Manifestation contre la guerre

Un rassemblement s’est tenu à Montréal pour dénoncer un possible conflit en Iran.

Ce samedi 25 janvier se tenait à Montréal un rassemblement contre la guerre en Iran. À l’appel de différentes organisations – Ligue internationale de lutte des peuples (ILPS) au Canada, Artistes pour la Paix, Bien Vivre Ensemble, Échec à la Guerre, Iranian Canadian Congress (ICC) – la manifestation a débuté à la place Norman-Bethune et a fait halte devant le consulat des États-Unis. Dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et les États-Unis, marqué par l’assassinat en début janvier du général iranien Qassem Soleimani et par l’écrasement du vol PS752 d’Ukraine International Airlines à Téhéran, le rassemblement s’inscrivait dans un appel mondial à la manifestation.

Parker Le Bras-Brown | Le Délit

Si le rassemblement s’opposait aux interventions étrangères, en particulier américaines, dans la région, il ne se voulait pas pour autant en appui au régime iranien actuel. Au Délit, Nimâ Machouf, porte-parole du Comité de soutien à la lutte du peuple iranien, explique : « Il est certain que nous sommes contre la menace de guerre impérialiste, mais en tant qu’Iraniens, nous faisons face à deux guerres : une guerre qui pourrait venir de l’extérieur, mais aussi une guerre qui est en train de tuer la population, perpétrée par le gouvernement iranien à travers l’absence de libertés et de démocratie. »

Parker Le Bras-Brown | Le Délit

Les manifestants souhaitaient également que le Canada joue un rôle différent dans ce dossier. « Le Canada peut manifester sa position pacifiste en faisant pression sur le gouvernement américain et en soulevant la question des droits humains à chaque fois qu’il y a une relation avec l’Iran » développe Nimâ Machouf. Pour Fernand, venu manifester, et dénonçant le gouvernement américain comme « les vrais fauteurs de trouble », « le Canada devrait être un facteur pour la paix dans le monde plutôt qu’un facteur de guerre en étant membre de l’OTAN ». Sur Facebook, les organisateurs dénonçaient également « les déclarations timides et complaisantes [du Canada] face aux États-Unis »,  à  la suite du retrait des États-Unis de l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA).