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	<title>Audrey Yank - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 05 Apr 2011 17:47:41 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Climat d’élections</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/climat-d%e2%80%99elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 17:46:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Fédéral]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pancartes, discours, débats, publicité. La campagne électorale bat son plein et plus on approche de la date fatidique, plus le climat se tend, et plus les médias ont de quoi se délecter.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/04/05/climat-d%e2%80%99elections/" data-wpel-link="internal">Climat d’élections</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans moins d’un mois, nous serons tous appelés aux urnes. Et je dis bien tous parce que n’oublions pas que l’âge requis pour voter est bel et bien dix-huit ans et non trente. Le taux de participation aux élections chez les 18–24 ans n’est seulement que 37%.</p>
<p>La jeunesse est souvent connue pour faire progresser les débats d’idées. On est plus ouvert, on est curieux, on veut faire bouger les choses. Par contre, ce n’est pas en laissant tout le reste des citoyens s’emparer de notre démocratie qu’on va réussir à faire une différence. On est quand même plus de trois millions entre dix-huit et vingt-qautre ans, on a du poids dans la balance… si on veut bien exercer notre droit de vote.</p>
<p>On se sent insignifiant. Un vote de plus ou de moins; quelle différence? C’est un manque de respect envers notre démocratie! Si tout le monde se disait ça, il n’y aurait pas de démocratie. Et dire que certains meurent dans d’autres pays pour gagner leur propre démocratie. C’est le temps de se réapproprier la nôtre au lieu de se faire mener par le bout du nez. On a notre mot à dire.</p>
<p>L’environnement, les changements climatiques font malheureusement très peu partie des sujets chauds dans les discours électoraux. Ce sont pourtant des enjeux majeurs et il est inquiétant qu’on n’en parle pas plus. On a besoin plus que jamais d’un gouvernement visionnaire, qui voit plus loin que ses quatre ans au pouvoir, pour adresser les problèmes environnementaux.</p>
<p>Au bout du compte si on décide de ne pas voter pour un gouvernement qui remet l’argent de nos taxes à desvindustries de sables bitumineux, qui élimine le seul projet de loi au Canada sur les changements climatiques, etc., et qu’on vote le 2 mai, on a plus de chances que ça change. Si on baisse les bras à l’avance et qu’on garde le discours défaitiste du «ça ne changera rien», là on peut être certain que rien ne changera.</p>
<p>Si au lieu d’attendre de se faire dire par les partis pour qui voter on leur disait plutôt ce sur quoi on aimerait voter. Je vous invite à aller remplir le sondage sur Leadnow.ca, une organisation qui veut identifier les enjeux que les Canadiens ont à cœur et faire pression sur les différents partis. On sous-estime trop souvent le pouvoir qu’on a d’influencer les discours politiques ; voici une belle occasion de se réengager dans notre démocratie.</p>
<p>Finalement, je me demande aussi comment une telle campagne électorale pourrait être déployée autrement pour en diminuer son empreinte écologique. Un vol pour Terre-Neuve, un autre pour Toronto en passant par Victoria. Du CO2 en veux-tu, en voilà. Pas surprenant qu’on entende très peu parler des changements climatiques dans la campagne. Pourtant, avec les technologies de l’information, je suis certaine qu’il y aurait une façon de réduire de beaucoup les émissions au cours d’une campagne. Une compagnie de voiture a dernièrement réduit de 97% ses émissions habituelles lors d’un tournage de publicité. Bouffe locale, transport en commun, matériel local sur le plateau, etc. Une comparaison&nbsp; qui démontre que tout est possible quand la volonté est de la partie.</p>
<p>Pour faire ma part, le 2 mai je me rendrai au bureau de vote en vélo pour réduire à ma façon l’empreinte de cette campagne. Puis je vous souhaite finalement bonnes élections! Car ce n’est pas seulement celle des candidats, c’est la nôtre aussi!</p>
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		<item>
		<title>Eau secours!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/22/eau-secours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 13:56:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bulle climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[journée mondiale de l'eau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Des millions de personnes vivront sans amour, aucune sans eau.» Ces mots de W. H. Auden résonnent dans ma tête avec la puissance d’une rivière qui reprend vie avec le dégel du printemps.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>10% de notre belle province est couverte d’eau. Les trente-trois millions de Canadiens possèdent 20% des ressources en eau potable de la planète. Le continent africain en possède 9%, pour 995 millions d’habitants. L’ONU rapporte que 1,1 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à des ressources suffisantes en eau potable et que 2,6 milliards d’humains ne bénéficient toujours pas de service d’assainissement. Quelle est alors notre responsabilité? Notre emplacement géographique nous octroie-t-il le devoir de réduire cette injustice?</p>
<p>Je crois réellement que nous avons le devoir de préserver cette ressource unique au lieu de la gaspiller à tort et à travers. Avec 1 500 m³ d’eau par an et par personne, nous sommes le deuxième plus grand consommateur d’eau au monde après les États-Unis. Au Royaume-Uni, ils n’en utilisent que 163 m³. Nous devrions avoir honte.</p>
<p>Près de 68% de notre consommation provient des industries. La production d’une bouteille en plastique d’un litre requiert elle-même de deux à trois litres d’eau. Quatre litres d’eau sont utilisés pour produire un seul litre de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, pour un total de plusieurs millions de litres d’eau par jour. Dix litres d’eau pour une seule feuille blanche, 15 500 litres d’eau pour un kilo de bœuf.</p>
<p>Aujourd’hui, c’est la Journée mondiale de l’eau. Instaurée en 1992 par l’ONU, cette journée a pour objectif de mettre en valeur cette ressource précieuse et d’encourager sa préservation. Le thème de cette année nous rappelle l’impact de la croissance rapide de la population urbaine, de l’industrialisation, de la gestion de l’eau en milieu urbain et des incertitudes causées par les changements climatiques sur l’approvisionnement en eau.</p>
<p>En effet, les changements climatiques constituent une menace pour l’approvisionnement en eau potable. Des sécheresses répétitives dans certaines régions, des précipitations abondantes dans d’autres. Il faut noter que la qualité de ce surplus d’eau ne la rend pas toujours potable. En Afrique de l’Ouest, l’impact des changements climatiques se fait déjà sentir. La saison des pluies, sur laquelle des millions de familles dépendent, débute environ trente jours plus tard qu’il y a quarante ans. Cette saison des pluies n’est pas seulement déplacée, elle est aussi plus courte, ce qui raccourcit la saison agricole.</p>
<p>Les impacts ne seront pas aussi immédiats au Québec, parce que nous avons beaucoup d’eau, mais il ne faut pas se croire à l’abri de tout. Selon un rapport de Nature Québec, on peut s’attendre à ce que le niveau du fleuve St-Laurent diminue de façon significative, alors que le tiers de la population canadienne, et un résident des États-Unis sur neuf, dépendent du bassin du St-Laurent et des Grands Lacs pour s’approvisionner en eau. En cette Journée mondiale de l’eau, soyons davantage conscients des risques qui nous menacent, de notre responsabilité quant à la protection de l’eau et de l’ampleur des impacts que pourrait avoir l’exploitation des gaz de schiste.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tourisme, écotourisme ou rester chez soi?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/09/tourisme-ecotourisme-ou-rester-chez-soi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2011 20:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Antarctique]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte écologique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quelques heures à peine, je débarquai au terminal de l’aéroport de Montréal avec une plus grande empreinte écologique en poche. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/09/tourisme-ecotourisme-ou-rester-chez-soi/" data-wpel-link="internal">Tourisme, écotourisme ou rester chez soi?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les voyages forment la jeunesse! Aller voir ailleurs, ça ouvre l’esprit! En voyageant, on fait de belles rencontres, on découvre le monde! Oui, plusieurs bonnes raisons de voyager, mais à quel prix? Les avions sont une source majeure d’émission de gaz à effet de serre: un vol aller-retour en Europe équivaut environ aux émissions de carbone d’une voiture durant toute une année! Pourtant, avec l’ère de la globalisation et de la mondialisation dans laquelle nous vivons, les gens n’ont jamais autant voyagé.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Antarctique.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-7053" title="Antarctique" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Antarctique-595x333.jpg" alt width="595" height="333"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de www.uantarctic.org</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Je reviens d’une expédition en Antarctique avec le programme <em>Students on Ice</em> qui vise à fournir à des étudiants de partout dans le monde une occasion de vivre une expérience inspirante afin de forger une nouvelle compréhension des changements climatiques. C’est contradictoire, non? Devant un glacier d’une beauté incomparable, je ne pouvais m’empêcher de penser que je contribuais au problème même. J’ai longtemps réfléchi avant de me rendre là-bas.</p>
<p>Doit-on limiter le nombre de voyages en Antarctique pour une plus grande préservation du milieu? ou peut-on utiliser cet endroit comme une meilleure salle de classe? En faisant l’expérience d’un des endroits les plus affectés par les changements climatiques sur le globe et d’entrer en contact avec lui, les gens deviennent des ambassadeurs, essentiels à la protection de ce milieu et capables de devenir des agents de changement; mais on ne peut s’y rendre qu’en utilisant des énergies fossiles pour le moment. Cercle vicieux.</p>
<p>On estime à environ 45&nbsp;000 le nombre de personnes qui se rendent en Antarctique chaque année, pour du tourisme en croisière ou pour la recherche scientifique. Une présence importante pour une région si éloignée, mais qui demeure tout de même minime si on la compare par exemple aux 800&nbsp;000 personnes qui se rendent au Machu Picchu seulement. Oui, le tourisme international contribue de façon importante aux changements climatiques. Il serait intéressant d’évaluer la proportion de l’impact de l’activité humaine sur le septième continent par rapport au reste du tourisme global. Devrait-on limiter ce nombre? La légitimité du tourisme blanc peut être remise en questions s’il s’agit d’aller y prendre des photos de pingouins et d’avoir une étampe de plus dans son passeport. Par contre, c’est aussi un moyen d’augmenter notre compréhension du fonctionnement de notre planète, les pôles jouant un rôle clé dans le système climatique planétaire. Comprendre est la première étape pour mieux agir. Certaines des recherches qui se poursuivent en Antarctique à ce jour sont essentielles pour comprendre le phénomène des changements climatiques.</p>
<p>Alors, est-ce que nous devrions tous rester chez nous, ne plus sortir qu’en voiture et prendre quelques semaines pour conduire et se rendre au Machu Picchu? Les voitures fonctionnent toujours au pétrole, le problème n’est pas résolu de si tôt. On entend parfois parler d’écotourisme pour limiter l’empreinte écologique des activités touristiques. L’intention est bonne, si l’idée est bien implantée. On peut facilement observer certaines compagnies qui utilisent ce terme comme moyen de marketing alors que les impacts sur le terrain ne sont pas réellement moindres. Il existe aussi des programmes de compensation des émissions de carbone pour subventionner des projets qui réduisent la quantité de carbone dans l’atmosphère. C’était le cas pour notre expédition qui était carbone zéro au bout de la ligne, mais soyons réaliste, ce n’est qu’une fausse solution qui permet toujours de polluer. La vraie solution réside plutôt dans une transition de notre mode de vie loin des énergies fossiles. <em>Students on Ice </em>développe en ce moment le projet d’un bateau fonctionnant entièrement grâce à des énergies renouvelables, une initiative qui donne beaucoup plus de sens à ce genre d’expédition éducationnelle.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ushuaïa, Argentine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/03/ushuaia-argentine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 14:19:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Antarctique]]></category>
		<category><![CDATA[argentique]]></category>
		<category><![CDATA[Bulle climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>
		<category><![CDATA[Ushuaia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai mis les pieds à Ushuaïa il y à peine deux jours, la ville la plus au sud du monde. Je suis dans cet endroit accueillant, coloré et surtout paisible.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est difficile qu’il en soit autrement avec les montagnes qui entourent cette petite ville à presque 360 degrés à la ronde, les quelques degrés restants étant ceux du canal Beagle, celui qui mène vers la destination pour laquelle je me retrouve ici avec 90 autres personnes d’un peu partout dans le monde.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/10.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-6883" title="10" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/10-595x427.jpg" alt width="595" height="427"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de www.uantarctic.org</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Certains caressent le rêve de sortir de ce canal pour rejoindre l’Antarctique depuis des années, certain ont sauté sur cette opportunité il y a quelques semaines à peine. Certains y vont pour la énième fois. Certains se rendent au «continent blanc» pour les pingouins ou les baleines, d’autres pour les glaciers, les courants marins, le phytoplancton, les fossiles d’anciens mammifères… nommez-les, toutes les passions se rencontrent dans cette expédition, toutes unies par ce dévouement pour notre chère planète terre.</p>
<p>Et moi? Que fais-je ici? Quelqu’un, pincez-moi! Je me rends à peine compte que je fais partie de ce groupe; mais je me rends compte de la chance incroyable que j’ai de partir moi aussi demain, de traverser ce canal et de naviguer vers les glaciers et les monts blancs qui forment ce qu’on connaît de l’Antarctique. En regardant des photos de cet endroit qui semble irréel, si loin du Canada, que je croyais inaccessible, j’en ai des frissons. Je suis ici, moi aussi, parce que j’avais un rêve, parce que j’ai une passion: notre chère planète. Une passion animée par un désir de la protéger, de la préserver, de l’apprécier, de ne pas la tenir pour acquise.</p>
<p>Je suis ici, sur le point d’arriver en Antarctique pour voir, sentir, vivre ce lieu unique au centre même du système planétaire si fragile et en pleines perturbations, pour tenter d’en comprendre un peu plus. La compréhension est un premier pas vers le changement et les solutions: comprendre ailleurs pour agir ici, chez soi. Alors qu’Ushuaia est la fin d’une aventure pour certains, déjà bien loin au sud, c’est plutôt le début de la mienne. Cette aventure sera bien différente de tout ce que j’ai jamais vécu jusqu’à maintenant et je souhaite au cours des prochains jours pouvoir la partager avec vous, peut-être même vous transmettre cette passion qui m’anime afin que nous puissions travailler tous ensemble pour préserver cette chère planète. Bonne aventure et bonne lecture à vous aussi!</p>
<p><em>Suivez les aventures quotidiennes d’Audrey Yank en cliquant sur&nbsp;<a href="http://www.uantarctic.org/2011-daily.php" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer">www.uantarctic.org/2011-daily.php</a></em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’empreinte de nos assiettes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/02/08/l%e2%80%99empreinte-de-nos-assiettes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 18:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Bulle climatique]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bulle Climatique</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le réfrigérateur se vide, il est temps d’aller à l’épicerie. En marchant dans les allées, je prends conscience que les aliments offerts sont d’une variété surprenante. Lesquels choisir? Tofu ou bœuf haché? Pois chiches ou poulet? Végétarisme ou non?</p>
<p>Plusieurs végétariens affirment que leur alimentation sans viande bénéficie au ralentissement des changements climatiques. Certains vont encore plus loin et adoptent des habitudes dites «végétaliennes», c’est-à-dire une alimentation qui ne comprend aucun aliment de source animale. Toutes protéines animales, que ce soit les œufs ou les produits laitiers, sont remplacées par des protéines végétales comme le soya ou les légumineuses.</p>
<p>Depuis que ma colocataire a adopté à son tour une alimentation végétalienne, j’ai voulu démystifier le tout et je me suis demandé si tous ces efforts étaient insignifiants ou s’ils aidaient réellement le climat à mieux se porter.</p>
<p>Selon Environnement Canada, le secteur agricole émet environ 30% des émissions canadiennes de gaz à effets de serre. La première idée qui nous vient en tête quand on réfléchit à la source de ces émissions est celle de la combustion d’énergie fossile pour la machinerie agricole. Cependant, la grande majorité des émissions provient plutôt de la production animale, les principales sources étant celles de la fermentation intestinale des ruminants (vaches, bœufs, moutons) et de la gestion de leur fumier qui émettent des quantités importantes de méthane (CH4), un gaz à effet de serre plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2). De plus, il ne faut pas oublier la surface agricole nécessaire pour nourrir tous ces animaux qui finiront par nous nourrir.</p>
<p>Ainsi, 34% des terres cultivées de notre planète sont consacrées à faire pousser de la nourriture pour le bétail. Je peux déjà imaginer en quoi remplacer les protéines animales est un geste bénéfique pour l’environnement. En effet, 18% des émissions de gaz à effets de serre dans le monde découlent de l’élevage du&nbsp; bétail. Qu’en est-il de l’agrandissement des terres agricoles qui accompagnerait une augmentation drastique de la consommation de protéines végétales?</p>
<p>Certains chercheurs d’une agence étudiant l’impacts environnemental aux Pays-Bas se sont posés la même question. Pour produire cent kilogrammes de protéine, le bétail est le grand champion, avec un espace nécessaire de 0,6 hectares. Vient ensuite le porc avec 0,36, les légumineuses avec 0,25 et le lait avec seulement 0,1. Ceci démontre que la viande rouge a effectivement la plus grande empreinte écologique. En éliminant la viande rouge de notre alimentation, nous diminuerions de moitié les émissions du secteur agricole. Mais soyons réaliste. Je ne veux aucunement tenter de vous convaincre de devenir végétariens, je ne le suis pas moi-même. J’ai par contre réduit volontairement ma consommation hebdomadaire de viande. Pour ce qui est du végétalisme, les émissions pourraient être réduites aux deux tiers, cependant l’espace agricole nécessaire pour cultiver les plantes pour remplacer les protéines laitières, dont le lait de soya par exemple, augmenterait légèrement. Dans le fond, la plus grande réduction de gaz à effets de serre est liée à la substitution de viande rouge plutôt qu’à la substitution de toutes les protéines animales. De plus, l’école de médecine de l’Université Harvard recommande de réduire notre portion de viande quotidienne pour des raisons de santé, pour diminuer des risques de cancer de l’intestin et de maladies cardiaques.</p>
<p>Finalement, j’en conclus que les efforts des végétariens et des végétaliens sont effectivement louables, mais je crois sincèrement que nous pourrions diminuer l’impact de nos habitudes alimentaires simplement en consommant des produits locaux. Le lait de vache d’ici a certainement une empreinte beaucoup moins importante que le lait de riz importé d’Asie! Un repas moyen en Amérique du Nord parcourt en moyenne 2000 km avant d’arriver dans notre assiette. Pensez‑y, mangez local!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/02/08/l%e2%80%99empreinte-de-nos-assiettes/" data-wpel-link="internal">L’empreinte de nos assiettes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Énergie à quel prix?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/energie-a-quel-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 19:15:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[BAPE]]></category>
		<category><![CDATA[Bulle climatique]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Kyoto]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’énergie, tout le monde en a besoin, et ce besoin semble augmenter sans cesse. Avec le soleil qui plombe et le vent qui souffle, je me dis que l’humain se complique les choses en trouvant son énergie aussi loin dans le sol. C’est connu, au dernier siècle avant notre ère, les premiers moulins à vent&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/energie-a-quel-prix/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Énergie à quel prix?</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’énergie, tout le monde en a besoin, et ce besoin semble augmenter sans cesse. Avec le soleil qui plombe et le vent qui souffle, je me dis que l’humain se complique les choses en trouvant son énergie aussi loin dans le sol. C’est connu, au dernier siècle avant notre ère, les premiers moulins à vent étaient déjà en marche. Aujourd’hui, cette énergie renouvelable est considérée dispendieuse, ce qui ne semblait pas être le cas à l’époque.</p>
<p>Cette technologie est applicable, existe et fonctionne déjà. 7% de l’énergie allemande est d’origine éolienne: c’est un petit pourcentage et pourtant, l’Allemagne est leader mondial, avec une production éolienne de près de 26&nbsp;000 MW. Au Québec, l’éolien représente 600 MW, soit 1.4% de l’énergie produite, autant que le gaz naturel Cependant, petit à petit, on fait quand même des progrès. D’ici 2015, l’éolien produira 4&nbsp;000 MW.</p>
<p>Et le gaz naturel, lui? Les paris sont ouverts, surtout avec la filière des gaz de schiste. Seul l’avenir nous dira si le progrès est réel.</p>
<p>Le gaz de schiste est un type de gaz naturel non conventionnel, c’est-à-dire qu’au lieu de former une poche dans le sol où le gaz est concentré et facile à extraire, il est plutôt emprisonné sous forme de petits bulles sur des kilomètres. La roche de schiste, très peu perméable, doit être fracturée afin que les bulles de gaz soient libérées. Ce processus de fracturation est très controversé, puisqu’il nécessite des millions de litres d’eau et un mélange de plus de 596 produits toxiques. De plus, le tout entraîne un risque de contamination des nappes d’eau souterraine. En effet, si certaines fissures se créent au mauvais endroit, elles libèrent leur gaz directement dans l’eau.</p>
<p>Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) produit actuellement un rapport contenant des recommandations pour l’exploitation sécuritaire et respectueuse de l’environnement. Selon moi, la question ne devrait pas être «Comment le faire?» mais d’abord «Avons-nous besoin de le faire?». Certains vantent le sous-sol québécois entre Montréal et Québec, étant soi-disant un océan de gaz naturel, la prochaine Arabie Saoudite, mais plus propre. Propre? La combustion du gaz naturel émet moins de gaz à effet de serre que la combustion du pétrole. L’éolien lui, en émet combien? Nada, niet, rien. «Énergie fossile» ne rimera jamais avec «propre».</p>
<p>Si l’on considère le transport en camion nécessaire et le processus de fabrication des turbines, l’éolien produit un peu de gaz à effet de serre, c’est certain. Par contre, lorsqu’on mentionne que le gaz naturel est propre, est-ce qu’on mentionne les émissions causées par les génératrices qui pompent le gaz, et l’eau de fracturation dans le puits? Parle-t-on des milliers de transport en camions-citernes qu’un seul puits requiert pour déplacer les millions de litres d’eau nécessaires au processus, les centaines de litres de produits chimiques utilisés, l’équipement indispensable et les millions de litre d’eau contaminée? Je n’appelle pas «propre» une industrie gazière qui a le potentiel de contaminer la vallée du Saint-Laurent. Selon le gouvernement, il serait possible de creuser 300 nouveaux puits par année dans les provinces à partir de 2015, créant ainsi 7&nbsp;500 nouveaux emplois. Si vous le voulez bien, nous créerons plutôt des emplois grâce au développement d’une nouvelle industrie de production d’énergie éolienne.</p>
<p>Finalement, je crois que le vrai problème réside dans le fait que nous possédons des habitudes de consommation d’énergie grandissantes et démesurées. Notre climat ne fait que s’en désoler. Le sénateur Grant Mitchell ne semble pas partager mon avis. En 2004, les émissions de gaz à effet de serre au Canada avaient déjà atteint 758 millions de tonnes par année. Ceci nous situe à presque 30% au dessus des résultats de 1990. Le Canada a pourtant ratifié le protocole de Kyoto, s’engageant d’ici 2012 à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6% par rapport aux 599 millions de tonnes que le pays produisait en 1990. C’est bien, on est sur la bonne voix: cette année, les émissions canadiennes ont atteints 828 millions de tonnes… M. Mitchell indique fièrement que c’est le résultat d’une économie canadienne florissante, de plus en plus prospère, et que les choses devraient rester telles quelles. Nous nous approchons du précipice: il est impossible de conserver une économie prospère en détruisant de telle façon le climat et les ressources naturelles. Au final, les sommes à payer seront astronomiques. Je suis curieuse de savoir à combien on estimerait la décontamination du fleuve Saint-Laurent, et un système de santé prenant en charge une population entière qui subirait les conséquences de cette contamination au gaz de schiste. Soyons donc conscient de l’égoïsme de nos choix. Préférons-nous consommer davantage que de nous assurer un avenir heureux? Nous n’avons qu’à réajuster le tir; les éoliennes suffiront à nous fournir l’énergie nécessaire sans avoir besoin de vandaliser notre sous-sol québécois, et nous pourrons espérez rencontrer un jour les objectifs de Kyoto.</p>
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		<title>Crise climatique ou médiatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/11/crise-climatique-ou-mediatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2011 18:41:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=5093</guid>

					<description><![CDATA[<p> Bulle climatique</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/11/crise-climatique-ou-mediatique/" data-wpel-link="internal">Crise climatique ou médiatique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: -0.2px} -->Cancun est passé aux&nbsp;archives. Cancun? Oui, cette destination soleil qui a réuni des milliers de délégués du monde entier et où s’est tenu, du 29 novembre au 10 décembre dernier, le 16e sommet des Nations unies sur le climat.</p>
<p>La couverture médiatique de Cancun a été plutôt timide. Contraste important avec le cirque médiatique de Copenhague, l’an dernier. La raison en est que très peu de chefs d’États se sont déplacés sous le soleil mexicain. Un article aura davantage l’occasion d’attirer l’attention si Harper ou Obama y figurent, symbole typique de notre système médiatique. Les médias possèdent le pouvoir d’informer et d’éduquer la population, ainsi que de générer de nouveaux intérêts, mais qui oserait être le premier à sortir des sentiers battus?</p>
<p>Certains diront que le climat n’est pas un sujet digne de faire la une des journaux, peut-être que c’est un sujet passé de mode. Aujourd’hui, c’est le sensationnalisme qui fait fureur. Si on se sert de sang ou de terreur pour en parler, les changements climatiques peuvent pourtant faire l’affaire. On estime à 350&nbsp;000 le nombre de morts dues aux changements climatiques en 2010. En parle-t-on, de cela?</p>
<p>Dans le feu des négociations de Cancun, un haut gestionnaire de Fox News, Bill Sammon, a envoyé un courriel ordonnant aux journalistes du réseau de limiter les affirmations concernant le réchauffement de la planète, à moins de mentionner en même temps que cette théorie était basée sur des données erronées. Ce courriel a même été émis moins de quinze minutes après que la correspondante de Fox, Wendell Goler, a indiqué que l’Organisation météorologique mondiale annonçait que la décennie 2000–2009 serait la plus chaude jamais enregistrée. La souveraineté même des journalistes est donc à remettre en doute dans ce genre de situation. Derrière cette tyrannie médiatique se cachent peut-être des motifs politiques ou économiques. Cependant, pour bien comprendre le problème, il faudrait plutôt se demander au service de quels intérêts travaillent les médias.</p>
<p>La sénatrice Pamela Wallin a publié un article au sujet du Canada, leader mondial dans la lutte contre les changements climatiques, traitant de la menace que représente la réduction des émissions de CO2 pour la prospérité économique canadienne. Soulignons le paradoxe entre les propos de Madame Wallin et la position qu’elle occupe auprès de la compagnie pétrolière Oilsands Quest. Koch, la deuxième plus grande compagnie pétrolière privée de toute l’Amérique, a dépensé près de 63 millions de dollars entre 2005 et 2009, principalement aux États-Unis, pour des campagnes de désinformation sur les changements climatiques. Et l’on se demande pourquoi, selon un sondage de l’Université Yale, 43% des Américains pensent que la crise climatique pourrait être empêchée en arrêtant de perforer l’atmosphère en lançant des fusées dans l’espace… Doutez-vous encore de l’influence des médias au sein de la population?</p>
<p>C’est exactement pour cette raison, pour ce pouvoir que possèdent les médias, que ces derniers sont utilisés à tort et à travers au service de ceux qui recherchent cette représentation auprès de la population. Certains journalistes se déculpabilisent en rejetant la responsabilité sur l’esprit critique du public. Madame Wallin l’a dit elle-même à Cancun: «Il ne faut quand même pas croire tout ce qu’on dit dans les médias…» Suis-je idéaliste, confuse ou inquiète? L’heure est grave si certains journalistes acceptent de plein gré ce rôle de désinformateurs. Je propose un partage plus équilibré des responsabilités afin que les médias se réapproprient leur rôle premier: informer la population et se mettre au service de celle-ci. De cette façon, espérons que la crise médiatique cesse de contribuer à la crise climatique.</p>
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		<title>Fin de la CdP16: des objectifs ambitieux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/fin-de-la-cdp16-des-objectifs-ambitieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 22:15:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Cancun 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Cancun, Mexique.<br />
Dernier volet d'une série de cinq articles par une membre de la Délégation de la jeunesse canadienne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/fin-de-la-cdp16-des-objectifs-ambitieux/" data-wpel-link="internal">Fin de la CdP16: des objectifs ambitieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après deux semaines intensives de travail, les 193 pays membres de la Convention-Cadre des Nation Unies sur les Changements Climatiques ont adopté un nouveau texte qui s’ajoute au Protocole de Kyoto. Les délégués, négociateurs et ministres ont réussi à surmonter leurs différends géopolitiques pour négocier cet accord international qui, non seulement augmentera l’effort global pour lutter contre les changements climatiques, mais rétablira aussi une coopération et une confiance en le système international, qui n’existait plus depuis l’échec de Copenhague.</p>
<p>La première période d’engagement du protocole expire en 2012 et la rencontre de Cancun visait le développement d’un nouvel accord pour la seconde période. Une ébauche finale a été publiée au cours de la journée du 10 décembre. Après quelques heures de révision, divisés en groupe de travail, les pays ont proposé des amendements et ont pu faire des modifications durant la dernière session plénière, à 23 heures.</p>
<p>Plus tôt cette semaine, le Japon, la Russie et le Canada ont manifesté leur réticence en remettant en question cet engagement. Puis, c’était au tour du Venezuela, de l’Arabie Saoudite, de Cuba et de la Bolivie qui ont exprimé certaines réserves durant la session plénière finale. Cette dernière a critiqué durement à plusieurs reprises différents points en soulignant le manque d’ambition du texte final en vue de répondre à la crise du climat.</p>
<p>Le texte final endosse le fait que les changements climatiques sont «un des plus grands défis de notre temps» et qu’ils requièrent coopération et action à long terme pour éviter des impacts désastreux à l’échelle planétaire. Les pays développés ont convenu de développer un «fonds vert pour le climat» de plus de cent milliards de dollars pour l’adaptation aux changements climatiques et le transfert des technologies vers les pays en voie de développement. Les pays se sont aussi entendus pour limiter le réchauffement de la planète à 2 degrés Celsius au-delà du niveau préindustriel, avec une mention pour considérer une limite de 1.5 degrés prochainement. Cet accord mentionne aussi de nouveaux objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour le Protocole de Kyoto.</p>
<p>Pour l’instant, le texte mentionne que les pays développés doivent diminuer leurs émissions de CO<sub>2</sub> de 25 à 40% sous le niveau de 1990 d’ici 2020. Un objectif mondial déjà ambitieux; la première période d’engagement de Kyoto visait 5% sous 1990. Cependant, John Baird, ministre canadien de l’Environnement, a affirmé que le Canada refuserait de s’engager à atteindre cette obligation. Malheureusement, le texte ne contient pas encore d’objectifs de réduction spécifiques chaque pays, contrairement à Kyoto, et n’est pas non plus légalement contraignant.</p>
<p>La 17<sup>e</sup> conférence annuelle aura lieu à Durban, en Afrique du Sud.</p>
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		<title>Le Canada fait mauvaise figure</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/le-canada-fait-mauvaise-figure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 22:10:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Cancun 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Cancun, Mexique.<br />
Quatrième volet d'une série de cinq articles par une membre de la Délégation de la jeunesse canadienne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/le-canada-fait-mauvaise-figure/" data-wpel-link="internal">Le Canada fait mauvaise figure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous voilà à regarder en direct la session plénière des segments de haut niveau, nom sophistiqué pour dire que les ministres, présidents et premiers ministres s’adressent à la CdP16 pour présenter leur position par rapport aux négociations. Ils mentionnent tous l’importance de contrer les changements climatiques, mais la mise en pratique de ces mesures est vue très différemment d’un pays à l’autre. Certains, comme le Canada, disent que tous les pays devraient être responsables de la diminution leurs émissions, d’autres disent que les pays développés doivent avoir une plus grande part de responsabilité. Le consensus quant aux diminutions des émissions de gaz à effet de serre est difficilement obtenue dans les salles de négociations: de combien, de quelle façon, qui payera? Des décisions complexes avec beaucoup d’implications, et qui doivent être acceptées par toutes les parties.</p>
<p>John Baird, ministre canadien de l’Environnement, a mentionné les États-Unis une dizaine de fois. Bien plus souvent que Canada! Il semblerait que notre gouvernement a des difficultés à prendre ses propres décisions. Notre ministre a aussi parlé des efforts du gouvernement du Canada pour réduire les émissions sans donner d’exemples concrets… si l’on se rappelle que ce même gouvernement a rejeté le projet de loi C‑311 sur la responsabilité en matière de changements climatiques, le discours n’était pas si merveilleux.</p>
<p>Depuis deux jours, les négociations se déroulent derrière des portes au-delà desquelles la société civile est exclue. Une part des négociations traite de la deuxième période d’engagement du protocole de Kyoto dont la première phase se termine en 2012. Le Canada affirme jusqu’à présent qu’il doit y avoir un nouvel accord international qui inclut tous les pays, car ce n’est pas le cas avec Kyoto en ce moment. Cependant, si les plus grands pollueurs se retirent de Kyoto sous le prétexte de vouloir négocier un nouvel accord, il est impensable que les pays en voie de développement s’engagent à réduire leurs émissions avant que les pays industrialisés ne participent à l’effort. Les États-Unis, quant à eux, demeurent hors de la partie. Les scientifiques rappellent que les émissions de CO<sub>2</sub> doivent être stabilisées d’ici 2015 afin d’éviter une hausse de la température et des conséquences irréversibles.</p>
<p>Le Canada donne comme exemple à suivre l’Accord de Copenhague qui est issu de la 15<sup>e</sup> Conférence des Parties. Le problème est que cet accord n’inclut aucun objectif mondial de réduction d’émissions de CO<sub>2</sub>, contrairement à Kyoto (5% sous le niveau de 1990). Au contraire, les pays se sont donné des objectifs sur une base volontaire. Le Canada ne respecte déjà pas ses engagements de Kyoto qui ont une valeur légale (donc avec des pénalités si non respectés); qu’adviendrait-il avec un accord similaire à celui de Copenhague?<strong></strong></p>
<p>Représentant un peu plus de 2% de la population mondiale et étant le 8<sup>e</sup> plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, le Canada pointe aussi la Chine du doigt. La Chine tente de prendre un virage vert en installant l’équivalent d’une éolienne par jour pour répondre à leur demande d’énergie grandissante. Le Canada a réduit ses émissions de 20% entre 1990 et 2007, alors que la Chine a réduit les siennes de 40% pour la même période. Et les émissions canadiennes totales continuent encore d’augmenter (27% de plus par rapport à 1990).</p>
<p>Voilà pourquoi accompagnés par des représentants du Parti Libéral, du Parti Vert, du NDP, du Bloc québécois, d’Équiterre, du RAC (Réseau Action Climat), de l’Institut de recherche Pembina, d’un chef des Premières nations et d’un chef de syndicat, nous avons rappelé au ministre canadien de l’Environnement l’importance de conserver Kyoto. Les pays avaient négocié pendant dix ans avant d’adopter le protocole. Nous ne pouvons pas attendre dix autres années pour développer un nouvel accord.</p>
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		<title>Marcher pour la justice sociale et environnementale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/marcher-pour-la-justice-sociale-et-environnementale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 22:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Cancun 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Cancun, Mexique.<br />
Troisième volet d'une série de cinq articles par une membre de la Délégation de la jeunesse canadienne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/marcher-pour-la-justice-sociale-et-environnementale/" data-wpel-link="internal">Marcher pour la justice sociale et environnementale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«¡El pueblo unido jamás será vencido!» [Le peuple uni jamais ne sera vaincu!] Les slogans fusaient dans les rues de Cancun le mardi le 7 décembre. Une marrée de drapeaux, des bannières et surtout des milliers de personnes ont participé à la marche «Pour la vie et la justice sociale et environnementale». Organisée par Via Campesina, un mouvement international d’agriculteurs, cet événement était un point central de la campagne <em>Un millier de Cancuns</em> qui visait à reproduire de tels rassemblements partout dans le monde en solidarité avec la marche de Cancun, qui coïncidait avec l’arrivée d’une quarantaine de ministres à la CdP16 (16<sup>e</sup> Conférence des Parties).</p>
<p>Trente-six caravanes, qui ont traversé dix-sept états du Mexique pour se retrouver à Cancun, étaient pleines de manifestants venus d’un peu partout dans le monde, dont vingt Canadiens, mais surtout du Mexique et de l’Amérique latine. Puisque la CdP16 ne permet qu’un accès limité aux visiteurs, un forum international au camp de base de Via Campesina permettait de discuter des solutions envisagées par des personnes affectées directement par les changements climatiques et moins influencées par des facteurs politiques et économiques. Alberto Gómez Flores, représentant de La Via Campesina pour l’Amérique du Nord, a déclaré: «Il est absolument lamentable que l’espace des Nations Unies pour les changements climatiques se soit transformé en une plateforme pour légitimer les stratégies et les activités des transnationales».</p>
<p>Les autochtones, agriculteurs et activistes avaient plusieurs messages à lancer. D’abord, qu’il est nécessaire de faire échec aux marchés du carbone et au programme de Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD), qui ne réduit pas suffisamment l’émission des gaz à effet de serre, mais ouvre la porte à la privatisation des territoires, récompense ceux qui polluent et porte atteinte à la souveraineté nationale et à la survie des communautés autochtones.</p>
<p>Olegario Carrillo, directeur national de l’UNORCA a assuré qu’ «il faut qualifier au moins d’irresponsable […] l’attitude de ceux qui sont à l’origine de ces schémas de privatisation-commercialisation du monde, des forêts et de l’atmosphère nous rapprochant chaque fois plus de l’abîme»</p>
<p>Les manifestants revendiquent aussi une justice climatique. La marche visait à rappeler aux dirigeants politiques des pays développés leur devoir de prendre des mesures, non seulement pour diminuer leurs émissions de CO<sub>2</sub>, mais aussi pour supporter les pays en voie de développement, premières victimes de l’impact des changements climatiques.</p>
<p>Les agriculteurs et les autochtones étaient aussi présents en grand nombre pour défendre les droits à la Terre mère. Issue de l’accord de Cochabamba, cette idée est soutenue par plusieurs pays d’Amérique Latine. Les peuples autochtones vivent directement des ressources de la terre qui sont dégradées par l’impact des changements climatiques. Il s’agit aussi des droits de la terre, qui mérite l’environnement sain duquel elle bénéficiait avant l’ère des énergies fossiles dans laquelle nous vivons.</p>
<p>À la fin de la marche, qui s’est déroulée dans un esprit revendicatif et pacifique, les manifestants se sont réunis pour tenir une assemblée du peuple. Ces assemblées sont nées suite à l’incapacité des gouvernements à développer un accord international légalement contraignant pour réduire les émissions au niveau mondial.</p>
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		<title>Changements climatiques: adoption de l’Article 6</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/changements-climatiques-adoption-de-l%e2%80%99article-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 22:05:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Cancun 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=5024</guid>

					<description><![CDATA[<p>Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Cancun, Mexique.<br />
Deuxième volet d'une série de cinq articles par une membre de la Délégation de la jeunesse canadienne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/changements-climatiques-adoption-de-l%e2%80%99article-6/" data-wpel-link="internal">Changements climatiques: adoption de l’Article 6</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 3 décembre, la salle des négociations était pleine de jeunes et de représentants d’organismes non gouvernementaux. Le président de l’assemblée a même mentionné à quelques reprises cette forte présence qui était plus qu’inhabituelle. La fin des négociations concernant l’Article 6 de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) marque le premier consensus obtenu depuis le début de la Convention de Cancun (CdP16). Cette décision a été accueillie avec satisfaction puisque que des répercussions positives sur la jeunesse accompagneront la mise en pratique de cet article portant sur l’éducation, la formation et la sensibilisation de la population.</p>
<p>La partie n’était pas gagnée d’avance;la session qui devait durer quatre-vingt-dix minutes s’est allongéed’une vingtaine de minutes. Au début, les États-Unis montraient peu de collaboration envers les interventions. Des mésententes quant aufinancement des activités de sensibilisation et de formation ralentissaient le rythme des négociations. Pour ramener les négociateurs à l’agenda, la République Dominicaine a exprimé d’un ton ferme le besoin d’en venir à un accord. Cette intervention a été bien accueillie de la part des observateurs. Après la crainte de voir la fin des négociations reportée, les pays ont finalement trouvé consensus sur le nouveau texte de l’Article 6.</p>
<p>Grâce à ceci, les enfants sont maintenant inclus dans la CCNUCC. En effet, Madame Donna Goodman, de l’<em>Earth Child Institute</em>, a partagé son enthousiasme.Elle affirme que les enfants héritent déjà des impacts des changements climatiques.L’Article 6 permet maintenant de reconnaître l’importance du droit de la jeunesse de bénéficier d’un avenir sain. Avec la crise grandissante du climat, les jeunes risquent de voir ce droit bafoué. Madame Goodman mentionne également que les jeunes ont le pouvoir de faire une différence. Sans aucun doute, l’adoption de cet article leur conférera davantagede place dans le débat.</p>
<p>La mise en application de l’Article 6 permettra de développer des programmes d’éducation sur les changements climatiques par des organismes intergouvernementaux tels que l’Unicef, la FAO ou l’UNESCO.L’Article 6 ouvre non seulement les portes à des campagnes de sensibilisation sur les changements climatiques auprès de la jeunesse, mais aussi auprès des générations plus âgées afin de les familiariser avec l’importance du respect des droits de la jeunesse en matière de changements climatiques.</p>
<p>Une jeune Haïtienne âgée de quatorze ans accompagnait Madame Goodman après la fin des négociations:«Ce n’est pas qu’une question concernant notre futur, c’est que nous pouvons aussi faire partie de la solution. Nous avons l’espoir, l’imagination, l’énergie, mais il ne nous manquait que d’un peu plus de soutien des leaders politiques» affirme-t-elle. Elle présentait d’ailleurs le projet Eco-Haïti, dont elle fait partie, initié par des jeunes Haïtiens. Il s’agit du développement d’infrastructures plus écologiques qui répondent davantage à des critères de développement durable. Malgré la bonne nouvelle de l’Article 6, cette jeune Haïtienne semble avoir un doute sur un aboutissement réel: «Les négociations pour éviter le pire des changements climatiques durent depuis toujours. Nous,les jeunes, sommes fatigués de les voir parler alors que cela devrait être déjà réglé. Les pays disent qu’ils vont le faire, alors ils n’ont qu’à le faire maintenant.»</p>
<p>Néanmoins, grâce à l’Article 6, davantage d’initiatives seront implantées pour préparer les jeunes à la venue des changements climatiques. L’éducation et la formation sont les fondements d’une prise en charge. Avec ces atouts en main, les jeunes seront en mesure de s’impliquer dans le développement de solutions.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/changements-climatiques-adoption-de-l%e2%80%99article-6/" data-wpel-link="internal">Changements climatiques: adoption de l’Article 6</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Journée de la jeunesse et des générations futures</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/journee-de-la-jeunesse-et-des-generations-futures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Audrey Yank]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 22:01:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Cancun 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=5021</guid>

					<description><![CDATA[<p>Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Cancun, Mexique.<br />
Premier volet d'une série de cinq articles par une membre de la Délégation de la jeunesse canadienne.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/12/17/journee-de-la-jeunesse-et-des-generations-futures/" data-wpel-link="internal">Journée de la jeunesse et des générations futures</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les choses ne se sont pas passées comme prévu jusqu’à présent. La Délégation de la jeunesse canadienne s’est vu refuser l’entrée au centre de conférence de Cancun. Une lacune dans le nouveau système de gestion des accréditations de l’ONU serait à l’origine de ce délai. Pleine d’espoir, la patiente Délégation a été récompensée le 2 décembre tôt le matin. Les jeunes ont finalement mis les pieds au <em>Cancunmesse</em> jeudi ou ils ont pu s’impliquer dans ces négociations internationales en tant qu’héritiers des impacts des changements climatiques.</p>
<p>Des jeunes du monde entier se sont rassemblés à Cancun pour encourager leur gouvernement à signer un accord international sur le climat. Cette présence est essentielle afin d’apporter une perspective innovante, résultat d’une énergie et d’un enthousiasme débordant. Hier matin<em>, </em>en espérant augmenter l’affinité des délégués japonais pour le Protocole de Kyoto, les jeunes les invitaient à prendre une photo avec les lettres KP à l’intérieur d’un cadre géant en forme de cœur.</p>
<p>La Délégation de la jeunesse canadienne a, elle aussi, pris part à une action bien éclatante. Une allée de kiosques s’est transformée pour un temps en une véritable scène d’enchères: forêt boréale à vendre, eau potable à rabais, droits des peuples autochtones à un meilleur prix que jamais. Le message? Les marchés du carbone ne sont pas une vraie solution aux changements climatiques. Ils permettent aux industries de continuer à émettre autant de CO<sub>2</sub> en achetant des crédits de carbone, ce qui équivaut à attribuer une valeur monétaire à des biens communs.</p>
<p>Hier après-midi, Malkolm Boothroyd et moi-même avons exposé la perspective de la jeunesse canadienne au sujet des changements climatiques. Les impacts des changements climatiques dans nos régions respectives et les principales sources d’émission de gaz à effet de serre au Canada ont été présentés. Les photos des sables bitumineux ont eu l’effet escompté. Les participants ont posé de nombreuses questions sur cet enjeu majeur. Nous voulons informer le plus de personnes possible afin que la pression sur le gouvernement provienne non seulement des Canadiens, mais aussi de la communauté internationale.</p>
<p>Au deuxième pavillon de la conférence, le «Moon Palace», quatre jeunes, Frédéric Amiel de France, Veryl Obodi du Kenya, Emily McGlynn des États-Unis et moi-même avons pris part à une conférence de presse organisée par la Délégation de la jeunesse américaine. Le leadership et l’implication de la jeunesse dans la science du climat étaient l’objet de la discussion.</p>
<p>Cette conférence de presse était un moment inspirant pour se rendre compte des solutions concrètes aux changements climatiques par lesquels les jeunes sont directement concernés. Le message est clair: les jeunes prennent la situation en main, ils n’abandonnent pas leur planète. Alors qu’attendent les dirigeants politiques pour faire de même? Que nos gouvernements ne semblent pas encore avoir saisi cet enjeu n’est pas une raison pour baisser les bras.</p>
<p>Vendredi 3 décembre, un texte important en lien avec une implication plus importante de la société civile et de la jeunesse dans les négociations a été débattu par les pays participants. Cette période de négociations précédait une rencontre entre la Délégation de la jeunesse canadienne et le négociateur en chef du Canada. Les sceptiques qui doutaient des occasions pour nous de nous exprimer seront, je l’espère, maintenant convaincus.</p>
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