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	<title>Francis Laperrière-Racine - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 27 Mar 2012 14:29:33 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Le budget de l’équilibre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/le-budget-de-lequilibre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:29:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bachand]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[budget bachand]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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		<category><![CDATA[parti libéral du québec]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Finances a dévoilé son budget pour l’année 2012-2013, un budget qui s’ancre dans la continuité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/le-budget-de-lequilibre/" data-wpel-link="internal">Le budget de l’équilibre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mardi, le 20 mars dernier, le ministre des Finances du Québec, monsieur Raymond Bachand, a déposé le budget de l’État québécois pour 2012–2013. Comme il l’avait lui-même souligné la veille, ce budget reste dans la continuité du plan de retour à l’équilibre budgétaire qui est fixé pour l’exercice financier 2013–2014.</p>
<p>Le Délit s’est intéressé aux mesures touchant les prochaines générations même si le budget touche vraisemblablement l’ensemble des secteurs d’activités, notamment par des investissements massifs en environnement et développement durable, ainsi qu’en tourisme.</p>
<p><strong>La création de richesse en ligne de mire</strong></p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 199px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/bachand.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-12252" title="bachand" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/bachand-199x300.jpg" alt width="199" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Creative Commons</span>		</figcaption>
	</figure>
Dans un premier temps, le budget met l’accent sur le développement économique. En fait, monsieur Bachand relance le concept d’État-investisseur par lequel le gouvernement du Québec investit des sommes importantes dans le développement et l’exploitation de nos richesses naturelles afin de mieux financer nos services publics et rembourser la dette.
<p>Au niveau de la dette, le budget met l’accent sur le Fonds des générations qui se veut l’outil qui permettra de réduire le fardeau de la dette pour les prochaines générations. Avec ce fonds, le gouvernement prévoit rembourser 25% de la dette en 2025. Dans son budget, le ministre des Finances annonce qu’à partir de 2013–2014, le Fonds des générations recevra davantage de fonds: 1 milliard de dollars en 2013–2014, 1,6 milliard l’année suivante et jusqu’à 2,5 milliards en 2016–2017.</p>
<p>Monsieur Bachand a également annoncé que les permis de recherche de pétrole et de gaz seront mis aux enchères et que 25% des sommes provenant des ventes aux enchères des permis de recherches d’hydrocarbures seront versés au Fonds des générations.<br>
De plus, le budget fait mention d’une augmentation de la contribution du gouvernement au plan de financement des universités de 293 millions de dollars d’ici 2016–2017.</p>
<p>Aussi, afin d’accroître l’attraction et la rétention en régions de diplômés des niveaux collégial et universitaire, le gouvernement augmente le maximum cumulatif du crédit d’impôts pour les nouveaux diplômés de niveau collégial et universitaire de 8 000 dollars à 10 000 dollars.</p>
<p>Parallèlement, le gouvernement annonce la reconduction du Fonds d’initiatives autochtones pour les cinq prochaines années, son enveloppe augmentant à 135 millions de dollars. Des enveloppes spécifiques seront consacrés aux femmes autochtones ainsi qu’aux jeunes entrepreneurs.</p>
<p><strong>Un budget de la continuité</strong><br>
Par ailleurs, le gouvernement lance aussi un grand chantier tant au niveau du tourisme qu’en culture. L’enveloppe du Fonds du patrimoine culturel québécois est notamment augmentée de 60 millions de dollars. Ainsi la contribution du gouvernement sera haussée de 5,5 millions de dollars par an.</p>
<p>Finalement, le budget de monsieur Bachand annonce notamment un investissement de 180 millions de dollars dans la construction de 3 000 logements sociaux, communautaires et abordables. De plus, le plan de lutte contre la pauvreté a été renouvelé jusqu’en 2014–2015; c’est 7,1 milliards de dollars qui iront dans la lutte contre la pauvreté dont 2 milliards pour l’indexation des prestations d’assistance sociales et 1,25 milliard chacun pour la prime au travail et le Soutien aux enfants.</p>
<p>Bref, ce budget est un budget sans hausse de taxe ni d’impôt, mais sans investissements majeurs compte tenu des temps de reprise économique et de restrictions budgétaires, notamment au niveau des programmes dont la croissance des dépenses est limitée à un maximum de 3%. Le ministre des Finances garde le cap sur l’équilibre budgétaire pour l’horizon 2013–2014.</p>
<p><strong>Les oppositions réagissent</strong><br>
À l’Assemblée nationale, le Parti Québécois a réagi à ce budget par le biais de son critique en matière de finances, Nicolas Marceau: «C’est un petit budget rempli de petites mesures, mais les plus gros défis sont ignorés; il n’y a rien pour le décrochage scolaire, rien non plus pour l’accessibilité à un médecin de famille et la dette gonfle à vue d’œil.» Du côté de la Coalition Avenir Québec, qui n’est pas officiellement reconnue comme un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, le député de Shefford, François Bonnardel a martelé que «plus que jamais le Québec doit s’attaquer à sa dette publique s’il veut laisser aux générations futurs une marge de manœuvre nécessaire pour financer les missions essentielles de l’État.»</p>
<p>Pour conclure, l’Assemblée nationale débattra la motion formulée par le ministre des Finances à la fin de son discours, soit que l’Assemblée nationale approuve la politique budgétaire du gouvernement.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dix candidats pour une présidence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/dix-candidats-pour-une-presidence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:33:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[antoine dallet]]></category>
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		<category><![CDATA[mjs]]></category>
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		<category><![CDATA[politique française]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue du Délit avec deux jeunes impliqués dans la campagne du Parti Socialiste (PS) et de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP).</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/dix-candidats-pour-une-presidence/" data-wpel-link="internal">Dix candidats pour une présidence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, la liste officielle des candidats pour les élections à la présidence de la République française a été rendue publique. Dix candidats de la gauche à la droite feront campagne afin d’avoir l’honneur de servir la France pour le quinquennat présidentiel.<br>
Nicolas Sarkozy (UMP) cherche un second mandat alors que François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN – Front National), François Bayrou (Modem – Mouvement Démocrate), Jean-Luc Mélenchon (Parti du Gauche), Eva Joly (EELV – Europe Écologie Les Verts), Nicolas Dupont-Aignan (DLR – Debout La République), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Philippe Poutou (NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste), et Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) cherche un premier mandat. Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 22 avril et les deux candidats ayant eu le plus grand nombre de votes, passeront au deuxième tour qui se tiendra le 6 mai.</p>
<p>Les campagnes électorales utilisent énormément de ressources financières et matérielles, mais surtout des ressources humaines, soit les militants. Ce sont ces hommes et ces femmes qui, prenant le temps de militer pour leur parti politique, donnent un côté humain aux élections présidentielles.</p>
<p>Olivier Thomas, conseiller national UMP et Antoine Dallet, représentant du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) pour la région de Bordeaux sont des jeunes impliqués aussi bien dans les campagnes électorales sur le terrain ou sur la toile que dans la rédaction de propositions politiques.</p>
<p>Olivier Thomas souligne l’importance de l’implication des jeunes dans la campagne du président-candidat Nicolas Sarkozy: «Localement, dans chaque fédération départementale (l’équivalent de votre découpage en régions), le responsable des jeunes est chargé d’animer la campagne en collaboration avec le secrétaire (sénior). Plus que jamais pour les élections présidentielles, le maître mot est mobilisation et implication des jeunes». À cet effet, Monsieur Thomas nous a indiqué que, pour l’UMP, la nouveauté est la campagne en ligne ou la «e‑campagne». En effet, d’après Olivier Thomas, les jeunes ont pleinement leur place dans ce nouveau domaine. «Au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, une équipe d’une vingtaine de jeunes sous l’égide de Nicolas Princen (à peine 28 ans et ancien conseiller internet du Président) pilote la campagne internet du candidat Sarkozy.» Ces jeunes «e‑militants», spécialistes de la communication internet et des nouveaux médias, développent le site de campagne: <a href="http://www.lafranceforte.fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.lafranceforte.fr/</a>. Ils ont refait la désormais célèbre timeline de Nicolas Sarkozy sur Facebook et animent le compte twitter du Président. De plus, monsieur Thomas se réjouit du renversement en faveur du président-candidat: au dernier sondage, Nicolas Sarkozy recueillerait 28,5% des intentions de vote contre 27% pour le candidat socialiste. Il conclut en mentionnant que depuis le rassemblement du 11 mars dernier à Villepinte, auquel ont assisté plus de 70&nbsp;000 personnes, les jeunes troupes sont plus que jamais motivées pour faire gagner Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012.</p>
<p>Du côté du PS, Antoine Dallet est fier des propositions faites par les Jeunes Socialistes pour l’actuelle campagne électorale de François Hollande. Sur les 21 propositions présentées, huit propositions font partie du Pacte pour les jeunes présenté à l’ensemble des candidats socialistes lors des primaires de novembre dernier. Lors de sa nomination, monsieur Hollande s’est engagé à les inclure dans sa plateforme électorale.</p>
<p>Les huits engagements du MJS sont à l’image des douze travaux d’Astérix tant la tâche est grande. Selon les Jeunes Socialistes, il faudrait fusionner les grandes écoles et les universités pour mutualiser leurs moyens et donner la meilleure formation à tous les étudiants; encadrer les loyers pour empêcher les hausses excessives et diminuer le coût du logement sur 5 ans; créer et valoriser l’emploi en augmentant les salaires de 200 euros; refaire de la santé un droit accessible à tous en remboursant les soins dentaires et optiques; introduire une attestation du contrôle d’identité; empêcher le cumul des mandats et garantir un financement transparent des politiques; mettre en place un parcours autonome de la réussite pour tous; et, finalement, établir l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes en 5 ans. Monsieur Dallet aussi affirme que les jeunes seront présents dans la campagne à travers l’organisation de nombreux événements comme des cafés-débats sur différents thèmes avec des personnalités du monde politique et leur présence dans tous les meetings nationaux.</p>
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		<item>
		<title>Grève générale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/greve-generale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 15:16:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[ASSÉ]]></category>
		<category><![CDATA[classe]]></category>
		<category><![CDATA[Discorde]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mouvement étudiant est en apparat guerre: Le Délit révise les tenants et aboutissants d’une grève générale illimitée.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec le mois de mars s’annonce le mois du face-à-face entre les étudiants s’opposant la hausse des frais de scolarités et le plan d’investissement en éducation du gouvernement du Québec pour 2016–2017. Les étudiants de McGill seront bientôt appelés à prendre part au vote pour ou contre la grève générale illimitée. Il importe, dès lors, de démystifier ce terme, mais aussi d’exposer les principaux acteurs du mouvement étudiant, tant au niveau de la communauté mcgilloise qu’au niveau national.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_1503.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-11227" title="IMG_1503" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_1503-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Qu’est-ce qu’une GGI?&nbsp;</strong></p>
<p>Une grève générale et illimitée désigne une prise de position lors d’une assemblée générale d’une association d’étudiants pour le boycott des cours afin de forcer une prise de position ou un changement de décision par le gouvernement ou l’administration de l’établissement.</p>
<p>Une grève est dite générale quand elle implique l’ensemble des étudiants dans une association ou dans un établissement scolaire. Elle est illimitée lorsqu’elle nécessite une autre assemblée générale pour décider de reprendre les cours.&nbsp; Par exemple, la semaine dernière, l’Association facultaire des étudiants de Sciences Humaines (AFESH) à l’UQAM se réunissait en assemblée générale pour voter majoritairement le déclenchement d’une grève générale illimitée lors de l’atteinte du plancher de grève fixé par la CLASSE. Le 20 ou 22 février prochain, une deuxième assemblée générale sera organisée afin de voter en bonne et due forme la levée des cours permanente pour l’ensemble des étudiants de l’association.</p>
<p>Lorsqu’une grève générale illimitée est votée, les étudiants votent aussi pour la fréquence à laquelle ils veulent revoter sa légitimité. Par exemple, l’AFESH votera en Assemblée tous les semaines afin de savoir si oui, ou non, l’Association continue la grève.</p>
<p>Une levée des cours permanente désigne la généralité de la grève tandis que son caractère illimité se caractérise dans la durée de la grève; on ne parle pas d’une grève d’une journée, mais bien de plusieurs jours ou de plusieurs semaines. Pour clôre une grève générale illimitée, une association doit voter pour cesser la levée des cours et reprendre le chemin des bancs d’école.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_1560.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-11229" title="IMG_1560" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_1560-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Implications sur la vie étudiante</strong></p>
<p>Une grève générale illimitée nécessite un appui massif de la communauté étudiante de l’institution scolaire et de l’association représentant les étudiants. Les étudiants ne peuvent pas partir en grève individuellement. Ils n’ont pas une relation employé-employeur avec l’université. De cette manière, la grève générale illimitée (voir ici boycott) détient toute sa force de frappe de part la mobilisation étudiante dans un mouvement de protestation.</p>
<p>Une grève générale illimitée est caractérisée par une levée de cours pour la durée de la grève. Les cours ne sont pas suspendus par les professeurs, car cela irait à l’encontre de leur contrat de travail, mais bien suspendus par les étudiants grévistes qui bloquent l’entrée aux cours pour générer un mouvement de protestation contre une décision de gouvernement ou de l’université. De cette manière, les cours sont retardés, mais les échéanciers de plan de cours maintenu.</p>
<p>Le mot d’ordre de la grève: le gouvernement devra accepter la demande étudiante parce qu’il ne peut dépasser une certaine date pour annuler la session de plusieurs milliers d’étudiants. Cela créerait une pression démographique dans les universités avec le retard de graduation d’étudiants et l’arrivée de milliers d’autres, retardant ainsi l’arrivée sur le marché du travail de nouveaux travailleurs. Ainsi, l’argument des associations dépend de la forte mobilisation des étudiants pour la grève.</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/DSC00330.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11231" title="SONY DSC" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/DSC00330-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/lindsay-cameron/?media=1" data-wpel-link="internal">Lindsay Cameron</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Enjeux de la protestation de 2012
<p>La protestation et la mobilisation étudiante ont été suscité par l’action du gouvernement de hausser les frais de scolarités de 325$ par année entre 2012 et 2017 dans l’optique du Plan de financement universitaire 2012–2017. Le plan de financement se caractérise par un investissement supplémentaire de la part des étudiants de l’ordre d’environ 350 millions de dollars, de 150 millions de dollars provenant de la philanthropie et d’un investissement supplémentaire de 400 millions de dollars du gouvernement à même l’impôt des contribuables Québécois.</p>
<p>Les fédérations et les associations étudiantes sont contre toute hausse des frais de scolarités et prônent, pour la plupart, le gel des frais de scolarité. Certaines associations&nbsp; souhaitent même atteindre la gratuité scolaire par la suite. La décision du gouvernement d’aller de l’avant avec cette hausse n’a pas été bien perçue par les associations étudiantes qui multiplient les actions contre la hausse depuis 2010. Le mouvement étudiant atteindra son paroxysme, selon les différentes associations étudiantes, au mois de février et mars lors du déclenchement des grèves générales illimitées dans l’ensemble de la province par les associations étudiantes.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/erin3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11233" title="erin3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/erin3-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Coalition Large de l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE)</strong></p>
<p>À la base de la CLASSE se trouve l’ASSÉ qui est une fédération étudiante parce qu’elle regroupe un lot d’associations étudiantes membres. La CLASSE est une coalition élargie fondée les 3 et 4 décembre derniers et menée par l’ASSÉ pour faire pression sur le gouvernement afin de le contraindre à ne pas hausser les frais de scolarité. Les associations membres de l’ASSÉ ont&nbsp; décidé d’accepter davantage d’associations pour augmenter la force de frappe face au gouvernement. La CLASSE regroupe aujourd’hui prêt de 60 000 étudiants membres, un chiffre qui augmente d’assemblée générale en assemblée générale au prix du déclenchement de grèves générales.</p>
<p>La CLASSE ne déclenche pas la grève, ce sont ses différentes associations affiliés qui le font. Au moment de mettre sous presse, le plancher que la CLASSE s’était fixé de 20 000 étudiants, dans sept associations différentes sur trois campus, a été atteint. Ainsi le mot d’ordre donné aux associations membres est de déclencher la grève générale illimitée avant le 20 février. La CLASSE organisera une manifestation nationale le 23 février prochain à Québecpour le souligner. Par la suite, les membres de la CLASSE manifesteront le 1er mars tandis que les autres fédérations étudiantes se sont données le mot pour le 22 mars.</p>
<p>La CLASSE définit ses actions comme du syndicalisme de combat. En effet, selon la porte-parole adjointe du mouvement madame Jeanne Reynolds, étudiante au Collège de Valleyfield en Arts et Lettres, profil théâtre, «le syndicalisme de combat signifie une mobilisation constante pour faire valoir nos points; on fait de la désobéissance civile aussi; ça nous permet de nous donner un rapport de force avec le gouvernement pour encadrer nous-mêmes les négociations.» De plus, la CLASSE est très pro-démocratie directe: le pouvoir est détenu par les associations membres qui déclenchent et arrêtent la grève, pas par l’exécutif national. L’objectif ultime de la CLASSE est la gratuité scolaire.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_2027.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11235" title="IMG_2027" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_2027-595x402.jpg" alt width="595" height="402"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)</strong></p>
<p>La FEUQ est composée de 15 associations de campus représentant 125 000 membres étudiants. Comme pour la CLASSE, ce n’est pas l’exécutif de la FEUQ qui déclenche la grève, mais bien les associations membres. En effet, la FEUQ n’est pas en grève, car elle doit recevoir le mandat lui permettant de se déclarer en grève de la part des associations membres. Selon la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, «il n’y a pas de plancher de grève pour nous, les associations membres votent la grève et dans deux semaines, les membres décideront s’ils veulent que la Fédération déclare qu’elle est en grève; mais en ce moment je n’ai pas le mandat pour dire que la FEUQ est en grève».</p>
<p>Le plan d’action de la FEUQ est bien amorcé même si dans les médias on parle davantage de la CLASSE. «Nous avons aussi posé des actions, mais celles de la CLASSE sont plus médiatisées» affirme la présidente de la FEUQ. «On était présent au caucus des députés libéraux à Victoriaville, une de nos associations membres, la FAÉCUM de l’Université de Montréal a dérangé une conférence de presse du Premier ministre du Québec, et on pose aussi plusieurs actions symboliques dans les différents établissements» s’enorgueillit madame Desjardins.</p>
<p>Pour la FEUQ, les votes de grève commenceront le 23 février et se dérouleront jusqu’à la grande manifestation organisée le 22 mars prochain. L’objectif de la FEUQ est le statu quo, c’est-à-dire le gel des frais de scolarité.</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_1675.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11237" title="IMG_1675" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_1675-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Mouvement divisé?
<p>La FEUQ et l’ASSÉ ne sont pas meilleures amies. Les vieilles querelles d’associations étudiantes remontent à la grève de 2005; l’ASSÉ s’était sentie trahie par la FEUQ qui avait négocié avec le gouvernement. À l’époque, elle avait réalisé des coupures importantes dans les prêts et bourses. L’ASSÉ n’avait pas été invitée aux discussions qui avaient mené à la fin de la grève. La division du mouvement se fait encore sentir: chacune des organisations met en place ses propres événements.</p>
<p>En effet, lors des entrevues accordées par les deux organisations, la porte-parole adjointe de la CLASSE a exprimé, dans un premier temps, le côté plus combatif de la CLASSE. «La CLASSE propose la grève et l’engagement immédiat contre la hausse du gouvernement tandis qu’à la fédération (FEUQ) on parle de peut-être faire la grève sans rien mettre de concret sur la table. Nous sommes encore très ouverts à la FEUQ et à la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec), nous avons rédigé des ententes minimales, mais seule la FECQ les a signées et nous n’avons pas de nouvelles de la FEUQ depuis quelques temps» a renchérit Jeanne Reynolds de la CLASSE.</p>
<p>À la FEUQ on se veut rassurant. «Ce sont des vieilles querelles et si on continue de mettre du bois dans le feu, il va continuer de brûler», philosophe la présidente de la FEUQ à propos des possibles dissensions au niveau du mouvement étudiant actuel. D’après la FEUQ, les deux organisations sont en contact régulier.</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/DSC06633.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11239" title="SONY DSC" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/DSC06633-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Association des Étudiants de l’Université McGill (AÉUM-SSMU)
<p>En entrevue, le vice-président aux affaires externes de l’AÉUM, Joël Pedneault, a confié que, pour l’instant, il n’y allait pas avoir de vote de grève à l’AÉUM: «il faut un quorum de 500 personnes à l’Assemblée générale pour déclencher une grève générale illimitée, pour l’instant ce n’est pas dans nos plans, cependant, il y a des rumeurs de grèves départementales qui s’en viennent.»</p>
<p>On rappelle que l’AÉUM est en faveur de la gratuité scolaire et qu’elle fait partie de la TaCEQ (Table de Concertation Étudiante du Québec) qui est une table de concertation où les membres sont libres de faire les choix qu’ils veulent. Il faut aussi rappeler que l’AÉUM n’est pas la seule à pouvoir déclarer la grève, les associations facultaires le peuvent aussi.</p>
<p><strong>Association des Étudiants de la Faculté des Arts (AÉFA-AUS)</strong></p>
<p>L’association représentant les étudiants en Arts regroupent environ 7&nbsp;000 étudiants de tous les départements. À la dernière Assemblée générale, faute de quorum, les membres présents n’avaient pas pu tenir un vote afin de rejoindre la CLASSE sans automatiquement déclencher une grève générale illimitée.</p>
<p>Cependant, l’AÉFA a mis en ligne un référendum portant sur un proposition d’amendement de la constitution afin de donner davantage de pouvoir à l’Assemblée générale pour pouvoir déclencher une grève, car selon les statuts de l’association, un simple quorum à l’AG est suffisant pour déclencher une grève. La présidente de l’AÉFA explique qu’un référendum peut être demandé par huit membres du conseil législatif de l’association ou par 150 étudiants désirant proposer un référendum. «Le référendum a été proposé par 150 étudiants qui dans le préambule de la question désirent se joindre à la CLASSÉ et donner davantage de pouvoir à l’Assemblée générale» a expliqué madame Jade Claver, présidente de l’AÉFA.</p>
<p>Aux dires de la présidente, la prochaine Assemblée générale aura lieu au retour de la semaine de lecture, tout dépend des résultats du référendum.</p>
<figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_3962.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-11241" title="IMG_3962" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/IMG_3962-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/nicolas-quiazua/?media=1" data-wpel-link="internal">Nicolas Quiazua</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Chevauchement d’intérêts?</strong></p>
<p>Le vice-président aux affaires externes de l’AÉUM semblait avoir davantage de détails sur les avancées du vote de grève à l’AÉFA que la présidente de l’AÉFA elle-même. En entrevue, madame Jade Claver s’était gardée un droit de réserve pour ne pas discuter des enjeux d’un vote de grève ou d’une grève, car elle n’en avait pas le mandat du conseil législatif et de l’Assemblée générale. Or, en entrevue, monsieur Joël Pedneault a été clair lorsqu’on lui a demandé s’il y a avait un vote de grève prévu pour l’AÉUM, il a répondu que les efforts étaient mis autour d’un vote de grève à l’AÉFA qui serait tenu le 15 février prochain.&nbsp; À cette révélation, la présidente de l’AÉFA, Jade Claver, a précisé qu’elle n’était en aucun cas en contact avec monsieur Pedneault au sujet d’un soi-disant vote de grève à l’AÉFA, qu’aucune date n’avait été arrêtée parce qu’il fallait attendre les résultats du référendum et que monsieur Pedneault est aussi un étudiant membre de l’AÉFA et qu’il peut être actif dans l’association s’il le désire.</p>
<p><strong>Association des étudiants et des étudiantes du deuxième et du troisièmes cycles (AÉÉDTC – PGSS)</strong></p>
<p>La vice-présidente aux affaires externes et gouvernementales de l’AÉÉDTC, Mariève Isabel, a affimé, en entrevue, que son association allait tenir une assemblée générale le 6 mars prochain afin de discuter des tenants et aboutissants de la grève. Selon Madame Isabel, «nos membres désirent davantage d’information avant de s’exprimer sur la question.»</p>
<p><strong>Association des étudiantes de la faculté des sciences (AÉFS-SUS)</strong></p>
<p>L’Association des étudiants de la faculté des sciences a été contactée, mais personne n’a retourné notre appel. Cependant, <em>Le Délit </em>a appris par un étudiant en sciences qu’une Assemblée générale se tiendra le 29 février 2012. Plus de détails à venir.</p>
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		<title>Nonchalance branchée à Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/nonchalance-branchee-a-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:35:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[café]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[restaurant]]></category>
		<category><![CDATA[saint-jean-baptiste]]></category>
		<category><![CDATA[saint-roch]]></category>
		<category><![CDATA[semaine de lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut sortir du ghetto de McGill pour vraiment apprécier les charmes québécois et les autres endroits branchés de la province.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, Heather Monroe-Blum a décidé que les vacances de lecture seraient plus tôt qu’à l’habitude, mais surtout plus tôt que celles de l’ensemble des autres universités du Québec. Cette spécificité de l’Université McGill fait en sorte que les étudiants sont destinés à rester entre eux et ils ne pourront pas profiter de la semaine de vacances avec les autres universités québécoises. Cependant, Le Délit a pensé à tout et vous présente un guide de survie pour la semaine de lecture.</p>
<p>Avant toute chose, il faut mentionner que McGill est un point central de l’univers branché du Québec. De ce fait, il est venu à l’idée de concevoir un guide des endroits locaux et en vogue, à savoir s’il y avait d’autres endroits branchés que le Ghetto McGill, le Mile-End, Hochelaga-Maisonneuve et le Plateau. Il faut sortir de l’île pour voir qu’il existe certes d’autres quartiers vibrants. Il faut se diriger à Québec pour trouver cet endroit magique où les pots Mason sont rois et la vie de quartier aussi fleurissante qu’à Montréal.</p>
<p>Ne vous méprenez pas. Il ne s’agit pas d’un guide pour vous organiser pour finir toutes les lectures que vous n’aviez pas faites avant la semaine de lecture. Ce texte veut simplement vous vendre du rêve et surtout vous faire sortir de la «grand’ ville» pour vous faire découvrir les charmes cachés de la Vieille Capitale sous ses traits locaux.</p>
<p>En fait, il importe de noter que la scène branchée s’est développée de concert avec la scène hipster. La culture et la mode hipster sont «non mainstream», et celles de Québec se sont développées un peu plus tardivement que celle de Montréal. Les jeunes habitants de la ville ont développé une saveur bien spécifique à cette tendance branchée qui voudra certainement perdurer dans la Vieille Capitale. En fait, les quartiers chauds sont, pour la Basse-Ville, Saint-Roch et, pour la Haute-Ville, Saint-Jean-Baptiste. Là-bas, pensée indépendante, contreculture, progressisme et créativité se rejoignent pour former un tout qui se joint formidablement bien à la ville. Ces quartiers méritent d’être visités et surtout d’être vécus.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/map-quebec.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10802" title="map quebec" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/map-quebec-595x494.jpg" alt width="595" height="494"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Illustration: Nicolas Quiazua</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Ce guide ne veut pas vous interdire de visiter le Château Frontenac ou le Vieux-Québec, faites ce qui vous plaira. Cependant, il vise à vous faire vivre la «vraie» vie à Québec dans les quartiers habités par les locaux et non pris d’assaut par les touristes. Allez à Québec vous en serez comblé.</p>
<p><strong>Saint-Roch</strong><br>
Premièrement, le quartier Saint-Roch tire son nom d’une chapelle construite par les Récollets sous le Régime français au début de la colonisation. Ce quartier a été l’un des plus populeux et prospères de Québec jusque dans les années 1960 au profit de l’émergence des banlieues. Le quartier est ensuite entré dans un dur déclin au profit du crime notamment jusqu’à la fin des années 1990. Cependant, depuis une quinzaine d’années le quartier se noie sous une pluie constante d’investissements de la part de la ville de Québec pour le revitaliser. Ces investissements ont porté fruit, car le quartier est désormais le plus branché de Québec chez les jeunes locaux et les jeunes professionnels de la Vieille Capitale. Les deux grandes artères du quartier, le boulevard Saint-Joseph et le boulevard Charest sont désormais totalement revitalisés et fréquentés par une classe d’individus plus aisés. Ce quartier vit présentement une vague d’embourgeoisement intensif.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10804" title="s- quebec 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-2-595x420.jpg" alt width="595" height="420"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span>		</figcaption>
	</figure>
<br>
<strong>Où manger à Saint-Roch?</strong><br>
Le quartier de la Basse-Ville est un endroit prisé pour ses restaurants. Avec le récent embourgeoisement, le quartier a attiré un nombre important de bonnes tables de la ville de Québec. Note comme ça, la ville de Québec a le plus haut taux de restaurant par habitant en Amérique du Nord; vous serez servi!
<p>De tous les restaurants du quartier, notamment parmi le Café du clocher penché et le restaurant Les Bossus, le restaurant-salle-de-spectacle Le Cercle est un choix à retenir. En effet, Le Cercle est spécialisé dans les tapas et les tartares. C’est un endroit extraordinaire pour passer une soirée riche en émotion. Le restaurant a notamment une excellente cave à vin pour les fins connaisseurs et les amateurs. Le Cercle est aussi une salle de spectacle de la scène alternative. Consultez leur programmation pour la semaine de lecture, car ils n’auront pas moins de six spectacles pour vous satisfaire.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec9.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10806" title="s- quebec9" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec9-595x425.jpg" alt width="595" height="425"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span>		</figcaption>
	</figure>
<br>
<strong>Où étudier à Saint-Roch?</strong><br>
Pour ne pas vous sentir trop mal de ne pas faire un peu de lecture pendant la semaine de lecture, il est conseillé d’ouvrir ses bouquins à la Brûlerie Saint-Roch pour avoir une ambiance parfaitement saine pour l’étude. Le café et les croissants sont incroyables!
<p><strong>Que voir à Saint-Roch pendant que l’on flâne?</strong><br>
Le quartier Saint-Roch est riche en petits endroits pour satisfaire son envie de flâner dans les rues et particulièrement le boulevard Saint-Joseph. Parmi les endroits où il est conseillé de s’arrêter pendant son flânage, le magasin de guitares, la boutique Philippe Dubuc, le café-lecture Fanamanga et la Galerie Morgan Bridge sont des incontournables.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-4.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10808" title="s- quebec 4" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-4-595x442.jpg" alt width="595" height="442"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Saint-Jean-Baptiste</strong><br>
Le quartier Saint-Jean-Baptiste existe lui aussi depuis les premiers moments de la colonisation par la France de l’Ancien Régime. Situé en Haute-Ville, ce dernier est à proximité des centres touristiques sans avoir été trop envahi par les touristes. Ce quartier est entré dans la tendance branchée avec l’arrivée depuis quelques années d’une bonne partie de la communauté homosexuelle de Québec. La rue principale dans ce quartier est le boulevard Saint-Jean avec ses nombreux cafés, restaurants, boutiques et ses bars animés. Le quartier est dominé par l’Église du même nom qui est le point central du quartier. Si vous allez dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, sortez de l’artère principale et allez visiter les petites artères dans les quartiers résidentiels. N’ayez pas peur de l’aspect ouvrier du quartier: il s’agit en fait d’un des quartiers les plus chics de Québec.</p>
<p><strong>Où manger à SJB?</strong><br>
La ville de Québec regorge d’excellents endroits où l’on peut satisfaire son appétit. Cependant, il existe un incontournable pour les déjeuners: le Bonnet d’âne. Cet endroit, très peu connu des touristes, est le rendez-vous des locaux qui y vont naturellement comme on va à l’épicerie. Vous y trouverez les meilleurs œufs bénédictines et ce, dans un environnement de magasin général. Cet endroit est très couru, donc il vaut mieux réserver avant de s’y présenter pour déjeuner. Parmi les autres bonnes adresses du coin, on peut noter: Lady Cookie (pâtisserie), Paingruel (boulangerie), ainsi que la plupart des restaurants de la rue Saint-Jean.</p>
<p><strong>Où étudier à SJB?</strong><br>
Ouvrez vos livres à la Brûlerie Saint-Jean pour vous avancer un tant soit peu dans vos lectures; endroit magnifique qui fait penser à un petit bistro ou café du Mile-End. Les soupes et les sandwichs sont renversants. Très belle ambiance qui agence salle d’étude à salle d’exposition de photographies d’artistes locaux.</p>
<p><strong>Que voir à SJB?</strong><br>
Le quartier Saint-Jean-Baptiste est niché sur le cap Diamant soumis aux bourrasques de vent. Saint-Jean-Baptiste est le quartier des flâneurs et un endroit exceptionnel pour y voir une faune diversifiée d’individus, et aussi une architecture exiguë. Les meilleurs endroits pour profiter des beautés architecturales du quartier sont sans aucun doute dans le vieux quartier ouvrier, qui n’a d’ouvrier que son nom. En effet, il a subit un vague d’embourgeoisement et il est devenu beaucoup plus familial. Vous avez, près des falaises, des points de vue à couper le souffle sur les Appalaches et le reste de la ville.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-quebec-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10810" title="S- quebec 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-quebec-3-595x430.jpg" alt width="595" height="430"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span>		</figcaption>
	</figure>

<h1>Entrevue avec Québec t’aime</h1>
<p>Le Délit s’est entretenu avec le chroniqueur culturel, Patrice Plante, du très en vogue blogue Québec t’aime (<a href="http://www.quebectaime.com" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer">www.quebectaime.com</a>), LA référence actuelle des tendances à Québec.</p>
<p><strong><em>Le Délit:</em> Depuis combien de temps le blogue est-il en activité et qu’est-ce qui est responsable de son grand succès?</strong><br>
<strong>Patrice Plante:</strong> Depuis mars 2010. La diversité et la qualité des chroniqueurs, ainsi que notre stratégie 2.0 qui nous a fait rejoindre un nombre incroyable de gens via Facebook. C’est aussi la première fois qu’un média se positionne avec un slogan qui rend la ville amoureuse de ses citoyens plutôt que l’inverse.</p>
<p>Enfin, l’intérêt du site pour un touriste est indéniable : tous les recoins cachés, les meilleures bouffes et les meilleures activités underground sont couvertes par nous</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quelle est la spécificité du blogue Québec t’aime?</strong><br>
<strong>PP:</strong> Un contenu hyper original et non conventionnel. Nous ne couvrons rien de mainstream, et le faisons avec une plume et un humour qui nous place en marge du journalisme (ou plus particulièrement, nous créons un nouveau genre de journalisme qui rend la lecture divertissante, pour aller chercher le public internaute 18–34 ans).</p>
<p>Nous voulons faire ressortir ces artistes inconnus, souvent étudiants, ainsi que toutes ces petites choses de la vie quotidienne (photos, moments, initiatives d’étudiants ou de passionnés) qui font de Québec une ville où il fait bon vivre.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Que devraient absolument visiter les étudiants de McGill s’ils viennent à Québec?</strong><br>
<strong>PP:</strong> La 3e avenue de Limoilou, avec ses airs de Montréal, ses gens merveilleux et son parcours incroyable pour les gourmands (cafés, boulangerie, bistro japonais, soupe et cie, fromagerie) sont des incontournables. Le Cercle doit absolument être une étape. Une marche le long de la rivière Saint-Charles, les petites rues du Vieux-Québec et de Saint-Jean-Baptiste doivent être un moment de nonchalance et de bonheur absolu. Un café au sommet de l’Astral, par un jour ensoleillé d’hiver vaut le détour. Une visite chez Francine, sur la 1re avenue, qui offre des plats de grand-mamans québécoises dans son petit resto aux allures de salon familial se doit de vous charmer. Une virée au Bateau de Nuit et au Sacrilège, et puis la poutine Ashton sauce piquante sont des classiques des locaux. De plus, il faut s’attarder pour aller au brunch au Buffet de l’Antiquaire sur Saint-Paul, le traversier de Lévis suivi d’une bière au Corsaire et surtout, surtout pas le Savini.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment le blogue <em>Québec t’aime</em> peut-il leur être utile?</strong><br>
<strong>PP:</strong> Divisé par catégorie d’intérêt (musique, art, culture, bouffe, etc…), il permet à ces étudiants de se promener par champ d’intérêt et de découvrir ainsi ce que la ville offre de mieux, mais de façon divertissante (nous ne sommes pas un moteur de quoi faire à Québec, mais une personne curieuse peut se promener, lire, et être passionné de quelque chose, quelqu’un ou un lieu spécifique de Québec). Ça rend l’expérience de recherche plus intéressante. Pour les amateurs de bouffe, je signe d’ailleurs une chronique BEST OF P, qui recense le meilleur de Québec: le meilleur sushi, pain, café, resto «apporter votre vin», etc.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel événement ne doit-on pas manquer à Québec durant la semaine de lecture?</strong><br>
<strong>PP:</strong> Vous tombez en plein pendant le Fashion Jam, à ne pas manquer toute la semaine avec les compétitions de snowboard et le plus grand événement mode du Canada le 25 février!</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est ton restaurant et ton endroit pour flâner préférés dans Saint-Roch?</strong><br>
<strong>PP:</strong> Mon resto préféré, dans Saint-Roch, est l’Affaire est Ketchup. Mon endroit pour flâner est la rue Saint-Joseph au complet, avec ses boulangeries, boucheries, épiceries exotiques et ses cafés comme la Brûlerie Saint-Roch et le Nektar. Je dois vous dire que mon endroit préféré pour prendre un verre est sans aucun doute Le Cercle. Et ma nouveauté coup de cœur 2012 est le restaurant Hosaka-ya Ramen</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est ton restaurant et ton endroit pour flâner préférés dans Saint-Jean-Baptiste?</strong><br>
<strong>PP:</strong> Mon resto préféré est La Chine chez Soi. Mon endroit, par excellence pour flâner est la rue de la Tourelle, la nuit. Et assurément le Bateau de Nuit et le Saint-Angèle.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment se porte la scène underground à Québec et quels sont les meilleurs endroits?</strong><br>
<strong>PP:</strong> La scène underground se porte selon moi mieux que jamais, les initiatives ne cessent de se multiplier depuis l’effervescence du 400e anniversaire de la ville. Pour découvrir cette scène, rien ne bat le quartier Saint-Roch: les shows du Cercle et de l’Agitée, la galerie d’art Morgan Bridge et les initiatives comme le Festival OFF.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Jeunesse unie, Parlements conquis</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/17/jeunesse-unie-parlements-conquis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:57:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10433</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le cynisme est présent dans la plupart des sociétés occidentales, mais des jeunes se lèvent encore pour prendre d’assaut les institutions démocratiques et les rendre à leur image le temps d’une simulation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/17/jeunesse-unie-parlements-conquis/" data-wpel-link="internal">Jeunesse unie, Parlements conquis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La génération du lectorat du Délit est souvent mise à mal. On lui impute différents préjugés: peu d’implication citoyenne, individualisme, manque d’appréciation de la chose publique. Aux dires de nombreux commentateurs, la situation de la jeunesse tant québécoise qu’occidentale est peu reluisante.</p>
<p>Aujourd’hui, les intérêts des jeunes peuvent être satisfaits par une multitude d’implications différentes. Les plus populaires restent toujours l’engagement international, notamment avec Amnistie internationale ou différents groupes de cette consonance. Dans les démocraties, notamment en Occident, des jeunes engagés se tournent vers les partis politiques pour exprimer leur vision d’avenir et leur action est extrêmement louable et importante pour la revitalisation de l’action politique.</p>
<p>Cependant, il existe un phénomène peu connu de la population et qui commence à faire son bout de chemin parmi les cercles de jeunes impliqués dans différents milieux. Il s’agit des simulations parlementaires. Ces événements gagnent en popularité à travers le Québec, mais aussi un peu partout dans le monde. Les jeunes s’unissent malgré leurs différences idéologiques et politiques le temps d’une simulation et ils prennent d’assaut leur parlement national pour y faire vivre la démocratie dont ils rêvent malgré ce que certains qualifient de cynisme ambiant.</p>
<p>Au Québec, depuis quelques années, les simulations parlementaires sont tellement populaires qu’il y a des listes d’attentes et la qualité des participants augmente d’année en année. Le Québec est choyé pour avoir deux simulations parlementaires au Salon bleu de l’Assemblée nationale: le Parlement étudiant du Québec (PEQ) et le Parlement jeunesse du Québec (PJQ).</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/OZinOH-Société.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-10439" title="OZinOH - Société" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/OZinOH-Société-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: OZniOH</span>		</figcaption>
	</figure>
Parlement Étudiant du Québec (PEQ)<br>
Il s’agit de la simulation parlementaire qui se rapproche le plus de la réalité partisane actuelle. Il y a le caucus des Rouges (centre-droit) et le caucus des Bleus (centre-gauche). Chacun des caucus est composé de 62 députés. Les membres sont liés par la ligne de parti et doivent être solidaires avec leur caucus.
<p>Le Premier ministre de la dernière simulation (sous le gouvenement du caucus des Rouges), Kevin-Alexandre Lavoie, indique que chaque parti alterne entre le pouvoir et l’opposition durant la semaine (2 jours au gouvernement et 2 jours à l’opposition officielle). «Le chef du caucus a l’entière discrétion de choisir son conseil des ministres et d’octroyer les postes d’officiers dans son caucus. Le chef pour l’année suivante est toujours élu à la dernière soirée de la simulation. C’était la 26e édition du PEQ cette année.»</p>
<p>Cette année, les rouges ont présenté les idées suivantes. Le premier projet de loi du caucus des Rouges touchait à la privatisation du transport en commun de Montréal et Québec. Le deuxième visait une réforme de l’aide sociale. Le troisième voulait réformer le processus d’accréditation des associations étudiantes. Finalement, un livre sur la réforme de la fiscalité au Québec a été présenté dans le but d’introduire un taux d’imposition unique (flat tax) et d’assurer un filet social avec un revenu minimum non imposable.<br>
Les bleus ont présentés les idées suivantes. Dans un premier temps, un projet de loi sur les marchés non-concurrentiels avec la création de nouvelles sociétés d’État, notamment Pétro-Québec. Le deuxième projet concernait la création de l’Agence de protection et de valorisation du secteur bioalimentaire du Québec. Le dernier portait sur le Conseil des arts et des lettres du Québec avec, au programme, une augmentation considérable de l’investissement pour la culture.</p>
<p><strong>Parlement Jeunesse du Québec (PJQ)</strong><br>
À la différence du Parlement Étudiant du Québec, cette simulation est non partisane malgré la séparation des groupes parlementaires entre le gouvernement et l’opposition officielle. En effet, les nouveaux participants sont aléatoirement choisis pour être dans le gouvernement ou dans l’opposition. Il n’y a aucune ligne de parti et les députés votent selon leur âme et conscience sur les ébauches de loi présentées par les ministres.</p>
<p>Il existe plusieurs postes pourvus par les anciens qui sont choisis par le comité exécutif qui organise la simulation chaque année. En effet, les postes de ministres à déclaration, porte-parole de l’opposition à déclaration, les whips, les leader-adjoints et les présidents des quatre commissions sont des postes normalement attribués à des participants de deuxième année. Les postes de porte-parole de l’opposition pour les projets de lois présentés par les ministres sont attribués à des participants de troisième année et les quatre postes de ministre à projet de loi sont donnés à des participants de quatrième année.</p>
<p>Cette année, le Parlement Jeunesse du Québec s’est penché sur quatre projets de loi. Le premier concernait la représentativité des syndicats auprès des salariés. Le deuxième visait une décentralisation de l’éducation et une abolition des commissions scolaires. Le troisième projet de loi présenté songeait à repenser la coopération internationale pour abolir le critère de « bonne gouvernance » lors de l’étude des dossiers d’aide. Et, finalement, le quatrième concernait l’itinérance chronique à Montréal; et les moyens pour enrayer ce phénomène.</p>
<p>La prochaine simulation du Parlement Jeunesse du Québec aura lieu au mois de décembre 2012 et encore une fois, plusieurs projets de loi seront présentés dans le cadre de la 63e législature du Parlement jeunesse du Québec.</p>
<p>Les deux simulations parlementaires présentées ci-haut ne sont pas des exceptions. En effet, il existe bien d’autres simulations parlementaires dans le reste du Canada.</p>
<p><strong>Parlement jeunesse pancanadien</strong><br>
Le Parlement jeunesse pancanadien (PJP) est un des rendez-vous des jeunes politiciens d’expression française et originaires de partout au Canada. Cet événement est organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-française. Il s’agit d’une simulation de plus de 100 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui débattent de 3 à 4 projets de loi. Le PJP est non partisan; les députés peuvent voter selon leur âme et conscience.</p>
<p>Le PJP a pour mission de contribuer au développement politique, langagier et culturel de la jeunesse francophone. Le succès du PJP s’est traduit par une multiplication des simulations parlementaires dans les différentes provinces où une population francophone peut soutenir un tel événement.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Stephen-Rees-Société.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10441" title="Stephen Rees - Société" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Stephen-Rees-Société-595x445.jpg" alt width="595" height="445"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Stephen Rees</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Parlement jeunesse francophone de Colombie-Britannique</strong><br>
Une des simulations qui est née du PJP est le Parlement jeunesse francophone de la Colombie-Britannique. Il s’agit d’un parlement jeunesse simulé et non partisan qui a lieu à chaque année dans la législature de Victoria. Les participants deviennent alors un député ou un ministre de Colombie-Britannique. Ainsi, les jeunes francophones de Colombie-Britannique peuvent se regrouper et faire vivre la langue française dans la législature de Victoria.</p>
<p><strong>Parlement jeunesse francophone de Saskatchewan</strong><br>
Le Parlement jeunesse francophone de Saskatchewan est un rendez-vous politique, journalistique et social de la francophonie saskatchewannaise dans la législature de Régina. Les participants au volet politique ont la chance de prendre part à ce parlement non partisan où le parti au pouvoir et l’opposition débattent de projets de loi provinciaux déposés par les jeunes, le tout, dans la Chambre d’assemblée législative à Régina</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/scazon-Société.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10443" title="scazon - Société" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/scazon-Société-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Scanzon</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Parlement jeunesse francophone de l’Ontario.</strong><br>
Le Parlement jeunesse francophone de l’Ontario est une activité provinciale à grand déploiement initiée en 2007 par Jean-Marc Lalonde, président de l’Assemblée des parlementaires de la francophonie – section de l’Ontario (APF), député de Glengarry-Prescott-Russell. Le Parlement jeunesse offre une occasion unique aux élèves francophones de 11e et de 12e année de vivre au rythme des activités de l’Assemblée législative de l’Ontario, à Toronto avec des jeunes de partout en Ontario français.<br>
L’objectif principal est de stimuler l’intérêt et l’engagement des jeunes à l’égard de la politique et du fonctionnement de l’appareil gouvernemental en Ontario. Les enjeux débattus lors de la simulation porteront sur des sujets chauds qui retiennent tout particulièrement l’attention des jeunes Ontariens.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MAT_4067.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-10435" title="MAT_4067" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MAT_4067-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a></p>
<h1>Parlementer à la Belge, en français bien sûr!</h1>
<p><em>Le Délit s’est entretenu avec le Président de l’Assemblée du Parlement Jeunesse de la Communauté française de Belgique et ancien chef de délégation belge au Parlement Jeunesse du Québec de décember dernier, Thibaut Roblain.</em></p>
<p><strong><em><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Doosier-de-presse-final-PJ.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignright size-medium wp-image-10437" title="Doosier de presse final PJ" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Doosier-de-presse-final-PJ-212x300.jpg" alt width="212" height="300"></a>Le Délit:</em> Pouvez-vous nous décrire les grandes lignes de votre simulation?</strong><br>
<strong>Thibaut Roblain:</strong> Première remarque, l’assemblée dans laquelle nous sommes est tout comme l’Assemblée nationale du Québec, soit une chambre législative d’une entité fédérée. On l’appelle la Communauté française ou depuis le changement de nom la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est l’ensemble des francophones en Wallonie et à Bruxelles. Ce parlement produit des décrets, qui ont la même valeur de loi mais ont un nom différent. Nous avons un partenariat avec le Parlement Jeunesse du Québec grâce auquel nous envoyons une délégation de belges au Québec et eux viennent à notre Parlement jeunesse avec une délégation. Ce faisant, nos simulations s’influencent grandement l’une et l’autre. J’étais justement le chef de la délégation belge au dernier Parlement Jeunesse du Québec en décembre dernier.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment fonctionne votre PJ en comparaison avec le système politique au Québec et le PJQ?</strong><br>
<strong>TR:</strong> Nous en sommes donc à la XVIe législature du PJ. Au début, le PJ ressemblait au PJQ mais des différences se sont imposées au fil du temps: notre PJ est adapté à notre système parlementaire, c’est-à-dire avec des coalitions de groupes politiques, le décorum européen, et le système législatif sans vote de principe. Ce qui est assez amusant, c’est de voir que nous avons des concepts au PJ qui n’existent pas dans le vrai Parlement: en Belgique, il n’y a pas d’Opposition officielle, donc pas de shadow cabinet. Pourtant, pour la simulation, nous avons nos porte-parole, nous nous levons pour parler (normalement, on ne parle debout qu’à la tribune, pas de sa place), nous avons un chef de l’opposition, mais notre Premier ministre s’appelle un Ministre-Président. Nous faisons aussi un triangle de communication (sans masse d’arme) à la britannique, car ça n’existe pas chez nous. Il est moins rigoriste concernant le protocole et délaisse les formalités des serments au profit du débat et de la découverte. En résumé, le PJ est un melting pot assez sympathique entre le parlementarisme belge et nos influences britanniques, du Québec et des coutumes du Parlement Jeunesse du Québec</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quelles sont les grandes caractéristiques de votre simulation?</strong><br>
<strong>TR:</strong> Le PJ dure six jours dont la première journée seulement à l’auberge. Il n’y a pas de débat de principe. Le français est la seule langue autorisée. Nous évitons de parler de la vraie politique mais nous sommes fictivement dans un Etat où tout va bien, où le français est la seule langue, où il n’y a aucun problème de séparatisme, etc. Notre premier but est de faire découvrir la démocratie, ses rouages, d’apprendre aux jeunes à s’exprimer, à prendre position, et ce, dès dix-sept ans: nos débats sont certainement un peu moins «intenses» intellectuellement car il y a plus de débutants. Nous devons faire un compromis entre qualité des débats et découverte initiatique pour les néophytes. C’est extrêmement important pour nous! Il y a quatre décrets et donc quatre ministres. Et nous avons en fin de PJ une résolution: le PJ invite une personne sur un sujet précis puis nous votons un texte ou le Parlement s’engage à prioriser le sujet en question (acte purement politique mais cela permet un débat sur un sujet autre que les quatre projets).</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quels seront les sujets de décrets pour cette année?</strong><br>
<strong>TR:</strong> Premièrement, il y a un projet de décret sur les mères porteuses consistant à les rendre possibles d’une manière très libérale: une quasi location d’utérus. Puis un projet de décret sur le chômage concernant les allocations qui y sont dédiées et votre bien-être social. Ce projet prévoit une allocation pour les indépendants mais un durcissement des conditions pour son obtention pour les salariés et une limitation de sa durée, car en Belgique, on peut passer sa vie au chômage. Le troisième projet de décret concerne l’immigration; c’est-à-dire de nouvelles conditions pour arriver chez nous. Et finalement, un projet de décret sur les collaborateurs de justice; donc sur le statut des personnes condamnées qui donnent des informations importantes à la justice. Réductions de peine, voire suppression de l’infraction selon l’importance! D’autres mesures aussi punissant la non-information, etc.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Il y a une délégation de Québécois qui part en Belgique pour votre simulation; y a‑t-il d’autres délégations étrangères qui participeront à votre simulation?</strong><br>
<strong>TR:</strong> Oui, il y a plusieurs délégations. Il y aura certainement les cinq québécois. Il y aura aussi un membre d’un parlement jeunesse du Congo, ainsi qu’un Suisse du Jura suisse, un membre de la simulation de Roumanie, un représentant italien du Val d’Aoste et finalement un membre de la simulation parlementaire du Maroc.</p>
<p><em>Propos recueillis par Francis L. Racine</em></p>
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		<title>Thatcher, réaliste</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/17/thatcher-realiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[golden globes]]></category>
		<category><![CDATA[margaret thatcher]]></category>
		<category><![CDATA[meryll streep]]></category>
		<category><![CDATA[phylida lloyd]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The Iron Lady est présenté avec quelques points de rouille.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la plupart des étudiants en sciences politiques, en économie voire même en sociologie, il va sans dire que Margaret Thatcher, alias The Iron Lady (la Dame de Fer), est un incontournable. Elle est connue notamment pour ses réformes politiques, économiques et sociales au Royaume-Uni, pour ses féroces croisades contre le socialisme et l’Union Européenne, et pour les manifestations populaires à l’encontre de ses réformes. Aujourd’hui encore, les britanniques sont divisés entre admirateurs et détracteurs.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/iron-lady-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10410" title="iron lady 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/iron-lady-1-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Alliance Film Medias</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>La particularité de ce film vient du fait que Margaret Thatcher est toujours en vie. Cependant, loin d’être une œuvre biographique comme a pu l’être The Young Victoria ce film raconte l’histoire d’une vieille dame aux prises avec des problèmes de démence qui revoit les scènes de son passé à travers différents objets, musiques, vidéos ou même conversations en essayant de surmonter le deuil de son époux Denis Thatcher. Meryl Streep, qui incarne Margaret Thatcher, réussit un tour de force pour nous transmettre toute la douleur liée à la perte d’un être cher, et à la poursuite de sa vie dans une solitude exiguë. La solitude et le deuil de Margaret Thatcher sont jumelés à une aggravation de la démence dont elle est victime et aux apparitions hallucinées de son défunt mari qui concordent avec les flashbacks sur sa vie précédente en tant que Dame de Fer de l’Occident.</p>
<p>C’est ainsi que la première femme ayant occupé le poste de premier ministre d’une nation occidentale est dépeinte avec énormément de plomb dans l’aile. Celle qui a fait trembler les fondements de la société britannique se montre fragile, frêle, voire même impuissante face à l’âge, tout en gardant son tact naturel.</p>
<p>L’approche empruntée par Phyllida Lloyd (réalisatrice) est touchante et surtout réaliste. Elle mène l’auditoire à saisir l’aspect éphémère de la grandeur d’un individu étant donné que le temps et la vieillesse sont les seuls gages d’égalité entre les individus. La trame narrative montre que les grands moments de la vie de la Dame de fer ont été poignants, forts et intenses. On passe de la jeunesse de madame Thatcher dans l’épicerie familiale et son entrée à Oxford, à sa première élection en tant que membre du Parti Conservateur et à son ascension vers le poste de premier ministre. Puis, des défis de l’implantation de ses politiques rigoureuses qu’elle considère «the medecine for the patient’s condition», à la victoire britannique lors de la guerre des îles Falkland (Malouines) qui aurait pu être davantage élaborée. Le film se clôt sur la chute de madame Thatcher, lorsque celle qui avait toujours préféré la compagnie des hommes a été trahie par ces derniers, assoiffés de pouvoir.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/iron-lady-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10412" title="iron lady 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/iron-lady-2-595x395.jpg" alt width="595" height="395"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Alliance Film Medias</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>La pièce maîtresse du film est sans aucun doute la performance époustouflante de Meryl Streep (lauréate des Golden Globes en tant que meilleure actrice dans un film dramatique) En effet, Meryl Streep livre une performance touchante et saisissante d’une Margaret Thatcher vieillissante, qui nous fait ressentir toute la fragilité d’une femme qui fit trembler les fondations du Royaume-Uni. On sent une profonde appropriation et connaissance du personnage par Meryl Streep. Par ailleurs, son interprétation de la Dame de Fer nous présente un côté plus humain et sensible de cette femme considérée comme froide et insensible à cause de ses politiques publiques.</p>
<p>Somme toute, si vous attendiez un récit biographique de la vie de Margaret Thatcher vous allez être déçu; et si vous vous informez davantage vous trouverez peut-être l’erreur historique qui s’est glissée dans un des flashbacks.</p>
<p>Le Délit vous conseille d’aller voir le film en anglais pour voir le jeu de Meryl Streep, américaine, interprétant une femme à l’accent britannique prononcé.</p>
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		<item>
		<title>Les jeunes au Salon bleu</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/les-jeunes-au-salon-bleu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:38:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée]]></category>
		<category><![CDATA[Assnat]]></category>
		<category><![CDATA[Parlement Jeunesse du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[PJQ]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année des jeunes de 18 à 25 ans prennent place dans l’Assemblée Nationale et légifèrent sur quatre projets de loi fictifs pendant les vacances de Noël.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Parlement Jeunesse du Québec. Voici le nom de la simulation parlementaire à laquelle plus de quatre-vingt jeunes des quatre coins du Québec participent pendant les vacances de Noël. Cette simulation, organisée par l’Association des Jeunes Parlementaires du Québec, a pour mission de donner une culture démocratique et politique aux jeunes en assaillant les sièges des députés québécois dans le Salon Bleu du 26 au 30 décembre.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/101227_PJQ_2327.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9076" title="101227_PJQ_2327" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/101227_PJQ_2327-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Association des Jeunes Parlementaires du Québec</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le Parlement Jeunesse du Québec est une simulation parlementaire organisée depuis plus de 62 ans. C’est au début des années 1950 que plusieurs jeunes québécois anglophones ont voulu reproduire la simulation parlementaire organisée à Queen’s Park par leurs compères&nbsp; ontariens. La simulation a été pendant plus de 15 ans exclusivement pour les jeunes hommes. Les premières simulations se sont déroulés entre Montréal et Québec jusqu’à définitivement prendre place dans le Salon Bleu.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/MG_0232.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9078" title="_MG_0232" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/MG_0232-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Association des Jeunes Parlementaires du Québec</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le Parlement Jeunesse est une simulation organisée par des jeunes, pour des jeunes. Il s’agit d’une simulation complètement indépendante des programmes de l’Assemblée Nationale. Au cours de son histoire, les projets de loi proposés par le Parlement Jeunesse sont souvent dans l’esprit de l’époque, mais plus souvent qu’autrement ils sont très avant-gardistes. Un moment important du Parlement Jeunesse est le changement dans les statuts de l’organisation pour permettre aux femmes de pouvoir participer à la simulation. En effet, le gouvernement du PJQ durant les années 1960 ne voulait pas que les jeunes femmes se joignent aux autres hommes dans l’Assemblée. Le chef de l’opposition de cette année-là était feu Jack Layton. Lors de son discours d’ouverture, il demanda aux députés ministériels de changer d’allégeance politique afin de renverser le gouvernement en place. Monsieur Layton est devenu Premier ministre cette année-là. Il fit motion afin que les jeunes femmes qui attendaient dans l’antichambre de l’Assemblée puisse entrer dans le Salon Bleu afin qu’elles puissent participer à la simulation.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/MG_1660.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9080" title="_MG_1660" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/MG_1660-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Association des Jeunes Parlementaires du Québec</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Cette année, des jeunes de toutes les régions du Québec se réuniront dans l’Assemblée afin de discuter de quatre projets de loi fort intéressants. Le premier consiste en une réforme de l’aide internationale accordée par le Québec aux pays et aux organisations non-gouvernementales. Le deuxième projet de loi concerne l’itinérance et la réinsertion sociale. Le troisième projet vise à libéraliser le monde syndical en y ajoutant une notion de compétitivité syndicale. Le quatrième concerne une libéralisation du monde de l’éducation en laissant aux écoles le choix du cursus scolaire et en créant un «<em>voucher</em>».</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/kt-28-2-23.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9082" title="kt-28-2 (23)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/kt-28-2-23-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Association des Jeunes Parlementaires du Québec</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Pour participer à la soixante-deuxième législature du Parlement Jeunesse, vous avez jusqu’au 1er novembre pour appliquer sur le site internet <em>www.pjq.org. </em>Cette grande tradition continue aujourd’hui et les jeunes continueront de prendre la place des députés entre les 26 et 30 décembre. Loin d’être une mascarade, le Parlement Jeunesse est fort de ses convictions et fort de participer à l’enseignement de la démocratie chez les jeunes.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Journées de notre culture</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/les-journees-de-notre-culture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[artisanat]]></category>
		<category><![CDATA[artistes]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Journées de la Culture 2011 auront lieu les 30 septembre, 1er et 2 octobre sour le signe de leur 15e anniversaire. Retour sur le lancement du 13 septembre dernier. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le lancement du 15e anniversaire des Journées de la Culture, qui auront lieu le 30 septembre et les 1er et 2 octobre prochain, a été effectué à l’Espace Georges-Émile Lapalme de la Place des Arts. Il réunissait Mme Louise Sicuro, fondatrice des Journées de la Culture, et plusieurs personnalités du monde culturel et politique dont Madame Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, et Mme Kathleen Weil, ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Journ%C3%A9es-de-la-culture.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8594" title="Journées de la culture" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/Journ%C3%A9es-de-la-culture-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Culture pour tous</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Les Journées de la Culture, qui existent depuis maintenant quinze ans, ont débuté au Québec dans un contexte de coupures et de révisions importantes. En effet, dans le contexte difficile du Sommet de l’économie et de l’emploi et du fameux Déficit zéro, Madame Louise Sicuro a mis de l’avant le peu d’attention portée à la culture. «Il n’y avait aucun projet pour la culture. On discutait de l’avenir financier et de la société au Québec, plusieurs projets ont été mis en place comme les garderies à cinq dollars et le déficit zéro, mais rien pour la culture» souligne Madame Sicuro. «Il fallait mettre de l’avant la culture, la sortir des plans traditionnels et en faire la promotion dans toutes les communautés du Québec.»</p>
<p>Depuis 1996, les Journées de la Culture ont fait bien du chemin. Il importe de mentionner que leur organisation est chapeautée par l’organisme à but non lucratif Culture pour Tous. «Plusieurs pensent que les Journées de la Culture sont un programme gouvernemental, indique Mme Sicuro. Nous avons commencé sous le nom du Secrétariat des journées de la culture et après 5 ans nous avons changé de nom pour Culture pour Tous. Comme le souligne le nom de notre organisme, nous sommes voués à rassembler la société civile autour de la culture et à la démocratiser. Nous voulons faire sortir les gens de chez eux pour qu’ils rencontrent leurs voisins et qu’ils célèbrent la culture d’ici.» Depuis maintenant quinze ans, les Journées de la Culture sont célébrées tant au Québec qu’à travers les provinces canadiennes qui ont repris cette initiative.</p>
<p>L’organisme Culture pour Tous organise plusieurs autres activités comme Arts au travail, pour faire entrer l’art dans les compagnies et les sociétés, et le carnet de la culture pour les professeurs du primaire et du secondaire pour incorporer la promotion de la culture dans leurs plans de cours. En fait, Culture pour Tous vise à faire la promotion de l’importance de la culture pour tous et dans le quotidien.</p>
<p>Les Journées de la Culture, c’est plus de 2690 organismes et près de 10 000 artistes, artisans et travailleurs culturels qui préparent et offrent des activités gratuites sur plus de 345 municipalités au Québec. Parmi les activités organisées en région, Mme Sicuro mentionne les organismes professionnels et amateurs, les sociétés d’Histoire, les cercles de fermières et les sociétés de promotion des traditions.Pour le 50e anniversaire du Ministère de la Culture du Québec et le 15e anniversaire des Journées de la Culture, ces deux organisations ont joints leur force pour mettre sur pied la Caravane «Je m’affiche pour ma culture» qui a sillonné l’ensemble des festivals du Québec durant l’été. La Caravane sera à Montréal pour les journées de la Culture à la place Pasteur devant l’UQAM afin de prendre des photographies professionnelles des gens qui participeront aux activités organisées aux abords de l’UQAM. De plus, l’activité-phare à Montréal sera les prestations dans le métro. «Une chose importante, nous avons conclu avec nos partenaires des présentations culturelles dans les métros Snowdon, Lionel-Groulx, Berri-UQAM et Jean-Talon. Ainsi, le vendredi, le samedi et le dimanche à 10 heures, midi et 17 heures, on produira des représentations de ballet, d’humoristes, de chant choral, d’ensemble vocal masculin, d’artistes dessinateurs, de peintres, de musique et d’opéra. N’oubliez d’aller prendre connaissance des activités dans votre région sur le site journeesdelaculture.qc.ca. Suivez les Journées de la Culture sur Facebook et Twitter et soyez fiers de notre culture!</p>
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		<title>Pages Jaunes francophones de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/pages-jaunes-francophones-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 17:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8259</guid>

					<description><![CDATA[<p>Malgré ce qu’on pourrait croire, McGill regorge d’activités destinées aux francophones du campus. Le Délit vous propose un guide de survie pour les étudiants francophones à McGill.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est la première ou la deuxième fois que vous traversez les gates de l’université McGill? Même en troisième année, il est encore impressionnant de voir que, peu importe le portail que vous empruntez pour entrer sur le campus, que ce soit Roddick, Milton ou McTavish, on semble se transporter directement dans une nouvelle réalité, une réalité anglophone. Il est d’autant plus étonnant d’entendre parler majoritairement français au coin McGill College et Sherbrooke que, la rue traversée et le portail passé, l’anglais devient la lingua franca du campus. Qu’à cela ne tienne, le Tim Hortons, symbole canadien par excellence, de l’édifice Redpath sert ses clients francophones dans un français ponctué de «well» et de «so» mais en français tout de même.</p>
<p>Bien que la population francophone de McGill soit d’environs 25% seulement, il reste qu’elle se fait entendre! Il est encore plus intéressant de voir la situation des étudiants francophones de McGill comme minoritaire: les Québécois francophones sont minoritaires au Canada, McGill est l’institution Anglo-québécoise de premier plan d’une communauté minoritaire au Québec, et les étudiants francophones sont minoritaires dans cette institution. Toute une minorité! Ainsi, s’impliquer dans les institutions francophones de l’université permet d’accroître le rayonnement du fait français à McGill. Surtout, s’engager dans tous les organismes, clubs et institutions de l’université permet de faire entendre notre voix, notre opinion et notre langue française.</p>
<p>Le Délit vous propose aujourd’hui son Guide de survie pour les étudiants francophones à l’Université McGill. Loin d’être une liste exhaustive, le guide veut orienter les étudiants francophones du Québec, les étudiants de la francophonie canadienne et mondiale, et les étudiants francophiles vers des activités, des clubs, et des organisations francophones qui peuvent être considérés comme des points de repères. Le Guide de survie des étudiants francophones à McGill se veut un guide de référence pour l’implication étudiante. Ainsi, bienvenue ou rebienvenue à McGill à tous les étudiants de cette magnifique institution du savoir!</p>
<p><strong>La Commission des Affaires francophones (CAF)</strong><br>
Cette commission est le fruit des efforts de plusieurs groupes d’étudiants qui ont œuvré pour le fait français à McGill depuis des années. La CAF est née en 2007 et est l’héritière de la tradition francophone à l’université. Elle est actuellement présidée par deux commissaires: Fanny Devaux et Marie-Lise Drapeau-Bisson.</p>
<p>Son objectif principal est d’encourager et d’augmenter la participation des francophones à l’ensemble de la communauté étudiante de McGill et à l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM). La CAF est le point central de l’organisation des activités de la communauté étudiante francophone. Ses objectifs sont variés et l’un des plus importants est sans doute la défense des intérêts des étudiants francophones en ce qui a trait à leur participation au sein de l’AÉUM, de clubs, des services offerts par l’association étudiante et de ses activités.<br>
De plus, la Commission des Affaires francophones organise à chaque année la très fameuse FrancoFête à l’université. Cette fête est une semaine de célébrations du fait français à McGill. «Il y a aussi d’autres activités organisées tout au long de l’année et les étudiants peuvent participer à nos rencontres. On les invite à joindre la page facebook&nbsp; de la CAF» souligne Marie-Lise Drapeau-Bisson.</p>
<p>Vous pouvez obtenir toutes les informations concernant la Commission des Affaires francophones en allant sur leur site internet suivant: <a href="http://ssmu.mcgill.ca/caf/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ssmu.mcgill.ca/caf/</a> et en les approchant lors de la Soirée des Activités (Activities Night)</p>
<p><strong>La French Students’ Community (FSC)</strong><br>
Ne vous méprenez pas, il s’agit bien d’un groupe francophone malgré leur nom anglais. La FSC est un club de l’université qui a pour but de rassembler l’ensemble des France-o-philes et de promouvoir la culture française de France à tous les étudiants de l’université.</p>
<p>Un des objectifs premiers de la FSC est de conseiller, aider et de faire découvrir Montréal et McGill aux nouveaux étudiants français particulièrement et à l’ensemble de la population mcgilloise. Que vous soyez français ou un franc amateur de la culture française et de la France elle-même, vous êtes les bienvenus. La FSC organise au courant de l’année plusieurs activités à caractère social pour tous les étudiants en gardant toujours en tête la fierté d’être français et d’aimer la France! Ce faisant, la FSC est un point de repère important pour l’ensemble des France-o-philes et surtout des étudiants français du campus.</p>
<p><strong>Institut de Politique McGill College (IPMC)</strong><br>
Un nouveau club a fait son apparition à McGill au début de l’année scolaire.&nbsp; Une nouvelle sensation sur Facebook qui prendra certainement de l’ampleur sur l’ensemble du campus, soit l’Institut de Politique McGill College. Cette société est un nouveau club étudiant radicalement différent des autres car celui-ci se veut un forum de discussions informées et créatives pour mener à des recommandations politiques. Cette nouvelle société est officiellement bilingue et elle saura indéniablement rassembler les francophones et les anglophones autour de discussions constructives accessibles dans les deux langues en permettant à ces étudiants d’appliquer de manière pratique leurs champs d’études.</p>
<p>Le IPMC vise une application pratique des connaissances apprises en classe, l’amélioration des compétences essentielles au marché du travail, la multidisciplinarité des membres, l’opportunité d’être publié dans le journal académique de l’Institut et&nbsp; d’aborder des sujet de manière ouverte, non-idéologique et non-partisane.</p>
<p>Bref, l’Institut aura certainement une grande place pour tous les francophones du campus afin qu’ils s’expriment sur des sujets d’actualités et les touchant personnellement. Visitez leur site internet: <a href="http://www.mcgillcollegepolicyinstitute.com " data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.mcgillcollegepolicyinstitute.com </a></p>
<p><strong>Et la cerise sur le sundae…</strong><br>
Pour compléter le Guide de survie, il nous plaît à vous suggérer directement de participer et de lire Le Délit. Quel merveilleux moyen de faire rayonner la langue française sur le campus qu’en lui donnant les mots pour s’exprimer dans les pages du seul journal francophone à McGill! Le Délit est la voix du fait français depuis 1977 et cet héritage perdure encore aujourd’hui par vos actions du moment: vous lisez cette article. Ce faisant, vous perdurez la tradition et permettez la survie de la langue de Molière.</p>
<p>Le Délit s’efforce de présenter l’actualité, la société et la culture par la lunette étudiante. Nous sommes tous des étudiants parmi le conseil de rédaction et nous avons les mêmes préoccupations que vous. Nous voulons partager cet engagement pour le français à McGill à l’ensemble du lectorat. Le Délit, fier de son héritage, est bien plus qu’un simple journal, il est l’expression étudiante du français sur un campus majoritairement anglophone. Il vous accompagnera durant les trois, quatre ou cinq années à venir, voire même plus, en vous informant sur les événements du campus et de la société montréalaise et québécoise.</p>
<p>Pour reprendre les mots d’un ami «déliite»: «Une identité, c’est être. Être, nous le faisons à tous les jours, individuellement. Je suis extrêmement fier de parler français. J’aime ma langue. Je l’écris avec soin, je la parle avec tout le respect que je lui dois et j’ai la ferme intention d’élever mes enfants dans cette langue. Il devrait en être de même pour tous les francophones d’Amérique du Nord».</p>
<p><strong>L’engagement porte ses fruits</strong><br>
Donc, engagez-vous notamment à la CAF, à la FSC,&nbsp; au IPMC et au Délit. Il serait ici opportun de saluer l’initiative du Prince Arthur Herald pour avoir créé une section francophone à leur journal en ligne. Le rayonnement du fait français par n’importe quel organisme du campus est un événement en soi et cette nouvelle section francophone ne doit en aucun cas être passée sous silence: bravo!</p>
<p>Sur ce, Le Délit vous invite à vous engager dans tous les clubs, organisations et événements possibles et à faire rayonner le fait français, car nous, au Délit, nous suivons les traces des francophones qui nous ont précédé et nous le faisons depuis 1977…</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/pages-jaunes-francophones-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Pages Jaunes francophones de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Un budget pour l’excellence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/22/un-budget-pour-l%e2%80%99excellence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 14:33:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[bachand]]></category>
		<category><![CDATA[Budget 2010-2011]]></category>
		<category><![CDATA[budget bachand]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Hausse]]></category>
		<category><![CDATA[joel pedneault]]></category>
		<category><![CDATA[maripier isabelle]]></category>
		<category><![CDATA[myriam zaidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Finances, Raymond Bachand, a présenté jeudi dernier le budget pour la prochaine année qui annonce notamment un plan de financement des universités.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/22/un-budget-pour-l%e2%80%99excellence/" data-wpel-link="internal">Un budget pour l’excellence</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Déficit zéro dans deux ans! Cet objectif, le gouvernement libéral y tient mordicus. Le budget présenté par le ministre des Finances aborde deux points importants: les étudiants et les ainés. Le ministre a présenté d’autres programmes comme la création d’Exportations Québec, l’augmentation du financement pour des projets culturels, les détails du Plan Nord, l’augmentation des redevances des entreprises exploitant les ressources naturelles et un plan de financement des universités.</p>
<p>Dans ce plan, le ministre a annoncé la mise en place d’un cadre financier structuré pour les universités. Ce cadre répondra à quatre objectifs: assurer le financement des universités, répartir équitablement la contribution de chacun, maintenir l’accessibilité aux études et conclure des ententes de partenariats entre les universités et le secteur privé.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Budget-Bachand-Actualités.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-7427" title="Budget Bachand (Actualités)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Budget-Bachand-Actualités-595x398.jpg" alt width="595" height="398"></a></p>
<p>Pour assurer le financement des universités, le gouvernement a annoncé que celles-ci disposeraient de revenus additionnels totalisant 850 millions de dollars en 2016–2017. Le gouvernement a aussi affirmé un engagement de 430 millions de dollars. Ainsi, le gouvernement demande aux étudiants d’augmenter leur contribution. Actuellement, les étudiants québécois contribuent à un taux de 12,8% à leur formation; le ministre souhaite augmenter cette contribution à 16.9% par une hausse des frais de scolarité de 325 dollars par année sur cinq ans à compter de l’automne 2012.</p>
<p>Cette augmentation représente 1625 dollars sur un horizon de cinq ans. Les frais de scolarité de 2168 dollars en 2011–2012 (selon les documents officiels du gouvernement) seront remis aux droits de 1968 indexés à l’inflation, et s’élèveront à 3793 dollars pour 2016–2017. Le gouvernement a toutefois assuré que, à travers l’aide financière aux études, 35% des revenus provenant de la hausse des frais de scolarité seraient retournés aux étudiants en prêts et bourses. Ce qui correspond à 118 millions de dollars dédiés à l’aide financière aux étudiants. Dans le même esprit, le Ministre Bachand a annoncé que tous les étudiants boursiers bénéficiaires du programme des prêts et bourses seront complètement compensés pour la hausse et éviteront davantage d’endettement.</p>
<p>Pour assurer une continuité dans l’accessibilité à l’éducation, le gouvernement a annoncé que la contribution demandée aux parents ou au conjoint, prise en compte pour le calcul de l’aide financière aux études sera réduite. De plus les universités devront prendre des engagements de performance pour s’assurer que les fonds transmis aux universités soient alloués à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et la recherche.</p>
<p>Le plan de financement prévoit une hausse des dons des entreprises par la mise sur pied de Placement université, programme presque calqué sur l’actuel Placement culture, selon lequel les dons recueillis par le financement du secteur privé par les universités seraient assujettis à une subvention gouvernementale pour favoriser la philanthropie.</p>
<p><strong>Le Délit rencontre…</strong></p>
<p><strong></strong><em>Maripier Isabelle: Présidente de la Commission-Jeunesse du PLQ</em></p>
<p>Selon Maripier Isabelle, la hausse des frais de scolarité est raisonnable parce qu’elle répond aux deux objectifs mis de l’avant par la Commission Jeunesse pour assurer la pérennité du système d’éducation postsecondaire: «s’assurer qu’un diplôme du Québec vaille autant qu’un diplôme américain ou européen, en lui donnant plus de moyen financier, et d’assurer l’accessibilité par une réforme de l’aide financière aux études (AFE), un abaissement de la contribution parentale, une plus grande flexibilité pour le remboursement de la dette avec plus de crédits d’impôts et une extension de la période de remboursement des prêts».</p>
<p>De plus, elle précise que pour la CJPLQ la hausse est acceptable, mais que ce n’est pas uniquement le chiffre qui compte, mais bien toutes les mesures autour de la hausse pour assurer que l’accessibilité et l’excellence soient conjugués et non opposés. « La CJPLQ a déposé un mémoire sur l’éducation le 6 décembre où elle prônait, entre autres, une plus grande place au financement du privé» précise-t-elle. Le mémoire prônait aussi un remboursement proportionnel au revenu (RPR) pour la dette étudiante, mais qui n’a pas été mis de l’avant dans le dernier budget. Toutefois, Maripier Isabelle précise que «la CJ va continuer de militer en faveur du RPR et reste ouverte à la discussion avec les associations étudiantes pour rendre plus efficace l’AFE». Elle conclut que l’éducation est un projet de société auquel tout le monde doit prendre part, autant le gouvernement, les entreprises privées et les étudiants, car tous bénéficient et profitent d’une main d’œuvre d’excellente qualité.</p>
<p><em>Joël Pedneault: vice-secrétaire général de la Table de la concertation étudiante du Québec</em></p>
<p>Selon Joël Pedneault, «considérant toutes les options et les alternatives autres qu’une hausse des frais de scolarité, ce n’est pas raisonnable qu’en dix ans les frais vont doubler et que même en suivant le discours du gouvernement qui veut nous faire croire qu’on rattrape quarante ans de retard au niveau de l’inflation en quelques années, c’est aberrant sur tous les niveaux».</p>
<p>Il souligne que le gouvernement devrait au moins revoir le règlement pour empêcher l’augmentation des frais afférents pour qu’avec la hausse des frais de scolarité, la facture totale n’augmente pas en flèche. Pour la TaCEQ et son représentant, l’alternative à la hausse est une taxe sur la masse salariale des entreprises comme une contribution fiscale obligatoire et s’inspire du modèle qui finance la santé. «Les mot-clefs ici sont ‘‘contribution fiscale obligatoire’’ car il faut rester équitable et que la taxe sur la masse salariale doit être instaurée de la même manière que celle sur la santé.»</p>
<p>Il poursuit en affirmant que la hausse des frais de scolarité va produire une contre intuition : les personnes hésitantes n’entreront pas et selon lui le modèle proposé fera en sorte que seuls les gens qui peuvent se permettre financièrement d’aller à l’université iront. Il ajoute que la bonification de l’aide financière aux études ne doit pas cautionner la hausse des frais de scolarité. De plus, Joel Pedneault affirme qu’une bonification de l’aide financière aux études ne doit pas servir de prétexte et cautionner une hausse des frais de scolarité.</p>
<p><em>Myriam Zaidi: Vice-présidente des affaires externes à l’AÉUM</em></p>
<p>Selon Myriam Zaidi, la hausse de 325$ par année pendant cinq ans n’est pas raisonnable. De plus, le rapport du Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport de 2007 présentait que même si on compte sur des crédits d’impôts et une plus haute aide financière, la hausse des frais de scolarité affecterait l’accessibilité» rappelle Myriam Zaidi. La classe moyenne se trouve dans un entre-deux: les riches pourront continuer de payer et les personnes moins bien nanties pourront bénéficier des prêts et bourses.</p>
<p>Comme alternative à la hausse des frais de scolarité, Myriam Zaidi propose d’augmenter les impôts des entreprises qui sont actuellement à 0% sur les gains en capital. De plus, la vice-présidente confie qu’il n’y aura aucune grève pour les trois dernières semaines de cours, mais pour l’automne il faut s’attendre à plusieurs actions de l’AÉUM contre la hausse des frais de scolarité. De plus, «l’Université McGill a toujours été contre les contrôles du gouvernement sur les administrations universitaires, mais c’est sûr qu’il y a un problème de dépenses internes ici à l’université et justement les députés de tous les partis confondus ont souligné et ont rappelé à l’ordre la vice-chancelière Heather Monroe-Blum, lors d’une commission parlementaire en automne dernier, pour s’assurer que sa priorité soit sur la qualité de la formation. Justement, cela n’était pas sa priorité autant que les autres universités» poursuit Myriam Zaidi.</p>
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		<title>Spleen d’HoMa</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/spleen-d%e2%80%99homa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 16:22:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[daniel bélanger]]></category>
		<category><![CDATA[Hochelaga-Maisonneuve]]></category>
		<category><![CDATA[Homa]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Leloup]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Mai]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Peter peter]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-François d’Assise]]></category>
		<category><![CDATA[UHF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=7096</guid>

					<description><![CDATA[<p>Peter Peter offre son premier enregistrement éponyme empreint d’une touchante sensibilité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.2px} span.s2 {letter-spacing: 0.1px} span.s3 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.2px} -->Le Mile-End a pour roi Dolan, tandis qu’Hochelaga-Maisonneuve se voit anoblir avec Peter Peter. C’est avec une voix grave et crispée, mais juste, qu’il nous ouvre grand les portes de son univers. On découvre dans son œuvre une naïveté solennelle, voire même mélancolique.</p>
<p>Le vocabulaire riche de ses pièces se marie avec un agencement mélodique d’instruments variés qui se complète grâce à la ligne directrice d’une voix sachant capturer notre attention. On ne chante guère, on nous raconte! On raconte la solitude, l’éloignement, le manque, le vide; un récit tragique de l’empêchement d’être. Bref, le Spleen!</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Peterpeter-Culture.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7122" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Peterpeter-Culture-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Audiogram</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>C’est un ensemble touchant rarement entendu sur la scène musicale actuelle. C’est une chance de voir que certains artistes comme Peter Peter ne se laissent pas perdre dans les tendances populaires et restent authentiques et fidèles à leurs émotions. En fait, c’est un Daniel Bélanger contemporain davantage hésitant et romantique. Le chanteur reste fidèle à la réalité, tellement fidèle qu’il nous fait entrer sans complexe et artifice dans son quotidien qu’on se plaît à découvrir, et dévoile toute la mélancolie qui baigne ses textes. On est loin de Marie-Mai: bienvenue en zone introspective!</p>
<p>Aucune note n’est là par hasard et chaque mot est soigneusement choisi. L’artiste met le quotidien de l’avant par cette grande discussion sur la vie. On sent toute l’hésitation à se laisser aller; on le regarde combattre, sans savoir quoi exactement. La musicalité de Peter Peter est franchement excellente et, tel un film hollywoodien, il la met de l’avant.</p>
<p>Avec <em>Laurie</em>, l’interprète et l’auteur s’opposent. On se croirait dans <em>Isabelle</em> de Jean Leloup, mais on sent Peter Peter incapable de comprendre l’émotion qu’il vit. C’est à la fois la défaite de l’amour et celle de se sentir vulnérable. Peter Peter accessoirise ses textes et ses mélodies pour raconter le quotidien d’un homme empreint de vulnérabilité, sans jamais la nommer ou l’affronter. On voyage avec lui et, comme le dit le vieux dicton «ce n’est pas la destination qui importe, mais bien le voyage pour s’y rendre».</p>
<p>En écoutant <em>Demain, c’est l’heure</em>, on peut s’imaginer l’homme froid qui s’égare, conscient de se perdre dans sa relation. Enfin, pour éviter de souffrir, il se ferme. Il baisse ses bras, il laisse tomber et abandonne.</p>
<p>Dans les derniers moments de l’album s’installe une plus grande noirceur dans laquelle on sent l’homme moderne tergiverser entre liberté et amour. On écoute, on se fait raconter et on aime! En somme, on sent finalement une espérance dans <em>UHF </em>et on entend vers la fin «there is a god», qui rappelle drôlement la prière de Saint-François d’Assise qui dit «là où il y a le doute, que j’amène la foi».</p>
<p>Peter Peter donne ses lettres de noblesse à HoMa, et son premier album est une belle dose de réalité tragique. En outre, la signature réaliste, à travers les références continuelles à la vie quotidienne, donne à l’auditeur le loisir de se retrouver personnellement dans son œuvre. Sans renier ce qu’il est, il se montre vrai! Peter Peter nous offre résolument un bijou textuel et mélodique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/spleen-d%e2%80%99homa/" data-wpel-link="internal">Spleen d’HoMa</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Oublier de se souvenir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/01/oublier-de-se-souvenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 20:32:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[Fran]]></category>
		<category><![CDATA[Francis]]></category>
		<category><![CDATA[Royauté]]></category>
		<category><![CDATA[Special]]></category>
		<category><![CDATA[SPÉCIAL ROYAUTÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Portrait d’une époque empreinte de reconnaissance envers la Couronne britannique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je me souviens que né sous le lys, je crois sous la rose, dixit Eugène-Étienne Taché. Les trois premiers mots nous sont familiers, à tel point qu’ils sont même visibles sur les plaques d’immatriculation automobiles. Cependant, la population ne se souvient pas de la signification de la devise du Québec. Comme si elle référait davantage à une amnésie historique ou à une ignorance provoquée: Je me souviens, oui, mais de quoi? Jacques Rouillard, dans son essai L’énigme de la devise du Québec: à quel souvenir fait-elle référence, décrit de manière juste l’origine et la signification de la devise québécoise.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 235px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Armoiries-Québec-Royauté.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-6744" title="Les armoiries donnent une indication sur la signification de la devise" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Armoiries-Québec-Royauté-235x300.jpg" alt width="235" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Wikipedia</span>		</figcaption>
	</figure>
A priori, la devise du Québec provient de l’architecte du Parlement de Québec Eugène-Étienne Taché. Cet homme de la bourgeoisie canadienne-française de la ville de Québec a ajouté cette phrase aux armoiries de la province le 9 février 1883 lors de la signature du contrat de construction du Parlement. Cependant, il n’a laissé aucun indice qui expliquerait le sens de la devise. Trois éléments d’interprétations permettent toutefois de comprendre le sens de la devise, et ceux-ci se trouvent au sein du Parlement de Québec lui-même.
<p>Les armoiries du Québec constituent un élément important pour la signification de la devise. En effet, l’écu représente trois fleurs de lis pour symboliser la Nouvelle-France, un léopard pour la Couronne britannique et un rameau de trois feuilles d’érable pour le Canada. Enchâssant ces armoiries, le Je me souviens rappelle les origines françaises du Québec, les liens maintenus avec la Grande-Bretagne et l’appartenance au Canada.</p>
<p>La façade du Parlement, quant à elle, rend hommage aux grands personnages du Québec. De plus, compte tenu de son aspect central pour la vie démocratique de la province, l’édifice devient «un monument consacré à l’histoire», soit d’autant plus un véhicule de la «quête identitaire» de la nation, selon Jacques Rouillard. À cela s’ajoutent les statues des gouverneurs anglais «les plus sympathiques à notre nationalité», comme Murray, Dorchester, Prévost, Bagot et Lord Elgin. Fait intéressant, les statues de La Fontaine et de Baldwin furent installée avant celles de Jacques Cartier et de Samuel de Champlain, car pour la bourgeoisie canadienne-française, l’avènement du gouvernement responsable sous l’entente La Fontaine-Baldwin signifiait «la conquête des libertés démocratiques et elle [assurait] l’avenir du peuple canadien-français, puisque les députés qu’ils [élisaient étaient] garants de la protection des droits des francophones».</p>
<p>Malgré quelques références à la culture française, l’ornementation générale, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, met davantage en valeur les institutions britanniques. On tenait en haute estime les institutions britanniques, parce qu’elles avaient permis «l’acquisition du système démocratique de gouvernement et une autonomie politique pour le Québec». De plus, lors des célébrations du 300e anniversaire de la fondation de la ville de Québec en 1908, Eugène Étienne Taché était responsable du dessin d’une médaille pour commémorer l’événement. Or, au revers de cette médaille, se trouve l’inscription: «Deux aidant, l’œuvre de Champlain née sous les lis a grandi sous les roses»; faisant référence à l’épanouissement des Canadiens-Français sous l’autorité britannique.</p>
<p>La Révolution tranquille a provoqué un brassage mémoriel qui fait en sorte que la signification de la devise élaborée par Eugène Étienne Taché s’est perdue. Notre devise reflète les idéaux de la classe politique de son temps. «[L]a mémoire des Québécois d’aujourd’hui représente un passé recomposé par le présent, fait d’oublis et d’une sélection d’événements», comme le dit si bien Jacques Rouillard. En somme, la devise du Québec réfère à un héritage triple pour la compréhension duquel le Parlement est la clef.</p>
<p>Moi, Je me souviens que la France ait donné le premier des biens, l’existence, mais que c’est&nbsp; à l’Angleterre que nous devons le second, la liberté, dixit Sir Wilfred Laurier.</p>
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		<title>Excellence et accessibilité pour le système d’éducation québécois</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/excellence-et-accessibilite-pour-le-systeme-d%e2%80%99education-quebecois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 17:46:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Francis L.-Racine]]></category>
		<category><![CDATA[Hausse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6 décembre s’est tenue la rencontre des partenaires de l’éducation afin de discuter de financement universitaire. Les recteurs ont applaudi, et les étudiants ont claqué la porte; mais la hausse est-elle un objectif en soi? Comment doit-on s’y prendre pour régler le problème du sous financement chronique du réseau universitaire québécois?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Premièrement, il s’agit de savoir si la hausse des frais de scolarité est un objectif en soi. La réponse est non. En fait, c’est plutôt un moyen d’atteindre des standards d’excellence des institutions postsecondaires québécoises. À vrai dire, la question à se poser est: Comment conjuguer la «hausse des frais de scolarité» avec le principe d’accessibilité des études postsecondaires pour tous les Québécois?</p>
<p>Pour répondre à cette question, regardons les deux acteurs impliqués: l’État et les étudiants. En effet, l’État ne peut se désengager de son rôle dans l’éducation postsecondaire, car l’éducation est un bien public dont la société entière devrait pouvoir bénéficier. Les étudiants sont les premiers bénéficiaires d’un meilleur réseau d’éducation et leur formation est un investissement en capital humain rentable, mais la situation financière des familles québécoises ne doit en aucun cas être un obstacle à la poursuite des études supérieures.</p>
<p>À partir de ces prémisses, il faut fixer le pourcentage de contribution, c’est-à-dire le niveau relatif de contribution du gouvernement et des étudiants à un niveau socialement acceptable. Il s’agit de savoir quel pourcentage du coût du service éducationnel doit être financé par l’étudiant et par l’État. Si une hausse survient dans dix ans, elle doit être absorbée de manière proportionnelle au niveau de contribution fixé par les étudiants et le gouvernement, car l’éducation est une des missions fondamentales du gouvernement dont il ne peut se désengager. Après la fixation du taux socialement acceptable, il faut hausser les frais de scolarité pour atteindre ce pourcentage; et cette hausse doit être envisagée, car il s’agit d’un signal important. Au Canada, la contribution étudiante est en moyenne de 25%, tandis qu’au Québec elle est de 12,7%.</p>
<p>Finalement, pour s’assurer du respect du principe d’accessibilité, il faut se doter d’un mode de remboursement proportionnel au revenu (RPR) accessible à tous les étudiants. Il s’agit d’une forme de remboursement des prêts étudiants fondé sur la capacité financière d’une personne à s’acquitter de sa dette d’études. En fait, il permettrait à n’importe quel étudiant de rembourser la différence entre ses frais de scolarité actuels et ceux qui lui seraient facturés après une hausse seulement au moment de son entrée sur le marché du travail. Le système du RPR donne plus de souplesse dans le remboursement de la dette, puisqu’il réduit le risque d’étudier dans un domaine où la rentabilité ou la réussite est incertaine. En somme, le RPR assure une accessibilité dans l’éventualité d’une hausse des frais de scolarité.</p>
<p>Toutefois, il est primordial que tout l’argent supplémentaire versé par les étudiants en frais de scolarité soit exclusivement réinvesti dans l’éducation postsecondaire de manière à avoir un réel impact sur la qualité de la formation offerte.</p>
<p>Deuxièmement, le réseau universitaire québécois est affecté par les problèmes liés au manque d’investissement en infrastructures du savoir et par la dégradation de l’environnement universitaire québécois. Ici, l’accent est mis sur le milieu universitaire et sur la participation du secteur privé au financement des universités au Québec.</p>
<p>C’est un peu comme pour le séisme en Haïti, pour lequel le gouvernement fédéral avait promis d’égaler les dons faits par le public pour venir en aide aux sinistrés. Ici, le système s’inscrit dans la même logique. Les investissements du secteur privé dans les universités québécoises doivent se faire de façon volontaire et surtout équitablement. Également, le gouvernement devra s’engager à investir dans le réseau postsecondaire un certain pourcentage de chaque dollar reçu en philanthropie par le milieu universitaire. Ce pourcentage gouvernemental des fonds irait dans un fond collectif, dont la somme totale serait redistribuée équitablement à toutes les universités pour financer les investissements en infrastructures. Et pour inciter le secteur privé à investir, un retour en crédits d’impôt serait accordé. L’objectif de cette philanthropie est de financer les infrastructures vétustes des universités.</p>
<p>En somme, la vitalité de l’éducation supérieure et la qualité du capital humain québécois doivent se faire autour d’un objectif d’excellence et d’accessibilité au réseau universitaire. C’est pourquoi chacun des acteurs doit y mettre du sien, tant au niveau de l’État par un RPR, qu’aux étudiants par leur engagement financier dans l’investissement de toute une vie, que du milieu universitaire pour utiliser ces nouvelles ressources avec rigueur et discernement, et du privé par des incitatifs permettant le financement des infrastructures, car il bénéficie d’une main‑d’œuvre plus qualifiée. Ainsi, la hausse n’est pas un objectif en soi, mais un moyen pour parvenir à l’excellence de notre réseau universitaire, pour attirer les meilleurs professeurs, avoir du matériel à la pointe de la technologie, rehausser la renommée de nos universités, attirer les cerveaux et éviter le départ des meilleurs étudiants. Le tout pour assurer la survie et l’accessibilité du réseau d’éducation publique pour les générations futures.</p>
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		<title>Engagement profond envers les autochtones</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/engagement-profond-envers-les-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 03:10:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les droits des autochtones du Canada sont reconnus par la Déclaration des Nations Unis pour les peuples autochtones.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/engagement-profond-envers-les-autochtones/" data-wpel-link="internal">Engagement profond envers les autochtones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après des années de sourde-oreille, le gouvernement du Canada, via son ambassadeur aux Nations Unies, a signé la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, dans le respect intégral de la Constitution et des lois du Canada. En effet, le 12 novembre dernier, l’ambassadeur du Canada à l’ONU, John McNee, a formellement rencontré le président de l’assemblée générale des Nations Unies pour l’informer de l’appui officiel du gouvernement du Canada à la reconnaissance des droits des peuples autochtones à l’international.</p>
<p>Cette déclaration qui est si chère aux autochtones du Canada décrit les droits individuels et collectifs des peuples autochtones, car elle énonce plusieurs principes qui devraient favoriser les relations harmonieuses et coopératives entre les peuples autochtones et les gouvernements, dont celui du Canada. Ces principes tournent autour de l’égalité, le partenariat, la bonne foi et le respect mutuel.</p>
<p>Cette déclaration n’est pas contraignante sur le plan juridique, même il s’agit d’un bon pas vers de meilleures relations avec les peuples autochtones et vers le renforcement et l’amélioration de l’image du Canada a l’étranger après l’échec du vote pour un siège au Conseil de sécurité de l’ONU. À cette déclaration s’ajoutent de nombreuses initiatives gouvernementales à l’attention de la population autochtone qui compte les citoyens parmi les plus pauvres au Canada. Ces initiatives portent sur l’éducation, le développement économique, le logement, les services à l’enfance et à la famille, l’accès à l’eau potable et l’élargissement de la protection en matière de droits de la personne et de biens immobiliers matrimoniaux aux membres des Premières Nations qui vivent dans les réserves.</p>
<p>À cette déclaration et ces initiatives gouvernementales au niveau fédéral, le gouvernement du Québec a ajouté la semaine dernière la création d’un centre d’études collégiales (CEGEP) des Premières Nations. En effet, le ministre responsable des Affaires autochtones, Pierre Corbeil, en son nom et celui de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, a affirmé que la création de ce centre d’études collégiales sera situé dans la communauté abénaquise d’Odanak.</p>
<p>Le centre devrait accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2011. Il sera administré par le Conseil en éducation des Premières Nations, en partenariat avec le CEGEP de l’Abitibi-Témiscamingue et le Collège Dawson. Il s’agit d’une continuité du soutien financier que le ministère de l’Éducation offre déjà à la dizaine de CEGEPs qui ont mis en place des mesures pour ainsi favoriser la venue des étudiants aux études supérieures et la persévérance et la réussite scolaires des étudiants venant des communautés des Premières Nations.</p>
<p>Après les pensionnats autochtones voulant les assimiler, après la Paix des Braves négociée entre les Premières Nations et le gouvernement de Paul Martin, et aujourd’hui avec la reconnaissance des droits des autochtones devant la communauté internationale, les membres des Premières Nations peuvent espérer voir leur situation s’améliorer. Tous ceux sensibles à la condition des autochtones se réjouiront de ces nouvelles augmentant la représentativité des populations autochtones sur la scène internationale et aussi de l’augmentation de l’éducation offerte aux jeunes autochtones.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/engagement-profond-envers-les-autochtones/" data-wpel-link="internal">Engagement profond envers les autochtones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Heather Monroe-Blum à cœur ouvert et main tendue</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/heather-monroe-blum-a-coeur-ouvert-et-main-tendue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 05:44:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré la vice-chancelière et principale de l’université pour une rencontre semestrielle afin de discuter frais de scolarité et francophonie à McGill. Celle-ci s’est fortement engagée à dialoguer avec la nouvelle ministre de l’éducation, Line Beauchamp. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/heather-monroe-blum-a-coeur-ouvert-et-main-tendue/" data-wpel-link="internal">Heather Monroe-Blum à cœur ouvert et main tendue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Heather Munroe-Blum a qualifié la rencontre du 10 novembre de «<em>great opportunity</em>». D’entrée de jeu, elle s’est félicitée de la présence des trois journaux de l’université et a vanté la position de McGill lors du dernier classement du <em>Maclean’s</em>. En effet, McGill est toujours l’université numéro 1 au Canada en terme du prix étudiant pour la douzième année consécutive, de remises de bourse en pourcentage du budget total et de la réputation de l’université. Mme Monroe-Blum a d’ailleurs rappelé le travail effectué du côté philanthropique pour le financement de l’université en insistant sur l’effort effectué par l’administration mcgilloise pour que les dons philanthropiques ne proviennent pas de personnes accusées ou ayant été reconnues coupable pour des méfaits, au Canada ou à l’étranger.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors du sommet de l’éducation convoqué par Line Beauchamp le 6 décembre prochain, Heather Munroe-Blum explique qu’elle présentera la position des recteurs et des principaux des universités du Québec. Elle a rappelé que ceux-ci sont parvenus, pour la première fois de leur histoire, à s’entendre pour coordonner leurs efforts et arriver à une positon commune: «le gouvernement du Québec doit jouer un rôle important dans l’accessibilité des étudiants aux études supérieures via les prêts et bourses», car «toutes les institutions vivent une crise financière et il nous faut plus de marge de manœuvre». Par contre, Mme Munroe-Blum a prévu que l’entente n’était pas contraignante et que peut-être certains membres de la Conférence des recteurs et principaux pourraient changer de camp. Elle a aussi contesté farouchement le fait que les étudiants ne reçoivent pas chaque dollar qu’ils investissent dans leur éducation, c’est-à-dire à l’université: «<em>Let the student get their dollars. International students are not the cash-cow of the government of Québec where they pay $17,000 per year. The university receives 1,700$ plus a grant of $5,000 for each international student, but there is still 10,300$ missing. This money, kept by the government, is reinvested into the whole education system in order to lower, at the actual level, the fees of Quebeckers</em>». Critiquant par le fait même les régulations du gouvernement du Québec quant à la gouvernance des universités.</p>
<p style="text-align: justify;">La principale a toutefois réfuté la proposition de certains groupes de permettre aux entreprises de financer directement l’université en apposant des publicités dans les locaux et dans les endroits publics de l’université comme c’est le cas aux HEC Montréal. Elle a ainsi mentionné que la campagne de financement via la philanthropie et les dons a pour but de récolter 750 millions de dollars et que pour l’instant les dons provenant des entreprises ont été beaucoup moins importants en proportion, étant donnée le solide socle des anciens. La principale a mis l’accent sur la nécessité de travailler avec le public et le privé: «<em>We need to work with the private sector. In Canada, we have a huge geography and small population; the only way to provide social and economic goods to regions across the country is with a real collaboration between governments, universities, research enterprises and the private sector. Let’s not forget the societal mission of the universities and the outcome is to make a difference in society</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Heather Munroe-Blum a ajouté que le régime gouvernemental de la gestion des universités était trop contraignant avec toutes les régulations et les directions provenant du ministère de l’éducation&nbsp; «<em>To govern ourself with appropriate senate is feasable</em>».&nbsp; Elle a d’ailleurs commenté l’idée de moduler les différents programmes universitaires: «<em>I don’t think it is black or white</em>». Elle s’est permise une parenthèse sur le sujet controversé du MBA,&nbsp;ce programme prestigieux où «<em>no one has a God-given right to a free MBA, it is dead-wrong to give people free MBA from the money of the undergraduate students. The discussions between McGill and the Government of Québec are still on track</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">Le Délit a demandé à la principale quel était son plan pour attirer plus de francophones à McGill compte-tenu de l’excellence de l’université au classement&nbsp; canadien: «<em>Il y a plus à faire sur ce dossier […] but we have worked very hard in a bilingual way, we have made substantial partnership with francophone institutions as the CEGEP de Jonquière, the Université du Québec à Chicoutimi and the HEC, these partnerships are an expression of commitment of McGill to attract more francophones.</em>» Il faut savoir qu’il y a&nbsp; environ 6000 étudiants francophones sur les 35 000 étudiants de premier cycle. Néanmoins, Mme Monroe-Blum a réaffirmé son engagement a attiré plus de francophones à McGill.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, Heather Munroe-Blum sera le porte-étendard d’une hausse des frais de scolarités et d’un plus grand engagement du gouvernement dans la distribution de bourses aux études. À la session d’hiver, la discussion portera sur l’avancement des dossiers discutés et elle a rappelé, en définitive, qu’elle désire restaurer le rôle des universités comme des forums de débat aux enjeux de société.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/heather-monroe-blum-a-coeur-ouvert-et-main-tendue/" data-wpel-link="internal">Heather Monroe-Blum à cœur ouvert et main tendue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Plaidoyer pour l’engagement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/10/plaidoyer-pour-l%e2%80%99engagement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Nov 2010 03:17:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’homme qui a serré la main du diable est venu à Concordia éclaircir la problématique des enfants-soldats et promouvoir l’engagement social.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/10/plaidoyer-pour-l%e2%80%99engagement/" data-wpel-link="internal">Plaidoyer pour l’engagement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C’est dans le grand auditorium de Concordia que l’Honorable Lieutenant-Général et Sénateur Roméo Dallaire est venu offrir une conférence axée sur l’engagement de la jeunesse dans le monde aux chanceux qui ont réussi à se tailler une place assise, dans un fauteuil ou sur les marches.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec une aisance déconcertante sur scène, M. Dallaire est venu sensibiliser l’auditoire à la question des enfants-soldats dans les pays victimes de guerres civiles et de guérillas. Il a dénoncé l’utilisation des enfants par les groupes armés comme une arme de guerre. Ainsi, il a présenté l’organisation qu’il chapeaute: Zero Force, qui cherche à bannir l’utilisation des enfants comme armes de guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Dallaire est venu souligner que le Canada avait beaucoup à donner au monde entier. Il rappelle à l’auditoire les exploits du Canada lors de la Deuxième Guerre mondiale où un million de jeunes hommes et jeunes femmes sont allés défendre la liberté en Europe. M. Dallaire a décrit la période actuelle comme une période de révolution où l’avenir est entre nos mains: «<em>The future is yours to shape not to survive; are you participating in the shape or surviving the future?</em>» a‑t-il lancé à l’auditoire déjà conquis.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Dallaire a demandé aux jeunes étudiants universitaires présents d’harceler leur député fédéral pour ne pas abdiquer devant les politiciens: «<em>You hold the balance of power this great democracy that is Canada</em>». Il a dénoncé le manque de vision des affaires étrangères du Canada affirmant que les politiques étrangères n’étaient pas considérées lors des élections et que le statu quo (au niveau de la politique étrangère) était synonyme de régression dans cette ère de changement et d’incertitude. Aussi a‑t-il porté le message de la nécessité pour le Canada d’avoir une vraie et concrète politique étrangère.</p>
<p style="text-align: justify;">L’esprit vif et accrocheur, M. Dallaire a exhorté les jeunes présents à prendre les choses en main:&nbsp; «<em>Leadership will always produce results well above what the science of management predicts as possible; where leadership will influence human beings and there is no limits to human beings</em>». C’est dans cette optique de prise en main que M. Dallaire a décrit le nouveau désordre mondial où 80% de la population mondiale vit dans la pauvreté: les nettoyages ethniques et génocides sont plus fréquents qu’avant, la peur du terrorisme a embrasé la planète et il existe toujours au moins 27000 ogives nucléaires connues et 3000 non répertoriés. Tout cela dans un contexte où on ne sait plus qui sont les gentils et qui sont les méchants comme lors de la Guerre Froide. Il a vivement dénoncé le fait que les enfants sont devenus la principale cible des guerres civiles où désormais 60% des enfants utilisés comme enfants-soldats sont des garçons et que 40% sont des filles.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Dallaire n’a pas pu esquiver la question du Rwanda, mentionnant que l’ONU n’avait pas laissé tomber le Rwanda, mais qu’il s’agissait bien des états souverains dans le monde qui avaient laissé tombé le Rwanda. Il a décrit l’inaction comme une action.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion de son exposé, M. Dallaire a rappelé à l’auditoire que le monde avait besoin d’une nouvelle génération de leaders, en faisant référence aux jeunes dans la salle. Au long de la conférence, M. Dallaire avait demandé à plusieurs reprises si un enfant né au Canada valait plus qu’un enfant né en Afrique; et si les pays riches laissaient passer la menace des enfants-soldats dans les pays en guerre, alors oui un enfant né au Canada valait plus qu’un enfant né en Afrique aux yeux des dirigeants qui laissaient cette situation continuer. Il a ré-enchérit et conclu en disant que «<em>All humans are human and therefore every child born in the world has the same value</em>.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/10/plaidoyer-pour-l%e2%80%99engagement/" data-wpel-link="internal">Plaidoyer pour l’engagement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Une «Magna Carta» québécoise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/une-magna-carta-quebecoise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 01:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Provincial]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=3034</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Québec fait une première nord-américaine en lançant la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, inspirée de pétitions déposées à l’Assemblée Nationale par deux jeunes filles touchées par des troubles alimentaires.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine de la mode à Montréal n’a pas échappé à sa tradition de promouvoir le bien-être dans sa peau. Dans sa foulée, le 15 mars dernier, était mise en ligne la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée. Le site internet de la Charte permet désormais à la population entière d’en prendre connaissance et de la signer afin que les valeurs qu’elle transmet puissent imprégner l’imaginaire collectif, et éventuellement changer les comportements.</p>
<p>La Charte encourage les citoyens à «promouvoir une diversité d’images corporelles comprenant des tailles, des proportions et des âges variés; encourager de saines habitudes autour de l’alimentation et de la régulation du poids corporel; dissuader les comportements excessifs de contrôle du poids ou de modification exagérée de l’apparence; refuser de souscrire à des idéaux esthétiques basés sur la minceur extrême», et autres recommandations qui visent à minimiser les risques de troubles alimentaires au sein de la société québécoise.</p>
<p>Lancée le 16 octobre 2009, cette Charte est née de la détermination de deux jeunes filles ayant souffert de troubles alimentaires à l’adolescence, Jacinthe Veillette et Léa Clermont-Dion. «Nous voulions démystifier aux yeux du public les maladies liées aux troubles alimentaires et faire pression sur le gouvernement pour l’inviter à agir,» confie Jacinthe Veillette. Ces jeunes femmes ont donc déposé deux pétitions totalisant plus de 3000 signatures à l’Assemblée Nationale.</p>
<p>«Il est important de s’attaquer à ces stéréotypes chez les jeunes filles et les femmes parce qu’elles sont les plus représentées dans les magazines; elles sont les plus bombardées d’images de femmes parfaites dans les médias, et surtout les plus touchées par les troubles alimentaires,» ajoutait Jacinthe Veillette en mentionnant qu’il ne fallait pas pour autant ex sans exclure les garçons et les hommes de la campagne. Cependant, la jeune femme ne veut pas voir la charte devenir une loi contraignante: elle souhaite que son adhésion soit volontaire, un peu comme la campagne publicitaire sur la beauté naturelle de la compagnie Dove.</p>
<p>Ainsi, Jacinthe Veillette et Léa Clermont-Dion furent les initiatrices par leur pétitions, mais le projet n’aurait pas pu continuer à évoluer sans sa prise en mains par Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, Mme St-Pierre confie qu’«avec tout le cynisme envers les politiciens qui règne depuis quelques années, lorsqu’elles sont venus déposer leurs pétitions, je me suis fait un devoir de répondre à Jacinthe et à Léa».</p>
<p>Lors de l’élaboration de la Charte, le groupe de travail qu’elle a mis sur pieds s’est inspiré de ce qui s’est fait en Europe, et plus particulièrement du projet sur l’image corporelle de la ministre française de la santé. Elle explique qu’au sein du groupe de travail, «les représentants du monde de la mode québécoise l’ont agréablement surpris par leur ouverture sur la problématique, et ils ont grandement participé à cette charte.»</p>
<p>Maintenant que le site internet est lancé, la prochaine étape, et l’objectif de Mme St-Pierre, est le dialogue entre les palliers provincial et fédéral. Quant à elle, des mesures contraignantes et légales ne sont pas exclues, «mais seulement en dernier ressort; si les comportements ne changent pas au Québec.» La ministre a définitivement pris le leadership dans ce dossier et elle portera l’étendard d’une image corporelle saine et diversifiée au Québec, à travers le Canada et à l’étranger. Pour signer la Charte Québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, et ainsi amener des changements de comportement et de vision au sein de la population et du monde de la mode, le site internet est le suivant: <a href="http://www.jesigneenligne.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.jesigneenligne.com</a></p>
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		<title>Bâtissons notre avenir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/02/batissons-notre-avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francis Laperrière-Racine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 22:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=2733</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qui a dit que la jeunesse n’allait nulle part? Le colloque <em>Bâtissons l’avenir</em> nous a fourni la preuve du contraire. La relève est prête et les idées bouillent!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le colloque «Bâtissons l’Avenir» a rejoint un peu plus de 300 jeunes entre 18 et 35 ans le 20 février dernier. C’est sous l’impulsion des organismes Force Jeunesse et le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec que le colloque célébrait sa cinquième année d’existence. Sans affiliation idéologique ou politique, il se donne pour objectif de créer un espace pour les jeunes «qui ont des opinions sur la chose publique», comme l’explique Jonathan Plamondon, président et porte-parole de Force Jeunesse. Si plusieurs enjeux tels la santé financière de la province, l’éducation de ses citoyens et la culture entrepreneuriale, le principe sous-tendant la journée était celui de l’équité intergénérationnelle.</p>
<p>le premier conférencier à s’élancer dans l’arène était m. régis labeaume, maire de la ville de québec, livrant sa vision future de la ville qu’il administre. il a, par ailleurs, partagé son mécontentement face à la bureaucratie administrative de la vieille capitale. avant de mettre de l’avant les accomplissements de son administration, dont la mise en candidature de québec au forum des cultures en 2016 et aux jeux olympiques de 2022, il soulignait: «c’est qui qui met sa face sur le poteau? c’est moi, donc c’est moi qui décide!» m. labeaume a également réitéré son appui à l’entreprenariat de la jeunesse.</p>
<p>La deuxième intervenante était Mme Pauline Marois, chef de l’Opposition Officielle à l’Assemblée Nationale et chef du Parti Québécois. Mme Marois est venu mettre de l’avant la nécessité pour le Québec d’affirmer sa souveraineté et a exposé sa vision de l’achèvement du projet. Elle justifiait sa position politique par des motifs politiques pratiques, comme celui de ne plus devoir consulter la capitale fédérale pour réaliser divers objectifs.</p>
<p>Elle a également mentionné l’aspect culturel ainsi que l’unicité de l’identité québécoise. «La souveraineté ne règlera pas tout», a reconnu Mme Marois en soulignant que cette problématique avait encore toute sa place dans le débat public. «Mais, […] c’est déjà un commencement.»</p>
<p>Le dernier conférencier, le Ministre des finances du Québec, M. Raymond Bachand, est venu partager, avec l’auditoire qui s’est rapidement rempli de jeunes et de journalistes, l’importance pour le gouvernement du Québec de revenir au déficit zéro pour l’exercice budgétaire de 2013–2014.</p>
<p>Selon M. Bachand: «[…] non seulement faut-il revenir à l’équilibre budgétaire, mais il faut aussi commencer à dégager des surplus dès 2013–2014 pour ainsi respecter une bonne vieille valeur libérale: l’équité intergénérationnelle».</p>
<p>«On est très satisfait de la journée» a conclu M. Plamondon. «Il n’existe pas vraiment de meilleure démonstration de l’implication des jeunes au Québec».</p>
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