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	<title>Alexie Labelle - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/alexie-labelle/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 13 Nov 2012 21:03:12 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Le CRTC a pris une bonne décision</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/le-crtc-a-pris-une-bonne-decision/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 21:03:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à Jean-François Trudelle</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/le-crtc-a-pris-une-bonne-decision/" data-wpel-link="internal">Le CRTC a pris une bonne décision</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Trudelle,le 30 octobre passé, vous écriviez une chronique dénonçant la mainmise des corporations médiatiques sur le CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes), qui s’est récemment opposé à l’achat d’Astral par Bell (BGE). Vous affirmiez que le «méchant» dans cette histoire n’est nul autre que le CRTC qui, je vous cite, «ne devrait tout simplement pas exister», sous prétexte qu’«aucune réglementation n’est donc préférable à une telle réglementation».<br>
Ceci dit, bien que je sois en accord avec plusieurs points apportés dans votre chronique, je me dois de nuancer vos propos, car je suis plutôt d’avis que cette décision du CRTC est un pas dans la bonne direction.<br>
D’abord, il y a certes un réel problème entourant l’indépendance du CRTC face aux grandes corporations. Constitué d’anciens employés de ces dites corporations, il est à se demander si un tel organisme peut réellement exister et agir dans l’intérêt public. Mais, contrairement à vous, je crois fermement que le 18 octobre dernier, il a bel et bien agit dans l’intérêt du public. Bien qu’il ait donné raison à Rogers et Québécor, n’oublions pas qu’il a aussi mis son pied à terre devant Bell, un géant des communications au Canada.<br>
Prétendre qu’une telle transaction est bénéfique afin de faciliter la compétition néglige la réalité actuelle de la concentration médiatique au Canada. Selon un rapport d’Analysis Group, une firme de consultants située à Boston, 81,4% du marché de la câblodistribution est contrôlé par des compagnies qui en fournissent le contenu; entraînant le Canada en première place des pays du G8 ayant la plus grande concentration médiatique dans l’industrie de la télévision. Or, selon vous, il serait préférable d’omettre une telle réalité et de permettre à Bell d’acquérir Astral et d’ainsi concentrer davantage notre sphère médiatique sous prétexte qu’elle favoriserait la compétition.&nbsp;<br>
Malheureusement, ce n’est pas d’une compétition entre des corporations géantes dont nous avons grandement besoin, mais bien d’un espace médiatique alloué aux médias alternatifs et indépendants. Permettre l’accroissement d’un tel empire aurait été  à l’encontre du besoin criant de place pour ces plus petites boîtes.  Actuellement, un empire comme Québécor média est omniprésent dans la société: impression, édition de livres et de musique, commerce de détail, câblodistribution, télévision, édition de journaux et de magazines et j’en passe. Nous avons, entre autres, été témoins des dangers d’un tel empire dans l’affaire entourant l’amphithéâtre de Québec: le gouvernement était dans l’incapacité d’opposer le projet de loi 204 empêchant les appels d’offres pour l’amphithéâtre, scellant donc une entente entre le maire Labeaume et Pierre-Karl Péladeau. Évidemment, qui se serait opposé à un tel projet de loi? Ou, plutôt, qui oserait se mettre les médias à dos? Là repose le réel danger d’un système médiatique concentré. Là repose la logique derrière laquelle le CRTC a agit dans l’intérêt du public.<br>
Plus encore, non seulement y avait-il une opposition parmi les autres compagnies médiatiques (légitime malgré leur motivation), mais un collectif d’artistes s’est également opposé à cette acquisition. Sous quel prétexte? La perte d’une compagnie québécoise aux mains d’une compagnie anglophone canadienne. Leur argument demeure culturel, mais tout aussi préoccupant. On a tendance à observer ce genre de transaction qu’avec notre lentille économique ou politique. Pourtant, l’aspect culturel est non négligeable.<br>
Bref, notre système médiatique souffre certainement d’une hyper concentration, générant par le fait même des empires plus puissants que nature. Il n’en demeure pas moins que nous ne devons pas nous abattre face à de tels constats. Il est trop tard pour revenir en arrière; mais rien ne nous empêche de freiner l’aggravation de la situation. Pour reprendre l’expression de l’ancienne ministre de la Culture et de la Condition Féminine Christine St-Pierre, nous ne pouvons pas remettre la pâte à dents dans le tube.<br>
Pour une fois, le CRTC a su dire non. J’applaudis sa décision en souhaitant qu’il puisse continuer à en faire ainsi.  </p>
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		<item>
		<title>Ambivalences au féminin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/30/ambivalences-au-feminin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2012 16:32:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Court-circuit politique</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>QU’Une&nbsp; ministre<br>
conservatrice de la condition féminine soit pro-vie. Et alors?<br>
Une ministre de la condition féminine pro-vie se voit octroyer un prix décerné par ONU «femmes-Canada» pour son travail remarquable pour les droits des femmes, malgré son appui à la réouverture du débat sur l’avortement. Ironie vous dites? Certainement.<br>
On ne peut reprocher à Rona Ambrose d’avoir voté selon ses conviction personnelles (aussi douteuses soient-elles), puisque la liberté d’opinion demeure une véritable valeur qu’on tente de préserver dans cette démocratie (parfois douteuse elle aussi). Cependant, lorsqu’on prétend représenter les femmes, permettre un éventuel débat qui en bout de ligne limiterait le choix de celles-ci demeure une ignominie. Oser prêcher pour le contrôle du corps féminin lorsqu’on se doit de faire honneur à toutes les femmes de ce pays ne peut être qu’une honte, voire une attaque à la femme du 21e siècle.<br>
Qu’elle ait été une simple députée conservatrice quasi-anonyme, la nouvelle serait&nbsp; vraisemblablement restée sous silence. Cela dit, la problématique réside dans le fait que ladite ministre des femmes se positionne à l’encontre de celles-ci, favorisant la régression de leur dite condition, et c’est peu dire.<br>
Alors que notre ministre adorée se pâmait devant le dithyrambe onusien-canadien, la très inspirante Julia Gillard livrait un discours enflammé contre le sexisme et la misogynie au sein du parlement australien.<br>
Devant la motion de Tony Abbott, chef de l’opposition, exigeant la démission du président de la chambre suite à des messages textes tenant des propos sexistes et misogynes, la première ministre australienne a répliqué avec fougue et émotions pesées. Elle a à la fois défendu l’indéfendable – qui s’opposerait à la démission de Peter Slipper, président de la chambre? – et abordé l’éléphant dans la pièce, soit les propos sexistes récurrents provenant du chef de l’opposition.<br>
Dans un discours d’une quinzaine de minutes, Mme Gillard a renvoyé la balle dans le camp de M. Abbott: s’il souhaite réellement aborder le sexisme et la misogynie présents au parlement australien, «ce n’est pas d’une motion qu’il a besoin, mais plutôt d’un miroir». Puis, s’il désire sincèrement enrayer ces problématiques, elle suggère qu’il écrive immédiatement sa lettre de résignation.<br>
On ne cesse de répéter que les femmes en politique sont jugées plus durement que les hommes. Or, des femmes comme Julia Gillard, qui se tiennent debout malgré toute leur vulnérabilité, rappellent la nécessité de leur présence en politique. Tout au plus, elles doivent s’assurer que la notion archaïque stipulant que la femme est subordonnée à l’homme ne refasse surface. Que les acquis ne s’envolent pas devant les gains et l’opportunisme politiques.<br>
En favorisant un débat sur la criminalisation de l’avortement, Mme Ambrose envoie ainsi le message que les femmes ne peuvent être maîtresses de leur corps. Une femme violée qui tomberait enceinte ne pourrait se faire avorter; on la dépouillerait de sa dignité certains diront.&nbsp; Tout à fait.<br>
Ceci dit, comprenez-moi bien, il ne s’agit pas ici d’un débat sur l’avortement, mais bien du devoir politique que détiennent les femmes au pouvoir.&nbsp; Au-delà des allégeances politiques, il réside un devoir moral d’agir au sein du bien-être féminin, universel soit-il. Au-delà des cultures, la femme demeure égale à l’homme.<br>
Chose certaine, on ne peut que s’inspirer du discours de Julia Gillard. Dorénavant, faisons preuve de courage, de sincérité et de sang-froid. Dénonçons le sexisme et la misogynie. Réclamons la totalité de nos droits. Exigeons de nos politiciens qu’ils fassent avancer le droit des femmes.<br>
Surtout, rappelons-nous que nous méritons mieux qu’une ministre Ambrose. x</p>
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		<item>
		<title>Je suis une fédéraliste molle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/je-suis-une-federaliste-molle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:32:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=14950</guid>

					<description><![CDATA[<p>Court-circuit politique</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai mal à ma fédération&nbsp;et c’est peu dire.</p>
<p>J’ai toujours&nbsp; eu la volonté de défendre la fédération canadienne aux yeux de la souveraineté québécoise. J’ai longtemps résisté à la tentation passagère de perdre la foi et de me transformer en transfuge malgré moi. En vain, je suis devenue une fédéraliste molle.</p>
<p>«Assez, c’est assez» a dépassé le seuil de son dire. Voilà pourquoi je vous invite à me suivre et à rejoindre le camp des fédéralistes mous.</p>
<p>Mais comprenez-moi bien, être une fédéraliste molle n’implique pas pour autant un changement de camp radical. S’identifier ainsi stipule au contraire une ambivalence inévitable dans le paysage politique actuel.</p>
<p>Certitude numéro un: Stephen Harper n’est pas un fédéraliste. Disons simplement qu’il milite pour les profits albertains, ainsi que pour avoir son nom en gras à la page deux du recueil sur le «Nouveau Canada», en tant que premier Empereur du Oh-Canada-terre-de-nos-sables-bitumineux. Fervent défenseur de la fédération canadienne, Pierre-Elliott Trudeau doit présentement se retourner dans sa tombe.</p>
<p>Certitude numéro deux: Stephen Harper ignore la démocratie. Vous avez eu vent de la rentrée parlementaire? Comme l’a rapporté Aaron Wherry dans le Maclean’s, le gouvernement conservateur s’est apparemment passé le mot d’attaquer Thomas Mulcair par rapport à une supposée taxe sur le carbone. Subséquemment, à chaque question de l’opposition, on rétorque avec cette taxe. Par exemple, lorsque la députée néo-démocrate Linda Duncan a questionné le gouvernement Harper concernant ses dépenses publicitaires, Tony Clement a exigé de Madame Ducan qu’elle s’excuse sur l’imposition de cette soi-disant taxe.&nbsp; On se croirait aux <em>Parlementeries</em>.</p>
<p>Certitude numéro trois: Pauline Marois ne fera pas la souveraineté québécoise. Surprise! Alors pourquoi ne pas tronquer le fédéralisme et se joindre aux rangs péquistes? Après tout, avec la taxation rétroactive, les riches vont déguerpir; puis, avec la fermeture de Gentilly-II, une coalition opportuniste verra le jour entre les Libéraux et les Coalisés. Autrement dit, l’indépendance du Québec n’est pas pour demain.</p>
<p>Certitude numéro quatre: le Québec n’est pas Stephen Harper. Fini le déni. Voyons la réalité telle qu’elle est: une province orange dans un pays bleu. On dirait presque une œuvre de Claude Monet. Or, comme l’impressionnisme, qui se définit par des impressions fugitives, les fédéralistes québécois et francophones doivent fuir une fédération expirée et désuète.</p>
<p>***</p>
<p>C’est alors avec jubilation que j’ai accueilli les propos de Justin Trudeau qui a&nbsp; déclaré intempestivement qu’il préférerait un Québec souverain à un Canada sous Stephen Harper. Et dans cette optique s’inscrivent les sages paroles de la députée néo-démocrate Hélène Laverdière, telles que prononcées lors d’une entrevue accordée au <em>Délit</em>: «J’ai mal à ma démocratie». (<em>Volume 101, Numéro 20, 13 mars 2012</em>)</p>
<p>Somme toute, la situation politique à Ottawa sert malencontreusement de catalyseur souverainiste. Bien que je refuse de croire que la souveraineté québécoise ne puisse se réaliser que sur des bases contextuelles, je ne peux nier que je suis enfin devenue une fédéraliste molle.</p>
<p>À tous mes amis incertains de ce <em>coming-out</em> soudain, je vous réponds sereinement&nbsp;: «Advienne que pourra ».</p>
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		<item>
		<title>Hypocrisie canadienne</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/hypocrisie-canadienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 12:23:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si le Canada restait fidèle à lui-même? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Est-ce bête de souhaiter qu’il renoue avec ses dites «valeurs canadiennes», jadis appréciées à l’international?</p>
<p>Voilà presque dix ans que notre feuille d’érable bifurque vers les rangs de l’isolation. Conservatisme, renfermement idéologique et fermeture menaçante. Rien de moins. Je me permets ainsi de stipuler que si la tendance se maintient, le Canada accumulera une grogne mondiale irrévocable.  </p>
<p>Vous l’avez certainement entendu, le Canada a fermé son ambassade en Iran. Beaucoup d’encre a coulé face à cette nouvelle – qui transpire la crise diplomatique – mais qui ne m’étonne guère. Cette décision du gouvernement Harper suit naturellement la trajectoire canadienne des dernières années: perte du siège au Conseil de sécurité de  l’ONU – l’indifférence du gouvernement à cet égard est d’autant plus déplorable –, participation majeure dans l’offensive de l’OTAN en Libye, retrait du protocole de Kyoto, retrait de l’Organisation mondiale du tourisme, et la liste continue encore et encore. </p>
<p>Certes, le gouvernement sait se défendre adéquatement. Jamais nous ne supporterons les dictateurs! Devenue une «menace considérable», nous devons couper tout contact avec Téhéran! Alors là, quelle rhétorique. Chapeau. </p>
<p>Chroniqueur au <em>Globe and Mail</em>, Margaret Wente s’enchante de cette décision. Soulignant la force morale du gouvernement Harper, elle renchérit en suggérant que d’autres suivront l’exemple de notre nation et, qu’ainsi, nous parviendrons à modifier le comportement de l’Iran. Amen. </p>
<p>C’est joli tout ça. Mais je crois qu’il est temps de mettre les contes de Disney de côté, Madame Wente. Vous ne croyez ni au dialogue ni à la diplomatie? Vous pensez réellement qu’une coupure radicale idéologique, et c’est peu dire, servira à stabiliser le monde international? Vous prêtez au Canada une autorité qu’il ne détient malheureusement plus. Car j’ai pour mon dire que le message envoyé par cette fermeture diplomatique est contraire à votre univers utopique: le Canada, voulant raffermir ses relations avec Washington et Tel-Aviv, envisage de boucler sa métamorphose d’état protecteur de la paix en <em>nation-proactive-qui-doit-contribuer-aux-missions-militaires</em>.</p>
<p>À votre grand étonnement, Mme Wente, dans une perspective internationale, notre plus grand atout a longtemps été notre dite diplomatie. Vous vous souvenez de Lester B. Pearson, le père des missions de paix? Ah! Et puis quelle coïncidence: l’édifice dans lequel siège le ministère des affaires étrangères et du commerce international porte son nom. Cependant, comme l’habit ne fait pas le moine, on se met le pied dans la bouche lorsqu’on prétend se considérer diplomate et humanitaire encore aujourd’hui.</p>
<p>À proprement parler, les valeurs canadiennes sont devenues des valeurs conservatrices qui dirigent le pays avec l’appui d’environ seulement 40% de la population. L’affirmation suivante peut paraître apocalyptique, mais notre démocratie canadienne peut bientôt s’échouer sur un îlot d’autoritarisme. Pendant que le Canada se permet de critiquer l’Iran et d’ainsi tenter de «manipuler» ses politiques, il ignore l’opposition canadienne – par le fait même, il omet de représenter les 60% qui ne lui ont pas accordé de vote.</p>
<p>Cela dit, voici un fait intéressant à surveiller: de récents sondages Ipsos Reid illustrent que la population canadienne penche davantage vers des valeurs progressistes depuis que les Conservateurs ont pris le pouvoir. Autrement dit, les décisions du gouvernement vont à l’encontre de la majorité canadienne. Rien n’est donc gagné d’avance pour les élections de 2015.  </p>
<p>À une certaine époque, le Canada était reconnu comme étant le pays le plus démocratique au monde. À une certaine époque, la fierté canadienne impliquait une volonté sincère d’apporter la paix dans le monde. Aujourd’hui, notre pays est enduit d’hypocrisie. </p>
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		<item>
		<title>Élections, divisions et paradoxes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/11/elections-divisions-et-paradoxes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 12:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[anglophone]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
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		<category><![CDATA[jean charest]]></category>
		<category><![CDATA[malaise]]></category>
		<category><![CDATA[pauline marois]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On aura tous lu les mots de Stéphane Laporte dans les pages de La Presse suite aux événements du 4 septembre: «le Québec est en deuil».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rien de moins, certes, mais la nation québécoise est d’abord et avant tout divisée. Et c’est peu dire, car, depuis quelque temps, plusieurs fossés semblent prendre place à un moment clé de notre histoire. De la hausse des frais de scolarité aux élections provinciales, en passant par la souveraineté, les divisions intergénérationnelles, idéologiques et politiques se sont véritablement ancrées dans le sol québécois. De simples conversations quotidiennes réussissent à éclaircir mon constat: l’unisson québécois est en crise.</p>
<p>Ceci dit, cette crise s’étend au-delà des résultats électoraux; elle émane ainsi d’un malaise profond à l’égard de l’avenir de la province, s’ajoutant hargneusement aux éternels débats existentiels, en plus d’alimenter un paradoxe québécois véritable. Cet inquiétant cocktail Molotov se retrouve donc propulsé par de fausses affirmations et pseudo peurs provenant de bouches malhabiles et de plumes mal informées. </p>
<p>Prenons la hausse des frais de scolarité. Les étudiants ont mené une chaude lutte face à un gouvernement trop confortablement assis au pouvoir, sans pour autant convaincre la «majorité silencieuse», composée entre autres de payeurs de taxes, issus donc d’une autre génération pour la plupart. Tout au plus, la lutte étudiante n’a pas réussi à convaincre un Canada anglais de la pertinence de son acharnement. On n’avait qu’à ouvrir le Globe and Mail pour être témoins de propos désolants et d’un ton condescendant face aux «Québécois-trop-gâtés-qui-chialent-tout-le-temps». </p>
<p>Tournons-nous maintenant vers la souveraineté. À la suite des résultats électoraux, certains souhaitent plier bagages et trouver refuge en Alberta&nbsp;parce qu’évidemment, le Québec perd sa boussole. Pauline Marois et la rue ont pris le pouvoir! Faites vite, les caribous entrent à l’Assemblée Nationale! </p>
<p>Cette incohérence me désole. Non seulement ceci relève d’une ignorance certaine, mais la souveraineté québécoise, qui ne risque pas d’arriver de sitôt, semble davantage rassurante face à un «Harperland» majoritaire. Étrangement, ici réside le paradoxe québécois: aux élections fédérales, les Québécois ont massivement emprunté le chemin de la résistance face à Stephen Harper. Pourtant, le 4 septembre dernier, à la venue d’un parti souverainiste à Québec, certains osent parler d’apocalypse. La fin du monde, elle risque plutôt d’arriver prématurément avec les mesures guerrières de Harper, telle la destruction du registre des armes à feux et non pas avec la maigre minorité de Pauline Marois. </p>
<p>Il découle de cette réaction un autre fait intéressant: le malaise des Québécois et des Québécoises. Bien que nous ne voulions pas d’un Canada dirigé par les Conservateurs, nous n’osons pas pour autant prêcher pour une nation souveraine. Les dernières élections provinciales résument avec brio ce malaise: aucun parti, fédéraliste ou souverainiste, n’est ressorti gagnant de cette lutte à trois. Résultat: une nation plus divisée que jamais, ou presque. </p>
<p>Chose certaine, le 4 septembre dernier, nous avons fait l’histoire. Le 4 septembre, le Québec a élu la première femme à la tête de son gouvernement. Malgré l’incertitude de la population et au-delà de la division du vote, je suis fière de mon Québec. En cette rentrée parlementaire, je souhaite y voir un Québec progressiste, dans lequel chacun et chacune peut jouir d’une égalité hors pair. </p>
<p> Pour toutes ces femmes en politique, de Françoise David à Christine St-Pierre, un chapitre a enfin été fait; une page d’histoire a finalement été tournée. Et on ne le répètera jamais assez.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Écrire pour ne pas oublier</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/ecrire-pour-ne-pas-oublier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 23:45:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Harper]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
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		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Robogate]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il ne faut cesser d’écrire. Que ce soit pour transmettre son opinion et ses idées ou pour dénoncer, démystifier et provoquer.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Écrire pour que les injustices et les controverses demeurent dans la conscience de la population. Écrire pour les futures générations. Bref, écrire pour ne pas oublier. </p>
<p>Trop souvent, nos gouvernements commettent des actes amers, salés ou sucrés, qui quelques jours plus tard s’enfouissent sous une marée de silence. Ensuite, quand vient le temps de réélire un gouvernement, ils refont surface dans les médias sans trop de remous, car la conscience, elle, les a foutu au large. </p>
<p>En 2012, j’aimerais qu’on ne cesse d’écrire. Qu’on ne cesse de discuter, de débattre et de se rappeler tous nos mécontentements à l’égard du monde politique. Même si cette collaboration prend fin sous peu, je continuerai à faire valoir mes positions. Et il serait absolument idéal que chacun fasse de même. </p>
<p>Après un mandat minoritaire, le gouvernement Harper a réussi à se faire réélire et ce, malgré tous ses détracteurs. Après un second mandat similaire, la vague d’impopularité du premier ministre a semblé prendre une tournure de tsunami suite à son outrage au parlement. En vain: les Conservateurs ont repris les rênes du navire. </p>
<p>À ce rythme-ci, le Harperland risque de devenir un réel royaume nébuleux et l’équation n’est pas difficile à équilibrer. </p>
<p>Depuis quelque temps, les médias rapportent sporadiquement les dénouements dans l’affaire des Robocalls. Pourtant, Élections Canada ne dérougit pas. La nouvelle semble ainsi s’estomper, emportant avec elle la conscience des Canadiens. </p>
<p>Je réitère donc: il FAUT préserver le débat. Discuter, se prononcer, jusqu’à ce que conséquence s’en suive. Le Robogate a tout pour devenir le «scandale des commandites» du Parti conservateur. C’est à nous de faire en sorte qu’il éclate.</p>
<p>Puis, à ce niveau-là, nous sommes choyés. Disons que la feuille de route du premier ministre comporte plus d’un point noir. L’abolition du registre des armes à feu, le retrait du protocole de Kyoto, l’achat de F‑35 avec l’argent des contribuables, l’endurcissement du système pénal et carcéral, l’ouverture à la torture afin d’obtenir des renseignements en or, le projet de loi C‑30 obstruant le respect à la vie privée des internautes, l’enlèvement de fonds pour les programmes d’avortement dans les pays en voie de développement, le traitement de faveur aux industries minières et pétrolières, pour ne nommer que ceux-ci. </p>
<p>Bref, notre gouvernement est loin d’être premier de la classe. </p>
<p>Alors comment se fait-il qu’avec un tel bulletin il parvienne à diriger le bateau canadien sans tempête menaçante? Clairement, la population canadienne est atteinte d’une passivité exemplaire.</p>
<p>Le 22 mars dernier, le mouvement étudiant a pris la rue à Montréal pour manifester contre le gouvernement provincial. Malgré ma participation à cet événement (historique), je n’ai pu m’empêcher d’espérer voir naître en ce mouvement une mobilisation nationale contre le gouvernement fédéral. Pourquoi sommes-nous à ce point passif quand vient le temps de dénoncer Harper? Pendant qu’on compare Charest à un dictateur, on parodie Harper comme un «mangeux de Tim Hortons». Un peu de logique s’il vous plaît. </p>
<p>Ce pourquoi je ne cesse d’écrire; pour que les actions indignes de notre premier ministre canadien ne restent pas sans contestation.  Écrire pour éveiller la conscience. Écrire pour qu’il règne une aura de détresse dans la Chambre des communes.   </p>
<p>Bref, j’écris pour que Stephen Harper comprenne la démocratie. Pour qu’il sache que nous ne sommes pas un mur de silence. J’écris pour ne pas me taire. Et pour que notre démocratie soit enfin digne d’un peuple soucieux de son avenir.</p>
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		<title>Un déni perpétuel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/un-deni-perpetuel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:29:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Robogate]]></category>
		<category><![CDATA[scandale]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nier. Blâmer. Dévier. Accuser. Il semble que ces quatre verbes forment le véritable slogan du Parti conservateur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nions les appels frauduleux. Blâmons l’opposition. Soyons les victimes: accusons le Parti libéral.</p>
<p>Pour plusieurs, cette affirmation peut paraître excessivement simpliste, soit. Mais à voir comment le gouvernement actuel gère les allégations de fraude électorale, il n’est pas étonnant de développer une certaine amertume quant à leurs tactiques nébuleuses.<br>
Sans pour autant revenir en profondeur sur le sujet des appels trompeurs, j’aimerais plutôt aborder le choix existentiel de Stephen Harper d’opter pour le déni. Tel un enfant avare de pouvoir sur ses camarades, il refuse de grandir, de prendre ses responsabilités et de préserver toute forme de dignité. Car voyez-vous Monsieur Harper, le déni et le mensonge ne font pas bon ménage; souvent, la transparence vaut beaucoup mieux qu’un silence interminable.</p>
<p>De son côté, bien qu’encore affaibli par le scandale des commandites, le Parti libéral a jugé plus favorable de jouer la carte de la transparence. À mon avis, afin de sauver la confiance des électeurs, il est primordial d’être honnête et d’avouer ses torts. Le contraire ne fait qu’alimenter le cynisme et, par le fait même, risque d’engendrer un taux de participation électoral désolant.<br>
Naturellement, la question se pose: pourquoi Stephen Harper demeure-t-il incapable d’agir en bonne et due forme, de prendre les rênes du pays en bon Canadien plutôt qu’en «bon Conservateur»? Nul besoin de tourner autour du pot, la réponse est claire: la partisannerie.</p>
<p>Certes, on ne peut guère reprocher à notre Premier ministre de refuser de mettre cartes sur table. Depuis le 2 mai dernier, le chef Conservateur étale son jeu sans provoquer de surprise scandaleuse. Chose promise, chose due, comme on dit. Cependant, contrairement à ce qu’avance Machiavel, je ne crois pas que la fin puisse justifier les moyens. Du moins, pas lorsqu’il est question de pouvoir démocratique, de transparence électorale et d’intérêt public.</p>
<p>C’est-à-dire que le gouvernement a beau passer des projets de loi à la Chambre des communes, qui seront votés et dans certains cas implantés dans la société, mais quand la légitimité du gouvernement est remise en cause, tout peut passer du blanc au noir en un seul coup. Voilà l’ampleur des appels frauduleux. Si le Parti conservateur est bel et bien au premier plan de cette affaire, ils auront porté atteinte à la démocratie, abusé du pouvoir et ainsi affecté la confiance des électeurs auprès des institutions politiques canadiennes. Voilà pourquoi la fin ne justifie pas les moyens.</p>
<p>Plus encore, le refus d’ouverture face à ces présomptions de culpabilité surplombant Ottawa et le Parti conservateur ne fait que tourner le fer dans la plaie. L’arrogance dont fait preuve Stephen Harper dans cette affaire ajoute au cynisme populaire, laissant place à un réel mépris des institutions politiques, en plus d’un dégoût profond du bien partisan.</p>
<p>Mais si personne ne réussit à faire comprendre au Premier ministre que la démocratie canadienne est en jeu, que les citoyens de ce pays ont perdu confiance en leur système politique et que sa légitimité est plus d’une fois questionnée, à quoi ressemblera l’avenir politique du Canada?</p>
<p>Pourrons-nous alors crier fièrement que la fin a justifié les moyens?</p>
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		<title>Manifestation contre le Robogate:  «J’ai mal à ma démocratie».</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/manifestation-contre-le-robogate-jai-mal-a-ma-democratie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:32:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Hélène Laverdière]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[Robogate]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une centaine de manifestants ont pris la rue Maisonneuve dimanche dernier à Montréal dans le cadre d’une série de manifestations.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une centaine de manifestants ont pris d’emblée la rue Maisonneuve dimanche dernier à Montréal dans le cadre d’une série de manifestations contre le Robogate, planifiées d’un bout à l’autre du pays. Leurs demandes? «Une enquête criminelle publique et indépendante, de nouveaux scrutins pour les circonscriptions affectées, ainsi que la démission de toute personne impliquée dans ce scandale».</p>
<p>Cet événement répond directement au scandale actuel mettant le Parti conservateur dans l’embarras. Précisément, le Robogate réfère aux appels frauduleux faits lors de la dernière élection fédérale par des compagnies téléphoniques, dont certaines cultiveraient une relation plutôt étroite avec les Conservateurs. Au jour d’aujourd’hui, plus de 40 circonscriptions auraient été touchées, la grande majorité en Ontario où, rappelons-nous, les Conservateurs ont fait des avancées assez importantes.</p>
<p>Bien que l’opposition réagisse haut et fort, dénonçant ces tactiques anti-démocratiques, rien ne prouve noir sur blanc que les Conservateurs sont à l’origine de ces appels. Pour les députés néo-démocrates sur place dimanche après-midi, il est primordial que les Canadiens et les Canadiennes se soulèvent afin de montrer au gouvernement que l’opposition ne provient pas seulement de la Chambre des communes.</p>
<p>Catherine Hamé, l’une des organisatrices de la manifestation, insiste pour que des mesures soient prises, entre autres, par la GRC, afin de s’assurer que cela ne se reproduise plus. Elle précise alors que «la démocratie est importante pour les Canadiens; on dit que le Canada est le pays le plus démocratique au monde».</p>
<p>Sans aucun doute, la manifestation s’est rassemblée autour du thème de la démocratie. Tous ceux s’étant déplacés en cette journée de printemps réclamaient la reprise de celle-ci, brandissant des pancartes revendiquant ce droit fondamental: «Harper, why you no like democracy?», «Democracy is not for sale» ou&nbsp; même «Wanted: Harper,&nbsp; Reward: Democracy.»</p>
<p>La députée néo-démocrate de Laurier-Ste-Marie, Hélène Laverdière, a exprimé son souci en quelques mots: «j’ai mal à ma démocratie». En tant que porte-parole de l’Opposition en affaires étrangères, elle renchérit l’importance du processus démocratique, tout au plus puisque le Canada brandit fièrement ce flambeau à l’international. Or, elle déplore les bâillons réguliers fait à la Chambre des communes, en plus de la tenue de huis clos plus souvent que nécessaire. Ceci dit, toujours selon la députée, l’aspect le plus dramatique de cette soi-disant «fraude électorale» est le fait que certains citoyens auraient été empêchés de voter. Toutefois, elle se réjouit de voir les citoyens prendre la rue et se mobiliser.</p>
<p>Zach Paikin, étudiant à McGill, était aussi présent dimanche afin de représenter le Parti libéral du Canada. D’abord, il invite le Premier ministre à prendre la responsabilité pour les Robocalls. Plus encore, il affirme que le déni de Stephen Harper «reflète la tendance du gouvernement à avancer le bien partisan», tout en blâmant constamment les autres partis.</p>
<p>Les organisateurs de cette manifestation contre le Robogate promettent de se réunir une prochaine fois dans deux semaines et souhaitent y voir au moins mille personnes. «Ce n’est que le début d’un grand mouvement!» s’est écrié fièrement Niall Clapham Ricardo, un des organisateurs.</p>
<p>Bien que les Conservateurs aient été invités, aucun ne s’est présenté, ce qui, pour plusieurs présents dimanche, démontre l’indifférence du gouvernement à l’égard de la population canadienne.</p>
<p>Paul Bode, l’un des participants, a soutiré la plus vive réaction de la foule présente au Square Victoria en début d’après-midi lorsqu’il a affirmé que «l’occupation du parlement par les Conservateurs est illégitime!»</p>
<p>Bref, en scandant des slogans tels que «Fraude, fraude, fraude électorale», «Harper à la porte» et même « Élection partielle ou élection nouvelle», les manifestants ont clairement affiché leur souci face à la viabilité de la démocratie canadienne sous un gouvernement conservateur. Il reste à voir si l’appel à la révolution sociale fait dimanche après-midi fera écho dans le reste de la population canadienne ou s’il passera tranquillement sous silence, s’effaçant avec le temps et l’indifférence.</p>
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		<title>J’en ai marre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/06/jen-ai-marre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 14:42:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[fraude électorale]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[protocole de kyoto]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’en ai marre de l’arrogance de mon gouvernement.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>J’en ai marre du je‑m’en-foutisme persistant à l’égard de ma province. J’en ai marre de la façon dont il prétend me représenter, sans pour autant parler ma langue. Pas celle de Tremblay ou de Nelligan; plutôt celle du respect de l’environnement, de la promotion de la paix, de l’ouverture d’esprit, de la liberté et de l’égalité.</p>
<p>Un dégoût profond s’empare de moi lorsque j’apprends être le dernier point à l’ordre du jour de mon gouvernement. Ce même gouvernement qui, pour tenter de me soudoyer, a «reconnu mon caractère distinct» il y a à peine quelques années. Mais qui depuis le 2 mai dernier méprise toute opposition de façon délibérée, sans aucune remise en question.</p>
<p>12 décembre 2011: le Canada se retire du protocole de Kyoto. «Honteux» disent les écologistes. Rien de moins. Certes, l’indignation n’en reste pas là. Dénoncé en chambre des communes, le ministre de l’Environnement Peter Kent s’est montré consterné face à l’absence de la députée néo démocrate Megan Leslie, critique de l’opposition en matière d’affaires environnementales, à Durban. Petite précision: Kent avait refusé que celle-ci se joigne à la délégation, provocant ainsi une réaction accidentelle, mais ô combien savoureuse du député libéral Justin Trudeau qualifiant le ministre de «<em>piece of shit</em>».</p>
<p>14 février 2012: le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, présente son projet de loi C‑30 sur la protection des enfants contre les cyberprédateurs, permettant aux services secrets et aux services policiers d’avoir accès, sans mandat, aux informations personnelles des internautes. Aux vives réactions de la population et de l’opposition, on rétorque: «avec nous ou avec les pédophiles». Manque de nuance ou manque de jugement? Irréfutablement un manque de respect à la vie privée.</p>
<p>Aujourd’hui: le Parti Conservateur est mis sous la loupe suite aux allégations d’appels frauduleux lors de la dernière campagne électorale. Au moment où j’écris ces lignes, 18 circonscriptions auraient été touchées, dont 14 représentées par un député conservateur. Coïncidence? Pas lorsqu’on ajoute cela aux faux appels dans la circonscription libérale de Mont-Royal, notifiant les électeurs du retrait imminent de leur député Irwin Cotler. Incapable de se prêter au jeu de la démocratie, ce gouvernement contourne les règles et a recours aux tactiques les plus dégoûtantes afin de s’assurer une survie politique.</p>
<p>Le 2 mai dernier, Harper a eu ce qu’il voulait: une majorité sans le Québec. Depuis, notre démocratie s’érode de plus en plus, sombrant vers un avenir imprévisible. Dès que l’on croît être arrivé au fond du baril, notre gouvernement nous enfonce vers un abîme encore plus profond. À bas Statistiques Canada, à bas la Société Radio-Canada, à bas le parlement!</p>
<p>Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.</p>
<p>Au-delà des allégeances politiques, il y a le respect de la démocratie. Au-delà de mes convictions personnelles, je déplore par-dessus tout le non-respect de notre démocratie par un élu. Plus encore lorsque celui-ci est nul autre que notre Premier ministre. Il y a quelque chose de fondamentalement aberrant lorsque le responsable de nos institutions politiques n’en fait qu’à sa guise en biffant comme bon lui semble tout processus démocratique.</p>
<p>J’en ai marre de votre insolence monsieur Harper. J’en ai marre de vos politiques dogmatiques. Je m’indigne face à votre mépris envers les Canadiens et les Canadiennes. J’ai honte de votre Canada monsieur Harper. Et à l’heure actuelle, j’ai honte d’être fédéraliste.</p>
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		<item>
		<title>Et si l’Éthiopie se démocratisait</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/et-si-lethiopie-se-democratisait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 14:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[éthiopie]]></category>
		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
		<category><![CDATA[Meles Zenawi]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Solidarity Movement for a New Ethiopia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un recul démocratique majeur à la suite des élections contestées de 2005, des opposants du régime et des journalistes arrêtés pour «terrorisme», ainsi que des déplacements forcés dénoncés par Human Rights Watch.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/et-si-lethiopie-se-democratisait/" data-wpel-link="internal">Et si l’Éthiopie se démocratisait</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une situation bien loin de s’améliorer, mais qui n’est pas passée sous silence.</p>
<p>La démocratie en Éthiopie? Plutôt la gouvernance autoritaire d’un chef politique qui entretient les conflits ethniques du pays et qui détient une soif accrue de pouvoir depuis son ascension en 1991. Sans oublier qu’en raison de son importance géopolitique, il est faux d’espérer toute intervention internationale dans un avenir proche, déléguant tout le fardeau sur la population.</p>
<p>Mais avant de spéculer sur l’avenir démocratique éthiopien, un petit cours d’histoire s’impose. Reconnue comme la mère patrie du «rastafarisme», l’Éthiopie s’est rapidement émancipée grâce au célèbre Empereur Haile Selassie. Renversée en 1974 par le Général Mengistu, la monarchie est devenue un régime marxiste-léniniste jusqu’à la révolution éthiopienne de 1991. Un an plus tard, Meles Zenawi est élu lors des premières élections démocratiques du pays et n’a jamais cédé le pouvoir depuis.</p>
<p>En bref, l’histoire moderne de l’Éthiopie se résume par seulement trois changements politiques majeurs. De ce fait, le pays s’enfonce vers les bas-fonds d’un régime dictatorial endurci.</p>
<p>Ceci dit, malgré le pessimisme ambiant entretenu par certains à l’égard de la démocratie africaine, d’autres se mobilisent, ne s’y reprenant pas deux fois avant de dénoncer tout acte non justifié, voire controversé. <em>Solidarity Movement for a New Ethiopia</em>, qui milite pour l’humanité avant l’ethnicité, enchaîne les dénonciations, met le gouvernement éthiopien dans l’embarras et mobilise la diaspora pour ne rien garder sous silence.</p>
<p>Par ailleurs, ce mouvement réitère ce qu’Amnistie internationale et <em>Human Rights Watch </em>dénoncent depuis plusieurs années, soit l’abus des droits de l’Homme alimentés par une politique basée sur la division ethnique et l’oppression systématique.</p>
<p>Pourtant, cette oppression n’a rien de nouveau. À la suite des élections de 2005, Meles Zenawi a banni toute forme de manifestation pendant un mois et a refusé d’accepter sa défaite. En 2009, le gouvernement éthiopien passe une loi visant à criminaliser toute activité reliée à la protection des droits de l’Homme par des organisations non gouvernementales (ONG) étrangères et locales. Deux ans plus tard, celui-ci s’engage dans une chasse aux terroristes, arrêtant plus de 150 activistes et journalistes. Enfin, d’ici 2013, plus d’un million d’Éthiopiens seront déplacés de force afin de libérer des terres destinées à des investisseurs étrangers.</p>
<p>Ce n’est donc pas sans raison que <em>Solidarity Movement for a New Ethiopia </em>s’est engagé dans une croisade mobilisatrice contre ce régime pseudo démocratique. Malheureusement confiné à l’extérieur du pays et isolé de la réalité éthiopienne, ce mouvement n’est pas en mesure d’influencer un quelconque changement sans appui étranger.</p>
<p>Puisque l’Éthiopie offre l’image d’un pays stable en comparaison avec la Somalie et le Soudan où la réalité est moins rose, la communauté internationale se contente de faire preuve de diplomatie et refuse de mettre une véritable pression sur le gouvernement de Zenawi. C’est à croire que l’histoire se répète et que les gains politiques et économiques prévalent sur la démocratisation et la protection des droits de l’Homme.</p>
<p>Ainsi, pendant que tous les yeux sont rivés sur la Syrie, que la révolution est à la mode et que chacun spécule sur le prochain coup d’État, toutes mes pensées vont à l’Éthiopie qui mériterait son propre printemps africain.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Éthiopie pointée du doigt</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/lethiopie-pointee-du-doigt/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:56:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[ACDI]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[développement rural]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[éthiopie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10735</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un rapport de Human Rights Watch dénonce les projets du gouvernement Éthiopien qui vise au déplacement de populations à l’ouest du pays.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/lethiopie-pointee-du-doigt/" data-wpel-link="internal">L’Éthiopie pointée du doigt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un rapport du groupe Human Rights Watch, intitulé «On attend la mort ici», déposé le 16 janvier, dénonce le projet de «villagisation» du gouvernement éthiopien faisant des remous jusqu’à Ottawa.</p>
<p>Le projet de villagisaton a déjà forcé le déplacement de près de 70 000 personnes indigènes de la région de Gambela et prévoit d’en déplacer jusqu’à 1,5 million d’ici 2013 à des fins purement économiques, indique le rapport de HRW. Les villageois, déplacés vers une région aride, non cultivable, vont voir leurs terres louées à des investisseurs indiens, chinois ou saoudiens, à des fins commerciales.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/2011_Ethiopia_Gambella.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-10770" title="2011_Ethiopia_Gambella" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/2011_Ethiopia_Gambella-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Archives Frontenac</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>L’Éthiopie dans l’embarras</strong></p>
<p>Même si le plan de développement agricole commercial, d’où provient le projet de villagisation, précise que les déplacements doivent se faire sur une base volontaire, le rapport souligne une toute autre réalité: ceux qui s’y opposent se voient menacés, arrêtés ou même agressés.</p>
<p>De plus, Human Rights Watch dénonce le fait que le gouvernement se voie incapable de fournir les besoins essentiels aux villageois, privant ces derniers de soins de santé de base et provocant entre autres des cas de famine.</p>
<p>Or, la controverse entourant le projet de «villagisation» ne repose pas uniquement sur les déplacements forcés d’indigènes. En réalité, l’Éthiopie se retrouve sous les radars, car elle offre ses terres aux marchés agricoles internationaux aux dépens de ses propres fermiers. Le rapport de l’organisation indique que jusqu’à présent, 3,6 millions d’hectares de terre, équivalant à la taille des Pays-Bas, ont été mis en location. Toutefois, même si le gouvernement continue de nier l’éventuel lien entre déplacements forcés et investisseurs étrangers, d’anciens représentants du gouvernement local ont confirmé l’information à HRW.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/0130021527.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10772" title="0130021527" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/0130021527-595x445.jpg" alt width="595" height="445"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Archives Frontenac</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Des échos à Ottawa</strong></p>
<p>Il est à noter que l’Éthiopie est le troisième plus grand récipiendaire d’aide étrangère canadienne, recevant près de 170 millions de dollars par année. Avec son extrême pauvreté, cet état africain figure 174<sup>e</sup> sur 187 dans l’index de développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement. Ainsi, parmi les priorités de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) concernant ce pays de la Corne de l’Afrique, figurent la sécurité alimentaire, l’agriculture et le développement rural. (Pour une liste détaillée des projets actifs, la banque de projets de l’ACDI est disponible en ligne.)</p>
<p>Cela dit, le rapport de HRW surgit à un moment plutôt opportun: la ministre Bev Oda vient d’approuver l’allocation de millions de dollars en aide étrangère destinée à un projet d’agriculture en Éthiopie. Au sujet de leur stratégie de développement agricole, l’ACDI précise que les risques englobent les changements climatiques, les problèmes techniques liés au développement agricole, ainsi que les problèmes de gérance. Ce dernier sera davantage mis sous la loupe avec le rapport de Human Rights Watch qui dénonce les fins «secrètes» du gouvernement éthiopien et son intérêt envers les marchés agricoles internationaux.</p>
<p>Ainsi, cette importante somme d’argent allouée à l’Éthiopie se retrouve sous la loupe et fait des échos à Ottawa pendant que Human Rights Watch demande aux donateurs internationaux de couper toute aide étrangère jusqu’à ce que les déplacements forcés cessent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/lethiopie-pointee-du-doigt/" data-wpel-link="internal">L’Éthiopie pointée du doigt</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quelle ironie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/quelle-ironie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:36:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[nobel]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 décembre dernier, j’ai appris avec délectation le nom des lauréates du prix Nobel de la paix 2011.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, ainsi que Leymah Gbowe (Libéria) et Tawakkol Karman (Yémen), se partagent le prix grâce à leur contribution à la lutte non-violente pour la sécurité des femmes et le droit des femmes à participer dans le travail de reconstruction de la paix.</p>
<p>Élue en 2005 et réélue le 8 novembre dernier, Ellen Johnson Sirleaf est devenue la première femme à la tête d’un État africain. Économiste de formation, elle a apporté une lueur d’espoir quant à la démocratisation du Libéria, en luttant contre la corruption, ainsi que pour une égalité des chances pour tous.</p>
<p>Ceci dit, la remise de ce prestigieux prix à la présidente libérienne révèle la contribution des femmes quant à l’avenir de la démocratie. Plus encore, il revêt l’importance des femmes en Afrique, constamment exclues de l’univers politique de leur pays.</p>
<p>En fait, les traditions culturelles ou religieuses limitent souvent les ambitions féminines dans la sphère publique. Par ailleurs, les performances politiques de la gent féminine, spécialement celles de madame Sirleaf semblent confirmer un mythe répandu: les femmes sont moins enclines à déclencher des conflits armés, prônant davantage la paix.</p>
<p>J’espère fortement que ce prix Nobel propulsera madame Sirleaf, non seulement dans les médias, mais aussi dans les conversations de tous les jours. Trop souvent ai-je voulu discuter de cette grande et courageuse femme africaine et trop souvent m’a‑t-on coupé la parole avec une face en point d’interrogation. Et pourtant, cette incrédulité s’évaporait lorsque je prononçais le nom d’Omar el-Bechir…</p>
<p>Ceci en dit long sur la place des femmes en politique. Vous me direz que c’est simplement dû au fait qu’elles sont en infériorité devant tous ces hommes. Certes, mais je ne crois pas que la réponse réside dans cette affirmation plutôt simpliste et sans fond. Il est vrai que la guerre vend.</p>
<p>Et la violence est souvent plus matière d’homme que de femme. Des politiciens qui ont recours à la violence, tels que Robert Mugabe, Bachar el-Assad et même Mahmoud Ahmadinejad, font constamment les manchettes et par le fait même sont davantage connus.</p>
<p>Cela dit, je ne crois pas que ceci puisse excuser le manque de couverture médiatique dont souffrent les politiciennes de ce monde. En réalité, il y a un manque de femmes en politique, que ce soit au Québec, au Canada ou en Afrique. Des quotas de 10%, tels qu’implantés au Maroc, n’incitent pas plus de femmes à prendre part dans cette arène, car ils ne touchent pas à l’essentiel du problème: convaincre la population que la gent féminine est aussi apte à servir un poste politique. Et comment inciter les femmes à faire le saut en politique si leur reconnaissance peine à naître?</p>
<p>Dans un élan plus optimiste, il y a certainement un futur pour ces femmes. Cette dernière remise du prix Nobel de la paix ne démontre rien de moins. Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowe et Tawakkol Karman ne font que paver le chemin pour celles qui n’osent pas ou qui ont perdu espoir que les choses puissent changer. Par contre, n’en restons pas là. Répandons la nouvelle, parlons de madame Sirleaf, afin que sa popularité dépasse enfin celle du Colonel Kadhafi.</p>
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		<title>Charisme, éloquence et élections</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/17/charisme-eloquence-et-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:07:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[gilles duceppe]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[pauline marois]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle chronique, nouvelle année. Même thème: l’avenir. Et quoi de mieux qu’un début de janvier pour spéculer sur les saisons à venir?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec un Canada (et un Québec!) pris en otage par notre meilleur ami, ce charmant monsieur Harper, je me contente de me concentrer sur la scène politique québécoise.</p>
<p>Pourquoi? Parce qu’en raison d’une écœurantite aiguë, les décisions de Stephen Harper ont cessé de faire écho à mes oreilles. Mais d’abord et avant tout parce que c’est une année d’élections au Québec. Alors voici mon diagnostic des trois partis principaux.</p>
<p>Les Libéraux. Grandes vedettes de la télé-réalité québécoise 2011 sur la saga de la construction, ils ont un chef calme, détendu, mais peu éloquent. À mon avis, les libéraux sont tels des napperons sur une table. Parfois sales, parfois propres, on les garde jusqu’au jour où on en trouve de plus beaux. D’ici-là, on les utilise par nécessité et stabilité. À la grande surprise de tous, ils survivent aux sondages. La raison est simple et miraculeuse: ils offrent la seule option fédéraliste québécoise, tel qu’entendu dans le temps des fêtes: «Je ne suis pas souverainiste, donc je vote Charest.» Amen.</p>
<p>Les Péquistes. <em>Go Pauline! Go Gilles!</em> Qui sait? Aurons-nous droit à une volte-face par laquelle le Parti Québécois troquera Pauline pour Gilles? Un petit conseil pour celle-ci: retour à la réalité exige, il serait temps de laisser sa place à un ou une autre. Implosion, défections, démissions et élections ne font pas bon ménage. Certes, il faut savoir mettre l’orgueil dans sa sacoche en se rappelant les sages paroles de Bernard Landry dans <em>La Presse</em>: «Le parti avant les individus, et le pays avant le parti.»</p>
<p>Les Caquistes Coalisés. La palme d’or du parti le plus attendu aux élections 2012 revient certainement à la Coalition Avenir Québec. L’intrigue de cette soirée électorale où je serai nez à nez avec ma télévision des années 90 demeure entre les mains de celle-ci. Les spéculations à son sujet sont plutôt difficiles à émettre en raison des incertitudes et des «on verra», caractéristiques primaires de son aura politique. Chose certaine, la CAQ risque de faire fureur sur la planche de serpents et échelles. Ceci dit, on ne peut nier la popularité de ce parti, qui se dit être partisan du changement politique québécois. Ne le somme-nous pas tous?</p>
<p>Bref, si la politique n’était qu’un jeu de hasard, je poserais mon vote électoral après avoir chanté «ma p’tite vache a mal aux pattes…». Heureusement, comme nous avons pu le voir le 2 mai dernier au niveau fédéral, la politique n’est pas une simple comptine d’enfants. Si nous voulons préserver du mieux que nous pouvons notre société distincte en évitant de la transformer en Harperland II, il est primordial de se faire une idée claire et nette des partis politiques de notre province.</p>
<p>Sur ce, je souhaite à tous une année politique remplie de rebondissements, de discours enflammés (gardons espoir), de débats constructifs et d’un peu de charisme à tous nos chefs politiques, car Dieu sait qu’ils en auront besoin!</p>
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		<title>Entre deux fronts</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/entre-deux-fronts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 13:42:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[caq]]></category>
		<category><![CDATA[charest]]></category>
		<category><![CDATA[legault]]></category>
		<category><![CDATA[libéral]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dichotomisons. Pour ou contre la hausse des frais de scolarité? Pour ou contre la souveraineté?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il semble que ces temps-ci chacun s’efforce de tirer vers les extrêmes, omettant toute forme de zone grise où nuance rime avec manque de crédibilité. Pendant que François Legault tente de s’éloigner de cette division politique désuète, le premier ministre Charest fait tout pour le ramener au centre de ce débat.</p>
<p>Le Québec a besoin de changement, certes. Et ce dernier réside possiblement dans le réalignement des partis politiques. Ceci dit, il est grand temps de prendre conscience qu’un changement politique québécois nécessite que de nouveaux partis se prêtent au jeu politique habituel tout en osant prêcher une nouvelle formule.</p>
<p>Si vous n’avez pas lu mes chroniques précédentes, je suis une partisane de la non-partisannerie traditionnelle québécoise qui oblige tout bon citoyen à voter selon sa vision concernant la souveraineté du Québec. Une vision dichotomique, rien de plus. Or, j’avais soulevé qu’il serait rafraîchissant de voir un parti niant cette réalité politique, afin que nous nous concentrions sur les vrais enjeux de société, tels l’éducation, l’économie, la santé, la culture et l’environnement.</p>
<p>Comprenez-moi bien; loin de moi l’envie d’endosser à part entière les propositions de François Legault. Cependant, je crois dur comme fer que la résolution de celui-ci à demeurer neutre constitue un pas en avant pour le Québec.</p>
<p>Avec la récente présence de François Legault, je ne peux m’empêcher de clamer avec joie qu’enfin un parti comprend le vrai malaise politique québécois, qu’enfin nous aurons droit à de vrais débats constructifs plutôt que régressifs! Malheureusement, mon enthousiasme se voit vite estompé suite aux déclarations de notre grand maître libéral: «On ne peut pas vouloir être premier ministre du Québec et ne pas être, ou fédéraliste, ou souverainiste».</p>
<p>Entre vous et moi, il serait temps que monsieur Charest réagisse aux réactions du peuple. Avant, il doit comprendre ce que son peuple veut. Et ce que peuple veut n’est pas synonyme de ce que Jean Charest veut.</p>
<p>Avec la stagnation du mouvement souverainiste au sein de la population, le premier ministre compte sans aucun doute s’appuyer sur le fédéralisme ambiant du Parti libéral afin de remporter les prochaines élections. Pouvons-nous lui en vouloir? Pas tellement, considérant la santé publique de son parti.</p>
<p>Ceci étant dit, puisqu’au Québec on ne peut s’empêcher de se rappeler notre devise, «Je me souviens» dictera probablement les résultats des prochaines élections.</p>
<p>Tout compte fait, malgré les efforts de François Legault pour modifier les règles du jeu, les élections prochaines reposeront sans doute sur cette dichotomie «passée-date», où nul autre que Jean Charest pourra en bénéficier.</p>
<p>D’une part, on tente de progresser, de s’éloigner des pensées expirées; d’autre part, on nous ramène à cette réalité hautement dépassée. Entre deux fronts, le peuple québécois se voit bâillonné entre les vieilles guerres de politiciens, telles d’interminables parties de bras de fer.</p>
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		<item>
		<title>Les caquistes, caquist, caqu…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/les-caquistes-caquist-caqu%e2%80%a6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 17:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Coalition pour l'avenir du Québec]]></category>
		<category><![CDATA[François Legault]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mesdames et Messieurs, préparez-vous, les caquistes sont arrivés! Après maintes demandes, François Legault a finalement mis son projet à exécution en franchissant la porte du merveilleux monde politique québécois où péquistes et libéraux s’impatientent de rugir, de mordre et d’attaquer. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/les-caquistes-caquist-caqu%e2%80%a6/" data-wpel-link="internal">Les caquistes, caquist, caqu…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De prime abord, la Coalition pour l’avenir du Québec a tout d’un parti sauveur, catapulté dans la savane québécoise avec des solutions à tous nos maux. Génial, se dit-on. Mais lorsqu’on prend notre pelle et qu’on commence à creuser, que proposent ces caquistes tant attendus? </p>
<p>Il y a quelques semaines, j’affichais mon soutient à François Legault, qui stipulait qu’on devait à tout prix s’éloigner des vieilles querelles et des vieux idéaux, car ceux-ci ne reflètent guère la situation actuelle du Québec. Passons au-delà du fédéralisme et de la souveraineté. Orientons-nous selon un axe politique gauche/droite. Concentrons notre énergie dans la préservation de notre langue en premier lieu, plutôt que d’idéaliser un avenir illusoire. Enrayons le cynisme, qui étouffe les québécois et québécoises. Jusqu’à présent, ils n’ont pas tort. Péquistes et libéraux à vos crocs!</p>
<p>Ensuite viennent l’éducation, la culture, l’économie et l’environnement. La CAQ maintient que la priorité numéro un du Québec doit être l’éducation. Améliorons la qualité de l’enseignement en revalorisant la profession. Procédons d’une manière plus efficace à la francisation des nouveaux arrivants pour conserver notre langue et faire resplendir notre culture. Appuyons-nous davantage sur les investisseurs privés. Favorisons l’entreprenariat local. Enfin, tournons-nous vers le développement durable. </p>
<p>Il est clair que /a priori/, les affirmations de la Coalition pour l’avenir du Québec semblent tout à fait compréhensibles, justifiables, voire envisageables. Cela dit, il sera intéressant de voir si ce lionceau politique sera suivi d’un troupeau de Québécois convaincus corps et âmes par ces propositions. </p>
<p>Chose certaine, outre les bases fondamentales du parti, il est essentiel de comprendre à part entière le virage que veut entreprendre François Legault. Ceci comprend entre autres l’abolition des cégeps et des commissions scolaires. La raison qu’il donne pour l’abolition des cégeps? Nulle autre que la présomption d’un lien direct entre l’obtention d’un diplôme et la prise de drogues. Sur ce, pour reprendre les mots de la ministre de l’Éducation, des Loisirs et du Sport Line Beauchamp, tels que lus dans une chronique de Michèle Ouimet dans /La Presse/, «Chaque fois que monsieur Legault parle d’éducation, c’est pour abolir une structure». Pas certain que son approche soit adéquate quant à l’amélioration de notre système d’éducation. </p>
<p>Et, soyons francs, les moyens qu’ils comptent utiliser pour arriver à leurs fins ne sont ni attrayants, ni stimulants. </p>
<p>J’ai plutôt l’impression que les caquistes se dirigent vers un terrible cul-de-sac. Malgré l’attention accordée par le public québécois lors de ses premiers pas, tout porte à croire que lorsque son programme s’étalera devant les électeurs, il ne perdurera point. Plus les jours vont passer, plus il perdra de soutient. Pourquoi? Parce que le Québec n’est pas à droite. Du moins, pas comme François Legault le prétend.</p>
<p>Bref, les caquistes risquent de devenir de simples cacatoès, ayant une belle apparence, mais malheureusement dotés d’un cri sans queue ni tête. Autrement dit, dans une salle bondée de péquistes et de libéraux, il n’en restera pas plus qu’un écho.</p>
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		<item>
		<title>Chronique politique à la dérive</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/chronique-politique-a-la-derive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 12:01:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Brève]]></category>
		<category><![CDATA[causerie]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[uqàm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 13 octobre, le Réseau socioprofessionnel en Science politique de l’UQAM organisait un «midi-causerie» sur le thème de la chronique politique et de sa place dans les médias.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/chronique-politique-a-la-derive/" data-wpel-link="internal">Chronique politique à la dérive</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au menu, trois invités aussi différents les uns les autres: Philippe Marcoux, Anne Caroline Desplanques et Caroline Brodeur.</p>
<p>Premier à prendre la parole, Philippe Marcoux, journaliste à Radio-Canada, a tout de suite précisé l’importance accrue d’avoir des chroniques politiques dans les médias. Son explication? À l’ère des médias sociaux, chacun peut émettre une opinion, alimentant donc un tourbillon d’opinions infini. La chronique permet ainsi de remettre les pendules à l’heure et de bâtir sur le travail des journalistes.</p>
<p>Monsieur Marcoux a laissé la place à Anne Caroline Desplanques, rédactrice en chef de ProjetJ.ca, un observatoire indépendant qui étudie le journalisme, dont le parcours fort intéressant (Radio-Canada, CIBL, La Presse, Branchez-vous) a permis de donner un autre angle sur le sujet. Ses conclusions: bien que la chronique politique soit une nécessité dans le paysage médiatique, tout chroniqueur doit cultiver sa curiosité tout en ayant une excellente culture générale. De plus, elle a critiqué et mis en garde sur la nouvelle tendance de «publi-reportage» dans lequel le contenu est commandité par une compagnie.</p>
<p>Finalement, Caroline Brodeur, rédactrice en chef d’Union Libre, journal facultaire du Baccalauréat en relations internationales et droit international (BRIDI) à l’UQAM, a souligné la nécessité des chroniques politiques afin de susciter des débats. Elle ajoute que l’Union Libre réserve énormément de place à celles-ci.</p>
<p>Le Réseau socioprofessionnel en Science politique de l’UQAM, chapeauté par une coordonnatrice étudiante, se charge de l’organisation d’activités en lien avec la politique en plus d’envoyer un bulletin hebdomadaire sur les offres d’emploi dans le domaine.</p>
<p>Depuis deux ans, le réseau organise deux «midi-causeries» par année, ainsi que deux 5 à 7 afin d’explorer divers thèmes, tels que le travail communautaire, le travail dans un parti politique, les maîtrises en sciences politiques, la place de la politique dans la question environnementale, pour ne nommer que ceux-ci.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/chronique-politique-a-la-derive/" data-wpel-link="internal">Chronique politique à la dérive</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Occupons Montréal avec un grain d’optimisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/occupons-montreal-avec-un-grain-d%e2%80%99optimisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 11:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[occupons montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Occupy Montreal]]></category>
		<category><![CDATA[occupy wall street]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9205</guid>

					<description><![CDATA[<p>«Un mouvement non violent, inclusif et bilingue», tel est décrit le mouvement Occupons Montréal qui s’est installé le 15 octobre au Square Victoria.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/occupons-montreal-avec-un-grain-d%e2%80%99optimisme/" data-wpel-link="internal">Occupons Montréal avec un grain d’optimisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Inspiré du mouvement de protestation Occupy Wall Street, la beauté de ce mouvement maintenant planétaire réside en sa capacité à unir les citoyens de tous horizons politiques dans un but commun: reprendre le contrôle de l’économie et réformer la politique afin que les 99% qui ne font pas partie de la classe supérieure puissent eux aussi bénéficier du système.</p>
<p>Bref, il ne s’agit pas ici de créer l’anarchie ou de faire tomber le gouvernement. Est-ce que ce rassemblement pourrait être le premier remède à la dichotomie québécoise?</p>
<p>Bien que je ne souhaite pas m’attarder une autre semaine sur cette dichotomie, je vois ici une porte de sortie face au cynisme entretenu autour de la politique québécoise. La solution ne serait donc pas de réformer les partis politiques mais bien de ramener le citoyen au centre des débats et au centre des idées.</p>
<p>Au départ, j’étais plutôt sceptique quant à l’enthousiasme général suscité par Occupons Montréal, ayant comme impression que rien n’allait changer, le mouvement n’étant rien de plus qu’une autre «manifestation». Or, j’ai maintenant l’espoir que les protestations pourront avoir un réel impact sur la politique québécoise, même si elles n’arrivent pas à percer les murs de l’Assemblée Nationale ou de la mairie de Montréal.</p>
<p>Au-delà d’Occupy Wall Street, Occupons Montréal est d’autant plus pertinent considérant le paysage politique québécois actuel, dont la saga entourant la crise dans le domaine de la construction. En fait, la décision de Jean Charest d’opter pour une commission d’enquête privée plutôt que publique illustre le besoin crucial de «démocratiser le Québec» en évitant qu’il s’enfonce de plus en plus dans ce nid de corruption et de collusion.</p>
<p>Cela dit, je ne prône pas les idéaux illusoires, ni les proclamations anarchiques populistes. Toutefois, outre la nature d’Occupons Montréal je crois sincèrement que c’est le début d’une vague de changement au Québec qui doit d’abord et avant tout s’implanter dans la conscience de la population. Et Occupons Montréal est une première étape vers cette conscientisation de masse qui doit frapper le Québec tôt ou tard, considérant les élections provinciales qui approchent à grands pas.</p>
<p>Contrairement à mon collègue Jean-François Trudelle, qui cultive haut et fort le cynisme, je ne crois pas qu’en jugeant les indignés on puisse se faire une idée quant à la nécessité d’un rassemblement de cet envergure. Pas besoin d’être sans logement, sans travail, sans nourriture pour comprendre les divisions économiques de notre société. Et qu’en est-il de la classe moyenne? Cette classe qui s’appauvrit pendant que la classe supérieure s’enrichit. Pour reprendre les propos d’Agnès Gruda dans La Presse du 18 octobre dernier, les protestataires s’indignent contre une «démocratie pervertie qui empêche les politiciens les plus réformateurs d’implanter leurs réformes, parce qu’ils sont otages des grandes sociétés qui les financent».</p>
<p>Somme toute, le Québec a besoin de changement. Montréal a besoin de changement. Si les politiciens sont incapables d’apporter ce changement, pourquoi se limiter ainsi? Si la politique, supposée être la voix du peuple, ne reflète pas les besoins de la population, pourquoi nager dans le cynisme? Occupons Montréal n’est pas qu’une seule voix; c’est la voix du peuple. À vous d’en décider ainsi.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/occupons-montreal-avec-un-grain-d%e2%80%99optimisme/" data-wpel-link="internal">Occupons Montréal avec un grain d’optimisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Éloignons-nous d’une dichotomie désuète</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/eloignons-nous-d%e2%80%99une-dichotomie-desuete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 13:03:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[fédéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[jean charest]]></category>
		<category><![CDATA[NMQ]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau mouvement pour le québec]]></category>
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		<category><![CDATA[PQ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a deux semaines, je pondais une chronique sur l’implosion du Parti Québécois, le manifeste peu convaincant du Nouveau Mouvement pour le Québec et l’éternelle dichotomie québécoise qui oppose les fédéralistes aux souverainistes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/eloignons-nous-d%e2%80%99une-dichotomie-desuete/" data-wpel-link="internal">Éloignons-nous d’une dichotomie désuète</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, j’offre au modèle politique québécois un remède qui pourrait éventuellement le guérir de sa toux souverainiste.</p>
<p>En dépit des nombreuses allégations de corruption dont est victime le gouvernement Charest, je suis loin de croire que ce qui se passe présentement dans le paysage politique québécois, c’est-à-dire la multiplication soudaine de partis souverainistes, ne soit la solution idéale. On serait porté à croire qu’avec le ras-le-bol général de la population face au gouvernement actuel, les chances pour ce dernier de se faire réélire au printemps 2012 seraient quasiment nulles.</p>
<p>Pourtant, la sceptique en moi persiste à croire que Charest ne se fera pas détrôner de sitôt. Pourquoi? Parce que le Parti Libéral est la seule voie fédéraliste au sein de l’Assemblée Nationale.</p>
<p>Malheureusement, il n’y a qu’une option de ce genre au Québec. Or, si un électeur fédéraliste refuse de voter pour ce parti, quel autre choix lui est offert s’il ne souhaite pas soutenir un parti souverainiste? S’abstiendra-t-il de voter?</p>
<p>Lors des élections de 2008, le taux de participation avait atteint 57,3%, le plus bas depuis 1927. À mon avis, un faible taux de participation reflète une société en crise identitaire politique, qui peine à s’identifier à un parti en particulier. Ainsi, lorsque vient le temps de voter, elle opte pour l’abstention, qu’elle perçoit comme le meilleur choix.</p>
<p>En tant que fédéraliste, je me trouve ainsi perdue au sein d’un spectre politique restreint. Si je ne veux pas réélire le gouvernement Charest, quelle option s’offre à moi? Aucune. Du moins, aucune qui puisse refléter entièrement mon allégeance politique, quelle qu’elle soit. Ce qui m’amène à constater que le Québec n’a guère besoin d’une panoplie de partis souverainistes faisant concurrence à un seul géant fédéraliste.</p>
<p>Dans un idéal absolu, il faudrait aller au-delà de la dichotomie politique québécoise et exclure le débat sur la souveraineté dans la ligne du parti. Ainsi, il faudrait un parti politique qui se concentre d’abord et avant tout sur des débats de société tels que les enjeux sociaux, l’économie, l’éducation, la santé, l’environnement et la culture, sans offrir à ses électeurs une prise de position sur la question du nationalisme québécois. Je ne dis pas qu’il faut cesser d’avoir des partis soutenant la cause souverainiste, mais un parti s’affichant neutre serait une alternative possible pour les électeurs du PLQ et du PQ.</p>
<p>Soyons réalistes, le mouvement indépendantiste peine à se raviver malgré la création du NMQ et d’Option Nationale, partis qui tentent de remettre la souveraineté au premier plan. De plus, la population est envahie d’un cynisme si grand qu’une allégation de corruption de plus devient un bruit sourd parmi la cacophonie politique.</p>
<p>Suis-je la seule à penser qu’il faudrait passer outre ces débats et se concentrer sur un avenir réaliste qui redonnerait espoir aux Québécois? Vous me direz peut-être que je suis idéaliste, que le débat sur la souveraineté demeurera une patate chaude inévitable en sol québécois, donc impossible de s’en défaire. Certes, ne nous mettons pas des bâtons dans les roues dès maintenant.</p>
<p>Révolutionnons la politique québécoise. Sortons des sentiers battus. Libérons-nous des vieux discours monotones. Sculptons les idéaux de demain, dignes d’un peuple progressiste et innovateur.</p>
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		<title>À bout des éternelles querelles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/a-bout-des-eternelles-querelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 13:23:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[fédéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[NMQ]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
		<category><![CDATA[souverainisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque j’étais à l’école secondaire, crier haut et fort que l’on était fédéraliste menait à un suicide social.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/a-bout-des-eternelles-querelles/" data-wpel-link="internal">À bout des éternelles querelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Non seulement étais-je la seule à «sortir du placard», mais la condescendance ressentie par mes collègues s’acclamant fièrement souverainistes m’incitait à garder le silence. Apparemment, ma fierté canadienne était incompatible avec ma fierté québécoise.</p>
<p>Cependant, à ma sortie de l’école, j’ai vite compris que l’engouement de mes camarades à l’idée de la souveraineté québécoise n’était guère représentatif de notre société en général. Puis, en tendant la main à d’autres fédéralistes, j’ai constaté que nous avions tous la même impression d’être perçus comme de «faux Québécois». C’est ainsi que j’en suis venue à endosser les propos de François Legault, qui suggère aux Québécois de modifier l’axe opposant fédéralistes et souverainistes, afin de se réorienter vers un système politique fondé sur la rivalité gauche/droite.</p>
<p>Bien que ce soit un sujet contentieux, on ne peut nier qu’au moment où j’écris ces lignes, le mouvement souverainiste stagne (sondage Léger Marketing, 9 mai 2011), faisant suite à une crise au sein du Parti Québécois.</p>
<p>Certes, la récente création du Nouveau Mouvement pour le Québec par d’anciens députés du PQ en est la preuve. Avec son manifeste intitulé «Brisons l’impasse», le NMQ soulève l’inaction du mouvement indépendantiste au Québec, allant même jusqu’à affirmer que l’État québécois se déconstruit.</p>
<p>Il va sans dire que le déclin du souverainisme fâche ces indépendantistes affirmés, signataires du manifeste. Nul doute qu’ils en veulent aux fédéralistes. Ils s’illusionnent même que ces derniers ont perdu leur bataille malgré deux référendums gagnés.<br>
Ce manifeste semble comme un cri de détresse. Un SOS envoyé dans le but de rallier tous les Québécois. Or, il n’offre qu’une solution: l’indépendance du Québec. Et il a beau préciser que la souveraineté, aujourd’hui trop institutionnalisée, doit redevenir un mouvement social, il demeure peu convaincant, n’offrant aucune autre option que de raviver les troupes nationalistes.</p>
<p>En outre, «Brisons l’impasse» m’a laissée amère. La fédéraliste en moi s’est sentie attaquée, comme si je manquais de loyauté envers le Québec en n’appuyant pas le projet souverainiste. Pourtant, je suis très fière d’être québécoise et, comme plusieurs de mes concitoyens, je suis inquiète d’un Canada gouverné par le Parti Conservateur, quasi absent dans la Belle province.</p>
<p>Ceci étant dit, je suis d’avis qu’il faut aller de l’avant. Qu’il faut renouer avec le «Rest of Canada», et surtout avec les franco-canadiens, qui ont besoin du Québec comme pilier essentiel à la survie de la langue française. Si le Québec commençait à défendre les droits des francophones autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la province, serait-ce une première étape afin d’améliorer la relation du Québec à l’intérieur du Canada?</p>
<p>Somme toute, avec le Parti Québécois qui souffre d’une crise interne, il est évident que les pions politiques actuels vont se déplacer sur le grand échiquier québécois. Chose certaine, il serait grand temps pour les fédéralistes et les souverainistes de faire cause commune et de cesser d’être éternellement opposés les uns aux autres.</p>
<p>Commençons alors par cesser ces dialogues de sourds et arrêtons de percevoir le fédéralisme comme une trahison à notre identité québécoise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/a-bout-des-eternelles-querelles/" data-wpel-link="internal">À bout des éternelles querelles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Moins de larmes, plus d’espoir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/moins-de-larmes-plus-d%e2%80%99espoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexie Labelle]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 13:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Au-delà du présent]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[jack layton]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[npd]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jack est parti. Le 22 août dernier, le Nouveau Parti Démocrate a perdu l’un de ses plus grands militants. Après avoir pleuré la mort d’un politicien respecté et aimé d’un bout à l’autre du pays, il est temps de penser à l’avenir: celui de la justice sociale et de la gauche canadienne d’un côté, mais aussi celui d’un parti qui n’a jamais connu d’aussi grande ascension que le 2 mai dernier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/moins-de-larmes-plus-d%e2%80%99espoir/" data-wpel-link="internal">Moins de larmes, plus d’espoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La mort de Jack Layton, malgré l’ampleur du drame, aura peut-être un impact positif pour le parti, dans le sens où il aurait l’opportunité de prouver à ses détracteurs que ce n’est guère le parti d’un seul homme et que, malgré le décès de son chef chouchou, il peut survivre, et continuer à lutter pour la justice et l’égalité sociale, ainsi que pour les familles «ordinaires».</p>
<p>Certains disent que la survie du NPD au Québec ne peut être garantie que sous l’égide de Thomas Mulcair, député d’Outremont.</p>
<p>Évidemment, les Québécois qui, aux dernières élections, ont délaissé le Bloc Québécois pour le NPD, voudront être représentés. Ils ne seront certainement pas tentés de refaire de même aux prochaines élections si un député de l’ouest canadien, qu’ils ne connaissent pas, assure la direction du parti. Ceci dit, le NPD aura le défi de choisir un chef qualifié, passionné et charismatique, et devra rester uni pour éviter les mêmes déboires que le Parti Libéral du Canada.</p>
<p>Par ailleurs, la popularité du NPD n’est pas mise en danger pour autant. L’élection massive de députés orange le 2 mai dernier ne peut être attribuée qu’à Jack Layton. Tout d’abord, l’agenda du NPD rejoint beaucoup de Canadiens, que ce soient les familles, la classe moyenne ou encore les étudiants. En outre, avec le PLC qui peine à se trouver un chef rassembleur, il est normal que les électeurs s’orientent vers un parti plus stable.</p>
<p>Après deux élections et deux chefs différents, il sera difficile pour les libéraux de remonter la pente en quatre ans. Enfin, la défaite du Bloc Québécois reflète peut-être l’attitude générale des Québécois, remettant en question la présence des bloquistes à Ottawa. Avec Gilles Duceppe parti et en n’ayant plus que 4 députés à la Chambre des Communes, le défi sera d’autant plus grand pour ce parti, qui est peut-être arrivé à sa fin.</p>
<p>Et que dire de la relève? Il se trouve que les députés nouvellement élus ont ici une chance en or de nous montrer ce dont ils sont capables. Puisque le NPD compte un grand nombre de jeunes députés à Ottawa, dont quatre étudiants de l’Université McGill, il va sans dire que ces derniers devront se faire entendre.</p>
<p>Avec le décès de Jack Layton, on peut espérer que ces nouvelles voix s’élèvent et s’inscrivent dans le changement, si changement il y a. Il faudra donc attendre les prochaines élections pour savoir si la relève orange saura de nouveau plaire aux électeurs. D’ici là, on ne peut que stipuler sur l’avenir du NPD en séchant tranquillement nos larmes et en gardant espoir. Merci Jack.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/moins-de-larmes-plus-d%e2%80%99espoir/" data-wpel-link="internal">Moins de larmes, plus d’espoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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