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	<title>Theo Bourgery - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Toi, étudiant à McGill</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 04:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ode au refus de la terreur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/16/toi-etudiant-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Toi, étudiant à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C’</span><span class="s1">est à toi que je parle aujourd’hui. À toi, lecteur du <i>Délit</i>, étudiant à McGill. Toi qui navigues dans tes premières années adultes, te ballottant de McLennan à Café Campus, à McLennan de nouveau. Toi qui, du haut de tes vingt ans, planifies des voyages, paniques sur ton avenir, finis des dissertations à la dernière minute. Toi, enfin, qui souhaites comprendre avant de juger. C’est toi qui, vendredi, es mort au Bataclan, au Petit Cambodge ou encore au Carillon.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les terroristes ont délivré leur haine sur nous tous qui ne voulons pas faire la guerre. Devant la liberté, ils ont levé les armes, tuant sans compter, abattant sans frémir. Au droit à la différence, ils offrent un retourné sanglant. Ils s’accommodent d’un monde binaire; faux, certes, mais si simple. En conséquence, ils ont mitraillé en leur cœur les principes de tous les peuples libres. Jean-Pierre Filiu, professeur à l’Institut Sciences Po à Paris et spécialiste du djihadisme, le dit lui-même: ce n’est pas la France qui était visée, mais bien l’Occident, ou plus précisément l’anti-Daesh. Ce sont des Français qui sont morts, mais c’est le monde qui souffre.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Devant la mort, l’horreur ou la barbarie, au choix, quelles conclusions doit-on tirer? J’écris cette opinion sans recul, à chaud, <i>TV5 Monde</i> rejoue devant moi les vidéos amateurs les plus terribles — tenter de trouver une solution serait risible, voire superflu. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Néanmoins, je me souviens de la chronique de Côme de Grandmaison dans <i>Le</i> <i>Délit</i> de la semaine dernière (p.9), qui citait <i>Chers Djihadistes</i> de Philippe Muray. Sommes-nous effectivement en train de nous complaire dans la déconstruction de notre société? Nos démocraties suivent-elles des chemins parallèles à la continuité historique logique? Nos nations libres souffrent-elles d’un «manque de signification»?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Allons plus loin — je réfléchis avec vous, je ne fais pas l’avocat du diable —, doit-on s’habituer à un rythme de terreur régulier? Nos enfants apprendront-ils à fuir les bombes, à anticiper les tirs de mitraillettes? Ces scènes de guerre répétées deviendront-elles la norme, alors que Manuel Valls, Premier ministre français, nous explique que d’autres attaques sont encore à venir?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pour ma part, je ne tomberai pas dans la peur constante. Avoir la terreur comme principe de vie, c’est donner raison aux <i>autres</i>, ceux qui tirent parce qu’ils ne comprennent pas. S’ils veulent nous museler, nous ne nous laisserons pas faire. Nous ferons d’ailleurs la pire chose qu’ils puissent imaginer: vivre nos vies comme auparavant.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il faut aussi comprendre que nous ne sommes pas seuls dans ce combat. Nous ne sommes pas témoins d’une attaque contre un pays-nation, mais bien d’une insulte à ceux qui ont soif de liberté. Je pense bien sûr aux peuples opprimés à travers le monde; à ceux qui explosent à Beyrouth ou tombent devant Boko Haram. Face au drapeau bleu-blanc-rouge qui apparaît sur mon fil d’actualité <i>Facebook</i>, comme le coquelicot après la bataille, je ressens un malaise. Est-ce vraiment l’affaire d’un pays? Jurons nous tous par le drapeau national pour les mêmes raisons? Je pense aussi aux institutions européennes et internationales qui transcendent les nations. Le drapeau européen, je constate, est invisible sur les réseaux sociaux. Est-ce donc vrai que l’Europe n’est plus adéquate face à la «menace»? Faut-il la détruire, ou la réformer à tel point que ses missions premières deviennent de purs symboles sans force? Je frémis à cette idée.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Je refuse, en tout état de cause, d’être défaitiste. Je suis simplement persuadé que la réponse ne se trouve pas dans une France retranchée derrière ses frontières. La réponse à un mal mondial n’est pas nationale, quand bien même l’Hexagone doit aujourd’hui pleurer ses morts avec les honneurs que méritent les innocents. Elle dépasse les cultures et les délimitations géographiques. Si bataille il y a, elle se fera avec tous les peuples qui n’ont pas le droit de vivre dignement. Et alors, la victoire sera grande.</span></p>
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		<title>Une AG ostentatoire… pour si peu</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/10/une-ag-ostentatoire-pour-si-peu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 16:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[AG]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aucune motion, aucun public: un retour à la normale?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">u moins deux cents chaises installées. Deux bureaux d’enregistrement pour le vote. Une caméra pour une projection en direct sur le web. Deux coordinateurs logistiques. Un carré VIP pour la presse étudiante. L’équipe exécutive de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) semblait obnubilée par le succès de ses Assemblées Générales (AG) de l’année dernière, souhaitant faire un aussi bon score pour son AG d’automne.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Mauvais calcul. Les quelques étudiants présents se perdaient dans la trop grande salle de bal du bâtiment Shatner, réquisitionnée pour l’occasion. Le président de l’association, Kareem Ibrahim, le reconnaît lui-même: l’aspect managérial de l’AÉUM n’attire pas les foules. Les étudiants ont besoin de plus pour sortir le nez de leurs bouquins et se tenter à l’extérieur de McLennan: une motion politique, une motion choc, qui fait vibrer. Nous l’avions connu en octobre dernier lors d’un texte en soutien aux «peuples opprimés» de Palestine. Hier, le <i>quorum</i> (cent étudiants, dont un maximum de cinquante provenant d’une seule faculté) n’était pas atteint malgré les samosas gratuits.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4949px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-23955" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-Aeum.jpg" alt width="4949" height="2273" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-Aeum.jpg 4949w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-Aeum-330x152.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-Aeum-768x353.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-Aeum-1000x459.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-Aeum-850x390.jpg 850w" sizes="(max-width: 4949px) 100vw, 4949px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">L’absence d’étudiants se confondait d’ailleurs avec une autre absence : celle des motions à débattre. Une première pour votre humble rapporteur, qui croyait pourtant avoir tout vu des AG, les ayant couvertes sans discontinuer depuis trois ans. Les étudiants présents (pour la plupart membres du conseil de l’AÉUM ou salariés) n’ont eu le droit qu’à une présentation des rapports de mi-mandat du président et de ses vice-présidents. Pour la plupart une continuation du travail entrepris par leurs prédécesseurs, sans remous ni idée géniale. Un quotidien plongé dans les réunions et les enjeux administratifs, qui leur font souvent perdre de vue l’unique raison de leur arrivée au pouvoir: le corps étudiant, appelé à voter chaque avril. Un quotidien dans lequel l’AÉUM est d’autant plus enfermée cette année qu’elle a subi de nombreux départs inattendus ces derniers mois.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Seule discussion munie d’un quelconque intérêt, celle sur la restructuration des portefeuilles de l’équipe exécutive. Quelques idées ici et là: donner un plus grand rôle au vice-président aux affaires internes pour éliminer le portefeuilles des clubs et services; diviser les tâches du v.-p. aux affaires financières et opérationnelles entre un v.-p. finances et un v.-p. opérations. De quoi être décontenancé par tant d’originalité. Au moins y eut-il une discussion, qui devrait ensuite mener à une procédure légale. Néanmoins, les années peuvent filer et les équipes exécutives se succéder avant d’arriver à quelque chose de concret.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cet article est aussi pour moi, votre rédacteur, l’occasion de me retirer du <i>Délit</i> et de la vie étudiante. Trois ans durant j’ai fait bataille pour rendre la politique étudiante lisible et intéressante. Quand j’ai compris que le mur grandissait à mesure que je le grimpais, je me mis à vouloir changer les mentalités à coup d’invitations <i>Facebook</i> et à clamer haut et fort mon attachement à la constitution de l’Association. Rien n’y a fait et je me suis même pris à penser que le jeu n’en valait pas la chandelle. Je laisse donc les commandes à un prochain, plein d’espoir niais que l’AÉUM remplisse enfin son devoir de faire changer les choses de manière durable et visible. Et souvenez-vous, il y aura toujours des samosas gratuits.&nbsp;</span></p>
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		<title>Ces bijoux du 20e siècle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/27/ces-bijoux-du-20e-siecle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2015 17:57:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[classiques]]></category>
		<category><![CDATA[OSM]]></category>
		<category><![CDATA[Ravel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les classiques vibrent sous la direction de Kent Negano. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">K</span><span class="s1">ent Nagano, directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) nous offre ce mercredi 21 octobre 2015, le meilleur de la musique du 20<i>e</i> siècle. De Stravinsky à Ravel, en passant par Strauss l’orchestre livre au public un recueil d’œuvres majeures de certains rois de la symphonie. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Tout commence par le brouillard. Le long frottement des archets, l’inquiétante montée des cuivres comme le vent qui hurle. L’orchestre symphonique, exceptionnellement grand, amène son public vers l’inconnu, enchante. Puis l’histoire commence: un conte de fées où un héros chevalier, victime d’un terrible sorcier, ne doit sa vie qu’à un oiseau de feu. Les battements des ailes sont les dissonances; l’amour du héros pour une princesse prisonnière engage les harmonies. Trois trompettes passeront à travers le public tout au long de l’œuvre: elles joueront du premier balcon, des coulisses ou encore de l’orgue, plus criantes à mesure que le héros retrouve sa liberté. Quant au sorcier, il est ces coups d’archets hachés et répétitifs, signe distinctif de Stravinsky, compositeur de <i>L’Oiseau de Feu</i> en 1910. C’est cette même vigueur rythmique qui fera du <i>Sacre du Printemps</i>, du même compositeur, ce qu’il est aujourd’hui: une icône musicale. Nous sommes là dans les débuts du 20<i>e</i> siècle, celui des contretemps et des juxtapositions d’un tableau à l’autre, répudiant en outre les habitudes de l’ère classique.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3835px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-23762" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-ravel.jpg" alt width="3835" height="2772" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-ravel.jpg 3835w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-ravel-330x239.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-ravel-768x555.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-ravel-1000x723.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-ravel-850x614.jpg 850w" sizes="(max-width: 3835px) 100vw, 3835px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Amélia Rols</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Après Stravinsky – qui se jouera sans ballet, mais est-ce vraiment nécessaire pour apprécier l’œuvre ? – voilà que <i>Don Juan</i> de Strauss nous est présenté. Don Juan, l’âme damnée si libertaire et provocatrice, condamnée à mourir pour n’avoir jamais pu être libre. Sa mort, non pas tragique comme Molière l’eut suggéré, se traduit en un accord<i> pianissimo</i> – Don Juan meurt, si l’on veut, dans l’intimité de son hérésie.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il faut attendre la troisième et dernière œuvre, néanmoins, pour réaliser la puissance de la musique du 20<i>e</i> siècle. Ce n’est pas Bartòk et ses mesures criantes; encore moins Boulez et son «sérialisme intégral» (l’idée de rendre toute note indépendante l’une de l’autre sur une même partition, créant un sentiment de cacophonie entièrement codée et contrôlée). C’est tout simplement le <i>Boléro</i> de Ravel. </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Quand les cordes des violons se brisent et que les hanches des vents craquent, c’est le public entier qui est électrisé.»</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Le rythme de la caisse claire, <i>pianissimo</i> et inébranlable: dix-huit temps, les mêmes encore et toujours. D’abord une flûte, puis une clarinette, puis un basson. Un peu plus tard un cor anglais, un hautbois et un trombone. Toujours cette même mélodie qui s’accroche aux tripes, les yeux se ferment sur nos sièges. On se balance, limpides; pas d’à‑coup, toujours la même chose, toujours plus fort, toujours plus puissant. Et aux derniers moments des treize minutes de l’œuvre, quand l’orchestre atteint le <i>fortissimo possibile</i>, quand les cordes des violons se brisent et que les hanches des vents craquent, c’est le public entier qui est électrisé. Les murs tremblent et les poils se dressent. Il n’y a pas musique plus parfaite et entière que celle-ci.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ravel le disait en 1928 : «Mon chef‑d’œuvre? Le <i>Boléro</i>, voyons! Malheureusement, il est vide de musique». De vie, peut-être. Mais de puissance… Dieu, Ravel, quelle puissance!</span></p>
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		<title>Programmer Chopin, rêver Schumann</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/17/programmer-chopin-rever-schumann/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2015 23:22:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand l’OSM fait l’équation entre la nostalgie et l’espoir.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Ne vous êtes-vous jamais demandé qui décidait d’une programmation de concert&nbsp;? Le pourquoi du comment d’un mélange entre différentes compositions de différents artistes? La question est d’autant plus pertinente que, pour l’oreille inexpérimentée, la réponse ne coule pas de source&nbsp;— au contraire, il faut la deviner.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">Tandis que l’un grimpe le mur pour sortir, c’est le mur qui grandit en même temps.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Que penser, par exemple, de Chopin et Schumann, précédés de Denis Gougeon, compositeur contemporain et actuellement professeur à l’Université de Montréal&nbsp;? C’est pourtant ce que nous a offertre l’Orchestre symphonique de Montréal ce mercredi 7 octobre, avec </span><i><span style="font-weight: 400;">Rafał Blechacz joue Chopin, </span></i><span style="font-weight: 400;">dans le cadre des </span><i><span style="font-weight: 400;">Grands concerts du mercredi 1.</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Prenez Gougeon, pour commencer. À contre-courant d’un magnifique orchestre, c’est un cor soliste qui prend la parole, parfois timide, parfois terrassé, parfois plein de haine. Face à des notes fébriles, l’unisson des cordes de l’orchestre prend le dessus. Face aux </span><i><span style="font-weight: 400;">decrescendos</span></i><span style="font-weight: 400;"> du solitaire, les </span><i><span style="font-weight: 400;">crescendos</span></i><span style="font-weight: 400;"> du groupe. Tandis que l’un grimpe le mur pour sortir, c’est le mur qui grandit en même temps.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que faire de cette œuvre? Des interprétations, il y a en a deux. La première suggère la solitude du soliste devant la vague sonore de tous les autres. Jamais ine se fera-t-il entendre, car jamais personne ne l’écoutera. C’est le fatidique destin de ceux qui vivent pour être différents. La deuxième interprétation invite à l’espoir: et si, sous ses notes pointillées et éparses, le cor développait au contraire sa force au point de surplomber l’orchestre dans les dernières secondes du morceau, travaillant «corps et âme» pour se faire entendre&nbsp;? Alors c’est l’Espoir qui emplit la salle de concert — un tout qui se forme, enfin.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quoi qu’il en soit, cette épreuve de force musicale n’a plus lieu d’être alors que Rafał Blechacz, illustre pianiste polonais, s’installe aux commandes de son instrument, pour la deuxième œuvre. Léger, le </span><i><span style="font-weight: 400;">Concerto de piano no. 2 en Fa mineur</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Chopin mêle une nostalgie heureuse et la véritable envie de vivre en trois mouvements. En contraste radical avec Gougeon, le soliste et l’orchestre sont là en symbiose&nbsp;: ils ne sont qu’un, se parlent et s’écoutent, questionnent et répondent, sans jamais s’apostropher. Ce ne sont pas les fausses notes et les contre-temps de Bartok ni les silences de Barber. Au contraire, la quiétude résonne à l’OSM. En accord avec la structure musicale de son temps, ce </span><i><span style="font-weight: 400;">Concerto</span></i><span style="font-weight: 400;"> est en outre l’archétype des œuvres de Chopin&nbsp;: on retrouve dans la partition du soliste des bribes du fameux </span><i><span style="font-weight: 400;">Nocturne en Fa dièse</span></i><span style="font-weight: 400;">; le piano trace son propre chemin et l’orchestre suit. Rien n’est laissé au hasard&nbsp;: les harmonies se suivent et se ressemblent, pour un tout plein de sérénité et sans surprise.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Que dire de plus, d’ailleurs, de Schumann, qui signe la dernière œuvre avec sa </span><i><span style="font-weight: 400;">Symphonie no. 4 en Ré mineur</span></i><span style="font-weight: 400;">? C’est la force des instruments dans le calme plat des harmonies (ce n’est pas respectueux, mais c’est ainsi). Comment allier vitalité musicale et structure des plus classiques et élémentaires&nbsp;? Schumann est la réponse, en une symphonie, en quelques coups d’archet.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quel lien y a‑t-il donc à tisser entre ces trois travaux? Impossible à savoir&nbsp;car: Kent Nagano, le directeur musical, ne l’écrit nulle part. Alors laissons place à nos imaginations&nbsp;; que nos envies et nos amours vibrent avec l’ensemble orchestral. Que le cor soliste soit l’espoir de l’un, la tristesse de l’autre. Que Chopin rime avec nostalgie ou force de vivre. Enfin, ne rationalisons pas l’OSM&nbsp;quand son seul but est de nous faire rêver.</span></p>
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		<title>Concertos funèbres</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/01/20/concertos-funebres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 17:48:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Adagio pour cordes]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie Hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[OSM]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Barber]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Dumay rencontre Bartók, l’OSM rend hommage à Charlie Hebdo. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«L</span>’<i>Adagio pour cordes</i> de Samuel Barber est ce soir dédié aux victimes de l’attentat de <i>Charlie Hebdo</i> en France», indique le haut-parleur. Ainsi le thème est donné: il faudra jouer pour se souvenir, écouter pour commémorer ceux tombés sous la barbarie. Du 13 au 15 janvier, l’OSM revêt Barber et Bartók (deux de ses concertos présentés pour le délice du public) d’habits d’humanistes, d’humanisme.</p>
<p class="p3"><span class="s1">En guise d’amuse-bouche, c’est Léonard Bernstein qui lance la marche, avec son ouverture de <i>Candide</i>, opérette inspirée du conte philosophique éponyme de Voltaire. Une marche, c’est le mot: les cuivres se lancent, hurlent en rythmes saccadés, couvrant la voix criarde des violons, faisant trembler les murs de l’auditorium. Harmonieux, fort, c’est le chant de la victoire qui rugit. Après la nostalgie qu’évoque la mort, c’est l’espoir qu’évoque l’avenir. Marchons en rythme, vite, tandis que le crescendo monte – le chef d’orchestre, Kent Nagano, en devient fou. Le public, aveuglé, suivra.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Suite à cette tempête s’installe Augustin Dumay, illustre violoniste, qui interpréte le <i>Concerto pour violon no 2</i> de Béla Bartók. Bartók n’est pas ici par surprise. Loin de ses prouesses musicales, où l’atonalité se fait harmonique et où l’hideux apprivoise les sens, Bartók est avant tout un forcené. Révolté contre le régime autoritaire nazi qui prend ses aises dans sa Hongrie natale, il émigre aux États-Unis en 1940. Compositeur ignoré du grand public occidental (il est par ailleurs pianiste virtuose), sa nation abattue, ses œuvres perceront trop tard.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ce soir, à l’OSM, jouer Bartók est presque logique en vue du contexte. Sans attendre, la musique torturée s’impose. Une violence inouïe; où sont donc les harmonies tonales de Debussy, dont Bartók se dit pourtant admiratif? Dumay fait des prouesses: sous l’écrin de son archet volent des notes affreuses, un haut-le-cœur parcourt le public. Sera-ce bientôt fini? Tandis que l’orchestre se distingue en groupes d’instruments indépendants, ce sont les rythmes de Stravinsky, son <i>Sacre du Printemps</i> avant tout, qui nous viennent à l’esprit. Inattendus, alogiques, contre-intuitifs.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais dans la cacophonie ambiante (pourtant si contrôlée, si minutieusement analysée), la sage voix du compositeur américain Charles Yves, contemporain de Bartók, prend tout son sens: «La beauté musicale est trop souvent confondue avec une harmonie qui invite l’oreille à se prélasser.» La musique de Bartók, au contraire, est puissante; dans le désordre, l’ordre est établi. Il fallait une parfaite atonalité pour comprendre l’unité de l’orchestre. Dumay, Nagano et l’OSM rendent à la partition sa vitalité escomptée: l’oreille est toujours en éveil, un chef‑d’œuvre est ici signé.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Bartók reviendra plus tard dans la soirée, lors de son <i>Concerto pour orchestre</i> en cinq mouvements. Au rythme de la mélodie est racontée l’histoire d’un couple qui se rencontre et qui s’aime. Mais l’amour a ses obstacles, ses triples croches et ses assonances, ses tonitruances et ses contretemps. L’orchestre, ce jeudi 15, est un couple; le concerto, une vie.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Barber ne conclut pas le spectacle – il est joué après l’entracte. Il n’est pas le socle de la soirée, mais lui non plus n’est pas là par hasard. Barber, par son orchestre à cordes, appelle à la réflexion. Ses violons, ensemble, maintiennent la même harmonie, lente et langoureuse. Les altos, violoncelles et contrebasses font de même: entre deux longs silences, c’est le chant de l’union qui transperce l’auditorium. Ce <i>Concerto pour cordes</i> n’a ni la vivacité ni la férocité que Bartók a le don de mettre en musique. Il serait sot, néanmoins, de ne pas lire dans les si nombreux silences de Barber la force du souvenir et une déferlante d’optimisme. L’hommage a été rendu.</span></p>
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		<title>Rires et pouffements</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/01/20/rires-et-pouffements/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 17:02:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie Hebdo]]></category>
		<category><![CDATA[liberté d'expression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Exacerber les peurs pour mieux les jeter au pied du mur.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span>ercredi 7 janvier 2015, policiers, agents de services, journalistes, illustrateurs, pères, mères, provocateurs, grandes gueules, artistes, soldats, citoyens seront morts pour rien mais laisseront dans leur sillage la volonté humaine d’une démocratie qui nous dépasse par sa grandeur, son exemplarité, sa transparence, son honnêteté. Un coup de crayon pour définir l’humanité. Une Clio pour dépasser le mur du son – excusez mon mauvais goût. Par le dessin et les mots crus, la limite de la tolérance a été poussée à bout, sans jamais être dépassée. L’extrémisme a été mis à bas, les caricaturistes ont choqué, non pas par plaisir, mais parce qu’ils en avaient le droit. Une liberté n’est aimée que lorsqu’elle est vécue jusqu’au bout.</p>
<p class="p3"><span class="s1">L’une des spécificités du journal attaqué, <i>Charlie Hebdo</i>, était le choc par l’humour. De mauvais goût de temps à autre, mais ne vous êtes-vous jamais senti mal à l’aise devant un sketch de Coluche, ou à l’écoute de Brassens? Dire les choses par le rire – qui, pour les esprits les plus mal placés, se transformait en étouffement –, la caricature et le grossier, c’était la marque de fabrique de <i>Charlie</i>. Un peu comme Desproges qui fustigeait les Juifs pour mieux leur déclarer son amour.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Qu’en est-il de ce rire, sur tout et avec tout le monde? Ce rire jaune mais libérateur; celui qui exacerbait les peurs pour mieux ensuite les jeter au pied du mur? L’heure, il semble, n’est plus aux pouffements, quand bien même l’amalgame à venir a de quoi se tordre: deux musulmans extrémistes qui déciment une rédaction, symbole fort de la démocratie, n’est-ce donc pas le signe que la France est «en guerre»? Et contre qui? Le radicalisme religieux, certes. L’islam aussi, au vu de certains, car que certains pratiquants marginaux deviennent la norme, cela en arrange plus d’un. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’islam et ses amalgames ne sont donc plus matière à humour, mais plutôt à polémique. Comme si les deux ne pouvaient pas aller ensemble. Gardez-vous bien de faire des blagues: elles sont le symptôme d’un malaise social plus profond. Le rire comme rhétorique n’est plus: il abime plutôt qu’il ne guérit. Sacraliser pour mieux ridiculiser, c’est de mauvais goût aujourd’hui.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le massacre de <i>Charlie Hebdo</i>, c’est une attaque directe à l’humour comme outil de dénonciation politique. Et cela, il faut le dire, n’a rien de poilant: <i>Charlie Hebdo</i> incarnait un rire combattant: le voilà à terre, du moins pour le moment. Desproges faisait de même sur scène et sur France Inter: aujourd’hui, il se retourne au fond de sa tombe. L’humour laisse place au dogmatisme, pour le meilleur et pour le pire.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il ne s’agit pas de s’esclaffer devant un tel massacre; souvenons-nous seulement que l’humour n’est pas synonyme d’apologie. Il peut aussi exacerber des tensions et des faux débats et les mettre à mal. Il dénoncera le radicalisme tout autant que les amalgames ambiants. Il se rapprochera un petit peu de la Vérité et fera poiler son auditoire.</span></p>
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		<title>«À ceux…»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/a-ceux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 00:39:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Safe Space ferme le débat.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">À&nbsp;</span>ceux qui refusent de parler par crainte d’insulter une minorité. À ceux qui sont contre mais ne proposent rien. À ceux qui veulent inclure tout le monde donc ne laissent personne parler. À ceux qui regrettent d’être privilégiés. À ceux qui détestent tellement la société qu’ils oublient qu’ils en font partie. À ceux pour qui la vie de tous les jours est une bataille politique encore loin d’être gagnée. À ceux qui souhaitent honorer les transsexuels et les Premières Nations un 11 novembre. À ceux qui usent de la violence pour dénoncer la guerre. À ceux qui pensent que l’égalité des sexes commence par des toilettes sans genre attribué. À ceux qui considèrent que le Canada est raciste parce que le «mois de l’histoire des Noirs» est en février, soit le mois le plus court de l’année. À ceux qui veulent l’Égalité mais ne souhaitent ni agir, ni parler. À ceux pour qui Blanc et colon sont encore des synonymes. À ceux qui gueulent pendant une minute de silence. À ceux qui voient en <i>Movember</i> une glorification de l’hyper-masculinité. Bref, à ceux qui voient en l’Espace Sécuritaire (<i>Safe Space, en anglais)</i> non pas un but à atteindre, mais un mode de vie. Laissez moi vous expliquer pourquoi vous avez tort.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le <i>Safe Space</i>, comme il est connu sur le campus de McGill, part d’une excellente intention. Tout le corps étudiant et professoral de l’Université doit non seulement se présenter comme il <i>est</i>, mais doit en être fier. Le jugement identitaire ou politique n’a pas sa place dans une institution hyper-cosmopolite comme la nôtre. Il faut voir l’étudiant avant de voir le juif, l’homo, le bi, le socialiste ou le conservateur. On pourrait aller encore plus loin et clamer que tout le monde est d’abord humain.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a fait de cette politique son char d’assaut. Personne, je dis bien personne, ne pourra souffrir de victimisation. Les blagues racistes et sexistes ne seront pas tolérées. Tu ravaleras tes commentaires déplacés. Quant à ceux un tant soit peu intelligents, ils devront aussi se taire: ils pourraient, par leur réflexion, offenser quelqu’un. Ton opinion n’a point de valeur quand ton prochain se sent agressé. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Aujourd’hui, une logique du respect (que je respecte) a laissé place à une logique du silence pour ne pas manquer d’irrespect (laissez-moi ne plus respecter du tout). Les mots ont une portée si folle, voyez-vous, qu’il faut les bannir. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par crainte d’insulter, on se tait, on ferme le débat: si vous ne me croyez pas, souvenez-vous de l’Assemblée Générale de l’AÉUM, le 23 octobre dernier. Peu m’importe de savoir si les étudiants sont pour ou contre un soutien officiel de l’AÉUM envers les peuples palestiniens. Je veux un débat, des idées, des discussions. Mais cela est trop dangereux et peut mener à des raideurs. Donc on bloque le système, et les étudiants se départageront sur la question un autre jour. Personne ne sait vraiment quand. Jamais, probablement.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Il semble qu’une frange du corps étudiant craigne aujourd’hui les tensions. Créer des tensions, c’est se diviser entre étudiants. C’est avoir deux points de vue opposés et ne pas réussir à convaincre l’autre. Est-ce grave? Il faut croire que oui. Aujourd’hui, créer des tensions, c’est être raciste, xénophobe, homophobe. Souvent les trois en même temps d’ailleurs.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Ceux qui marchent <i>Safe Space</i>, parlent <i>Safe Space</i>, chantent <i>Safe Space</i>, baisent <i>Safe Space</i>, rêvent <i>Safe Space</i> osent soupeser opinion et personne. Ils choisissent la personne et crachent sur les idées. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Leur prémisse est cependant louable: ils rêvent d’un campus où les désaccords n’existent pas. Ça c’est le bonheur. Et moi, je m’imagine une file humaine, longue de 37 000 étudiants. Ils se tiennent la main, les yeux brillants. Il fait beau. Ils sont tous bâillonnés. Parce qu’un mot de </span><span class="s1">dit, c’est un raciste de plus.</span></p>
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		<title>Je pourrai mourir en paix</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/28/je-pourrai-mourir-en-paix/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2014 18:59:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Opinion </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/28/je-pourrai-mourir-en-paix/" data-wpel-link="internal">Je pourrai mourir en paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">2</span>8 février 2013, rédigé par Théo Bourgery: «Une AG de chaises vides: malgré une forte campagne de publicité, les chaises restent vides à l’AÉUM.»</p>
<p class="p3"><span class="s1">11 octobre 2013, rédigé par Théo Bourgery: «Une AG qui n’en est pas une: seulement une cinquantaine d’étudiants se sont présentés à l’Assemblée générale de l’AÉUM&nbsp;.»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Puis arrive le 11 février 2014, aussi rédigé par Théo Bourgery: «Une AG pas comme les autres: le quorum est atteint, une première depuis plusieurs années.» Un début, une lumière au bout d’un tunnel — qui sait, le quorum sera-t-il désormais atteint tous les semestres? Plus de chaises vides? Plus de samossas pour attirer les foules? Dieu, que croire; les rêves me rongent.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La vie suit cependant son cours et après un suivi intense de la vie étudiante au sein de l’équipe éditoriale du <i>Délit</i>, je dois me retirer. Et là, <i>PAF!</i>, l’Assemblée générale d’automne 2014 attire huit cents jeunes convaincus&nbsp;! Courtney Ayukawa, présidente de l’Association Étudiante de&nbsp;l’Université McGill, le dit sans bégayer: «deux cents personnes attendent dehors. La cafétéria et la salle de bal du bâtiment de l’AÉUM sont entièrement remplies». À sa place, j’aurais fondu en larmes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il faut me comprendre: un an et demi durant, j’ai bataillé pour que mes colocataires et mes amis <i>Facebook</i> lèvent ce long carton jaune avec moi. Je me suis battu avec les sections Actualités et Société de votre hebdomadaire (Culture aussi, quand je n’avais plus rien à perdre) pour glisser un article à la terrifiante rubrique&nbsp;«politique étudiante». Et tout le monde de me rire au nez: «Qui te lit de toute façon?» ou encore «Il en faut des [gens] comme toi pour continuer à croire que la politique étudiante sert à quelque chose». Rira bien qui rira le dernier: <i>Who’s reading me now?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Malgré l’émotion, ou plutôt pour mieux la comprendre, je me demande: pourquoi sommes-nous tous là? Pourquoi ce semestre et non pas les autres?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ne nous voilons pas la face: personne n’est là pour <i>Divest McGill</i>, encore moins pour la nomination du conseil d’administration. Tout le monde (pardon, une large majorité: n’insulter personne est dans l’air du temps) se fout du CA.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Si les étudiants ont sorti le nez de leurs examens le temps de quelques heures, ce n’est que pour une motion particulière: «exprimer [une] solidarité envers les peuples des territoires palestiniens occupés» —&nbsp; bref, la motion qui n’a rien à voir avec la politique étudiante. D’ailleurs, beaucoup se plaignent en amont du débat: «L’AÉUM n’a pas le droit de parole là-dessus! Elle ne doit pas se prononcer!» Et moi de leur répondre: «Mais regarde ce monde; c’est la première fois que je ne me sens pas seul!&nbsp;Même ma copine est venue!» Décidément, ils ne (me) comprennent pas.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Que l’AÉUM ait un droit de parole sur de tels sujets, je n’en ai cure. Je constate seulement que huit cents étudiants sont venus pour exprimer leur opinion. Donc les étudiants de McGill ont une opinion — vous savez, avec le temps, je l’avais presque oublié. Pardon, soyons plus précis et moins méchant: cette motion (son contenu importe peu) est la preuve que les étudiants ne sont pas <i>complètement</i> apathiques, comme beaucoup aiment le penser.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Notez: je dis bien «pas complètement». Ils le sont toujours un peu: l’absence de participation au sein des instances exécutives de l’AÉUM reste consternante. Et d’entendre un de nous lancer à la salle: «pourquoi ne pas débattre sur des motions qui concernent l’AÉUM directement?», je ne peux que questionner son absence lors des autres AG. Et d’entendre un autre clamer que «je ne sais pas à quoi sert l’AÉUM», je ne peux que constater qu’il ne fait aucun effort pour vraiment comprendre l’assoc’. Venu un moment, chéri, on ne va pas te tenir la main.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du travail reste donc à faire et je souhaite à l’AÉUM tout le courage du monde (et quelques changements de procédures, mais je ne veux pas trop en demander). Les étudiants sont intéressés par la politique étudiante, encore faut-il leur faire savoir. Quant à tous les étudiants présents, je me contente d’un insignifiant «merci» qui vient du cœur.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Quant à moi, je vois l’Assemblée générale du 22 octobre 2014 comme un graal. Comme Snowden pour les journalistes. Comme Cahuzac pour <i>Médiapart</i>. Comme la barbe pour l’imberbe. Ce jour là, j’ai eu de la barbe.</span></p>
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		<title>Élections AÉUM 2014: VP</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 05:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous vous demandez qui sont ces gens venant se présenter à chacun de vos cours? Que sont ces noms qui ornent les tableaux de chaque amphithéâtre? L’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) cherche ses nouveaux dirigeants pour l’année prochaine. À cette occasion, deux débats de presse, un pour les présidents, un pour les autres candidats&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Élections AÉUM 2014: VP</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/" data-wpel-link="internal">Élections AÉUM 2014: VP</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vous vous demandez qui sont ces gens venant se présenter à chacun de vos cours? Que sont ces noms qui ornent les tableaux de chaque amphithéâtre? L’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) cherche ses nouveaux dirigeants pour l’année prochaine. À cette occasion, deux débats de presse, un pour les présidents, un pour les autres candidats de l’exécutif, ont eu lieu la semaine dernière, en vue des élections qui auront lieu le 21 mars. Le Délit était présent et vous propose un compte-rendu synthétique, pour mieux comprendre les enjeux de cet événement d’importance dans la politique étudiante.&nbsp;</em></p>
<p>Alors que les candidats à la présidence s’affrontaient mardi, c’était le tour mercredi des candidats aux autres postes exécutifs de l’Association Étudiante de l’Université McGill de s’affronter lors d’un débat.</p>
<p><b><img decoding="async" class=" wp-image-20529 alignleft" alt="A-ssmubates-VP1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP1-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP1-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP1-150x100.jpg 150w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px">Vice-présidence aux affaires externes</b></p>
<p>Deux candidates s’affrontent cette année pour le poste de vice-présidence (VP) aux affaires externes de l’AÉUM: Amina Moustaqim-Barrette et Enbal Singer. En dernière année en sciences cognitives, Amina est active dans la politique étudiante grâce à sa collaboration de travail avec le VP aux affaires externes en poste comme coordinatrice de campagne politique et par son rôle au sein de <i>Divest McGill</i>. Elle tient à rallier McGill avec la communauté montréalaise par l’entremise de divers projets: pistes cyclables sur le campus, législation éthique à propos des stages non rémunérés, collaboration avec les universités montréalaises pour faire pression sur le gouvernement provincial afin de prioriser l’éducation, et, finalement, continuer de militer contre la Charte des valeurs et pour que McGill investissent dans des initiatives plus durables.</p>
<p>De son côté, Enbal est finissante en sciences politiques. Elle a pour sa part occupé les postes de coordonnatrice des affaires communautaires de l’AÉUM et de VP aux affaires internes pour l’AÉFA. Elle tient à veiller sur la vie hors campus des étudiants et leur place au sein du Québec. Elle veut être plus proche du gouvernement municipal et réinstaurer la semaine du Québec. Elle désire également plus de transparence et de dialogue au sujet du portfolio du VP externe. Lors du débat, Enbal a été critiquée à de nombreuses reprises par rapport au fait qu’elle parle peu français, un aspect fâcheux lorsqu’il s’agit d’entretenir des liens en dehors de la bulle McGill. Elle a répondu à cela que si elle était élue, elle apprendrait le français intensivement au cours de l’été.<b><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20530 alignright" alt="A-ssmubates-VP2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP2-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP2-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP2-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px"></b></p>
<p><b>Vice-présidence aux finances et aux opérations<br>
</b></p>
<p>Pour ce poste, une seule candidate se présente: Kathleen Bradley, étudiante en quatrième année en économie et gestion. Elle a notamment travaillé sur le nouveau café étudiant Le Nid et est coordinatrice des finances pour le <i>Farmers’ market </i>de McGill. Elle vise à continuer à pousser pour le désinvestissement des énergies fossiles et elle veut établir un plancher financier pour éviter que les clubs de McGill souffrent des coupes budgétaires. Elle a travaillé sur de nombreux budgets pour diverses associations, et elle croit que cela la prépare bien pour sa tâche à venir au sein de l’AÉUM. Sa plateforme n’est pas traduite en français sur le site Internet de l’AÉUM.</p>
<p><b><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20531 alignleft" alt="A-ssmubates-VP3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP3-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP3-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP3-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px">Vice-présidence aux clubs et services</b></p>
<p>À l’encontre des habitudes de l’AÉUM, Stefan Fong, vice-président aux clubs et services cette année, a décidé de se représenter pour un an de plus, et vise donc le même poste avec, comme adversaire, Sandhya Sabapathy. Tous deux s’accordent à dire qu’une plus grande transparence est nécessaire, tandis que la communication avec tous les clubs et services mise en place par l’AÉUM doit être améliorée. Selon Sabapathy, une plus grande représentation des groupes est vitale dans les comités, expliquant qu’aujourd’hui, «certains clubs sont sous-représentés [;] leurs problèmes restent donc incompris». L’inquiétude première de Fong est la place accordée aux services étudiants; d’après le gestionnaire du bâtiment de l’AÉUM, «octroyer un bureau pour un nouveau club, c’est enlever un bureau pour un club déjà existant». Il s’agirait donc de pousser les nouveaux venus à trouver des bureaux en dehors de Shatner, afin que la création de clubs ne soit pas gelée.</p>
<p>Quant au problème de réservation de salles, qui occupe une grande partie des responsabilités du vice-président aux clubs et services, Fong estime qu’il a réussi son pari: 12 000 demandes ont été officialisées entre septembre et décembre 2013, toutes accordées. Selon lui, il s’agit maintenant d’améliorer le site en place, créé il y a plusieurs années et «sources de bogues constants».</p>
<p>La bataille entre Fong est Sabapathy n’est pas, à premier œil, gagnée d’avance. Tandis que l’un a déjà occupé le poste, un peu de sang nouveau ne ferait pas de mal pour laisser place à une autre fort respectée dans le milieu, et capable d’amener une vision alternative.</p>
<p><b>Vice-présidence aux affaires internes<img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20532 alignright" alt="A-ssmubates-VP4" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP4-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP4-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP4-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px"></b></p>
<p>Daniel Chaim se présente sans adversaire au poste qu’un de ses amis, Brian Farnan, occupe actuellement. Chaim ne semble pas avoir créé de site web comme les autres candidats. Selon lui, la position de VP aux affaires internes ne peut être que renforcée si un contact est maintenu avec toutes facultés confondues. Il se base sur son expérience en tant que coordonnateur de <i>Frosh</i>, où toutes les facultés travaillent en symbiose, pour indiquer qu’une telle communication est bénéfique. Il félicite le travail de Farnan quant aux e‑mails envoyés au corps étudiant, indiquant qu’il comptait continuer sur un contenu plus interactif et «plus facile à lire». Il vise plus particulièrement à créer un système de désabonnement, afin que «les étudiants de première année ne reçoivent pas de messages à propos de la graduation», par exemple.</p>
<p>Enfin, Chaim estime que <i>Frosh</i> 2013 a été un succès – il souhaiterait cependant changer le format du dimanche (soit le dernier jour), préférant un fête dans une boite de nuit plutôt qu’un concert.</p>
<p><b>Vice-présidence aux affaires universitaires</b><b><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20527 alignright" alt="A-ssmubates-VP5" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP5-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP5-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP5-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px"></b></p>
<p>Claire Stewart-Kanigan se présente seule au poste, après une grande expérience dans le milieu de l’Association étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA), d’abord en tant que représentante de la Faculté des Arts, puis en tant que sénatrice. Sur son événement Facebook, elle explique qu’elle vise à maintenir la nouvelle politique sur la santé mentale, introduite par Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires 2013–2014. Qui plus est, Stewart-Kanigan souhaite pousser les étudiants à connaître leurs droits dans leur vie sur le campus.Grâce à son initiative, McGill est maintenant doté d’une mineur en études autochtones – Stewart-Kanigan n’hésite donc pas à présenter cela en soulignant sa motivation et en indiquant que sa relation avec l’administration est excellente (sauf, d’après elle, avec le&nbsp;vice-principal exécutif Anthony C. Masi).</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/" data-wpel-link="internal">Élections AÉUM 2014: VP</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Une AG pas comme les autres</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/une-ag-pas-comme-les-autres-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 07:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le quorum est atteint; une première depuis plusieurs années.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/une-ag-pas-comme-les-autres-2/" data-wpel-link="internal">Une AG pas comme les autres</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-19911 alignleft" alt="A-SSMU2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/02/A-SSMU2-426x640.jpg" width="230" height="346">Dès l’ouverture de la salle de bal du bâtiment Shatner le mercredi 4 février, tout le monde s’accordaitt à dire que, cette fois-ci, le quorum de l’Assemblée Générale (AG) de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) serait atteint. En effet, quinze minutes après le début de l’assemblée, l’annonce est rendue officielle: cent personnes d’au moins quatre facultés sont présentes dans la salle.</p>
<p>L’assemblée a commencé avec la présentation des rapports des membres exécutifs. Parmi les points les plus importants, Brian Farnan, vice-président aux affaires internes de l’AÉUM, est d’abord revenu sur le déficit de 20 000 dollars de <i>Frosh</i>.&nbsp; Il a indiqué que le service de comptabilité de l’association mettrait ses services à disposition pour les années à venir.</p>
<p>Stefan Fong, vice-président Clubs et Services, ainsi que Brian Farnan, ont aussi fait remarquer que le lectorat de leurs courriels adressés au corps étudiant avait énormément progressé, «de 40%», d’après Fong.</p>
<p>Tyler Hofmeister, vice-présidents Finances et Opérations, a indiqué de son côté que le nombre de participants aux «<i>mini-courses</i>» offerts par l’AÉUM n’avait jamais été aussi haut. «Une réussite», s’est-il exclamé.</p>
<p>Enfin, Samuel Harris, vice-président aux affaires externes de l’AÉUM, a officiellement annoncé qu’une «consultation étudiante» serait mise sur pied dans les plus proches délais dans l’optique de remettre en question l’adhésion de l’AÉUM à la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). La controverse a débuté en avril 2013, alors que plusieurs haut-placés de l’AÉUM considéraient l’adhésion à la TaCEQ comme une simple perte d’argent (17 000 dollars par an).</p>
<p><span style="line-height: 1.5em;">Un autre élément perturbateur a été le référendum organisé en janvier dernier par le Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) quant à son appartenance à TaCEQ. 73.2% de ces étudiants ont voté pour la sortie du groupe étudiant.</span></p>
<p>Trois motions ont été présentées lors de cette AG. La première, mise en avant par la sénatrice de la Faculté des arts Claire Stewart-Kanigan, visait à obliger l’administration à rajouter un paragraphe sur le droit des étudiants sur tous les plans de cours. Selon Stewart-Kanigan, il s’agirait d’indiquer aux étudiants qu’eux aussi ont des droits et ont un pouvoir de contestation. Sans même créer de débat, la motion est passée avec une majorité des votes.</p>
<p>Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires de l’AÉUM, ainsi que Kate Sheridan, sénatrice de la Faculté d’arts et sciences, ont ensuite présenté un projet visant à rendre les informations à propos des cours accessibles avant le premier jour du semestre. Dans la même optique, toutes les deux ont indiqué que ces informations devraient être accessibles à tous, même lorsque l’étudiant n’est pas inscrit dans le cours en question. Selon Shea, cela permettrait aux étudiants «de s’organiser avant le début de la session», plutôt que de se retirer d’un cours déjà commencé, durant la période d’«<i>add and drop</i>». La motion a été adoptée sans question ni débat.</p>
<p>Enfin, la présidente du <i>Plumbers’ Philarmonic Orchestra</i> (PPO) a présenté une motion, introduite par pétition, qui visait à ce que «la liberté vestimentaire ne [soit] pas enfreinte sur le territoire de l’AÉUM». Afin de respecter ce droit, «les vêtements individuels peuvent être considérés inéquitables et donc bannis [mais] ceci sera déterminé au cas par cas». Un véritable débat a suivi la présentation –alors que l’idée semblait bonne pour beaucoup, sa mise en place laissait à désirer. Shea a d’ailleurs très clairement mis les points sur les i, en demandant: «Considérez-vous que payer des personnes pour policer les habits de tous les étudiants soit une dépense nécessaire?» D’autres ont repris la même idée, indiquant que l’organisation d’une telle motion serait bien trop compliquée, coûterait trop cher, et ne serait pas une mesure populaire. Cependant, lors du vote, une majorité d’étudiants (apparemment silencieux pendant la période de débat) ont voté pour la motion, avec beaucoup de votes contres et d’abstentions.</p>
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		<title>#RoulezJeunesse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/roulezjeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 07:13:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«On parle beaucoup du désintérêt des jeunes pour la politique» s’écrie Pierre Cazeneuve, fondateur du parti Allons Enfants, au micro de Radio France le 4 février dernier. «Nous voulons redynamiser [Saint-Cloud], lui donner une seconde jeunesse, mettre des jeunes au Conseil municipal». L’initiative a de quoi faire parler d’elle: un groupe de 35 jeunes dont&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/roulezjeunesse/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">#RoulezJeunesse</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«On parle beaucoup du désintérêt des jeunes pour la politique<b>»</b> s’écrie Pierre Cazeneuve, fondateur du parti Allons Enfants, au micro de Radio France le 4 février dernier. «Nous voulons redynamiser [Saint-Cloud], lui donner une seconde jeunesse, mettre des jeunes au Conseil municipal». L’initiative a de quoi faire parler d’elle: un groupe de 35 jeunes dont la moyenne d’âge est 21 ans, un programme basé sur la culture et le sport, l’environnement, ou encore le «2.0<b>»</b>. Considérant la voix de la jeunesse comme cruciale, leur but est de s’assurer que leurs idées soient entendues par le maire rentrant lors des élections municipales, les 23 et 30 mars 2014.</p>
<p>En plus d’être énergiques, les jeunes ont la tendance d’être beaucoup plus imaginatifs et innovants – en sortant des «sentiers battus», comme le dit Morane Shemtov, membre exécutif d’Allons Enfants. Qu’en est-il de ce parti? Les idées sont rafraîchissantes, et se doivent d’être sérieusement prises en compte par le nouveau maire, qu’il soit de droite comme de gauche. D’ailleurs, ils ne briguent pas le poste; ils souhaitent juste être pris en compte, et que leur voix soit entendue dans le débat politique.</p>
<p>Entrevue avec deux des membres exécutifs du parti «apolitique» Allons Enfants, qui cherchent à révolutionner les politiques jeunesse, en rentrant dans le jeu incertain des élections démocratiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>ENTRETIEN:</b></p>
<p><b>Le Délit</b>: <i>Qu’est-ce que Allons Enfants, et quel est le but de l’organisme?</i></p>
<p><i></i><b>Morane Shemtov</b>: Allons Enfants est une liste apolitique, formée de 35 jeunes qui ont entre 18 et 25 ans. Elle a pour but final de se présenter aux élections municipales, dans la ville de Saint-Cloud (en Ile-de-France) qui se dérouleront en France les 23 et 30 mars prochains. L’idée principale de Allons Enfants, c’est avant tout de dynamiser Saint-Cloud et de lui apporter –on aime beaucoup le dire– un second souffle, un peu de vie et d’esprit jeune.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Vous parlez de «second souffle». Il consiste en quoi?</i></p>
<p><b>MS</b>: Je ne sais pas si vous le savez mais on dit souvent que Saint-Cloud est «une ville de vieux». Donc un second souffle ce serait justement de casser ce préjugé et pouvoir dire que Saint-Cloud n’est pas une ville de vieux. Pour reprendre l’expression, on veut montrer que c’est une ville qui a un nouveau souffle, qui a de la vie, qui est conviviale, qui est amicale, qui est talentueuse, et cela grâce à ses jeunes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>En tant que jeune, avez-vous vraiment une légitimité à vous présenter à des élections municipales? Après tout, vous en êtes tous à votre première ou deuxième année d’étude ; certains d’entre vous sont toujours au lycée…</i></p>
<p><b>Mehdi Rédissi</b>: Il faut savoir que nous ne visons pas les 50%. On ne veut pas être maires de Saint-Cloud; on vise juste ne serait-ce qu’un siège pour que les jeunes de Saint-Cloud soient entendus.</p>
<p><b>MS</b>: La légitimité qu’on peut avoir en se présentant aux élections, elle est dans ce que l’on propose et revendique: ce ne sont que des problématiques qui concernent les 18 à 25 ans (comme la création d’espaces dédiés à la jeunesse, l’implication dans un festival organisé chaque année à Saint-Cloud, «Rock en Seine», la création d’un incubateur de start-ups par exemple, <i>ndlr</i>). Les solutions que nous mettons en avant dans notre programme, elles sont légitimes puisque c’est grâce à notre expérience personnelle en tant que jeunes que nous avons pu les trouver.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>La question peut paraître idiote mais la voix des jeunes est-elle vraiment si importante que ça, en politique comme dans d’autres secteurs?&nbsp;</i></p>
<p><b>MS</b>: Personnellement, je considère que la voix des jeunes est ultra importante en politique.</p>
<blockquote><p>&nbsp;Si les jeunes ne sont pas capables de faire ça, ce ne sont pas les personnes de 50 ou 60 ans qui vont s’en charger. En bref, pour moi, l’esprit jeune est capital.</p></blockquote>
<p><b>LD</b>: <i>Mais pourquoi? Quand on y pense, les jeunes n’ont aucune expérience, ils ne sont pas spécialisés dans leur milieu … Peut-on donc dire que la voix des jeunes est pertinente?</i></p>
<p><b>MS </b>: Je vais prendre l’exemple de notre campagne c’est très simple. On a eu cette semaine des gens qui nous ont dit: «je ne devrais plus avoir à voter; c’est vous, les jeunes, qui devriez tout gérer. C’est à vous qu’appartient le futur». Évidemment le raisonnement est faux, dans le sens où les personnes plus âgées doivent aussi se sentir concernées par toutes les problématiques, tant au niveau local que national ou mondial. Mais les jeunes doivent aussi mettre la main à la pâte et être capables de présenter leurs idées et leurs solutions. C’est eux qui vont pouvoir innover, comme nous avons pu le faire depuis un an au sein d’Allons Enfants. C’est eux qui vont pouvoir faire avancer les choses et les dynamiser. Si les jeunes ne sont pas capables de faire ça, ce ne sont pas les personnes de 50 ou 60 ans qui vont s’en charger. En bref, pour moi, l’esprit jeune est capital.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>:&nbsp;<i> Dans l’interview de Pierre Cazeneuve, le fondateur d’Allons Enfants, avec </i>La Péniche<i> [journal étudiants de l’Institut d’Études Politiques de Paris (Sciences Po Paris)], il indique – et vous l’avez réitéré – qu’il ne souhaitait pas être élu. N’y aurait-il donc pas un autre moyen de faire parler les jeunes sans passer par le système pur et dur des élections?</i></p>
<p><b>MS </b>: Saint-Cloud a un conseil des jeunes: c’est une sorte de conseil élu plus ou moins démocratiquement avec des jeunes qui sont censés agir dans la ville pour les jeunes. Mais nous, on n’a pas trouvé l’impact de ce conseil très frappant. On s’est plutôt rendu compte qu’au final, le seul moyen de parler de la jeunesse, c’était en se présentant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>La seule solution, c’était donc de se présenter.</i></p>
<p><b>MS</b>: Oui voilà: se présenter, c’est peut-être la solution pour amener des idées puissantes. Si vous vous référez à notre programme, il est impossible par exemple de monter le projet du cumulus [un grand rassemblement de jeunes chaque dimanche «autour d’une scène électro, pour danser, pique-niquer, et jouer au foot ou à la pétanque pendant les beaux jours», selon leur site web, <i>Allonsenfants2014.org</i>] en passant par le Conseil des Jeunes. Ce genre d’idées ne peut passer que par la municipalité.</p>
<blockquote><p>D’une certaine manière, monter une liste nous a réconcilié avec la politique. En fait, on appellerait plutôt ça de la citoyenneté; ce n’est pas tant de la politique.</p></blockquote>
<p><b>LD</b>: <i>Bon, on s’est accordé pour dire que la jeunesse doit être représentée au niveau municipal et que sa voix doit être entendue. Concrètement maintenant, comment réconcilie-t-on la jeunesse avec la politique, sur le court comme sur le long terme? De plus, comme fait-on pour faire en sorte que les jeunes de Saint-Cloud soient remarqués par le reste de la population?</i></p>
<p><b>MR</b>: Il s’agit de créer des associations comme Allons Enfants, que la jeunesse soit toujours représentée.</p>
<p><b>MS</b>: La première étape, c’est nous, c’est d’avoir monté une liste composée uniquement de jeunes. Cette liste a été extrêmement fédératrice; maintenant, toute l’équipe s’entend super bien, on est devenu proche. Monter cette liste a aussi créé son lot de débats assez intenses quant à toutes les problématiques qu’on a pu rencontrer au cours de l’année écoulée. D’une certaine manière, monter une liste nous a réconcilié avec la politique. En fait, on appellerait plutôt ça de la citoyenneté; ce n’est pas tant de la politique. On est en opposition avec des partis de gauche et de droite, très bien. Mais notre action est avant tout citoyenne: on est des citoyens clodoaldiens, on est pas des politiciens.</p>
<p><b>MR</b>: J’ai l’impression que vous pensez qu’on est un peu trop ambitieux pour la tâche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Mais c’est cette ambition qui nous intéresse. Car une fois les municipales terminées, vers où vous dirigez-vous? Y a‑t-il un idéal sur le long terme? S’agirait-il par exemple de créer un parti?</i></p>
<p><b>MR</b>: Concrètement, il nous faut 5% de voix pour être remboursés. Eh bien, rien qu’obtenir ces 5%, ce serait pour nous une grande victoire. Après, tout ce qui peut suivre est un plus et ça ne sera que du bonheur.</p>
<p><b>MS</b>: Bien sûr que l’on veut continuer l’aventure. La synergie qu’Allons Enfants a créée, le fait que des jeunes se soit rassemblés pour nous soutenir: ça c’est incroyable! […] En revanche, je vous avoue que nous pensons surtout court à terme en ce moment, puisqu’on est en plein dans la campagne. On est pas trop concentrés sur la suite; on attend plutôt de voir comment gagner des voix, au final. C’est donc du très court terme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Même si vous êtes en effervescence, vous ne voulez pas aller plus loin que cette campagne.</i></p>
<p><b>MS</b>: C’est vrai que notre premier but, ce sont les 23 et le 30 mars prochains. Il faut se concentrer sur les municipales. Est-ce que le mouvement peut continuer après ça? Je ne sais pas, je ne peux pas vous répondre, même si ça serait génial. Laissons du temps au temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Si on va au-delà de Saint-Cloud et qu’on regarde au niveau de la France, ou même de tous les </i><i>pays démocratiques, on voit qu’il y a une sorte de désillusion et les jeunes ne font plus confiance à la politique. Est-ce que vous, en tant que «citoyens», vous êtes conscients de cette désillusion, et que cette dernière a été une motivation pour la création de Allons Enfants?</i></p>
<p><b>MS</b>: Je pense que c’est probable. Allons Enfants est parti de notre tête de liste [Pierre Cazeneuve, <i>ndlr</i>] qui a eu cette idée de manifestation politique et qui a ramené quelques personnes autour de lui. Maintenant, Pierre aime raconter qu’en arrivant à Sciences Po, il a connu une désillusion. Il a remarqué que tous les jeunes étaient ancrés dans des partis politiques et avaient tous les mêmes idées très ancrées dans les grands partis de gauche et de droite. Lui voulait sortir un peu des sentiers battus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Pour rebondir sur cette idée de sortir des sentiers battus: comment expliquez vous le fait que vous restiez accrochés à un système politique, qui est celui des municipales? En d’autres termes, vous ne faîtes que renforcer les institutions politiques existantes, non?</i></p>
<p><b>MS</b>: Dans «sentiers battus», j’entends les grandes idées des grands partis. Je ne voulais pas dire être révolutionnaires, ou aller à l’encontre de la démocratie. Je pense que Pierre est très attaché aux valeurs de la démocratie; l’idée n’est donc pas de sortir des élections démocratiques. Les «sentiers battus», c’est par exemple de créer un groupe apolitique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Maintenant que vous êtes des représentants de la France «jeune», imaginons que vous pouviez récréer le pays. Qu’elle serait l’hymne, la devise et sa figure allégorique ?</i></p>
<p><b>MS</b>: Ouh, c’est compliqué comme question ça (<i>rires</i>). Évidemment, Allons Enfants est un rappel à <i>La Marseillaise</i> (l’hymne national français, <i>ndlr</i>), pour souligner notre côté pas révolutionnaire, mais plutôt innovant, en créant quelque chose de différent. C’est un peu de l’autodérision: on est révolutionnaires, mais on reste tout de même des enfants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Vous êtes révolutionnaires mais vous prenez une devise extrêmement vieille et qui est à l’origine de la République qu’on connaît aujourd’hui. Donc vous n’êtes pas si révolutionnaires que ça finalement?</i></p>
<p><b>MS</b>: C’est ça, vous avez raison. Disons que nous sommes des révolutionnaires au sein des institutions déjà existantes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Qu’est-ce qu’une révolution qui se borne à rester ancrée dans la même structure qu’elle critique? Doit-on faire de ce cas particulier le symbole de la jeunesse française? Pourquoi une telle amplification d’une action citoyenne purement locale?</p>
<blockquote><p>Ils s’attellent à trouver des réponses concrètes à des problèmes du quotidien, et les internautes et les médias leur ont donné mission de réveiller la France.</p></blockquote>
<p>On regrette que ce mouvement soit seulement un second souffle pour une petite ville et non un grand coup de frais par la jeunesse. Les intérêts défendus ne sont pas ceux d’une nouvelle France mais des intérêts finalement peu exportables, même si ce n’était peut-être pas leur but premier. Ils se sont érigés en symbole, en une promesse dynamisante, un signe de réconciliation des jeunes avec la politique, véhiculant cette image par Internet. Mais leur mouvement et leur combat ne vont pas aussi loin qu’on semble le croire. Comme le rappelle Morane Shemtov leur action est «citoyenne» et non «politique». Ils s’attellent à trouver des réponses concrètes à des problèmes du quotidien, et les internautes et les médias leur ont donné mission de réveiller la France. En fin de compte, il s’agit d’une campagne somme toute assez classique, le mot-clic (<i>hashtag</i>) en plus. Et c’est finalement cette mauvaise interprétation du mouvement qu’on devrait étudier.</p>
<p>Qu’en est-il des groupes de jeunes dans d’autres nations démocratiques? Comment fonctionnent les autres groupes de jeunes actifs en politique? Montréal et le Québec apportent la preuve d’une jeunesse dynamique, présente sur la scène politique québécoise. On pense d’abord au Parlement jeunesse du Québec (PJQ), qui vise à inviter les 18–25 ans à faire de la «politique sans parti pris». Parlementaires, présidents de commissions, ministres et le Premier ministre; l’Assemblée nationale est la leur pour cinq jours chaque décembre, pour débattre de projets de lois préparés en amont sur la parité, l’immigration, la sécurité publique ou encore la génétique. Tout est fictif mais leurs paroles sont entendues jusqu’aux plus hautes instances de l’État.</p>
<p>Les initiatives locales ne manquent pas à Montréal aussi. On dénombre une demi-douzaine de conseils de la jeunesse, les plus gros étant le Jeune Conseil de Montréal (JCM) et le Forum jeunesse de l’Ile de Montréal. Une grande majorité des villes au Québec ont au moins un conseil. Ces organes, reconnus par les instances gouvernementales concernées, ont un véritable pouvoir de lobby, qu’ils useront à bon escient à plusieurs reprises. Le maire de Montréal, Denis Coderre, élu en novembre dernier, s’est présenté lors du JCM 2014, qui a eu lieu dans l’Hôtel de Ville.</p>
<p>Parmi les plus grands opposants à la Charte des valeurs, présentée par le gouvernement péquiste en place, on trouve des étudiants comme Dalila Awada.</p>
<p>Les jeunes se mobilisent dans le monde entier sur la scène politique, sous différentes formes, montrant que, dans tous les cas, la politique a besoin d’être réinvestie par la jeunesse.</p>
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		<title>Une AG pas comme les autres</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/une-ag-pas-comme-les-autres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 05:34:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19915</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le quorum est atteint; une première depuis plusieurs années.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dès l’ouverture de la salle de bal du bâtiment Shatner le mercredi 4 février, tout le monde s’accordaitt à dire que, cette fois-ci, le quorum de l’Assemblée Générale (AG) de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM)serait atteint. En effet, quinze minutes après le début de l’assemblée, l’annonce est rendue officielle: cent personnes d’au moins quatre facultés sont présentes dans la salle.</p>
<p>L’assemblée a commencé avec la présentation des rapports des membres exécutifs. Parmi les points les plus importants, Brian Farnan, vice-président aux affaires internes de l’AÉUM, est d’abord revenu sur le déficit de 20 000 dollars de <i>Frosh</i>.&nbsp; Il a indiqué que le service de comptabilité de l’association mettrait ses services à disposition pour les années à venir.</p>
<p>Stefan Fong, vice-président Clubs et Services, ainsi que Brian Farnan, ont aussi fait remarquer que le lectorat de leurs courriels adressés au corps étudiant avait énormément progressé, «de 40%», d’après Fong.</p>
<p>Tyler Hofmeister, vice-présidents Finances et Opérations, a indiqué de son côté que le nombre de participants aux «<i>mini-courses</i>» offerts par l’AÉUM n’avait jamais été aussi haut. «Une réussite», s’est-il exclamé.</p>
<p>Enfin, Samuel Harris, vice-président aux affaires externes de l’AÉUM, a officiellement annoncé qu’une «consultation étudiante» serait mise sur pied dans les plus proches délais dans l’optique de remettre en question l’adhésion de l’AÉUM à la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). La controverse a débuté en avril 2013, alors que plusieurs haut-placés de l’AÉUM considéraient l’adhésion à la TaCEQ comme une simple perte d’argent (17 000 dollars par an).</p>
<p>Un autre élément perturbateur a été le référendum organisé en janvier dernier par le Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) quant à son appartenance à TaCEQ. 73.2% de ces étudiants ont voté pour la sortie du groupe étudiant.</p>
<p>Trois motions ont été présentées lors de cette AG. La première, mise en avant par la sénatrice de la Faculté des arts Claire Stewart-Kanigan, visait à obliger l’administration à rajouter un paragraphe sur le droit des étudiants sur tous les plans de cours. Selon Stewart-Kanigan, il s’agirait d’indiquer aux étudiants qu’eux aussi ont des droits et ont un pouvoir de contestation. Sans même créer de débat, la motion est passée avec une majorité des votes.</p>
<p>Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires de l’AÉUM, ainsi que Kate Sheridan, sénatrice de la Faculté d’arts et sciences, ont ensuite présenté un projet visant à rendre les informations à propos des cours accessibles avant le premier jour du semestre. Dans la même optique, toutes les deux ont indiqué que ces informations devraient être accessibles à tous, même lorsque l’étudiant n’est pas inscrit dans le cours en question. Selon Shea, cela permettrait aux étudiants «de s’organiser avant le début de la session», plutôt que de se retirer d’un cours déjà commencé, durant la période d’«<i>add and drop</i>». La motion a été adoptée sans question ni débat.</p>
<p>Enfin, la présidente du <i>Plumbers’ Philarmonic Orchestra</i> (PPO) a présenté une motion, introduite par pétition, qui visait à ce que «la liberté vestimentaire ne [soit] pas enfreinte sur le territoire de l’AÉUM». Afin de respecter ce droit, «les vêtements individuels peuvent être considérés inéquitables et donc bannis [mais] ceci sera déterminé au cas par cas». Un véritable débat a suivi la présentation –alors que l’idée semblait bonne pour beaucoup, sa mise en place laissait à désirer. Shea a d’ailleurs très clairement mis les points sur les i, en demandant: «Considérez-vous que payer des personnes pour policer les habits de tous les étudiants soit une dépense nécessaire?» D’autres ont repris la même idée, indiquant que l’organisation d’une telle motion serait bien trop compliquée, coûterait trop cher, et ne serait pas une mesure populaire. Cependant, lors du vote, une majorité d’étudiants (apparemment silencieux pendant la période de débat) ont voté pour la motion, avec beaucoup de votes contres et d’abstentions.</p>
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		<title>Chat fait mal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/chat-fait-mal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 06:51:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19820</guid>

					<description><![CDATA[<p>Opinion</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Éric Woerth, ça vous dit quelque chose? Rapide remise en contexte. Cet ancien ministre français est impliqué dans le «scandale Bettencourt» depuis plusieurs années, et la justice française se demande s’il n’aurait pas extorqué de l’argent à la plus riche famille de France afin de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cependant, même si des charges sont contre lui, la Cour de la Justice de la République (CJR) le laisse libre de disposer.</p>
<p>Quelques centaines de kilomètres au sud de ce scandale, il y a Farid Ghilas. Il s’est fait connaître il y a quelques jours sur tous les réseaux sociaux pour avoir lancé un chat contre un mur. Le chat n’était pas consentant. Futé le Farid.</p>
<p>Toute la population du Net devient folle: une page Facebook «Tous avec Oscar le chat martyr de Marseille» recueille plus de 20 000 «j’aime»; les activistes demandent une condamnation rapide, à coups de «nous attendons une peine à la hauteur de sa cruauté». Résultat: un an de prison ferme pour M. Ghilas.</p>
<p>Ce qu’il faut comprendre dans tout cela, c’est que la condamnation semble complètement disproportionnée. Il n’est pas question de savoir si la cruauté envers les animaux doit être acceptée: elle ne doit pas l’être. En revanche, il s’agit de relativiser. Comment expliquer qu’un vrai mouvement de foule prenne vie pour un chat, alors que l’affaire Woerth, qui remet en questions les bases fondamentales de la démocratie –l’honnêteté politique, et le respect des citoyens–, mobilise uniquement une partie tout à fait mineure de la population?</p>
<p>On remarque que le pouvoir des réseaux sociaux semble fonctionner uniquement pour certaines situations: aucune page Facebook s’opposant à Eric Woerth n’existe; ou, pour prendre un autre exemple, il y a eu seulement 20 000 adhérents en trois ans d’existence pour la page «500 000 voters for a Rob Ford free Toronto» («500 000 électeurs pour un Toronto sans Rob Ford»). Ainsi, les enjeux politiques et sociaux semblent bien moins attirants pour les internautes que les affaires «croustillantes».</p>
<p>Ce n’est pas l’un ou l’autre. Ce n’est pas un Woerth ou un Ghilas, tous deux doivent être punis. Mais les barèmes doivent être revus. En effet, aujourd’hui, le Code pénal français punit toute personne agressant un animal en toute connaissance de cause d’un maximum de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, tandis qu’une personne conduisant en état d’ébriété avancée (plus de 0,8 grammes par litre de sang) risque une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement, 4 500 euros d’amende, la suspension du permis et le retrait du véhicule. Qu’en déduire? Qu’un tueur potentiel (d’êtres humains) ne risque pas plus qu’un agresseur de chat? Qu’un être ne respectant ni sa vie ni celles des autres risque moins qu’un être ayant décidé que le prédateur naturel des rats était plus amusant qu’un ballon? De même le forum juridique-et-droit.com indique que toute personne «risque une amende de 45 000 euros et un emprisonnement de trois ans de prison si les coups et blessures volontaires ont occasionné une incapacité totale de travail de plus de huit jours». Ce qu’il faut comprendre avec cette comparaison, c’est que les sanctions pour une personne humaine et une entité animale sont fort similaires. Par ailleurs, frauder le FISC (ne pas payer ses impôts) est visé de sanctions encore floues, mais les faits sont là: les fraudeurs semblent intouchables. 600 milliards d’euros manquent à la France (d’après le livre Ces 600 milliards qui manquent à la France. Enquête au cœur de l’évasion fiscale d’Antoine Peillon), mais les gens sont plus prompts à se rebeller pour un chaton. Il est donc temps de revoir les priorités, en tant que citoyens dans une démocratie. Il s’agit de voir plus loin que ce simple animal: ceux qui ont donné leur soutien à Oscar sont-il tous des activistes pour les droits des animaux? Ou nous apitoyons-nous sur le sort du pauvre chat parce qu’après tout, c’est encore un bébé et qu’il est vraiment «mignon»? Ceux qui se battent pour les droits animaliers sont-ils aussi les garants de la liberté au sein de la République, même celle des humains?</p>
<p>On pourrait donc qualifier cette action d’«égoïste». On protège Oscar parce qu’Oscar est simple à protéger. Il est ce qu’on appellerait ici un «bébé phoque», si simple à défendre, ne suscitant aucune controverse. Dans un même temps, des gens meurent sous les balles en Syrie et&nbsp; la démocratie n’est pas aussi stable qu’on aime à le penser dans les pays occidentaux. Mais ces sujets sont trop éloignés de notre quotidien, trop compliqués, et contiennent trop de facettes. Ils ne nous contraignent pas moralement, ne nous affectent pas personnellement. Alors on sauve Oscar. «Chat-le histoire».</p>
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		<title>50 cours de moins</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/04/50-cours-de-moins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2014 05:09:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’AÉFA annonce des coupes budgétaires de plus de 360 000$ pour l’année 2014</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>*Article modifié à 10 heures 30, le 4 février 2014</em></p>
<p>De nouvelles coupes budgétaires séviront en 2014 à la Faculté des arts. C’est ce qui a été annoncé lors du conseil législatif de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA), le mercredi 29 janvier dernier, par Jacob Greenspon, vice-président aux affaires académiques de l’AÉFA. En entrevue avec Le Délit, Greenspon explique que les coupes se font à l’échelle de l’université, qui se doit de réduire ses dépenses de 19,2 millions de dollars pour l’année à venir, afin de garder le déficit sous contrôle. Il indique que les dépenses seront réduites dans les budgets les plus «flexibles», soit les contrats du personnel académique (Contract Academic Staff, CAS) et les contrats des professeurs assistants (Teaching assistants, TA).</p>
<p>Les notes prises par Justin Fletcher, président de l’AÉFA, lors du Conseil de la Faculté en Avril dernier, et que Greenspon a accepté de nous montrer, précisent clairement que le budget des TA «ne sera pas touché». C’est donc 366 258 dollars de salaire de conférenciers qui disparaît – soit 50 cours en moins, d’après Justin Fletcher.</p>
<p>Pour l’AÉFA, ce n’est pas une nouvelle; Manfredi avait rendu les coupes officielles en avril dernier, lors du Conseil de la Faculté. D’après Greenspon, c’est en revanche un véritable coup dur pour les étudiants. Selon le courriel de Fletcher envoyé au <em>Délit</em>, l’AÉFA se prépare à travailler «de manière proactive avec le Doyen et le Provost [Anthony Masi]». Greenspon invite aussi les étudiants à se manifester auprès de leurs départements afin de faire entendre leur voix, dans le but de prendre une décision réfléchie quant aux cours qui devront être éliminés. Il explique aussi au Délit que certains conférenciers pourraient prendre plus de cours chaque année, pour réduire le nombre absolu d’employés; aujourd’hui, la limite est à six crédits par semestre, soit deux cours dans la Faculté des Arts.</p>
<p>Si Greenspon se dit «optimiste» quant aux possibilités de limiter les dégâts des coupes, Fletcher précise que ce problème est «une vraie source de préoccupation» qui affectera tous les étudiants de la faculté.<br>
L’administration n’a pas pu être contactée avant l’impression.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Quand Socrate tweetait</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/quand-socrate-twittait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 06:39:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19678</guid>

					<description><![CDATA[<p>Opinion</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 1.5em;">Quel comble! Le monde fait aujourd’hui état d’un pessimisme grandissant envers une mondialisation de plus en plus importante. L’individu n’est plus; étouffé par des forces ultra connectées, il n’est qu’un atome dans une masse d’humains pour qui se distinguer devient un but presque inatteignable. L’uniformisation est en marche, main dans la main avec le progrès: internet, et plus particulièrement les réseaux sociaux, contribuent à éroder notre unicité, en nous dématérialisant. Le message est clair: en 2014, le monde dépasse l’être humain.</span></p>
<p>Et pourtant il n’aura jamais été aussi facile de donner le pouvoir à tous, et ce par les médias sociaux. Nul besoin de maîtriser trois langages informatiques: cent quarante signes sur un message Twitter peuvent suffire à déclencher un incident diplomatique; McMUN, la simulation des Nations Unies organisée par McGill cette année entre le jeudi 23 et le dimanche 26 janvier, en a donné un parfait exemple. Un comité, le «Triple Joint: People Power Revolution», a en effet écrit un tweet à propos du génocide du Rwanda, en indiquant que des hutus avaient été massacrés. Tout cela était bien entendu factice, mais l’information a été retweetée par un média rwandais, puis par une multitude d’internautes; plusieurs milliers, d’après des participants de la simulation.</p>
<p>La toile, tout en étant gigantesque et étouffante, semble permettre à chacun de se faire remarquer, de faire parler de lui, ou même de se créer une personnalité. En d’autres termes, tout individu se retrouve avec un pouvoir, pas forcément légitime, mais inévitable.</p>
<p>Cet état des choses, aussi paradoxal soit-il, représente aussi un véritable problème au niveau de l’information. On a affaire à un bouche-à-oreille planétaire, où les concepts de source et de crédibilité sont mis à rude épreuve. Dans l’optique de l’instantané, les organes de presse reconnus ne prennent plus le temps de vérifier leurs informations; si ça choque, ça se vend.</p>
<p>Socrate nous expliquait il y a 2500 ans qu’un vrai sujet d’actualité devait passer trois tests. Le premier, celui de la vérité –les sources sont-elles là?– ne semble aujourd’hui plus de mise; un trop important afflux d’information empêche de choisir les bons faits, dans leur contexte. L’adaptation à une telle surcharge se fait au détriment de la qualité des propos.</p>
<p>Les deuxième et troisième filtres se ressemblent. Ce sont ceux de la bonté et de l’utilité, soit ceux qui permettent de se demander si la nouvelle est bonne, et nécessaire. L’événement qui a eu lieu à McMUN est le parfait exemple qu’une telle règle est aujourd’hui trop souvent bafouée. Il ne suffit pas de se demander ce qu’apporte la nouvelle; il s’agit aussi d’éviter la désinformation. Qui, avec les réseaux sociaux, est aujourd’hui à sa plus grande forme.</p>
<p>Micro intervention, macro conséquence: quelles leçons doit-on tirer? Il n’est pas nécessaire de «cracher» sur les réseaux sociaux; beaucoup s’accordent pour dire que ces plateformes ouvrent la voie à une sorte d’information jamais connue auparavant, et qui sert de complément aux sources officielles. Les réseaux sociaux ne doivent donc pas se substituer aux journaux, qui sont censés être les garants de la crédibilité, et non pas, dans le but de couvrir le plus dans les plus brefs délais, se soumettre aux lois de la demande. Quand McMUN risque de changer la donne diplomatique entre deux pays, on se demande si ces variables sont toujours de mise.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une crédibilité à tout prix</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/21/une-credibilite-a-tout-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2014 06:07:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19610</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alain Létourneau analyse le rôle des universitaires dans les médias aujourd’hui.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Afin de crédibiliser leurs articles et chroniques, les médias ont tendance à se tourner vers les universitaires, réputés dans leur domaine pour obtenir de l’information. Si ces derniers semblent être dénués de tout conflit d’intérêt et aptes à répondre à toutes les questions, Alain Létourneau, professeur de philosophie et d’éthique appliquée à l’Université de Sherbrooke, explique dans l’ouvrage «L’universitaire et les médias» (paru en janvier 2013) dont il est le directeur, que les choses ne sont pas si simples. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, il explique que la participation des universitaires dans les médias peut devenir une «contrainte».</p>
<p><b>Le Délit</b>: <i>Vous utilisez le terme «contraignant» lorsque vous parlez d’interventions médiatiques. En quoi répondre aux questions des médias est une contrainte pour les universitaires?</i></p>
<p><i></i><b>Alain Létourneau</b>: Supposons qu’un journaliste appelle un universitaire à 11 heures du matin, c’est souvent pour un topo en direct deux heures plus tard. S’il accepte de participer, le professeur est donc obligé de se contraindre aux délais prévus et en même temps de récupérer la documentation requise […], ce qui peut demander du travail et du temps. Comme le professeur d’université est quelqu’un qui travaille sur le long terme, tandis que l’équipe de journalistes doit sortir quelque chose tous les jours, le tempo [entre les deux groupes] diffère, au point de ne pas toujours être associable.</p>
<p><b>LD</b>: <i>À cause de ces délais contraignants, y a‑t-il un risque de la part des médias de faire de la désinformation, ou de la fausse information?</i></p>
<p><b>AL</b>: Il y a deux étapes. La première est l’intervention du professeur, qui va chercher à mettre de la nuance dans ses propos et ses réponses au journaliste. Cependant, ce dernier va seulement disposer d’un usage restreint dans sa chronique ou son article; il est donc possible que les réponses du professeur soient résumées en deux lignes. Résultat, quand le professeur lit ça, son propos risque d’être mal compris, ou pris hors contexte. Ce qui a été retenu d’une longue entrevue court donc le risque de ne pas être représentatif des véritables idées de l’universitaire en question.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Vous parlez d’autorité qui se créée en faveur des universitaires; et c’est ce que les médias semblent rechercher. Cela veut-il dire que l’article devient automatiquement plus pertinent lorsqu’un universitaire intervient?</i></p>
<p><b>AL</b>: Le journaliste aura tendance à se tourner vers l’universitaire pour avoir plus d’informations, même si un bon journaliste ne doit en aucun cas se limiter aux universitaires. Ce dernier ne doit lui offrir qu’une vision décontextualisée, plus générale, d’un problème d’actualité […].</p>
<p>Il y a un processus de crédibilisation qui intervient du côté des médias. L’universitaire, quant à lui, par le fait d’être cité, connaît une confirmation ou un établissement de son autorité. D’une part l’article est validé par l’intervention d’experts; d’autre part, l’universitaire établit sa crédibilité auprès d’un public plus large. […]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>LD</b>: <i>Il y a une croyance de la part des journalistes comme quoi les universitaires ne souffrent d’aucun conflit d’intérêt, et donc peuvent offrir une vision complètement objective sur un enjeu. Est-ce vraiment le cas?</i></p>
<p><b>AL</b>: Si vous interviewez le porte-parole d’une entreprise lambda, la qualité de l’information ne sera pas la même que si vous parlez à une source complètement détachée du problème. En ce sens là, le recours aux universitaires permet donc d’éviter le problème du conflit d’intérêt. Qui plus est, il y a certains bénéfices pour l’universitaire: lui et l’université gagnent en visibilité. De plus, une intervention médiatique peut créer des contacts entre le professeur en question et des gens intéressés par sa recherche; cela peut donc contribuer à faire avancer le monde de la recherche.</p>
<p><b>LD</b>: <i>La relation entre les médias et les universitaires, s’il doit y en avoir une, sert-elle à se rapprocher, ou du moins à créer des liens avec le corps étudiant?</i></p>
<p><b>AL</b>: Certainement, et il serait intéressant de faire une étude sur le sujet. Il existe déjà de nombreuses relations entre les corps professoraux et les médias étudiants, et c’est une excellente chose.</p>
<p><b>LD</b>: I<i>l y a un débat récurrent dans la sociologie des genres qui indique que beaucoup moins de femmes sont sollicitées par les médias que les hommes. Interviewer une femme affecte-t-il la crédibilité de l’article?</i></p>
<p><b>AL</b>: Il s’agirait de faire enquête auprès des médias eux-mêmes. En tant que professeur d’université, je constate seulement qu’il y a de plus en plus de grandes chercheuses. En revanche, leur nombre reste relativement limité […]. Lorsqu’un poste de professeur est ouvert, sur trente dossiers reçus, seuls quatre sont des femmes. La voilà la réalité. […]</p>
<p>Je ne crois pas qu’il y ait une grande distinction entre femmes et hommes universitaires; les médias recherchent des personnes reconnues dans leurs domaines, peu importe le sexe. Évidemment, une plus faible distinction se fera dans le monde anglo-saxon, où se trouve une majorité des chercheuses. […]</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une politique en danger</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/une-politique-en-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 08:02:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19435</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a tant à revoir dans la bonne conduite de l’Association Étudiante de l’Université McGill. / Opinion</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id="308" style="width: 650px;"><span class="media-credit-dt"><span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 650px;"><br>
</span></span> </span></span></span>Pour la première fois depuis plusieurs années, le 13 novembre 2013, le quorum de l’Assemblée générale (AG) extraordinaire de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) était atteint haut la main. Au menu, un vote vital de la part des étudiants pour permettre à <i>Gert’s</i>, le bar universitaire, de rester ouvert. Un autre pour officialiser le Conseil d’administration (<i>Board of Directors</i>, BoD), élément légal incontournable pour ratifier de nombreuses décisions de l’AÉUM, notamment par rapport à son budget.</p>
<p>Il s’en est fallu de peu. Le 11 octobre dernier, lors de l’AG semestrielle obligatoire, seule une cinquantaine de personnes s’étaient présentées dans la salle de bal du bâtiment Shatner, bien trop spacieuse pour l’événement. Aucunes des motions présentées ne pouvaient alors être officialisées, la rencontre devenant automatiquement un forum législatif, sans aucun pouvoir légal. Une AG extraordinaire, mentionnée plus haut, a du être mise en place. Quant à la ratification de la nouvelle constitution, but important pour la présidente de l’AÉUM, Katie Larson, elle fut officialisée lors du référendum semestriel.</p>
<p>Les applaudissements qui ont fusé à l’annonce du quorum ont été bien mérités; cela faisait longtemps que cent personnes ne s’étaient pas retrouvées pour faire passer des motions nécessaires à la bonne conduite de l’association. Le dernier quorum en date est celui de février 2012 – qui n’avait pas tenu pendant toute l’AG.</p>
<p><b>&nbsp;Des étudiants apolitiques?</b></p>
<p>Un fatalisme flagrant semble s’être installé chez les membres de l’exécutif, qui considèrent que tout espoir est vain pour motiver les étudiants à participer à la politique du campus. Katie Larson a elle-même admis ne pas avoir fait beaucoup d’efforts pour rendre visible la dernière AG, considérant que c’était une «perte de temps». Josh Redel, ancien président de l’AÉUM (2012–2013), constatait à l’AG d’Automne 2013 avec tristesse que «quoi que l’on fasse, les étudiants ne sont pas intéressés». Contrairement à sa successeure, il avait investi beaucoup de temps et de moyens dans la promotion de l’AG du semestre d’hiver 2013. Le quorum n’avait pas été atteint.</p>
<p>Alors que la politique universitaire semble vouée à l’échec et dénuée de toute pertinence, deux questions doivent être impérativement posées. Les étudiants en premier cycle de l’Université McGill sont-ils effectivement apathiques? Ensuite, quelles mesures peuvent être prises dans le court terme pour remédier à ce grand manque de participation?</p>
<p>Jacob Greenspon, vice-président aux affaires académiques de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA) de McGill, admet, en entrevue avec <i>Le Délit</i> que «les étudiants ne considèrent pas que les associations étudiantes peuvent répondre à leurs besoins». Il constate que beaucoup d’entre eux sont prêts à apporter des changements au campus, mais n’ont pas le réflexe de se tourner vers leur association facultaire, ou plus largement vers l’AÉUM. Une opinion que ne partage pas Brian Farnan, vice-président aux affaires internes de l’AÉUM. Pour lui, «la neutralité est un choix politique». Il n’est donc pas question d’apathie, mais plutôt de décision rationnelle de la part des étudiants de ne pas participer. Pour ensuite se contredire, clamant que le manque d’intérêt n’est qu’une preuve de la peur que certains étudiants peuvent avoir devant une structure institutionnelle si grande, impossible à comprendre au premier abord.</p>
<p>Tous les deux n’ont pas tort. Le modèle organisationnel de l’association, que ce soit lors de décisions internes, ou lors de décisions incluant l’administration de l’université, est un véritable cauchemar en termes d’administration. Peu sont capables de comprendre le déroulement exact de l’adoption des motions, qu’elles soient présentées lors d’une AG ou lors du conseil législatif bi-mensuel de l’AÉUM. Katie Larson elle-même s’est vue plusieurs fois corrigée par la Présidente de l’assemblée lors de l’AG d’automne.</p>
<p>Qu’il faille un minimum de complexité administrative, cela se comprend: l’AÉUM ne pourrait se permettre d’accepter toutes les requêtes de tous les étudiants, une limite institutionnelle se fait donc nécessaire. Mais le nombre insensé de différentes instances pour mettre en marche une motion particulière (surtout lorsque l’administration de McGill a aussi son mot à dire, comme pour la création d’un nouveau programme d’études) peut en effrayer beaucoup, et ce pour le reste de leur temps à McGill. Brian Farnan a vu juste; et cela doit changer.</p>
<p><b>L’art de savoir d’adapter</b></p>
<p>Cela peut-il changer? Au niveau constitutionnel, cela demanderait du temps (parce qu’une ratification massive s’ensuivrait) et de la patience de la part de l’équipe exécutive, mais la machine peut s’émanciper. Ce qui semble manquer en revanche, c’est bien la motivation de l’équipe en question, qui semble aujourd’hui proche de zéro. La Présidente apparaît comme absente de la politique du campus; ce n’est que lors des conseils législatifs et des AG que la population étudiante a l’honneur de voir ses traits. Énorme contraste avec Josh Redel, son prédécesseur, qui organisait régulièrement des rencontres avec les étudiants pour améliorer l’espace qui est le leur dans l’enceinte de l’université. Rien, de la part de Larson, n’est mis en avant: aucune des décisions n’est présentée au public, l’usage des réseaux sociaux est tout simplement inexistant. Et Jacob Greenspon d’admettre qu’une «concentration sur les réseaux sociaux est aujourd’hui nécessaire». Katie Larson, qui avait indiqué au <i>Délit</i> qu’elle répondrait à nos questions par courriel, n’a jamais ni répondu, ni accusé réception de nos relances.</p>
<p>Qui plus est, c’est toute la construction légale (logique) de l’AÉUM qui doit être remise en question. Comme le proposait l’article du <i>Délit</i> «Petite crise du système» (voir vol.103, num. 9), il faudrait peut-être que les candidats à la présidence se présentent avec leur propre équipe de vice-présidents, pour éviter le manque de communication, mais aussi les différences d’idéologie au sein de l’exécutif, qui semble être en ce moment plutôt hétérogène. «En d’autres termes, citait l’article, il s’agit [d’éviter] de voter pour un président national, puis pour ses ministres.»</p>
<p>En février 2011, Augustin Chabrol rapportait pour <i>Le Délit</i> qu’une motion avait été présentée pour abolir l’existence de l’AG. L’idée, si elle a été refusée, n’est pas dénuée de sens. N’y aurait-il pas de meilleures manières, peut-être de façon moins procédurale, d’entendre les requêtes des étudiants? C’est ce qu’estime le président de l’AÉFA Justin Fletcher, qui explique au <i>Délit</i> que l’AG de l’AÉFA n’aura lieu qu’à la demande des étudiants eux-mêmes. De quelle manière se déroulera donc l’AG? Cela n’est pas clair. Une source proche du <i>Délit</i> affirme de plus que l’AG aura tout de même lieu.</p>
<p>Si la décision semble radicale, il est tout de même plus que nécessaire de revoir la façon dont toute l’association est aujourd’hui construite; elle doit surtout s’adapter aux étudiants, et non pas l’inverse. Il serait d’ailleurs sage d’aller chercher des idées chez ses derniers. Mais, nous dit-on, c’est «une perte de temps».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/une-politique-en-danger/" data-wpel-link="internal">Une politique en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Des jeunes qui haussent le ton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/des-jeunes-qui-haussent-le-ton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 20:08:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’importance de la jeunesse mise de l’avant par plusieurs organismes montréalais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Deux semaines après sa victoire à la mairie de la Ville de Montréal, Denis Coderre a déjà frôlé le scandale politique. En effet, le lundi 18 novembre, le comité exécutif de la ville a été nommé, en omettant un responsable de la jeunesse. Fureur dans plusieurs organismes de jeunes, qui ont tenu à s’allier afin d’envoyer un communiqué à la mairie, avec une question: «l’absence d’attribution formelle du dossier de la jeunesse à un élu du comité exécutif indique-t-elle que les jeunes ne sont plus une priorité comme auparavant?» Quelques heures plus tard, toujours ce 18 novembre, Monsieur Coderre admet sur Twitter: «je suis d’accord avec les revendications des groupes jeunesses» et nomme Harout Chitilian au poste. (<i>Le Délit</i> n’a pas pu le contacter avant de mettre sous presse).</p>
<p><b>Une nomination vitale</b></p>
<p>Eugénie Lépine-Blondeau, membre du Jeune conseil de Montréal (JCM) et du Parlement jeunesse du Québec (PJQ), deux simulations politiques pour les jeunes, estime que la nomination de Monsieur Chitilian est «une bonne nouvelle». En effet, ce dernier a été président de la Ville à plusieurs reprises au sein du JCM, et connaît les vrais enjeux de la politique jeunesse. Une personne d’expérience, alors que la tâche ne semble pas si simple.</p>
<p>Selon Eddy Pérez, membre du JCM, le rôle premier du responsable de la jeunesse est celui de l’intégration; faire en sorte que tout jeune ait le droit à une éducation politique de premier ordre. Les simulations politiques devraient avoir lieu dans toutes les écoles de la province, afin qu’un sens critique puisse se développer dès le plus bas âge.</p>
<p>Selon lui, il y a aujourd’hui, de la part de la mairie, un oubli systématique des extrêmes est et ouest de la Ville de Montréal. Des moyens limités pour les transports en commun et peu de plans économiques et sociaux sur le long terme marginalisent donc une partie de la jeune population.</p>
<p>En entrevue avec <i>Le Délit</i>, Eddy Pérez insiste cependant sur le fait qu’aujourd’hui, «les jeunes sont plus à l’aise de faire des requêtes aux politiciens» et qu’une plus grande écoute est nécessaire. La jeunesse doit donc devenir un dossier phare de la politique montréalaise, au risque sinon d’attiser les foudres de la nouvelle génération, qui est «plus politisé[e] que beaucoup souhaitent l’admettre».</p>
<p><b>La voix de McGill aux municipales</b></p>
<p>Limitée au campus et à son «ghetto», la bulle de McGill semble créer une population estudiantine apolitique, peu concernée par la politique municipale. Asma Manssouri, étudiante à McGill et co-fondatrice du <i>think-tank</i> étudiant <i>Standpoints</i>, explique au <i>Délit</i> que «[rien n’] incite [les étudiants] à découvrir la ville» et à s’impliquer politiquement. Le but de son organisme, par le biais de séminaires et d’articles d’opinion, est donc de «sortir de l’enceinte de McGill» afin d’avoir une plus grande variété de points de vue, «qui puissent offrir une approche alternative sur des questions économiques, politiques et sociales». En accord avec Eddy, elle considère Montréal comme une ville «étudiante»; tout doit donc être mis en place afin que les politiciens écoutent cette «énorme partie de la population». Ne serait-ce que parce que les jeunes représentent aujourd’hui 23% des votants.</p>
<p>Alors que le contexte politique semble de plus en plus brouillé à un niveau global, beaucoup de jeunes ne font plus confiance à cette institution. Il semble de leur devoir de se manifester au niveau municipal afin d’offrir une approche alternative aux questions de tous les jours. «Après tout, indique Eddy, ne sommes-nous pas la nouvelle génération? N’avons-nous pas le droit d’être partie prenante dans des décisions qui nous affecteront dans vingt, trente ans?». Et à Eugénie, en entrevue avec<i> Le Délit,</i> de proposer: «pourquoi pas un jeune dans chaque Conseil d’administration?»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/des-jeunes-qui-haussent-le-ton/" data-wpel-link="internal">Des jeunes qui haussent le ton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le quorum enfin atteint</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/18/le-quorum-enfin-atteint/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2013 19:13:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Assemblée générale extraordinaire de l'AÉUM - Brève</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/18/le-quorum-enfin-atteint/" data-wpel-link="internal">Le quorum enfin atteint</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">L’Assemblée générale (AG) extraordinaire de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a eu lieu le mercredi 13 novembre, et le quorum a été atteint. Une première depuis de nombreuses années.</p>
<p dir="ltr">L’AG avait été pétitionnée trois semaines auparavant, conformément à l’article 6.2 du livre I des règlements de l’AÉUM, car le quorum n’avait pas été atteint lors de <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/10/11/une-ag-qui-nen-est-pas-une/" data-wpel-link="internal">l’AG «normale» du 9 octobre dernier</a>.</p>
<p dir="ltr">Le Conseil d’administration de l’AÉUM (<em>Board of Directors</em>, BoD) n’ayant pas pu être «officialisé» lors de l’AG du 11 octobre, ceci devait être fait le mercredi 13 novembre, sinon quoi la bon fonctionnement de l’association en aurait été affecté. Par exemple, sans l’«officialisation» du BoD, la licence d’alcool, dont le bar étudiant Gert’s a besoin pour fonctionner, aurait pu ne pas être renouvelée.</p>
<p dir="ltr">La motion pour la formation du BoD est passée avec un vote contre et deux abstentions.</p>
<p dir="ltr">Le cabinet d’audit a aussi été accepté pour le reste de l’année, ce que l’AG de la session d’automne n’avait pu permettre, faute de présence estudiantine.</p>
<p dir="ltr">Enfin, Josh Redel, ancien président de l’AÉUM (2012–2013) et gérant du nouveau café étudiant de l’association (le <em>Student-Run Café</em>, SRC, qui n’a pas encore de nom officiel) a expliqué à l’audience les derniers développements sur ce sujet. Il a entre autres précisé que les menus étaient prêts, le recrutement terminé, et que seuls quelques travaux étaient encore nécessaires avant l’ouverture le 6 janvier 2014. Il a enfin insisté sur le but du SRC, qui n’est pas de faire compétition aux autres services étudiants, tels Snack’s ou **Midnight Kitchen**, et sur le fait que le café ne mettrait pas en place les mêmes menus.</p>
<p>Enfin, lors de la période de questions qui précède l’ajournement de l’assemblée, un étudiant a voulu comprendre pourquoi les initiations étudiantes de début d’année,&nbsp;<em>Frosh</em>, s’étaient soldées d’un déficit de vingt milles dollars. Brian Farnan, vice-président aux affaires internes et responsable de <em>Frosh</em>&nbsp;a expliqué que des mauvais calculs avaient eu lieu, comme les frais de Paypal, ou encore le taux de taxes sur les parrainages. Afin de ne pas répéter la même erreur, Brian Farnan souhaite que le comité de comptabilité de l’Université soit partie prenante dans l’organisation de l’événement pour les prochaines années.</p>
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		<title>Petite crise du système</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/08/petite-crise-du-systeme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Theo Bourgery]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2013 02:29:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’aura fallu que d’une lecture erronée pour que le monde de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et de l’Association étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA) tombe dans une crise bureaucratique. Quelle mouche a piqué Justin Fletcher, président de l’AÉFA, de mal lire le livre I des règlements de l’AÉUM, article 6.2, qui&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/08/petite-crise-du-systeme/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Petite crise du système</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/08/petite-crise-du-systeme/" data-wpel-link="internal">Petite crise du système</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’aura fallu que d’une lecture erronée pour que le monde de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et de l’Association étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA) tombe dans une crise bureaucratique. Quelle mouche a piqué Justin Fletcher, président de l’AÉFA, de mal lire le livre I des règlements de l’AÉUM, article 6.2, qui précise que «le président de l’Assemblée générale [<i>The Speaker</i>] doit convoquer une Assemblée générale (AG) extraordinaire trois semaines après réception d’une pétition en faveur d’une AG extraordinaire»?</p>
<p>Remettons-nous dans le contexte. Le 30 octobre dernier, <i>Le Délit</i> avait rapporté que Justin Fletcher, lors du Conseil législatif de l’AÉFA, s’était dit «outré» de devoir changer l’heure du conseil du mercredi 13 novembre, afin d’accommoder l’AG extraordinaire. Il avait accepté de tenir le conseil plus tôt, souhaitant cependant «plus de remerciements de la part de l’AÉUM» (voir «un conseil de l’AÉFA version accéléré», vol.103, n°8). Ce que Justin Fletcher ne savait pas, c’est que l’AÉUM était en plein droit, si on se réfère au règlement présenté plus haut. Par le biais de Ben Reedijk, représentant de l’AÉFA au Conseil législatif de l’AÉUM, il s’est donc platement excusé.</p>
<p><b>&nbsp;Bataille virtuelle</b></p>
<p>Seulement l’histoire ne s’arrête pas là. Samuel Harris, Vice-président aux affaires externes de l’AÉUM, s’est senti obligé de relater la scène sur son mur <i>Facebook,</i> en signant «le Comité Exécutif de l’AÉUM». Fureur sur la toile.</p>
<p>Fletcher commente du tac au tac: «est-il approprié de mettre cela sur <i>Facebook</i>?» puis rajoute que «de telles manières sont dignes d’amateurs». Les corps étudiants des deux Associations rentrent alors dans une guerre virtuelle. Pour preuve, Joey Shea, Vice-présidente aux affaires académiques de l’AÉUM, écrit sarcastiquement qu’elle souhaite présenter une motion afin d’obliger tous ceux présents aux Assemblées générales à applaudir Justin Fletcher, tandis que Stefan Fong, vice-président Clubs et services, se dit prêt à affronter l’AÉFA à une bataille de regards.</p>
<p>De telles histoires ne m’intéressent guère. Mais elles trahissent un mal plus grave, celui de la mauvaise gérance des associations par ses membres exécutifs, qui se laissent emporter dans de triviales affaires en laissant de côté un professionnalisme qui est déjà dangereusement absent. Ne peuvent-ils pas se contrôler, ou du moins régler cela à huis clos, au lieu de mettre au grand jour la cacophonie qui règne au sein de l’exécutif ? Une sorte d’officialisation du désordre administratif.</p>
<p>Ce mal s’est déjà manifesté à plusieurs reprises, alors que le quorum aux AG n’était jamais atteint ou que les membres des Conseils législatifs de diverses facultés ne faisaient, pour autant dire, aucun effort dans leur travail. Juste cette année, Enbal Singer, Vice-présidente aux affaires internes de l’AÉFA, lançait lors du conseil du 30 octobre: «je vais aller vite puisque je suis fatiguée.» Et un représentant d’un département de constater que ces réunions sont une perte de temps (voir «un conseil de l’AÉFA version accéléré», vol.103, num. 8). Alors que l’article 24.3 de la constitution stipule que «[…] les Assemblées générales […] doivent être publicisées largement par l’[AÉUM] avec tous les moyens nécessaires», la présidente de l’AÉUM, Katie Larson, a avoué ne pas avoir rempli sa mission lors de l’AG du 11 octobre 2013. Elle avait alors décrété que des annonces dans les auditoriums n’étaient qu’une perte de temps. Faute de ne pas avoir essayé, le quorum n’a pas été atteint. Une fois de plus (voir «Une AG qui n’est est pas une», sur le web).</p>
<p><b>Des réformes nécessaires</b></p>
<p>Il faut avant toute chose reformer le système, simplement pour qu’une meilleure cohésion se fasse sentir entre les associations, et que les étudiants aient enfin accès à une politique étudiante digne de ce nom. Cela doit d’abord se faire au niveau interne: une plus grande communication entre les différents exécutifs, avec un(e) président(e) qui a une vue d’ensemble de la situation et évite des débordements, comme celui qui a eu lieu sur <i>Facebook.</i> Au niveau externe, il est d’une importance cruciale que les potentiels leaders, lors des élections annuelles fin mars, se présentent avec leur propre équipe de Vice-présidents. Aujourd’hui, un président et un vice-président peuvent avoir des idées politiques complètement divergentes, au risque de bloquer le système. En d’autres termes, il s’agit de voter pour un président national, puis pour ses ministres. Ça ne peut mener qu’à une confusion générale. Une nouvelle ratification de la constitution est donc primordiale afin d’atteindre, sur le long terme, une plus grande efficacité.</p>
<p>Il est des devoirs de tout élu de représenter les étudiants. La réputation de ces derniers est, entre autres, maintenue par ces exécutifs; de telles gamineries comme celles sur la toile sont tout simplement inadmissibles. Qui plus est, c’est une honte pour le corps étudiant qui a tous les droits de se sentir bafoué.</p>
<p>Nous ne sommes qu’en novembre, et déjà l’ambiance est aux tensions. Le changement est possible, encore faut-il une direction puissante et ferme pour qu’enfin l’AÉUM et l’AÉFA puissent remplir leurs fonctions en toute efficacité. À commencer par des présidents capables de contrôler leurs troupes et leurs propres tempéraments.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/08/petite-crise-du-systeme/" data-wpel-link="internal">Petite crise du système</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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