<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jade Lê - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/j-le/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/author/j-le/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 26 Mar 2025 01:26:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Le brutalisme : appréciable ou détestable?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/le-brutalisme-appreciable-ou-detestable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Mar 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[brutalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Smithson]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57898</guid>

					<description><![CDATA[<p>Point architecture sur ce style controversé</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/le-brutalisme-appreciable-ou-detestable/" data-wpel-link="internal">Le brutalisme : appréciable ou détestable?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>HISTORIQUEMENT</strong></p>



<p><strong>Origine post-Seconde Guerre mondiale</strong> : regain de popularité du style international (courant qui désire construire des bâtiments en rupture totale avec les traditions du passé) introduit par Le Corbusier. Nécessité de reconstruire rapidement l’Europe dévastée. Besoin urgent de logements à haute densité tels que l’Unité d’habitation du Corbusier à Marseille.</p>



<p><strong>Deuxième phase du modernisme</strong> : le style international développé par le CIAM (Congrès international d’architecture moderne) est présenté comme la solution ultime pour reconstruire les villes après la guerre en Europe. Il devient également la nouvelle norme aux États-Unis avec l’apparition de hautes tours aux façades entièrement recouvertes de fenêtres en verre.</p>



<p><strong>Remise en question par le Team 10</strong> : dans les années 50, au Royaume-Uni, un groupe d’architectes dont font partie Alison et Peter Smithson décide de s’écarter des dogmes du CIAM.<br> → Ils rejettent l’approche trop rigide et désincarnée du style international.<br> → Ils revendiquent une architecture enracinée dans le réel et le quotidien. <br>→ Les Smithson ont pour volonté de retrouver l’élan créatif du mouvement moderniste des années 1920, perdu après la guerre. Contrairement à ce que l’on pense souvent, leur conception du brutalisme n’est pas radicalement opposée au modernisme.</p>



<p><strong>Début du brutalisme</strong> : le premier projet précurseur du brutalisme fut l’école Hunstanton, conçue par les Smithson et construite en 1954. C’est un bâtiment aux finitions brutes et aux matériaux apparents qui se veut architecturalement honnête, c’est-à-dire qu’il ne dissimule pas les éléments structuraux par des ornements superflus. Par la suite, les Robin Hood Gardens sont construits à Londres en 1972. Ce projet résidentiel à haute densité met en avant l’effet massif du béton brut. Avec ses fenêtres en retrait et sa monumentalité, ce bâtiment est reconnu pour son architecture brutaliste révolutionnaire.</p>



<p><strong>EN THÉORIE</strong></p>



<p><strong>« La forme exprime l’usage »&nbsp;</strong>: ce principe fondateur hérité du modernisme incite les bâtiments brutalistes à répondre aux besoins concrets, pratiques, technologiques, sans décoration superflue ou références historiques.</p>



<p><strong>Une réaction au modernisme lisse&nbsp;</strong>: si le brutalisme naît dans la continuité du modernisme, il s’en distingue par une esthétique plus rugueuse, texturée, radicale.</p>



<p><strong>Pluralisme architectural&nbsp;</strong>: bien qu’il consiste en un style différent, le brutalisme n’a pas pour but d’effacer le modernisme. Au contraire, ils coexistent. Cette coexistence est particulièrement importante, car elle marque une période de pluralité des styles dans le milieu architectural.</p>



<p><strong>Un nouveau départ idéologique&nbsp;</strong>: en se détachant progressivement du style international perçu comme trop rigide et abstrait, le brutalisme a pour volonté de renouer avec les idéaux des avant-gardes des années 1920. Il devient symbole d’espoir, d’engagement social et d’utopie du logement pour tous.</p>



<p><strong>Un style avec une portée politique et sociale&nbsp;</strong>: l’architecture devient un outil de transformation du quotidien, en imaginant des structures qui permettent le vivre-ensemble. Logements collectifs, écoles, bibliothèques, bâtiments publics : l’idée est avant tout de rassembler.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>ÉLÉMENTS PRINCIPAUX</strong></p>



<p>Béton brut</p>



<p>Fenêtres en retrait </p>



<p>Géométrie lisible et symétrie </p>



<p>Masse et monumentalité </p>



<p>Honnêteté architecturale</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="960" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-1200x960.jpeg" alt class="wp-image-57906" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-1200x960.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-650x520.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-150x120.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-768x614.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-1536x1229.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/03/P1120340-2-2048x1638.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/toscaneralaimongo/?media=1" data-wpel-link="internal">Toscane Ralaimongo</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>APPRÉCIABLE OU DÉTESTABLE?</strong></p>



<p>L’architecture brutaliste est particulièrement présente dans les institutions et les milieux académiques en Amérique du Nord. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle n’est pas très populaire, souvent critiquée pour sa monumentalité peu accueillante, son aspect grisâtre qui ne motive pas à l’apprentissage et son manque d’humanité. Le béton brut, lorsqu’il n’est pas poli, se détériore rapidement et se dégrade avec le temps. La raison pour laquelle de nombreux bâtiments sur le campus de McGill sont brutalistes est simple : après la Seconde Guerre mondiale, on observe une explosion du nombre d’étudiants aux États-Unis et au Canada. Il y a donc un besoin urgent de bâtiments afin de donner des cours et faire de la recherche. Le brutalisme est une solution peu coûteuse.</p>



<p>Pourtant, il existe aussi des éléments positifs à ce style d’architecture mal-aimé. En effet, son côté modulaire est un réel atout. Ce type de bâtiment peut être modifié et étendu rapidement et facilement, pour s’adapter en fonction des besoins de la population. Je vous invite à regarder au-delà de ces surfaces grises et à prendre un moment pour observer le rythme, la symétrie, l’emplacement des fenêtres. De trouver peut-être un peu de réconfort dans la régularité de Leacock ou la bibliothèque McLennan. Asseyez-vous devant le bâtiment de l’AÉUM et appréciez la fantaisie de la façade, le jeu de fenêtres, l’alternance ludique entre béton et verre qui crée un rythme singulier. Pour moi, ce bâtiment subversif et surprenant représente l’essence même du brutalisme.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/26/le-brutalisme-appreciable-ou-detestable/" data-wpel-link="internal">Le brutalisme : appréciable ou détestable?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Souper de l’héritage des personnes noires : inspirer et motiver</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/souper-de-lheritage-des-personnes-noires-inspirer-et-motiver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[black history month]]></category>
		<category><![CDATA[black legacy dinner]]></category>
		<category><![CDATA[Mois de l’Histoire des Noir·e·s]]></category>
		<category><![CDATA[nsbe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57669</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment NSBE parvient-elle à inspirer les générations futures?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/souper-de-lheritage-des-personnes-noires-inspirer-et-motiver/" data-wpel-link="internal">Souper de l’héritage des personnes noires : inspirer et motiver</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Près de 100 étudiant·e·s le mercredi 19 février, dans le bâtiment de l’AÉUM, dans le cadre du <em>Black Legacy Dinner </em>ou Souper de l’héritage des personnes noires. Cet événement, organisé par la <em>Société Nationale des étudiant·e·s noir·e·s en Ingénierie </em>(<em>NSBE : National Society of Black Engineers</em>) à l’occasion du Mois de l’Histoire des Noir·e·s, avait pour but d’inspirer et de motiver les étudiant·e·s mcgillois·e·s à poursuivre différentes carrières en ingénierie. Ayant pour slogan « <em>Ne soyez jamais limités par l’imagination limitée des autres </em>» tiré d’une citation de la Dre Mae C. Jemison, première astronaute afro-américaine, la soirée a recueilli cinq panélistes qui ont partagé tour à tour leurs expériences et conseils avec les étudiant·e·s. Elle s’est ensuite poursuivie par un souper, ainsi qu’une séance de réseautage.</p>



<p>Le but de l’événement, me partage Trixie, vice-présidente de NSBE, était « <em>d’encourager la célébration de la créativité, et le courage de poursuivre son propre chemin, malgré les contraintes extérieures </em>». Fatima, responsable des événements de NSBE, ajoute qu’ « <em>en tant que personne de couleur, ça peut être difficile</em> <em>de s’imaginer faire ce que l’on aime et être où l’on souhaiterait être, car on ne se sent pas forcément représenté·e·s </em>». Ainsi, de tels événements sont l’occasion d’entendre la voix de ceux et celles qui ont réussi à défier les obstacles et ont eu le courage de prendre des initiatives. Par exemple, Stephanie Kirichou, une des panélistes, a commencé sa carrière chez ABB, une entreprise spécialisée dans les technologies d’électrification, après avoir été diplômée de McGill. Aujourd’hui, elle a un cheminement unique en étant également DJ. Mélangeant entrepreneuriat et art, son profil est tout à fait atypique. Trixie m’explique que cela permet d’inspirer les étudiant·e·s, en leur montrant qu’il existe des options variées en dehors du profil traditionnel de l’ingénieur. Nuel Edeh, un autre panéliste diplômé de McGill, est parvenu à cofonder sa propre entreprise en 2020. Parmi les autres invités, on comptait Achille Ubalijoro, fondateur et directeur de <em>Kabera Consulting</em>, une agence d’accompagnement professionnel ; Rito Joseph, fondateur de <em>Black Montreal Experiences, </em>où il mène des conférences, présentations, ateliers et promenades pour célébrer l’histoire noire de Montréal ; et enfin Leslie-Anne Lewis, directrice de la diversité et de l’équité à la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.</p>



<p>En plus de ces interventions, Fatima me confie que la nourriture du souper a été particulièrement appréciée. En effet, le menu soigneusement préparé par Casserole Kréole était composé de plats traditionnellement caribéens et africains, tels que le riz djon djon, le griot haïtien, le poulet à la jerk jamaïcain et autres spécialités. Fatima explique : « <em>c’était l’occasion de déguster le type de nourriture que je mangeais chez moi avant d’intégrer l’université. Je n’ai ni le temps ni l’argent de me les préparer ici et c’était donc très réconfortant de les retrouver au souper </em>».</p>



<p>En dehors de cet événement, NSBE est une organisation mondiale, notamment présente aux États-Unis et au Canada. Ses commanditaires lui permettent d’organiser des séances de réseautage au long de l’année, des interventions auprès des plus jeunes dans des écoles à Montréal, et, notamment, une conférence annuelle qui regroupe tout le réseau américain lors d’un forum de l’emploi. Leur but principal est d’accompagner les étudiant·e·s noir·e·s dans leur carrière en sciences ou en ingénierie en leur fournissant des ressources académiques. Chaque personne à McGill peut s’y impliquer en participant aux événements et à la réunion semestrielle ouverte à tous·tes. Pour en savoir plus, vous pouvez visiter leur page Instagram @nsbemcgill et leur site Internet <a href="http://nsbemcgill.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">nsbemcgill.com</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/souper-de-lheritage-des-personnes-noires-inspirer-et-motiver/" data-wpel-link="internal">Souper de l’héritage des personnes noires : inspirer et motiver</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À McGill : le Nouvel An lunaire en événements</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/le-nouvel-an-lunaire-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[associations]]></category>
		<category><![CDATA[clubs]]></category>
		<category><![CDATA[nouvel an]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57138</guid>

					<description><![CDATA[<p>Où et comment découvrir diverses traditions à l’Université? </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/le-nouvel-an-lunaire-2025/" data-wpel-link="internal">À McGill : le Nouvel An lunaire en événements</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le Nouvel An lunaire, souvent appelé à tort « Nouvel An chinois », est une célébration annuelle basée sur le calendrier lunaire, qui diffère du calendrier grégorien utilisé en Occident. L’utilisation du terme « Nouvel An lunaire » est bien plus inclusive, car il reflète la diversité culturelle des peuples qui célèbrent cette fête, au-delà de la Chine. En effet, plusieurs communautés à travers l’Asie, comme les Vietnamiens (nommant cette fête <em>Tết</em> ), les Coréens (nommant cette fête <em>Seollal</em>), les Mongols et certains groupes au Japon, en Thaïlande, en Malaisie, ou aux Philippines, marquent cette occasion avec leurs propres traditions uniques.</p>



<p>La date de ce Nouvel An varie chaque année, car elle est déterminée par le calendrier lunaire, qui suit les cycles de la lune. Cette année, le Nouvel An commence le mercredi 29 janvier et se termine avec la fête des lanternes, 15 jours après. En Chine, cet événement est aussi appelé « Fête du Printemps » (春节), car il marque la fin de l’hiver et le début d’une nouvelle saison agricole. Au Vietnam, cette période est nommée <em>Tết Nguyên Đán </em>et revêt une forte dimension familiale et spirituelle. Au total, ce sont presque deux milliards de personnes qui vont célébrer ce début de l’année lunaire.</p>



<p>Les célébrations varient selon les pays, mais elles incluent souvent des rituels communs : grands repas en famille, offrandes aux ancêtres, feux d’artifice pour chasser les mauvais esprits, danse du lion et nettoyage des maisons pour accueillir la chance. Les enveloppes rouges remplies d’argent (<em>hóngbāo</em> en Chine ou <em>lì xì</em> au Vietnam) sont offertes pour symboliser la prospérité et l’amour entre les générations.</p>



<p>Le Nouvel An lunaire est intimement lié au zodiaque chinois, qui repose sur un cycle de 12 ans, où chaque année est représentée par un animal spécifique : Rat, Buffle, Tigre, Lapin, Dragon, Serpent, Cheval, Chèvre, Singe, Coq, Chien et Cochon. Ces signes sont également associés à des éléments naturels (bois, feu, terre, métal, eau) qui influencent davantage le caractère de l’année. Ainsi, cette combinaison d’un animal et d’un élément crée une symbolique particulière et rend chaque année unique par son énergie. Cette année 2025 est l’année du Serpent de bois, signe de sagesse, de maturité d’esprit, mais aussi de transformation, par son association au bois.</p>



<p><em>L’ASSOCIATION DES ÉTUDIANTS VIETNAMIEN·NE·S DE MCGILL (MVSA)</em><br>Jason, membre de l’équipe « événementiel » de MVSA, nous partage les détails du plus gros événement de l’année organisé par le club. Inspiré des marchés nocturnes vietnamiens particulièrement animés, il nous donne rendez-vous à la salle de bal de l’édifice de l’AÉUM ce 1er février, de 12h à 17h. À travers différents kiosques proposant musique, nourriture, spectacles et autres activités culturelles, cet événement nous invite à voyager et à (re)découvrir la richesse de la culture vietnamienne. De nombreux commanditaires et vendeurs, tels que Gong Cha (thé aux perles) ou Nhasang (restaurant vietnamien) seront présents. L’événement proposera aux visiteur·se·s de confectionner leur propre lanterne vietnamienne, de participer au classique Bầu cua (jeu d’argent incontournable), de s’initier à la calligraphie, et bien plus. En vous procurant votre billet, vous obtiendrez automatiquement 10 bons pour participer aux diverses activités disponibles. L’événement est ouvert à tous·tes. Plus d’information sur Instagram : @mvsa.mcgill</p>



<p><em>LA SOCIÉTÉ DES ÉTUDIANTS CHINOIS DE MCGILL (MCSS)</em><br>Lillian, responsable de la communication de MCSS, nous dévoile les détails de leur soirée à thème « écailles de fortune (<em>tdlr</em>) » (<em>scales of fortune</em>) pour bien commencer cette année du serpent. L’événement aura lieu ce 30 janvier au restaurant Pink Kong, situé au 2087 rue St-Catherine Ouest, entre 21h et 2h du matin. Avec des DJs spécialement invités pour l’occasion, cette soirée au code vestimentaire noir et rouge vous emmènera au bout de la nuit pour cette célébration du Nouvel An lunaire! Les billets seront disponibles au prix de $25 à la porte. De plus, le club nous invite à célébrer la Fête des lanternes (tenue traditionnellement 15 jours après le Nouvel An lunaire), l’occasion parfaite d’en apprendre plus sur la culture chinoise! En tant que visiteur·se, vous pourrez vous essayer à la confection de <em>tangyuan</em> (boulettes de riz gluant fourrées de diverses garnitures), et d’autres activités qui vous plongeront dans les traditions de « l’Empire du Milieu ». Ouvert à tous·tes, l’événement se tiendra en février, et les détails seront confirmés sous peu sur le compte Instagram du MCSS (@mcssfam).</p>



<p><em>MTSA, MCSS, HKSN, MECA, MASSA, CCAS**</em><br>De nombreuses associations étudiantes asiatiques vous invitent à leur marché du Nouvel An lunaire, qui se tiendra le 6 février prochain de 16h à 21h aux 2e et 3e étages de l’édifice de l’AÉUM. Le marché proposera de nombreuses activités et kiosques de nourriture, ainsi que des animations gratuites. Les commanditaires des clubs tels que Tsujiri (salon de thé japonais), Coco (pâtisseries chinoises), Ocha (thé aux perles et mochis) seront présents pour ravir vos papilles! Organisé en partenariat avec l’Université Concordia, l’événement est également une opportunité de faire de nouvelles rencontres au sein de la communauté étudiante montréalaise et de sortir de la « bulle » McGill. Chaque billet d’entrée vous permettra de participer à une loterie avec divers prix à la clé. Ces billets seront vendus au prix unique de 3$ (avec option de payer 2$ en plus pour un billet de loterie supplémentaire). Plus d’informations sont disponibles sur les comptes Instagram des différentes associations organisatrices (@hksnmcgill, @mtsalovesyou, @clubccas, @meca.mcgill, @massa_mcgill).</p>



<p>**L’Association des étudiants Taiwanais de McGill, La Société des étudiants Chinois de McGill, Le Réseau des étudiants Hongkongais, L’Association éducative et culturelle et des étudiants coréens de McGill, L’Association étudiante des Malaisiens et Singapouriens, L’Association des Canadiens d’origine asiatique de Concordia</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/le-nouvel-an-lunaire-2025/" data-wpel-link="internal">À McGill : le Nouvel An lunaire en événements</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quand l’anxiété académique s’installe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/quand-lanxiete-academique-sinstalle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lettre]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[anxiété académique]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56486</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réflexions d’une étudiante en littérature anglaise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/quand-lanxiete-academique-sinstalle/" data-wpel-link="internal">Quand l’anxiété académique s’installe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Mes questionnements se multiplient à mesure que les échéances pour les candidatures aux maîtrises approchent. Au lieu de laisser l’anxiété qui émane de toutes mes inquiétudes non-répondues me ronger, je pense qu’au contraire, il faut en parler. Parce que l’expérience que je vis est celle de milliers d’autres étudiant·e·s à McGill et ailleurs. Parce qu’en parlant à mes ami·e·s, j’ai vite réalisé que je n’étais pas la seule à avoir des doutes, à m’inquiéter et à être stressée. Cet article est dédié à toutes ces personnes qui se sentent comme moi. Ce sont mes mots, des phrases simples et des réflexions banales mais qui, je l’espère, feront sentir certain·e·s de mes lecteur·rice·s moins seul·e·s.</p>



<p>Je suis maintenant dans ma troisième année d’études dans le programme de littérature anglaise. Bien que je sois passionnée par la lecture et l’écriture en anglais, le simple fait de poursuivre un diplôme dans une langue qui ne m’est pas maternelle est source de questionnements. Évidemment, je ne suis pas la seule dans cette situation. Les étudiant·e·s internationaux·ales représentent près de <a href="https://www.mcgill.ca/about/fr#:~:text=Provenant%20de%20plus%20de%20150,les%20universit%C3%A9s%20de%20recherche%20canadiennes." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">30%</a> de l’effectif total de McGill, ce qui veut dire qu’une grande partie de ces 12 000 personnes sont, tout comme moi, en train de prendre des cours au niveau universitaire dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle. Bien sûr, le niveau de langue anglaise de toutes ces personnes, moi comprise, est techniquement élevé, puisque c’est une condition à remplir pour être admis·e à McGill. Cependant, « avoir le niveau » ne veut pas forcément dire être constamment confiant·e, surtout dans un programme comme le mien, où la langue est au coeur des discussions. J’ai récemment ressenti ce qu’on appelle communément le « syndrome de l’imposteur ». Selon l’<a href="https://www.cma.ca/fr/carrefour-bien-etre-medecins/contenu/leadership-action-domaine-sante-surmonter-syndrome-limposteur" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Association médicale canadienne</a>, c’est « une tendance psychologique à la peur et à la remise en question ». Ainsi, la personne atteinte doute de ses réussites et ressent une « peur persistante et internalisée d’être présentée comme un escroc, et ce, malgré ses capacités démontrées ». C’est ainsi que je me sens en ce moment : j’ai l’impression de ne pas être à ma place et de ne pas avoir atteint le niveau, que ce soit en anglais ou académiquement.</p>



<p><strong>D’où vient le stress?</strong></p>



<p>Les causes de ce problème me semblent évidentes : la comparaison – ou l’absence de comparaison directe. À première vue, l’université semble être un endroit où la comparaison n’est pas un problème. Chacun étudie des choses différentes, et à part la GPA (Moyenne Pondérée Cumulative), il n’y a pas de moyenne générale par devoir ou par groupe dans mon programme, donc pas de compétition. Pourtant, toutes ces choses sont paradoxalement ce qui me cause de l’anxiété. Je trouvais cela rassurant de partager le même emploi du temps que mes camarades au secondaire, d’avoir les mêmes cours, les mêmes devoirs, les mêmes notes à comparer. Maintenant, lorsque j’entends mes ami·e·s dans une autre faculté s’exclamer qu’ils·elles sont tristes d’avoir obtenu un B, je me dis que je dois mal faire quelque chose dans mes propres devoirs, où un B me paraît déjà satisfaisant. Pourtant, nos programmes sont bien différents, les exigences sont différentes, et c’est quelque chose que j’apprends à accepter.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Parfois, j’ai l’impression d’avoir tant à faire que je ne peux rien faire »</p>
</blockquote>



<p>Cette année, au sein de mon programme, la chose qui me fait le plus douter de moi-même sont les publications de discussions (<em>discussion posts</em>). La majorité de mes professeur·e·s de littérature me demandent de publier chaque semaine un court texte sur les livres que nous étudions. En théorie, c’est une bonne idée : ça permet d’échanger avec ses camarades, de découvrir d’autres perspectives et de nous inciter à ne pas accumuler de retard sur nos lectures. Cependant, depuis que ce mode d’évaluation m’a été introduit, je me sens particulièrement stressée. Chaque semaine, je lis des dizaines de messages postés par des personnes qui semblent savoir mieux analyser et mieux réfléchir que moi.</p>



<p>En plus des exigences personnelles que nous nous imposons, la surcharge de travail et la difficulté à trouver un équilibre entre vie personnelle, travail et études présentent aussi une <a href="https://www.ordrepsy.qc.ca/-/la-sant%C3%A9-psychologique-des-%C3%A9tudiants-universitaires-une-analyse-qualitative" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">source d’anxiété</a>. Parfois, j’ai l’impression d’avoir tant à faire que je ne peux rien faire. Je n’arrive pas à être productive et, démoralisée, je finis par passer ma journée dans mon lit. Cette culpabilité me ronge : c’est comme être dans un cycle sans fin.</p>



<p><strong>Exigences académiques</strong></p>



<p>Dans une université comme McGill, ce stress de comparaison est encore plus élevé. On nous le répète sans cesse : « c’est une université réputée », « tout le monde est intelligent. » Tous ces discours ne font que nourrir les doutes qui grandissent en moi. Nous avons beau savoir que nous avons été acceptés pour une raison, cela ne nous empêche pas de douter de nos capacités.</p>



<p>En plus de cela, après avoir pris un cours de poésie canadienne, j’ai aussi réalisé que de nombreuses personnalités dans le monde de la littérature ont fréquenté les couloirs de McGill. Chaque fois que je me rends dans le bâtiment des Arts (<em>Arts Building</em>), je m’imagine A.M. Klein, Irving Layton, ou encore Leonard Cohen se diriger vers les mêmes salles que moi. Je trouve cela passionnant, de me dire que, des années auparavant, ces personnes ont elles-aussi publié dans le <em><a href="https://www.mcgilldaily.com/2011/04/inkwell-special-the-daily-and-literature/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">McGill Daily</a></em>. Par ailleurs, cela produit une pression inconsciente vis-à-vis de mon travail. Je ressens le devoir de rendre hommage à ces artistes, de révolutionner la littérature comme ils·elles sont parvenu·e·s à le faire à mon âge.</p>



<p><strong>Des solutions à adopter?</strong></p>



<p>Malgré ce stress et l’apparence négative de mes réflexions, je reste convaincue qu’il existe des solutions. Je vais recevoir mon diplôme à la fin de la session prochaine, c’est donc une période charnière qui s’avère intense émotionnellement. Pourtant, je continue de rester optimiste. Personnellement, je trouve refuge dans ma cuisine. Prendre le temps de me préparer un bon repas le soir après une journée chargée est ma façon de me relâcher. Une playlist jazz en fond, je découpe consciencieusement mes légumes, je regarde l’eau bouillir et je profite des bonnes odeurs de mes plats. Je trouve qu’il y a un côté réconfortant dans les routines. Chaque soir, je prends soin d’allumer une bougie, de mettre des vêtements confortables après ma douche et de me préparer une tisane pour étudier à mon bureau. Ce sont des petites choses qui paraissent insignifiantes pour certain·e·s, mais qui me détendent considérablement. Ce sont aussi ces choses qui rendent la vie étudiante plus facile à vivre ; ces choses qui me font apprécier le fait de vivre seule, bien que loin de ma famille. Je suis convaincue qu’il est essentiel pour chacun·e d’avoir un échappatoire. Que ce soit la cuisine, la musique, le dessin, l’écriture d’un journal, ou les jeux vidéos, notre seule façon de récupérer physiquement et mentalement est le repos. Ce repos, qui paraît parfois impossible à envisager, est pourtant bel et bien nécessaire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/quand-lanxiete-academique-sinstalle/" data-wpel-link="internal">Quand l’anxiété académique s’installe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>(Re)connecter&#160;avec&#160;ses&#160;racines&#160;en&#160;voyageant&#160;au Vietnam</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/reconnecter-avec-ses-racines-en-voyageant-auvietnam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55988</guid>

					<description><![CDATA[<p>La pièce La démagogie des dragons, un joyeux chaos culturel.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/reconnecter-avec-ses-racines-en-voyageant-auvietnam/" data-wpel-link="internal">(Re)connecter&nbsp;avec&nbsp;ses&nbsp;racines&nbsp;en&nbsp;voyageant&nbsp;au Vietnam</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Comment comprendre qui l’on est alors que l’on grandit à Montréal en tant qu’asiatique et que le seul rapport que nous entretenons avec notre culture, c’est d’aller chercher un <em>bubble tea</em> au L2 du quartier chinois? Comment reconnecter avec son héritage vietnamien alors qu’on connaît seulement trois mots appris sur Duolingo? Comment renouer avec ses racines? Est-ce possible? </p>



<p>Mon premier article pour <em>Le Délit</em>, écrit en mars 2023, s’intitule « <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/03/15/conflit-interieur-dune-eurasienne/" data-wpel-link="internal">Conflit intérieur d’une eurasienne</a> ». Pour la première fois, je sentais que j’avais besoin d’écrire, mais surtout que j’avais besoin d’être lue. Je me disais que mon expérience, si personnelle soit-elle, pouvait résonner avec bien plus de monde que ce que je pouvais imaginer. N’importe qui considérant avoir une identité hybride : quelqu’un qui grandit loin de son pays d’origine, quelqu’un qui ne ressemble pas tout à fait à ses parents, ni à ses camarades de classe, ou même quelqu’un qui se regarde dans le miroir et ne saurait définir son ethnicité en un seul mot pourrait comprendre ma réalité. <em>Connais-toi toi-même</em>. Pas facile quand notre visage, notre langue, notre culture, et nos valeurs sont à la fois un peu asiatiques, mais pas vraiment, un peu québécoises, mais pas vraiment, un peu françaises, mais pas vraiment. </p>



<p>L’autrice Tamara Nguyen et le metteur en scène Vincent Kim s’attaquent justement à cette question dans leur nouvelle pièce <em>La démagogie des dragons</em> présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (CTDA). Claudia Chan Tak et Dominick Rustam interprètent respectivement l’autrice et le metteur en scène. Ils se prénomment donc Tamara et Vincent dans la pièce qui retrace leur rencontre, leurs interrogations sur leur héritage asiatique, et surtout, leur premier voyage au Vietnam. Ce n’est pas tout à fait autobiographique car l’enchaînement des événements ne correspond pas exactement à celui de la vraie vie, mais largement inspiré de l’expérience de ces deux artistes. </p>



<p>On pense souvent que se rendre dans le pays d’origine de ses parents permettra une sorte de déclic. Comme si, dès l’arrivée à l’aéroport, quelque chose se réveillait en nous et nous connectait instantanément avec la population là-bas. Comme si, tout à coup, on comprenait qui on est. Pourtant, la réalité demeure que, pour la majorité, un pèlerinage de la sorte ne change pas grand-chose. Il en va de même pour Tamara et Vincent qui, lorsqu’ils se rendent au Vietnam, ne se sont pas tout de suite sentis chez eux. Pourtant, ce voyage a été une étape importante dans leur développement personnel, qui leur a permis de mieux se comprendre. Parce qu’ils ont compris que l’endroit où ils habitent, là où ils ont grandi et la langue qu’ils parlent importe peu. Ce message est d’ailleurs explicité à la fin de la scène, lorsqu’un témoignage de l’autrice et du metteur en scène est projeté au public. Tamara a beau être française et vietnamienne et Vincent coréen, vietnamien et québécois, ce qui leur importe, ce n’est pas de s’identifier à une origine précise, c’est que ce joyeux mélange de cultures leur a permis de devenir qui ils sont aujourd’hui. C’est au sein d’une ambiance chaleureuse que se déroule la pièce : des lampions colorés tendus sur une guirlande au-dessus du public ; une bande-son typiquement vietnamienne qui me rappelle le CD que ma grand-mère joue en boucle dans sa voiture. On y retrouve également des éléments asiatiques : un écran de projection avec des bordures rouges tel un sanctuaire Shinto ; une áo dài (robe traditionnelle) suspendue ; le fameux chat porte-bonheur qui ne se lasse jamais de dire bonjour ; une statue du Bouddha et des oranges dans une coupelle dorée, des offrandes, comme celles qu’on retrouve à l’entrée des restaurants asiatiques ou des temples bouddhistes. </p>



<p>J’aime la façon dont la nourriture est placée au premier plan. Dans mon premier article au <em>Délit</em> j’expliquais que ce qui me fait d’abord sentir vietnamienne, c’est mon amour pour le pho. Similairement, dans la pièce, la quête de soi de Tamara se transforme en une quête désespérée lors de son voyage pour dénicher la soupe tonkinoise qui aura exactement le goût de celle de sa grand-mère. Malgré les incertitudes des deux amis et leurs difficultés à se faire comprendre et à se sentir chez eux, leur rapport envers la nourriture s’établit comme un lien tangible avec une culture qui est la leur. Ce rapprochement me rappelle un livre que j’ai énormément aimé, <em>Pleurer au Supermarché</em> (ou <em>Crying in H Mart</em>), écrit par Michelle Zauner dans lequel l’autrice, moitié coréenne et moitié américaine, découvre que de se rendre au supermarché asiatique et apprendre à préparer les plats de son enfance est la seule façon pour elle de reconnecter avec son côté coréen suite au décès de sa mère. </p>



<p>En parallèle de l’histoire jouée par les deux comédiens, la pièce est rythmée par des témoignages vidéos projetés sur un grand écran. Ces projections apportent un contexte historique et permettent au public de prendre le temps de réfléchir. Aussi touchant que troublant, il y a notamment le récit d’une grand-mère qui a immigré au Canada en 1975 – tout comme ma grand-mère – et qui nous raconte la façon dont elle s’est sentie forcée d’effacer chaque trait vietnamien de son apparence afin de faciliter son intégration au Québec et celle de ses enfants, qui ne parlent maintenant plus vietnamien. Ces discours remplis d’émotion résonnent auprès de nombreuses familles immigrantes, et permettent de mieux comprendre le traumatisme intergénérationnel vécu par ces personnes. </p>



<p><em>La démagogie des dragons</em>, est une pièce que l’on ressent. Ce qui est important, ce ne sont ni les retrouvailles entre Tamara et Vincent des années après le secondaire, ni l’histoire de leur voyage et leurs péripéties à Hanoi, ni les tentatives désespérées de Tamara qui tente de devenir influenceuse sur Tiktok en forçant Vincent à apprendre des chorégraphies de <em>K‑pop</em>. En fin de compte, l’essentiel de la pièce réside dans les réflexions qu’elle provoque inévitablement chez son auditoire. Les doutes des deux personnages, les remarques racistes qu’ils subissent, leur difficulté à connecter avec leur héritage, et leur relation mouvementée nous forcent à réfléchir à notre propre histoire, à notre relation avec une culture qui peut nous paraître si familière, mais pourtant si lointaine. </p>



<p><em>La démagogie des dragons est présentée au CTDA jusqu’au 11 octobre. Vous pouvez vous procurer des billets sur leur site Internet.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/reconnecter-avec-ses-racines-en-voyageant-auvietnam/" data-wpel-link="internal">(Re)connecter&nbsp;avec&nbsp;ses&nbsp;racines&nbsp;en&nbsp;voyageant&nbsp;au Vietnam</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Être libraire, ça consiste en quoi?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/etre-libraire-ca-consiste-en-quoi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[librairie]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55310</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Mario Laframboise, libraire à la librairie Gallimard de Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/etre-libraire-ca-consiste-en-quoi/" data-wpel-link="internal">Être libraire, ça consiste en quoi?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Cette semaine, <em>Le Délit</em> a pu s’entretenir avec Mario Laframboise, libraire à la librairie Gallimard de Montréal. Il a répondu à nos questions sur son parcours, les responsabilités de son métier et les défis du quotidien auxquels il doit faire face.</p>



<p><strong>Le Délit (LD) </strong><em>: Tout d’abord, peux-tu me parler un peu de toi et de ton parcours en tant que libraire?</em></p>



<p><strong>Mario Laframboise (ML) </strong>: J’ai commencé par faire des études de théâtre à l’École Nationale de Théâtre du Canada (ENT) en écriture dramatique. J’ai obtenu mon diplôme en 2016. Dans le contexte de la pandémie, le théâtre, ça devenait compliqué pour moi, mais j’avais besoin de sortir de chez moi. J’avais déjà de l’expérience en vente, et lorsque j’ai eu l’opportunité de travailler pour la librairie Monet, j’ai sauté sur l’occasion. Je lisais beaucoup, j’ai toujours été un littéraire. Cet intérêt pour les arts m’a poussé à travailler chez eux. J’ai commencé dans l’entrepôt, avant de devenir libraire. Dès lors, j’ai commencé à avoir un gros coup de cœur pour ce métier. Alors que j’étais très intimidé par les libraires à l’époque, travailler dans ce domaine m’a incité à poursuivre sur cette voie. Après près d’un an et demi, un poste s’est libéré à Gallimard et j’ai postulé. C’est chez Gallimard que je me suis retrouvé comme à la maison. C’est là où je me suis dit : « Je veux faire carrière ». Cela fait maintenant trois ans et demi que je suis libraire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« On est constamment confronté à nos angles morts de nos savoirs en tant que libraire. Plus on en sait, plus on se rend compte qu’on ne sait rien »</p>
<cite>Mario Laframboise, libraire chez Gallimard à Montréal</cite></blockquote>



<p><strong>LD </strong><em>: Qu’est ce qui te plait le plus dans ton métier?</em></p>



<p><strong>ML</strong> : Le rapport aux clients, mais pas que. On a tendance à réduire le métier à ça, mais ce n’est pas seulement le cas. Ce que j’aime, c’est pouvoir apprendre quotidiennement sur la littérature et le monde de l’édition. On se rend compte qu’on ne peut jamais tout lire, car la quantité de livres publiés chaque jour est immense. Malgré cela, on rencontre des auteurs, des lecteurs, des éditeurs. Je suis baigné dans cette culture et c’est très enrichissant humainement. En plus, j’aime les tâches quotidiennes que nous devons effectuer, comme réceptionner les livres, les répertorier, les emballer… Le métier de libraire est riche.</p>



<p><strong>LD : </strong><em>Quel est le plus gros défi auquel tu es confronté?</em></p>



<p><strong>ML </strong>: La chose principale sur laquelle je travaille, c’est ma confiance en moi. On est constamment confronté aux angles morts de nos savoirs en tant que libraire. Plus on en sait, plus on se rend compte qu’on ne sait rien. Ça demande beaucoup d’humilité de dire à un client qu’on ne sait pas, mais qu’on va se renseigner. C’est une opportunité pour apprendre, mais gagner en confiance en soi, c’est le plus dur. Ça ne me diminue pas en tant que personne de ne pas savoir quelque chose. Je suis aussi épaulé par des co-directeurs qui m’aident à me développer, tout comme mes collègues. Il y a souvent des clients qui sont étonnés qu’on ne connaisse pas tel auteur ou tel livre. La beauté de la chose, c’est qu’on en apprend tous les jours !</p>



<p><strong>LD </strong><em>: En quoi consiste la journée type d’un libraire? Quelles sont les tâches que tu dois effectuer?</em> </p>



<p><strong>ML </strong>: Ce n’est pas pareil dans toutes les librairies, mais chez Gallimard, on s’occupe de tout. La journée type varie, car on a des rotations. Généralement, le matin, quelqu’un s’occupe de réceptionner les livres que nous recevons. Il y a aussi une personne qui traite les commandes en ligne. En plus, nous devons répondre quotidiennement aux courriels que l’on reçoit. Durant la journée, on doit également répertorier les livres et aider les clients, évidemment. Enfin, nous sommes aussi chargés de créer du contenu pour nos réseaux sociaux, d’écrire des notes de lecture, de gérer les stocks, et de s’informer de l’actualité pour être au courant de ce qui se passe dans le monde littéraire. Les gens ne s’en rendent pas toujours compte, mais en réalité, le métier de libraire c’est à peu près 15% de service à la clientèle et 85% de gestion de stock.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-1200x1200.jpg" alt class="wp-image-55323" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-1200x1200.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-2048x2048.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-3-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="726" height="726" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-1.jpg" alt class="wp-image-55321" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-1.jpg 726w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-1-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-1-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-1-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 726px) 100vw, 726px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-1200x1200.jpg" alt class="wp-image-55322" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-1200x1200.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-2048x2048.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/livres-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/dgrandmaison/?media=1" data-wpel-link="internal">Dominika Grand’Maison</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>
</div>



<p><strong>LD </strong><em>: Plus spécifiquement par rapport à Gallimard, pourquoi avoir choisi d’y travailler? Qu’est ce qui rend cette librairie unique?</em></p>



<p><strong>ML </strong>: Je dirais que c’est leur vision. La librairie Gallimard forme une toute petite équipe par rapport à d’autres. Ils ont un désir de former des libraires de carrière et la volonté d’offrir une formation à long terme avec des libraires qui connaissent leur métier en profondeur. C’est dans cette vision que je me suis reconnu. Je veux viser l’excellence, pas du jour au lendemain, mais petit à petit essayer de devenir meilleur. Chez Gallimard, je suis entouré de personnes qui m’inspirent, notamment mes co-directeurs, et qui ont beaucoup d’expérience. De plus, il y a évidemment le prestige associé avec la maison d’édition Gallimard, comme avec les collection « la Pléiade », « la Blanche », « Du monde entier », « Folio ». C’est une maison d’édition qui contribue depuis plus de cent ans au rayonnement de la littérature. Beaucoup de personnes viennent nous voir pour acheter des classiques parce que nous sommes une librairie qui travaille sur le fond. On propose aussi de la nouveauté, mais ce fond, c’est important de le connaître. Enfin, quelque chose que je trouve important de souligner, c’est la proximité avec les universités et les milieux culturels. Chaque jour, je fais face à une clientèle qui me pousse intellectuellement et me stimule malgré les difficultés que je rencontre. C’est une clientèle très variée : certains viennent pour me parler d’actualités, d’autres sont très cultivés et ont besoin de recommandations précises.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les gens ne s’en rendent pas toujours compte, mais en réalité, le métier de libraire c’est à peu près 15% de service à la clientèle et 85% de gestion de stock »</p>
<cite>Mario Laframboise, libraire chez Gallimard à Montréal</cite></blockquote>



<p><strong>LD </strong><em>: Quels genres de livres proposez-vous à la librairie?</em></p>



<p><strong>ML </strong>: On ne travaille pas seulement avec Gallimard, mais aussi avec d’autres maisons d’édition. On propose vraiment de tout à la librairie et on essaie de mettre la littérature québécoise en avant. En littérature du monde, on classe les livres par groupe linguistique ou par pays. Chaque librairie va proposer un classement un peu différent. Ce que j’apprécie dans cette façon de faire, c’est que ça met de l’avant la diversité littéraire. Ce n’est pas « la » littérature, mais « les » littératures du monde. Cette catégorisation nous invite à apprécier la langue et les cultures différemment.</p>



<p><strong>LD </strong><em>: Peux-tu me parler du rapport avec le client? As-tu des anecdotes?</em></p>



<p><strong>MD </strong>: Les clients ont beacoup d’attentes lorsqu’ils viennent chez Gallimard. Ils sont parfois intimidés par les libraires – d’autres fois, c’est nous qui le sommes par eux – mais aussi par le prestige de la maison d’édition. Pourtant, plus les gens nous parlent, plus ils sont surpris de voir que nous sommes des gens faciles d’accès et que notre métier est simplement de promouvoir la lecture. Ils constatent que l’on peut parler de tout et qu’on est ouvert d’esprit. Il nous arrive de ne pas viser juste lorsqu’on fait des recommandations, mais les clients reviennent nous voir pour en parler, et nous arrivons à mieux les comprendre. Le métier de libraire nous demande de faire preuve de beaucoup d’humilité et d’accepter le fait qu’un livre ne peut pas plaire à tout le monde. On lit toujours avec subjectivité. Même lorsqu’on essaie de créer une connexion avec le client, la lecture reste un voyage solitaire. J’ai deux anecdotes que j’aime partager. Je me souviens d’un client qui m’a demandé des conseils pour trouver un roman policier. Je lui avais conseillé un livre et il m’a avoué par la suite que ça allait être son premier livre en tant qu’adulte. Je lui ai dit de ne pas être gêné et j’espérais que ma recommandation allait lui donner l’envie de lire. Je trouve ça beau comme histoire, surtout le fait qu’il ait eu le courage de venir à la librairie. La deuxième, c’était un professeur au cégep qui a été forcé d’arrêter de lire après un problème de santé. Il m’avait expliqué qu’il n’arrivait plus à lire de longs chapitres. Je lui ai donc conseillé un livre avec de courts chapitres, en espérant qu’il puisse l’apprécier. Il est revenu me voir deux semaines après pour me dire qu’il avait pu le lire au complet et que ça l’avait complètement reconnecté à la lecture. C’est ce genre de situations qui valorisent notre métier.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-1200x1800.jpg" alt class="wp-image-55324" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-1200x1800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/portarit1-e1711479683432.jpg 1260w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Portrait de Mario Laframboise par Dominika Grand’Maison | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>LD </strong><em>: Quels sont les événements ou les activités que vous organisez régulièrement à la librairie pour engager la communauté?</em></p>



<p><strong>ML </strong>: Au sein même de notre librairie, on a une personne chargée de la coordination des évènements. Parfois, les éditeurs que nous recevons nous proposent des lancements, parfois la diffusion, ou parfois c’est nous qui les approchons. Il n’y a pas vraiment de règles. Les lancements et les autres événements promotionnels, ça permet aussi aux éditeurs de connaître le goût, le style des différentes librairies. On organise aussi régulièrement des causeries avec des auteurs étrangers, ou des discussions autour des thématiques du livre. Cela permet en quelque sorte d’abattre les barrières entre l’auteur et les lecteurs, de les démystifier. Les lecteurs sont toujours surpris de pouvoir discuter librement avec des écrivains. Enfin, on organise des événements en collaboration avec les festivals (par exemple FIKA(S) ou Métropolis Bleu) ou d’autres événements autour de la littérature, comme notre participation cette année à la Nuit Blanche avec des lectures à la librairie. Nous communiquons de trois façons : sur nos réseaux sociaux (Facebook et Instagram), notre site Internet, ainsi que notre infolettre. Il est possible de s’inscrire à cette dernière sur notre site afin de recevoir les informations concernant les événements à venir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Le métier de libraire nous demande de faire preuve de beaucoup d’humilité et d’accepter le fait qu’un livre ne peut pas plaire à tout le monde. On lit toujours avec subjectivité. Même lorsqu’on essaie de créer une connexion avec le client, la lecture reste un voyage solitaire »</p>
<cite>Mario Laframboise, libraire à la librairie Gallimard de Montréal.</cite></blockquote>



<p><strong>LD </strong><em>: Enfin, je suis curieuse de connaître tes goûts personnels. As-tu un livre à me recommander?</em></p>



<p><strong>ML </strong>: Au niveau de mes lectures personnelles, je lis de tout pour apprendre davantage, mais j’aime beaucoup les polars et la littérature étrangère, plus largement. Je suis également attiré par la science-fiction. Même si, pour moi, c’est très important d’acheter de la littérature québécoise, je trouve que la littérature étrangère nous permet de continuer à aiguiser notre empathie sur le monde. Je promouvoie beaucoup cette catégorie. Enfin, si je devais recommander un livre, ce serait <em>Fungus : Le Roi des Pyrénées</em> d’Albert Sánchez Piñol. C’est l’histoire d’un petit diable alcoolique qui se réfugie dans une grotte et qui réveille par accident d’énormes champignons. Il décide de créer une cellule révolutionnaire anarchiste avec eux et tient des discours sur la classe prolétaire, mais agit en réalité comme despote. Ce que j’aime, c’est le décalage entre le ton épique et la situation niaiseuse. C’est aussi une réflexion intéressante sur les enjeux de pouvoir. Je ne peux que le conseiller, c’est mon livre préféré!</p>



<p><em>La librairie Gallimard se situe au 3700 Boul. Saint-Laurent, Montréal. Plus d’informations sur leur site <a href="https://www.gallimardmontreal.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">https://www.gallimardmontreal.com/</a></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="945" height="945" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1.jpg" alt class="wp-image-55312" style="width:402px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1.jpg 945w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Librairie-Gallimard-Montreal-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 945px) 100vw, 945px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/etre-libraire-ca-consiste-en-quoi/" data-wpel-link="internal">Être libraire, ça consiste en quoi?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Superposition multiculturelle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/superposition-multiculturelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55394</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hybrid Condition par Tam Khoa Vu au centre MAI.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/superposition-multiculturelle/" data-wpel-link="internal">Superposition multiculturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dès que le visiteur pénètre dans la salle de l’exposition du MAI (Montréal, arts interculturels), il est immédiatement plongé dans l’obscurité, accueilli par une odeur d’encens, une musique entraînante et un imposant cube lumineux au centre de la pièce. Cette première exposition individuelle de l’artiste Tam Khoa<br>Vu, basé à Tio’tia:ke/Montréal, explore de manière saisissante l’hybridité culturelle vietnamo-canadienne à travers une installation unique. L’artiste cherche à mettre en lumière les images qui évoquent les identités et la diaspora vietnamiennes, permettant ainsi une plongée dans les racines culturelles et ethniques des identités nationales pour remettre en question l’hégémonie occidentale et son impact sur le Vietnam, ses habitants et l’identité vietnamo-canadienne. Cela l’amène à naviguer dans un « tiers espace » entre le Vietnam et le Canada.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Nous sommes absorbés par le cube, mais les vidéos elles-mêmes essaient d’en sortir et occupent l’espace au complet »</p>
</blockquote>



<p>L’installation se présente sous forme d’un cube sur lequel sont projetées diverses vidéos. Ce cube est réalisé dans un tissu transparent, qui permet une projection nette des images, mais également une superposition de chacune de ses faces. Nous sommes invités à l’observer sous tous ses angles.</p>



<p>La première face, celle par laquelle nous sommes accueillis dès l’entrée, est chaotique. C’est une superposition de clips tirés des réseaux sociaux, notamment Instagram, qui représente l’identité vietnamienne (et asiatique en<br>général) à travers Internet. Les vidéos s’enchaînent très rapidement, nous sommes absorbés par ces images. La plupart ont pour but de nous faire rire. C’est une vision certes positive de la culture asiatique, mais pourtant, pas réellement représentative. Bien que les vidéos soient réalisées par la communauté elle-même, elles ne reflètent qu’un aspect divertissant et humoristique du Vietnam.</p>



<p>La deuxième face entre directement en contraste avec la première. Les vidéos sont cette fois-ci tirées majoritairement de films et de séries occidentales qui représentent les asiatiques sous un regard « blanc ». Les extraits sont profondément racistes et stéréotypés. Il y a également de nombreuses vidéos provenant de films américains, qui mettent en scène la guerre du Vietnam. Nous voyons le pays se faire injustement bombarder tandis qu’un épisode des <em>Simpsons</em>, dans lequel un personnage laotien se fait humilier, est projeté juste à côté. C’est la seule face du cube qui est accompagnée d’une bande sonore, nous permettant d’entendre les acteurs et leurs commentaires racistes. Cela a pour effet de nous attirer vers cette face et d’être confronté à la réalité que vit Tam Khoa Vu en tant qu’immigrant vietnamien.</p>



<p>Les deux autres faces présentent des scènes du Vietnam sous deux angles différents. Les vidéos sont beaucoup plus lentes et calmes. La troisième face présente des moments en famille et des scènes du quotidien vietnamien. La vidéo d’une trentaine de minutes est la plus longue, elle nous invite à prendre le temps de la regarder. C’est touchant, accueillant et intime. On pénètre dans des instants doux, réalistes de la vie au Vietnam. Cette face représente les racines de l’artiste et un retour aux traditions. Elle est directement superposée avec les vidéos racistes ou stéréotypées, à la fois par le montage et par la transparence du cube, permettant une représentation intéressante de la « condition hybride » de Vu. Enfin, la dernière face représente elle aussi le Vietnam, mais d’une façon idéalisée, romancée. Ce sont des images de drônes survolant les rizières et la côte vietnamienne. Bien que<br>ces vidéos soient belles à regarder, ce n’est que l’idée que s’en font la plupart des occidentaux.</p>



<p>Dans une seconde salle, se trouve une sculpture réalisée par Nguyen Vu Tru et Dennis Nguyen du collectif d’art VUTRU. Cette sculpture, mise en valeur sous un éclairage rouge, est un autel traditionnel composé d’un miroir, d’un cadre en bois orange et de deux pots dans lesquels des grains de riz permettent de maintenir des bâtons d’encens qui brûlent doucement. Tam Khoa Vu a voulu, à travers son exposition personnelle, donner l’opportunité à ces deux jeunes artistes de présenter leur création, qui elle-aussi, est un hommage à la culture vietnamienne. L’inspiration principale (qui explique notamment la couleur orange utilisée) vient des baumes et des huiles <em>Siang pure</em>, des remèdes à base de plantes populaires en Asie. Cet autel est volontairement placé juste au-dessus d’une fontaine à eau, mise à la disposition des visiteurs. Ainsi, ces derniers sont forcés de se pencher pour boire, tout comme certaines personnes le feraient lors de prières. Inconsciemment, par le simple fait de boire, nous faisons preuve de respect et reproduisons des rituels religieux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="943" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-1200x943.jpg" alt class="wp-image-55397" style="width:660px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-1200x943.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-650x511.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-150x118.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-768x604.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-1536x1207.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/Hybrid-Condition-©-Tam-Khoa-Vu-2048x1610.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/dgrandmaison/?media=1" data-wpel-link="internal">Dominika Grand’Maison</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le cube attire et rejette. Le cube choque et apaise. Le cube est chaos, peu importe l’angle, peu importe la face<br>que l’on regarde. Le cube est une représentation d’une condition hybride »</p>
</blockquote>



<p>L’exposition est particulièrement réfléchie. Différents endroits pour s’assoir sont prévus : des fauteuils au sol, un banc peint en jaune et blanc (symbole de ce mélange d’identités), et même des tabourets en plastique rouge que l’on retrouve notamment dans des scènes de <em>street food</em> au Vietnam. Ainsi, nous sommes invités à observer le cube sous tous ses angles. Chaque façon de s’asseoir nous offre une perspective différente sur l’installation. Cette<br>idée de perspective est importante pour comprendre le message de l’artiste et son hybridité culturelle. Des poutres en béton se dressent d’ailleurs à travers la pièce, nous forçant à se rapprocher, à tourner autour du cube<br>et à mieux le regarder. Le choix d’avoir positionné le cube avec un angle et non une surface plane dès que l’on pénètre la pièce a aussi pour but de créer cette impression de chaos et d’ajouter à la superposition. Enfin, les images semblent sortir de la boîte, car les couleurs sont projetées au sol et sur les poutres. Nous sommes absorbés par le cube, mais les vidéos elles-mêmes essaient d’en sortir et occupent l’espace au complet. C’est la réalité que vit un immigrant asiatique au Canada : simultanément accepté et rejeté. L’exposition a pour but d’être un endroit sûr, un refuge pour chaque immigrant asiatique, qui peut entrevoir son expérience à travers celle de Vu. C’est<br>presque comme si l’espace était conçu pour rendre inconfortable les personnes blanches, forçant ces dernières à se mettre dans la peau d’un asiatique constamment exclu au sein d’une communauté canadienne. Le cube attire et rejette. Le cube choque et apaise. Le cube est chaos, peu importe l’angle, peu importe la face que l’on regarde. Le cube est une représentation d’une condition hybride.</p>



<p><em>L’exposition est présentée jusqu’au 30 mars à MAI (Montréal, arts interculturels) au 3680 rue Jeanne-Mance. L’entrée est gratuite.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/superposition-multiculturelle/" data-wpel-link="internal">Superposition multiculturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Capturer le dynamisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/capturer-le-dynamisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Visuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55243</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Siphan Lê, photographe sportif.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/capturer-le-dynamisme/" data-wpel-link="internal">Capturer le dynamisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour cette édition spéciale sur le sport, <em>Le Délit</em> a eu la chance de discuter avec Siphan Lê, un photographe passionné qui s’est spécialisé dans la photographie sportive en parallèle de son métier d’ingénieur. Il a pu répondre à nos questions et nous a également partagé certains de ses clichés favoris.</p>



<p><em><strong>Le Délit (</strong></em><strong>LD</strong><em><strong>)</strong></em> <em>: Tout d’abord, d’où te vient cet intérêt pour la photographie?</em></p>



<p><strong>Siphan Lê (SL)</strong> : Cette passion me vient principalement de mon père, qui amenait toujours avec lui son appareil photo Nikon FE ainsi que deux ou trois objectifs. Lorsque j’ai commencé mes études, je me suis inscrit au club de photographie de mon école. C’est là que j’ai appris à manipuler ce boîtier ainsi que les techniques de développement argentique en salle noire. J’ai alors fait mes premiers pas en photographiant la ville dans laquelle j’étudiais, ainsi qu’en documentant les événements qui avaient lieu dans mon école d’ingénieur à Angers. À cette époque, j’étais l’un des rares étudiants à posséder un appareil photo et j’étais donc celui qui documentait les événements du quotidien universitaire, dont de nombreux événements sportifs. Cet intérêt pour la photographie ne m’a jamais quitté et j’ai continué ce <em>hobby</em> après mes études.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Pourquoi le sport en particulier?</em></p>



<p><strong>SL</strong> : Pratiquant moi-même de nombreux sports, comme le triathlon – discipline mêlant course à pied, vélo, et natation – j’ai été amené à photographier les différentes activités et compétitions auxquelles participait mon club. D’amateur, je suis passé au statut de professionnel, bien que cela reste une pratique que j’effectue en parallèle à mon travail principal. Mon réseau de connaissances m’a amené à être souvent sollicité pour photographier des événements sportifs. Ce même réseau m’a aussi permis d’obtenir les accréditations nécessaires pour accéder à des compétitions plus prestigieuses</p>



<p><strong>LD</strong> : <em>En quoi la photographie sportive est-elle un exercice différent de la photographie de paysages ou de portraits? Comment arrives-tu à capturer le dynamisme de tes sujets?</em></p>



<p><strong>SL</strong>: La particularité de la photographie sportive vient du fait que nous ne pouvons pas répéter les poses. Les photos sont prises au 1/1000 de secondes : nous pouvons considérer que nous disposons d’un millième de secondes pour pour prendre le cliché qu’il nous faut. Pour ce faire, la partie repérage est essentielle. Il faut savoir anticiper quels seront les mouvements des athlètes, où ils passeront, et aussi prédire la lumière à ce moment-là. Il faut aussi parvenir à se placer en conséquence pour les épreuves de course à pied, qui sont parfois étendues sur plusieurs kilomètres, pour avoir un maximum de photos exploitables. Bien entendu, les réglages de l’appareil doivent être prêts et je dois pouvoir me fier entièrement sur les capacités du focus automatique, bien plus efficace que l’œil humain.</p>



<p><strong>LD</strong> : <em>Quelles sont les difficultés particulières associées au fait de photographier des athlètes?</em></p>



<p><strong>SL</strong> : Il faut garder à l’esprit que les athlètes gagnent leur vie en partie grâce au <em>Prize-Money</em> (primes) de la compétition, mais aussi beaucoup grâce à leur image. Ces derniers sont donc très pointilleux sur les clichés que l’on publie d’eux et demandent souvent un droit de regard. Par ailleurs, il faut savoir gérer avec les commanditaires et leur club, qui veulent souvent pouvoir gérer la communication autour des athlètes et embauchent parfois un photographe officiel avec qui on se retrouve parfois en compétition indirecte.</p>



<p><strong>LD</strong> : <em>Enfin, peux-tu me parler des projets sur lesquels tu as travaillé ces dernières années?</em></p>



<p><strong>SL</strong>: Récemment, j’ai découvert de nombreuses courses à pied et autres compétitions de natation. Plus particulièrement, j’ai travaillé sur un projet qui me tenait à cœur : la composition d’un ouvrage documenté regroupant une vingtaine d’athlètes et d’entrevues, dont l’objectif était de mettre en avant l’intégration des communautés LGBTQ+ dans le sport. Dans le cas de ce livre, nous avons non seulement fait des entrevues avec des athlètes homosexuels, mais un ensemble d’athlètes de haut niveau, quelle que soit leur orientation sexuelle, afin de leur demander quel était leur regard sur la difficulté d’être queer dans le monde sportif. L’ancienne ministre des sports, Roxana Maracineanu (voir photo 5), a également pris part à ce projet et était très enthousiaste à l’idée de contribuer à cet ouvrage et de communiquer à ce sujet. L’ensemble des photos prises a ensuite été exposé dans le hall de la mairie de Paris ainsi que dans le cadre d’ une exposition itinérante. Cet ouvrage était la commande de la fondation FIER, qui organise notamment les <em>Gay Games</em> à Paris.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1803" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-1200x1803.jpg" alt class="wp-image-55249" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-1200x1803.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-650x977.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-768x1154.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-1022x1536.jpg 1022w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2-1363x2048.jpg 1363w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SPL_8383-2.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption class="wp-element-caption"><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/siphan01/?media=1" data-wpel-link="internal">Siphan Lê</a> | Le Délit</span> Paris Eiffel jumping 2018</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1080" height="1350" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_0272-1.jpg" alt class="wp-image-55244" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_0272-1.jpg 1080w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_0272-1-650x813.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_0272-1-150x188.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_0272-1-768x960.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px"><figcaption class="wp-element-caption">Sandra Dodet (triathlète
française) s’échauffant avant le triathlon de Paris 2018</figcaption><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/siphan01/?media=1" data-wpel-link="internal">Siphan Lê</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-1200x800.jpg" alt class="wp-image-55248" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-2048x1365.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF_7415-930x620.jpg 930w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption class="wp-element-caption"><span class="media-credit">Siphan Lê</span> Tiger Woods lors de la Ryder Cup 2018 au Golf national de Saint-Quentin-en-Yvelines (France)</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-1200x1800.jpg" alt class="wp-image-55246" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-1200x1800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-650x975.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-150x225.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-1024x1536.jpg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117-600x900.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/SIF2117.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption class="wp-element-caption"><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/siphan01/?media=1" data-wpel-link="internal">Siphan Lê</a> | Le Délit</span> Roxana Maracineanu (médaillée d’argent aux Jeux olympiques de Sydney et ancienne ministre des Sports en France) posant pour la cause LGBTQ+ dans le monde sportif</figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/capturer-le-dynamisme/" data-wpel-link="internal">Capturer le dynamisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Qui restera-t-il à mon mariage?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/qui-restera-t-il-a-mon-mariage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[relations]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55038</guid>

					<description><![CDATA[<p>Réflexions sur la complexité des relations sociales à l’université.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/qui-restera-t-il-a-mon-mariage/" data-wpel-link="internal">Qui restera-t-il à mon mariage?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Un narratif très particulier encadre la vie sociale à l’université : celui d’une promesse de liberté. Cette belle histoire, fruit de l’imagination collective, des souvenirs de nos anciens, des réseaux et des séries B, a tendance à définir les années universitaires comme les plus belles d’une vie, et ce surtout sur le plan social. Un environnement si riche et divers, regorgeant d’individus tous les plus intéressants les uns que les autres, ça ne peut être qu’un idéal relationnel, n’est-ce pas? Les fêtards vont en boîte de nuit, les curieux participent aux nombreux événements organisés par les associations étudiantes, et les intellos peuvent prendre part au légendaire club de génie en herbe. Tant d’opportunités de tisser des liens et tant de souvenirs qui, selon la croyance populaire, dureront toute une vie.</p>



<p>Nous estimons que la réalité est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Le mythe de la vie sociale universitaire, cultivé par le tsunami médiatique dont nous faisons tous l’expérience au quotidien, est loin d’être l’idylle sociale au cœur de laquelle les amitiés se nouent et se renforcent sans effort. Des efforts, chacun se doit d’en faire pour s’accrocher au rêve d’une vie sociale universitaire épanouie. Attention, notre but n’est pas d’effrayer le lecteur et d’avoir l’air de grands-parents donneurs de leçons! Des merveilles peuvent arriver au sein du monde universitaire, et des discussions très superficielles au coin de la cafétéria peuvent aboutir en relations magnifiques et durables. Néanmoins, la nuance doit être de mise. Si l’idylle populaire comporte du vrai, c’est également le cas pour son contraire : en tant qu’étudiants, il est important de reconnaître que nous sommes sous la pression constante de devoir faire des rencontres, toujours plus de rencontres, à une telle échelle que nous atteignons bien souvent le trop, le beaucoup trop. C’est alors que les discussions deviennent machinales, que l’intérêt authentique disparaît, que les prénoms s’effacent des mémoires. C’est alors que nous nous noyons.</p>



<p><strong>Superficialité et popularité</strong></p>



<p>C’est le début de l’année : on participe à <em>Frosh</em>, on enchaîne les bars et les soirées, on s’abonne à des dizaines de personnes sur Instagram, auxquelles on ne reparlera sûrement jamais, et on rencontre nos voisins de palier. Ça y est, nous y sommes : nous entrons dans le cycle infernal de la vie sociale à l’université. Au début ça peut être drôle. Beaucoup viennent de s’installer dans une nouvelle ville où ils ne connaissent personne. On est loin de chez soi, de ses amis, de sa famille, on a besoin de ces moments partagés. Cependant, on s’interroge sur la superficialité de ces soi-disant amitiés. En parlant d’expérience, j’ai rencontré des étudiants durant les diverses soirées d’intégration organisées par l’Université. De toutes ces personnes, seulement deux sont encore à mes côtés, après un an et demi. Je pense qu’il n’y a pas d’explication plus simple : ces soirées, c’est la course aux abonnés, une compétition silencieuse entre chaque personne présente pour parler à un maximum de monde. Bien sûr, ce n’est pas le cas de tous. Certains cherchent réellement à créer des amitiés fortes et solides. Mais, la plupart n’ont qu’un objectif : documenter leur popularité sur les réseaux. Difficile de créer de réelles connexions, profondes et humaines lorsque l’on a l’impression de se retrouver dans un océan d’influenceurs. J’entends souvent les gens autour de moi en parler: « Il faut que je me désabonne de certaines personnes pour avoir plus d’abonnés que d’abonnement » ; « Ce soir, je  demande les comptes de tout le monde, il faut absolument que j’atteigne mille abonnés… »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le mythe de la vie sociale universitaire, cultivé par le tsunami médiatique dont nous faisons tous l’expérience au quotidien, est loin d’être l’idylle sociale au cœur de laquelle les amitiés se nouent et se renforcent sans effort »</p>
</blockquote>



<p>Je me souviens être entrée en contact avec une personne qui semblait partager des intérêts communs avec moi. Pendant une dizaine de minutes, je lui ai parlé de livres et de poèmes et elle m’a raconté sa passion pour Sylvia Plath. Quelle surprise, c’est aussi mon autrice préférée! Il me semblait que nous l’avions, cette réelle connexion, qu’il y avait là le début d’une amitié sincère, une flamme qu’il ne suffisait plus qu’à nourrir et faire grandir. Autant dire que j’avais bien rêvé. Après trois tentatives de planifier une discussion littérature autour d’un bon café, je finis par abandonner, acceptant la dure vérité qu’elle ne voulait tout simplement pas être mon amie. Cet événement est loin d’être isolé. J’ai eu par la suite de nombreuses conversations avec mes proches qui m’ont, eux aussi, partagé des expériences similaires durant leurs premières semaines à l’université.</p>



<p><strong>Maintenir des relations</strong></p>



<p>Les mois passent et d’autres difficultés surgissent. Si tu n’es parvenu qu’à créer des relations superficielles, tu te sens maintenant bloqué. Tu as cette sensation d’obligation de rester aux côtés de personnes avec lesquelles tu préfèrerais ne plus parler. Il est vrai que, après avoir passé plusieurs semaines à s’envoyer des messages et des <em>reels </em>sur Instagram, tu te vois mal annoncer de façon décontractée que tu ne veux plus de cette amitié. C’est une situation difficile à laquelle beaucoup sont confrontés. Tiraillé entre ton envie d’être sincère et celle de ne pas vouloir blesser la personne, tu continues à parler avec des gens qui – et ça tu ne peux que le réaliser maintenant– ne s’alignent pas avec tes valeurs, ta personnalité, ou tes centres d’intérêts.</p>



<p>Dans le cas où tu as malgré tout réussi à créer des amitiés sincères, félicitations, tu as passé le niveau 1. Qu’en est-il du niveau 2? Parviens à maintenir ces relations avec des emplois du temps différents, les semaines de relâche et les périodes d’examens. Bon courage! Tu as beau avoir un groupe d’amis idéal, tu fais face<br>à un nouvel obstacle : organiser des sorties. Être étudiant, c’est un travail à temps plein. Peu importe ton programme d’étude, on est tous plus débordés les uns que les autres. S’il s’avère que tu n’as aucun cours en commun avec tes amis, tu vas vite réaliser qu’il est bien compliqué d’entretenir des relations. Les semaines de relâche sont aussi un moment où beaucoup signent la fin de leurs amitiés. À l’université, il est probable que les gens que tu rencontres habitent dans une province ou un pays différents. Entre le décalage horaire et le manque d’investissement de certains qui n’envoient jamais le premier message, ce n’est pas parce que tu rencontres <em>la </em>personne, que tu vas forcément continuer à la voir. Tu te sens alors coupable. Cette culpabilité te ronge de plus en plus et s’ajoute au stress des examens. Et voilà, c’est ça être étudiant…</p>



<p><strong>Chemins parallèles</strong></p>



<p>Le rêve de la vie sociale apparaît ainsi comme une vaste pièce de théâtre dans laquelle tout le monde doit jouer son rôle, ou du moins s’y résoudre de manière relativement imposée par le narratif dominant. Mais comme dans tout bon narratif, il existe des cas d’exceptions, que certains à l’université aiment qualifier d’intrus ou d’asociaux. Beaucoup peuvent trouver du bonheur et de la satisfaction personnelle dans le fait d’éviter la vie sociale, ou du moins de ne pas forcer la chose. Alors que certains préfèrent éviter une pression additionnelle en limitant leur nombre d’interactions, d’autres ne sont pas fermés à la vie sociale, au contraire, mais valorisent dans une plus grande mesure les amitiés réelles et authentiques, celles dont le sujet de discussion n’est pas seulement : « Et sinon, toi, c’est quoi ton programme à McGill? » Beaucoup d’étudiants ont déjà des amis avant d’entrer à l’université, et priorisent l’entretien d’une amitié de longue date avec quelqu’un de confiance plutôt que d’essayer de transformer leur environnement relationnel de A à Z. Il est raisonnable d’estimer que le « rôle » que le narratif veut assigner à chacun ne nous correspond tout simplement pas.</p>



<p>Enfin, la pression sociale est cruciale, et a souvent tendance à être sous-estimée. Les évènements, les soirées, les obligations, les sorties ; autant de données qui s’additionnent au cœur de l’équation déjà bien remplie qu’est la charge mentale étudiante. Pour beaucoup, les cours suffisent déjà, et sont parfois même trop conséquents sans aucune autre activité parallèle. La passerelle vers la vie adulte que représente l’université présente de nombreux défis, et l’épanouissement personnel est souvent incompatible avec l’<em>overdose </em>relationnelle, un trop plein de superficialité et de manque d’authenticité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/qui-restera-t-il-a-mon-mariage/" data-wpel-link="internal">Qui restera-t-il à mon mariage?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Étudier hors-campus : où aller ?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/etudier-hors-campus-ou-aller/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[endroits pour étudier]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55050</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mes endroits préférés à Montréal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/etudier-hors-campus-ou-aller/" data-wpel-link="internal">Étudier hors-campus : où aller ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Tu en as marre de devoir choisir entre McLennan et Redpath? Voici une liste de six endroits pour étudier à Montréal, assez diversifiée pour satisfaire tous les goûts! Parfois, c’est important de changer d’air, surtout lors d’une période d’examen stressante. Il n’y a pas à dire, on étudie mieux avec un bon café!</p>



<p><strong>Café Ambrose</strong></p>



<p>Commençons par un classique : Café Ambrose. Situé à deux pas du campus sur la rue Stanley, il<br>est idéal si tu as quelques heures de pause entre tes cours. Leur spécialité : des pâtisseries (brioche garnies, <em>cinnamon rolls </em>et croissants…) et des repas faits maison. L’atmosphère est très agréable avec un aménagement simple mais chaleureux ; il y a du wifi et des prises pour travailler confortablement. La musique n’est pas trop forte, et j’admets adorer leur playlist <em>indie pop</em>. Je recommande vivement leur <em>chai latte </em>et leur muffin aux bleuets.</p>



<p>Prix d’un <em>latte </em>classique : $4.50<br>3422 Rue Stanley</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/ambrose-1200x1600.jpg" alt class="wp-image-55052"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/j-le/?media=1" data-wpel-link="internal">Jade Lê</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-1200x1600.jpg" alt class="wp-image-55053" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-1200x1600.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-650x867.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-150x200.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-768x1024.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-1152x1536.jpg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-1536x2048.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/polaroidcafe-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/j-le/?media=1" data-wpel-link="internal">Jade Lê</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>
</div>



<p><strong>Café Chato</strong></p>



<p>Énorme coup de cœur! Il se situe un peu plus loin que les autres, mais il suffit de prendre la ligne verte jusqu’à Verdun pour y être en quelques stations. Contrairement à son jumeau, situé sur la rue Duluth dans le Plateau, il y a moins de monde et les tables sont plus grandes. Travailler entouré d’adorables chatons, c’est l’environnement parfait (sauf si tu es allergique) et je ne peux que te le recommander. C’est l’endroit idéal pour prendre des pauses entre deux essais : plutôt que de <em>scroller </em>sur <em>Insta</em>, joue avec un chat! Je te suggère d’essayer leur panini tomates, pesto et mozzarella, ainsi que leur brownie au chocolat qui est excellent.</p>



<p>Prix d’un <em>latte </em>classique : $4.25<br>4833 Rue de Verdun</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-1200x1600.jpg" alt class="wp-image-55054" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-1200x1600.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-650x867.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-150x200.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-768x1024.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-1152x1536.jpg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-1536x2048.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclecafe-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-1200x1600.jpg" alt class="wp-image-55055" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-1200x1600.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-650x867.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-150x200.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-768x1024.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-1152x1536.jpg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-1536x2048.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cercle2-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"> </span></figcaption></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-1200x1600.jpg" alt class="wp-image-55056" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-1200x1600.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-650x867.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-150x200.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-768x1024.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-1152x1536.jpg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-1536x2048.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/cerclechat-scaled.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/j-le/?media=1" data-wpel-link="internal">Jade Lê</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>
</div>



<p><strong>Crew Collective &amp; Café</strong></p>



<p>Situé dans l’ancien bâtiment de la Banque Royale du Canada datant de 1928, le Crew Collective &amp; Cafe est loin d’être un café ordinaire! Bien que le prix des boissons soit assez élevé, l’architecture en vaut le détour. Cela ne deviendra peut-être pas l’endroit où tu passeras tes semaines pour réviser, mais de temps en temps, changer de décor aide à se changer les idées. L’avantage, c’est qu’il y a de nombreuses tables pour s’installer. De plus, ils proposent des stations de <em>coworking </em>pour $20 la journée.</p>



<p>Prix d’un <em>latte </em>classique : $5.75<br>360 Rue Saint-Jacques</p>



<p><strong>Colombus Café</strong></p>



<p>Si tu cherches un endroit pratique pour t’installer, le Colombus Café est toujours une bonne adresse. Ce n’est peut-être pas le meilleur café de Montréal, mais ils offrent un large choix de nourriture : <em>brownies</em>, <em>muffins</em>, <em>sandwiches</em>, <em>wraps</em>… À défaut de bien boire, tu trouveras de quoi bien manger. Wifi accessible pour tous et des tables assez larges pour travailler, c’est un bon endroit si tu veux être efficace. Attention cependant, par rapport aux autres endroits sur la liste, c’est le plus bruyant, avec beaucoup de circulation. Il y a également de la musique de fond. Si tu préfères le silence, ce café n’est sûrement pas pour toi.</p>



<p>Prix d’un <em>latte </em>classique : $4.75<br>2020 Blvd Robert-Bourassa ou 2153 Rue Sainte-Catherine</p>



<p><strong>Grande Bibliothèque de BAnQ</strong></p>



<p>Pas un café cette fois-ci (même s’il est possible d’en acheter a l’entrée), mais ma bibliothèque préférée! Idéal si tu préfères le silence à un café un peu bruyant. Il est parfois difficile de trouver un endroit pour s’asseoir durant la fin de semaine, mais avec un peu de patience tu pourras prendre place sur l’une des grandes tables en bois du 3<em>e </em>étage de la Grande Bibliothèque. Mon point préféré : la lumière naturelle qui pénètre depuis les grandes fenêtres du bâtiment. Tu peux également créer ta carte d’abonnement gratuitement et emprunter des livres lorsque tu le souhaites. Un autre atout : des instruments de musique disponibles pour tout le monde au dernier étage de la librairie. Piano, guitares, ukulele… il y a de quoi t’entrainer.</p>



<p>Métro Berri-UQAM<br>475 Boul. de Maisonneuve E</p>



<p><strong>Bibliothèque Webster, Concordia</strong></p>



<p>Enfin, un incontournable des étudiants : la bibliothèque universitaire de Concordia. Alors oui, c’est aussi une bibliothèque universitaire, comme McLennan, mais je peux vous garantir que – pour une raison que j’ignore – je suis toujours plus productive là-bas. Accessible au public de 7h à 23h, elle s’étend sur plusieurs étages. De nombreux espaces sont disponibles pour étudier individuellement ou en groupe. Les étudiants de McGill peuvent accéder gratuitement au wifi de Concordia afin de travailler confortablement. Enfin, l’esthétique est vraiment propice au travail : loin de l’architecture brutaliste de McLennan, le bâtiment est ouvert et lumineux, possédant de larges fenêtres.</p>



<p>Métro Guy-Concordia<br>400 Maisonneuve Blvd West</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/etudier-hors-campus-ou-aller/" data-wpel-link="internal">Étudier hors-campus : où aller ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Magie, féérie et nostalgie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/magie-feerie-et-nostalgie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Candlelight]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54922</guid>

					<description><![CDATA[<p>Concert Candlelight des musiques de Joe Hisaishi.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/magie-feerie-et-nostalgie/" data-wpel-link="internal">Magie, féérie et nostalgie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Après New York et Londres, les concerts à la bougie sont enfin offerts à Montréal. Ces concerts <em>Candlelight </em>sont une expérience musicale magique qui nous invite à écouter et à redécouvrir la musique dans des lieux inédits. À partir de classiques comme Vivaldi en passant par des artistes contemporains comme Coldplay, leurs répertoires sont très variés, attirant un public diversifié. Les représentations se déroulent à Montréal, dans différents lieux sacrés comme la cathédrale Christ Church, l’église Saint-Jean-Baptiste et la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. D’innombrables bougies illuminent les scènes féériques, permettant une parenthèse musicale sublime dans une ambiance intime et douce.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’idée derrière ces concerts est de démocratiser la musique classique, surtout pour les étudiants, en la mariant avec la culture populaire »</p>
</blockquote>



<p>La vente des billets se déroule sur le site de <em><a href="https://feverup.com/fr/montreal/candlelight" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Fever</a></em>, qui propose maintenant de nombreuses dates à Montréal. Les concerts proposés sont d’ailleurs adaptés à la métropole québécoise. En effet, nous pouvons y retrouver les chansons de Céline Dion ainsi que de Leonard Cohen, deux artistes majeurs de la province francophone. L’idée derrière ces concerts, me partage <em>Fever</em>, est de démocratiser la musique classique, surtout pour les étudiants, en la mariant avec la culture populaire. Les expériences proposées par <em>Fever </em>varient en termes de prix, mais celle à laquelle j’ai assisté coûtait 30$, soit moins cher qu’un ballet classique ou qu’un opéra.&nbsp;</p>



<p>Ce vendredi 16 février, je m’apprête de ma plus jolie robe pour assister à la représentation des musiques de Joe Hisaishi, connu principalement parce qu’il est le compositeur derrière la plupart des musiques iconiques des films de Hayao Myazaki. Cet événement se déroule dans un endroit exceptionnel : la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, soit la plus vieille chapelle à Montréal. Au programme, plus d’une dizaine de musiques provenant des films des studios Ghibli, tels que <em>Mon Voisin Totoro</em>, <em>Princesse Mononoke</em>, <em>Le Château dans le Ciel</em>, et bien évidemment <em>Le Château Ambulant</em>, mon préféré. Dès que franchis le seuil de la porte de la chapelle au bras de mon partenaire, le temps semble se suspendre. Éclairé par des centaines de chandelles, ce lieu merveilleux respire le calme et la sérénité. Les gens, pour la plupart habillés très chic, s’installent peu à peu sur les bancs en bois et se préparent pour le spectacle. Je regarde autour de moi. Les âges varient.&nbsp; Il y a des personnes plus âgées, mais aussi des jeunes couples, comme nous, et des enfants. C’est alors au tour du Quatuor à Cordes Listeso de faire son entrée. Composé de deux violons, d’un alto et d’un violoncelle, ils prennent place sur scène, sous la lumière douce et chaude des bougies. Les premières notes retentissent et je ferme les yeux. Tout au long de la soirée, je suis transportée dans un univers féérique, retombant en enfance en entendant la bande sonore de mes films d’animation préférés. De temps en temps, un des musiciens s’interrompt pour nous en dire plus sur les musiques qu’ils interprètent. Cela nous permet d’en savoir un peu plus sur la vie de Joe Hisaishi et de sa collaboration avec Myazaki. On comprend également la philosophie de ce dernier et le message qu’il cherche à faire passer à travers ses films. Chacune de ses réalisations est un questionnement moral sur l’humain et ses technologies face à une nature sacrée, que l’on se doit de préserver. Bien souvent, c’est d’ailleurs la nature qui l’emporte.&nbsp;</p>



<p>Enfin, tout le monde se lève et applaudit. Nous revenons dans l’espace temporel, tirés de notre rêve éveillé. Même si le concert fût une expérience remarquable, il n’y a pas à dire, c’est le fait d’avoir passé un moment plaisant avec une personne qui m’est chère que j’ai préféré. Je ne peux que vous inviter à en faire vous-même l’expérience.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/magie-feerie-et-nostalgie/" data-wpel-link="internal">Magie, féérie et nostalgie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trois recettes végétariennes à déguster</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/trois-recettes-vegetariennes-a-deguster/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[cuisine]]></category>
		<category><![CDATA[recettes]]></category>
		<category><![CDATA[végé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54960</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bon appétit!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/trois-recettes-vegetariennes-a-deguster/" data-wpel-link="internal">Trois recettes végétariennes à déguster</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Réduire sa consommation de viande et de poisson est une manière efficace de limiter son impact sur l’environnement et de diminuer son empreinte carbone. C’est pourquoi, cette semaine, <em>Le Délit</em> vous partage trois de ses recettes végétariennes préférées, à base de légumes de saison.</p>



<p><strong>Recette 1 : Pâtes vertes protéinées</strong></p>



<p>N’aimez-vous vraiment pas le tofu ou ne savez-vous tout simplement pas le cuisiner? Voici une savoureuse recette facile et rapide pour les amoureux des pâtes, qui permet de l’intégrer à son alimentation tout en masquant sa texture et en donnant du goût à cette excellente source de protéine à base de plantes. C’est un plat léger et énergisant, optimal avant une séance de sport!</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1295" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1200x1295.jpg" alt class="wp-image-54962" style="aspect-ratio:0.9264705882352942;width:447px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1200x1295.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-650x702.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-150x162.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-768x829.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1423x1536.jpg 1423w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7327-1897x2048.jpg 1897w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-doat/?media=1" data-wpel-link="internal">Adèle Doat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ingrédients :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>175 g de tofu extra-ferme</li>



<li>2 c. à soupe de pesto</li>



<li>1 c. à soupe d’huile d’olive</li>



<li>Une poignée d’épinards</li>



<li>1/2 citron pressé</li>



<li>Sel et poivre au goût</li>



<li>Toutes les épices que vous voulez</li>



<li>Environ 100 mL d’eau</li>



<li>Pâtes de votre choix</li>
</ul>



<p>Pour accompagner :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Noix de Grenoble</li>



<li>Parmesan</li>
</ul>



<p><br>Préparation:</p>



<p>Étape 1 : Faire bouillir de l’eau dans une casserole et y ajouter les pâtes une fois que l’eau bout.<br>Laisser cuire les pâtes selon le nombre de minutes indiqué sur l’emballage. Saler l’eau au goût.<br>Étape 2 : Pendant ce temps, dans un mixeur, ajouter le tofu coupé en dés, le pesto, le sel et le poivre,<br>le jus de citron, l’huile d’olive, les épinards et l’eau pour faire la sauce qui va accompagner les pâtes. Il<br>faut ajouter autant d’eau nécessaire de sorte que le mélange ait une consistance à peu près liquide.<br>Étape 3 : Une fois les pâtes cuites et égouttées, les verser dans une poêle à feu doux et ajouter la<br>sauce. Il suffit d’attendre quelques minutes pour que le mélange des pâtes et de la sauce soit chaud.<br>Étape 4 : Après avoir versé le tout dans une assiette, saupoudrer de parmesan et de morceaux de<br>noix de Grenoble pour une dose d’oméga‑3, et il ne reste plus qu’à se mettre à table!</p>



<p><strong>Recette 2 : Quiche orange-courge-chèvre</strong></p>



<p>Rien de mieux qu’une bonne quiche réconfortante un soir d’hiver avant d’aller se coucher. Voici la<br>recette d’un repas idéal pour s’endormir le ventre léger.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1403" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1200x1403.jpg" alt class="wp-image-54963" style="aspect-ratio:0.8553100498930862;width:402px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1200x1403.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-650x760.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-150x175.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-768x898.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1314x1536.jpg 1314w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_7241-1752x2048.jpg 1752w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-doat/?media=1" data-wpel-link="internal">Adèle Doat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ingrédients :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1/2 bûche de fromage de chèvre</li>



<li>1 pâte feuilletée</li>



<li>Quelques noisettes (environ 20 g)</li>



<li>2 œufs</li>



<li>1 petite courge musquée</li>



<li>200 g de crème semi-épaisse légère</li>



<li>Sel et poivre au goût</li>
</ul>



<p>Préparation:</p>



<p>Étape 1 : Faire cuire au four la courge coupée en deux avec un filet d’huile d’olive à 355°F pendant<br>environ une heure.<br>Étape 2 : Pendant ce temps, préparer un bol avec les œufs, la crème, le sel et le poivre et mélanger<br>jusqu’à obtenir un mélange homogène.<br>Étape 3 : Une fois cuite, retirer la peau de la courge et la réduire en purée avec une fourchette, ou en<br>utilisant un mixeur et l’ajouter à la préparation. Mélanger le tout.<br>Étape 4 : Étaler la pâte feuilletée dans un plat en piquant le fond avec une fourchette. Y verser la préparation.<br>Étape 5 : Couper des rondelles de chèvre et concasser les noix. Déposer les noix sur la quiche.<br>Étape 6 : Enfourner la quiche à 355°F pendant environ 25 minutes. Déguster!</p>



<p><strong>Recette 3 : Tofu croustillant sucré et pimenté à la Coréenne</strong></p>



<p>Rien de plus réconfortant qu’un bon bol de riz après une grosse session d’étude!</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-1200x1200.jpg" alt class="wp-image-54964" style="aspect-ratio:1;width:507px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-1200x1200.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-2048x2048.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/IMG_4845-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/j-le/?media=1" data-wpel-link="internal">Jade Lê</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ingrédients :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1 bloc de tofu extra-ferme</li>



<li>Sel et poivre au goût</li>



<li>3 c. à soupe de fécule de maïs ou farine</li>



<li>3 c. à soupe d’huile végétale</li>
</ul>



<p>Pour la sauce :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>1 c. à soupe de sucre (ou de sirop<br>d’érable ou de miel)</li>



<li>1 c. à soupe de ketchup</li>



<li>1 c. à soupe de gochujang (pâte de piment coréenne à doser selon vos goûts)</li>



<li>2 c. à soupe de sauce soja</li>



<li>1 c. à soupe de vinaigre de riz ou de vinaigre blanc</li>



<li>Ail (frais ou en poudre)</li>



<li>Gingembre (frais ou en poudre)</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/trois-recettes-vegetariennes-a-deguster/" data-wpel-link="internal">Trois recettes végétariennes à déguster</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Art et technologie pour raconter l’Histoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/art-et-technologie-pour-raconter-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54727</guid>

					<description><![CDATA[<p>Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin et À la recherche du beat répétitif au Centre PHI</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/art-et-technologie-pour-raconter-lhistoire/" data-wpel-link="internal">Art et technologie pour raconter l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le Centre PHI, centre d’art qui propose des expériences immersives, présente actuellement deux nouvelles installations : À la recherche du beat répétitif de Daaren Emerson, et Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin réalisée par Stéphane Foenkinos et Pierre-Alain Giraud. La première est une aventure<br>en réalité virtuelle qui nous transporte au Royaume-Uni, à l’apogée de la scène illégale de musique Acid house en 1980. La seconde est une expérience immersive qui retrace la vie de Claudette Colvin dans l’Alabama des années 50, au moment de la lutte pour les droits civils des personnes noires. Les deux documentaires sont très différents dans les thématiques qu’ils abordent, mais sont intimement liés dans leur désir commun de rébellion. Ce sont des expériences uniques, immersives et grandement humaines qui nous invitent à regarder l’Histoire sous un nouvel angle.</p>



<p><strong>Rave culture</strong></p>



<p><br>Tout d’abord, nous avons À la recherche du beat répétitif. Comme l’indique le titre de l’exposition, dès le casque de réalité virtuelle (RV) devant nos yeux, nous partons à la recherche du beat répétitif. Nous incarnons alors pendant 50 minutes un membre d’un groupe d’amis cherchant désespérément un de ces entrepôts abandonnés où se déroulent les fameuses raves. En effet, le beat fait référence à l’Acid house, un genre de musique électronique dérivé de la house populaire dans les <em>raves</em>. Aussi excitantes que dangereuses, ces soirées illégales qui émergent au Royaume-Uni dans les années 80 attirent une population diverse cherchant à se libérer l’esprit lors d’une nuit et à vivre quelque chose d’unique. Grâce aux nouvelles technologies, nous prenons entièrement part à l’aventure, tout en apprenant plus sur le milieu Acid house. En effet, le but de l’installation est non seulement de provoquer un sentiment d’euphorie, mais aussi d’éduquer le public sur une scène musicale qui a bouleversé notre façon de consommer de la musique, en nous invitant à danser davantage.<br>Il est important de souligner que, bien que nous soyons transportés au Royaume-Uni, l’aventure dans laquelle nous prenons part et que nos quatre amis vivent, résonne dans beaucoup de pays. L’installation a, en effet, été exposée à Amsterdam, Tokyo, et même au Texas depuis sa création en 2022. Maintenant à Montréal, son histoire fait grandement échos au développement des raves au Québec. Au cours des années 90, la scène des raves a pris son essor dans la métropole québécoise, offrant aux passionnés une expérience collective de la musique électronique et laissant une empreinte indélébile sur la culture musicale et sociale de Montréal, contribuant ainsi à façonner une ville connue pour sa diversité, sa créativité et son esprit festif. </p>



<p>Partout autour du monde, ces soirées étaient bien plus que des soirées de danse ; elles offraient moyen de se rassembler, de s’exprimer librement et de créer une communauté basée sur la musique, le partage et l’ouverture d’esprit. Comme il est indiqué dans le documentaire, <em>« peu importe si tu es riche ou pauvre, tu te retrouves au même endroit, dans les mêmes conditions, à suer et à danser. (tdlr) »</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Nous revivons l’histoire alors que des hologrammes, tels des fantômes du passé, évoluent sous nos yeux »</p>
</blockquote>



<p><strong>Des prospectus qui parlent</strong></p>



<p>La particularité de <em>À la recherche du beat répétitif </em>se trouve dans l’utilisation de prospectus. En effet, c’est à travers ces derniers que nous sommes à la fois guidés tout au long de l’expérience et que nous recevons les informations essentielles pour comprendre cette scène illégale. En entrevue avec Daaren Emerson, différentes personnes, notamment des organisateurs de <em>raves </em>de l’époque, nous racontent le processus d’organisations. Leurs visages apparaissent sur les différents prospectus que nous collectionnons au sein de l’aventure. À une époque sans Internet, trouver une <em>rave </em>était une véritable quête en plusieurs parties : de l’attente interminable dans des stationnements vides, jusqu’aux chemins sombres et sinueux en passant par des numéros anonymes à appeler, tout cela se déroulait grâce aux prospectus. Ces objets matériels permettent également au public de créer un lien physique avec les événements qui se déroulent sous leurs yeux.</p>



<p>Nous évoluons alors dans ce qui semble être une science fiction, suivant ces voix qui nous guident dans notre quête. Comme le souligne Emerson durant son entrevue, cette partie de la conception est particulièrement développée. À l’époque, les organisateurs des soirées devaient se rendre dans des bibliothèques afin de trouver des images pour illustrer leurs prospectus. Ils les copiaient et les distribuaient donc dans divers endroits. C’est ce qu’a fait le concepteur en recherchant des archives officielles afin de créer les différents décors et s’assurer du réalisme de l’expérience.</p>



<p><strong>Réalité virtuelle</strong></p>



<p>L’immersion complète, à l’aide des nouvelles technologies, était selon moi entièrement nécessaire à la réalisation d’une telle œuvre. Comme nous le précise dans l’entrevue Emerson, « <em>les documentaires, c’est déjà fait. J’avais envie de revivre mes expériences du passée de façon immersive et réaliste. Être au cœur de l’action permet cela. Ceux qui l’ont vécu me</em> <em>partagent souvent leur nostalgie car ils se sentent réellement transportés. »</em> Cela demande notamment un travail de motion capture afin de recréer des mouvements qui semblent fluides et non robotiques. Pour lui, la création de la rave en réalité virtuelle constitue en elle-même le plus gros défi. « On attend ce moment, on construit un suspense avant l’arrivée à l’entrepôt, et je ne voulais pas que le public soit déçu. Je me suis donc assuré que chaque danseur ait sa propre façon de danser. Surtout, il ne fallait pas que tout le monde soit synchronisé, dans quel cas le réalisme disparaît. » </p>



<p>Cette expérience, particulièrement excitante, fait renaître les histoires des organisateurs, DJ, policiers et festivaliers. C’est une aventure dans une révolution culturelle qui célèbre la diversité et l’esprit de communauté qu’il faut réellement vivre pour comprendre. </p>



<p><strong>De la danse aux pleurs </strong></p>



<p>Encore une fois, les technologies sont utilisées pour réveiller l’histoire oubliée. Noire, réalisée par Stéphane Foenkinos et Pierre-Alain Giraud d’après l’ouvrage de Tania de Montaigne, est un récit puissant sur la vie de Claudette Colvin, femme noire que l’Histoire a oubliée, qui a pourtant participé en grande partie au mouvement des droits civils aux États-Unis. Cette fois ci, nous ne parlons plus de réalité virtuelle, mais de réalité augmentée. Contrairement à la RV, où le casque nous plonge complètement dans un monde numérique, la réalité augmentée superpose des éléments virtuels sur le monde réel que l’utilisateur voit à travers des lunettes HoloLens2. Nous revivons l’histoire alors que des hologrammes, tels des fantômes du passé, évoluent sous nos yeux et que la voix de Tania de Montaigne, nous narre certains passages de son récit sur un Alabama ségrégationniste. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-1200x800.jpg" alt class="wp-image-54746" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-1200x800.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-650x433.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-150x100.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1-930x620.jpg 930w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/COLORED_PIERRE-ALAIN_GIRAUD_1-1-min-min-1-1.jpg 1800w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Pierre Alain-Giraud</span></figcaption></figure>



<p><strong>Une toute autre experience</strong></p>



<p>Le 2 mars 1955, Claudette Colvin, 15 ans, refuse de céder sa place à un passager blanc, 9 mois avant Rosa Parks. Elle est menacée et insultée, mais malgré cela, elle reste assise et fixe la dame blanche, en signe de rébellion contre une société ségrégationniste. Elle est emprisonnée, mais plaide non coupable face aux juges l’accusant de troubles à l’ordre public, de violation de lois discriminatoires et d’agression des forces de l’ordre. Les deux premières seront abandonnées et elle ne sera jugée et condamnée que pour le motif d’avoir agressé un officier de police. Colvin est encore en vie aujourd’hui, et pourtant, son nom est oublié de tous. Grâce à la réalité augmentée, nous ne sommes plus seulement spectateurs d’un documentaire, mais témoins de cet acte héroïque. Contrairement à la RV, nous sommes libres de nous déplacer dans le décor et d’observer sous les angles de notre choix les évènements qui se déroulent devant nos yeux. Plus qu’un simple souvenir, c’est une rencontre avec le passé et des scènes emblématiques de la lutte pour les droits civils. Nous portons également un casque audio pour une immersion plus complète. Nous entendons l’environnement autour de nous et créons un lien intime avec la narration de Tania de Montaigne, au plus proche de nos oreilles.</p>



<p>Pendant une demi-heure, nous vivons une expérience profondément touchante et personnelle qui nous force à nous éduquer sur le sujet et nous rappelle que l’histoire ne se trouve pas seulement dans les livres scolaires.</p>



<p><em>Les deux expositions sont disponibles au Centre Phi jusqu’au 28 avril 2024. Attention, les places sont limitées.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/art-et-technologie-pour-raconter-lhistoire/" data-wpel-link="internal">Art et technologie pour raconter l’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Déclarations d’amour</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/declaration-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
		<category><![CDATA[st-valentin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54749</guid>

					<description><![CDATA[<p>Soif d’ambroisie mon visage plongéentre deux moelleux oreillers,mon être respire ta présence Profondeur, douceur rafraîchissante des nuits agitées accompagnéesde brouillards déprimants, l’eauà qui j’envie d’avoir eu ton corps Complètement enfoui dans sa matière pensées et schémas fatals,mon style d’écriture me paraît méconnaissable,tandis que j’observe naturellement tes pétales De loin, les gouttes de nectar les colorent&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/declaration-damour/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Déclarations d’amour</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/declaration-damour/" data-wpel-link="internal">Déclarations d’amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Soif d’ambroisie</strong></p>



<p>mon visage plongé<br>entre deux moelleux oreillers,<br>mon être respire ta présence</p>



<p><br>Profondeur, douceur rafraîchissante</p>



<p><br>des nuits agitées accompagnées<br>de brouillards déprimants, l’eau<br>à qui j’envie d’avoir eu ton corps</p>



<p><br>Complètement enfoui dans sa matière</p>



<p><br>pensées et schémas fatals,<br>mon style d’écriture me paraît méconnaissable,<br>tandis que j’observe naturellement tes pétales</p>



<p><br>De loin, les gouttes de nectar les colorent</p>



<p><br>plante tentante, je suis une abeille<br>tournant autour de ton champ,<br>volant avec hésitation de haut en bas</p>



<p><br>Craignant de sucer tes larmes d’ambroisie</p>



<p><br>et de me retrouver incapable de supporter<br>un pollen immortel, un papillon étouffant<br>dans le ventre, une superficialité</p>



<p><br>Et éventuellement, la chaleur diminue</p>



<p><br>je pleure l’océan simple d’esprit,<br>aux saisons qui passent<br>et aux fleurs les plus proches,</p>



<p><br>Empreintes des fragrances que tu déposes</p>



<p>- Ilias Lahlou</p>



<p><strong>Hélix</strong></p>



<p>Nue, elle serait,<br>de la manière la plus complète<br>frottant son dos et hanches<br>sur mes draps blancs en lin<br>tandis qu’elle les imprègne<br>de ses vers rimés</p>



<p><br>Zieutant amoureusement<br>un pot de fleur sur le chevet<br>où les jasmins fleurissent<br>pour libérer dans l’hélix percé<br>de ses oreilles des mouvements<br>et un fourmillement de sous-entendus</p>



<p><br>une poésie sans but, parfois même creuse<br>tente de dépeindre les désirs persistants,<br>emplis d’excitation et d’anxiété à la fois,<br>le sang coule sans cesse en moi</p>



<p><br>et remplit massivement mon cerveau droit<br>alors que son goût visuel entre dans mes veines<br>une muse, vivifiante à elle seule,<br>dont les images adoucissent mon ton<br>et je me vois la caresser,<br>les doigts autour du lobe de ses oreilles</p>



<p>- Ilias Lahlou</p>



<p><strong>Spleen hivernal</strong></p>



<p>De toute part assiégée par le blizzard,<br>Je cherche mon chemin au hasard.<br>En proie aux flèches de l’obscurité meurtrière,<br>Oh, qu’elle semble lointaine la Ville Lumière!</p>



<p><br>Pas après pas, jour après jour<br>Impossible d’oublier cette divine nuit d’amour.<br>Comment empêcher, dans le brouillard de janvier,<br>Que s’échappe la promesse d’une idylle partagée?</p>



<p><br>Seule une année-lumière nous sépare de la foule en liesse<br>Mais à quand la prochaine caresse?<br>Et voilà que les douze coups de minuit ont sonné ;<br>Oh, que j’aurais aimé posséder le don d’ubiquité!</p>



<p><br>Comme un cadeau céleste, je te laisse m’enlacer<br>À présent, c’est certain : j’ai tout inventé.<br>Et voilà que le carrosse s’est transformé,<br>Une telle félicité, longtemps je l’ai espérée.</p>



<p><br>Entre tes doigts, mes cheveux se délectent avec délice<br>Depuis le pays de l’orignal, des frissons parcourent encore mon clitoris<br>Il me tarde de recevoir ce baiser<br>Et si tout n’était qu’un songe d’une nuit d’été?</p>



<p><br>Oh, impitoyable tempête des souvenirs<br>Qui sans le génie de Klapisch aura su me faire périr<br>Toi, qui chaque nuit attise mes insomnies<br>Dans cet hiver rude où nous consume la nostalgie.</p>



<p><br>Oui, attendre il me le faut<br>Car à l’aube du printemps nouveau,<br>Résonnera le timbre de ta voix<br>Et à l’oreille nue me chuchotera : non, tu ne rêves pas!</p>



<p>- Adèle Doat</p>



<p><strong>Elle</strong></p>



<p>Sur les pavés du vieux quartier,<br>humides et luisants,<br>ce mardi matin d’automne.<br>Te voici te voila<br>revenant de loin,<br>que tu te faufiles entre les colombages.<br>Accompagnée de ton parfum,<br>de ta brise jouant avec les odeurs des commerces<br>voisins<br>Emmitouflée dans ton épais manteau de douceur<br>et de ce sentiment d’insouciance :<br>tu danses.<br>À la torpeur d’un rayon de soleil,<br>à l’aube d’une vie innocente,<br>s’élançant à la tombée de l’asphalte :<br>tournoyante, vacillante,<br>d’une chaleur lente,<br>tu te tords.<br>Voici qu’un halo de lumière<br>se perd dans le fond de tes mèches<br>que le soleil réverbère.</p>



<p>-Jade Lê</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/declaration-damour/" data-wpel-link="internal">Déclarations d’amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à nos travailleurs essentiels</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/hommage-a-nos-travailleurs-essentiels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[BHM]]></category>
		<category><![CDATA[Diggers]]></category>
		<category><![CDATA[Mois de l’Histoire des Noir·e·s]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54544</guid>

					<description><![CDATA[<p>La pièce Diggers pour débuter en beauté le Mois de l’histoire des Noir·e·s.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/hommage-a-nos-travailleurs-essentiels/" data-wpel-link="internal">Hommage à nos travailleurs essentiels</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 1<em>er</em> février, <em>Le Délit</em> a eu la chance d’assister à la première mondiale de la pièce <em>Diggers</em> de Donna-Michelle St. Bernard. La représentation marque le début de la 53e saison du Théâtre Black Theatre Workshop (BTW) et souligne le lancement du Mois de l’histoire des Noir·e·s. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>Diggers</em> est une histoire saisissante qui offre au public un moment collectif de réflexion et de compassion »</p>
</blockquote>



<p>Cette pièce, réalisée en coproduction avec le Prairie Theatre Exchange met en scène trois fossoyeurs noirs qui travaillent à l’extérieur de leur village. Successivement exclus, fatigués ou pleins d’espoirs, les trois ouvriers n’ont aucun autre choix que de continuer à creuser. Nous sommes alors invités à questionner le rôle des travailleurs, essentiels dans nos sociétés, de reconnaître leur travail acharné et d’admirer leur résilience. Ce sont en effet des individus qui ont un rôle crucial, mais trop souvent oubliés. L’absence d’indication sur le lieu précis ou l’époque (bien que cela semble se dérouler avant les années 2000) apporte un aspect universel à cette situation : peu importe où et quand, ces travailleurs ignorés sont partout autour de nous. Comme l’écrit Dian Marie Bridge, directrice artistique du Théâtre BTW, « <em>Diggers</em> est une histoire saisissante qui offre au public un moment collectif de réflexion et de compassion ». Posons le décor : Abdul (Chance Jones) et Solomon (Christian Paul) travaillent dans leur cimetière depuis un moment. C’est alors que Bai (Jahlani Gilbert-Knorren), personnage plus jeune, plus naïf et plus innocent, les rejoint. Alors, une maladie frappe la ville, rendant leur travail encore plus difficile. Ils se voient submergés par des montagnes de corps, leur propre pauvreté et le manque de sommeil. Leur charge de travail augmente alors que le soutien de la communauté diminue. C’est sous des pleurs, des rires et des lueurs d’espoirs que le public suit le quotidien difficile de ces trois hommes, séparés du reste de la ville par un mur qui tombe petit à petit en ruine. </p>



<p>En parlant de décor – littéralement, cette fois-ci – il faut dire que Courtney Moses Orbin les a bien pensés. L’absence de scène surélevée permet une réelle connexion entre les acteurs et le public. Au milieu de la pièce, une zone délimitée par une petite clôture blanche. À l’intérieur, des copeaux de bois recouvrent le sol, permettant à nos trois personnages de creuser et d’enterrer les corps. On y retrouve également un patio sur lequel les pelles sont rangées et où les trois hommes se réfugient lorsqu’il pleut. Dans un coin, une vieille pelleteuse abandonnée rappelle au public que les machines ne font pas tout. Cette atmosphère immersive est maintenue tout au long de la pièce : les personnages entrent et sortent de la « scène » en passant par les gradins. Au final, cette clôture ne sépare pas l’audience des acteurs, mais bien les travailleurs de la ville. Le dernier lien qu’ils parviennent à maintenir avec la communauté de la ville s’illustre par la « tante » Sheila (Warona Setshwaelo), qui leur rend visite avec des paniers de provisions. </p>



<p>Cette pièce, dirigée par Pulga Muchochoma, montre de façon juste et remarquable la manière dont nous réagissons en situation de crise, ainsi que l’importance de la solidarité entre les communautés. Cela permet au BTW de poursuivre leur philosophie. Cette compagnie de théâtre se dédie à l’œuvre de la communauté noire au Canada depuis plus de 50 ans en réalisant chaque année une pièce ayant pour but d’éduquer et de divertir leur public, permettant un rapprochement culturel et offrant une meilleure représentation des artistes et des auteur·e·s canadien·ne·s noir·e·s.</p>



<p>Finalement, nos applaudissements sont grandement mérités.</p>



<p><em>La pièce </em>Diggers<em> se tient au Centre Segal des arts de la scène jusqu’au 17 février 2024. Pour plus d’information, vous pouvez visiter leur site web</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/hommage-a-nos-travailleurs-essentiels/" data-wpel-link="internal">Hommage à nos travailleurs essentiels</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Calendrier culturel de février 2024</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/calendrier-culturel-de-fevrier-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Février 2024]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54533</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/calendrier-culturel-de-fevrier-2024/" data-wpel-link="internal">Calendrier culturel de février 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/calendrier-culturel-de-fevrier-2024/" data-wpel-link="internal">Calendrier culturel de février 2024</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Exploration artistique : au-delà du monde visible</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/exploration-artistique-au-dela-du-monde-visible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54436</guid>

					<description><![CDATA[<p>Exposition Outre de SMITH au Centre VOX.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/exploration-artistique-au-dela-du-monde-visible/" data-wpel-link="internal">Exploration artistique : au-delà du monde visible</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’exposition <em>Outre</em> de l’artiste SMITH se révèle être une exploration audacieuse et immersive au-delà des conventions artistiques, invitant le public à remettre en question la binarité du genre et à sonder son univers à<br>travers différents médiums, tels que la photographie, la danse, la vidéo, et même la sculpture. La singularité de cette exposition réside dans le refus délibéré d’attribuer des descriptions à chaque œuvre – les détails tels que les dates, les lieux et les noms – forçant les visiteurs à s’éloigner de l’histoire personnelle de l’artiste et à explorer une réalité alternative, plus vaste. Cette absence crée une sensation de flottement, renforcée par de nombreuses photos floues, comme de la fumée, évoquant une vision de l’art en tant que flux continu et non défini. SMITH cherche à déstabiliser nos modes de pensée et pousser notre imagination à aller au-delà, bouleversant toutes notions intériorisées.</p>



<p>L’exposition s’ouvre sur une salle obscure dans laquelle une vidéo est projetée. Celle-ci explique la démarche de l’artiste et soulève des questions identitaires ainsi que la volonté de comprendre l’inintelligible. SMITH ne souhaite pas être un artiste qui se conforme à nos réalités binaires. Il se décrit comme « outre »: il existe entre<br>deux opposés, entre l’humain et le non-humain, le visible et l’invisible, le masculin et le féminin. Il dit n’appartenir à aucun côté, et vivre à la frontière. C’est ainsi que ces questions d’identité se retranscrivent dans chacune des œuvres, avec des modèles androgynes.</p>



<p>Au cœur de cette exposition : l’utilisation innovante de caméras thermiques. Les photographies sont dominées par des tons de jaune, orange, rose, rouge, et bleu. Ces caméras permettent de rendre visible l’invisible, mettant en lumière l’énergie thermique, persistante malgré le temps qui passe. Cette traversée lumineuse est symbole de<br>prise de conscience, révélant des aspects de notre monde qui échappent généralement à notre perception.</p>



<p>La salle principale expose de nombreuses photographies de tailles variées, comme des vignettes d’un quotidien. SMITH photographie ses proches, des lieux anonymes, des animaux, et même un bureau mal rangé, afin de transmettre sa vision du monde au public, son environnement à travers la lentille de la caméra.</p>



<p>Il y a également une réelle concentration sur le corps humain. En plus des photographies qui présentent des corps non-genrés, on peut retrouver des petites sculptures disposées au milieu de la pièce, qui sont également<br>celles de corps. Certaines se tiennent seules, d’autres sont à  deux et ont l’air de s’enlacer. La matière transparente utilisée, ainsi que la lumière qui provient du socle donne l’impression que ces sculptures sont faites en glace et évoquent cette idée de fusion et d’absence de frontière.</p>



<p>Cette idée se poursuit dans une seconde vidéo, dans laquelle un groupe de danseurs semble se fondre les uns dans les autres,  dans une chorégraphie libre en flux constant. On y observe aussi un médecin qui injecte une puce<br>électronique dans la peau de l’artiste. Une opération qui permet à sa conscience d’accéder à un autre univers. Une question s’impose : qu’est ce que notre réalité? SMITH s’intéresse aussi aux états de corps secondaires que permettent les avancées technologiques. Que ce soit les traitements hormonaux utilisés pour la transition de genre<br>ou même les vols paraboliques. En effet, il a été inspiré par ces avions qui recréent l’état d’apesanteur, qui permettent au corps de flotter, de ne plus rien ressentir, comme si nous n’étions plus soumis à la réalité.</p>



<p>L’exposition <em>Outre </em>de SMITH offre une expérience artistique immersive qui transcende les normes, invitant les visiteurs à explorer de nouveaux imaginaires et à remettre en question notre perception du monde. L’artiste offre une vision audacieuse du monde, qui déstabilise nos modes de pensées, incitant chacun à embrasser la<br>non-conformité.</p>



<p><em>L’exposition </em>Outre <em>est accessible gratuitement au Centre VOX jusqu’au 3 février.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/24/exploration-artistique-au-dela-du-monde-visible/" data-wpel-link="internal">Exploration artistique : au-delà du monde visible</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lignes de fuite : Hiver à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/lignes-de-fuite-hiver-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54243</guid>

					<description><![CDATA[<p>La neige, l’amour et le Mont Royal...</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/lignes-de-fuite-hiver-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Lignes de fuite : Hiver à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Lac figé, coeur gelé </strong></p>



<p>un pas<br>après l’autre<br>la glace craque sous mon poids je la sens se fissurer<br>petit<br>à petit</p>



<p>je ne sais pas pourquoi je marche sur ce lac gelé enfin<br>je sais<br>j’avais besoin de cette sensation<br>du froid qui prend possession de mon corps<br>je ne ressens plus rien<br>et en même temps je ressens tout<br>une intensité singulière<br>qui pénètre mes os<br>et me rappelle que je suis vivante</p>



<p>je suis maintenant au milieu de ce lac<br>et je ne sais quoi penser<br>mon esprit est vide<br>le paysage reflète cette absence<br>tout est blanc<br>silencieux<br>seul le sifflement du vent réveille mes oreilles</p>



<p>avant j’adorais l’hiver<br>je voyais la neige<br>recouvrir les arbres nus<br>je sentais le froid sec<br>qui rendait notre respiration visible et nos joues roses<br>et je t’aimais</p>



<p>maintenant je vois les feuilles mortes les arbres nus perdus<br>et le froid intense<br>il assèche mon visage et<br>engourdit mes oreilles et<br>tu me manques</p>



<p>je veux être un flocon <br>couler sous la glace</p>



<p><strong>Jade Lê </strong></p>



<p><em>Éditrice Culture</em></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Mon premier hiver à Montréal </strong></p>



<p>La tête dans les nuages, Mont Royal contemple sereinement, <br>La ville se draper de son long manteau blanc,<br>Le froid s’est installé en un souffle implacable,<br>L’hiver est arrivé, c’était inévitable.</p>



<p>Les arbres sont dénudés, frêles silhouettes gelées,<br>Les passants pressent le pas sur le trottoir glacé,<br>Le vent froid leur chuchote, tout bas des histoires tristes.<br>Les rues sont désertées et la mélancolie persiste,<br>Partout le ciel gris s’étend comme figé,<br>L’hiver semble durer toute une éternité.</p>



<p>Pourtant, au cœur de ce paysage gelé,<br>Sous les flocons, une féerie s’est éveillée,<br>Le monde s’est métamorphosé en un royaume givré<br>La ville est devenue une joyeuse réalité.</p>



<p>Les enfants rient et virevoltent sur le sol enneigé,<br>Les visages s’illuminent à chaque nouveau flocon tombé, <br>Les patineurs tourbillonnent sur la glace, gracieux,<br>Et les cafés deviennent des refuges chaleureux.</p>



<p>Montréal en hiver, un tableau féerique,<br>Contraste entre froid et joie, une scène magique.</p>



<p><strong>Alexia Poupet </strong></p>



<p><em>Contributrice</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/17/lignes-de-fuite-hiver-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Lignes de fuite : Hiver à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plume québécoise : zoom sur Kim Thúy</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/plume-quebecoise-zoom-sur-kim-thuy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54069</guid>

					<description><![CDATA[<p>Écrire l’immigration du Viêt Nam au Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/plume-quebecoise-zoom-sur-kim-thuy/" data-wpel-link="internal">Plume québécoise : zoom sur Kim Thúy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Kim Thúy, autrice d’origine vietnamienne, s’est imposée comme une voix majeure dans le paysage littéraire québécois depuis 2009, à travers ses œuvres sur l’expérience complexe qu’implique le fait d’être immigrante. Elle a reçu plusieurs prix, dont le prestigieux Prix littéraire du Gouverneur général en 2010 pour son livre <em>Ru</em>, qui l’a propulsée sur la scène littéraire internationale. Ses courts récits, qui traitent de l’expérience migratoire et de l’adaptation à une nouvelle culture, sont tous rédigés en français, sa « seconde langue maternelle », comme elle le dit, et sont traduits dans 29 langues. Les ventes de ses ouvrages s’élèvent aujourd’hui à plus de 765 000 copies dans le monde.</p>



<p><strong>Enfance</strong></p>



<p>À l’âge de dix ans, Kim Thúy fuit la répression du régime communiste au Viêt Nam avec ses parents et ses deux frères. Comme beaucoup, sa  famille est forcée de prendre la mer à bord d’une embarcation de fortune. Après un long périple, elle parvient enfin à s’installer au Canada. Cette expérience d’immigration, elle la raconte avec une sensibilité si particulière. Avec humour et tendresse, elle parvient à transmettre son choc culturel et son adaptation délicate à l’hiver québécois. Elle partage également son apprentissage long et difficile de la langue française.</p>



<p><strong>Oeuvres littéraires</strong></p>



<p>Son premier roman <em>Ru</em> est publié en 2009 chez Libre Expression. Composé de courts récits autobiographiques mettant en scène ses proches, il raconte le long voyage de sa famille et leur progressive adaptation à leur nouveau milieu de vie au Québec. Mère d’un enfant atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, elle aborde également ce sujet, et y sensibilise ainsi le public. En 2011, elle publie <em>À toi</em> avec Pascal Janovjak : une série d’échanges épistolaires, un coup de foudre amical entre deux auteurs expatriés. Puis, la fiction <em>Mãn</em>, en 2013, dont le récit est celui d’une Vietnamienne arrivée au Québec à l’âge adulte, sa mère l’ayant mariée à un restaurateur vietnamien déjà installé ici. En 2016, l’autrice propose un nouvel ouvrage inspiré de son histoire familiale. <em>Vi</em> raconte la fuite de Saïgon d’une mère et de ses quatre enfants, l’expérience migratoire, le deuil du pays et le choc des cultures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les œuvres de Thùy résonnent avec des lecteurs de divers horizons, offrant une perspective intimement liée à l’expérience de nombreux Canadiens »</p>
</blockquote>



<p><strong>Un récit qui s’adapte au cinéma</strong></p>



<p>Son récit autobiographique éponyme <em>Ru</em> a vu le jour au cinéma le 24 novembre 2023 dernier. Réalisé par Charles-Olivier Michaud et scénarisé par Jacques Davidts, il connaît déjà un grand succès et dépasse maintenant 1,5 million de dollars au box office! Ce succès québécois continue d’attirer de nombreux cinéphiles en salle chaque jour. Il prendra d’ailleurs l’affiche dans toutes les autres provinces du Canada à partir du 26 janvier prochain. Ce long-métrage a aussi donné lieu à une réédition du roman original avec l’ajout d’annotations, d’images du film, d’anecdotes supplémentaires, et même d’observations manuscrites de la part de Kim Thúy sur son parcours littéraire.</p>



<p><strong>Parler immigration</strong></p>



<p>Au-delà des récompenses, Kim Thúy occupe une place spéciale dans le paysage culturel canadien en abordant la question de l’immigration. Dans un pays connu pour sa diversité, les œuvres de Thùy résonnent avec des lecteurs de divers horizons, offrant une perspective intimement liée à l’expérience de nombreux Canadiens. Ses œuvres servent de pont entre les cultures, mettant en lumière les défis et victoires des immigrants. Alors que le Canada continue d’évoluer en tant que nation multiculturelle, des auteurs comme Kim Thúy jouent un rôle crucial en facilitant la compréhension et la célébration de la diversité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/plume-quebecoise-zoom-sur-kim-thuy/" data-wpel-link="internal">Plume québécoise : zoom sur Kim Thúy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>je suis histoire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/je-suis-histoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jade Lê]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54097</guid>

					<description><![CDATA[<p>je suis assise à cette table en jadejade comme mon prénomjade comme cette pierre verte plus ou moins ordinairequi me rapproche étrangement de ma culturefaible lien entre la francele viêt namle canadahistoire familiale qui m’est inconnueje cherche à en connaître les détailsmais un voile translucide recouvre ces souvenirsalors que j’écoute les autres rire,parler vietnamien –&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/je-suis-histoire/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">je suis histoire</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/je-suis-histoire/" data-wpel-link="internal">je suis histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>je suis assise à cette table en jade<br>jade comme mon prénom<br>jade comme cette pierre verte plus ou moins ordinaire<br>qui me rapproche étrangement de ma culture<br>faible lien entre la france<br>le viêt nam<br>le canada<br>histoire familiale qui m’est inconnue<br>je cherche à en connaître les détails<br>mais un voile translucide recouvre ces souvenirs<br>alors que j’écoute les autres rire,<br>parler vietnamien – langue que j’ignore</p>



<p><br>1975<br>ma famille quitte saïgon<br>mon père, le plus jeune, est détaché de ses frères et soeurs<br>il atterrira en france, accompagné de sa tante<br>tous les autres arrivent au québec<br>comme beaucoup d’immigrants,<br>il ne parle plus que très peu le vietnamien<br>un désir profond d’intégration se fait sentir<br>et pour cela<br>il faut parler la langue<br>aller à l’école<br>leur ressembler<br>oublier d’où on vient</p>



<p>2022<br>je commence mes études à montréal<br>assise à cette table en jade<br>j’observe les visages de ma famille<br>si peu familiers<br>nous portons le même nom,<br>mais je me sens à l’écart<br>ils rigolent de la façon dont je prononce des<br>plats en vietnamien<br>ils rigolent du fait que mon père ne parle que<br>très rarement<br>ils rigolent du fait que mes traits ne soient pas<br>« très asiatiques »<br>ils ne se moquent pas<br>ils rigolent<br>mais je ne peux que me sentir à part<br>comme si ma présence n’était pas justifiée</p>



<p>assise à cette table en jade<br>je réalise que je deviens le pont<br>la liaison<br>entre la france<br>le viêt nam<br>le canada<br>je trouve ma voix entre les cultures</p>



<p>j’ai beau ne pas leur ressembler,<br>on partage une histoire<br>et il est de mon devoir de la partager</p>



<p>comme chacun d’entre nous,<br>je suis histoire</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/je-suis-histoire/" data-wpel-link="internal">je suis histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
