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	<title>Ikram Mecheri - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Sauver la presse francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/sauver-la-presse-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 16:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[DPS]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>40 ans après sa naissance, Le Délit risque de disparaître.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es universités québécoises, censées être le lieu du savoir et du débat d’idées, manquent à leur devoir de protection de la liberté d’expression. Sans presse libre et indépendante au sein des universités, cette liberté d’expression ne devient que façade. Nous demandons aux dirigeants de l’Université McGill d’abolir la mesure exigeant la tenue d’un référendum quinquennal sur les frais de cotisation de 3$ par session que chaque étudiant est tenu de payer aux journaux étudiants, <i>Le Délit</i>, <i>The Mcgill Daily</i> et le <i>McGill Tribune</i>.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous pensons que cette mesure fragilise la liberté d’expression au sein de l’Université tout en marginalisant davantage les voix minoritaires, telles que les voix francophones qui sont représentées par <i>Le Délit</i>, le seul journal francophone de l’Université McGill. Nous demandons à l’administration de l’Université d’abolir cette obligation qui précarise la francophonie et les journaux étudiants sur le campus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>McGill néglige sa francophonie</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Né sous le lys en 1977, <i>Le Délit</i> est la publication sœur du <i>McGill Daily</i>, créé en 1911, le plus vieux journal étudiant du Québec. Les deux rédactions forment la Société de publication du Daily (SPD), un organisme indépendant et à but non lucratif. Ce sont les éditeurs du<i> Daily </i>qui, lors des débats de la loi 101 sur le bilinguisme, ont reconnu la nécessité d’un journal entièrement francophone. Conséquement ils créèrent <i>Le McGill Daily français</i>, notre actuel<i> Délit</i>. Leur motivation était simple: favoriser l’entente entre les deux solitudes.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À l’image des deux groupes linguistiques majoritaires du Québec, le <i>Daily</i> et <i>Le Délit</i> ont grandi dans l’interdépendance. Deux journaux, deux équipes, deux lignes éditoriales mais un seul bureau et une même vocation: proposer une presse libre et indépendante aux étudiants de l’université. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Jusqu’au 16 novembre, les étudiants doivent se prononcer sur la survie de ces deux institutions pour le référendum quinquennal. Un peu plus tôt ce mois-ci, le conseil législatif de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM ou SSMU, en anglais, <i>ndlr</i>), a voté contre une motion de soutien au référendum d’existence de la SPD. Ce désaveu de la part des élu·e·s étudiants prouve leur absence de considération pour la francophonie à McGill.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les francophones représentent pourtant 20% du corps étudiant, lequel est bilingue à plus de 50%. Pour tous ceux-là, <i>Le Délit</i> est un porte-parole et un acteur majeur de la vie étudiante. Dans ses pages, il couvre la scène et les coulisses de la politique étudiante mcgilloise, montréalaise et québécoise, désespérément cantonnée à la sphère anglophone. Dans la communauté, il joue un rôle prépondérant en co-organisant notamment la Francofête, une semaine de célébrations de la francophonie sur le campus. Il est aussi le représentant de McGill au sein de l’association de la Presse étudiante francophone (PrEF) et a remporté le prix du meilleur journal étudiant du Québec décerné par les Amis du <i>Devoir</i>. Ainsi, <i>Le Délit</i> relie nos étudiant·e·s francophones, parfois enfermés dans la <i>McGill bubble</i>, au reste du Québec. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b> De l’importance de la presse étudiante</b> </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au cours de ces dernières années, les journaux étudiants mcgillois ont été d’utiles lanceurs d’alerte sur le campus. Agressions sexuelles, dysfonctionnement chronique des services de santé mentale, précarité ou encore malnutrition étudiante, autant de sujets mis en lumière par le <i>Délit</i> et <i>The Daily</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, en l’absence d’une école de journalisme à McGill, les journaux étudiants compensent et forment à chaque année des dizaines de mcgillois·e·s au journalisme en français et en anglais. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’imposition de ce référendum menace les rédactions étudiantes comme une épée de Damoclès. Au lieu d’assurer leur fonction, elles se voient régulièrement contraintes d’allouer leurs maigres ressources à une campagne de survie. De plus, cette campagne devient en quelque sorte permanente, tant il faut se plier à la majorité et au bon vouloir des groupes de pression du campus. Comment, dans ces conditions, assurer la liberté de la presse et le fonctionnement même de la démocratie dans notre communauté étudiante?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous comptons sur la bonne volonté de l’administration de l’Université McGill pour mettre fin à ce système référendaire qui précarise les journaux étudiants et met en péril la seule voix francophone, indépendante et libre du campus.</span></p>
<p><strong>Signataires :&nbsp;</strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ronny Al-Nosir, chef de section innovations, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Joseph Boju, rédacteur en chef, 2014–2015</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Julia Denis, rédactrice en chef, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Inès Dubois, coordinatrice réseaux sociaux, 2014–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Céline Fabre, chef de section culture 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ikram Mecheri, rédactrice en chef, 2016–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Magdalena Morales, coordinatrice multimédias, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Chloé Mour, cheffe de section culture, automne 2016 </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Matilda Nottage, coordinatrice multimédias, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Esther Perrin Tabarly, cheffe de section société, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Théophile Vareille, éditeur de section actualités, 2015–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Arno Pedram, responsable multimédia<i> Le Délit</i>, hiver 2017, éditeur culture <i>The McGill Daily</i>, 2017–2018</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le McGill Délit Français, un «mal nécessaire»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/04/21/sophie-durocher/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 20:26:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Sophie Durocher, co-rédactrice en chef du Délit 1985-1987 et chroniqueuse au Journal de Montréal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>Le Délit (LD)</b>:<i>Comment avez-vous connu/entendu parler du Délit?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Sophie Durocher (SD)</b>: C’était le journal étudiant, tout le monde le lisait et le commentait.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Qu’est-ce qui vous as convaincu de rejoindre l’équipe et de continuer à vous impliquer?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Je voulais me lancer en journalisme. J’ai rencontré l’équipe, j’ai aimé le leadership de Richard Latendresse et j’ai embarqué. J’étudias en Études Nord-américaine. C’était une super activité parascolaire. Et en plus, j’y ai rencontré mon chum de l’époque!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>:<i> Quelle était la place du français et des francophones à ce moment-là à McGill?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: On était un «mal nécessaire». Incapables d’avoir des services en français, nous n’étions pas pris au sérieux par l’administration.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Est-ce que votre contribution au </i>Délit<i> a influencé vos choix professionnels?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Non, je savais déjà que je voulais faire du journalisme. Dès que j’ai fini mon bac à McGill, j’ai commencé à travailler dans la salle des nouvelles de Radio-Canada.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Quel est le meilleur souvenir que vous conservez du journal?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Les soirs où l’on finissait de coller les articles à la cire sur le <i>mock up</i> et que l’on envoyait les épreuves à l’imprimeur. On partait faire la fête chez Ben’s , une institution montréalaise qui a depuis été démolie.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Quel est la leçon la plus importante que vous avait apprise grâce au Délit?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Toujours garder en tête les intérêts des lecteurs. Nos collègues du <i>Daily </i>anglais parlaient de politique étrangère, mais ne s’intéressaient pas à ce qui se passait dans les corridors de l’université…</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Est-ce que vous vous rappelez de vos premiers textes?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Je me souviens que j’étais allé voir Girerd, caricaturiste à La Presse (le Chapleau de l’époque) et que je lui avais demandé de nous faire une caricature. Il avait dessiné son chien emblématique en train de pisser sur la statue de James McGill. On a tellement ri!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Vous avez commencé à écrire à une époque où la profession de journaliste était dominé par les hommes, comment avez-vous réussis à tailler votre place dans ce boys club?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Je n’ai jamais, JAMAIS eu l’impression de travailler dans un boys club.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Finalement, disons que vous êtes en train de produire le journal, il est très tard, le moral de l’équipe est à plat, quelle chanson est-ce que vous mettrez?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>SD</b>: Gigi Lamoroso chanté par Dalida!&nbsp;</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du McGill Délit Français à ICI Musique Radio-Canada</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/04/21/du-delit-a-ici-musique-radio-canada/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 19:26:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Josée Bellemare, rédactrice en chef du Délit en 1991.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/04/21/du-delit-a-ici-musique-radio-canada/" data-wpel-link="internal">Du McGill Délit Français à ICI Musique Radio-Canada</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">lors qu’elle était étudiante à la faculté de gestion à McGill, Josée Bellemare a découvert <i>Le Délit</i>, alors le <i>Mcgill Daily Francais</i>. Son expérience l’a incitée à se lancer dans le journalisme et aujourd’hui elle est la directrice des émissions à la radio d’ICI Musique de Radio-Canada. <i>Le Délit</i> s’est entretenu avec elle pour parler de son expérience au sein du journal. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Le Délit (LD)</b>: Comment avez-vous entendu du <i>Délit</i> quand vous étiez à McGill?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Josée Bellemare (JB)</b>: J’ai dû voir <i>Le Délit</i> traîner dans un local, et je m’y suis intéressée. J’étais dans la faculté de gestion, impliquée dans diverses associations en commerce, et j’avais le goût de faire autre chose. C’est pour ça que je me suis intéressée au journalisme étudiant.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: Est-ce qu’il avait-il un certain contexte à McGill autour de la langue française, du Québec?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>JB</b>: Oui, c’est sûr. Il y aura toujours ce contexte dans cette université anglophone au milieu d’une province majoritairement francophone. Mais cette réalité était vécue différemment d’une faculté à l’autre. Moi, ce n’est pas par souci de me retrouver entre francophones que je suis allé au journal étudiant. C’était plus pour m’intéresser à des questions d’actualités, à la vie étudiante.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp;</span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: Quel était le fonctionnement du journal à cette époque-là?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>JB</b>: Je me rappelle que nous étions assez autonome. On fréquentait quand même l’équipe du journal anglophone. Ce qui me marque encore aujourd’hui, c’est à quel point nous avions le sens de la critique entre nous. J’ai rarement rencontré une équipe aussi franche et aussi droit au but dans ma carrière. Le journal était publié le mardi matin, et le mardi soir on faisait le <i>slash</i>: c’était de passer en revue le journal et les articles de tous le monde, en plus de préparer la production du prochain numéro. Les critiques étaient toujours constructives, j’ai vu qu’on pouvait vraiment améliorer un article.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: On voit que les traditions n’ont pas changées!</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>JB</b>: Je vous en parle parce que c’est vraiment ce qu’il me reste de mieux, vingt-cinq plus tard (<i>rires</i>)! De se mettre en équipe, regarder le journal, critiquer et se faire critiquer.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: Quel est votre meilleur souvenir au <i>Délit</i>?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>JB</b>: Ah mais il y en a trop (<i>rires</i>)! D’un point de vue personnel, je me souviens du moment où je me suis dit que je serai journaliste dans la vie. J’écrivais un article sur l’école alternative et je me suis dit : «Un jour on va peut-être me payer pour que j’apprenne davantage et que je cultive ma curiosité». Cette idée-là me séduit encore aujourd’hui. Il y a eu d’autres moments, des bons et des plus difficiles. Et je me souviens des moments difficiles, parce qu’ils ont été formateurs.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: Quelle chanson mettriez-vous pour motiver votre équipe du <i>Délit</i> un lundi soir?</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>JB</b>: On avait une chanson fétiche JB notre <i>gang</i>, c’était «Le phoque en Alaska» [de Beau Dommage, <i>ndlr</i>]. On ne la mettait pas en production, mais on finissait tous nos <i>partys</i> avec ça! Si je la mettais au bureau, c’est sûr que tout le monde comprendrait que c’est le temps de se serrer les coudes!&nbsp;</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pardonnez mon français</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/04/07/pardonnez-mon-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 12:55:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a de cela 40 ans, un journal francophone au sein de McGill voyait le jour. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">I</span><span class="s1">l y a de cela presque 40 ans, le 20 septembre 1977, naissait le <i>Délit</i>, dans un contexte de tensions sociales prononcées. Le Québec commencait alors à renouer avec son identité francophone et à s’affirmer au sein du Canada. En même temps, la «loi 101» pour la protection de la langue française voyait le jour. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Depuis, le caractère politique du français a été un peu relégué aux oubliettes. Si bien qu’aujourd’hui, lorsqu’on parle de la place du français au sein de la province, le contexte qui a permis sa préservation est rarement évoqué. Le Québec n’aime pas les chicanes, ça ne date pas d’hier. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Il y a dix ans, Laurence Martin, alors rédactrice en chef du <i>Délit</i> se demandait dans l’édition spéciale du 30<i>e</i> anniversaire du journal, «les Franco-Québécois ont-ils réglé leur compte avec McGill ou existe-t-il encore un malaise?». L’affaire Andrew Potter nous as démontré que ce ce malaise est encore présent, autant chez les anglophones que chez les francophones. Les deux solitudes se courtisent, fréquentent les mêmes universités, mais ne se comprennent pas. Peut-être qu’ils ne parlent pas le même langage? </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Seulement, depuis 1977, les Québécois ont appris l’anglais, si bien qu’aujourd’hui 40,8% sont bilingues contre 17,5% dans le reste du Canada. La perception d’envahisseur de l’anglais s’est estompée, mais celle du francophone revanchard demeure. On nous accuse d’être beaucoup trop frustrés, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sCBCy8OXp7I&amp;ab_channel=bourse09" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer">trop à fleur de peau</a> lorsqu’il est question du français. Mais peut être qu’ils comprendront si on leur disait qu’il y a 40 ans, <i>CBC</i> était venu voir de plus près ces étudiants insolents qui ont eu le culot de commencer un journal francophone au sein de McGill. Ou bien de cette mère anglophone mécontente qui pris le soin d’écrire une lettre ouverte à ce sujet. </span></p>
<p class="p4">L’identité québécoise est intrinsèquement liée au français. Cependant, vouloir arrêter cette identité à la célébration constitue une dilution majeure de notre histoire. Né sous le lys, en 1977, <em>Le Délit</em> célèbre les voix francophones qui bien trop souvent se perdent sous la rose. De cette rose, <i>Le Délit</i> a su bâtir à travers les années, les équipes, les cafés, les articles, les confrontations et les soirées de productions qui terminent à quatre heures du matin des bases solides sur lesquelles il a su construire ses racines. Nous ne sommes que de passage, mais sous le drapeau rouge de McGill et le ciel bleu du Québec, nous avons honoré et célébré l’héritage de nos prédécesseurs. Quarante ans c’est beaucoup, <span class="s1">mais ce n’est que le début.&nbsp;</span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qui peut critiquer le Québec?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/28/qui-peut-critiquer-le-quebec/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2017/03/28/qui-peut-critiquer-le-quebec/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2017 13:09:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=28304</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur l’affaire Andrew Potter. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le 15 mars dernier, une tempête de neige paralysa une bonne partie du Québec. Le 16 mars au matin, les bulletins de nouvelles nous apprennent qu’à peu près une centaine d’automobilistes ont passé la nuit coincés dans leur voiture sur l’autoroute 13 à Montréal. Forcément, quelqu’un quelque part n’a pas fait ce qu’il aurait dû faire. La gestion catastrophique de la situation par les différents paliers du gouvernement est alors incontestable. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Quelques jours plus tard, le 20 mars, très peu de réponses sont fournies et les politiques s’accusent mutuellement. Andrew Potter, alors directeur de l’Institut des études canadiennes de McGill, prend sa plume pour non seulement critiquer la situation et ses acteurs, mais la société québécoise entière. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">De mauvais goût, excessif, généralisateur, et surtout irréaliste, l’article en question, «<i>Comment une tempête de neige a exposé le vrai probleme du Québec: un malaise social</i>» est tout sauf raisonnable. Son point de vue est celui d’un non-québécois qui habite la province depuis huit mois à peine. Il est difficile de comprendre comment le professeur est arrivé à un tel constat. Cette réflexion mérite d’être approfondie, mais les réponses étant seulement du ressort de M. Potter, une spéculation imaginative de sa pensée serait injuste. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cependant, l’autre tempête, la médiatique qui suivit la publication de l’article soulève plusieurs interrogations et mérite que l’on s’y attarde. En premier lieu, à qui a profité l’affaire Potter? Aux politiciens québécois. En effet, car sans le savoir, Andrew Potter a tendu la perche parfaite aux politiciens. Ces derniers on trouvé dans son article l’occasion parfaite pour faire diversion de leur gestion désastreuse de la tempête du 15 mars. Nous aurons vu ces politiciens se bousculer devant les médias pour critiquer cet article alors que certains de ces mêmes politiciens sont restés de marbre devant des discours qui frôlent parfois le racisme et la misogynie, entre autres. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’indignation au Québec est sélective. Elle n’est utilisée que lorsqu’elle peut servir de paravent à des politiciens mal intentionnés. À titre d’exemple, de nombreux politiciens sont restés muets lors des récentes dénonciations d’agressions sexuelles dans les universités, dont McGill notamment.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Les personnes en position de pouvoir peuvent-elles s’exprimer en leur nom lorsqu’elles représentent une institution?</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">L’affaire Potter soulève un autre enjeu important: les personnes en position de pouvoir peuvent-elles s’exprimer en leur nom lorsqu’elles représentent une institution? Selon les dires de la rectrice de l’Université McGill, Mme Suzanne Fortier, dans un article du <i>Globe and Mail</i>, la prise de position doit être limitée dans ces cas-là. Selon elle, le rôle du directeur de l’institut n’est pas de «<i>provoquer la discussion, mais de l’encourager</i>» et elle nuance sa position en expliquant que si Potter s’était exprimé en son propre nom, plutôt qu’au nom de l’école, «<i>rien ne serait arrivé</i>». D’autre part, Mme Fortier défend aussi la démission de M. Potter. Selon elle, le rôle de l’institut est de rapprocher les gens, pas de les diviser, ce qu’a fait l’article de l’ex-directeur qui conserve tout de même son poste de professeur au sein de l’institution. Pour l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), la position de la rectrice porte atteinte à la liberté académique des professeurs qui occupent un poste administratif au sein des universités. L’ACPPU demande à l’administration de McGill de lui «fournir de plus amples détails sur le rôle qu’elle a joué à la suite de la controverse provoquée par la publication d’une chronique d’opinion». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La position de l’Université est délicate, car d’un côté elle se retrouvait face à des politiciens en quête de bouc émissaire, et d’un autre côté, un public habitué à se faire dire par les médias que le <i>ROC</i> (<i>Rest of Canada</i>) déteste le Québec. Il est raisonnable de comprendre pourquoi McGill, une institution anglophone dans une province francophone, souhaite éviter de devenir l’image du Québec <i>bashing</i>.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Implicitement, les politiciens condamnent les universités, et leurs professeurs, à rester dans <i>leurs bonnes grâces</i> afin d’éviter d’autres coupes majeures.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">D’autre part, les coupes répétées et excessives du gouvernement provincial dans les subventions aux universités a créé une précarité sans précédent pour les institutions. Implicitement, les politiciens condamnent les universités, et leurs professeurs, à rester dans <i>leurs bonnes grâces</i> afin d’éviter d’autres coupes majeures. La perte de donateurs est aussi un autre facteur important à prendre en compte. Ainsi, entre la survie économique ou la perte d’un directeur mal avisé, le choix n’est pas difficile. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans un monde où McGill ne mange pas dans la main du gouvernement ‑une main qui peut se fermer à tout instant – l’Université ne se serait peut être pas dissociée de son ex-directeur. Les erreurs dans les sciences humaines sont importantes car elles permettent la critique. L’Université offre un cadre défini dans lequel des opinions divergentes peuvent s’opposer, se répondre, s’étudier afin de mieux évoluer. En enlevant ce cadre, nous nous retrouvons avec la pression de ne dire que ce que les gens veulent bien entendre. On tombe alors dans un politiquement correct pervers qui n’offre aucune place à la dissension. Les opinions qui en résultent deviennent alors plates, voire javellisées afin de mieux rentrer dans le moule pré-établi. Toute forme d’évolution des discours devient alors impossible.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Les deux grandes solitudes, le <i>ROC</i> et le Québec sortent donc de cette tempête encore plus divisées et notre discours public plus fragilisé que jamais.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">L’affaire Potter nous a démontré les effets pervers de la précarité économique qui est imposée depuis quelques années aux universités québécoises. À la question est-ce que seuls les Québécois peuvent critiquer le Québec? Non, absolument pas, mais en jetant en dessous du bus chaque non-Québécois qui s’y risque, on limite le débat et on aseptise à notre tour le dialogue public. Cette exclusion violente de tous ceux qui ne sont pas québécois à nos questions sociétales ne fait que reproduire les censures systématiques que les politiques d’austérité causent à nos universités. Les deux grandes solitudes, le <i>ROC</i> et le Québec sortent donc de cette tempête encore plus divisées et notre discours public plus fragilisé que jamais.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/03/28/qui-peut-critiquer-le-quebec/" data-wpel-link="internal">Qui peut critiquer le Québec?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Mettre la politique de côté pour repenser Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/21/mettre-la-politique-de-cote-pour-repenser-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2017 12:21:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les célébrations du 375e constituent le moment parfait pour construire une vision à Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/03/21/mettre-la-politique-de-cote-pour-repenser-montreal/" data-wpel-link="internal">Mettre la politique de côté pour repenser Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">ontréal, Montréal, Montréal. À force d’y vivre, on ne remarque plus ta beauté. À force de fouler ton gravier, on finit par foncer dans tes cônes oranges, et puis à te maudire et à presque te regretter. Tes multiples avantages ne sont plus à citer: tu es belle, merveilleuse, festive, tête en l’air, mais aussi capricieuse. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Tu me le pardonneras, et sans doute tu dois t’en douter: tu n’es pas facile à aimer, mais quand on tombe pour toi, on sait que c’est foutu.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Foutu car après on a du mal à te quitter. Donc forcément, il faudra s’habituer à tes imperfections. Cependant après avoir visité d’autres de ton espèce, des villes, force est d’admettre qu’il est temps de parler – et de corriger – ces défauts que tu traînes derrière toi. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Ce qu’il te faudrait, Montréal, c’est une prise de conscience. Une pause à ton rythme effréné pour prendre du recul et réaliser ton manque de vision. Jusqu’à présent, tu as réussi à faire ton chemin, malgré les nids de poule et les 40cm de neige, certes. Seulement, tu t’essoufles, tu doit prendre conscience que si les dollars et le café t’ont permis de survivre jusqu’à aujourd’hui, demain la bourse sera vide et le café amer. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Des plus petites villes telles que Helsingborg ou Copenhague ont compris l’importance d’avoir une vision, un plan. Pas l’un de ceux qu’on fait le jour du nouvel an et qu’on laisse tomber quelques jours après. Non, un plan, un vrai: un projet sociétal. La ville, il faut y réfléchir car elle ne se fait pas toute seule, il lui faut un tuteur pour ne pas qu’elle pousse de travers. Il ne faut pas la contraindre mais la guider. Montréal, il est temps de te repenser. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Les célébrations du 375<i>e </i>constituent le moment parfait pour amorcer cette discussion pour commencer à construire cette vision manquante. Les enjeux tels que l’environnement, le transport et l’accessibilité, des enjeux municipaux, ne devraient pas être politisés. À Helsingborg, petite ville côtière de la Suède, les partis politiques sont parvenus à mettre leurs différences de côté pour travailler ensemble et composer un projet de société: Helsingborg 2035.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Plus question de prendre des enjeux essentiels tel que l’environnement en otage, peu importe le parti au pouvoir, les priorités qui s’inscrivent dans une vision à long terme restent inchangées et les politiciens s’engagent à les respecter. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Une telle vision ne se construit pas du jour au lendemain. Elle nécessite une humilité politique considérable, particulièrement pour le parti au pouvoir. Cependant, le système électoral actuel ne donne à peu près aucun incitatif à la collaboration. Néanmoins, des voix commencent à s’élever pour demander à nos politiciens de poser leurs voix et commencer à s’écouter. Il est temps d’outrepasser les barrières politiques en places qui segmentent les bonnes idées d’un côté ou de l’autre et qui prennent en otage notre ville. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Ne ratons pas cette occasion. Pour le 375<i>e</i>, rêvons d’un Montréal 2042, juste à temps pour son 400<i>e</i>. <i>Bonne fête Montréal</i>.</span></p>
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		<title>Crise à l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/14/crise-a-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 14:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quand une remise en cause de l’institution?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">idée de parler de beauté n’est pas sans élégance. Cependant, dans un éditorial, elle semblait soudainement inappropriée face au spectacle désarmant que l’AÉUM (Association des étudiants de McGill, SSMU) nous a offert au cours de ces dernières semaines. Le style, l’art, la beauté, la perfection et le sublime devront donc laisser leur place à la politique et au cynisme. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après être passée sous une panoplie d’émotions au cours de ces dernières semaines, l’équipe du <i>Délit </i>était optimiste quant à ces élections. Nous nous sommes donc réunis pour éplucher les programmes de chaque candidats, prêts à mettre nos «lunettes» de la francophonie pour nous assurer que les programmes des candidats prenaient en compte les milliers d’étudiants francophones qui peuplent le campus de McGill. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Notre optimisme fut de courte durée. À l’exception de deux candidats, aucun des programmes ne fut entièrement traduit en francais. À peu près aucune proposition sérieuse pour la francophonie. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le débat organisé par l’AÉUM a fait l’éloge de la médiocrité des candidats qui se pavanent sous nos yeux depuis déjà quelques jours. Parlons de beau, mais de laid aussi. Et présentement, la politique étudiante n’aura jamais été aussi laide, fade, peu accessible, mais surtout déconnectée. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour pallier le manque d’engagement des étudiants, une candidate a proposé d’utiliser les fonds de l’AÉUM, qui proviennent des frais payés par les étudiants, afin de créer une page de «mèmes». De quoi se poser des questions. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une autre a proposé de créer une semaine pour célébrer la francophonie. Le hic, cette semaine existe déjà et a lieu cette semaine, justement. Lorsque mise devant la contradiction, la candidate a<i> rectifié</i> qu’elle entendait plutôt créer un «mois» de la francophonie. Peut-être qu’une simple consultation auprès de ses pairs lui aurait permis d’éviter un tel embarras. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais peut-être est-ce moi qui suit trop ambitieuse. Peut-être que c’est moi qui a des attentes trop élevées. Peut-être que les étudiants visionnaires qui rêvent d’un AÉUM qui construit des serres sur ses toits et qui propose un système de récupération de l’eau de pluie pour les usages sanitaires ne vont tout simplement pas à McGill. Aucun des candidats n’a proposé une vision pour McGill. Peut-être méritons-nous un tel niveau de médiocrité. </span></p>
<p class="p3">Un vieil adage dit que nous avons les élus que nous méritons. La chose n’aura jamais été aussi vraie qu’avec la politique étudiante mcgilloise. Sur les sept postes exécutifs qui sont présentement en jeu, seuls deux sont contestés. Au total, ce sont 10 étudiants sur les 23 140 en premier cycle à temps plein qui se sont présentés. Pas de quoi se réjouir.</p>
<p class="p3">Nous sommes plusieurs à avoir cette mauvaise impression que chaque année à l’AÉUM c’est la même rengaine. Après une année à couvrir les frasques des uns et des autres, de la violence verbale à la violence sexuelle, visiblement, les mécanismes censés prévenir ce genre d’incidents ne semblent pas fonctionner. À quand une remise en cause de l’institution?</p>
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		<title>Un exécutif de l’AÉUM fait face à des allégations d’agression sexuelle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/22/un-executif-de-laeum-fait-face-a-des-allegations-dagression-sexuelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 21:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le V.-p. aux Affaires externes de David Aird remet sa démission. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/22/un-executif-de-laeum-fait-face-a-des-allegations-dagression-sexuelle/" data-wpel-link="internal">Un exécutif de l’AÉUM fait face à des allégations d’agression sexuelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Le mardi 21 février, le Réseau de divulgation communautaire (<em>Community Disclosure Network</em>, </span><i><span style="font-weight: 400;">ndlr</span></i><span style="font-weight: 400;">), se présentant comme un groupe de survivants, a publié un <a href="https://communitydisclosurenetwork.wordpress.com/" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer">communiqué</a> visant à contextualiser leur demande quant à la démission de David Aird, le V.-p. aux Affaires externes de l’Association des étudiants en première année de l’Université McGill (AÉUM), suite aux allégations d’agression sexuelle dont il fait actuellement l’objet.</span></p>
<p><strong>Plusieurs accusations</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les faits allégués se seraient produits au cours de l’année scolaire 2016–2017 et impliqueraient deux groupes étudiants: «McGill contre l’austérité» (<em>McGill Against Austerity</em>,&nbsp;<em>ndlr</em>)&nbsp;et «NDP McGill». Ces groupes auraient reçu des plaintes de la part de leurs membres en octobre et décembre 2016. Cependant, il semble que toute action formelle possible dans le cadre d’accusation d’agression sexuelle requiert de révéler l’identité des survivant·e·s présumé·e·s, ce qui ne respectait pas le désir de celles-ci.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La décision fut donc prise de présenter directement au Conseil des directeurs de l’AÉUM (</span><i><span style="font-weight: 400;">Board of Directors, ndlr</span></i><span style="font-weight: 400;">) l’ensemble des témoignages des survivant·e·s présumé·e·s dans le but d’obtenir la démission d’Aird. Le RDC dénonce aussi les mesures insuffisantes de l’AÉUM qui auraient consisté en des «</span><i><span style="font-weight: 400;">check-ins</span></i><span style="font-weight: 400;">» hebdomadaires entre l’étudiant et le président de l’association Ben Ger. Le contenu de ces rencontres demeure confidentiel et n’a pu être divulgué au RDC par l’AÉUM. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le RDC a mis en ligne, depuis le 9 février, un formulaire pour recueillir les plaintes et les témoignages de survivants et qui a été présenté au Conseil d’administration de l’AÉUM aujourd’hui. Ce formulaire ayant circulé beaucoup plus vite que prévu, Aird a eu vent de l’affaire et a de lui-même contacté le RDC et offert de démissionner, à condition de pouvoir le faire de manière «discrète», ce que le RDC a refusé, ne voulant pas que le public ne connaise pas les raisons de cette démission.</span></p>
<p><strong>Réaction de l’AÉUM</strong></p>
<p>L’AÉUM a officialisé&nbsp;la démission de David Aird dans <a href="http://us5.campaign-archive2.com/?u=0a80272de52392351d066fd03&amp;id=10451404a0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un communiqué</a>, une démission «<em>effective à 9h30 ce matin</em>», mercredi 22 janvier. L’assocation a aussi confirmé que «<em>plusieurs de ses membres exécutifs avaient précemment été mis au courant d’inquiétudes regardant M. Aird</em>». Des inquiétudes ne justifiant pas une procédure disciplinaire, selon l’AÉUM, ce qui ne l’aurait empêché de prendre des «<em>mesures internes</em>». L’AÉUM s’excuse ainsi que son équipe exécutive n’ait pas «<em>proactivement évalué tout l’impact de tels comportements</em>».</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>Parlons de sexe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/parlons-de-sexe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 13:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il est partout, dans les médias, dans les films, sur les affiches et cette semaine dans Le Délit. En parler, le décortiquer, le célébrer, le comprendre, mais aussi le vivre. En parlant de sexe, nous parlons de ses tabous, de ses limites, des étoiles de mers qui attendent que le temps passe, du harcèlement, de&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/parlons-de-sexe/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Parlons de sexe</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">I</span><span class="s1">l est partout, dans les médias, dans les films, sur les affiches et cette semaine dans <i>Le Délit</i>. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">En parler, le décortiquer, le célébrer, le comprendre, mais aussi le vivre. En parlant de sexe, nous parlons de ses tabous, de ses limites, des <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/chroniques-dune-etoile-de-mer/" target="_blank" data-wpel-link="internal">étoiles de mers</a> qui attendent que <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/toi-et-moi-ca-connecte-plus/" target="_blank" data-wpel-link="internal">le temps passe</a>, du harcèlement, de la <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/le-safe-sex-grace-a-pornhub/" target="_blank" data-wpel-link="internal">pornographie</a>, de ses <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/entre-machismo-et-feminismo/" target="_blank" data-wpel-link="internal">problèmes</a>, du consentement et de ses <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/pratiques-sexuelles-mcgilloise/" target="_blank" data-wpel-link="internal">fantasmes. </a></span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Le sexe passionne. Moins de deux jours après la diffusion de notre sondage sur la question, plus de 140 témoignages furent recueillis.</span></p>
<blockquote>
<p class="p4">Peut-on encore appeler ça «faire l’amour»?</p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s1">La surexposition au sexe, le tournant numérique et la performance sont aujourd’hui trois enjeux qui dictent notre code de conduite. À travers ces lunettes, à travers les partenaires, on se découvre, on se construit et se reconstruit, on tourne la page et on recommence. Grâce aux avancées technologiques, l’artefact se numérise, il est devenu une image, un <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/de-cellules-en-pixels/" target="_blank" data-wpel-link="internal"><i>nude</i></a> qu’on envoie et qu’on oublie. Mais qui finira un jour par <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/tu-fais-une-video-bravo/" target="_blank" data-wpel-link="internal">nous rattraper</a>. Qui sait, un jour nous n’auront plus besoin des uns des autres, trouver quelqu’un n’aura jamais été aussi facile, mais garder ce quelqu’un n’aura jamais été aussi compliqué. Le sentiment perd tranquillement sa place dans l’acte. Peut-on encore appeler ça «faire l’amour»? </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Parler de sexe, oui, est facile, certes. Mais qu’en est-il de la pudeur? De ceux qui refusent de se conformer à cette hypersexualisation rampante? Lutter contre ces nouveaux standards devient une tâche de plus en plus ardue. La preuve, ici, une femme couverte choque souvent plus qu’un corps dénudé. Peu importe les époques, le temps et les moeurs, le contrôle du corps reste au centre de la question. Est-ce qu’on est vraiment libre de choisir? Comment séparer nos désirs des normes imposées par la société? Peut-on se défaire de ces normes sans être marginalisé? </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">L’équipe du <i>Délit</i> n’a pas la prétention de pouvoir répondre à toutes ces questions, mais à travers notre dossier spécial, nous avons voulu dévoiler le sujet pour l’exposer à ses contradictions et à son caractère éphémère, le temps d’un numéro.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/parlons-de-sexe/" data-wpel-link="internal">Parlons de sexe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’art de déraper</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/lart-de-deraper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 14:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parler de la pluie et du beau temps en 657 mots, trois relectures, et deux corrections...</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/lart-de-deraper/" data-wpel-link="internal">L’art de déraper</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span><span class="s1">arler de la pluie et du beau temps en 657 mots, trois relectures, et deux corrections est devenu, au cours de ces derniers mois, une sorte de rituel dont je me trouve aujourd’hui prisonnière. À force de penser, penser pour écrire, j’ai peu à peu réalisé que je ne pensais que dans l’esprit de répliquer, de donner mon avis, sans nécessairement me remettre en question. Cet exercice, bien que stimulant intellectuellement me laisse aujourd’hui perplexe. Car<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>bien que je partage mes pensées avec des inconnus, mon dialogue reste sourd et incomplet. Les «sacs d’images dans ma mémoire» se succèdent, mes «efforts d’imaginations» restent «cloués sur un banc, rien d’autre à faire», mon esprit fait du surplace. Tant d’énergie perdue à me raisonner, à essayer de penser. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’écriture est un exercice égoïste car elle impose une vision du monde au lecteur sans lui offrir aucun espace de contestation. Et pourtant, ce trait n’est pas limité à l’écriture. Il est présent dans toutes les formes artistiques qui nous entourent. L’artiste réfléchit, crée et nous fait découvrir une partie de son univers. L’art n’est donc pas un dialogue, mais plutôt un espace de confrontation ou les différentes formes de pensée se répondent à tour de rôle. Cette réflexion naïve sur l’écriture ne saurait toutefois être juste s’il elle ne se penchait pas sur le rap, ou plutôt, cet entre-deux du monde poétique et du dialogue que l’on oublie trop souvent et qui vient combler ce vide. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le rap, on le néglige, ou on le met délibérément de côté car il dérange. Cru, violent, parfois sauvage, quelques fois doux, il transporte, il fait réfléchir. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans ce numéro spécial, l’équipe du <i>Délit</i> a souhaité mettre à l’honneur cet art inestimable qu’est le rap. Inestimable, car malgré le temps et la constante métamorphose de ses penchants artistiques, son authenticité demeure. Certes, il y aura toujours ces nostalgiques rêveurs de l’époque de IAM, Sniper, NTM et Mafia K’1 Fry pour nous dire que le rap, «<a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/le-rap-cetait-mieux-avant/" target="_blank" data-wpel-link="internal">c’était mieux avant</a>». Certes, il reste <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/08/la-guerre-des-mots/" target="_blank" data-wpel-link="internal">des progrès </a>à faire pour <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/27543/" target="_blank" data-wpel-link="internal">les femmes</a>. Certes, le rap n’est pas parfait, mais il ne se targue pas de l’être non plus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Au-delà des mots </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Face à l’obéissance du langage, les rappeurs ont opté pour l’affranchissement en créant leur propre vocabulaire. <i>Mektoub</i>, <i>shlass</i>, <i>kho</i>, <i>srab</i>, <i>tchat</i>, <i>daronne</i>, <i>chourave</i>, en passant du «<i>wesh</i>» au «<i>narvalo</i>», la liste est longue et se renouvelle sans cesse. En brouillant les cartes syntaxiques, il remet en question ce Français rigide et quasi-inaccessible. La langue, cet artéfact humain, censé évoluer au gré des sociétés, est devenue une prison infranchissable et dont ses gardiens, des épaves séniles et déconnectées du réel, frappent du bâton tout ce qui ne flatte pas leur égo.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Si le rap s’est imposé dans l’univers d’une jeunesse désabusée, c’est parce qu’il était accessible. Plus encore, il a offert un horizon de possibilités et de vocabulaires. Il sort des sentiers établis pour suivre la voie de l’imaginaire.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">«L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne», le rap non plus d’ailleurs.</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s3">Le rap rassemble les milliers de destins qui s’opposent et qui se cherchent. Le flot de mots détermine le rythme, et ce rythme fait naître une mélodie qui donne vie aux mots. Le rap nous apprend que la vie est un délicieux chaos auquel il est dangereux d’essayer de mettre de l’ordre. Précurseur de nos destins, le rap évolue dans un monde parallèle en sublimant le laid, les ruelles sombres de Côte-des-Neiges ou le parking du vieux Tim Hortons de Saint-Léonard. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Il est ce qu’on essaye de cacher par peur de réveiller. Le rap choque car il présente la réalité telle qu’elle est – brutale, sale, parfois joyeuse, mais qui tombe rarement dans le désespoir insensé que seuls les fous ont le malheur de croire. Cette dualité – à coup de rimes et de clashs – alimente la réflexion que permet ce nouveau dialogue. «L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne», le rap non plus d’ailleurs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">En rendant justice au rap, à cet art lyrique, nous avons souhaité rendre hommage aux oubliés. À ceux qu’on surnomme les Autres. À ceux auxquels on dit qu’ils n’ont pas d’avenir dès l’âge de 15 ans. À ceux qui se font arrêter à cause de leur couleur de peau, à ceux qui continuent de rêver.&nbsp;</span></p>
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		<title>SEOUM et les résidences mcgilloises</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/seoum-et-les-residences-mcgilloises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 14:46:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un statut d’employé aux floor fellows.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">près des mois de négociations infructueuses, le Syndicat des employé·e·s occasionnel·le·s de l’Université McGill (SEOUM) a finalement réussi à conclure <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/seoum-rapport-de-rentree/" target="_blank" data-wpel-link="internal">une entente avec McGill</a>, malgré les nombreux échecs qui ont précédé. Ainsi, les employés de Classe A verront leur salaire passer de 10,65 à 13,75 dollars de l’heure. Nous sommes encore loin du 15 dollars de l’heure que demandait le syndicat. Cependant, <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/pour-la-fin-de-la-main-doeuvre-bon-marche-mcgilloise/" target="_blank" data-wpel-link="internal">ce compromis</a> reste une amélioration pour une institution qui n’a pas eu l’écoute facile au cours de ces derniers mois. Pour les employés de Classe B et C, cette augmentation de salaire se fera de manière graduelle au cours des prochains mois. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Néanmoins, si la majorité des membres du SEOUM ont de quoi se réjouir, cet accord laisse un goût amer pour ceux qui ne bénéficient pas du statut d’employé: les <i>floor fellows</i>. En effet, McGill refuse toujours de leur reconnaître ce statut, et justifie par cette situation le choix de ne pas leur verser de salaire. Cette problématique se retrouve aujourd’hui devant les <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/floor-fellows-retour-a-zero/" target="_blank" data-wpel-link="internal">tribunaux</a>. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Si bien qu’aujourd’hui les <i>floor fellows</i> ne touchent pas de salaire. En contrepartie, l’Université leur offre logement et subsistance, bien que l’absence de bail ou de contrat officialisant la situation n’offre aucune garantie à ces travailleurs si particuliers quant à leur statut.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">«<span class="s1">Les conditions d’accueil des nouveaux étudiants impactent considérablement leur capacité à s’émanciper et à s’épanouir, et donc dans le même temps le rayonnement de l’institution»</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s1">Selon le SEOUM, cette situation fragilise le syndicat en entravant leur droit à l’association. Quant au niveau individuel, cette situation précarise le statut des étudiants qui offrent ces services et ceux qui en bénéficient. Premiers intervenants auprès des étudiants en première année, le rôle des <i>floor fellows</i> est doublement important dans le contexte mcgillois de pénurie de ressources dédiées à la santé mentale. McGill rencontre toujours des difficulté à rendre ses services accessibles dans des délais raisonnables, alors que les étudiants nouvellement arrivés nécessitent une attention particulière pour une intégration réussie. En leur assurant un soutien psychologique, ces intervenants de première ligne viennent pallier les <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/cette-amie-que-lon-na-pu-sauver/" target="_blank" data-wpel-link="internal">problèmes structurels de l’institution</a>. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">L’officialisation du statut de <i>floor fellow</i>s serait un gain net pour l’Université. Les conditions d’accueil des nouveaux étudiants impactent considérablement leur capacité à s’émanciper et à s’épanouir, et donc dans le même temps le rayonnement de l’institution. Un statut d’employé permettrait aussi de mieux encadrer leurs obligations tout en assurant un service plus constant auprès des étudiants. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Si l’imprécision des informations concernant le salaire ne nous permet pas de trancher cet aspect de la question, une première étape consisterait d’abord à leur octroyer un contrat de travail afin de mettre fin à cette intenable situation.&nbsp;</span></p>
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		<title>L’ambiguïté du temps</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/lambiguite-du-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 14:12:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que nous réserve 2017?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">2</span><span class="s1">016 vient à peine de tirer sa révérence que déjà tout le monde semble s’accorder pour dire que 2017 sera une année marquante. Une année remplie de populisme, de fausses-nouvelles, de désastres écologiques, de peur, de célébrités qui meurent et d’enfants dans le monde qui ne mangent pas à leur faim. Alors que tout semble aller trop vite, jamais les heures ne se seront écoulées aussi lentement à McGill. Les jours laissent place aux suivants et une année avale l’autre sans faire trop de bruissements. Si la terre entière semble être vouée au chaos, le hâvre mcgillois perdure et donne presque l’impression que tout n’est pas si mal après tout. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En effet, à force d’entendre que tout va mal, que le monde est sans cesse sur le point d’imploser et que tout n’a jamais été aussi mal on oublie trop facilement que bien au contraire,</span> <span class="s1"><i>tout n’a jamais été aussi bien</i></span><span class="s2">. </span><span class="s1">Ces dernières années, le taux de mortalité infantile a chuté de façon drastique, l’accès à l’éducation n’a jamais été aussi facile, la pauvreté, bien qu’encore présente, recule de plus en plus. Malheureusement, bien que les statistiques semblent nous prouver le contraire, le moral des êtres humains semblent avoir atteint des fonds abyssaux. Mais, est-ce là la preuve de l’ingratitude de l’Homme, ou plutôt une preuve d’un pessimisme lucide et éclairé? 2016 s’est éteint en emportant avec elle une certaine lueur d’espoir et a fait place à une année 2017 résignée qui ne sait plus vraiment vers quel saint se tourner pour mettre fin à ses tourments. Du Brexit à l’élection américaine en passant par les nombreux attentats, 2016 nous a démontré que l’Histoire qui se déroule sous nos yeux est une bête capricieuse et parfois égoïste. Nul n’aurait pu prédire ceci ou cela. Est-ce là la faute aux messagers, voire aux médias? Ou plutôt aux Hommes résignés qui ont misé sur une bonne fortune illusoire sans prêter attention au monde qui se déroulait devant eux, et sans eux.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">Est-il raisonnable de croire que l’on peut encore faire changer les choses sans y perdre sa raison?</p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s3"><b>Notre rapport à l’Histoire </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«Ce que raconte l’Histoire n’est en fait que le long rêve, le songe lourd et confus de l’humanité» écrivait Arthur Schopenhauer. Depuis peu, ce rêve confus dans lequel nous vivons semble filer à toute allure. Le monde autour de nous semble faire fi de nos envies et de nos espoirs. L’Homme se retrouve alors condamné à vivre cette histoire sans savoir comment réagir. 2017 vient de commencer et on se demande déjà si l’on va se réveiller encore plus perdu en 2018. Cependant, quel est notre rapport réel à l’histoire? Sommes-nous réellement capable de reconnaître les faits marquants qui changeront l’Histoire lorsque nous la vivons? Aurons-nous des regrets quant à ce que nous vivons? Avons-nous réellement le pouvoir de changer les choses ou ne serait-ce là qu’une mince illusion que l’on entretient mutuellement afin de donner un sens à nos existences? À partir de quel moment l’Histoire devient-elle irréversible? Le deviendra-t-elle? Les générations suivantes diront-elles de nous que nous avons été un peuple complice? Les héros existent-ils encore? Est-il raisonnable de croire que l’on peut encore faire changer les choses sans y perdre sa raison?</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">Pour d’autres, 2017 sera aussi l’année de l’espoir, ce mince filet de hardiesse naïve que l’on peut se résoudre à abandonner.</p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s3"><b>Le déchaînement de la peur</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En vérité, l’année 2017 s’annonce être celle de la peur. Celle où l’on saute dans le vide sans savoir s’il y aura un filet pour nous rattraper au final de notre chute. Ce serait cependant trop facile. Succomber à cette peur, c’est déclarer forfait avant même d’avoir commencé. Pour d’autres, 2017 sera aussi l’année de l’espoir, ce mince filet de hardiesse naïve que l’on peut se résoudre à abandonner. Nos luttes peuvent parfois paraître comme étant des coups d’épée dans l’eau, certes. Et l’impression de peur qui accompagne ce début d’année cache le fait que, sans doute,</span><i> </i><span class="s1"><i>ça n’a jamais été aussi bien.</i></span> <span class="s1">Ça, il ne faut pas l’oublier, en traçant quelques pas dans la neige des allées sauves de notre campus.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/lambiguite-du-temps/" data-wpel-link="internal">L’ambiguïté du temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>L’accablante banalité de l’existence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/12/06/laccablante-banalite-de-lexistence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Dec 2016 19:34:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Franc-Jeu revisite avec finesse et panache le Misanthrope de Molière. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/12/06/laccablante-banalite-de-lexistence/" data-wpel-link="internal">L’accablante banalité de l’existence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Trois ans après sa création, <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/24/franc-jeu/" target="_blank" data-wpel-link="internal">Franc-Jeu</a> présente <em>Exil(s)</em>, une pièce écrite et mise en scène par Léa Frydman, Clémence Lepic, Victor Gassmann et Max Bouchaud. À travers ce spectacle, l</strong><strong>a troupe de théâtre francophone de McGill prend plaisir à déconstruire le fantasme de la solitude en nous immergeant dans un univers que l’on croyait comprendre.</strong></p>
<hr>
<p>La pièce est un tableau authentique&nbsp;de la société actuelle qui semble étouffer sous le poids des inanités de la vie mondaine. À son cœur on retrouve un homme, Alceste, interprété par le talentueux Samuel Ferrer, qui est rongé par un mal de vivre exacerbé par son entourage. Les amis d’Alceste, des diseurs de bonnes paroles dont l’absence d’esprit n’a d’égal que la grandeur de leurs égos, sont le reflet de cette jeunesse conformiste et centrée sur elle-même. Lors d’un repas d’anniversaire, Alceste réalise ce vide et souhaite s’isoler afin de mettre de l’ordre dans ses idées.</p>
<blockquote><p>Le vocabulaire riche et nuancé met en valeur le jeu complexe et recherché des acteurs.</p></blockquote>
<p>Ainsi débute la quête d’Alceste qui part à la rencontre de misanthropes afin d’élucider les causes de leur isolement. On se laisse emporter par les questionnements des personnages qui nous guident à travers les différents tableaux. Le vocabulaire riche et nuancé met en valeur le jeu complexe et recherché des acteurs. À tour de rôle, ils critiquent l’hypocrisie et le vide des habitudes sociales actuelles. Delphine Khoury, qui incarne une hurluberlue esseulée, est une véritable révélation. Pierre Gugenheim brille par sa maîtrise du comique et du dramatique en alternant entre le rôle de Fred, cet ami passionné de foot incapable de conversations sérieuses et le rôle d’un misanthrope qui en cherchant la lumière s’est retrouvé prisonnier d’une caverne. La misanthropie forcée&nbsp;des deux amantes, Bénédicte et Valentine, pose un regard critique sur l’actualité récente. Ces rôles sont interprétées par Chloé Leys et Ines Thiolat, qui&nbsp;dénoncent avec éloquence le mouvement de <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/dieudonne-et-les-nouveaux-reactionnaires/" target="_blank" data-wpel-link="internal"><em>La Manif pour tous</em></a> qui a contraint leurs personnages à s’exclure de la société. Lyna Khellef et Grégoire Collet viennent compléter la distribution de cette première partie à travers des personnages attachants et comiques.</p>
<p><strong>Mieux vaut être mal accompagné que seul</strong></p>
<p>Paradoxal et complexe, le personnage d’Alceste concilie avec acuité les contradictions de la jeunesse actuelle. L’Homme est un animal social qui rêve de solitude pour se réconcilier avec lui-même et pour s’abandonner à ses rêveries. &nbsp;Alceste ne veut pas être seul, il veut être laissé seul. En faisant grief de ses amitiés, le jeune homme tente de se convaincre de sa répulsion pour l’espèce humaine qui s’avère fausse. Sa quête se termine donc dans le repentir et nous fait réaliser que les solutions extrêmes ne sont jamais les bonnes. Choisir sa solitude est un luxe que les vrais solitaires ne peuvent se permettre.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-27027 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/12/DSC_2482-1000x662.jpg" alt="FJ" width="1000" height="662" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/12/DSC_2482-1000x662.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/12/DSC_2482-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/12/DSC_2482-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/12/DSC_2482-850x563.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/vittorio_plessin/?media=1" data-wpel-link="internal">Vittorio Pessin</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>La célébration du vide &nbsp;</strong></p>
<p>Après avoir exploré en profondeur la misanthropie, le spectacle nous met face à nos contradictions durant la deuxième partie en laissant place à un show survolté qui exploite l’exubérance du divertissement-spectacle. Pierre-Olivier Avezou nous démontre ensuite l’étendue de ses talents en jouant à la perfection le rôle de Dieu. Nicolas Fisch prends ensuite le relais et excelle dans le rôle d’un maître de cérémonie adepte&nbsp;de la superficialité et des sourires figés. La scène est ensuite cédée à la troupe enflammée du <em>Small Talk Show</em> qui fait honneur aux performances de Marco Panatella, Mathilde Delabie et Chloé Rinaldi. Cependant, la saynète suivante sur «l’andouillette» (saucisse, <em>ndlr</em>) viens jeter de l’ombre au spectacle. Le personnage de l’agriculteur a un très fort accent du sud de la France qui peut être difficile à comprendre pour un spectateur non Français. Enfin, Sara Maria Moubarak maîtrise parfaitement la tragédie et conclut le spectacle par une interprétation mélodramatique haute en couleur qu’elle partage avec Océane Bouhier. La célébration du vide n’aura jamais été aussi drôle.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="wp-image-26889 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_4614-1000x667.jpg" alt="img_4614" width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_4614-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_4614-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_4614-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_4614-850x567.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Le rendez-vous du vendredi soir</strong></p>
<p>Pari risqué, le choix de Fonzie pour monter ce spectacle s’est avéré une véritable réussite. En présentant la pièce dans cet espace non conventionnel, les metteurs en scène ont désacralisé la rigidité du cadre théâtrale en l’exportant dans ce lieu unique et enchanteur. La mise en scène est ingénieuse et s’adapte aux contraintes de l’espace restreint. La proximité est au rendez-vous. Le spectateur est un témoin direct qui doit parfois se retenir de se lever de son siège pour se joindre au jeu convaincant des acteurs.</p>
<p>Fonzie charme par son élégance et sa simplicité. Les décors sont intimes et permettent une ambiance graduelle qui ne sombre jamais dans l’excès ou l’extravagance. À chaque semaine, l’endroit se réinvente au gré des artistes exposés et des événements organisés. Véritable espace de convergence artistique, Fonzie permet de découvrir les artistes émergents de la scène montréalaise tout en se laissant emporter par le rythme enivrant de la musique.</p>
<blockquote><p>La pièce arrive à jeter un doute sur nos illusions et à nous faire réfléchir.</p></blockquote>
<p><em>Exil(s)</em>&nbsp;s’articule avec force dans les zones troubles de la tragi-comédie. La pièce permet d’effectuer une réflexion approfondie sur la nature de nos relations personnelles et la nature humaine. Rousseau disait que la société corrompt l’âme humaine. La pièce nous démontre que la réconciliation de l’homme solitaire avec la société est possible pour peu qu’il soit conscient de son état. Cependant l’homme doit-il renoncer à sa sincérité pour sauver son âme? La pièce arrive à jeter un doute sur nos illusions et à nous faire réfléchir. On s’extirpe de ce rêve avec l’envie de se retrouver et de revenir dans ce lieu magique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/12/06/laccablante-banalite-de-lexistence/" data-wpel-link="internal">L’accablante banalité de l’existence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Cette amie que l’on n’a pu sauver</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/cette-amie-que-lon-na-pu-sauver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2016 15:50:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mise en garde: ce texte parle de suicide. La session s’achève, tire à sa fin. Les derniers mois se sont écoulés au rythme d’un fleuve qui se déverse. Hier encore nous étions au Open Air Pub à rire et boire au son de la musique envoûtante et des rires contagieux qui caractérisent si bien l’insouciance&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/cette-amie-que-lon-na-pu-sauver/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Cette amie que l’on n’a pu sauver</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/cette-amie-que-lon-na-pu-sauver/" data-wpel-link="internal">Cette amie que l’on n’a pu sauver</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mise en garde: ce texte parle de suicide.</em></p>
<p>La session s’achève, tire à sa fin. Les derniers mois se sont écoulés au rythme d’un fleuve qui se déverse. Hier encore nous étions au <em>Open Air Pub</em> à rire et boire au son de la musique envoûtante et des rires contagieux qui caractérisent si bien l’insouciance de nos jeunes années.</p>
<p>Octobre, les premiers assignments, les premiers intras, on tente tant bien que mal de rattraper le temps perdu, les cours manqués et les notes égarées. L’isolement s’immisce dans nos fins de semaine, le café devient alors notre plus grand compagnon et le temps devient soluble. On sort l’espace d’une soirée, en se disant que l’on a bien mérité cet instant de bonheur volé.</p>
<p>Novembre, les arbres perdent peu à peu leur couleur, le rouge des feuilles annonce symboliquement l’urgence et le stress normalisés de nos vies académiques. On se croise, se salue, sans même prendre le temps de se retrouver autour d’un café ou d’un thé.</p>
<p>Puis décembre. La panique, le stress, le <em>Redbull</em>. L’anxiété et tout ce qui l’accompagne. Soudain, un après-midi, un appel. Celui dont on aurait jamais pu soupçonner l’arrivée. Le mot fatidique tombe: notre amie s’est enlevée la vie.</p>
<p>De respirer on oublie. Continuer on ne veut plus.</p>
<p>Et puis, assister à l’enterrement de cette amie entre deux examens. Saluer machinalement ces connaissances que l’on a négligées. Se dire que non, ce n’est pas possible, que tout ceci n’est qu’un malheureux cauchemar et que l’on finira bien par se réveiller. L’envie de hurler n’aura jamais été aussi forte.</p>
<p>Mais à quoi bon. L’amie n’est plus là, et tous les cris ou les larmes du monde ne sauront la ramener.<br>
On se dit que l’on a failli. C’est de notre faute. On s’était promis l’amitié, mais sans s’appeler, sans se demander si ça allait. Parler de pouvoir de résistance et de mobilisation, certes, mais sans s’égarer et s’oublier dans tout ce non-sens.</p>
<p><strong>La perfection ou rien</strong></p>
<p>«Vouloir, c’est pouvoir» nous martèle-t-on. L’échec est tabou, mourir c’est échouer sa vie. «Si l’on ne réussit pas, c’est parce qu’on ne le voulait pas assez.» La méritocratie est devenue un prétexte pour ne pas venir en aide à ceux en détresse. À quoi bon étudier si c’est pour au final vouloir se tuer?</p>
<p>À l’Université, les étudiants ont, à de multiples reprises, demandé une semaine de congé avant les examens, histoire de se ressourcer, respirer. Le silence fut la seule réponse. Puis attendre trois mois avant d’obtenir un suivi psychologique approfondi à la Mental Health Clinic de McGill. «J’aurais l’occasion de me tuer au moins cinq fois d’ici-là» me confiait avec humour et désespoir un ami.</p>
<p>L’absence de pouvoir peut aussi être fatale. Récemment, l’Université a autorisé la fusion du <em>Counseling Services</em> avec les <em>Mental Health</em>, question d’économiser quelques malheureux dollars au lieu de quelques vies. Plus question de donner des notes médicales lors des rendez-vous d’urgence, seuls les quelques rares étudiants bénéficiant d’un suivi psychologique de long terme peuvent en demander un.</p>
<p>Notre système universitaire doit investir davantage pour venir en aide à ses étudiants. L’approche humaniste n’est plus qu’une utopie. L’empathie a laissé place à la compétitivité. La moindre difficulté est vue comme un échec. La moindre contestation ou mobilisation est vue comme une nuisance. Le pouvoir nous échappe peu à peu, laissant place à l’impression de ne plus rien contrôler.</p>
<p>Au milieu de ce chaos, je repense à cette amie que j’ai perdue. Que je n’ai pas pu sauver. J’ai depuis appris à ne plus culpabiliser. J’ai adopté de meilleures habitudes pour mieux résister. Toutefois, cette leçon j’aurais tant souhaité l’apprendre avec cette amie encore à mes côtés. Elle est partie et elle ne reviendra pas. L’hiver est long, mais le printemps est au tournant. Ne pas abandonner et continuer à respirer, un semestre à la fois. Prendre conscience est parfois douloureux, mais c’est la première étape pour avancer.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/cette-amie-que-lon-na-pu-sauver/" data-wpel-link="internal">Cette amie que l’on n’a pu sauver</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Partir avant de toucher le fond</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/partir-avant-de-toucher-le-fond/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2016 15:43:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26952</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dimanche Napalm trace le récit d’une société renfermée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Co-produit par le Théâtre d’Aujourd’hui et le collectif La Bataille qui fête cette année son cinquième anniversaire, Dimanche Napalm trace le récit d’un jeune homme, Alex, joué par Alex Bergeron, qui se brise les deux jambes après avoir sauté du deuxième étage. Coincé dans une chaise roulante et criblé de dettes, le jeune homme est contraint de retourner vivre chez ses parents. Tout au long des différents tableaux, l’auteur et le metteur en scène Sébastien David, dresse le portrait d’une société renfermée sur elle-même, sur le point d’imploser. Le silence y est salvateur: il permet aux personnages de se libérer du poids de leurs secrets et de leurs angoisses.</p>
<p><strong>Survivre au printemps</strong></p>
<p>La pièce se déroule peu de temps après les grèves étudiantes de 2012. Le climat survolté qui régnait depuis quelques mois dans la province s’est peu à peu éteint. À l’image d’Alex, la jeunesse québécoise est désabusée et sans repères. Après avoir gouté à l’ivresse du pouvoir et aux chants des manifestations, les étudiants sont confrontés à la solitude de la vie ordinaire. Le silence de l’acteur est éloquent: il illustre l’impuissance de ce dernier à contrôler sa vie et celles des étudiants descendus dans les rues à se réinsérer dans la société. La grève étudiante semble avoir déconnecté les étudiants du monde matériel. La conversation est taboue et personne n’ose pleinement aborder le sujet. La réinsertion sociale des ex-grévistes est alors lente et pénible.</p>
<p><strong>Sauter dans le vide</strong></p>
<p>On ne sait presque rien sur les raisons qui ont poussé le jeune homme à se lancer dans le vide à partir du deuxième étage. Kim, l’ex-petite amie jouée par l’éclatante Cynthia Wu-Maheux, apparait alors comme un mirage et évoque leur rupture amoureuse récente. Cependant, le spectateur n’obtient aucune confirmation. Les causes semblent être multiples et secondaires, presque dérisoires. La jeune femme semble elle aussi être en proie à une dépression post-partum liée à la fin de la grève.</p>
<p><strong>«Un esprit sain avec de gros seins»</strong></p>
<p>Le thème de la folie est exploré avec humour et tendresse par le personnage de la petite sœur qui est joué par l’éblouissante Geneviève Schmidt. Vêtue d’un uniforme d’école privée, la jeune femme exploite le silence de son frère pour lui raconter les déboires de son existence. Tout y passe: intimidation, image corporelle, régime, obésité, hygiène, fugue et même radicalisation. La jeune femme étudie les mœurs de la société et comprend, malgré son jeune âge, que l’on attend d’elle de devenir «un esprit sain avec de gros seins». Parfaite, jolie, intelligente, mince, polie, l’adolescente étouffe sous la pression des normes sociales. Elle tente tant bien que mal de résister à cette pression afin de ne pas terminer en «<em>gif</em> vivant». Le spectateur s’y perd, il ne sait plus s’il doit rire ou pleurer.</p>
<blockquote><p>Le petit escalier qui mène vers celle-ci nous fait rappeler la minceur de la frontière entre la sénilité et la raison et entre le pouvoir et l’impuissance.</p></blockquote>
<p>Les décors sont graves. Chaque élément semble avoir été minutieusement choisit. Les morceaux de vitres brisées rappellent sans cesse la chute première du personnage. La deuxième scène, qui se trouve derrière ces vitres sert de tribune à la grand-mère qui a été confiée puis oubliée dans une résidence pour personnes âgées. On la voit mourir à petit feu avant de s’évaporer dans la mort. Le petit escalier qui mène vers celle-ci nous fait rappeler la minceur de la frontière entre la sénilité et la raison et entre le pouvoir et l’impuissance. Un chef d’oeuvre à voir et à revoir.</p>
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		<title>Personne n’aime les femmes autochtones</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/17/personne-naime-les-femmes-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2016 14:57:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aucune accusation ne sera déposée contre les policiers de Val D'Or. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/17/personne-naime-les-femmes-autochtones/" data-wpel-link="internal">Personne n’aime les femmes autochtones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite au reportage d’Enquête sur Radio-Canada — diffusé ce printemps — traitant des sévices sexuels qu’auraient commis certains policiers de <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/10/27/quelle-justice-pour-le-val-dor/" target="_blank" rel="noopener" data-wpel-link="internal">Val d’Or</a> sur des femmes autochtones, les sorties publiques et les déclarations se sont succédées à un rythme effréné. Certaines déclarations ont choqué, d’autres ont ému. La révolte médiatique qui suivit aurait pu laisser croire que justice serait enfin rendue cette fois-ci… Il s’avère qu’il n’en est rien car cette semaine on apprenait qu’aucune accusation criminelle ne se sera déposée contre les six policiers, pourtant soupçonnés d’agressions physiques et sexuelles envers des femmes autochtones. Selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), les « preuves n’étaient pas assez solides» pour les incriminer.</p>
<p><strong>Quelle est la valeur de la femme autochtone au Québec&nbsp;? </strong></p>
<p>Dans le reportage évoqué ci-dessus, une femme autochtone décide d’évoquer sa situation afin que ses petits-enfants, aujourd’hui, ne soient pas victimes des mêmes abus. Ces femmes qui se sont levées paraissent résignées à leur sort et ne parlent même plus pour elles-mêmes, mais plutôt pour leur propre progéniture dont elles connaissent la fragilité, face à ce système hypocrite. La résignation avec laquelle ces femmes expliquent leur quotidien, et les différentes formes de chantage auxquelles elles étaient soumises de la part des policiers, illustre à quel point les forces de l’ordre peuvent être déconnectées des besoins réels de la population qu’ils servent.</p>
<blockquote><p><strong>&nbsp;«Si le&nbsp;racisme&nbsp;d’un individu peut être condamné à travers le processus criminel, le&nbsp;racisme&nbsp;systémique qui est socialement organisé ne peut jamais être reconnu dans&nbsp;ce cadre et ses conséquences néfastes sur les individus et les collectivités ne peuvent être examinées. Sans une telle reconnaissance du&nbsp;racisme&nbsp;systémique, les systèmes juridiques pratiquent un type d’objectivité qui perpétue un ordre social inégal que les services de police sont formés pour maintenir» </strong></p></blockquote>
<p>Toujours selon le même reportage, le gouvernement était au courant de la situation à Val D’Or depuis plusieurs mois. Ce n’est, toutefois, que lorsque l’information filtra de par des journalistes non-autochtones que le gouvernement se décida à mettre en place un commission d’enquête. Cependant, les efforts issus de cette bonne volonté viennent de s’écrouler avec les conclusions du DPCP. Celles-ci témoignent de cette culture de banalisation qui existe au sein de nos institutions gouvernementales, et parfois même médiatiques, quant aux abus commis sur les femmes autochtones. En effet, depuis très longtemps, une femme autochtone disparue ou agressée n’est pas un scoop, mais plutôt un fait divers auquel on accord peu d’importance et de crédibilité. Ce type de banalisation de la part des autorités gouvernementales systématise cette culture de violence, ce qui engendre un cercle vicieux dangereux et parfois même mortel pour les femmes autochtones qui n’ont plus personne vers qui se tourner.</p>
<p><strong>Réponse insuffisante </strong></p>
<p>Comment expliquer alors qu’il fallut attendre que les journalistes utilisent le mégaphone pour que le gouvernement ne daigne d’agir? La situation actuelle témoigne <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/nous-les-premiers-peuples-sur-ces-terres/" target="_blank" rel="noopener" data-wpel-link="internal">des rebuts de la colonisation</a>&nbsp;comme l’indique&nbsp;dans son <a href="https://fr.scribd.com/document/331338210/Rapport-de-Me-Fannie-Lafontaine-observatrice-civile-independante#from_embed" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external">rapport</a>, l’observatrice civile indépendante désignée par Québec Fannie Lafontaine: «Les événements de Val‑d’Or et d’ailleurs mettent à l’avant-plan la question de pratiques policières discriminatoires et plus particulièrement celle de l’existence d’un racisme systémique au sein des forces de l’ordre à l’égard des Autochtones&nbsp;». Le problème est donc systémique: nos institutions ne sont pas adaptées aux enjeux réelles de cette population. Les institutions démocratiques en place sont censées protéger tous les citoyens québécois de la même manière, hors dans les faits, ce n’est pas le cas. La banalisation de la violence et l’incapacité de notre système à répondre de manière équitable aux besoins des femmes autochtones en est la preuve concrète. «Si le&nbsp;racisme&nbsp;d’un individu peut être condamné à travers le processus criminel, le&nbsp;racisme&nbsp;systémique qui est socialement organisé ne peut jamais être reconnu dans&nbsp;ce cadre et ses conséquences néfastes sur les individus et les collectivités ne peuvent être examinées. Sans une telle reconnaissance du&nbsp;racisme&nbsp;systémique, les systèmes juridiques pratiquent un type d’objectivité qui perpétue un ordre social inégal que les services de police sont formés pour maintenir» poursuit Mme Lafontaine dans son rapport.</p>
<p><strong>Un rapport de force déséquilibré </strong></p>
<p>Ce n’est pas d’hier&nbsp;que les voix des femmes victimes d’abus sexuels ne sont pas prises aux sérieux. Toutefois, dans ce cas-ci, il ne s’agit pas seulement d’un cas isolé, mais d’une pratique supposément courante de la part des policiers de Val D’Or et qui est en quelque sorte devenue un rite de passage macabre pour les femmes autochtones de cette région. Les structures actuelles ne favorisent pas la prise de parole et la dénonciation de la part des femmes autochtones; elles qui craignent souvent des représailles de la part des forces de l’ordre, comme on a pu les entendre dire dans le reportage.</p>
<p>La réaction des policiers et du chef de service de police de Val d’Or dans le reportage, et les conclusions du DPCP, démontrent qu’il existe encore au Québec, des restes d’une structure coloniale qui légitime l’usage de la violence envers les populations autochtones. Selon Mme Lafontaine, la réponse du gouvernement est insuffisante pour contrer le problème du racisme systémique auquel font face les populations autochtones au Québec&nbsp;: «La nécessité de faire la lumière sur les causes sous-jacentes aux présentes allégations de violence sexuelle et d’abus de pouvoir visant des policiers est évidente […] Une enquête criminelle classique a des objectifs limités, soit de déterminer si un acte criminel a été commis et d’identifier un ou des responsables. Il y a peu ou pas de place pour l’identification de schèmes de comportements ou pour l’explication de causes sous-jacentes à un phénomène qui n’est documenté que de façon fragmentaire, au gré des plaintes individuelles formulées.»</p>
<p>Devant ce constat, force est d’admettre que le processus de réconciliation entre les populations autochtones et le gouvernement est un échec total. Ce processus, unilatéral, manque d’inclusion ce qui explique pourquoi les institutions en place ne sont pas en mesure de répondre de manière adéquate aux besoins alarmants de ces populations. Entre temps, la confiance de la population envers les forces de l’ordre s’érode et la situation ne s’améliore pas pour les femmes autochtones. Face à ce gâchis, on oublierait presque que l’on se trouve au Québec.</p>
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		<title>Regards Croisés: le fils de Jean</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/regards-croises-le-fils-de-jean/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 15:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la sortie du film Le Fils de Jean au festival du cinéma francophone Cinémania,&#160; Le Délit a rencontré le réalisateur Philippe Lioret ainsi que l’un des acteurs principaux du film Gabriel Arcand. Le film: le Fils de Jean Comment résumeriez-vous l’intrigue de votre film en quelques mots? Philippe Lioret: Ma façon de&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/regards-croises-le-fils-de-jean/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Regards Croisés: le fils de Jean</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/regards-croises-le-fils-de-jean/" data-wpel-link="internal">Regards Croisés: le fils de Jean</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">À l’occasion de la sortie du film <i>Le Fils de Jean</i> au festival du cinéma francophone Cinémania,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Le Délit</i> a rencontré le réalisateur Philippe Lioret ainsi que l’un des acteurs principaux du film Gabriel Arcand.</p>
<hr>
<h3 class="p1"><span style="text-decoration: underline;">Le film: le Fils de Jean</span></h3>
<p class="p1"><b><i>Comment résumeriez-vous l’intrigue de votre film en quelques mots?</i></b></p>
<p class="p2"><b>Philippe Lioret</b>: Ma façon de communiquer autour de cette histoire, c’est de dire que c’est l’histoire d’un mec qui reçoit un coup de téléphone un jour et qui découvre que son père, qu’il n’a pas connu, est québécois et qu’il a eu deux enfants, deux fils, ainsi quand il découvre qu’il a deux frères, il veut absolument les voir, savoir qui c’est, c’est comme une nécessité vitale. Puis, il y va, il est piloté par le meilleur ami de son père qui se demande ce qu’il fout là, pourquoi il est venu, et il va rencontrer ses deux frères, et ça ne va pas très bien se passer. Il est dans la dynamique d’un mec qui a besoin de retrouver sa famille. Et il va retrouver, dans la famille de l’ami de son père, une famille de substitution, parce qu’en fait l’histoire pourrait aussi se raconter que comme ça, c’est l’histoire d’un type qui trouve une famille de substitution.</p>
<h3 class="p1"><span style="text-decoration: underline;">L’acteur: Gabriel Arcand</span></h3>
<p class="p1"><b><i>Quelles sont les deux traits&nbsp;</i></b><b><i>principaux de votre personnalité?</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Philippe Lioret: </b>Son engagement et sa pudeur. Son engagement à être, à vivre les choses, et sa pudeur énorme. Un engagement et une pudeur immense. Et les deux doivent cohabiter ensembles dans un seul bonhomme, je ne sais pas comment c’est possible. Il ne demande qu’à s’engager dans les choses, dans la vie, dans l’art dramatique, dans l’amour, dans tout. Et il a une grande réserve, une grande pudeur. Et ça fait un personnage, ça fait lui quoi. Puis c’est un bon camarade. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>G</b></span><span class="s2"><b>abriel Arcand:</b> Un curieux mélange d’insouciance et de ténacité. Si je tiens vraiment à quelque chose, je vais m’y tenir vraiment, et puis en même temps, après y avoir tenu, je fais comme si ça n’avait pas d’importance. </span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><i>Est-ce que vous avez un exemple concret qui personnifierait ce mélange? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Gabriel Arcand:</b></span><span class="s2"> C’est ma vie. Je m’occupe d’un théâtre depuis 40 ans sans fléchir, et puis en même temps je peux, je ne sais pas, subitement me détacher de quelque chose à laquelle je tiens, je ne sais pas pourquoi je suis comme ça.</span></p>
<p class="p1"><b><i>Est-ce que vous avez plus d’affinités avec le théâtre qu’avec le cinéma? </i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Gabriel Arcand: </b>J’ai de l’affinité avec la création. J’ai plus d’affinités avec le cinéma d’auteur qu’avec le cinéma commercial. J’aime mieux quelqu’un, par exemple, comme Philippe Lioret qui vient me voir et qui me dit «Écoute j’ai écrit un scénario, c’est mon film, c’est mon idée, ça m’intéresse de filmer ça, est-ce que tu veux collaborer à ça?» plutôt qu’un agent qui m’appelle et qui me dit «Écoute il y a une super-production américaine qui se tourne, c’est le rôle d’un méchant, c’est cinq jours de tournage, il y a beaucoup de mitraillettes, et puis tu voles une banque». Je vais être plus intéressé par le projet de Philippe Lioret que par la super-production américaine parce que c’est son projet à lui, il l’a créé, il l’a généré, il l’a inventé, il l’a conçu. La super-production américaine a été écrite par cinq personnes assis en buvant de la bière dans un café, puis ils ont écrit ça comme ça pour faire de l’argent, pour gagner le plus d’argent possible. Philippe Lioret, il ne tourne pas son film pour faire de l’argent, il tourne son film parce qu’il veut être un cinéaste, il veut parler des choses qui le préoccupent et qui l’intéressent C’est la même chose au théâtre. Si j’ai le choix de participer au projet d’un jeune auteur pas connu dans le petit théâtre auquel je collabore chez nous ou dans le théâtre des Champs Élysées qui monte une pièce de George Feydeau, je vais choisir la pièce du jeune auteur. Je pense que ce qui me guide c’est la curiosité. J’aime ça découvrir des choses, découvrir et rencontrer des personnes, plus que les recettes toutes faites.</span></p>
<p class="p1"><b><i>Comment s’est passé votre travail sur le personnage? </i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Gabriel Arcand: </b>Bien, bien, bien, ça a été un processus assez graduel. On a eu la chance de prendre le temps avant le début du tournage, moi et mes partenaires — ceux qui jouent ma famille dans le film — de relire tout le scénario à voix haute, ce qui fait que lorsqu’on avait des problèmes de langage, par exemple, quand Philippe disait «Je ne comprends pas ce que vous dites» on trouvait une autre formule, et la même chose quand parfois nous, on ne comprenait pas des formules parfois trop françaises. La question c’est comment tu le prononces pour que les Français le comprennent sans que les Québécois n’éclatent de rire. Dans le film, il fallait que tu trouves exactement la ligne où tout le monde comprend! Et puis, durant le tournage ça s’est bien passé. Philippe est très clair, il sait ce qu’il veut, mais en même temps il est inclusif, il est ouvert, si on propose de changer des choses, il écoute, il n’est pas rigide.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-26788" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/E-lioret-1000x667.jpg" alt="e-lioret" width="1000" height="667" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/E-lioret-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/E-lioret-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/E-lioret-850x567.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/ikram-mecheri/?media=1" data-wpel-link="internal">Ikram Mecheri</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<h3 class="p1"><span style="text-decoration: underline;">Le réalisateur: Philippe Lioret</span></h3>
<p class="p1"><b><i>D’où vous est venu l’idée de réaliser ce film?</i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Philippe Lioret: </b>C’est une vieille histoire. Le thème du film, ça fait plus de 10 ans que je l’ai en moi, parce que ça se rapporte à une histoire qui est un peu personnelle, dont je ne vous dirai rien même sous la torture (<i>rires</i>). C’est pour ça que j’ai fait des films, c’est pour pouvoir raconter des histoires qui me concernent mais sans que les gens le sachent. En fait, je ne voyais pas bien comment l’aborder, et puis j’ai lu ce livre de Jean-Paul Dubois <i>Si ce livre pouvait me rapprocher de toi</i>, il m’a beaucoup plu, et en le lisant je ne pouvais pas m’empêcher de faire des passerelles avec mon histoire et de me dire «ah tiens, ce serait une façon de me cacher derrière le fait que ça se passe au Québec». Le livre de Jean-Paul ne raconte pas du tout cette histoire-là, mais il y avait des ambiances, des personnages, qui pouvaient me ramener à mon histoire.</span></p>
<p class="p1"><b><i>Est-ce difficile de créer une émotion forte sans tomber dans la sensiblerie? </i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Philippe Lioret: </b>Toute la difficulté est là. Il ne faut pas vouloir susciter une émotion, il faut que le résultat de ce que vous avez fait le fasse. Ce n’est pas un but en soi, si ça la suscite c’est bien, mais si on cherche à la susciter on n’y arrive jamais. Ou alors ça donne un truc fabriqué et ça ne marche pas. Je ne fais pas mes films pour essayer d’émouvoir qui que ce soit, je fais ça pour essayer d’être droit dans mes bottes, et si c’est suffisamment fort, ça doit arriver à cela par la force des choses, mais il n’y a pas de volonté de plaire. Si il y a la volonté de plaire on ne plaît pas. Mais plaire à qui? Au public? Je ne sais pas qui c’est le public. Je connais un spectateur: c’est moi. Je ne demande qu’à être ça au cinéma; être spectateur d’une toile d’ectoplasme qui se promène sur l’écran. Je ne veux même pas savoir que c’est un film au bout de 10 minutes, je veux être dedans et me projeter, m’identifier. Et puis que l’histoire qui se passe devant moi me concerne. Si ça on y arrive, c’est super quoi! Quand le spectateur sort de la salle et traverse l’avenue, et puis il est encore là dedans [dans l’histoire], même si ça ne dure qu’un quart d’heure. Mais si le film dure encore un quart d’heure après le film, ben c’est réussi. Nous avons atteint le but. <i>Je vais bien ne t’en fais pas,</i> ça fait un moment que vous l’avez vu? Et vous y pensez encore, pour moi c’est encore mieux que d’avoir un Oscar! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b><i>Qu’est-ce que que vous trouvez comme ‘ressort’ narratif dans la famille? </i></b></span></p>
<p class="p1"><b>Philippe Lioret:</b> C’est tout. Il y a tout. Parce que la famille c’est grand, entre le rapport que peuvent avoir un frère et une soeur, deux frères, un fils et sa mère, un fils et son père. Ça me nourrit un peu, on vient de là. Nos vies font que l’on va devenir pour nos enfants ce qu’étaient nos parents. Et puis je trouve que c’est l’endroit de tous les secrets, tous les mystères, et de toutes les grandes aventures. C’est la grande aventure en fait. Vous voyez le film, il va sortir en même temps que <i>Star Wars</i> en fait. En contre-programmation, les gens qui n’auront pas envie de voir <i>Star Wars</i> pourront voir ca. J’ai dit au distributeur, c’est pas une mauvaise idée. Et après j’ai réfléchi et je lui ai dit, tu sais c’est la même histoire (il fait la voix de <i>Star Wars</i>: «<i>rshh je suis ton père</i>») (<i>rires</i>)! Mais c’est la même histoire sauf que nous on la raconte en se passant de ce plateau. Ca fait deux mille ans que l’on raconte des histoires. Il n’y a pas d’autres méthode de les raconter que les méthodes habituelles. Après c’est donner l’impression au spectateur qu’on emmène faire un voyage qu’il n’a jamais fait. Moi je le fais avec les moyens que j’ai, mais je sais que si je me retrouvais avec des millions de dollars, ce serait pour aller raconter au fin fond de tout cette histoire, la même histoire.</p>
<p class="p1"><b><i>Quel est l’intérêt scénaristique du Canada pour vous dans l’histoire? </i></b></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Philippe Lioret: </b>Plusieurs rôles. Déjà parce que je m’y retrouve, dans la mesure où c’est un pays que je connais bien. Quand j’étais môme, ma grand-tante vivait ici et je venais très souvent la voir. Et puis je voulais que Mathieu parte loin, parce que s’il partait à 300 kilomètres de Paris c’était pas pareil. Ici, c’était une nécessité vitale. Parce que faire 6000 kilomètres pour 48h pour aller à l’enterrement d’un mec qu’on a jamais rencontré, ça ressort d’une pulsion, d’un truc fort.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Le film il a sa nature profonde qui parle de l’intime, des relations intimes, et j’essaye toujours que ce soit pas un film intimiste, parce que il y a rien de plus chiant. Que ça nous parle, que ça vienne parler à notre intime. Les films intimistes c’est des films qui se passent entre quatre murs tout le temps. Il faut que ça respire, il faut que ça soit dans un mouvement, dans la vie, il faut que les choses se passent au milieu d’autres choses, je trouve. C’est aussi pour ça que c’était bien de venir tourner ça au Québec, parce que c’est un pays qui respire.</span></p>
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		<title>Ces étudiants qui aident les étudiants</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/ces-etudiants-qui-aident-les-etudiants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2016 14:10:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit se prononce en faveur du maintien de Midnight Kitchen.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Du 11 au 18 novembre 2016, les étudiants de premier cycle de l’Université McGill sont invités à se prononcer sur la continuité du frais de 3,35 dollars qu’ils payent chaque session à l’organisme <i>Midnight Kitchen</i>. Après avoir discuté, analysé et même goûté aux délicieux repas de l’organisme, l’équipe du <i>Délit</i> est en faveur du maintien de ce frais qui assure la survie de l’organisme et invite par cette même occasion les McGillois à aller voter.</span></p>
<hr>
<p class="p1">L’histoire de <i>Midnight Kitchen</i> débute en 2002 lorsque sept étudiants du Groupe d’action et de sensibilisation au pouvoir étudiant (GRASPÉ) décident de fonder <i>Midnight Kitchen</i> en guise de protestation à la corporatisation des options alimentaires sur le campus. Depuis, quatre fois par semaine, du lundi au jeudi, <i>Midnight Kitchen</i> offre des dîners gratuits à plus de 250 étudiants. Les repas sont préparés par les membres de l’association, composée en grande majorité de bénévoles. Selon Anastasia Dudley, la chaire du comité «Oui» de Midnight Kitchen, ce sont plus d’une centaine de bénévoles qui permettent le succès de l’association à chaque session. «Midnight Kitchen <i>n’est pas seulement un organisme qui donne de la nourriture gratuite sur le campus, c’est une communauté qui organise aussi des ateliers et des conférences</i>» confie la responsable.</p>
<p class="p1"><span class="s1">La cotisation des étudiants est selon l’organisme vitale à sa survie. En effet, cette cotisation constitue 78% du budget annuel. Ce budget sert également à payer les cinq employés qui assurent la logistique au cours de l’année. Grâce à l’organisme Moisson Montréal, les membres de<i> Midnight Kitchen</i> n’ont plus besoin de faire du <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/le-dechetarisme/" target="_blank" data-wpel-link="internal">déchétarisme</a> ou de solliciter directement les supermarchés pour récupérer leurs aliments périmés ou «moches». L’entreprise à but non lucratif Moisson Montréal est une banque alimentaire qui regroupe des donations de nourriture pour les redistribuer à des organisations communautaires de l’île de Montréal tel que<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Midnight Kitchen</i>. Toutefois, depuis cet été, Moisson Montréal a cessé de distribuer les denrées gratuitement et demande un frais symbolique en échange. Selon la responsable de l’association étudiante, Élizabeth Dudley, la situation est problématique car <i>Midnight Kitchen</i> dépend de Moisson Montréal, et ce frais supplémentaire rend plus délicat l’accès à des denrées gratuites, surtout pour une population précaire. Par conséquent, la nature et la quantité des denrées que l’association étudiante reçoit ne sont pas suffisamment constantes pour qu’elle puisse planifier à l’avance les recettes de ses repas. D’où l’admiration générale pour <i>Midnight Kitchen</i> et sa réussite ponctuelle de plats presque improvisés. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de faire la queue jusqu’au troisième étage du bâtiment Shatner, un <i>tupperwear</i> à la main et le ventre creux, son menu est très simple: un légume ou salade, une soupe (très copieuse) et un morceau de gâteau (le plus rapide à être en rupture de stock). Tout ce que <i>Midnight Kitchen</i> sert est végane, et ce n’est pas seulement pour des raisons de régimes ou d’allergies. Selon Elizabeth Dudley, ce choix de régime permet aux étudiants d’avoir un repas équilibré tout en simplifiant la conservation des aliments. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La force de <i>Midnight Kitchen</i> est avant tout son pouvoir de recrutement de bénévoles, qui lui permet de faire pratiquement gratuitement un travail de restaurateur. En effet, sans les presque cent bénévoles qui viennent aider chaque semestre, l’association aurait peine à servir autant de monde tous les jours avec seulement quelques membres permanents et la cotisation monétaire de 3,35 dollars par session et par étudiant. Leur facilité à recruter des bénévoles vient de notre facilité en tant qu’étudiants à trouver des façons d’aider: que ce soit en venant découper les parts du gâteau dans leur grands plats métalliques le matin, en servant la soupe à midi, louche en main, ou en faisant la vaisselle l’après midi, les moyens de contribuer ne manquent pas. En plus, contribuer permet de se réserver une part de gâteau, littéralement.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Finalement, la mission de <i>Midnight Kitchen</i> s’inscrit dans une vision plus large qui est celle de combattre l’insécurité alimentaire sévissant auprès des étudiants, en offrant une alternative réelle aux menus dispendieux des cafétérias et restaurants sur le campus. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Un deuxième référendum, celui du maintien des frais de l’association <i>Midnight Kitchen</i> pour les étudiants du cycle supérieurs débutera le 19 novembre prochain.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
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		<title>La surveillance sous toutes ses formes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/la-surveillance-sous-toutes-ses-formes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 14:08:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La surveillance, le bras sinueux du conformisme.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/la-surveillance-sous-toutes-ses-formes/" data-wpel-link="internal">La surveillance sous toutes ses formes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">S</span><span class="s1">afia Nolin, Patrick Lagacé et Edward Snowden: bien qu’à première vue rien ne relie ces trois personnages, tous trois ont été confrontés aux conséquences insidieuses de la surveillance, et plus largement du conformisme social. Constamment surveillés, scrutés et policés, ces personnages caractérisent, chacun à leur façon, les différentes formes de la surveillance: l’une par un public qui, par la «cyberintimidation», impose ses normes sexistes, le deuxième par un service de police zélé et le dernier par les services secrets de l’un des plus puissants pays de ce monde. L’analyse de ces différentes situations nous fait réaliser la situation que l’engagement culturel, politique ou même journalistique de ces individus soumis aux regards du public, fait d’eux des cibles faciles pour les détenteurs de cette surveillance. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b><a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/des-renseignements-bien-reels/" data-wpel-link="internal">Edward Snowden</a> et McGill </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le passage de l’ex-employé de la CIA à l’Université McGill aura été l’un événements phares de cet automne. Lors de ce discours, l’informaticien a rappelé l’importance du droit à la vie privée dans un état de droit. Toutefois, il semblerait que depuis ses révélations, les choses n’ont pas tellement changé. La surveillance est au contraire banalisée dans notre société. À titre d’exemple, il y a quelques années, les caméras de surveillances dans les lieux publiques provoquaient une polémique sans précédent, alors qu’aujourd’hui la vidéosurveillance semble être devenue une «nécessité» à la sécurité nationale. Pourtant, il existe encore très peu d’études qui confirment l’efficacité de cette mesure et peu remettent en question leur présence dans nos rues. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une histoire qui agace </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Et comme si la venue d’Edward Snowden ne suffisait pas pour relancer le débat sur la surveillance, <i>La Presse</i> nous apprenait que près d’<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/le-journalisme-lagace/" data-wpel-link="internal">une dizaine de journalistes ont été espionnés</a> par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et Sécurité Québec (SQ). Le plus étonnant dans cette histoire sont les juges qui ont signés un peu trop<i> facilement </i>cette violation de la liberté de presse. Il y a quelques temps, tous nos politiciens étaient Charlie pour défendre la liberté de presse. Aujourd’hui, beaucoup de ces mêmes politiciens semblent avoir oublié que la liberté de presse ne s’arrête pas à quelques coups de crayons et qu’espionner les registres téléphoniques des journalistes revient à cracher sur la tombe de ce Charlie. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Safia Nolin et le conformisme aux normes sociales</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Comme le rappelait Snowden, accepter d’être surveillé, c’est accepter de restreindre dans le futur notre liberté d’expression. C’est accepter la possibilité — dans des sociétés où les paroles à la marge sont déjà peu au centre des débats — de censurer toute parole alternative. Ce conformisme social se déroule déjà sous nos yeux comme le démontre <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/aux-tweeters-scrutateurs-et-autres-brutes/" target="_blank" data-wpel-link="internal">Safia Nolin</a>.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Fortement critiquée pour sa tenue vestimentaire et son langage familier lors du Gala de l’ADISQ (Association québécoise de l’industrie du disque), Safia Nolin rappelle que le conformisme n’est pas seulement idéologique <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/tu-fais-une-video-bravo/" target="_blank" data-wpel-link="internal">mais cible également nos comportements et nos identités</a>. Cette forme de surveillance que certains tentent de faire passer pour une forme de protection de la liberté d’expression est dangereuse et liberticide. La saga Nolin rappelle donc que la surveillance par les pairs peut rapidement se transformer en une forme de «policing» qui restreint les individus de penser autrement. Toute entrave à la norme (ici la norme de féminité: le code vestimentaire et le langage étant ciblés) devient alors une excuse à la cyberintimidation et aux relâchements des commentaires sexistes.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp;</span></span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le poison technologique </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Internet permet d’ouvrir une fenêtre sur une bibliothèque de connaissances quasi-infinie. Toutefois, au nom de la lutte contre la violence, <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/parole-sous-surveillance/" data-wpel-link="internal">on transforme cette fenêtre en un outil dangereux </a>qui peut aussi bien devenir une cellule de prison restreinte. Malgré les lanceurs d’alertes tels que Snowden, malgré les livres prémonitoires tel que 1984 et les centaines de <i>hashtags</i> qui tentent de nous sensibiliser en une fraction de second, une culture de surveillance est tranquillement en train de s’installer dans nos sociétés. La militarisation de nos institutions et notre quête insatiable pour la sécurité semblent avoir accentué ce phénomène que plus rien ne semble pouvoir arrêter, et ça, c’est inquiétant.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/la-surveillance-sous-toutes-ses-formes/" data-wpel-link="internal">La surveillance sous toutes ses formes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Débordements lors de la vidéoconférence d’Edward Snowden à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/02/bousculades-et-piquetage-lors-de-la-videoconference-dedward-snowden-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ikram Mecheri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2016 01:56:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les graves problèmes d’organisation, McGill semble avoir évité le pire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/02/bousculades-et-piquetage-lors-de-la-videoconference-dedward-snowden-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Débordements lors de la vidéoconférence d’Edward Snowden à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">La vidéoconférence d’Edward Snowden a failli, ce mercredi 2 novembre, tourner à l’émeute. En début d’après-midi, des milliers d’étudiants et Montréalais de tous âges se sont pressés aux portes du pavillon Leacock de l’Université McGill pour la conférence qui ne devait commencer qu’à 19 h. Quoique prévue de longue date, et malgré un intérêt démesuré en lig</span><span style="font-weight: 400;">ne — </span><span style="font-weight: 400;">plus de </span><i><span style="font-weight: 400;">15 000 intéressés</span></i><span style="font-weight: 400;"> sur l’événement</span><i><span style="font-weight: 400;"> Facebook </span></i><span style="font-weight: 400;">—</span><span style="font-weight: 400;"> l’organisateur, Média@McGill, a omis de mettre en place un système de réservation en ligne et a maintenu la conférence à l’auditorium </span><span style="font-weight: 400;">132 du bâtiment Leacock qui ne contient que 600 places assises. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Face à cet engouement sans précédent, plusieurs lignes se sont alors formées devant le bâtiment, la plus importante débutait aux portes de Leacock et se poursuivait sur presque un kilomètre sur la rue McTavish en direction de la rue Sherbrooke. Cette queue a par la suite été renversée dans le sens inverse, de Leacock vers le haut du campus, causant un mouvement de foule incontrôlé sur le campus en après-midi. </span></p>
<p><b>Chaos et bousculades</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le chaos s’est ensuite déversé à l’intérieur du bâtiment</span><span style="font-weight: 400;"> alors que plus de quatre milliers d’étudiants se sont bousculés pour rentrer coûte que coûte dans le pavillon et obtenir l’une des rares places. </span><span style="font-weight: 400;">En raison des bousculades — et pour éviter le pire — les agents de sécurité sur les lieux avaient reçu pour consigne de restreindre l’accès de l’intérieur du bâtiment. Cette intervention a retardé le début de la conférence d’environ une heure. </span><span style="font-weight: 400;">Léandre Barôme, un étudiant de McGill de deuxième année fait partie de ces milliers d’étudiants qui ont fait la queue pendant plus de trois heures avant de se voir refuser l’entrée, manque d’espace. «C’est assez frustrant, explique-t-il, les organisateurs ont voulu créer un engouement autour de l’événement, mais sans prévoir un local suffisamment grand pour accueillir tous les gens intéressés. Lorsque les gens ont réalisé qu’ils ne pourraient pas rentrer dans la salle, ils ont commencé à se bousculer et tout d’un coup c’est devenu très inquiétant. C’était à la fois <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/04/comment-comprendre-une-telle-violence-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">surprenant et violent</a>». L’étudiant affirme ensuite être retourné chez lui, non sans amertume envers les organisateurs. </span></p>
<p><b>Perturbations de la part du SEOUM</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Présents sur les lieux, les membres du Syndicat </span><span style="font-weight: 400;">des employé·e·s occasionnel·le·s de l’Université McGill (SEOUM, </span><i><span style="font-weight: 400;">AMUSE</span></i><span style="font-weight: 400;"> en anglais) avaient décidé de monter un piquet de grève à l’entrée de l’auditorium 132. Sans entente depuis avril 2015, les membres du syndicat réclament un salaire minimum à 15 dollars de l’heure pour tous leurs membres. Certains devaient travailler à la conférence en tant que placeur et placeuses et soutien logistique, mais avaient été remplacés par des bénévoles puisque engager des briseurs de grève est illégal au Québec. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Certains avaient pu auparavant passer au travers du rassemblement solidaire du SEOUM, qui avait lieu à l’entrée du portail Milton, et au cours duquel de nombreux intervenants ont discouru en soutien de la grève du syndicat.</span></p>
<p><b>Éviter le pire </b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré l’organisation défaillante, </span><span style="font-weight: 400;">Média@McGill</span><span style="font-weight: 400;"> semble avoir évité le pire, grâce entre autres aux agents de sécurité qui ont eu à faire face aux étudiants frustrés qui n’ont pas&nbsp;pu obtenir une place à l’intérieur de la salle de conférence. Au cours de l’événement,&nbsp;</span><span style="font-weight: 400;">Média@McGill</span><span style="font-weight: 400;">a a finalement obtenu l’autorisation de diffuser en direct la conférence d’Edward Snowden, alors que ce dernier ne leur en avait pas donné le droit jusque-là.</span></p>
<blockquote><p>La communauté de McGill et le public connaît maintenant le combat des employé·e·s temporaires et étudiant·e·s. L’administration ne peut plus faire la sourde d’oreille pour le reste de la négociation.</p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Toutefois, cela n’a pas suffi à disperser la foule qui a pu rentrer au compte-goutte dans l’auditorium. Passant un par un à travers un mince filet de sécurité, les participants devaient après-cela traverser le piquet du SEOUM, fort d’une demi-douzaine de membres. Malgré l’interpellation orale de chaque participant par les grévistes, aucun n’aura fait demi-tour, certains laissant plutôt échapper leur frustration par de violentes injures verbales envers les grévistes. Ces derniers ont finalement été évacués par l’intérieur par le service de sûreté, qui craignait pour eux. Cependant, pour Claire Michela, présidente du SEOUM, l’événement est «un succès sur toute la ligne». «La communauté de McGill et le public connaît maintenant le combat des employé·e·s temporaires et étudiant·e·s. L’administration ne peut plus faire la sourde d’oreille pour le reste de la négociation». Bradley Powell, membre du piquet et de l’équipe de négociation du SEOUM, s’est aussi dit satisfait du résultat, «toute presse est bonne presse, nous sommes heureux d’avoir été en contact direct avec les étudiants». Des «retours négatifs sont inévitables», explique Powell, de nombreux participants ont tenté de jeter le blâme sur les grévistes qui n’étaient pas impliqués dans l’organisation de cette vidéoconférence. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Une fois l’auditorium rempli, il a fallu encore fallu un quart d’heure à la foule pour rentrer chez elle, nombres étant encore à attendre en vain à l’extérieur, en raison d’une organisation et d’une communication gravement défaillantes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/j5gszGXvnC0" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/02/bousculades-et-piquetage-lors-de-la-videoconference-dedward-snowden-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Débordements lors de la vidéoconférence d’Edward Snowden à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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