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	<title>Lucile Jourde Moalic - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Un capitalisme durable ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 15:33:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence à Desautels : peut-on rendre les entreprises socio-responsables?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/02/05/un-capitalisme-durable/" data-wpel-link="internal">Un capitalisme durable ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s2">e 25 janvier dernier a eu lieu la Conférence sur le Commerce Durable de Desautels (<i>Desautels Business Conference on Sustainability</i>) organisée par le DSN (<i>Desautels Sustainability Network</i>) et le MUS (<i>Management Undergraduate Society</i>) à laquelle 26 conférencier·ères ont témoigné de leurs expériences dans les milieux politiques, entrepreneuriaux ou universitaires, liés au monde du développement durable. Tou·te·s étaient réuni·e·s autour d’un sujet&nbsp;: comment faire des entreprises les acteurs d’un impact social et environnemental positif et réconcilier la fracture tacite entre éthique et profit?</span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Une des discussions majeures était animée par quatre responsables des affaires environnementales et sociales de grandes entreprises comme Bell ou le CN (<i>Canadian National Railway)</i>, qui influencent la vie quotidienne d’environ 99% de Québécois·es et d’un grand nombre de personnes ailleurs dans le monde. Chaque intervenante a expliqué ses intérêts, parfois paradoxaux. L’une d’entre elles, passionnée par le développement durable, a étudié la géographie à McGill, puis a choisi le commerce. Elle a expliqué avoir quitté le monde des ONG pour celui des entreprises en raison de la force d’impact de ces dernières. En effet, leur large nombre de fournisseurs et de consommateur·rice·s leur donne un pouvoir d’influence considérable sur les conditions de production et les comportements de consommation. De plus, l’environnement compétitif rendrait les processus plus rapides que ceux des ONG ou des instances politiques. Une autre intervenante, formée au HEC Montréal, annonce dès le début sa «&nbsp;passion pour le profit&nbsp;» et livre un message important&nbsp;: choisir de respecter les ressources naturelles n’est pas nécessairement synonyme de sacrifier le gain financier, au contraire. Prendre des décisions commerciales « durables&nbsp;»,&nbsp;c’est donner la priorité au profit à long terme sur celui à court terme, et, par conséquent, assurer la pérennité de son commerce. </span></p>
<p class="p6"><span class="s4"><b>Le profit et l’éthique </b></span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Le contraste d’intérêts de ces deux interlocutrices cristallise le point clé de la conférence&nbsp;: prouver que le profit et l’éthique peuvent et doivent travailler ensemble, car chacun y trouve son avantage, sans devoir sacrifier l’un ou l’autre. Il s’agit donc de faire collaborer les différentes motivations. Au niveau microsocial, cela veut dire, par exemple, de faire des ponts entre les différentes facultés de McGill pour que les étudiant·e·s en Arts, en Sciences et en Commerce travaillent de pair. Le coprésident de la DSN, Maxime Lakat, a d’ailleurs précisé que 70%<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>des étudiant·e·s présent·e·s ce jour-là étudient à Desautels, tandis que le reste vient principalement des programmes de développement international, d’environnement et de droit. Comment cette conférence a‑t-elle pu les rejoindre ? Il semblerait que ceux et celles en commerce aient bénéficié d’une nouvelle perspective des processus de production qui leur dit que «&nbsp;l’homo-economicus&nbsp;», l’entrepreneur·se prospère qui prend des décisions rationnelles liées à la taille du gain financier, peut et doit inclure le facteur de durabilité de ses ressources pour augmenter son gain futur. Les autres étudiant·e·s se voient rappelé·e·s que l’éthique environnementale et sociale doit être formulée en termes économiques de «&nbsp;profit à long terme&nbsp;» pour toucher les entreprises. Il s’agit d’apprendre à parler le langage commercial pour diriger l’énorme bras armé des grandes compagnies vers la transition écologique, car elle ne se fera pas sans elles.</span></p>
<p class="p6"><span class="s4"><b>L’éthique environnementale</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s3">Il y aurait donc, selon les conférencier·ère·s, un moyen de rendre le profit plus éthique, ou de rendre l’éthique profitable en priorisant les réflexions sur le long terme et la coopération des motivations. Toutefois, peut-on imaginer un «&nbsp;capitalisme durable&nbsp;» qui n’aurait qu’un impact positif sur les humain·e·s et la nature ? En effet, les décisions motivées par les bénéfices d’un profit à long terme pourraient valoir mieux que celles à court terme, mais arrivera-t-on jamais à des décisions déterminées par la priorité d’un impact positif sur nos écosystèmes? </span></p>
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		<title>Soutien à la communauté Unist’ot’en</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/01/22/soutien-a-la-communaute-unistoten/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2019 13:35:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les associations mcgilloises dénoncent la violation des droits territoriaux autochtones.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 janvier dernier, alors que le McGill Daily publiait en première page une photo de l’intrusion des Forces armées canadiennes dans un territoire Gidumt’en, les affaires autochtones de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM, SSMU en anglais, ndlr) et l’Alliance des étudiants autochtones (Indigenous Student Alliance, ISA en anglais, ndlr) appelaient au rassemblement des McGillois·es en soutien à la communauté Unist’ot’en.</p>
<p>Dans une <a href="https://www.facebook.com/wetsuwetenstrong/videos/2509084819133578/" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external">vidéo</a> partagée sur une page Facebook d’activisme autochtone, Molly, représentante du clan Gidumt’en, explique brièvement les droits des Unis’tot’en sur le territoire, indiquant que puisqu’elles n’avaient pas reçu le « consentement libre et informé » du système de gouvernance autochtone, les Forces armées ont violé ces droits. En effet, malgré le refus des chefs Unis’tot’en de voir se construire des gazoducs sur leurs terres, la Cour suprême de Colombie-Britannique a donné en décembre 2018 l’autorisation à Coastal GasLink d’entamer un processus d’extraction sur le territoire Gidumt’en. Cette injonction est alors un laissez-passer pour la police, autorisée à forcer physiquement un point d’accès aux terres autochtones.</p>
<p>La communauté Unist’ot’en détient, par la loi Wet’suwet’en, le droit juridique de contrôler l’accès à leurs territoires, dont celui de Gidumt’en, situé au nord de la Colombie-Britannique. Or, <a href="https://www.facebook.com/wetsuwetenstrong/videos/472608843268486/" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external">une vidéo datant du 7 janvier</a> montrent la confrontation physique entre des membres du clan Gidumt’en et la Gendarmerie royale du Canada, de part et d’autre d’un barrage en bois que les Forces armées détruisent et escaladent pour entrer en territoire autochtone. On y voit des femmes crier : « Nous sommes le peuple de cette terre, ce n’est pas votre terre », ou encore : « Si vous suiviez vos propres protocoles, vous ne seriez pas ici. Vous ne respectez pas vos propres lois. »</p>
<p>C’est pour appeler au respect des droits territoriaux autochtones et dénoncer le manque de consultation dans les prises de décisions fédérales que <a href="https://www.facebook.com/events/212752486335374/?action_history=%22[%7B%5C%22surface%5C%22%3A%5C%22messaging%5C%22%2C%5C%22mechanism%5C%22%3A%5C%22attachment%5C%22%2C%5C%22extra_data%5C%22%3A%7B%7D%7D]%22" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external">l’AÉUM et l’ISA ont appelé au rassemblement</a>.</p>
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		<title>Ligne de Fuite</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/11/26/ligne-de-fuite-18/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2018 19:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Visuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
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		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Photos reportage des manifestations du 28 et 29 novembre 2017 à Québec</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les écologismes de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/10/23/les-ecologismes-de-mcgill/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2018 13:08:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[planète]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que peut-on penser des initiatives environnementales de l’Université?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/10/23/les-ecologismes-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Les écologismes de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">fin de répondre à un ensemble de questions sur les actions mcgilloises pour l’environnement, <i>Le Délit</i> a interrogé des acteurs de trois positions différentes. George McCourt et Jennifer Gobby sont tous deux à la Faculté d’environnement de McGill. Il y est professeur depuis plus de vingt ans, elle est chercheuse assistante à l’enseignement. Maxime Lakat et Loïc Eloy sont co-présidents du Desautels Sustainability Network, association étudiante qui promeut le secteur privé comme acteur clé et bénéficiaire du développement durable.</span></p>
<p><em>Les propos délivrés ont été traduits et remaniés pour la lisibilité de l’article.</em></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Le Délit (LD) </b>: <i>Quelles ont été les actions environnementales les plus importantes de McGill que vous ayez connues?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><strong>George McCourt</strong> <b>(GM) : </b>Il y a deux projets récents qui montrent le fort engagement de l’Université. Le premier est Vision 2020, un mandat lancé et signé en 2014, avec pour but de faire de McGill une institution écologiquement responsable et durable, tant sur par rapport à ses actions que sur l’éducation qui y est donnée. Les principaux axes d’amélioration touchent à l’efficacité énergétique de l’Université, les méthodes de recherche en laboratoire (notamment la gestion des déchets chimiques ou la consommation d’eau), l’enseignement des problèmes environnementaux à travers tous les programmes„ et enfin le lien entre les actions de chacun et les communautés locales.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Le deuxième projet est le Sustainability Project Fund (SPF), lancé en 2010. C’est un fond annuel de 870 000 dollars qui a déjà fait naître plusieurs centaines de projets liés au développement durable sur le campus. </span></p>
<p class="p2"><b>Maxime Lakat (ML) et Loïc Eloy (LE) </b>: Depuis la rentrée, nous avons organisé un séminaire sur la finance durable avec des leaders du secteur privé, ce qui a permis de véritablement légitimer notre cause et de convaincre les étudiants de finance qu’il y a une opportunité pour eux dans ce domaine (7 trilliards de dollars en 2016 selon la US ISF Foundation, SRI basics, <i>ndlr</i>). C’est important, car ils ne sont presque jamais confrontés aux concepts de l’investissement responsable dans le contexte académique. Nous avons aussi invité tous les membres exécutifs des initiatives étudiantes dédiés au développement durable à se rencontrer lors d’un<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>« Exec Mixer ». Cela nous a permis d’entamer la décontraction des silos entre les facultés de McGill, nécessaire à la collaboration d’approches complémentaires qui nous feront avancer…</p>
<blockquote><p>La décontraction des silos entre les facultés de McGill [est] nécessaire à la collaboration d’approches complémentaires qui nous feront avancer…</p></blockquote>
<p class="p4"><span class="s1"><b>LD :</b> <i>Concernant l’environnement, quels sont les plus gros projets actuellement en débat ou en cours d’acheminement? En terme d’environnement, quelles seraient les priorités de McGill pour les trois prochaines années?</i></span></p>
<blockquote><p><span class="s1">Tant que McGill continuera d’être une source du problème, toutes les actions en faveur du climat et du développement durable ne seront qu’un pansement sur une plaie que l’on aggrave continue d’aggraver avec au couteau.</span></p></blockquote>
<p class="p2"><b>ML et LE: </b>La McGill Sustainability Systems Initiative (MSSI) est une initiative pour le corpus académique de McGill, car elle permet la collaboration entre les différentes facultés et leurs professeurs sur des objectifs et projets communs. Il faut désormais également commencer davantage d’initiatives invitant les étudiants de tous les bords.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Jennifer Gobby (JG) :</b> La première chose à faire pour initier le changement est d’arrêter d’être la cause du problème environnemental. En continuant à investir dans les énergies fossiles, l’institution de McGill continue de soutenir les industries qui causent activement le dérèglement climatique. C’est la première étape et ensuite, McGill pourra entamer la mise en œuvre de solutions. Tant que McGill continuera d’être une source du problème, toutes les actions en faveur du climat et du développement durable ne seront qu’un pansement sur une plaie que l’on continue d’aggraver au couteau. Si McGill veut être une cheffe de file en opposition au dinosaure qu’elle est actuellement, elle doit initier la discussion sur la durabilité, la réconciliation et l’action climatique. Cela signifie le retrait total de ses investissements dans les énergies fossiles. Il en va de même pour le respect de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et l’écoute du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Il faut arrêter les investissements dans les énergies fossiles, investir dans les énergies propres et encourager les autres grandes institutions à faire de même.</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"><b>GM : </b>La majorité des initiatives viennent d’étudiants de toutes les facultés et sont souvent en partenariat avec les administrations de l’université. Par exemple, le «Jardin de Mac » a décollé grâce au SPF, et il est maintenant autonome, car il vend ses fruits et légumes au <i>McGill Food Dining Services</i>. Le plus important maintenant est de changer nos attitudes en tant que consommateurs. Par exemple, le nombre de trajets en avion effectués par les professeurs et les étudiants des cycles supérieurs (<i>grad students</i>) pour se rendre à des conférences est énorme et gravement nocif pour la planète, alors qu’il suffirait de s’habituer à faire des visio-conférences. Par ailleurs, certains acteurs commencent à se connecter avec les communautés autochtones de la région. Le dialogue culturel peut être très intéressant car nous avons beaucoup à apprendre de la façon dont les populations premières étaient et sont toujours liées à la nature.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>LD : </b></span><span class="s3"><i>À long terme, envisagez-vous McGill sans impact négatif sur l’environnement, mais plutôt positif ?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>JG :</b> Oui, je peux l’imaginer. Pour cela, il faudrait que<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>l’institution reconnaisse que les motivations nées du capitalisme reposent sur la dépendance à la<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>croissance économique, ce qui fait d’elles la racine des problèmes environnementaux. Il faut ensuite soutenir activement les projets visant à amener des alternatives viables, à toutes les échelles. Enfin, on doit arrêter<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>l’enseignement d’une économie et d’une ingénierie qui<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>renforcent le statut quo<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>destructeur. Beaucoup<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>d’universités dans le monde sont bien plus innovantes que McGill sur ce terrain-là, il est temps de se rattraper.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><strong>GM :</strong> Oui! Je suis plutôt optimiste, nous sommes déjà activement en train de réduire notre impact. Pour avoir un impact positif, il faudrait changer les attitudes de consommation des gens.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>LD :</b> <i>Pensez-vous que les associations et projets en cours sont suffisants, en attendez-vous plus des étudiants et de l’administration?</i></span></p>
<blockquote><p><span class="s4">la bureaucratie rend les prises de décisions très longues et complexes</span></p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s4"><b>ML et </b></span><b>LE</b><span class="s4"><b> :</b> Nous attendons une ouverture d’esprit de la part des étudiants de manière à créer un environnement qui incite la collaboration. Les stéréotypes sur les facultés et les visions sociétales de leurs étudiants doivent être combattus de manière à créer une génération apte à élaborer un plan stratégique ensemble contre le dérèglement climatique. </span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>GM :</b> Je n’ai pas besoin d’en attendre plus de mes étudiants, leurs projets sont nombreux et fantastiques. Regardez le SPF, c’est un<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span>étudiant de premier cycle, un <i>undergrad student, </i>qui a réussi à le mettre&nbsp;en place en seulement trois ans. Quant à l’administration, c’est la tragédie des grosses institutions. Les gouverneurs ne sont pas des vieilles têtes de mules, mais la bureaucratie rend les prises de décisions très longues et complexes.</span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>LD :</b> <i>Comment augmenter l’engagement des étudiants?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><b>GM </b>: Les organismes doivent repenser leur système de communication pour être plus visibles. La plupart du temps, ils font de très beaux sites avec toutes les informations, et pensent que tout le monde va les voir. Il faut sortir de ces habitudes et aller à la rencontre des étudiants. Avec l’abondance d’informations que nous recevons tous les jours, même les courriels ne suffisent pas.</span></p>
<blockquote><p><span class="s4">Les organismes doivent repenser leur système de communication pour être plus visibles.</span></p></blockquote>
<p class="p4"><span class="s4"><b>LD </b>:<i> Pour les étudiants qui souhaitent s’engager, quelles sont les possibilités?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>ML et </b></span><b>LE</b><span class="s1"><b> :</b> Pour commencer, on conseille à tous de lire un court papier de cinq pages intitulé «<em> A Worldly Strategy for the Global Climate »</em> écrit par des professeurs de McGill (H. Mintzberg, S. Mantere et D. Etzion). Il porte sur les moyens que chaque secteur de la société peut apporter contre le changement climatique.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4"><strong>GM :</strong> Les opportunités sont nombreuses, que chacun s’engage là où sa passion et son énergie se trouvent.</span></p>
<p class="p7"><span class="s5"><b>Ce qu’on en retient :</b></span></p>
<p class="p8"><span class="s4">Les initiatives en faveur de l’environnement prolifèrent sur le campus, mais elles sont trop peu visibles à cause d’un manque de communication efficace. En raison de la trop grande affluence d’informations, les sites Internet et les listervs ne marchent pas.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’enseignement de l’écologie doit se faire à travers tous les programmes et tous les cours, la vision environnementale doit être intégrée pour repenser tous les domaines académiques. La collaboration entre les facultés permet une complémentarité des approches nécessaires à l’action. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les changements les plus importants doivent être réalisés en profondeur, par exemple par la promotion de la décroissance. </span></p>
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		<title>Calder, l’inventeur du Mobile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 18:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[1967]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Calder]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[art moderne]]></category>
		<category><![CDATA[Calder]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[exposition universelle]]></category>
		<category><![CDATA[fil de fer]]></category>
		<category><![CDATA[inventeur radical]]></category>
		<category><![CDATA[l'Homme]]></category>
		<category><![CDATA[les trois disques]]></category>
		<category><![CDATA[Marcel Duchamps]]></category>
		<category><![CDATA[MBAM]]></category>
		<category><![CDATA[mobile]]></category>
		<category><![CDATA[Musée des beaux-arts de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[sartre]]></category>
		<category><![CDATA[Sculpture]]></category>
		<category><![CDATA[stabile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ingénieur mécanique exubérant, inventeur candide et poète aérien.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">usqu’en février, le musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) présentera une rétrospective de l’œuvre d’Alexander Calder, «&nbsp;l’inventeur radical&nbsp;» américain du XX<i>ème</i> siècle.On y trouve le portrait haut en couleurs de l’ingénieur, inventeur et poète.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Après des études d’ingénierie, Calder suit la trace de ses parents sculpteurs et se plonge dans le monde de l’art. Il travaille quelques années comme illustrateur pour différents journaux américains avant de déménager à Paris en 1926, au coeur des années folles. Il y restera sept ans, pendant lesquels l’influence d’artistes subversifs comme Aragon, Cocteau, Marcel Duchamps et bien d’autres forgera sa patte révolutionnaire. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La légèreté comme force</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’artiste est d’abord passionné par le cirque, pour son exceptionnel mariage entre surprise et rigueur, émerveillement et équilibre. Il réalise des maquettes de décors de cirque fonctionnant grâce à des petits moteurs, et en vient à s’intéresser en particulier aux équilibristes. Ils sont la preuve que la légèreté peut naître de la vigueur et que la position statique peut représenter une force, dans le sens physique du terme. Ne pas tomber quand on est poussé par des poids et tiré par la gravité, c’est jouer avec des vecteurs de toutes origines, jongler avec mouvements anonymes et invisibles qui se font le plaisir de nous secouer.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">«&nbsp;Les lois physiques de variation entre les événements de la vie&nbsp;», tel est le point de départ de la réflexion de l’artiste. Il tente de modéliser la cohérence du monde, ou son équilibre qui tient d’un «&nbsp;assemblage de plans d’architectures&nbsp;». Avec des fils de fer et beaucoup d’ingéniosité, Calder crée une quatrième dimension de la sculpture. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Les vents décideront</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ses premières modélisations d’équilibristes au fil de fer jouent d’abord avec la superposition du sujet et du fond par la transparence qui se glisse entre le premier et le deuxième plan. Avec le temps, Calder devient plus ambitieux et son travail plus abstrait. Il crée alors les Mobiles, premières sculptures qui se mettent en mouvement toutes seules. Ils sont balancés par des forces intérieures déterminées par l’équilibre des poids des différentes matières, formes et densités qui les composent, ainsi que par des forces extérieures liées au vent, aux passage des gens… Pour la première fois, on peut découvrir des sculptures qui ont l’air vivantes non par l’imitation de physionomies d’être vivants, mais par la reproduction du mouvement autonome.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">«&nbsp;Les vents décideront de chaque danse particulière&nbsp;», commente Jean-Paul Sartre, ébloui par la nature «&nbsp;révolutionnaire&nbsp;» des mobiles. Le mobile est une invention de son temps: l’objet balancé par l’environnement comme les populations bousculées par l’Histoire et l’équilibre qui revient toujours comme la survie des hommes et des femmes que l’on veut croire, après la guerre, infaillibles. Dans l’esthétique aussi, il est le façonnement de matières à l’allure industrielle: le fil de fer et le métal se parent de couleurs primaires, vives et unies et leur légèreté leur donne de l’élégance. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Calder à Montréal</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Enfin, le musée met en lumière un double jeu de miroirs entre Alexander Calder et la ville de Montréal. L’artiste a été le contributeur phare de l’Exposition Universelle de 1967 avec son «&nbsp;stabile&nbsp;» de 22 mètres: <i>Les Trois Disques</i>, affectueusement appelé «&nbsp;L’Homme&nbsp;».<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Au cœur de la Guerre Froide, le géant d’acier représente les valeurs humanistes occidentales dont Calder était partisan, à savoir l’harmonie collective par le progrès technique. Offert à la ville de Montréal, il est aujourd’hui au Parc Jean-Drapeau et rappelle le caractère ambitieux, innovateur mais quelque part stable et apaisant de la métropole. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Finalement, le MBAM offre le portrait poétique d’un génie du XX<i>ème</i> siècle. C’est un voyage en suspension sur le fil d’un «&nbsp;inventeur radical&nbsp;», entre les mobiles et leurs ombres qui jouent sur les murs. Toutefois, si l’œuvre de Calder est assurément surprenante et inspirante, l’exposition en elle-même ne paraît pas assez mémorable pour son prix (13$ pour les 13–30 ans). L’œuvre de Calder étant particulièrement conceptuelle, son intérêt semble plus résider dans ses idées que dans les produits finis. </span></p>
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		<title>Tragédies humaines au Prospero</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/25/tragedies-humaines-au-prospero/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2018 14:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[émotions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur Écoutez nos défaites end, l’œuvre de Laurent Gaudé.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«O</span><span class="s1">n ne peut pas partir au combat avec l’espoir de revenir intact. Au départ, déjà, il y a le sang et le deuil. Au départ, déjà, la certitude qu’il n’y aura aucune victoire pleine et joyeuse.&nbsp;» Avec intensité, Roland Auzet met en scène nos défaites intimes et universelles originellement contées dans le roman de Laurent Gaudé. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La victoire, à quel prix? </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">La pièce commence dans l’intimité et la violence d’un vieil homme qui se déshabille entièrement sur un bruit de fond assourdissant. Assem, «&nbsp;tueur de la République&nbsp;» pour les services français, reçoit une nouvelle mission: il va devoir juger de la mort d’un homme. Face à une caméra, le haut de son visage projeté sur un très grand écran derrière lui, il marmonne ou hurle son mal-être. Le travail qui l’aspire, le manque d’une personne avec qui partager le bonheur d’être en vie, le manque de mots et l’espoir de trouver ce qui le sauvera enfin.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">L’homme à juger est Sicoh, tireur </span><span class="s1">d</span>’élite des services américains ayant participé à l’élimination d’Oussama Ben Laden. Il a disparu dans la nature et représente une menace en raison du savoir qu’il détient. Mis en contact avec Assem via <i>WhatsApp</i>, le jeune homme semble enfin mettre des mots sur les douleurs de son aîné: «&nbsp;Un fou tue un homme parce que son pays a tué ses enfants. […] L’Histoire pue.&nbsp;» La brutalité est sacralisée et l’on prie sur les reliques de héros sanguinolents. Qui gagne à la guerre? Sicoh, la barbe hirsute et le corps agité, remonte dans l’histoire pour raconter les défaites personnelles de conquérants victorieux. Agamemnon, «&nbsp;Roi des rois&nbsp;» qui avait donné sa fille en sacrifice pour que les vents gonflent ses voiles et l’amènent jusqu’à la conquête de Troie; Grant, «&nbsp;le boucher&nbsp;» de la guerre de Sécession, qui a vaincu le sud des États-Unis en ordonnant de brûler tous les villages, les innocents, les enfants…</p>
<p class="p2"><span class="s1">Sicoh, qui a vu un homme bombarder une école pour le sauver, entendu les mères pleurer leurs enfants pour sa vie, hurle sa culpabilité et celle des hommes qui ont sacrifié leur humanité pour </span>«&nbsp;vaincre&nbsp;».</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>«C’est la défaite qui nous lie»</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1"> Nos défaites sont nos concessions et nos trahisons, les idéaux que l’on a abandonnés, les ordres auxquels on a obéi en fermant les yeux, les fois où l’on a laissé faire. De remords, Sicoh se tue à la fin de la pièce. De lâcheté, Assem ne fait rien. L’histoire de Gaudé est celle de la tragédie des hommes «qui ne sont que des hommes» et dont le vieillissement silencieux célèbre les victoires d’apparat.</span></p>
<p class="p2"><span class="s4">L’histoire de Laurent Gaudé semble trouver écho dans nos vies quotidiennes. On peut la lier aux informations alarmantes qui défilent chaque jour sur nos écrans, rappelés par celui qui est sur scène. Face à elles notre immobilité, notre complaisance et nos œillères rendent ces horreurs possibles, comme l’obéissance des deux tueurs. Se forme alors notre «facilité d’éloigner» ces problèmes, en gardant le «sang collé au pantalon». Lors d’une discussion suivant la pièce, le professeur Aziz Salmone Fall du Département de développement international de McGill mentionne notre servitude volontaire, illustrée par notre participation à la superstructure prédatrice de la société contemporaine. Chaque fois que l’on achète quelque chose en sachant que sa production implique la surexploitation des hommes et de l’environnement, chaque fois que l’on vote en connaissant le poids des lobbies, chaque fois que l’on se dit «&nbsp;c’est vrai que c’est pas bien, mais bon…&nbsp;»; c’est une nouvelle défaite pour notre humanité, emportée par un désir de réussite nécrosée. Un gros plan sur le visage de Sicoh nous revient alors en tête, assénant qu’il faudrait avoir «&nbsp;la loyauté de devenir fou&nbsp;» dans un lieu où seule la victoire compte. </span></p>
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		<title>F‑MR, notre QG de l’été !</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/07/20/f-mr-notre-qg-de-lete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 15:24:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des vieux wagons et une scène au bord de l’eau pour découvrir la patte montréalaise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/07/20/f-mr-notre-qg-de-lete/" data-wpel-link="internal">F‑MR, notre QG de l’été !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le long du canal de Lachine se trouve une merveille à ne pas manquer. Lancé par les frères Morin-Bordeleau en 2017, le projet MR-63 est destiné à offrir aux Montréalais·es un endroit où se relaxer, se rencontrer et découvrir les talents de la ville.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-31379" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37395365_995873863916905_7321670379154440192_n-1000x662.jpg" alt width="1000" height="662" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37395365_995873863916905_7321670379154440192_n-1000x662.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37395365_995873863916905_7321670379154440192_n-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37395365_995873863916905_7321670379154440192_n-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37395365_995873863916905_7321670379154440192_n-850x563.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/lucile-jourde-moalic/?media=1" data-wpel-link="internal">Lucile Jourde Moalic</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Le wagon bleu, symbole identitaire commun</strong></p>
<p>L’histoire commence dans le métro de Montréal, que les deux jeunes frères prennent tous les jours pour aller au Cégep. La majorité des wagons sont encore les «&nbsp;MR-63&nbsp;» bleus, qui ont fait leur entrée en 1966. Etienne, le cadet, m’explique alors que «&nbsp;chacun·e a une histoire différente avec ce métro. Certain·e·s l’ont vu arriver dans la ville, d’autres le prennent tous les jours pour aller au travail…&nbsp;» Ce qui est touchant, c’est l’attachement unique de chaque Montréalais·e à un lieu discret mais iconique de leur métropole. Le wagon bleu devient alors un symbole identitaire commun, autour duquel les frères ont souhaité reproduire un espace d’échange entre les citoyen·ne·s.</p>
<p>En 2016, la STM entame le remplacement des MR-63 par les voitures Azur, et lance alors un appel d’offres&nbsp;: elle financera le projet de qui saura le mieux recycler et mettre en valeur le vieux wagon bleu. &nbsp;La compagnie sélectionne les initiatives qui promeuvent, entre autres, «&nbsp;l’image et le patrimoine&nbsp;; l’environnement et le développement ». Parmi les finalistes nous retrouvons le projet MR-63, qui s’attèle joyeusement à ces différents défis urbains.</p>
<p><strong>Des spectacles différents tous les soirs</strong></p>
<p>Avant le lancement du projet annoncé pour l’année prochaine, les frères ont mis en place sa petite sœur&nbsp;: la station F‑MR. Elle est le prototype éphémère de la création finale, et se fonde sur les mêmes visions de partage culturel et de respect environnemental. Dans les wagons sont exposées les richesses culturelles de la région. Etienne me parle de cette bouteille de Kombucha faite au Québec, vendue à côté de bières brassées localement. On trouve également des objets de design, comme des vêtements de griffes montréalaises ou des coques de téléphone avec le plan du métro, vendues par un satellite du centre Phi (salle d’événements artistiques et culturels). Burger en main, on peut apprécier les différents spectacles qui s’y déroulent tous les soirs&nbsp;: musique, cirque, théâtre, cinéma en plein air… Avec toujours la même idée&nbsp;: présenter les artistes de la région, servir de satellite aux nombreux festivals de la ville, promouvoir la diversité «&nbsp;de chez nous&nbsp;».</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="wp-image-31380 size-large alignright" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37402473_995872867250338_8249634892799803392_n-1000x662.jpg" alt width="1000" height="662" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37402473_995872867250338_8249634892799803392_n-1000x662.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37402473_995872867250338_8249634892799803392_n-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37402473_995872867250338_8249634892799803392_n-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/07/37402473_995872867250338_8249634892799803392_n-850x563.jpg 850w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/lucile-jourde-moalic/?media=1" data-wpel-link="internal">Lucile Jourde Moalic</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>En face, un wagon est transformé en exposition d’art immersif. Chaque mois, des artistes différent·e·s présentent «&nbsp;leur&nbsp;» Montréal, avec une réflexion sur l’urbain, l’environnement et le temps. Alejandro Figueroa le premier nous a offert un voyage spatio-temporel, de l’ultra-modernité oppressante du métro à l’abondante jungle, fille d’une nature qui aurait repris le dessus sur la ville. La problématique de l’antagonisme entre la nature et la ville est au cœur du projet MR-63. En plus de créer un lien entre les Montréalais·es, les frères Morin-Bordeleau ont aussi tenu à montrer la possibilité de faire cohabiter les infrastructures modernes avec des espaces verts. Ils ont alors travaillé avec le Conseil du Bâtiment Durable pour penser un projet à l’empreinte écologique minimale, mettant par exemple en place un «&nbsp;lieu d’expérimentation du design végétal urbain&nbsp;», où chacun·e peut venir innover en matière de jardinage.</p>
<p>Finalement, c’est un lieu ouvert et convivial, où l’on peut passer «&nbsp;en sortant du travail, avec ses ami·e·s&nbsp;» ou même pour étudier au Wagon Café. Jusqu’à septembre, le contenu des wagons est renouvelé tous les mois, et celui de la scène, tous les jours. On peut suivre leur évolution via la page Facebook de la station. Cette oasis éphémère est l’ébauche du projet MR-63, que les Frères Bordeleau espèrent installer durablement avant l’été prochain.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>La Station est ouverte à tou·te·s&nbsp;du mercredi au dimanche, de 11h à 23h.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Adresse&nbsp;: La station F‑MR, Allée des Barges, Montréal, QC H3J 1S1</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Irma, José et Maria</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/28/irma-jose-et-maria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lucile Jourde Moalic]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2017 16:32:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Irma]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[ouragan]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>McGill vient en aide à la communauté de Saint Martin.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">E</span><span class="s1">n Septembre dernier, l’île de Saint-Martin, dans les Caraïbes, a été frappée à trois reprises par des ouragans dévastateurs. Irma, José et Maria ont été reportés de catégorie 4 à 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, 5 étant l’état le plus grave.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Une situation sans précédent</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ces catastrophes ont causé des dommages colossaux, laissant les habitations et les infrastructures en ruines. Parmi les dégâts, les écoles ont bien sûr été touchées et l’éducation des enfants de l’île a été mise en suspens.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Du côté français de l’île, les autorités sont parvenues à s’organiser pour assurer un retour rapide des élèves à l’école, avec les fournitures nécessaires. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1">Toutefois, du côté néerlandais de l’île, les fonds du gouvernement sont suspendus en attente d’un accord politique. Cependant, l’éducation des enfants ne peut pas attendre ce type de discussion pour reprendre. Les enseignant·e·s hollandai·e·s se sont rapidement organisés pour que les cours reprennent: ceux-ci ont lieu dans ce qu’il reste de quelques bâtiments épargnés par la catastrophe, dans la rue ou chez les habitants eux-mêmes. Annabel Vlaun, étudiante à McGill, a grandi à Saint-Martin et est aujourd’hui en contact avec ses anciens professeurs. Les conditions ne sont, bien sûr, pas idéales. Les enfants sont souvent deux fois plus nombreux par classe. Ils n’ont parfois pas de table pour travailler et leurs livres ont été abimés à cause des inondations. Pourtant, l’éducation reprend son cours et les enseignant·e·s font de leur mieux pour que les élèves puissent continuer à apprendre. </span></p>
<p class="p7"><span class="s1">Afin de répondre à cette crise, ils se réunissent aujourd’hui pour demander une aide extérieure, notamment pour un ravitaillement en fournitures scolaires. Les cahiers, les stylos, les crayons ont été emportés par les ouragans et les élèves de Saint-Martin manquent de matériel pour étudier.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Appel à la mobilisation</b></span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Les étudiants de McGill peuvent apporter de l’aide aux élèves de Saint-Martin car il est vrai qu’on oublie facilement la valeur d’un stylo, c’est pourquoi on en a toujours en trop dans sa trousse, à la maison… </span></p>
<p class="p7"><span class="s1">En faisant don de quelques matériels scolaires à l’association <i>Borderless World</i> qui les enverra à Saint-Martin, ces stylos oubliés peuvent devenir importants pour d’autres étudiants.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Vous trouverez les boîtes de collecte dans de nombreux bâtiments sur et autour du campus:</span></p>
<ul>
<li class="p2"><span class="s1"> Duff Medical Building</span></li>
<li class="p2">Education Building</li>
<li class="p2">La Marq 515</li>
<li class="p2">Carrefour</li>
<li class="p2">Upper Rez</li>
<li class="p2">Bishop Mountain Hall</li>
</ul>
<p class="p2"><span class="s1">Dans ces boîtes seront joyeusement reçus:</span></p>
<ul>
<li class="p2"><span class="s1">Stylos, crayons, crayons de couleur, marqueurs, feutres velleda</span></li>
<li class="p2">Règles, gommes, ciseaux, colles, scotch, punaises</li>
<li class="p2">Papier, cahiers, livres de coloriages</li>
<li class="p2">Peinture et pinceaux</li>
<li class="p2">Balles et cordes à sauter (pour les cours de sport).</li>
</ul>
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