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	<title>Margaux Meurisse - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Ça ne rigole plus en photographie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 May 2012 23:14:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
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		<category><![CDATA[Henry Luce]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connaît davantage le pouvoir politique de la photographie lorsqu’il témoigne des guerres, des conflits, des manifestations et de ce qui ne tourne pas rond dans notre société. On connaît également la photographie qui documente, qui informe, qu’on archive et qui dérange les consciences. On côtoie l’utilisation artistique de la photographie qui s’expose, impressionne et&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/05/11/ca-ne-rigole-plus-en-photographie/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Ça ne rigole plus en photographie</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On connaît davantage le pouvoir politique de la photographie lorsqu’il témoigne des guerres, des conflits, des manifestations et de ce qui ne tourne pas rond dans notre société. On connaît également la photographie qui documente, qui informe, qu’on archive et qui dérange les consciences. On côtoie l’utilisation artistique de la photographie qui s’expose, impressionne et divertit tout en expérimentant sans cesse la variété des techniques. </p>
<p>Mais celle qui suscite le rire, qui illustre des situations cocasses et farfelues, la connaît-on vraiment? On a tous pris des photos de vacances ratées, mal cadrées, qui nous font rire aux éclats ou provoquent la nostalgie lorsqu’on ouvre nos albums de voyage. On a tous dans chacun de nos albums deux ou trois trésors où des inconnus s’immiscent dans le cadre de la photo, mais cela relève du personnel et non du collectif. </p>
<p>Trouver la photo qui fera rire plus d’un million de personnes est un grand défi qui a été repris par le LIFE magazine, ce grand et renommé périodique américain sur le photojournalisme qui s’est éteint partiellement en 2007. Universaliser l’accès aux photographies de grande qualité et livrer le photojournalisme à domicile, tels étaient les objectifs de cette revue. </p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 266px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/05/humourlife.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/05/humourlife-266x300.jpg" alt title="Image tirée du LIFE magazine" width="266" height="300" class="size-medium wp-image-12992"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">LIFE magazine</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le LIFE magazine a été crée en 1936 par Henry Luce et ses collègues et a perduré jusqu’en 2007, date à laquelle la revue a rendu public sur le web une quantité impressionnante d’archives photographiques. Son site Internet est divisé en plusieurs onglets, à savoir: Histoire, Culture, Célébrités, Curiosités et Photographes. Les plus grands photojournalistes du XXe siècle ont été mis à l’honneur au sein de ces publications attendues. Il a été l’un des premiers magazines à proposer autant d’images présentées dans une une mise en page innovatrice où l’œil du lecteur était guidé par un nouveau type d’infographie. </p>
<p>Quelques fois par mois, le magazine choisissait une photo humoristique envoyée par un lecteur et l’incluait dans sa publication. Cela permettait au public de se sentir investi dans cette aventure journalistique et d’apporter une vision contrastée ainsi qu’un brin d’insouciance et de divertissement à l’actualité orageuse du reste du monde.</p>
<p>Parmi la série publiée sur le site http://www.laboiteverte.fr/lhumour-photographique-de-life-magazine/, une qui a retenu mon attention est celle de deux garçonnets cachés sous une scène de spectacle et qui essayent coûte que coûte de vérifier si les musiciens en kilt respectent la tradition et ne portent pas la culotte. </p>
<p>Ne devrait-on pas reconsidérer à sa juste valeur l’importance du rire suscité par une photographie dans nos journaux d’aujourd’hui? Certains journaux consacrent une bonne partie de leur publication au rire et à l’ironie tandis que d’autres choisissent d’autres manières de présenter l’information, mais rares sont ceux qui équilibrent la balance. Ce n’est pas tâche facile que de susciter l’envie de sourire par l’image, il s’agit d’un art au même titre qu’un autre qui passe parfois aux oubliettes face à la densité des informations qui circulent devant nos regards.</p>
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		<title>Femmes encore des femmes!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/femmes-encore-des-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[érotisme]]></category>
		<category><![CDATA[haute société]]></category>
		<category><![CDATA[helmut newton]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[pornographie]]></category>
		<category><![CDATA[sexisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Helmut Newton, même si aucune image précise ne vous vient à l’esprit, le nom de ce prodige résonne à coup sûr dans vos têtes!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce «père du porno chic» a dédié sa vie à traquer la beauté féminine et nous a laissé des archives uniques sur l’univers de la féminité. Sous le titre de «photographe de mode», il se place avant tout en tant que reporter certes provocant et controversé, mais surtout reporter au sens où il fige à jamais sur papier glacé le mode de vie de la haute société du XXe siècle.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-chronique-margaux.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-12247" title="c - chronique margaux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-chronique-margaux-740x764.jpg" alt width="740" height="764"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Helmut Newton</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Pourquoi avoir choisi de vous parler d’Helmut Newton aujourd’hui? Car ce samedi 24 mars, les portes du Grand Palais s’ouvraient à Paris pour permettre au public de découvrir plus de deux cent images réalisées par ce maître de la photographie. Malgré le fait qu’il ait réalisé une grande partie de ses œuvres en France, il s’agit de la première rétrospective française en son hommage depuis sa disparition en 2004.</p>
<p>Du polaroïd au grand format, du noir et blanc à la couleur, on y retrouve l’éloge de la femme sous toutes ses coutures! Un éloge extrêmement controversé par l’étiquette sexiste et pornographique qui colle à la peau d’Helmut Newton depuis ses débuts. Seulement, si l’on arrive à mettre de côté ces critiques et à considérer la valeur artistique de l’ensemble de son œuvre, on y trouve des femmes libérées de toutes conventions assumant pleinement leur féminité et surtout une mise en scène d’une finesse et d’une rareté extrême.</p>
<p>La vie d’Helmut Newton est à l’image de son œuvre, palpitante et ambitieuwse. Né en 1920 à Berlin d’un père juif-allemand et d’une mère étatsunienne, il prend sa première photo à 12 ans.</p>
<p>À sa majorité, il fuit le régime hitlérien, quitte sa famille bourgeoise et s’envole pour l’Australie. Très vite il est nommé photographe pour l’armée australienne et comble ses fins de mois en photographiant des mariages. Il rencontre alors sa femme June qui est comédienne. Tous les deux, ils feront des allers-retours entre Londres, l’Australie et Paris pour finalement s’installer dans la capitale française, haut lieu de la mode, du pouvoir et de la luxure. C’est le Jardin des modes, le magazine de mode le plus prisé de l’époque, qui permet à Helmut Newton d’exploiter son talent. En 1971, dans une entrevue avec Jean-Jacques Naudet pour le magazine Photo, il ne cache pas sa passion pour le monde superficiel et même s’il n’est pas à l’aise avec ce choix, il avoue éprouver un désir incontrôlable de photographier ces femmes issues de la haute bourgeoisie qui selon lui incarnent l’archétype de la sensualité, le luxe, l’argent et l’érotisme.</p>
<p>Apparaissant dans Vogue, Playboy, Marie-Claire ou Elle, la femme Newtonienne est très souvent nue ou en smoking, intimidante et séductrice. D’après le photographe, «Good taste is anti-fashion, anti-photo, anti-girl, anti-eroticism! Vulgarity is life, amusement, desire, extreme reactions!» Les chambres privées d’hôtels de luxe ou les piscines sont les décors prisés du photographe, qui met en scène des femmes tantôt soumises à l’autorité masculine, tantôt maîtresses du monde.</p>
<p>Vous avez donc jusqu’au 17 juin pour planifier une semaine de vacances à Paname et profiter de cette grande exposition!</p>
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		<item>
		<title>Sara Naim, photographe du son</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/sara-naim-photographe-du-son/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:27:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[beethoven]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst Chladni]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Sara Naim]]></category>
		<category><![CDATA[vibrations sonores]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Photographier son morceau de musique fétiche, c’est le pari réussi de Sara Naim.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette jeune photographe de Brooklyn a exposé en Allemagne et à Dubaï et s’est fait connaître grâce à sa série étonnante intitulée Beethoven-Moonlight Sonata. À première vue, on a devant les yeux douze clichés de lait bouillonnant, agité par une force dont on ignore la source.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/chronique-laure.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-11876" title="chronique laure" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/chronique-laure-740x604.jpg" alt width="740" height="604"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Sara Naim</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Cette pâte grisâtre photographiée renferme contre toute attente la trace figée des vibrations sonores d’une grandiose symphonie de Beethoven. La photographe nous dévoile avec plus de précision son projet à travers ces quelques lignes: «This body of work looks at translating sound into a photographic image. Ludwig Van Beethoven’s symphony vibrates through milk. He composed this piece in the early 1800’s for his blind pupil and lover, Giuletta Gucciardi. Gucciardi said to Beethoven that she wished she could see the moonlight. Beethoven then composed a piece about the moonlight’s reflection off Austria’s Lake Lucerne, called Moonlight Sonata.»</p>
<p>En capturant le mouvement de ces vibrations sonores qui varient en fonction de la fréquence et de la longueur d’onde, l’artiste nous propose une représentation visuelle du son, une matérialisation de l’invisible. Cette traduction du son sous la forme du concret et du matériel accorde à la photographie d’autres qualités et caractéristiques que l’on ne soupçonnait pas. Alors que Beethoven a créé ce morceau pour permettre à sa bien-aimée aveugle de voir et s’imaginer le clair de lune, Sara Naim a décidé de rendre une visibilité entière à cette symphonie.</p>
<p>Pour retracer l’origine de cette expérience, il faut remonter jusqu’en 1787 et se pencher sur le travail d’Ernst Chladni, inventeur de l’acoustique moderne. Bien avant l’apparition de la photographie, ce chercheur réalise une expérience qui va permettre de capturer, grâce à un dispositif scientifique, le mouvement sonore et ainsi observer les figures de formes géométriques qui apparaissent. Afin d’obtenir de tels résultats, il saupoudre de sable une plaque de cuivre et en frotte le bord à l’aide d’un archet.</p>
<p>Ces deux expériences ont comme point commun de proposer une interprétation visible et concrète du son qui participe à démystifier sa présence. En effet, dans les années 1920, les débuts des ondes radios ont suscité de nombreuses inquiétudes et interrogations sur la provenance de ces voix grésillantes qui semblaient appartenir à l’au-delà. La plupart des scientifiques de l’époque travaillaient de pair avec le paranormal. S’ils avaient pu voir à travers des clichés les traces de cette voix, ils auraient certainement éprouvé moins de frayeur à son égard. Enfin, un journaliste a posé la question suivante à Sara Naim: «Quel est votre travail?», ce à quoi elle a répondu: «Traduire la philosophie en des métaphores visuelles». Qui sait, peut-être que dans quelques années, il sera possible de commander la série photo de n’importe quel morceau sur iTunes!</p>
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		<title>Un procédé bien gardé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/28/un-procede-bien-garde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 14:04:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La curiosité  mène à tout: parfois  à écouter aux  portes, parfois  à découvrir l’Amérique». </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ces paroles si justes, nous les devons à José Maria Eça de Queiros, &nbsp;ce&nbsp; grand romancier portugais du XIXe&nbsp; siècle, souvent comparé à Balzac ou Flaubert. Pourquoi&nbsp; commencer ainsi?</p>
<p>Car&nbsp; sans&nbsp; la&nbsp; &nbsp;présence&nbsp; &nbsp;de cette &nbsp;curiosité presque culottée, cette &nbsp;chronique&nbsp; n’aurait jamais pu sortir &nbsp;de sa tanière. Lundi dernier, en &nbsp;fin &nbsp;de &nbsp;soirée, &nbsp;je&nbsp; me rendais comme souvent à la place &nbsp;aux &nbsp;Huiles pour&nbsp; observer, à travers&nbsp; les vitrines &nbsp;les multiples galeries d’art et salles d’expositions&nbsp;&nbsp; qui &nbsp;s’y trouvent, les &nbsp;dernières occupantes des présentoirs.</p>
<p>Alors que&nbsp; je croyais connaître ce lieu sur&nbsp; le bout des doigts, &nbsp;voilà que &nbsp;l’arcade &nbsp;boisée d’un&nbsp; vieux &nbsp;porche débouchant sur &nbsp;un &nbsp;escalier &nbsp;en &nbsp;bois &nbsp;a&nbsp; attiré mon &nbsp;attention.mais &nbsp;peu &nbsp;importe, il fallait&nbsp; que j’aille voir &nbsp;ce&nbsp; qui &nbsp;s’y cachait. Je montais donc &nbsp;en haut de l’escalier&nbsp;&nbsp; qui&nbsp; &nbsp;débouchait &nbsp;sur&nbsp; &nbsp;deux salles: &nbsp;à ma &nbsp;gauche, un &nbsp;bel&nbsp; atelier de&nbsp; peintre et à ma &nbsp;droite &nbsp;une étroite&nbsp; galerie d’expositions photographiques! Je n’y découvrais pas l’Amérique, mais quel- que chose de plus intriguant encore: les &nbsp;photographies&nbsp; sus- pendues aux murs &nbsp;de Marco Binist,&nbsp; &nbsp;semblaient être recouvertes &nbsp;d’une&nbsp;&nbsp; couche de &nbsp;cendre granuleuse qui&nbsp; éveilla tous &nbsp;mes sens. Il s’agissait de tirages à charbon direct, &nbsp;procédé inventé au &nbsp;XIXe &nbsp;siècle&nbsp; et qui &nbsp;fait l’objet de la chronique d’aujourd’hui.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-chronique-margaux.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11401" title="c - chronique margaux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-chronique-margaux-740x547.jpg" alt width="740" height="547"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Léonard Misonne</span>		</figcaption>
	</figure>
En 1899, Théodore Henri Fresson présentait à la société française de photographie son procédé de développement photographique &nbsp;en&nbsp; &nbsp;noir&nbsp; &nbsp;et&nbsp;&nbsp; blanc. Cet ingénieur agronome de formation &nbsp;doit&nbsp; &nbsp;sa&nbsp;&nbsp; découverte, non&nbsp;&nbsp; pas &nbsp;à&nbsp; sa &nbsp;qualification professionnelle, mais plutôt à sa grande curiosité.
<p>Les frères &nbsp;Fresson, détenteurs &nbsp;du&nbsp; secret, &nbsp;installèrent d’abord &nbsp;leur&nbsp; &nbsp;atelier&nbsp; &nbsp;à&nbsp;&nbsp; Dreux, puis &nbsp;l’un des deux&nbsp; monta à Paris dans &nbsp;le but&nbsp; d’adapter ce processus &nbsp;à la couleur.</p>
<p>Ce&nbsp;&nbsp; procédé &nbsp;qui&nbsp; &nbsp;prendrait trop de lignes à détailler, &nbsp;se détache &nbsp;des&nbsp;&nbsp; tirages&nbsp; &nbsp;classiques par sa capacité &nbsp;à abandonner l’image &nbsp;à son &nbsp;développement, à la laisser &nbsp;s’inventer comme elle le désire.</p>
<p>Il &nbsp;y&nbsp; a &nbsp;en &nbsp;effet &nbsp;une&nbsp; &nbsp;grande part&nbsp; de hasard dans &nbsp;l’expression esthétique de&nbsp; l’image &nbsp;lorsqu’on utilise &nbsp;le charbon direct. &nbsp;On &nbsp;obtient &nbsp;une &nbsp;photographie cendrée et vaporeuse, se rapprochant étrangement du&nbsp; croquis réalisé au fusain. Il &nbsp;a &nbsp;été&nbsp;&nbsp; un&nbsp; &nbsp;outil&nbsp; &nbsp;essentiel aux&nbsp; photographes pictorialistes, comme Léonard Misonne, qui privilégiaient&nbsp; le &nbsp;rendu final &nbsp;de l’image &nbsp;à sa fidélité &nbsp;par &nbsp;rapport au&nbsp; &nbsp;réel.&nbsp;&nbsp; Photographe &nbsp;belge&nbsp; &nbsp;et chef &nbsp;de &nbsp;file &nbsp;de &nbsp;l’école &nbsp;pictorialiste, il photographiait tout &nbsp;aussi bien &nbsp;des hommes, ouvriers et paysans &nbsp;au travail,&nbsp; que &nbsp;de nombreux &nbsp;paysages &nbsp;de campagne.</p>
<p>Aujourd’hui, l’atelier pari- sien &nbsp;de la famille&nbsp; Fresson continue de perdurer et offre des tirages d’une qualité incroyable pour tout &nbsp;portefeuille bien &nbsp;garni…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nouvel espoir pour le photojournalisme?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/nouvel-espoir-pour-le-photojournalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 14:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[cnn]]></category>
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		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[photoartsize]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[photojournalisme]]></category>
		<category><![CDATA[world press photo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Faut-il se résoudre à dire adieu au bon vieux photojournalisme?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le scoop prime sur la qualité, le flash actu d’une page assomme les longs reportages pour aboutir à quoi finalement? Des médias surchargés d’images médiocres prises par monsieur tout le monde et utilisées gratuitement&nbsp;à tout bout de champ: plutôt alléchant!</p>
<p>Avez-vous entendu parler de l’article qui a fait scandale en décembre dernier «Sale temps pour les photographes de presse»? Publié sur le web, il relate le licenciement injuste et inattendu de douze photographes travaillant pour la chaîne américaine CNN. Leur patron ne trouvant que ces mots pour justifier son acte: «Nous avons passé beaucoup de temps à analyser la façon dont nous utilisons et nous déployons nos&nbsp;photojournalistes&nbsp;dans&nbsp;le pays.&nbsp;[…] Les technologies grand public sont plus simples et plus abordables. De petits appareils photo sont maintenant de haute qualité. Cette technologie est dans les mains de plus de personnes.</p>
<p>Après cette analyse, CNN a décidé que quelques photojournalistes doivent quitter la société». Et ce n’est que le signe avant-coureur d’une épidémie qui ne cesse de croître! En France, au Québec et partout ailleurs, les rédacteurs en chef des magazines préfèrent publier à bas prix des photographies qui ne payent pas de mine plutôt que de consacrer une plus grande part de leur budget à des clichés de qualité. Si on est pour se faire bombarder d’images, autant que ça en vaille le coup pour nos mirettes!</p>
<p>Heureusement, des contre-attaques ont vu le jour afin de faire face à cette paupérisation de l’image. On compte parmi elles les magazines indépendants, les festivals et les remises de prix ainsi que les galeries d’art en ligne, en particulier photoartsize. Nouveau quartier général des photojournalistes émergents, cette galerie numérique s’adresse aux particuliers qui souhaitent satisfaire leur désir d’évasion ou décorer leur salon ainsi qu’aux entreprises qui utilisent de plus en plus l’art pour communiquer. Le spectateur a ainsi accès à des reportages de qualité sélectionnés par un jury. Ce site promeut la valeur artistique des photographies de reportage en se spécialisant dans le photojournalisme d’art ou le «décojournalisme». Ces concepts aux intitulés barbares sont nés pour se différencier des photographies de presse souvent choisies pour l’impact de leur message au détriment de l’œil aiguisé du photographe professionnel. Avec photoartsize, on peut commander ses photos en ligne en choisissant le format, l’encadrement et la finition.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-margaux.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10919" title="c - margaux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-margaux-595x392.jpg" alt width="595" height="392"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Andrew McConnell. Récupéré sur http://ww.photo-artsize.fr</span>		</figcaption>
	</figure>
Un des derniers reportages marquants présenté dans cette galerie est celui sur le Ghana qui se transforme en «terre d’accueil de nos déchets numériques», en véritable dépotoir à ordures informatiques (voir photo ci-dessus). Il est seulement triste que ces photos restent cataloguées dans ces galeries numériques plutôt que de circuler dans la presse quotidienne! À nous de continuellement faire l’effort de partir à la recherche de cette qualité photographique devenue de plus en plus rare plutôt que d’attendre qu’elle nous tombe entre les mains!
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/nouvel-espoir-pour-le-photojournalisme/" data-wpel-link="internal">Nouvel espoir pour le photojournalisme?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>En coulisses avec Garcin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/en-coulisses-avec-garcin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 13:23:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert garcin]]></category>
		<category><![CDATA[le danger des images]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10531</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a de ces rencontres que vous n’êtes pas prêts d’oublier, qui vous collent à la peau comme un vêtement mouillé. C’est l’une d’entre elle qui est à l’origine de cette chronique. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À la croisée de la rue Pastoret et de la rue des Trois Rois à Marseille se niche une galerie photo bien anodine; ses grandes portes en verres, séparées par des planches de bois bleu ternies par le temps, laissent transparaître une grande enfilade. À l’intérieur se chevauchent des centaines d’ouvrages photographiques posés sur de longues tables d’apprenti, sous l’œil attentif des cadres photo suspendus au mur. Invité à la galerie pour son vernissage, on pouvait suivre dans les yeux de monsieur Garcin les traces des aventures qui ont fait de lui l’homme de 89 ans qu’il est aujourd’hui. D’origine provençale, il a apprivoisé la photographie lorsqu’il est parti à la retraite. s uns Gilbert Garcin disait: «J’ai un jour pris conscience que les situations que je ne vivrai pas, les rêves que je ne ferai pas sont innombrables. Il n’y a pas de raison à se résigner à cet état des choses.» C’est ainsi que s’est fabriqué petit à petit l’univers du photographe, un état du monde et des choses d’apparence lunaire, toujours en noir et blanc avec une charge mélancolique incroyable, une sensibilité face à la fatalité de la vie qui vous kidnappe le regard si par mégarde vous avez l’audace de vous y pencher d’un peu trop près.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 228px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Le-danger-des-images.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10548" title="Le danger des images" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Le-danger-des-images-228x300.jpg" alt width="228" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gabriel Garcin</span>		</figcaption>
	</figure>
Dans chacune des photographies de Monsieur Garcin, presque toutes des autoportraits, vous trouverez le photographe lui-même, sous forme miniature, se mettant en scène la plupart du temps seul et luttant, armé d’un humour absurde, contre les forces de la vie. Très épurés, ces tableaux photographiques ont pour titres: L’homme portant le fardeau du Temps soutenu par L’Espoir ou Le danger des images (visuel ci-contre). Pour réaliser ces images, nul recours à Photoshop. Le photographe construit manuellement des maquettes tout droit sorties de son imagination, découpe sa propre silhouette pour la recoller dans un autre monde, trifouille et bricole jusqu’à obtenir le résultat souhaité.
<p>Dans sa boite à outils, Garcin possède une gamme d’objets symboliques qu’il réutilise à souhait pour mettre en scène le théâtre de ses songes: sa grande bobine de ficelles pour l’écoulement du temps, de grands cadres de photos d’où il contemple son passé et une série de marionnettes en papier pour peupler ses rêves.</p>
<p>L’œuvre de Garcin est en quelque sorte là pour nous rappeler qu’il est essentiel de cultiver la simplicité et la vérité en photographie, de laisser divaguer notre imagination, d’aller jusqu’au bout de notre pensée et surtout de mettre la main à la pâte! Voici une ode à notre bonne vieille technique argentique qui a tendance, de nos jours, à se faire marcher sur les plates bandes par le numérique, ce prétentieux rat de l’informatique qui nous ment!</p>
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		<title>Des photos qui boivent la tasse!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/des-photos-qui-boivent-la-tasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 03:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[chromogénique]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[matthew brandt]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Plus d’hommes se sont noyés dans l’alcool que dans la mer.» Cette citation de W. C. Fields, colle à la peau du photographe Matthew Brandt. Vous allez tout de suite comprendre pourquoi.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À première vue, cette photographie noyée dans un bain de couleurs semble être ratée, loupée, en bref une banalité. C’est lorsqu’on interroge la démarche du photographe que cela devient palpitant.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-margaux1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10099" title="c - margaux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-margaux1-595x416.jpg" alt width="595" height="416"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Matthew Brandt</span>		</figcaption>
	</figure>
Il choisit d’abord un lac ou un réservoir d’eau puis photographie ce paysage et collecte avec lui une petit quantité d’eau issue de ce lac. Il développe ensuite sa photo en couleur et la trempe dans l’eau récoltée: en voici le résultat, il obtient une image qui porte en elle la matière même de ce qu’elle représente.
<p>La force de cette image réside donc dans sa spécificité à évoluer dans «son propre bain» et à l’établissement du lien direct entre sujet photographié et présence physique du réel. Le photographe avait déjà réalisé une expérience similaire auparavant avec le portrait de l’un de ses amis qu’il avait fait tremper dans ses larmes. En incorporant des éléments physiques de son sujet dans le processus de développement chromogénique même de ses photographies, Matthew Brandt repousse les limites visuelles de la photographie et ouvre les portes vers une conception plus matérielle et corporelle de ce médium.</p>
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		<title>Écrivain de la photographie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/15/ecrivain-de-la-photographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 13:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[duane michals]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[photojournalisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9678</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mercredi matin, Un colis à ma porte. Je l’ouvre et découvre la nouvelle parution de la revue photographique française 6 mois, prête à être dévorée des yeux.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en commençant à la feuilleter que m’est venue l’idée d’en savoir davantage sur le récit photo. Cette revue sur le photojournalisme, créée en début d’année, compte environ 250 pages et présente des séries photographiques qui peuvent atteindre parfois une trentaine de pages sur des sujets du monde entier.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-margaux.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9709" title="c - margaux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-margaux-595x272.jpg" alt width="595" height="272"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Récit photo de Duane Michals</span>		</figcaption>
	</figure>
C’est une pellicule qui se déroule sous nos yeux, une narration fluide et percutante qui est imprimée sur du papier de qualité. Ce genre photographique monte en flèche ces dernières années. On a pu le constater par exemple dans la dernière exposition réalisée par World Press Photo 2011 qui montrait au moins deux récits photos, l’un sur la tentative de sauvetage d’un homme lors d’une montée des eaux et le second sur l’expansion de la nappe pétrolière lors de la catastrophe du golfe du Mexique.
<p>À ne pas confondre avec le roman photo qui est souvent niais et obscène, apparu dans les années 50 et qui s’apparente visuellement à un graphisme de bande dessinée, le récit photo intègre peu de matière textuelle et repose uniquement sur le pouvoir narratif de l’image. Il se compose d’une suite de photographies mises bout à bout qui peuvent s’enchaîner sur une musique et être mises en mouvement ou plus simplement laisser au «lecteur» le libre choix de changer de vue quand bon lui semble.</p>
<p>Cet usage séquentiel de la photographie a été grandement expérimenté par Duane Michals qui a prononcé ces mots célèbres: «La plupart des photographes sont des reporters, moi je suis un écrivain de la photographie». Né en 1932 en Pennsylvanie, il associe texte et image en légendant ses séries photographiques pour créer son propre langage appelé «la narration séquentielle». Amoureux des images surréalistes, il nous embarque dans son univers truffé d’apparitions, de reflets, d’illusions et d’irréel.</p>
<p>Il pratique la double exposition qui tend vers une dissolution des identités et des sujets malgré la technique, qui n’est pas son fort: «On n’a jamais entendu Hemingway parler de la marque de sa machine à écrire!» dit-il avec humour. Quel effet la lecture d’un récit photo produit? Comment le différencie-t-on d’une séquence cinématographique, quel est le propre de cet art? Dépourvu de voix et de mouvements, le récit photo dégage une impression de lenteur contemplative et offre une vaste possibilité d’interprétations.</p>
<p>L’histoire est découpée en clichés sur lesquels l’œil se doit de buter et d’enregistrer chaque menu détail. L’observateur, à qui on donne le droit de bâtir son récit, a ainsi le choix de suivre le récit du début à la fin, de sauter une étape ou même de le lire à l’envers. En parallèle, des photographes comme Sophie Calle ou encore Chris Marker ont été reconnus pour leurs travaux de même nature.</p>
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		<title>Le cinémagraphe: dérive numérique?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/le-cinemagraphe-derive-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:43:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[ana pais]]></category>
		<category><![CDATA[cinémagraphe]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Néologisme qui titille l’oreille par son barbarisme, le cinémagraphe prend petit à petit son envol sur le net, sans compter le nombre de galeries numériques qui a explosé cette année.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En quoi consiste cette nouvelle pratique artistique entièrement numérique? Est-elle connue du grand public? Essayons d’éclaircir la question. À cheval entre la photographie et la vidéo, le cinémagraphe consiste à mettre en mouvement une partie isolée d’une photographie à l’aide de Photoshop afin d’immortaliser davantage l’instant photographié dans sa réalité passée. Cette nouvelle tendance est née avec Jamie Beck et Kevin Burg, photographes de mode et designers graphiques, dans l’idée de moderniser et d’embellir le Gif. Le principe est alors de réaliser une photo en incorporant une légère animation. Cela peut être en mettant en mouvement la marche des passants à travers une fenêtre alors que le reste de la scène est immobile ou simplement en reproduisant un clignement d’œil. Lorsqu’on est confronté à ces images qui mettent l’accent sur un mouvement précis du passé, on a l’impression que la scène est romancée, qu’on est dans une dimension étrange, rattachée à aucune temporalité. Ces animations d’apparence simple donnent un résultat parfois étonnant!</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-chronique-photo-margaux.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9379" title="c - chronique photo margaux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-chronique-photo-margaux-595x252.jpg" alt width="595" height="252"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Ana Pais</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>C’est le cas du travail d’Ana Pais, photographe et graphiste vénézuélienne de vingt-quatre ans qui a réalisé une série intitulée «Eternal Moments». Elle cite une phrase de Roland Barthes: «Ce que la photographie reproduit à l’infini n’a lieu qu’une fois». C’est ainsi dans cette volonté de revivre le temps révolu, de figer l’instant à la seconde près, d’empêcher l’évaporation du vécu que s’inscrit l’œuvre de l’artiste. Le cinémagraphe est finalement un moyen supplémentaire mis entre les mains de quiconque souhaite lutter contre la fatalité du temps et la mélancolie qui en résulte. Être capable d’être à nouveau spectateur d’un de ces petits riens de la vie qui pourtant participent à notre bonheur, c’est le défi lancé par ce nouveau support artistique. La naissance de la photographie animée montre que les frontières entre les disciplines artistiques continuent sans cesse d’évoluer. Le cinémagraphe est rendu possible par le progrès informatique et l’augmentation de la vitesse de téléchargement sur Internet, la taille des fichiers étant très importante. L’accès à ces créations artistiques est ainsi réservé à un public plus fortuné, hiérarchisant cet art émergent. Au contraire de la peinture, de la musique ou même de l’écriture qui sont des disciplines accessibles à une grande partie de la population, qui ne demandent pas d’installations coûteuses, «l’art en ligne» reste restreint. Peut-on alors dire que l’ensemble de l’art numérique constitue une pratique élitiste? Ces œuvres auront-elles la chance d’être reconnues ou finiront-elles par se fondre dans l’étendue massive du net?</p>
<p><a href="http://behance.net/gallery/Eternal-Moments-Animated-Photos/1653934" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer"><em>behance.net/gallery/Eternal-Moments-Animated-Photos/1653934</em></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gérard Rancinan: laissez tomber vos masques!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/gerard-rancinan-laissez-tomber-vos-masques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:12:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[art à mort]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[décadence]]></category>
		<category><![CDATA[gérard rancinan]]></category>
		<category><![CDATA[la cène]]></category>
		<category><![CDATA[métamorphoses]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[trilogie du sacré sauvage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9009</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui que vous soyez, vous ne sortirez pas indemne de votre rencontre visuelle avec l’œuvre de Gérard Rancinan!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec des titres d’exposition tels que «Métamorphoses», «La Trilogie du Sacré Sauvage» ou bien «Art à Mort», ce portraitiste décadent reste l’un des maîtres incontestés de la mise en scène. Originaire de la région bordelaise, Gérard Rancinan devient à dix-huit ans l’un des premiers photojournalistes français. Depuis, il a parcouru le monde pour être au plus près de l’actualité et rapporter dans ses valises des séries de portraits photographiques. Qu’il braque son objectif sur l’athlète, l’artiste, l’homme de foi ou le simple passant, son but est la photographie de l’instant; mais sa force réside dans son talent à mettre en scène de A à Z des images poignantes qui font tomber les masques de la société et déconstruisent toute vision fermée du réel. Cet adepte de la controverse utilise sans limite l’ironie, accentue la noirceur du monde et attise les foudres des institutions religieuses. Enfin, il débride le sexe qu’il banalise de ses carcans habituels. Connu pour sa capacité à revisiter les chefs‑d’œuvre de l’histoire de l’art, Matisse, Velasquez et Delacroix sont tous passés entre ses mains. Il les utilise pour souligner les maux de notre société comme sa mise en scène de <em>La Cène </em>dans laquelle il présente Jésus en serveur de fast-food à des apôtres en surpoids, tous plus ventrus les uns que les autres.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/chronique-photo.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9044" title="chronique photo" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/chronique-photo-595x347.jpg" alt width="595" height="347"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Gérard Rancinan</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Pour réaliser le cliché ci-dessus intitulé <em>Décadence</em>, il s’est inspiré du tableau peint par Thomas Couture en 1847 qui a pour titre <em>Les Romains de la Décadence</em>. Cette orgie qui explore les thématiques du sexe, de la drogue et de la dorure est une réelle prouesse technique. En effet, il a fallu trois mois de préparation et une foule de décorateurs, stylistes, costumiers ainsi qu’une trentaine de figurants pour exécuter la mise en scène qui a été tirée en très grand format. «Pas de montage ni de Photoshop» tel est son leitmotiv! Pour <em>Décadence</em>, il n’hésite pas à habiller le pape d’une couronne gothique, Jésus d’un tutu et une bonne sœur de lingerie fine. Le noir et le blanc s’affrontent à la manière du neuf et de l’antique et de grandes colonnes délimitent cet espace où tout est permis et dépourvu de jugement. Outrage ou libération? Cette image saturée de tabous est d’une clarté sublime; Gérard Rancinan parvient ainsi à magnifier l’obscurité de nos sociétés et à créer des clichés d’une rare beauté. Si certains observateurs sont choqués, tel est après tout le but de la provocation, mais on ne peut nier la perfection de la composition de l’image dont chaque détail est millimétré, dont chaque recoin du décor est étudié. Dans une entrevue, il précise qu’il souhaite dénoncer sans porter de jugement, se positionner en tant qu’artiste éditorialiste. La photographie est donc intrinsèquement liée à la mise à nu et à l’engagement pacifiste. Mascarade ou pas, ce bal original risque d’en titiller plus d’un!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/gerard-rancinan-laissez-tomber-vos-masques/" data-wpel-link="internal">Gérard Rancinan: laissez tomber vos masques!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Éco-photographie: un sujet en vogue?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/l%e2%80%99eco-photographie-un-sujet-en-vogue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 11:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[terre vue du ciel]]></category>
		<category><![CDATA[Yann Arthus-Bertrand]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8720</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui n’a jamais parcouru du regard cette célèbre photo de Yann Arthus-Bertrand? L’illustration de la couverture de son livre La Terre vue du ciel est parue pour la première fois en 1999 lorsque l’auteur a souhaité sensibiliser les gens sur la beauté de notre planète afin de dénoncer les actions néfastes de l’Homme sur son environnement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/l%e2%80%99eco-photographie-un-sujet-en-vogue/" data-wpel-link="internal">L’Éco-photographie: un sujet en vogue?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il s’agit d’un appel au respect et à une certaine prise de conscience de l’état fragile de notre milieu naturel. C’est en célébrant le beau que l’Homme réalise davantage ce qu’il est en train de mettre en péril et de détruire depuis ces dernières années. En choisissant le support photographique et la technique de prise de vue aérienne, Yann Arthus-Bertrand a voulu toucher un public le plus large possible. Voici les mots prononcés par le photographe à la sortie de son livre: «Ce qui me motive c’est l’impact qu’une photo peut avoir dans le domaine de la protection de l’environnement. La grande nouveauté aujourd’hui, c’est que l’humanité a le pouvoir de modifier son environnement. Ainsi, je voudrais que mes photos déclenchent des prises de conscience». Il se positionne en tant que chef de file de ce qu’on pourrait appeler la photographie environnementale ou écophotographie, qui fait fureur depuis quelques années. Déforestation abusive, dérèglement climatique, disparition massive d’espèces sont des expressions récurrentes du XXIe siècle que les médias nous rabâchent avec voracité. Les photographes eux, pointent du doigt cette nouvelle réalité.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/La-Terre-vue-du-ciel.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8725" title="La Terre vue du ciel" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/La-Terre-vue-du-ciel-595x445.jpg" alt width="595" height="445"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Yann Arthus-Bertrand</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Si vous avez la curiosité de feuilleter en librairie des magazines photos, vous vous rendrez vite compte de la place consacrée à la lutte pour la protection de l’environnement. En effet, qu’il s’agisse de clichés d’animaux en voie de disparition ou de paysages détruits par des activités humaines irresponsables, le thème est omniprésent. D’ailleurs, les concours photos abordant cette thématique pullulent! Photo Solution et Photo Life, deux magazines canadiens viennent de présenter leur nouveau concours annuel qui a pour titre «Regards sur notre monde» et ce n’est qu’un exemple parmi tous ces intitulés: «Passion forêt», «Objectif Énergie» ou encore «Festival de l’oiseau et de la nature». La photographie tend donc à devenir un outil de lutte politique et médiatique essentiel, ce qu’elle était déjà depuis l’apparition du photojournalisme dans les années 1890, mais à la différence près qu’elle était alors plus discrète et moins proche de la réalité. De ce constat naît donc le statut instable et souvent débattu de la photographie comme pratique artistique. Ces tensions entre Art et politique, entre esthétique et information sont loin d’être résolues; mais ne serait-ce pas là le propre même de la photographie, à savoir avoir la capacité d’informer et de documenter tout aussi bien que de servir de support à l’expression sensible du monde.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/l%e2%80%99eco-photographie-un-sujet-en-vogue/" data-wpel-link="internal">L’Éco-photographie: un sujet en vogue?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Lucidité: vues de l’intérieur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/12/lucidite-vues-de-l%e2%80%99interieur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 03:58:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[mois de la photo]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous n’étiez pas à l’Arsenal jeudi dernier pour la soirée de lancement de la 12e édition du Mois de la photo à Montréal, vous avez jusqu’au 9 octobre pour exalter vos sens en visitant les divers lieux d’expositions où est présenté l’œuvre d’un total de vingt-cinq artistes venus des quatre coins du monde. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, Anne Marie Ninacs, commissaire invitée, a choisi d’explorer le thème de la lucidité. Selon elle, «il semble urgent que la photo serve à repérer les conflits qui se déroulent en nous-mêmes et qui sont en grande partie responsables des misères extérieures». Voir clair dans l’obscurité est ainsi le message que tente de véhiculer chaque photographe participant à la biennale.</p>
<p>Situé dans le Griffintown, l’Arsenal, ce nouveau temple montréalais de l’art contemporain, est en parfaite harmonie avec l’étrange impression d’oppression et de noirceur qui se dégage des photographies exposées. Avec des titres tels que The Dead de Jack Burman, qui a parcouru le monde pour photographier de plein fouet la mort, ou la vidéo Deliquesce par le collectif Gemmiform, qui évoque la volonté nostalgique d’un retour aux origines de la vie en recréant graphiquement la croissance d’un champignon; la noirceur est à l’honneur. Par ailleurs, une minorité d’artistes choisissent de célébrer la vitalité et la vivacité de notre existence, comme c’est le cas de Rinko Kawauchi qui nous propose dans Illuminance une série de photos surexposées honorant la sensualité, ou encore En cours de route de Corine Lemieux, un véritable éloge du quotidien. Le contraste entre le morbide et l’illumination est frappant, et ce n’est qu’en quittant les lieux qu’on se rend compte qu’une bouffée d’air frais s’impose après cette aventure dérangeante, à l’image du malaise ambiant qui imprègne la société.</p>
<p>Si l’on devait élire le photographe de la soirée, Roger Ballen remporterait la majorité des votes. Originaire d’Afrique du Sud et détenteur de nombreux prix, cet artiste perçoit la pratique photographique comme un long voyage existentiel et psychologique. Exclusivement imprimées en noir et blanc, les images issues de sa série Asylum représentent des mises en scènes macabres ou s’entrelacent des visages inexpressifs, des corps d’oiseaux en décomposition, des hommes sans têtes, des gribouillages indéchiffrables ainsi que toutes sortes d’objets sordides. C’est avant tout la démarche artistique du photographe qui attire l’attention plutôt que le contenu dense et lugubre de ces mises en scènes. En effet, il utilise la photographie comme support de représentation des œuvres d’arts qu’il réalise au préalable en utilisant soit le dessin, la peinture, le collage ou la sculpture. Pourquoi ne pas alors présenter directement au public ces œuvres d’art sous leur forme originelle au lieu de les faire revivre à travers une surface plate et linéaire? L’artiste ne dénature-t-il pas la photographie en la faisant passer pour secondaire, en lui affligeant un rôle qu’on pourrait qualifier d’utilitaire? Au contraire! Cette démarche vise à valoriser la photographie en lui confiant la responsabilité d’ancrer son œuvre d’art périssable dans une existence intemporelle et de rendre concret ses tourments auparavant enfouis. Roger Ballen précise qu’il photographie ses œuvres pour «témoigner du fait que l’asile étrangement familier où vivent ces volatiles existe bel et bien dans notre réalité, et peut-être même dans notre psyché». Difficile d’y voir clair!</p>
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		<title>Dis-moi qui est la plus belle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/dis-moi-qui-est-la-plus-belle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 19:20:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[argentique]]></category>
		<category><![CDATA[Canon]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Photoshop]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Jodoin Keaton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En février 2007, on annonçait que Kodak ne développera plus de photos en France. Quelle est la place de la photographie argentique (aussi appelée analogique) face au numérique qui ne cesse d’épater la galerie depuis les années 1990? Au niveau mondial, on observe depuis quelque temps une disparition progressive des usines de production d’argentique et&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/dis-moi-qui-est-la-plus-belle/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Dis-moi qui est la plus belle</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En février 2007, on annonçait que Kodak ne développera plus de photos en France. Quelle est la place de la photographie argentique (aussi appelée analogique) face au numérique qui ne cesse d’épater la galerie depuis les années 1990? Au niveau mondial, on observe depuis quelque temps une disparition progressive des usines de production d’argentique et une constante amélioration des technologies numériques, toujours plus précises, toujours mieux adaptées aux besoins des chasseurs d’images. Dans une société qui ne connaît et ne consomme à peu près que des photos digitales, comment le numérique transforme-t-il l’interaction entre le photographe et son sujet, et de quelle façon revisite-t-il la notion de beauté en photographie?&nbsp; Est-ce celle qui se rapproche le plus de la réalité ou celle qui la sublime par une série de modifications numériques?</p>
<p><strong>Le numérique, ce n’est pas si mal que ça. </strong></p>
<p>Que ce soit par le biais des journaux télévisés, de la presse quotidienne, d’affiches publicitaires ou de magazines en tout genre, les médias nous bombardent d’images. Le numérique participe activement à cette explosion du visuel et finit par banaliser des événements de grande envergure méritant pourtant toute notre attention. Photographies de reportage, de mode, de documentaire, de publicité, de design: les catégories se déclinent à l’infini et en 2011, on finit par se demander comment distinguer le photographe professionnel de l’amateur! Il existe bien sûr des formations de photographie. Par contre, celui ou celle qui possède un Canon 5D Mark II et qui manie correctement Photoshop est parfaitement en mesure de rivaliser avec la sphère des photographes reconnus.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 435px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoRufus.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5626" title="Rufus Wainwright dans Backstage" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoRufus.jpg" alt width="435" height="289" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoRufus.jpg 435w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoRufus-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Valérie Jodoin Keaton</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Valérie Jodoin Keaton, portraitiste documentaire québécoise et ex-membre de The Dears, est l’auteure d’un recueil de photos intitulé <em>Backstage</em> dans lequel elle dévoile les moments intimes des grands noms du rock qu’elle a eu la chance de photographier lors de ses tournées: entre autres The Killers, The Dandy Warhols, Yann Perreau, Les Rita Mitsouko ou encore Paul McCartney.</p>
<p>Son opinion sur le numérique est partagée: «Si on parle de l’apprentissage de la photographie, je ne pense qu’à des résultats positifs, car le numérique est plus abordable pour tout le monde, on peut se permettre de faire beaucoup plus d’essais et d’erreurs et apprendre ainsi plus vite. On peut d’ailleurs donner un appareil numérique à un enfant dès son plus jeune âge. Je pense que les seules répercussions négatives sont liées au fait que le photographe se base beaucoup plus sur l’essai et l’erreur pour obtenir une bonne image, plutôt que sur sa connaissance technique de la lumière. À l’époque du film, les photographes devaient faire beaucoup de calculs et prévoir les résultats d’une exposition choisie.»<strong> </strong></p>
<p>L’apparition du numérique a non seulement bouleversé le traitement des informations publiques, mais il a aussi modifié de manière considérable la sphère privée, et en particulier la relation qu’entretient chaque famille avec ce huitième art qu’est la photographie.<strong> </strong></p>
<p>Par comparaison avec l’argentique, les appareils numériques sont plus compacts, et ils disposent de cartes mémoires pouvant contenir des milliers de photos, alors que les films sont le plus souvent limités à une trentaine d’impressions. Aujourd’hui, l’erreur ne coûte rien: on a la chance de pouvoir supprimer des photos à notre guise sans se soucier du prix de notre défaillance technique. La technologie numérique a donc eu un impact sur la valeur accordée à une photographie, notamment à cause du nombre infini de photos que l’on peut prendre pour immortaliser un moment ou une action. Si on s’aperçoit que notre cliché est légèrement flou ou en contre-jour, «pas de panique!», on appuie de nouveau sur le bouton! La réalité était loin d’être la même au temps ou seul l’argentique existait: le photographe amateur avait plus de mérite si la photo était réussie et le cliché gardait davantage sa magie.</p>
<p>Le pouvoir qu’acquiert le sujet photographié vis-à-vis du photographe professionnel est aussi notable. Valérie Jodoin Keaton souligne ce changement dans les rapports sujet-photographe: «Avec une caméra digitale, le photographe est porté à montrer sur le champ ses photos au sujet, un processus qui ralentit la session photographique et peut interrompre la prise de vue. Le sujet a le pouvoir d’arrêter la séance de photos quand il le désire pour voir le rendu et même donner son <em>input</em>. Il a donc un certain contrôle sur le résultat photographique.»</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoNiger.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5628" title="Explosion d'un conduit de pétrole au Niger" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoNiger.jpg" alt width="550" height="367" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoNiger.jpg 990w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoNiger-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-PhotoNiger-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Akintunde Akinleye</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Photoshop et les nostalgiques du négatif</strong></p>
<p>Avez-vous déjà entendu parler de Pixelmator, de Poladroid ou de MyPhotoEdit? Ces logiciels de retouches à sonorité effrayante sont tous des disciples du maître Adobe Photoshop. Par définition, la retouche numérique est le processus d’altération d’images numériques. Le mot altération devrait vous sauter aux yeux car il connote une dégradation, soit une transformation de la réalité photographiée. La beauté originelle d’une photographie est donc remplacée par une beauté artificielle et factice.</p>
<p>Valérie Jodoin Keaton, quant à elle, voit la révolution numérique d’une toute autre manière: «Par rapport à l’étape post-production et aux retouches sur une photo, je ne vois que du positif dans l’utilisation de logiciels de retouche. Cela donne une part un peu plus artistique au photographe qui se permet de recréer à nouveau une image (en plus de l’originale) et de la modifier selon sa vision. Je ne vois aucune conséquence fâcheuse à cette pratique. Au contraire, le photographe gaspille moins de temps en chambre noire. C’est mieux également pour l’environnement [pas de produit chimique et de gaspillage de papier].»<strong> </strong></p>
<p>Il est possible de modifier une image à l’infini et de la détourner de sa fonction de reproduction du réel et donc de sa beauté intacte. Par contre, les critères de beauté et de réussite d’une photographie se fondent-ils davantage sur la prouesse technique du photographe ou sur le contenu de l’image? Selon la photographe professionnelle, les deux demeurent absolument essentiels: «Tout dépend du contexte: si le sujet ou le moment est très éphémère, la prouesse technique est très importante. Par contre le contenu de la photo est je crois ce qui pèse le plus de poids dans la balance pour un projet d’exposition ou de livre, par exemple.»</p>
<p>L’instigatrice de <em>Backstage</em> croit qu’il peut y avoir une très belle photographie sans message, comme un beau paysage avec une lumière aux tons subtils, par exemple. Par contre, pour un travail dans son ensemble, il doit y avoir une pensée continue, un message, une réflexion sur ce qui est exprimé. «Il peut y avoir d’excellentes photos qui sont prises avec beaucoup de chance», assure la photographe Valérie Jodoin Keaton. Elle ajoute qu’un artiste qui veut réaliser une série photographique au contenu intéressant, mais ne possède pas de talents techniques, peut prendre le temps d’essayer la tactique essai erreur et qu’il finira par y arriver. Par contre, elle tient à préciser «qu’un photographe a besoin d’autre chose, il a besoin d’être très vif et d’avoir un reflexe très développé. Un réflexe pour attraper un moment surtout quand c’est un sujet qui est vivant, il a besoin de beaucoup de rapidité entre l’œil, le cerveau et le doigt qui pèse sur le déclencheur.»</p>
<p><strong>Faire machine arrière</strong></p>
<p>Face à cette multiplication d’images numériques et à la course au meilleur retoucheur, certains photographes décident de se démarquer par un retour à l’argentique. C’est devenu le cas de Valérie Jodoin Keaton lorsqu’elle a décidé de monter son recueil de photos <em>Backstage</em> et qu’elle a choisi une caméra Hasselblad afin d’approcher les musiciens dans les coulisses avant ou après leur spectacle. «Je voulais d’abord m’inspirer d’une de mes photographes fétiches: Mary Hellen Mark, portraitiste et documentariste américaine qui a utilisé un appareil Hasselblad.»</p>
<p>L’artiste admet son faible pour le format carré de l’appareil. «C’est une question d’équilibre. Je voulais centrer le sujet dans un environnement, je voulais limiter l’espace autour du sujet.» La photographe soutient que l’appareil lui-même a su l’aider lors de ses premiers contacts avec ses sujets: cela la dissocie des journalistes-photographes et on la perçoit donc comme une artiste. «L’impression première était très importante pour les sujets qui sont tentés de repousser les porteurs de caméras, surtout lors de l’avant et l’après-spectacle.» Les artistes photographiés, souvent intrigués par l’appareil, voulaient en savoir davantage et participaient d’autant plus au projet de Valérie Jodoin Keaton. De plus, ce type d’appareil vintage l’a contraint à exécuter la tâche rapidement car il ne contenait que douze poses. En moyenne, elle fait son travail en trois ou quatre photos par sujet, ne voulant pas abuser de leur temps et ne voulant pas perdre la spontanéité et la magie de l’échange.</p>
<p>Finalement, Valérie Jodoin Keaton relève le défi, en 2011, de faire un travail photographique uniquement analogique. Elle propose une vision positive du processus de retouche qui valorise la liberté et l’expression artistique du photographe, tout en précisant que le véritable artiste doit savoir prendre son temps et ne pas compter uniquement sur la chance. Par ailleurs, un grand nombre de photographes vont jusqu’à retoucher leur image numérique pour donner un effet «argentique», alors que d’autres scannent leur photos issues de la chambre noire pour faire des retouches numériques. Ces pratiques hybrides en constante innovation participent certes à ouvrir les possibilités artistiques en photographie, tout en prenant en compte la pratique des anciens de la photographie et l’origine de cet art passionnant.</p>
<p><strong>Et vous, que préférez-vous, l’argentique ou le numérique? Envoyez-nous vos photos à <a href="mailto:societe@delitfrancais.com"><em>societe@delitfrancais.com</em></a>.</strong></p>
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			</item>
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		<title>16 Juillet 1942</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/16-juillet-1942/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Margaux Meurisse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 06:51:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=4509</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Rafle est un film qui rappelle l’histoire des Juifs ayant péri durant la Rafle du Vélodrome d’Hiver. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Tous les événements, même les plus extrêmes, ont eu lieu cet été 1942.» Voilà les premiers mots que voit apparaître le spectateur, au tout début de la projection du film<em> La Rafle </em>réalisé par Roselyne Bosch. Ce film retrace l’épisode poignant de la déportation de milliers de juifs orchestrée par la police française pendant de la Deuxième Guerre mondiale. Cet événement s’inscrit dans le long processus de la Solution Finale, politique entreprise par les Allemands sous la direction d’Hitler et appliquée par le maréchal Pétain sur le territoire français.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalisatrice choisit de suivre le quotidien de deux familles juives à la veille de leur déportation, alors que l’armée allemande contrôle la moitié nord de la France. Les parents de l’une des deux familles (Gad Elmaleh et Raphaelle Gaugué) tentent en vain de cacher la menace imminente à leurs enfants. D’abord, le port de l’étoile jaune, puis l’ordonnance interdisant aux Juifs l’accès aux places publiques. Dans cette descente aux enfers, trois jeunes bambins continuent malgré tout à gambader et à rire aux éclats dans les rues de Paris sous les regards tantôt inquiets, tantôt méprisants des passants. Au matin du 16 juillet 1942, la police cogne aux portes, frappe les femmes, agresse les enfants. Des dizaines de camions sont en route pour le Vélodrome d’Hiver. Au milieu de cette agitation, une infirmière dévouée (Mélanie Laurent) soutenue par un médecin juif (Jean Reno) font partie des résistants et se démènent pour apporter de l’aide aux 13 000 juifs entassés comme des bêtes et vivant dans des conditions exécrables. Quelques-uns réussissent à passer à travers les mailles du filet grâce à l’appui du réseau de résistance, mais la majorité sont transportés vers le camp de Beaune-la-Rolande où ils souffriront de violences, de malnutrition et d’humiliation. Femmes, hommes et enfants sont séparés et déportés dans des trains de marchandises vers les camps d’Auschwitz-Birkenau où ils sont presque tous exterminés. Vingt cinq adultes seulement en sortiront vivants.</p>
<figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 580px">
			<a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/juillet2.png" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4618" title="juillet" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/juillet.png" alt width="580" height="405"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Séville Pictures</span>		</figcaption>
	</figure>

<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">Ce drame historique est savamment mis en scène par Roselyne Bosch qui excèle à recréer l’état d’esprit des&nbsp; officiers de la police française, des pompiers et des témoins de ces arrestations infondées. Elle présente une France collaboratrice et une France résistante, parvenant avec adresse à reconstituer l’atmosphère insoutenable de l’époque.</p>
<p style="text-align: justify;">Les enfants, par leur innocence et leur ingéniosité, endossent un rôle particulier. Dénonciateurs involontaires de leurs proches lors de la rafle et héros occasionels, ils portent en eux espoir et incompréhension. Les dialogues, vifs et percutants, sont souvent teintés d’un humour raffiné qui fera sourire avec précaution le public malgré la gravité des scènes projetées.</p>
<p style="text-align: justify;">La critique n’a apparemment pas été convaincue par le film et un journaliste des <em>Inrockuptibles</em> souligne la difficulté de la réalisatrice à faire un choix dans sa synthèse: «Construit selon trois échelles (Hitler dans les cocktails, le gouvernement de Vichy, les victimes de la rafle), <em>La Rafle</em> embrasse tous les points de vue sans laisser d’autre épaisseur d’âme à quiconque que celle provoquée par les violons.» Malgré tout, <em>La Rafle</em> possède des qualités certaines et sensibilisera ses spectateurs à l’un des épisodes les plus traumatisants de l’Histoire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/16-juillet-1942/" data-wpel-link="internal">16 Juillet 1942</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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