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	<title>Éléna Choquette - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Rêveries au piano</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/02/15/reveries-au-piano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 20:25:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pierre Lapointe souffle sur les dix bougies de sa carrière avec la sortie de son nouveau disque, Seul au Piano. Avec Audiogram, il nous offre seize chansons réduites à leur expression la plus pure, seize petits morceaux d’anthologie de la musique québécoise. Le sixième album de l’artiste, Pierre Lapointe: Seul au piano, est avant tout&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2011/02/15/reveries-au-piano/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Rêveries au piano</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.2px} span.s2 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.2px} -->Pierre Lapointe souffle sur les dix bougies de sa carrière avec la sortie de son nouveau disque, Seul au Piano. Avec Audiogram, il nous offre seize chansons réduites à leur expression la plus pure, seize petits morceaux d’anthologie de la musique québécoise.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 198px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/C-PierreLapointe.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-6418" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/C-PierreLapointe-198x300.jpg" alt width="198" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d</span>		</figcaption>
	</figure>
Le sixième album de l’artiste, Pierre Lapointe: Seul au piano, est avant tout un spectacle: quatre soirs de représentation, au tout début de l’hiver, dans la Chapelle du Bon-Pasteur, sur un piano Fiazioli exceptionnel. C’est dans ce lieu que Francis Beaulieu, ingénieur du son, a scellé le succès de l’album. L’atmosphère et l’acoustique sacrées de la chapelle, la voix de l’artiste au naturel, l’essence de la mélodie, c’est exactement ce que l’on trouve sur le disque, sans les longs applaudissements et les improvisations de l’artiste que l’on apprécierait moins à la énième écoute.
<p>Sur le disque ne figurent que les balades, les chansons les plus populaires de l’œuvre de Pierre Lapointe. On se réjouit à l’écoute de «L’amour solaire» (qu’on avait déjà aimé sur le maxi Les vertiges d’en haut), de «Tous les visages» (emprunté à l’album La forêt des mal-aimés) et des «Sentiments humains» (tiré de l’album du même nom). Seul au piano inaugure également des pièces jusqu’ici inédites, soit «Moi, Elsie» (composée pour Élisapie Isaac) et «La Boutique Fantastique», qui a valu à l’artiste le lauréat 2001 de la catégorie auteur-compositeur-interprète au Festival international de la chanson de Granby.</p>
<p>Pour celui qui vient de signer la musique du film Le vendeur (The Salesman) qui sortira à Montréal cet automne, chanter les mêmes airs en tournée finit par créer un détachement. Pourtant, en les rechantant au piano, «je me les suis réappropriés», disait-il en entrevue avec la Presse Canadienne. Il faut dire que Pierre Lapointe, à ses tout débuts, travaillait beaucoup plus en solo, à son piano, que dans les dernières années de sa carrière. Pierre Lapointe: Seul au piano est donc l’occasion rêvée pour le chanteur et pianiste (aussi bien que pour son auditoire) de renouer avec l’origine de Deux par deux rassemblés, Reine Émilie et Au bar des suicidés.</p>
<p>Pierre Lapointe présentera aussi, à partir de mai, un spectacle multidisciplinaire: une sorte de tableau vivant racontant l’histoire d’un roi qui doit mettre fin à ses jours avant d’atteindre l’âge de trente ans (âge que l’artiste aura atteint quelques jours plus tard). Ce conte crépusculaire, conçu par lui et par l’artiste visuel David Altmeid, mais aussi joué par une foule d’autres artistes, sera présenté à la galerie de l’UQÀM du 4 au 7 mai.</p>
<p>Si vous n’aviez qu’un seul disque de Pierre Lapointe à acheter, achetez Seul au piano. Et pour ceux qui préfèrent les voir en vrai, son piano et lui, Pierre Lapointe est en tournée au Québec et en Ontario jusqu’en juin prochain.</p>
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		<title>Démission à Concordia: un sentiment de déjà-vu</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/11/demission-a-concordia-un-sentiment-de-deja-vu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2011 18:54:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la deuxième fois en trois ans, le plus haut responsable universitaire de l’Université Concordia tire sa révérence pour des raisons personnelles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est trois jours avant Noël que l’Université Concordia a annoncé, par voie de communiqué, que sa rectrice Judith Woodsworth abandonnera ses fonctions. «Je souhaite un bel avenir à Concordia et je suivrai avec beaucoup d’intérêt les progrès des étudiants, des membres du personnel et du corps professoral» a‑t-elle alors indiqué.</p>
<p><a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/nouvelles-concordia.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="alignleft size-medium wp-image-5240" title="L'Université Concordia" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/nouvelles-concordia-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>Si elle quitte officiellement pour des raisons personne.lles, comme l’indiquait explicitement le courriel qui a été envoyé aux étudiants de l’université, certains craignent que la véritable raison de son départ ne leur soit cachée. «C’est inquiétant que l’université n’ait pas fourni de raisons claires [quant au départ prématuré de Mme Woodsworth]» rapportait Joël Suss, un sénateur étudiant de l’Association Étudiante de l’Université Concordia à Radio-Canada. Il a promis de trouver une façon de les connaître lorsqu’il reprendrait ses fonctions en début de session.</p>
<p>Cependant, cela n’a pas été nécessaire car l’ex-rectrice a elle même déclaré au Globe and Mail hier matin qu’ «&nbsp;[elle] aurait été heureuse de poursuivre dans mes fonctions de présidente mais certains membres du conseil d’administration m’ont dit qu’ils avaient perdu confiance et qu’ils pensaient que je devrais passer la main.&nbsp;»</p>
<p>D’autres craignent que le conseil d’administration de l’université n’ait littéralement montré la porte à l’ex rectrice et ex professeur de littérature française, peut-être en raison de ses comptes de dépenses souvent critiqués dans la presse.</p>
<p>L’affaire serait peut-être passée inaperçue si Concordia ne perdait pas sa tête dirigeante pour une deuxième fois en moins de trois ans. Selon plusieurs membres du personnel, il y a là matière à se poser de sérieuses questions sur la nature des relations entre le conseil d’administration et les dirigeants de l’établissement. Claude Lajeunesse, prédécesseur de Mme Woodsworth, avait lui aussi quitté ses fonctions à mi-mandat en 2007. Selon un des journaux étudiants de l’Université Concordia, <em>The Concordian</em>, Lajeunesse aurait tiré sa révérence essentiellement en raison d’une mauvaise relation avec le conseil d’administration.</p>
<p>Selon le communiqué de presse publié par l’institution, l’administration Woodsworth avait plusieurs réalisations à son actif. En effet, non seulement l’université enregistre un déficit accumulé parmi les plus faibles dans la province, mais a également été témoin de nombreuses constructions sur ces deux campus, dont le pavillon de l’École de gestion John-Molson au centre-ville.</p>
<p>«Je suis profondément reconnaissant envers Judith et je souhaite souligner son leadership, ses réalisations et son engagement depuis deux ans et demi», a déclaré Peter Kruyt, président du Conseil d’administration par voie de communiqué, le 22 décembre dernier. Selon l’Université, un recteur ou une rectrice intérimaire sera nommé au cours des prochaines semaines. Maître Bram Freedman, vice-recteur aux relations externes et secrétaire général, agit entre temps à titre de recteur suppléant.</p>
<p>Madame<sup> </sup>Woodsworth pourrait décider de revenir à Concordia comme professeur si elle le souhaite.</p>
<p>Elle a reçu une compensation de départ s’élevant à 703 500 $, soit l’équivalent de deux ans de salaire.</p>
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		<title>Notre Tiers-Monde</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/10/notre-tiers-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 04:06:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paul Martin était à McGill la semaine dernière pour inciter les McGillois à prendre conscience de l’existence des problèmes entourant l’éducation des peuples autochtones.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">«L’éducation est la base du futur de tous» a dit Paul Martin, l’ancien premier ministre du Canada, en visite au Faculty Club de l’université, «mais tout spécialement celle du futur des peuples autochtones.» Si plusieurs pans de l’Initiative d’Éducation Autochtone vise à supporter l’entrepreneurship au sein des communautés autochtones, l’Initiative de Martin vise essentiellement à rendre l’éducation secondaire et post-secondaire plus accessible à la communauté «la plus jeune et la plus prolifique du Canada.»</p>
<p style="text-align: justify;">Le principal obstacle avec lequel l’ancien premier ministre doit composer est l’indifférence des Canadiens, expliquait-il. Il soulignait qu’il rencontre très régulièrement des Canadiens travaillant à l’étranger pour subvenir aux besoins des populations du Tiers-Monde. «Seulement, ajoute-il, les Canadiens doivent réaliser qu’ils ont leur propre Tiers-Monde, et ce, à l’intérieur de leurs frontières.»</p>
<p style="text-align: justify;">Andrew Doyle, sénateur étudiant pour la Faculté d’ingénierie, présent à la conférence, a également soulevé le problème de l’indifférence qui atteint la majorité des étudiants mcgillois. À cela, Martin a répondu qu’il faudrait travailler de pair avec les étudiants autochtone déjà présents sur le campus.</p>
<p style="text-align: justify;">À la tête du gouvernement<br>
Quoiqu’il soit aujourd’hui connu comme étant celui qui a fait des compressions budgétaires dans les programmes sociaux au moment où il était ministre des Finances, Martin soutient avoir notamment été responsable de création de la Fondation Autochtone de Guérison, mandaté pour pourvoir aux besoins des victimes des pensionnats indiens. Il aurait également travaillé à la rédaction de l’excuse formelle au sujet de ces mêmes écoles.</p>
<p style="text-align: justify;">«Ceux qui croient que les pensionnats indiens n’ont eu aucun effet sur les différentes générations des populations autochtones n’ont qu’à prendre conscience des faits. Elles ont eu de terribles conséquences.» Il soulignait que pendant plus de 200 ans, les Canadiens ont privé des peuples autochtones de leurs traditions, leurs religions, et leur propre conscience. Pour lui, la discrimination prend aujourd’hui une tournure plus sournoise, alors que la discrimination se traduit par le sous-financement du système d’éducation des peuples autochtones. Par exemple, les écoles ontariennes hors-réserve recevraient près de 12 000$ des deux paliers de gouvernement pour chacun des élèves. Dans les réserves, les écoles disposeraient de moitié moins de ressources.</p>
<p style="text-align: justify;">Paige Isaac, coordinatrice de la Maison des peuples autochtones à McGill, étudiante en science et et originaire de la communauté Micmac, dans la région gaspésienne au Québec, abonde dans le même sens. «Peu de Canadiens saisissent la tragédie de l’expérience relative aux pensionnats autochtones, et à la communauté autochtone en général» et c’est la raison pour laquelle la Maison des peuples autochtones existe. Elle souligne que l’organisation dont elle est présidente organise chaque année &nbsp;un pow wow, pendant lequel un segment d’une population autochtone se rend sur le campus, des journées culturelles, des projections de films et des soirées informatives.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Paige Isaac et Paul Martin, il ne s’agit pas de s’asseoir avec les décideurs politiques fédéraux, provinciaux ou territoriaux, et de dire aux décideurs autochtones ce qu’ils doivent faire, mais plutôt leur demander comment on peut les aider. «J’aurais tendance à croire qu’on a effectivement besoin de l’expérience de ceux qui ont réussi à assurer une éducation de qualité pour mettre de nouvelles écoles sur pied, et les administrer» lance Paige Isaac. «Assurément, il n’y a pas suffisamment de professeurs et d’administrateurs autochtones pour le moment.»</p>
<p style="text-align: justify;">L’ancien Premier ministre mentionnait qu’il faut également y aller à coup de solutions novatrices. Par exemple, il mentionne la création d’un site web pour fournir des ressources pédagogiques et informatives aux écoles très éloignées et privées du support des commissions scolaires. Il a également fait allusion à la création d’un programme de mentorat pour les étudiants en comptabilité, la fondation d’écoles-modèles, et la mise sur pied d’un programme de partenariat entreprenariat jeunesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Taylor Lawson, sénateur étudiant de la Faculté des Arts, il est inadmissible que McGill n’offre pas de programme en études autochtones. «On a quarante ans de retard sur le collège Dartmouth, et trente ans sur l’Université Harvard. Même ici au Canada, l’Université de l’Alberta a une Faculté d’études autochones.» Il souligne pourtant qu’il y aurait des efforts investis sur le campus pour mettre sur pied la possibilité de faire une mineure en études autochtones.</p>
<p style="text-align: justify;">Le doyen de la Faculté des Arts, Christopher Manfredi, a profité de la conférence pour annoncer un nouveau partenariat entre l’université et le Councilling Foundation of Canada, ayant pour visée une plus grande accessibilité de l’éducation aux étudiants autochtones, spécialement au sein de l’école du service social et à la Faculté de Médecine. À cet effet, le Council Foundation Canada a émis un don de 60 000$ via le programme Indigenous Access McGill.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>CAF: de retour!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/26/caf-de-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 07:40:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est avec des idées plein la tête et des projets plein les bras que la Commission des affaires francophones (CAF) a repris du service depuis quelques semaines. Soutenue par une équipe du tonnerre, la CAF vous promet une année des plus engageantes, sous le signe du bilinguisme. Du 24 janvier au 3 février, oubliez le&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/26/caf-de-retour/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">CAF: de retour!</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec des idées plein la tête et des projets plein les bras que la Commission des affaires francophones (CAF) a repris du service depuis quelques semaines. Soutenue par une équipe du tonnerre, la CAF vous promet une année des plus engageantes, sous le signe du bilinguisme. </p>
<p>Du 24 janvier au 3 février, oubliez le cinéma, le resto, le musée: la CAF a prévu le coup. Pour satisfaire vos besoins culturels, politiques et même alimentaires, la Francofête 2011 est la seule option. En effet, cette année encore, la CAF vous prépare deux semaines d’événements festifs et instructifs à saveur francophone. Pensez, par exemple, à notre table ronde au sujet de la langue française dans le monde des arts, notre traditionnel vin et fromage, nos panels sur les politiques linguistiques organisés en partenariat avec l’Association des étudiants en science politique, ou encore  notre très populaire cabane à sucre mobile. Bref, avec des collaborations sans cesse croissantes à travers les différentes facultés et un nombre toujours plus grand d’événements, la Francofête est plus que jamais un rendez-vous à ne pas manquer!</p>
<p>Dans un avenir plus proche, ouvrez l’œil pour le retour tant attendu du comptoir de queues de castor qui, comptez sur nous, roulera sur le campus au moment où vous en aurez le plus besoin… </p>
<p>D’ici là, n’hésitez pas à nous faire part de vos questions et commentaires à caf@ssmu.mcgill.ca. </p>
<p>Pour plus d’informations sur la CAF, nous vous invitons à consulter notre page Facebook ou notre site internet: ssmu.ca/caf. </p>
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		<item>
		<title>Premières nations: dernières financées</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/premieres-nations-dernieres-financees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Oct 2010 18:47:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Excellente nouvelle: le nombre d’autochtones désirant entreprendre des études postsecondaires est plus élevé que jamais. La mauvaise: ils n’en ont absolument pas les moyens. Plusieurs s’insurgent face à la situation. Les sommes d’argent consenties par le fédéral ne suffisent pas à assurer à tous ceux ayant l’âge et le talent, la possibilité d’étudier. La situation&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/10/05/premieres-nations-dernieres-financees/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Premières nations: dernières financées</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Excellente nouvelle: le nombre d’autochtones désirant entreprendre des études postsecondaires est plus élevé que jamais. La mauvaise: ils n’en ont absolument pas les moyens. </p>
<p>Plusieurs s’insurgent face à la situation. Les sommes d’argent consenties par le fédéral ne suffisent pas à assurer à tous ceux ayant l’âge et le talent, la possibilité d’étudier. La situation était d’ailleurs dénoncée en grande pompe par les ministres provinciaux et territoriaux de l’Éducation (à lire l’article de Devon Willis en page 5), mais rien ne bouge.</p>
<p>Allez voir : sur la page d’accueil du site web de l’Université canadienne des Premières Nations, on trouve une courte vidéo dans laquelle la présidente du bureau des gouverneurs et la présidente par intérim appellent les étudiants au calme en les référant aux conseillers pédagogiques de l’Université. Il ne faut pas s’inquiéter, disent-elles l’une après l’autre, on ne fermera pas leur campus, comme certaines rumeurs le veulent. Pourtant, annoncent-elles, on devra montrer la porte à une poignée de professeurs, et à encore plus d’assistants administratifs. Comble des tribulations, elles expliquent que l’université a dû vendre son seul et dernier avoir, la propriété du campus Saskatoon. En bref, elles doivent faire avec 3 millions de moins que l’an dernier.</p>
<h4> Ping-pong </h4>
<p>En octobre 2008, le gouvernement de la Saskatchewan donnait 1,6 million de dollar à l’université. En février 2009, il en reprenait deux cent mille. Juin 2009, le gouvernement fédéral réclame 2.4 millions, alors qu’en février 2010, Saskatoon gèle sa contribution annuelle. À la fin du mois, Ottawa annonce officiellement qu’il ne donnera plus un denier, alors que, le mois suivant, la province lui en redonnait. En juin 2010, Ottawa versait 4 millions à l’université, cette fois à travers la gouvernement saskatchewannais. </p>
<p>On justifie cette (ridicule) politique de ping-pong par un manque de reddition de comptes, par des maux administratifs de la part des officiels de l’université, et des problèmes de coopération de la part gouvernementale. Or, comment pourrait-il être possible pour des gestionnaires universitaires de convenablement planifier la santé financière d’une université alors que le caractère des créanciers est si imprévisible? </p>
<p>A‑t-on vraiment besoin de rechanter les vertus de l’éducation? On le sait –mais puisqu’on a besoin de se le faire rappeler– les autochtones détenant un diplôme universitaire gagnent de meilleurs salaires, sont en meilleure santé, traversent moins de période de chômage. Selon les données publiées cette semaine par l’Association des Collèges et Universités du Canada, l’éducation a un pouvoir «transformateur» sur toutes les populations, et la nécessité d’investir en ce sens est scandaleusement criante.</p>
<h4> Historique justification</h4>
<p>Personne ne pourrait s’exprimer mieux qu’un des professeurs de l’Université canadienne des Premières Nations lorsqu’elle articulait&nbsp;: «Le gouvernement fédéral doit reconnaître qu’il ne peut pas, d’un côté, s’excuser pour les séquelles laissées par les pensionnats indiens [qui voulaient soustraire les autochtones aux influences dites «dégradantes» de leur milieu pour transformer l’identité des enfants et l’apparenter à celle des Blancs], et de l’autre, détruire la seule Université des Premières Nations au pays, obligeant ainsi les étudiants autochtones à s’assimiler aux étudiants des établissements d’enseignement réguliers.» </p>
<p>Pourquoi ne pas assurer à l’Université canadienne des Premières Nations un financement adéquat et stable? En majorant l’aide financière aux établissements d’études postsecondaires, les autochtones et les autres (puisqu’ils sont accueillis à bras ouverts par cette Université) peuvent recevoir un genre d’enseignement qui tient compte de leur histoire et de leur culture, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. x</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Facture majorée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/07/facture-majoree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 20:52:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains étudiants et leurs associations se montrent réticents face aux clauses du budget Bachand, qui vise l’équilibre budgétaire et compte ainsi sur la contribution des étudiants pour défrayer les coûts de leur éducation.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le financement des programmes universitaires occupe bien des esprits. Certains étudiants et leurs associations se montrent réticents face aux clauses du budget Bachand, qui vise l’équilibre budgétaire et compte ainsi sur la contribution des étudiants pour défrayer les coûts de leur éducation. Si les droits de scolarité sont majorés de 50$ par semestre depuis l’automne 2007, rien n’est encore joué pour l’automne 2012. «Pour le bien commun des Québécois», dans les mots du ministre des Finances, le budget 2010-11 prévoit une rencontre des partenaires de l’éducation pour «déterminer les modalités de cette hausse» qui prendra effet en 2012.</p>
<p><strong>Le ministère et sa nouvelle ministre</strong></p>
<p>Dans la foulée du remaniement ministériel, la barde du ministère de l’Éducation est passée de Michelle Courchesne à l’ex-ministre de l’Environnement Line Beauchamp. Si les dossiers litigieux propres au ministère de l’Éducation demeurent, les solutions envisagées diffèrent. En effet, à la suite du témoignage rendu par le recteur de l’Université Laval, Denis Brière, le MELS propose d’analyser une autre proposition que la hausse des frais. «C’est un premier pas vers une discussion constructive», a déclaré M. Bureau-Blouin, président de la Fédération étudiante collégial du Québec, la FECQ.</p>
<p>La vice-présidente affaires externes renchérit en notant qu’avant l’intervention du recteur de l’Université Laval, la rencontre pour les partenaires de l’éducation existait pour déterminer les paramètres de la hausse des frais. «En réaction à l’intervention de M. Brière, pourtant, la ministre Beauchamp laissait comprendre que la rencontre servirait à trouver la meilleure solution au sous-financement des universités qui peut être autre que celle d’augmenter les droits des étudiants. C’est complètement différent.»</p>
<p>Le Secrétaire général de la Table de Concertation étudiante du Québec (TaCEQ), Alexandre Verreault-Julien n’est pas aussi enthousiaste; «pour l’éducation post-secondaire, Mme Beauchamp détient le fardeau de la preuve» de son ouverture à de nouvelles solutions au sous-financement du réseau d’éducation post-secondaire. x</p>
<p><strong>L’idée que l’AUEM résiste</strong></p>
<p>Se déroule présentement la Commission parlementaire de la culture et de l’éducation ayant pour but d’entendre les dirigeants des établissements universitaires, qui reçoivent tous des milliards en subventions gouvernementales chaque année. Quoique l’université McGill ne passera en audience que le 7 septembre prochain, la v‑p. affaires externes  ne doute pas des propos que tiendra la principale, Heather Monroe-Blum.  «La principale veut une révolution totale du Québec, elle aimerait que les frais de scolarité des Québécois rattrape la moyenne canadienne.» Selon la vice-présidente, la principale utilise les mêmes arguments qui justifiaient la hausse des frais pour le programme de maîtrise en administration des affaires pour recommander des hausses pour tous les étudiants, dans tous les programmes. «C’est très inquiétant, et choquant aussi», ajoute-t-elle. Elle explique qu’il est difficile pour les citoyens de la province et héritiers des valeurs de la Révolution tranquille d’entendre que la hausse des frais «sauvera la population québécoise». Elle ajoute avec un sourire que «les lucides sont de retour, et que l’Université McGill en a une à sa tête». </p>
<p>Cette année, différentes fédérations étudiantes feront de la lutte contre la hausse des frais de scolarité leur cheval de bataille. D’ailleurs, à la fin de l’année dernière, les étudiants du premier cycle ont voté en faveur d’une motion mandatant les exécutifs de la fédération pour qu’ils «se batt[ent] pour une éducation libre, de bonne qualité, et accessible; à travers la mobilisation des étudiants de McGill (…) pour appliquer une pression sur le gouvernement afin que celui-ci réduise et élimine éventuellement les frais de scolarité (…)» À la dernière Assemblée générale de l’AÉUM, la population étudiante s’était également exprimée contre toutes les augmentations futures des frais afférents exigés d’eux.</p>
<p><strong>La Table de concertation</strong></p>
<p>C’est notamment à travers son implication au sein de la Table de Concertation étudiante du Québec (TaCEQ), dont elle est membre depuis 2009, que l’AÉUM compte remplir son mandat. Au nom de l’AÉUM et des autres associations étudiantes membres de la Table, soit les étudiants de premier cycle de l’Université Laval et celle de Sherbrooke, la TaCEQ prépare une réponse à l’intention du gouvernement de hausser les droits des étudiants universitaires.</p>
<p>Myriam Zaidi, vice-présidente affaires externes de l’AÉUM, explique que les membres de la TaCEQ travaillent ensemble parce que «les étudiants des trois universités se ressemblent; ils ne sont pas forcément très militants, mais tout de même très préoccupés par la hausse des droits de scolarité. Aussi, nous étions tous désenchantés par la FEUQ dont nous étions membres.» Selon elle, la «FEUQ était détachée de ses membres, corporatiste dans le sens négatif du terme». Par opposition, la TaCEQ fonctionnerait de manière décentralisée et consensuelle.</p>
<p>La TaCEQ, malgré sa date de création récente, jouit d’une reconnaissance de la part des autres associations étudiantes et des autres partenaires de l’éducation. «La TaCEQ est maintenant membre de la Table des Partenaires Universitaires, ce qui est très significatif en mon sens», note le vice secrétaire-général et ex-représentant de la Faculté des arts, Joël Pedneault. x</p>
<p><strong>D’autres solutions</strong></p>
<p>Devant la Commission parlementaire sur l’éducation et la culture, le recteur de l’université Laval a présenté, au nom des associations étudiantes de premier et de deuxième cycle, une nouvelle proposition pour pallier au sous-financement du système universitaire. Puisque «une hausse des frais de scolarité pourrait avoir une incidence sur l’accessibilité aux études, […] une hausse des frais de scolarité n’est conséquemment pas la solution au sous-financement des universités», a déclaré M. Brière.</p>
<p>Par ailleurs, les étudiants suggèrent la mise en place d’une mesure engageant les entreprises à investir un certain pourcentage de leur masse salariale dans le réseau universitaire québécois.</p>
<p>Selon la déclaration de l’association étudiante, les «entreprises québécoises sont les premières à bénéficier d’une main‑d’œuvre hautement qualifiée qui stimule l’innovation et le développement de l’économie du savoir sur laquelle repose notre avenir». Selon eux, puisque le financement des universités devrait être partagé par tous les acteurs qui bénéficient de la formation qu’elles offrent et des recherches qui y sont réalisées, les entreprises devraient conséquemment défrayer leur juste part pour le bon fonctionnement du réseau universitaire.</p>
<p>Quoique le président de la FECQ conçoive que cette idée ait un certain poids, il considère qu’une telle taxe est<br>
régressive. «Notre Fédération prône plutôt l’arrimage de l’impôt sur les bénéfices des entreprises, ou le retour de la taxe sur le capital au niveau de 2007», explique le président. x</p>
<p><strong>Facteur non négligeable</strong></p>
<p>La hausse des frais de scolarité concerne plusieurs acteurs du milieu de l’éducation en raison de son impact possible sur l’accessibilité aux programmes d’études post-secondaires. Cependant, dans le cas du programme de maîtrise en administration des affaires, l’impact est difficile à mesurer puisque la décision est toute récente.</p>
<p>Pour nous éclairer sur les effets potentiels d’une hausse des frais de scolarité Rachel Gotthilf, employée en tant que chercheuse par l’AÉUM pour l’été, s’est notamment penchée sur le cas de la Faculté de droit de l’Université de Toronto, qui a récemment pris la décision d’augmenter la facture des étudiants de 2000$ chaque année jusqu’à ce qu’elle atteigne les 22 000. Aujourd’hui, les étudiants en droit payent plus de 23 000$ pour étudier au sein de l’Université.</p>
<p>Officiellement, explique-t-elle, le doyen de la Faculté voulait augmenter les droits de scolarité pour mieux payer les professeurs, et ainsi remédier à leur émigration vers les écoles de droit américaines. On cherchait aussi à diminuer le ratio étudiants/professeurs. «Que l’on ait amélioré la qualité du programme ou non, c’est difficile à dire. Mais si c’était vraiment le cas, on pourrait toujours se demander si ça vaut la perte des étudiants qui ne peuvent s’offrir cette éducation onéreuse.»</p>
<p>En réaction aux appréhensions des administrateurs de l’Université de Toronto, le vice-principal aurait réalisé une étude sur l’accessibilité de son programme d’étude. Publié en 2003 et présenté devant le Conseil de gouvernance de l’université, le rapport concluait que l’augmentation des droits de scolarité ne représentait pas un obstacle à l’inscription des moins bien nantis en raison de l’aide financière accordée aux catégories socio-économiques inférieures. «Néanmoins, on peut critiquer la sélection de l’échantillon choisit pour cette étude: si tu ne rends compte dans un rapport que de ceux qui ont été admis dans le programme en question, tu omets tous ceux qui n’ont pas pris la peine de se porter candidat de peur de ne pas recevoir suffisamment d’aide financière,» estime Rachel Gotthilf.  La chercheuse pense en conséquence que ce genre d’étude est biaisé.</p>
<p>En somme, il est difficile de tirer des conclusions claires et définitives. Pour elle, plusieurs facteurs entrent en jeu, notamment la mentalité des décideurs et des étudiants. Selon elle, il est devenu normal, voire nécessaire pour les administrateurs, que les étudiants s’endettent pour se retrouver sur les bancs d’école. «Or, ceci peut également avoir pour conséquence un nombre accru d’heure travaillées hors-campus pour payer le coût de l’éducation. Toujours selon elle, trop travailler à l’extérieur du campus peut compromettre la qualité de l’expérience étudiante.» </p>
<p><strong>Déficit budgétaire: McGill rate sa cible</strong></p>
<p>Cinq ans après avoir fait de l’année 2011 la date prévue pour que McGill atteigne l’équilibre budgétaire, le Bureau des gouverneurs de l’université a officiellement baissé les bras le 26 mai dernier en adoptant, pour l’institution, un nouveau budget… déficitaire.</p>
<p>La faute à la crise économique selon la principale Heather Munroe-Blum, qui a indiqué que sans «la hausse prévue des revenus, pour chacune de ces années, le respect de notre engagement […] est progressivement devenu de plus en plus difficile».</p>
<p>Pour solutionner le problème récurrent, le budget établit donc comme stratégie de faire pression afin d’obtenir l’autorisation d’«augmenter les frais de scolarité pour s’approcher de ceux des autres institutions canadiennes». </p>
<p>Mais nul besoin de le faire pour certains programmes, puisque du même coup, la première dirigeante de l’université explique vouloir se «conformer au régime réglementaire en vigueur, excepté pour nos programmes déréglementés et autofinancés».</p>
<p>L’administration veut aussi accroître le recrutement d’étudiants au premier cycle et aux cycles supérieurs. x</p>
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		<title>McGill francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/07/mcgill-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 05:50:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Comment vous souhaiter la bienvenue pour une énième fois sans répéter les mots des années passées? Après avoir parcouru les archives, il était étonnant de voir combien les soucis de notre génération, à savoir notamment l’accessibilité à l’éducation et le bilinguisme, sont similaires à ceux d’autrefois. Le passé est alors apparu comme une muse inspiratrice et plutôt que de vouloir se distinguer de ceux qui nous ont précédés, il semble préférable de continuer le chemin qui a été entamé.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Septembre à nouveau. Une nouvelle rentrée scolaire. Comment vous souhaiter la bienvenue pour une énième fois sans répéter les mots des années passées? Après avoir parcouru les archives, il était étonnant de voir combien les soucis de notre génération, à savoir notamment l’accessibilité à l’éducation et le bilinguisme, sont similaires à ceux d’autrefois. Le passé est alors apparu comme une muse inspiratrice et plutôt que de vouloir se distinguer de ceux qui nous ont précédés, il semble préférable de continuer le chemin qui a été entamé.</p>
<p><strong>L’émergence d’une large génération à l’âge adulte<br>
</strong><br>
Le 23 janvier 1968, l’Union générale des étudiants du Québec appelait la population à manifester sur la situation des prêts et bourses. 33 000 demandes de bourses avaient été renvoyées à leur expéditeur par le Ministère de l’Éducation sous prétexte que le formulaire était «incomplet» ou les informations fournies «inexactes». 1800 étudiants en sciences humaines de l’Université de Montréal boycottaient leurs cours pendant une semaine comme symbole de support aux étudiants issus des cégeps, car les facultés refusaient de reconnaître la validité des diplômes des collèges classiques et obligeaient certains à reprendre des cours suivis au secondaire. Enfin, on laissait aussi entendre que la présence d’une seule université francophone à Montréal n’était pas assez pour tous les étudiants issus de la première cohorte des cégeps.</p>
<p><strong>Les francophones font du bruit</strong></p>
<p>Le 23 octobre 1959, Jean-Paul Desbiens, un frère mariste avait publié une lettre dans Le Devoir dans laquelle il qualifiait le joual, la langue des étudiants canadiens-français, de «langue désossée parlée par une race servile» et signalait par là l’abrutissement des francophones par l’Instruction publique. Ceci a servi d’huile sur le feu, mais c’est la publication d’Option Québec, un essai de René Lévesque le 6 janvier 1968, qui sera un vrai catalyseur pour l’esprit national et l’indépendance du Québec. Lévesque prévoyait une révolution: l’avènement d’une nouvelle élite économique francophone. Aussi, à la suite de l’insistance de la commission scolaire de Saint-Léonard pour que les enfants d’immigrants reçoivent une éducation unilingue française, une Loi pour promouvoir la langue française au Québec entra en vigueur en novembre 1969.</p>
<p>Ainsi, c’est le croisement entre les groupes du mouvement ouvrier, les organisations nationalistes et les étudiants qui ont mené à l’«opération McGill», une marche de 10 000 jeunes qui désiraient franchir les portes de McGill et l’en écarter l’élite anglo-saxonne, le 28 mars 1969. Ils demandaient à une université publiquement financée de répondre aux besoins du public qui l’a supportait: les nationalistes pour promouvoir la culture et la langue francophones au sein de McGill, les ouvriers parce qu’elle est élitiste et les jeunes qui craignaient pour leur avenir. Le mouvement a été depuis rebaptisé «McGill français» en référence à un des slogans.</p>
<p>Le McGill Daily avait appuyé la manifestation, mais ce ne sera que le 1er septembre 1977 qu’apparaîtront des articles en français. La volonté derrière le premier éditorial est éloquente encore aujourd’hui: «Une édition francophone ne peut avoir qu’un effet positif car elle permettra l’expression des sentiments d’une minorité culturelle en Amérique qui est majoritaire au Québec. Ainsi les anglophones seront à même de mieux comprendre certaines aspirations de leurs voisins. Ainsi par le biais d’un journal étudiant, les deux minorités pourront se comprendre et s’entendre tout en travaillant à l’élaboration d’un Québec meilleur.»</p>
<p>Les Anglophones comprennent-ils mieux nos aspirations? Mais surtout, le Québec est-il meilleur? À l’échelle mcgilloise, l’administration a pris la décision au cours de l’été de d’éliminer la nécessité pour ses postulants de passer le test d’admission pour les Facultés de médecine (MCAT) parce qu’il n’était pas traduit en français. Et McGill ne voudrait pas officiellement se couper d’un segment majeur de sa population en imposant un test unilingue qui compromet les chances d’acceptation de ceux dont la langue de McGill n’est pas maternelle.</p>
<p>Le Québec est-il meilleur? Le remaniement ministériel a apporté son lot de vent, et a soufflé Courchesne au Trésor. Celle qui annonçait une majoration inexorable des droits de scolarité au-delà de 2012 a ainsi laissé sa place à l’ex-ministre de l’Environnement. Beauchamp, elle, semble tempérer. Au moment où cette dernière a eu à se prononcer sur le très litigieux dossier des bulletins scolaires uniformes, elle choisit de remettre l’entrée des nouvelles formules à l’année prochaine, faisant ainsi le bonheur des cadres, commissions scolaires et autres acteurs du monde de l’éducation. Saura-t-elle faire consensus pour renflouer les coffres des institutions universitaires du Québec?</p>
<p>Le Québec s’améliore-t-il? Quoi qu’il arrive, Le Délit sera là pour vous tenir au courant. Comme l’ère contemporaine est caractérisée par l’avènement de l’ici et maintenant dans le domaine des médias, notre journal sera plus actif dans l’univers de la presse 2.0. Le sociologue spécialiste des technologies de l’information, André Mondoux a cité les mots de Jean-Louis Barrault lors d’une table ronde de l’École d’été de l’INM sur le rôle du web dans la crise des médias en août dernier: «La dictature “C’est ferme ta gueule!“ et la démocratie c’est “Cause toujours!“…» Aujourd’hui, chacun trie  les informations selon ses intérêts  ‑à la carte‑, nous vous invitons alors à nous écrire, à collaborer et à venir cogner à la porte du B‑24 de l’édifice Shatner pour faire du Délit, votre Délit. Plus on est de francos, plus on rit!</p>
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		<title>Hausse risquée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/30/hausse-risquee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 19:32:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les partis concernés par l’éducation au Québec ne s’entendent pas sur la façon dont elle devrait être financée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le montant exigé des étudiants pour leur éducation post-secondaire continue de faire couler beaucoup d’encre. <em>Le Délit</em> dresse en cette fin de session le portrait des solutions proposées par les différents acteurs en présence, des événements de la dernière session et des dossiers à surveiller l’an prochain.</p>
<h4>Le financement étudiant</h4>
<p>La hausse des frais de scolarité de la Maitrise en Administration des Affaires (MBA) de l’Université McGill illustre bien la possibilité de pallier aux déficits des facultés en se défaussant de la facture sur les étudiants. En janvier dernier, le programme de gestion a annoncé une hausse des frais de scolarité de plus de 1600%, faisant passer le coût d’inscription au programme de 1673$ à 29 500$ en un an. Dans une lettre adressée à la rectrice de l’université  McGill, datée du 15 janvier 2010, la ministre de l’Éducation, des loisirs et des sports, Michelle Courchesne pointe du doigt la décision prise par l’institution académique d’être allée de l’avant avec une telle hausse, puisqu’elle «contreviendrait à l’accessibilité de l’éducation».</p>
<p>McGill se défendait pourtant de réserver 4000$ des 29 500$ à l’aide financière, rendant le programme accessible au 20% qui en a véritablement besoin. La situation inquiétait alors le président de la FEUQ, en cela que cette hausse de frais risque d’encourager d’autres établissements universitaires à emboîter le pas de la hausse.</p>
<p>Les étudiants s’étaient formellement opposés au modèle d’autofinancement tel que suggéré par le programme du MBA. Une motion adoptée en Assemblée générale mandate l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) pour faire pression auprès de l’administration universitaire, des gouvernements provincial et fédéral contre une telle modulation des frais de scolarité, en particulier pour les programmes universitaires à vocation plus professionnelle, tels le droit, la médecine, la dentisterie et l’ingénerie. D’ailleurs, le Pacte pour le financement concurrentiel des universités, signé à la début mars par une quinzaine de personnalités publiques promeut notamment le maintien du niveau actuel du financement public et un déplafonnement des frais de scolarité. La FECQ trouve irréfléchies les idées et les solutions véhiculées par ce texte. «Déplafonner les frais de scolarité amènera une baisse des inscriptions, et bloquera l’accès à l’université aux jeunes de la classe moyenne inférieure», arguait le président de la FECQ. Selon la TaCEQ, le Québec fait déjà face à un problème endémique de décrochage, et une application des principes du pacte ne ferait qu’aggraver la situation. En revanche, le ministre des Finances, M. Raymond Bachand, et la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Michelle Courchesne, en ont pris connaissance avec intérêt. «Ce document reprend de nombreuses idées et propositions entendues dans le cadre des consultations pré-budgétaires et lors de la Rencontre économique 2010», a affirmé le ministre des Finances.</p>
<p>De plus, dans une étude réalisée par Valérie Vierstraete, économiste à l’Université de Sherbrooke, il est énoncé que les étudiants québécois disposent d’un revenu personnel moins élevé et la génération de leurs parents a moins fréquenté l’université que dans les autres provinces canadiennes, deux facteurs qui ont un effet négatif sur la poursuite des études des jeunes. Ainsi, les étudiants québécois seraient plus sensibles à une hausse du coût de l’éducation que leurs homologues canadiens.</p>
<h4>Le financement corporatif</h4>
<p>En réponse à des coupures budgétaires significatives, le Département des Sciences de la terre et des planètes de McGill a fait campagne dans les dernières années pour renflouer ces coffres. La corporation minière Osisko a répondu par la signature d’un contrat de 4,1 millions de dollars. Certains craignent que les dons puissent devenir une avenue supplémentaire pour la formation professionelle intéressée. Les 4 millions servant notamment à l’emploi de deux professeurs en géologie économique, certains s’inquiétent que, dans la cas d’Osisko, le Département ne fasse plus que «assurer l’avenir de l’industrie», comme l’écrivait le président et chef de la direction d’Osisko, par voie de communiqué. D’autres redoutent des brêches à l’éthique.</p>
<h4>Le financement fédéral, et provincial</h4>
<p>À travers une mobilisation sur la colline parlementaire, les fédérations étudiantes (FEUQ et FECQ) réclamaient d’Ottawa un transfert en vue d’un réinvestissement en aide financière aux études, notamment les 118M$ qui, selon eux, «revenaient de droit aux étudiants québécois». En réponse, le ministre fédéral Christian Paradis annonçait un transferts de 125 millions de dollars vers la capitale québécoise. L’argent n’est toujours pas entre les mains des étudiants, selon la FEUQ.</p>
<p>En ce qui concerne les solutions au sous-financement chronique des universités québécoises, on envisage ainsi une hausse des frais de scolarité (modulée ou non), des donations privées, ou un plus grand financement public. Les bénéfices et dangers de ces différentes solutions seront d’ailleurs discutés par Maître Julius Grey, professeur à la faculté de droit de l’université McGill, Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire lors d’un panel qui se tiendra ce mercredi 31 mars entre 14 et 16 heures, dans le Lev Buckham du bâtiment Shatner.</p>
<p>Pour plus d’informations, visitez <a href="http://ssmu.mcgill.ca/tuition" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ssmu.mcgill.ca/tuition</a></p>
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		<title>Aider à aider</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/aider-a-aider/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 01:15:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des étudiants de McGill militant pour <em>End Poverty Now</em> passent la nuit dehors pour aider la cause des sans abris.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cinq étudiants ont passé cinq nuits dans leur sac de couchage la semaine dernière dans le cadre de l’événement «5 jours pour les sansabris». Quelques quinze autres ont également pris part à l’initiative pendant une ou deux nuits.</p>
<p>Rosa Gaia Saunders, étudiante de troisième année en études culturelles, et Albert Klein, étudiant en quatrième année en entrepreneuriat, mène une campagne pour le chapitre mcgillois de End Poverty Now, une ONG qui, revendiquant son indépendance de toute organisation politique ou partisane, lutte contre la pauvreté au niveau local comme international. Ils récoltaient de l’argent et des aliments non-périssables, notamment pour le centre d’hébergement montréalais Projet Autochtone du Québec. «On goûte à la vie de l’errance», racontait Rosa Gaia Saunders, habillée d’un dossard conçu pour l’occasion, en arrêtant les étudiants qui passaient près des l’entrée Milton. «On cherche essentiellement à attirer l’attention des étudiants et professeurs.» Elle admet qu’il est facile d’ignorer les besoins de ceux qui dorment dans les rues, mais «pas quand ils se trouvent dans notre cour». C’est pour cela que dans le but d’attirer l’attention de la communauté mcgilloise, ils se sont installés et endormis au beau milieu du campus.</p>
<p>«Ce sont les conditions les plus près de la véritable pauvreté, telle que vécue par plusieurs, dans lesquelles ont a choisi de vivre cette semaine», confie Albert Klein. En plus de dormir à l’extérieur, les participants se nourrissent exclusivement des denrées apportées par les passants et dorment sans autre équipement qu’un modeste sac de couchage. Et ce, dans le but de «rappeler aux étudiants que la pauvreté existe et continue d’exister». Selon le groupe, il est essentiel de réveiller la conscience des citoyens vis-à-vis les causes de la pauvreté telle qu’elle existe ici, au Canada.</p>
<p>Les participants auraient pu organiser «une soirée chic» pour amasser des fonds pour les organismes en lesquels ils croient, expliquait Gaia Saunders. «Mais ça aurait été en complète contradiction avec la réalité qu’on tente de dépeindre ainsi qu’avec les principes de la campagne de End Poverty Now», précise-t-elle.</p>
<p>Les retombées de l’exercice sont telles qu’un sans-abri est venu les trouver lors de la deuxième journée de la campagne. M. Klein explique que «certains d’entre nous étions un peu apeurés à son approche, mais la crainte s’est dissoute en moins d’une minute. Il voulait seulement être avec nous, et discuter entre égaux», ajoute-il.</p>
<p>L’organisation vise également à «aider les étudiants à aider». À cet effet, ils ont conçu une brochure faisant état des divers organismes oeuvrant déjà à la tâche, pour donner un point de départ aux McGillois désirant faire leur part pour lutter contre la pauvreté.</p>
<p>À son terme, la campagne «5 jours pour les sans-abris» avaient amassé presque 4 900$, ce qui est aux dires de Mme Saunders «plus d’argent qu’ils auraient pu croire être capables d’amasser»</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«We don’t need no education»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/%c2%abwe-don%e2%80%99t-need-no-education%c2%bb/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/%c2%abwe-don%e2%80%99t-need-no-education%c2%bb/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 00:18:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=2949</guid>

					<description><![CDATA[<p>La projection du documentaire d’Alanis Obomsawin sur l’enseignement du Professeur Cornett, mis à la porte par McGill sans explications, soulève la controverse, à nouveau, sur le campus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/%c2%abwe-don%e2%80%99t-need-no-education%c2%bb/" data-wpel-link="internal">«We don’t need no education»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le documentaire de la cinéaste reconnue Alanis Obomsawin <em>Professeur Normand Cornett: «Depuis quand différencie-t-on la bonne réponse d’une réponse honnête?»</em> était projeté lundi dernier à l’intérieur des murs de McGill. Rassemblant quelques 200 étudiants, professeurs et citoyens concernés, la projection a remis sur la sellette la controverse entourant le congédiement jusqu’à maintenant injustifié du professeur qui y a enseigné pendant plus de quinze ans.</p>
<h4>Non-orthodoxie</h4>
<p>Ses anciens étudiants et collègues sont unanimes: les méthodes d’enseignement du professeur Cornett sont non-orthodoxes. Ses étudiants se souviennent d’ailleurs de lui en ces termes: «le Dr. Cornett n’a jamais donné de matière à apprendre par coeur ni d’examen noté, mais je n’ai jamais autant appris dans un cours que dans le sien,» écrivait Emilie Laurencelle- Bonsant, diplômée du Baccalauréat ès arts de McGill en 2007. «Il apprenait à connaître tous ses étudiants personnellement,» mentionne une autre de ses anciens étudiants, Mira Etlin-Stein. Pour ce faire, il donnait un nom à chaque cohorte, demandait aux élèves de se donner un surnom et créait «une réelle communauté d’élèves ouverts et prêts à affronter les sujets les plus difficiles, les moins explorés dans la société en général,» poursuit Émilie Laurencelle-Bonsant. Au total, 80% de la note obtenue par un étudiant revenait à sa participation.</p>
<p>Le professeur Cornett, dans un entretien avec <em>Le Délit</em>, précise qu’il étudie l’intégralité du spectre politique, de façon à faire valoir tous les points de vue. «Les étudiants devraient avoir la possibilité de s’asseoir avec des chefs de file des domaines artistique, religieux et politique, et de leur tenir tête». Dans cet objectif, il a accueilli dans ses classes l’ex-premier ministre québécois Lucien Bouchard, le musicien Oliver Jones, et la cinéaste documentariste Alanis Obomsawin –elle-même réalisatrice du documentaire présenté à McGill. «Il n’imposait pourtant jamais ses propres convictions», souligne M. Yakov Rabkin, professeur à l’Université de Montréal, dans le documentaire. «Je ne saurais dire de quel côté il pourrait se positionner. Il voulait que les étudiants réfléchissent.»</p>
<h4>À la porte!</h4>
<p>Le Professeur Cornett s’est vu contraint de quitter son bureau et ses fonctions le 31 mai 2007 sans motifs explicites. Dans le documentaire de Mme Obomsawin, Julius Grey, avocat et professeur à l’Université McGill, défend le professeur Cornett: «Les étudiants aimaient et recherchaient ce cours». Pour l’avocat, la problématique entourant le licenciement du professeur Cornett est «une affaire plus morale que légale». Les sous-entendus déferlent sur l’institution McGill. Peut-être une réponse claire suffirait-elle à faire taire le débat, mais M. Gautier, artiste sculpteur, doute que la réponse de l’administration ne vienne. «Cet espèce de politiquement correct dans lequel on baigne me fait très souvent penser à quelque chose qui ressemble fort à de la censure. En fait, c’est bien de cela dont il s’agit» estime-t-il.</p>
<h4>Liberté académique compromise</h4>
<p>Peter Leuprecht, Directeur de l’Institut d’études internationales à l’Université du Québec à Montréal et ancien doyen de la Faculté de droit à l’université McGill, et l’avocat et professeur Julius Grey abondent dans le même sens dans une lettre ouverte parue dans Le Devoir: ils soupçonnent des restrictions à la liberté académique imposées par l’université. «La façon avec laquelle l’université McGill a traité le Dr Cornett […] semble enfreindre ses propres règlements observent-ils, rappelant que l’université a tout intérêt à expliquer les mesures exceptionnelles qu’elle a prises.</p>
<p>L’administration de McGill se défend pourtant, dans une réponse publiée dans <em>Le Devoir</em> 13 juillet 2007, d’honorer la liberté d’expression: les hypothèses soulevées quant au recours à la censure de la Faculté d’études religieuses n’aurait «aucun fondement ». «L’université n’étant pas une organisation hiérarchique qui exerce son autorité et son contrôle sur les facultés, nous nous sommes assurés que la Faculté d’études religieuses a appliqué les règles et les procédures dans le plus grand respect des valeurs associées à la liberté académique,» répondait le Vice-principal exécutif Anthony Masi au nom de l’administration mcgilloise.</p>
<p>L’affaire a subséquemment été amenée devant la cour: récemment l’administration de McGill a offert un montant d’argent en échange de la signature d’une entente de confidentialité. «Si je signais cette entente, l’administration ne serait plus responsable d’expliciter les raisons de mon congédiement. Et c’est ce qui m’importe», expliquait le Dr.Cornett –dans un français impeccable– au <em>Délit</em>, en soulignant «qu’il n’existe aucun montant qui puisse remplacer le plaisir d’enseigner».</p>
<p>Ni la doyenne de la Faculté des études religieuses, ni les membres de l’administration n’ont répondu aux questions qu’il leur a posées. La réalisatrice du documentaire, Alanis Obomsawin, n’a également pas trouvé réponse à ses questions auprès de l’administration universitaire.</p>
<p class="boiteg"><em>Professeur Norman Cornett: «Depuis quand différencie-t-on la bonne réponse d’une réponse honnête?»</em> d’Alanis Obomsawin, Office National du Film, 2009.</p>
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		<title>L’Assemblée générale entretient la polémique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/16/assemblee-generale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 00:18:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’occupation de la Palestine et la légitimité de l’AG sont mis sur la sellette.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3>Éthique corporative : la motion passe dans la controverse</h3>
<p>L’atmosphère était tendue mercredi soir dernier dans la cafétéria du bâtiment Shatner. Plus de 600 étudiants s’y étaient massés afin de faire entendre leur voix sur les motions mises au vote à l’Assemblée générale de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM). Un étudiant y a d’abord demandé d’amender l’ordre du jour afin de donner priorité à la motion sur la création d’un comité de responsabilité sociale d’entreprise, mandaté pour évaluer le respect de l’éthique des «corporations avec lesquelles l’Université fait affaire».</p>
<p>Khaled Kteily, un des signataires de la motion et membre de Solidarity for Palestinian Human Rights (SPHR), a pris la parole pour en exposer brièvement le contenu. Ce n’est pourtant qu’à la suite de questions répétées de la salle qu’il a explicité l’allusion à l’occupation illégale des territoires palestiniens, faite dans le préambule. Plusieurs groupes tels que Hillel McGill et le Comité des Affaires Politiques Canadiennes Juives (CAPCJ) se sont alors insurgés. Zach Paikin, membre du CAPCJ, s’est opposé aux clauses en argumentant que la CAPCJ est «en faveur de l’établissement d’une commission qui s’assure que McGill n’entretiennent pas de relations avec des entreprises qui ont des activités moralement douteuses, mais [est en désaccord] avec la diabolisation de l’État d’Israël qu’encouragent les prémisses. Ce serait érroné de diaboliser la seule démocratie du Moyen-Orient.»</p>
<p>Des pressions ont donc été exercées pour supprimer les clauses six et sept qui condamnaient l’occupation des territoires palestiniens. La tension est montée d’un cran: un individu a risqué de se faire expulser par la sécurité car il brandissait un drapeau israélien qui «incitait au vacarme», selon le Président de l’Assemblée, Zach Newburgh. Après une longue série de recours procéduraux hostiles, pourtant sans débat de fond, l’Assemblée a accepté d’enlever ces clauses et a adopté la motion par une simple majorité.</p>
<h4>Un goût amer pour SPHR</h4>
<p>La réaction du porteur de la motion Khaled Kteily était partagée. Il était déçu de constater «qu’il y avait des étudiants qui n’ont pas envie de débattre ou de s’engager dans une discussion intelligente. Encore une fois, les droits des Palestiniens, à l’Assemblé de mercredi, ont du faire face à des jurons, des huées et des insultes provenant d’une minorité très spécifique du corps étudiant.»</p>
<p>Samer Sefian, VP Externe de SPHR, s’inquiétait quant à lui du manque d’impartialité de l’AÉUM. «Il y avait clairement un conflit d’intérêt puisque Zach Newburgh est aussi le président de Hillel Montréal. En plus, nous faisions face à une forte opposition: nous avons même reçu des courriels désobligeants de plusieurs personnes, dont une personne nous révélant clairement qu’elle détestait cette motion», a expliqué M. Sefian.</p>
<p>Quant à Zach Paikin, il s’est dit être soulagé du résultat concernant cette motion: «Cette soirée est un grand succès: on a su unir les étudiants pour participer à des projets moraux.»</p>
<h3>Autres motions: des débats plus étoffés</h3>
<p>L’adoption des motions subséquentes a été ponctuée de débats plus nombreux. Sur la motion s’opposant au modèle de frais de scolarité autofinancés, Sebastian Ronderos-Morgan, VP Affaires externes de l’AÉUM, a expliqué que l’esprit de la motion «ne faisait pas exclusivement référence aux récentes hausses de frais de scolarité du MBA». Elle vise plutôt toutes hausses potentielles dans les programmes à vocation professionnelle tels que le droit, la médecine et la médecine dentaire.</p>
<p>La motion sur les investissements de l’AÉUM ayant un lien avec l’industrie des sables bitumineux est passée avec une majorité simple, malgré les nombreuses inquiétudes soulevées quant à la faisabilité de l’affaire. Notons que la Banque royale du Canada, où l’AÉUM a investi plus de 200 000$, serait indirectement liée à ce genre d’industrie. C’est pourquoi Joël Pedneault, représentant de la Faculté des Arts à l’AÉUM, croit qu’il vaudrait mieux déplacer ces investissements vers les Caisses Desjardins.</p>
<p>La dernière motion, concernant la condamnation des groupes discriminatoires, incluant les groupes pro-vie, a été rejetée après de nombreux débats et suggestions d’amendement. Les auteurs l’avait défendue en arguant que «de tels groupes font réellement du tort aux femmes, en compromettant leur capacités à faire un choix éclairé, et en les soumettant à la honte publique».</p>
<p>Les motions concernant l’opposition à toute augmentation des frais afférents, et à la restauration de machines GAB 5$ sur le campus ont toutes deux été approuvées sans trop de controverse.</p>
<h3>Démocratie directe: question de légitimité</h3>
<p>L’Assemblée générale (AG) semestrielle telle qu’on la connait aujourd’hui a été institutionnalisée en 2006. Auparavant, l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) n’organisait des AG que lors d’événements significatifs sur lesquels la population étudiante devait se prononcer.</p>
<p>La formule actuelle n’est certainement pas sans faille, rapporte Rebecca Dooley, VP Affaires universitaires. Elle soutient que l’adoption ou le rejet des motions présentées mercredi dernier «reposait ultimement sur le jugement de ceux qui étaient là au moment opportun».</p>
<h3>Défenseurs de l’abolition nette</h3>
<p>Pour le comité éditorial du <em>McGill Tribune</em>, la solution passe par l’abolition des AG. «De deux choses l’une: soit une série de motions peu passionnantes –ayant souvent trait aux problèmes internes de l’AÉUM– n’attire pas suffisamment d’étudiants pour faire quorum, soit une ou deux motions controversées –ayant souvent trait aux affaires externes– attirent des partisans de deux partis irréconciliables, et jette l’AG dans le chaos,» souligne le <em>McGill Tribune</em>, dans son édition du 9 février. «Dans les deux cas, rien de productif n’en résulte.» Selon lui, l’adoption des motions en AG relève de la tyrannie d’une minorité obnubilée par son intérêt propre.</p>
<p>Mark Bay, représentant des résidences siégeant au comité exécutif de l’AÉUM, ajoute à ces critiques qu’au final, la tribune que se veut être l’AG marginalise des problématiques qui importent. Il cite en exemple la résolution ayant trait à l’abandon de transactions financières corporatives supportant l’extraction de sables bitumineux. Selon lui, elle a été peu discutée puisque «les étudiants présents ne pouvait plus attendre de rentrer à la maison, après les émotions renversantes provoquées par les propositions qui l’ont précédée.»</p>
<p>Dans le but d’améliorer l’aspect démocratique des Assemblées, le président de l’AÉUM, Ivan Neilson, prépare actuellement une proposition de réforme. Il planifie rendre plus difficile la proposition de motions ayant trait aux affaires externes à l’AÉUM. À l’instar de la question israélo-palestinienne, certains de ces enjeux divisent fondamentalement la communauté étudiante. Sa proposition de réforme devra être adoptée par voie de référendum par voie électronique plus tard cet hiver.</p>
<p class="boiteg">Pour consulter la liste des résolutions, référez-vous au <a href="http://ssmu.mcgill.ca/ga/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ssmu.mcgill.ca/ga/</a></p>
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		<title>Recherche militaire : tout n’est pas réglé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/16/recherche-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 00:05:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénat évite la question militaire en raison d’un délai procédural.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’approbation de la politique institutionnelle de l’université d’encadrement de la recherche par le Sénat était attendue par plusieurs lors de la rencontre du 10 février dernier. Toutefois, les sénateurs ont été avisés une journée avant la séance que la politique ne serait que «discutée » à la rencontre, puisqu’elle devait être préalablement approuvée par le Comité des politiques académiques avant de recevoir le sceau du Sénat.</p>
<p>«C’est dommage que cette politique ne soit pas approuvée aujourd’hui, puisque j’aurais été totalement à l’aise de le faire: la politique est prête, et chaque mois que l’université passe sans elle est dangereux», a déclaré le Professeur Denis Thérien, vice- principal, recherche et relation internationales. Il a ajouté que la plupart des suggestions faites par rapport au document apporté au Sénat en novembre dernier ont été considérées et incorporées à cette version quasi-finale de la politique sur l’encadrement de la recherche, qui remplace la politique de l’éthique de la recherche (Policy on Research Ethics) et le Règlement sur les politiques de recherche (Regulations on Research Policy).</p>
<p>Cependant, tous les sénateurs ne considèrent pas que le document soit dorénavant adéquat: Rebecca Dooley, sénatrice étudiante, considère que «la suppression de la clause de l’anonymat [prévoyant donner la possibilité aux chercheurs de ne pas dévoiler l’identité des personnes qui financent leur recherche], ainsi que l’édition de plusieurs affirmations concernant la responsabilité sociale dans le préambule de la politique, représentent de véritables améliorations au document, par rapport à novembre dernier». Pourtant, elle demeure inquiète quant au manque de procédures claires en cas de violation de la politique. À ce jour, il n’existe pas de procédé formel pour décourager les chercheurs de déroger à la politique institutionnelle.</p>
<p>La sénatrice étudiante Sarah Woolf demeure également insatisfaite. Elle se préoccupe du «manque d’orientation donnée aux standards éthiques de la recherche, telle que définie par l’université». Elle déplore que «la politique institutionnelle réfère à un conseil de recherche éthique. Pourtant, ce conseil est moins intéressé par les conséquences sociétales et éthiques potentiellement problématiques de la recherche menée que par le bien-être immédiat des êtres humains et des animaux.»</p>
<p>En réponse aux préoccupations de Sarah Woolf, M. Thérien répond que «McGill attend et continuera à attendre de ses chercheurs, qu’ils soient des leaders dans leur domaine, qu’ils adhèrent aux normes d’éthique les plus élevées». Il ajoute par voie électronique que «les chercheurs ont la responsabilité de s’informer des conséquences de leurs travaux et de comparer leurs bénéfices potentiels aux applications dommageables.»</p>
<p>Alexandre Vidal, du groupe Demilitarize McGill ne se satisfait pas de cette réponse. Selon le groupe dont il est membre, «les nombreux projets de recherche ayant des répercussions néfastes pour la société, tels que les projets à vocation militaire de développement d’explosifs et d’autres technologies de l’armement, vont se poursuivre alors que le public ne pourra plus en être informé.»</p>
<p>L’approbation définitive de la politique d’encadrement de L’approbation définitive de la politique d’encadrement de recherche se fera à la prochaine séance du Sénat, le mercredi 24 mars, à 14h30, à la salle 232 du bâtiment Leacock.</p>
<p class="boiteg">Pour l’historique des événements entourant de la politique d’encadrement de recherche, lisez <em><a href="https://delitfrancais.com/2009/11/10/recherche-se-deregle-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">La recherche se dérègle à McGill</a></em> publié le 10 novembre 2009.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/16/recherche-militaire/" data-wpel-link="internal">Recherche militaire : tout n’est pas réglé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Les cours d’histoire en voie d’extinction</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/les-cours-d%e2%80%99histoire-en-voie-d%e2%80%99extinction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 01:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La quasi absence du cours d’histoire dans les CÉGEPs inquiète la coalition pour l’histoire, qui a lancé une pétition en ligne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/les-cours-d%e2%80%99histoire-en-voie-d%e2%80%99extinction/" data-wpel-link="internal">Les cours d’histoire en voie d’extinction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de sa tournée québécoise, la Coalition pour l’histoire était dans la région de Lanaudière pour dénoncer, de concert avec la Société nationale des Québécoises et Québécois de Lanaudière (SNQL), la quasi absence de cours sur l’histoire du Québec et de la société québécoise dans les cégeps du Québec.</p>
<p>Pour le président de la SNQL, Yvon Blanchet, «nous risquons de donner raison à Lord Durham en devenant un peuple sans histoire si le ministère de l’Éducation ne procède pas à une réforme majeure».</p>
<p>Gilles Laporte, membre fondateur de la Coalition et représentant de l’Association des professeures et des professeurs d’histoire des collèges du Québec, rapportait lors du lancement de la pétition initié par la coalition, le 2 décembre 2009, qu’il «est absolument inacceptable que seulement 5% des étudiants aient accès à un cours sur l’histoire du Québec et de la société québécoise en général au collégial». Robert Comeau, directeur du Bulletin d’histoire politique, y expliquait que parmi les six objectifs directeurs de la pétition, on pouvait trouver un nombre d’heures révisé à la hausse pour les cours de tous les niveaux d’enseignement au Québec. Selon la pétition, il faudrait que «tous les finissants du niveau collégial soient en mesure de reconnaitre les fondements historiques du Québec contemporain» au sortir des établissements collégiaux.</p>
<p><em>Quelques questions posées à Marc Simard, professeur d’histoire au Collège François-Xavier- Garneau.</em></p>
<p><strong><em>Le Délit</em> (<em>LD</em>): En quoi estce important, en général, de connaître les fondements historiques de la société au sein de laquelle on vit?</strong></p>
<p><em>Marc Simard</em> (<em>MS</em>): C’est non seulement important, mais essentiel pour l’exercice de nos droits en tant que citoyens. Sans l’histoire, c’est plus facile de réinventer la roue, de ne pas connaître les courants intellectuels dans lesquels certaines pratiques politiques s’inscrivent, etc. Il n’y a pas de génération spontanée, on peut expliquer une foule de choses par l’histoire. Il faut la comprendre pour critiquer et intervenir de façon efficace.</p>
<p><strong><em>LD</em>: Y a‑t-il une nouvelle tendance à étudier davantage les autres pays et coutumes, au point que l’on se désintéresse de la nôtre, comme le craignent les signataires de la pétition?</strong></p>
<p><em>MS</em>: Effectivement, mais cette tendance n’est pas nouvelle; elle est née il y a une quinzaine d’années. Il me semble qu’elle soit irréversible, mais présente de bons et de mauvais côtés. C’est heureux parce qu’avec la mondialisation, la communication est plus efficace (pensons à Haïti); les jeunes sont plus ouverts sur le monde. D’une certaine manière, ils sont plus intéressés par des sujets exotiques.</p>
<p>En même temps, c’est malheureux pour ceux qui enseignent l’histoire du Québec. Le nombre d’étudiants inscrits dans les cours d’histoire nationale est en constant déclin. C’est un fait que je ne m’explique pas totalement. Quand je donnais des cours d’histoire du Québec dans les années 80, il y avait des débats dans les cours, alors que maintenant, j’observe une désaffection. Et je suis le même professeur (rires).</p>
<p><strong><em>LD</em>: Est-ce problématique d’étudier l’«histoire nationale»? Certains signataires de la coalition n’ont-ils pas d’agenda politique?</strong></p>
<p><em>MS</em>: Quand on fait de l’histoire de manière rigoureuse, il n’y a pas de danger à étudier l’histoire. Cependant, dans l’étude de l’histoire nationale, les cours peuvent être teintés d’un certain militantisme du professeur. À mon avis, la chose est nécessairement mauvaise, quoique ce puisse être une façon d’intéresser les étudiants. Peut-être un certain nombre d’étudiants hésitent- t‑ils à s’inscrire à un cours d’histoire nationale par crainte d’être l’objet d’une certaine récupération, qu’il y ait un agenda caché derrière l’enseignement. Et c’est dommage.</p>
<p style="text-align: center;">* * *</p>
<p>On peut rappeler que le débat était un peu le même en décembre en France dans le cadre de la réforme du lycée, rendant optionnel le cours d’histoiregéographie du programme de terminale scientifique.</p>
<p>Pour le président de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, Michel Cosnard, il s’agissait de laisser place à des cours d’histoire de la science, puisque la façon dont est enseigné le traditionnel cours d’histoire-géographie demeure trop «politique et sociale».</p>
<p>Mais la chose est controversée, et ce, d’abord du côté de l’Association des professeurs d’histoire-géographie (APHG), qui fut la première à alerter l’opinion publique par une pétition en ligne. Cette dernière insiste essentiellement sur le fait que des élèves qui se destinent à l’enseignement supérieur, et pas seulement scientifique, pourraient ne pas faire d’histoire pendant un an. «80 % des élèves de Sciences Po ont fait un bac scientifique», rappelle Sylvie Rachet, membre de l’APHG.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/les-cours-d%e2%80%99histoire-en-voie-d%e2%80%99extinction/" data-wpel-link="internal">Les cours d’histoire en voie d’extinction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>La Francofête politique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/la-francofete-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 00:32:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parti québécois et l’Action démocratique du Québec s’affrontaient lundi dernier dans un débat organisé par la Commission des Affaires francophones, alors que le Parti libéral brillait par son absence.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/la-francofete-politique/" data-wpel-link="internal">La Francofête politique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi dernier, des politiciens des branches jeunesse du Parti Québécois (PQ) et de l’Action démocratique du Québec (ADQ) prenaient part à un débat organisé dans le cadre de la FrancoFête. Le parti de centre-droite, l’ADQ, était représenté par Andrew Noël Swidzinski, conseiller régional de Montréal-Ouest de la Commission des jeunes du parti, alors qu’Alexandre Thériault-Marois, président du Comité national des jeunes du Parti Québécois, y était pour parler au nom du parti souverainiste.</p>
<p>Les deux politiciens étaient en désaccord sur le sujet du financement de l’éducation postsecondaire. Quoique Thériault-Marois ait exprimé des inquiétudes graves face au déficit de presque quatre milliards auquel le Québec fait présentement face à la suite de la récession de l’année dernière, il a affirmé que l’augmentation des frais de scolarité ne représentait pas une bonne solution au problème. Au contraire, une hausse soutenue forcerait les Québécois à aller étudier à l’extérieur de la province.</p>
<p>M. Swidzinski a plutôt soutenu l’idée que le gouvernement provincial permette aux établissements d’enseignement de faire débourser aux étudiants 30% du coût de leur éducation. Puisque les étudiants de la faculté des arts de l’université McGill paient déjà plus de 30% du prix coûtant de leur diplômes, la politique suggérée par l’ADQ ne les affecterait donc en rien.</p>
<p>M. Swidzinski s’est également montré en faveur d’une augmentation des tarifs des services publics. Il croit en effet qu’une augmentation pour les utilisateurs de ces services, dont les consommateurs d’hydroélectricité, favoriserait l’adoption d’un mode de consommation plus responsable. M. Thériault-Marois, quant à lui, s’est vigoureusement opposé à l’instauration de nouveaux coûts de service, ajoutant qu’ils «ne seraient pas la solution [à adopter]. […] Une augmentation des taxes sur les services publics serait le genre de taxe la moins progressive que l’on puisse avoir.»</p>
<p>Le débat s’est enflammé au cours d’une discussion sur la souveraineté du Québec. En effet, l’ADQ se définit comme étant un parti autonomiste, ce que M. Swidzinski a décrit comme étant un désir de ses membres de voir une nation québécoise «constitutionnalisée» à l’intérieur du Canada. L’ADQ est ainsi opposée à tout processus menant à la souveraineté du Québec, incluant des référendums comme ceux tenus par le PQ en 1980 et 1995. Il a également pointé du doigt les négociations du parti de son opposant avec le gouvernement fédéral. Selon lui, le PQ n’a pas fait d’efforts honnêtes pour en arriver à un accord avec Ottawa. Pour le jeune représentant du PQ, l’idée derrière la plate-forme du Parti Québécois n’était pas de «négocier» ou d’«envoyer une lettre à Ottawa» avec des propositions concernant une éventuelle séparation. Il s’agissait plutôt de tenir un référendum pour «prouver que le peuple québécois était derrière nous».</p>
<p>En marge de la discussion, Thériault-Marois a critiqué la position autonomiste de l’ADQ. «Être autonomiste, c’est un type de rhétorique utilisé par d’autres avant votre parti… Bourassa l’a utilisée», a‑t-il dit en faisait référence au Premier ministre libéral de la province, au pouvoir en 1970 lors de la Crise d’octobre.</p>
<p>Les deux politiciens se sont pourtant entendus sur un aspect de la question nationale: l’existence d’une forte identité francophone. «On veut que les Québécois se sentent québécois… On aimerait pas voir pousser des Petites Italies partout au Québec», a dit M. Thériault-Marois. «On voudrait  créer une communauté par l’intégration.» Swidzinski a acquiescé à la suggestion. Les deux représentants se sont également entendus sur la primauté de l’éducation en français au primaire.</p>
<p><strong>Traduction des extraits de l’article original par Éléna Choquette</strong></p>
<p class="boiteg">Lire l’article en anglais sur le site du <em>McGill Daily</em> : <a href="http://mcgilldaily.com/articles/26036" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La Francofête, c’est politique</a></p>
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		<title>Le français à McGill: résiliences administratives</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/le-francais-a-mcgill-resiliences-administratives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 18:15:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En réponse à la proposition de la Commission des affaires francophones, l’administration défend ses assises linguistiques unilingues.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Commission des affaires francophones, responsable de la promotion de la francophonie et les droits des francophones à l’Université McGill, a récemment finalisé la proposition qu’elle présentera prochainement au groupe d’étude de la principale sur la diversité, l’excellence et l’engagement communautaire. Avec pour objectif de pallier à la «déconnection de l’université McGill d’avec sa population immédiate, c’est-à-dire la province du Québec», la proposition de la Commission des affaires francophones propose notamment d’offrir une majorité de cours de niveau 200 en anglais et en français. Il y est aussi suggéré qu’un tiers des professeurs embauchés fasse preuve d’un bon usage de la langue officielle du Québec.</p>
<h4>Scepticisme envers le bilinguisme</h4>
<p>Morton J. Mendelson, vice-principal exécutif adjoint à la vie étudiante et à l’apprentissage de l’université, est d’avis que plusieurs francophones fréquentant l’établissement unilingue anglais qu’est McGill le font parce qu’ils veulent améliorer leur capacité à s’exprimer en anglais. D’ailleurs, reposant ses propos sur son expérience en tant qu’ancien professeur à l’université, il observe que «typiquement, très peu d’étudiants exercent leur droit de soumettre leur travaux et examens en français».</p>
<p>Manon Lemelin, adjointe aux étudiants francophones de première année, partage cette observation. Selon elle, les étudiants francophones qu’elle rencontre lui disent qu’ils viennent à McGill «pour apprendre et perfectionner leur anglais». Elle doute ainsi qu’il y ait une demande pour l’offre de cours de niveau 200 en français.</p>
<p>La directrice des études de premier cycle au département de langue et littérature françaises, Isabelle Daunais, ajoute quant à elle qu’elle a «rarement entendu des étudiants regretter l’absence de cours en français dans les autres départements. [Pour les élèves de notre département, assister à des cours en anglais] constitue plutôt un défi intéressant à relever», ajoute-t-elle. Essentiellement, elle considère que les décisions relatives à la langue d’enseignement des cours devraient revenir aux départements.</p>
<h4>Un engouement pour le français</h4>
<p>D’autres semblent emballés par la proposition de la Commission. «Je pense que ce serait une très bonne idée», signale Marion Vergues, professeure de français au centre d’enseignement du français et de l’anglais de l’université. Cependant, celle-ci émet des doutes quant à la capacité des étudiants à bien comprendre la matière des cours s’ils n’ont pas le français pour langue maternelle mais souhaitent s’instruire en français. Selon elle, il faudrait que le niveau de langue du cours soit adapté aux étudiants qui y assistent, de façon à ce que la forme linguistique ne gène pas l’assimilation du contenu.</p>
<p>Une des solutions pour remédier au problème serait de structurer les cours offerts aux étudiants n’ayant pas la langue française comme langue maternelle de façon à ce que l’on y intègre une composante d’apprentissage linguistique. «Et le centre d’enseignement du français et de l’anglais serait le mieux placé pour développer le genre de relations inter-facultaires nécessaires [à la réussite de ce projet].»</p>
<h4>D’autres priorités pour l’administration</h4>
<p>En ce qui a trait à l’embauche de professeurs pouvant dispenser leurs cours en français, le premier vice-principal exécutif adjoint rappelle au <em>Délit</em> que «nous sommes une université de classe mondiale ». Il explique que les facultés recrutent présentement les meilleurs professeurs, sans tenir compte de leur capacité à parler le français. Ces dernières évaluent plutôt les candidats sur leurs qualifications ainsi que sur la qualité de leur recherche, leur habilité à la présenter, etc. «On essaye de servir les étudiants aussi bien que les ressources le permettent», ajoute-t-il en anglais. Il s’agit pour lui, prioritairement, de traduire les informations et documents importants, comme le <em>Recueil des droits et obligations de l’étudiant</em>, et de s’assurer que tout le monde puisse remettre ses travaux et examens en français.</p>
<p>Cette année, l’université McGill offre des cours en français de niveau débutant et intermédiaire dans les programmes d’études canadiennes, dans le département de science politique, de génie électrique, des sciences de la terre et des planètes, et à la faculté d’Éducation.</p>
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		<title>Un don à étudier plus en profondeur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/un-don-a-etudier-plus-en-profondeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 13:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La compagnie minière Osisko a récemment donné pas moins de 4,1M$ au Département des sciences de la terre et des planètes de McGill alors que les pratiques de cette corporation sont pointées du doigt.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«Ce pourrait être le secret le mieux gardé, mais les étudiants de McGill figurent parmi les donateurs les plus loyaux –et les plus généreux– de l’histoire de l’Université » peut-on lire dans le rapport de McGill sur les dons privés, publié sur le campus. Pour preuve, les dons des diplômes constituent près de la moitié des 500M$ amassés par l’université lors de la campagne de financement à l’automne 2009. Un de ces anciens élèves, Robert Wares, désormais vice- président directeur de la corporation minière Osisko («Osisko» OSK–TSX) annonçait d’ailleurs à la fin décembre un don de quelque quatre millions de dollars au Département des Sciences de la terre et des planètes de l’université. D’une part, ce don constitue sans doute un pas dans la bonne direction, selon les coprésidents de la campagne de financement de l’université, qui ont maintenant pour objectif de récolter 750M$ pour ses étudiants. Toutefois, selon la coalition, <em>Pour que le Québec ait meilleure mine!</em>- un organisme qui travaille à dénoncer certaines des pratiques de l’industrie minière– ce type de don est questionnable, sinon douteux.</p>
<h4>Ingérence corporative?</h4>
<p>M. A.E. Williams-Jones est professeur au Département des Sciences de la terre et des planètes de l’Université McGill et a été nommé directeur du département en 1995. Trois semaines après sa nomination, le doyen de la faculté lui annonçait que le département devait prendre des mesures pour s’adapter à des compressions budgétaires de 25%, comme devaient également le faire tous les départements de l’institution. «À ce moment-là, on ne remplaçait plus les professeurs qui prenaient leur retraite, et on donnait des avantages aux professeurs qui acceptaient de la prendre plus rapidement» raconte le professeur Williams-Jones. Précisément, entre 1995 et 2000, le nombre de professeurs a été diminué du tiers.</p>
<p>M. Williams-Jones avait, à l’époque, mis sur pied une campagne de financement pour pallier aux coupures. C’est quelque dix années plus tard que Robert Wares, détenteur d’un diplôme de 2e cycle de McGill et ancien étudiant du professeur, annonce un don de 4,1 millions au département. Selon le professeur Williams-Jones, le don est le résultat d’un accord entre l’université et la corporation. Dans le cadre de cette entente, Osisko demande que l’argent soit utilisé dans le Département des Sciences de la terre et des planètes, notamment pour l’emploi de deux professeurs de géologie économique. Wares explique, par voie de communiqué, que le Québec manque de géologues pour pleinement profiter du dernier boom d’exploration minérale. «Je m’intéresse à la relève et encourage les étudiants à s’inscrire aux programmes des sciences de la terre. […] J’encourage de plus les meneurs de l’industrie de ce pays à participer davantage au soutien de nos institutions d’enseignement» explique-t-il dans le même communiqué.</p>
<p>Ces propos amènent le professeur du département à croire que, d’une part, le don est réalisé dans un but philanthropique, mais qu’il y a un besoin pour l’entreprise de former des employés potentiels. Dans la même veine, le président et chef de la direction d’Osisko ajoutait littéralement dans un communiqué que pour faire d’autres découvertes minérales d’envergue mondiale et pour «assurer l’avenir de [leur] industrie», il est impératif de former plus de géologues.</p>
<p>Si certains, comme Jennifer Washburn dans son livre <em>University Inc.</em>, estiment qu’une relation trop étroite entre les corporations et les universités soit malvenue, voire menaçante, le directeur des communications pour le bureau de développement et des relations avec les diplômés, Derek Cassoff, est de l’avis contraire: «Peu importe d’où viennent les dons, l’université utilise l’argent de la même façon» assure- t‑il en entrevue, avant d’ajouter que le donateur a pourtant droit de regard sur l’allocation de l’argent consenti. «Le donateur peut donner des détails très précis sur la manière dont l’argent va être utilisé.» En effet, ce dernier peut même déterminer le domaine d’enseignement des professeurs qu’il souhaite engager. Cependant explique M. Cassoff, le donateur en question ne peut pas choisir qui sera nommé, la décision finale appartenant aux départements.</p>
<h4>Une récente expansion chez Osisko</h4>
<p>D’après le professeur Williams- Jones, Osisko s’est beaucoup agrandie récemment, surtout en raison de son projet d’exploitation d’un gisement aurifère à Malartic, en Abitibi-Témiscamingue; le projet a amorcé le creusage d’une mine à ciel ouvert d’une envergure sans précédent au Québec. D’ailleurs, l’entreprise compte y trouver 11,2 onces d’or qui, évalués à plus de 1000$ l’once, permettraient d’amasser plus de 4,2 milliards de dollars de revenus bruts pour la corporation.</p>
<p>Les pratiques de l’entreprise sont pourtant critiquées, notamment par Richard Desjardins, poète, chanteur et coréalisateur de documentaires, dont un film sur la mauvaise gestion des ressources forestières québécoises en 1999, <em>L’Erreur boréale</em>. Récemment interviewé aux Francs-tireurs, émission de télévision d’actualité québécoise, il critique ouvertement la corporation minière Osisko, et ce, d’abord pour la rapidité avec laquelle le projet s’est amorcé à Malartic. Il explique qu’au moment ou se tenaient les audiences publiques pour débattre de la question concernant la mise en avant du projet de la compagnie, on pouvait déjà voir les maisons se faire relocaliser en vue du creusement de la mine. Qui plus est, les négociations en vue de l’expropriation des résidents des quelques 200 résidences concernées se seraient faites une par une, dans le secret, sans ressources gouvernementales pour aider les propriétaires à y voir clair. «Osisko a une emprise sur la population de la région; ils contrôlent l’information» rapporte Desjardins.</p>
<p>En entrevue avec <em>Le Délit</em>, Robert Wares, vice-président directeur de la corporation a voulu expliquer la situation. Il explique que les négociations pour la vente des résidences avaient effectivement été faites cas par cas, mais que la compagnie avait donné le choix aux résidents. De deux choses l’une: soit ils vendaient leur maison au prix de l’évaluation plus 25%, soit ils acceptaient de la faire déplacer. «Bien sûr, certains étaient tristes de devoir vendre ou déménager mais on ne pouvait rien faire de plus. On a traité tout le monde équitablement. À mon avis, c’est un grand succès.»</p>
<p>Ugo Lapointe, l’un des porte- paroles de la coalition <em>Pour que le Québec ait meilleure mine!</em>, explique qu’Osisko aurait commencé à effectuer ses principaux travaux d’exploration en 2005 et 2006, suivis en 2007 et 2008 par le début de l’achat des résidences et des cinq institutions publiques se trouvant sur le futur territoire de la mine, et ce, avant même que l’étude de l’impact environnemental n’ait été rendue publique en janvier 2009 par le Ministère du développement durable, de l’environnement et des parcs (MDDEP). Selon M. Lapointe, on a, à tort, toléré qu’une grande compagnie, avec toutes les ressources dont elle dispose, arrive chez des résidents qui eux, n’avaient pas toute l’information en main, ni les outils nécessaires pour négocier équitablement. Une situation qui, de l’avis de plusieurs observateurs, soulevait un problème éthique d’importance et qui a amené de nombreux citoyens et organismes à se demander si «les dés n’étaient pas déjà pipés» lors des audiences publiques tenues en avril 2009.</p>
<p>Selon Wares, toutefois, le fait que les résidences soient déplacées avant que ne soient officiellement enues les audiences publiques s’explique par l’appui de la municipalité et du conseil municipal et des élus. Selon lui, les résidents étaient généralement en faveur du projet.</p>
<h4>Quel héritage laisse a Malartic?</h4>
<p>Une autre critique est adressée à l’égard des politiques d’Osisko: la faiblesse des redevances transférées à la communauté et à la région. Au moment des audiences publiques tenues en avril 2009, Osisko proposait la création d’un fond de développement durable de 150 000$ par année, pendant 10 à 15 ans. «C’est nettement insuffisant», remarque le porte-parole de la coalition <em>Pour que le Québec ait meilleure mine!</em>. «Lorsqu’on lui fait la critique, la compagnie Osisko rétorque souvent qu’elle a déjà fait beaucoup pour la communauté en déménageant les maisons dans un nouveau quartier et en construisant de nouvelles institutions publiques. Osisko croit qu’il s’agit là d’une forme de redevance, d’une plus-value pour la communauté, alors qu’en réalité, il ne s’agit que de la moindre des choses», poursuit Ugo Lapointe. Selon Monsieur Lapointe, il faudrait au moins s’assurer que dix ans après le début de l’exploitation de la mine, soit en 2021, l’économie soit suffisamment diversifiée pour ne pas mener la communauté de Malartic, encore une fois, au bord du ravin économique. Pour assurer l’avenir économique de la région, la coalition propose que Québec exige une redevance minimale de 2 à 5% sur les revenus bruts des entreprises, comme cela se fait ailleurs dans le monde, et que la moitié soit redistribuée dans des fonds locaux et régionaux de développement durable.</p>
<p>Monsieur Sean Roosen, Président et chef de la direction d’Osisko, se défend pourtant sur ce point. Par voie d’un communiqué, il indique que le projet Canadian Malartic continue de contribuer à l’essor économique de l’Abitibi- Témiscamingue et du Québec. L’impression laissée au professeur Williams-Jones est la même: «La communauté de Malartic est apparemment très contente que l’on mette le projet de l’avant. J’imagine que la chose rajeunira l’environnement» commente le professeur.</p>
<h4>Ethique et responsabilité</h4>
<p>Ugo Lapointe dénonce également le comportement du Ministère des Ressources naturelles, lui reprochant un certain laxisme. La chose n’est d’ailleurs pas étrangère au vérificateur général qui, au printemps 2009, signait un rapport faisant état du manque d’encadrement des compagnies minières, de l’absence de reddition de comptes, des garanties financières impayées, et du système fiscal généralement trop généreux. «Ça pose un problème éthique, en fait, que le gouvernement n’exige pas suffisamment de redevances» martèle Lapointe. «Le gouvernement ne peut pas, par exemple, raisonnablement financer les départements comme celui des Sciences de la terre et des planètes, qui dépendent alors de dons privés» poursuit-il.</p>
<p>Pourtant, «rien n’a contrindiqué l’acceptation du don de M. Wares» conclut Derek Cassoff, depuis l’administration mcgilloise. Finalement, pour le professeur Williams-Jones, qui a suivi l’évolution de la corporation de près, il n’y a jamais eu d’éléments selon lesquels les pratiques de la compagnie Osisko avaient un impact négatif sur l’environnement ou les communautés concernées par leurs projets. Il indique pourtant que s’il était démontré que l’entreprise adoptait des pratiques qui n’étaient pas éthiques, «le département ne voudrait évidemment pas être associé avec elle.» La chose n’est toujours pas faite pour lui. </p>
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		<title>Rêveurs du décloisonnement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/30/reveurs-du-decloisonnement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 14:30:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Notre éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nos facultés, dans leur enseignement et financement, sont-elles trop isolées les unes des autres? Entretien avec Daniel Weinstock, philosophe et éthicien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Toute la gamme de problèmes avec lesquels la société québécoise se doit de jongler ne peut être exclusivement pensée à l’intérieur d’une seule discipline universitaire. Pour arriver à la meilleure décision possible, il faudra réunir ingénieurs, citoyens, anthropologues, comptables et écologistes autour d’une table de délibération. À toute problématique complexe, aucune solution simple.</p>
<p>Si chacun s’en tient aux outils et limites de son cadre professionnel, une solution consensuelle ne sera pas forcément facile à trouver. Il s’agit plutôt pour les uns de comprendre la vision du monde des autres, d’entrevoir leurs perspectives et réflexions, et de pouvoir intégrer la discipline de chacun à l’intérieur de la discussion. Sans quoi les délibérations pourraient rester de magistraux dialogues de sourds…</p>
<p>L’Université, de par sa mission institutionnelle et historique, ne devrait-elle pas garantir à ses diplômés un minimum de culture générale, condition <em>sine qua non</em> à la résolution de ces problématiques sociétales? Même si l’université menace de se transformer en grande école technique compartimentée, on peut se permettre de rêver une autre université.</p>
<h3>Des études trop pointues</h3>
<p>«Peut-être est-ce aberrant pour les baccalauréats d’exiger de ses étudiants qu’ils accumulent soixante-douze crédits dans une même discipline», lance Daniel Weinstock, directeur du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal et professeur titulaire au département de philosophie. «On outillerait nos étudiants bien mieux, en fait, si on leur faisait faire un peu moins de crédits à l’intérieur d’une même discipline.»</p>
<p>Notre société ne serait-elle pas bien mieux servie si nos futurs statisticiens, neurologistes et autres spécialistes avaient la chance de suivre des cours d’éthique, par exemple?</p>
<p>N’est-ce pas aussi regrettable que les facultés de droit et de médecine n’exigent pas de leurs étudiants qu’ils aient reçu un autre diplôme, à visée éducationnelle plus générale au préalable?</p>
<p>La réalité institutionnelle des étudiants à la Maîtrise et au Doctorat est un peu la même; la compartimentation des disciplines universitaire est chose rigide. En sa qualité de directeur du Centre de recherche en éthique de l’UdeM, le professeur Weinstock explique qu’on en fait voir de toutes les couleurs à ces étudiants qui souhaiteraient opter pour la multidisciplinarité.</p>
<h3>De l’inertie</h3>
<p>Se dresse d’abord sur leur chemin ce que Weinstock qualifie de «résistances intellectuelles». Ces résistances émanent notamment de la part de certains professeurs qui sont identifiés par Allan Bloom dans son <em>Essai sur le déclin de la culture générale</em> comme «des spécialistes, que ne préoccupent que leur propre domaine, qui ne s’intéressent qu’au progrès de ce domaine, et ce, dans des conditions qui leur sont propres». S’ils ne veulent ni se marcher sur les pieds, ni faire éclater des rancunes dont les origines oscillent entre jalousie et amour de leur discipline, ils se doivent néanmoins de convaincre l’opinion publique, les médias, les contribuables et autres bailleurs de fond que leur domaine est roi parmi tout ceux auxquels l’université fait place. «Les programmes entrent en concurrence, et en contradiction les uns avec les autres», note M. Weinstock.</p>
<p>Le problème est d’autant mieux enraciné que la rémunération des professeurs aux études supérieures se chiffre en fonction du nombre d’étudiants qu’ils recrutent. En conséquence, chacune des thèses transdisciplinaires potentielles pose le (étonnamment majeur) problème de la comptabilité. S’il est possible de financer son centre de recherche qui rassemble des intellectuels de différentes disciplines, le professeur admet qu’il rencontrera plus de résistances bureaucratiques s’il voulait décerner des diplômes multidisciplinaires. Et ce, essentiellement parce qu’on ne saurait à quel département attribuer le recrutement du doctorant, entre les mains de quel professeur remettre la supervision de l’étudiant, et quel salaire attribuer Bref, «nos institutions universitaires sont devenues excessivement lourdes, avec des incitatifs pervers qui, bureaucratiquement, font en sorte qu’on ait du mal à les contourner. Il devient ainsi de plus en plus complexe de se doter des outils intellectuels nécessaires pour faire face aux problématiques de façon adéquate.»</p>
<h3>Des palliatifs</h3>
<p>Pour ceux qui considèrent qu’il est dommage qu’il faille renoncer à la culture générale et se tourner vers une spécialité qui comporte au moins un programme obligatoire et une perceptive de carrière, il existe tout de même quelques solutions, partielles à tout le moins. Il existe d’abord à l’Université Harvard, un ensemble de cours généraux (<em>core</em>) à l’intérieur duquel l’étudiant inscrit à n’importe quel baccalauréat se doit de pêcher le tiers de ses crédits. L’histoire, la philosophie et la science font partie des disciplines que le bachelier n’aura d’autre choix que d’avoir effleuré à un moment ou un autre pendant son bac. Il existe également des centres de recherches pluridisciplinaires, comme celui que préside Weinstock, qui ajoute à l’institution universitaire un caractère évolutif. Il devient alors possible d’articuler et de désarticuler des sujets de séminaire, à la convenance des chercheurs, invités et post-doctorants, pour contrebalancer la tendance à la surspécialisation absurde, celle qui déshumanise l’universitaire et le confine à sa tour d’ivoire.</p>
<h3>Et de l’espoir</h3>
<p>Quoiqu’il s’explique historiquement –les pères des sciences sociales ont écrit les grandes lignes de leurs disciplines respectives– le cantonnement à une seule discipline est «une idée relativement nouvelle», rappelle le professeur. Et ce n’est pas pour autant une raison pour s’y confiner. «J’espère qu’on va se rendre compte qu’il y a une limite à instrumentaliser le savoir, c’est-à-dire à exiger des tâches trop précises, d’une perceptive trop étroite, de nos étudiants et chercheurs.» Tout le monde gagne à ce que soient forgés des esprits plutôt que des techniciens, d’autant plus qu’il y a un risque énorme à «vouloir transformer les universités en de grandes écoles techniques». Tous les problèmes un tant soit peu complexes doivent être considérés par des intelligences larges, multidimensionnelles.</p>
<p>Tout cela nécessitera assurément beaucoup de développement et de temps avant de prendre corps. On a besoin de rêveurs pour faire avancer la cause. Dommage qu’«ils fassent peur aux conseils d’administration». </p>
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		<item>
		<title>La grande séduction</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/la-grande-seduction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1832</guid>

					<description><![CDATA[<p>Montréal est-elle trop densément peuplée? Certainement pas autant que nos régions sont vides. En réaction à l’exode rural auquel assiste le Québec, plusieurs acteurs clés opèrent à contre-tendance. Il reste encore beaucoup de Montréalais à convaincre de plier bagages pour ne les déplier qu’une fois hors de la métropole.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, autant d’immigrants qu’il y a d’habitants dans la ville de Val‑d’Or s’ajoutent à la population québécoise. De ce nombre, une proportion grandissante s’installe hors de la grande région de Montréal; dans celle de la Capitale- Nationale mais aussi dans les autres régions du Québec. Si c’est le cas, pourtant, ce n’est pas le fruit du laissez-faire. Plusieurs y travaillent avec ardeur, à coup de subventions et de brochures, pour parvenir à contrebalancer la force des pôles d’attraction que représentent les centres urbains. «On travaille à contre-tendance», indique Claude Fradette, directeur des affaires publiques et des communications du ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles du Québec (MICC), «mais c’est nécessaire».</p>
<h2>L’attraction inhérente des agglomérations</h2>
<p>«On est conscient du fait que les plus grandes villes sont les mieux connues, et c’est une des raisons pour lesquelles les immigrants s’y installent davantage», commente M. Fradette. Ce n’est pas un phénomène propre au Québec pour autant. Le mouvement vers les centres urbains est une tendance mondiale, notamment parce qu’on croit trouver plus facilement du travail dans les villes. Les nouveaux arrivants croient également y trouver plus de gens qui y soient passés avant, qui leur ressemblent et qui pourront les aider.</p>
<p>Mme Spomenka Adzic, citoyenne de la municipalité de Piopolis, dans la région des Cantons-de‑l’Est, en sait quelque chose. Elle a étudié et vécu en Serbie, où elle a notamment lu sur la géographie et l’histoire du Québec. De façon générale, pourtant, elle connaissait «Montréal parce qu’on y avait tenu les Jeux Olympiques, et la ville de Québec de par son caractère historique». Outre ces deux centres urbains, presque rien; et cette situation est un problème, selon le MICC. Il faudra mieux faire connaître les régions pour notamment mieux les (re)peupler.</p>
<p>Ce n’est généralement pas un problème pour Montréal de recevoir beaucoup d’immigrants. Le problème réside plutôt dans le fait qu’un Montréal accueillant un nombre trop grand de nouveaux Québécois créerait «deux Québec» selon M. Fradette. D’un côté, le Québec de Montréal, cosmopolite et multiculturel, et de l’autre, le Québec des régions, homogène et vieillissant. «Et cette dualité est hautement indésirable»; c’est pourquoi il y a urgence de dynamiser nos régions.</p>
<h2>Petites et moyennes séductions</h2>
<p>Comment fait-on, donc, pour inciter les immigrants à habiter les régions, sans les contraindre à le faire? Quoique ce ne soit pas une mince affaire, il s’avère néanmoins nécessaire, d’abord et avant tout, de les faire connaître. Selon le MICC, «il faut s’adresser aux immigrants potentiels, et ce, alors qu’ils sont encore à l’étranger.» D’ailleurs, on leur offre présentement la possibilité d’entrer en communication avec des habitants des régions québécoises et d’échanger avec eux sur une foule de sujets. «On cherche à les intéresser», commente le porte-parole du MICC.</p>
<p><img decoding="async" class="alignright size-full wp-image-1804" title="S-immigrant" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2009/11/S-immigrant.png" alt="S-immigrant" width="150" height="183"> En 1996, Mme Adzic faisait partie de ces citoyens potentiels. Considérant les besoins et intérêts de sa famille, on lui avait suggéré de s’établir dans la ville de Sherbrooke au moment où elle s’était adressée à l’ambassade du Canada à Belgrade. «Ma famille et moi ne connaissions pas cette ville au départ, on a même dû prendre une carte pour la repérer.» On l’avait informé qu’il s’agissait d’une ville universitaire, et qu’il y avait des parcs. «Ça a suffit pour nous enthousiasmer.»</p>
<p>Il s’agit également pour le MICC de poursuivre la promotion des régions auprès des immigrants une fois qu’ils sont installés au Québec, surtout lorsqu’ils choisissent de s’établir à Montréal. M. Fradette souligne qu’un petit pourcentage d’entre eux font un «deuxième saut» et déménagent en région après leur arrivée dans la grande ville. C’est pourquoi sont organisées toutes les semaines, à la Grande Bibliothèque, des séances d’information sur les différentes régions du Québec en collaboration avec les services Immigration-Québec des régions concernées. Dans ces rencontres d’information ou ailleurs, les Québécois fraîchement arrivés ont la possibilité de consulter des offres d’emploi, ce qui constitue un des incitatifs les plus forts pour le déménagement en région. Ça a d’ailleurs été le cas pour Mme Adzic. «Dès qu’on a vu une offre d’emploi s’afficher pour Bestar, une entreprise installée à Lac-Mégantic dans les Cantons-de‑l’est, on a voulu y déménager.» Et finalement, la région a plu à la famille. «Je préférais le calme par dessus tout, et c’est pourquoi j’ai aimé Lac-Mégantic dès que j’y ai mis les pieds. Les gens s’y promènent tranquillement et se saluent.»</p>
<p>Tous les immigrants ne se persuadent pas aussi facilement de déménager hors des grands centres pour y rester. Dans cette optique, il faut aussi miser sur autre chose que l’emploi. Il est nécessaire d’amener les municipalités à préparer l’arrivée des immigrants pour qu’elles constituent un milieu propice à l’établissement permanent de nouveaux citoyens pas nécessairement francophones. M. Fradette explique que traditionnellement, le Ministère adoptait des mesures uniformes d’une région à l’autre et celles-ci avaient conséquemment «l’impression de recevoir des immigrants de la part de la ville de Montréal». Maintenant, le ministère signe plutôt des ententes initiées et élaborées avec ces mêmes municipalités: elles rendent notamment compte du nombre d’immigrants qu’elles peuvent accueillir chaque année, jusqu’au nombre de places qu’elles offriront dans leurs écoles. «De cette façon, les régions se responsabilisent par rapport à l’accueil et l’intégration des nouveaux Québécois. Ça fonctionne beaucoup mieux.» Selon lui, les villes ont une meilleure rétention.</p>
<p>En tout, ce sont vingt-deux de ces ententes qui ont été signées entre le Ministère et les municipalités ou les Conférences régionales des élus (regroupements de quelques municipalités trop petites pour conclure indépendamment des ententes).</p>
<p>Ces nouvelles mesures ont permis une progression du pourcentage de nouveaux immigrants qui s’installent hors de la région métropolitaine, comprenant non seulement la ville de Montréal, mais celle de Longueuil et de Laval. S’il y a eu une nette progression entre les années 2001 et 2006, le taux s’élève maintenant à 18,5%, et connaîtra une augmentation faible mais constante dans un avenir proche, assure le MICC.</p>
<p>La communauté immigrante n’est pas la seule clientèle potentielle pour les régions québécoises qui connaissent trop bien ce qu’est l’exode rural. On mise aussi sur l’ensemble des Québécois, qu’ils soient étudiants, diplômés, ou professionnels.</p>
<h2>Les études exo-montréalaises</h2>
<p>Pour contrer la force d’attraction qu’exercent les grandes villes universitaires sur les étudiants, le Québec met sur pied l’Université du Québec (UQ) en 1968, à la suite des recommandations du rapport Parent sur la démocratisation de l’éducation. Depuis sa création, le réseau UQ s’emploie notamment à «retenir la jeunesse dans les régions et [à] l’empêcher de s’exiler dans les grandes villes d’où elle ne revenait pas», indique le Dr. André Lemieux, professeur en organisation scolaire à l’UQAM. En effet, le «développement des régions» demeure encore aujourd’hui l’un des trois volets de sa raison d’être.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-1803" title="S-etudiant" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2009/11/S-etudiant.png" alt="S-etudiant" width="150" height="251"> L’UQ compte maintenant neuf établissements, dont huit hors de la région de Montréal et veut «attirer et retenir des masses critiques de chercheurs, de professeurs et d’étudiants dans des domaines diversifiés correspondant [aux meilleurs atouts des régions québécoises]», comme le dicte sa mission constitutionnelle.</p>
<p>Dans le but de remplir cette mission pas si évidente, le réseau universitaire a d’abord pris corps avec les Universités de Chicoutimi et de Trois-Rivières en septembre 1969, suivi par Rimouski quatre années plus tard.</p>
<p>L’Université du Québec à Chicoutimi, au Saguenay, exploite ses atouts régionaux par l’entremise de ses ressources naturelles, l’aluminium et la production d’hydroélectricité. Si son centre de recherche est articulé autour de ces ressources, c’est aussi dû à la présence d’Alcan dans la région, un géant de l’industrie de l’aluminium au Québec qui a, à Chicoutimi, plusieurs de ses installations énergivores.</p>
<p>L’Université du Québec à Rimouski est connue «pour ses travaux de recherche sur l’océanographie et ses composantes parce qu’elle est situé près du fleuve», indique M. Lemieux. C’est ainsi que les sciences de la mer participent au développement régional.</p>
<p>Les 65 000 kilomètres carrés du territoire boréal sur lequel est établie l’Université du Québec en Abitimi-Témiscamingue font partie des raisons qui expliquent le domaine de recherche de ses chercheurs: les mines et la foresterie. Pareillement, l’Université du Québec à Trois-Rivières mise sur ses avantages comparatifs que sont les arbres pour approfondir ses recherches notamment en matière de pâtes et papiers.</p>
<h2>Le bon exode rural</h2>
<p>Tout n’est pourtant pas rose avec le réseau UQ. Le jeune réseau qui navigue entre la centralisation et la décentralisation depuis sa création se fait pointer du doigt par sa plus grosse constituante, l’Université du Québec à Montréal. «L’UQAM, avec la moitié de ses programmes et la moitié de ses étudiants, subventionne les universités en région à 50%», souligne M. Lemieux. Les coûts élevés du maintien des installations des établissements hors de la région de Montréal sont en grande partie assumés par l’Université de la métropole et ses étudiants plus nombreux. Cette situation est injuste, d’après le professeur de l’UQAM, essentiellement parce que l’établissement pour lequel il enseigne n’a pas accès à la totalité du montant amassé par ses propres étudiants. Ce montant «est partagé avec les autres établissements du réseau, alors que ce devrait être assumé par toutes les universités du Québec, pas seulement l’UQ.»</p>
<p>C’est pourquoi il indique qu’avec la dernière grève de l’UQAM, en mars dernier, l’Université a tenté d’appliquer un principe analogue à celui de souveraineté-association pensé par René Lévesque pour le Québec au sein du Canada, mais cette fois pour l’UQAM au sein du réseau universitaire. Au lieu de faire partie intégrante d’une seule et même Université du Québec, l’UQAM souhaite plutôt une personnalité juridique et financière autonome.</p>
<h2>Une fois le diplôme en poche</h2>
<p>Non seulement faut-il offrir aux étudiants de la province d’entreprendre leurs études à l’extérieur de l’îlot montréalais, mais il importe d’autant plus de les informer sur la possibilité d’y utiliser les compétences que leurs diplômes leur confèrent. Et ce, pour une autre bonne raison: il existe un danger supplémentaire à l’exode rural. M. Benjamin Bussière, directeur général de Place aux Jeunes du Québec, pointe celui de l’étalement urbain et de ses conséquences désastreuses en termes écologiques. Les écologistes sont nombreux, en effet, à croire qu’une dilatation croissante des agglomérations conduit à une disparition des terres agricoles, une raréfaction de certaines espèces animales, une augmentation de la dépendance envers l’automobile et une augmentation des dépenses énergétiques en raison de la faible densité de la population de ces quartiers.</p>
<p>Comment devrait-on s’y prendre pour ramener les cerveaux à la maison? Selon M. Bussière, la solution passe irrémédiablement par la dynamisation des régions, et donc, par le retour des jeunes. Il ne s’agit pourtant pas pour lui de les empêcher de quitter, mais plutôt de «faciliter leur retour». Pour la moitié de ces jeunes qui s’établissent en région, il ne s’agit pas tellement d’un retour, précise- t‑il, mais plutôt d’une migration; 50% d’entre eux n’y sont pas nés, et n’y ont pas grandi.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-full wp-image-1805" title="S-professionnelle" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2009/11/S-professionnelle.png" alt="S-professionnelle" width="150" height="271"> Pour arriver à convaincre la jeunesse du bien-fondé de l’exode urbain, il faudra d’abord procéder à l’embellissement de l’image des régions québécoises. Si l’on croit généralement que l’économie des régions repose sur les secteurs primaires, il en est tout autrement. «On trouve plusieurs entreprises de technologie avancée qui sont aussi loin que la Gaspésie. Les entreprises qui effectuent des troisièmes et quatrièmes transformations y sont monnaie courante,» rapporte M. Bussière. L’immobilier en région est également plus accessible, l’embauche y est plus facile, le trafic et le stress, quasi-absents et les perspectives familiales, meilleures. Voilà le message qu’il faudrait diffuser par l’entremise des journaux.</p>
<p>Bien entendu, «les petites municipalités ne pourront jamais offrir la même qualité de services en termes de transport en commun, ou de programmation culturelle, par exemple. Il faut se rendre à l’évidence. Pourtant, plus il y aura de jeunes, plus il y aura de projets et plus les régions seront dynamiques, créatrices. Bref, attirantes». C’est précisément cette logique qu’il importe de construire et de maintenir dans les régions québécoises, selon M. Bussière.</p>
<p>À défaut de discréditer les régions sur de mauvaises bases, il faut plutôt miser sur les avantages comparatifs des milieux ruraux, c’est à dire la qualité de vie propice à la famille, l’emploi abondant et le faible coût de la vie. C’est d’ailleurs ce qu’il entend donner comme mission à Place aux Jeunes du Québec. Effectivement, M. Bussière coordonne l’organisme québécois qui administre chaque année 17 millions de dollars provenant essentiellement des coffres du gouvernement du Québec dans le cadre de sa stratégie d’action jeunesse. Des quatre mandats de Place aux Jeunes, le plus ambitieux prévoit l’exploration de soixante-dix régions par quelques quinze jeunes diplômés pour leur permettre de développer un réseau de contact, de rencontrer des élus, etc. La formule est tellement bien structurée, souligne le directeur, que «les autres provinces canadiennes, la France et, tout récemment l’Espagne, s’inspirent du modèle proposé par le Québec.»</p>
<p>Le Service de planification de carrière de McGill (CaPS) offre le service d’inscription à ces séjours exploratoires. Quoique «peu d’étudiants mcgillois y participent », selon Janice Tester, conseillère en carrière au CaPS, cette possibilité est offerte aux étudiants année après année. Elle reconnaît pourtant que l’Université pourrait en faire plus. «Certains étudiants tiennent à faire carrière en région. Pour chacun de ces étudiants, en fait, il y a toujours une raison en lien avec la famille. Soit il veut y retourner parce que sa famille s’y trouve, soit il veut y aller parce qu’il a l’intention d’y en fonder une.»</p>
<p>Les régions sont présentement dépeintes, injustement, dans des couleurs quelque peu ternes. Elles gagneraient beaucoup à avoir une image enjolivée, ne serait-ce qu’à hauteur de ce qu’elles sont vraiment. Reste à espérer qu’elles sauront charmer ceux parmi nous, immigrants, étudiants et professionnels, qui ont tant apprendre du terroir.</p>
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		<title>Représentativité de l’AÉUM: question épineuse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/representativite-de-l%e2%80%99aeum-question-epineuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 05:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1441</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des six résolutions débattues au conseil de l’AÉUM, celle sur ses liens avec les étudiants était la plus défendue... et critiquée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi dernier, pour la quatrième fois du semestre, l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) tenait son Conseil législatif. Après la série de rapports des cadres dirigeants, les membres présents ont délibéré en matière de nominations par acclamation, d’économie d’énergie et, surtout, de représentativité.</p>
<h4>En défaveur des acclamations trop enthousiastes</h4>
<p>La Vice-présidente Clubs et services, Sarah Olle, a d’abord proposé une révision de la disposition de la Constitution sur les élections par acclamation. La question a d’autant plus d’importance que cette année, «quatre des six membres de l’exécutif ont (…) été élus de cette façon», rapporte- t‑elle. Sebastian Ronderos- Morgan, VP Affaires externes, lui-même élu par acclamation, estime par ailleurs «ne pas avoir de mandat clair de la part des étudiants». Puisque le nom des candidats qui se présentent seuls pour remporter un siège sur l’exécutif de l’AÉUM n’apparaît même pas sur le bulletin de vote et que leur plateforme est nécessairement moins bien défi- nie, Ronderos-Morgan soutenait qu’il devrait y avoir un «incitatif » à l’implication pour les membres élus par acclamation. C’est pourquoi la résolution propose qu’aux prochaines élections de l’AÉUM, le bulletin de vote offre la possibilité aux électeurs de voter contre un candidat unique. Seul un candidat remportant une majorité de «oui» pourra ainsi se voir déclaré élu. Dans le cas contraire, une autre période de nominations devra suivre. Malgré le fait que le VP Finance et opération, Jose Díaz ait suggéré à la blague que «c’[était] peut-être un peu trop démocratique», la motion a été acceptée.</p>
<p>À la suite d’une proposition de Sarah Olle, il a été décidé que le Conseil législatif formerait un comité du «oui» sur la question des frais des ambassadeurs de l’AÉUM dans le cadre de la campagne référendaire d’automne. Rappelons que cette résolution vise à créer un fonds pour financer les étudiants mcgillois souhaitant représenter leur institution dans des activités externes.</p>
<p>La résolution adoptée à l’Assemblée Générale en matière d’économie d’énergie dans le pavillon Shatner a été redéfinie et détaillée pour être étudiée par le Conseil. Un estimé a été mis de l’avant et certaines sources de financement sont dorénavant connues. La résolution ainsi retravaillée a finalement été adoptée.</p>
<h4>Le vrai rôle de l’AÉUM</h4>
<p>Le débat le plus vif a entouré la résolution avancée par Marco Garofalo, l’un des représentants de la Faculté des arts. Ayant comme objectif de développer des liens plus étroits entre les membres du Comité exécutif de l’AÉUM et les étudiants, la résolution statuait que les membres de l’exécutif se devraient d’être disponibles deux heures par semaine à l’extérieur du pavillon Shatner –visiblement identifié comme appartenant au Comité exécutif–, ou d’y tenir un kiosque dans l’objectif d’entretenir les étudiants, «spécialement les désintéressés et les apathiques», sur les projets chers à l’AÉUM. Garofalo souligne que cela inciterait notamment les membres du Comité exécutif à être davantage à l’écoute des intérêts des étudiants, et dignes des 24 000$ qu’ils gagnent par année. Marc Bay, représentant des étudiants en résidence, avait également signé la résolution: «Les étudiants ne savent pas ce que l’AÉUM fait pour eux.» Tous deux s’accordaient sur le fait que c’est aussi une façon de faire sortir les membres de l’exécutif de leur bureau isolé, qui se retrouve particulièrement loin des facultés de droit et de biologie, par exemple.</p>
<p>La résolution trouvait toujours opposition, spécialement en la voix d’Alex Brown, VP Affaires internes. «J’en suis présentement à rédiger un sondage pour mieux circonscrire les intérêts des étudiants », ce qui représente, selon elle, une meilleure stratégie de communication. «Les étudiants en élisent d’autres pour les représenter, et c’est essentiellement parce qu’ils ne veulent pas faire le travail eux-mêmes. Mon travail relève moins de la démocratie directe que de la représentation.»</p>
<p>Joël Pedneault, représentant de la Faculté des arts, abonde dans le même sens. Il indique qu’il n’aurait pas pu voter en faveur d’une motion qui «présuppose qu’il y a des étudiants complètement désintéressés. Je ne crois pas que ce mon travail relève de la politique de guérilla», ajoute-il en souriant. La résolution a finalement été rejetée.</p>
<p>Garofalo indique néanmoins qu’il ne considère pas que sa résolution ait été un échec complet. «Sept personnes sur dix-neuf étaient tout de même en faveur. Certains ont cru que ce n’était pas la meilleure façon de s’attaquer au problème du désintéressement des étudiants, mais je continue à croire que ça l’est. Je vais continuer de mettre de la pression sur les membres de l’exécutif en ce sens.»</p>
<h4>Notes de la fin</h4>
<p>En retour sur l’Assemblée Générale du 21 octobre dernier, le Président a mentionné qu’il aimerait que l’assemblée hivernale se tienne plus tôt au cours du semestre. Il considère que la tenue d’une assemblée trop près des examens de mi-session était l’une des causes de la piètre participation des membres. Il veut également entrer en contact avec d’autres associations étudiantes universitaires pour connaître leurs stratégies de communication.</p>
<p>Sarah Olle et Alex Brown ont également confirmé que l’affichage du menu du Café Suprême se ferait sous peu dans les deux langues. Elles ont d’ailleurs affirmé lors du Conseil qu’il s’agissait du premier combat de la Commission des affaires francophones.</p>
<h4><em>Choose Life</em>: la résolution reportée</h4>
<p>Finalement, la Présidente du club pro-vie <em>Choose life</em>, qui fut récemment l’objet d’une motion de censure par le Conseil, était présente tout au long du Conseil, mais n’a pourtant pas pu prendre la parole. La résolution concernant la suspension du statut de son club sera étudiée au cours du prochain conseil, certaines personnes impliquées n’étant pas disponibles le jour-même. </p>
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		<title>De l’apathie, des intérêts et des portefeuilles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/de-l%e2%80%99apathie-des-interets-et-des-portefeuilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléna Choquette]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 17:58:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’assemblée générale de l’AÉUM: écourtée, reconduite» aurait pu être le titre de cet éditorial –pourtant, c’est celui d’un article publié par votre fidèle Délit le 16 octobre… 2007! Les difficultés à mobiliser les étudiants en nombre suffisant, et ce, pour toute la durée des Assemblées ne datent donc pas d’hier à l’AÉUM. Rappelons, pour la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/de-l%e2%80%99apathie-des-interets-et-des-portefeuilles/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">De l’apathie, des intérêts et des portefeuilles</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«L’assemblée générale de l’AÉUM: écourtée, reconduite» aurait pu être le titre de cet éditorial –pourtant, c’est celui d’un article publié par votre fidèle Délit le 16 octobre… 2007! Les difficultés à mobiliser les étudiants en nombre suffisant, et ce, pour toute la durée des Assemblées ne datent donc pas d’hier à l’AÉUM. Rappelons, pour la petite histoire, que les assemblées générales (AG) semestrielles ont été introduites dans la constitution de l’AÉUM en 2006, à la suite du grand succès de l’AG spéciale de grève tenue en 2005 dans la foulée de l’effervescente campagne pan-québécoise contre les coupures de 103$ millions dans le programme de prêts et bourses. Il faut dire que la mobilisation étudiante atteignait alors des sommets quasi-historiques, et McGill a «surfé» sur la vague. C’est dans ce contexte qu’un groupe d’étudiants a proposé, au printemps 2006, un amendement constitutionnel qui a rendu obligatoire la tenue d’une AG semestrielle. Les objectifs affirmés du comité à l’origine de la motion étaient de rendre l’AÉUM plus démocratique, plus accessible, moins bureaucratique. Il s’agissait également d’instaurer un mécanisme d’imputabilité pour les représentants étudiants qui prennent des décisions en nos noms.</p>
<p>Ce tout nouveau pouvoir –et cette nouvelle responsabilité– mise dans les mains des étudiants n’a toutefois pas eu le succès escompté; la participation des membres est hautement inconstante depuis. Et c’est sans parler des divers groupes opposés à la démocratie directe qui ont, par le passé, oeuvré activement à délégitimer les assemblées générales en introduisant des motions scandaleusement impertinentes. Pourquoi cette apathie apparemment inflexible de la population estudiantine mcgilloise pour la démocratie directe? Comment expliquer que des étudiants n’étreignent pas de tout corps ce pouvoir qui est placé entre leurs mains, et agissent ainsi dans leur désintérêt?</p>
<p>Il est vrai que la culture des assemblées délibératives soit bien ancrée au Québec, mais pour ainsi dire étrangère aux associations étudiantes du Canada anglais d’où provient une grande part des mcgillois. Aucun doute non plus que nos élus ont leur part de responsabilité; ils auraient pu et dû promouvoir davantage l’événement. Il y a certes eu des groupes Facebook, des annonces dans le <em>Tribune</em> et le <em>McGill Daily</em> (quoique pas dans Le Délit, allez leur demander pourquoi), des manipulations et remanipulations de l’ordre des motions à voter dans le but d’appâter le plus d’étudiants. Malgré tout, «ça a échoué», et la vice-présidente aux affaires internes, Alex Brown, était la première à en convenir tout de suite après avoir perdu le quorum. Même si l’AÉUM avait recouvert les murs d’affiches et multiplié les courriels, il nous apparaît peu probable que le résultat eut été différent. Bien que la plupart des motions soumises à la délibération étudiante soient louables (à la notable exception de celle visant à installer des postes de travail dans les toilettes!), ce ne sont pas des enjeux d’envergure suffisante pour faire déplacer plusieurs centaines d’étudiants tous aussi débordés les uns que les autres. La démocratie participative est un processus noble et nécessaire, mais peu d’entre nous ont le temps de passer plusieurs heures à discuter de questions dont l’impact sera contingent.</p>
<p>Si l’AÉUM souhaite réellement être la «voix officielle» des étudiants du premier cycle et, en corollaire, galvaniser la participation de ses membres, il n’y a pas trente-six solutions: il faut donner un pouvoir réel à cette instance et toucher les étudiants là où ça compte, c’est-àdire dans le portefeuille. Portefeuille réservé, à l’heure actuelle, exclusivement aux membres présents aux conseils législatifs essentiellement «parce que les personnes qui s’y trouvent maîtrisent les dossiers» dit Rebecca Dooley, VP affaires universitaires. Maîtrise des dossiers ou pas, c’est au conseil exécutif de vulgariser les dossiers cruciaux, aux retombées significatives, pour que nous en débattions avec eux. Concrètement, l’AG devrait être l’instance où les grandes orientations et les grands mandats de l’AÉUM sont décidés, incluant les grandes lignes budgétaires.</p>
<p>Le président Neilson croit qu’au final, c’est peut-être seulement parce qu’«ils n’y voient pas l’intérêt» que les étudiants désertent l’AG. Il ne reste qu’à le leur donner, l’intérêt. </p>
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