Nouveaux services inadéquats

Les étudiant·e·s demandent de meilleurs soins de la part de McGill.

Mahaut Engérant | Le Délit

Le mardi 12 novembre dernier, plusieurs étudiant·e·s se sont rassemblé·e·s devant l’édifice Brown des services aux étudiant·e·s lors d’une manifestation pour des soins de santé plus accessibles à McGill. L’événement était censé se dérouler en même temps que l’ouverture officielle du nouveau Pôle de bien-être étudiant, qui regroupe maintenant les services de counselling, de psychiatrie et de santé étudiante. La page Facebook de la manifestation indiquait que « malgré des restructurations récentes, les soins cliniques à McGill sont notoirement difficiles d’accès. Les temps d’attente ne diminuent pas, des rendez-vous se font annuler et les soins de santé mentale à long terme ont été coupés ». L’ouverture du Pôle a toutefois été annulée pour cause de neige. Dans un courriel adressé au Délit, l’une des organisatrices de la manifestation, Madeline Wilson, v.-p. aux Affaires universitaires de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a indiqué qu’une autre manifestation serait planifiée pour la nouvelle date d’ouverture du Pôle.

Les organisateur·rice·s ont présenté cinq demandes formelles : des services rapides et adéquats et de la communication rapide, des soins accessibles financièrement, sensibles aux différentes cultures, ainsi qu’un soutien actif aux étudiant·e·s en situation de handicap. Dans son courriel, Madeline Wilson a précisé que les demandes avaient été élaborées « afin de servir comme archive physique des plus importantes plaintes des étudiant·e·s à l’égard du Pôle de bien-être et serviront à guider des revendications futures ». Elle a également ajouté que « puisque l’ouverture du Pôle a été remise, [elle] espérait que la manifestation deviendrait un endroit où les étudiant·e·s pourraient partager leurs expériences et exprimer leur frustration » et que c’était le cas.

Les services de santé physique et mentale de McGill ont été fortement critiqués depuis plusieurs années, notamment pour de trop longs temps d’attente, la coupure de services pour les personnes atteintes de troubles alimentaires et le manque de services en santé mentale.