Quand les francos sont à la fête
26 mars 2013 - Image par Romain Hainaut
Sans comparaison: la Francofête de l’UdeM

Après quelques déboires, la Commission des Affaires francophones (CAF), une commission de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), nous proposait une semaine de promotion de la langue française sans couleurs, sans intérêt et sans participants. De son côté, l’Université de Montréal organisait la semaine passée son édition annuelle de la Francofête.

Il appartient à la CAF d’organiser chaque année un festival, habituellement au début de la session d’hiver, pour célébrer la francophonie et le fait français à McGill, en rassemblant des panélistes, en projetant des films et en invitant une cabane à sucre sur le campus. Cette année, la Francofête de McGill, en raison de problèmes de communication et d’organisation de la part de l’AÉUM, a eu lieu, mais sans que les étudiants ne soient au rendez-vous. À regarder de l’autre côté du Mont, on voit qu’il est possible de faire autrement, et apparemment de faire beaucoup mieux.

En effet, le Centre de communication écrite, qui est chargé de l’organisation de la Francofête à l’UdeM, proposait cette année un festival de la langue française riche en événements artistiques et culturels, en concours et en conférences. En passant à l’UdeM la semaine dernière, on pouvait voir un film chaque soir au Ciné-campus, passer du temps au stand des éditeurs, participer aux divers concours de poésie et de dictée, sans oublier les intervenants tels que Larry Tremblay et Éric Michaud, et une discussion sur l’état de la langue française au Québec. On est loin des Francophone night at Gert’s.

 

«La Francofête s’adresse à tout le monde»

Lorraine Camerlain, responsable de l’organisation de la Francofête à l’UdeM, rappelle que l’université est le «chef de file dans l’ensemble des universités francophones», et que, à ce titre, celle-ci «marque fièrement son identité francophone». Depuis dix ans qu’existe la Francofête à l’UdeM, beaucoup se sont joints au Centre de communication écrite pour organiser le festival. La Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM) a toujours participé à l’organisation, tout comme l’Agence universitaire de la francophonie et le Vice-rectorat aux relations internationales, à la francophonie et aux partenariats institutionnels, qui se sont joints à l’équipe depuis deux ans et un an respectivement.

On le voit, la Francofête de l’UdeM sait rassembler, tant au niveau institutionnel, que du point de vue de la participation des membres de la communauté universitaire. Sans conteste, les festivités ont eu du succès, en particulier les projections de Ciné-campus, les conteurs et les différents stands, toujours selon madame Camerlain.

 

Importer la Francofête à McGill

Comme à McGill, le festival vient d’une volonté de «célébrer la culture dont [le français] est porteur». Cependant, la CAF semble souffrir de la situation minoritaire des francophones mcgillois. Malgré les quelque 18% de francophones sur le campus de McGill, la langue française n’attire pas; ni les francophones, ni les anglophones ne s’intéressent à cette fête du français qui a lieu chaque hiver. Et pour cause, cette année, la cabane à sucre était sûrement l’événement le plus intéressant.

 
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