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	<title>Anselme Le Texier - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/anselme-le-texier/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Thu, 04 Apr 2013 00:43:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Le hip-hop réinventé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/04/02/le-hip-hop-reinvente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:25:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bad Wake Up redonne ses couleurs à la scène montréalaise</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Montréal vient de voir l’émergence de nouveaux talents sur la scène hip-hop avec <i>Bad Wake Up</i>, un album qui nous propose de découvrir les différentes facettes d’un groupe de jeunes artistes. Avec leurs airs de débutants, Blasé, Gabe ‘Nandez, Ioan Delice et les autres musiciens produisent un album puissant et qui redonne espoir en la culture hip-hop nord-américaine. On connaissait la métropole québécoise pour sa scène électronique mais on s’aperçoit lentement que tous les genres se rencontrent ici, confirmant l’idée que ce qui sort de l’île est d’une qualité incomparable.</p>
<p>Des artistes en herbe venus du monde entier sont attirés par les loyers abordables, les universités et le bouillon de culture montréalais. Ceux qui ont travaillé à la production de <i>Bad Wake Up</i> se sont pour la plupart rencontrés à New York, mais c’est à Montréal qu’ils se sont découverts. Les sept artistes qui ont travaillé depuis septembre à la réalisation de l’album ont tous près de vingt ans, sont basés à New York, au Royaume-Uni ou à Montréal, et se sont tous rassemblés ici autour de Blasé, à qui on doit toute la production.</p>
<p>Blasé c’est d’abord le nom qui définit Romain Hainaut, producteur, illustrateur et étudiant à McGill. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, il précise qu’il «produit du hip-hop et de la house depuis longtemps». Ce projet, c’était pour lui une façon de «se servir des instru’ qu[’il] produit». L’originalité de <i>Bad Wake Up</i> tient surtout dans la production instrumentale. Souvent, des artistes préparent un projet puis invitent différents producteurs pour accompagner le texte. Ici, on a voulu faire l’inverse. Blasé a rassemblé autour de lui des connaissances, qui ont enregistré leur rap. Cette particularité dans la mise en place du projet a donné lieu à une œuvre dans laquelle aucun thème ne prédomine. Les textes sont simplement là, puissants, rappelant la mer qui patiemment s’attaque à la grève.</p>
<p><i>Le Délit</i> a rencontré Gabe ‘Nandez, un étudiant en journalisme à Concordia, qui passe son temps libre à écrire et à rapper. Pour lui, «le hip-hop, c’est le nouveau rock ‘n’ roll». <i>Bad Wake Up</i> «n’a pas de concept. C’est l’introduction d’un groupe». C’est une œuvre sans prétention, qui tente de défendre le renouveau d’un «rap qui est devenu n’importe quoi». Depuis quelques mois, toujours selon Gabe ‘Nandez, le hip-hop se réinvente, avec de jeunes artistes qui se démarquent du rap qu’on entend à la radio, le rap qui nous fait dire «j’aime pas le rap». Bad Wake Up s’inscrit donc dans cette volonté de redorer l’image de la culture hip-hop.</p>
<p>Le résultat, c’est une <i>mixtape</i> homogène, indépendante et gratuite. Blasé souligne le fait que les enregistrements sont disponibles gratuitement sur internet. Avec la possibilité de faire des dons, le projet de Blasé prend le pas de nombreux artistes qui ont choisi ce mode de financement. Depuis quatre jours, <i>Bad Wake Up</i> tourne dans les cercles musicaux montréalais et promet de bénéficier d’une visibilité que les artistes n’espéraient pas. Blasé n’entend pas en rester là; il pense déjà à un projet avec des artistes francophones.</p>
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		<title>Quand les francos sont à la fête</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/26/quand-les-francos-sont-a-la-fete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:51:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sans comparaison: la Francofête de l’UdeM</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après quelques déboires, la Commission des Affaires francophones (CAF), une commission de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), nous proposait une semaine de promotion de la langue française sans couleurs, sans intérêt et sans participants. De son côté, l’Université de Montréal organisait la semaine passée son édition annuelle de la Francofête.</p>
<p>Il appartient à la CAF d’organiser chaque année un festival, habituellement au début de la session d’hiver, pour célébrer la francophonie et le fait français à McGill, en rassemblant des panélistes, en projetant des films et en invitant une cabane à sucre sur le campus. Cette année, la Francofête de McGill, en raison de problèmes de communication et d’organisation de la part de l’AÉUM, a eu lieu, mais sans que les étudiants ne soient au rendez-vous. À regarder de l’autre côté du Mont, on voit qu’il est possible de faire autrement, et apparemment de faire beaucoup mieux.</p>
<p>En effet, le Centre de communication écrite, qui est chargé de l’organisation de la Francofête à l’UdeM, proposait cette année un festival de la langue française riche en événements artistiques et culturels, en concours et en conférences. En passant à l’UdeM la semaine dernière, on pouvait voir un film chaque soir au Ciné-campus, passer du temps au stand des éditeurs, participer aux divers concours de poésie et de dictée, sans oublier les intervenants tels que Larry Tremblay et Éric Michaud, et une discussion sur l’état de la langue française au Québec. On est loin des <em>Francophone night at Gert’s</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>«La Francofête s’adresse à tout le monde»</strong></p>
<p>Lorraine Camerlain, responsable de l’organisation de la Francofête à l’UdeM, rappelle que l’université est le «chef de file dans l’ensemble des universités francophones», et que, à ce titre, celle-ci «marque fièrement son identité francophone». Depuis dix ans qu’existe la Francofête à l’UdeM, beaucoup se sont joints au Centre de communication écrite pour organiser le festival. La Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) a toujours participé à l’organisation, tout comme l’Agence universitaire de la francophonie et le Vice-rectorat aux relations internationales, à la francophonie et aux partenariats institutionnels, qui se sont joints à l’équipe depuis deux ans et un an respectivement.</p>
<p>On le voit, la Francofête de l’UdeM sait rassembler, tant au niveau institutionnel, que du point de vue de la participation des membres de la communauté universitaire. Sans conteste, les festivités ont eu du succès, en particulier les projections de Ciné-campus, les conteurs et les différents stands, toujours selon madame Camerlain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Importer la Francofête à McGill</strong></p>
<p>Comme à McGill, le festival vient d’une volonté de «célébrer la culture dont [le français] est porteur». Cependant, la CAF semble souffrir de la situation minoritaire des francophones mcgillois. Malgré les quelque 18% de francophones sur le campus de McGill, la langue française n’attire pas; ni les francophones, ni les anglophones ne s’intéressent à cette fête du français qui a lieu chaque hiver. Et pour cause, cette année, la cabane à sucre était sûrement l’événement le plus intéressant.</p>
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		<item>
		<title>Madame Fortier</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/12/madame-fortier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 06:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La surprise de l’hiver: elle parle français!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous savions tous que la principale actuelle de l’Université McGill allait nous quitter, et nous parlions déjà du coût du recrutement d’un nouveau principal; mais ce que le conseil des gouverneurs nous a réservé pour l’année prochaine n’est rien d’autre qu’une francophone. On ne cesse de rebattre le cas particulier du français à McGill, qu’on ne saurait dissocier des questions linguistiques qui touchent Montréal, le Québec, le Canada et l’Amérique du Nord, mais là, McGill fait fort. Notre institution, qui se vante d’être la première université canadienne, cette institution qui enseigne et publie majoritairement en anglais, choisit au poste le plus important de son administration une femme qui parle l’autre langue.</p>
<p>Avec près de 18% de francophones, McGill est une université où l’on parle beaucoup français dans les couloirs. Le français reste pourtant la langue qu’on parle autour d’un café, et l’anglais domine à la fois les salles de classes et les publications académiques qui portent le nom de notre université. Suite au mouvement McGill français de 1969 et aux transformations de la société québécoise des années 70, McGill est devenue de plus en plus bilingue, en s’ouvrant aux francophones, en traduisant la plupart de ses documents, en offrant des services et des cours en français et en rappelant, à la rentrée de 2010, que les étudiants peuvent, et ce depuis les débuts du Collège McGill, rendre tout devoir écrit en français comme en anglais. En 2013, nous aurons pour la première fois une principale et vice-chancelière francophone.</p>
<p>Nous voilà déjà à crier victoire, à raviver nos espoirs, à voir dans Suzanne Fortier un messie, la principale qui va faire de McGill l’université bilingue dont nous rêvons tous secrètement. Des cours de français gratuits pour tout le monde! Des laboratoires dans lesquels on parle français! Des journaux académiques en français! Des conférences en français! Des cours en français! Des bibliothécaires qui disent «Bonjour» au lieu de «Hello»! Et pourquoi pas même un journal étudiant en français?</p>
<p>Il semble cependant qu’on n’en soit pas encore là. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, Suzanne Fortier, en répondant à une question sur sa vision de la langue française à McGill, n’a pas su nous convaincre de son engagement. La future principale se contente de répéter qu’elle souhaite avant tout faire le point sur les désirs des différents acteurs de la communauté mcgilloise. Il est difficile d’imaginer qu’une politique de consensus engendrera des réformes fondamentales quant à la politique et au régime linguistiques de l’université. On peut toutefois espérer qu’une principale francophone saura éveiller les consciences aux difficultés qu’imposent les particularités linguistiques de McGill.</p>
<p>Mais ce rêve que certains ont d’une université bilingue est-il réaliste? On ne peut évidemment pas imaginer offrir tous les cours en anglais et en français; une telle situation requerrait de tous les étudiants qu’ils parlent français. Vous me direz, ils font déjà comme ça à la Faculté de Droit. On ne peut ignorer l’histoire de notre institution non plus, fondée par un Écossais.</p>
<p>Reste la question de l’utilité d’un tel régime linguistique. Si l’éventualité d’une université bilingue reste attirante, le bilinguisme est-il nécessaire? La particularité mcgilloise, qui fait du français une langue à statut spécial, ne devrait-elle pas rester cela: une particularité? Que gagnerait notre université à prendre la voie du bilinguisme? Ce qui est sûr, c’est qu’elle perdrait beaucoup d’argent et d’énergie, sans compter les craintes des anglophones qui se sentent malgré tout minoritaires à Montréal et au Québec. En outre, Montréal n’a que faire d’une autre université francophone sur l’île. Avec l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Montréal, ceux qui souhaitent étudier en français ont l’embarras du choix, et les deux universités anglophones ne font qu’ajouter à la richesse linguistique du Québec.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Philoctète au MAI</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/19/philoctete-au-mai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 07:45:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill Classics Play présente sa traduction originale du classique de Sophocle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Département d’Études classiques nous invite à découvrir l’histoire de Philoctète, dans une traduction originale de la pièce de Sophocle. Les étudiants du Département d’Études classiques ont travaillé depuis près d’un an pour mener à bien ce projet, avec plusieurs mois de traduction suivis de quelques mois de répétition. C’est la troisième année que le département organise l’événement, sur l’initiative de Lynn Kozak, jeune professeure assistante, qui avait déjà participé à un projet similaire à l’Université de Nottingham. McGill Classics Play rassemble donc chaque année une troupe d’étudiants passionnés de théâtre antique. Après Eschyle et Euripide, c’est au tour de Sophocle d’être traduit et interprété à McGill.<br>
La particularité de la pièce tient dans la traduction originale qui est présentée. Elizabeth Ten-Hove, metteuse en scène, confie au <em>Délit</em>, dans une entrevue: «On a passé une bonne partie de l’été à traduire le texte de Sophocle. Le but était d’obtenir un texte plus actuel, tout en conservant la poésie de l’auteur». Il est impressionnant de voir des étudiants jouer une pièce qu’ils ont eux-mêmes traduite, avec des mots qu’ils ont choisis, s’assurant de travailler un texte qui les touche.<br>
La troupe change à chaque année, et les différents rôles sont ouverts à tous. Elizabeth Ten-Hove précise que s’il y a bien eu des auditions formelles, tous les candidats ont été retenus et ont intégré le chœur. Avec quatre rôles principaux, la courte pièce ressemble à un huis clos. <em>Philoctète</em> est une pièce moins connue, et une tragédie peu commune, avec des personnages qui ne meurent pas.<br>
Dans l’ensemble, la performance des jeunes comédiens amateurs est passable. Le chœur remplit son rôle de faire-valoir, et les quatre autres comédiens livrent une performance mitigée. Travis Schroeder, dans le rôle d’Ulysse, donne l’impression d’être trop près de son texte, ce qui l’empêche de développer toutes les facettes de son personnage. Lewis Innes-Miller, quant à lui, rend un Philoctète qui manque de profondeur et dont la douleur convainc peu. Giuletta Fiore, en revanche, dans le personnage de Néoptolème, rayonne par son implication envers le texte et sa maîtrise de l’espace scénique.<br>
Cependant, la réussite de l’entreprise n’est pas là. L’amateurisme apparent qui caractérise souvent les productions étudiantes cache souvent les engagements et les sacrifices des uns et des autres, et remplit fréquemment un rôle tout autre. McGill Classics Play est avant tout une occasion de découvrir la tragédie antique et les classiques grecs. C’est aussi une opportunité pour les étudiants de faire l’expérience de la scène.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le talent imaginaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/le-talent-imaginaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 07:27:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée tant attendue de This is Talent déçoit</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous proposions dans l’édition du&lt; em&gt;Délit de la semaine passée un article sur le concours de talents montréalais <em>This is Talent</em>, créé par Josh Sevy il y a deux ans. L’enthousiasme des organisateurs, des jurés et des participants n’y trompait pas: l’événement promettait d’être un spectacle à couper le souffle. C’est avec déception que nous sommes sortis du Club Soda samedi soir, après une soirée colorée. La logistique, les participants, la foule et les talents, tout était loin du sans faute.<br>
Les portes s’ouvrent à guichet fermé, preuve de la popularité grandissante du concours, et la soirée débute rapidement dans une salle comble, jeune et bruyante. Malgré les problèmes de micro qu’on pardonne rapidement, et un système de son qui laisse à désirer (on aperçoit l’ingénieur du son, au fond de la salle, se démêler avec les boutons), les candidats au titre de meilleur talent émergeant montréalais se succèdent sur scène.<br>
On voit d’abord beaucoup de chanteurs en herbe, quelques danseurs, des rappeurs, un magicien, quelques groupes. La programmation est alléchante. Cependant, l’un après l’autre, les piètres chanteurs se succèdent. L’indulgence dont on doit faire preuve face à des jeunes artistes qui manquent de pratique et de formation laisse vite place à l’incompréhension: comment un jury de professionnels (un styliste, une musicienne, un gérant de contrat) a‑t-il pu sélectionner de tels candidats?<br>
Il faut rappeler que le concours est ouvert aux moins de 21 ans, et qu’on doit s’attendre à trouver des artistes qui ne maîtrisent pas tout à fait leur art; mais il est étonnant de voir que les jeunes Montréalais qu’on voit jouer dans les bars du centre-ville et qu’on adule n’étaient pas au rendez-vous.<br>
L’événement aux allures de superproduction bénéficiait du soutien de nombreux sponsors, notamment CTV et <em>The Gazette</em>, qui ont participé à la publicisation du programme. Certains des candidats sont même accompagnés par les danseurs d’un studio de danse dont la directrice, se vante-t-on, danse pour Kesha. Le cadre du Club Soda ne fait qu’ajouter au décorum. La salle qui accueille parmi les plus grands événements de la métropole offre une scène particulièrement impressionnante.<br>
S’arrêter là serait ne pas rendre justice aux quelques jeunes talents qui se sont glissés sur scène. Une ou deux danseuses qui semblent avoir dansé toute leur vie, une ou deux voix qui sortent de l’ordinaire, un contrebassiste. Après trois heures de numéros qui s’enchaînent à un rythme effréné, les artistes les plus prometteurs sont occultés par les plus bruyants.<br>
L’organisation n’a pas précisé si le concours serait bien déplacé à Toronto l’année prochaine.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La grève en 118 mots</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/05/la-greve-en-118-mots/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 06:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Dictionnaire de la révolte étudiante, codirigé par une étudiante de McGill</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques semaines était publié un petit livre dont le carré rouge de la couverture ne pouvait dissimuler le contenu. Le <em>Dictionnaire de la révolte étudiante</em> est un petit lexique engagé qui tente de revoir les différents mots qui étaient sur toutes les lèvres l’année passée. L’idée originale de Serge Théroux était de donner la parole aux différents acteurs du printemps érable en leur proposant d’écrire un court texte sur les mots et les expressions qui ont fait la grève. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, Mariève Isabel, étudiante au doctorat à McGill en littérature française et en environnement, décrit le projet qu’elle a dirigé avec Laurence-Aurélie Théroux-Marcotte comme une plate-forme pour redonner leur sens à des mots galvaudés. Selon elle, le <em>Dictionnaire</em> est un livre «tout en nuances» qui couvre des mots «à sens élastique».</p>
<p>L’idée du dictionnaire a germé dans la tête de Serge Théroux il y a un peu moins d’un an. Les deux directrices ont été approchées pour mener le projet à terme, en proposant une liste de mots à couvrir à différents acteurs de la société québécoise. «On a commencé par proposer une liste de 50 mots. Au fur et à mesure qu’on nous proposait de nouveaux mots, on est arrivé à 118 entrées dans le dictionnaire», commente Mariève Isabel. Le <em>Dictionnaire de la révolte étudiante</em> est donc un projet qui rassemble de multiples collaborateurs. De l’étudiante du Québec au professionnel de la culture, en passant par le professeur et jusqu’au préfacier, Guy Rocher, qui approche les 90 ans, le projet rassemble les générations.<br>
De part ses multiples auteurs, le dictionnaire prend des allures d’Encyclopédie. Chaque entrée est comme un traité pour lequel un auteur a décidé de prêter sa plume, pour donner une définition à un mot ou une expression. Ces «lexicographes engagés», comme les décrit Mariève Isabel, donnent pour la plupart quelques définitions pour l’entrée qu’ils ont choisie, en prenant un ton tantôt satirique, tantôt sérieux, tantôt révolté. Les définitions nous touchent toutes de près ou de loin; elles redessinent à la fois ces mots, leur donne un caractère, une histoire, liée à celle du Québec, et sont autant d’associations incongrues que de traités philosophiques. Ce livre qu’on lit partiellement de temps à autre, qui reste sur une table basse, bien en évidence, sait nous rappeler ce que Montréal a vécu en 2012.</p>
<p>Pour Mariève Isabel, le fait de publier un dictionnaire permet d’«attirer notre attention sur l’importance des mots». Il est vrai que les opposants à la grève n’ont pas hésité à faire usage d’un «réseau sémantique qui frappe l’imaginaire». Une sorte de guerre des mots, qui font de la grève un boycott, et du carré rouge un symbole d’intimidation et de violence. Dans un climat d’après-guerre, un livre est aussi un moyen de remettre les choses à leur place. Le combat ne s’arrête pas là. La codirectrice du projet nous rappelle que rien n’est gagné; et si nous ne sommes plus dans les rues, c’est que nous avons conclu une trêve pour l’occasion du Sommet de l’éducation. Le passage à la table des négociations est aussi une façon de porter la révolte à un autre niveau. Il ne nous reste plus qu’à défendre nos intérêts comme nous savons le faire. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/05/la-greve-en-118-mots/" data-wpel-link="internal">La grève en 118 mots</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Du talent à revendre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/05/du-talent-a-revendre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 06:49:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le concours This is Talent pour la dernière année à Montréal</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>This is Talent</em>, dans la veine des concours de talents qui fleurissent un peu partout, rassemble des artistes inconnus ou méconnus qui prétendent conquérir un jury et parfois même une audience. Celui-ci a été créé il y a deux ans par Josh Sevy, qui travaillait alors dans le milieu de la nuit à Montréal. Le concours se veut être un tremplin pour de jeunes artistes aspirant à une carrière dans leur «talent».  This is Talent veut se comparer aux grands concours télévisés qu’on connaît tous, et s’étend rapidement. Josh Sevy, en entrevue avec <em>Le Délit</em>, confie que le concours devrait se tenir à Toronto l’année prochaine, «Le Los Angeles du Canada» selon lui. Il voit déjà le concours qu’il a créé rivaliser avec<em> Canadian Idol</em> d’ici quelques années.</p>
<p>Ce qui fait la particularité du concours, c’est l’âge des personnes impliquées. Le concours est limité aux jeunes gens et jeunes femmes entre 16 et 21 ans, ce qui permet notamment de faire découvrir de jeunes talents locaux qu’on n’aurait pas pu voir ailleurs. Les organisateurs et les jurés ont eux-mêmes à peine plus de 20 ans :ne équipe dynamique, et volontaire qui a tout fait dans les deux dernières années pour développer le programme. En deux ans, le rayonnement du concours s’est étendu; le budget aussi. Avec un budget de 7000 dollars la première année, les organisateurs ont été en mesure de louer le Club Soda cette année, d’organiser plusieurs préliminaires, une séance de photos, etc.<br>
Les candidats se sont bousculés au portillon pour participer au concours. En un mois, ce ne sont pas moins de 200 groupes et individus qui ont participé aux préliminaires. Alex Camara, jeune styliste montréalais, chanteur et juré cette année, en entrevue avec<em> Le Délit</em>, précise qu’«il a été très difficile de choisir les candidats qui iraient en finale». D’après lui, le niveau des concurrents s’est beaucoup amélioré cette année. Le 9 février, on devrait pouvoir voir 35 prestations différentes sur la scène du Club Soda, avec des chanteurs, des danseurs, et d’autres artistes plus inattendus comme un magicien, qui ont tous dû s’acquitter de frais de 100 dollars pour pourvoir participer à la dernière partie du concours, d’après une participante. Les concurrents viennent presque tous de Montréal et des alentours, dont certains de McGill. Il faut dire que l’événement n’attire quasiment pas de francophones. Josh Sevy regrette l’unilinguisme de l’événement, et annonce fièrement que «le site internet est complètement bilingue».</p>
<p>Pour une jeune entreprise, l’expérience est prometteuse. L’équipe s’est montrée capable de s’imposer sur la scène artistique montréalaise. En quelques années, <em>This is Talent</em> est devenu un concours d’envergure dont le rayonnement local ne saurait que présager un rayonnement bien plus grand. Pour un journaliste montréalais francophone qui évolue dans un environnement anglophone, il n’est pas rare d’être confronté à un unilinguisme de fait, malgré les efforts des personnes concernées. Cependant ce constat en appelle d’autres. Il est difficile d’admettre que la culture populaire à grand public comme les concours de talents voient trop peu d’implication francophone. Le désir de Josh Sevy d’emporter le concours <em>This is Talent</em> à Toronto n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. </p>
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		<title>Vive…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/29/vive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 03:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mots de saison</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je profite de l’actualité&nbsp;catalane pour partager mes pensées de la semaine. Si vous ne le savez pas, la communauté autonome a récemment revendiqué sa souveraineté. Cette déclaration d’indépendance, outre les considérations politiques, me rappelle avant tout la façon dont nous nous définissons. Les Catalans sont-ils espagnols? La langue espagnole existe-t-elle en soi? Autant de questions qui n’ont pas de réponse claire.</p>
<p>Quand on vit à Barcelone, comme à Montréal, la question de la langue est omniprésente. Ici et là, on prend conscience d’un bilinguisme à géométrie variable, un monde dans lequel les mots ne veulent pas dire la même chose d’une maison à l’autre. La langue que parlent les Catalans, c’est le catalan, tout le monde est d’accord. Mais les autres? Ma mère m’avait appris que la plupart des Espagnols parlent castillan, langue officielle du royaume. Parlez-en aux Madrilènes, ils ne comprendront pas. Pour eux, ils parlent espagnol. C’est un peu comme de dire à des Montréalais qu’ils parlent québécois plutôt que français. Non seulement ça passe mal, mais ça crée une distance entre les différents dialectes d’une langue.</p>
<p>Pour poursuivre la comparaison, quand le général de Gaulle, alors président de la République française, prononçait son fameux «Vive le Québec libre» devant un million de Montréalais en 1967, il faisait alors appel à l’amitié entre les Français d’Europe et les Français d’Amérique. Le discours du général, assez colonialiste pour le reste, fait l’éloge du Canada français. On n’y pense même plus aujourd’hui.</p>
<p>Les deux pays ne sont plus liés que par la langue et l’histoire. L’Amérique, qui, pour les Européens va du Canada au Chili, ne saurait ici désigner que les États-Unis, pays qui s’accapare le nom. On est tiraillé entre l’envie de ne pas abandonner ce nom aux seuls États-Uniens et la peur de leur être associé.</p>
<p>Alors pourquoi les Castillans, mais aussi ceux à qui ils ont imposé leur langue avec succès, devraient-ils appeler leur langue du nom d’un pays multilingue, multinational? De l’Argentine au Mexique, où la question de la langue a beaucoup moins d’envergure, on parle bien d’espagnol. Cette terminologie a plusieurs fonctions. Pour certains, il s’agit de rapprocher deux groupes de locuteurs. Au-delà des définitions linguistiques, le fait de parler français au Québec plutôt que québécois a l’avantage de rappeler que nous sommes frères; comme l’espagnol rappelle aux Américains leurs liens avec l’Espagne.</p>
<p>En Espagne justement, ou plutôt dans la péninsule ibérique, histoire de ne froisser personne, on ne parle jamais de la langue castillane. Les uns brandissent l’espagnol comme un étendard de l’unité nationale, la langue du roi et la langue que les Basques et les Catalans utilisent pour communiquer. Les autres en font l’icône d’une nation étrangère et impérialiste, rappelant par la même occasion que, non, ils ne sont pas espagnols et qu’ils ne devraient pas faire partie de l’Espagne.</p>
<p>Les mots que nous utilisons en disent long sur qui nous sommes, la façon dont nous voyons le monde, mais pas seulement en révélant nos origines socioculturelles. La terminologie a bien souvent une portée politique. Quand on sait faire la différence entre un mél et un courriel, et qu’on fait consciemment le choix d’utiliser l’un ou l’autre, on en fait un acte politique. L’usage et l’habitude nous imposent pour beaucoup la langue que nous parlons; mais parfois, il nous appartient d’en imposer à la langue.</p>
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		<title>Grammusons-nous</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/15/grammusons-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 08:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mots de saison</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une amie de ma mère me racontait il y a quelques années que, dans sa jeunesse passée à Étretat, ses amis et elle avaient plus d’une fois retiré la lettre Q de l’enseigne du restaurant La Coquille, qui sert tout spécialement des huîtres. C’est bon? Vous avez compris? Dans un journal, on appellerait justement ça une coquille. Ce genre de facéties langagières ne fait pas défaut à la langue française, qui en compte beaucoup.<br>
Christian Moncelet, poète insolite, écrivain et universitaire, publie chez Chiflet une Grammaire parallèle, dans laquelle il tente de faire rire de notre grammaire étriquée. Le professeur, qui «ne fai[t] plus que des livres de vieux», joue avec les mots et la langue depuis longtemps, comme dans les «insolivres» qu’il compose, alliant fantaisie et poésie. Un rapide coup d’œil au livre aux allures de manuel d’écolier nous renseigne sur la teneur du propos. On retrouve notamment des citations, comme celle-ci de Philippe Geluck: «L’inventeur de la cédille s’appelait Groçon. Il n’aimait pas son nom.»<br>
Page après page, Christian Moncelet égrène les lettres et les mots, citant Victor Hugo, Bernard Pivot, Daniel Pennac et les autres, attirant notre attention sur ces particularités du langage qui nous échappe(nt). Un peu plus loin, on se rend compte de l’étendue du travail qu’il a dû fournir, sans pour autant douter qu’il s’est plu à le faire. Un nombre impressionnant de néologismes farfelus viennent habiller une grammaire mise à nu. Atypographe, orthogreffe, kilogrammaire, autant de mots qui nous laissent pantois. On apprend entre «MRKRPXZKRMTFRZ», hadockisme onomatopéique consonantique, et «Jean Nayrien Nafoutre de Sayquonlat», apparemment un journaliste de Charlie Hebdo, qu’Aristophane de son temps s’amusait à créer des mots à rallonge, comme dans L’Assemblée des Femmes, où il a choisi de désigner un mets par un mot de pas moins de cent quatre-vingt-deux signes qu’il me plairait de vous rendre n’eût-il pas fallu que je le copiasse lettre par lettre. En grec.<br>
Comme j’avance dans ma lecture, je me prends à rire tout haut. Juste après Saint-Pisse-qu’en-Coin, dans une contrée reculée du Québec, c’est en Belgique, à Foufnie-les-Berdouilles, que j’éclate. Deux exemples parmi tant d’autres pour illustrer la remarquable capacité des locuteurs d’une langue à jouer avec celle-ci. D’ailleurs, pour ceux qui ne le savent pas, Tataouine-les-Bains existe bel et bien; c’est une ville du Sud de la Tunisie. Sans déconner.<br>
Sur une note moins réjouissante, on peut lire: «Le congé de paternité ne se conjugue pas au féminin.» Je vous laisserais bien deviner, mais l’explication demande quelques pirouettes syntaxiques. Cette phrase accompagne un texte au sujet d’une femme dont la compagne s’est vue refuser un congé de paternité. Il faut là reconnaître l’habileté de l’auteur, qui a dû en faire sourire plus d’un.<br>
Ces lectures rafraîchissantes posent tout de même quelques questions qui peuvent nous toucher plus ou moins profondément. Nous qui cherchons toujours bien faire, à bien dire, nous oublions que la langue que nous parlons est nôtre. On nous a appris, que dis-je, on nous a martelé qu’il ne fallait pas faire de «fautes», quand on aurait dû nous enseigner que la langue se déguste, s’apprécie, se joue, et qu’on n’a pas besoin de savoir l’écrire pour la maîtriser. Cette semaine, objectif: faire le plus de zeugmes possibles.</p>
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		<title>Saint Jérôme, priez pour nous</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/07/saint-jerome-priez-pour-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 23:56:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les mots de saison</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai lu récemment unlivre qui sera publié prochainement. La version papier est déjà imprimée et sera disponible en librairie sous peu, tandis que la version électronique est déjà téléchargeable. Il est donc évident que la version que j’ai eue sous les yeux est bien la version définitive. Pourtant, j’ai été étonné de voir qu’un éditeur établi daigne publier un tel roman. Non pas que celui-ci manque de qualité, mais il est bourré de fautes; truffé d’incorrections devrais-je dire. On ne peut en tenir rigueur à l’auteur. À vrai dire on fait tous des fautes. On ne peut donc que constater la tendance dans le monde de l’édition à se passer des services d’un correcteur compétent.</p>
<p>Dans ce bouquin, assez court, on utilise à la fois l’ancienne et la nouvelle orthographe, il y a des coquilles, des incorrections syntaxiques, des fautes d’accord du participe passé et, comble de l’ironie, une absurdité typographique dans le titre même. À la lecture du roman, on se convainc peu à peu, page après page, que l’œuvre n’est tout simplement pas passée entre les mains d’un correcteur. Si c’est le cas, celui-ci a bâclé son travail. Si comme je le crois le roman est passé directement du comité de lecture à la mise en page, cette pratique fait non seulement preuve d’un manque de respect de la part de l’éditeur pour le travail de l’auteur, mais caractérise aussi une tendance dans le monde de l’édition.</p>
<p>En effet, les livres sont de moins en moins lus par les éditeurs, qui relèguent cette tâche à des lecteurs. On vend de moins en moins de livres pour leur qualité littéraire, car on n’achète plus de littérature. Les maisons d’édition font face à une crise sans précédent qui les oblige à couper dans leurs dépenses. C’est bien sûr au cassetin qu’on licencie. Les correcteurs-réviseurs sont forcés d’exercer leur métier dans une précarité grandissante. On se rappelle l’affaire qui avait opposé un éditeur à ses correcteurs pour une question d’espaces. Ceux-ci, rémunérés au caractère, s’étaient aperçus que leur employeur faisait l’économie des caractères non imprimables au moment de calculer leur salaire. Essayezdoncdelireuntextesansespaces;vousmedir<br>
ezàquelpointc’estfacile.</p>
<p>Il est vrai qu’à l’heure du numérique il est bien plus facile de corriger. On peut modifier des textes sans avoir à copier et à coller littéralement des bouts de papiers sur une épreuve; on peut réviser à tout moment une publication en ligne, sans oublier les correcteurs automatiques et autres antidotes qui rendent la tâche plus aisée, à une époque où nous sommes tous appelés à écrire. Mais qui sait la différence entre «les merles que j’ai entendus chanter» et «les chansons que j’ai entendu chanter»? qui fait attention aux ligatures si élégantes? qui vérifiera «L’asthénie de Ferjol»?</p>
<p>Il devient clair, quand on y prête attention, que le recours aux correcteurs est indispensable à une publication de qualité. Les coquilles passeront toujours, mais les âneries resteront au cassetin. Parce qu’il est douloureux de lire un bon livre en butant sur des incohérences, à en oublier l’orthographe grammaticale, les correcteurs devraient avoir leur place dans toutes les publications.</p>
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		<title>Des petites verges</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/des-petites-verges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 08:22:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Les mots de saison</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Détrompez-vous,&nbsp;je ne parle pas de mes parties intimes. Les qualifier ainsi serait ne pas leur rendre justice. Cette semaine nous parlons typographie. La typo est à l’honneur, alors que le bon usage de celle-ci semble tomber en désuétude. On n’en apprendra jamais trop sur ces signes sans lesquels la lecture de nos auteurs préférés serait bien difficile. La typographie, c’est ce qui sépare les mots par des espaces, c’est ce qui rend à l’écrit ce que les mots seuls ne peuvent exprimer.</p>
<p>Alors quel est le rapport entre le bâton et la ponctuation? La virgule. Ce signe, apparu avec le développement de l’imprimerie au XV<sup>e</sup> siècle, sépare d’abord les différentes parties d’une phrase, mais, surtout, donne le rythme. On en use, on en abuse, mais on la chérit, contrairement au point-virgule, au cadratin, au pied-de-mouche qu’on oublie peu à peu.</p>
<p>Un peu d’étymologie: le suffixe «-ule» signifie en effet «petit». La canicule est donc une petite chienne. Cette vague de chaleur était, au Moyen Âge, censée survenir au mois d’août, quand l’étoile Sirius, aussi appelée «petite chienne», se couche en même temps que le soleil. On construisit sur le même modèle le mot «homoncule», ou «petit homme». Vous comprenez l’histoire de ma petite verge. Un petit nom exquis quand on y pense.</p>
<p>Le problème de la virgule tient dans l’utilisation arbitraire qu’on en fait. Elle servait à l’origine à marquer les pauses qu’on fait à l’oral. Il n’est pas rare de trouver dans les écrits de Fontenelle ou de Guez de Balzac une virgule entre un verbe et son sujet; une hérésie de nos jours. En effet les règles d’usage de la virgule se sont rigidifiées. Pas question de mettre une virgule sérielle à la fin d’une énumération, la fameuse <em>oxford comma</em>. On tombe cependant régulièrement sur des bizarreries.</p>
<p>«Ma sœur qui aime les gâteaux» est bien différent de «ma sœur, qui aime les gâteaux». Dans le premier cas, je parle de celle de mes sœurs qui aime les gâteaux (relative déterminative), dans le deuxième, je précise que ma sœur aime les gâteaux (relative explicative). Elle, grossit. Ah! Ne viens-je pas de dire qu’on ne pouvait mettre de virgule entre un sujet et son verbe? Vous m’en direz des nouvelles.</p>
<p>Certains ont pourtant tenté de se débarrasser de toute ponctuation pour répondre à cette typo stricte je pense au <em>Paradis</em> de Philippe Sollers notamment qui contient des phrases qui n’en finissent pas ou plutôt des phrases qui s’imbriquent les unes dans les autres sans qu’on puisse en deviner les différentes parties car la ponctuation en effet est nécessaire à la clarté d’un texte au rythme de celui-ci</p>
<p>Cependant ces exemples sont rares et participent de la littérature expérimentale. La longue marche de la ponctuation, depuis l’invention du point·pour·séparer·les·mots, jusqu’à l’invention du point exclarrogatif, nous appelle à repenser la façon dont nous concevons la lange que nous parlons. En effet il est des signes que nous écrivons peu ou plus. Je pense notamment au signe «multiplier» qui cède sa place à l’«x».</p>
<p>Que dites-vous du point-virgule? Philippe Pétain l’abhorrait. Il y voyait un signe bâtard, ni point ni virgule, ni masculin ni féminin. L’androgynie de celui-ci a pourtant tout pour plaire. Il a sa place là où les autres ne sauraient suffire. Quand la phrase syntaxique prend fin mais que la phrase sémantique perdure, c’est là que le point-virgule se justifie.</p>
<p>Enfin, je ne peux qu’exhorter tout un chacun à faire bon usage des signes qu’il connaît, et à découvrir les signes qu’il ne connaît pas. On trouvera toujours des linguistes un peu stricts qui collent à la règle comme la merde au cul d’un bœuf, ou bien des loufoques pour inventer des virgules d’exclamation et d’interrogation. Espérons seulement que la ponctuation a un sens et qu’il ne faut pas la délaisser.</p>
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		<title>Parlez-vous McGill?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/parlez-vous-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=15027</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les mots de saison</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Récemment on m’a dit:</p>
<p>«<em>I went to UQAM yesterday, and spoke in French the whole time and nobody switched to English.</em>» Ça m’a donné à réfléchir. Il est vrai qu’on entend beaucoup de français sur le campus, étant donné l’importante minorité francophone de l’université. McGill compterait environ un cinquième de francophones la plupart n’ayant jamais étudié en anglais avant d’appliquer.</p>
<p>Vous m’aurez tous compris. Pourtant, je n’ai pas dit «postuler», mais bien «appliquer». C’est là la caractéristique principale du parler mcgillois. On utilise des mots bien anglais, qu’on francise dans leur forme et qu’on prononce avec notre accent. Qui n’a jamais parlé d’avoir un papier à rendre? Souvent on pense à cet endroit plein de livres où il fait bonne figure d’aller au moins une fois par mois et on dit «librairie», avant de se rattraper; quand on n’«assume» pas carrément au lieu de supposer, de prétendre, de tenir pour acquis. Même si l’on prend grand soin de limiter ces incongruités, apprenant à les déceler une à une, il est bien difficile de n’en pas laisser échapper chaque jour.</p>
<p>Le fait est que nous sommes exposés à l’anglais bien plus que d’autres. Nous sommes immergés dans une communauté qui prend très au sérieux son rôle de défenseur de la langue anglaise à Montréal, une communauté que nous avons choisie, une langue que nous parlons tous très bien. Il est tout aussi vrai que nos compères mcgillois parlent maladroitement notre langue, malgré leurs efforts, et que nous sommes encleins à parler la leur. À quoi bon ne pas faire au plus simple, quand il est une langue dans laquelle on communique plus facilement?</p>
<p>On pourrait se faire la même réflexion sur des conversations entre francophones. Il arrive souvent qu’il soit plus facile de se faire comprendre en anglais. «<em>Course</em>» est plus précis que «cours», et les exemples ne manquent pas. Pour ceux qui passent le meilleur de leur temps libre avec des anglophones, c’est l’anglais qui prime. On en vient à parler en anglais à tout le monde. C’est de cette façon que j’ai rencontré une de mes amies; après plusieurs soirées passées ensemble, il a fallu qu’elle réponde au téléphone avec un «allo?» dit avec l’accent d’oil, pour que je me rende compte qu’elle n’était pas anglophone.</p>
<p>Après quelques années passées ici, pour ceux qui viennent d’ailleurs, on devient fatigué de tout traduire. Cet exercice d’esprit requiert beaucoup d’énergie, et même de recherche. Est-ce que tout le monde sait ce que sont l’AÉFA, le GRIP-McGill? On préfère le SSMU, le Frosh, et les autres. Le PGSS n’a même pas de traduction officielle. On s’indigne! on s’insurge! Le «Service Point de service» n’est pas capable d’issuer des documents dans un français intelligible, langue officielle de la province! Mais qu’en faisons nous?</p>
<p>Je dois dire que McGill offre à qui souhaite faire l’expérience du bilinguisme un terrain de jeux inestimable. Nous sommes des rats de laboratoire dans ce carrefour des langues. Nous parlons un anglais parfois plus complexe que notre français. On entend souvent «comment tu dis ça en français?», rarement l’inverse. Nous modelons notre langue et notre intellect de façon à rendre ceux-ci compatibles avec le milieu dans lequel nous évoluons.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les rues ont des oreilles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/les-rues-ont-des-oreilles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 14:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[art sonore]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[urbain]]></category>
		<category><![CDATA[vieux-montréal]]></category>
		<category><![CDATA[visite audioguidée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=14657</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visite audioguidée autour du Cégep du Vieux-Montréal</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Audiotopie coop réalisait les rues ont des oreilles pour la première fois il y a deux ans, une visite audioguidée du quartier entre les stations de métro Sherbrooke et Saint-Laurent. Le concept est simple: on télécharge un enregistrement de la visite qu’on peut écouter n’importe quand. Il y a déjà une douzaine de visites différentes sur le site Internet de la coop et quelques autres sont à venir. Chacune d’entre elles nous invite à découvrir un quartier de Montréal dans la solitude de notre baladeur. L’idée est bonne; elle donne à tout un chacun la liberté de faire la visite quand il veut et avec qui il veut. Voyons ce que ça donne.</p>
<p>Cette semaine j’ai choisi de visiter le quartier autour du Cégep du Vieux-Montréal, un quartier que je connais bien pour y avoir habité. La visite commence à la station Sherbrooke avec la voix de Claude Gagnon. Celui-ci nous mène à travers le carré Saint-Louis (sur le panneau il est étrangement écrit square Saint-Louis). La fontaine, le kiosque, puis la rue Prince-Arthur. La voix dans les écouteurs raconte la ville, décrit ce qui nous entoure, illumine ce qu’on ne voit d’habitude pas. On nous fait passer par les petites rues, celles qu’on emprunte peu. La visite prend soin de mettre à jour ces bâtiments qu’on ne regarderait pas autrement.</p>
<p>Alors qu’il descend les rues vers la station Saint-Laurent, le visiteur est bercé par les sons de la ville. Ceux qu’il entend dehors, mais aussi ceux qui lui sont suggérés à l’oreille. Parmi les bruits et les indications qui servent à suivre le bon chemin, le guide glisse quelques mots de-ci de-là. L’enregistrement marque une pause aux intersections. On passe du tumulte des artères à la quiétude des ruelles.</p>
<p>Arrivé à la station Saint-Laurent, la voix change. C’est Élise Guibault qui mène la marche. La première partie de ce voyage traverse la Cité Radieuse. Malgré son nom, inspiré des travaux de Le Corbusier, la Cité Radieuse n’a pas beaucoup pour plaire. À Montréal, c’est quelques unités d’habitation couvertes de brique rouge, un parc à jeux à l’air vieilli, un terrain de foot. Puis c’est la rue à nouveau. Une cabine téléphonique, un banc, un oiseau. On longe la Grande Bibliothèque, passage obligé, avant de remonter Saint-Denis.</p>
<p>La douce voix qu’on a aux oreilles enjoint en murmurant: «Tu te diriges vers la clôture de gauche pour parler à quelqu’un derrière le grillage». La visite est devenue une aventure urbaine dans laquelle traverser la rue devient un défi. On suit les instructions au pied de la lettre. On regarde ce bâtiment comme indiqué, cette fresque; on prend le combiné, on raccroche. On croirait presque à la présence de cette voix qui nous guide. Arrivé à la bibliothèque, on est passé par un ou deux pâtés de maisons tout à fait banals, pourtant on ne les aurait jamais vus sous cet œil.</p>
<p>Dans la petite ruelle entre la bibliothèque et la rue Saint-Denis il y a un banc. Sur ce banc elle nous attend, cette voix. Une troisième voix, celle d’Annie Valin, nous demande de nous asseoir. Et c’est reparti. Pour boucler la boucle, on traverse le tumulte de la rue Saint-Denis, pour rejoindre la rue Sanguinet en passant par les ruelles. Voilà le Cégep du Vieux-Montréal, au cœur du quartier. On jette un dernier regard à la fontaine du carré Saint-Louis. </p>
<p>Annie Valin n’est pas qu’une voix; elle s’impose à l’esprit comme une accompagnatrice. Elle nous interpelle, montre du doigt, nous laisse marcher devant. Je regarde autour de moi et je vois l’histoire de Montréal. Je vois les gens qui y vivent, je m’imagine ceux qui y ont vécu. Mon amie me ramène au point de départ, nous nous arrêtons au coin de la rue, puis nous nous séparons.</p>
<p>Quand j’ai mis les écouteurs dans mes oreilles, j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. Quand on a l’habitude des guides qui racontent comment tel bâtiment a été construit ou pourquoi telle rue porte tel nom, on croit qu’une bonne visite présente une liste d’informations-clés sur l’objet de la visite. Une guide qui travaille à Notre-Dame de Paris m’a dit cet été qu’une visite bien menée est avant tout un moment de partage. Je l’ai compris cette semaine. </p>
<p>Les rues ont des oreilles m’a surpris par sa qualité artistique; on aurait pu l’entendre dans un atelier de création radiophonique. C’est aussi un jeu de mots et d’esprit: on est tour à tour bercé ou ravi par la rue qui nous entoure. Le côté onirique est renforcé par l’intimité que créent les voix qui murmurent à l’oreille, ainsi que par la progression dans la relation entre le visiteur et le guide.</p>
<p>Un montage sans accrocs, un timing précis et une bonne dose de magie donnent vie à des rues qu’on redécouvre. C’est ce que propose le collectif Audiotopie dans une série de voyages à travers la ville. Chaque visite promet un «parcours immersif et sensoriel» dans un cadre éminemment urbain. Choisissez bien votre quartier et votre horaire. À déguster seul ou accompagné. </p>
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		<title>Les grandes entrevues du Cabaret du Roy</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/les-grandes-entrevues-du-cabaret-du-roy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 13:57:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[andré lemelin]]></category>
		<category><![CDATA[cabaret du roy]]></category>
		<category><![CDATA[contes]]></category>
		<category><![CDATA[conteurs]]></category>
		<category><![CDATA[jean-marc massie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les dimanches du conte fêtent leurs quinze ans.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cœur du Vieux-Port, le Cabaret du Roy est un endroit à visiter. Rien que la déco vaut le détour. On entre dans un univers incongru où des serveuses en coiffe vous appellent «mon gaillard», tandis qu’à l’autre bout de la pièce, un feu brûle doucement dans l’âtre. On s’assoit sur des chaises en bois dépareillées pour étudier la longue carte des boissons ou bien savourer une assiette copieuse. La salle semble servir de repaire à quelques habitués, et on voit des têtes qui on l’air de découvrir l’ambiance conviviale avec plaisir. Une grande scène longe la pièce; de grandes figures de proues surmontées de coffres à trésor encerclant deux grands sièges de bois aux allures de trône font office de décor. Des drapeaux noirs accrochés au plafond appellent le thème de l’établissement.</p>
<p>Sur scène ce dimanche il y avait des conteurs mais pas de contes. À l’occasion du quinzième anniversaire du rendez-vous hebdomadaire, les instigateurs des dimanches du conte étaient à l’honneur. André Lemelin et Jean-Marc Massie participaient à une séance de questions réponses sur le modèle des grandes entrevues. Pendant quelques deux heures, les deux fondateurs et organisateurs se sont dévoilés à leur auditoire. Une brève incursion dans l’univers personnel et professionnel des deux conteurs qui n’a pas manqué de nous ravir.</p>
<p>André Lemelin semble être avant tout un amoureux de la littérature. Il a entrepris au fil des années de nombreux projets qui vivent encore et nous font rêver. On retiendra de lui les recueils de contes qui ont parfois défrayé la chronique, comme lorsqu’un professeur du secondaire avait décidé de faire lire à sa classe un des contes urbains des Contes du Centre-Sud écrit en joual. Une éditorialiste du Devoir s’en était mêlée. André Lemelin raconte comment il s’est réveillé un jour avec quatre camions de télévision devant sa porte. On lui avait reproché notamment le choix du joual pour ce texte. Il aurait rétorqué: «Vous avez déjà entendu une prostituée parler au passé simple?». De là, on imagine la teneur du recueil. Il reste un conteur avant tout, un homme qui cherche à partager l’émotion d’une histoire à qui veut bien l’entendre.</p>
<p>Jean-Marc Massie s’est à son tour prêté au jeu pour nous faire part de ses états d’âmes, de ses débuts en tant que musicien, et de son parcours atypique. L’ancien chanteur des pervers polymorphes, docteur à ses heures, a l’air d’un joyeux luron, enclin à partager son expérience. Célèbre pour ses digressions, il a donné du fil à retordre à son interlocuteur qui avait la tâche difficile de lui poser des questions. Le conteur parle de ses années passées en France, de sa famille et de son expérience de musicien, en prenant soin de faire rire la salle.</p>
<p>André Lemelin et Jean-Marc Massie se sont rencontrés par hasard dans un bar et ont décidé de travailler ensemble à ce rendez-vous de conteurs. Si le premier a vite passé la main au second, Jean-Marc Massie insiste que son acolyte n’a jamais fait défaut quand on avait besoin de lui. </p>
<p>Le Cabaret du Roy propose chaque dimanche une soirée dédiée aux contes et aux conteurs, tout un pan de la littérature et des arts de la scène qu’on a tendance à dédaigner. Cette année les conteurs de la première heure sont à l’honneur. On revient, on relit, on rencontre. Tout au long du mois d’octobre vous pourrez assister à une série sur les contes du monde. On ne peut que vous encourager à aller voir ce qui s’y passe; à faire une pause onirique dans un établissement à connaître.</p>
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		<title>Pimsleur Approach</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/pimsleur-approach/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 13:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[infomercial]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[langue]]></category>
		<category><![CDATA[linguistique]]></category>
		<category><![CDATA[pimsleur]]></category>
		<category><![CDATA[publicité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récemment, on a tousvu dans un cadre de publicité sur un quelconque site Internet qu’un docteur avait dévoilé le secret qui nous permettrait d’apprendre n’importe quelle langue en dix jours, portrait en noir et blanc dudit docteur à l’appui. On en a vu d’autres comme celle-là. Des «Doctors hate her» et autres. La première question&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/pimsleur-approach/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Pimsleur Approach</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, on a tousvu dans un cadre de publicité sur un quelconque site Internet qu’un docteur avait dévoilé le secret qui nous permettrait d’apprendre n’importe quelle langue en dix jours, portrait en noir et blanc dudit docteur à l’appui.</p>
<p>On en a vu d’autres comme celle-là. Des «Doctors hate her» et autres. La première question qu’on se pose: Pourquoi haïr ces pauvres gens qui font des découvertes révolutionnaires? Ça sous-entend que les docteurs et autres profs de langues ne veulent pas qu’on sache qu’il y a une meilleure méthode, moins cher. Moins cher, ça veut dire payante tout de même. On ne paie pas une pub sur Youtube juste pour donner de bonnes idées gratuitement. Mais passons.</p>
<p>Cette fois-ci, piqué de curiosité, j’ai décidé de cliquer. Je ne clique jamais; je sais que je vais me faire avoir, au mieux perdre mon temps. J’ai donc suivi un lien vers une vidéo disons bien foutue avec une voix féminine habituée des publicités et un feutre noir, qui dessine plutôt bien sur fond blanc au fur et à mesure que s’allonge le monologue apologétique. </p>
<p>Je me suis lancé le défi de visionner la réclame jusqu’au bout. Erreur. Elle a duré au moins une heure. Une heure d’une logorrhée «infomerciacle» inutile vantant les mérites d’un produit miracle. Mais quel produit?<br>
La question reste entière jusqu’à la première demi-heure de «regardez comment ça marche super bien tellement que c’est incroyable chez nous» et de «regardez comment c’est tout pourri chez les autres». </p>
<p>On comprend rapidement (parce qu’on nous l’a rabâché une demi-douzaine de fois) qu’il s’agit là d’une méthode révolutionnaire mise au point par le professeur Pimsleur dans les années… 1960. Ah. C’est donc de la révolution réchauffée. En bref, une voix convaincante vous assure sans cesse qu’il vous est possible d’apprendre une langue étrangère dont vous ne connaissez rien en écoutant des enregistrements audio pendant trente minutes et pendant dix jours. En dix jours?</p>
<p>En fait les théories de Paul Pimsleur ont bon fond, et ont eu un réel impact sur la façon dont on enseigne les langues au moment de leur publication. Plus d’écoute, moins de grammaire, moins de vocabulaire, moins de mémorisation. À première vue, ça a l’air absurde, mais apparemment ça marche. Ça a aussi l’avantage de plaire à tous ceux qui se sont cassé le cul à apprendre aus bei mit nach seit von zu. On ne tarit pas d’éloges sur le produit qui fait l’objet d’une si longue présentation. On fait la comparaison avec les autres méthodes, leur prix. </p>
<p>Du cours à l’université au cahier d’exercices en passant par l’immersion totale, notre produit miracle est toujours mieux d’une façon ou d’une autre. Alors pourquoi ne parle-t-on pas tous une douzaine de langues? Trente minutes par jour pendant dix jours, c’est rien! Je vous laisse deviner quel succès a la méthode.<br>
Et le produit apparaît! Quatre CD. </p>
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		<title>Apprendre le français avec Couch Surfing</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/apprendre-le-francais-avec-couch-surfing/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 12:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Français facile]]></category>
		<category><![CDATA[couch surfing]]></category>
		<category><![CDATA[français facile]]></category>
		<category><![CDATA[voyager]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des surfeurs se rencontrent chaque mercredi pour apprendre l’autre langue</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les voyageurs de Couch Surfing vous invitent tous les mercredis. Des surfeurs ont créé un club de conversation française à Montréal. Chaque mercredi entre 18 heures et 20 heures des personnes qui veulent apprendre la langue française se rencontrent à la maison Viger autour d’un verre pour pratiquer. Le club était créé à l’origine pour offrir une alternative gratuite aux nombreux cours de français proposés sur l’île de Montréal. </p>
<p>Beaucoup d’anglophones et d’allophones qui viennent vivre au Québec veulent apprendre le français, langue officielle de la province. Cependant, à Montréal c’est très difficile; il n’est vraiment pas nécessaire de parler français pour vivre ici. Dans tous les magasins on nous dit «Bonjour, Hi». On a l’impression qu’on nous donne le choix, mais quand on essaie de parler français avec un accent anglais, l’autre switche directement à l’anglais.</p>
<p>Un bon nombre de mes amis se plaignent régulièrement de ce phénomène. Comment peut-on s’améliorer quand tout le monde refuse de communiquer en français? Vous pouvez aller à la maison Viger tous les mercredi. Là-bas vous trouverez des gens qui ont la patience de vous parler en français tout le temps; des gens qui vous aideront à apprendre.</p>
<p>Vous ne connaissez pas Couch Surfing? C’est une communauté sur internet qui décide de mettre un canapé ou un lit à la disposition de visiteurs. C’est un très bon moyen de voyager sans trop dépenser d’argent.</p>
<p><strong>VOCABULAIRE</strong></p>
<p>Voyageur: traveler<br>
Gratuit: free<br>
Nombreux: numerous<br>
Cependant: however<br>
Magasin: store<br>
Essayer: try<br>
Se plaindre: complain<br>
Améliorer: improve<br>
Moyen: way</p>
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		<title>Grammaires</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/grammaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 11:49:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[académie française]]></category>
		<category><![CDATA[grammaire descriptive]]></category>
		<category><![CDATA[grammaire prescriptive]]></category>
		<category><![CDATA[métalangage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au pluriel? N’y a-t-il pas qu’une grammaire? À vrai dire, non.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La grammaire évolue; elle est muable et sujette à l’utilisation qu’en font les locuteurs. Chacun sait que la grammaire du français est complexe, sinon absconse; mais ce que nous apprend le petit livre Voulez-vous valser grammaires?, c’est que même les spécialistes de la grammaire, les linguistes et autres agrégés de la chose, ne sont pas d’accord sur la façon même de nommer ou de classer.</p>
<p>Est-ce qu’on parle de nom ou de substantif? Si l’on jette un œil dans la grammaire de Port-Royal de 1660 on apprend qu’il existe deux types de noms: les noms substantifs et les noms adjectifs. C’est leur essence qui les distingue. Le nom substantif est essentiel, le nom adjectif ne l’est pas. Vous avez compris? Moi non plus. Ah! Ça y est! Ce qu’on appelait nom adjectif est devenu adjectif qualificatif. Mais quel est le rapport avec l’essence? Il faut être un peu philologue pour définir ce mot-là.</p>
<p>Aujourd’hui, on classe toujours les noms en deux catégories: les noms communs et les noms propres. Mais pourquoi? Ne sont-ils pas tous deux des noms substantifs? La plupart des livres de grammaires font la différence entre les deux parce qu’ils répondent à des règles différentes. Ils sont tous d’accord pour dire qu’un nom propre prend une capitale (c’est-à-dire une majuscule à la première lettre du mot). Par contre, quand il s’agit du nom commun, rien ne va plus. Beaucoup de grammairiens en mettraient leur main à couper au feu: devant tout nom commun, il faut un déterminant. Ce qui prête à confusion. Vous l’aurez remarqué, pas de capitale, pas de déterminant.</p>
<p>Qu’ouis-je? Aurais-je parlé de déterminant? Qu’est-ce? Là encore, pas de définition qui fasse consensus. Vous entrez dans une zone contrôlée par la nouvelle grammaire. Contrairement à la nouvelle orthographe, codifiée par l’Académie française en 1990, que personne n’utilise ou presque, la nouvelle grammaire est un vague concept qui englobe tout ce qui c’est passé en grammaire depuis Louis-Nicolas Bescherelle. Le déterminant, en gros, est une classe grammaticale (certains disent catégorie) qui comprend les articles et les adjectifs non-qualificatifs.<br>
Vous voyez ce que je viens de faire? J’ai défini les déterminants, en tentant de classer ceux-ci par nature, par opposition aux adjectifs qualificatifs, qui eux-mêmes sont définis par opposition aux substantifs, sans avoir expliqué ce qu’était la substance. Autant faire trois tours sur soi et crier abracadabra. C’est ce que font tous les manuels de grammaire.</p>
<p>Comment peut-on enseigner encore aujourd’hui une grammaire qui ne correspond pas à la langue que nous parlons et que nous écrivons? Comment peut-on enseigner une grammaire sans définir les concepts qu’elle implique? Comment un apprenant du français peut-il comprendre ce qu’on lui enseigne quand l’enseignant ne comprend pas lui-même? Je crois qu’il est temps pour les locuteurs du français d’accepter le fait que leur langue n’est pas celle contenue dans les livres, qui énumèrent des règles innombrables et contradictoires.</p>
<p>En somme ce petit livre est un condensé de «grammaticologie». On apprend surtout à ne pas croire tout ce qu’on lit dans un livre de grammaire. Ce que j’en ai retenu, c’est qu’on devrait arrêter avec la grammaire prescriptive, et tenter de nous ouvrir un peu à la grammaire descriptive. Je vous laisse deviner ce que ça veut dire.</p>
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		<item>
		<title>Tomber les masques</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/tomber-les-masques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 14:46:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[arabe]]></category>
		<category><![CDATA[étymologie]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[mascarade]]></category>
		<category><![CDATA[mots de saison]]></category>
		<category><![CDATA[renaissance]]></category>
		<category><![CDATA[route de la soie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout le monde a déjà entendu ce mot: mascarade. Et vous l’avez lu de nombreuses fois dans ces pages cette semaine, alors que nous avons choisi d’en faire l’hommage dans ce numéro spécial. Mais qu’est-ce que c’est?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux d’entre nous qui ont la fâcheuse tendance de rapporter à l’anglais toute question qui touche à la langue française auront pensé tout d’abord à une grande salle style XVII<sup>e</sup> pleine de dorures et d’aristocrates en loup noir que la jet set new-yorkaise affectionne à recréer.</p>
<p>Que nenni! Si le bal masqué a bien porté ce nom et le porte toujours occasionnellement, la mascarade est avant tout un ensemble de jeux scéniques et de danses particulièrement populaires dans la société florentine du XVI<sup>e</sup> siècle. La <em>mascherata</em> («masquées» littéralement) est une dance costumée, et masquée évidemment, qui rappelle les rites dionysiaques gréco-romains.</p>
<p>Le champ étymologique du masque serait passé dans les langues latines par le farsi, c’est-à-dire le perse, ramené en Italie par les voyageurs de la route de la soie. En s’étendant à toute l’ère d’influence du latin, le mot qui est devenu «mascarade» a gagné du sens et de la popularité. En France, il a peu à peu cessé de désigner ce que l’on qualifierait aujourd’hui de performance artistique, pour qualifier ce bal auquel tous prennent part. La mascarade n’est donc plus un spectacle, mais elle reste un divertissement.</p>
<p>Plus tard, alors que le sens figuré du mot se démocratise, la mascarade devient moins plaisante: elle est une imposture. Car c’est bien cela une mascarade, c’est se masquer, se voiler pour cacher son vrai visage, sa vraie nature, son essence. De tout temps on a cherché à dissimuler son identité pour diverses raisons; pour les besoins du théâtre, pour les besoins de la fête, pour les besoins de la religion, pour les besoins du crime. À l’heure où l’accès à l’information est devenu un droit inaliénable, peut-être est-il temps de tomber les masques.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La grève a encore frappé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/la-greve-a-encore-frappe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 13:32:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[langue française]]></category>
		<category><![CDATA[strike]]></category>
		<category><![CDATA[traduction]]></category>
		<category><![CDATA[université mcgill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mot du jour nous est inspiré d’une entrevue avec Jacques Florent, responsable éditorial chez Larousse, parue dans le quotidien genevois Le Temps. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans celle-ci il use d’un néologisme intéressant: le «francophonisme». Le «francophonisme», selon lui, c’est l’usage d’un régionalisme, qui peut être un néologisme, hors de son bassin d’origine et jusqu’à l’aire de la francophonie toute entière.</p>
<p>À la lecture de cette entrevue et à la lumière des récents événements sur le campus de notre chère université j’ai tout de suite pensé au mot «grève», évidemment. La grève, en parler francilien, ou plutôt parisien, c’est avant tout, jusqu’en 1830, la place de Grève, aujourd’hui place de l’Hôtel-de-ville sur les quais de la Seine. La place tire son nom des grèves, ou bancs de sable, qui bordent le fleuve.</p>
<p>Le sens que nous lui connaissons a bien dérivé. La grève c’est la cessation d’activité institutionnalisée au sein d’une entreprise en réponse à un désaccord entre le corps syndical et le patronat. Le glissement de sens est effectué quand on pense à la fonction qu’occupait la place parisienne: place des exécutions. D’où l’attroupement chaque semaine, au jour où l’on décapitait (ou écartelait, selon le cas) un malheureux condamné. La troupe que l’on peut voir aux différents portails qui mènent au campus depuis le début du mois n’est pas là pour le spectacle, mais nous en donnent un bien beau.</p>
<p>Le contexte indéniablement bilingue de la lutte syndicale à McGill nous invite maintenant à penser au mot strike. Comme le verbe duquel il vient, le nom est comme un coup, une frappe faite à l’encontre des détenteurs du pouvoir. Le mot strike n’est pas sans rappeler les frappes militaires dont on nous assène jour après jour dans les journaux du monde entier, preuve que, contrairement à bien d’autres, les services de presse des états-majors sont bien plus aptes que l’Académie française ou que l’Office québécois de la langue française à faire passer des formulations qu’ils ont choisies dans le langage courant.</p>
<p>Pour en revenir à nos moutons, troupeau qui, en ligne bien rangée, délimite les lignes de piquetage autour des accès principaux au campus, que ceux-ci scandent des slogans en français ou en anglais, tous ont ces mots de «grève» et de strike à l’esprit. Inutile de rappeler la politique (inavouée) de l’Université McGill concernant la langue française sur ses terres; être on strike, c’est risquer de ne pas être écouté, être en grève, c’est risquer de ne pas être entendu.</p>
<p>Il est intéressant de constater cet écart sémantique entre l’expression française et anglaise: la première fait des grévistes des spectateurs passifs, avinés, attroupés sur la place publique, vociférant des slogans mal compris ou tout simplement ignorés, la seconde fait des strikers des acteurs à part entière d’une entreprise organisée, institutionnalisée, d’une frappe stratégique au cœur d’un processus au mécanisme huilé. C’est bien connu, les français ne savent que gueuler.</p>
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		<title>Droguez-vous?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/13/droguez-vous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anselme Le Texier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 13:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8417</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur la brève mention de drogues dans le «Handbook» de l’AÉUM</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous ouvrez le Manuel publié par l’AÉUM cet automne à la page 78, vous trouverez dans la section «your health», après quelques pages consensuelles sur la santé mentale, le sexe et le harcèlement sexuel, et toute une page sur l’alcool, un article habilement intitulé «drugs». Ce billet, «provided by McGill Health Promotion», nous emmène au pays joyeux des drogues récréatives les plus souvent rencontrées, selon eux, par les étudiants mcgillois au cours de leur scolarité.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 209px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-drugs.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8418" title="A-drugs" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-drugs-209x300.jpg" alt width="209" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Alice Des</span>		</figcaption>
	</figure>
L’initiative est louable, et les conseils non dénués de bon sens; cependant, les informations données, imprécises et inexactes, sont de celles que l’on peut trouver en quelques clics sur n’importe quel site internet. Nous apprenons donc, à notre grande surprise, que la cocaïne est un stimulant, que le LSD fait tripper, que le cannabis donne faim, et que les smart drugs ne sont pas si utiles que ça.
<p>Ce qu’on aurait aimé entendre, ce sont des informations ou des conseils spécifiques à notre université ou à Montréal, des trucs que les nouveaux étudiants de McGill, d’horizons très divers, ne peuvent apprendre sur Erowid ou Wikipédia. Ce que vous voulez savoir, c’est que la drogue est partout à McGill et à Montréal.</p>
<p>D’abord il y a l’herbe, et notre charmante école est très largement fournie en cannabis de qualité, de culture hydroponique et des meilleures variétés, notamment à travers un incroyable service de livraison dans le ghetto. Oui monsieur, livraison: on appelle, et en moins d’une heure un mec arrive avec un grand sac et tout ce dont vous avez besoin en herbe, hasch, et champignons, tout ça à des prix pas tout à faits concurrentiels.</p>
<p>Ensuite, et là c’est plus risqué, il y a ces première année ou deuxième année qui décident de fournir leur résidence (en quantités très importantes) en cannabis, MDMA, stimulants et tout ce qu’ils peuvent vendre aux nouveaux venus qui ont le budget et qui ne demandent que ça. Enfin, ce que le manuel dont nous parlons ne dit pas, c’est que la drogue est surtout dans la rue, dans les parcs, dans les soirées, partout dans la jungle urbaine on se voit proposer tout et n’importe quoi. Pour le crack, allez voir les putes.</p>
<p>Ce que McGill Health semble ignorer, c’est l’utilisation pas tout à fait illégale de substances tout à fait légales parce que pas encore illégales, à l’état de tests, qu’on appelle research chemicals, et qui sont largement disponibles à n’importe qui sur internet en tant que nourriture pour plantes. Parmi eux, au Canada, le MDPV, le Méthylone, le 5‑MeO-DMT, l’interminable liste des 2C (pas tous), et étonnamment la Méphédrone.</p>
<p>Ce qu’il aurait fallu écrire, c’est aussi les bonnes adresses, au cas où vous souhaiteriez renoncer à l’usage de psychotropes, ou si vous avez besoin d’aide. Vous pouvez bien sûr vous rendre aux services de santé mentale de McGill, au fin fond de l’aile Ouest du bâtiment Brown, ou à d’autres adresses, plus aptes à répondre aux besoins d’usagers de drogues récréatives, comme le Centre Dollard-Cormier d’études sur les dépendances, coin Prince-Arthur et Saint-Urbain, où vous verrez une porte «Urgence Toxico», l’organisme Dianova, qui aide les toxicomanes à retrouver leur autonomie, coin Saint-Laurent et René-Lévesque, et enfin le célèbre Cactus, rue Sanguinet, où usagers de drogues injectables et autres désœuvrés trouvent asile, un îlot de sécurité, de prévention et de tolérance, dans la droite ligne des principes de Harm Reduction.</p>
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