<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Julie Leroux - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/julie-leroux/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link></link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 06 Sep 2011 13:50:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>La sombre histoire de l’Ouest</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/la-sombre-histoire-de-l%e2%80%99ouest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 13:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8131</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jacques Côté livre un polar fascinant, Le Sang des prairies, deuxième tome de la série «Les Cahiers noirs de l’aliéniste».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/la-sombre-histoire-de-l%e2%80%99ouest/" data-wpel-link="internal">La sombre histoire de l’Ouest</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la pluie de polars génériques qui s’abat sur nos librairies de saison en saison, il y a de ces trésors qui sortent du lot de par leur originalité et la profondeur de la réflexion qu’ils suscitent. Parmi ceux-ci, il y a Le Sang des Prairies, un roman policier à saveur historique signé par l’auteur québécois Jacques Côté.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 176px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-sangprairies.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-8202" title="C-sangprairies" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-sangprairies-176x300.jpg" alt width="176" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté Alire</span>		</figcaption>
	</figure>
Cet ouvrage constitue le second tome de la série «Les Cahiers noirs de l’aliéniste», série amorcée en 2010 avec le roman Dans le Quartier des agités, ouvrage qui a valu à son auteur un troisième prix Arthur-Ellis du meilleur roman policier canadien en carrière. La barre est donc haute pour le second «Cahier», mais c’est un défi que Côté relève avec brio en nous livrant un polar fascinant et fort marquant. L’auteur nous transporte en 1885, en plein cœur d’une révolte impliquant des communautés cries inspirées par le controversé leader métis Louis Riel. On y suit les pas de Georges Villeneuve, jeune capitaine lettré et empathique, qui, avec ses collègues du 65e bataillon de Montréal, doit aller investiguer le violent massacre qui a secoué le village de Lac-à-la-Grenouille, en Alberta. Après deux pénibles mois de voyagement dans un climat hostile, Villeneuve doit entendre le témoignage de François Lépine, seul survivant du carnage durant lequel ont péri de nombreux colons français et un métis.
<p>Le troublant témoignage de l’interprète métis ne donne qu’un aperçu de l’horrible spectacle qui attend les soldats à Lac-à-la-Grenouille. Mais ce n’est pas tout. Si l’horreur des détails de la tuerie choque profondément Villeneuve et ses collègues, ces derniers sont d’autant plus choqués de découvrir que le massacre est en réalité le produit des politiques injustes du gouvernement canadien, politiques qui ont fait subir aux communautés autochtones humiliation et famine.</p>
<p>Dès le début du roman, le témoignage de Lépine est placé en parallèle avec l’histoire principale, de manière à sensibiliser le lecteur à la cause métisse et amérindienne et à le faire s’identifier d’avantage à la progression du raisonnement de Villeneuve. Chez le lecteur québécois francophone de souche, cette identification se trouve amplifiée par le fait que les révoltes amérindiennes et le sort que fait subir Ottawa à ce peuple est plus d’une fois comparé au soulèvement des Patriotes de 1837–38: la révolte des métis est aussi la sienne. Toutefois, comme Villeneuve, il se retrouve aussi partagé entre le désir de prendre parti pour ses frères de l’Ouest, ces métis qui sont aussi des canadiens francophones et catholiques, et celui de voir à ce que les auteurs des meurtres soient punis: qui doit-on blâmer, lorsque l’auteur d’un crime est en fait la victime d’un autre, bien plus hypocrite?</p>
<p>Le Sang des Prairies se situe à mi-chemin entre le roman d’enquête, le récit de guerre et le western. Inspiré de faits et d’intervenants réels, l’ouvrage vise plus loin que le simple divertissement: il raconte l’histoire que bon nombre de canadiens ont oubliée, l’histoire des premières minorités canadiennes qu’on a voulu détruire par la cruauté et l’injustice. Un style accessible et fluide, ainsi qu’un ton naturel, authentique et humain alternant entre le grave et le léger, rendent la lourdeur des sujets abordés bien plus digeste qu’on serait porté à le croire: en effet, la plume de Côté nous transporte du début à la fin du roman sans qu’on ne voie passer le temps. Le roman terminé, on en redemande, on le relit. Sans conteste un incontournable de la rentrée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/06/la-sombre-histoire-de-l%e2%80%99ouest/" data-wpel-link="internal">La sombre histoire de l’Ouest</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des condoms à 0,25$ sur le campus? Oh, ouiii!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/des-condoms-a-025-sur-le-campus-oh-ouiii/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/des-condoms-a-025-sur-le-campus-oh-ouiii/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2010 01:09:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[DeliXXX]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=2516</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec sa propre boutique de condoms et accessoires bon marché, le Shagalicious Shop, la population mcgilloise a toutes les raisons de se protéger.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/des-condoms-a-025-sur-le-campus-oh-ouiii/" data-wpel-link="internal">Des condoms à 0,25$ sur le campus? Oh, ouiii!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À McGill, on trouve vraiment de tout: des résidences, des restos, des cliniques, des associations étudiantes, des agences de voyage, des groupes communautaires, même un sex shop… ou presque! Peu connu de la population mcgilloise, le Shagalicious Shop –le nom vient de l’argot britannique vulgaire shag, qui désigne l’acte sexuel– est une boutique sans but lucratif axée sur la promotion du <em>safe sex</em> chez les étudiants.</p>
<p>Désireux d’en savoir plus, Le Délit a rencontré le Dr. Tellier et M. Jonathan Farkouh, respectivement directeur médical et responsable de la promotion de la santé au service de santé des étudiants de McGill.</p>
<h4>Qu’est-ce que le Shagalicious Shop?</h4>
<p>Le Shagalicious Shop est-il un sex shop comme un autre? «La mission du Shag Shop est de prévenir les grossesses et la propagation d’infections transmises sexuellement (ITS). On veut que ce soit un endroit axé sur la sécurité [et on se limite aux] petits articles. On ne vend pas de vibrateurs ou de dildos, seulement des petits vibromasseurs», explique Jonathan Farkouh. Le petit magasin aux allures rétro n’équivaut donc pas à une boutique érotique élaborée, mais il veille cependant à promouvoir la santé sexuelle des étudiants en leur offrant des condoms à 0,25$, différentes variétés de lubrifiants, quelques jouets discrets… et une foule d’informations.</p>
<p>Avant la création de la boutique, les étudiants pouvaient se procurer des condoms à la réception du centre de santé des étudiants de McGill, mais, selon le Dr. Tellier, personne n’était porteparole de la santé sexuelle sur le campus; le Shag Shop comble ce rôle dans un contexte «beaucoup plus accueillant, beaucoup plus plaisant, et ouvert aux étudiants».</p>
<h4>Plus qu’un magasin de condoms…</h4>
<p>La boutique n’est pas subventionnée par McGill; cependant, son roulement est assuré par le travail conjoint de bénévoles et de l’équipe médicale de la clinique. Plus que des commis dans cette boutique modeste vendant «les essentiels», l’équipe du Shag Shop veille à garder la population mcgilloise informée, notamment en répondant aux questions des étudiants. «Le service est anonyme; on n’a pas besoin d’utiliser son adresse courriel de McGill. On peut, de manière totalement confidentielle, poser n’importe quelle question reliée à la santé ou au sexe en général», nous explique le Dr. Tellier.</p>
<p>Le Shagalicious Shop publie également une mini-revue informative, le Shag Mag, gérée par des étudiants et disponible seulement au Pavillon Brown. La publication visant la promotion de la santé générale et sexuelle chez la population étudiante est distribuée quatre fois l’an, à raison de 500 exemplaires.</p>
<h4>Shag sur le campus</h4>
<p>Méconnue des étudiants, l’équipe du Shag Shop mise entre autres sur la rentrée pour se faire connaître davantage. «Nous créons des kits pour le Frosh tous les ans; c’est essentiellement un sac avec de l’autopromotion, deux condoms gratuits, un Shag Mag et de l’information générale», explique M. Farkouh. Pour assurer sa visibilité sur le campus, le Shag Shop commandite également le Student Wellness Awareness Team (SWAT) et quelques événements organisés par Queer McGill, parmi d’autres. L’équipe travaille actuellement à améliorer la disponibilité de l’information relative à la sexualité et à la santé. Selon le Dr. Tellier, d’ici la fin de l’année, les étudiants devraient avoir accès à un site Internet détaillé sur les ITS, allant de la protection à la consultation.</p>
<p class="boiteg&quot;"><em><strong>Shagalicious Shop</strong></em><br>
Student Health Services Clinic, au 3ème étage du Pavillon Brown<br>
3511 rue Peel, au coin de Dr. Penfield (Métro Peel)<br>
Lundi au vendredi, 10h00-16h30<br>
<strong>Tél:</strong> (514) 398‑2087<br>
<a href="http://www.mcgill.ca/studenthealth/boutique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.mcgill.ca/studenthealth/boutique/</a><br>
Pour poser une question de manière anonyme:<br>
<a href="http://www.mcgill.ca/studenthealth/ask/drt/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.mcgill.ca/studenthealth/ask/drt/</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/des-condoms-a-025-sur-le-campus-oh-ouiii/" data-wpel-link="internal">Des condoms à 0,25$ sur le campus? Oh, ouiii!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2010/02/09/des-condoms-a-025-sur-le-campus-oh-ouiii/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vent de changement… conservateur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/02/vent-de-changement-conservateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 13:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=2425</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’analyste politique renommée Chantal Hébert était en visite au Cercle Universitaire de McGill pour discuter des causes et des conséquences de l’ascension des conservateurs au fédéral.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/02/vent-de-changement-conservateur/" data-wpel-link="internal">Vent de changement… conservateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«En octobre 2003, il était tentant pour nous [les journalistes] d’assumer que les choses reprendraient leur cours normal. Mais avec du recul, c’est clair qu’il y a eu un changement de direction [dans la politique fédérale].» Ces mots songés de Chantal Hébert donnent le ton de la conférence que l’analyste politique et chroniqueuse au <em>Toronto Star</em> et au <em>Devoir</em> a donnée le 27 janvier dernier au Club Universitaire de McGill. L’exposé de Mme Hébert –intitulé «The Shifting Canadian Political Landscape»– présentait les causes et les conséquences de la montée au pouvoir stratégique du Parti conservateur du Canada (PCC).</p>
<h4>L’union fait la force</h4>
<p>Qu’est-il donc arrivé en 2003? Certains lecteurs se rappelleront sans doute la fameuse poignée de main entre Stephen Harper, alors chef de l’Alliance Canadienne, et Peter MacKay, chef du Parti progressiste-conservateur du Canada, qui a marqué l’union de deux partis pour former le Parti conservateur du Canada. «C’est cette poignée de main qui signale le début du changement du paysage politique au Canada», affirme Mme Hébert.</p>
<p>En effet, devant un Parti Libéral de plus en plus divisé, les tenants de la droite canadienne en ont profité, après des mois de négociation et de planification, pour se rassembler sous une seule bannière. Si les conservateurs sont défaits face aux libéraux emmenés par Paul Martin aux élections fédérales de 2004, leur stratégie, ainsi que la popularité toujours réduite des libéraux suite au scandale des commandites, leur vaut une victoire (minoritaire) en 2006. Mais pourquoi parler d’un changement profond au niveau de la politique fédérale canadienne?</p>
<h4>Les autres partis dans de beaux draps</h4>
<p>Selon Mme Hébert, les conservateurs sont en train de remplacer définitivement les libéraux en tant que parti «naturel» au pouvoir. «Il est impossible de réduire l’importance des dommages que Paul Martin a laissé derrière lui. (…) Depuis le départ de Jean Chrétien, les libéraux ont perdu 20 points au Québec», et il ne suffira pas d’un changement de chef pour les sauver, explique-t-elle. De plus, le programme politique des libéraux ressemble de plus en plus, selon la journaliste, à la position des conservateurs –que ce soit sur les sables bitumineux ou la présence militaire canadienne en Afghanistan– et peine donc à convaincre les électeurs que les libéraux représentent une alternative intéressante et crédible.</p>
<p>Selon Mme Hébert, ce sont à la fois le PCC et le Nouveau Parti Démocratique (NPD) qui ont bénéficié de cette chute de popularité; cependant, le NPD peine à avoir de l’influence au Parlement et «s’affaire à garder le gouvernement en vie en profitant en échange des miettes que lui redonne Harper». «L’échec de la coalition [entre les Libéraux, le NPD et le Bloc Québécois] a marqué la fin de l’espoir de [Jack] Layton», explique la journaliste.</p>
<p>Quant au Bloc, un parti habituellement solitaire, on le voit de plus en plus miser sur des ententes avec les autres partis dans le but de déloger les conservateurs. «Avant, on n’aurait pas entendu Gilles Duceppe dire qu’un parti fédéral était meilleur qu’un autre. Puis, on l’a vu serrer la main de Stéphane Dion», raconte Mme Hébert. «[Le Parti conservateur n’a pas] perdu son temps», affirme la journaliste. Il recrute des candidats et des penseurs. (…) Bientôt, ce seront l’Ouest canadien et l’Ontario qui seront en charge. (…)</p>
<p>Il sera prochainement possible [pour les conservateurs] d’obtenir une majorité [des votes] sans le Québec», poursuit-elle. «Stephen Harper partira peutêtre, mais les conservateurs sont là pour rester», pronostique Mme Hébert.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/02/vent-de-changement-conservateur/" data-wpel-link="internal">Vent de changement… conservateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Sénat de McGill: en bref</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/26/le-senat-de-mcgill-en-bref/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 13:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=2330</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’instance suprême de gouvernance mcgilloise s’est réunie la semaine dernière. <em>Le Délit</em> vous en rapporte les points saillants.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/26/le-senat-de-mcgill-en-bref/" data-wpel-link="internal">Le Sénat de McGill: en bref</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le 19 janvier dernier que le Sénat de McGill –instance regroupant la haute administration de l’université, les directeurs de départements ainsi que les représentants étudiants– s’est rencontré pour la première fois cette année. <em>Le Délit</em> vous en résume ici les grandes lignes.</p>
<h4>La grippe A: plus une menace</h4>
<p>Concernant le dossier H1N1, le vice-Provost Morton Mendelson annonce que l’université retire le service spécial de déclaration d’absences via le portail myMcGill. Il encourage cependant la communauté mcgilloise à continuer à avoir recours aux procédures hygiéniques recommandées, et nous assure que vaccin contre la grippe A est toujours disponible via le service de santé de McGill.</p>
<h4>Navette Macdonald: victime de son succès</h4>
<p>Autre dossier chaud, le service apparemment insuffisant de navette entre les campus centreville et Macdonald inquiète David Marshall, sénateur des arts pour l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM).</p>
<p>Selon M. Mendelson, si ce service paraît déficient, il faut savoir qu’il a été créé avant tout pour servir la population étudiante devant se déplacer d’un campus à l’autre pour suivre des cours; or, un nombre considérable d’étudiants profitent de ce service pour des raisons personnelles. L’administration prévoit donc de resserrer la procédure de distribution des autocollants donnant accès à ce service avant d’augmenter la flotte d’autobus.</p>
<h4>Des rénovations coûteuses</h4>
<p>Enfin, le professeur Jim Nicell a présenté son rapport sur l’entretien différé des bâtiments du campus. Selon le rapport, ce sont 114 projets d’une valeur estimée à 132M$ qui doivent être complétés en 2010.</p>
<p>Vu le caractère historique des bâtiments sur le campus, chaque rénovation, ou restauration, selon le cas, coûte cher: par exemple, le coût du remplacement des fenêtres est estimé à 18,2M$.</p>
<p>Le coût élevé de la remise en beauté du campus est également dû au fait que le montant minimum devant être investi chaque année pour le maintien des bâtiments n’a pas été atteint depuis plusieurs années, faute de subventions gouvernementales.</p>
<p>Les bâtiments devant rester fonctionnels durant les travaux de réfection, le comité assure prioriser la sécurité de la communauté mcgilloise et viser un minimum de perturbation. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/26/le-senat-de-mcgill-en-bref/" data-wpel-link="internal">Le Sénat de McGill: en bref</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Non à l’eau contaminée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/non-a-l%e2%80%99eau-contaminee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1814</guid>

					<description><![CDATA[<p><em>Le Délit</em> a rencontré le maire de Roxton Pond, Raymond Loignon, réélu pour un troisième mandat après son combat contre le géant américain Stanley Works. Portrait des luttes passées et des projets actuels de la municipalité des Cantons-de-l’Est.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/non-a-l%e2%80%99eau-contaminee/" data-wpel-link="internal">Non à l’eau contaminée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Né à Roxton Pond, Raymond Loignon s’est toujours impliqué dans sa communauté, notamment en tant que chef pompier et directeur général de la municipalité. Cependant, lorsqu’il a pris sa retraite, devenir maire n’était «pas dans [ses] plans». C’est lorsque des analyses faites en 2001 ont démontré que l’eau des puits avait été contaminée par les activités de la multinationale américaine Stanley Works que M. Loignon a senti qu’il devait se porter à la défense de ses concitoyens. Élu maire en 2002, il a mené une lutte courageuse contre le géant américain et a remporté sa cause. <em>Le Délit</em> a rencontré Raymond Loignon pour discuter de ce dossier majeur dans l’histoire de Roxton Pond, ainsi que de la situation actuelle de cette municipalité qui compte 3586 habitants.</p>
<h4>L’héritage de la Stanley</h4>
<p>C’est l’arrivée de la compagnie d’outillage Stanley Works, en 1907, qui a en quelque sorte «créé le village» ses opportunités d’emploi ayant incité davantage de travailleurs à habiter la région. Bénéfique pour le village aux points de vue démographique et économique, la succursale roxtonnaise de la multinationale américaine, en activité jusqu’en 1984, a cependant laissé des traces nocives pour la santé des habitants de la région. Et c’est seulement en 2001, lorsque l’école primaire des Grands Pins a voulu se doter d’un deuxième puits –la municipalité n’ayant pas, à ce moment- là, de système d’aqueduc– que des analyses de la qualité de l’eau ont révélé l’héritage à long terme de la Stanley: la contamination de la nappe phréatique et des puits artésiens par le rejet de mélanges de peintures, de solvants et autres déchets dangereux. Selon les documents d’analyse consultés par <em>le Délit</em>, des tests dans plusieurs secteurs de la municipalité ont confirmé la présence de composés organiques volatils (C.O.V.) hautement dangereux, en quantité excédant considérablement les normes réglementaires.</p>
<p>«Dans le secteur de la Stanley, 650 personnes –cinquante familles, en plus [des enfants et adultes fréquentant] l’école des Grands Pins et le Centre de la petite enfance– étaient privés d’eau potable», raconte le maire Loignon. «Il était défendu de boire l’eau, de se brosser les dents avec cette eau, de laver ses légumes ou d’arroser son jardin. Dans les salles de bain sans ventilation, il fallait faire installer des systèmes de ventilation, à cause des vapeurs cancérigènes [qui pouvaient se dégager]», poursuit-il. Le maire raconte également qu’entre 2000 et 2006, durant toute la durée du combat contre la Stanley, de l’eau en cruche arrivait par camions pour fournir les villageois en eau potable.</p>
<h4>L’appel du devoir</h4>
<p>Interrogé sur l’ampleur du combat qu’il avait à mener à son arrivée à la mairie, Raymond Loignon explique qu’il n’a pas du tout été intimidé, mais qu’il s’est plutôt senti guidé par son sentiment du devoir: «J’avais laissé mon poste de directeur général de la municipalité en 1998; je connaissais bien les rouages de la municipalité. J’ai vu qu’aucune démarche n’avait été entreprise par le maire précédent. J’ai voulu agir», explique-t-il. Le combat n’a pas été de tout repos. Les sommes à investir dans les différentes procédures judiciaires auraient pu en décourager plus d’un: «En 2003, on a rencontré des aviseurs légaux de la firme Hébert, Dufresne et Comeau de Montréal qui nous ont expliqué les implications [financières] de la poursuite: on parlait de 700 000$ à 800 000$ pour payer les experts, les études, la poursuite» Cependant, pour le maire de Roxton Pond, la santé de ses concitoyens n’avait pas de prix.</p>
<p>Il n’a toutefois pas été facile de rallier tous les roxtonnais à la cause. «[Au départ], les gens ne trouvaient pas cela correct de poursuivre la Stanley, qui était [auparavant] le gagne-pain du village. Mais quand on regarde l’héritage qu’ils nous ont laissé, ils ont contaminé notre sol!», s’indigne le maire. Mis à part quelques anciens travailleurs de la Stanley plutôt réticents, M. Loignon a réussi à convaincre la majorité des citoyens qu’il était temps d’agir, et plusieurs témoignages contre les pratiques de la Stanley ont été recueillis. «On avait le soutien des citoyens. On était préparés pour le procès.»</p>
<h4>«David contre Goliath»</h4>
<p>Cependant, le soutien supplémentaire recherché au niveau provincial a plutôt pris la forme de négociations ardues. «On a rencontré les représentants du Ministère de l’environnement, ainsi que Jean- Marc Fournier, [alors Ministre des Affaires municipales], pour savoir si le gouvernement et la municipalité pouvaient se mettre ensemble pour poursuivre la Stanley. Le gouvernement a refusé et la municipalité a poursuivi [Stanley Works] sans l’aide du gouvernement, avec un recours des citoyens», raconte M. Loignon. Mais le Ministère a rapidement changé son fusil d’épaule lorsqu’il a vu le déroulement des négociations entre la multinationale et le maire de la municipalité de Roxton Pond –un combat souvent surnommé «David contre Goliath» par les médias qui couvraient le dossier. «Quand ils ont vu qu’on était en train de s’entendre, ils ont dit que dans leur protocole, ils avaient droit à un pourcentage du montant reçu. Mais la Stanley ne voulait pas donner d’argent au gouvernement», rappelle M. Loignon. Le ministre Fournier a d’ailleurs très mal paru en imposant cette clause spéciale voulant que la ville cède un pourcentage de ses gains au gouvernement: le 21 décembre 2004, des accusations d’illégalité et d’abus de pouvoir faisaient la une du journal régional <em>La Voix de l’Est</em>.</p>
<p>C’est <em>in extremis</em> que la municipalité a pu déposer sa poursuite de 30M$ dans les délais requis. La multinationale s’est finalement inclinée devant la municipalité de Roxton Pond, défendue par Me Patrice Guay, «un avocat réellement intéressé par la cause», selon M. Loignon. Le résultat? «Les citoyens situés dans la zone la plus affectée on eu droit à un dédommagement, et la municipalité a pu investir dans un projet d’aqueduc de 12M$, payé [aux deux tiers] par des subventions du Ministère et [au tiers] par Stanley Works. Les rues ont dû être défaites et refaites; en tout, ça a coûté 20M$. Mais on n’a aucune dette en ce qui concerne le réseau d’aqueducs», précise fièrement le maire.</p>
<h4>Pour le troisième mandat</h4>
<p>Élu en 2002 et en 2005, Raymond Loignon a été réélu sans opposition aux élections du 1er novembre dernier. Outre son leadership et son courage dans le règlement du dossier de la Stanley de 2002 à 2006, M. Loignon s’est efforcé de procurer davantage de services aux citoyens de la municipalité: en janvier 2009, par exemple, la Coopérative de santé de Roxton Pond ouvrait ses portes. Moyennant l’achat d’un «passe social» de 10$ et une contribution annuelle de 100$ (il existe un fond permettant l’accès aux services aux familles à revenu plus faible), ce sont 2500 patients qui devraient pouvoir être servis par la coopérative d’ici la fin de l’année.</p>
<p>Cette initiative était nécessaire pour assurer des services de santé de qualité pour les roxtonnais; sans cet investissement, le médecin, surchargé de travail, aurait plié bagages. «J’ai eu l’idée en faisait de la recherche sur Internet et en regardant <em>La Grande Séduction</em>», avoue M. Loignon, sourire en coin. La coopérative sans but lucratif offre donc aux roxtonnais une clinique avec les services d’un médecin, d’infirmières et d’employés de soutien, ainsi qu’une pharmacie et des locaux pouvant accueillir d’autres services de santé, notamment des cliniques de médecine douce.</p>
<p>Autre élément majeur au programme: la complétion des services d’aqueducs et d’égouts. Ces travaux, prévus au printemps 2010, sont rendus nécessaires par la présence d’algues bleues dans le lac Roxton, alimentées entre autres par le phosphore des fosses sceptiques des chalets.</p>
<h4>De bonnes relations avec ses voisins</h4>
<p>Questionné sur les relations existant entre la municipalité de Roxton Pond et la ville de Granby, chef-lieu de la MRC de la Haute-Yamaska avec ses 60 000 habitants, Raymond Loignon se dit totalement satisfait. Des ententes inter-municipales existent entre plusieurs municipalités et la ville de Granby, notamment en ce qui concerne les services des incendies et des loisirs. «On ne peut pas se payer un aréna ou d’autres structures de loisirs qu’une ville peut se payer», explique- t‑il.</p>
<p>Selon M. Loignon, le maire de Granby est «très régional: il aide les petites municipalités; il ne les écrase pas». Il considère aussi que le fait d’être situé près de la ville est une force pour la municipalité, car ses habitants ont accès à un hôpital et des centres commerciaux à dix minutes de chez-eux. De plus, beaucoup de gens habitent Roxton Pond, travaillent à Granby et sont bien servis par l’économie locale: «Dans la Haute-Yamaska, il n’y a pas vraiment de récession», estime M. Loignon.</p>
<p>Le 3<sup>e</sup> mandat du maire de Roxton Pond s’amorce donc avec un constat assez optimiste. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/non-a-l%e2%80%99eau-contaminee/" data-wpel-link="internal">Non à l’eau contaminée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La prévention avant la contravention</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/la-prevention-avant-la-contravention/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:00:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1817</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’agent Charles Doré nous parle de son programme «Sécurisons nos routes», une initiative visant à rendre les routes plus sécuritaires pour les agriculteurs et les automobilistes qui s’y côtoient.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/la-prevention-avant-la-contravention/" data-wpel-link="internal">La prévention avant la contravention</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À Montréal, les agents de police peinent souvent à établir des liens avec les citoyens de la métropole: pour les Montréalais, ce sont des fantômes invisibles qui laissent des contraventions sous leurs essuie-glace, ou des constables anonymes qui assurent le maintien de l’ordre dans les stations de métro et aux intersections majeures. Est-ce un modèle unique? Certainement pas! Dans le cadre de son numéro spécial portant sur les régions du Québec, <em>Le Délit</em> a rencontré l’agent Charles Doré, un policier qui s’est penché sur les besoins de sa communauté dans la région de Beauharnois-Salaberry et qui a misé sur la prévention avant toute chose. Patrouilleur pour la Sureté du Québec (SQ), M. Doré est lauréat 2007 du prix Intersection en police communautaire, attribué par le Ministère de la sécurité publique du Québec, et du Prix national de la sécurité routière volet Service de police, pour sa création du programme «Sécurisons nos routes». Le but du programme? Rendre plus sécuritaires les déplacements des agriculteurs et des automobilistes en transit dans les secteurs agricoles.</p>
<p>Dès lors qu’il était étudiant, Charles Doré savait qu’il n’allait pas se contenter d’appliquer les lois une fois son badge obtenu: «Quand j’étais au cégep [en technique policière], j’ai travaillé sur quelques problématiques et j’ai vu qu’il n’y avait rien qui se faisait en matière de sécurité routière pour les agriculteurs. Je me suis dit qu’il y avait peut-être moyen de faire quelque chose, d’innover». À son arrivée en poste à Salaberry-de- Valleyfield, il a senti que beaucoup d’agriculteurs avaient un certain sentiment d’insécurité quant aux routes et aux lois les régissant, et cela l’a poussé à agir. M. Doré a opté pour une approche plus communautaire, axée sur l’éducation plutôt que la répression: «Je voulais donner l’heure juste aux gens qui n’avaient pas les informations exactes et [qui poursuivaient leurs activités] sans avoir la certitude que c’était la bonne manière de faire», affirme-t-il. Le but: éliminer les accidents mortels trop fréquents et réduire le nombre de collisions entre automobiles et tracteurs.</p>
<p>«Les méthodes de travail des agriculteurs ne correspondaient pas nécessairement aux normes établies, explique l’agent Doré, [notamment en ce qui concerne] les panneaux de marche lente (les triangles oranges), les chaînes de sécurité, les feux de position, les règles d’arrimage, etc.» De plus, le matériel utilisé ne fonctionnait pas toujours de manière adéquate et bon nombre d’agriculteurs ne veillaient pas à éviter les déversements de terre sur la chaussée, négligence qui rendait la conduite plus difficile pour les automobilistes.</p>
<p>M. Doré s’est donc associé au syndicat local de l’Union des producteurs agricoles (UPA), entre autres, qui s’impliquait déjà au niveau de la sécurité routière dans la région, notamment dans le suivi des dossiers et la prévention. Une fois les partenaires trouvés, le plan était de «rencontrer le plus de gens possible durant des journées de prévention. Ensuite, on passait aux interceptions de courtoisie, [pendant lesquelles] on remettait des dépliants aux gens en infraction», explique M. Doré. La répression à coup de contraventions était l’ultime moyen utilisé. L’agent Doré précise que le programme veille autant à la sécurité des agriculteurs qu’à celle des automobilistes en transit en milieu rural.</p>
<p>Du côté des agriculteurs, M. Doré a remarqué une appréciation et une collaboration marquées. «On a aussi vu une bonne amélioration [de la sécurité routière] en étudiant les bilans statistiques », ajoute-t-il. Bien sûr, les conditions routières et l’équipement utilisé par les agriculteurs changent selon les saisons, et il est difficile d’évaluer la progression du niveau de sécurité sur une période de douze mois, selon l’agent Doré. Toutefois, «durant l’été, on a remarqué une amélioration continue», et ce, malgré «les méthodes de travail bien ancrées chez certains».</p>
<p>Le programme «Sécurisons nos routes» a également été diffusé ailleurs en Montérégie, ainsi qu’à Lacolle et à Joliette, par le biais de conférences et d’assemblées générales. Cependant, suite à son changement de poste de Salaberry-de-Valleyfield à St-Lin, près de St-Jérôme, M. Doré a observé que le programme a perdu un peu de son ampleur: «À St- Lin, il y a des intérêts différents, une approche différente», explique- t‑il.</p>
<p>Cela dit, l’agent Doré a aussi d’autres projets en vue. Toujours passionné par la sécurité routière, il prévoit s’impliquer à nouveau dans le programme «Le pouvoir de tout changer» de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), une initiative qui vise à sensibiliser les jeunes de 5e secondaire aux dangers de la conduite avec capacités affaiblies, au printemps 2010. M. Doré s’était déjà impliqué dans ce programme auprès des jeunes de Salaberry-de- Valleyfield en 2008. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/la-prevention-avant-la-contravention/" data-wpel-link="internal">La prévention avant la contravention</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un joyau de la SF</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/un-joyau-de-la-sf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1847</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son nouveau recueil <em>L’Enfant des Mondes Assoupis</em>, l’auteur de science-fiction Yves Meynard nous livre d’excellentes nouvelles imagées qui stimulent l’intellect autant que l’imagination.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/un-joyau-de-la-sf/" data-wpel-link="internal">Un joyau de la SF</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si Yves Meynard est bien connu et bien récompensé par les amateurs de sciencefiction, il apparait évident, après la lecture de son tout dernier recueil de nouvelles, que son lectorat devrait dépasser largement la communauté SF.</p>
<p><em>L’Enfant des Mondes Assoupis</em> regroupe huit nouvelles écrites entre 1989 et 1999, dont certaines ont été récompensées par les prix Boréal et Aurora. L’histoire qui ouvre le recueil, «La Rose du désert », est une réflexion fascinante sur les origines et le destin de l’homme. On hésite entre la relire encore et encore, ou passer à l’autre nouvelle. Les fictions qui suivent étonnent par leur variété, autant dans leur contenu et leurs thèmes que dans leur structure narrative et leur contexte. «Équinoxe» fait appel à la morale et à la religion, alors que «Une princesse de Serendip» nous plonge directement dans un univers cyberpunk (pour les novices: ayant comme thèmes l’intelligence artificielle, la drogue, la technologie et les virus informatiques, les bandits, etc.). Dans «Les Hommes-Écailles», Jorn se mesure à Léviathan, alors que dans «Le Vol du Bourdon», un émissaire de la Terre tente de convaincre la Reine des Ruches du danger qui la guette. «Chasseur et Proie» nous fait suivre les pas d’Andersen, qui scrute la foule présente à l’Exposition universelle à la recherche de celle qu’il doit tuer. Dans «L’Enfant des Mondes Assoupis», la curiosité du Prince mène ce dernier vers Merre, un monde totalement différent de ses attentes. Enfin, «Soldats de sucre» clôt le recueil en offrant au lecteur un traitement original, étrange, presque grotesque du thème de la guerre.</p>
<p>Dire que l’écriture de Meynard est imagée, intelligente et originale parait insuffisant; ce serait là employer des euphémismes. Son récent recueil est un de ces rares livres qu’il est tout simplement impossible de déposer. Chaque nouvelle de l’inventif écrivain est une découverte savoureuse qui plonge le lecteur dans un univers merveilleusement bien décrit, peuplé de personnages d’une authenticité palpable. Ces nouvelles nous parlent, évoquent cette imagination qu’on a depuis longtemps repoussée dans les tiroirs lointains de notre mémoire. Le style de l’auteur est simple, précis et accessible sans pour autant manquer de poésie. Si la fin de chaque nouvelle laisse au lecteur un sentiment ambivalent, c’est bien celui de ressentir à la fois la grande satisfaction d’avoir lu une fiction écrite avec justesse et la tristesse d’être déjà arrivé à son dernier mot.</p>
<p>Une petite note à ceux qui sont curieux envers la science-fiction et qui ont soif de littérature audacieuse et originale: à lire absolument.<br>
</p>
<p class="boiteg"><em>L’Enfant des Mondes Assoupis</em><br>
Par Yves Meynard<br>
Éditions Alire<br>
15,95$</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/un-joyau-de-la-sf/" data-wpel-link="internal">Un joyau de la SF</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une assiette locale à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/une-assiette-locale-a-mcgill/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/une-assiette-locale-a-mcgill/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 18:18:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1466</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un menu local à McGill quelques jours par mois, c’est maintenant possible grâce aux <em>Local Food Days</em>. <em>Le Délit</em> a rencontré quelques bénévoles pour en savoir plus... avant de succomber à l’excellente ratatouille du chef.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/une-assiette-locale-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Une assiette locale à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est dix-sept heures à la cafétéria de la résidence mcgilloise Douglas Hall et les étudiants arrivent par grappes pour saisir leur plateau et choisir leur repas. C’est un souper qui a presque toutes les apparences d’un souper habituel, mais le 30 octobre, il n’y avait pas que les citrouilles souriantes qui égayaient l’atmosphère: le menu principal était composé presque entièrement de produits locaux, du repas principal aux accompagnements, en passant par la pomme gratuite offerte par la ferme McDonald de McGill. Il s’agissait de la sixième Local Food Day sur le campus de</p>
<p>McGill depuis la rentrée. Une initiative verte et santé du <em>McGill Food Systems Project</em>, les <em>Local Food Days</em> ont pour mandat de rendre accessible aux étudiants mcgillois un menu composé majoritairement de produits frais venant de quelques heures au plus de Montréal et ce, dans trois cafétérias, à toutes les dernières semaines du mois. Si, habituellement, les aliments servis à la cafétéria peuvent provenir d’aussi loin que l’Europe, le sud des États- Unis ou l’Amérique du Sud, ce sont de la volaille de Drummondville, de la farine de St-Polycarpe, du porc de Lévis et des fruits et légumes de la ferme du campus McDonald, à Ste- Anne-de-Bellevue, qui se retrouvent dans les assiettes lors de ces journées spéciales. «Nous cherchons à montrer aux étudiants que manger des produits locaux, c’est un choix facile et possible», explique Margaret Waterhouse, bénévole et étudiante en première année en environnement. Selon Alex Briggs, également bénévole et étudiant en deuxième année en génie mécanique, les assiettes locales sont également abordables: «Pour 6$, on a une bonne quantité de nourriture dans notre assiette. Si l’on considère en plus que le repas est fait d’ingrédients frais et santé, c’est sûr qu’on en a pour notre argent».</p>
<p>Il est cependant impossible pour l’instant d’avoir un menu réellement entièrement local. «La cafétéria n’arrête pas de servir ce qui n’est pas local, précise Mme Waterhouse, en désignant les jus et collations habituelles. Si l’on retire toutes les boissons gazeuses traditionnelles des tablettes, les étudiants vont déserter la cafétéria. » Tout de même, la bénévole estime que 85 à 90% des aliments au menu viennent des régions autour de Montréal. Il reste cependant à savoir ce qui arrivera quand l’hiver s’installera au Québec. «C’est difficile de manger local tout au long de l’année, explique Rose Karabush, bénévole et étudiante en première année en développement international. Ce serait possible, mais difficile. Il faudrait que les gens changent leurs habitudes alimentaires».</p>
<p>Cela dit, les <em>Local Food Days</em> reçoivent depuis le printemps dernier un accueil très enthousiaste. «Les étudiants en raffolent, affirme Mme Karabush. Certains m’ont dit que c’était les seules fois qu’ils appréciaient le fait de manger à la cafétéria. Un autre m’a dit [que les mets locaux] étaient les seuls mets servis à la cafétéria qui ne le rendaient pas malade! (…). Les employés sont également très contents de travailler avec des produits locaux.» Les questionnaires distribués pendant le repas confirment la tendance remarquée dans le passé. Selon Mme Waterhouse, l’enthousiasme est également palpable du côté des bénévoles, des étudiants chercheurs, des producteurs et des membres de l’administration de McGill impliqués dans le projet, qui est pour l’instant financé par des subventions de recherche. Le <em>McGill Food Systems Project</em> espère voir naître la création de davantage de postes permanents dédiés au projet. Le fait de voir des initiatives comme les <em>Local Food Days</em> «n’est pas seulement enthousiasmant, c’est un pas nécessaire vers un avenir plus durable », explique Mme Karabush, qui estime que manger local, c’est aussi bon pour soi que pour les autres. Liam Hession, bénévole et étudiant en première année en génie électrique, précise: «manger des aliments locaux, c’est une solution à une foule de problèmes: environnementaux, sociaux, économiques, médicaux, etc.» Il faut aussi retrouver le bonheur de bien manger, selon M. Briggs. En somme, «<em>local food feels good</em>», ajoute M. Hession un peu en guise de slogan.</p>
<p>Mme Karabush espère que l’initiative permettra d’accroître et de solidifier les liens entre les producteurs et les consommateurs sur le campus. M. Briggs souhaite voir une <em>Local Food Day</em> toutes les semaines, ou peut-être un choix de repas local chaque jour. L’équipe espère également que davantage de nourriture soit produite sur le campus MacDonald. «Plus les gens participent, plus c’est facile à réaliser», estime Mme Waterhouse. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/une-assiette-locale-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Une assiette locale à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/une-assiette-locale-a-mcgill/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cri du peuple contre le réchauffement climatique à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/cri-du-peuple-contre-le-rechauffement-climatique-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 17:48:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Action citoyenne]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage photo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1260</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 24 octobre dernier, à six semaines du Sommet de Copenhague, une foule considérable de Montréalais de tous âges s’est rassemblée sous la pluie à la Place des festivals à l’occasion de «La grande cacophonie de Stephen Harper sur le climat». Cet événement, qui s’est tenu simultanément dans plusieurs villes québécoises, était organisé entre autres&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/cri-du-peuple-contre-le-rechauffement-climatique-a-montreal/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Cri du peuple contre le réchauffement climatique à Montréal</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/cri-du-peuple-contre-le-rechauffement-climatique-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Cri du peuple contre le réchauffement climatique à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 24 octobre dernier, à six semaines du Sommet de Copenhague, une foule considérable de Montréalais de tous âges s’est rassemblée sous la pluie à la Place des festivals à l’occasion de «La grande cacophonie de Stephen Harper sur le climat». Cet événement, qui s’est tenu simultanément dans plusieurs villes québécoises, était organisé entre autres par Équiterre, Greenpeace, la Fondation David Suzuki et Québeckyoto. Aux discours revendicateurs de trois organisateurs a succédé une cacophonie générale durant exactement 350 secondes. Le but de cette cacophonie était d’«illustrer le piètre travail mené par le gouvernement Harper depuis plusieurs années dans le dossier des changements climatiques », selon le site d’Équiterre. Armés de tambours, de cuillers, de casseroles, de flûtes et de xylophones, les manifestants étaient unis non seulement par la colère, mais aussi par l’espoir de faire baisser la quantité actuelle de CO<sub>2</sub> –évaluée à 390ppm– présente dans l’atmosphère à 350ppm, soit la limite sécuritaire pour notre planète<br>
et ses habitants. Des actions dans le même esprit ont eu lieu partout dans le monde la même journée. Pour plus d’information : <a href="http://www.350.org" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.350.org</a>.</p>
<p><img decoding="async" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2009/10/n-cacophonie.jpg" alt="cacophonie"></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/cri-du-peuple-contre-le-rechauffement-climatique-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Cri du peuple contre le réchauffement climatique à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment verdir Montréal au prochain mandat?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/comment-verdir-montreal-au-prochain-mandat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 05:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique municipale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=976</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les trois candidats principaux à la mairie ont proposé leurs plans pour répondre aux multiples enjeux environnementaux qui affectent la ville dans le cadre d’un débat public.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/comment-verdir-montreal-au-prochain-mandat/" data-wpel-link="internal">Comment verdir Montréal au prochain mandat?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’environnement: voilà un mot qui est sur toutes les lèvres, mais qui trouve souvent peu d’écho en matière d’action concrète chez nos gouvernements. Le 6 octobre dernier, lors d’un débat public organisé par le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CREMontréal) et tenu à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), les trois principaux candidats à la mairie –Gérald Tremblay, Louise Harel et Richard Bergeron– ont chacun présenté leur plan de match visant à verdir Montréal. <em>Le Délit</em> vous propose un compte-rendu des réponses apportées par les candidats aux questions du CRE-Montréal et du public.</p>
<h4>Moins d’autos en ville</h4>
<p>D’emblée, les trois partis se sont déclarés pour la réduction de la place de l’auto en ville et contre le projet de reconstruction de l’échangeur Turcot du Ministère des transports: «J’ai été instantanément contre le projet […] sur des questions de principes. (…) Turcot ne vient pas seul; c’est le grand projet autoroutier de la fin des années 1950», a déclaré Bergeron, qui souhaite plutôt voir l’arrivée d’un réseau de tramways et un corridor de bus en ville. Louise Harel renchérit: selon la chef de Vision Montréal, les échangeurs, en plus de favoriser la circulation automobile, isolent les quartiers et enlaidissent la ville. «Nous pensons qu’il existe de réelles alternatives [en transport] qui seront capables de fidéliser les usagers», explique Mme Harel qui, comme son homologue Gérald Tremblay, approuve le projet de TRAMTRAIN. Réduire la place de l’auto en ville n’est pas seulement un geste vert, mais un geste de sécurité. Selon M. Bergeron, «40% de la population réside près des artères». Il est donc important de rendre Montréal plus sécuritaire pour les piétons et cyclistes qui renoncent déjà à l’auto et, du coup, inciter d’autres Montréalais à mettre de côté leurs voitures.</p>
<p>Ce ne sont pas seulement les Montréalais qui méritent davantage de protection: bon nombre d’espaces naturels sont présentement menacés par des promoteurs immobiliers, notamment le Mont Royal. Sur ce point, Gérald Tremblay assure la population qu’il demeure en discussion avec des groupes militants comme les Amis de la Montagne et Héritage Montréal et qu’aucun nouveau projet n’est réellement sur la table en ce moment. Louise Harel et Richard Bergeron s’opposent radicalement à tout nouveau projet immobilier sur le Mont Royal. Selon Mme Harel, le Mont Royal constitue un «lieu identitaire» auquel il faut conférer un «caractère institutionnel »; M. Bergeron, quant à lui, défend le Mont dans son intégrité et s’engage «à décréter un moratoire sur toute transformation» du lieu. Si M. Tremblay défend la protection des espaces verts, cette protection ne peut se faire à tout prix, selon le maire sortant.</p>
<p>En effet, le chef d’Union Montréal soutient qu’il doit travailler dans l’intérêt de la majorité des Montréalais; si de petits groupes défendent tous les espaces verts de Montréal, la mairie se voit mal céder à toutes les demandes de groupuscules militants: «Ce n’est pas une minorité [de citoyens] qui va empêcher l’investissement [dans des projets pouvant contribuer au] rayonnement international de Montréal», s’exclame Tremblay, qui soutient aussi que le financement des projets verts provient justement de ces investissements, faute d’aide du gouvernement.</p>
<h4>Décontaminer Montréal</h4>
<p>Le maire a la même attitude devant l’imposition de normes plus sévères aux industries pour améliorer la qualité de l’air: «Il ne faut pas se faire <em>hara kiri </em>non plus», soutient le chef de parti. Louise Harel soutient quant à elle qu’il est possible de rapatrier le pouvoir d’agir –et la responsabilité d’agir– qui se trouve présentement entre les mains du gouvernement du Québec. Selon Richard Bergeron, « un jour sur six, la qualité de l’air est mauvaise à Montréal», entre autres à cause des industries, mais aussi à cause de l’utilisation de poêles à bois en hiver, des émissions de la province de l’Ontario et du transport routier. En 8 ans, le candidat affirme qu’il s’est ajouté 10,000 camions lourds sur les routes montréalaises. «Il faut agir sur chacune des causes [qui affectent la qualité de l’air](…). Bien sûr, il faut faire pression sur les gouvernements, mais surtout, il faut faire quelque chose qu’on est capable de faire. Diminuer la circulation routière, par exemple. Quatre autos sur cinq qui circulent à Montréal sont des transitaires», nous explique M. Bergeron.</p>
<p>Ce ne sont pas seulement les nouvelles constructions qui agacent le chef de Projet Montréal; selon M. Bergeron, les espaces verts seraient davantage protégés si la ville entreprenait de «débétonniser, désasphalter, désartificialiser» la métropole. Cependant, il n’est pas assez de détruire ; il faut aussi décontaminer. M. Tremblay croit que «pour identifier des solutions [bien adaptées], il faut bien comprendre le problème»: c’est pourquoi, selon le maire, la ville a investi 550 millions de dollars en analyses et dépistages des sols et 150 millions de dollars en ozonation pour rétablir l’équilibre des cours d’eau. Le maire affirme également qu’il tente depuis longtemps d’obtenir de l’aide financière du gouvernement pour pouvoir réparer les bassins de rétention et aménager des parcs, stationnements et trottoirs verts.</p>
<p>Sur la question de la gestion des matières résiduelles, Richard Bergeron croit que la population doit coopérer avec la ville pour réduire la quantité de déchets enfouis. S’il suggère que Montréal pourrait installer des fontaines publiques et augmenter le taux de matières recyclées, il croit aussi que les Montréalais doivent faire attention à leur consommation de produits emballés et embouteillés: «À mesure que l’on recycle un peu plus chaque année, on produit plus de matières résiduelles», regretteil. Gérald Tremblay attend quant à lui des ressources financières du gouvernement du Québec pour améliorer la gestion du recyclage. Il affirme aussi que les bouteilles d’eau sont maintenant interdites à l’Hôtel de Ville et que plusieurs projets pilotes sont en place. Enfin, il annonce un investissement de 128 millions de dollars dans les usines de compostage. Louise Harel critique le taux réel de recyclage atteint par la ville de Montréal (34% sur les 60% demandés par le gouvernement du Québec en 2008) et croit que les disparités financières existant entre les arrondissements pourraient être réduites si la gestion des matières résiduelles était centralisée.</p>
<h4>Financer le virage vert</h4>
<p>La question à cent mille dollars concerne bien sûr le financement du verdissement de Montréal. Pour atteindre les objectifs qu’il propose, Gérald Tremblay mise sur la taxe sur l’essence ainsi que sur les investissements en provenance de l’extérieur. Avec 5 milliards de déficit au gouvernement provincial et les mêmes difficultés financières au niveau fédéral, Louise Harel veut se tourner vers d’autres sources de financement, tels que des postes de péages qui satisferaient tous les Montréalais, c’est-à-dire qui financeraient les routes autant que le transport en commun. Quand à Richard Bergeron, il ne semble pas croire qu’un virage vert pénaliserait financièrement la ville. L’urbaniste de formation revient à son point de départ: la qualité de vie des Montréalais dépend du démantèlement des autoroutes et de l’aménagement de plus d’espaces verts.</p>
<p>Bref, si l’on résume les points saillants du débat, pour M. Tremblay, ce sont les investissements et le rayonnement international de Montréal qui sont mis au premier plan; les projets verts ont le feu vert s’ils cadrent bien dans le portrait économique. Chez Mme Harel, il est temps de rencontrer les quotas et de mettre la qualité de vie au premier plan; ceci est réalisable, selon la candidate, via une saine gestion centralisée. Enfin, M. Bergeron veut complètement repenser Montréal et veut dépasser les quotas minimums qu’il juge insuffisants; cependant, le plus vert des candidats peine à nous informer sur le financement de ses projets.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/comment-verdir-montreal-au-prochain-mandat/" data-wpel-link="internal">Comment verdir Montréal au prochain mandat?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Imaginer l’humain… autrement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/imaginer-lhumain-autrement/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/imaginer-lhumain-autrement/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 05:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=1010</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec son tout dernier recueil de nouvelles, <em>Sang de pierre</em>, Élizabeth Vonarburg explore le concept d’identité à travers des univers évocateurs et imaginatifs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/imaginer-lhumain-autrement/" data-wpel-link="internal">Imaginer l’humain… autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’introduction de son nouveau recueil de nouvelles intitulé <em>Sang de pierre</em>, Élizabeth Vonarburg avoue être avant tout une auteure guidée par les mots et non par les idées. Ceci ne surprendra pas ceux qui connaissent bien la prose de la Chicoutimienne d’adoption, une prose le plus souvent caractérisée par des phrases d’une longueur considérable et par un vocabulaire d’une grande richesse. Si reflète en effet la grande passion qu’a l’auteure de science-fiction (SF) pour les mots et pour l’écriture, le recueil semble aussi être l’expression d’un long questionnement sur l’identité humaine – une préoccupation qui, bien sûr, est inhérente au genre de la SF, qui s’applique à imaginer autrement l’humain et à le réinventer encore et encore.</p>
<p><em>Sang de pierre</em> regroupe cinq nouvelles de longueur variée publiées entre 1980 et 2004, ainsi qu’une nouveauté, «Terminus», qui, comme son nom l’indique, conclut le voyage littéraire du lecteur. Si c’est la nouvelle «Sang de pierre» qui donne son nom au recueil de Vonarburg, on ne doit pas nécessairement s’y précipiter ni s’attendre à une nouvelle représentative de l’ensemble: en effet, elle peut être moins accessible pour plusieurs lecteurs, puisque l’auteure a conçu sa narration sous forme de séquences cinématographiques. Certains pourraient donc se lasser d’avoir l’impression de lire un script ou un scénario. On aime ou on n’aime pas!</p>
<p>Dans les autres nouvelles, le lecteur n’a qu’à se laisser bercer par la plume de Vonarburg, qui le fera voyager doucement jusqu’à destination sans toutefois éluder des enjeux fondamentaux. Parmi les plus fascinants récits, on retrouve «Éon» et «Le début du cercle», qui abordent tous deux la tension qui existe entre les technologies synthétiques, l’intelligence artificielle et la vie organique. Dans la première, où l’on raconte l’histoire de générations de clones vivant à bord d’un vaisseau moitié synthétique, moitié organique, on parle de confiance et de risque: entre quelles mains notre vie est-elle le plus en sécurité? Dans l’autre, l’accent est placé sur l’éthique et l’intégrité de l’identité humaine, alors que des prothèses «cyborganiques» transforment graduellement les individus qui les adoptent en monstres synthétiques.</p>
<p>Ces tensions entre technologie et nature sont au coeur même de la définition de l’humain aujourd’hui: au fur et à mesure que nous devenons dépendants de la technologie, que nous succombons à ses tentations, devenons nous aussi moins humains? Sommes-nous à la veille de devenir des êtres «cyborganiques»? La technologie menace-t-elle ce qu’il reste de naturel dans la nature humaine? Par exemple, si elle efface tout ce qu’il y a de naturel et d’organique dans la reproduction, les sexes auront-ils toujours leur raison d’être? C’est une question que semble se poser Vonarburg dans «Éon», où l’on retrouve un équipage entièrement masculin qui se reproduit par clonage. Les thèmes de la condition féminine sont également abordés de manière très pertinente dans les fascinantes nouvelles plus courtes intitulées «Celles qui vivent au-dessus des nuages» et «Terminus».</p>
<p>La prose plutôt lente d’Élizabeth Vonarburg n’est pas pour le lecteur pressé. Cependant, celui qui sait s’arrêter pour faire une lecture profonde, qui s’abandonne réellement au texte et qui s’attarde pour savourer chaque terme, se fera prendre sans s’en rendre compte dans les tentacules des univers originaux et marquants de Vonarburg. Il suffit de se laisser guider par les mots.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/imaginer-lhumain-autrement/" data-wpel-link="internal">Imaginer l’humain… autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/imaginer-lhumain-autrement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>H1N1 vue par les médias</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/h1n1-vue-par-les-medias/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 16:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé et information]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/718</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 24 septembre dernier, Mme Dominique Leglu a présenté à l’amphithéâtre du Cœur des Sciences UQÀM une conférence sur les enjeux du traitement médiatique de la grippe A (H1N1).</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/h1n1-vue-par-les-medias/" data-wpel-link="internal">H1N1 vue par les médias</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’y a pas que la population en général qui se demande quoi faire en temps de crise ou de pandémie, alors que des informations contradictoires circulent librement et inspirent parfois la panique ou la paranoïa: les médias aussi doivent se questionner quant à leur traitement de l’information disponible à l’ère de Twitter et de Blogspot. Pour conscientiser le public à ce sujet, le Cœur des Sciences UQÀM a invité Mme Dominique Leglu, scientifique, journaliste et directrice de la rédaction du magazine français <em>Sciences et Avenir</em>, qui nous a parlé des «paradoxes de l’information».</p>
<p>D’après Mme Leglu, ce qu’il faut éviter, en temps de crise, c’est que les gens soient mal informés, mal préparés, ou incapables de prendre des décisions. Si on laisse la population à elle même, elle perdra sa confiance en la capacité des autorités à gérer la crise. Les médias doivent donc préparer la population avant et pendant une crise et assurer une bonne communication entre les autorités et les citoyens. Or, il faut savoir diffuser l’information avec une juste mesure. «Si on n’informe pas assez la population, on est accusés de cacher des choses. On en fait un peu plus, et on est accusés d’en faire trop», explique la conférencière.</p>
<p>Évidemment, il survient plusieurs difficultés lorsque vient le temps de traiter d’une situation de crise. Premièrement, il y a «la difficulté d’utiliser les [bons] mots», affirme Mme Leglu. «Doit-on parler de grippe mexicaine? De grippe mondiale? De nouvelle grippe?&nbsp;La nomination est au cœur, parfois, de la&nbsp; réaction», poursuit-elle. Il suffit de penser à l’appellation «grippe porcine», qui a gravement pénalisé les éleveurs de porcs qui ont sacrifié une partie importante de leur élevage.</p>
<p>Le fait que la grippe A soit une souche qui ait subi des mutations est aussi un problème: «S’ils entendent le mot <em>mutation</em>, la plupart des gens vont entendre quelque chose de plus dangereux», déplore la scientifique. Aussi, les médias doivent faire attention à leur utilisation des chiffres. «Il faut faire la différence entre un chiffre et la <em>perception</em> qu’on en a», indique Mme Leglu. D’après la conférencière, si l’on regarde les chiffres d’une certaine manière, la grippe H1N1 parait plus bénigne que la grippe saisonnière.</p>
<p>De plus, le choix de l’intervenant peut également faire toute la différence: il existe des experts rassurants et des experts inquiétants; aussi, les experts ne sont pas tous conscients de l’<em>impact</em> de leurs paroles en temps de crise. Des citations tirées hors de leur contexte peuvent également faire peur, comme cette phrase isolée par la conférencière&nbsp;: «Cette grippe tue. Il y aura d’autres morts». Il faut surtout faire attention de ne pas déformer la pensée des spécialistes consultés, rappelle Mme Leglu.</p>
<p>Enfin, la journaliste explique qu’on confond souvent des implications de la grippe qui devraient être considérées séparément, à savoir: les enjeux sanitaires (la prévention), médicaux (les complications et le taux de décès) et économico-sociaux (les conséquences de la grippe sur le milieu du travail, par exemple).</p>
<p>La population compte aussi sur l’information diffusée par les médias –peut-être un peu plus sur les médias traditionnels, en lesquels ils ont davantage confiance, selon Mme Leglu– pour prendre des décisions importantes, comme celle de se faire vacciner ou non.</p>
<p>Si le rôle des médias n’est pas, d’après la conférencière, de prime abord de rassurer ou d’inquiéter mais bien d’informer, les journalistes sont responsables de fournir les informations de base nécessaires pour permettre aux lecteurs d’effectuer un choix éclairé, une fois que ces informations sont avérées.</p>
<p>Questionnée sur les médias présents sur Internet –pas seulement les journaux, mais les blogues, profils Facebook et comptes Twitter, aussi– la conférencière affichait la conviction que ces derniers avaient leur place. S’il peut régner une certaine confusion dans le cyberespace, il demeure que c’est l’endroit privilégié pour la libre expression.</p>
<p>Pour cette raison, «Internet est un outil extrêmement efficace contre la censure. […] Si quelque chose doit sortir, ça va sortir là», défend Mme Leglu. À chaque média ses forces et sa place…</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/h1n1-vue-par-les-medias/" data-wpel-link="internal">H1N1 vue par les médias</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jack Layton nous parle de politique municipale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/jack-layton-nous-parle-de-politique-municipale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 16:51:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/717</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 22 septembre dernier, le Chef du Nouveau Parti Démocratique a présenté sa conférence intitulée «Les enjeux des grandes villes canadiennes» à l’Université de Montréal.  </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/jack-layton-nous-parle-de-politique-municipale/" data-wpel-link="internal">Jack Layton nous parle de politique municipale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 22 septembre au 3 novembre 2009, l’Université de Montréal (UdeM) accueillera plusieurs conférenciers qui viendront discuter des enjeux de la politique municipale dans le cadre de la série «Pourquoi s’intéresser aux affaires municipales?» organisée par Mme Laurence Bherer, professeure au département de science politique de l’établissement. La première présentation, «Les enjeux des grandes villes canadiennes», était donnée par Jack Layton, Chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD). Étaient présents M. Thomas Mulcair, député du NPD élu dans la circonscription d’Outremont, des membres du NPD, des étudiants de science politique de l’UdeM, et quelques curieux.</p>
<p>«Ne manquez pas l’occasion de vous impliquer dans les affaires municipales. C’est une occasion en or», a déclaré d’emblée M. Layton, qui s’est adressé à la salle en français avec son entrain habituel. Le politicien a ajouté que c’est en période d’élections, alors que plusieurs causes et enjeux sont sur la table, qu’il est le plus facile de s’impliquer dans la politique locale. Selon le chef de parti, il est primordial de s’intéresser à ce qui se passe au niveau des municipalités, puisque le municipal «touche votre qualité de vie». De plus, d’après M. Layton, «les vrais changements peuvent être réalisés au niveau local».</p>
<p>Bien qu’il œuvre actuellement en politique fédérale, M. Layton a beaucoup d’expérience au niveau municipal: à 16 ans, il s’est impliqué pour la création d’un centre pour la jeunesse à Hudson et a appris qu’il fallait «se mobiliser pour mieux créer du changement»; puis, pendant qu’il était étudiant à l’Université McGill, il a lutté pour la préservation des logements sociaux; ensuite, l’homme politique s’est impliqué dans le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), avant de devenir conseiller municipal à Toronto.</p>
<p>«On a appris rapidement que sans un gouvernement qui comprenait que les solutions se trouvaient au niveau municipal, on ne pouvait rien faire. Les municipalités on décidé de se rassembler dans la Fédération des Municipalités Canadiennes (FMC) pour convaincre le fédéral qu’on doit faire des investissements pour le transport en commun, les logements sociaux, […] et l’environnement», a raconté M. Layton. Au sein du NPD, le Chef de parti dit continuer de faire pression sur le gouvernement pour qu’il investisse dans les communautés.</p>
<p>Présentement, selon la Constitution, les villes relèvent des provinces. Un fait problématique, selon M. Layton: «Quand la Constitution a été écrite, 15% des gens vivaient dans les villes; maintenant, 80% des gens vivent dans les villes. La Constitution ne reflète pas cette réalité.» Si le politicien juge que les provinces remplissent un rôle administratif «essentiel», il précise: «le problème est que le fédéral a la plupart de l’argent, et a la capacité d’emprunter et de s’endetter, mieux que les provinces et les villes». Il faut donc, selon M. Layton, établir une relation plus rapprochée entre les villes et le fédéral, pour que les transferts de fonds se fassent de manière plus efficace vers les communautés. Cette initiative, évidemment, doit venir des citoyens et des organisations municipales. «Peut-être pensez vous que c’est difficile de vous impliquer, qu’on ne vous connaît pas assez. C’est important d’avoir la confiance que vous pouvez changer les choses, que vous pouvez aider les gens», a affirmé le politicien.</p>
<p>«Le message-clé [de ma conférence], c’est que c’est important de vous engager», a‑t-il conclu.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/29/jack-layton-nous-parle-de-politique-municipale/" data-wpel-link="internal">Jack Layton nous parle de politique municipale</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sci-fi poutine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/sci-fi-poutine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 02:32:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Mini-série sur la paralittérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/706</guid>

					<description><![CDATA[<p>En août dernier, au 67e colloque mondial de science-fiction Anticipation 2009, votre dévoué Délit est allé à la recherche des racines et de l’histoire de SF québécoise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/sci-fi-poutine/" data-wpel-link="internal">Sci-fi poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp; Des embûches qui ont marqué son avènement jusqu’à la couverture médiatique qui a contribué à son envol, la science-fiction québécoise a su se tailler une place importante dans la Belle Province. Le Délit vous rapporte l’histoire que les panélistes d’Anticipation 2009 ont transmise aux participants.</p>
<p>«À part Jules Verne, les auteurs de SF du Québec ne se sont pas vraiment tournés vers la littérature française pour s’inspirer», lance Jean-Louis Trudel, écrivain et professeur d’histoire à l’Université d’Ottawa. En fait, les Québécois qui ont œuvré dans la SF au 19e siècle se sont plutôt inspirés de leurs conditions de vie ardues et ont laissé leur imagination inventer un futur meilleur. «En 1880, on imaginait des technologies plus avancées et de nouveaux chemins de fer; on voyait même la région du Saguenay devenir une métropole dynamique de trois millions d’habitants!», poursuit Trudel. Dans les années 1920, la SF québécoise développe peu à peu une forme qui lui est propre: sa voix est très politisée, souvent indépendantiste, et truffée de symboles religieux témoignant de l’autorité de&nbsp;l’Église catholique. Les changements politiques et culturels qui ont marqué le Québec au 20e siècle n’ont pas manqué de nourrir la créativité des auteurs de SF d’ici: on n’a qu’à penser au Refus Global, qui appelait au changement et au renouveau, et à la Révolution tranquille, qui a invité les Québécois à repenser leur identité. «On a alors vu une explosion de littérature fantaisiste, notamment sous la plume d’Yves Thériault», raconte Trudel.</p>
<p>C’est la télévision qui sera en partie responsable de la popularisation de la science-fiction dans la province. Dans les années 1950 et 1960, Radio-Canada diffuse des émissions telles que <em>Cosmos 2001 </em>et <em>Opération Mystère</em>, ainsi que des séries SF destinées aux enfants. Le doublage de <em>Star Trek</em> en français accentue également la popularité du genre. Puis, vers la fin des années 1970, un fanzine créé par le professeur Norbert Spehner au Cégep Édouard-Montpetit en 1974 devient une revue littéraire: Requiem, qui changera plus tard de nom pour Solaris. On verra aussi apparaître en 1979 le magazine <em>Imagine</em>, une publication ambitieuse qui s’est vue contrainte de fermer ses portes vers la fin des années 1990. «Avec un seul magazine, on avait toujours cette impression de <em>ghetto</em>. Avec deux magazines et des fanzines, on sentait qu’il y avait une certaine permanence pour la SF québécoise», explique Trudel. Toujours en 1979, la première convention de science-fiction québécoise a lieu à Chicoutimi. La convention Boréal récompense encore aujourd’hui les meilleures plumes fantaisistes de la province.</p>
<p>«Mais les critiques littéraires se sont longtemps distancés de la SF», raconte Esther Rochon, qui a publié ses premiers écrits dans les années 1960. «Ils avaient peur des étiquettes.» Yves Meynard, qui écrit de la SF depuis 1986, ajoute: «Il y a certainement eu des temps difficiles; ceux qui publiaient les magazines de science-fiction se souciaient peu de notre travail. Mais avec le temps, au fil des conventions Boréal, avec la création de la maison d’édition Alire, et avec l’arrivée de nouveaux auteurs, on peut dire qu’on a pris notre place. Les auteurs plus jeunes l’ont vraiment plus facile que nous.» Parmi les plus jeunes auteurs présents à l’atelier, Éric Gauthier se réjouit de pouvoir bénéficier des communiqués de presse diffusés par Internet, des relations plus rapprochées avec les médias et de l’existence de nombreux événements littéraires. Il croit également que le Québec constitue toujours un bon endroit pour écrire de la SF: «Je suis confiant que de la bonne science-fiction peut être écrite ici, et à propos d’ici.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/sci-fi-poutine/" data-wpel-link="internal">Sci-fi poutine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le CO2: un poison qui tue nos poissons… et bien plus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-co2-un-poison-qui-tue-nos-poissons-et-bien-plus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 01:23:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences de l'environnement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/696</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mercredi 16 septembre dernier, au Moyse Hall, la journaliste et auteure canadienne Alanna Mitchell a présenté à la communauté mcgilloise son dernier livre, Sea Sick, qui parle des effets dévastateurs qu’ont nos émissions massives de CO2 sur nos océans. Récit d’un désastre écologique imminent, mais inconnu de la majorité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-co2-un-poison-qui-tue-nos-poissons-et-bien-plus/" data-wpel-link="internal">Le CO2: un poison qui tue nos poissons… et bien plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On parle souvent dans les manchettes du besoin de réduire les émissions globales de CO2: il est impératif, selon des groupes écologistes tels que Greenpeace, de prévenir le réchauffement planétaire, la fonte des glaciers, et la croissance exponentielle du nombre de catastrophes naturelles provoquées par l’humain. D’après la journaliste et auteure Alanna Mitchel, c’est un fait fort connu depuis longtemps que les pratiques industrielles avares de l’homme épuisent à vue d’œil les ressources terrestres et forestières, menacent les populations animales et nuisent à la couche d’ozone. Pour plusieurs citoyens, la situation devient tous les jours plus urgente puisque les partis au pouvoir et les grandes entreprises n’agissent pas ou agissent de manière insuffisante. «Mais les dangers dont on parle dans les médias ne sont que la pointe de l’iceberg», nous précise Mme Mitchell.</p>
<h4>Une situation alarmante</h4>
<p>Ce dont on ne parle pas ou terriblement peu dans les médias, c’est de l’effet dévastateur qu’ont les émissions de CO2 issues de nos industries sur l’océan. Pourquoi est-ce important? Selon la biologiste marine Sylvia Earl, l’inspiration principale de Mme Mitchell, ces vastes étendues d’eau n’abritent pas moins de 99% de l’espace habitable de la planète&nbsp;et la plupart de la vie sur Terre se situe en fait sous l’eau. «Or, si toutes les formes de vie présentes dans les océans devaient mourir demain, toutes les formes de vie présentes sur la terre —et dans l’air— mourraient aussitôt. Nous dépendons de l’océan! Ce que je me demande, c’est ce qu’on attend pour exposer cette équation bien simple au grand jour!», s’inquiète la journaliste.</p>
<p>En effet, l’océan fournit non seulement aux créatures terrestres une variété d’aliments frais, il sert aussi de filtre et absorbe une partie du CO2 présent dans l’air. C’est ce constat alarmant qui a motivé Mme Mitchell à aller explorer les fonds marins en compagnie d’équipes de biologistes –parce que la journaliste incrédule devait voir le désastre de ses propres yeux– et à écrire son livre <em>Sea Sick: the Hidden Crisis in the Global Ocean</em>. «Les médias de masse n’ont pas intérêt à publier de telles nouvelles; cela les forcerait à remettre en question l’appareil industriel et économique dont ils dépendent. C’est pour cela que vous n’en avez pas entendu parler avant, et c’est pour cela que j’ai du publier ce livre pour informer le grand public», explique Mme Mitchell.</p>
<h4>Plus de CO2 = moins de vie</h4>
<p>Les émissions de CO2 affectent les écosystèmes océaniques de trois manières, précisément. Premièrement, un accroissement de dioxyde de carbone provoque une diminution de l’oxygène disponible pour la vie marine, et donc, une diminution de cette vie marine. Il existe même actuellement des «zones mortes» dans l’océan, des zones où l’on ne retrouve aucun oxygène et aucune vie. «On retrouvait 200 de ces zones mortes dans les eaux costales vers la fin de 2008. Maintenant, leur nombre se rapproche de 500, et trois de ces zones se situent dans des courants costaux qui devraient normalement déborder de vie», déplore la journaliste. Certaines de ces zones mortes proviennent de débalancements écologiques causés par la pollution, mais la majeure partie d’entre eux sont apparus à cause des changements climatiques et des concentrations&nbsp;élevées de CO2 dans l’air.</p>
<p>En second lieu, lorsque l’océan absorbe le dioxyde de carbone provenant de notre consommation de combustibles fossiles&nbsp; –et il absorberait un tiers de ces émissions, un phénomène irréversible de notre vivant– ce CO2 est chimiquement actif et agit en tant qu’acide modéré qui modifie le potentiel d’hydrogène (pH) des étendues d’eau, parfois de 8.2 à 8.05. «Il faut savoir que notre corps fonctionne normalement dans une gamme limitée de pH; si notre pH s’écarte de cette gamme, on meurt», explicite Mme Mitchell. «Le pH des océans se distance tranquillement du pH du milieu dans lequel la vie marine a évolué. Les scientifiques ne sont pas certains quant à ce qui arrivera aux écosystèmes océaniques si le pH des eaux continue de baisser. Que feront les créatures marines? Pourront-elles s’adapter? Nous savons que certaines espèces en sont capables», continue la journaliste.</p>
<p>Mais le problème se poursuit au-delà de la modification du pH océanique. «Une baisse du pH signifie qu’il y a moins de calcium disponible; or, le corail et les coquilles de plancton, par exemple, sont constitués de calcium», poursuit Mme Mitchell. Si les scientifiques ne s’étaient pas réellement attardés sur la possibilité d’un changement de pH dans l’océan, ils sont maintenant convaincus qu’une catastrophe biologique se pointe à l’horizon: «plus il y a de CO2, plus l’eau devient acide», rappelle Mme Mitchell. Et on peut malheureusement compter sur une augmentation d’émissions de dioxyde de carbone dans les prochaines années, «d’autant plus qu’on ne tient même pas réellement compte des océans dans les discussions internationales sur les changements climatiques», dit Mitchell.</p>
<h4>Température à la hausse</h4>
<p>Enfin, il est bien connu que des concentrations croissantes de dioxyde de carbone provoquent une augmentation de la température générale dans notre atmosphère, et il en est de même dans la sphère marine. Les scientifiques ont noté un accroissement de blanchiment chez les coraux, signe certain de l’accroissement de la température sous l’eau. «Ce qui est inquiétant, explique Mme Mitchell, c’est que l’extinction massive qu’il y a eu durant le Permien, à la période Paléozoïque, a justement résulté d’une augmentation de la température, d’un accroissement de l’acidité et d’une diminution de l’oxygène. Il semble donc qu’on se dirige vers une extinction semblable, et c’est à se demander, sérieusement, ce qui arrivera si la vie océanique est altérée, endommagée, affaiblie», s’inquiète la journaliste.</p>
<h4>La responsabilité d’agir</h4>
<p>Les émissions massives de CO2 sont en train de changer radicalement la vie sous-marine, à un point tel que l’on devra bientôt parler de «mort sous-marine», si rien n’est fait bientôt. «En compagnie de la scientifique renommée Nancy Knowlton, j’ai appris que 80% du corail était mort dans les Caraïbes&nbsp;suite à la disparition de nombreuses espèces de poissons», déplore la conférencière. En ce moment, les autorités peinent à réduire suffisamment les émissions de CO; or, «il faut non seulement réduire les émissions de ce gaz nocif, mais les concentrations existantes de cette substance dans les océans», soutient Mme Mitchell. Questionnée sur le sujet de la fluidité normale de la nature et du pourquoi de l’intervention humaine en cette période de changements, la journaliste a défendu que «ce changement dramatique est incroyablement rapide et nous avons la possibilité de le comprendre et de le renverser contrairement aux dinosaures. Cette habileté à comprendre nous met dans l’obligation d’agir. Nous devons songer à l’héritage que nous voulons laisser.»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-co2-un-poison-qui-tue-nos-poissons-et-bien-plus/" data-wpel-link="internal">Le CO2: un poison qui tue nos poissons… et bien plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’UQÀM fête ses 40 ans</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/15/luqam-fete-ses-40-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 17:06:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Local]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/674</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une célébration populaire et syndicaliste à l'image de l'institution.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/15/luqam-fete-ses-40-ans/" data-wpel-link="internal">L’UQÀM fête ses 40 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 septembre dernier, l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) fêtait ses 40 ans. Les célébrations étaient axées sur les thèmes de la reconnaissance, du partage, du militantisme et de la mémoire. Étaient impliqués bien sûr des étudiants, mais aussi des professeurs actuels et retraités, des membres de l’administration, des politiciens tels que Gilles Duceppe, Louise Harel et Amir Khadir, de même que des délégués syndicaux et des syndicats nationaux. La journée de fête était d’ailleurs une initiative de quatre syndicats de l’UQÀM et de la CSN.</p>
<p>Le chemin qu’a parcouru l’UQÀM au cours des quatre dernières décennies n’a pas été exempt d’embûches ou d’embuscades, mais l’institution solidaire et syndicaliste s’est taillée une place de choix dans le cœur des québécois. «L’UQÀM, c’est qui? C’est nous!» ont clamé d’entrée de jeu Roland Côté, président du Syndicat des employées et employés de l’UQÀM (SEUQAM), et Éric Demers, président du Syndicat des étudiant-e‑s employé-e‑s de l’UQÀM (SÉTUE). M. Côté a d’ailleurs mis l’accent sur le rôle fondamental qu’a tenu l’UQÀM, en collaboration avec une centaine de syndicats et groupes d’affaires, dans l’évolution sociale et le mieux-être du Québec.</p>
<p>Évidemment, si certains intervenants ont insisté sur les acquis de l’institution et de ses membres, d’autres ont préféré attirer l’attention sur les menaces qui pesaient sur l’université «francophone, populaire, laïque et démocratique», notamment l’ingérence accrue de l’administration et du gouvernement. Malgré ces bémols soulignés par quelques porte-paroles, l’atmosphère était à la fête, avec des hot-dogs gratuits à profusion, un spectacle familial de la Fanfare Pourpour, un concert des Loco Locass, et un bal populaire animé par la station uqàmienne CHOQ.FM. À qui la fête? À nous la fête!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/15/luqam-fete-ses-40-ans/" data-wpel-link="internal">L’UQÀM fête ses 40 ans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Faire pousser son épicerie dans sa cour</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/faire-pousser-son-epicerie-dans-sa-cour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 00:29:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Local]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/656</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit était présent pour vous à la première édition de l'excursion L'agriculture en ville</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/faire-pousser-son-epicerie-dans-sa-cour/" data-wpel-link="internal">Faire pousser son épicerie dans sa cour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ceux qui croient que Montréal est une ville de béton et d’asphalte où rien ne pousse n’ont pas vu la multitude de jardins privés, collectifs et communautaires qu’elle abrite. C’est dans la perspective de faire découvrir ces jardins et d’expliquer quelques techniques de jardinage urbain qu’a eu lieu, le 27 août dernier, la balade <em>L’agriculture en ville</em>. Organisée par le Coeur des sciences UQÀM, en collaboration avec la Conférence régionale des élus de Montréal (CRÉ) et son comité Nourrir Montréal, l’excursion de plus de deux heures a permis aux marcheurs de découvrir une autre facette du quartier Villeray.</p>
<p>Le jardin collectif de la Maison des grands-parents de Villeray, un organisme communautaire qui implique des personnes de cinquante ans et plus, constitue le premier arrêt de la balade. Pour les bénévoles de la Maison, le jardinage est un art qu’il est essentiel de transmettre puisqu’il permet de cultiver non seulement des aliments, mais aussi la patience, le goût du partage et l’appréciation de la nourriture. Ismaël Hautecoeur, architecte paysagiste et guide de la balade <em>L’agriculture en vill</em>e, va même plus loin : « En ces temps marqués par les crises alimentaires et écologiques, il est primordial d’intensifier le jardinage familial et communautaire; il faut que tous apprennent à faire pousser leur propre nourriture. » Depuis l’effondrement récent de la bourse et du rêve américain, d’ailleurs, les banlieusards étatsuniens délaissent de plus en plus leur sempiternelle pelouse impeccable pour les fines herbes et plantes potagères.</p>
<h4>Des jardins sur les toits</h4>
<p>Mais il n’est pas nécessaire d’avoir un accès à une terre pour avoir son propre potager. Comme le démontrent les splendides jardins des terrasses et ruelles de Villeray, le jardinage en bac peut donner des récoltes d’une variété et d’une qualité étonnantes. Évidemment, bien connaître les besoins des plants en matière d’arrosage et d’alimentation, ça aide, surtout en ces temps de canicule. Le groupe Alternatives, qui a lancé en 2003 un projet d’agriculture urbaine nommé <em>Des jardins sur les toits</em>, a d’ailleurs mis au point un bac spécial, inspiré de la culture hydroponique, qui assure aux plants un apport constant et équilibré en eau et en oxygène. Ces bacs sont disponibles chez Alternatives sous la forme de trousses « Prêt-à-pousser » qui assistent les jardiniers novices et amateurs. Enfin, pour avoir un potager productif, il est également indispensable d’accompagner ses plants de légumes de variétés de fleurs et d’herbes qui sauront attirer les insectes pollinisateurs et repousser les créatures nuisibles.</p>
<p>Les jardins en bacs sont des jardins mobiles et adaptables : on peut les installer contre un mur pour des agencements tout en hauteur, ou les disposer le long de nos fameux escaliers en colimaçon. Plus fréquemment, on les retrouve sur des balcons ou sur des toits, dans des ruelles ou des cours en asphalte. Si l’on prévoit aménager un jardin sur son balcon ou sur son toit, il est d’ailleurs fortement recommandé de consulter un ingénieur qui pourra alors émettre des recommandations quant aux matériaux à utiliser et aux rénovations à faire selon la charge prévue. « Il faut penser au fait que la charge à prévoir inclut non seulement les pots ou bacs de terre, mais aussi les gens qui les visiteront et la neige », nous a rappelé M. Hautecoeur.</p>
<p>Le jardinage urbain ne se limite évidemment pas aux jardins en bacs. Contre toute attente, les ruelles de Villeray ont dévoilé aux participants de généreux arbres fruitiers et même des vignes suspendues. « Même à Montréal, on peut faire pousser des pêches, des pommes, des poires, des prunes, des raisins », a expliqué avec enthousiasme M. Hautecoeur. Dans une ruelle, nous avons aussi rencontré la fort sympathique Lorraine, qui possède un étonnant jardin privé derrière chez elle. « J’ai passé mon enfance à la campagne. J’étais nostalgique et je me suis mise à planter tous les ans », nous a‑t-elle expliqué. En a résulté un jardin biologique d’une variété étonnante. Interrogée sur le sujet des voleurs, la jardinière épanouie affirme n’avoir perdu que quelques poivrons anglais, peut-être.</p>
<p>Pour les citoyens qui n’ont ni terrain, ni espace, ni expérience, les jardins collectifs et communautaires sont aussi des options à considérer. Les jardins communautaires sont constitués de lots individuels loués à l’année, alors qu’on jardine et récolte ensemble dans les jardins collectifs.</p>
<h4>Le jardinage pour tous</h4>
<p>Maggie, une animatrice horticole dans Villeray et guide invitée, a expliqué qu’un jardin collectif récemment aménagé dans la cour d’une école secondaire remplissait une fonction très importante dans la communauté : il montre aux jeunes qu’il est possible de jardiner partout, fournit des aliments aux élèves les plus démunis, donne aux jeunes l’envie de goûter aux légumes plutôt que de consommer de la malbouffe, les renseigne sur la provenance des aliments, et, enfin, leur enseigne la cuisine et le partage—car en plus, des ateliers de cuisine existent, en parallèle du projet de jardinage. Un autre jardin collectif visité par <em>L’agriculture en ville</em> appartient à l’habitation à loyer modique (HLM) des personnes âgées du quartier ; des bacs de terre surélevés permettent aux personnes ayant des handicaps ou des maux de dos de mettre la main à la pâte, alors que d’autres citoyens se chargent de jardiner à même la terre. Pour Maggie, c’est un jardin inclusif axé sur le partage et la collaboration.</p>
<p>Enfin, on peut facilement dire que <em>L’agriculture en ville</em>, c’est beaucoup plus que des trucs et astuces pour faire pousser des plantes en pots: on y découvre que le jardin urbain a une fonction sociale, éducative et humanitaire. Les organisateurs espèrent que la balade fera boule de neige au printemps prochain…</p>
<p class="boiteg">Des jardins sur les toits:<br>
<a href="http://rooftopgardens.ca/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://rooftopgardens.ca/fr</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/faire-pousser-son-epicerie-dans-sa-cour/" data-wpel-link="internal">Faire pousser son épicerie dans sa cour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billets au hasard</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/04/07/apocalypses-culturelles-cuvee-2009/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 23:51:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Billets au hasard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/640</guid>

					<description><![CDATA[<p>Apocalypses culturelles, cuvée 2009</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/04/07/apocalypses-culturelles-cuvee-2009/" data-wpel-link="internal">Billets au hasard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je crois que chaque personne a sa propre interprétation de ce qu’est une apocalypse. Il y a dix ans, la planète entière retenait son souffle à l’aube d’une catastrophe informatique globale imminente: le bogue de l’an 2000. Bien des moments à couper le souffle ont marqué notre histoire politique, sociale et technologique. Il en est de même pour l’histoire culturelle, même – et surtout – en ce qui concerne la culture populaire.</p>
<p>Comme vous, j’ai bien hâte que la session se termine et j’attends avec impatience que les termes «lectures d’été», «soleil» et «terrasses» se concrétisent. Je n’ai pas l’intention de passer à côté de l’été et je suis certaine que c’est votre cas aussi: personne ne veut trop penser à la rentrée 2009. Cependant, des horreurs culturelles post-estivales se pointent à l’horizon et il faut se préparer mentalement à les subir. L’été, pendant que nous nous amusons sans soucis, d’inquiétantes choses mijotent derrière des portes closes; puis, on retourne sur les bancs d’école avec la cervelle ramollie… et vulnérable.</p>
<p>Certains frémissent déjà de dégoût à l’idée que l’image mythique du vampire, ce monstre folklorique transformé en personnage plus séduisant par Lord Byron, John Polidori, Bram Stoker, Anne Rice et j’en passe, soit à nouveau déchirée en lambeaux pour satisfaire les cœurs de milliers d’adolescentes partout dans le monde, à l’automne prochain. <em>Twilight 2</em> s’en vient, lentement mais sûrement. Comment l’oublier, alors que le visage de Robert Pattison apparaît sans cesse sur les couvertures de toutes les revues. Je serai honnête: j’ai regardé <em>Twilight</em> avec un sourire satisfait, mais aussi coupable. Edward Cullen a beau être «parfait», il ne ressemble en rien à Dracula ou à Lestat. Cependant, il existe tellement de représentations différentes du vampire, que la présence parmi celles-ci d’un Edward Cullen n’est pas si grave.</p>
<p>Ce qui est désastreux, c’est de s’en prendre à un film culte unique en son genre et de proposer d’en faire un remake injustifié que les fans ne demandaient pas. En 1975, Tim Curry, Susan Sarandon, Barry Botswick et Richard O’Brien ont incarné les éclectiques personnages du grotesque, sensuel et tordu film culte <em>The Rocky Horror Picture Show</em>. Plus de trente ans après, une légion composée de millions d’amateurs dévoués continuent de chanter les succès rock «The Time Warp» et «Sweet Transvestite». À tous les ans, à la fin octobre, au Théâtre Rialto de Montréal tout comme dans beaucoup de théâtres à travers le monde, le film est projeté sur grand écran pendant plusieurs soirées consécutives. Des acteurs costumés reprennent les rôles du Dr. Frankenfurter, de Janet et de Brad et jouent la comédie en simultané avec le film, alors qu’une foule en délire, également costumée, danse le «Time Warp» entre les rangées de sièges, et lance, lorsque c’est convenu, du riz, de l’eau, des rôties et des insultes. Le <em>Rocky Horror</em>, c’est plus qu’un film: c’est une tradition, c’est un culte. L’incarnation du personnage de Frankenfurter par Tim Curry est devenue emblématique. Mais en 2008, on apprenait que MTV Films et Sky Movies prévoient sortir un remake du Rocky Horror à l’automne 2009. Leur motivation: actualiser le film. Évidemment, ceci suscite le mécontentement de beaucoup de fans pour lesquels la version de 1975 était définitive.</p>
<p>Beaucoup cherchent à ralentir le passage de l’été puisqu’ils redoutent le retour sur les bancs d’école. Pour les fans sérieux du <em>Rocky Horror</em>, dont je fais partie, il y maintenant une autre raison de souhaiter que les feuilles des arbres restent vertes très, très longtemps.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/04/07/apocalypses-culturelles-cuvee-2009/" data-wpel-link="internal">Billets au hasard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Bassem Eid</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/31/rencontre-avec-bassem-eid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 15:26:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/611</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le journaliste activiste palestinien, en visite à la Faculté de droit, parle de son travail et des obstacles au respect des droits de l’homme au Proche-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/03/31/rencontre-avec-bassem-eid/" data-wpel-link="internal">Rencontre avec Bassem Eid</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plus de soixante ans, le conflit israélo-palestinien met en péril les droits humains des civils des deux nations. Alors qu’Israël accuse le Hamas de menacer la sécurité de ses citoyens, les Palestiniens réclament les terres, les ressources et l’eau dont ils ont été privés à la suite de l’expansion des colonies de l’état hébreu. La situation des droits de l’homme en territoire palestinien est particulièrement complexe: les droits des civils sont menacés non seulement par des autorités étrangères, mais aussi par des groupes politiques locaux, le Fatah et le Hamas. Vendredi dernier, Bassem Eid, journaliste et activiste palestinien, fondateur et directeur du Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG), était de passage à la Faculté de droit de McGill pour discuter de son travail de protection des droits de l’homme en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans Jérusalem-Est.</p>
<p>Avant de diriger le PHRMG, Eid a travaillé pour B’Tselem, le Centre d’information israélien pour les droits de la personne dans les territoires occupés, et ce, de 1989 à 1996. Son travail consistait alors à repérer les abus faits envers les Palestiniens par les autorités israéliennes pendant la première Intifada. C’est en 1993 qu’a lieu la signature des accords d’Oslo par Yitzhak Rabin, le premier ministre israélien, Yasser Arafat, dirigeant du Fatah et de l’Organisation de libération de la Palestine, et Bill Clinton, alors président des États-Unis. Bien des gens croient à ce moment à l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens, mais Eid demeure sceptique: une simple signature n’assure pas qu’on accorde la préséance au respect des droits humains fondamentaux. L’accord de Jéricho-Gaza, signé en mai 1994, permet enfin la création de l’Autorité Palestinienne avec Arafat comme dirigeant, puis comme premier président élu, de 1996 à 2004. Bassem Eid scrute d’ailleurs de près l’attention médiatique accordée à ces premières élections, mais son attention est rapidement tournée vers de nouveaux cas de torture et d’agression dans les prisons palestiniennes, des cas que B’Tselem choisit d’ignorer. Le gouvernement Arafat ne voit pas d’un bon œil cet activiste palestinien qui œuvre dans un centre de recherche israélien et qui dénonce les méfaits de son gouvernement: Eid est accusé de collaborer avec les autorités israéliennes.</p>
<p>En 1996, Eid préfère quitter B’Tselem pour créer le PHRMG, un centre de recherche palestinien. Mais «dans les pays arabes, créer une nouvelle organisation veillant au respect des droits humains, c’est un peu comme commettre un suicide», explique l’activiste. Dans une entrevue avec le <em>McGill Reporter</em> en 1996, un Bassem Eid alors en situation précaire disait: «Je crois que la dignité est plus importante que l’indépendance. Je crois que l’Autorité Palestinienne est notre avenir, mais elle doit respecter les droits humains inconditionnellement. Il y a résistance face au processus de paix, car l’Autorité ne respecte pas les droits du peuple.» La même année, alors qu’Eid fait une entrevue à la radio, il est arrêté sous les ordres d’Arafat. Des protestations massives des médias internationaux font en sorte que cette arrestation ne dure que 25 heures. «J’ai été très chanceux», affirme le journaliste. Cette incarcération ne décourage cependant pas Eid.</p>
<p>Jusqu’en 2000, le PHRMG surveille les actions des principales factions politiques palestiniennes, le Fatah et le Hamas. Le groupe publie six rapports par an sur des violations spécifiques des droits de l’homme faites en territoire palestinien, notamment la torture, la peine capitale, l’assassinat de collaborateurs soupçonnés, les incarcérations injustifiées et les crimes d’honneur. Ces rapports sont publiés en arabe, avec un tirage à 25&nbsp;000 exemplaires, dont 15&nbsp;000 sont distribués dans la bande de Gaza. Des organismes internationaux, tels Amnistie Internationale, dépendent aussi de ces documents pour se renseigner. Lorsque débute la seconde Intifada, le travail du PHRMG redouble. Les assassinats de personnages politiques importants, les démolitions de maisons et de bâtiments publics, et les meurtres de civils se multiplient. Pour Eid, le XXIe siècle devait être un siècle de progrès, de paix et de respect des droits de l’homme, mais tout a dégénéré: il y a eu le début de la seconde Intifada, puis les attaques du 11 septembre 2001; attaques qui ont mis le mot «terroriste» sur toutes les lèvres et la guerre à tous les agendas.</p>
<p>Eid croit qu’Arafat a été inefficace et intransigeant dans ses négociations avec Israël et qu’à cause de cela, l’histoire de la Palestine est une histoire d’opportunités perdues et de perpétuation du cycle de la violence et du non-respect des droits humains. La situation aurait empiré avec l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Abbas: «C’est une personne faible. Pour moi, il ne sera jamais un <em>leader</em>; il ne sera jamais un président. Il ne fait absolument rien», déplore l’activiste. Ami des Américains et d’Israël, Abbas se laisse entraîner dans des négociations bidon par Ehoud Olmert: «Ce dernier relâche des prisonniers palestiniens durant les négociations, mais en arrête quatre fois plus ensuite», s’exclame Eid. Selon le journaliste, le meilleur leader potentiel des Palestiniens serait Marouane Barghouti, militaire et homme politique rattaché au Fatah et emprisonné en Israël à perpétuité depuis 2002. Ni Israël, ni Abbas ne veulent sa libération. Pendant ce temps, au lieu de bâtir des infrastructures et une économie viable pour un peuple sans ressources, le Hamas fabrique des bombes et nuit à la sécurité des Palestiniens: dans la bande de Gaza, ces derniers subissent les ripostes incendiaires d’Israël; sur le plan international, les Arabes, et plus particulièrement les Palestiniens, sont de plus en plus mal vus, de plus en plus associés à la violence et au terrorisme. Les Palestiniens sont aussi très divisés, entre Gaza et la Cisjordanie, entre le Hamas et le Fatah. «Jusqu’à ce que nous soyons unis, jusqu’à ce que nous ayons de nouvelles élections et un nouveau gouvernement, il sera impossible de faire face au problème [du mépris des droits humains] concrètement», soutient Eid.</p>
<p>En ce moment, 70 p. cent des réfugiés de la diaspora palestinienne ne croient même pas à leur droit de retour sur leurs terres, du moins pas en territoire israélien. Cependant, le droit de retour des réfugiés doit rester la carte principale dans les négociations avec Israël: sans l’obtention de plus de terres, les réfugiés ne peuvent être rapatriés. Le second problème à régler selon Eid est le manque d’eau qui afflige les Palestiniens. «La paix [et] l’échange entre les pays rendrait la survie plus facile. Nous ne voulons pas d’états fermés, comme l’Allemagne de l’Ouest. Nous voulons des états, mais avec des frontières ouvertes, de la bonne volonté des deux côtés», explique Eid. L’activiste dit compter sur l’influence des États-Unis pour parvenir à cette paix. «Les États-Unis sont si puissants dans le monde; ils devraient cesser leur hypocrisie et faire preuve d’impartialité. S’ils veulent vraiment un état palestinien, qu’ils fassent en sorte que cela se produise!», s’exclame-t-il. Le président américain George W. Bush avait d’ailleurs promis à Eid, lors d’une rencontre précédant une conférence en Europe de l’Est, qu’il serait le «livreur de l’état Palestinien». Or, mise à part la conférence d’Annapolis en 2007, rien de concret ne s’est produit, et Bush a quitté son poste depuis. Eid avoue ne plus avoir beaucoup d’espoir quant au règlement de la situation.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/03/31/rencontre-avec-bassem-eid/" data-wpel-link="internal">Rencontre avec Bassem Eid</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Billets au hasard</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/24/plaisirs-coupables-et-cultes-contemporains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julie Leroux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2009 21:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Billets au hasard]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/605</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plaisirs coupables et cultes contemporains</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/03/24/plaisirs-coupables-et-cultes-contemporains/" data-wpel-link="internal">Billets au hasard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’ai pas grandi en écoutant des «émissions de filles». Alors que mes camarades du primaire regardaient 90210, Chambres en ville et Place Melrose avec leurs grandes sœurs, je regardais des émissions comiques telles que Les Simpsons, 3rd Rock From the Sun ou Home Improvement avec mes parents. Je n’ai pas développé l’envie irrésistible de suivre religieusement les aventures de Virginie, ni celles d’Annie et ses hommes. Je demeure toujours sceptique lorsqu’une nouvelle émission fait son apparition, et je reste convaincue que je ne ferai pas partie de la légion de personnes qui planifient leur vie en fonction des Saintes écritures du TV Hebdo.</p>
<p>Pourtant, parfois, quelques émissions réussissent à me séduire. J’ai fait une bonne partie de mon parcours académique en compagnie du charmant et hyperactif duo composé de Rory et Lorelai – les Gilmore Girls. Bien qu’un peu excessifs dans leurs personnalités, les personnages de cette émission étaient réalistes: ils ressemblaient tous à quelqu’un que l’on connaît. Les auteurs de la série savaient agencer la comédie loufoque avec une écriture intelligente et originale. Cependant, même cette émission n’a jamais réussi à faire de moi une dévote, débranchant son téléphone une heure par semaine pour mieux profiter de sa télévision. La fille à genoux devant sa télé, les deux mains jointes en prière devant le suspense irrésistible provoqué par la tension amoureuse entre un Oh Richard et une Oh Sally-Mae, ce n’était pas moi.</p>
<p>Mais, un beau soir de janvier, tout a changé. Par simple curiosité, j’ai regardé la première de la série Being Erica sur la chaîne CBC, une émission qui allait devenir l’objet d’une dévotion infaillible. La publicité pour la promotion de la nouvelle série avait attiré mon attention: nostalgique des années quatre-vingt-dix et rongée par une multitude de regrets banals et moins banals, j’aimais l’idée que la protagoniste puisse, grâce à un mystérieux psy, retourner dans la décennie passée pour tenter de changer sa vie ou, du moins, de réparer quelques erreurs. J’ai été immédiatement charmée par les personnages et par le talent du réalisateur, capable de nous faire revivre 1992 ou 1989 du point de vue d’une adolescente ou d’une jeune adulte. Les Doc Martens, les posters de Nirvana, les permanentes, les toupets bouffants et une multitude de chansons pop et alternatives qui vont droit au cœur: tout y est!</p>
<p>Le concept original et haut en couleurs aurait pu prendre toute la place au détriment du reste, et&nbsp; faire ombre au développement de l’histoire et à la complexité des personnages. Mais ce n’est pas le cas. Les péripéties de cette Torontoise de trente-deux ans, jolie et éduquée, mais aussi maladroite, anxieuse, seule et rêveuse, n’ont rien d’ennuyeux. Chaque émission est hilarante, originale et charmante, tout en demeurant intelligente. Malgré le côté un peu fantastique du concept de retour dans le temps c’est une des émissions les plus réalistes que j’ai vues depuis longtemps. Erica est loin d’être parfaite. Elle prend souvent des décisions irrationnelles et a de la difficulté à se comprendre elle-même. Elle ne nous fait pas «chier» avec sa vie professionnelle et amoureuse idéale. Elle est ordinaire, et, en même temps, tout sauf ordinaire. «Vous savez, cette amie que vous avez, celle qui semble avoir tout pour elle? Elle a le super travail, le super copain, la super vie… Hé bien… je ne suis pas cette fille», dit la protagoniste pour se présenter. Moi, j’ai mordu à l’hameçon. Enfin un personnage auquel je peux réellement m’identifier. Amen!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/03/24/plaisirs-coupables-et-cultes-contemporains/" data-wpel-link="internal">Billets au hasard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
