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	<title>Samuel Ferrer - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Lire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/11/lire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2018 15:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Visuelles]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Création]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui fait un bon lecteur ou une bonne lectrice? La question mérite d’être posée, et nécessite d’être lue. Il faut d’abord que le lecteur ou la lectrice puisse tourner les pages, ou scroller les lignes de l’objet lu, sans quoi la continuité de l’écrit s’estompe; quand bien même une suite serait rédigée, elle n’existerait&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2018/09/11/lire/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Lire</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Qu’est-ce qui fait un bon lecteur ou une bonne lectrice? La question mérite d’être posée, et nécessite d’être lue. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut d’abord que le lecteur ou la lectrice puisse tourner les pages, ou <i>scroller</i> les lignes de l’objet lu, sans quoi la continuité de l’écrit s’estompe; quand bien même une suite serait rédigée, elle n’existerait pas car elle ne se déroule que sur papier, et non sur pupilles. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut également 3 œufs, 150 grammes de farine de froment, et par trois fois le tiers d’une demi-tablette de chocolat. Ou plus précisément, il faut s’intéresser à l’objectif de l’écrit (s’il en possède un), à sa forme (un moule rond sera préféré à un plat carré), et ne pas croire tout ce que l’on nous raconte. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut ensuite croire tout ce que l’on nous raconte, tant que l’on nage dans les pages, celles des petites fenêtres en arc-de-cercle; se vêtir du pagne des lignes de l’histoire. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut un peu de témérité, et oser déchiffrer le double ‘f’ qui suit le ‘déchi’ — braver les mots dans leur entièreté sous peine de les déchirer.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il faut parfois boucler son iris, <i>sampler</i> ses paupières, décoder subrepticement, à répétition, une phrase. Il faut de temps à autre fermer les yeux, pour laisser les arômes des mots décanter, et infuser les effluves de l’esprit. </span></p>
<p class="p1">Il faut aussi se dire que ce qui est lu n’est plus à prendre, mais reste à découvrir.</p>
<p class="p1">Pour lire, il faut toujours obéir à l’auteur·e contre son gré; suivre le rythme des syntaxes qui nous sont imposées. Le rythme peut être écourté par petit sot&nbsp;intelligent; il demeure toujours le même et nous ne pouvons y échapper. Tout au plus, nous altérons la musique, mais nous n’en changeons pas sa composition. Nous nous la rendons plus inaudible.</p>
<p class="p1">Il faut se réveiller lorsque l’on s’est endormi·e page 297, paragraphe 6 ligne 4, douzième mot. Le chapitre 3 aurait dû finir bien plus tôt.</p>
<p class="p1">Il faut s’absoudre de l’absurde, réaliser le réalisme, policer le policier, fantasmer le fantastique, et se tricoter une paire de trois chaussettes; la dernière changeant toujours de couleurs. Il faut s’essayer à tous les styles, s’essuyer sur toutes les couvertures, quitte à être couvert·e d’un charbon lettré.</p>
<p class="p1">Il faut se dessiner les contours flous de visages fumeux. Brume personnelle où l’on ne voit pas plus loin que le bout de sa ligne.</p>
<p class="p1">Et puis surtout, au bout d’un moment, il faut accepter d’arrêter. De toute façon, même si vous ne le vouliez pas, je le ferais pour vous.</p>
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		<item>
		<title>C’est fort en café</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/cest-fort-en-cafe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 16:14:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[café]]></category>
		<category><![CDATA[Politique étudiante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le campus se déchire sur la question du travail.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">lors que l’apolitisme politique estudiantin continue de créer des tensions au sein du campus, les principaux journaux de McGill semblent jeter un voile d’ombre sur la véritable polémique du moment. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il n’est pas étonnant que la presse mcgilloise ne désire pas s’exprimer sur le sujet en question quand on sait que la simple mention dudit problème suffit à créer des émeutes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En témoignent les célèbres <i>sit-in</i> qui ont eu lieu chaque jour cette semaine, vers les environs de midi, à la cafétéria de l’Association des étudiant·e·s en premier cycle de l’Université McGill (AÉUM, ou <i>SSMU</i> en anglais, <i>ndlr</i>), où de nombreux·ses étudiant·e·s ce sont assis·e·s sur les chaises prévues à cet effet.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant, <i>Le Délit</i>, dans sa neutralité radicale, n’a pas peur de prendre position et de choisir un camps — sans pour autant délaisser l’autre. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est ainsi que ce journal a enquêté sur <i>la</i> question qui fâche: vaut-il mieux travailler à la bibliothèque ou dans un café? </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>À l’origine, tout était clair</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour comprendre la véhémence issue d’une telle question, il faut revenir aux sources de la dichotomie bibliothèque/café: «Aux origines, tout était clair. À la bibliothèque on étudiait et on lisait des livres, et dans un café on parlait et on buvait du café», m’indique Unmakia Tosoja, professeure émérite de l’Université, spécialiste en Histoire de la torréfaction. «Or, avec l’arrivée des cafés à emporter et les avancées technologiques, les bibliothèques ont commencé à contenir, en plus de salles d’études silencieuses, des espaces où il était possible de parler et d’amener sa boisson chaude. C’est là qu’on trouve la source du problème. L’étudiant·e de base avait perdu ses repères.»</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« Il est vrai que les salles silencieusement grises de McLennan offrent une atmosphère d’étude joviale qui sied à bon nombre de nos collègues universitaires »</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Entre confort et ambiance</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En résulte les tensions actuelles.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>D’un côté, les partisan·e·s de la bibliothèque affirment que ce lieu institutionnel a depuis toujours eu pour vocation de promouvoir l’apprentissage: «Quand je suis entouré de livres, j’arrive vraiment mieux à me concentrer sur mon écran», m’explique un élève de troisième année en Histoire des Lettres, qui préfère rester anonyme pour des raisons évidentes d’anonymat. «En plus, si je veux boire un truc, il y a toujours la possibilité de se délecter d’un café hors de prix dans un sous-sol bétonné. Je ne reste même pas seul puisque je peux dire bonjour à quelqu’un toutes les deux minutes. Je ne vois pas ce qu’on pourrait demander de plus!». Il est difficile de rétorquer quoi que ce soit à cet argument. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est vrai que les salles silencieusement grises de McLennan offrent une atmosphère d’étude joviale qui sied à bon nombre de nos collègues universitaires. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Or, c’est précisément ce silence que les adeptes des cafés montréalais dénigrent: «Je ne vois pas l’intérêt d’avoir du silence quand on peut être entouré d’une multitude de conversations et de bruits ambiants, comme le bruit constant d’une machine à expresso, tous aussi apaisants les uns que les autres. De plus, nous aussi on a des cafés hors de prix, on ne les trouve pas que sur le campus, mais dans une multitude d’endroits à tendance <i>hipster</i> du plateau Mont Royal. Au moins, en allant toujours au même café à trois rues de chez moi, je m’intègre dans la vie québécoise!», me rétorque Camille Smoussi-Keille. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une méthode ambitieuse</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il semblerait donc que les deux partis soient irréconciliables. Cependant, tout n’est pas perdu puisque qu’une troisième alternative est en cours d’élaboration. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce projet ambitieux développé par un groupe d’étudiant·e·s du premier cycle viserait à ne pas travailler du tout, simplement: «Le meilleur moyen de résoudre le problème était d’enlever l’élément contentieux, c’est simple, mais il fallait y penser. De plus, le fait de ne pas travailler n’empêche pas de se plaindre de la quantité de travail que l’on doit faire. C’est gagnant-gagnant», m’explique la directrice du projet. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il ne vous reste donc maintenant qu’à choisir votre camp. </span></p>
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		<title>Jeu de passe-passe hydraulique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/31/jeu-de-passe-passe-hydraulique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Oct 2017 16:51:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[électricité]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Hydro-Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les centrales hydrauliques réversibles offrent une solution pour stocker l’énergie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">I</span><span class="s1">l y a quelques semaines, j’écrivais sur l’importance de l’électricité et la difficulté de conserver l’énergie renouvelable. Une des formes d’énergie renouvelable les plus facilement stockables est l’énergie hydraulique. Le principe est simple. Il suffit de construire un barrage sur une rivière ou fleuve afin de créer un réservoir d’eau. Cette masse d’eau est ensuite relâchée grâce à des canaux à l’intérieur desquelles sont placées des hélices. L’eau fait tourner les hélices, ce qui produit de l’électricité — qui est ensuite envoyée dans le système électrique national. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est certain que les barrages sont des installations particulièrement perturbatrices pour les écosystèmes avoisinants, et qui ont déjà inondé des terres autochtones au Canada. Cependant, il se pourrait que ce type d’installation permette de stocker le surplus d’énergie de source renouvelable qui est, par nature, difficile à stocker. Ainsi, grâce au barrage, il serait possible de relâcher de l’énergie originellement éolienne ou solaire, sous forme d’électricité, les jours gris sans une once de vent. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Un potentiel bien réel</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce tour de magie, ou plutôt d’ingénierie, est rendu possible grâce à un certain type de barrage nommé «pompage turbinage», une technologie développée dans les années 1980. Le concept est simple.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Au lieu d’avoir un seul bassin supérieur qui relâche ses eaux dans la continuation de la rivière ou du fleuve, un deuxième bassin, dit «inférieur», est construit à la sortie des canaux d’évacuation d’eau.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Nous avons donc deux bassins placés à une différente altitude, un supérieur et un inférieur.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En temps normal, l’eau coule du bassin supérieur au bassin inférieur, créant de l’électricité grâce à des turbines, comme dans un barrage hydraulique normal. Or, la spécificité des barrages de type pompage-turbinage est qu’en plus des turbines, une pompe est installée, ce qui permet d’hisser l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Ainsi, l’eau placée en altitude pourra à nouveau être déversée dans les canaux d’évacuation, actionnant les turbines, produisant de l’électricité, etc. </span></p>
<p class="p7"><span class="s2"><b>Transformer l’électricité en électricité</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce système permettrait de stocker le surplus d’énergie renouvelable difficilement stockable. En période de surplus d’électricité d’origine éolienne par exemple, ladite électricité pourrait être utilisée pour alimenter la pompe. Somme toute, l’énergie éolienne — dans ce cas — est transformée en énergie potentielle de l’eau. Ainsi, cette énergie potentielle de l’eau pourrait être retransformée en énergie électrique en période de sous-production ou de surconsommation. Cette forme de conservation d’énergie n’est toutefois pas une réponse exhaustive au problème des énergies renouvelables. La création de deux bassins modifie le relief et l’hydrologie d’une région. De plus, dans le processus de transaction entre les différentes formes d’électricité, entre 15% et 30% de l’énergie est perdue. Cependant, cette énergie serait perdue dans tous les cas s’il n’y avait aucun moyen de la stocker.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>L’avenir des énergies renouvelables passera aussi par l’intelligence des ingénieur•e•s à passer d’une forme d’énergie à une autre afin de la conserver. Selon les mots de Lavoisier, et avant lui d’Anaxagore (preuve que l’énergie nous est vitale depuis un petit bout de temps), «rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme». Alors transformons notre modèle de production électrique. </span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Et la lumière fut…renouvelable?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/03/et-la-lumiere-futrenouvelable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2017 15:31:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[électrolyse]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[energies fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dépit de leurs vertus, les énergies renouvelables ne sont pas sans poser problème. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">électricité est indispensable à notre aisance de vie – sans blague, essayez de vivre sans frigo, sans pouvoir recharger votre téléphone ou sans radiateur. En somme, l’électricité c’est bien. Oui mais… Une fois ce constat innovant établi, il convient de se demander d’où nous provient notre électricité. Si l’invention de M. Volta a révolutionné nos vies, de nos jours l’électricité n’est plus produite par des disques de métaux et des disques de cotons. Dans le monde d’aujourd’hui, selon le CNRS, l’électricité nous provient à 68% de sources thermiques (pétrole, charbon, gaz), à 16% d’énergie hydraulique, à 12% d’énergie<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>nucléaire et à 4% d’énergie renouvelable (autre qu’hydraulique). Ces rapports de grandeur changent en fonction des pays. En France, près de 75% de la production électrique provient du nucléaire. Au Canada, l’énergie hydraulique représente 58% de la production. En deuxième place arrivent les énergies thermiques qui représentent 20%.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour autant, même si les rapports de grandeur varient, les énergies fossiles (thermiques) et nucléaires demeurent les plus utilisées dans bon nombre de pays. Cependant, ces types d’énergie ne sont pas pérennes. Certes, les réserves en uranium nous permettraient de produire de l’électricité par scission pendant de nombreuses années; il n’en demeure pas moins vrai que ce type d’énergie est par nature limité, sans parler des risques associés à sa production. En découle le fait que les énergies «vertes» ou renouvelables seront les énergies du futur, et même du présent.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Ces types d’énergies ne sont cependant pas sans problèmes. Si elles sont infinies, ces réserves d’électricité ont une difficulté intrinsèque.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Entre problèmes… </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces types d’énergies ne sont cependant pas sans problèmes. Si elles sont effectivement infinies – on imagine mal le jour où il n’y aura plus de vent ni de soleil – ces réserves d’électricité ont une difficulté intrinsèque. Elles n’existent que quand elles le veulent bien – à l’exception de l’énergie hydraulique où la régulation des eaux est déjà relativement bien maitrisée. Toutefois, même cette dernière n’est pas sans impact environnemental. La construction de barrage hydraulique entraine souvent de grandes perturbations dans l’écosystème avoisinant la construction, causant inondations et envasement des rivières. En Amérique du Nord, ces constructions bafouent souvent les terres historiquement autochtones. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le charbon, un litre de pétrole ou une tonne d’uranium; voilà des énergies figées. Il «suffit»<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>de les brûler ou d’en séparer les atomes pour libérer leur potentiel énergétique. On peut donc avoir de l’énergie sur commande. Or, le vent et le soleil ne se commandent pas. C’est là l’enjeu majeur des scientifiques de nos jours: comment stocker l’instockable?</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Cependant, tout espoir n’est pas perdu. La solution pourrait venir d’une expérience que font tous les élèves de secondaire, nommée l’électrolyse.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Et solutions… </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La première solution consiste à utiliser des batteries, comme celles utilisées pour les ordinateurs. La surproduction y serait stockée afin de pouvoir la relâcher lors des périodes où la production serait faible et/ou la consommation d’énergie grande. Inconvénient, les batteries ne peuvent pas garder leur charge très longtemps et doivent être régulièrement remplacées. De plus, elles sont souvent composées de matériaux peu écologiques, notamment le plomb et le lithium. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une alternative aux batteries chimiques est néanmoins en cours de développement. Appelée VOSS (Volant de Stockage Solaire), cette batterie vise à transformer l’énergie électrique d’origine solaire produite pendant la journée en énergie cinétique à l’aide d’un cylindre de béton tournant sur lui même. Elle pourrait ensuite être retransformée en électricité le soir grâce aux accélérations et freinages du cylindre. Cette alternative ne peut cependant pas encore être reproduite à grande échelle, car elle coûte cher et nécessite de remplacer certaines </span><span class="s1">pièces régulièrement.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Pour autant, il reste là deux inconvénients, le premier d’ordre écologique et le deuxième d’ordre systémique.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Lueur d’espoir </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant, tout espoir n’est pas perdu. La solution pourrait venir d’une expérience que font tous les élèves de secondaire (oui, si tu avais écouté en cours de chimie, tu aurais pu sauver le monde!), nommée l’électrolyse. Cette opération permet de séparer, grâce à un courant électrique, les molécules d’oxygène et d’hydrogène – ou plus généralement, de transformer une force électrique en force chimique. De fait, l’hydrogène est particulièrement facile à conserver. Il peut être liquéfié et transporté, et ne nécessite pas beaucoup de place (contrairement à une centrale nucléaire, une batterie à hydrogène pourrait être installée dans un jardin). Une fois cette énergie stockée sous forme d’hydrogène, elle peut facilement être retransformée en électricité. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De ce fait, les bâtiments deviendraient autosuffisants en énergie et pourraient réguler eux-mêmes leur afflux en fonction de leur consommation. Peu coûteux, à l’exception de l’installation du système (car l’énergie est produite gratuitement et consommée par le bâtiment producteur), ce type de production pourrait même se généraliser au niveau des quartiers, les bâtiments s’alimentant entre eux.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour autant, il reste là deux inconvénients, le premier d’ordre écologique et le deuxième d’ordre systémique. De fait, l’hydrogène produit par électrolyse nécessite une certaine quantité d’eau, ce qui pourrait s’avérer problématique. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De plus, la généralisation de ce type de stockage nécessiterait une réinvention de la ville comme foyer de production. Ce dernier point n’est cependant pas réellement un inconvénient. Un esprit avisé le verrait plutôt comme une opportunité, un moyen de se rapprocher d’un respect énergétique de la planète, tout en incitant à mettre ses ressources en commun.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’énergie, un esthétisme urbain</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/lenergie-un-esthetisme-urbain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 14:41:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[ÉcoArt]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[NIMBY]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment imaginer une production d’énergie urbaine, sans dénaturer la beauté des villes?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/lenergie-un-esthetisme-urbain/" data-wpel-link="internal">L’énergie, un esthétisme urbain</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">N</span><span class="s1">IMBYism n’est pas le dernier DJ à la mode de la scène berlinoise, ou la dernière version du système d’exploitation d’Android. Aussi méconnu qu’il puisse-t-être, cet acronyme relate d’un phénomène social qui complique la mise en œuvre de nombreux projets urbains. </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Oui, mais pas dans mon jardin…</span></strong></p>
<p class="p6"><span class="s1">NIMBY, c’est un condensé d’une hypocrisie moderne où l’on désire toujours plus de technologies sans devoir en subir les aspects négatifs. NIMBYism, c’est «<i>Not In My Backyard</i>» (Pas dans mon arrière-cour, ndlr). Bien que ne se rapportant pas nécessairement aux infrastructures vertes, le phénomène NIMBY est particulièrement visible dans le rapport à l’énergie éolienne que nous entretenons. Évidemment, tout le monde voudrait avoir plus d’énergie verte, puisqu’il est positif de «sauver la planète»! Mais pas si cela veut dire qu’il faut installer une éolienne dans mon jardin. NIMBY est l’un des défis majeurs qu’auront à affronter les urbanistes d’aujourd’hui. Comment intégrer des infrastructures plus respectueuses de l’environnement à l’intérieur des villes? Comment lier esthétisme et protection de l’environnement? </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Multiplicité de l’esthétisme</span></strong></p>
<p class="p6"><span class="s1">Bien sûr, l’esthétisme et la protection de l’environnement ne se limite pas aux problèmes urbains d’énergie, et de nombreuses initiatives sont déjà en place. Des films et des expositions photos de Yann Arthus Bertrand (pour ne nommer que lui) visent à sensibiliser le public au courant de l’art environnemental – ou l’EcoArt. À travers ce courant l’esthétisme et la nature s’entrecroisent régulièrement. Pourtant, c’est bien à l’intérieur de la ville que le véritable changement peut s’opérer. Les architectes commencent à s’en rendre compte et à apporter des réponses esthétiques et écologiques. En témoignent par exemple les Forêts Verticales (<i>Bosco Verticale</i>) de l’architecte Stefano Boeri à Milan (Italie) et Liuzhou (Chine) qui permettent d’absorber du CO</span><span class="s2">2</span><span class="s1">, rendant donc la ville plus verte aussi bien visuellement qu’écologiquement – ou bien encore à Paris où les célèbres tours publicitaires Morris pourraient bientôt être remplies de micro-algues permettant de purifier l’air. Il semble donc envisageable de concilier la publicité –vecteur potentiel de pollution – avec un subtil mélange écolo-consommateur.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«NIMBYism, c’est «<i>Not In My Backyard</i>» (pas dans mon arrière-cour, ndlr)»</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><strong><span class="s1">L’énergie, une pollution visuelle</span></strong></p>
<p class="p6"><span class="s1">Pour autant, si ces courants artistiques et initiatives scientifiques démontrent une prise de conscience quant à la nécessité de lier art, esthétisme visuel et respect de l’environnement, elles ne sauraient apporter une réponse exhaustive aux problèmes environnementaux – en particulier celui de l’énergie. Jusqu’à présent, l’énergie que nous consommons aussi bien en Europe qu’au Québec est généralement produite en dehors des villes. Dès lors, nul besoin de se soucier des risques sismiques de Fessenheim, ou des hectares de terres historiques autochtones inondées. Or, ce système de production centralisé a pour vocation de changer. De fait, les énergies vertes ont cet inconvénient que l’énergie produite est très difficile à stocker – il convient donc de décentraliser leur production en l’incorporant aux villes. Se pose là le problème du NIMBYism écologique. </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">La ville partagée</span></strong></p>
<p class="p6"><span class="s1">Une solution est offerte par Jeremy Rifkins dans son livre <i>La troisième révolution industrielle</i>. Pour palier les difficultés de conservation et de transport, l’auteur suggère de transformer nos quartiers en centrales énergétiques – photovoltaïques principalement. Une production locale liée à une consommation locale et de petites infrastructures permettraient de se libérer des plus grosses qui génèrent de la pollution (visuelle). Ainsi, le NIMBYism est battu. Qui plus est, cette transformation de production s’accompagnerait d’un réseau électrique partagé où la surconsommation de l’un est alimentée par la sous-consommation de l’autre. L’énergie deviendrait donc un véritable bien commun, partagé entre les habitants des communes. </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/lenergie-un-esthetisme-urbain/" data-wpel-link="internal">L’énergie, un esthétisme urbain</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Été 2015</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/28/ete-2015/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Mar 2017 14:07:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=28359</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ligne de fuite </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">À l’occasion de la Francofête<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Le Délit</i> et le centre d’enseignement du français de l’Université McGill ont organisé un concours d’écriture créative. Le concours s’est divisé en deux catégories : écriture pour les étudiant-e‑s de français langue seconde de McGill et écriture pour les étudiant-e‑s francophones de McGill. Les six textes retenus seront publiés dans le cahier de création du <i>Délit</i> du 4 avril 2017. En attendant, retrouvez cette semaine les deux premières places de la catégorie étudiant-e‑s francophone.</span></p>
<hr>
<p class="p1"><span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span></p>
<p class="p2">Deux, trois, quatre bulles,<br>
Les cheveux lissés par le lac,<br>
Un château surplombant de son gothique,<br>
Le baroque, le bel, vert d’air, de Klimt.</p>
<p class="p2">Je prends ma respiration,<br>
Notre-Dame m’observe.<br>
Ses tours rivalisent sans horloges,<br>
Astronomique; le temps tourne.</p>
<p class="p2">La Pyramide des montagnes<br>
Se reflète dans son miroir aquatique.<br>
‑Je mélange deux poèmes.-<br>
Ondulations, de respiration, trouble ce pic.</p>
<p class="p2">Rien ne rime, et ça ne rime a rien.<br>
La musique embrouille mon cerveau.<br>
Il, je, nous, il n’y a personne.<br>
Je ne sais qui choisir.</p>
<p class="p2">Et pourquoi d’abord ?<br>
C’est vrai, je n’ai pas posé de question.<br>
Le soleil cède sa place à la pluie.</p>
<p class="p2">Scintillement estival des jours qui flottent.<br>
Ce papier n’a pas de sens.<br>
La marge n’y est pas au bord.<br>
Et pourquoi d’abord ?</p>
<p class="p2">Ah ! Vous trouverez bien la question.</p>
<p class="p2">30/07/15<br>
Ou plus tard..</p>
<p class="p2">-&nbsp;Deuxième prix, Samuel Ferrer</p>
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		<title>L’indifférence globale pour le Yemen</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/21/lindifference-globale-pour-le-yemen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2017 12:39:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains accusent l’humanité d’avoir perdu sa boussole morale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/03/21/lindifference-globale-pour-le-yemen/" data-wpel-link="internal">L’indifférence globale pour le Yemen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">lors que les Nations Unies annoncent la pire crise humanitaire depuis la fin de la dernière guerre mondiale, les pays qui en font l’objet restent sous-médiatisés, pour ne pas dire complétement oubliés. Pour essayer de réajuster la balance, les étudiants de McGill pour UNICEF (McGill Students for UNICEF, en anglais, <i>ndlr.</i>) organisaient une table ronde sur le conflit qui ravage l’un des pays les plus pauvres du Moyen Orient: le Yémen.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Consensus des intervenants</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les intervenants viennent de tous horizons et témoignent pourtant d’un consensus quant à la situation du pays. Dans leur présentations, la journaliste Nawal Al-Maghafi, les étudiants yéménites de McGill, Rachel Kiddell Monroe (représentante de Médecin sans frontières, MSF) et Mehri Ghazanjani (docteure en Conflit Ethniques du Moyen Orient) nous transmettent le même message. La situation yéménite ne fait qu’empirer d’année en année, et les répercussions se font sentir dans les populations civiles. Kiddell Monroe nous résume cette crise humanitaire en trois points: malnutrition, manque de services médicaux, et déplacement intérieur des populations. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">De ces trois points, c’est peut-être le premier qui affaiblit le plus les populations locales. De fait, le Yémen dépend à 90% d’imports pour sa nourriture. Or, l’Arabie Saoudite imposant un blocus sur les ports du pays, la population se voit forcée en état de siège, prise au piège entre le conflit opposant les rebelles Houthis du nord et les forces gouvernementales du sud. Al-Maghafi, journaliste yéméno-britanqiue pour la <i>BBC</i> nous informe qu’au Yémen, un enfant meurt toutes les 10 minutes, et qu’un tiers de ceux qui survivent souffrent déjà de dégâts corporels sévère dus à la malnutrition. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une guerre par procuration</b></span></p>
<p class="p5">Le Yémen, nous explique Ghazanjani, est un pays fabriqué artificiellement depuis l’unification en 1990 de la de la République Yéménite Arabe (nord) et la République populaire du Yémen (sud).</p>
<p class="p5">Saleh, président à l’époque, monte les différentes factions du pays entre elles en déployant un jeu politique de mécénat envers ces dernières. La marginalisation continue de la population du sud expliquerait en partie le conflit actuel, lesdites tensions ayant déjà amené une guerre civile en 1994, ainsi que différents conflits en 2004 et 2011.</p>
<p class="p5">Cependant, le clivage géographique et religieux (chiisme contre sunnisme) n’explique pas entièrement l’étendue du conflit. Pour Kiddell Monroe, ce conflit est bien une «guerre par procuration» entre l’Iran et l’Arabie Saoudite. Cette dernière nation mène en effet une coalition aérienne touchant et tuant souvent les civils (locaux et membres des ONG, comme par exemple lors du bombardement d’un hôpital de MSF).</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>«S’en préoccuper n’est pas suffisant» </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">C’est ce que nous exhorte dit la représentante de MSF. Alors que les perspectives de paix gouvernementales semblent enterrées, la guerre servant à légitimer le rôle protecteur des acteurs locaux, ce sont les citoyens qui pourrons altérer le statu quo. En effet, c’est en augmentant la visibilité du conflit, en demandant à nos représentants parlementaires de plaider en faveur de la paix, même si ces crises «ne nous touchent pas directement. Alors que 64 millions de personnes fuient la guerre pour vivre, survivre, il est temps de se demander pourquoi nous n’agissons pas avec plus de ferveur, de se demander quand nous retrouverons notre boussole morale.&nbsp;</span></p>
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		<title>De l’importance de la misogynie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/31/de-limportance-de-la-misogynie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2017 14:17:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Enquête sur la branche masculine du féminisme. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/31/de-limportance-de-la-misogynie/" data-wpel-link="internal">De l’importance de la misogynie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">La semaine dernière se tenait l’un des mouvements globaux les plus encourageants de ces derniers mois, un mouvement féministe d’abord, anti-Trump ensuite ; le mouvement <i>Women’s March</i>.<br>
Tout inspirante que soit cette manifestation, il semblerait qu’un point vienne l’obscurcir –des hommes y ont participé.<br>
C’est en tout cas ce que rapporte un bloggeur indépendant sur le site<i> www.jean_eustache_lereporteramoustache.com</i>. Dans un de ces articles, il questionne la dimension normative d’une telle insertion masculine, se demande si celle-ci n’amoindrirait pas la force du mouvement féministe.<br>
«Aux premiers abords, écrit-il, on pourrait ne pas s’en inquiéter, pourtant une recherche sémantique approfondie nous montre l’incongruité de la situation. En effet le nom du mouvement «<i>Women’s March</i>»… n’a ‚à priori, rien de spécial. Or, traduisons maintenant ce même titre en français. Qu’obtenons-nous? «La marche des femmes». On comprend donc bien l’absurdité d’y avoir des hommes. Ce doit être un vaste complot!»</p>
<p class="p3">Pour éclaircir ce mystère, au lendemain de la marche, un grand colloque a été organisé par l’association AVHV (Association des vrais hommes virils, <i>ndla</i>) en partenariat avec la TEUBP (Troupe exécutive unilatérale pour la bravoure phallocratique, <i>ndla</i>) et le CONARD (Comité organisateur national des hommes avertis républicains-démocrates, <i>ndla</i>).</p>
<p class="p3"><i>Le Délit</i> a pu assister à cette réunion d’experts –et vous retrace les moments saisissants.</p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>L’égalité… pourquoi faire ?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">La table ronde commence par une phrase d’introduction enflammée de son président, M. Glolourdeau.&nbsp;</span><span class="s2">«Les hommes n’ont aucun intérêt à être féministes. Nous avons été privilégiés depuis des siècles, nous sommes mieux payés, on peut porter ce que l’on veut sans être objectifiés, sans se faire siffler ou harceler. C’est la belle vie, on ne veut pas l’égalité, ce serait un scandale!»</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Perdant presque tout décorum, un des membres interpelle ses collègues: «Un homme féministe ce serait quoi… un homme qui reconnaît ses privilèges et qui les trouves immoraux ? Quelle absurdité! Évidemment qu’ils sont immoraux, mais pourquoi vouloir que les humains soient égaux, alors que l’on peut les différencier à partir d’un simple caractère biologique –donc sans fondements logique, sans raisonnement, sans argument, juste parce que c’est possible ?!»</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Au milieu d’un tumulte émergeant, chaque homme coupant la parole de l’autre, pratique si caractéristiques de ces derniers; un des membres nous glisse timidement à l’oreille.<br>
</span><span class="s2">«Ils s’affolent, mais vous savez, la misogynie va bon train. Quel plus bel exemple que M. Trump et ses ministres (au masculin) qui légifèrent sur ce que les femmes peuvent faire de leur organe reproductif ? Et puis, entre nous, quel est le synonyme du mot «humain»… ne dites vous pas «Hommes»? (<i>rire gras</i>) Vous voyez, même notre propre langue reconnaît la domination de l’homme sur la femme (<i>rire vraiment très gras</i>).»</span></p>
<p class="p5"><span class="s3"><b>Synthèse.</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Il semblerait donc, après avoir recoupé tous ces témoignages d’expert, que les hommes ayant participé aux manifestations «<i>Women’s March</i>» autour du monde seraient tout simplement en faveur d’une équité des sexes. Pour autant, il ne faudrait pas croire qu’ils soient le cœur même de ce mouvement. Si ils y participent, ce ne serait qu’en tant qu’alliés –car le but d’un telle démarche vise bel et bien donner aux femmes le pouvoir de parole et d’actions qui leur est dû. Quel étrange phénomène dans un monde pourtant ouvertement hétéro-patriarcal. Or si le féminisme n’était pas un «complot», mais bien un mouvement pour l’égalité, serait-il possible, alors, d’imaginer un monde où le féminisme serait simplement «le sens commun»?&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><i>NDLA : Ceci est une satire, toute ressemblance de pensée entre celle exprimée par M.Grolourdeau (et différents membres du colloque) et celle de personnes de votre entourage serait fortuite, et très franchement assez inquiétante</i></span></p>
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		<item>
		<title>Ø</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/o/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 15:56:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=27351</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ligne de fuite </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Fonds rouges,<br>
Taches bleutées,<br>
Pointes jaunes,<br>
Dans l’obscurité<br>
Interne<br>
Baignée de soleil.</p>
<p class="p1">Le vent tourne en ronds délicats<br>
Dans mes oreilles.<br>
Le va-et-vient incessant des voitures,<br>
Ce ressac citadin.</p>
<p class="p1">Pas de drapeaux à l’horizon<br>
Pourtant ils flottent partout sur la ville.<br>
Des brindilles nationales sur cette île capitale.</p>
<p class="p1">Il nous faut un rythme<br>
Il est propre à chacun.<br>
Le mien est en syncope,<br>
Comme la sirène de l’ambulance<br>
Que l’on entend avant, pendant, et après</p>
<p class="p1">Il y a ici d’autres sirènes, d’acier.<br>
Entre des figures de marbre aux cheveux blonds.</p>
<p class="p1">C’est stéréotypé, bien évidemment.<br>
Je généralise, comme d’habitude.<br>
Je suis sur la terrasse,<br>
Celle de mon immeuble.<br>
Le bois en est vermoulu, mais elle surplombe<br>
Les vagues sonores.<br>
Le vent y souffle et fait avancer mon stylo.</p>
<p class="p1">J’en suis le seul équipage.<br>
Tous les citadins sont à la mer grise<br>
Où apparaissent çà et là des lignes blanches.</p>
<p class="p1">Le soleil se couche.<br>
Au loin une ambulance.<br>
Elle illumine la ville, c’est notre gyrophare.<br>
Les gens rentrent dans leur cabine.<br>
Sauf quelques aventuriers, fiers fous<br>
Sur leurs pontons.</p>
<p class="p1">Samuel Ferrer</p>
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		<title>Le train</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/le-train/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2017 15:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=27347</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ligne de fuite </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/24/le-train/" data-wpel-link="internal">Le train</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Six heures du matin dans la grisaille bruxelloise. Les gouttes de pluie continuent de tomber, imperturbables. Leur longue descente, ballet humide du ciel, les amène à s’écraser contre les vitres d’une voiture roulant à toute vitesse en direction de la gare. Bruxelles-Midi se réveille à peine. Les quelques clochards ayant occupé les bancs pendant la nuit se lèvent en faisant craquer les os de leur dos. Les escalators dorment encore, il faudra monter à la force des muscles. Les quais sont presque déserts; l’ambiance y est encore brumeuse, une fumée invisible ralentit tout ce qui est autour de vous, et donne l’impression d’évoluer au travers d’un flux répétitif et inhibant.</p>
<p class="p1">Rentrer dans un train, c’est rentrer dans une atmosphère. Celle-ci est paisible.</p>
<p class="p1">Chacun toise du regard l’autre, non par crainte mais plutôt par acquis de conscience, par habitude, histoire de voir avec quel genre de personnes nous allons partager un tronçon de vie, un fragment de temps délimité par deux gares.</p>
<p class="p1">Quelques coups de sifflet, les derniers au revoir, et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>les portes se ferment sur une mélodie d’air compressé. Au fur et à mesure que le train prend de la vitesse, les gouttelettes, éparpillées sur ses vitres, empruntent un chemin horizontal. Le train n’avance plus, il vole.</p>
<p class="p1">Il perfore les zones industrielles, il perfore la carapace humide des chemins qu’il emprunte. Cologne. Architecture de fer au milieu des pierres gothiques grisâtres, noircies en vert par le temps et les intempéries. Escale d’une journée qui ne fait que commencer. Et puis, les vastes plaines de la Ruhr s’étendent à nouveau sous nos yeux. Le temps file, et le train essaye de le rattraper.</p>
<p class="p1">Non daté.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Recrudescence pour l’énergie fossile à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/22/recrudescence-pour-lenergie-fossile-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2017 18:28:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=27260</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec un « fossile » de la vie estudiantine McGilloise</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/22/recrudescence-pour-lenergie-fossile-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Recrudescence pour l’énergie fossile à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que se tenait, ce lundi 16 janvier «&nbsp;Divest McGill 101&nbsp;», un workshop&nbsp; visant à sensibiliser&nbsp; la masse étudiante à la cause environnementale organisée par <a href="https://www.facebook.com/DivestMcGill/?fref=ts" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le club éponyme</a>, intéressons-nous quelques peu à une organisation moins connue&nbsp;:&nbsp;Pollute McGill.</p>
<p>Crée en 1877, produit dérivé des premières vagues industrielles au Canada,&nbsp; Pollute McGill est l’une des organisations les plus vielles du campus–fêtant cette année ses 140 ans d’existence. Pourtant, le nombre de membres décroit de plus en plus et sa légitimité sur le campus semble s’effacer. À l’occasion de cet anniversaire, <em>Le Délit</em>&nbsp;a pu rencontrer le président du club, Jerry Kan.</p>
<p><strong>Le Délit&nbsp;(LD)&nbsp;: </strong><em>Quel est le mandat de votre Club&nbsp;?</em></p>
<p><strong>Jerry Kan (JK)</strong>&nbsp;: Sensibiliser les étudiants en faveur de la pollution. Il nous est vraiment important de polluer le plus possible. En ce moment, le charbon a mauvaise mine, et le pétrole ne carbure plus dans l’opinion du corps étudiant. Quand je vois tout ces gens qui se déplacent à pied, en transport en commun, ou pire, à vélo, je me rends compte de l’importance de notre travail.</p>
<p><strong>LD&nbsp;<em>: </em></strong><em>Votre action s’arrête-t-elle à la pollution énergétique? </em></p>
<p><strong>JK</strong>&nbsp;: Disons que notre action se concentre principalement sur la pollution énergétique, mais nous encourageons évidemment tout type de pollution. Tenez, par exemple ce matin, en partant de chez moi j’ai laissé toutes les lumières allumées et un filet d’eau couler du robinet. Ce sont les petits gestes qui comptent. Et puis j’ai aussi jeté l’emballage de mes biscuits dans la rue –même si malheureusement quelqu’un l’attrapera bien avant qu’il ne finisse dans la mer.</p>
<p><strong>LD&nbsp;:&nbsp;</strong><em>140 ans, c’est très long pour une association. Vous en êtes fiers&nbsp;?</em></p>
<p><strong>JK</strong>&nbsp;: Oui&nbsp;! Enormément&nbsp;! Vous savez, les types d’énergies que nous promouvons sont millénaires –alors nous espérons bien un jour être aussi vieux qu’eux&nbsp;! <em>(rires)</em></p>
<p><strong>LD&nbsp;: </strong><em>Comment expliquez vous le déclin d’intérêt pour votre club&nbsp;? </em></p>
<p><strong>JK</strong>&nbsp;: À cause de la pollution&nbsp;! Pas la bonne pollution évidemment –la mauvaise. La pollution idéologique. Quand je vois des traités comme le protocole de Kyoto, la COP21 (et il ne s’arrêtent pas, la COP23 est en préparation&nbsp;!) ou tout simplement des organismes gouvernementaux comme le GIEC –ça me rend malade, ça me coupe le souffle. Si l’on disait la vérité aux gens, ils se comporteraient différemment. Au lieu de ça, on proteste contre les <a href="http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/07/06/l-usine-d-alumine-de-gardanne-continue-de-polluer-le-parc-marin-des-calanques_4964468_1652666.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">boues rouges</a>, on s’indigne <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/le-climat-eternel-combat/" data-wpel-link="internal">contre les projets d’oléoducs</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/les-sables-bitumineux-un-petrole-securitaire/" data-wpel-link="internal">les sables bitumineux</a> font débat –mais c’est l’avenir tout ça&nbsp;! Enfin, je me réjouis quand même que derrière de grands discours, la pollution continue dans les actes.</p>
<p><strong>LD&nbsp;: </strong><em>Vous pensez-donc réellement que c’est l’avenir&nbsp;?</em></p>
<p><strong>JK&nbsp;</strong>: Évidemment&nbsp;! Moi comme tous les autres du groupe. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls. La pollution continue malgré tout à résonner à travers le monde. Heureusement les gens gardent leurs priorités. Peu importe de manger du poisson au mercure, des plantes aux pesticides. C’est l’avenir&nbsp;! Qui ne voudrait pas de bœuf aux hormones, de poulet au chlore ou de porc à la ractopamine&nbsp;?&nbsp; Il y a heureusement quelques politicien.ne.s qui le comprennent. Quand je vois tous ces idéalistes avec leurs éoliennes, leur bio, leur «&nbsp;production locale&nbsp;»… le sable bitumineux aussi c’est une production locale&nbsp;! Si vous voulez tout savoir, au delà de la pollution, ce qu’il manque en cette époque c’est du pragmatisme&nbsp;! Trop d’utopisme, et pas assez de concret. Parce que toutes ces belles idées, c’est bien beau, mais dans la réalité… (<em>rire moqueur</em>) Comme on dit toujours, ces gens là me font bien marrer noire&nbsp;! <em>(rire)</em></p>
<p><strong>LD&nbsp;: </strong><em>Un dernier conseil pour nos lecteurs&nbsp;? </em></p>
<p><strong>JK</strong>&nbsp;: Oui, tous les soirs, je m’enferme dans mon garage et je laisse tourner le moteur de ma voiture. Bon, c’est un peu dangereux, mais à petite dose c’est vivifiant&nbsp;!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/01/22/recrudescence-pour-lenergie-fossile-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Recrudescence pour l’énergie fossile à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>«Coup de chaud» pour McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/coup-de-chaud-pour-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2017 14:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Satire]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les événements qui ont bouleversé la sphère mcgilloise.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">a brume est encore dense lorsque Judith, étudiante en neuroscience de 3<em>e</em><i>&nbsp;</i>année, sort de son appartement rue Aylmer pour aller en cours. Comme chaque mardi et jeudi, elle se demande pourquoi elle s’est inscrite à un cours qui commence à 8h30. Elle resserre son manteau — nous sommes en plein mois de janvier. Par habitude, elle sait que le froid ne lui sera pas clément. Judith continue d’avancer, fait quelques pas et se rend soudain compte que quelque chose ne tourne pas rond. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Là, devant elle, une personne marche avec son manteau ouvert, parlant au téléphone «J’ai même pu prendre mon petit dej’ dehors ce matin. En plein soleil, il fait assez chaud». Un peu plus loin, elle aperçoit même son ancienne colocataire Jeanne, la Parisienne, portant un simple petit caban noir, «elle qui pourtant se jette sur sa <em>Canada Goose</em> dès que le mercure tombe en dessous de ‑3°C. Ça ne va pas s’affole Judith en son for intérieur». Elle persiste toutefois, et continue d’avancer en direction de McMed, observant les étranges phénomènes qui l’entourent. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Tout à coup, un frisson lui parcourt l’échine — et il n’est pas causé par le froid, bien au contraire. Judith se rend compte qu’elle peut sentir son visage. «Je pouvais le sentir, et même ouvrir ma bouche sans résistance de mes joues. C’était terrifiant» avouera-t-elle plus tard au <i>Délit</i>.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Prise de panique, elle court se réfugier dans le souterrain le plus proche. «Là au moins, je serai à l’abri» se dit-elle. Elle se saisit de son téléphone avec détermination.</span></p>
<p class="p3"><i><span style="font-weight: 400;">Clac</span></i><span style="font-weight: 400;">. La porte d’entrée se ferme bruyamment derrière Olivier, étudiant en géographie de 2<em>e</em> année. Comme tous les matins, il se prépare à glisser au moins une petite dizaine de fois en marchant jusqu’à son cours. Il pose le pied sur la dernière marche de son perron, s’attendant à glisser par terre, ferme les yeux, pourtant le contact avec la neige glacée, solide, ne vient pas. Surpris, il pose un second pied un peu plus loin. «Là, j’étais sûr que j’allais tomber rapportera-t-il au </span><i><span style="font-weight: 400;">Délit</span></i><span style="font-weight: 400;">. Et pourtant, je suis bien resté debout». Conscient de l’incongruité de la situation, il regarde autour de lui. Les trottoirs n’étaient plus blancs, mais gris. Pas gris de neige sale, non, gris béton. «Par endroits même, le béton semblait sec. J’étais horrifié!&nbsp;Il y avait même des gens qui courraient sur le trottoir. J’ai essayé de les arrêter mais ils sont partis trop vite. Je ne sais pas s’ils sont toujours en vie…» nous confiera-t-il, la voix encore chevrotante. </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Les premières réactions</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Interrogée par <em>Le Délit</em>, Judith revient sur le coup de téléphone qu’elle a passé à Chloé, son amie. </span></p>
<p class="p3"><span class="s4">«C’est vraiment l’appel qui a tout confirmé. J’avais déjà un mauvais pressentiment. Quand j’ai demandé à Chloé de regarder la météo sur son téléphone j’ai entendu qu’elle l’avait lâché. Je me suis dit, là on est vraiment mal. Puis elle a repris le téléphone, elle pleurait. Je lui ai demandé combien il faisait et elle m’a dit +4°C. Une température positive! En janvier! Je ne savais pas quoi faire, j’étais terrorisée. Je me suis dit qu’il fallait avertir les autres avant que ce ne soit trop tard. J’ai contacté<i>&nbsp;Le&nbsp;Délit</i> immédiatement.»</span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Quelques minutes plus tard la nouvelle fait la une:</span></p>
<p class="p3"><span class="s4"><i> Flash Info</i>: Les températures seraient positives. Suzanne Fortier doit s’exprimer en direct d’ici quelques minutes.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s4">Arrivée dans le bureau, elle aperçoit la principale, sobre et déterminée. Les caméras s’allument, et sa voix résonne bientôt dans tout le campus.</span></p>
<p class="p3">«Mes chers élèves, certains d’entre vous aurons déjà remarqué que les températures sont positives. J’ai le regret de vous annoncer qu’il en sera de même demain. L’heure est grave, et je vous demande à tous de rester soudés en ces temps de crise. C’est au travers de notre réaction que les générations à venir nous jugerons. Soyez aussi fort que les idéaux que vous incarnez.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Toutefois, tout espoir n’est pas perdu. Après avoir consulté mes collègues au Département de météorologie, il semblerait que, dès vendredi, nous pourrions retomber dans les températures négatives, peut-être même jusqu’à ‑10°C. Gardez courage!»</p>
<p class="p3"><span class="s1">À ces mots, un hurlement d’espoir s’éleva du campus, les élèves en liesse jetant en l’air les <i>Course Packs</i> fraîchement achetés. «Là, on a compris qu’il fera froid»<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>nous dit Judith, une larme de joie à l’œil, «tout n’était pas perdu, nous pouvions vivre normalement à nouveau.»&nbsp;</span></p>
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		<title>Leacock ouvre les portes (de son esprit) aux réfugiés</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/20/leacock-ouvre-les-portes-de-son-esprit-aux-refugies/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Samuel Ferrer]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2015 19:29:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une soirée  dédiée à la pire crise humanitaire depuis la 2e Guerre Mondiale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">’est dans un Leacock 132 bien rempli qu’a eu lieu, ce vendredi 16 octobre, <i>Knocking on Europe’s doors : Syrian Refugees in the Worst Humanitarian Crisis of our Time (</i>On frappe à la porte de l’Europe: les réfugiés syriens dans la pire crise humanitaire de notre époque), organisé par l’Association des Étudiants Syriens (<i>SSA</i>, <i>ndlr</i>) de McGill et Concordia. L’événement, en coopération avec <i>Standpoints</i>, <i>Amnistie Internationale</i>, McGill, Concordia, et les journalistes pour les droits de l’homme de McGill (<i>JHR, ndlr</i>), s’articulait autour de deux reportages vidéos et d’un débat chargé d’émotion.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après une brève introduction, les lumières s’éteignent et la salle assiste à un récapitulatif de la crise actuelle sans un bruit. S’en suit un reportage signé <i>The Guardian</i>. La caméra suit une famille de réfugiés et nous raconte leur périple de la Hongrie à l’Autriche. Le public est en totale immersion et l’émotion est palpable; on croirait presque cheminer avec eux. Ce qui choque c’est la joie sur les visages – surtout celui de Mahmoud marchant avec le sourire bien qu’ayant perdu une jambe en Syrie.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Un gouvernement pas à la hauteur…</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les lumières se rallument. Paul Clarke, directeur d’Action Réfugiés Montréal, nous explique les divers processus légaux liés à l’obtention du statut de réfugiés qui, d’après lui, ne sont clairement pas à la hauteur du problème. Aussi, 8 réfugiés on été admis au Québec depuis janvier 2015 grâce au gouvernement, contre 600 grâce à divers ONG et organismes privés dans le même laps de temps.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Enfin vient le moment de la discussion. Plus qu’un véritable échange, c’est bien quatre discours distincts que les quatre invités nous offrent: Matvey Lomonosov, Professeur à McGill, très pragmatique, marquera tout particulièrement les esprits par son analyse poussée du contexte politique hongrois – mis en parallèle avec la tolérance de l’Islam en Russie – étant une des causes pour lesquelles le gouvernement a un regard si hostile envers les réfugiés.</span></p>
<p class="p6"><span class="s2"> <b>…Et la communauté internationale non plus</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est Afra Jalabi, membre fondatrice du Conseil National Syrien et signataire de la Déclaration de Damas, qui toucha le plus le public. D’une voix calme et engagée, elle dénonce l’apathie mondiale trop bien expliquée par le courant «réaliste» des relations internationales. Sa voix résonne comme un véritable cri d’indignation alors que «<i>l’histoire ne fait que se répéter</i>», ponctuée de «<i>plus jamais</i>» en vain, observe-t-elle, permettant entre autres l’holocauste, le génocide rwandais, et le laissez-faire international actuel quant à la dictature Assad.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Bien que ne répondant pas réellement aux questions, Mme Jalabi a clairement diffusé le message qu’était le sien, et le public lui a répondu par un tonnerre d’applaudissements à la fin de chaque intervention.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ne répondant pas directement aux questions non plus, Jon Waind, sur le chemin du doctorat à McGill, souligna quelques problèmes intrinsèques à la crise tels que le besoin de reconnaître le droit des enfants au niveau international ou encore la nécessité future – pour une bonne intégration des réfugiés – d’une tolérance des religions dans les pays d’accueil.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">De fait, c’est probablement Ecem Oskay, étudiante à la maîtrise à McGill, qui répondit de la manière la plus pertinente aux questions; se référant aux composantes légales européennes, et expliquant comment l’espace Schengen à créé un système asymétrique quant à la garde des frontières européennes, aboutissant à la crise interne que subit l’Union Européenne actuellement.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3956px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-23593" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-refugiessyriens.jpg" alt width="3956" height="2291" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-refugiessyriens.jpg 3956w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-refugiessyriens-330x191.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-refugiessyriens-768x445.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-refugiessyriens-1000x579.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-refugiessyriens-850x492.jpg 850w" sizes="(max-width: 3956px) 100vw, 3956px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Enthousiasme étudiant</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Interrogée par <i>Le Délit</i> pour l’occasion, Yara Hammami, membre de SSA, affirme sa joie quant à la réussite de l’événement et la mansuétude témoignée par les participants: « <i>À la fin de la discussion […] des élèves m’ont bombardée de questions à propos des organismes caritatifs mentionnés auparavant, voulant savoir comment ils pouvaient aider. Cela me rend très heureuse qu’un événement tel que celui-ci ait pu informer tant d’élèves quant à la gravité de la situation, et leur montrer clairement ce qui ce passe réellement vis-à-vis de la crise des réfugiés syriens. J’espère que cet esprit [d’entraide] continuera, et qu’il ne s’estompera pas dans un futur proche.</i>»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au sortir de cette soirée, il apparaît très évident – si ce ne l’était pas déjà – que réfugiés ou non, syriens ou non, nous sommes tous humains. La crise actuelle n’est plus seulement celle des Syriens, où des Européens, mais bien celle d’une communauté mondiale et humaine. La réponse que nous apporterons à cette crise, nous citoyens du monde, ne devra pas être celle d’un repli sur soi nationaliste et xénophobe, mais bien d’une entraide et tolérance générale, d’humain à humain.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/10/20/leacock-ouvre-les-portes-de-son-esprit-aux-refugies/" data-wpel-link="internal">Leacock ouvre les portes (de son esprit) aux réfugiés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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