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	<title>Hadrien Brachet - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/hadrienbrachet/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Feb 2021 19:51:04 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Embrasser quelqu’un plutôt que ses croyances</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/11/25/embrasser-quelquun-plutot-que-ses-croyances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 14:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[censure]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[laicite]]></category>
		<category><![CDATA[loi 21]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la France, Hadrien Brachet rappelle le caractère émancipateur de la laïcité, contesté aussi bien en France qu’au Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/11/25/embrasser-quelquun-plutot-que-ses-croyances/" data-wpel-link="internal">Embrasser quelqu’un plutôt que ses croyances</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Je me mets rarement en colère, mes proches le savent. À l’explosion, je préfère toujours l’échange, la discussion, l’espoir que les choses s’amélioreront par elles-mêmes, la facilité parfois aussi d’éviter l’affrontement.</p>



<p>Le 16 octobre, j’ai senti une colère puissante, un mouvement de révolte venir du plus profond de moi-même. Dans mon pays, un professeur était décapité pour avoir montré des caricatures à ses élèves. Assassiné pour des dessins. </p>



<p><strong>Inversions et lâchetés</strong></p>



<p>J’étais en colère contre l’islamisme, ce projet politique qui menace la liberté de conscience, vise à imposer à la société de supposées lois religieuses. Certains de ses militants, minoritaires, pensent y parvenir par l’usage de la force quand d’autres répandent progressivement leur idéologie dans des sphères de la société comme l’éducation ou la politique. Haoues Seniguer, politologue spécialiste de l’islamisme le <a href="https://www.marianne.net/societe/burkini-laicite-et-republique-ou-se-niche-l-islamisme-et-comment-le-definir-entretien-croise?fbclid=IwAR0jTMfzRi8B2ihkJp1j4cyjKS5GJQCTvaHv9KMxX8mL-o4jkHjhJE6sAIY" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">définit</a> comme « une politisation exacerbée des normes réelles ou supposées de la religion musulmane, en vue de les consacrer au plan juridique et, de la sorte, les imposer à la collectivité de façon plus ou moins contraignante.&nbsp;» Soyons clair, islam et islamisme n’ont pas à être confondus : l’islam est une religion, là où l’islamisme est un projet politique qui s’appuie sur une vision dévoyée et rigoriste de la religion.</p>



<p>J’étais aussi en colère contre ceux qui entretiennent en France un climat de confusion autour de la laïcité, n’hésitant pas à la désigner comme un outil supposé d’oppression, là où elle est précisément ce qui permet l’émancipation des individus et la protection de leur liberté de conscience, la liberté pour chacun d’adopter les valeurs, les opinions et les croyances de son choix. Colère aussi car dans le monde, y compris parmi nos alliés, peu nombreux étaient<span class="has-inline-color has-philo-color"><strong> </strong></span>les chefs d’État prêts à s’associer à la France pour défendre la liberté d’expression, prêts à reconnaître que le coupable de <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.lepoint.fr/dossiers/societe/samuel-paty-conflans-caricatures-decapite-islamisme/" target="_blank" data-wpel-link="external">l’assassinat du Pr Samuel Paty</a> n’était pas notre modèle laïque français mais bel et bien l’islamisme.</p>



<p>À la place, nous avons eu appels au boycott, manifestations et lâcheté des dirigeants, au premier rang desquels Justin Trudeau. Réagissant aux propos d’Emmanuel Macron qui assurait que la France ne renoncerait pas au droit à la caricature, le premier ministre canadien <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2020-10-30/caricatures-de-mahomet/la-liberte-d-expression-a-ses-limites-selon-trudeau.php" target="_blank" data-wpel-link="external">préférait déclarer</a><strong><span class="has-inline-color has-actu-color"> </span></strong>que «la liberté d’expression n’est pas sans limites» et qu’«on ne doit pas crier au feu dans un cinéma bondé de monde», renversant ainsi la culpabilité du côté des dessinateurs plutôt que des terroristes.</p>



<p>Et puis, parmi les flots d’articles et de réactions qui se déversaient sur mon fil Twitter, le salut est venu du Québec. François Legault, à contrario de son homologue fédéral, <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2020-11-03/caricatures-de-mahomet/la-france-remercie-le-quebec-de-defendre-la-liberte-d-expression.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">a pris position</a> sans ambiguïté sur les caricatures. «Dans une société démocratique comme la nôtre, on ne doit surtout pas plier devant l’intimidation et la violence de ceux qui sont en désaccord avec la liberté d’expression. Si on se met à faire des compromis là-dessus, on ébranle les fondements de notre société. La nation française est notre alliée et même un peu plus que ça», a‑t-il déclaré, estimant que «certains dirigeants politiques qui craignent le terrorisme, devant le chantage de certains groupes religieux radicaux, sont prêts à faire des accommodements qui ne sont pas raisonnables». Et là, je me suis souvenu que c’était au Québec que j’avais appris à aimer la laïcité.</p>



<p><strong>France, Québec&nbsp;: modèles incompris</strong></p>



<p>J’ai passé l’an dernier en échange universitaire à McGill. En même temps que je me suis mis à aimer la culture québécoise, son bouillonnement intense né de la rencontre entre les différentes influences qui l’ont constituée, j’ai pris conscience de la spécificité du modèle que ce pays<strong><span class="has-inline-color has-edito-color"> </span></strong>tentait de préserver vis-à-vis du Canada anglophone. J’ai remarqué une incompréhension régulière entre anglophones et francophones. Le Québec, me semble-t-il, tente d’établir un modèle alternatif au multiculturalisme associant reconnaissance du pluralisme culturel et affirmation de valeurs communes, mais le Canada anglophone ne voit dans ce refus du multiculturalisme qu’un rejet de l’autre.&nbsp;</p>



<p>À l’époque où j’habitais Montréal, une majorité de Québécois – <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.lapresse.ca/actualites/national/2019-04-29/laicite-plusieurs-canadiens-appuient-le-projet-de-loi-du-quebec-dit-un-sondage)" target="_blank" data-wpel-link="external">66% selon un récent sondage </a>–&nbsp; défendait la loi 21 alors que les autorités fédérales n’y voyaient que racisme et oppression. Plus récemment, dans l’affaire de l’Université d’Ottawa <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.marianne.net/societe/professeure-suspendue-pour-avoir-employe-le-mot-negre-la-nouvelle-querelle-canadienne" target="_blank" data-wpel-link="external">dont j’ai traité pour un hebdomadaire français</a>, la fracture entre francophones et anglophones m’a sauté aux yeux. La classe politique canadienne criait au racisme là où la classe politique québécoise s’inquiétait presque unanimement<strong><span class="has-inline-color has-edito-color"> </span></strong>d’une atteinte à la liberté d’expression. En tant que Français attaché aux valeurs républicaines, je me suis retrouvé dans le combat du Québec pour affirmer son modèle propre. J’ai le sentiment que France et Québec partagent tous deux la défense d’un modèle – certes différent en certains points – qui suscite l’incompréhension autour d’eux. En assistant à la querelle entre Québécois et Canadiens anglophones, j’ai pris conscience que la laïcité pouvait facilement être mal interprétée et qu’un travail d’explication, de pédagogie, était essentiel afin de rappeler son caractère émancipateur, à l’inverse de l’image véhiculée par ses détracteurs.&nbsp;</p>



<p>D’autant plus qu’au moment même où je faisais mon échange au Québec, je voyais mon pays sombrer dans une confusion semblable autour de la laïcité. J’assistais, depuis l’autre rive de l’Atlantique, au renoncement de toute une série d’intellectuels et de personnalités politiques à défendre la laïcité. Comme lors d’une marche le 10 novembre 2019 à Paris, où plusieurs responsables politiques de gauche, y compris ceux-là mêmes qui jusque-là avaient été les plus laïcs, les plus progressistes, défilaient aux côtés d’intégristes. Par cette manifestation, organisée en réaction à <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-de-la-mosquee-de-bayonne/" target="_blank" data-wpel-link="external">une odieuse attaque</a> à la mosquée de Bayonne dans le sud de la France, des organisations proches des intégristes religieux <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.lexpress.fr/actualite/societe/pourquoi-la-manifestation-du-10-novembre-contre-l-islamophobie-divise_2105850.html" target="_blank" data-wpel-link="external">tentaient de se réapproprier</a> l’indispensable lutte antiraciste et de désigner la laïcité et ses supposées «lois liberticides» comme l’ennemi. Alors qu’au contraire, la lutte contre le racisme et la laïcité sont deux alliées indispensables dans le combat universel pour l’émancipation et la dignité humaine.</p>



<p>Au sein même de la France, pays de la laïcité par excellence, un renversement s’opérait, pour la plus grande satisfaction des intégristes, à travers des discours désignant la laïcité comme une forme d’oppression et de racisme. Cet argumentaire est le même que je retrouvais au Canada durant les manifestations contre la loi 21.&nbsp;</p>



<p>Quelques mois plus tard, une lycéenne, Mila, recevait des milliers de menaces de morts pour ses propos critiques envers l’islam sur les réseaux sociaux, l’obligeant à s’isoler à son domicile et à se déscolariser. L’affaire prenait très vite une dimension médiatique et politique. <a href="https://www.europe1.fr/emissions/linterview-politique-de-8h20/regime-universel-nicole-belloubet-affirme-que-les-pensions-ne-baisseront-pas-3946224" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Sommée de réagir</a>, la garde des Sceaux Nicole Belloubet, rappelant tout de même que «la menace de mort est inacceptable», affirmait que «l’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience». Une maladresse inquiétante pour une ministre de la Justice, le droit à critiquer des religions étant garanti par le droit français, le délit de blasphème ayant été abrogé par la Loi sur la liberté de la presse de 1881. Si l’appel à la haine ou à la discrimination envers une personne en raison de son appartenance à une religion est heureusement interdite, la critique d’une religion constitue l’un des éléments fondamentaux de la liberté d’expression. S’il n’est plus possible de critiquer une religion, qui n’est pour un non-croyant qu’une idéologie comme une autre, que deviennent la liberté d’expression et de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire?&nbsp;</p>



<p>Autant outranciers qu’ils aient pu paraître, les propos de Mila visaient une religion et non des individus. Distinction élémentaire qui semblait échapper à la ministre, <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/08/nicole-belloubet-le-crime-de-lese-dieu-n-existe-pas_6028859_3232.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">obligée de rétropédaler</a> quelques jours plus tard, regrettant ses propos et déclarant: «chacun peut critiquer comme bon lui semble une religion, une idée, un concept, avec les mots de son choix. C’est non seulement heureux, mais aussi salutaire.»</p>



<p><strong>Une fracture politique</strong></p>



<p>Alors, quand un ami québécois m’a demandé de définir la laïcité à la française dans les pages du <em>Délit</em>, j’ai regretté que cette définition soit de moins en moins claire, y compris pour nous, Français. Cela fait un moment qu’une confusion autour de la laïcité gagne du terrain en France. Dans notre pays, la laïcité est garantie par une loi de 1905 qui proclame la liberté de conscience et pose le principe de la séparation des Églises et de l’État en indiquant que «la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte».&nbsp; Aux yeux de la République, le caractère sacré des religions n’existe pas, toutes les options spirituelles des citoyens, croyants ou non, se retrouvent sur un même pied d’égalité. La religion a un statut de droit privé et la République, notamment par l’article 26 qui interdit «de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte», s’assure que la religion n’intervient pas dans l’ordre politique fondé sur la souveraineté populaire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Or, une fracture s’est opérée sur le sujet dans le monde politique depuis environ une trentaine d’années. Elle prend sa source en 1989, lorsque trois collégiennes de Creil, une ville de la banlieue parisienne, <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.franceculture.fr/societe/30-ans-de-laffaire-du-foulard-de-creil-le-voile-de-la-discorde" target="_blank" data-wpel-link="external">refusent de retirer leur voile</a> et sont exclues de leur établissement. La gauche se déchire entre ceux qui prennent la défense des collégiennes et ceux qui s’inquiètent de l’intrusion du religieux au sein de l’école laïque. En 2004, une loi tranche et interdit le port de signes religieux ostentatoires à l’école. Immédiatement, des militants s’en sont saisis pour dénoncer une laïcité dite «offensive» qui serait contraire à la conception originelle de la laïcité.&nbsp;</p>



<p>Certes, la loi de 1905 qui fait office de référence en matière de laïcité en France est souvent perçue comme une loi d’apaisement, soutenue à la fois par des croyants, des agnostiques et des athées. Néanmoins, elle n’est que l’aboutissement d’un processus où la laïcité a dû être combative pour s’imposer et se faire accepter vis-à-vis d’une Église dont la République souhaitait s’émanciper. Que l’État au nom de la laïcité mène une offensive contre l’influence du religieux dans la sphère publique, ici l’école, n’a rien de nouveau.&nbsp;</p>



<p><strong>La laïcité, outil d’émancipation et de liberté</strong></p>



<p>Bien à l’opposé de la vision distordue de ses détracteurs, la laïcité est précisément ce qui garantit aux minorités la possibilité de s’épanouir dans un pays, en refusant que la religion majoritaire soit plus reconnue qu’une autre par l’État. Elle est conçue comme un outil de respect de l’individu. Écarté de l’influence de toute religion à l’école, l’individu apprend à faire ses choix librement et à penser par lui-même. La laïcité s’affirme comme un instrument social, luttant contre tout déterminisme. «Le retour de l’argent public à la seule école publique, par exemple, augmente les chances de réussite des enfants des milieux défavorisés» explique le philosophe et fin connaisseur de la laïcité française Henri Peña-Ruiz dans <a rel="noreferrer noopener external" href="https://frontpopulaire.fr/o/MagazineArticle/ma2709/trois-boussoles-pour-la-laicite" target="_blank" data-wpel-link="external">un article publié</a> dans <em>Front Populaire</em>. Il ajoute:<span class="has-inline-color has-philo-color"><strong> </strong></span>«Préservée du prosélytisme religieux, l’école publique laïque leur offre la chance d’une deuxième vie, celle d’élèves capables de distance à l’égard des préjugés de l’idéologie dominante mais aussi d’usages coutumiers ou religieux aliénants.»</p>



<p>En ne reconnaissant aucun culte, l’État garantit qu’une croyance, qu’une conviction ne devienne pas hiérarchiquement plus importante qu’une autre. Les croyants de telle ou telle religion ainsi que les non-croyants se retrouvent sur un pied d’égalité. On est libres de croire, de ne pas croire, de douter, de critiquer des croyances, de les interroger, d’y adhérer. La laïcité est un formidable vecteur de liberté, il n’y a plus de dogme absolu qui s’impose à chaque individu. Plus aucune croyance n’est sacrée à l’échelle de la société, de là naît la possibilité d’un débat démocratique libre et reposant uniquement sur la volonté des citoyens.&nbsp;</p>



<p>À l’inverse, s’il devient impossible de critiquer une croyance ou une religion, voire même de s’en moquer, comme le voudraient ceux qui s’opposent aux caricatures, on élève cette croyance au rang de dogme et on lui donne une place supérieure dans la hiérarchie des idées. Or, précisément, ce qui permet le vivre-ensemble en démocratie est l’idée qu’il n’existe aucun dogme. Si certaines idées ne peuvent plus être critiquées, comment mener à bien le débat démocratique? Celui-ci se fonde précisément sur l’idée que l’opinion de chaque citoyen se voit réserver le même traitement, qu’il soit croyant ou non. Cela<strong><span class="has-inline-color has-philo-color"> </span></strong>car chacun a une valeur intrinsèque et absolue en tant qu’individu et non comme fidèle d’une religion ou porteur de telle ou telle opinion. C’est là toute la force de la laïcité: reconnaître indistinctement chaque individu comme un citoyen au lieu de l’essentialiser comme fidèle d’une religion ou membre d’une communauté.&nbsp;</p>



<p><strong>Un projet de société</strong></p>



<p>En refusant l’hégémonie de tel ou tel dogme, la laïcité est le cadre qui nous permet d’être différents tout en appartenant à un même peuple. C’est l’outil qui permet d’éviter l’affrontement: chacun reconnaît que sa croyance peut être débattue, que chacun est libre de l’adopter, mais que personne ne peut y être contraint. La laïcité, en protégeant le citoyen du prosélytisme des religions, assure la liberté de conscience de chaque individu au sein de la société.&nbsp;</p>



<p>Si le modèle de <a rel="noreferrer noopener external" href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/398055/bouchard-taylor-interculturali" target="_blank" data-wpel-link="external">l’interculturalisme québécois</a> diffère du modèle républicain français, j’y ai trouvé une même volonté de garantir le pluralisme tout en assurant une cohésion autour de valeurs communes, à l’inverse du modèle multiculturaliste qui s’y refuse. J’y retrouve ce même équilibre qui refuse une identité figée et permet aux citoyens de se retrouver dans un projet émancipateur commun. La laïcité à la française n’est pas qu’un ensemble de lois, c’est un projet de société.&nbsp;</p>



<p><strong>Aimer, vraiment aimer</strong></p>



<p>Célébrons cette possibilité qu’offre la laïcité de rire de tout, de ne rien trop prendre au sérieux, de se moquer de tout dogme, d’accomplir notre chemin personnel sans qu’il nous soit dicté et de nous retrouver dans une liberté commune où chacun est célébré pour celui qu’il est et non par et pour ce qu’il croit.&nbsp;</p>



<p>Définir les individus seulement par leurs croyances est tellement réducteur. J’essaie d’aimer, j’aime profondément des gens dont je combats pourtant les idées politiques ou les croyances. Car je sais que l’important, ce sont les individus, leur nature profonde, leur bonté intérieure, au-delà de leurs croyances. Les intégristes sont incapables d’accomplir cette expérience de l’altérité et de l’unicité de chaque être. Kamel Daoud, écrivain algérien qui mène depuis de longues années le combat contre l’islamisme en Algérie, a récemment prononcé une phrase dans un entretien à <a rel="noreferrer noopener external" href="https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-01-octobre-2020" target="_blank" data-wpel-link="external"><em>France Inter</em></a> qui pourrait définir de manière splendide la laïcité à la française: «Il y a plus de vérité à embrasser quelqu’un qu’à embrasser ses croyances.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/11/25/embrasser-quelquun-plutot-que-ses-croyances/" data-wpel-link="internal">Embrasser quelqu’un plutôt que ses croyances</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Paroles confinées</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/04/04/paroles-confinees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2020 08:09:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignages mcgillois au cœur de la crise du Covid-19.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il aura suffi de quelques jours pour que tout bascule. Quelques jours pour voir le campus se vider, les résidences être désertées et un étrange silence, ponctué par les remous de l’actualité, s’installer. Le jeudi 12 mars, l’Université McGill annule les cours du lendemain et suspend jusqu’au dimanche «&nbsp;tous les événements prévus sur ses campus et susceptibles d’attirer plus de 250 personnes&nbsp;». Le 13 mars, le premier ministre québécois, François Legault annonce la fermeture des écoles, cégeps, et universités pour deux semaines, prolongées finalement jusqu’au 1<sup>er</sup> mai. En réaction, le dimanche 15 mars McGill acte l’interruption de «&nbsp;tous les cours, cours en laboratoire, examens et autres évaluations pour une période de deux semaines, à l’exception de la soutenance de thèse&nbsp;». L’Université se met alors au travail pour rendre les cours accessibles en ligne au bout des deux semaines et proposer des formes d’évaluations alternatives. En seulement quatre jours, alors que le nombre de cas du Covid-19 au Québec demeurait bien inférieur à d’autres régions du monde, le quotidien de la communauté mcgilloise a basculé face à une situation inédite. Tandis que le semestre reprend à distance, <em>Le Délit</em> a recueilli les témoignages d’étudiant·e·s et d’un professeur qui racontent ces deux semaines et partagent leurs ressentis.</p>
<p><strong>Étudiants et étudiantes : temps difficiles</strong></p>
<p>Pour beaucoup d’étudiant·e·s dont les proches ne résident pas au Québec, il a d’abord fallu décider, souvent dans la précipitation et l’incertitude, de demeurer à Montréal ou de faire ses valises en quelques heures, dans la crainte des fermetures de frontières et des suspensions de liaisons aériennes. À un étudiant qui le contactait le lundi 16 mars, le consulat de France répondait sans détours «&nbsp;si vous voulez rentrer, c’est maintenant&nbsp;». Hayah, étudiante en première année en histoire et science politique n’a pas pu retrouver ses parents au Koweït. Elle a finalement rejoint des ami·e·s de sa famille à Vancouver. «&nbsp;<em>Savoir qu’il est indéfiniment physiquement impossible de voir et d’être avec ma famille était quelque chose de très difficile à affronter</em>&nbsp;» confie-t-elle. «&nbsp;<em>C’était juste trop dur de rester dans la résidence toute seule</em>&nbsp;» ajoute-t-elle,&nbsp;«&nbsp;<em>en particulier parce que la plupart de mes ami·e·s sont parti·e·s, et la résidence est devenue une ville fantôme</em>&nbsp;». Le 18 mars, le Service de logement étudiant et d’hôtellerie (SHHS,&nbsp;<em>Student Housing and Hospitality Services</em>&nbsp;en anglais) adressait un courriel à tou·te·s les étudiant·e·s en résidence universitaire les exhortant à «&nbsp;<em>retourner à la maison aussi tôt que possible dans la mesure du possible</em>&nbsp;».</p>
<p>Julien, étudiant en échange qui s’est résigné à revenir en France évoque quant à lui des raisons «&nbsp;logistiques&nbsp;». «&nbsp;Dans un premier temps je n’envisageais pas du tout de rentrer en France&nbsp;car la situation d’un point de vue sanitaire me semblait plus sûre au Québec où les mesures ont été prises plus tôt et où les gens font beaucoup plus preuve de civisme qu’en France » explique-t-il. «&nbsp;Mais assez vite j’ai commencé à entrevoir les soucis qui pouvaient venir avec la fermeture des frontières. J’ai redouté un arrêt des liaisons aériennes. En fait, mon inquiétude était beaucoup plus d’ordre logistique&nbsp;: je voulais être en France pour pouvoir être à proximité des endroits où j’aurai des obligations à partir de mai, je pense notamment à un stage qui devait commencer mi-mai mais qui semble compromis&nbsp;». En revanche, Gabrielle a elle opté pour l’option inverse&nbsp;: «&nbsp;Pour moi, ça ne faisait pas vraiment de sens de rentrer en France, dans la mesure où j’ai la chance d’avoir une bonne assurance santé ici, un logement où je suis tranquille, et que j’aime immensément la ville de Montréal et ne suis pas du tout prête à la quitter. Je redoute aussi un peu le confinement avec ma famille, et j’ai estimé qu’il valait sans doute mieux pour nous tous qu’on ne soit pas trop entassés les uns sur les autres&nbsp;».</p>
<p>Une fois l’urgence de la décision et la stupeur des premiers jours traversées, un quotidien nouveau, souvent confiné, s’est installé. Et avec lui, des questionnements, des émotions inconnues et des effets sur la santé mentale. Julien éprouve «&nbsp;un sentiment de vide très fort.&nbsp;[…] Une forme de vide émotionnel&nbsp;: je ne sais même pas quoi ressentir, je ne sais pas si je dois me sentir en sécurité, en danger, optimiste, pessimiste. C’est très déroutant comme situation&nbsp;». Quant à Gabrielle, si la solitude ne lui «&nbsp;fait pas peur&nbsp;», elle reconnait que c’est «&nbsp;compliqué&nbsp;». «&nbsp;Personnellement, j’ai en plus de ça une histoire médicale assez compliquée en termes de santé mentale — anxiété, TOC, TCA, bref, j’ai de quoi faire — et forcément, une telle pression globale et constante, ça ne peut que venir réveiller mes angoisses&nbsp;» avoue-t-elle. Citant <em>The Guardian</em> pour sa couverture à la fois «&nbsp;transparente&nbsp;» mais sans être «&nbsp;catastrophiste&nbsp;» de la situation, Gabrielle ajoute&nbsp;: «&nbsp;J’ai décidé il y a quelques jours de me couper autant que possible des réseaux sociaux et des sites d’informations que j’estimais trop «&nbsp;dans l’émotion&nbsp;», et privilégie des médias qui veillent à garder un ton aussi «&nbsp;scientifique&nbsp;» et factuel que possible&nbsp;». De son côté, quand elle était encore à Montréal, Hayah «&nbsp;<em>essayait de se lever à une heure normale, s’habiller comme habituellement et marcher chaque jour&nbsp;</em>». «&nbsp;<em>Je cuisinais aussi avec un·e ami·e, ainsi j’avais quelque chose à attendre avec impatience chaque jour</em>&nbsp;». Une fois à Vancouver, elle a essayé de ne pas quitter cette discipline. «&nbsp;<em>Je recommanderais vivement cela</em>&nbsp;» affirme-t-elle, «&nbsp;<em>avoir le sentiment d’un objectif m’aide vraiment en ce moment&nbsp;</em>». Bien sûr, tou·te·s sont en contact régulier avec leurs proches. «&nbsp;Je passe beaucoup de temps sur Messenger, WhatsApp, ça soulage toujours d’être en contact avec ses proches, et j’ai à vrai dire repris contact avec un certain nombre de connaissances que j’avais un peu perdu de vue&nbsp;» résume Gabrielle.</p>
<p><strong>Profs et administration : entre prudence et hât</strong>e</p>
<p>Si le quotidien des étudiant·e·s est bouleversé, il n’en est pas moins de celui des professeur·e·s et de tous les autres membres de la communauté mcgilloise. Un professeur, en quarantaine car sujet à risque, enregistre des versions audio de ses cours et décrit au <em>Délit</em> une «&nbsp;expérience désincarnée&nbsp;». «&nbsp;Un prof sans élèves ce n’est pas un prof&nbsp;» lâche-t-il. Son quotidien se résume à beaucoup « d’administration des aménagements, des inquiétudes&nbsp;». «&nbsp;Il y a une forme d’excitation quand on sent que l’on fait face à un grand rendez-vous [historique] […] donc je vis ça d’un côté avec une forme de curiosité mais c’est très anxiogène aussi parce qu’on a peur d’être malade&nbsp;».</p>
<p>Depuis le 27 janvier, McGill alimente régulièrement une page spéciale consacrée au COVID-19 sur son site internet et informe par courriel la communauté mcgilloise des dispositifs mis en place dans le cadre de la pandémie. À la suite des mesures restrictives adoptées par le gouvernement québécois, l’Université a dû réagir dans l’urgence et répondre aux interrogations de ses membres. Alors, que penser de la réaction de l’administration? Hayah et Gabrielle s’accordent pour reconnaître la position délicate dans laquelle se trouvait McGill. «&nbsp;<em>McGill était réellement dans une position difficile. S’ils agissaient trop tôt, ils se seraient faits critiquer mais s’ils ignoraient les régulations, ils auraient aussi été critiqués&nbsp;</em>» souligne Hayah, tout en admettant qu’elle aurait souhaité que McGill «&nbsp;<em>annonce cela plus tôt parce que j’aurais pu rester à la maison avec ma famille et éviter le stress que j’ai vécu durant les quelques semaines où j’étais à Montréal&nbsp;</em>». Elle regrette également que l’Université n’ait pas fermé plus vite les cours rassemblant de larges effectifs, comme en Leacock 132. «&nbsp;J’ai honnêtement trouvé McGill assez exemplaire par rapport à l’immense majorité des autres universités partout dans le monde, d’après tout ce qu’ont pu m’en dire mes amis, en France, aux Etats-Unis ou ailleurs. Difficile de savoir ce que McGill aurait fait d’elle-même sans les instructions du gouvernement québécois, mais dans tous les cas, les mesures adéquates ont été prises, et bien qu’avec un peu de délai, on a fini par avoir les informations essentielles&nbsp;» plaide Gabrielle. En revanche, pour Julien, «&nbsp;la réponse de McGill face au coronavirus est révélatrice de forts dysfonctionnements&nbsp;».&nbsp; «&nbsp;Je trouve que McGill a mis du temps à réagir et ne s’est pas illustrée par son anticipation et sa prise au sérieux de la menace dès le début&nbsp;». « D’autre part je trouve qu’il y a un dysfonctionnement qui est révélé par ces deux semaines de vacances sans cours. On voit que l’université n’est pas à la page en matière d’usage technologique et numérique. Autrement le relais sur les cours en ligne aurait pu être fait beaucoup plus rapidement. Ces deux dysfonctionnements révèlent le caractère rétrograde de McGill. C’est une université qui est encore sur un fonctionnement très militaire, marche ou crève, qui dans un premier temps considérait que cette pétition des étudiants qui souhaitaient que les cours passent en ligne, c’étaient des gamins de 20 ans qui n’avaient pas envie de bosser&nbsp;». Pour le professeur que <em>Le Délit</em> a interrogé, au contraire, «&nbsp;l’idée du deux semaines d’arrêt a été importante pour nous permettre de rebondir&nbsp;». «&nbsp;Mais ce qui est difficile c’est que ce sont deux semaines d’arrêt où l’on n’est pas que des profs. J’ai des enfants, j’ai des parents âgés donc il y a tout ça qui fait que c’est très dur d’être complètement opérationnel le 30 au matin&nbsp;». Même s’il admet qu’une suspension définitive du semestre «&nbsp;aurait été plus simple&nbsp;», il trouve que «&nbsp;ça se passe bien du point de vue de McGill ». «&nbsp;Les collègues sont assez solidaires.&nbsp;[…] L’université nous donne des directives de souplesse, par exemple le fait qu’il va être possible de faire un <em>withdrawal</em> même en ayant ses notes ». Mais il reconnaît&nbsp;: «&nbsp;Il va y avoir un soupir de soulagement quand la session va être terminée&nbsp;».</p>
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		<title>Page spéciale COVID-19</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/03/13/page-speciale-covid-19/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2020 19:55:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit propose une page spéciale avec l’actualité du coronavirus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/03/13/page-speciale-covid-19/" data-wpel-link="internal">Page spéciale COVID-19</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><b>ACTUALITÉ EN CONTINU</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Dimanche 5 avril – matin</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela fait une semaine que les cours ont repris et une nouvelle étape est entamée dans les vies des étudiant·e·s mcgillois·es. Le temps est donc venu de clôturer cette page spéciale COVID-19.</span></p>
<p><b>Dimanche 29 mars – matin</b></p>
<p><b>Un jour pour la reprise des cours</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après 17 jours d’arrêt, l’Université rouvre ses cours. Cependant, la plupart des activités restent suspendues. </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Délit</span></i><span style="font-weight: 400;"> fait le point sur ce retour extraordinaire au quotidien (s’il peut être nommé ainsi).</span></p>
<p><b>Employés</b><span style="font-weight: 400;">: Une part importante du personnel et corps professoral mcgillois a désormais effectué la transition vers le télétravail. Cependant, l’Université a dit dans un courriel envoyé à tou·tes ses étudiant·e·s que « certaines activités indispensables se déroulent encore sur le campus ». Tout·e employé·e doit cependant recevoir une approbation spéciale du COU (Centre des opérations d’urgence) de McGill pour pouvoir travailler sur le campus, et toute activité de travail doit se fier aux protocoles sanitaires les plus strictes pour pouvoir être tenue.</span></p>
<p><b>Cours et professorat</b><span style="font-weight: 400;">: Tou·tes les étudiant·e·s de premier cycle ont maintenant reçu des instructions spécifiques de leurs professeurs quant à la logistique de la reprise des cours (Ceux·celles qui n’ont pas reçu de telles instructions sont priés de contacter leurs professeurs immédiatement). Certains départements s’adaptent visiblement avec plus ou moins d’aise à la transition que d’autres. Plusieurs professeur·e·s du département d’économie se sont par exemple vu·e·s obligé·e·s d’annuler les évaluations finales et garder les notes produites jusqu’à présent. D’autres, dans d’autres départements, ont pu remplacer les évaluations finales par des essais à écrire en quelques jours.</span></p>
<p><b>Option S/U</b><span style="font-weight: 400;">: En raison des circonstances exceptionnelles, tou·tes les étudiant·e·s, de premier et second cycle, pourront exercer l’option S/U (satisfaisant / insatisfaisant) sur tous leurs cours jusqu’au 20 mai. Les cours avec l’option S/U ne compteront pas pour la moyenne d’un·e étudiant·e mais pourront compter pour les majeures ou mineures d’un·e étudiant·e, ce semestre.</span></p>
<p><b>Bus vers Macdonald</b><span style="font-weight: 400;">: La navette qui transite entre le campus du centre ville et celui de Macdonal restera suspendu jusqu’à la reprise des cours, en raison des directives du gouvernement fédéral.</span></p>
<p><b>Étudiants internationaux</b><span style="font-weight: 400;">: Le gouvernement fédéral a exempté les étudiant·e·s internationaux·ales et travailleur·euse·s temporaires des restrictions aux frontières. Toute personne venant de l’étranger doit cependant suivre une quarantaine de 14 jours à son arrivée, et McGill dit ne pas pouvoir fournir de logement pendant la durée de la quarantaine. Il est toujours recommandé à tout·e étudiant·e international·e de retourner à la maison si possible, ou sinon, de contacter son consulat pour savoir quels services sont disponibles.</span></p>
<p><b>Résidences</b><span style="font-weight: 400;">: Dans un courriel, le Service de logement étudiant et d’hôtellerie (</span><i><span style="font-weight: 400;">Student Housing and Hospitality Services</span></i><span style="font-weight: 400;"> en anglais, SHHS) prie tout·es les étudiant·e·s de la résidence universitaire McConnell Hall de déménager à New Résidence Hall (NRH) avant le lundi 30 mars à 19 heures. NRH aurait des bains privés, contrairement à McConnell Hall, ce qui assurerait davantage de propreté, et donc, de sûreté pour les étudiant·e·s. Les frais des étudiant·e·s ne seront pas changés pour le mois d’Avril, et ceux·celles-ci bénéficieront d’une compensation de 50 dollars. Les étudiant·e·s d’autres résidences avec des bains en commun feront face à des mesures similaires.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Vendredi 20 mars – soir</b></p>
<p><b>Un étudiant de McGill testé positif à la COVID-19</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un courriel adressé à la communauté étudiante, Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière, a réagi à l’annonce de </span><i><span style="font-weight: 400;">CBC Montréal</span></i><span style="font-weight: 400;"> selon laquelle un membre de l’effectif étudiant de McGill avait été testé positif à la COVID-19. « Au nom de toute notre communauté, je souhaite à cette personne un prompt rétablissement », a‑t-elle déclaré.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Si les lois de protection de la vie privée ne permettent pas de révéler son identité, la principale a indiqué que « les autorités sanitaires ont déjà communiqué directement avec tous ceux et celles susceptibles de l’avoir côtoyée et leur ont indiqué la conduite à tenir ».&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Vendredi 20 mars – matin</b></p>
<p><b>Pôle bien-être et coronavirus</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En raison de la suspension des activités en personne sur le campus, le Pôle bien-être de McGill se voit contraint de prendre des mesures pour limiter la propagation du virus. Dans un courriel consulté par </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Délit</span></i><span style="font-weight: 400;">, le Pôle explique aux étudiant·e·s ayant des rendez-vous prévus : «</span><i><span style="font-weight: 400;"> nous devons annuler votre rendez-vous précédemment planifié</span></i><span style="font-weight: 400;"> », assurant que « </span><i><span style="font-weight: 400;">l’équipe du Pôle bien-être travaille fort pour rendre accessible certains services en ligne</span></i><span style="font-weight: 400;"> ». « </span><i><span style="font-weight: 400;">Certain·e·s clinicien·ne·s pourront délivrer des services limités en ligne à partir de la semaine prochaine</span></i><span style="font-weight: 400;"> », explique le courriel.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En attendant, le Pôle rappelle qu’une ligne spéciale a été mise en place par le gouvernement du Québec pour les questions concernant la COVID-19 ou en cas de symptômes – notamment fièvre, toux, mal de gorge, difficultés respiratoires : </span><b>1–877-644‑4545</b><span style="font-weight: 400;">.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le courriel rappelle également que </span><span style="font-weight: 400;">Keep.meSAFE est proposé aux étudiant·e·s par l’AÉUM et l’AÉCSUM. Il s’agit d’un service en ligne de consultations de santé mentale&nbsp; disponible 24h sur 24, 7 jours sur 7, en téléchargeant l’application MySSP, ou en appelant le 1–844-451‑9700 en Amérique du Nord ou le 011–416-380‑6578 hors de l’Amérique du Nord.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le Pôle « </span><i><span style="font-weight: 400;">espère commencer à offrir des télé-consultations de santé pour celles et ceux physiquement localisé·e·s au Québec ou pour lesquel·le·s aucune des ressources </span></i><span style="font-weight: 400;">[indiquées dans le courriel] </span><i><span style="font-weight: 400;">ne répond à leurs besoins</span></i><span style="font-weight: 400;"> ». « </span><i><span style="font-weight: 400;">Il sera demandé aux étudiant·e·s d’appeler le 514–398-6017 pour planifier un rendez-vous</span></i><span style="font-weight: 400;"> », ajoute le courriel. Le Pôle demande cependant de « </span><i><span style="font-weight: 400;">comprendre que tous les types de rendez-vous ne peuvent pas être offerts en ligne »</span></i><span style="font-weight: 400;">.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De son côté, l’AÉUM a publié sur son site un avis de ressources en santé mentale :</span><a href="https://ssmu.ca/blog/2020/03/avis-de-ressources-en-sante-mentale-keep-mesafe/?lang=fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> <span style="font-weight: 400;">https://ssmu.ca/blog/2020/03/avis-de-ressources-en-sante-mentale-keep-mesafe/?lang=fr</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mercredi 18 mars – après-midi</b></p>
<p><b>Fermeture des frontières</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que l’Ontario décrétait l’état d’urgence et confirmait un premier décès lié à la COVID-19, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, déclarait mardi dans un communiqué de presse l’interdiction d’entrée d’étrangers au Canada. Seuls les résidents permanents canadiens et les Américains étaient admis aux frontières. De nouvelles restrictions et exceptions ont cependant été annoncées aujourd’hui.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tout d’abord, les restrictions sur la frontière Canada-États-Unis se sont endurcies. Ce matin, le président américain Donald Trump a annoncé que la frontière entre le Canada et les États-Unis sera «&nbsp;fermée temporairement&nbsp;» aux déplacements «&nbsp;non essentiels&nbsp;». Justin Trudeau confirmait la nouvelle, quelques minutes plus tard, devant sa résidence d’Ottawa. Dans un bref tweet, Donald Trump affirmait que le commerce ne serait pas affecté par la nouvelle mesure.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Bill Blair, ministre de la Sécurité publique du Canada, a par ailleurs annoncé que les étudiants internationaux et les travailleurs avec visa vont avoir l’autorisation de remettre les pieds au Canada, malgré l’annonce initiale de Justin Trudeau.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces mesures s’inscrivent dans une tendance mondiale de restrictions sur les déplacements, alors que l’UE a fermé ses frontières, suite à l’annonce du président français Emmanuel Macron, lundi soir, d’interdire l’entrée d’étrangers dans son territoire. La Suisse a elle-même appliqué des restrictions sur les vols venant de certains pays européens : l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie sont les premières visées, cette dernière ayant enregistré 475 décès en 24 heures, le pire bilan enregistré dans un seul pays en une journée. Sur la même période, le Québec a enregistré un premier décès sur son territoire, avec 94 cas de contagion confirmés.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mercredi 18 mars – matin</b></p>
<p><b>Message des résidences</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un courriel à tous·tes les étudiant·e·s en résidence universitaire, le Service de logement étudiant et d’hôtellerie (SHHS, </span><i><span style="font-weight: 400;">Student Housing and Hospitality Services</span></i><span style="font-weight: 400;"> en anglais) de l’Université McGill exhorte ces étudiant·e·s à «&nbsp;</span><i><span style="font-weight: 400;">retourner à la maison aussitôt que possible si cela est possible</span></i><span style="font-weight: 400;">&nbsp;» en raison de la pandémie de la COVID-19.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">SHHS poursuit avec cela l’effort à l’échelle de l’Université de minimiser le nombre de personnes sur ses campus. Dans le courriel, SHHS insiste que les étudiant·e·s n’auront plus besoin d’être physiquement sur le campus pour la durée du semestre, affirmant qu’il n’y aura plus de cours ni d’évaluations finales en personne. qui pourront, selon l’Université, être faits de la maison.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour les étudiant·e·s qui ne peuvent pas retourner à la maison – plusieurs frontières nationales et continentales ayant été fermées cette semaine – SHHS recommande pratiquer la distanciation sociale autant que possible, dans l’attente de nouvelles informations.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Lundi 16 mars – après-midi</b></p>
<p><b>Confirmation de l’Université</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sur la page Facebook </span><i><span style="font-weight: 400;">McGill University</span></i><span style="font-weight: 400;">, l’Université assure qu’il «&nbsp;n’y aura aucun examen final en personne&nbsp;» et que «&nbsp;la session [Hiver 2020] ne sera pas prolongée&nbsp;». L’Université prévoit publier son plan d’action pour les évaluations d’ici fin mars.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Dimanche 15 mars – soir</b></p>
<p><b>Transition en ligne</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un communiqué sur la page Facebook </span><i><span style="font-weight: 400;">McGill University</span></i><span style="font-weight: 400;">, le vice-principal Chris Buddle déclare que «&nbsp;tous les cours qui peuvent être tenus en ligne&nbsp;» seront exclusivement «&nbsp;tenus en ligne&nbsp;» après les deux semaines d’annulation des cours. «&nbsp;Notre but,&nbsp;» ajoute-t-il, «&nbsp;est d’explorer exhaustivement les opportunités pour s’assurer que les évaluations finales ne seront pas tenues en personne&nbsp;». L’Université affirme comprendre que la transition en ligne n’est pas possible pour tous les cours, mais assure que toutes les options sont en train d’être explorées.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un courriel envoyé quelques heures plus tard à tous·tes ses étudiant·e·s, par ailleurs, l’Université confirme aussi que toute activité de recherche «&nbsp;non essentielle&nbsp;» est suspendue pendant la durée de fermeture. Davantage de détails seront transmis par les doyens des facultés individuelles.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Toutes les bibliothèques de l’Université McGill, de plus, «&nbsp;seront fermées jusqu’au 30 mars&nbsp;», selon le courriel. Les plateformes en ligne des bibliothèques demeureront cependant opérationnelles. Il en sera de même pour les services de consultation, ouverts en ligne du lundi au vendredi de 10 h à 18 h.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’Université déclare finalement la possibilité de prolonger cette période d’arrêt, selon les futures directives des gouvernements provincial et fédéral.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Dimanche 15 mars – matin</b></p>
<p><b>Deux semaines d’arrêt</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un courriel envoyé à tous·tes ses étudiant·e·s le samedi soir (la version française a été envoyée dimanche matin), le premier vice-principal exécutif adjoint (études et vie étudiante), Fabrice Labeau, clarifie les conséquences de la fermeture des écoles annoncée deux jours plus tôt.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’Université McGill suspend «&nbsp;tous les cours, cours en laboratoire, examens et autres évaluations pour une période de deux semaines, à l’exception de la soutenance de thèse&nbsp;». En ce temps, l’Université travaille déjà à une transition vers des cours en ligne, et la communication de détails spécifiques à chaque cours est à la discrétion des enseignants.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’Université «&nbsp;demeurera opérationnelle pendant ces deux semaines, mais n’offrira que les services essentiels sur ses campus&nbsp;», précise le courriel. De nombreux services, tels que les services alimentaires et les services de navette, seront maintenus mais avec des horaires limités. Les compétitions sportives mcgilloises sont, quant à elles, annulées. Les différent·e·s travailleur·euse·s de l’Université recevront des instructions de leurs supérieur·e·s. Cela étant, tous·tes les employé·e·s des unités universitaires et administratives, y compris les employé·e·s occasionnel·le·s, qui avaient du travail prévu pour ces deux semaines, seront payé·e·s, qu’ils·elles travaillent finalement ou non.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Plusieurs services de santé sont disponibles en ligne. </span><i><span style="font-weight: 400;">Maple</span></i><span style="font-weight: 400;"> permet aux étudiant·e·s d’obtenir une consultation virtuelle avec un médecin. Keep.meSAFE, créé en partenariat avec l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et l’Association des étudiants aux cycles supérieurs de l’Université McGill (AÉCSUM), offre un soutien en santé mentale avec des «&nbsp;services professionnels de counseling par téléphone ou clavardage en plus de 60 langues&nbsp;».</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Samedi 14 mars – après-midi</b></p>
<p><b>Prolongation du week-end</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans un courriel à tous·tes ses étudiant·e·s, l’Université McGill annonce qu’elle suspend toutes les activités prévues le lundi 15 mars. L’annonce vient suite aux directives du gouvernement du Québec, qui continue d’évaluer la gravité de la situation dans la province.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Même si le nombre de cas de COVID-19 recensés au Québec — 22 jusqu’à présent — reste bien inférieur à celui d’autres régions du monde, le gouvernement de François Legault s’est montré préventif, interdisant toutes les visites dans les CHSLD, les hôpitaux et les résidences pour personnes âgées. Il s’agit là de protéger les populations les plus vulnérables à la pandémie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Vendredi 13 mars – après-midi</b></p>
<p><b>Mesures nationales</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Lors d’une conférence de presse, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé les mesures provisionnelles du gouvernement, notamment concernant les voyages entre le Canada et l’étranger. Les mesures sont pour l’instant surtout indicatives et pour la plupart non contraignantes. Les Canadien·ne·s doivent annuler ou reporter tout voyage dit «&nbsp;non essentiel&nbsp;» à l’étranger, selon Justin Trudeau. D’autre part, il est conseillé à tous les voyageur·euse·s revenant de l’étranger de se placer en quarantaine volontaire. Les voyageurs revenant d’Italie, d’Iran, ou de la région chinoise de Hubei doivent quant à eux obligatoirement demeurer en quarantaine.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les événements de plus de 250 personnes sont annulés dans tout le pays, pendant que les musées nationaux ferment et que Cineplex réduit le nombre client·e·s admis·e·s dans ses cinémas pour minimiser les risques de contamination. Les ligues de sports au sein de McGill annulent aussi leurs événements sportifs jusqu’à nouvel ordre de l’Université.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Vendredi 13 mars – matin</b></p>
<p><b>Fermeture des écoles</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après un jeudi de préoccupations croissantes, le premier ministre du Québec, François Legault, annonce, le vendredi 13 mars, que les écoles, cégeps, et universités seront fermés pour deux semaines. La réouverture est actuellement prévue au 30 mars 2020.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tous les déplacements étudiants à l’extérieur du Canada à des fins de stages, d’échanges étudiants, de programmes de mobilité internationale, de compétitions ainsi que colloques ne sont plus autorisés jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, à compter du 12 mars, tous les établissements d’enseignement sont dans l’obligation de surseoir à l’accueil d’étudiants provenant de pays étrangers et ce, jusqu’à nouvel ordre.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Jeudi 12 mars – soir</b></p>
<p><b>Annulation des cours vendredi</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’Université McGill envoie un courriel à tout·e·s ses étudiant·e·s pour annuler les cours du vendredi 13 mars, dans l’espoir de pouvoir évaluer la situation au Québec plus en profondeur. </span><span style="font-weight: 400;">Par ailleurs, l’Université annule, jusqu’au dimanche 15 mars, «&nbsp;tous les événements prévus sur ses campus et susceptibles d’attirer plus de 250 personnes&nbsp;».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">«&nbsp;Les autres activités des campus se poursuivront normalement le vendredi 13 mars&nbsp;», peut-on lire sur le courriel. Les employé·e·s de l’Université sont invité·e·s à travailler à domicile si l’un des critères suivants s’applique à eux‚elles :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Ils·elles présentent actuellement des symptômes de rhume ou des symptômes pseudogrippaux, qu’ils·elles reviennent de voyage ou non;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Ils·elles sont revenu·e·s d’un voyage à l’étranger le 12 mars ou passé cette date;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Leur supérieur·e estime qu’ils·elles peuvent s’acquitter de leurs fonctions à la maison.</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Jeudi 12 mars – après-midi</b></p>
<p><b>Premier cas confirmé au CUSM</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">«&nbsp;Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) annonce un premier cas de COVID-19 confirmé dans l’un de ses sites&nbsp;», selon le site internet du CUSM. Un jeune adulte est en isolement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La personne revient à Montréal d’un voyage en Europe. Elle s’est présentée à l’urgence avec des symptômes des voies respiratoires, et les résultats du test effectué ont prouvé être positifs pour le COVID-19.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">«&nbsp;Tous les médecins, infirmières et autres employés du CUSM qui auraient pu être en contact avec la personne ont été contactés. Comme toutes les précautions appropriées ont été prises, il n’a pas été demandé à ces membres du personnel de rester chez eux.&nbsp;»</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le ministère de la Santé et des Services sociaux et la Direction de la santé publique du Québec ont immédiatement été informés. Une enquête sur les voyages et les déplacements de cette personne avant son retour au Canada, ainsi qu’à Montréal, est entamée.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>RISQUES ET DIRECTIVES</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Les risques du virus&nbsp;</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le risque de contagion augmente aujourd’hui au Canada alors que le Québec a dépassé la centaine de cas recensés. Les risques de maladie grave varient cependant selon les tranches d’âge et les conditions médicales préexistantes des individus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors que la fermeture des établissements scolaires, notamment des garderies, peut préoccuper certains parents, le directeur de la Santé publique québécoise, Horacio Arruda, assure que la raison «&nbsp;n’est pas parce que les enfants sont à risque de maladies plus importantes&nbsp;». Il rappelle qu’aucun cas de mortalité d’enfant liée au COVID-19 n’a été recensée jusqu’à présent, «&nbsp;même pas [en] Chine&nbsp;», où le nombre de cas est le plus grand.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) assure aussi que le virus ne semble pas affecter les plus jeunes. «&nbsp;</span><i><span style="font-weight: 400;">Les personnes plus âgées ou celles avec des conditions médicales préexistantes (pression sanguine haute, maladie du cœur, maladie du poumon, cancer ou diabète) semblent développer des conditions graves plus souvent que d’autres</span></i><span style="font-weight: 400;">&nbsp;», peut-on lire sur leur site internet. Dans une conférence de presse, le premier ministre québécois François Legault assure que le taux de mortalité est beaucoupe plus&nbsp; faible chez les jeunes. Selon les données récoltées à partir de l’expérience en Chine, le taux de décès serait à 0,2% chez les 30–39 ans, mais à 8% dans la tranche des 70–79 ans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour une liste (en anglais) de questions-réponses communes, l’OMS propose le site: </span><a href="https://www.who.int/news-room/q-a-detail/q-a-coronaviruses" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Q&amp;A on coronaviruses (COVID-19)</span></a><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour une liste détaillée des conditions préexistantes susceptibles d’augmenter le risque de maladie grave suite à un contact avec le COVID-19, le Ministère français des Solidarités et de la Santé propose le site: </span><a href="https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/article/coronavirus-qui-sont-les-personnes-fragiles" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Coronavirus : qui sont les personnes fragiles</span></a><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Gestes à éviter</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’OMS et les gouvernements mondiaux proposent quelques gestes </span><b>à éviter</b><span style="font-weight: 400;"> pour minimiser le risque de contagion.</span></p>
<p><b>Fumer&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> le COVID-19 affecte le système respiratoire, et fumer peut représenter un fardeau pour un système respiratoire qui combat le virus.</span></p>
<p><b>Prendre des antibiotiques&nbsp;:</b><span style="font-weight: 400;"> Les antibiotiques ne marchent pas sur les virus, ils n’agissent que sur les infections bactériennes. Le COVID-19 est causé par un virus, d’où l’inefficacité des antibiotiques.</span></p>
<p><b>Porter plusieurs masques sanitaires&nbsp;: </b><span style="font-weight: 400;">L’OMS ne conseille les masques que pour les personnes qui présentent des symptômes (notamment la toux) ou qui accompagnent quelqu’un qui est susceptible d’avoir le virus. Il y a une pénurie mondiale de masques sanitaires. Il est conseillé à toute autre personne de limiter l’usage de masques et de se laver les mains fréquemment.</span></p>
<p><b>Poignées de main :</b><span style="font-weight: 400;"> Serrer la main d’autrui est la façon la plus facile de transmettre le virus. Donner des câlins – malheureusement – est aussi à éviter. Pour des alternatives aux poignées de main, voir: </span><a href="https://www.youtube.com/watch?v=l2-Yui6PdWI&amp;authuser=0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">Footshakes and elbow bumps: new coronavirus greetings</span></a><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span></p>
<p><b>Se toucher le visage :</b><span style="font-weight: 400;"> La main est la partie du corps la plus susceptible de rentrer en contact avec le COVID-19. Se toucher le visage avec la main maximise donc les chances de pénétration du virus dans le corps, que ce soit par la bouche, le nez, ou les yeux.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Mesures préventives</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les experts recommandent certaines mesures pour éviter, ou du moins, diminuer le risque de propagation du COVID-19.</span></p>
<p><b>Distancement social </b><span style="font-weight: 400;">: les gouvernements mondiaux ont pris plusieurs mesures pour favoriser le distancement social, s’agissant de minimiser les sorties non essentielles aux espaces publics et d’éviter l’approchement ou contact physique avec d’autres individus.</span></p>
<p><b>Se laver les mains </b><span style="font-weight: 400;">: se laver les mains </span><b>avec du savon</b><span style="font-weight: 400;"> pendant </span><b>au moins 20 secondes</b><span style="font-weight: 400;"> est la façon la plus efficace de détruire et éliminer le virus de ses mains. (Explication bientôt à venir)</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour une conférence de presse comique du premier ministre néerlandais, Mark Rutte, voir: </span><a href="https://youtu.be/z9NTZp08yLo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">https://youtu.be/z9NTZp08yLo</span></a><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour un article hilarant du </span><i><span style="font-weight: 400;">McGill Nightly</span></i><span style="font-weight: 400;"> sur l’annulation des cours (en anglais), voir: </span><a href="https://mcgillnightly.ca/articles/mcgill-grants-two-back-to-back-reading-weeks-to-compensate-for-fall-semester" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">McGill Grants Two Back-to-Back Reading Weeks to Compensate for Fall Semester</span></a><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la page spéciale COVID-19 de l’Institut Pasteur avec des informations scientifiques plus précises à propos du COVID-19, voir: </span><a href="https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/coronavirus-wuhan#cause" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><span style="font-weight: 400;">https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/coronavirus-wuhan#cause</span></a><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Le Délit </span></i><span style="font-weight: 400;">continuera de renouveler l’actualité étudiante concernant le coronavirus.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/03/13/page-speciale-covid-19/" data-wpel-link="internal">Page spéciale COVID-19</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Départ de Husayn Jamal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/depart-de-husayn-jamal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 14:28:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35817</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’entretient avec le président sortant du conseil législatif de l’AÉUM.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/depart-de-husayn-jamal/" data-wpel-link="internal">Départ de Husayn Jamal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le 31 janvier 2020, Husayn Jamal renonçait officiellement à ses fonctions en tant que président (<i>speaker</i>, en anglais) du conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, <i>SSMU</i> en anglais). Il fait cependant encore partie du <i>Comprehensive Governance Review Committee</i> (CGRC). <i>Le Délit</i> s’est entretenu en exclusivité avec lui pour discuter de son expérience, des raisons de son départ, de la situation de l’AÉUM et de ses conseils pour Lauren Hill, nouvelle présidente du conseil.</p>
<p class="p2"><b><i>Le Délit</i></b> (<b>LD</b>) : <i>Peux-tu nous expliquer quand et comment tu es devenu président du conseil?</i></p>
<p class="p2"><b>Husayn Jamal</b> (<b>HJ</b>) : Oui, absolument. J’ai commencé à travailler pour l’AÉUM à l’automne 2017, ma première année à McGill. J’étais à l’assemblée générale de l’AÉUM de l’automne 2017. C’était quand Jad El-Tal était encore président du conseil, et il était en train de présider l’assemblée générale. Il y a alors eu un appel à la démission de la part du conseil judiciaire [organe juridique chargé de faire respecter la Constitution de l’AÉUM, <i>ndlr</i>] présenté contre Jad, et Jad a décidé de démissionner. J’ai postulé à la nouvelle position de président dès que l’emploi est redevenu disponible, et on m’a embauché en tant que vice-président. Le président était Nicholas Dolmat, l’année 2017–2018. L’année suivante, en mai 2018–2019, les rôles se sont inversés. Je suis devenu président et Nich Dolmat, vice-président, parce qu’il allait partir pendant un semestre à l’étranger.</p>
<p class="p2"><b>LD</b> : <i>Peux-tu brièvement nous expliquer en quoi consistait ton rôle de président?</i></p>
<p class="p2"><b>HJ</b> : Mon rôle était de présider les conseils législatifs qui se déroulent toutes les deux semaines, ainsi que les assemblées générales et les réunions du conseil d’administration. Dans ce rôle, je devais faire en sorte que les règles soient suivies, que personne – que ce soit dans ou en dehors du conseil – ne fasse quoi que ce soit qui aille à l’encontre de nos règlements internes ou notre constitution. J’agissais aussi comme point de contact entre la presse étudiante et le conseil étudiant. J’étais responsable d’informer la communauté de n’importe quel imprévu, comme d’un changement de salle. À part cela, je me chargeais aussi de superviser la logistique générale du conseil législatif.</p>
<p class="p2">De plus, je me chargeais d’administrer la politique de conflit d’intérêt de l’AÉUM. Normalement, c’est le directeur général qui le <span class="s1">fait. Mais à cette période, l’AÉUM n’avait pas de directeur général. Donc ce travail m’a été transféré. Je présidais aussi les comités de responsabilité et de direction. Le comité de responsabilité reçoit des plaintes à propos des exécutifs de l’AÉUM et fait une évaluation de ces exécutifs une fois par an. Le comité de direction se charge principalement de construire l’agenda pour les réunions du conseil législatif et du conseil d’administration. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Qu’as-tu aimé de ton travail en tant que président?</i> </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>HJ</b> : J’aimais le fait de pouvoir interagir avec les étudiant·e·s et de faire en sorte que des discussions importantes soient portées. Un grand nombre d’étudiant·e·s ne s’intéressent pas à l’AÉUM ou ne savent même pas ce que c’est, et c’est donc très épanouissant lorsqu’un·e étudiant·e prend la parole et soulève une inquiétude, et l’on peut l’aider dans le processus. Le semestre dernier, par exemple, j’avais aidé C‑JAM (Climate Justice at McGill) à écrire la motion pour une grève générale d’une journée, parce que c’était la première fois qu’ils·elles faisaient cela.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Je me chargeais de superviser la logistique générale du conseil législatif </span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Quelle était, selon toi, la partie la plus difficile de ton travail en tant que président? </i></span></p>
<p class="p2"><b>HJ</b> : Je dirais que la chose la plus difficile, professionnellement, était de gérer les débats portant sur des sujets controversés au conseil législatif. Le conseil législatif a un format très public. Les règles sont construites de façon que les gens restent cordiaux, et en général ne se fâchent pas trop. Mais très souvent les gens se fâchent justement parce que les règles sont là, parce qu’elles peuvent empêcher le débat. Ceci dit, je suis beaucoup plus content si les gens sont fâchés contre moi et la façon dont je fais respecter les règles que s’ils·elles étaient fâché·e·s entre eux·elles. Donc, accepter le fait que les gens soient fâché·e·s contre moi pour le simple fait de faire mon travail était, professionnellement, une chose difficile à accepter, initialement.</p>
<p class="p2"><b>LD</b> : <i>À l’inverse, quelle était la partie la plus agréable? </i></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>HJ</b> : Je dirais que ce sont ceux·elle·s avec lesquel·le·s je travaillais. Il est très facile pour les clubs et étudiant·e·s d’être frustré·e·s de la façon dont l’AÉUM fonctionne, et de son inefficacité. Je reconnais complètement que c’est une perception que les gens ont. Mais presque toutes les personnes avec lesquelles je travaillais, presque tout·e·s mes collègues au bureau – qu’ils·elles soient au département de communication, de comptabilité, de ressources humaines, d’opérations – étaient pour la plupart des personnes merveilleuses, à qui les problèmes étudiants et le fonctionnement de l’AÉUM importaient véritablement. Et donc les gens avec qui je travaillais étaient absolument la meilleure partie.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Ne devient-on pas frustré·e, lorsqu’on fait face à des sujets controversés en tant que président·e, et que l’on ne peut pas donner son opinion? </i></span></p>
<p class="p2"><b>HJ</b> : Oui, ce peut être frustrant, lorsque nous sommes dans la septième heure d’un conseil législatif qui se prolonge jusqu’à parfois deux heures du matin. Et je suis assis en essayant de faire respecter les règles d’une façon juste, d’une façon qui respecte le droit de chacun·e d’être entendu·e. Car tout le monde, au conseil – que ce soient le conseiller·ère·s, les membres de l’exéctif ou les membres du public – a le droit de contribuer. Tout le monde sauf moi. Donc, oui, cela peut être difficile et un peu frustrant parfois durant le conseil. Mais ce qui m’aide beaucoup, personnellement, est qu’après les réunions, nous allons au Tim Hortons avec deux de mes collègues. Cela aide vraiment et c’est donc très important d’avoir ce réseau de soutien.</p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">J’aimais le fait de pouvoir interagir avec les étudiant·e·s et de faire en sorte que des discussions importantes soient portées</span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b> : <i>Peux-tu nous dire pourquoi tu as décidé de démissionner?</i> </span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>HJ</b> : Je suis dans mon dernier semestre, j’obtiens mon diplôme en avril. Donc plusieurs choses m’ont mené à démissionner. D’abord, mon contrat de travail était en théorie pour environ 12 heures par semaine. Au cours du semestre d’automne 2019, je travaillais en réalité autour de 22 heures par semaine. Je prends aussi le maximum de cinq cours chaque semestre. Cela fait donc beaucoup, de travailler vingt-deux heures, car en plus du travail à proprement parler il y a la charge émotionnelle liée à l’AÉUM à traiter, et toute l’atmosphère politique qui l’entoure. Ceci était particulièrement épuisant pour moi.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Il y avait plusieurs raisons pour lesquelles je devais travailler autant en tant que président. D’abord, le manque de directeur général, à l’AÉUM, faisait qu’une quantité importante de travail était déléguée à d’autres personnes comme moi. Ensuite, le manque d’un bâtiment de l’AÉUM [la fin de la rénovation du bâtiment de l’AÉUM est prévue à la fin de ce semestre, <i>ndlr</i>] faisait que je devais travailler quelques cinq heures additionnelles par semaine. Pour chaque conseil législatif, nous devions porter trois tables pliables du bâtiment de l’AÉUM jusqu’à McConnell 603. De même pour tous les microphones, tout l’équipement sonore, à récupérer au bâtiment Brown. Je devais aussi prendre un <i>Uber</i> et aller à <i>Midnight Kitchen</i> pour chercher à manger pour le conseil législatif. C’était environ une heure d’aller-retour. Après le conseil législatif, de plus, il fallait ranger les tables et l’équipement, et les remettre à leur place au bâtiment Brown et au bâtiment de l’AÉUM. Je devais aussi personnellement mettre toute la vaisselle utilisée par le conseil législatif dans le lave-vaisselle au bâtiment Brown. Les grands conteneurs en plastique, je devais les laver à la main, car ils ne rentrent pas dans le lave-vaisselle. Donc, il y avait beaucoup plus de travail que ce que les gens pensent généralement. </span><span class="s1">Et pour mon dernier semestre, je voulais prioriser mes études et </span><span class="s1">prendre un repos de la gouvernance étudiante. Je veux prendre un semestre pour me détendre davantage.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><b> </b><span class="s2">Mon contrat&nbsp;de travail était en théorie pour environ 12 heures par semaine. Au cours du semestre d’automne 2019, je travaillais en réalité autour de 22 heures </span></p>
</blockquote>
<p class="p1"><span class="s3"><b>LD</b> : <i>Tu nous as parlé du fait que de nombreux·ses étudiant·e·s ne connaissent pas l’AÉUM et son fonctionnement. Que pourrait faire l’AÉUM pour que les étudiant·e·s se sentent plus concerné·e·s? </i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>HJ</b> : J’ai eu du mal avec cette question pendant les trois années où j’ai travaillé ici. Car le conseil législatif de l’AÉUM est retransmis en direct sur Internet. En moyenne, nous n’avons qu’autour de dix personnes qui regardent chaque semaine. Ce sont bien sûr dix personnes de plus que celles qui auraient assisté aux débats en personne. Dans la salle du conseil, il n’y a généralement qu’une poignée d’étudiant·e·s qui assistent, à part lorsque nous parlons de sujets controversés. Pour l’affaire des voyages en Israël, par exemple, la salle était remplie. Ces sujets contentieux font que les étudiant·e·s s’engagent. Mais je dirais que c’est le mauvais type d’engagement. Les étudiant·e·s devraient vouloir s’impliquer dans leur association étudiante sans qu’il y ait un scandale. Comment fait-on cela? En rendant la gouvernance plus facile à comprendre. L’une des choses que j’ai faites en tant que <i>governing documents researcher</i> est de changer la constitution pour permettre à n’importe quel·le étudiant·e de premier cycle de proposer une motion au conseil législatif. Donc, au lieu de devoir attendre jusqu’à une assemblée générale, n’importe quel·le étudiant·e intéressé·e par un sujet spécifique, parmi les 40 000 étudiant·e·s, peut réunir des signatures et présenter une motion. C’est une chose que nous avons proposée et nous espérons que le changement sera adopté avant l’automne prochain.</span></p>
<p class="p1"><span class="s3"><b>LD</b> : <i>Maintenant que tu ne fais plus partie de l’AÉUM, quelle est ton opinion sur l’AÉUM? L’association fonctionne-t-elle proprement pour défendre ses étudiant·e·s?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>HJ</b> : Cela dépend presque exclusivement de l’exécutif chaque année. L’AÉUM peut avoir de très bonnes années et de très mauvaises années. La manière dont l’exécutif travaille en équipe donne le ton non seulement pour les autres membres du conseil législatif mais aussi pour tous·tes les employé·e·s permanent·e·s de l’AÉUM. La façon dont l’exécutif interagit en tant qu’équipe affecte tout le fonctionnement de l’AÉUM. Donc, si une année, les exécutif·ve·s sont sur des côtés opposés du spectre politique, ou s’ils·elles ont des projets différents pour l’AÉUM, il est généralement beaucoup plus difficile d’accomplir quoi que ce soit.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y a eu certaines propositions pour résoudre cela au dernier conseil législatif, des propositions sur des façons différentes d’organiser les élections. Actuellement, à l’AÉUM, on élit chaque exécutif·ve individuellement. À Concordia, les gens peuvent faire campagne en tant qu’équipe de six personnes, et on peut voter par équipe. C’est un modèle intéressant. Est-ce que cela fonctionnerait à McGill? Honnêtement, je ne sais pas. Ensuite, il y a un autre modèle, celui de l’Université Western Ontario. On n’élit qu’un·e président·e et un·e vice-président·e, et le conseil législatif discute des candidatures pour le reste de l’exécutif. C’est un système très similaire à celui de l’AÉFA, ici à McGill. J’ai présenté tous ces modèles au conseil législatif, la semaine dernière, et ils ont détesté les options 2 et 3. Le conseil législatif aime vraiment le modèle que nous avons actuellement à McGill de six ou sept exécutif·ve·s élu·e·s individuellement. Cela donne beaucoup de légitimité démocratique. Cela fait en sorte qu’il n’y ait pas de dynamiques de pouvoir au sein de l’exécutif. Mais est-ce qu’élire six exécutif·ve·s individuellement est bénéfique pour leur travail en équipe? Je ne crois pas. Pour le moment, nous garderons le même système que nous avons actuellement.</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 716px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-35820 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-scaled.jpg" alt width="716" height="521" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-scaled.jpg 2560w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-330x240.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-1000x727.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-768x559.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-1536x1117.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-2048x1489.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Illu-trop-de-travail-850x618.jpg 850w" sizes="(max-width: 716px) 100vw, 716px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/parker-lebrasbrown/?media=1" data-wpel-link="internal">Parker Le Bras-Brown</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s4"><b>LD</b> : <i>En terme de coopération entre les exécutif·ve·s, où se situe-t-on cette année?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s4"><b>HJ</b> : Sur mes trois années à l’AÉUM, cette année a été l’une des plus difficiles en tant qu’employé. Je ne pense que ce soit un secret qu’il y a eu quelques scandales cette année. Le nombre de scandales que traverse l’AÉUM pendant une année a un impact sur le personnel qui y travaille. Et cette année a été particulièrement difficile pour moi en tant qu’employé.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Quels seraient tes conseils pour la nouvelle présidente Lauren Hill?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>HJ</b> : J’ai travaillé étroitement avec Lauren. Elle était secrétaire de séance, donc elle s’asseyait toujours derrière moi durant les conseils législatifs. Le meilleur conseil que je pourrais lui donner est d’avoir pleinement confiance en elle. Lauren a passé un entretien où sa connaissance des règles de l’AÉUM et des <i>Robert’s rules</i> [système de règles de procédure pour les assemblées délibérantes dans la plupart d’Amérique du Nord, <i>ndlr</i>] a été testée. Elle a obtenu le poste, donc elle a dû plutôt bien réussir l’entretien. Elle a donc toutes les compétences, tout le savoir nécessaire. Mon meilleur conseil serait : sois confiante! Non pas qu’elle ne le soit pas mais je dirais cela à tout le monde car une fois que tu es dans la salle du conseil tu dois être prêt·e à établir les règles. Le rôle du·de la président·e du conseil est de faire appliquer les règles comme elles sont écrites, pour être sûr·e, autant que possible, qu’il y ait un pied d’égalité. Je n’ai aucun doute en ce qui concerne les compétences de Lauren. J’ai travaillé avec elle depuis septembre, elle a été une collègue incroyable.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Blocage et désinvestissement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/blocage-et-desinvestissement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 13:56:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Divest McGill a bloqué le 18 février l’accès au bâtiment de l’administration James.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«<em>L’</em></span><span class="s1"><i>administration James est fermée pour la journée jusqu’au désinvestissement des énergies fossiles</i>&nbsp;» pouvait-on lire en anglais sur une pancarte collée sur la porte du bâtiment de l’administration de l’Université McGill ce mardi 18 février. Le groupe Divest McGill, qui milite pour le désinvestissement des énergies fossiles, a bloqué l’accès au bâtiment pendant huit heures afin de demander à McGill le «&nbsp;<i>désinvestissement immédiat</i>&nbsp;» des entreprises TC Énergie et Teck Resources. <i>Le Délit</i> se penche sur ce blocage et fait le point sur les actions menées par Divest. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>E</b></span><span class="s4"><b>n solidarité avec Wet’suwet’en</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">TC Énergie est l’entreprise derrière le projet de pipeline Coastal GasLink dont le tracé prévoit de traverser le territoire revendiqué par la Première Nation Wet’suwet’en, provoquant de vives oppositions. TC Énergie « <i>a amené la Gendarmerie Royale du Canada</i> [GRC, <i>ndlr</i>] <i>sur le territoire Wet’suwet’en pour arrêter violemment et expulser des protecteurs de la terre, qui ne font que vivre ici et défendre leur terre</i>&nbsp;» explique Laura Mackey, membre de Divest McGill interrogée par <i>Le Délit</i>. «&nbsp;<i>Nous croyons que notre université ne devrait pas investir dans une entreprise qui est violente envers les peuples autochtones</i>&nbsp;» résume-t-elle. Selon un document public du Service des Placements de McGill, la valeur des actions de TC Énergie détenues par l’Université s’élevait à 5 847 271$ au 31 décembre 2019. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Ce blocage a lieu alors que se sont multipliées depuis le début du mois à travers le pays les actions en solidarité avec Wet’suwet’en, dont notamment des blocages de voies ferrées. Divest McGill avait déjà affiché son soutien à la Première Nation lors d’un rassemblement sur le campus le 16 février. «&nbsp;<i>Lorsque nous avons mené le blocage, nous étions conscients du fait que les actions disciplinaires auxquelles nous aurions pu faire face ne sont rien par rapport à ce à quoi les protecteurs de la terre en Colombie-Britannique ou aussi les gens qui bloquent des voies ferrées à travers le pays doivent faire face.</i> […] <i>Mais nous voulions intentionnellement utiliser notre espace en tant que campagne de désinvestissement pour élever ce message d’une manière où nous étions capables de le faire</i>&nbsp;» souligne Laura.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le blocage demandait également le désinvestissement de Teck Resources, entreprise qui menait jusqu’à ce dimanche 23 février le projet de mine Frontier en Alberta. Pour Laura, ce projet minier de sables bitumineux «&nbsp;<i>étendrait l’économie carbonée du Canada au moins jusqu’en 2067, date à laquelle le pétrole cesserait d’être extrait de la mine. Nous ne croyons pas que notre université doive investir dans une entreprise qui s’oppose si directement à ce que tous les scientifiques disent qu’il faut faire avec notre économie et sa dépendance aux énergies fossiles</i>&nbsp;». «&nbsp;<i>Comme le portfolio de McGill est intentionnellement non transparent, nous pouvons seulement voir une partie de ce dans quoi McGill investit. La partie que nous pouvons voir ne dit pas que McGill investit dans Teck Resources. Cependant, ils pourraient avoir investi dans Teck Resources, c’est peut-être dans la partie de leur portfolio qui nous est cachée. Nous demandons donc une déclaration de non-investissement dans Teck Resources, disant qu’ils n’investissent pas actuellement dans Teck Resources et qu’ils n’investiront jamais dans Teck Resources. Ou, s’ils peuvent dire qu’ils investissent actuellement dans Teck Resources, nous voulons qu’ils désinvestissent</i>&nbsp;» précise-t-elle. Vendredi le 21 février, 42 prix Nobel publiaient une lettre dans <i>The Guardian</i> pour demander à Justin Trudeau l’arrêt du projet Frontier et la fin de l’expansion du secteur des énergies fossiles. Ce dimanche dans une lettre adressée au ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, l’entreprise annonçait renoncer au projet.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Au cours de cette action cependant, Divest ne perdait pas de vue son objectif final. Le blocage avait aussi pour but de demander à nouveau le désinvestissement total des 200 plus grandes compagnies d’énergies fossiles et réclamait, selon leur communiqué de presse, une déclaration de McGill « reconnaissant les graves torts sociaux causés par l’industrie des énergies fossiles ».</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Réaction de McGill</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Contactée par <i>Le Délit</i>, l’administration de l’Université McGill </span><span class="s2">a réagi à travers un communiqué transmis aux médias reconnaissant « le droit de ses étudiants à manifester pacifiquement sur le campus », ajoutant que « l’Université a également la responsabilité de protéger les droits des étudiants, des professeurs et du personnel à mener leurs travaux sans menacer la sécurité des personnes ou des biens. Conformément à la recommandation du Comité consultatif sur les questions de responsabilité sociale (CAMSR) en décembre dernier, l’Université prévoit de réduire l’empreinte carbone de ses placements, y compris ceux dans l’industrie des combustibles fossiles ». Le blocage de Divest a perturbé une réunion du CAMSR. Le comité avait recommandé à McGill en décembre dernier la réduction de l’empreinte carbone de ses placements tout en se positionnant contre le désinvestissement total. Pour Laura, il n</span><span class="s1">’y a </span><span class="s2">pas de doute, il s’agissait là de «&nbsp;<i>greenwashing</i> fortement masqué ».</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Si le blocage a eu une forte résonnance symbolique, Divest est loin d’en être à sa première action</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Divest</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Si le blocage a eu une forte résonance symbolique, Divest est loin d’en être à sa première action. La campagne pour le désinvestissement des énergies fossiles débutait en 2012. Robin Reid-Fraser, alors vice-président externe de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) lançait un projet de recherche, d’abord dénommé <i>Decorporatize McGill</i>, aux côtés de Christopher Bangs et David Summerhays. Le 1<i>er</i> février 2013, le groupe soumettait une première pétition au CAMSR pour demander le désinvestissement, signée par 1200 membres de la communauté mcgilloise. Le 23 mai, première déception pour le groupe : le CASMR rejetait la demande, invoquant un « <i>manque de preuves du préjudice social </i>[des activités des compagnies d’énergies fossiles] ». En 2015, deuxième tentative. Cette fois, Divest s’appuyait sur un document de recherche de 150 pages et une pétition récoltant 1300 signatures. Le vent semblait cette fois avoir tourné en la faveur du groupe, récompensé à la cérémonie des Catalyst Awards organisés par le <i>McGill Office of Sustainability</i>.Mais ceci n’empêchait pourtant pas CAMSR de rejeter à nouveau le désinvestissement en 2016. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Le combat ne s’arrêtait cependant </span><span class="s1">pas là pour Divest : le 12 septembre </span><span class="s2">2018, le Sénat de McGill adoptait une motion déclarant que «&nbsp;<i>le Sénat, à travers le principal, conseille au Conseil des gouverneurs de désinvestir les dotations dans toutes les entreprises dont le premier commerce est l’extraction, la distribution et/ou la vente d’énergies fossiles</i>&nbsp;». Le CAMSR a alors de nouveau été mandaté par le Conseil des gouverneurs pour examiner la question. Entre temps, l’AÉUM adoptait en octobre 2019 un moratoire bloquant tout nouveau frais institutionnel obligatoire jusqu’à ce que McGill retire les actions de son fonds de dotation des 200 plus importantes compagnies d’énergies fossiles. Ceci quelques semaines avant le nouveau refus du CAMSR, préférant recommander la réduction de l’empreinte carbone des placements plutôt que le désinvestissement total. «&nbsp;<i>Bien sûr, nous n’avons pas atteint notre objectif de désinvestissement total</i>&nbsp;» reconnaissait Laura, «&nbsp;cependant, nous avons changé leur [celle du<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Conseil des gouverneurs, <i>ndlr</i>] <i>discussion sur le sujet. Le Conseil des gouverneurs pensait, en particulier en 2016, qu’ils pourraient rejeter le désinvestissement des énergies fossiles et en avoir terminé avec cet enjeu. Ils n’attendaient pas que nous revenions aussi fort et aussi ardemment. Et à cause de cela, ils ont sorti leur plan pour décarboniser leurs dotations.</i> […] <i>C’est tellement en dessous de ce qu’il faut faire mais</i> […] <i>c’est probablement quelque chose qui ne se serait pas produit si nous n’avions pas demandé le désinvestissement</i>&nbsp;». </span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Et maintenant ?</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Depuis décembre, la lutte pour le désinvestissement est loin de s’essoufler. Au lendemain des recommandations du CAMSR, Divest publiait une vidéo parodique intitulée «<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Paid by McGill </i> ». De plus, Divest McGill s’inscrit aujourd’hui dans un mouvement international de désinvestissement. «&nbsp;<i>Durant le mois dernier, nous avons renouvelé notre réseau et nos</i> <i>relations avec les autres groupes</i>&nbsp;» explique Zahur Ashrafuzzaman, lui aussi membre de Divest McGill. Preuve que la mobilisation ne se cantonne pas à McGill, en novembre 2019, la Fondation de l’Université Concordia s’engageait à cesser d’investir dans le secteur du charbon, du pétrole et du gaz d’ici les cinq prochaines années. D’ici avril, le CAMSR soumettra au Conseil des gouverneurs un plan d’application de la politique de décarbonisation. Dans une interview accordée au <i>Délit</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>après sa démission, cependant, le professeur Mikkelson déclarait : «&nbsp;<i>je ne serais pas surpris qu’en nous apportant plus de détails comme promis, en avril prochain, ils </i></span><span class="s1"><i>changent finalement d’avis</i>&nbsp;». </span></p>
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		<title>Médecine à Gatineau</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/medecine-a-gatineau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 15:09:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle formation médicale mcgilloise 100% francophone en Outaouais.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 10 février 2020, l’Université McGill annonçait le lancement de l’année préparatoire en médecine à Gatineau en collaboration avec l’Université du Québec en Outaouais (UQO). Ce programme enseigné intégralement en français accueillera dès septembre 2020 entre 15 et 20 étudiant·e·s directement à leur sortie du cégep afin de les préparer au programme d’études de médecine de premier cycle. Jusqu’à maintenant, cette année (<i>Med‑P Program</i> en anglais) était proposée par la Faculté des sciences seulement en anglais et à Montréal. À Gatineau, McGill et l’UQO se partageront l’enseignement des 10 cours qui composent le programme&nbsp;: les professeur·e·s de la Faculté des sciences de McGill assureront les cours de science de la vie et les professeur·e·s de l’UQO les cours de statistiques et de sciences humaines et sociales. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un nouveau campus</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le lancement de l’année préparatoire aura lieu simultanément à l’ouverture du nouveau Campus </span><span class="s3">Outaouais de McGill. Situé sur le site de l’Hôpital de Gatineau, ce campus accueillera à partir de septembre le programme d’études médicales de premier cycle (programme MDCM) en français. 96 étudiant·e·s, dont 24 par cohorte, se répartiront sur les quatre années de la formation, en plus des étudiant·e·s de l’année préparatoire. « McGill et ses partenaires offrent désormais un parcours entier de formation médicale en Outaouais&nbsp;: l’année préparatoire, le programme d’études médicales de premier cycle de quatre ans et le programme de résidence postdoctorale en médecine familiale. L’ensemble de cette formation sera offert en français à 100 % », résu</span><span class="s4">mait McGill dans un communiqué publié sur son site Internet le 10 février. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Réactions</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">McGill et l’UQO se sont félicitées du lancement de ce programme qui vise notamment à promouvoir la région, et espèrent ainsi que des étudiant·e·s s’y établiront pour exercer. Le docteur David Eidelman, vice-principal (santé et affaires médicales) et doyen de la Faculté de médecine de McGill, a déclaré selon le communiqué publié par McGill : « En offrant nos programmes localement, nous formons en Outaouais une nouvelle génération de leaders en médecine de famille et dans d’autres spécialités. » « L’arrivée de cette nouvelle cohorte d’étudiants à l’UQO apportera une nouvelle dynamique pour notre université et constitue une étape importante pour le développement de nos nouveaux programmes en santé », a ajouté quant à lui Denis Harrisson, recteur de l’UQO.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Sollicité par <i>Le Délit</i>, Andrew Dixon, représentant de l’association étudiante de médecine de l’Université McGill (McGill Students’ Society en anglais, MSS) à l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) s’est réjoui de cette annonce — même s’il a précisé que les étudiant·e·s au sein du programme préparatoire sont représenté·e·s par l’Association étudiante en médecine préparatoire et et médecine dentaire préparatoire (Medical-Preparatory and Dental Preparatory Student Association en anglais, MDSA). « Il existe une pénurie de médecins qui travaillent en région au Québec et au Canada. Une des solutions à privilégier est la formation des étudiants et étudiantes en médecine dans un contexte rural. Je suis bien content de l’annonce que le programme d’année préparatoire en médecine sera offert à Gatineau en partenariat avec l’UQO. Le programme sera un complément au Campus en Outaouais de McGill qui offre une formation francophone en médecine, et cela représente un effort d’éduquer les futurs médecins pour mieux servir la population de la région. La décision d’offrir ce programme préparatoire indique que McGill cherche à offrir une éducation complète de niveau équivalent à celle du campus montréalais », a‑t-il expliqué par courriel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Entretien avec le docteur Benaroya.</strong></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 311px">
			<img decoding="async" class="wp-image-35767 " src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Benaroya-e1582038780130.jpg" alt width="311" height="468" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Benaroya-e1582038780130.jpg 417w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Benaroya-e1582038780130-330x496.jpg 330w" sizes="(max-width: 311px) 100vw, 311px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Faculté de médecine de l’université McGill</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1">À </span>la suite de l’annonce du lancement de l’année préparatoire en médecine à Gatineau, <i>Le Délit</i> s’est entretenu avec le docteur Samuel Benaroya, vice-principal adjoint et vice-doyen exécutif (santé et affaires médicales) à l’Université McGill.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit</i> (LD)</b> : <i>Pour commencer, quelle est votre réaction au lancement de cette année préparatoire?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>Samuel Benaroya (SB)</b> : C’est une très bonne nouvelle que nous avons annoncée lundi 10 février. Pour remettre cela en contexte, ce que nous allons mettre en place à Gatineau en Outaouais est la formation du programme d’études médicales de McGill de premier cycle. C’est un programme qui dure quatre ans et qui va se donner dans la région dans une nouvelle bâtisse qui est en train d’être terminée. Le tout se faisant à Gatineau et complètement en français. C’est donc le programme pré-doctoral pour les étudiants qui vont devenir des médecins. À la suite de cela, bien sûr, les étudiants iront dans des programmes de résidence soit en médecine familiale ou dans d’autres spécialités. Pour que vous le sachiez, à Gatineau, nous avons déjà un programme de résidence de médecine de famille qui dure deux ans et qui va être élargi. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Le troisième volet est ce dont nous parlions lundi pour les étudiants qui veulent entrer en médecine directement du cégep. S’ils sont admis en médecine à McGill, une année de ce qu’on appelle le programme préparatoire est exigée, qui est donnée par la Faculté des sciences. L’autre cohorte qui peut entrer directement dans le programme pré-doctoral sont ceux qui ont déjà des diplômes universitaires comme des baccalauréats ou des maîtrises ; ceux-là n’ont pas besoin de programme préparatoire.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Historiquement, ce programme préparatoire se donnait à McGill en anglais. À McGill, le gouvernement nous a mandaté pour voir si nous pouvions trouver un scénario pour que les cours soient donnés en français et dans la région concernée qui est Gatineau, donc en Outaouais. Nous avons alors enclenché depuis environ un an une discussion avec l’Université du Québec en Outaouais (UQO) pour voir si nous pouvions partager les prestations de cours. C’est la seule université dans la région et c’est un partenaire de longue date pour d’autres programmes.</span></p>
<blockquote>
<p class="p2"><span class="s2">Quand les étudiantes et étudiants en médecine font leur formation dans une région non urbaine, il y a la possibilité qu’ils et elles&nbsp;[…] décident de rester</span></p>
<p class="p2">
</p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b> : <i>Vous parliez donc du programme d’études médicales de premier cycle en Outaouais. Qu’est-ce qui fait la force de ce programme par rapport aux autres universités? Qu’est-ce qui le distingue ?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>SB </b>: Il y a déjà d’autres programmes délocalisés. L’Université de Montréal (UdeM) le fait à Trois-Rivières et Sherbrooke à Chicoutimi. Nous ne sommes pas les premiers à faire cela et dans d’autres provinces, des facultés délocalisées existent déjà. Ce qui reste un peu spécial ici est que cela se fait dans une région où il n’y a pas eu d’expérience telle quelle. Nous avons été mandatés il y a plusieurs années pour promouvoir la mission académique dans la région. Il y a un problème de rétention de main d’œuvre depuis longtemps et l’idée était que s’il y avait une infrastructure académique ce serait plus intéressant pour les personnes de rester en région. Il est déjà reconnu que quand les étudiantes et étudiants en médecine font leur formation dans une région non urbaine, il y a la possibilité qu’ils et elles s’habituent aux aspects très attirants de la région et décident de rester. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">LD : <i>Pour terminer notre entretien, pourriez-vous brièvement nous présenter le nouveau campus en Outaouais ?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>SB</b> : La construction se fait au-dessus de l’urgence de l’hôpital de Gatineau et dans le même projet, il y a une construction pour la formation en médecine de famille. Il y a donc deux étages qui se construisent simultanément : l’un pour la Faculté de médecine et l’autre pour l’enseignement de médecine de famille. Les étudiants pourront interagir avec les résidents et le professorat qui travaille dans l’hôpital. Sur l’étage où il y aura la Faculté de médecine, il y aura des salles d’enseignement qui pourront être aménagées de différentes façons pour changer la grandeur, un amphithéâtre, un lien audiovisuel avec tout ce qui se passe à McGill à Montréal, une salle de simulation, une d’anatomie et, pour les stages cliniques, les étudiants iraient soit à l’hôpital, soit dans des cliniques dans l’environnement.</span></p>
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		<title>Désinvestissement et francisation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/18/desinvestissement-et-francisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2020 13:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35701</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le troisième conseil législatif de l’AÉUM du semestre a été particulièrement chargé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e jeudi 13 février 2020 se tenait le troisième conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, SSMU en anglais) du semestre. Ce conseil, très dense d’une durée de plus de sept heures, a été marqué par des discussions sur la composition du conseil d’administration (CA, Board of Directors en anglais), la création d’un frais pour le logement abordable, l’adoption du plan de francisation de l’AÉUM et une motion pour amender le moratoire de l’AÉUM sur le désinvestissement. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Conseil d’administration </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Husayn Jamal, ayant tout juste quitté sa fonction de président du conseil, était présent au conseil pour exposer le troisième rapport du <i>Comprehensive Governance Review Committee</i> (CGRC, comité qui travaille sur la structure et les instances de gouvernance de l’AÉUM afin de promouvoir « <i>un plus grand engagement avec la gouvernance étudiante&nbsp;</i>») en tant que <i>Governing Documents Researcher</i>. Il a commencé par féliciter Lauren Hill, nouvelle présidente du conseil, pour sa nomination à ce poste. Le rapport portait quant à lui sur les propositions du comité pour réformer le CA. S’en sont suivis de longs débats parmi les membres du conseil sur la composition du CA, notamment sur la présence ou non de professionnels non nécessairement issus de McGill en son sein. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Moratoire et services des sports</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Andrew Chase, représentant de la Faculté des arts, a proposé une motion pour amender la politique de l’AÉUM sur les frais de McGill jusqu’au désinvestissement. Le 10 octobre 2019 le conseil législatif avait adopté un moratoire bloquant tout nouveau frais institutionnel obligatoire jusqu’à ce que McGill retire les actions de son fonds de dotation des 200 plus importantes compagnies d’énergies fossiles. La motion d’Andrew Chase visait à exempter les frais liés aux services des sports (McGill Athletics &amp; Recreation en anglais). </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Chloe Parsons, étudiante siégeant au Students’ Athletics Council (SAC), et présente jeudi dans le public du conseil législatif, s’est exprimée pour expliquer combien les services des sports comptaient sur ces frais pour améliorer leurs infrastructures. «<i>Le moratoire nuit aux services des sports et par extension à la communauté mcgilloise et montréalaise</i> ». </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Chanel Perreault, elle aussi dans l’assistance, lui a répondu au nom de Divest McGill : « Divest McGill <i>est prêt à travailler avec d’autres groupes.</i> […] <i>Nous sommes une communauté. Je crois qu’il est essentiel que l’intégrité du moratoire soit préservée. Une exception pour un groupe pourrait ouvrir une exception pour d’autres groupes</i> ». Elle a demandé dans le cas où la motion serait adoptée une « <i>forte déclaration</i> » des services des sports en faveur du désinvestissement. Madeline Wilson, vice-présidente aux affaires universitaires, a assuré que « <i>McGill a l’argent pour faire ces améliorations</i> » et que « <i>nous devons transférer la pression sur eux</i>&nbsp;». Bryan Buraga, président de l’AÉUM, a expliqué que le moratoire avait eu un « <i>effet </i>[positif]<i>sur sa capacité à prôner le désinvestissement</i> » auprès de l’admnis</span><span class="s4">tration </span><span class="s3">et a promis d’agir pour que les usagers des services des sports «&nbsp;<i>obtiennent ce dont ils ont besoin</i> ». La motion a finalement été rejetée avec quatre avis favorables, 15 oppositions et trois abstentions. </span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Francisation et logement étudiant</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Une motion concernant le plan de francisation de l’AÉUM soumise par Bryan Buraga était également à l’ordre du jour. L’adoption de ce plan visait à « <i>fixer des objectifs clairs et un plan de mise en place de la francisation des documents et de l’information de l’AÉUM</i> ». Le plan prévoit notamment des ressources humaines supplémentaires au sein de l’AÉUM. Pour les financer, une augmentation de frais sera proposée par référendum. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">La création d’un frais pour le logement étudiant abordable a également été votée afin de financer un projet de logement étudiant avec l’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE). Ce frais, avec celui de la francisation, sera soumis au référendum du semestre d’hiver 2020. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Photoreportage</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/11/photoreportage-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 15:41:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35641</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nouveau rassemblement en solidarité à la Première Nation Wet’suwet’en à Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/11/photoreportage-2/" data-wpel-link="internal">Photoreportage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s2">e lundi 10 février à 15h30, un rassemblement s’est tenu en solidarité à la Première Nation Wet’suwet’en devant les bureaux de circonscription du premier ministre canadien Justin Trudeau. Organisée par la Indigenous Student Alliance, la manifestation faisait suite au raid de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et à l’arrestation de six protecteurs de la terre sur leur territoire le 6 février. «&nbsp;Les actions de Trudeau et du gouvernement Canadien sont en violation des lois Wet’suwet’en, canadiennes et internationales&nbsp;» résumait la Indigenous Student </span><span class="s1">Alliance sur Facebook.</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1102px">
			<img decoding="async" class="wp-image-35651 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-scaled.jpg" alt width="1102" height="734" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-scaled.jpg 2560w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-1000x666.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-768x511.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-1536x1023.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-2048x1364.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten-850x566.jpg 850w" sizes="(max-width: 1102px) 100vw, 1102px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/katarinamladenovicova/?media=1" data-wpel-link="internal">Katarina Mladenovicova</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1">En présence d’Alex Allard-Gray, administrateur des Relations communautaires au sein du Programme autochtone des professions de la santé de McGill et de Nakuset, directrice générale du Foyer pour femmes autochtones de Montréal, le rassemblement insistait sur le lien entre protection de l’environnement et respect des communautés autochtones. Des chants, des interventions des personnes présentes et des slogans tels que ‘‘<i>get off this land, it’s not for profit</i>’’ («&nbsp;dégagez de ces terres, elles ne sont pas pour le profit&nbsp;» en français) ont rythmé l’évènement.</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 515px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-35656 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-scaled.jpg" alt width="515" height="774" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-scaled.jpg 1704w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-330x496.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-666x1000.jpg 666w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-768x1154.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-1022x1536.jpg 1022w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-1363x2048.jpg 1363w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten3-850x1277.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 515px) 100vw, 515px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Katarina Mladenovicova</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>&nbsp;</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 895px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-35661 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-scaled.jpg" alt width="895" height="596" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-scaled.jpg 2560w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-1000x666.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-768x511.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-1536x1023.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-2048x1364.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-WetSuweten2-850x566.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 895px) 100vw, 895px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/katarinamladenovicova/?media=1" data-wpel-link="internal">Katarina Mladenovicova</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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			</item>
		<item>
		<title>La nuit à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/11/la-nuit-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 15:31:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit explore les services étudiants nocturnes de McGill.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a nuit tombe, et la lune envahit le ciel zinzolin pendant que la lumière des lampadaires recouvre les flocons de neige d’une couverture ambre. Alors que la ville se prépare pour déclarer la fin d’une nouvelle journée, les services nocturnes de McGill se réveillent, dans l’attente d’un appel, dans l’attente de quelqu’un en besoin de leur aide.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Ces services sont <i>Walksafe</i>, <i>Drivesafe</i>, et <i>McGill Students’ Nightline</i>, dont <i>Le Délit</i> a eu le privilège d’observer le travail. Constitués de volontaires — anonymes — étudiant·e·s à l’Université McGill, ces services ont la mission essentielle de faire de McGill une communauté plus inclusive et un espace plus sécuritaire. <i>Le Délit</i> s’est entretenu avec <i>Nightline</i> et <i>Walksafe</i> en exclusive pour partager le travail, souvent méconnu, qu’ils fournissent à la communauté mcgilloise et montréalaise.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le soutien d’une écoute active</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">orsque l’horloge sonne à 18 heures, <i>McGill Students’ Nightline</i> ouvre ses lignes. <i>Nightline</i>, actif depuis 1984, est un service d’écoute disponible de manière anonyme, confidentielle et sans jugements à celles et ceux qui ont besoin de soutien, d’informations, ou qui tout simplement souhaiteraient parler pendant un moment avec un</span><span class="s2">·</span><span class="s1">e inconnu</span><span class="s2">·</span><span class="s1">e. Le service est ouvert toutes les nuits de l’année scolaire mcgilloise, de 18 heures à 3 heures du matin, et ferme pendant la pause de Noël et l’été.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Entrevue avec la vice-présidente</b></span></p>
<p class="p2"><i>Le Délit</i> s’est entretenu avec Megan McGill, vice-présidente aux Affaires externes de <i>McGill Students’ Nightline</i> et étudiante à McGill. Megan se charge d’agir comme liaison entre <i>Nightline</i> et la communauté montréalaise.</p>
<p class="p2"><b><i>Le Délit </i>(LD) </b>: <i>Peux-tu nous expliquer comment </i>Nightline<i> fonctionne? Comment cela se passe lorsque nous appelons </i>Nightline<i>?</i></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Megan McGill (MM) </b>: Pour nous contacter, il suffit d’appeler au (514) 398‑6246 et un volontaire répond<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>au téléphone. Parfois les lignes sont complètes, mais généralement cela n’est pas le cas. Il n’y a pas d’attente d’appels. Si les lignes sont complètes, alors vous êtes notifié.e.s de cela, et l’appel est coupé. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD </b>: <i>Quelles sont les périodes les plus chargées pour </i>Nightline<i>?</i></span></p>
<p class="p2"><b>MM </b>: Honnêtement, cela est très variable. D’après mon observation personnelle, lorsque je travaillais en tant que volontaire [en tant que coordinatrice externe de <i>Nightline</i>, Megan ne prend plus d’appels, <i>ndlr</i>], c’était presque aléatoire, mais je pense que les périodes les plus occupées sont celles où les étudiant<span class="s2">·</span>e<span class="s2">·</span>s se sentent le plus stressé<span class="s2">·</span>e<span class="s2">·</span>s.</p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD </b>: <i>Qui sont ces fameux volontaires de </i>Nightline<i>, et quel est leur entraînement?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>MM </b>: Pour commencer, les volontaires sont des étudiant</span><span class="s2">·</span><span class="s1">e</span><span class="s2">·</span><span class="s1">s à McGill, des membres anonymes et confidentiel</span><span class="s2">·</span><span class="s1">le</span><span class="s2">·</span><span class="s1">s de la communauté de McGill autour de vous. Ils</span><span class="s2">·</span><span class="s1">elles passent un processus de recrutement de deux entrevues. À la suite des entrevues [s’ils</span><span class="s2">·</span><span class="s1">elles sont sélectionné·e·s], il y a une période d’entraînement intégral qui prépare les volontaires à gérer tout type de sujet possible en appel. Ils</span><span class="s2">·</span><span class="s1">elles sont aussi entrainé</span><span class="s2">·</span><span class="s1">e</span><span class="s2">·</span><span class="s1">s en long et en large dans l’écoute active, parce que c’est principalement ce que nous faisons.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD </b>: </span><i>On entend souvent le concept d’écoute active. Pourrais-tu nous expliquer ce que cela signifie?</i></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>MM </b>: En fait, l’écoute active peut signifier beaucoup de choses différentes pour beaucoup de personnes différentes. Donc je suppose que je ne devrais que parler pour moi-même, car cela ne signifie pas la même chose pour tout le monde, même pour nos volontaires. Dans mon opinion, l’écoute active est une façon de faire en sorte que la personne que tu écoutes se sente entendue. Et cela peut prendre différentes formes pour différents appels, ou même lors d’interactions en personne. Car chaque interaction est différente, et pour cela mérite un type d’écoute différente, que ce soit en donnant une validation des sentiments d’une personne, en leur faisant comprendre que leurs sentiments sont naturels, le but final étant toujours que la personne se sente confortable et en sécurité avec toi, et qu’elle sente que tu l’entendes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Pourquoi l’existence de </i>Nightline<i> est-elle importante pour la communauté de McGill?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>MM </b>: Je pense que, parfois, lorsqu’on se sent submergé·e, ou isolé·e, ou en général lorsqu’on veut juste parler, il peut être plus facile de parler à quelqu’un que l’on ne connaît pas, ou quelqu’un dont on sent qu’il ne va pas nous juger. Dans ces cas, <i>Nightline</i> est un espace où l’on peut partager, en liberté, ce qu’on sent qu’on a besoin de partager, et il n’y a pas de répercussions pour cela, il n’y a pas cette préoccupation de ce que vont penser nos ami·e·s. Et aussi, je pense que c’est un service qui fait en sorte que les gens sachent qu’on est là, même s’ils·elles peuvent avoir l’impression que personne ne l’est. Pour cela, je pense que c’est un service important pour la communauté mcgilloise, et ce le sera toujours.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Pourrais-tu partager pourquoi tu as rejoint </i>Nightline <i>initialement?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>MM </b>: En fait, pour en dire un peu sur ma vie, je suis étudiante en deuxième année de maîtrise. Je suis venue à McGill après mon diplôme à l’Université Western. Je suis allée à la foire aux activités (<i>Activities Night</i>, en anglais) à McGill pour m’impliquer dans la communauté mcgilloise parce que j’étais nouvelle dans la ville et que je ne connaissais pas vraiment de gens. Alors, je suis tombée sur <i>Nightline</i> par hasard. J’avais déjà participé à un service d’écoute similaire, dans mon ancienne université, et <i>Nightline</i> avait l’air d’être un endroit où je pourrais rencontrer des gens avec des valeurs similaires aux miennes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD </b>:<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Sens-tu que tu as appris beaucoup de choses, et que tu as grandi en tant que personne depuis que tu as rejoint </i>Nightline<i>?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>MM </b>: Absolument. Je pense que — même si j’ai déjà mentionné que j’avais de l’expérience en écoute active auparavant — je sens que je suis le plus équipée à communiquer efficacement en ce moment de ma vie, et j’attribue une grande partie de cela à <i>Nightline</i>, et tout ce que j’y ai appris. Même dans le cadre de ma vie personnelle, je pense que je suis beaucoup plus capable d’écouter mes proches grâce à <i>Nightline</i>.</span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>L’oreille à l’écoute</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s4">À la suite de l’entrevue avec Megan, <i>Le Délit</i> a appelé le service <i>Nightline</i> pour en faire le test. «&nbsp;<i>Hello, McGill Students’ Nightline</i>&nbsp;» entend-on d’une voix chaleureuse, mais neutre — l’on ne veut surtout pas assumer l’état émotionnel de la personne qui appelle, à <i>Nightline</i> — à l’autre bout de la ligne. Andrew* nous parle de son expérience à <i>Nightline</i>.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD </b>: <i>Peux-tu nous dire pourquoi tu as rejoint Nightline?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Andrew</b> : J’espère que ce ne sera pas une réponse trop longue. Je n’avais initialement pas de but précis en tête. J’ai juste pensé que j’ai toujours été bon·ne avec les gens, et j’ai toujours senti que mes ami·e·s, les gens autour de moi, avaient une inclinaison de venir vers moi avec leurs soucis, les choses qu’ils·elles avaient en tête qu’ils.elles voulaient partager. Et j’ai juste pensé que j’avais cette tendance naturelle à rendre les gens à l’aise, en les écoutant, mais en même temps en évitant de les juger. Car je pense qu’il n’était pas demandé de moi de donner une opinion personnelle. Je voulais juste être là pour écouter. Et j’ai toujours aimé écouter les gens, être là pour eux.elles. C’est pourquoi, quand j’ai vu cette opportunité, j’ai juste sauté dessus.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Qu’as-tu appris de cette expérience avec </i>Nightline<i>?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Andrew </b>: Je pense qu’une chose que j’ai apprise est que n’importe qui, quel que soit son âge, son genre, son histoire, peut se retrouver dans différents types d’états émotionnels à n’importe quel moment de la journée. J’ai appris que c’est très important d’être ouvert, de parler aux gens. Car la solitude est probablement la pire chose que l’on puisse ressentir. Les gens veulent seulement une voix, les gens veulent que quelqu’un soit là avec eux·elles, peu importe si c’est physiquement, ou juste quelqu’un au téléphone. Et cela peut vraiment faire une différence. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Comment est-ce, travailler à </i>Nightline<i>? Est-ce généralement stressant, est-ce gratifiant?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Andrew</b> : C’est vraiment gratifiant. J’ai vraiment l’impression que je suis en train de contribuer à la communauté mcgiloise, montréalaise. Par moments, cela peut être vraiment éprouvant, car j’essaye de faire preuve d’empathie avec les gens, et parfois l’on entend des histoires, des émotions qui peuvent être dures à écouter. Mais en même temps, nous sommes en train d’aider les gens, et nous sommes en train de faire le bien. Donc, à la fin, tout cela en vaut absolument la peine. </span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1020px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-35626 aligncenter" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-scaled.jpg" alt width="1020" height="615" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-scaled.jpg 2560w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-330x199.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-1000x603.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-768x463.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-1536x926.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-2048x1235.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-walk-safe_DiskStation_Feb-10-1424-2020_CaseConflict-850x512.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1020px) 100vw, 1020px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Marco-Antonio Hauwert Rueda</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1"><b>Une promenade en compagnie</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">E</span><span class="s1">n 1991, à la suite d’une série d’incidents autour du campus, l’AÉUM et le Centre d’intervention en matière d’agression sexuelle de l’Association étudiante de l’Université McGill (SACOMSS en anglais, S<i>exual Assault Centre of the McGill Students’ Society</i>) ont créé <i>WalkSafe</i>. Ce service gratuit et confidentiel permet à celles et ceux qui le souhaitent d’être raccompagnés la nuit jusqu’à chez eux par des volontaires. <i>Walksafe</i> fonctionne partout sur l’île de Montréal et les bénévoles peuvent prendre le métro ou même le taxi avec celles et ceux qui font appel à eux.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Rencontre avec la présidente</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Étudiante en sociologie à McGill, Tamara Janowski est présidente de <i>WalkSafe</i>. <i>Le Délit</i> l’a rencontrée.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit</i> </b>(<b>LD</b>) : <i>Pour commencer, peux-tu nous expliquer comment </i>WalkSafe<i> fonctionne? Comment cela se passe lorsque nous appelons?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Tamara Janowski</b> (<b>TJ</b>) : Vous pouvez nous appeler au (514) 398‑2498 durant nos heures opérationnelles, du dimanche au jeudi de 21h à minuit et le vendredi et samedi de 21h à 3h. Un·e régulateur·rice répondra, vous demandera votre localisation, votre destination, si le numéro avec lequel vous appelez est celui sur lequel les volontaires pourront vous joindre et vous donnera un temps d’arrivée estimée. Nous vous enverrons alors une équipe de deux marcheur·euse·s, qui porteront des vestes rouges avec <i>WalkSafe</i> écrit à </span><span class="s4">l’arrière et vous appelleront en arrivant à votre localisation!</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>En général, quel est le temps d’attente entre le moment de l’appel et l’arrivée des volontaires? Combien d’appels avez-vous par soir en moyenne?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>TJ</b> : Cela dépend vraiment d’où ils·elles sont! Ils peuvent être à 5, 10, 20 ou même 45 minutes s’ils·elles sont loin. Pour les appels, cela dépend du moment de l’année. Frosh est certainement la période la plus chargée parce qu’il y a beaucoup d’événements où nous voulons être et ils·elles sont souvent très éloigné·e·s les un·e·s des autres.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD</b> : <i>Qui sont les volontaires? Quel est le processus de recrutement?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>TJ</b> : Il faut être étudiant·e à McGill pour faire partie de <i>WalkSafe</i>, que ce soit de premier cycle ou de deuxième cycle. La candidature se fait en ligne et ceux·celles qui sont sélectionné·e·s passent un entretien. Les volontaires recruté·e·s suivent alors une formation générale, où ils·elles apprennent les politiques, les procédures, et comment faire une marche, etc. Nous sommes à la recherche d’une formation externe également, mais c’est encore en processus de confirmation.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD</b> : <i>Qu’est-ce qui fait de </i>WalkSafe <i>un composant aussi important des services étudiants à McGill?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>TJ</b> :<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Nous sommes un service de </span><span class="s1">r</span><span class="s4">éduction de risques (<i>harm reduction,</i> en anglais), nous ne sommes pas un service de protection, mais c’est l’idée que nous sommes là au cas où qui fait de nous un service important de McGill. Nous offrons ce sentiment de sûreté et sécurité. Vous savez que cette option existe si vous le souhaitez.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD</b> : <i>Quel est ton rôle en tant que présidente de </i>WalkSafe<i>?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>TJ</b> : En tant que présidente, j’anime les réunions, je fais les comptes-rendus. Je suis le premier lien entre l’AÉUM et <i>WalkSafe</i> pour tout ce que nous avons besoin de faire ensemble. J’aide les autres à remplir leur rôle. J’agis comme un soutien, mais je vérifie également qu’ils font leur travail.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>LD</b> : <i>Personnellement, que t’a apporté ton expérience au sein de l’organisation </i>WalkSafe<i>?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>TJ</b> : Honnêtement, j’adore <i>WalkSafe</i>! Bien sûr, assumer plus de responsabilités en tant que vice-présidente externe puis présidente a été stressant par moments, mais c’est réellement enrichissant. Nous avons une équipe incroyable. Ce fut aussi très intéressant de faire des changements et réaliser des projets. Nous avons refait notre marque cette année, nous avons donc un nouveau logo. Nous avons également des affiches qui arrivent. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Une marche sûre</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s2">Après avoir rencontré sa présidente, <i>Le Délit</i> a testé <i>WalkSafe</i>. Il est 21h15 lorsque, vendredi le 7 février, nous composons le (514) 398‑2498 depuis nos bureaux. Le·a régulateur·rice nous répond immédiatement, nous demande notre adresse et notre destination. 10 minutes plus tard, deux volontaires, vestes rouges sur le dos, nous attendent au rez-de-chaussée du bâtiment. À 21h, ils·elles ont débuté leur quart qui durera jusqu’à minuit quand un autre binôme viendra prendre leur relève jusqu’à 3h du matin.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Malgré la tempête de neige qui s’est abattue sur Montréal, Thomas et Henry* sont fidèles au poste et nous rejoignent avec le sourire. C’est loin d’être leur première nuit à parcourir Montréal pour raccompagner celles et ceux qui en ont besoin : pour Thomas, c’est son troisième semestre à <i>WalkSafe</i>, pour Henry le quatrième. « <i>C’est un grand engagement</i> » explique Thomas, notamment parce qu’« <i>il n’y a pas que les quarts réguliers, il y a aussi les quarts lors d’évènements, comme Frosh. Mais c’est très enrichissant</i>&nbsp;». « <i>C’est très exigeant et tu dois aimer pour le faire parce que si tu n’aimes pas tu ne vas pas accomplir le travail supplémentaire que cela requiert</i> » ajoute Henry, « <i>mais faire en sorte que les gens soient en sécurité </i>[…],<i> qu’ils</i>·<i>elles soient heureux</i>·<i>ses, cela donne de la valeur à ce travail !</i> ». Henry et Thomas insistent aussi sur l’importance du travail en binôme. En effet, les volontaires se déplacent toujours en équipe, jamais seul·e·s.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Pour eux, s’engager à <i>WalkSafe</i> n’est pas seulement rendre service à celles et ceux qui font appel à eux, mais, plus largement, contribuer à la communauté mcgilloise. « <i>Je souhaite que McGill puisse se sentir en sécurité.</i> […] <i>On ne fait pas ça parce que l’on se sent moralement obligé</i>·e·<i>s de le faire, on le fait parce que l’on veut faire partie de la communauté d’une façon où l’on puisse l’aider à s’améliorer et créer un environnement sûr pour que les étudiant</i>·<i>e</i>·<i>s se sentent à l’aise durant la nuit</i>&nbsp;» développe Thomas. D’ailleurs, «&nbsp;<i>chacun a sa propre raison</i> [pour faire appel à <i>WalkSafe</i>] » ajoute-t-il, «&nbsp;<i>évidemment certaines personnes l’utilisent parce ce qu’elles ne se sentent pas en sécurité, mais d’autres parce qu’elles veulent plus se sentir intégrées à la communauté de McGill</i> ». «&nbsp;<i>Notre travail ne consiste pas juste à marcher avec les gens jusqu’à chez eux.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span></i>[…] <i>Le plus important est de s’assurer que les gens se sentent en sécurité, parler avec eux</i>·<i>elles</i> » précise Henry. Les professeur·e·s peuvent également faire appel au service.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Alors que nous nous approchons de notre destination, Thomas tient à rappeler que <i>WalkSafe</i> n’est pas le seul service nocturne offert à McGill. À part ce dernier et <i>Nightline</i>, il existe un troisième service proposé par l’AÉUM. Les jeudis, vendredis et samedis, de 23h à 3h, <i>DriveSafe</i> propose de raccompagner en véhicule celles et ceux qui le souhaitent, en appelant le (514) 398‑8040. Le service a deux nouveautés ce semestre : des navettes au départ de Service Point les vendredis et samedis à 23h30, 00h30, 01h30 et 02h30 et une extension de son service régulier au territoire des Mohawks de Kahnawake.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2">« <i>McGill est comme une famille, donc nous devons prendre soin les uns des autres pendant la nui</i>t » conclut Henry. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">*Les prénoms cités ont été changés pour préserver l’anonymat des volontaires. </span></p>
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		<title>Motions, silences et au revoirs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/motions-silences-et-au-revoirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 15:03:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35491</guid>

					<description><![CDATA[<p>Compte rendu du conseil législatif du 30 janvier 2020.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/motions-silences-et-au-revoirs/" data-wpel-link="internal">Motions, silences et au revoirs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e jeudi 30 janvier se déroulait le deuxième conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, SSMU en anglais) du semestre. Au programme figuraient l’adoption de la nouvelle politique de santé mentale, la création d’un comité sur la violence sexuelle et genrée et un amendement à la régulation des groupes étudiants. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Minute de silence</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Avant le vote des motions, une minute de silence a été observée à la demande de Mustafa Fakih, représentant de la Faculté d’ingénierie, en hommage aux victimes de l’attentat de la grande mosquée de Québec le 29 janvier 2017. « <i>J’aimerais demander à chacun de nous de réfléchir à toutes les manières dont nous pourrions empêcher ces actes de se produire à nouveau. </i>[…] <i>Nous devons tous contribuer à arrêter la propagation de cette haine, de cette ignorance.</i> […] <i>Je crois que c’est notre devoir en tant que représentants étudiants, qu’étudiants à McGill et qu’êtres humains</i> » a déclaré Mustafa Fakih.</span></p>
<blockquote><p><span class="s1">Une minute de silence a été observée […] en hommage aux victimes de l’attentat de la grande mosquée de Québec le 29 janvier 2017. </span></p></blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Motions adoptées</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Plusieurs motions ont ensuite été votées au cours de ce conseil. La régulation interne des groupes étudiants a été amendée, permettant désormais à des non-membres de l’AÉUM ou de l’Association étudiante des cycles supérieurs de l’Université McGill (AÉCSUM) de voter au sein de ces groupes. <i>Midnight Kitchen</i>, qui inclut aussi parmi ses membres les non-adhérents de l’AÉUM ou de l’AÉCSUM, était cité comme exemple de bénéficiaire de cette mesure. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La nouvelle politique de santé mentale de l’AÉUM pour les trois prochaines années a également été adoptée. L’embauche de deux coordinateurs pour les comités <i>Outreach</i> et <i>Advocacy</i> est prévue, ainsi que le lancement d’un site Internet étudiant consacré à la santé mentale dès l’automne 2020. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les termes d’un nouveau comité sur la politique sur la violence sexuelle<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>et genrée (<i>Gendered and Sexual Violence Policy Committee</i> (GSVP) en anglais) ont été votés. Ce comité, qui se réunira régulièrement durant l’année, sera chargé d’examiner les enquêtes des coordonnateurs Anti-Violence (<i>Anti-Violence Coordinators</i> en anglais, AVCs), et de déterminer les sanctions appropriées si nécessaire. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">De plus, il a été statué qu’une motion sur la francisation de l’AÉUM serait présentée au prochain conseil, visant à rendre la documentation de l’AÉUM disponible en français. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Madeline Wilson </b></span></p>
<p class="p5">Le conseil d’administration de l’<span class="s3">AÉUM (CA, <i>Board of Directors</i> en anglais) décidait le 23 janvier dernier de priver Madeline Wilson, vice-présidente aux Affaires universitaires, de tout privilège d’utilisation des réseaux sociaux officiels pendant trois jours, à la suite de l’usage de « <i>langage injurieux</i> » sur son compte Facebook. Le comité de responsabilité (CR) de l’AÉUM avait recommandé sa suspension pour cinq jours sans salaire. Interrogé au cours du conseil législatif sur les raisons de la décision de ne pas </span>suspendre Madeline Wilson, Bryan Buraga, président de l’AÉUM, a répondu que « <i>divers facteurs avaient été pris en compte de manière holistique</i> » et qu’il ne pouvait pas « <i>aller plus loin en séance publique</i> ». Une séance confidentielle a ensuite été votée.</p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Dernière pour Husayn Jamal</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ce conseil avait aussi une dimension particulière puisqu’il s’agissait du dernier pour Husayn Jamal en tant que président du conseil (<i>Speaker</i> en anglais). Samuel Haward, vice-président Finances de l’AÉUM, l’a remercié pour « <i>avoir fait du conseil un meilleur lieu où être, où débattre</i> ». « <i>Ce fut un incroyable plaisir de travailler avec vous</i> » s’est alors exclamé Husayn Jamal face à la salle. À sa grande surprise, des macarons à son effigie avaient même été distribués pour l’occasion aux membres du conseil, qui les ont arborés tout au long de la réunion. </span></p>
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		<title>Mi-mandat : Samuel Haward</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/mi-mandat-samuel-haward/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 14:09:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’entretient avec le v.-p. Finances de l’AÉUM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e vice-président aux Finances, Samuel Haward, est responsable de la stabilité à long terme de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM, SSMU en anglais). Il est responsable de la préparation du budget annuel, du régime d’assurances et de la gestion des ressources humaines. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit </i>(LD)</b> : <i>Pour commencer, quelle est la situation financière actuelle de l’AÉUM?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Samuel Haward (SH) </b>: Depuis le semestre d’hiver 2017, notre bâtiment est en travaux. Bien sûr, cela a un coût puisque notre bâtiment représente une part importante de nos revenus au travers des évènements que nous y accueillons. De plus, nous devons réserver des salles hors du campus, ce qui coûte de l’argent, alors que ce serait gratuit si nous pouvions utiliser nos propres salles. Ainsi, la perte nette de l’AÉUM l’an dernier a été de 383 000 dollars. C’est beaucoup, mais l’AÉUM avait mis de l’argent de côté les années précédant la fermeture du bâtiment. Il s’agit donc juste de gérer nos flux d’argent efficacement pour s’assurer que nous remplissions tous nos services. D’autre part, nous avons débuté un projet immobilier important, en acquérant un bâtiment au 3501 rue Peel en 2017, grâce à un prêt. Nous sommes donc en train d’étudier des modèles de financement à long terme sur 10 à 25 ans.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Sais-tu quand la rénovation du bâtiment de l’AÉUM sera terminée?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>SH </b>: McGill nous dit autour de mars et avril. Nous devrions donc pouvoir commencer à y déménager les groupes étudiants à ce moment-là, ce qui signifie que nous serons totalement opérationnels pour l’automne 2020. Cependant, cela peut changer en fonction des avancées ou difficultés des entreprises chargées des travaux par McGill. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Durant ta campagne, tu avais expliqué vouloir renforcer la mémoire institutionnelle d’une année à une autre pour favoriser la transition entre v.-p. aux Finances. Quelles sont tes avancées sur ce point?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>SH</b> : Nous avons réformé le comité Finances. Nous avons renforcé son mandat et recruté un assistant exécutif permanent pour l’année, qui pourra donc revenir et aider le prochain v.-p. aux Finances. Le commissaire aux Finances m’aide également à rassembler les documents. Nous avons aussi recruté un coordonnateur qui aide les clubs et services pour leurs événements ou leurs déclarations d’assurance. Enfin, nous avons travaillé à créer une sorte de guide centralisant les ressources nécessaires pour les clubs et services (comment déclarer un événement, où aller pour créer un compte en banque, etc…). </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Tu prévoyais également réduire le montant de l’assurance maladie pour les étudiants internationaux. Qu’en est-il?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>SH</b> : Oui. Quand on fait campagne, on dispose seulement de, disons, la moitié des informations. L’une des premières choses que j’ai faites, une fois élu, a été de contacter le directeur des Services aux étudiants, le directeur des Services aux étudiants étrangers et l’Association étudiante des cycles supérieurs de l’Université McGill (AÉCSUM) qui travaillent dessus. Je leur ai demandé ce que l’on pouvait faire pour réduire le coût de l’assurance. Nous avons eu plusieurs réunions et j’ai alors réalisé plusieurs choses que je ne savais pas. D’abord, cette assurance est mandatée par le Sénat de McGill, ce qui signifie que la plus haute instance de gouvernance académique de l’Université dit que cette assurance doit exister. Nous ne pouvons donc pas la changer comme nous voulons ; McGill ne laisserait pas cela se produire. Nous avons aussi compris qu’à la fois les étudiants de premier cycle et de cycles supérieurs y contribuent et que cette assurance est donc bien plus complète que d’autres univer</span><span class="s2">sités sur certains aspects comme les soins obstétriques. Mais notre objectif reste de réduire les coûts le plus possible. Nous avons réussi à nous accorder avec les services étudiants et les services aux étudiants étrangers pour qu’il y ait dans le futur un nouvel appel d’offres. En raison des délais, ce ne sera pas pour l’automne 2020, mais nous espérons que ce sera pour l’automne 2021.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b> : <i>Pour finir, y a‑t-il certains projets dont tu souhaiterais parler?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>SH</b> : Bien sûr! Je suis très enthousiaste à propos du bâtiment sur Peel! C’est un bâtiment totalement neuf. Dans les deux étages du bas, il y aura des espaces que les groupes étudiants pourront réserver. Au sous-sol, il y aura ce que j’appelle la pièce « vins et fromages »! Aux deux étages supérieurs, nous espérons avoir des professionnels de santé mentale pour les étudiants. </span></p>
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		<title>Entretien avec Bryan Buraga</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/04/entretien-avec-bryan-buraga/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 14:06:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré le président de l’AÉUM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">À </span>mi-mandat, <i>Le Délit</i> a rencontré Bryan Buraga, président de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM). Il établit la vision de l’Association, coordonne les travaux des autres dirigeants exécutifs et représente les intérêts des étudiantes et étudiants auprès de diverses instances universitaires.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit</i> (LD)</b> : <i>Pour commencer, pendant ta campagne, tu avais dit vouloir agir pour l’équité sur le campus. Quelles ont été tes actions pour cela et que prévois-tu réaliser dans les prochains mois?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Bryan Buraga (BB) </b>: Plus j’apprends à ce poste de président, plus je réalise combien c’est un rôle de soutien. Mon travail est de soutenir les autres membres de l’exécutif et les commissaires, certains de leurs portfolios étant plus liés à l’équité. Ce n’est pas vraiment basé sur une personne, je ne suis pas le seul qui peut apporter plus d’équité. J’essaie d’apporter le plus de soutien possible aux groupes marginalisés là où je peux.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Tu as également fait campagne pour une semaine de relâche durant le semestre d’automne. Où en est ce projet?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BB</b> : Selon les informations que j’ai, les consultations sont en train de se conclure. Le sous-comité du côté de McGill va présenter son rapport au Comité consultatif sur les inscriptions et les affaires étudiantes (<i>Enrolment and Student Affairs Advisory Committee</i>, en anglais). Partant de là, un rapport va être présenté au Sénat de McGill sur les recommandations pour la semaine de relâche. À ma connaissance, il devrait être positif. L’objectif est d’avoir cette semaine de relâche dès 2021.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Plus j’apprends à ce poste de président, plus je réalise combien c’est un rôle de soutien</span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Est-ce que cela signifie que les cours commenceront une semaine plus tôt?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BB</b> : Cela dépend de ce que le comité puis l’Université dans son ensemble décideront. Le comité présentera une série de recommandations, mais ce sera le Sénat qui décidera ce qui est acceptable ou non.</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 366px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-35588" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache.jpg" alt width="366" height="366" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache.jpg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache-330x330.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache-1000x1000.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulle-semaine-de-relache-850x850.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 366px) 100vw, 366px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/parker-lebrasbrown/?media=1" data-wpel-link="internal">Parker Le Bras-Brown</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b> : <i>Quelle est ta réaction à la démission du professeur Mikkelson liée aux enjeux de désinvestissement?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">BB : </span><span class="s3">Bien sûr, je suis triste. J’ai eu la chance de travailler avec le professeur Mikkelson pendant ma première année à la gouvernance étudiante à l’AÉUM en tant que sénateur des arts et des sciences. Il a été l’une des premières personnes que j’ai connues à travers sa motion sur le désinvestissement au Sénat mcgillois en septembre 2018. J’ai pu collaborer un peu avec lui sur les enjeux de désinvestissement et la direction que prenait notre université sur le sujet. Donc, bien sûr, je suis triste de le voir partir, mais c’est aussi très puissant de voir quelqu’un qui a dédié sa vie entière à l’étude de l’éthique académique et environnementale. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Quel rôle l’AÉUM peut jouer sur l’enjeu du désinvestissement?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BB</b> : Moi-même je siège au Comité de conseil sur les enjeux de responsabilité sociale (<i>Committee to Advise on Matters of Social Responsibility</i>, CAMSR, en anglais). C’est le comité qui discute actuellement de décarbonisation ou désinvestissement. J’ai eu un rôle dans la création du rapport qui communique les préoccupations du corps étudiant, à la fois d’un point de vue financier et d’un point de vue éthique, sur ce que nous croyons qu’une université devrait faire en tant que leader global dans le monde académique. Les étudiantes et étudiants ont un impact majeur à travers les politiques que nous avons adoptées, comme le moratoire [bloquant tout nouveau frais institutionnel obligatoire jusqu’à ce que l’Université McGill retire les actions de son fonds de dotation des 200 plus importantes compagnies d’énergies fossiles]. Je suis donc content de voir le travail que nous avons fait l’an dernier. Nous continuerons durant le reste de mon mandat à prendre des mesures fortes.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Durant le conseil législatif du 16 janvier, tu as défendu une réforme du système de représentation au conseil législatif qui donnerait une voix à chaque faculté, quel que soit son nombre d’étudiantes et d’étudiants. Pourquoi défends-tu cela?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BB</b> : Fondamentalement, la question est de savoir si le conseil législatif doit être une instance de représentation proportionnelle ou une réunion où il y aurait un représentant par groupe électoral. Ces dernières années, personnellement, j’étais clairement pour une représentation proportionnelle. Mais en exerçant mon rôle de président, j’ai de plus en plus réalisé que l’AÉUM est une assemblée constituante, composé de différents groupes qui ont des intérêts différents, et généralement ces intérêts s’alignent les uns les autres. Ce serait aussi en solidarité avec beaucoup de manières dont les autres syndicats étudiants fonctionnent au Québec. Ils suivent aussi la règle d’un vote par association, quelle que soit la taille. De cette façon, les préoccupations de chacun sont entendues de manière égale et un groupe n’est pas dans une position de domination vis-à-vis des autres.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Toujours au cours du conseil législatif du 16 janvier, tu as expliqué que le conseil d’administration (</i>Board of Directors<i>) avait rejeté la motion sur la démission des membres participant au voyage en Israël, en se basant sur l’idée que cela pourrait être en violation de la constitution de l’AÉUM. Peux-tu nous en dire plus?</i></span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 440px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-35589" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel.jpg" alt width="440" height="336" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel.jpg 1700w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel-330x252.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel-1000x765.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel-768x587.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel-1536x1175.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/02/A-Bulles-Voyages-en-Israel-850x650.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 440px) 100vw, 440px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/parker-lebrasbrown/?media=1" data-wpel-link="internal">Parker Le Bras-Brown</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p2"><span class="s5"><b>BB&nbsp;</b>: Ce n’était pas nous qui croyions que cela violait la constitution ; c’était l’Université, qui a fait une déclaration condamnant le vote démocra</span><span class="s1">tique du conseil législatif et interprétant la constitution d’une manière telle que, selon leur opinion, nous la violions. Bien sûr, je suis en désaccord avec cette interprétation. Mais c’est l’Université qui possède un pouvoir financier sur nous puisque ce sont eux qui ont les frais étudiants et nous les versent deux fois par an. Et donc, s’ils considéraient que nous violions la constitution, l’argent serait placé dans une fiducie où nous n’y aurions plus accès. Cela mettrait en danger tout ce que nous entreprenons à l’AÉUM.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">La question est de savoir si le conseil législatif doit être une instance de représentation proportionnelle ou une réunion où il y aurait un représentant par groupe électoral </span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>Quelle est ton opinion sur la question du voyage?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BB</b> : J’ai clairement exprimé que j’avais de sérieuses inquiétudes sur la manière dont ces voyages étaient offerts à nos représentants étudiants et que ceux-ci devraient se tenir à de plus hauts principes d’éthique et de prise de décision. Il y a des éléments que le corps étudiant pourrait considérer comme des conflits d’intérêts. J’ai rencontré des dizaines d’étudiantes et étudiants pour qui cela était un problème. J’ai adopté leur position et j’ai donc voté positivement pour cette motion.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">J’ai clairement exprimé que j’avais de sérieuses inquiétudes sur la manière dont ces voyages étaient offerts à nos représentants étudiants </span></p>
</blockquote>
<p class="p2"><span class="s5"><b>LD</b> : <i>Pour finir, as-tu d’autres projets pour le semestre ?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s5"><b>BB</b> : Retourner dans notre bâtiment va être notre priorité ! Malheureusement, nous espérions pouvoir le faire au début de mon mandat, mais à cause des retards dans les travaux, ce devrait être en mars ou avril. En termes de nouveaux projets, il n’y en a pas beaucoup que je vais commencer maintenant, je vais surtout essayer de terminer des projets que j’ai débutés le semestre dernier.</span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Manifestation contre la guerre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/28/manifestation-contre-la-guerre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 13:58:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35428</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un rassemblement s’est tenu à Montréal pour dénoncer un possible conflit en Iran.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s2">e samedi 25 janvier se tenait à Montréal un rassemblement contre la guerre en Iran. À l’appel de différentes organisations – Ligue internationale de lutte des peuples (ILPS) au Canada, Artistes pour la Paix, Bien Vivre Ensemble, Échec à la Guerre, Iranian Canadian Congress (ICC)&nbsp;– la manifestation a débuté à la place Norman-</span><span class="s1">Bethune et a fait halte </span><span class="s3">devant le consulat des États-Unis. Dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, marqué par l’assassinat en début janvier du général iranien Qassem Soleimani et par l’écrasement du vol PS752 d’Ukraine International Airlines à Téhéran, le rassemblement s’inscrivait dans un appel mondial à la manifestation.</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1242px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-35482" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-scaled.jpg" alt width="1242" height="828" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-scaled.jpg 2560w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Faisons-du-Canada-un-facteur-de-paix-min-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1242px) 100vw, 1242px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/parker-lebrasbrown/?media=1" data-wpel-link="internal">Parker Le Bras-Brown</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1">Si le rassemblement s’opposait aux interventions étrangères, en particulier américaines, dans la région, il ne se voulait pas pour autant en appui au régime iranien actuel. Au <i>Délit,</i> Nimâ Machouf, porte-parole du Comité de soutien à la lutte du peuple iranien, explique : « Il est certain que nous sommes contre la menace de guerre impérialiste, mais en tant qu’Iraniens, nous faisons face à deux guerres : une guerre qui pourrait venir de l’extérieur, mais aussi une guerre qui est en train de tuer la population, perpétrée par le gouvernement iranien à travers l’absence de libertés et de démocratie. »</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1246px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-35483" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-scaled.jpg" alt width="1246" height="830" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-scaled.jpg 2560w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2020/01/A-Trump-protest-poster-min-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1246px) 100vw, 1246px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/parker-lebrasbrown/?media=1" data-wpel-link="internal">Parker Le Bras-Brown</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1">Les manifestants souhaitaient également que le Canada joue un rôle différent dans ce dossier. « Le Canada peut manifester sa position pacifiste en faisant pression sur le gouvernement américain et en soulevant la question des droits humains à chaque fois qu’il y a une relation avec l’Iran » développe Nimâ Machouf. Pour Fernand, venu manifester, et dénonçant le gouvernement américain comme « les vrais fauteurs de trouble », « le Canada devrait être un facteur pour la paix dans le monde plutôt qu’un facteur de guerre en étant membre de l’OTAN ». Sur Facebook, les organisateurs dénonçaient également « les déclarations timides et complaisantes [du Canada] face aux États-Unis»,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>à<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>la suite du retrait des États-Unis de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA).</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mi-mandat&#160;: Billy Kawasaki</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/21/mi-mandat-billy-kawasaki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 15:20:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35326</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’entretient avec le v.-p. Vie étudiante de l’AÉUM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>L</i></span><span class="s1"><i>e Délit</i> a rencontré Billy Kawasaki, le vice-président (v.-p.) Vie étudiante de l’AÉUM. Il est chargé des relations internes entre l’AÉUM et ses clubs, services et groupes étudiants, ainsi que de la promotion de la santé mentale sur le campus et du suivi des problèmes en lien à la vie étudiante.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>Le Délit</i></b> <b>(LD)&nbsp;:</b> <i>Dans notre entretien de la session dernière, tu as mentionné un portail pour les clubs. Où en est ce projet?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Billy Kawasaki (BK)&nbsp;:</b> Tout est finalisé, il ne manque que des fonds. Malheureusement, l’augmentation de frais de clubs n’est pas passée la dernière fois (lors du référendum à la fin de la session d’automne 2019, <i>ndlr</i>). Je pense que 8$ de hausse était beaucoup. Pour le printemps, j’envisage d’essayer encore une fois, mais, bien entendu, pas avec le même montant. De plus, en automne, on ne savait pas encore qu’il y avait des problèmes avec le permis pour les samosas. Actuellement, une journée de vente de nourriture coûte 25$, ce que j’aimerais subventionner avec le fonds. Ce serait 1$ d’augmentation pour couvrir toutes les ventes sur le campus. Avec le frais pour le portail, ce sera donc environ 2$. Cependant, puisque la période de référendum est en mars, je n’aurai pas le temps de terminer le projet de portail, mais j’espère au moins pouvoir le commencer et que les prochaines personnes pourront le finaliser pendant l’été et le lancer à l’automne 2020.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD&nbsp;: </b><i>Lorsque tu as été élu, tu t’es engagé à travailler sur les enjeux de </i></span><i>santé mentale. Qu’as-tu déjà réalisé sur ce sujet et quels sont tes projets futurs?</i></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BK&nbsp;: </b>Nous venons de finaliser la politique de santé mentale pour les trois prochaines années. L’ancienne politique est arrivée à son terme en janvier et la motion concernant la nouvelle politique [a été adoptée au conseil législatif de la semaine dernière]. Nous avons établi un plan de trois ans avec des objectifs précis que nous devons atteindre chaque année. Puisque l’un de nos commissaires à la santé mentale a démissionné dernièrement, j’envisage de commencer à changer la structure de la commission dès cette session, afin qu’elle permette davantage la<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>collaboration avec les acteur·rice·s de la santé mentale sur le campus, en travaillant avec les commissaires dans chaque faculté ainsi qu’avec les services de soutien qui existent. Notre collaboration de la session passée a été très bien reçue, donc nous allons essayer d’incorporer cela pour la planification des semaines de sensibilisation à la santé mentale, qui, nous l’espérons, [auront lieu en] fin janvier ou début février, mais qui pourraient être retardées un peu puisque l’un des commissaires a démissionné. Nous souhaitons aussi concevoir un site Internet central consacré à la santé mentale et géré par les étudiantes et étudiants. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD&nbsp;:</b> <i>Un ou une autre commissaire va-t-il ou elle être engagé·e?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>BK&nbsp;: </b>Exactement! Pour l’instant, il y a deux commissaires à la santé mentale qui ont un statut égal. Avec la nouvelle politique, il y aura un·e commissaire avec deux coordonnateur·rice·s pour chaque comité (<i>Outreach</i> et <i>Advocacy</i>, <i>ndlr</i>). Nous allons d’abord essayer de recruter un·e coordonnateur·rice plutôt qu’un·e commissaire pour commencer à former ces structures et voir comment elles fonctionnent.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD&nbsp;: </b><i>Y a‑t-il d’autres projets que tu vas entreprendre cette session dont tu voudrais nous parler?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2">BK&nbsp;: Cette session vise d’abord à faire en sorte que la prochaine personne puisse continuer les efforts débutés cette année. Vu que l’on change chaque année, c’est difficile de conserver le souvenir et la connaissance institutionnelle. Nous essayons donc de garder l’information d’une façon facilement compréhensible pour tout le monde. Souvent des projets commencent et sont ensuite perdus. Cette session, nous travaillons également à faire du Centre de ressources sur les troubles de l’alimentation un service, en espérant atteindre cet objectif d’ici la fin de l’année. </span></p>
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		<item>
		<title>McGill en deuil</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/mcgill-en-deuil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 15:43:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35270</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une étudiante et deux diplômés figurent parmi les victimes de l’écrasement en Iran.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">e 8 janvier, le vol PS752, un Boeing de la compagnie Ukraine International Airlines, s’écrasait à Téhéran, ôtant la vie à 176 personnes. Si 63 étaient de nationalité canadienne, au total, 138 comptaient rallier le Canada via une escale à Kiev. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Parmi les victimes figurent une étudiante ainsi qu’un récent diplômé* de McGill. Le drapeau de l’Université a été mis en berne et, dans un courriel envoyé à la communauté mcgilloise, la principale Suzanne Fortier adressait les « plus sincères condoléances aux parents et amis des personnes décédées, à la communauté irano-canadienne ainsi qu’aux autres universités ayant perdu des leurs dans cet écrasement ». </span></p>
<p class="p2"><span class="s2">Une veillée s’est tenue le 9 janvier près de l’Université Concordia en hommage aux 176 personnes disparues. Une foule compacte s’est rassemblée pour se recueillir, déposer bougies et roses blanches et écouter les témoignages de proches des victimes. </span></p>
<p class="p2">Si les circonstances de l’écrasement demeurent encore incertaines, Justin Trudeau a affirmé disposer d’informations indiquant que le Boeing 737 avait été « abattu par un missile sol-air iranien ». Après avoir rejeté l’hypothèse d’un tir de missile, l’Iran a finalement reconnu le 11 janvier avoir abattu l’avion par erreur.</p>
<p class="p2">Les universités canadiennes observeront un moment de silence le 15 janvier à 13h.</p>
<hr>
<p>*Une version précédente de l’article faisait état d’une étudiante et de deux diplômés parmi les victimes, conformément aux informations données par McGill. Dans un nouveau courriel adressé le 14 janvier à la communauté mcgilloise, Suzanne Fortier a indiqué que «deux membres de notre communauté, une étudiante et un récent diplômé, ont perdu la vie à la suite de l’écrasement. Les premiers rapports mentionnaient qu’un autre diplômé de&nbsp;McGill se trouvait à bord de l’avion, mais nous savons maintenant que ce n’était pas le cas.&nbsp;».</p>
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		<item>
		<title>Mi-mandat : Adam Gwiazda-Amsel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/mi-mandat-adam-gwiazda-amsel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2020 15:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35256</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’entretient avec le v.-p. externe de l’AÉUM.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/mi-mandat-adam-gwiazda-amsel/" data-wpel-link="internal">Mi-mandat : Adam Gwiazda-Amsel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>L</i></span><i></i><span class="s1"><i>e Délit </i>a rencontré Adam Gwiazda-Amsel pour faire le point sur ses actions passées et futures en tant que vice-président externe. Il est responsable de la gestion des campagnes politiques et de la coordination des relations de l’AÉUM (Association étudiante de l’Université McGill) avec les associations étudiantes, les groupes communautaires et les syndicats d’ouvriers du campus.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b><i>Le Délit </i>(LD) : </b><i>Lors<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>de ton élection, tu t’étais engagé à développer des ressources pour que les francophones puissent plus facilement participer à la vie étudiante, quelles sont tes actions en ce sens?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><strong>Adam Gwiazda-Amsel (AG)</strong> : Le commissaire aux Affaires francophones joue un rôle important pour cela. Nous essayons de donner beaucoup plus de pouvoir à nos commissaires. L’un des objectifs principaux pour les étudiantes et étudiants francophones est la révision de nos processus de traduction. Il va aussi y avoir une représentation francophone au conseil législatif. D’autre part, cette année, nous travaillons beaucoup plus avec les associations francophones. Par exemple, presque toute la manifestation contre la loi 21 (qui aura lieu le vendredi 17 janvier à midi, <i>ndlr</i>) va se dérouler en français, ce qui permet aux francophones de s’impliquer plus. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b><i> </i>:<i> Un autre de tes objectifs lors de ton élection était de permettre à toutes les voix d’être entendues sur le campus. Comment agis-tu pour cela?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>AG</b> : Encore une fois, cela passe d’abord par l’accroissement du pouvoir des commissions de l’AÉUM qui regroupent différents acteurs sur les campus en leur donnant un pouvoir budgétaire et en leur permettant d’utiliser les plateformes de l’AÉUM pour élever ces voix. Il faut bien sûr parler de la question de l’accessibilité, car tout le monde ne se sent pas confortable de s’introduire dans ces espaces. Je suis vraiment à l’écoute des suggestions des commissaires et des équipes qui travaillent avec les étudiantes et étudiants, notamment la commission d’équité. Enfin, j’ai fait le tour de différentes associations facultaires pour leur demander ce sur quoi elles souhaitaient que je mobilise : il s’agit surtout de l’environnement et de la loi 21. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>LD</b> : <i>En parlant d’environnement, en octobre dernier, l’AÉUM a approuvé un moratoire bloquant tout nouveau frais institutionnel obligatoire jusqu’à ce que l’Université McGill retire les actions de son fonds de dotation des 200 plus importantes compagnies d’énergies fossiles. Quel a été l’impact du moratoire?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>AG</b> : On observe déjà que l’Université repense sérieusement sa capacité à prendre de l’argent aux étudiantes et étudiants des différentes communautés sans le justifier. Cela a créé des inquiétudes au niveau de l’administration, par rapport au nouveau projet d’<i>e‑counselling</i> et au projet <i>Fiat Lux</i> concernant la rénovation de la bibliothèque McLennan Redpath. Cela crée des pressions. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b> : <i>La loi 21 est au cœur de l’actualité étudiante. Comment te positionnes-tu en tant que v.-p. face à cela?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>AG</b> : En les consultant, les différentes associations et groupes communautaires m’ont indiqué vouloir être inclus à la conversation et pouvoir relayer certains messages. Cela montre au gouvernement que les jeunes ne partagent pas la même vision du Québec. Nous ne voulons pas d’un Québec discriminatoire et anti-migratoire. Une grande manifestation contre la loi 21 va avoir lieu [ce vendredi] à 12h, de McTavish jusqu’au ministère de l’Immigration. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>LD</b> : <i>Pour terminer, y a‑t-il d’autres projets à venir ce semestre dont tu souhaiterais parler?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>AG</b> : Oui! D’abord, nous travaillons sur le logement abordable. Les étudiantes et étudiants du Québec et du Canada paient plus pour leur logement que pour leurs frais de scolarité. Un comité de logement abordable a été mis en place en octobre. Des consultations et des travaux ont déjà débuté. Une assemblée publique aura lieu le 27 janvier à 17h au 3590 rue Jeanne-Mance dans un espace utilisé par la communauté Milton-Parc pour promouvoir les différentes approches au logement abordable. Un autre projet vise à reprendre les conversations autour du plan stratégique académique de McGill. C’est un document de quatre pages qui dicte où va le budget de l’Université. L’objectif est d’améliorer l’ouverture de McGill à la communauté de Montréal, en intégrant cette approche communautaire dans les cours.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/01/14/mi-mandat-adam-gwiazda-amsel/" data-wpel-link="internal">Mi-mandat : Adam Gwiazda-Amsel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>À quoi sert un journaliste s’il est désarmé?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/12/26/a-quoi-sert-un-journaliste-sil-est-desarme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2019 14:37:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=35240</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sympathie pour le diable suit la trajectoire d’un journaliste pendant le siège de Sarajevo.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/12/26/a-quoi-sert-un-journaliste-sil-est-desarme/" data-wpel-link="internal">À quoi sert un journaliste s’il est désarmé?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;<em>I am immortal&nbsp;</em>». Avec ces mots tracés à l’arrière de sa Ford Sierra, Paul Marchand parcourt Sarajevo. D’un combat à un autre, d’un massacre au prochain, du studio de radio à l’hôpital, des quartiers de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à une boîte de nuit, il roule vite, sans s’arrêter. Pour éviter les tireurs embusqués. Pour témoigner.</p>
<p><strong>Sarajevo, novembre 1992</strong></p>
<p>Inspiré du roman autobiographique du reporter Paul Marchand, <em>Sympathie pour le diable&nbsp;</em>nous plonge dans Sarajevo assiégée en novembre 1992. D’un réalisme poignant, le film nous enferme au cœur de ce siège, le plus long de l’histoire moderne, qui fit près de 12&nbsp;000 victimes. La caméra précise et juste de Guillaume de Fontenay reproduit sans filtre le quotidien des journalistes, la violence des combats, l’impuissance de l’ONU, une scène d’amour dans une discothèque sarajévienne. Au sensationnalisme ou au voyeurisme, le réalisateur préfère une immersion crue, directe, avec ses grands froids et ses quelques moments de chaleur.</p>
<p><strong>Le journalisme face à la guerre</strong></p>
<p>Méconnaissable sous son bonnet noir, le cigare à la bouche, Niels Schneider incarne avec brio la figure de Paul Marchand. Par sa personnalité déterminée et acharnée, n’hésitant pas à clamer haut et fort son mépris pour ses collègues, le reporter irrite autant qu’il suscite l’admiration. Son refus d’être cantonné au simple statut de témoin, sa prise perpétuelle de risques ainsi que son besoin irrépressible d’agir suscitent le questionnement sur la profession de reporter de guerre. Peut-on rester objectif face à l’horreur? Comment filmer, photographier, sans prendre part, révolté, au conflit? Et surtout, pourquoi? À quoi sert un journaliste au milieu des bombes?</p>
<p>Entre un Paul Marchand héros prêt à enfreindre les règles du journalisme pour sauver des vies ou simple accro au risque et à l’adrénaline, <em>Sympathie pour le diable</em>&nbsp;nous laisse choisir et souligne toute la complexité du personnage. Aux côtés du reporter, un photographe (Vincent Rottiers) et une traductrice serbe (Ella Rumpf) forment un trio relevé dans cet objet presque hybride, oscillant entre le documentaire et le film de guerre. Une réussite cinématographique et une leçon sur l’art d’être journaliste à ne pas manquer.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/12/26/a-quoi-sert-un-journaliste-sil-est-desarme/" data-wpel-link="internal">À quoi sert un journaliste s’il est désarmé?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nous qui travaillerons</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/10/01/nous-qui-travaillerons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 16:29:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le réalisateur Antoine Russbach signe Ceux qui travaillent, son premier long-métrage.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: left;"><span class="s1">P</span><span class="s1">remière scène : Olivier Gourmet sous une douche froide, glaciale. À l’image d’un film captivant, sans </span><span class="s1">illusions, qui n’épargne rien </span><span class="s1">ni personne. </span></p>
<p class="p2" style="text-align: left;">Issu d’une famille d’agriculteur·rice·s, Frank s’est construit grâce au travail. Un à un, il a gravi les échelons. Père de famille, il est cadre supérieur dans une entreprise de fret maritime. Pour ce travail, il donne tout, quitte à être un père distant et un époux peu expressif. En guise de (maigre) dédommagement, il leur offre la sécurité matérielle. Un jour, croyant tirer une épine du pied de son entreprise, il prend seul une décision à la fois illégale et immorale. C’est le pas de trop : il est licencié. Sans emploi, son monde s’effondre, son horizon disparaît. Ne peut-il s’épanouir qu’au travail?</p>
<p class="p4" style="text-align: left;"><span class="s3"><b>Un monde du travail bien sombre</b></span></p>
<p class="p5" style="text-align: left;"><span class="s5">Le premier long-métrage d’Antoine Russbach offre un portrait sans pitié du monde du travail. Un système qui vous conduit à accomplir le pire avant de vous broyer à votre tour. Qui vous donne l’illusion du pouvoir avant de vous rappeler que vous n’êtes qu’un rouage jetable dans un engrenage inarrêtable. Une machine infernale dont vous êtes le carburant puis le combustible. C’est là tout l’intérêt du film : le personnage principal n’est pas simplement une victime innocente, mais un être cynique qui s’est lui-même abreuvé du système. Ainsi, le·a spectateur·rice oscille. Entre la course généralisée des entreprises au profit et un cadre peu altruiste, qui est coupable? La pression, l’exigence de rentabilité peuvent-ils excuser, ou du moins expliquer, l’acte criminel dont Frank, interprété avec minutie par Olivier Gourmet, s’est rendu responsable? </span></p>
<p class="p4" style="text-align: left;"><span class="s3"><b>Politique mais pas didactique</b></span></p>
<p class="p5" style="text-align: left;"><span class="s5">L</span>e réalisateur de 35 ans pointe un autre coupable : nous. Nous, les lecteur·rice·s, les spectateur·rice·s issu·e·s du monde occidental et qui dénonçons sans cesse le capitalisme tout en nous en nourrissant allègrement — autant Frank dans son costume-cravate que nous, spectateur·rice·s, paré·e·s des meilleures intentions. Au site français <i>Allociné</i>, Antoine Russbach explique : « À l’origine du film, il y avait l’idée de ces gens en costume-cravate que je voyais à Genève. Je me suis surpris à avoir un regard sur eux très simpliste. Je les voyais différents de moi. Je leur faisais porter tous les problèmes du monde. Puis je me suis réveillé : je me suis trouvé arrogant et j’ai refusé de penser ainsi. » C’est ce qui en fait un film politique, mais non militant. Le réalisateur constate, interroge, dénonce, mais ne nous dicte pas la solution : à nous de la trouver.</p>
<p class="p2" style="text-align: left;"><span class="s5">Stendhal disait du roman qu’il est «&nbsp;un miroir que l’on promène le long d’une route ». On pourrait en dire de même de <i>Ceux qui travaillent</i>. La caméra reflète les hommes, se met à leur hauteur. Elle est une lucarne, pas plus. D’un réalisme juste, intelligent et précis et ce, jusqu’au choix des décors qui se veulent le plus proche possible de la réalité&nbsp;: un <i>open-space</i> suisse, un foyer bourgeois, un port de commerce… Par ses plans rapprochés sur un quotidien épuisant, le film nous saisit, nous empoigne et nous pousse à la réflexion. Un projet courageux et nécessaire pour soudainement réaliser notre propre résilience ; une alerte aussi sur le risque de ne chercher l’épanouissement que dans le travail. Sans nul doute, il s’agit là d’un film à affronter, surtout pour nous au cœur de nos études. Nous qui travaillons et travaillerons, mais dans quelles conditions? </span></p>
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		<title>Marche historique à Montréal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hadrien Brachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2019 16:24:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les rues de la ville ont accueilli vendredi une manifestation d’une ampleur inédite.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">U</span><span class="s1">ne grenouille dans une casserole. À ses côtés, sur la pancarte, un slogan : « on doit agir avant de bouillir. » Ce vendredi, les rues de Montréal étaient en pleine ébullition pour le climat. Près de 500 000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées pour une marche initiée par une alliance de 21 organisations écologistes. Pour François Geoffroy, porte-parole du collectif <i>La Planète s’invite au Parlement</i>, pas de doute, il s’agit là de « la plus grosse manifestation de l’histoire du Québec ». </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>11h30. </b>Près du monument Sir George-Étienne Cartier, la foule se densifie peu à peu. Les slogans affluent, peints sur des cartons ou scandés par les plus déterminés. En français et en anglais. Dans tous les registres. Enthousiaste : « Montréal réveille-toi. » Revendicateur : « Les petits gestes, ce n’est pas assez! » Grave : « Mes enfants voulaient des enfants. » Ironique : « Getting hotter than my imaginary boyfriend. » (Plus chaud que mon copain imaginaire, <i>ndlr.</i>)<i> </i>Anticapitaliste : «&nbsp;Gare au Capital. » Une manifestante décroche une pancarte de Justin Trudeau ; plus tard, on le reverra orné de sourcils verts et grimé d’une moustache. Des musiciens jouent déjà l’oraison funèbre de leur avenir. Les journalistes, perches ou micros à la main, s’activent. Dans le ciel, deux hélicoptères vrombissent. </span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>12h30. </b>À l’avant, Greta Thunberg ouvre la marche en compagnie de représentants de populations autochtones. Autour d’elle, un dispositif de sécurité impressionnant auquel vient se frotter une nuée de photographes. La jeune militante suédoise s’est aussi vue remettre les clefs de la ville par la mairesse et s’est entretenue avec Justin Trudeau. Le premier ministre rejoint le cortège, quelque peu chahuté, aux côtés de sa femme, de ses enfants et de ses soutiens. Il n’est pas le seul politicien présent&nbsp;; Elizabeth May et Yves-François Blanchet, respectivement chefs du Parti vert et du Bloc Québécois, se sont déplacés pour l’occasion. Tout comme Alexandre Boulerice, chef adjoint du Nouveau Parti démocratique et certains candidats conservateurs de la région de Montréal – Jagmeet Singh aura préféré marcher à Victoria. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mais les manifestants croient-ils encore à la politique pour préserver l’environnement? « J’ai&nbsp;envie de dire oui » confie Antoine, étudiant, « mais, honnêtement, j’ai à moitié&nbsp;confiance ». « Il n’y a pas vraiment d’autre moyen. Pour faire des lois, il faut que ça passe par la politique » avoue Camille. Et peut-on rire d’une telle manifestation? « Certainement! », affirme au <i>Délit</i> Jean-René Dufort, animateur de l’émission satirique <i>Infoman</i>, « on peut rire de certains politiciens qui sont ici, et qui le lendemain vont faire exactement le contraire de ce pourquoi ils sont ici ».</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Alors, les marches pour le climat? Remède bienvenu? Ordonnance, en tous cas pour Camille, Caroline, </span><span class="s2">Nadia et Magali : « C’est un bon départ, parce que si on n’attire pas l’attention sur les problèmes, personne ne va engager la solution&nbsp;», assurent-elles. Pour Sarah, en revanche, le mal est incurable : « Je n’ai plus beaucoup d’espoir. C’est presque trop tard. »</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"> Si les jeunes impulsaient le mouvement, la mobilisation dans les rues montréalaises s’est voulue intergénérationnelle. « Il faut être avec les jeunes, c’est nous qui avons fait toute cette merde », lâche Sarah, 65 ans. Plus loin, Caroline, accompagnée de sa fille, tient un slogan&nbsp;: « Pour l’amour de nos enfants. » Une marche souvent en famille, mais pas seulement. Entre amis, en couple ou même entre collègues. Thu Nhon, complet impeccable sur le dos, entouré de ses collègues de travail, le reconnaît : « Il est temps que gouvernements et entreprises agissent, pas seulement les jeunes.»</span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>15h30.</b> La marche débouche près du fleuve, à l’intersection de la rue Wellington et du boulevard Robert-Bourassa. La foule se masse devant la scène installée par l’organisation pour une série de discours. Le parcours s’étend sur près de 4 kilomètres, il faut attendre l’arrivée de la fin du cortège. Des groupes de musiciens jouent pour faire patienter. Certains s’assoient, d’autres entament un pique-nique. L’orateur prévient : le moindre bout d’herbe piétiné sera utilisé pour « discréditer le mouvement » : la vigilance est de mise. Au bout d’une heure, les premiers discours se font entendre. Ils rappellent les revendications du mouvement (plan de sortie du pétrole et du gaz, sensibilisation scolaire…), insistent sur la nécessité de transcender les clivages sociaux et émettent un message clair : « voter pour la planète »<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>aux élections du 21 octobre prochain.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>16h. </b>Greta Thunberg monte sur scène, acclamée par une foule déjà conquise. Visiblement émue, elle débute son discours par quelques mots en français. Après une comparaison légère entre la Suède et le Canada, son ton se fait plus grave. Elle se dit « déçue » par les chefs d’État réunis à New York à qui elle avait demandé de « s’unir derrière la science ». Avant de conclure : « Nous sommes le changement. » Une pancarte se détache. En lettres noires sur fond jaune, on peut lire «&nbsp;Apocalypse? ».</span></p>
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