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	<title>Any-Pier Dionne - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Un Institut qui fait belle figure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 16:22:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelle résonnance des voix autochtones sur le Plan Nord?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/02/03/un-institut-qui-fait-belle-figure/" data-wpel-link="internal">Un Institut qui fait belle figure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a relance du Plan Nord, un projet controversé visant à «développer le potentiel économique, minier, énergétique, social, culturel et touristique du territoire [nordique ]» initié par Jean Charest en 2011, était un point central de la campagne du Parti Libéral du Québec (PLQ) lors des dernières élections provinciales. Conscient toutefois que «le niveau de connaissance du territoire» ne permet actuellement pas de développer le «plein potentiel» du Nord dans le respect de l’environnement et des communautés nordiques, le ministre Pierre Arcand a annoncé, en octobre dernier, la création d’un institut de recherche multidisciplinaire sur le Nord québécois pour pallier à cette lacune. Les chercheurs de l’Institut nordique du Québec (INQ), dont les principaux partenaires sont pour l’instant l’Université Laval, l’Université McGill et l’Institut national de recherche scientifique (INRS), uniront leurs efforts afin de développer des «connaissances solides dans les domaines social, économique et environnemental» du Nord québécois, expliquait le ministre Arcand en conférence de presse le 15&nbsp;octobre dernier. Des voix s’élèvent toutefois pour dénoncer le peu d’importance accordée aux communautés nordiques dans ce nouvel institut de recherche.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Premier pas: réunir les chercheurs </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La première esquisse de l’Institut nordique du Québec remonte à l’année 2011–2012, lorsque l’Université Laval avait tenu un exercice de consultations et de rencontres où «on a déterminé les besoins et enjeux de recherche [prioritaires]» pour le Nord du Québec, explique M. Denis Mayrand, vice-recteur adjoint à la recherche et à la création de l’Université Laval, en entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i>.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Il précise que l’exercice s’inscrivait dans le cadre du Plan Nord, bien qu’il n’y était pas officiellement relié. L’Université Laval possède depuis longtemps déjà une expertise dans le domaine de la recherche sur les territoires nordiques: l’Université est à la tête de sept regroupements de chercheurs qui s’intéressent au Nord, dont le Centre d’études nordiques qui existe depuis plus de 50&nbsp;ans. C’est pourquoi le gouvernement du Québec a confié à cette université le mandat, au printemps dernier, de mettre sur pied un institut de recherche sur le Nord québécois. Chargée de ce projet, l’Université Laval s’est entourée de nouveaux partenaires de recherche dotés d’expertises complémentaires. C’est ainsi que les ententes avec l’Université McGill et l’INRS ont été conclues, aboutissant à la création de l’INQ annoncée en conférence de presse le 15&nbsp;octobre 2014. Pour l’instant, les recherches n’ont pas encore commencé; on en est encore à «s’organiser [et] faire les liens avec tous les partenaires», une tâche longue et complexe, nous explique M. Mayrand. Toutefois, les travaux sont lancés, et le projet avance, affirme-t-il.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Colonialisme 2.0</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La majorité des projets proposés par le Plan Nord serait menée par des compagnies privées sur des territoires autochtones. Malgré l’opposition de ces communautés – dont les activités traditionnelles seraient «<i>menacées par le Plan</i>», selon un rapport de <i>Divest McGill</i> présenté en février&nbsp;2013. Le gouvernement libéral réélu au printemps dernier devrait rendre public son projet de relance du Plan Nord dans le mois à venir, nous confiait M. Denis Mayrand. La journaliste Sarah Laou expliquait, dans un article de <i>Ricochet</i> paru le 20&nbsp;janvier&nbsp;2015, que «dans le contexte historique colonial, […] [si] les gouvernements provinciaux ont l’obligation de consulter les Premières Nations avant d’autoriser toute activité pouvant porter atteinte à leurs droits, dans les faits, il n’en est rien». Les exemples d’exploitation des territoires autochtones sans le consentement des peuples qui y résident abondent: barrages hydroélectriques provoquant l’inondation de terres autochtones, déforestations, pollution causée par des mines exploitées par des compagnies privées qui quittent les lieux sans décontaminer les sols…, le mandat de l’INQ est de «<i>soutenir les communautés, les entreprises et le gouvernement en mettant au point des solutions permettant de répondre aux défis du développement dans le Nord</i>», explique un porte-parole du Bureau de la recherche et des relations internationales de McGill dans un échange de courriels avec <i>Le Délit</i>.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b> Le poids des voix </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">M. Mayrand explique que l’INQ devra veiller à ce que le développement du Nord bénéficie à tous les acteurs: «le grand défi qu’on se donne […] [est] d’avoir les communautés et les [compagnies privées] ensemble». Le modèle privilégié pour parvenir à garantir la participation des communautés autochtones aux projets de recherches de l’Institut est celui de consortium. Ce type d’alliance a déjà servi à Arcticnet, un regroupement de chercheurs qui s’intéressent aux impacts des changements climatiques dans l’Arctique canadien côtier. Suivant ce modèle de fonctionnement, le conseil d’administration est composé de représentants des entreprises privées, des communautés autochtones, du gouvernement provincial et des universités qui mènent les projets de recherche. De plus, les populations du Nord sont consultées en premières pour permettre une définition juste des besoins de recherche. Une fois la recherche terminée, on se chargera de «redonner aux communautés les résultats [qui permettent ensuite] de prendre des décisions localement». Ce modèle permet, selon M. Mayrand, d’instaurer une confiance mutuelle et «d’associer les communautés [aux décisions]». Malgré la ferme intention de l’Université de faire une place aux représentants autochtones autour des tables de négociations, leurs voix sont souvent sous-représentées: lors de l’exercice de consultation qui a mené à la création de l’INQ en 2011, par exemple, on trouvait un seul représentant autochtone sur une soixantaine de participants.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">En plus des deux partenaires déjà impliqués – l’Université McGill et l’INRS – , M. Mayrand indique que d’autres universités sont intéressées à se joindre au projet, dont l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), qui sont plus près des communautés autochtones et possèdent des expertises complémentaires à celles des membres actuels de l’INQ. On envisage également de développer des «plateformes» de l’INQ dans le Nord, soit à Kuujjuarapik – où l’Université Laval possède déjà un centre de recherche – et à Kuujjuaaq. Le <i>Daily</i> du 27&nbsp;octobre dernier rapportait toutefois que le maire de Kuujjuaaq Tunu Napartuk déplorait que les pourparlers avec sa communauté – qui sera directement touchée par les projets du Plan Nord – sont très limités. Le maire regrettait que bien que «l<i>e gouvernement écoute les préoccupations exprimées par les représentants des communautés autochtones</i>», ce sont souvent les objectifs de la province qui sont priorisés.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>I</b></span><span class="s3"><b>ntérêts privés à McGill</b></span></p>
<p class="p6"><i>Divest McGill</i> présentait, en février&nbsp;2013, un rapport dénonçant le Plan Nord – notamment parce qu’il est imposé aux communautés du Nord sans leur consentement – et demandait à McGill de retirer ses investissements dans les compagnies privées qui y participeront. En effet, quinze compagnies privées dans lesquelles McGill détient des investissements sont impliquées dans le Plan Nord. Lors de la conférence de presse du 15&nbsp;octobre, annonçant la participation de McGill à l’INQ, la principale et vice-chancelière de l’Université McGill, Madame Suzanne Fortier, mettait de l’avant l’innovation sociale que permettra l’INQ. Elle expliquait que «l’Institut servira de carrefour intégrateur aux chercheurs des universités fondatrices ainsi qu’aux représentants du secteur privé», sans faire mention des communautés du Nord. Lorsque <i>Le Délit</i> a demandé comment McGill comptait veiller à l’inclusion des voix des communautés nordiques dans les recherches, le porte-parole du Bureau de la recherche et des relations internationales de McGill est resté vague en répondant que l’Université «<i>s’engageait à développer des partenariats entre les communautés et les chercheurs</i>», aucune mesure concrète n’a été annoncée. Contrairement à M. Mayrand, qui est sensible à l’inclusion des communautés autochtones dans les recherches de l’Institut, le porte-parole du Bureau de la recherche et des relations internationales semble plutôt centré sur les intérêts privés des possibles retombées du Plan Nord pour l’Université et les compagnies dans lesquelles McGill détient des investissements Ainsi, bien qu’on puisse saluer la volonté du gouvernement de créer un institut de recherche déstiné à trouver des solutions permettant le développement durable du Nord québécois, confier le mandat des recherches à trois institutions situées dans de grands centres urbains éloignés des régions du Nord laisse planer un doute quant au réel désir d’inclure les voix des communautés nordiques dans le projet. À ce jour, aucune mesure concrète n’assure que cette volonté affichée par l’INQ sera respectée.</p>
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		<title>Une galerie redéfinie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 17:56:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Andé Bouchard]]></category>
		<category><![CDATA[galerie mobile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La galerie mobile permet à André Bouchard de défendre son engagement social.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span>près une formation en art dramatique et des débuts prometteurs au cinéma, un accident de la route a contraint l’artiste multidisciplinaire André Bouchard à réorienter sa carrière vers la peinture, qu’il considère comme un «mode d’expression libérateur» lui permettant «d’exorciser [s]a peine de voir l’humanité s’employer à détruire son habitat naturel au profit du superficiel [tout en] partageant [s]es préoccupations» sur différents enjeux qui lui tiennent à cœur. La liberté, dont découlent les thèmes de la paix et de l’environnement, est au centre de la vie et de l’art du peintre prolifique qui n’a pas la langue dans sa poche: «Être libre, c’est d’être en harmonie avec la nature et les autres êtres humains.» Ces convictions sont omniprésentes tant dans les œuvres que dans la façon dont André Bouchard promeut son art et agit avec son public.</p>
<p class="p2"><span class="s1"> <b>Un artiste humaniste</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s1">La murale pour la paix d’Amnistie internationale, comprenant l’affiche «Pour un monde sans torture», est un des projets dont l’artiste est particulièrement fier. Il décrit cette murale comme une «révolte face à l’injustice» faite aux humains (les femmes et les enfants, en particulier), aux animaux et à la terre. Les tableaux qui composent cette murale de 60 mètres au total ont été distribués dans différents organismes communautaires un peu partout au Québec. Monsieur Bouchard dénonce par ailleurs depuis plus de trente ans le manque de respect de la nature qui prévaut et les abus de la terre, notamment dans le milieu des affaires. Dans le souci de respecter l’environnement, l’artiste tient à intégrer la nature dans son art. Il peint donc sur des matériaux recyclés et crée à partir de «matières volées dans les poubelles de nos sociétés surindustrialisées». </span></p>
<p class="p4"><span class="s1">André Bouchard accorde également une grande place à son public dans ses pratiques artistiques. En septembre dernier, le peintre a organisé un événement artistique interactif original étalé sur trois jours à Saint-Basile-le-Grand, en Montérégie. Les résidents de la municipalité étaient invités à se rendre à leur centre communautaire afin de participer à la création d’une grande fresque collective. Lors du discours d’ouverture, monsieur Bouchard affirmait: «Par la force de la matière et de la couleur, on va communiquer notre amour de la vie sur la terre», reprenant ainsi ses thèmes phares, soit la paix et l’environnement. Toute la population était sollicitée pour apporter sa touche personnelle à l’œuvre, et le peintre vante le résultat final convaincant.</span></p>
<p><b>Galerie mobile<br>
</b></p>
<p class="p4"><span class="s1">La galerie mobile est un concept unique qui permet au peintre de demeurer libre d’exprimer ses convictions sociales et de les partager directement avec son public. La motivation première derrière la galerie mobile, née il y a deux ans, est d’aller à la rencontre du public: «Quand j’ai compris que je ne pourrais pas tisser de liens avec les gens du pouvoir, j’ai tout mis en œuvre pour me rapprocher des amoureux de l’art», nous explique André Bouchard. La galerie mobile est née dans le stationnement d’un restaurant de la municipalité de Saint-Siméon, où l’artiste s’était rendu en vélo avec quelques-unes de ses œuvres. Il y a vendu six tableaux, et l’expérience lui a inspiré l’idée de créer une galerie mobile permanente. Il a obtenu la remorque qui lui sert à transporter ses œuvres en échange d’un tableau, puis l’a «construite [et] inventée au fur et à mesure». L’artiste-peintre, maintenant installé à Donnacona, sillonne aujourd’hui le Québec avec sa galerie mobile pour présenter ses œuvres directement à ses clients, qu’il décrit d’ailleurs comme des amis. «L’art a une influence positive» et permet un contact humain «serein» et une relation amicale avec les amateurs d’art, affirme-t-il. <span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; </span>Les tableaux abstraits et semi-figuratifs d’André Bouchard, comme il les décrit lui-même, possèdent d’ailleurs la force de permettre une «projection de nous-mêmes»: un tableau renferme une partie de l’artiste, mais surtout une partie du spectateur, qui interprète l’œuvre selon ses sentiments, ses émotions et ses expériences personnelles, entre autres facteurs.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Art et engagement</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s1">La galerie mobile est également un moyen pour l’artiste-peintre de respecter ses valeurs et de conserver une liberté totale dans un système où l’engagement politique, social et environnemental d’un artiste risque de déplaire et de lui nuire dans la course aux subventions gouvernementales. «À force de me faire tasser en raison de mes prises de position en faveur de l’environnement, contre la collusion [et] la corruption que je dénonce ouvertement depuis une trentaine d’années, je suis bien identifié par la presse concentrée et ses journalistes embauchés pour leur capacité à répondre aux désirs de leur patron de leurrer sous le couvert de la vérité», se désole monsieur Bouchard. L’artiste-peintre, dont on peut dire qu’il est «tout un personnage», soutient que son art est apprécié du public, mais que les gens au pouvoir exercent leur contrôle, ce qui lui vaut souvent d’être éloigné du milieu.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; &nbsp; </span></span><span class="s3">Il rapporte notamment qu’après avoir été approché par un musée (dont il souhaite taire le nom pour s’éviter davantage de problèmes), on a finalement renoncé à exposer ses œuvres, malgré un intérêt très marqué pour ses tableaux. Des années plus tard, on lui a appris que la raison du rejet de ses œuvres a été son engagement environnemental et social qui dérangeait les gens influents dans la région. Son documentaire <i>Pikauba</i>, réalisé en 2003 pour dénoncer l’intention du gouvernement du Québec de construire un barrage sur la rivière et «met[tre] en lumière l’hypocrisie de promoteurs qui souhaitent harnacher la rivière Pikauba au Saguenay», et ce, sous le couvert de la sécurité publique, a notamment déplu au milieu politique. L’artiste-peintre fait également remarquer que les subventions et le financement public sont très difficiles à obtenir dans le milieu artistique sans un réseau de contacts bien placés. C’est pourquoi il a décidé de se concentrer «sur les relations individuelles avec [s]es clients-amis», un objectif que la galerie mobile lui permet d’atteindre.</span></p>
<p class="p4"><span class="s4">Au fil de sa carrière, l’artiste coloré s’est servi de l’art comme tribune pour partager son engagement social, politique et environnemental en vidéo, en poésie et en peinture. Il refuse tout compromis dans ses œuvres et dans ses discours, mettant de l’avant l’importance pour un artiste d’être entièrement libre, même si ça lui vaut d’être ignoré par les gens du pouvoir.</span></p>
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		<title>Un campus équitable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 16:20:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tables rondes à McGill sur le commerce équitable.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a conférence annuelle canadienne sur le commerce équitable, organisée par le Réseau canadien du commerce équitable (RCCE), s’est tenue à l’Université McGill du 14 au 16 janvier dernier. Les ateliers et activités présentés au cours de ces trois jours visaient à informer le public sur le mouvement du commerce équitable et à ouvrir la porte à de nouveaux partenariats permettant de faire avancer la cause au Canada.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b> De tout, pour tous</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La troisième édition de cette rencontre annuelle était présentée en collaboration avec l’Association québécoise du commerce équitable et Équiterre, une association citoyenne visant à encourager et sensibiliser les citoyens à vivre et consommer écologique et équitable. La conférence a réuni différents acteurs du commerce équitable: entreprises de commerce équitable, certificateurs, institutions gouvernementales, organismes à but non lucratif, détaillants et représentants des universités, entre autres, figuraient parmi les quelque 350 participants inscrits cette année. Les principaux objectifs de la conférence étaient de renforcer la coordination entre les participants, inspirer de nouveaux partenariats ainsi que faire le bilan de l’évolution du mouvement du commerce équitable et préparer les stratégies pour les années à venir.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les étudiants et les militants, parmi les publics cibles des organisateurs, bénéficiaient notamment d’un rabais de près de 50% sur l’inscription à la conférence. La grande majorité du public se composait toutefois de gens d’affaires œuvrant dans le domaine du commerce équitable. De nombreux ateliers leur étaient donc destinés, par exemple pour présenter des stratégies de marketing et de collaboration entre compagnies de commerce équitable et commerces au détail. Lors de ces séances interactives, qui visaient avant tout à «unir les acteurs» et créer une «force mobilisatrice», on sollicitait les participants pour connaitre leurs propositions qui permettraient de travailler à partir d’éléments centraux communs à tous. Les participants étaient toutefois conscients qu’il reste «encore beaucoup de chemin à faire» et que les trois jours de la conférence sont trop courts pour véritablement arriver à faire avancer le mouvement. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">On présentait également d’autres ateliers plus informatifs touchant différents aspects du commerce équitable, par exemple sur le café et les bananes – deux produits phares du commerce équitable. Des séances présentant des plaidoyers en faveur, par exemple, de villes, d’écoles ou de campus construits sur les principes du commerce équitable étaient également au programme. Ces ateliers, plus généraux, permettaient de rejoindre un public plus vaste provenant de divers domaines.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>McGill, hôte désigné</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le choix de l’Université McGill comme hôte pour une conférence sur le commerce équitable à Montréal allait de soi. Mathieu Laperle, directeur principal pour le service de logement étudiant et hôtelier de McGill, explique en entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i> que le campus de l’Université est devenu le premier au Québec à obtenir la certification Campus équitable de <i>Fairtrade Canada</i> en 2013. La désignation Campus équitable exige entre autres de l’Université qu’elle offre du café, du thé et du chocolat équitables dans tous les endroits où les produits alimentaires sont gérés par les services alimentaires de l’Université. Tout le café disponible dans les bureaux des associations étudiantes et de l’administration, par exemple, doit donc être équitable, mais les franchises présentes sur le campus, comme <i>Subway</i> ou <i>La Prep</i>, ne sont pas tenues de respecter les normes exigées par <i>Fairtrade Canada</i>, bien que McGill les encourage à adopter ces standards, nous confie monsieur Laperle. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">L’Université prend à cœur le commerce équitable et «essaye d’en faire la promotion et d’en parler» autant que possible, affirme Mathieu Laperle. «C’est pourquoi on a été emballé par l’idée d’accueillir la troisième conférence annuelle sur le commerce équitable cette année à McGill» ajoute-t-il. Même si trois jours paraissent très peu pour faire avancer la cause du commerce équitable à l’échelle canadienne, les nombreux ateliers offerts ont permis de rejoindre un vaste public provenant de domaines variés et ont encouragé les interactions entre les différentes entreprises qui ont le commerce équitable à cœur. Un bon point de départ pour faire bouger les choses sur le long terme.</span></p>
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			</item>
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		<title>Qui paye l’avenir?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/01/13/qui-paye-lavenir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 17:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le financement privé des universités québécoises, source de controverse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span>u fil des dernières décennies, la part de financement public dans les universités n’a cessé de décroitre, motivant par le fait même la recherche de financement privé pour subvenir aux différents besoins de la vie universitaire. Cette modification des sources de financement ouvre la voie à une redéfinition du rôle et du fonctionnement des institutions d’enseignement supérieur.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Pallier les coupes du gouvernement </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">À l’Université McGill, les coupes budgétaires récurrentes imposées tant par le PQ que par le PLQ atteindront un total de 45 millions de dollars pour l’année financière 2016 comparativement à l’année 2013, confie le doyen Anthony C. Masi dans un échange de courriels avec <i>Le Délit</i>. Le manque à gagner pousse l’Université à faire une place de plus en plus importante à des «<i>sources alternatives de revenus</i>», avoue-t-il. Amina Moustaqim-Barrette, vice-présidente aux affaires externes de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), explique que «les coupures […] ont créé une dépendance de plus en plus grande de l’Université McGill envers des sources de financement externes». Elle rapporte qu’en 2013 par exemple, «l’Université s’est lancée dans une grande campagne de financement, «Inventer l’avenir», afin d’aller chercher des fonds monétaires auprès d’anciens étudiants de McGill». </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Par financement privé, on entend principalement les dons de particuliers et les dons d’entreprises. À McGill, on sollicite les entreprises privées pour obtenir leur contribution financière dans différents aspects de la vie étudiante. Il s’agit par exemple de financements d’événements étudiants — dont la soirée des activités ou le <i>4 Floors</i>—, de publicités — par exemple dans l’album de fin d’année <i>Old McGill</i> ou dans l’agenda étudiant— , de réservation de kiosques et de tables dans le bâtiment de l’AÉUM — où les entreprises peuvent faire la promotion de leurs produits et recruter des étudiants — , de dons de particuliers — dont la majorité est redistribuée aux étudiants sous forme de bourses —, de revenus de ventes et de services — qui sont en hausse à McGill, nous informe M. C. Masi — ou encore des subventions de recherche par des entreprises privées pour les étudiants des cycles supérieurs notamment. Le doyen de McGill souligne que les entreprises privées peuvent apporter des contributions autres que financières, par exemple en mettant en place de solides partenariats ou en offrant des stages. L’Université a d’ailleurs mis en place le Centre de partenariat avec les entreprises de l’Université McGill (MUBEC) en 2012 afin de faciliter les relations entre les étudiants et les entreprises, rapporte M. C. Masi. En entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i>, Jonathan Bouchard, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), met en garde contre les «liens créés entre les entreprises et les universités» qui risquent de porter atteinte à l’autonomie de recherche des institutions universitaires. Les chaires de recherche, comme le note Camille Godbout, porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), sont également largement subventionnées par des entreprises privées. Madame Godbout souligne aussi que l’Université McGill obtient davantage de financement privé, notamment sous forme de dons ou de commercialisation de brevets, que les universités publiques (le réseau Université du Québec, dont fait partie l’Université du Québec à Montréal (UQAM)).</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>McGill, choyée?</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">De retour au pouvoir depuis avril dernier, le gouvernement libéral a rendu public en décembre 2014 un nouveau rapport sur la politique de financement des universités. Ce rapport permet de constater que le secteur de l’éducation postsecondaire n’échappe pas à la volonté du gouvernement Couillard de sabrer les dépenses destinées au financement des services publics à la faveur des investissements privés. Depuis 2008, un projet pilote mis sur pied par le gouvernement du Québec permet la déréglementation partielle des droits de scolarité pour les étudiants internationaux de six familles de programmes, soit: administration, informatique, génie, droit, mathématiques et sciences pures. Le projet pilote, qui visait à étudier l’impact d’une hausse des frais de scolarité sur l’inscription d’étudiants internationaux, devait prendre fin en 2014. Mais le rapport rendu public en décembre dernier fait «suite informelle» au projet pilote sans vraiment en faire mention: on ouvre la porte à une déréglementation totale des frais de scolarité pour toutes les familles de programmes. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Lise-Marie Gervais et Philippe Orfali dénonçaient dans un article du <i>Devoir</i> du 13 décembre 2014 l’ouverture «à une modulation des frais de scolarité en fonction des disciplines pour les étudiants étrangers et des autres provinces» mise de l’avant par ce rapport. Dans ce même article, Jonathan Bouchard, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), reprochait au gouvernement de transformer les étudiants en «vaches à lait», craignant que les universités qui comptent nombre d’étudiants internationaux — dont McGill — soient avantagées sur le plan financier par rapport aux universités dotées d’une population estudiantine plus locale. Olivier Marcil, vice-président aux relations externes de l’Université McGill, affirmait quant à lui être satisfait de la mesure proposée: «Les universités sont mieux placées [que le gouvernement] pour comprendre à quelle hauteur moduler les frais en fonction de leur clientèle étudiante», affirmait-il au quotidien montréalais. Monsieur C. Masi affirme au <i>Délit</i> que les frais de scolarité reçus par les étudiants étrangers inscrits dans ces programmes déréglementés ont quelque peu augmenté au cours des dernières années, ce qui permet en partie de contrebalancer la diminution du financement gouvernemental.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Réorientation de la mission de l’université</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Du point de vue étudiant, on craint la réorientation de la mission de l’université qu’apporte la hausse constante de la part du financement privé dans le réseau universitaire québécois. Camille Godbout remarque que le changement observé a comme résultat qu’«on tente de réorienter les programmes et la formation universitaire vers ceux qui donnent un accès plus facile à l’emploi. Les activités de recherche scientifique, note la porte-parole, sont donc modifiées en conséquence pour soutenir ces programmes». Amina Moustaqim-Barrette va plus loin et observe que «le recours au financement privé crée une dynamique où les enseignants se sentent poussés à [satisfaire] les donateurs. [Ils sont] donc moins objectifs par rapport à la matière enseignée, à la recherche et même à la façon d’enseigner leurs cours». En novembre dernier, par exemple, on apprenait que la compagnie pétrolière TransCanada, dont le projet de port pétrolier menaçait la survie des bélugas, était en discussion avec l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) afin de mettre sur pied une chaire de recherche sur le béluga, une initiative controversée qui a finalement été abandonnée. On peut remettre en question l’objectivité des recherches qui auraient été subventionnées par la compagnie privée. À McGill, monsieur C. Masi affirme qu’on a mis sur pied des politiques et des règlements qui assurent la liberté d’expression et la liberté universitaire et qui minimisent les risques de conflits d’intérêts. On s’assure que la mission universitaire de l’institution n’est pas compromise par des cadeaux ou des mandats de recherches acceptés par l’Université. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ainsi, la modification des sources de financement du réseau universitaire québécois ne touche pas qu’au budget des universités, mais encourage une redéfinition du rôle de l’enseignement et de l’université au sein de la société. L’université doit, de plus en plus, se conformer aux attentes de ses bâilleurs de fonds si elle souhaite conserver ses sources de financement. L’indépendance des professeurs et des chercheurs semble par conséquent de plus en plus menacée par la nécessité de plaire aux investisseurs privés afin de s’assurer le renouvèlement de leur appui financier. La vice-présidente aux affaires externes de l’AÉUM est d’avis que «l’enseignement et l’éducation devraient être exemptés de l’influence des entreprises corporatives». En 2011 déjà, en réponse au recteur de l’Université de Montréal, Guy Breton, qui affirmait que «les cerveaux [doivent] correspondre aux besoins des entreprises», Éric Martin — doctorant en science politique à l’Université d’Ottawa — et Maxime Ouellet — enseignant au collège Lionel-Groulx —, décriaient dans un article du <i>Devoir</i> du 26 octobre la «redéfinition du rôle de l’université […] réduit[e] à n’être qu’une usine à diplômes et à brevets». La «productivité» des parcours de formation, des professeurs et des universités semble donc en voie de devenir un critère essentiel au bon fonctionnement des universités, une situation dénoncée dans de nombreuses tribunes.</span></p>
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		<title>«Fermés pour cause d’austérité»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/fermes-pour-cause-dausterite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2014 23:38:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le milieu communautaire réclame plus de financements.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/fermes-pour-cause-dausterite/" data-wpel-link="internal">«Fermés pour cause d’austérité»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Plusieurs centaines d’organismes communautaires ont symboliquement fermé leurs portes pendant 225 minutes soit une minute par million réclamé le 17 novembre dernier dans toute la province. À Montréal, ce sont quelque 2000 manifestants qui ont marché de la Place Émilie-Gamelin à la Place des Arts en début d’après-midi pour dénoncer le sous-financement chronique du réseau communautaire et les mesures d’austérité du gouvernement Couillard qui promettent d’alourdir leur fardeau.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>À bout de souffle</b></span></p>
<p class="p4">Précarité, salaires faibles, épuisement professionnel… Les travailleurs du communautaire sont «à bout de souffle», confie Sébastien Rivard, coordonnateur du Regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM), en entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i>. Le geste «historique» – c’était la première fois que les organismes communautaires en venaient à fermer leurs portes en guise de contestation – organisé par les acteurs du communautaire visait à démontrer l’importance du rôle qu’ils jouent dans la société. Les manifestants venus réclamer une «pleine reconnaissance» et des engagements clairs du gouvernement à rehausser le financement du réseau ont marché pendant près de deux heures dans le centre-ville de Montréal, s’arrêtant devant le Centre Hospitalier Universitaire de Montréal (CHUM) en milieu de parcours. Des porte-paroles ont alors dénoncé les partenariats public-privé et les dépassements de coûts, soutenant que le choix du gouvernement de couper dans les services publics est un «choix idéologique». Une fois le cortège arrivé à la Place des Arts, les porte-paroles du milieu communautaire, l’humoriste Mathieu Cyr, la députée de Québec solidaire Manon Massé, et le critique des services sociaux Jean-François Lisée, entre autres, se sont exprimés à tour de rôle. Monsieur Lisée, député du Parti Québécois (PQ) pour la circonscription de Rosemont, a rappelé l’engagement pris par son parti alors qu’il était au pouvoir le printemps dernier de redistribuer 162 millions de dollars au réseau communautaire. Sébastien Rivard nous confirme que des négociations étaient en cours entre les organismes communautaires et le gouvernement, et que cet argent aurait probablement été versé par le PQ s’il était resté au pouvoir. Le nouveau gouvernement libéral a toutefois annulé cet engagement, ce qui a mis le milieu communautaire «en colère», selon un communiqué du RIOCM.</p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Des choix idéologiques</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s2">La manifestation avait également pour but de dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. Ces politiques «ont un impact très grand […] et on travaille avec ces gens-là qui seront touchés, surtout les femmes», nous confie Lyse Cloutier, du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), rencontrée lors de la manifestation. Céline Métivier, de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, ajoute que les choix du gouvernement sont idéologiques, et qu’il y a «d’autres avenues» que les coupes qui s’accumulent. En effet, les libéraux ne cachent pas que les mesures d’austérité visent entre autres à «repositionner l’État québécois», comme l’a affirmé à plusieurs reprises le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux. Sébastien Rivard affirme que les libéraux l’ont averti de ne rien attendre du gouvernement «avant plusieurs années» et de s’estimer «chanceux» que le budget des organismes communautaires ne soit pas amputé.<br>
<span class="Apple-converted-space">&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; </span>En réponse à la manifestation du 17 novembre, la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique Lucie Charlebois a déclaré au <i>Devoir</i> ne pas comprendre «pourquoi on s’agite autant» puisque le budget accordé aux organismes communautaires sera indexé de 0,9% cette année. Du côté de PLQ McGill, Julie Thibault, vice-présidente aux relations et aux communications, affirme dans un échange de courriels avec <i>Le Délit</i> qu’on préfère «voir le contexte financier difficile comme une opportunité pour faire preuve d’innovation positive». On s’étonne d’ailleurs que «peu [d’organismes communautaires] aient songé à varier leurs sources de revenus au fil des années», ajoutant qu’«il serait […] souhaitable que la population […] encourage personnellement [les] organismes communautaires […]. C’est LA meilleure façon d’aider». Selon un rapport du RIOCM publié en février 2013, le gouvernement du Québec verse 384&nbsp;millions annuellement à quelque 3000 organismes communautaires alors que leurs besoins se chiffrent à 609&nbsp;millions. Pour l’instant, les organismes communautaires luttent tant bien que mal pour combler le manque par le financement de différentes fondations privées ou communautaires ou des campagnes de financement, par exemple.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Dix milliards de solutions</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Les organismes communautaires proposent des solutions qui permettraient d’augmenter les revenus de l’État québécois de dix milliards de dollars annuellement sans couper dans les services publics. Parmi les mesures proposées, on trouve: «réinstaurer la progressivité de l’impôt des particuliers, revoir les mesures fiscales destinées aux entreprises, augmenter les redevances sur les ressources naturelles, lutter contre l’évasion fiscale». Du côté des Jeunes libéraux, on souhaiterait également voir le gouvernement libéral miser sur l’augmentation des revenus de l’État. On propose par exemple d’installer «des compteurs d’eau dans les nouvelles constructions industrielles et commerciales […] et favoriser l’augmentation du taux d’activité de la population de 55 ans et plus en éliminant les divers incitatifs fiscaux favorisant les retraites hâtives et les barrières empêchant les retraites progressives».<br>
<span class="Apple-converted-space">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; </span>Les différents acteurs du communautaire s’entendent pour dire que la manifestation du 17 novembre «n’[était] qu’un début», et qu’ils continueront d’exiger des engagements concrets du gouvernement à rehausser le financement public du réseau communautaire et d’exprimer leur mécontentement face aux mesures d’austérité.</span></p>
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		<title>Une bulle à faire éclater</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/11/une-bulle-a-faire-eclater/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 07:05:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Renforcer le français sur le campus pour ouvrir les portes du Québec aux McGillois.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/11/une-bulle-a-faire-eclater/" data-wpel-link="internal">Une bulle à faire éclater</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span>algré l’augmentation indéniable de la présence du français sur le campus depuis les années 1960, l’Université McGill continue d’être perçue comme une «bulle», résultat de sa spécificité linguistique. En effet, l’université anglophone détonne dans une province unilingue francophone. Tant que le français sera relayé à un rôle de second plan, l’effet de «bulle McGill» persistera.</p>
<p class="p3"><span class="s1">En entrevue téléphonique avec <i>Le Délit,</i> Olivier Marcil, vice-principal aux communications et relations externes, refuse catégoriquement «l’affirmation de la bulle McGill»: «McGill a énormément de partenariats avec des universités [et des entreprises] québécoises». Il souligne l’importance du français dans ces relations, réitérant au passage le nouveau leitmotiv de l’Université: «McGill n’a jamais été aussi francophone qu’aujourd’hui». Ironiquement, en tentant de nier l’existence de la bulle mcgilloise, il la confirme: selon ses dires, Madame Fortier (qui n’a pas répondu à notre demande d’entrevue) s’étonne que le français soit plus présent ici qu’à Ottawa (où elle travaillait avant son entrée en fonction à McGill), ville pourtant située dans une province unilingue… anglophone!&nbsp;</span></p>
<p class="p4"><b>Combien de francophones?</b></p>
<p class="p3"><span class="s1">La politique linguistique la mieux connue de l’Université McGill date officiellement de 1980: «À McGill, la langue d’enseignement est principalement l’anglais. Vous avez le droit de rédiger vos examens, vos travaux, vos thèses ou vos mémoires en français ou en anglais, sauf dans les cours où l’un des objectifs est la connaissance d’une langue».</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">&nbsp;Malgré tout, certains professeurs avouent aujourd’hui encore ne pas maitriser le français et encouragent les étudiants à rédiger leurs travaux en anglais. Monsieur Marcil confirme qu’«on embauche des professeurs unilingues anglais [sic] […] [et] on les accompagne au niveau [sic] du français». Il nous explique que depuis moins de deux ans, McGill offre des cours de français gratuits pour les professeurs et leur conjoint dans l’optique de mieux les outiller, de leur permettre de se conformer à la politique linguistique mcgilloise… et de passer les examens de français des ordres professionnels auxquels ils souhaiteraient éventuellement adhérer.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du côté de l’effectif étudiant, le pourcentage d’étudiants francophones a dégringolé de 25,5% en 1987 à 17,7% en 2009, mais est remonté à 18,5% en 2013 puis à 19,1% en 2014, nous apprend Doug Sweet, directeur du service des communications internes. Olivier Marcil avance quant à lui que le nombre de Québécois qui forment l’effectif étudiant se maintient à environ 50% depuis les dix dernières années, tandis que le nombre de Français admis a augmenté de 150% dans les dernières années.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">&nbsp;Le vice-principal aux communications affirme qu’«on porte une attention particulière aux francophones», mais soutient que McGill n’a pas de politique de sélection à cet effet. Plutôt, «on cherche les meilleurs – c’est clairement une politique, on vise l’excellence». Effectivement, le premier des trois principes fondamentaux présentés dans <i>La politique sur l’emploi et la qualité du français à l’Université McGill requise par l’art. 88.2 de la charte de la langue française du Québec</i> stipule que «L’Université attire d’excellents étudiants et recrute des professeurs exceptionnels dans toutes les disciplines, sans égard à leur langue maternelle». On n’y fait aucune mention des étudiants francophones.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Trop grande souplesse des politiques de service aux étudiants</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Monsieur Marcil insiste sur l’importance qu’on accorde au français, notamment dans «l’interface avec les étudiants [qu’on souhaite] bilingue». De plus, le Services aux étudiants, le Services aux étudiants internationaux et la Gestion de l’effectif étudiant nous confirment (en anglais, en réponse à une question posée en français et dans le cadre d’un échange de courriels dans un excellent français avec Doug Sweet) que la maitrise du français est une exigence pour l’embauche de nouveau personnel qui travaillera en contact direct avec les étudiants.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette politique ne semble toutefois pas très contraignante: Jason Kack, directeur général de la librairie (<i>bookstore</i>) de l’Université (qui relève du Services aux étudiants), affirme lors d’une entrevue téléphonique qu’on lui a demandé de s’assurer de la présence d’au moins un employé qui parle français sur le plancher en tout temps et de veiller à l’affichage bilingue. Il n’hésite pas à embaucher des employés unilingues anglophones pour des postes temporaires, mais souligne que les candidats aux postes permanents doivent répondre à des questions en français lors de l’entretien pour démontrer leur maitrise de la langue.&nbsp;</span></p>
<p class="p3">Ce qui n’empêche pas la librairie de proposer un contrat de location pour les manuels qui contient une clause stipulant que l’étudiant a demandé à ce que le contrat soit rédigé uniquement en anglais! Lorsque <i>Le Délit</i> s’est rendu à la librairie pour demander à voir un exemplaire du contrat pour confirmer l’existence de la clause mentionnée, la réponse a été «<i>I’m not getting involved in this crap. You can ask to see the manager</i>» («Je ne veux pas être impliquée dans cette merde. Vous pouvez demander à voir le gérant»). En entrevue téléphonique, monsieur Kack confirme qu’il n’existe pas de version française du contrat et que la version anglaise contient bel et bien la clause mentionnée; si un étudiant venait à demander un contrat rédigé en français, le directeur général semble hésitant quant à la mesure à adopter, mais affirme que «l’Université a un service de traduction. J’imagine qu’on leur demanderait [de faire la traduction]».</p>
<p class="p3"><span class="s1">Lorsque <i>Le Délit</i> a demandé à Olivier Marcil si les récentes coupes budgétaires risquent d’affecter la présence du français sur le campus, il a interrompu la question pour marteler un «non, non, non, non, non». McGill a, selon lui, l’«obligation», le «devoir» d’assurer la présence du français sur le campus. Il avoue toutefois que «la question est tout à fait pertinente», surtout qu’une des mesures prises par l’Université en réponse aux récentes compressions est le gel d’embauche de nouveau personnel, ce qui inclut les traducteurs, admet-il.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s3"><b>Redéfinition du bilinguisme officiel de la politique étudiante&nbsp;</b></span></p>
<p class="p5">Du côté de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA) – dont la politique linguistique est entièrement interne, l’Université n’imposant aucune règle, nous révèle Ava Liu, présidente de l’AÉFA –, on déclare l’anglais et le français comme langues officielles. Sauf que de nombreux documents ne sont pas traduits, faute de moyens. Lola Baraldi, v.-p. aux affaires externes de l’AÉFA, reconnait qu’il y a présentement un problème d’accessibilité aux documents en français. Ava Liu admet que la traduction des documents pose problème: «on veut des traductions fidèles». Puisqu’on engage des étudiants mcgillois comme traducteurs, les risques d’erreurs sont là. La traduction actuelle de la constitution de l’AÉFA le confirme: on y déclare à l’article 25.2 de la section «Language [sic] de la Constitution» que «les textes en Anglais [sic] et en Français [sic] sous [sic] également autoritaires».Voilà qui invite à questionner l’autorité!</p>
<p class="p3"><span class="s3">Phillippe Robichaud, commissaire aux affaires francophones de l’AÉUM, nuance un peu ce triste constat: «d’un côté pratique», déclare-t-il dans un échange de courriel, «la situation est compréhensible comme 100% de la population mcgilloise parle au moins un peu d’anglais».</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">De plus, «l’accessibilité [aux] documents publics» reste également à désirer du côté de l’AÉUM, selon Philippe Robichaud. Il nous confie toutefois qu’on y est conscients de la réalité francophone et qu’il y a une «réelle volonté» d’améliorer les choses. Bien que la situation soit «déplorable», selon la v.-p. aux affaires externes Amina Moustaqim-Barrette, les initiatives étudiantes semblent en voie de faire bouger les choses.</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Concrètement, on a considérablement augmenté le budget de l’AÉUM accordé à la Commission des affaires francophones (CAF), créée en 2007 suite à l’initiative d’un étudiant francophone. De plus, l’association envisagerait l’embauche d’un(e) traducteur(trice) professionnel(le), selon les dires d’Amina Moustaqim-Barrette rapportées par Philippe Robichaud. Du côté de l’AÉFA, on a mis sur pied l’an dernier une commission aux affaires francophones sur le modèle de celle de l’AÉUM qui a le mandat de veiller à «l<i>’inclusion du français dans les opérations et les politiques</i>» de l’association, déclare Ava Liu.</span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Philippe Robichaud regrette «l’accès anglophone unilingue des documents de nos associations étudiantes [qui] les ampute de la discussion avec le reste du Québec». Dans le contexte actuel d’austérité qui mobilise les étudiants à l’échelle provinciale et de mouvements pro-environnement, par exemple, «le monde universitaire québécois gagne à communiquer à une plus grande échelle que celle des campus individuels afin de mieux saisir sa réalité socio-économique», reconnait le commissaire. Amina Moustaqim-Barrette affirme qu’«il est de [s]on devoir d’intégrer McGill dans la communauté québecoise, [ce qui est] impossible sans faire des efforts vers la francisation de notre propre association». Elle ajoute que la décision «d’intégrer le bilinguisme à la société [revient au conseil exécutif], de sorte que la situation change beaucoup d’une année à l’autre. J’espère trouver une façon d’institutionnaliser ce processus».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Quand on considère que 40% des étudiants sur le campus sont bilingues, selon madame Fortier, tandis que plus de 55% affirment «bien parler français», selon monsieur Marcil, il est surprenant de constater que le français se fait encore aujourd’hui si discret sur le campus, et que les francophones soient très peu nombreux dans les rangs des associations étudiantes, qui détiennent pourtant le réel pouvoir de faire changer les </span>choses.</p>
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		<title>Rire pour réfléchir</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/11/rire-pour-reflechir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 05:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand humour et politique vont main dans la main.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span>iplômé de l’École nationale de l’humour en 2005, Fred Dubé transpose sa folie sur scène depuis le secondaire déjà. Après s’être fait connaître au festival Zoofest en 2013 pour son spectacle solo <i>Terroriste blanc d’Amérique</i>, l’humoriste présente en rappel <i>L’ignorance fait plus de victimes que le cancer</i> au théâtre Sainte-Catherine. <i>Le Délit</i> l’a rencontré pour discuter humour et politique.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La directrice de l’École nationale de l’humour, Louise Richer, affirmait en 2007 que «les humoristes de demain ser[aient] plus engagés». Force est de constater, sept ans plus tard, qu’elle a vu juste: une nouvelle génération d’humoristes politisés qui «s’est réconciliée avec un certain intellectualisme», selon Fred Dubé, prend sa place sur la scène québécoise. Pour l’humoriste rimouskois, «la politique est un matériau pour faire de l’humour», et l’humour, un outil pour dénoncer les injustices sociales et faire bouger les choses: «Un des grands avantages de l’humour, c’est d’aller chercher des gens qui ne pensent pas <i>pantoute</i> comme toi [… et de] résumer huit pages de théorie en un <i>liner</i>[…], [car] pour engraisser l’indignation, il faut de l’information».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Rire noir, rire jaune, rire gras, malaise… Fred Dubé n’hésite pas à aller jouer dans différentes plates-bandes pour charmer son public. Il décrit d’ailleurs ses débuts en humour comme une période «verte fluo» où il se «révoltait par l’absurde, contestait par la folie et questionnait par l’étrangeté». Un humour surréaliste et très imagé qu’il a officieusement exporté en France. Au fil des années, il a toutefois évolué vers un humour beaucoup plus politique, à contre-courant de la pensée collective. Ses références sont aujourd’hui très ancrées au Québec où l’artiste souhaite «avoir un poids politique selon [ses] compétences». Mais il répète que son «objectif premier, c’est le rire». Libre au public de faire un pas de plus et de s’intéresser aux enjeux qu’il soulève, ou non.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Prendre la parole&nbsp;</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’humoriste n’hésite pas à utiliser différentes tribunes pour éveiller le public aux injustices sociales à travers son humour mordant. En réponse au «saccage pétrolier», il a récemment organisé l’événement <i>Déversement d’humoristes</i>, qui réunissait une dizaine d’humoristes pour un spectacle d’info-divertissement. Les fonds amassés étaient versés au CQDE (Centre québécois du droit de l’environnement), qui se bat en justice contre TransCanada et son projet de port pétrolier à Cacouna.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est également co-porte-parole des Journées québécoises de la solidarité internationale au Bas-Saint-Laurent, un événement qui invite le public à comprendre les enjeux internationaux et à s’impliquer pour bâtir un monde plus juste et équitable. De plus, l’humoriste signe une chronique satirique bimestrielle intitulée «C’t’une vraie <i>joke</i>» dans le journal <i>Mouton Noir</i>; comme sur scène, il n’hésite pas à faire rire pour critiquer le «système qui déshumanise».&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b><i>L’ignorance fait plus de victimes que le cancer</i></b></span></p>
<p class="p4"><span class="s1">Dans son plus récent spectacle, <i>L’ignorance fait plus de victimes que le cancer</i>, l’humoriste aborde sans censure des sujets chauds tels la désinformation véhiculée par les médias de masse, le fossé entre les classes sociales, ou encore la structure sociale qui pousse à la surconsommation. Il tente d’abattre les préjugés et de s’opposer «à la propagande de droite […] en humour et en rigolant, évidemment», dit-il. Grâce à des textes à la fois drôles et réfléchis ainsi qu’à sa forte présence sur scène, il fait tomber l’indifférence et lève le rideau sur les injustices qui nous entourent. Si l’humoriste espère que son humour provoque un «déclic» chez ceux qui ne sont pas déjà sensibles aux sujets qui tissent la toile de son spectacle, son objectif premier demeure de faire rire. Qu’on soit de droite ou de gauche, riche ou pauvre, jeune ou moins jeune, on ne peut rester de glace face à son monologue provocateur et réfléchi qui vient du </span>cœur.</p>
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		<title>Regards (étudiants) croisés</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/11/03/regards-etudiants-croises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 17:07:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La renégociation de l’accord fait jaser des deux côtés de l’Atlantique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 500; font-style: italic;">L’entente franco-québécoise, signée en 1978, permet présentement à 12 000 Français d’étudier au Québec au tarif québécois et à plus de mille Québécois d’étudier en France au tarif français. La renégociation de l’accord fait jaser des deux côtés de l’Atlantique. </span><span style="font-weight: 500;">Le Délit </span><span style="font-weight: 500; font-style: italic;">vous rapporte les propos d’étudiants québécois en France et d’étudiants français au Québec.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«&nbsp;J’ai </span><span style="font-weight: 500;">été très attirée par le multiculturalisme et le dynamisme de [Montréal]. De plus, à mon avis, une institution d’études secondaires en France n’ofre pas le même cadre de diversité</span>d’opportunités au niveau des implications parascolaires. Ici, quel que soit votre intérêt, il y a souvent une structure, un système de soutien et des connaissances institutionnelles en place qui vous permettent de l’explo- rer. […]. En tant que représentante étudiante sur l’AÉFA et l’AÉUM, et une des seules Françaises sur chaque conseil, je me dois de représenter adé- quatement la communauté française et de me battre contre la hausse quel que soit mon point de vue personnel.»&nbsp;<em>Lola Baraldi, Vice-présidente aux afaires externes de l’AÉFA, McGill&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«Je </span><span style="font-weight: 500;">crois [que les relations Québec-France] sont&nbsp;</span>bonnes, mais il y manque, je crois, d’un fort sentiment de&nbsp;<span style="font-weight: 500;">fraternité. Les pays de la francophonie devraient se serrer les coudes de façon plus manifeste encore.»&nbsp;</span><em>Maxime, Récemment diplômé, Lettres, Université Paris-Sorbonne (Paris IV)&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«D’un </span><span style="font-weight: 500;">point de vue personnel, ça m’embête [l’augmentation des&nbsp;</span>frais de scolarité]. Mais c’est injuste que les Canadiens paient plus que [les Français] qui n’ont aucune attache ici. Les Canadiens restent, c’est leur pays. [L’augmentation des frais de scolarité pour les Français] est juste pour les Canadiens.»&nbsp;<em>Miki Larrieu, U3, Faculté de gestion, Université McGill&nbsp;</em></p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«C’est </span><span style="font-weight: 500;">dommage [la renégociation de cet accord]. […] Ce n’est&nbsp;</span>pas au proit des universités. […] McGill et Montréal attirent les Français grâce à l’environnement bilingue qu’on y trouve, [et parce que] le Québec est un choix abordable. [En renégociant cet accord], les Français ne viendront plus, le Québec va perdre des gens.»&nbsp;<em>Thibault Leyne, U1, Faculté de génie, Université McGill&nbsp;</em></p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«L’ </span><span style="font-weight: 500;">accord entre le Québec et la France a&nbsp;</span>facilité la procédure de visa, qui était tout de même&nbsp;vraiment compliquée à faire! J’aime aussi beaucoup le fait que je puisse garder mon assurance de la RAMQ en France sans avoir à souscrire à une assurance étudiante.»&nbsp;<em>Stefany, Développement international et mondialisation, Sciences Po Paris&nbsp;</em></p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«Des </span><span style="font-weight: 500;">étudiants de mon lycée étaient venus à&nbsp;</span>McGill et m’avaient recommandé l’Université. Les&nbsp;études au Québec représentaient la meilleure option inancière pour ce que c’était. Je n’avais pas envie d’être un fardeau [économique] pour ma famille. [La possibilité] d’étudier en anglais [est aussi] un avantage.»<em>&nbsp;Elisa Sauvage, U4, Majeure en histoire de l’art, Université McGill&nbsp;</em></p>
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<div class="section">
<div class="layoutArea">
<div class="column">
<p>«L<span style="font-weight: 500;">’Université [McGill] veut être internationale, mais elle met des barrières [aux étudiants étrangers]. […]. Les études en&nbsp;<span class="Apple-style-span">France sont beaucoup moins chères. Le seul accord qui per</span></span>met une expérience internationale abordable [pour les Français], c’est celui avec le Québec. Sans accord, je ne serais pas ici. [La renégociation de l’accord] change la donne.»&nbsp;<em>Charlotte Martin, U2, Majeure en sciences politiques, Université McGill&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">«J’étais </span><span style="font-weight: 500;">attiré en France par la possibilité de&nbsp;</span>vivre en Europe et de voyager dans le continent, la réputation de Sciences Po et la culture française, particulièrement la nourriture… [Par contre] j’étais très surpris, honnêtement, par les prix en France. Je m’attendais à une vie européenne très chère, mais ce n’est vraiment pas le cas. Ceci est peut-être à cause du fait que Reims n’est pas une grande ville comme Paris.»&nbsp;<em>Sam, U1, Majeure en Relations Internationales, campus de Sciences Po Paris à Reims&nbsp;</em></p>
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<p><span style="font-weight: 500;">Si les frais de scolarité augmentent, […] cela rendra le Québec moins at- tractif et accessible. Les jeunes iront plutôt en Australie ou en Amérique&nbsp; du Sud. Vous stopperiez une manne dont vous avez aussi besoin. Je suis&nbsp;</span>fier de vivre au Québec, ier de partager cette culture et surtout de la promouvoir quand je rentre en France pour voir ma famille. Je compte […] demander la résidence permanente en vue d’obtenir la nationalité pour rester vivre ici, de préférence à Montréal. Les chances d’avoir une bonne job sont bien meilleures, [les stages] sont bien mieux payés qu’en Europe et surtout on donne aux jeunes bien plus de responsa- bilités: on leur fait coniance.»&nbsp;<em>Xavier Khan, U3, Administration des afaires, HEC Montréal&nbsp;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">Toutes les procédures administratives sont très compliquées et&nbsp;</span>longues à faire. Il faut se munir de beaucoup de patience! La majorité des documents ne sont pas numérisés et ça complique la vie de tout le monde. Les bureaux ressemblent souvent à la caverne d’Alibaba.»&nbsp;<em>Gabrielle, Récemment diplômée du master spécialisé en entrepreneuriat, HEC Paris</em></p>
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<div class="column">
<div class="column">
<p><span style="font-weight: 500;">De manière objective, il me me semble concevable voire normal de devoir payer comme les Canadiens et comme les Québécois. On reste malgré tout privilégiés par rapport aux autres pays et aux autres étudiants étrangers. D’un côté plus personnel, si cette augmentation vient à passer, j’ai peur que cela n’écourte mon aventure québécoise et peut-être m’empêche de continuer ma vie ici après… Les tarifs vont être chers, doubler carrément les frais d’un coup c’est énorme; cela va contraindre un grand nombre d’étudiants français à rentrer. […] Je comprends qu’il faille remédier au problème du déicit, mais il me semble que le Québec a besoin de l’immigration, et nous som- mes une majorité à venir contribuer au développement de la province et à rester par la suite.» </span></p>
<p><span style="font-weight: 500; font-style: italic;">Margaux Gevrey, U1, Enseignement théâtral, UQAM&nbsp;</span></p>
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		<title>Nouvelle association pour les russophiles et russophones</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/27/nouvelle-association-pour-les-russophiles/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2014 04:54:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le campus accueille un nouveau club, l’association des étudiants russophones de McGill [McGill Russian Speaking Students’ Association] depuis septembre dernier. Vasily Rassokhin, le vice-président aux relations publiques de l’association, explique au Délit que le but de cette nouvelle association est de «promouvoir la culture, la langue et les arts provenant de la Russie et des&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/27/nouvelle-association-pour-les-russophiles/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Nouvelle association pour les russophiles et russophones</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>e campus accueille un nouveau club, l’association des étudiants russophones de McGill [<i>McGill Russian Speaking Students’ Association</i>] depuis septembre dernier. Vasily Rassokhin, le vice-président aux relations publiques de l’association, explique au <i>Délit</i> que le but de cette nouvelle association est de «promouvoir la culture, la langue et les arts provenant de la Russie et des pays de la Communauté des États indépendants (CÉI) sur le campus».</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le club souhaite y arriver par le biais d’événements culturels – éducatifs ou non – qui permettront de tisser des liens entre étudiants russophones et russophiles. Bien que le groupe mette de l’avant la langue et la culture russe, on assure vouloir faire entendre la voix des différents pays de la Communauté des États indépendants (qui réunit onze anciennes républiques soviétiques). Le club compte organiser différentes activités à cet effet, dont une conférence portant sur les personnalités influentes de l’histoire de la CÉI (sans se limiter à la Russie), ou des événements visant à faire connaître la gastronomie des différentes communautés.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Jusqu’à maintenant, des soirées de cinéma russe sous-titré en anglais ont été organisées, mais on annonce une variété d’événements à venir, incluant une reprise d’un jeu télévisé populaire en Russie et dans la CÉI lors de la prochaine rencontre du club, un concert-bénéfice en janvier, et des activités spéciales pour célébrer les fêtes russes, comme le Noël orthodoxe ou encore la <i>Maslenitsa</i> (semaine des crêpes) en février.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’association discute également de la possibilité d’organiser des événements conjointement avec l’association des étudiants de premier cycle du département de russe (RUSS <i>Russian Undergraduate Students’ Society</i>, <i>ndlr</i>), notamment des ateliers de tutorat et d’échanges linguistiques entre locuteurs natifs et non natifs. Autant d’occasions de s’imprégner de la culture russe dans une ambiance ouverte et conviviale, promet-on.</span></p>
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		<item>
		<title>Un outil pour évaluer l’impact du Plan Nord.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/21/un-outil-pour-evaluer-limpact-du-plan-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 08:31:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=21558</guid>

					<description><![CDATA[<p>Brève </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/21/un-outil-pour-evaluer-limpact-du-plan-nord/" data-wpel-link="internal">Un outil pour évaluer l’impact du Plan Nord.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a principale et vice-chancelière de l’Université McGill, Mme Suzanne Fortier, le recteur de l’Université Laval, M. Denis Brière, le recteur de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), M. Daniel Coderre, et le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, M. Pierre Arcand, ont annoncé, le mercredi 15 octobre dernier, la création de l’Institut nordique du Québec, qui coûtera trois millions de dollars sur trois ans. Le Plan Nord est un projet ambitieux initié par Jean Charest en 2011 pour développer, selon lui, «le potentiel économique, minier, énergétique, social, culturel et touristique du territoire [nordique de façon] responsable et durable». Cet institut de recherche interdisciplinaire mettra à profit le savoir de chercheurs des universités Laval et McGill et de l’INRS, en plus de faire appel aux «connaissances traditionnelles» des communautés du Nord, soutient M. Denis Brière. Selon Madame Fortier, «l’Institut servira de carrefour intégrateur aux chercheurs des universités fondatrices ainsi qu’aux représentants du secteur privé». Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de relance du Plan Nord que le gouvernement Couillard rendra public en novembre ou en décembre.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Le ministre Arcand admet que «le niveau de connaissance du territoire» ne permet actuellement pas de développer le «plein potentiel» du Nord dans le plein respect de l’environnement et des communautés nordiques. Malgré cette méconnaissance du territoire et l’impact environnemental qu’un projet d’une telle envergure implique, le gouvernement fait miroiter des profits estimés à 80 milliards de dollars d’investissements publics et privés dans les 25 ans à venir et attend 14 milliards de dollars de retombées d’ici 2036. Dans le dossier Cacouna, un projet de forage dans le Bas St-Laurent, les enjeux environnementaux ne semblent pas avoir pesé lourd dans la balance face aux retombées économiques promises. La Cour Supérieure du Québec a ordonné en septembre la suspension des activités de forage de TransCanada, donnant ainsi raison aux groupes environnementaux qui remettent en question la légitimité du permis que le ministre de l’Environnement avait accordé à la compagnie pétrolière.</span></p>
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		<item>
		<title>Retrouver le Nord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/10/21/retrouver-le-nord/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 07:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les régions du Nord québécois et canadien, mines d’or professionnelles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/10/21/retrouver-le-nord/" data-wpel-link="internal">Retrouver le Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Que l’on souhaite y faire carrière ou simplement y acquérir une précieuse expérience de travail, le Nord québécois et le Nord canadien recèlent d’occasions en or pour les étudiants et les nouveaux diplômés. <i>Le Délit</i> tente de faire la lumière sur les nombreuses opportunités professionnelles qu’offrent ces territoires éloignés.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Tremplin professionnel</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En entrevue avec <i>Le Délit</i>, l’étudiant mcgillois Jean Picotte, qui a effectué un stage comme coordonnateur des&nbsp; ressources humaines au ministère de la Justice du Nunavut, et Alexandre Burelle, ex-Mcgillois qui est présentement ingénieur junior de production minière pour <i>Glencore Mine</i> de Matagami (une ville située au nord du Québec en Jamésie), vantent tous deux le Nord comme tremplin professionnel. Outre les salaires plus élevés que la moyenne, l’autonomie et les possibilités d’avancement rapide attirent de nombreux travailleurs avides de faire avancer leur statut professionnel en accéléré. Jean Picotte souligne qu’un nouveau diplômé qui entreprend sa carrière au gouvernement du Nunavut, par exemple, «commence en milieu de carrière [plutôt] qu’au bas de l’échelle» dès son entrée en fonction. Alexandre Burelle mentionne qu’après une année seulement en poste, il est déjà «une des personnes les plus expérimentées [de son] département».&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En effet, compte tenu de la faible population des territoires nordiques, les diplômés universitaires originaires de la région ne suffisent pas à combler les besoins, et la «pénurie de main‑d’œuvre qualifiée» qui en résulte, selon Alexandre Burelle, permet aux jeunes de se tailler une place de choix dans les rangs d’une organisation. Le professeur Jim Howden, aujourd’hui directeur du programme d’éducation des Premières Nations et des Inuits au Département d’études intégrées en éducation (<i>Departement of Integrated Studies in Education</i>) à l’Université McGill, a commencé sa carrière comme enseignant au secondaire en 1980 à Salluit (un village nordique du Nord-du-Québec), avant d’occuper les postes de directeur puis de consultant pédagogique: un cheminement accéléré que les besoins criants dans la commission scolaire de la région ont rendu possible.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans divers domaines, les opportunités abondent pour les récents diplômés même sans expérience professionnelle, confirme Jean Picotte; mais il faut faire preuve de débrouillardise et de polyvalence, et surtout être prêt à accepter la différence, soutient le professeur Howden.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>«Superboom» d’ opportunités</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le «superboom» qui découle du Plan Nord lancé en 2011 ne s’essouffle pas. Beaucoup d’emplois ont été créés et de nouveaux s’ajouteront à la liste pour les années à venir. Alexandre Burelle confirme que l’industrie minière en particulier regorge d’opportunités attrayantes. L’ex-mcgillois a d’ailleurs eu l’opportunité d’effectuer un stage dans le Nord dans le cadre de ses études en génie minier, ce qui lui a permis de décrocher ensuite un emploi permanent dans la région.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les gouvernements des trois territoires embauchent également de jeunes diplômés universitaires. Jean Picotte affirme qu’il est relativement facile d’obtenir un emploi relié à ses études: le gouvernement du Nunavut, par exemple, cherche présentement à pourvoir des postes dans les secteurs de la santé, de l’environnement, de l’éducation, des finances et de la justice. &nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le Département d’études intégrées en éducation de l’Université McGill a un partenariat avec la Commission Scolaire Crie (<i>Cree School Board</i>) qui offre la possibilité aux étudiants de faire un stage d’enseignement dans une communauté crie ou inuite. En plus des postes à combler en enseignement, les commissions scolaires qui desservent le Nord emploient des travailleurs de soutien. La commission scolaire Kativik par exemple — qui compte 14 écoles sur le territoire du Nunavik — recrute présentement pour des postes de conseillers pédagogiques, coordonnateur du soutien scolaire, cuisinier, magasinier, secrétaire, technicien en administration et traducteur inuktitut.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les stages restent toutefois difficiles à obtenir dans la plupart des domaines, notamment à cause de la «pénurie de logements», indique-t-on chez Solutions Nursing, une entreprise québécoise de formation, de recrutement et de placement de personnel infirmier. Cette situation fait gonfler les prix et rend difficile l’hébergement de stagiaires à court terme. Toutefois, les candidats qui postulent à un emploi permanent bénéficient souvent du soutien de l’employeur pour le logement. La commission scolaire Kativik, par exemple, propose un «logement subventionné pour un loyer de 120$ à 228$ par mois électricité et chauffage inclus», tandis que l’entreprise qui emploie Alexandre Burelle l’héberge «dans une maison appartenant à la compagnie en échange d’une déduction salariale très modeste».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Lors de son passage à l’émission <i>Tout le monde en parle</i> le 5 octobre dernier, le ministre des Ressources naturelles Pierre Arcand a rappelé que «le Plan Nord est avant tout un défi d’infrastructures»; il reste qu’on trouve des offres pour tous types d’emplois et de qualifications qui rejoignent tous les candidats «motivés et prêts» à vivre l’aventure du Nord, affirme Yannick Plante, président d’Alizés RH (partenaire du portail d’emploi Job Nord Québec).</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Rester?</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Certains prennent la route du Nord dans l’optique de gagner une longueur d’avance dans leur carrière grâce à l’autonomie, aux responsabilités accrues et aux possibilités d’avancement rapide offertes pour ensuite revenir dans leur région natale et obtenir de meilleurs postes. Mais d’autres choisissent de s’y établir et d’y faire carrière.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans tous les cas, un séjour professionnel dans une région nordique se prépare. Il faut généralement poser sa candidature tôt, mais surtout, comme le souligne Jean Picotte, il faut prendre le temps de s’informer sur la région et sur les conditions de vie et de travail, question de se faire une idée réaliste de l’expérience envisagée. Les excellentes conditions de travail et les salaires compétitifs peuvent être aveuglants, mais le froid, l’isolement et souvent même l’absence de routes terrestres, le manque de lumière en hiver et, au contraire, l’excès de lumière en été, en rebutent plus d’un. Il faut également prendre en considération l’éloignement des proches. Toutefois, Alexandre Burelle souligne l’accueil chaleureux de sa communauté d’adoption, des gens «ouverts et sociables»; et Jean Picotte mentionne la présence d’un réseau de jeunes professionnels qui organise des activités sociales chaque semaine dans la capitale du Nunavut, ce qui permet de tisser de nouveaux liens. Pour nos trois témoins du Nord, la simplicité de la vie, la liberté qu’offrent les grands espaces et la beauté des paysages vierges, en plus des nombreuses activités de plein air, sont autant d’attraits séducteurs. Alexandre Burelle avoue que le Nord n’est «clairement pas […] pour tous», et qu’il importe donc «d’être honnête avec soi-même» et de bien peser le pour et le contre avant de se lancer dans l’expérience.</span></p>
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		<title>En mal de financement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/23/en-mal-de-financement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 06:16:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les universités appelées à améliorer leurs pratiques.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Les universités québécoises ont reçu, le 3 septembre dernier, des documents du ministère de l’Enseignement supérieur du Québec les informant de nouvelles compressions dans le financement du réseau universitaire. Les universités décrient depuis longtemps déjà le sous-financement du système québécois en comparaison aux universités du reste du Canada. Les coupes de 172 millions, qui font suite aux&nbsp; baisses de financement de 123 millions imposées depuis deux ans, viennent donc taper sur un système qui est «déjà par terre», victime de «mal-financement» plutôt que de sous-financement, soutient Camille Godbout, co-porte-parole de l’ASSÉ, en entrevue avec <i>Le Délit</i>. Alors que les recteurs de l’Université de Sherbrooke et de l’Université Laval, entre autres, ont déjà annoncé que ces compressions budgétaires amèneraient «nécessairement la révision ou la réduction de certains services [aux étudiants]», le vice-principal aux relations externes de l’Université McGill, Olivier Marcil, affirme avoir «bon espoir&nbsp;d’arriver à maintenir les services aux étudiants» en dépit des compressions imposées.</p>
<p class="p3">Le ministre québécois de l’Éducation, du Loisir et du Sport Yves Bolduc demande aux universités qui critiquent le sous-financement du réseau de l’enseignement supérieur d’«améliorer leurs pratiques» afin de maintenir les services aux étudiants. Un rapport publié en 2010 par le CIRANO (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations) démontre que le Québec serait un élève modèle lorsqu’on parle de financement public du système universitaire: en 2007, 1,83% du PIB de la province était investi dans le réseau, contre 1,54% en moyenne dans le reste du Canada. Ainsi, comme le soulève Camille Godbout, co-porte-parole de l’ASSÉ, on devrait parler de «mal-financement» plutôt que de sous-financement. Cette dernière soutient qu’on devrait «s’attaquer à la racine du problème» et revoir la façon dont l’argent est distribué plutôt que d’imposer des coupes majeures dans l’ensemble du réseau.</p>
<p class="p3">M. Bolduc «exige» que les universités réalisent des économies de 11 millions de dollars «par des gains de productivité» et de 6,5 millions supplémentaires en «réductions de […] leurs dépenses administratives». À l’Université McGill, 75% des coûts de fonctionnement sont reliés à la rémunération des employés. Lors des compressions imposées en 2012–2013, l’administration avait dû procéder à des baisses de salaire de 3% à 9% et encourager «les départs volontaires à la retraite», entre autres, pour tenter de maintenir l’équilibre budgétaire. Peut-on économiser davantage de ce côté sans nuire aux conditions de travail des employés?</p>
<p class="p3">Pour Camille Godbout, les demandes du gouvernement sont «irresponsables»: il est irréaliste de demander des réductions administratives si importantes de leur part alors qu’on ampute leur budget depuis plusieurs années malgré l’augmentation du nombre d’étudiants. La co-porte-parole soutient que ces demandes forceront les universités à «s’endetter davantage» et à diminuer les services aux étudiants. L’Université Laval parle même d’abolir certains programmes en réponse aux compressions.</p>
<p class="p3">La situation de l’Université McGill semble donner raison à Camille Godbout: dans un communiqué publié le 17 septembre, le Sénat annonce que l’Université prévoit un déficit d’environ 15 millions plutôt que le 7 millions déjà approuvé en avril 2014. La principale et vice chancelière Suzanne Fortier affirme dans un communiqué publié le 17 septembre que McGill s’attendait à de telles coupes et ne se trouve donc pas dans une si mauvaise situation puisqu’elle y était préparée. Toutefois, étant donnée la complexité des nouvelles règles budgétaires dont l’Université a récemment été informée, la principale ne cache pas qu’il est «trop tôt pour connaître l’effet des compressions budgétaires sur le déficit» et estime qu’il faudra attendre plusieurs semaines avant que le document ne soit étudié en détail.</p>
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		<title>Indépendance et indifférence</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/16/independance-et-indifference/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2014 14:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Québec ignore la déclaration d’indépendance unilatérale des Atikamekws.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a nation atikamekw a proclamé sa souveraineté dans Nitaskinan, un territoire de 80&nbsp;000&nbsp;km carrés situé en&nbsp;Haute-Mauricie, dans un communiqué diffusé le lundi 8&nbsp;septembre. Le communiqué stipule que le consentement de la nation atikamekw doit être «une exigence pour tous développements, usages et exploitations de ressources situées dans Nitaskinan». Le lendemain, le Grand Chef atikamekw Constant Awashish a remis une lettre officielle contenant les revendications de sa communauté au premier ministre Philippe Couillard, qui a réagi par un «appel au calme» qui déçoit la communauté autochtone.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La communauté atikamekw affirme qu’elle entend appliquer sa souveraineté notamment en «exer[çant] sa gouvernance&nbsp;territoriale sur l’ensemble de Nitaskinan» et en faisant de son consentement une «exigence» pour le développement du territoire qui lui appartient. La «défense [du] mode de vie [traditionnel] et [des] aspirations» de la communauté doivent guider les décisions qui sont prises; de plus, «la pérennité des ressources de Nitaskinan devra être assurée et l’occupation traditionnelle [du territoire] respectée».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après plus de 35 ans de négociations qui n’ont mené nulle part, les nouvelles revendications «fermes et immédiates» des Atikamekw ont été influencées par le jugement unanime rendu en juin dernier en faveur de la communauté Tsilhqot’in, en Colombie-Britannique. La Cour suprême avait alors reconnu un «titre ancestral&nbsp;[…] sur un territoire de plus de 1750&nbsp;kilomètres&nbsp;carrés» à la nation. Selon le chef du conseil des Atikamekw d’Obeijiwan, Christian Awashish, cette décision limite «le pouvoir du gouvernement provincial sur le développement des ressources naturelles» en mettant en avant les droits des Premières nations.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Invité à l’émission&nbsp;Le 15–18 à l’antenne de Radio-Canada, Constant Awashish souligne que «les Atikamekw, tout comme les Tsilhqot’in de Colombie-Britannique, n’ont pas cédé ou vendu de territoire et n’ont jamais signé de&nbsp;traité [avec le gouvernement canadien]». La communauté devrait donc conserver tous les droits sur le territoire qui lui appartient et donc prendre les décisions concernant son développement.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Réaction du premier ministre</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">M. Awashish a officiellement remis la lettre contenant les revendications de sa communauté au premier ministre du Québec Philippe Couillard lors d’une rencontre avec l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador mardi dernier. Le premier ministre a réagi en minimisant l’importance de la situation, affirmant qu’«ils [les Atikamekw] demandent beaucoup la cogestion, la collaboration, la consultation, ce qu’on veut faire de toute façon». Il rappelle que le projet d’entente concernant la gestion et le développement des ressources naturelles et du&nbsp;territoire, entériné par les chefs atikamekws, mais rejeté par une des communautés lors d’un référendum en décembre 2013, est toujours sur la table. M. Couillard souhaite «retourner à la table de négociations» pour conclure cette entente qu’il qualifie d’«excellente».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Philippe Couillard remet également en question le poids du jugement rendu en Colombie-Britannique à la faveur des Tsilhqot’in cet été, affirmant que le gouvernement est déjà dans une logique d’accommodation avec les communautés autochtones vivant au Québec. Selon lui, ce n’est donc pas un argument valable pour justifier l’indépendance des Atikamekw. Il rappelle, de plus, que les Premières nations sont tenues de respecter les lois provinciales, s’appliquent à l’ensemble du territoire québécois.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Déception</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Du côté atikamekw, les chefs se disent «déçus» de la réaction du premier ministre. Ils déplorent «les phrases creuses» de Philippe Couillard et s’offusquent que leurs revendications ne soient pas prises au sérieux. Ils s’indignent qu’il n’y ait toujours pas eu de rencontre officielle entre le premier ministre québécois et la nation atikamekw ni de réponse concrète à leurs demandes pourtant «fermes et immédiates».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Constant Awashish, à l’émission radio Le 15–18, assure que sa nation «ne veut pas arrêter tout le développement sur le territoire. On est pour le&nbsp;développement». Le Grand Chef favorise les négociations avec le gouvernement pour obtenir le respect des droits de sa communauté, mais se dit prêt à utiliser «tous les moyens qu’il jugera appropriés pour la défense de ses droits et de ses&nbsp;intérêts». Lors de l’été&nbsp;2012, les Atikamekw avaient déjà dressé des barrages sur des routes de la Mauricie dans le but de forcer le gouvernement à «reprendre les négociations pour la reconnaissance de leurs droits territoriaux».&nbsp;</span></p>
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		<title>The Void, une revue pleine de sens</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/10/the-void-une-revue-pleine-de-sens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 04:18:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créativité, vivacité et émotions en toute sobriété à Concordia.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><i>T</i><i>he Void</i>, la revue littéraire et artistique bilingue de l’Université Concordia, fait sa place sur le campus grâce aux voix novatrices de jeunes artistes. La revue, qui a vu le jour en 2002, se veut une tribune permettant aux étudiants du premier cycle et des cycles supérieurs de Concordia de s’exprimer et de faire connaître leurs œuvres de fiction, de non-fiction, de poésie et d’arts visuels à leurs pairs. Avec la publication de seulement deux numéros par année, les éditeurs vont chercher la crème des écrivains et artistes qui verbalisent le quotidien de nombre d’étudiants en jouant sur des thèmes qui leur sont familiers.</p>
<p>La première édition de l’année, publiée en novembre dernier, a pour thème la télévision, cet objet indissociable de notre enfance, bien qu’il semble tomber en désuétude depuis l’avènement de l’ordinateur. Les textes littéraires et les images sélectionnés intègrent donc la télévision à leur composition d’une manière parfois subtile, parfois plus extravagante. On notera entre autres un commentaire social inspiré par <i>America’s Funniest Videos</i>, un poème sur Hollywood et son attrait qui ne se dément pas, ou encore un poème nouveau genre qui fait un collage d’extraits de dialogues de la série télévisée <i>Girls</i>. Bref, il semble bien que la lente disparition de l’objet de la télévision n’arrive pas à effacer son souvenir et encore moins à éclipser l’influence de l’univers télévisuel sur nos vies. Bien que l’anglais domine largement cette première édition de l’année, le français n’est pas écarté du jeu, représenté par le texte de fiction d’Émilie Fréchette, <i>Rubans</i>, qui attire et retient le lecteur dans son univers énigmatique. Le seul bémol à apporter à ce premier numéro concerne la présentation assez sobre des photographies, dessins, peintures et collages pourtant intéressants qui auraient pu être mieux mis en valeur. Dans son ensemble, loin d’être vide de sens, <i>The Void </i>ne manque pas de soulever l’intérêt des étudiants avec des thèmes qui leur sont à la fois familiers et évocateurs.</p>
<p>En plus de publier deux numéros par année, l’équipe de <i>The Void </i>organise aussi des lectures publiques réunissant quelques-uns de leurs jeunes écrivains montréalais favoris. Pour la première lecture publique de l’année, le 4 février dernier, ce sont les auteurs Bükem Reitmayer, Soili Smith, Blare Coughlin, Mike Chaulk et Andy Szymanski qui ont été retenus. Et ce choix a définitivement plu à l’auditoire. L’endroit où se tenait l’événement, une petite librairie du Mile-End, favorisait une ambiance intime entre les amateurs de littérature présents –en grande majorité des étudiants de Concordia– et les écrivains. Les invités ont pris la parole tour à tour, chacun y allant de quelques-uns de ses poèmes ou d’un court texte de son répertoire devant un auditoire captivé. La platitude de Calgary mise en vers par Blare Coughlin, la narration de la vie de débauche de Dieu qui l’a poussé à créer le monde en sept jours par Soili Smith, et le récit humoristique d’Andy Szymanski racontant sa tentative de passer une dernière nuit avec son ex figurent parmi&nbsp; les textes qui ont suscité le plus d’enthousiasme du public. Au final, le véritable fil conducteur de la soirée était la créativité, la vivacité et les émotions que transmettent si humblement les jeunes créateurs, à l’image de la revue <i>The Void</i>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Une histoire de famille</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/une-histoire-de-famille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 06:24:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’enfant qui savait parler la langue des chiens, premier roman de Joanna Gruda.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«Il y a des vies qui sont si étonnantes qu’on n’aurait pu les inventer.» Voici résumé en quelques mots <i>L’enfant qui savait parler la langue des chiens</i>, premier roman de la Québécoise d’origine polonaise Joanna Gruda. C’est en fait le récit rocambolesque de l’enfance et de l’adolescence de son père (Julian) que l’auteure couche sur papier avec brio.</p>
<p>Le crash boursier de 1929, les balbutiements du communisme en Europe de l’Est, la guerre civile espagnole, la Seconde Guerre mondiale, le nazisme et la Résistance… Julian se retrouve aux premières loges de bien des événements historiques du siècle dernier. Le récit débute à Moscou, alors qu’on profite d’un congrès communiste pour passer au vote l’existence de Julian qui n’est pas encore né. En effet, on craint que la grossesse n’empêche sa mère, Lena, fervente militante communiste, de maintenir son engagement pour la révolution prolétarienne. On lui accorde finalement le droit à la vie, et c’est à Varsovie que Julian grandit. À six ans, sa mère décide d’émigrer à Paris afin de fuir le climat d’insécurité qui règne à l’époque en Pologne. Quelques semaines à peine après leur arrivée dans la Ville Lumière, Lena – à qui l’instinct maternel semble parfois faire défaut – envoie son fils dans un orphelinat. Entouré d’enfants français, Julian en vient très vite à maîtriser la langue de son pays d’accueil. Comme il a très peu de contact avec sa mère (qui devient d’ailleurs presque une étrangère à ses yeux), il en vient bientôt à oublier le polonais, au grand dam de ses parents. Lorsque la guerre éclate, Julian, devenu Jules (la variante francisée de son prénom), est retiré de l’orphelinat et balloté d’une famille puis d’un village à l’autre jusqu’à la Libération. Sa mère va même jusqu’à lui imposer une nouvelle identité pour mieux le protéger. Sans rechigner, Julian apprend à se faire appeler Roger pour une bonne partie de son enfance et continue à voguer à travers la France, s’inventant un passé différent chaque fois qu’il se retrouve dans une nouvelle famille. Mais malgré toutes ces péripéties, Julian vit une enfance à peu près normale, rythmée par les amitiés, les amourettes, l’école buissonnière, les mauvais coups et les retrouvailles.</p>
<p>Avec ce roman-récit, Joanna Gruda fait une entrée remarquée dans le monde littéraire québécois. Elle a pris la décision de raconter elle-même l’histoire incroyable mais véridique de son père après qu’il lui eut avoué ne pas avoir l’intention d’écrire son autobiographie. C’est ainsi que l’auteure s’est retrouvée à enregistrer le récit de l’homme maintenant âgé de 83 ans pendant plusieurs mois avant d’en commencer l’écriture. Derrière la plume de sa fille, c’est la voix de Julian alors qu’il était enfant qui assure la narration. Il est âgé de six ans lorsqu’il entreprend de nous raconter son histoire, et de quatorze ans lorsqu’on le quitte à la fin de la Seconde Guerre mondiale, à son retour à Varsovie. Avec une écriture simple et sans grands artifices, l’auteure rend un texte fluide et naturel. Au lecteur d’y ajouter les émotions que le récit suggère sans énoncer.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour l’amour du jazz</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/08/pour-lamour-du-jazz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Any-Pier Dionne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 06:53:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qualité musicale et créativité au festival Off Jazz.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 3 au 12 octobre, musiciens de la relève et jazzmen renommés se côtoient sur scène dans le cadre du festival Off Jazz de Montréal.&nbsp; Au fil de ses quatorze ans d’histoire, le festival a su s’imposer comme la tribune par excellence concernant la scène jazz québécoise grâce à ses projets originaux et ses collaborations inattendues. Dirigé par des musiciens soucieux d’encourager la vitalité du jazz au Québec, l’Off Jazz allie depuis ses débuts&nbsp; qualité musicale, créativité et expression libre. Comme le souligne Lévy Bourbonnais, harmoniciste et président du festival, dans <i>LaPresse</i> du 2 octobre, «Faire du jazz en 2013 est une entreprise amoureuse. Avec la petite paye et tous les efforts consentis, il faut faire ça avec amour et passion.» C’est dans cet esprit que se réunissent pour cette quatorzième édition 134 musiciens locaux et internationaux qui présentent 27 concerts répartis dans six salles montréalaises.</p>
<p><b>Isis Giraldo Poetry Project</b></p>
<p>Diplômée de l’École de musique Schulich de l’Université McGill en 2011, Isis Giraldo ajoute une touche de poésie au festival Off Jazz. Avec le <i>Isis Giarldo Poetry Project</i>, elle interprète ses compositions, une touchante combinaison de jazz et de poésie. Établie à Montréal depuis ses dix ans, originaire de Colombie, l’artiste a lancé son premier album, <i>Gente y poder</i>, en 2010. Suite à cet album salsa à saveur politique, elle a changé de direction, ce qui a donné naissance au <i>Isis Giraldo Poetry Project</i>. En entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i>, la musicienne affirme que ce projet, où elle transpose les poèmes de son père sur une musique pleine de nuances et de subtilités, est très personnel. S’il lui est difficile de décrire le style de ses compositions musicales, elle mentionne les influences colombiennes et ses études en jazz qui s’infiltrent dans sa musique, créant un «mélange de différents styles et rythmes».</p>
<p>En septembre dernier, elle s’est produite au festival international Medejazz, en Colombie, avec son <i>Isis Giraldo Poetry Project</i>. Elle souligne avec émotion cette occasion unique de présenter les compositions de son père écrites dans les années 1980 sur sa terre natale.</p>
<p>De retour à Montréal, elle dépense beaucoup d’énergie à promouvoir son album démo pour le <i>Isis Giraldo Poetry Project</i>. Musicienne polyvalente, elle travaille également sur de nouvelles compositions en plus d’être accompagnatrice pour différents projets musicaux à Montréal. Perfectionniste, elle espère enregistrer un nouvel album prochainement, mais elle veut «très bien le faire» et attend donc que les astres soient alignés. Le public montréalais aura l’occasion de venir l’écouter ce mercredi 9 octobre à 22h30 à la Casa del Popolo.</p>
<p><b>5 à 7 découvertes&nbsp;</b></p>
<p>Pour ceux qui sont moins familiers avec le jazz, les 5 à 7 au Résonnance café sont l’occasion parfaite de s’initier à ce style originaire de la Nouvelle-Orléans. L’entrée est gratuite, bien qu’une contribution volontaire soit encouragée. Après avoir volé bien haut à une époque pas si lointaine (meh…), et malgré une scène contemporaine vivante et diversifiée, le jazz est aujourd’hui trop souvent boudé par les foules. Musiciens chevronnés et jeunes talents se prêtent donc au jeu afin de séduire le public montréalais.</p>
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