s se sont rassemblé·e·s devant les portes Roddick, sur la rue Sherbrooke, répondant à l’appel de la <i>Indigenous Students Alliance</i> (<i>ISA</i>, Alliance des étudiant·e·s autochtones, en français) et du comité des Affaires autochtones de l’AÉUM (Association étudiante de l’Université McGill). Le rassemblement avait pour but de s’opposer à la décision du gouvernement Trudeau de porter en appel un verdict du Tribunal canadien des droits de la personne émis au début du mois d’octobre. La décision obligerait le gouvernement à verser 40 000$ en dédommagements à chaque enfant autochtone victime des services de protection de l’enfance dans les réserves. Ce même Tribunal avait conclu en 2016 que le sous-financement des services de protection de l’enfance représentait de la discrimination envers les peuples autochtones.</p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Un enjeu personnel</b></span></p>
<p class="p3">La petite foule, arborant des affiches peintes de slogans tels que «&nbsp;<i>arrêtez de poursuivre en justice des enfants</i>&nbsp;» et « <i>solidarité avec les enfants des Premières nations</i> » a entendu des chansons traditionnelles ainsi que des discours de plusieurs personnes ayant personnellement été victimes des services de protection de l’enfance.</p>
<div class="mceMediaCreditOuterTemp left" style="width: 330px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34756 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"></div>
<p class="p1">Noah Favel, membre de la nation crie <i>Poundmaker</i>, créée par le traité<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>No. 6, en Saskatchewan, a insisté sur le fait que « <i>le gouvernement opprime continuellement des populations qui sont déjà opprimées</i>&nbsp;». Tomas Jirousek, membre de la nation Kainai de la confédération <i>Blackfoot</i> et commissaire aux affaires autochtones de l’AÉUM, a conclu : « <i>Comprenez à combien d’obstacles nous faisons face</i> […] <i>soyez à l’écoute des étudiant·e·s autochtones quand nous appelons à la solidarité et à l’activisme.</i> »</p>
<div class="mceMediaCreditOuterTemp left" style="width: 330px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34758 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif5-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif5-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif5-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif5-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif5-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"></div>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Trouble à l’AÉUM</b></span></p>
<p class="p3">L’événement a été précédé par un conflit à l’AÉUM, lorsque, le 18 octobre dernier, de nombreux·ses leaders de la communauté autochtone de McGill ont envoyé une lettre à la VP aux Affaires internes de l’AÉUM, Sanchi Bhalla, demandant sa démission. La lettre, disponible sur le site du <i>McGill Tribune</i>, indique que Bhalla aurait échoué à la tâche de soutenir les étudiant·e·s autochtones en ne partageant pas les informations sur le rassemblement dans le <i>listserv</i> de l’AÉUM, action qui avait été mandatée par le Conseil législatif. Selon la lettre, « <i>les actions de la VP Sanchi Bhalla ont retardé et limité l’efficacité de l’événement</i> » ce qui démontre un « <i>manque de respect pour l’enjeu ainsi que pour le travail accompli par les étudiant·e·s autochtones</i> ».</p>
<div class="mceMediaCreditOuterTemp left" style="width: 330px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34757 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif6-1000x667.jpg" alt width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif6-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif6-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif6-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/10/A-manif6-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px"></div>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/10/22/rassemblement-a-mcgill-en-soutien-aux-enfants-autochtones/" data-wpel-link="internal">Rassemblement à McGill en soutien aux enfants autochtones.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
