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	<title>Fanny Devaux - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Moi aussi je voulais l’emporter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2018 18:01:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Julie Delporte nous montre qu’auteur et dessinateur s’accordent aussi au féminin.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">J</span><span class="s1">ulie Delporte a été nominée au prix ACBD de la bande dessinée québécoise 2018 pour <i>Moi aussi je voulais l’emporter.</i> Elle y écrit : « J’en ai un peu marre d’admirer les hommes je crois, je ne veux plus aimer (regarder en boucle) ce cercle de poètes dont je ne fais pas partie. » Avec ce roman graphique, elle ne se crée pas une place dans le cercle de poètes. Plutôt, elle ouvre un nouveau champ composé de couleurs pastel et d’écriture en attaché, unique, original. Sa nomination au prix ACBD en atteste : son style occupe désormais une place majeure dans le paysage de la bande dessinée québécoise. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Doux oxymore </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">« À quel âge ai-je commencé à me sentir flouée d’être une fille? ». La question est en suspens sur la première page du roman graphique, à côté d’un dessin de l’auteure enfant, baignant dans un ciel bleu et lumineux. Commence alors un doux voyage au fil des crayons de couleur. Un roman d’oxymores, qui trouve sa justesse dans le fil tendu entre mélancolie et violence. Sur un ton autobiographique, l’auteure nous emmène avec elle sur les traces de Tove Jansson, bédéiste finlandaise du 20<i>ème</i> siècle ayant connu un succès fulgurant avant de s’exiler sur une île avec sa compagne pour y peindre loin de la gloire. Entre identification au parcours de Tove Jansson et questionnements sur sa propre enfance, Julie Delporte articule les mots et les couleurs pour dénoncer la violence d’être une fille, à laquelle succède la violence d’être une femme. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le masculin l’emporte&nbsp;</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le titre du roman graphique cristallise le sexisme de nos règles de grammaire. À l’intérieur du roman, elle dessine un tableau noir, sur lequel est écrit, en blanc et en attaché « Ça fait mal les règles de grammaire ». La dénonciation est d’autant plus forte que le sexisme inhérent à nos mots se traduit encore plus cruellement dans nos univers graphiques. Le monde de la bande dessinée est dominé par des représentations masculines du monde. Selon l’Association des Critiques de Bande-Dessinée, les hommes représentent presque 90% des auteur·e·s de bande dessinée. Dès lors, les femmes, lorsqu’elles sont faites personnages de bande dessinée, ont le choix entre être objectivées ou être invisibilisées. Faire-valoirs d’un héros masculin, systématiquement sexualisées ou simplement absentes d’intrigues pensées par et pour des hommes. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Depuis 2013, Julie Delporte est membre du collectif des créatrices de bande dessinée contre le sexisme. Plus de 250 dessinatrices unies pour témoigner sur leur expérience dans l’industrie de la bande-dessinée. Dans <i>Moi aussi je voulais l’emporter</i>, Julie Delporte se réapproprie sa place en tant que femme dans la société, mais participe aussi à une lutte plus large contre le sexisme dans l’industrie de la bande dessinée. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Dans <i>Moi aussi je voulais l’emporter</i>, Julie Delporte s’accorde au féminin en se réappropriant la poésie des poètes et le dessin des dessinateurs. Elle est une poétesse, elle est une dessinatrice.</span></p>
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		<title>Même les héros meurent</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/06/11/meme-les-heros-meurent/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jun 2018 08:33:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de Quat'Sous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il aura fallu qu’Alexandre le Grand rencontre la mort même pour qu’il accepte de mourir. Au théâtre de Quat’ Sous, Emmanuel Schwartz fait vivre et mourir le héros antique jusqu’au 26 mai. Épurer sans cacher Le Tigre Bleu de l’Euphrate&#160;de Laurent Gaudé met en scène l’agonie d’Alexandre le Conquérant. Sur scène, son lit de mort,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2018/06/11/meme-les-heros-meurent/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Même les héros meurent</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Il aura fallu qu’Alexandre le Grand rencontre la mort même pour qu’il accepte de mourir. Au théâtre de Quat’ Sous, Emmanuel Schwartz fait vivre et mourir le héros antique jusqu’au 26 mai. </span></p>
<p><strong>Épurer sans cacher</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le </span><i><span style="font-weight: 400;">Tigre Bleu de l’Euphrate&nbsp;</span></i><span style="font-weight: 400;">de Laurent Gaudé met en scène l’agonie d’Alexandre le Conquérant. Sur scène, son lit de mort, au fond, une toile sur laquelle sont projetés des paysages. C’est tout. La pièce prend la forme d’un magistral monologue de plus d’une heure trente. Alors qu’il agonise, il veut mener un dernier combat, lutter contre Hadès le temps de nous conter son destin. Conquérant de Babylone, fondateur d’innombrables cités, et mort alors qu’il était encore à la tête de son armée, Alexandre le Grand a bâti un empire presque à la hauteur de ses ambitions. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le </span><i><span style="font-weight: 400;">Tigre Bleu de l’Euphrate&nbsp;</span></i><span style="font-weight: 400;">trace au compas le solipsisme dans lequel Alexandre évolue. Emmanuel Schwartz est seul sur scène. &nbsp;Point de servantes, point de femmes, point d’ennemis pour Alexandre le Grand, il n’y eut toujours que lui, son destin et sa quête. &nbsp;Écho d’outre-tombe, sa voix se module au gré des plaines, des batailles et des conquêtes qu’il nous raconte. Il crie les morts, hurle au souvenir de ses ennemis, enrage sur scène. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Une double incarnation</strong></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Son corps se déforme à mesure qu’il tue et se meurt, un instant il arrache la chair d’un ennemi passé, celui d’après il s’effondre sur scène, faible comme un vieillard agonisant. Emmanuel Schwartz incarne, au sens premier du terme, il entre dans la chair d’Alexandre le Grand et lui donne vie par deux fois. Ce n’est pas un mais deux Alexandre qui combattent sur scène. L’un combat Hadès, l’autre est affairé à faire renaître les ennemis du passé pour les tuer à nouveau. Pour que l’empereur soit incarné sans faux-semblant, Denis Marleau a fait le choix de lui retirer son armure. Sous un simple drap blanc, Emmanuel Schwartz articule en se désarticulant Alexandre enfant, adolescent, conquérant puis mourant. </span><i><span style="font-weight: 400;">Le Tigre Bleu de l’Euphrate</span></i><span style="font-weight: 400;"> n’est pas l’histoire d’un homme qui meurt, &nbsp;c’est l’histoire d’un homme qui vit une seconde fois. Alexandre revoit son passé et l’incarne pour nous. Il redécouvre la haine de son ennemi, subit l’aridité du désert et tente d’assouvir sa soif de conquête. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Et c’est seulement lorsqu’il a tout dit, qu’il n’a plus rien à conter, qu’Alexandre accepte de mourir.</span></p>
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		<title>Catharsis renversée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/04/10/catharsis-renversee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Apr 2018 17:52:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Top]]></category>
		<category><![CDATA[Espace Libre]]></category>
		<category><![CDATA[la cartomancie du territoire]]></category>
		<category><![CDATA[philippe ducros]]></category>
		<category><![CDATA[Premières Nations]]></category>
		<category><![CDATA[sauvages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cri de douleur autochtone, La cartomancie du territoire déploie les plaies de la colonisation.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La scène est immense, toute en longueur. Occupée, par intermittence, de fauteuils, et de trois acteur·ice·s. D’abord, une femme chante, un cri déchirant en langue innu-aimun. Puis Philippe Ducros, auteur, metteur en scène et acteur de la pièce prend la parole. À l’hiver 2015, il a sillonné le Québec pour rencontrer les onze peuples de Premières Nations qui bordent les autoroutes 132 et 138. Cette pièce est le récit de son voyage. Témoignage incarné tour à tour par l’occidental qui veut comprendre et par les autochtones qui veulent être entendus. En arrière-plan, un écran diffuse des images du territoire. Pylônes, forêts décimées, routes, camions et réserves se succèdent. Le territoire est au centre d’une colonisation persistante et d’une acculturation presque achevée. Cette «cartomancie», pourtant, évoque la possibilité d’une relecture du territoire par les mythes, les histoires et les traditions autochtones.</p>
<div class="page" title="Page 8">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<div class="page" title="Page 8">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p><strong>Dire la colonisation</strong></p>
<p>Kathia Rock et Marco Collin, acteur·ice·s d’origine autochtone s’adressent tour à tour au public. Fiers et résignés, ils portent des monologues simples et déchirants, mêlant le français, langue forcée, et l’innu, langue arrachée.</p>
</div>
<div class="column">
<p>En 1876, les réserves sont établies avec l’adoption de l’Indian Act (<em>Loi sur les Indiens, ndlr</em>). Par la même, les «Sauvages» sont considérés comme mineurs, et vus comme des éléments à intégrer. Sujette à de nombreuses réformes et contradictions, cette Loi sur les Indiens est aujourd’hui toujours en vigueur. La pièce déploie par les mots les générations de traumatismes et de traumatisé·e·s qui jonchent les territoires de la colonisation. Ils·Elles racontent les pensionnats pour «tuer l’Indien dans l’enfant», le déracinement au retour des pensionnats, l’alcoolisme, la vulnérabilité des femmes autochtones, les taux d’emprisonnement, le froid. Surtout, l’impossibilité de s’ancrer, aussi bien dans des terres que dans une culture, quand leur mode de vie nomade a été annihilé par la sédentarisation forcée au sein de réserves qu’ils n’ont pas choisies.</p>
<div class="page" title="Page 8">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p><strong>Véhiculer la violence</strong></p>
<p>La violence vécue au quotidien est transportée des réserves à la salle de théâtre. Les mots s’impriment dans les mémoires, marquent le·a spectateur·ice. La compassion laisse vite place à la culpabilité. La pièce martèle, encore, l’insoutenable réalité. Hôtel Môtel, la société qui produit la pièce se donne pour mission de faire voyager le·a spectateur·trice hors des contrées habituelles québécoises, avec en arrière-plan la volonté d’un questionnement identitaire. Précisément, <em>La cartomancie du territoire</em> met le·a spectateur·trice face aux complexités de l’identité québécoise et au coût de sa construction. Il·Elle ne peut qu’écouter, et être exposé·e à son tour à la difficulté d’un quotidien dans les réserves.</p>
</div>
<div class="column">
<p><strong>Ancrer les mots</strong></p>
<p>L’exutoire artistique prend ici la forme d’une catharsis inversée. Le spectateur n’apaise pas, ne relâche pas ses passions. Au contraire, ce sont les peuples autochtones qui trouvent une voix sur scène et tentent de libérer leur parole. S’ils ne peuvent récupérer le territoire alors l’art leur permet d’influer sur la pensée. Le spectateur comprend les ambiguités de l’espace qui n’a pas toujours été conquis à mesure que les acteurs égrènent les pans de culture qui leur ont été arrachés. En face, les traditions menacées s’ancrent dans les mots et trouvent sur scène un espace où exister.</p>
</div>
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		<title>Une quête stérile de vérité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/une-quete-sterile-de-verite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2018 17:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Dit]]></category>
		<category><![CDATA[show]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre d'aujourd'hui]]></category>
		<category><![CDATA[verite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Véritable show théâtral, Jean dit étonne, dérange, puis lasse. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«O</span><span class="s1">n va jouer à un jeu, c’est simple, quand je dis ‘Jean dit’, tu fais ce que Jean te dit de faire, mais quand je dis pas Jean dit, tu fais rien, t’as compris?» Jean, c’est l’objet d’un culte qui ne demande qu’une chose: la vérité. Ce jeu, sans cesse invoqué au cours de la pièce, fédère un à un les personnages autour de la vénération de Jean. <i>Jean<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Dit</i> s’organise autour de cet unique schéma, porté par un texte et une mise en scène qui poussent le procédé théâtral dans ses retranchements. Malgré les grands moyens et l’audace notable employés par Olivier Choinière, <i>Jean Dit</i> s’essouffle rapidement, incapable de porter son potentiel au-delà d’un <i>show</i> assourdissant porteur d’un message inachevé. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La violence de la vérité </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La salle principale du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, déjà, instaure l’ambiguïté entre salle de concert et salle de théâtre. Immense, elle est saturée d’éclairages qui ne s’éteignent qu’à la moitié de la pièce, et ornée de trois écrans géants qui diffusent les décors quand ils ne retransmettent pas la pièce. L’ambition d’un <i>show</i> est assumée. Dans la fosse, le jeu d’un groupe de <i>death métal</i> se mêle à celui des acteurs. Chaque fois qu’un nouveau personnage est converti au culte, le groupe joue et le chanteur chante une phrase s’articulant autour de «la vérité». Le son, très fort, surprend le public peu habitué aux sonorités de la musique métal. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le choix du <i>death métal</i> est audacieux, il est la vérité qui nous parvient brouillée, nous fait peur, et pourtant nous frappe régulièrement. La vérité alors transcende littéralement les corps pour atteindre le·la spectateur·rice. Les éléments de mise en scène sont autant d’outils utilisés pour pousser le·la spectateur·rice à s’impliquer dans la question de la vérité. La musique, mais aussi les lumières allumées ou encore les acteur·rice·s qui s’adressent au public déconstruisent sans relâche le quatrième mur. Olivier Choinière, metteur en scène et auteur de la pièce, nous plonge la tête la première dans les méandres de ce culte absolu.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un questionnement inachevé </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">«Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité», psalmodient les personnages les uns après les autres. C’est d’abord une mère, puis un fils, une amie, un employeur, un itinérant, un prof d’histoire, une journaliste, une médecin, jusqu’au premier ministre, qui sont enrôlé·e·s. Cette volonté de représenter autant d’acteur·rice·s de la vérité porte le potentiel d’une réflexion critique intéressante sur notre rapport à la vérité individuellement, et collectivement, sa relativité ou son caractère transcendant et la nécessité de n’énoncer qu’elle, ou la possibilité de mentir. Dans le contexte actuel de remise en cause permanente de la vérité, <i>Jean Dit</i> avait initialement été écrite comme une fable dépeignant l’ascension d’un<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>leader</i> politique au pouvoir de par son culte de la vérité. Elle a ensuite évolué pour s’affirmer en une vérité qui existe en chacun·e et qui pourtant unit tous les personnages. Si la pièce frôle parfois ces problématiques, son schéma complètement linéaire résulte d’abord en une conception unique de la vérité, à peine questionnée ou débattue. Le culte grandit mais ne questionne pas plus à la fin qu’au début. Durant deux heures, les acteur·rice·s présent·e·s sur scène se multiplient pour mener à une escalade stérile qui débouche sur un dénouement absurde et rocambolesque. L’auteur propose un thème central, et un concept déroutant, mais ne parvient à se saisir ni de l’un ni de l’autre et répète encore et encore le même procédé, jusqu’à causer l’ennui des spectateur·rice·s. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Peut-être que l’intérêt de la pièce réside, selon l’auteur, justement dans ce trop-plein, cette intensité de chaque instant qui ne mène à rien. Dans ce cas, la pièce gagnerait à être explicitée pour ne pas laisser le·la spectateur·rice abasourdi·e par un spectacle qui souhaite l’inclure mais le·la laisse froid·e. </span></p>
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		<title>Un regard plus lumineux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/02/14/un-regard-plus-lumineux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2018 17:14:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Feminin]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La créatrice de la série Féminin/Féminin nous parle de sa vision et de son engagement.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><em><span class="s1">Chloé Robichaud est une réalisatrice québécoise. Depuis 2014, elle cherche à montrer les amours lesbiennes sous un jour humoristique et optimiste avec la série Féminin/Féminin. La deuxième saison sortira le 14 février.</span></em></p>
<hr>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Le Délit (LD)</b>: <i>En quoi la deuxième saison de la série ressemble-t-elle à la première et en quoi diriez-vous qu’elle en diffère?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Chloé Robichaud (CR)</b>: Elle lui ressemble dans l’authenticité des situations, des personnages, il y a quelque chose de très réaliste. C’est une approche qui est encore vraiment présente dans la deuxième saison. Ce qui est différent, c’est vraiment le format: vingt minutes de plus que la première, les longueurs varient selon les épisodes, certains sont longs de plus de vingt minutes. Ceci permet de développer des arts dramatiques. Aussi, les histoires s’entremêlent, on est moins sur des portraits. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Votre série est-elle destinée à un public particulier? Cherchez-vous l’identification du public lesbien à vos personnages?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>CR</b>: C’est les deux. C’est effectivement très important pour moi que le public lesbien, bisexuel, quiconque ayant une appartenance à la communauté LGBTQ+ s’en rappelle. Mais c’est une série qui aborde des enjeux du quotidien, et n’importe qui peut s’identifier à ces situations-là. Ce qui m’a fait très plaisir après la sortie de la première saison, c’est que les gens m’ont dit «j’avais des préjugés, j’entretenais des clichés vis-à-vis de la communauté, et la série m’a aidé à les défaire, à mieux comprendre la vie d’une personne homosexuelle à Montréal. Cette vie n’est pas nécessairement différente de celle d’une personne hétérosexuelle». Tant mieux si la série peut atteindre un large public, car on a envie de démystifier ce que c’est que d’appartenir à la communauté. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>D’ailleurs, que pensez-vous de la représentation de la communauté lesbienne, mais aussi de la communauté LGBTQ+, dans l’art dit «</i>mainstream»<i>? Avez-vous produit la série dans une volonté de combler un manque, de rectifier des clichés trop véhiculés?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>CR</b>: Quand on a eu l’idée de faire cette série-là, il y a 6–7 ans, il y avait assez peu de représentation. Il y avait eu <i>The L Word</i>, mais c’était quand même des filles riches à Los Angeles… donc on voulait quelque chose de plus proche de notre quotidien montréalais. Aussi, quand il y avait un personnage homosexuel dans les films, c’était souvent négatif. Les personnages vivaient l’homophobie, certains vivaient très mal leur <i>coming out</i>, certains films se terminaient en suicide. C’était une bonne chose d’en parler car c’est vrai que c’est extrêmement dur pour certains et on doit l’aborder. Mais on se disait qu’on pouvait aussi aborder le sujet d’un point de vue positif, montrer qu’il est possible de faire son <i>coming out</i> en développant autour de belles relations d’amitié, des relations d’amour. On voulait amener un regard humoristique, positif et lumineux sur la communauté. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Décidément, vous m’ôtez les mots de la bouche! En effet, on voit que vous montrez très bien la complexité des doutes et des problématiques que l’on peut rencontrer au sein de la communauté LGBTQ+. En revanche,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>j’ai eu l’impression que vous aviez fait le choix de ne pas insister sur les violences et les discriminations dont on peut souffrir quand on en fait partie dans une société hétéronormée. Est-ce correct d’interpréter cette série de cette manière et quelles ont été les origines de ce choix?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">CR: Je me base sur mon expérience. Quand j’étais adolescente, l’idée d’être gay me faisait excessivement peur. D’une part car je n’avais presque aucun modèle de femmes <i>out</i> (ayant fait leur <i>coming out,</i> ndlr) autour de moi dans le milieu québécois, et donc les références que j’avais étaient des témoignages très difficiles. J’aurais aimé aussi sentir que j’allais rencontrer une fille, tomber amoureuse, rigoler et vivre mon quotidien comme tout le monde. J’avais envie d’offrir ça car c’est quelque chose qui m’avait manqué.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Par rapport à la manière dont vous avez choisi de représenter la réalité de l’expérience, il n’y avait pas vraiment de scènes de sexe explicites, alors même que la série prend les relations amoureuses comme sujet principal. Y’a‑t-il là une volonté particulière de votre part?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>CR</b>: C’est une question que je me suis beaucoup posée. Qu’est-ce qu’on montre, combien on en montre, parce que ça fait évidemment partie d’une relation amoureuse entre femmes. On ne voulait pas non plus être trop pudiques, et il y a des scènes qui sont très intimes, très sensuelles dans la série. Cependant, puisque la série était destinée au web et accessible partout dans le monde, je n’avais pas non plus envie que le souvenir que l’on garde de cette série-là soit des images de femmes qui font l’amour, mais que l’on voie que cette série était plus que cela. Je ne voulais pas que l’on puisse utiliser ça d’une façon qui ne rendait pas du tout justice à toute la profondeur de la série. Lorsque la première saison est sortie, <i>La Vie d’Adèle</i> venait de sortir, et les gens parlaient plus des scènes de sexe que du film lui-même, et il y a en ça quelque chose de dommage, de s’éloigner de l’amour éprouvé par les deux protagonistes et de toute sa force et sa beauté. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Comment expliquez-vous le choix de la gratuité?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>CR:</b> C’est en train de changer pour la saison 2. Pour la saison 1, personne ne connaissait la série. On voulait offrir ça à un large public, faire connaitre notre série, et ça a très bien fonctionné. Ça nous a aussi permis de faire des ventes à la télé en France, à la télé au Québec. Mais la réalité c’est que ce fut très difficile à financer et à réaliser. Pour la saison 2, ça devenait de l’ordre de l’impossible de dire qu’on allait la lancer gratuitement. Il y a aussi une limite à ce que je peux faire, notamment à faire travailler les gens bénévolement. On est dans un format plus proche des normes professionnelles. Au Québec on est avec Tou.tv, et la série a été achetée en France sur Studio 4. Pour le reste du monde, on cherche des distributeurs. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Par rapport au processus de réalisation, sur quels critères avez-vous choisi vos personnages?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>CR</b>: Pour ce qui est des personnages, ils sont venus très instinctivement. Je pense qu’ils s’inspirent de mon vécu, de certain·e·s ami·e·s, de filles que je côtoie et que j’ai vues à distance. Il y a une sorte d’hommage à une communauté que je fréquente depuis plusieurs années. Je ne peux pas parler de tout le monde, il y a une dizaine de personnages et 8 épisodes. C’est sûr que j’aurais voulu faire une meilleure représentation de la communauté, je pense qu’on s’améliore dans ce sens-là dans la saison 2 avec des nouveaux personnages. J’ai voulu amener à travers chaque personnage diverses expériences de vie. Elles ne sont pas toutes au même stade de leur vie, pas toutes au même stade de leur <i>coming out</i>. Certaines sont bisexuelles, certaines ont besoin au contraire d’affirmer leur homosexualité. J’avais envie de représenter l’idée que tout le monde est qui il est à sa façon et a le droit d’aimer qui il veut.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Sur quelles bases avez-vous choisi les actrices pour incarner ces personnages? L’orientation sexuelle des actrices a‑t-elle été un critère de choix essentiel pour vous?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>CR: </b>J’avais déjà travaillé avec certaines actrices, comme Eve Duranceau. Pour moi c’était important qu’il y ait un climat familial, un climat de plaisir puisqu’il y avait tellement peu de moyens. J’avais envie que les gens soient là pour les bonnes raisons, parce qu’ils croient au projet, parce qu’ils ont envie d’avoir du <i>fun</i> avec nous. J’ai vraiment cherché autour de moi et j’y suis allée au <i>feeling</i>. Pour la saison 2, on a fait des auditions pour des nouveaux personnages car on avait des personnages pour lesquels j’avais une idée assez spécifique de ce que je cherchais. L’orientation sexuelle, pour moi, n’a jamais été un critère. Je sais que parfois ça déplait à certaines personnes qui auraient voulu qu’on <i>cast</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>des filles homosexuelles. Mon point est que, à l’inverse, si une actrice québécoise venait à déclarer qu’elle était lesbienne, est-ce qu’elle devrait soudainement ne se faire <i>caster</i> que pour des rôles de personnes homosexuelles? Je ne veux pas rentrer dans ce qui m’apparaît être des cases. L’essentiel était de trouver l’actrice qui allait mieux représenter le personnage. Cependant, les actrices sont vraiment très proches de la communauté, elles viennent souvent aux évènements de <i>Lezspreadtheword </i>(site web et magazine autour de l’univers lesbien, <i>ndlr</i>), elles ont marché à la <i>Pride</i> plusieurs fois. Pour moi c’est ça l’essentiel, leur implication et leur amour, leur ouverture, leur générosité. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>Vous ne pensez donc pas particulièrement que d’avoir vécu les expériences que l’on joue permet de mieux les jouer?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>CR</b>: Non. Être acteur, c’est jouer un rôle, ce n’est pas nécessairement se jouer soi-même. Mon travail de réalisatrice est de les amener là où j’ai besoin qu’elles aillent. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>LD</b>: <i>La dernière question concerne Montréal en général. Vous avez été amenée à voyager dans le cadre de votre travail. Avez-vous observé des différences entre l’état d’esprit et la tolérance à Montréal, vis-à-vis de la question </i>queer<i>, par rapport aux autres lieux que vous avez visités? Pensez-vous que la réalité des femmes lesbiennes que vous décrivez aurait été décrite différemment autre part?</i></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>CR:</b> Après, j’ai pas énormément voyagé, mais oui, évidemment, la série aurait été différente si elle avait été écrite ailleurs. Notre série reflète la communauté québécoise et c’est de cela dont je voulais parler. Si on prend par exemple <i>The L Word</i>, il y a quand même quelque chose de très californien et c’est tant mieux, si ça peut ensuite encourager d’autres personnes ailleurs à faire leurs séries et montrer comment les enjeux LGBTQ+ sont vécus un peu partout dans le monde. Je pense qu’on est très chanceux ici, et je peux faire une série sans me censurer, comme je le fais, et j’ai très conscience de ma chance. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 668px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-30525" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-FEM2-1000x563.jpg" alt width="668" height="376" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-FEM2-1000x563.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-FEM2-330x186.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-FEM2-768x432.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-FEM2-850x478.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/02/C-FEM2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 668px) 100vw, 668px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Chloé Robichaud</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>Où les vies se consument</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/01/31/ou-les-vies-se-consument/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jan 2018 17:11:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Cyr]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre d'aujourd'hui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plonger dans l’absurde, aux côtés de personnages englués dans leur destin familial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">La salle Jean-Claude Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui paraît presque trop chargée, encombrée par un décor qui, à peine assis, nous interroge. Au fond, un rideau en papier brillant nous éblouit. Par terre, un immense dispositif floral occupe l’espace. En haut, des nuages de coton lumineux sont suspendus au plafond.</p>
<p class="p3">Trois éléments d’un décor irréel viennent accueillir les trois premiers personnages de la pièce. Des triplées, plongées dans leur solitude chacune à un étage de leur triplex. Claudine assiste aux premiers mots de son enfant, prophétie annonciatrice d’une mort par le feu. Claudie cuisine des biscuits «qui goûtent le cul» et ment à son thérapeute pour passer le temps. Claudette accouche d’un bébé qu’elle met dans une boîte et l’envoie par la poste pour lui donner une vie meilleure.</p>
<p class="p3">Chacune dénonce la folie de ses sœurs, et toutes scandent la phrase préférée de leur mère «j’aurais du mettre un stérilet».</p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Prendre le risque de l’absurde</b></span><b> </b></p>
<p class="p3"><span class="s3">Claudine met son enfant dans une cage et la salle rit. Claudie explique la fois où elle a voulu se suicider en mettant du poison dans ses biscuits et la salle rit. Claudette raconte comment elle a passé neuf mois cloîtrée dans son appartement et la salle rit. Le texte de David Paquet, original et incisif est un fil tendu entre une cruauté froide et une humanité saillante. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">La mise en scène remarquable de Philippe Cyr permet à ce monde cruellement vrai, à la fois parfaitement absurde et cohérent, d’exister entre les murs étroits de la salle. Les nuages, les fleurs et le rideau font sens puisqu’ils accueillent ces trois sœurs, qui se disent complètement folles mais dont la solitude et l’humour ramènent à des émotions douloureusement banales et familières. </span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Triptyque familial</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Trois fois trois. Bientôt, Claudine, Claudie et Claudette sont remplacées par Claire et Clément, deux êtres asociaux qui multiplient les rendez-vous au cinéma et amusent de leur maladresse. Enfin, Caroline prend place sur l’énorme monticule de fleurs pour nous livrer un monologue en apothéose narrant son fantasme pour les tueurs en série. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Les trois scènes de la pièce s’entremêlent et se répondent. Elles se rejoignent pour former un tout, une réflexion criante de vérité, presque douloureuse, sur la complexité des relations familiales et leur enracinement dans les tragédies individuelles vécues par les personnages. <i>Le Brasier</i>, texte riche et pertinent, interprété par des acteur·ice·s impressionnant·e·s de maîtrise, pose le doigt sur le nœud de la solitude et de la dépression, et dessine un cercle pour remonter aux origines de sa propre absurdité. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">«J’aurais du mettre un stérilet», dit la mère des<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>triplées. A la lumière de cette phrase, ni le décor, ni les personnages, ni le texte ne nous paraissent plus absurdes. C’est toute la force d’une pièce qui nous déconcerte de par sa cruauté, puis nous emporte de par son humour et sa profonde humanité. </span></p>
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		<item>
		<title>L’islamophobie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/19/lislamophobie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 06:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une gangrène provinciale</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«Dans un bus à Toronto, une femme dans le bus me dit de «rentrer d’où je viens, que je n’appartient pas à ce pays». Son voisin répond que j’appartiens autant à cette ville que tous les autres.» Quand tout le bus applaudit, Trisha se dit qu’elle a bien fait de quitter la Nouvelle-Orléans pour venir au Canada. Aujourd’hui présidente de l’Association des Étudiants Musulmans de McGill (MSA), Trisha se dit fatiguée de parler d’islamophobie. Nadia Del, membre de l’association et élève de McGill, renchérit: «On nous demande trop souvent de nous justifier».</p>
<p><strong>L’islamophobie et le nationalisme québécois</strong><br>
Gilles Bourque, professeur de sociologie à l’UQAM, a discuté la source de l’islamophobie dans le cadre du nationalisme québécois. L’identité nationale québécoise s’est formée à travers les lignes de démarcation de la religion et de la langue. Le nationalisme canadien français propose donc l’existence d’une «nation» canadienne-française et catholique, en opposition avec les anglo-canadiens et protestants. Pour faire partir du groupe, il faut parler français et être catholique. L’islamophobie n’était pas à l’ordre du jour.<br>
Aujourd’hui, s’il n’y a plus d’identité nationaliste concrète, elle garde les traits du nationalisme d’antan. Si la ligne de démarcation reste majoritairement la langue, c’est toujours dans une moindre mesure également lié à la religion.<br>
La révolution tranquille a marqué un moment crucial de la modernité au Québec. Le nouvel état créé à cette époque défend la langue française mais aussi les droits d’égalité. Cela s’accompagne d’un très important rejet du catholicisme comme lieu du pouvoir. Durant les années 50, la ritualisation de l’Eglise se fait de plus en plus forte, et l’Eglise et la religion deviennent de plus en plus en porte-à-faux par rapport au développement du pays. Pour le nationalisme québécois, l’islamophobie est, selon Gilles Bourque, une crainte de la religion en général. Les symboles musulmans rappellent le temps du catholicisme tout-puissant.<br>
	Dans une entrevue avec <em>Le Délit</em>, Trisha Islam explique que «c’est comme si le conflit avec la région du Québec était plus un conflit avec le traditionalisme. Les signes religieux font partie d’un passé avec lequel le Québec ne veut plus s’associer. Cela est vraiment problématique parce que beaucoup de musulmans au Queéec se considèrent modernes tout en étant musulmans».<br>
	De plus, quand on regarde les lois que le Parti Québécois propose contre le port de signes religieux dans les espaces publiques, il est évident que la cible est l’islam plutôt que les religions en général. Le discours de la crainte de la religion en général semble être une justification de l’islamophobie plus que d’autre chose.<br>
	Comme le dit Léa (ce nom a été changé), étudiante à McGill, «je reconnais que le sécularisme vise aussi d’autres communautés. Mais les lois sont tellement spécifiques qu’elles visent évidemment les musulmans (par exemple le voile). Ça n’a jamais été fait dans le passé récent, de viser particulièrement une communauté. Je vois cela comme étant contre les musulmans. Par exemple, certaines fêtes sont clairement basées sur la religion chrétienne, et il y a toujours la croix sur le Mont-Royal.»<br>
	Quant à Trisha Islam, son plus gros problème avec la sécularisation, c’est que quand le gouvernement demande à ses citoyens d’enlever les symboles religieux visibles, celui-ci donne l’impression que les citoyens ne devraient pas apprendre à se connaître les uns les autres. </p>
<p><strong>L’islamophobie et les femmes</strong><br>
Marie Blanche Tahon, professeur de sociologie à l’Université d’Ottawa, travaille sur l’égalité entre l’homme et la femme dans la perpétuation de l’islamophobie au Québec.Souvent, la liberté de religion est limitée au nom de l’égalité entre les sexes, et vise particulièrement l’islam. Cela a été fait dans les débats qui ont entouré la charte de laïcité du parti québécois et dans le Conseil du Statut de la Femme (CSF).<br>
        	Selon Tahon, la CSF voit l’égalité entre les hommes et la femme comme une valeur collective qui n’est pas seulement québécoise. Malgré le fait que les inégalités entre hommes et femmes soient toujours d’actualité au Québec, on a tendance à montrer en exemple l’image de la femme occidentale.<br>
        	Le Manifeste du CSF, qui a été publié dans <em>Le Devoir</em> le 8 mars passé (<em>Manifeste – Halte aux attaques contre les droits des femmes</em> par Michel Sarois), appelle à la protection des droits des musulmanes. Le manifeste se termine en demandant aux hommes et aux femmes de toutes origines de protéger les acquis. Mme Tahon reproche à ce discours d’être intolérant vis-à-vis du port de signes religieux. Se positionner sur le port du voile s’apparenterait-il à un désir de contrôle du corps? En effet, c’est refuser que les femmes s’habillent comme elles veulent. Les femmes musulmanes ne sont pas des femmes soumises. La CSF serait-elle une instance qui vise à contrôler les femmes? Comme le dit Nadia Dal, membre de l’Association des Étudiants Musulmans de McGill, «décider pour nous, ce n’est pas la liberté, c’est juste un autre ensemble de règles. On choisit de suivre notre religion parce qu’elle nous amène la paix».  Trisha raconte au <em>Délit</em> que «ca devient tres problématique quand on reporte sa manière de voir le monde sur quelqu’un d’autre. De lui dire «c’est comme ca que tu dois vivre ta vie: tu n’as pas été libérée». »<br>
L’islamophobie est donc justifiée par des idées qui généralisent la condition de la femme musulmane et qui voient la femme musulmane comme une personne devant être protégée de sa religion. Dans ce genre de discours, on oublie que toutes les décisions que les musulmans prennent ne sont pas faites par leur groupe.<br>
Les femmes musulmanes, et surtout celles qui portent le <em>hijab</em>, sont particulièrement visées et affectées par l’islamophobie. Léa raconte que, en tant que femme qui porte le hijab, elle sent que lorsqu’elle porte un signe visible de sa religion, elle est souvent la cible de haine; elle doit souvent subir des questions sur les raisons pour lesquelles elle porte le <em>hijab</em>. De plus, elle raconte que souvent, en tant que femme musulmane qui porte le <em>hijab</em>, elle ne sait jamais pourquoi les gens la regarde. «Ont-il peur? Vont il me faire du mal? En plus, parfois l’islamophobie n’est pas bégnine. Les femmes musulmanes qui portent le voile deviennent des cibles et sont cataloguées en vertu de leur habit. J’ai l’impression que je dois toujours être vigilante, ne sachant jamais comment les gens vont réagir par rapport à nous. C’est un peu épuisant».</p>
<p>L’islamophobie dans les médias<br>
Les médias ont eux aussi un rôle dans la perpétuation de l’islamophobie au Québec. Jean-Claude Leclerc, journaliste du <em>Devoir</em>, explique que les médias exploitent la peur de leurs lecteurs, et cela augmente des phénomènes tels que l’islamophobie. Par exemple, en juin dernier, le conseiller du village d’Hérouville en Mauricie André Drouin a demandé au Premier ministre de déclarer «l’état d’urgence» pour protéger la culture québécoise contre l’arrivée des musulmans alors qu’il était invité à l’émission de <em>Radio-Canada</em> «Tout le monde en parle». Leclerc pense que de telles apparitions perpétuent la peur de l’Islam. Un autre exemple serait les interventions du leader du parti Action démocratique du Québec, Mario Dumont, qui se plaît à créer la polémique sur les minorités. Donner de l’importance à ce genre de personnage manipule les peurs collectives.<br>
        	Malgré le fait que la charte québécoise des droits de la personne possède une clause sur le droit du public à l’information, il n’y a pas des loi spécifique pour garantir la qualité de l’information. Selon LeClerc «on est donc dans un désert d’information solide dans la moitié du Québec». La solution, selon LeClerc serait de reconstituer l’autonomie des salles de rédaction.<br>
	Nadia Del raconte au <em>Délit</em> qu’elle ne suit pas les médias du Québec parce que si elle le faisait, elle se sentirait tout le temps sur la défensive, et elle préfère ne pas y penser. Pour elle, même si les médias couvraient les choses de manière différente, ça ne changerait pas grand chose par rapport à l’islamophobie, les gens ne liront pas. Selon elle, le changement serait plus grand si les gens sortaient de leur zone de confort, qu’ils essayaient de rentrer en contact avec des gens qui sont différents d’eux.<br>
	Léa déplore le fait que «les médias canadiens sont obsédés par les histoires de meurtres. Je voudrais qu’ils ne mettent pas l’accent sur des cas si rares, mais qu’ils parlent plus de notre réalité. Je ne vois pas vraiment les femmes musulmanes dans les medias, sauf si c’est  la femme d’un terroriste. Il n’y a pas de docteurs, de professeures, alors que c’est notre réalité. Je trouve ça étrange; les minorité ne sont pas bien représentées dans les médias. Il n’y a pas d’espace qui nous permet de parler de notre réalité».<br>
<strong><br>
 À McGill</strong><br>
McGill, bien qu’elle soit une des meilleures universités d’Amérique du Nord, où la proportion d’étudiants internationaux est très importante et où la diversité est une des fiertés de l’établissement, n’échappe pas à l’islamophobie. En effet Moe Nasar a vu son poster de campagne de candidature au Sénat de la Faculté des Sciences défiguré par l’inscription «Terroriste».<br>
Si l’islamophobie existe sur le campus, selon Trisha «à Mcgill on peut être nous-même. On peut s’exprimer comme des individus, indépendamment de nos religions».<br>
	En revanche, Léa trouve que les espaces sur notre campus devraient prendre en compte les musulmans pratiquants. Par exemple, il y a des musulmans qui ne boivent pas et ne peuvent pas participer au <em>frosh</em>. Ce ne devrait pas revenir aux associations étudiantes musulmanes de mettre en œuvre des événements complètement séparés. Des efforts devraient être faits pour inclure les musulmans dans le <em>mainstream</em>. Les résidences devraient aussi inclure la sécurité des musulmans dans les espaces sécuritaires. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mon pays, c’est l’hiver</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/11/mon-pays-cest-lhiver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 04:09:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout élève international s’est déjà demandé au moins une fois pourquoi Montréal avait été sa destination d’études. Si la ville est connue pour sa vie nocturne hors-pair, ses alentours magnifiques et un fin mélange&#160; d’Europe et d’Amérique, si McGill est une université de renommée mondiale, une chose semble toujours faire râler : l’hiver. La Ville&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/11/mon-pays-cest-lhiver/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Mon pays, c’est l’hiver</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout élève international s’est déjà demandé au moins une fois pourquoi Montréal avait été sa destination d’études. Si la ville est connue pour sa vie nocturne hors-pair, ses alentours magnifiques et un fin mélange&nbsp; d’Europe et d’Amérique, si McGill est une université de renommée mondiale, une chose semble toujours faire râler : l’hiver.</p>
<p>La Ville de Montréal (VM), qui gère tous les services offerts aux citoyens de la ville, n’en est pas à ses premières intempéries. Concernant la neige, son site web indique qu’une moyenne de 137 000 tonnes de fondants et abrasifs sont versées sur les routes et trottoirs de Montréal chaque année. 172 appareils spéciaux sont utilisables de jour comme de nuit. 3000 employés sont nécessaires pour les opérations de déblaiement, qui ont lieu cinq fois par hiver.</p>
<p>Au total, 145 millions de dollars sont dépensés en moyenne chaque année pour faire en sorte que la ville reste «en marche» et que tout habitant puisse se rendre sans difficulté à son lieu de travail.</p>
<p>En effet, un service rapide et efficace est vital pour Montréal, dont l’économie souffrirait si les routes n’étaient pas déblayées plusieurs fois par jour, et si les piétons étaient incapables de s’engager sur les trottoirs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><strong><b>Pas qu’une question de déneigement</b></strong></strong></p>
<p>La neige est cependant loin d’être le seul problème que rencontre la VM durant les périodes de grand froid. De vrais problèmes sociaux sont en jeu, comme celui&nbsp; des sans-abris, les dégâts dus à la neige et à la glace, ou encore les accidents qui varient d’une simple glissade sur le trottoir à des collisions mortelles entre&nbsp; voitures.</p>
<p>Le journal <i>Métro</i> annonçait le 22 janvier dernier la mort d’un itinérant dû au froid, malgré les nombreuses ressources mises en avant pour offrir un toit à tout sans-abris. L’année dernière, c’était un homme de 55 ans qui perdait sa vie, trop mal couvert par son sac de couchage. L’article semble apparaître tous les ans, après la première vague de froid de Janvier.</p>
<p>Devant de telles conditions, plusieurs associations ont vu le jour, pour donner aux sans-abris une chance de voir un nouvel été. Le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) regroupe par exemple plusieurs organismes et se focalise principalement sur «l’information, la formation, la sensibilité [et] l’action communautaire», selon leur site web, pour travailler de façon efficace avec les itinérants, jour après jour. Jointe au téléphone, l’association a expliqué au <i>Délit </i>que son rôle était de «mettre les itinérants en relation avec les services de la ville, comme les Centres d’hébergement d’urgence», ouverts seulement pendant la période de grand froid, de décembre à avril.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><b>Pas tous un toit</b></strong></p>
<p>D’autres associations sont présentes tout autour de Montréal, et McGill n’est pas une exception. Des étudiants sont effectivement membres de l’association caritative <i>Dans La Rue</i>, qui vise à «aider les jeunes à survivre dans la rue et à se remettre sur pied», selon le site officiel. Quelques étudiants ont d’ailleurs décidé de montrer leur soutien aux jeunes sans-abris en dormant pendant cinq jours devant la bibliothèque du bâtiment McLennan. Malgré l’environnement sécuritaire qu’est le campus, et la possibilité de retourner dans leurs chez-soi en cas de très basses températures, une manifestante dit «avoir une idée de ce que les jeunes itinérants endurent tous les jours». Ces associations sont des centaines au Québec, nécessaires pour des personnes souvent délaissées et oubliées par ceux qui ont un toit où se réfugier.</p>
<p>Si leurs services sont «les mêmes tout au long de l’année», les pompiers doivent aussi faire face à des problèmes propres à l’hiver. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, Martin Farmer, chef des opérations du Service de sécurité Incendie de Montréal (SIM), explique que le centre d’appel répond à «120 000 appels durant l’hiver», bien que cela soit pour toute sorte d’incidents.</p>
<p>En revanche, il précise que les équipes doivent faire face à un, voire deux feux domestiques chaque jour. Spécialisé dans des interventions à haut risque, Farmer indique que «les feux d’hiver sont beaucoup plus spectaculaires» et sont responsables de plusieurs victimes tous les ans. Habitués à ces accidents, le système d’intervention du SIM est «très rapide;&nbsp; il ne suffit parfois que de deux ou trois minutes pour qu’un camion ne soit sur le terrain».</p>
<p>La logistique est cependant très différente des feux de forêts dont est victime le Québec; à cause du froid, les combinaisons sont rapidement inutilisables, sans mettre la vie des pompiers en péril. Il faut donc remplacer les équipes régulièrement et des stocks d’équipements doivent toujours être prêts à être utilisés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><b>Rien qu’une glissade</b></strong></p>
<p>La glissade occasionnelle, lors de l’ascension de la rue Peel vers le bâtiment McIntyre, est devenue si normale que les gens autour n’y font même plus attention. Des accidents plus graves ont cependant lieu chaque année sur les routes du Québec, à cause de la neige et du verglas. Selon la Société de l’assurance automobile du Québec, 28 personnes ont trouvé la mort en janvier 2012 sur les routes, contre 24 dans le même mois l’année d’avant.</p>
<p>Si les nombres semblent plutôt bas par rapport au reste de l’année (43 morts en juillet 2012), c’est parce que le gouvernement est catégorique sur les mesures de prévention. Tout véhicule a en effet l’obligation d’avoir des pneus neiges pendant la période de grand froid, sous peine d’une amende qui varie de 200 à 300 dollars. Malgré ça, les services d’urgence sont souvent visibles sur les bords de routes, pour intervenir dans les conditions les plus difficiles.</p>
<p>Pour beaucoup d’étudiants, l’hiver rime avec moufles, manteaux de fourrures et pas chancelants sur le verglas qui recouvre les trottoirs. Cependant, la ville de Montréal doit faire face à des problèmes de plus grande envergure que peu de villes de cette taille à travers le monde connaissent. Avec les années, les services se perfectionnent, mais les refuges pour sans-abris seront toujours bondés, et les pompiers feront toujours plusieurs interventions dues à des accidents causés par la neige et le froid. L’hiver à Montréal, c’est clair, ce n’est pas que du déneigement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><b>Pour les étudiants McGillois</b></strong></p>
<p>La vie de l’hiver peut être un véritable défi pour certains, notamment pour les étudiants qui immigrent au Canada. L’hiver provoque des dépenses personnelles et certains n’ont pas la possibilité d’intégrer ses coûts à un étroit budget étudiant. L’organisation de l’Université en général est modifiée, maisMcGill propose des services qui s’adaptent aux conditions météorologiques, parfois rigoureuses.</p>
<p>Tous les jours, l’aumônerie de McGill accueille des étudiants pour partager des boissons chaudes et combattre l’hiver. Madame Disano, la coordonnatrice de l’Aumônerie, rappelle qu’il y a plus de 8000 étudiants internationaux à McGill et que certains d’entre eux n’ont jamais “connu de vrai hiver avant de venir à Montréal”. L’aumônerie a mis en place un programme spécialement créé pour les étudiants internationaux qui viennent au Canada pour la première fois et qui ne sont pas prêts a faire face au froid. Ce programme propose des manteaux peu ou pas portés gratuitement pour les étudiants internationaux. Il permet de donner jusqu’à 500 manteaux chaque année.&nbsp; Le service aux étudiants étrangers (SEE) propose des sessions d’informations sur la façon de gérer l’hiver. Des conseils et astuces qui peuvent paraître futiles pour les canadiens sont parfois vitaux pour les étrangers. Par exemple, limiter le temps dehors.&nbsp; “Voyages Campus” souligne que durant l’hiver les étudiants partent plus, pour combattre le blues de l’hiver. Que ce soit au ski ou dans le sud, ils partent pour faire le plein en vitamine D.&nbsp; L’hiver a aussi des conséquences psychologiques dues entre autres au manque de cette vitamine. Cela peut se manifester à travers des troubles du sommeil, du stress supplémentaire, des difficultés pour se concentrer – ce que le site des services de Santé Mentale de McGill appelle le ¨winter blues¨. On pourrait minimiser les effets d’un environnement qui, l’espace de quelques mois, devient plus rude et moins agréable, et participe à la création d’une forme de malaise chez certains étudiants. Il est possible de prendre des rendez-vous, du lundi au vendredi, dans le bâtiment Brown, aux services de Santé Mentale.</p>
<p>La flexibilité des services de McGill à l’hiver et la mise en place d’une politique de ville différente selon les saisons fait de l’hiver montréalais bien plus qu’une différence de température. Si le coût de l’hiver est impossible à chiffrer précisemment, il est sûrement conséquent.ξ</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le déchétarisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/le-dechetarisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 03:20:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années un nouveau courant est apparu: le déchétarisme, plus connu sous son nom anglais de «dumpster diving». Le déchetarisme définit le fait de se nourrir d’aliments trouvés dans des poubelles de magasins de grande distribution ou de restauration. Alors que «faire les poubelles» est plus souvent relié aux personnes de la rue, le&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/le-dechetarisme/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le déchétarisme</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années un nouveau courant est apparu: le déchétarisme, plus connu sous son nom anglais de «dumpster diving». Le déchetarisme définit le fait de se nourrir d’aliments trouvés dans des poubelles de magasins de grande distribution ou de restauration.</p>
<p>Alors que «faire les poubelles» est plus souvent relié aux personnes de la rue, le déchétarisme peut être pratiqué par tous, comme un acte politique ou un choix économique.</p>
<p>L’utilité est certaine pour les étudiants et les «plongeurs» sont très flexibles. Certains le pratiquent tous les jours, comme Logan, chef à Lola Rosa qui indique se nourrir à 90% grâce à cette activité, qu’il pratique quotidiennement. En revanche, Fabien Marchal, étudiant de troisième année en sciences de l’environnement, nous explique que «c’est seulement quand beaucoup de gens viennent manger à la maison, pour une soirée entre amis. Ça réduit les frais». Pour Joseph Boju, élève de deuxième année en littérature française, c’est l’occasion de trouver des produits qu’il ne consommerait pas d’habitude. Au delà de la gratuité de la nourriture, le déchetarisme permet aussi de participer activement à l’amélioration de la société.</p>
<p><strong>Un engagement politique</strong></p>
<p>La motivation politique peut être proche du mouvement anarchiste. Le système capitaliste, selon eux, entraine une société de surconsommation avec deux conséquences.</p>
<p>Premièrement, la surconsommation renforce les inégalités sociales. En effet, alors que les poubelles sont pleines de nourriture, des gens meurent de faim. Un des slogans du mouvement Déchetarisme est d’ailleurs: «La solution à la faim dans le monde se trouve dans les poubelles de New York».</p>
<p>Deuxièmement, la surconsommation a des effets environnementaux souvent méconnus. L’ampleur du gaspillage reflète le fait que l’on considère aujourd’hui l’abondance alimentaire comme acquise. Un porte-parole du mouvement «Montréal dumpsting» rapporte que «ça [lui] parait naturel de plonger dans les poubelles. Notre pays produit bien trop de nourriture». Clara Déry, élève de première année et plongeuse régulière rapporte que sa volonté vient « du consumérisme ». Elle ajoute : « L’objectif n’est pas de contrer la logique capitaliste, mais de se rendre compte que le système consumériste, on le voit vraiment qu’une fois qu’on a la tête dans les poubelles! ».</p>
<p><strong>Pas seulement pour l’estomac</strong></p>
<p>Mais, cette activité n’est pas seulement reliée à l’alimentation. Ainsi la récupération de meubles à des fins utilitaires et de décoration est une pratique courante assez commune chez les étudiants. Une fois dans la rue, il n’y a plus de «propriété» sur l’objet qui se trouve sur la voie publique.</p>
<p>Des résidus industriels sont utilisés par certains artistes pour créer des sculptures entre autres. Enfin, il existe aussi un côté criminel au «dumpster diving»: le vol d’identité. En fouillant les poubelles on peut tomber sur des papiers officiels, des numéros et autres informations qui pourraient permettre à des plongeurs malintentionnés de voler l’identité d’un individu.</p>
<p><strong>Infraction dans mes poubelles</strong></p>
<p>Malgré ses nombreux avantages, la pratique du déchétarisme comporte certains risques. Tout d’abord, il est officiellement illégal, au Canada, de réutiliser les ordures d’autrui. Effectivement, en vertu de la loi sur l’entrée sans autorisation, datant de l’acte constitutionnel de 1867, le possesseur d’une propriété privée a le droit d’émettre un avis d’éviction pour quiconque se trouverait sur sa propriété sans sa permission.</p>
<p>Les déchets se trouvant, dans la majorité des cas, sur ces dites propriétés privées, il est donc possible que les plongeurs se retrouvent à faire face à des plaintes ou même d’éventuelles arrestations. Il est cependant à noter que dans la majorité des cas, les propriétaires de restaurants ou épiceries ne feront pas appel à cette loi, soit parce qu’ils supportent de telles initiatives, soit parce qu’ils n’ont pas d’avis précis sur la question, et qu’ils préfèrent l’ignorer. Certains plongeurs réguliers se font même mettre en garde par les propriétaires qui leur conseillent quoi prélever de leur poubelle.</p>
<p>La situation n’est cependant pas la même dans tous les pays. Effectivement, alors que certains pays comme l’Italie ont rendu cette pratique légale depuis plus de 10 ans, en Allemagne et en Belgique, des lois plus sévères l’encadrent, référant aux ordures en tant que propriétés privées, ce qui implique que le déchetarisme relève donc du vol.</p>
<p>L’application de ces lois a été poussée en 2009, allant même jusqu’à l’arrestation du militant écologiste belge Ollie, un plongeur, alors qu’il faisait sa collecte de nourriture derrière un supermarché à Bruges. En France, finalement, cette pratique est tout simplement impossible car les magasins de grande distribution enduisent leur déchets de substance toxique comme de l’eau de Javel ou de la mort aux rats. Il reste toujours la possibilité de se fournir dans les petites épiceries.</p>
<p><b>At</b><strong>tention indigestion</strong></p>
<p>Bien qu’il y ait souvent des aliments propres à la consommation dans les bennes à ordures des restaurateurs et épiciers, il y a parfois de bonnes raisons expliquant leur présence dans les poubelles avant la date de péremption. Comme le rappelle Clara Déry: «Il ne faut pas oublier qu’il y a souvent une raison pour laquelle ces produits-là se retrouvent dans la poubelle».</p>
<p>Rappelons-nous la crise qu’avait subit la compagnie Fontaine Santé en décembre 2011, durant laquelle la compagnie avait vu la majorité de ses produits faire l’objet d’un avis de non consommation et avait été retirée des tablettes car ils étaient contaminés par la bactérie Listéria. Les aliments contaminés par cette bactérie ne présentant pas d’altérations visibles ou d’odeur suspecte, il était donc dangereux que le plongeur imprudent le consomme et tombe gravement malade.</p>
<p>Il peut en être de même avec des aliments contaminés par les bactéries E. coli ou la salmonellose qui peuvent causer diarrhées, intoxication alimentaire et, si complications, la mort. Il est donc important pour le plongeur de se tenir au courant de l’actualité afin de se prémunir des cueillettes empoisonnées qui pourraient lui retirer toute envie d’écumer les poubelles à nouveau.</p>
<p><strong>Diète incomplète</strong></p>
<p>Bien que l’on puisse trouver de presque tout dans les poubelles, soit fruits, légumes, fromage yogourt pour ne citer qu’eux, certains aliments nécessaires à notre alimentation n’y seront pas toujours disponibles. Il est donc important que l’entièreté de notre diète alimentaire ne repose pas sur les produits recueillis lors d’une plongée. Si l’équilibre alimentaire n’est pas toujours au rendez-vous, la qualité des produits peut être surprenante, comme au Marché Jean-Talon, par exemple. Aussi, Joseph Boju partage t‑il au<i> Délit </i>qu’au marché Jean-Talon il est sûr de «trouver des aliments de qualité qui ne sont pas couverts de produits chimiques».</p>
<p><strong>Petit guide pour une plongée réussie</strong></p>
<p>On a souvent l’impression qu’une cueillette doit se faire de nuit et dans le plus grand secret. De fait, sur la plupart des sites Internet fournissant mille et une astuces au plongeur débutant, on suggère de se munir d’une lampe de poche et de se déplacer en petits groupes. S’il est vrai qu’il est préférable de ne pas écumer les poubelles en grands groupes afin de ne pas effrayer les propriétaires des dites poubelles, il ne faut pas pour autant croire qu’il s’agit d’une pratique exclusivement nocturne et qui nécessite d’amples préparations.</p>
<p>Démystifions un peu la chose. Quoi qu’il soit imprudent de pratiquer le déchetarisme sans préparation ou expérience, il n’est pas plus brillant de se présenter sur les lieux armés de piolet, corde et autres instruments de spéléologie ordurielle qui auraient tôt fait d’attirer l’attention du voisinage, ceux-ci pouvant méprendre d’inoffensifs plongeurs pour de dangereux bandits armés.</p>
<p>Cette pratique n’est pas non plus exclusive aux militants environnementaux ou anarchistes échelonnés et équipés, et peut être pratiquée par tout un chacun. Il suffit de connaître quelques endroits et de se trouver un bon compagnon.</p>
<p><strong>Du savoir-vivre</strong></p>
<p>L’état dans lequel on laisse le milieu après notre venue est très important si on souhaite y revenir par la suite. Tel que raconté par Logan, «il faut être respectueux des lieux.</p>
<p>Je n’ai jamais eu d’altercation avec des propriétaires parce que je sais partir sans laisser de traces de mon passage derrière moi».</p>
<p>Cependant, si des plongeurs viennent tard dans la soirée, font beaucoup de bruit et repartent en laissant tout sans dessus dessous, il y a de fortes chances qu’une mauvaise surprise les attende lors de leur visite suivante.</p>
<p><strong>&nbsp;À chaque quartier sa poubelle&nbsp;</strong></p>
<p>Dans chaque quartier, il est possible de trouver des endroits où les poubelles recèlent de nourriture. Ils peuvent sembler difficiles à cibler de prime abord, mais en s’armant d’un peu de patience et de bonne volonté, il est facile de développer un réseau qui permettra des cueillettes prolifiques et fréquentes.</p>
<p>Mais, afin de faciliter les premières plongées, voici une liste de poubelles facilement accessibles:</p>
<p>- Marché Jean-Talon</p>
<p>- Marché Atwater</p>
<p>- Le supermarché Les Quatres Frère au coin des rues Des Pins et Saint-Laurent</p>
<p>Les «vrais plongeurs» ne révèlent pas leurs poubelles préférées, car celles-ci seraient vides trop vite si tout le monde était au courant.</p>
<p>À vos marques, prêts, plongez!</p>
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		<item>
		<title>Le Délit, dernier bastion du français</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/le-delit-dernier-bastion-de-la-langue-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 17:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17075</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il s'en est fallu de peu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au sein de la Presse&nbsp; Universitaire Canadienne, on compte une centaine de journaux et magazines. Chaque publication possède sa propre ligne éditoriale, mais <i>Le Délit</i> n’est pas le seul à promouvoir et à défendre les intérêts francophones. <i>Le Collectif</i>, le journal de l’Université de Sherbrooke, est une publication hebdomadaire entièrement en français. Le rédacteur en chef, Kéven Breton, témoigne: «On ne publiera jamais des articles en anglais, ça ne correspond pas avec la population étudiante». <i>Le Collectif </i>cohabite avec un hebdomadaire anglophone: <i>Campus</i>. La proximité fait que l’identité du journal est fondée sur sa spécificité linguistique. Monsieur Breton poursuit: «Nous sommes lus parce nous publions en français, point». Sur les campus ou les deux langues sont représentées dans les médias, on s’attend alors à une polarisation des publications; aucun n’empiète sur la langue de l’autre.</p>
<p>Dans les autres universités anglophones, comme on peut s’y attendre, la situation n’est pas la même. Elysha del Giusto-Enos, une diplômée de Concordia en journalisme, confie au <i>Délit</i> que si <i>The Link</i> a eu des collaborateurs francophones, ceux-ci préféraient écrire en anglais, pour s’entrainer.Les étudiants francophones seraient-ils donc poussés à utiliser les medias étudiants comme un tremplin avant leurs rédactions de fin de session?</p>
<p>Pierre Chauvin, journaliste au <i>Link</i> précise que c’est un sujet de conversation qui est abordé régulièrement. En vain?</p>
<p>Sam Godfrey, éditrice de la section «Vie étudiante» du <i>McMaster Silhouette </i>nous confie que, pour sa part, elle n’a jamais vu d’articles autrement qu’en anglais dans le journal.</p>
<p>Encore plus étonnant, <i>The Ubyssey</i>, le journal étudiant de l’Université de Colombie-Britannique, publie des articles en français 2 à 3 fois par session. Selon Natalia Pontarsento, collaboratrice pour la section Actualités, elle-même francophile, «cela n’arrive pas souvent parce qu’il n’y a pas beaucoup de lecteurs, mais j’aime bien pouvoir lire en français». Elle rapporte en entretien avec <i>Le Délit</i> que ce sont des Québécois qui étudient en Colombie-Britannique qui rédigent ces articles.</p>
<p>Pourquoi les autres journaux n’en font-ils pas autant?</p>
<p>Outre la pratique, un autre problème se profile à l’horizon. Comment introduire un article en français alors que ça va à l’encontre de l’usage? Comme le dit Elysha del Giusto-Enos du <i>Link:</i> «on n’a pas assez d’articles pour créer une section». Intégrer au journal quelques articles orphelins se révèle donc être une tâche difficile.</p>
<p>Au vu du nombre de journaux francophones représentés à la conférence annuelle de la Presse Universitaire Canadienne, soit une très nette minorité, il ne reste plus qu’à compter sur la presse existant dans des universités où les deux langues sont représentées, soit les derniers bastions de la langue française.</p>
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		<item>
		<title>Parlons vagin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/parlons-vagin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 07:28:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=16984</guid>

					<description><![CDATA[<p>V-Day le crie toujours plus fort</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’organisation V‑Day propose son annuelle représentation des <em>Monologues du vagin</em> à McGill.<br>
Dirigé par Rachael Benjamin, ce spectacle célèbre la sexualité féminine dans son mystère et sa complexité.<br>
<em>Les Monologues du vagin </em>est une pièce de théâtre d’Eve Ensler, créée en 1996 et qui connut un grand succès à Broadway, puis dans le monde entier. Cette pièce est considérée comme un pilier du féminisme. À ce jour, elle a été traduite en 46 langues et interprétée dans plus de cent trente pays. L’écriture de ces monologues s’est faite après plus de 200 entretiens avec des femmes de tous les milieux. Ils font appel aux expériences, fantasmes et souvenirs liés à la sexualité. Le but est que le spectateur ne regarde jamais plus le corps d’une femme de la même façon ni ne pense au sexe comme avant.</p>
<p><strong>Leacock 132, un milieu stéril</strong><br>
La directrice de la pièce, Rachael Benjamin, en entretien avec <em>Le Délit</em> confie que «la salle est toujours un défi. On veut un grand espace pour pouvoir accueillir le plus de gens possible, mais ça veut aussi dire un endroit stérile et zéro intimité». Elle rajoute qu’il n’est «pas aisé de faciliter la discussion et de mettre à l’aise le spectateur». Alors, cette année, l’équipe des <em>Monologues du vagin </em>a décidé de jouer la carte de l’originalité: elle veut créer une ambiance salon sur les planches de Leacock 132. Des lampes, beaucoup de lampes, des canapés ou les comédiennes s’affaissent, et où l’on se retrouve chez soi. Madame Benjamin précise «qu’en soi, l’idée n’a rien de révolutionnaire, mais ça n’avait pas encore été fait à McGill».<br>
Cette pièce de théâtre prend la forme d’une succession de témoignages poignants. En tout, on compte dix monologues pour dix comédiennes. Elles abordent presque chaque sujet, des poils pubiens à l’orgasme en passant par le viol. Entre chaque passage, le spectateur se prépare à changer de registre avec une introduction donnée par une des comédiennes. Transition quelque peu abrupte, qui rappelle au spectateur la réalité, mais nécessaire tant les styles sont différents. Les transitions rappellent au spectateur qu’il n’est pas là pour assister à une performance, mais pour apprendre: la portée éducative des <em>Monologues du vagin</em> n’est jamais loin. Le tout donne une pièce chargée d’émotion: on pleure, on rit aux éclats, on sourit de gêne.</p>
<p><strong>Un casting inégal</strong><br>
<em>Le Délit</em> a assisté à l’une des dernières répétitions du spectacle. Celle-ci se déroule dans un salon. La directrice de production nous explique qu’elle veut que les comédiennes s’imprègnent de l’ambiance confortable et intime de ce lieu et qu’elles transmettent cet état d’esprit lors de la représentation. Les monologues sont presque maîtrisés et l’émotion est là. Si les transitions sont à parfaire et qu’il manque encore un peu de travail de mémoire, l’enthousiasme est omniprésent sur scène. Les dix comédiennes dansent, chantent, s’étirent: elles forment dorénavant une petite famille, une communauté rassemblée par la volonté de s’engager.<br>
La directrice n’a pas l’air de savoir ce qu’elle veut à une semaine du spectacle. Le dernier monologue sera-t-il fait avec toutes les comédiennes sur scène ou juste certaines? À vous de le découvrir cette fin de semaine.<br>
La diversité est aussi présente dans le casting. Nicole Rainteau interprète le sketch du viol de façon tellement émouvante qu’elle pousse le jeu jusqu’aux larmes. Georgia Peach et Lucile Smith sont, elles, pleines d’énergie. Seront-elles capables de garder ça dans le grand amphithéâtre?</p>
<p><strong>Un engagement à la fois individuel et collectif</strong><br>
Le spectacle, tout comme son action, est à la fois personnel et collectif. En effet la participation à la pièce témoigne d’un engagement personnel: les dix participantes n’ont pas toutes de l’expérience sur scène et chacune a ses raisons particulières de participer à la pièce. Ruth Pytka-Jones nous confie qu’elle participe pour sa mère, qui avait joué dans cette pièce des années avant elle. Malek Yalaoui, 28 ans, confie qu’elle y avait assisté alors qu’elle était étudiante: «Quand je l’ai vue, je me suis dit: il faut que je participe à ça un jour, et voilà! Quelques années plus tard, je le fais!» Elle ajoute que «c’est la puissance et la force que les femmes transpirent dans ce spectacle qui m’avait impressionné à l’époque, et qui m’impressionne toujours».<br>
Au-delà de cette perspective personnelle, chacune connaît la portée internationale de la pièce. Et pour les spectateurs qui l’auraient oublié, le dernier monologue «Un milliard se soulève» vient le rappeler.</p>
<p><strong>Une actualisation constante</strong><br>
Si <em>Les Monologues du vagin</em> fonctionnent depuis si longtemps c’est qu’une partie du spectacle est actualisée chaque année, en fonction des événements les plus récents du combat des femmes.<br>
En 2013, les scripts ont rajouté un monologue décriant les scènes de violences sexuelles qui ont lieu en Inde. Le 29 décembre 2012, une jeune femme victime d’un viol collectif décédait. Les médias ont partagé cette histoire qui avait choqué l’Inde et provoqué de grandes manifestations. La jeune femme, dont on ignore le nom, et qui a été surnommée «la fille de l’Inde» est maintenant considérée comme un emblème de la violence faite aux femmes. Le premier ministre, Manmohan Singh, a reconnu que les violences contre les femmes étaient «un problème» important en Inde où près de 90% des 256&nbsp;329 crimes violents enregistrés en 2011 ont une ou des femmes pour victime(s), selon les chiffres officiels. Le premier ministre s’est engagé à mieux protéger les femmes contre les crimes sexuels et a souhaité des peines plus sévères pour leurs auteurs.<br>
Le monologue qu’Eve Ensler a rédigé à propos de cette affaire est à la hauteur des événements: triste, touchant, bouleversant. Les comédiennes se tiennent par la main, les yeux fermés et lancent leur ligne, les unes après les autres dans un ordre aléatoire. Comme des boulets de canon, les phrases ainsi scandées viennent blesser le spectateur, lui rappeler la violence des actes décrits.</p>
<p><strong>Un chapitre mcgillois de V‑Day international </strong><br>
Le spectacle a été donné partout dans le monde. McGill organise une représentation annuelle depuis 2001. Ce spectacle est aussi à l’origine de V‑Day, une journée pour arrêter la violence contre les femmes et les filles. D’ailleurs, tous les profits sont remis à deux associations antiviolence: Head &amp; Hands et Women Aware.<br>
V‑Day fonctionne au travers de campagnes, de bénévoles locaux et d’étudiants qui montent le spectacle. Selon leur site officiel, V‑Day a rassemblé plus de 5 800 événements à travers le monde, éduquant les hommes et les femmes, un par un.<br>
Le chapitre de V‑Day à McGill est une organisation du campus qui est un relai de V‑Day international. Dans l’esprit d’Eve Enseler, l’objectif est d’augmenter la prise de conscience de chacun et de rappeler que la violence faite aux femmes existe. Le chapitre a été créé à la fin 2002 par Queer McGill. Depuis sa création, le groupe revendique plus de 130&nbsp;000 dollars de bénéfice reversés à des organisations montréalaises.<br>
Ces levées de fonds servent aussi à financer la pièce de théâtre ou d’autres activités comme des ateliers d’auto-défense.</p>
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		<title>Réflexions depuis une tribune</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/25/reflexions-depuis-une-tribune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 20:23:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de mon adaptation à la vie canadienne, je ne pus échapper à une &#160;«game» de hockey. «Sport national»; un «incontournable». Ainsi soit-il. Si j’étais déjà sceptique à l’entrée dans l’arène, j’en ressortie surprise. Des joueurs qui entrent au travers de flammes. Comble de l’ironie nord-américaine. Des flammes sur une patinoire. Ils ont du&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/01/25/reflexions-depuis-une-tribune/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Réflexions depuis une tribune</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de mon adaptation à la vie canadienne, je ne pus échapper à une &nbsp;«game» de hockey. «Sport national»; un «incontournable». Ainsi soit-il. Si j’étais déjà sceptique à l’entrée dans l’arène, j’en ressortie surprise.</p>
<p>Des joueurs qui entrent au travers de flammes. Comble de l’ironie nord-américaine. Des flammes sur une patinoire. Ils ont du le faire exprès. Un par un, nommés, glorifiés. Plus impressionnant que Johny Halliday à l’Olympia c’est sûr.</p>
<p>L’équipe adverse entre, d’un seul bloc. Sûrement pour écourter les huées qui retentissent.</p>
<p>On se justifie: «Une rivalité historique». Les Canadiens et les Maples Leafs sont «comme ça», ils ne se «supportent pas». Pour des équipes qui affichent de très fréquentes «acquisitions» ou «départs», la raison de la haine interprovinciale au niveau de la Ligue Nationale de Hockey (LNH) est clairement une projection du ressentiment des fans et non des joueurs eux-mêmes.Mais ceux-ci entrent dans «le jeu».</p>
<p>Est-ce la pression? Des consignes? Ou simplement de la haine? En tout cas, il paraît que chaque occasion est bonne pour s’en prendre physiquement à l’adversaire. Les joueurs se battent à mains nues, enlèvent leur casque pour avoir un accès direct à la peau. Les arbitres les laissent faire. On dirait plus un moment de télévision qu’une rivalité historique…</p>
<p>Non, le match ne se joue clairement pas sur la glace.<br>
On voudrait dire qu’il se joue au creux de chacun, de tous les Canadiens que le hockey prend aux tripes. Malheureusement, il se joue surtout au-delà même des tribunes, dans des salles aux bureaux ronds par des hommes&nbsp; en costume-cravates.</p>
<p>Chapeau bas à la LNH qui a réussit à démarrer sa saison de façon fantastique! Le blocage de la saison jusqu’à il y a quelques jours à fait augmenter l’excitation des fans: non seulement tous les fans ont dû patienter pendant de longues semaines que la saison commence, mais grâce au «retard» accumulé, la manipulation de la programmation des matchs permet d’avoir plus de matchs opposant des «ennemis jurés». Donc, plus d’argent. Le sport qui rend fous les Canadiens se resumerait-il à des coups de poing et des billets?</p>
<p>Le hockey n’est malheureusement pas le seul sport où la violence est banalisée et mise en scène. Le 8 octobre dernier, un match de football opposant l’équipe des Chefs de la ville de Kansas aux Corbeaux de Baltimore est devenu tristement célèbre. Après une chute particulièrement impressionnante qui mit à terre un des joueurs, Matt Cassel, une clameur retentit du stade de 70 000 spectateurs. Peu importe la qualité du joueur à terre, c’est avant tout un homme, blessé. C’est ce qu’a voulu rappeler Eric Winston, l’un de ses coéquipiers. Aux micros de toutes les agences de presse présentes, il s’insurge: «Nous ne sommes pas des gladiateurs et nous ne sommes pas au Colisée romain. Le football est un jeu».<br>
Winston ajoute: «Si vous êtes un de ceux qui ont crié de joie, ou même sourit, c’est dégoutant».<br>
À notre époque, dans la bulle du «politiquement correct» et des mots bien choisis, la violence n’est pas condamnée.</p>
<p>La fossé entre la vie réelle et le jeu reflète-t-il un besoin de violence de notre société qui ne date pas d’hier? Sommes nous aussi sanguinaires et avides de violence que nos ancètres si décriés? Le Centre Bell est peut-être le nouveau Colisée alors : Bon Spectacle!</p>
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		<title>Maria et Tony s’invitent sur les planches du Moyse Hall</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/24/maria-et-tony-sinvitent-sur-les-planches-du-moyse-hall/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jan 2013 20:21:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=16554</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Société de Théâtre de Premier Cycle (AUTS) nous propose cette année une adaptation d'un classique: la très célèbre comédie musicale West Side Story. Une réalisation qui a tout d’une représentation universitaire: de la qualité proche du pro et de la bonne humeur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La <em>grande Pomme</em></strong></p>
<p><em>West Side Story</em> est un <em>Roméo et Juliette</em> adapté aux rues new-yorkaises de la fin des années 50. Une comédie à l’apparence légère qui traite du malaise social américain. Entre les danses et les histoires d’amour, on oublierait presque que l’on nous parle de racisme, des problèmes d’intégration de la communauté portoricaine dans la <em>Grande Pomme</em> et d’intolérance.</p>
<p>Sur les planches du Hall Moyse tout y est: le linge étendu, les graffitis, les combats, les pleurs et les sourires. L’adaptation est de fait très proche de la version cinématographique: vous ne serez pas déçus si la pièce vous a plu sur grand écran.</p>
<p>La symbolique des costumes est un peu facile mais procure une aisance de compréhension. En effet, les gangs sont reconnaissables au premier coup d’œil: codes couleur et unité grâce aux converses. Au-delà de la simple symbolique, les costumes permettent aussi de traduire la position d’entre-deux de Tony. En effet, alors que les Jets ont des rayures horizontales et les Sharks des verticales; Tony en a des diagonales. Facile, mais clair!</p>
<p><strong>Maria et Tony: l’emblème d’une génération</strong></p>
<p>Les premiers rôles sont réalisés à merveille. Piper Ainsworth interprète le rôle difficile de Maria d’une façon très touchante. Elle entre dans les robes de la jeune portoricaine de façon naturelle et sa voix de soprano atteint des hauteurs impressionnantes. Les deux chefs de bande Bernardo et Riff, respectivement interprétés par Doran Satanove et Ryan Kligman, ont une présence sur scène qui a tout des grands. Et si Christopher Stevens-Brown (Tony) parait un peu fade sur scène, il a une voix incroyable qui dissipe tout doute qu’il pourrait y avoir sur le casting. L’émotion qu’il arrive à transmettre grâce à ses «Maria» est palpable quand la lumière se tamise. Mais s’il fallait choisir une star en dehors du couple de tête d’affiche, ca serait Anita c’est sûr. Vanessa Drusnitzer a tout du personnage: l’audace, la présence sur scène et la force de caractère.</p>
<p>Des quatre groupes de seconds rôles (les Sharks, les Jets et les deux groupes de compagnes respectives), seuls les Jets sont vraiment époustouflants. On les croirait sortis directement de la ville: l’accent, le dynamisme, ils ont tout! Le quatuor danse, chante sans relâche et joue la comédie à merveille. Et pour cause, ils ont suivi des cours de diction pour maîtriser l’art de l’accent new-yorkais! Les Sharks ont été aidés aussi. Ils chantent dans un accent qui n’est pas le leur avec une aisance qui illustre de nombreuses heures de répétitions. Un membre de la direction nous précise que c’était l’un des aspects les plus durs des répétitions.</p>
<p>Si les seconds rôles laissent un peu à désirer, les premiers rôles dansent, chantent et jouent de façon incroyable. Des jeunes qui ne s’arrêteront sûrement pas là.</p>
<p><strong>Un projet de longue haleine</strong></p>
<p>La société de théâtre de premier cycle ne se limite pas à McGill. Vu que la compagnie est reconnue au-delà du campus mcgillois, selon la productrice, des élèves de Concordia ainsi que des élèves en cycle secondaire viennent postuler pour des rôles.</p>
<p>Le projet a commencé il a presque un an. Fin avril, l’équipe de production était constituée. Pendant l’été, les chorégraphies et les scripts sont adaptés ou créés. Le casting a eu lieu en septembre et depuis les répétitions s’enchainent. Hannah Wood, la productrice, précise: «Ça représente énormément de temps et de travail. Il faut s’attendre a répéter sans cesse. C’est pour ça que c’est fait pour les passionnés!»</p>
<p>Hannah Wood confie au <i>Délit</i> que le plus dur de la réalisation du spectacle a été le financement. «Depuis la crise de MUNACA nous ne sommes plus affiliés à l’université.» La production a été financée grâce aux démarches de l’exécutif qui ont permis d’accéder à divers fonds et bourses comme le Fonds de la vie de campus de l’AÉUM et du Conseil des Arts. Wood précise que la production représente un budget de 40&nbsp;000 dollars et donc que le groupe essaie de revenir sous le giron de McGill afin que le financement soit plus simple dans les années à venir.</p>
<p>-<br>
<strong>Ne ratez surtout pas leurs prestations</strong><br>
Du 24 au 26 janvier et du 31 janvier au 2 février à 19h30 au&nbsp; Bâtiment des Arts.<br>
$15 pour les étudiants, $20 pour les autres.</p>
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		<title>Concerto pour dix danseurs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/26/concerto-pour-dix-danseurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Nov 2012 20:17:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>José Navas présente sa nouvelle chorégraphie au Théâtre Maisonneuve</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les danseurs sont humains.  J’ai toujours voulu croire que la danse appartenait à une race post-humaine, une génération d’êtres à la grâce et à l’élégance innées.  Pourtant, l’humanité des danseurs de Diptych est flagrante. En effet, une partie de ce ballet se déroule sans musique, laissant place au bruit des pieds qui glissent sur le plancher à chaque pirouette, qui frappent le sol lors des retombées qui paraissent moins légères qu’on ne l’aurait imaginé, aux respirations qui s’accélèrent, bruyantes, saccadées. Et même lorsque les mélodies de Bach commencent et cachent la musique humaine, le spectateur voit l’humanité. Il voit la sueur qui tache les habits, le tissu qui dessint et contournt les corps crûment, il voit la nudité même.  Il faut se rendre à l’évidence, même si c’est décevant: les danseurs sont faits de chair et d’os.</p>
<p>Participant à la saison de danse de Montréal «Danse Danse» pour la seconde fois, le chorégraphenvénézuélien José Navas présentait sa nouvelle chorégraphie Diptych au Théatre Maisonneuve de la place des Arts le 14 novembre dernier.&nbsp;Sur scène, 10 danseurs: 5 hommes, 5 femmes. Pourtant, chaque danseur n’est que le reflet de l’autre. Mêmes costumes indifféremment des sexes, mêmes mouvements.<br>
Des petites robes de ballet pour tous, sans distinction. L’uniformité des costumes qui contraste avec ce qu’on est habitué à voir (normalement ce sont les filles qui se conforment à l’habit masculin et non l’inverse), déstabilise de prime  abord. On en vient cependant à s’habituer et à apprécier le renversement des normes.<br>
Les mouvements réalisés par ce danseur&nbsp;hybride, unique et pluries, étaient d’une qualité technique peu égalée. Pirouettes sur pirouettes, le spectateur peine à suivre le danseur des yeux tellement les mouvements s’enchainent rapidement. Plus difficile les uns que les autres, ils demandent du danseur une tenue et un maintien hors du commun. Bondissant dans les airs tels des félins, atterrissant sans un bruit, soulevant leur partenaire dans de fluides mouvements, les créatures de Dipytch coupent le souffle. Malheureusement,&nbsp;le manque de synchronisation frappe même le néophyte. Dans une chorégraphie qui se veut un grand ensemble, l’effet désiré est de fait annulé, brisant l’univers merveilleux du chorégraphe.<br>
La pièce est accompagnée des airs baroques de Bace qui conviennent parfaitement au ballet moderne présenté par les danseurs. Cependant, au fur et à mesure que la pièce évolue, on aimerait troquer le classique pour un air plus rythmé. L’ambiance est lourde, pas toujours aussi frivole que se veulent les costumes et les pas. </p>
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		<title>Portes ouvertes de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/30/portes-ouvertes-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2012 16:31:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=15515</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une journée de découverte</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La fin de semaine du 27–28 octobre, des tentes rouges étaient installées partout sur le campus de McGill. En effet, dimanche dernier se tenaient les «Portes ouvertes» de l’Université. Au cœur de l’été indien, cette journée symbolique transforme, pour quelques heures, le campus.&nbsp; Une centaine de bénévoles, beaucoup de familles, de nombreuses visites et des produits dérivés à l’effigie de l’école…</p>
<p>Des activités et expositions sont proposées à plusieurs endroits. Le sous-sol du pavillon Bronfman accueillait les stands de la faculté des Arts. Michelle, une étudiante de second cycle en Géographie tient la table d’information de son département. Elle dit avoir voulu participer à cette journée parce qu’elle peut ainsi parler aux étudiants de sa propre expérience: «Je veux aider les jeunes à comprendre ce qu’est vraiment la géo. Et pour être plus attirant, on a collaboré avec Peace Treats [ndlr&nbsp;: un club de cupcake]. Avec autant de sucreries, j’espère que l’on aura des étudiants intéressés par notre programme!».</p>
<p>De nombreuses familles sont présentes et comptent sur l’occasion pour ouvrir les discussions sur le choix de l’université. C’est pour cela que Valérie et Angela sont là. En dernière année au Cégep du Vieux-Montréal, elles errent entre les tables pour glaner le plus de renseignements possibles sur McGill.&nbsp; Angela confesse: «Quand on fait nos choix en février on va beaucoup se baser sur cette première impression». Et Valérie de s’étonner:&nbsp;«Je ne savais même pas que certains départements existaient! Le département de Sociologie par exemple… alors ça donne des idées!».</p>
<p>Du côté des professeurs, c’est l’occasion de faire connaître les programmes, Lucia Chamanadjian, la directrice du programme de langue espagnole nous dit: «On vient chaque année. On ne sait jamais si ça joue dans le choix des étudiants, mais on espère!».</p>
<p>Carli Cullen, étudiante en Sociologie de 2e année, participe à la journée en tant que guide: «J’avais envie de partager mon amour de McGill». Elle dit aussi que c’est lorsqu’elle est venue avec ses parents, depuis la Colombie-Britannique, aux «Portes ouvertes» de 2009 qu’elle a décidé que son choix se porterait sur McGill. Carli a participé comme tous les autres bénévoles – une centaine nous dit-elle – à une formation. La veille on les a prévenus: McGill attend plus de 8 000 visiteurs. Et la consigne est simple: faire bonne figure.</p>
<p>Ce dimanche, un éventail représentatif de la structure administrative de&nbsp; McGill&nbsp; répondait «présent» sur le campus. Des étudiants de premier et second cycles, des professeurs, des employés: tous étaient là pour promouvoir l’image de l’école.</p>
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		<title>La petite robe noire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/la-petite-robe-noire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 08:22:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=15262</guid>

					<description><![CDATA[<p>Évolution et perspectives</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter" style="text-align: left;">
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter">Une mode caractérise une société à un moment de l’Histoire: elles viennent, elle partent. Mais, certains vêtements, «classiques», &nbsp;traversent les âges. Considérée aujourd’hui comme un essentiel dans une garde-robe, la petite robe noire&nbsp; a su rester d’actualité, de l’époque victorienne, aux années folles et&nbsp; jusqu’à aujourd’hui. Chaque décennie, elle arrive à se renouveler pour représenter la mode et la féminité.<br>
Le Délit mène l’enquête.<strong></strong></div>
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter">&nbsp;</div>
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter"><strong>L’époque victorienne</strong><br>
L’idée de la petite robe noire a émergé dans les années 1920, en opposition aux importantes contraintes sociales, sexuelles et vestimentaires de l’époque victorienne.<br>
Le corset, symbole vestimentaire de l’époque victorienne, était physiquement restreignant. On souffrait, on pleurait. Et seules les femmes avec une taille de guêpe trouvaient leur compte. Les robes de l’époque couvraient tout le corps; les manches allant jusqu’aux poignets et la jupe jusqu’au sol.<br>
Ce style accessible à tous les milieux socio-économiques permettait de mettre les femmes sur un pied d’égalité. Et même si tout le monde ne pouvait pas se permettre des robes coûteuses, elles pouvaient toujours imiter la silhouette populaire.</div>
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter">
<p>Le choix du noir, couleur associée à l’autodiscipline et à la rigueur, est non conventionnel pour une robe. C’est ainsi qu’elle se démarque d’autres vêtements de l’époque. Le noir est traditionnellement porté par &nbsp;toutes les classes sociales – surtout en temps de deuil – mais, en particulier, par la classe religieuse: les prêtres, les religieuses, les ermites.<br>
L’aristocratie pieuse européenne affectionnait aussi particulièrement cette couleur pour leurs robes, et par une ironie du sort, l’inspiration pour la conception de la petite robe noire vient d’un portrait d’une aristocrate, en robe noire montrant son décolleté, peint en 1884 par le sergent John Singer. Ce tableau, controversé à l’époque, sera une source perpétuelle d’inspiration pour la petite robe noire.</p>
<p><strong>«À la garçonne»</strong><br>
La fin de l’époque victorienne voit l’avènement d’une nouvelle génération de femmes modernes, affranchies, libérées, qui se cherchaient un look, un symbole de leur indépendance. Et, là encore, la robe noire se réinvente pour rester au goût du jour. Avec l’époque de la mode «à la garçonne», les cheveux coupés au carré, les tibias nus, la robe noire se raffraîchit et surtout se rétrécit pour devenir la petite robe que l’on connait.</p>
<p><strong>Coco Chanel</strong><br>
C’est Coco Chanel, la pionnière de la mode garçonne aux perspectives vestimentaires simples, aux bijoux de fantaisie, qui lui a donné ses lettres de noblesses dans un petit croquis du célèbre magazine Vogue en octobre 1926. L’esquisse de Chanel était une révolution, radicalement différente de toutes autres créations de l’époque, et les femmes de l’époque du Jazz l’ont embrassée et vite définie comme une déclaration contre l’ère victorienne.<br>
La petite robe noire symbolise la modernité de l’ère du jazz de plusieurs façons. L’esthétique de Coco Chanel donne une large place aux couleurs neutres et aux silhouettes simples et épurées et aux tissus choquants pour l’époque, tel que le tricot, largement dédié aux sous-vêtement pour hommes.</p>
<p><strong>Zelda Fitzgerald</strong><br>
La petite robe noire de l’époque est ample, pratique, confortable et se porte par toutes. Zelda Fitzgerald, célèbre écrivaine féministe et épouse de l’auteur du célèbre F. Scott Fitzgerald, qui par son image de femme indépendante et fougueuse, embrassant toutes les caractéristiques de l’ère du jazz, ancrera la petite robe noire dans la mode et l’imaginaire moderne.</p>
<p><strong>La «robe-Ford»</strong><br>
La petite robe noire devient par la suite un vêtement pratique. Elle est même surnommée la «Robe Modèle T», en comparaison avec la voiture Modèle T de Ford, voiture populaire produite selon le modèle d’assemblage Ford et populaire auprès des masses dans la société d’après-guerre. Avec le crash boursier de 1929 et le début de la Grande Dépression, quand l’étalage de richesse était la petite robe noire, en raison de sa simplicité et de son faible coût de fabrication, reste à la mode. À l’aube de la guerre froide, la petite robe noire se refait séduisante. Dans le film «noir» des années 1940 de Charles Vidor, Gilda, Rita Hayworth, révolutionne le port de la petite robe noire et marque à jamais l’imaginaire populaire.<br>
Dans une petite robe noire inspirée du portrait du sergent John Singer, avec un bustier décolleté et en satin qui accentue les formes de Hayworth, une nouvelle image naît: la femme fatale. Mystérieuse et séduisante, la femme fatale met en avant pour la première fois son charme et son attrait sexuel.</p>
<p><strong>Les femmes fatales</strong><br>
Les femmes fatales des années 40 se font plus conservatrices à l’aube des années 50. Elles reflètent&nbsp; la période d’optimisme et de stabilité et la création d’un nouvel idéal du rêve américain.</p>
<p><strong>Breakfast at Tiffany’s</strong><br>
Audrey Hepburn, dans Breakfast at Tiffany’s, redessine la robe noire, la rendant séduisante et mystérieuse, mais surtout élégante. Hepburn, avec l’aide du couturier Hubert de Givenchy, conçoit les deux robes noires emblématiques portées dans le film: la première, élégante silhouette droite, et la seconde simple et noire . Hepburn, la seule femme qui ne porte pas une robe colorée dans un film des années 1950, se distingue comme la femme moderne de cette décénnie.<br>
Jackie Kennedy Onassis, l’épouse du 35e président des États-Unis John F. Kennedy, portait des petites robes noires qui mettaient l’accent sur le coté classique et glamour qui caractérise&nbsp; aujourd’hui les années 1960.</p>
<p><strong>La rupture</strong><br>
La petite robe noire a survécu pendant près de 40 ans jusqu’à la décennie des années 1970, où&nbsp; toutes les cultures des époques précédentes ont été rejetées: le style punk allie le cuir et le PVC, est coupé «à la main» et le plus souvent comporte des épingles à nourrice. Le mouvement hippie, en revanche, a préféré des modèles plus dynamiques, avec une silhouette radicalement différente de celle des punks: c’était long, bohème et, le plus souvent, le dos nu.</p>
<p><strong>Donna Karan</strong><br>
Dans les années 1980, les concepteurs s’inspirent des décennies précédentes. Par exemple, la créatrice de mode Donna Karan a voulu revenir à la simplicité et l’élégance de la robe noire originale. Lorsque son employeur, Anne Klein, refuse de revenir à une conception plus simple, Karan quitte la maison de couture et lance son propre label: Seven Easy Pieces. Sa conception originale était une robe portefeuille qui s’arrête au niveau du genou, faite d’un tissu crêpe.<br>
Celle-ci&nbsp; permettait aux femmes de montrer leurs courbes tout en étant assez conservatrice pour être portée dans un milieu professionnel.<br>
Elles assuraient confort et rigueur et représentaient une agréable alternative au tailleur.&nbsp; Sa collection a eu beaucoup de succès: comme Coco Chanel qui a sauvé les femmes des robes contraignantes de l’époque victorienne, Karan créée le nouvel uniforme pour la femme moderne et active.<br>
<strong>Aujourd’hui</strong><br>
La petite robe noire a été portée par des icônes et des célébrités de styles différents tout au long du 20e&nbsp; siècle et est capable de représenter des images fortes et symboliques pour la féminité de chaque décennie.<br>
Aujourd’hui, la petite robe noire est encore portée avec plus ou moins d’accessoires qui permettent de faire ressortir les personnalités de chacune.<br>
On en voit dans le milieu de la mode: les défilés pour le printemps 2013, vus en septembre à Paris et Milan, exposent encore des petites robes noires sur les podiums. Des créateurs comme Alber Elbaz pour Lanvin, Peter Dundas pour Emilio Pucci et Roberto Cavalli pour Just Cavalli en ont créées qui incarnent l’esprit de leur maison de couture, chacune à leur façon.</p>
<p><strong>La «PRN» à McGill!</strong><br>
Cependant, elles sont aussi présentes au quotidien: sur le campus, dans la rue, au supermarché ou en classes, les petites robes noires sont là. Quelques étudiants, interrogés au hasard des couloirs de l’Université partagent: «Avec ça, je suis sûre de ne pas me tromper quand je vais rencontrer des gens» (Alexandra, U2 en Géographie), «J’en ai bien 6 ou 7!» (Claire, U1, Développement international), «C’était ma robe de grad, j’avoue…» (Marie, U3, Sciences Politiques).<br>
On retrouve aussi la petite robe noire dans d’autres branches de l’industrie du luxe: Gerlain en fit un parfum en 2008. Depuis ce printemps, on peut acheter cette fragrance dans toutes les parfumeries et ainsi perpétuer le mythe de ce vêtement qui sera toujours sur le devant des vitrines.<br>
Le blog de modèle «référence» de la mode à l’Université CollegeFashionista donne quelques conseils pour le choix de la robe : ajustée à la taille, empilée avec d’autres vêtements et accessoirisée!<br>
Voilà qui caractériserait notre décennie ? x</p>
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<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter"><span class="media-credit-dd">| Le Délit</span></div>
<p><img decoding="async" class="size-full wp-image-15263" title="a" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/10/153935013.jpg" alt width="498" height="344"><span class="media-credit-dd"><br>
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		<title>La Course des Couleurs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/la-course-des-couleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:30:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=14930</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une course amusante au profit de la Fondation des Canadiens pour l’enfance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez peut-être aperçu des sportifs bariolés samedi matin… Ne vous étonnez plus!</p>
<p>La course annuelle&nbsp;The Color Run<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2122.png" alt="™" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> a eu lieu samedi dernier. Depuis 2011, cette organisme organise des courses de 5km dans 50 villes des États-Unis, 8 villes en Australie, 2 au Brésil et à Montréal.</p>
<p>Le but de cette course est d’être les 5km les plus heureux, colorés et fous de sa vie. Il y avait la possibilité de le courir en solo ou de former une «équipe de couleur».</p>
<p>Les trois règles sont simples: tous les participants sont les bienvenus: rapides, lents, coureurs, marcheurs de tous âges. Tous les participants doivent porter un chandail complètement blanc à la ligne de départ officielle et, prêts à bouger à 08:30, être complètement colorés à la ligne d’arrivée. Les coureurs ont pu récupéré leur matériel la veille de la course: bandeau pour les cheveux et tee-shirt à l’effigie de l’événement, numéro de coureur, et pour la partie amusante: de la poudre colorée et des tatouages.</p>
<p>Teresa Gerner confie au <em>Délit</em>: «Je me suis rendue compte que ça allait être vraiment une super course quand j’ai ouvert mon sac et découvert la poudre!&nbsp;Et la course était exactement comme je l’avais imaginée: super!»<br>
Dans la fraîcheur matinale montréalaise, l’île Notre-Dame se réveille: les premiers arrivés sont là, la musique démarre. À 9h pétantes, des milliers de coureurs s’élancent sur les bords de l’eau. Jusqu’à 10h30, des salves de coureurs ont franchi la ligne de départ d’où on voit déjà la première station de repos: le jaune. Le ton est donné: le but n’est pas&nbsp;d’arriver mais de profiter du trajet, pas la performance mais la course en elle-même. Les «danseurs-marcheurs» sur la droite et les coureurs sur la gauche. On assiste à une espèce de défilé hétérogène: des jeunes filles en tutu, des quinquagénaires en costume, une vieille dame et ses petits enfants qui marche, un adolescent en costume de dinosaure. La Color Run c’est vraiment pour tout le monde.</p>
<p>Au total quatre arrêts: jaune, orange, bleu et rose où les coureurs peuvent s’arrêter plus au moins longtemps pour se faire colorer.</p>
<p>Des bénévoles attendent à chacune des quatre stations pour asperger les sportifs de poudre colorée. Charlotte Delon, bénévole à la station bleue, partage son expérience avec <em>Le Délit</em>: «je ne cours pas, donc j’ai préféré aider à l’organisation vu que mes amis y participent aussi. L’ambiance est sympa mais ce que je préfère, c’est voir comme tous les participants s’éclatent. Tout le monde sourit!».<br>
À l’arrivée, une estrade avec de la musique très forte, gérée par DJ Abeille, et un jet de couleur toutes les 15 minutes.</p>
<p>La Color Run représente une expérience unique, l’occasion de se dépenser tout en profitant du ciel bleu montréalais et c’est en plus une bonne action! En effet, les profits de l’événement sont versés à la Fondation des Canadiens pour l’enfance. D’ailleurs, la mascotte des Canadiens, Youpi, était là pour mettre l’ambiance après la course.</p>
<p>Si vous avez raté la Color Run 2012, ne manquez pas celle de l’an prochain!</p>
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		<title>La dépression étudiante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/la-depression-etudiante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 14:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[mmhs]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand les «meilleures années de la vie» ne le sont pas du tout.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En février 2011, un article anonyme publié sur Internet décrit les difficultés d’un étudiant d’Harvard durant ses années d’université: «je résumerai ma vie étudiante comme ça: un diplôme d’Harvard et six tentatives de suicide». Difficultés mentales, physiologiques et mêmes suicidaires. Après cet article, des centaines d’étudiants commentèrent à leur tour et partagèrent leurs expériences. Le point commun de tous ces étudiants? L’incapacité de l’université à répondre à leurs angoisses et problèmes, l’accès aux soins pour les faiblesses mentales étant très réduit. Les étudiants des universités les plus réputées ne sont pas épargnés par ces phénomènes. </p>
<p>Ces témoignages reflètent l’amplitude du problème de santé mentale parmi les étudiants. Est-ce que les bonnes universités sont plus enclines à abriter des jeunes qui sont instables mentalement dû à la sélection qui ne retient que les meilleurs élèves, et donc peut-être les jeunes les plus stressés?</p>
<p> Comment ce phénomène est-il traité dans notre université? Ce phénomène n’existe pas seulement ailleurs, mais est tout à fait présent sur le campus. Le 22 novembre 2011 <em>Le Délit </em>(C<em>e que l’administration veut, McGill veut</em>,Volume 101, numéro 11) vous parlait du renvoi du professeur Norman Cornett de McGill qui avait une vision alternative de l’éducation. Il avait développé celle-ci après la crise nerveuse d’un de ses étudiants et justifiait sa démarche par ses mots : «Comment peuvent-ils s’épanouir … s’ils en viennent à prendre la boulimie intellectuelle pour de l’enseignement véritable?». Pour ce professeur, ne pas agir face à la détresse mentale de la plupart de ses étudiants, c’était se soustraire à une responsabilité civile et morale. Le fait qu’il ait été renvoyé a provoqué une polémique sur le réel épanouissement des élèves aux études post-secondaires.<br>
 Est-ce que les bonnes universités regroupent des étudiant sur-performants et donc plus stressés que la moyenne?</p>
<p>L’administration de McGill a conscience&nbsp;du problème: il existe un Centre de Service de Santé Mentale (ou McGill Mental Health Services MMHS), créé en 1965. Le centre propose des traitements non médicaux de préférence, comme des groups de thérapie et des programmes pour combattre les problèmes de nutrition. L’équipe est composée de 5 travailleurs sociaux, 1 nutritionniste, 4 doctorants et 9 médecins.</p>
<p>Le MMHS propose des rendez-vous avec des professionnels de la santé mentale, psychiatres et psychologues, et possède un programme très développé contre les troubles de l’alimentation. De plus des thérapies de groupe de 8 ou 10 semaines qui visent à inculquer un traitement sur une longue durée sont proposées. Cette session, les étudiants peuvent participer à une thérapie cognitive sur la capacité à s’intégrer socialement. Lisa* y participe depuis le début de l’année et affirme que ces sessions&nbsp;l’ont aidée, «car tout le monde est dans le même cas, on ne se sent pas jugés».</p>
<p> Quand le service arrive à saturation, les étudiants sont alors envoyés dans d’autres centres ou le remboursement est plus compliqué et qui ne sont pas toujours facile à accéder.<br>
 <br>
Le MMHS précise que le centre s’occupe des cas d’angoisse, de dépression, des difficultés sociales, de troubles du sommeil et de l’alimentation mais aussi des obsessions et des problèmes d’attention et de concentration. Le site dit qu’ils se basent sur un suivi individualisé et une attention professionnelle basée sur des principes cliniques. Ils précisent que les étudiants pourraient être tournés vers un système extérieur et que généralement les suivis longue durée ne sont pas disponibles. Le site prévient dès l’accueil que «les rendez-vous sont normalement disponibles dans les 2 semaines après le contact initial».</p>
<p><strong>Est-ce normal? </strong><br>
À l’entrée dans l’âge adulte et au moment d’assumer ses responsabilités, certains individus ressentent un sentiment de stagnation professionnelle et d’insécurité extrême. Les étudiants réalisent que le monde est plus dur et moins compatissant qu’ils ne l’avaient imaginé. De plus pour une partie des étudiants les années d’études se font dans une situation financière précaire&nbsp;ou les petits boulots nécessaires pour vivre sont ingrats, sans responsabilités, et pas gratifiants. Parallèlement, les étudiants doivent souvent gérer le sentiment de ne pas être «suffisamment bons», de l’insécurité par rapport à son futur proche, du stress lié à l’économie, des réévaluation de ses relations avec des proches, de l’incertitude par rapport à ses propres accomplissements, une certaine solitude ou nostalgie de la vie précédente, etc. </p>
<p>Les études supérieures sont un moment propices à l’apparition des symptômes: le stress des examens, la remise en question, les nombreux choix à faire pour son futur. De plus l’éloignement du cercle social bâti durant l’enfance accentue le phénomène: le MMHS observe que la majorité de ses patients ne sont pas du Québec. En 2005, 30% des patients étaient internationaux alors qu’ils ne représentaient que 18% des étudiants à McGill et 45% étaient des canadiens hors province alors qu’ils ne représentent que 30% des étudiants de l’université.  En jargon de la prépa scientifique française, qui a presque son petit dialecte, la deuxième année se résume à «d”=r» (comprendre : déprime égale galère). Une mise en garde qui prouve que la chose n’est pas peu banale.</p>
<p>Le nombre d’étudiants traités depuis le début de la création du MMHS augmente. De 200 patients par an traités à la fin des années 70, il en traite 700 dans les années 90. Depuis l’an 2000 le nombre d’étudiants traités double chaque 4 ans, c’est ainsi qu’en 2005 le MMHS enregistrait près de 2 000 patients et en 2012, 20 000 patients. Le MMHS explique cette croissance exponentielle par le manque de support familial, le stress des élèves par rapport au système professionnel et à leur futur en général.</p>
<p>En 2008, le MMHS a du réformer son service devant des liste d’attente indécentes. Les choses vont très vite à l’université et en une semaine beaucoup de choses peuvent se passer. Selon le directeur du MMHS, Robert Franck, alors qu’ils ne traitaient «qu’» un millier d’étudiants en 2000–2001, ils sont plus de 20 000 à venir au centre en 2010–2011. Est-ce que le centre réagit en conséquence? Quand on appelle le service pour un rendez-vous on répond: «Est-ce une urgence?». Il faut rappeler que la démarche même d’appeler ce centre est un obstacle pour nombre de potentiels patients. En effet, le fait de décrocher son téléphone signifie que l’étudiant assume sa faiblesse, ce qui n’est souvent pas évident. Il faut en plus analyser son propre cas afin de déterminer si c’est&nbsp;«urgent» ou pas. Caroline* partage son expérience: «plusieurs fois j’ai voulu y aller en personne, mais à chaque fois je rebroussais chemin, j’avais trop honte». </p>
<p>Alors que la demande s’intensifie, les problèmes financiers et structurels continuent de sévir, d’aller à l’encontre de l’aide idéale qui pourrait être fournie. Les médecins sont en sous-effectifs, mais cela n’est pas étonnant: les hôpitaux ont la capacité de mieux payer les professionnels et il est difficile pour McGill d’embaucher.</p>
<p><strong>La réforme de 2011</strong><br>
Le MMHS est financé par le gouvernement provincial et les Services étudiants. En 2008, l’administration a tenté d’augmenter le prix des frais étudiants du centre de santé mentale pour les étudiants de second cycle, mais la modification n’a pas passée. Le 25 mars 2011, la motion fut voté de nouveau et cette fois-ci les étudiants de second cycle ont accepté une augmentation de leur frais de scolarité. Le plan de santé coûte au total 14% de plus que l’an dernier, soit 413,50$. Et la totalité de ces 14% vont au MMHS.</p>
<p>En mars 2011, Franck, le directeur des services disait au *Daily* qu’il voulait créer des possibilités pour que les étudiants puissent donner leur avis sur le service, comme à travers un sondage, et augmenter la présence du service sur le campus en général. </p>
<p><strong>Le spleen de la 2ème année</strong><br>
Le sport, la musique, les soirées, la vie académique, la nourriture et le transport: tout est pris en charge en résidence. Et puis la deuxième année arrive et tout paraît vide. Tout d’un coup, les étudiants réalisent qu’ils sont à l’université pour quelque chose. Choisir sa spécialité, étudier plus, penser à son futur et se confronter à mille et un problèmes de la vie, et sûrement pas pour la dernière fois. Caroline* précise que «c’est en sortant du petit cocon de la résidence que je me suis rendue compte que ça allait être dur. Qu’il fallait que j’étudie si je voulais faire quelque chose de ma vie». Cela peut aussi coïncider avec la crise du quart de vie. C’est un terme utilisé pour caractériser la période de la vie suivant immédiatement les changements importants de l’adolescence. Ce terme a été choisi par analogie avec la crise de la quarantaine. Il est aujourd’hui reconnu par de nombreux thérapeutes et professionnels de la santé mentale.</p>
<p><strong>Encore du progrès à faire</strong><br>
De plus, alors que tout le campus s’enorgueillit d’être tolérant et des espaces sécuritaires (safe space), la santé mentale est un sujet très peu abordé alors qu’il touche autant de gens que le reste des services dont on fait la promotion. Pourquoi est-ce que la formation pour être leader de semaine d’orientation comprend une formation par rapport aux divers enjeux de la sexualité mais rien sur les difficultés mentales? Il faut admettre que c’est un sujet réel, bien que sensible, et permettre aux étudiants d’en parler. Assumer que l’on peut avoir des faiblesses, que l’on n’est pas invincible ne devrait pas être un tel obstacle.</p>
<p><strong>Ailleurs</strong><br>
Le MMHS de McGill et les services psychiatriques de l’université de Toronto sont les seuls qui proposent des suivis complets des étudiants. Concordia, par exemple, inclut la santé mentale dans son système de santé générale. Ils réfèrent exclusivement les patients vers des organismes extérieurs.<br>
 McGill est l’une des seules universités à ne pas avoir un nombre maximal de sessions auxquelles chacun peut assister, et à proposer une consultation psychiatrique sans référence précédente. Cependant, Charles* nous dit que même dans ces conditions «on a plus que jamais l’impression d’être un numéro qui commence par 260».</p>
<p>La santé mentale est traitée à McGill dans des meilleures conditions relativement au reste du milieu universitaire au pays. Cependant, ce qui manque, c’est une prise de conscience de la part des étudiants et d’un diagnostic rapide et concluant.</p>
<p>Le suicide cause encore un quart des morts des jeunes de 15 à 25 ans.</p>
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		<item>
		<title>Intégration et polarisation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/11/integration-et-polarisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 12:05:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[frosh]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’émergence de Frosh alternatifs redéfinit la semaine d’Orientation</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après une fin de session d’hiver chaotique, le campus se remplit de nouveaux élèves, encore vierges de toute opinion sur le conflit étudiant. </p>
<p>Alors que la semaine d’intégration se finit à McGill, on enregistre plusieurs changements. Le Frosh est traditionnellement une série d’événements plus ou moins alcoolisés qui permettent aux nouveaux étudiants de se retrouver dans leur faculté et de rencontrer d’autres McGillois. Cette année, les Frosh des Facultés se sont associés au Frosh de l’AÉUM de sorte que les événements organisés par l’AÉUM alternaient avec ceux des facultés. Alors que les organisateurs essayent manifestement de faire en sorte que la cohésion des froshies soit plus importante, on assiste en même temps au bourgeonnement de multiples Frosh alternatifs, notamment des Frosh religieux. </p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 640px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/09/2186131.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/09/2186131-640x480.jpg" alt title="218613~1" width="640" height="480" class="size-medium wp-image-14062" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/09/2186131-640x480.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/09/2186131.jpg 1200w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Teresa Gerner</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Tout d’abord, même si les Frosh des Facultés essayent de s’éloigner tant bien que mal de leur tradition de la boisson, une ambiance hypersexualisée et alcoolisée existe réellement, ce qui chiffonne certains éléments du campus. Du coup, la vie mcgilloise se scinde en deux: ceux qui tolèrent ou adhèrent à cette idée et ceux qui l’exècrent.</p>
<p>Les leaders étaient prévenus qu’aucune chanson paillarde ou nom vulgaire inscrit sur les tee-shirts ne serait toléré. Pourtant, dès le deuxième jour, les coordonnateurs de l’organisation du Frosh de la Faculté des Arts ont dû rappeler les consignes par courriel. «Si vos froshies ont des messages grossiers sur leurs tee-shirts, veuillez leur demander de les porter à l’envers». Justine Perrot, la coordonnatrice externe de ce même Frosh, a rappelé: «Il faut que l’administration et la communauté environnante soient un tant soit peu contentes afin de ne pas détruire le Frosh pour les années à venir».</p>
<p>Au conseil administratif de l’AÉFA, le VP événements Josh Greenberg s’estime satisfait des retombées du Frosh sur les relations publiques, même si la police a été très présente dans le ghetto.</p>
<p>Plusieurs raisons peuvent expliquer l’augmentation de la popularité de ces propositions parallèles. </p>
<p>De plus les Frosh alternatifs sont beaucoup moins chers: 60 dollars pour Rad Frosh, 35 dollars pour le Frosh musulman et jusqu’à 20 dollars pour le Fish Frosh. Une broutille comparée aux 140 dollars demandés pour participer au Arts Frosh. Enfin, les nouveaux venus se retrouvent en plus petits groupes, ce qui est moins intimidant par rapport aux milliers de participants qu’accueillent les Frosh mainstream.</p>
<p>En fin de compte, c’est sûr: ces Frosh alternatifs sont attirants, conviennent mieux aux besoins de certains et permettent à chacun de se sentir à l’aise. Mais s’il est clair qu’il est rassurant au sortir du secondaire de se retrouver avec des gens qui partagent le même passé, est-ce là le but de l’université? De rester confiné dans ses propres idées?</p>
<p>Le Rad Frosh est un événement organisé par le GRIP-McGill, mais les froshies ne connaissent pas nécessairement les opinions politiques du groupe de recherche, celles-ci n’étant pas affichées clairement dans leur invitation à l’événement. Est-ce que le fait de participer au Rad Frosh fait aveuglément adhérer le nouveau venu au mouvement sans qu’il ait accès aux opinions opposées? </p>
<p>En fin de compte, au lieu d’être une semaine d’intégration à la communauté mcgilloise dans son ensemble, la semaine d’orientation est devenue l’occasion pour chacun de s’intégrer dans une communauté qui lui ressemble. Des Frosh plus près des valeurs de chacun et qui facilitent l’intégration des membres au sein de leur communauté, mais pas au sein de l’école.</p>
<p>Alors que les organisateurs travaillent sur l’intégration individuelle, que dire des communautés de plus en plus isolées? Pour la première fois un Frosh pour la communauté juive, le Getilfe Frosh, est institutionnalisé.<br>
Genesis, une étudiante mexicaine qui a participé au Fish Frosh il y a deux ans, partage son expérience: «Le Fish Frosh correspondait à ce que je voulais, mais les gens que j’ai rencontrés durant ces trois jours, je les aurais croisés de toutes façons à la messe. J’ai l’impression de ne pas connaître le McGillois moyen».</p>
<p>De son côté, Nicolas, U3, confesse avoir participé aux soirées organisées par la FSC (French Student Community) lors de son entrée à l’université, et, depuis, ne côtoyer que des Français. Il témoigne: «J’ai tellement regretté de ne pas avoir rencontré d’anglophones en première année que j’ai été leader l’année d’après».<br>
D’autres universités, comme Concordia, proposent des Frosh moins importants, mais qui rassemblent leurs étudiants lors d’événements qui conviennent à la grande majorité, comme des concerts. De cette façon, tout le monde est rassemblé et a une occasion de se retrouver.</p>
<p>Certains, comme Louis, en troisième année d’histoire, pensent qu’en faisant les activités proposées par le Frosh avec la résidence on obtient plus un sens de communauté.</p>
<p>Victor, élève de quatrième année, confirme: «Les Frosh de Faculté, c’est normal mais la multiplication des Frosh alternatifs: ça, c’est de la vrai polarisation. Comme si on avait besoin de ça après les événements de l’an dernier».</p>
<p>En fin de compte, ces nouveaux Frosh alternatifs permettent à un plus grand nombre d’étudiants de sentir qu’ils font partie d’une communauté, mais il faut se poser la question de la croissante polarisation du campus à laquelle on a assisté l’an dernier. On se rappelle les affrontements entre «carrés blancs», «rouges» et «verts»…  Une politisation du campus est inévitable, et même souhaitable, mais une telle polarisation est dangereuse pour la cohabitation pacifique de toutes les communautés au sein de l’école. Si chaque nouvel arrivant se retrouve directement avec des gens partageant ses idéaux, n’y a‑t-il a pas un risque d’extrémisation hâtive? Il faut leur laisser le temps de se faire des opinions avant de leur en inculquer.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Français de l’étranger, votez à l’étranger!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/francais-de-letranger-votez-a-letranger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fanny Devaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, pour la première fois, des députés seront élus pour représenter les français habitant à l’étranger.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/francais-de-letranger-votez-a-letranger/" data-wpel-link="internal">Français de l’étranger, votez à l’étranger!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En France, les élections législatives se déroulent tous les cinq ans pour élire les représentants de toutes les circonscriptions métropolitaines et des départements d’outre-mer à l’Assemblée Nationale. Cette institution rassemble 577 députés dont pour la première fois en 2012, 11 députés pour les Français de l’étranger. Les quelque 2,3 millions de Français résidant à l’étranger seront représentés pour la première fois à partir de cette année. Six députés pour les Français résidant en Europe, deux pour ceux résidant en Amérique, deux pour ceux résidant en Afrique et un pour ceux résidant en Asie ou en Océanie.</p>
<p>Les onze circonscriptions ont été créées par le redécoupage électoral dont l’annonce a été faite dans le journal officiel du samedi 27 juin 2009. La Première Circonscription des Français établis hors de France est celle qui regroupe les États-Unis d’Amérique et le Canada ce qui représente une population de 202 014 Français inscrits sur les registres consulaires en 2011. Plus précisément, le Canada est découpé en deux circonscriptions (Est et Ouest) et les États-Unis en quatre.</p>
<p>Pour les prochaines élections législatives, qui se dérouleront les 10 et 17 juin 2012, les candidats en lice représentent les partis politiques les plus présents dans la métropole. En effet les candidats sont Fréderic Lefebvre représentant l’Union pour un mouvement populaire (UMP), Carole Granade, le MoDem et Corinne Narassiguin, le Parti socialiste (PS). On retrouve aussi plusieurs candidats indépendants: Julien Balkany, Mike Remondeau et Antoine Treuille. L’inscription au registre consulaire, obligatoire pour toute procédure administrative à l’étranger oblige les expatriés à voter dans la circonscription à l’étranger. Dans l’ordonnance du 29 juillet 2009 portant sur la répartition des sièges et délimitation des circonscriptions, le député Charles de La Verpillière, précise qu’il n’a pas été possible de délimiter des circonscriptions ayant une certaine cohérence géographique et qui soient toujours d’un poids démographique comparable. Ainsi, alors que la première circonscription, qui correspond à l’Amérique du Nord, compte un peu plus de 158 000 inscrits sur les registres consulaires, la deuxième circonscription, qui correspond à l’Amérique centrale et à l’Amérique du Sud, ne compte qu’un peu plus de 79 000 inscrits sur les registres consulaires.</p>
<p>Le message de campagne de Julien Balkany, par exemple, précise que «c’est un changement radical et une opportunité que nous devons apprécier à sa juste mesure». D’après le site de campagne du candidat de l’UMP, «un député représente sa circonscription, mais aussi la nation toute entière». À ce titre, son rôle est d’apporter un regard nouveau grâce a son expérience à l’étranger dans le travail à l’Assemblée Nationale. Parce qu’ils jugent les débats nationaux trop «franco-français», il est apparu nécessaire d’apporter ce regard nouveau. Balkany reprend: «Cette élection est une occasion unique pour nous de faire entendre notre expérience internationale et de donner à notre représentant la légitimité nécessaire pour défendre nos intérêts et peser dans le débat national». Ainsi, à l’heure où le débat politique se focalise sur l’Union Européenne, le nouveau découpage électoral propose une dimension plus internationale.</p>
<p>Les résultats des élections présidentielles de 2007 annoncent, sans grande surprise, que la couleur politique des circonscriptions des électeurs de l’étranger est plus clairement à droite que la métropole. Par exemple, les Français d’Amérique du Nord ont soutenu l’UMP avec 57% des votes pour le candidat Sarkozy.</p>
<p>Il faudra savoir si les expatriés s’impliqueront dans la campagne électorale autant que certains de leurs compatriotes en France le font en ce moment. Lecteurs français, n’oubliez pas d’aller aux urnes le 10 juin pour élire votre représentant!</p>
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