<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Alexandra Nadeau - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/alexandra-nadeau/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/author/alexandra-nadeau/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Nov 2018 15:30:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Entrevue élections: PN</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/entrevue-elections-provinciales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 09:06:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20746</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Mathieu Marcil (Parti Nul)</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/entrevue-elections-provinciales/" data-wpel-link="internal">Entrevue élections: PN</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Dans le cadre de sa couverture des élections provinciales 2014, </i>Le Délit <i>vous offre sa 3</i>e<i> et dernière série d’entrevues. Entrevue avec Mathieu Marcil, candidat pour le Parti Nul dans Outremont.</i></b></p>
<p><b>Le Délit (LD):</b> <i>En quelques mots le Parti Nul (PN), c’est quoi ?</i></p>
<p><b>Mathieu Marcil (MM)</b>: Au PN ce qu’on cherche à faire, c’est permettre une «comptabilisation de l’insatisfaction». En ce moment, les gens qui ne se reconnaissent dans aucun des partis n’ont pas de moyen d’en témoigner. En fait ils ont deux choix. Ils peuvent s’abstenir de voter, auquel cas ils sont englobés dans la catégorie des «apathiques» ou de ceux qui ne sont pas intéressés par la politique,&nbsp; alors que ce n’est pas nécessairement le cas. Ou bien, ils peuvent se déplacer aux urnes et annuler leur vote en cochant toutes les cases, mais cette technique fait en sorte que leur bulletin de vote entre dans la catégorie des bulletins rejetés qui ne sont pas comptabilisés. En fin de compte ils vont malgré eux cautionner la personne qui rentre, parce qu’ils augmentent la participation au vote&nbsp; et augmentent de ce fait le pourcentage que la personne élue obtient.</p>
<p>Pour donner un exemple: prenons un échantillon de cent personnes qui auraient le droit de vote, dans un environnement donné. Si&nbsp; sur cent personnes, une seule vote pour un des candidats tandis que les 99 autres s’abstiennent de voter, la personne qui n’a eu qu’une seule voix rentre quand même avec une participation à 1% mais 100% des bulletins, puisqu’aucun des autres n’a voté. De même, si les 99 se déplacent pour voter mais cochent l’ensemble des cases, la même personne rentre non seulement avec 100% des voix mais en plus elle obtient une participation de 100%, ce qui lui confère une certaine légitimité qu’elle n’aurait pas obtenue autrement.</p>
<p><b>LD</b>: <i>À qui s’adresse le PN?</i></p>
<p><b>MM</b>: En général on ne se demande pas pourquoi les gens votent pour un parti en particulier plutôt qu’un autre: ils adhèrent à un ou plusieurs points du programme du parti. Mais pour le Parti Nul qui n’a pas de plateforme, on se pose cette question là. On représente une case vide et c’est notre seule véritable fonction. Une personne qui voterait pour nous serait une personne qui, pour diverses raisons, en arrive à la conclusion que les candidats entre lesquels il doit choisir ne font pas son affaire. Nous ce qu’on dit, c’est que si vous avez l’intention de vous abstenir ou d’annuler votre vote, faites-le de façon à ce que ça puisse être perçu: en votant pour le PN.</p>
<p><b>LD:</b> <i>Avez-vous l’impression que les jeunes, chez qui on peut noter un certain cynisme ou un désintérêt de la politique, se sentent particulièrement interpellés par votre parti?&nbsp;</i></p>
<p><b>MM</b>: Je pense que les mouvements de changement, historiquement, passent par la jeunesse. À ce niveau-là on peut peut-être avoir un attrait pour la jeunesse, parce que je considère qu’on est une voie pour le changement. Mais je côtoie des gens de tous âges et toutes orientations qui&nbsp; voient ce projet-là d’un bon œil.</p>
<p><b>LD:</b>&nbsp;<em>Ne pas aller voter ça peut être une réelle décision, intentionnée, pour signifier son désaccord. Vous reconnaissez ce problème et justement vous encouragez les électeurs à passer par le vote pour s’exprimer. Comment encouragez-vous la culture du voter?</em></p>
<p><b>MM:</b>&nbsp;Étant un petit parti, on a peu de moyens voire aucun- nos campagnes jusqu’à présent ont été menées en suivant le modèle «zéro dépense». Mais on fonctionne beaucoup par les médias sociaux, l’environnement social direct, la parole. C’est une idée qui fait son chemin un peu d’elle-même. Personnellement je &nbsp;ne condamne pas activement les abstentionnistes puisque dans l’état actuel des choses et si le parti nul n’existait pas, la meilleure façon d’envoyer un message reste&nbsp;l’abstentionnisme, même si ce n’est pas efficace. Le problème c’est qu’on ne peut pas savoir pourquoi les gens n’ont pas participé. Mais en en ayant la case du parti nul, on sait que les gens ont pris cette décision.</p>
<p><b>LD</b>: <i>À plus long terme est-ce que vous militez pour un changement de la loi électorale et du mode de scrutin au Québec?</i></p>
<p><b>MM</b>: Ultimement,&nbsp; c’est effectivement la solution qu’on vise. En ce moment on est obligé d’avoir des gens comme nous, qui se présentent&nbsp; en disant «votez pour moi, je ne ferai rien», ce qui peut être perçu comme très cynique en fait, mais en même temps c’est important que la classe politique puisse prendre conscience de ce désabusement.</p>
<p><b>LD</b>: <i>Comment parvenez-vous à gagner en crédibilité? Simplement le nom de votre parti en fait sourire plus d’un.</i></p>
<p><b>MM</b>: C’est sûr qu’à chaque fois que j’explique à quelqu’un que je me présente pour le Parti Nul, la première réaction est le rire. Les gens trouvent ça amusant comme nom, voire insultant. Mais à partir du moment où il est possible d’expliquer ce pour quoi on est là, les gens comprennent que c’est une démarche qui est résolument démocratique et non pas cynique. Souvent on nous compare au Parti Rhinocéros au fédéral [parti humoristique s’étant présenté plusieurs fois aux élections fédérales pour tourner la politique en dérision, <em>ndlr</em>] et je comprends qu’on fasse le lien, ce parti ne cherche pas non plus à se faire élire. Mais ce n’était pas clair quand on votait pour le Parti Rhinocéros que cela représentait un désaveu de ce qui était présenté. Dans notre cas on tente de faire en sorte que le message soit le plus clair possible.</p>
<p><b>LD</b>: <i>Comment vous positionnez vous dans la campagne, à la fois dans les médias en tant que petit parti, et aussi par rapport aux autres partis sachant que votre campagne est totalement différente puisque vous n’avez pas de plateforme?</i></p>
<p><b>MM</b>: Officiellement le temps d’antenne offert par les médias est égal entre les différents partis. Mais pour se prévaloir de ce temps d’antenne, il faut avoir des moyens que n’avons pas. Nos candidats ne sont d’ailleurs pas tous des politiciens de carrière. Dans cette campagne on occupe un «drôle d’endroit». On n’est pas&nbsp; souvent invités mais c’est vrai qu’on n’a pas grand-chose à dire en tant que parti puisque notre but n’est pas de se positionner par rapport aux grands enjeux, nous ce qu’on tente de faire c’est rendre l’exercice démocratique plus représentatif de la réalité. Le reste c’est des opinions personnelles.</p>
<p>D’un autre côté, on a eu peu de réponses des médias qu’on sollicitait pour des entrevues. On n’a pas tant de visibilité et souvent les gens ne connaissent tout simplement pas le parti nul.</p>
<p><b>LD</b>: <i>Vous aussi, vous avez eu votre «candidat vedette»: Anarchopanda. Qu’est-ce que ça a changé pour votre campagne?</i></p>
<p><b>MM</b>: Lorsque la candidature d’Anarchopanda a été annoncée, en une semaine on a eu plus de visibilité qu’on avait eu depuis la campagne de 2012. Ceci dit cette candidature nous a aussi posé un problème, c’est pour ça qu’Anarchopanda n’est plus candidat. Les gens se seraient mis à voter en faveur de la figure du panda au lieu de voter simplement pour annuler leur vote, donc pour aucun candidat en particulier. Comme notre but n’est pas de se faire élire on a décidé de retirer sa candidature, bien qu’il nous faisait beaucoup de publicité.</p>
<p>En général, on n’a pas de ligne de parti. Les choix personnels restent personnels, c’est l’avantage de n’avoir aucune plateforme d’ailleurs, on peut plaire à une diversité d’électeurs.</p>
<p><b>LD: </b><em>Si vous obtenez un haut pourcentage aux élections, par exemple 10%, sans pour autant être élu, que faites-vous par rapport à cela?</em></p>
<p><b>MM:</b> Ce serait déjà très fort comme résultat et à ce moment-là &nbsp;ce serait difficile, si la tendance se généralise, de ne pas considérer l’option de changer la loi électorale.&nbsp; Ce sont les élus qui votent la loi électorale, pas le DGEQ qui lui simplement l’applique. À partir du moment où on obtient un fort pourcentage, il devient difficilement justifiable de ne pas mettre à jour la loi électorale. Dans ce cas on ajouterait la case du vote nul. Notre parti deviendrait alors désuet mais l’exercice démocratique &nbsp;serait plus réaliste.</p>
<p><b>LD</b>: <i>Et si vous rentrez… ?</i></p>
<p><b>MM</b>: Déjà, ça enverrait un message très grave, car si suffisamment de gens décident que la meilleure personne pour gouverner est celle qui ne veut pas être là et qui ne prétend pas avoir les qualifications pour le faire, c’est très grave. On a réfléchi un peu à la question et on a plusieurs options. Mais si un de nos candidats est élu, on pense qu’il se doit de se présenter – sinon on serait obligé de refaire l’exercice démocratique. La personne élue se servirait alors de ses interventions uniquement dans le but de faire changer la loi électorale pour inclure une case d’annulation. Elle pourrait aussi servir de voix directe pour la population, mais on doit encore approfondir la question. Dans tous les cas, il faut savoir qu’aucun membre du parti n’est là parce qu’il pense qu’il va rentrer.</p>
<p style="text-align: center;">**********</p>
<p>Le Parti Nul existe depuis 2009. Aux dernières élections de 2012, il avait présenté dix candidats et obtenu 0,06% des voix. Cette année, 24 candidats se présentent sous la bannière du PN.&nbsp; Il n’existe pas d’équivalent de ce parti au fédéral ou au municipal, mais d’autres partis dans le monde remplissent des fonctions similaires.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/entrevue-elections-provinciales/" data-wpel-link="internal">Entrevue élections: PN</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>McGill vous regarde</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/mcgill-vous-regarde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2014 08:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20734</guid>

					<description><![CDATA[<p>Doit-on questionner la place des caméras et de la police sur le campus?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/mcgill-vous-regarde/" data-wpel-link="internal">McGill vous regarde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Combien de caméras surveillent les étudiants de McGill? Que penser des interventions de la police sur le campus? Depuis le printemps étudiant, la place de la police a augmenté à Montréal, et de petites caméras de surveillances bourgeonnent un peu partout aux intersections stratégiques au sein de la métropole.</p>
<p>L’Université McGill ne fait pas exception à la règle. Depuis le rapport Manfredi et la modification au protocole de l’étudiant, les dispositions quant au droit de manifester sur le campus ont changé. Comme l’explique au <i>Délit </i>André Costopoulos, doyen à la vie étudiante, les manifestations sont tolérées sur le campus à moins qu’il y ait obstruction d’une entrée ou d’une porte. À partir de ce moment, McGill se donne le droit d’intervenir.</p>
<p>Toutefois, comme Michelle Hartman, professeure de littérature arabe à McGill l’explique, la présence policière sur les campus et la surveillance découragent les étudiants à se mobiliser et amènent un climat de peur sur le campus. Elle croit que c’est évident que les actions à saveur politique sont visées par l’administration de McGill, surtout depuis l’adoption du protocole. Michelle est l’une des six professeurs de McGill qui a signé la lettre il y a deux semaines qui demande la démission de Marc Parent et de Ian Lafrenière, respectivement directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et porte-parole du SPVM.&nbsp; Cette lettre a été signée par 120 personnes suite à l’arrestation de masse qui a eu lieu le 15 mars lors de la traditionnelle manifestation contre la brutalité policière.</p>
<blockquote><p>«&nbsp;Après deux avertissements, c’est clair qu’il faut faire appel à de l’autorité externe.&nbsp;»</p></blockquote>
<p><b>Quand la police réplique</b></p>
<p>Au cours du dernier mois,&nbsp; à deux reprises, le SPVM a été appelé par McGill. En effet, un message adressé aux étudiants mcgillois informait que des policiers pourraient intervenir sur le campus lors de la Saint-Patrick. Aussi, la police a été appelée pour disperser le petit groupe qui manifestait en face des laboratoires lors de l’action organisée par demilitarize McGill contre la recherche sur les drones de guerre.</p>
<p>«Ça, ça fait parti de la réponse normale de l’Université quand il y a obstruction […] Après deux avertissements, c’est clair qu’il faut faire appel à de l’autorité externe», dit André Costopoulos . Il explique que si la manifestation avait eu lieu sans obstruction, il n’y aurait pas eu de problèmes. «Des interventions policières, on en a assez souvent», dans les résidences aussi, mentionne-t-il. «Il y a un taux assez constant du nombre d’interventions par session».</p>
<p>André Costopoulos dit toutefois que «dans le cas de la Saint-Patrick, McGill n’a pas fait appel à la police», mais que c’est normal d’avoir une relation avec eux dans le cadre de cette fête car ils doivent veiller à la sécurité dans la communauté de Milton-Parc. «S’ils veulent patrouiller sur le campus, on ne peut pas les en empêcher […] mais ce n’est pas nécessairement parce qu’on leur a demandé d’intervenir», dit-il.</p>
<p>«Du point de vue de l’Université, manifester ce n’est jamais un problème. La liberté d’expression, la liberté d’assemblée à l’Université c’est fondamental comme droit […] Ce n’est d’ailleurs pas limité par le code de conduite de l’étudiant».</p>
<p>Cette intervention de la police est-elle souhaitable sur un campus universitaire?</p>
<p>André Costopoulos affirme que souvent, McGill n’a pas de contrôle sur l’intervention de la police sur le campus. Lorsque c’est l’Université toutefois qui le demande, la police peut intervenir dans les cas où il y a obstruction.</p>
<p>Michelle Hartman croit qu’il y a trop d’interventions policières sur le campus, comme à Montréal en général. «Ça fait à peine deux ans que la police est venue sur le campus, a défait une occupation, et a battu des étudiants».&nbsp; Elle est préoccupée par le fait qu’appeler la police pour terminer les manifestations ne fasse que dissuader les étudiants de manifester. «Je ne vois pas pourquoi on doit avoir des policiers qui viennent mettre fin aux manifestations étudiantes. C’est quelque chose que je n’approuve pas».</p>
<p>Suzanne Fortier dit que les étudiants ont le droit de manifester de manière pacifique, mais qu’ils n’ont pas le droit de nier les droits d’autrui. Elle dit que les étudiants ont été avisés qu’ils devraient quitter les lieux, mais qu’ils ne l’ont pas fait, et qu’à ce moment là la police a été appelée. «C’est des questions difficiles. […] Je crois à la liberté d’expression, c’est un droit fondamental», dit-elle. «Est-ce qu’on aime ça appeler la police? Non, pas du tout! Mais il faut penser aux étudiants qui voient leur droit d’accès dénié» conclut-elle.</p>
<p><b>Souriez, vous êtes filmés</b></p>
<p>À McGill, les caméras sont organisées dans un système de réseau fermé, administré par les services de sécurité de l’université. Le protocole de McGill sur les caméras stipule que les caméras sont utilisées dans une optique de sécurité de la communauté de McGill.</p>
<p>Toutefois, Michelle Hartman se questionne: «Voulons-nous vivre dans une société où nous sommes surveillés par qui, pourquoi, pour quelles raisons? Je ne crois pas».</p>
<p>André Costopoulos dit qu’à McGill, il n’y a pas eu d’augmentation du nombre de caméras de sécurité. «Tout est dans l’application des outils [de sécurité qui peuvent devenir des outils de surveillance]. Il faut s’assurer que l’administration se sert des outils de la bonne façon».</p>
<p>André Costopoulous ne sait toutefois pas s’il y a une politique par rapport à l’utilisation des caméras.</p>
<p>Et est-ce que ces caméras sont parfois utilisées comme preuve contre les étudiants?</p>
<p>En réponse à cela, André Costopoulos dit que «s’il y a une allégation relative au code de conduite étudiante, n’importe quelle preuve peut être amenée par l’équipe disciplinaire par rapport à ça. […]&nbsp; Le comité décidera si c’est une preuve valable».</p>
<blockquote><p>«&nbsp;Ils savent qui sont les étudiants, ils savent quel est votre nom, où vous allez […] Il y a ce genre de détails dans les rapports.&nbsp;»</p></blockquote>
<p>Michelle Hartman ne comprend pas pourquoi il doit y avoir des caméras sur le campus. Elle dit que les caméras sont utilisées par les gardes de sécurité pour filmer les étudiants et d’autres personnes lors des manifestations et qu’ils en rédigent ensuite des rapports. «J’ai vu les rapports qui relatent ce que les étudiants font sur le campus. Ce n’est pas une question, c’est un fait [que McGill surveille les étudiants, les professeurs et d’autre personnes]», dit-elle.&nbsp; «Il y a des étudiants qui ont eu des charges disciplinaires portées contre eux, et ce sont des preuves vidéos qui ont été utilisées contre ces personnes […] Il y a des exemples […]&nbsp; qui étaient dans le rapport de sécurité: ‘’l’étudiant X était avec l’étudiant Y et faisait telle chose. Et ce n’est pas seulement l’étudiant X dont on parle, mais toutes ces autres personnes impliquées». «Ils savent qui sont les étudiants, ils savent quel est votre nom, où vous allez […] Il y a ce genre de détails dans les rapports». Elle croit qu’il faut vraiment se questionner sur la place des caméras au sein de McGill.</p>
<p>Antoine S. Christin, un étudiant de l’Université de Montréal, avait demandé en 2012 à l’Université McGill de lui fournir des enregistrements vidéos car il s’était fait arrêté par le Service de police de Montréal en face du portail de l’Université. L’étudiant aurait eu besoin de cette preuve pour justifier une arrestation abusive faite à son égard par le policier Dominic Chartier lors d’une manifestation dans le cadre de la grève étudiante. La responsable de la sécurité de McGill avait alors refusé de lui donner les enregistrements, en spécifiant que cette information ne pouvait lui être fournie parce qu’exclusive aux policiers ou au corps de justice.</p>
<p>Est-ce que les caméras de surveillances sont donc vraiment un moyen efficace d’assurer la sécurité des gens observés? Michelle Hartman dit qu’elle ne se sent pas plus en sécurité parce qu’il y a des caméras de sécurité.</p>
<p>André Costopoulos dit que «À l’Université, on peut et on doit tout questionner. Donc si quelqu’un veut apporter une question au Sénat ou dans un des corps administratifs à McGill, il devrait le faire, et puis il va y avoir réponse à la question, c’est pas un problème».</p>
<p>À l’UQAM, cela fait maintenant presque deux ans que les étudiants se mobilisent contre la présence de caméras au sein de l’Université. Simon Larochelle, exécutant sur l’association étudiante de science politique et droit, explique au <i>Délit</i> que ce n’est pas nouveau qu’il y ait des caméras à l’UQAM, cela fait depuis les années 1990 qu’on en retrouve. Toutefois, c’est récemment, suite à la grève étudiante en 2012, que le café Aquin et ses corridors avoisinants se sont vus fermer, des endroits reconnus pour abriter des étudiants et des associations politiquement engagés. «C’est là qu’on a vu le nombre de nouvelles caméras de surveillance augmenter», «elles ont été installées dans le périmètre, à l’extérieur de celui-ci et un peu partout dans l’UQAM». C’est à ce moment qu’une campagne contre les caméras de sécurité s’est entamée. «On a fait face vraiment à une offensive de l’UQAM», poursuit-il.</p>
<p>À l’UQAM, on ne voit plus cela comme des caméras de «sécurité» mais carrément comme des caméras de «surveillance», explique Simon. Les étudiants se sentent plutôt surveillés, voire espionnés, car ça empiète sur la protection de leur vie privée. «C’est une façon détournée de surveiller et de dissuader l’activité politique et syndicale étudiante», explique Simon. En effet, les caméras ont été placées stratégiquement. L’administration a le plein pouvoir sur ce qui est recueilli par les caméras, et il n’y a pas de politique de gestion de ces caméras. «Le service de sécurité de l’UQAM a aussi la possibilité d’installer des caméras cachées, sans devoir rendre des comptes à ce sujet», poursuit-il. Le débat entre sécurité et éthique n’est donc pas résolu.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/04/01/mcgill-vous-regarde/" data-wpel-link="internal">McGill vous regarde</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entrevues Élections: PLQ-McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/25/entrevues-elections-provinciales-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 17:26:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20645</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Stéphane Stril, président du Parti libéral québécois-McGill (PLQ McGill) et membre de la commission jeunesse du Parti libéral du Québec. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/25/entrevues-elections-provinciales-2/" data-wpel-link="internal">Entrevues Élections: PLQ-McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b><span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id="1" style="width: 650px;"><br>
</span></span></b></p>
<p><b><i>Dans le cadre de sa couverture des élections provinciales 2014, Le Délit vous offre sa 2</i></b>e&nbsp;<b><i>série d’entrevues.&nbsp;Entrevue avec&nbsp;Stéphane Stril, président du Parti libéral québécois-McGill (PLQ McGill) et membre de la commission jeunesse du Parti libéral du Québec.&nbsp;</i></b></p>
<p><b>Le Délit (LD):</b><i> Le Parti Québécois (PQ) a annoncé récemment la création du livre blanc de la jeunesse. Quelle est l’opinion du PLQ par rapport à ce livre blanc et que compte faire le PLQ comme initiative touchant les jeunes en général?</i></p>
<p><b>Stéphane Stril (SS):</b> Pour le livre blanc, je n’ai pas vraiment de réponses à vous donner, mais pour les jeunes en général, la première chose c’est l’éducation. On ne va pas rentrer dans le débat sur le financement des universités encore une fois, parce que je crois que le financement de l’éducation c’est la clé pour le succès. On est tous d’accord je crois pour dire qu’il y a un sous-financement dans les universités.&nbsp; L’éducation c’est la meilleure façon de garder les jeunes, de les former pour qu’ils aient un meilleur emploi quand ils quittent l’université; il faut les garder à l’école et éviter le décrochage scolaire. Nous pensons aussi qu’il faut réduire la bureaucratie pour réinvestir dans les services; je crois que c’est des coupes de quelque chose comme 200 millions de dollars, au niveau de l’éducation secondaire. […] Le programme du PLQ, surtout sur le côté social, à mon avis, touche plus les jeunes que celui du PQ, par exemple pour la Charte [des valeurs]. Je pense que la Charte, ce n’est pas un projet qui attire les jeunes, je pense que c’est un programme d’une autre génération. Dans les derniers sondages, on a vu que les jeunes, pour une première fois, du moins depuis que je me souviens, appuient en majorité le PLQ, ce qui est assez surprenant. La commission jeunesse du parti libéral est très forte. On n’a pas aliéné les jeunes.</p>
<p><b>LD: </b><i>On a l’impression que depuis le Sommet sur l’éducation de 2013, le débat sur l’éducation est tombé dans l’oubli, qu’il est un peu mort. Qu’est-ce que le PLQ compte faire pour relancer le débat sur l’éducation postsecondaire, sur tous les thèmes qu’on a pu aborder durant le Sommet en deux jours?</i></p>
<p><b>SS:</b> Je ne pense pas que le PLQ soit prêt à refaire une hausse des frais de scolarité. Je ne crois pas que ce soit dans les plans du parti pour le moment de relancer le débat.</p>
<p><b>LD:</b><i> Et si on s’éloigne des frais de scolarité et qu’on parle de qualité d’éducation, d’accessibilité sous d’autres formes, est-ce que le PLQ compte quand même relancer la discussion, une espèce de réflexion sur l’éducation postsecondaire?</i></p>
<p><b>SS:</b> J’espère bien. Honnêtement, je n’ai pas de réponse là-dessus. C’est un sujet dont on n’entend pas du tout parler durant la campagne, qui est vraiment oublié, c’est peut-être aussi une raison pourquoi je n’ai pas de réponses à donner là-dessus.</p>
<p><b>LD:</b><i> Cette année il y a le vote sur les campus qui a été instauré. Est-ce que le PLQ pense que c’est une bonne façon d’aller chercher les jeunes, est-ce que ça va encourager les jeunes à aller voter? En complément à cela, quelles seraient les autres façons de motiver les jeunes à ce qu’ils aillent voter?</i></p>
<p><b>SS:</b> La loi, quand elle est passée, le Parti libéral avait voté pour, je pense qu’elle a fait totale unanimité à l’Assemblée nationale. Je pense que c’est essentiel que les jeunes puissent aller voter. Le fait que les jeunes puissent voter sur le campus fait en sorte que les jeunes qui sont des régions par exemple puissent voter pour leur région et sans être obligé de revenir chez eux pour le jour du vote. Ensuite il faut que ce soit bien communiqué parce que beaucoup ne savent pas comment ça marche, je crois que beaucoup pensent qu’on peut voter pour la circonscription de l’université alors que non. En fait, tu votes pour la circonscription où tu as ton domicile fixe. Ensuite je pense que tous les jeunes doivent voter, c’est indispensable. À mon avis, il faut aussi faire comprendre aux jeunes l’importance du vote, faire comprendre que tous les votes comptent. Il y a plusieurs circonscriptions qui ont été gagnées ou perdues par des petites marges de 100 votes; ce n’est rien du tout! 100 personnes qui ne se sont pas levées, qui ne sont pas allées voter, et c’est 100 jeunes qui ne sont pas allés voter à mon avis.</p>
<p><b>LD:</b><i> Il semble que le PLQ sous Jean Charest avait décidé lors des dernières élections de 2012 ne pas appliquer cette formule de faire voter les jeunes sur les campus. Pourquoi?</i></p>
<p><b>SS: </b>Aux dernières élections, c’était un peu trop tôt. Le projet, deux mois avant l’élection, les gens ne voulaient pas le mettre dans les campus alors que ce n’était pas préparé. Sauf qu’ensuite, dès que l’élection était finie, la loi a été votée par tous les partis.</p>
<p><b>LD:</b><i> Cette semaine, ça fait la une des journaux, il y a beaucoup d’allophones ou d’anglophones du reste du Canada qui demandent leur droit de vote. McGill est assez concerné par la question, car beaucoup de jeunes peuvent s’inscrire à la liste électorale du Québec car ils y restent depuis au moins six mois. Qu’est-ce que le PLQ pense de cela?</i></p>
<p><b>SS:</b> Chaque électeur qui a le droit de vote, et des Ontariens qui ont aussi le droit de vote [car ils sont ici depuis plus de six mois], peuvent voter. Ce n’est pas au PQ de décider de qui a le droit de vote ou pas, c’est le directeur général des élections (DGE), et la loi est claire,&nbsp; ils ont le droit de vote. Le DGE a précisé qu’il n’y avait pas de faute électorale qui avait été commise et il n’y a pas non plus une si grosse augmentation du nombre d’inscriptions […].</p>
<p><b>LD:</b><i> Y a‑t-il d’autres associations à McGill, pour le PQ ou d’autres partis provinciaux?</i></p>
<p><b>SS: </b>Il y a une association souverainiste à McGill et il y a eu un PQ McGill il y a longtemps. Mais pour l’instant, on est les seuls. Nous on aimerait bien qu’il y en ait d’autres pour faire des débats à McGill. Ce serait intéressant. À l’UdeM il y en a, à Concordia il [n’]y a rien. À l’UQAM il n’y en a pas parce qu’ils n’ont pas le droit de s’associer à un parti politique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/25/entrevues-elections-provinciales-2/" data-wpel-link="internal">Entrevues Élections: PLQ-McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entrevue: Manon Massé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/20/entrevue-manon-masse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2014 17:40:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20543</guid>

					<description><![CDATA[<p>Élections provinciales 2014: Entrevue avec la candidate Manon Massé (QS)</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/20/entrevue-manon-masse/" data-wpel-link="internal">Entrevue: Manon Massé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Cet entretien fait partie d’une série d’entrevues que&nbsp;</i>Le Délit&nbsp;<i>va réaliser avec différents candidats aux élections provinciales du printemps 2014.</i></b></p>
<p><em>(L’entrevue intégrale se trouve au bas de l’article)</em></p>
<p><b>Manon Massé</b>&nbsp;est candidate pour Québec Solidaire (QS) dans la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques (la circonscription dans laquelle se situe l’Université McGill,&nbsp;<i>ndlr</i>). C’est sa cinquième élection.&nbsp;<i>Le Délit</i>&nbsp;l’a rencontrée pour parler de politiques jeunesse, «candidats-vedettes», et de thèmes de campagne en général.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-20548 alignleft" alt="A-ElectionQuebec2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ElectionQuebec2-426x640.jpg" width="197" height="296"></p>
<p><b>Éducation et politiques jeunesse</b></p>
<p>Pour Manon Massé, le débat sur l’éducation doit être relancé. «On n’a pas vraiment entendu le mot éducation depuis le début de la campagne; moi je vais continuer d’en parler, QS essaie de faire en sorte que le sujet revienne sur la table car depuis le sommet sur l’enseignement supérieur, les dirigeants du Québec ont comme pris pour acquis que la question était réglée – on parle donc maintenant d’indexation simplement, et il y a aussi tous les chantiers lancés au sommet, par exemple sur la gouvernance, dont on ne parle plus».</p>
<p>À propos du&nbsp;<i>Livre blanc de la jeunesse</i>, présenté par le Parti Québécois (PQ) quelques semaines avant le déclenchement des élections, Manon Massé dit: «il y a quelques éléments que j’ai trouvé intéressants; par exemple qu’on reconnaisse que l’hypersexualisation est un défi de la jeunesse actuelle: le Parti Québécois a voulu annoncer son intérêt d’agir à ce niveau-là. Pour ce qui est des moyens on verra par la suite, ce n’est qu’un énoncé de principes mais comme féministe je trouvais ça intéressant de voir à l’intérieur d’une politique de la jeunesse la reconnaissance de la pression que les jeunes vivent au quotidien et les stéréotypes».</p>
<p>En général, QS salue l’initiative du&nbsp;<i>Livre blanc</i>, mais attend les résultats concrets. «Il y a une volonté d’orienter notre réflexion, de définir comment on prend soin de notre jeunesse; mais des fois il peut s’écouler un an ou bien une éternité, le PQ jusqu’à présent ne nous a pas beaucoup habitués à voir la suite des choses arriver».</p>
<p>Une des priorités de QS est la question du décrochage scolaire. «Il faut réinvestir dans le système d’éducation; je rappelle que nous, on prône une éducation gratuite de la maternelle à l’université, il s’agit simplement d’aller chercher l’argent». «Pour lutter contre le décrochage, il faut plus de professeurs, plus de ressources non enseignantes, plus d’investissement dans le parascolaire».</p>
<p><b>Vote des jeunes</b></p>
<p>QS salue l’initiative d’installer des bureaux de votes directement sur les campus des universités et dans les cégeps. «Il va falloir quand même faire de la sensibilisation, mais c’est le travail du directeur général des élections du Québec (DGEQ)».</p>
<p>Le parti reconnaît toutefois que les jeunes puissent être désillusionnés face au système politique. «Le mode de scrutin qu’on a au Québec n’est pas démocratique, beaucoup ont l’impression que leur vote ne compte pas toujours. Ce n’est pas acceptable que le système ne soit pas réformé. Ça fait partie de la motivation: quand tu sais que ton vote compte vraiment et va avoir un poids réel».</p>
<p><b>Candidats vedettes&nbsp;</b></p>
<p>Depuis le début de la campagne, on voit apparaître de «gros noms» sur les listes de candidats, des artistes ou personnalités du monde des affaires par exemple, des candidats qu’on appelle «candidats vedettes».&nbsp; «Qui définit-on comme vedette?» demande Manon Massé. «Ce n’est pas compliqué, ce ne sont pas ceux qui sont ancrés dans leur communauté et qui font du travail de terrain tous les jours dans leur circonscription, mais ceux qu’on voit à la télévision».</p>
<p>«C’est du gros spectacle et c’est dommage. Ces annonces-là ont quelque-chose de dénigrant car ils relèguent au second plan les gens qui, depuis des années, font un travail extraordinaire; du côté de QS, on s’est beaucoup diversifié mais on n’entend jamais de la part des médias qu’on a des candidats vedettes, même si on a des gens qui ont fait avancer des causes… mais qui ne passent pas à la télévision».</p>
<blockquote><p>QS, c’est le parti du XXI<i>e</i>&nbsp;siècle.</p></blockquote>
<p><b>Thèmes de campagne et souveraineté</b></p>
<p>La campagne s’est recentrée récemment sur la question nationale et la souveraineté, notamment depuis l’annonce de la candidature de Pierre-Karl Péladeau (PKP) pour le PQ. À ce sujet Manon Massé dit «en un an et demi au gouvernement, on n’a pas entendu le mot indépendance une seule fois; là, avec les élections, la Première ministre a sorti un&nbsp;<i>Livre blanc</i>&nbsp;qui dans les faits en dit peu, mais annonce simplement des consultations». «Pour dissimuler le reste, on parle de Charte des valeurs ou on parle d’indépendance».</p>
<p><b>Campagne de QS</b></p>
<p><img decoding="async" class="alignright" alt="ALOGO 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-1-150x150.jpg" width="120" height="120"></p>
<p>Manon Massé voit une différence avec les campagnes précédentes, notamment depuis l’arrivée de deux députés solidaires à l’Assemblée nationale (AN). «À l’AN, on a doublé notre temps de parole et effectivement ça change la donne, pour les journalistes on devient de plus en plus crédibles. Dans les médias on est un des quatre principaux partis – c’est un langage qui a commencé a changer tout récemment, mais ça envoie un signal clair: QS a sa place». Cette année, QS a davantage de fonds de campagne et a donc investi dans un autobus par exemple: «on a pris l’autobus parce qu’on a compris qu’on était accusés systématiquement d’être un parti montréalais mais c’est faux, dans nos congrès il y a du monde de toutes les régions du Québec».</p>
<p>Pour l’entrevue intégrale, visionnez ce vidéo</p>
<div class="nv-iframe-embed"><iframe width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/KKBu_ozBEyA?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/20/entrevue-manon-masse/" data-wpel-link="internal">Entrevue: Manon Massé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entrevue: Léo Bureau-Blouin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/entrevues-elections-provinciales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 07:22:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20465</guid>

					<description><![CDATA[<p>Élections provinciales 2014: Entrevue avec le candidat Léo Bureau-Blouin (PQ)</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/entrevues-elections-provinciales/" data-wpel-link="internal">Entrevue: Léo Bureau-Blouin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b style="line-height: 1.5em;"><i>Cet entretien fait partie d’une série d’entrevues que </i>Le Délit <i>va réaliser avec différents candidats aux élections provinciales du printemps 2014.</i></b><span style="line-height: 1.5em;">&nbsp;</span></p>
<p>Le député péquiste et adjoint parlementaire à la jeunesse sortant, <b>Léo Bureau-Blouin</b>, se présente à nouveau dans sa circonscription de Laval-des-Rapides. Il revient sur ses dix-huit mois à l’Assemblée nationale et sur sa campagne actuelle.</p>
<p><b>Bilan sur l’éducation</b></p>
<p>Léo Bureau-Blouin se dit satisfait des projets qu’il a pu mener à l’Assemblée nationale. Le Sommet sur l’enseignement supérieur, le vote dans les universités, et sa politique jeunesse sont les trois éléments dont il se dit fier.</p>
<p>Sur les frais de scolarité, il affirme que le PQ a fait de réelles avancées. «Je suis très content de ce bilan: l’abolition de la loi 78 et de l’augmentation des droits de scolarité ont été les deux premières décisions du Conseil des ministres, tout de suite après l’élection de 2012. Puis, avec le Sommet sur l’enseignement supérieur, les droits ont été ajustés aux revenus des familles et ça n’a pas plu à tous, mais si on compare ce que les étudiants auraient payé, à terme, sous les libéraux et ce qu’ils vont payer maintenant, ce sont 1400 dollars de différence. On n’a pas la gratuité bien sûr, mais il y a une différence dans le budget des étudiants, beaucoup de bourses et de prêts ont été bonifiés, et, pour la première fois, le gouvernement va donner plus de bourses que de prêts».</p>
<p>«J’ai aussi déposé un <i>Livre blanc</i> quelques semaines avant l’élection, qui compte plusieurs projets, dont cinq projets pilotes pour des garderies en milieu universitaire qui permettraient aux étudiants de concilier famille et études. Bien sûr, pour que ces projets continuent il faut qu’il y ait réélection du PQ, mais je travaille fort dans Laval-des-Rapides et partout au Québec; je crois en ces projets et en ces avancées».</p>
<p><b>Vote des étudiants&nbsp;</b></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20470 alignright" alt="DOC" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-LeoBureau-640x567.jpg" width="384" height="340" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-LeoBureau-640x567.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-LeoBureau.jpg 2034w" sizes="auto, (max-width: 384px) 100vw, 384px"></p>
<p>«Je suis convaincu que [le projet de vote dans les universités] va faciliter les choses. Prenons l’exemple concret d’un étudiant qui vient de Rimouski et qui étudie à McGill. Il était possible pour cet étudiant de voter dans sa circonscription d’origine, mais ça impliquait qu’il se déplace, et, pour voter dans la ville où il étudie, il fallait aussi faire des démarches. Souvent, les étudiants dans cette situation ne votent pas parce qu’ils veulent voter pour la circonscription dont ils viennent. Maintenant, cet étudiant va pouvoir voter dans son université pour sa circonscription d’origine, et donc je suis convaincu qu’en rapprochant le lieu de votation pour les jeunes (les étudiants), qu’en facilitant le processus démocratique, il va y avoir un impact positif. En général aussi, ça va permettre aux associations étudiantes sur les campus de faire une campagne d’information plus ciblée, plus facile».</p>
<p>Pour ce qui est de la participation plus générale des jeunes dans les campagnes électorales, Léo Bureau-Blouin reconnaît qu’il y a là un défi. «C’est un défi de tous les instants d’intéresser notre génération aux enjeux de la politique; comme pour le reste de la population, il y a parfois un certain cynisme, une certaine perte de confiance. Il faut donc miser sur l’espoir et mettre de l’avant des enjeux qui préoccupent les jeunes: comme la conciliation famille-travail, les universités, les prêts et bourses, les droits de scolarité, ce sont des thèmes qui parlent aux gens, qui les préoccupent. Dans tous les cas, plus on va être à voter, plus les partis politiques vont s’intéresser aux enjeux jeunesse et plus notre génération va tirer son épingle du jeu».</p>
<p><b>Candidats vedettes</b></p>
<p>C’est une tendance «qui ne date pas d’hier», mais un phénomène qui s’est amplifié aujourd’hui avec les chaines d’informations continues et les réseaux sociaux, selon le candidat Bureau-Blouin.</p>
<p>«Il y a un lien de confiance à rétablir entre la politique et les citoyens. On peut penser aux artistes: beaucoup se sont lancés en politique et sont appréciés, ça aide à rebâtir ce lien. Quand l’électeur a face à lieu des gens qu’il apprécie, il perçoit la vie politique d’une façon différente».</p>
<p>Léo Bureau-Blouin accueille la candidature de l’ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) Martine Desjardins comme une bonne nouvelle. «C’est bien qu’il y ait davantage de jeunes, moi c’est pour ça que je travaille depuis un an et demi. Personnellement, j’ai fait le saut [en politique] parce que je ne voulais pas que le conflit étudiant de 2012 soit seulement un épisode dans l’histoire du Québec, mais plutôt un déclencheur d’une grande mobilisation des jeunes à l’égard de la politique à l’égard de la société. C’est comme ça que je considère mon chemin».</p>
<blockquote><p>Dans tous les cas, plus on va être à voter, plus les partis politiques vont s’intéresser au enjeux jeunesse et plus notre génération va tirer son épingle du jeu.</p></blockquote>
<p><b>Thèmes de campagne</b></p>
<p>«L’arrivée de PKP, notamment, a mis la question nationale au cœur de la campagne cette semaine, mais c’est une bonne chose car c’est une question importante pour l’avenir du Québec; c’est un des objectifs du Parti Québécois, et, si on veut convaincre les gens, il faut en parler».</p>
<p>«Dans tous les cas, je pense que, dans les prochaines semaines, d’autres thèmes vont suivre: la santé, l’emploi, l’éducation. Dans une campagne, il faut aborder tous les enjeux».</p>
<p><b>Une deuxième campagne</b></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20359 alignleft" alt="ALOGO 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2-150x150.jpg" width="120" height="120" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2-64x64.jpg 64w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2-96x96.jpg 96w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2-128x128.jpg 128w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/ALOGO-2.jpg 549w" sizes="auto, (max-width: 120px) 100vw, 120px"></p>
<p><span style="line-height: 1.5em;">C’est une deuxième campagne pour le jeune candidat Bureau-Blouin. «Cette campagne est totalement différente, la première fois je n’avais pas d’expérience du tout en politique. Maintenant, je sais comment les choses fonctionnent et, ce qui est différent, c’est qu’au départ les gens se demandaient si, à vingt ans, je pouvais faire le travail. Mais j’ai été là pendant un an et demi et la perception des gens a changé».</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/entrevues-elections-provinciales/" data-wpel-link="internal">Entrevue: Léo Bureau-Blouin</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Élections AÉUM 2014: VP</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 05:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20441</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous vous demandez qui sont ces gens venant se présenter à chacun de vos cours? Que sont ces noms qui ornent les tableaux de chaque amphithéâtre? L’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) cherche ses nouveaux dirigeants pour l’année prochaine. À cette occasion, deux débats de presse, un pour les présidents, un pour les autres candidats&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Élections AÉUM 2014: VP</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/" data-wpel-link="internal">Élections AÉUM 2014: VP</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Vous vous demandez qui sont ces gens venant se présenter à chacun de vos cours? Que sont ces noms qui ornent les tableaux de chaque amphithéâtre? L’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) cherche ses nouveaux dirigeants pour l’année prochaine. À cette occasion, deux débats de presse, un pour les présidents, un pour les autres candidats de l’exécutif, ont eu lieu la semaine dernière, en vue des élections qui auront lieu le 21 mars. Le Délit était présent et vous propose un compte-rendu synthétique, pour mieux comprendre les enjeux de cet événement d’importance dans la politique étudiante.&nbsp;</em></p>
<p>Alors que les candidats à la présidence s’affrontaient mardi, c’était le tour mercredi des candidats aux autres postes exécutifs de l’Association Étudiante de l’Université McGill de s’affronter lors d’un débat.</p>
<p><b><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20529 alignleft" alt="A-ssmubates-VP1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP1-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP1-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP1-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px">Vice-présidence aux affaires externes</b></p>
<p>Deux candidates s’affrontent cette année pour le poste de vice-présidence (VP) aux affaires externes de l’AÉUM: Amina Moustaqim-Barrette et Enbal Singer. En dernière année en sciences cognitives, Amina est active dans la politique étudiante grâce à sa collaboration de travail avec le VP aux affaires externes en poste comme coordinatrice de campagne politique et par son rôle au sein de <i>Divest McGill</i>. Elle tient à rallier McGill avec la communauté montréalaise par l’entremise de divers projets: pistes cyclables sur le campus, législation éthique à propos des stages non rémunérés, collaboration avec les universités montréalaises pour faire pression sur le gouvernement provincial afin de prioriser l’éducation, et, finalement, continuer de militer contre la Charte des valeurs et pour que McGill investissent dans des initiatives plus durables.</p>
<p>De son côté, Enbal est finissante en sciences politiques. Elle a pour sa part occupé les postes de coordonnatrice des affaires communautaires de l’AÉUM et de VP aux affaires internes pour l’AÉFA. Elle tient à veiller sur la vie hors campus des étudiants et leur place au sein du Québec. Elle veut être plus proche du gouvernement municipal et réinstaurer la semaine du Québec. Elle désire également plus de transparence et de dialogue au sujet du portfolio du VP externe. Lors du débat, Enbal a été critiquée à de nombreuses reprises par rapport au fait qu’elle parle peu français, un aspect fâcheux lorsqu’il s’agit d’entretenir des liens en dehors de la bulle McGill. Elle a répondu à cela que si elle était élue, elle apprendrait le français intensivement au cours de l’été.<b><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20530 alignright" alt="A-ssmubates-VP2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP2-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP2-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP2-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px"></b></p>
<p><b>Vice-présidence aux finances et aux opérations<br>
</b></p>
<p>Pour ce poste, une seule candidate se présente: Kathleen Bradley, étudiante en quatrième année en économie et gestion. Elle a notamment travaillé sur le nouveau café étudiant Le Nid et est coordinatrice des finances pour le <i>Farmers’ market </i>de McGill. Elle vise à continuer à pousser pour le désinvestissement des énergies fossiles et elle veut établir un plancher financier pour éviter que les clubs de McGill souffrent des coupes budgétaires. Elle a travaillé sur de nombreux budgets pour diverses associations, et elle croit que cela la prépare bien pour sa tâche à venir au sein de l’AÉUM. Sa plateforme n’est pas traduite en français sur le site Internet de l’AÉUM.</p>
<p><b><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20531 alignleft" alt="A-ssmubates-VP3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP3-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP3-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP3-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px">Vice-présidence aux clubs et services</b></p>
<p>À l’encontre des habitudes de l’AÉUM, Stefan Fong, vice-président aux clubs et services cette année, a décidé de se représenter pour un an de plus, et vise donc le même poste avec, comme adversaire, Sandhya Sabapathy. Tous deux s’accordent à dire qu’une plus grande transparence est nécessaire, tandis que la communication avec tous les clubs et services mise en place par l’AÉUM doit être améliorée. Selon Sabapathy, une plus grande représentation des groupes est vitale dans les comités, expliquant qu’aujourd’hui, «certains clubs sont sous-représentés [;] leurs problèmes restent donc incompris». L’inquiétude première de Fong est la place accordée aux services étudiants; d’après le gestionnaire du bâtiment de l’AÉUM, «octroyer un bureau pour un nouveau club, c’est enlever un bureau pour un club déjà existant». Il s’agirait donc de pousser les nouveaux venus à trouver des bureaux en dehors de Shatner, afin que la création de clubs ne soit pas gelée.</p>
<p>Quant au problème de réservation de salles, qui occupe une grande partie des responsabilités du vice-président aux clubs et services, Fong estime qu’il a réussi son pari: 12 000 demandes ont été officialisées entre septembre et décembre 2013, toutes accordées. Selon lui, il s’agit maintenant d’améliorer le site en place, créé il y a plusieurs années et «sources de bogues constants».</p>
<p>La bataille entre Fong est Sabapathy n’est pas, à premier œil, gagnée d’avance. Tandis que l’un a déjà occupé le poste, un peu de sang nouveau ne ferait pas de mal pour laisser place à une autre fort respectée dans le milieu, et capable d’amener une vision alternative.</p>
<p><b>Vice-présidence aux affaires internes<img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20532 alignright" alt="A-ssmubates-VP4" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP4-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP4-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP4-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px"></b></p>
<p>Daniel Chaim se présente sans adversaire au poste qu’un de ses amis, Brian Farnan, occupe actuellement. Chaim ne semble pas avoir créé de site web comme les autres candidats. Selon lui, la position de VP aux affaires internes ne peut être que renforcée si un contact est maintenu avec toutes facultés confondues. Il se base sur son expérience en tant que coordonnateur de <i>Frosh</i>, où toutes les facultés travaillent en symbiose, pour indiquer qu’une telle communication est bénéfique. Il félicite le travail de Farnan quant aux e‑mails envoyés au corps étudiant, indiquant qu’il comptait continuer sur un contenu plus interactif et «plus facile à lire». Il vise plus particulièrement à créer un système de désabonnement, afin que «les étudiants de première année ne reçoivent pas de messages à propos de la graduation», par exemple.</p>
<p>Enfin, Chaim estime que <i>Frosh</i> 2013 a été un succès – il souhaiterait cependant changer le format du dimanche (soit le dernier jour), préférant un fête dans une boite de nuit plutôt qu’un concert.</p>
<p><b>Vice-présidence aux affaires universitaires</b><b><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20527 alignright" alt="A-ssmubates-VP5" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP5-640x426.jpg" width="230" height="154" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP5-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/A-ssmubates-VP5-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 230px) 100vw, 230px"></b></p>
<p>Claire Stewart-Kanigan se présente seule au poste, après une grande expérience dans le milieu de l’Association étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA), d’abord en tant que représentante de la Faculté des Arts, puis en tant que sénatrice. Sur son événement Facebook, elle explique qu’elle vise à maintenir la nouvelle politique sur la santé mentale, introduite par Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires 2013–2014. Qui plus est, Stewart-Kanigan souhaite pousser les étudiants à connaître leurs droits dans leur vie sur le campus.Grâce à son initiative, McGill est maintenant doté d’une mineur en études autochtones – Stewart-Kanigan n’hésite donc pas à présenter cela en soulignant sa motivation et en indiquant que sa relation avec l’administration est excellente (sauf, d’après elle, avec le&nbsp;vice-principal exécutif Anthony C. Masi).</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/elections-aeum-2014-2/" data-wpel-link="internal">Élections AÉUM 2014: VP</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vers une culture plus permanente</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/vers-une-culture-plus-permanente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 21:32:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20391</guid>

					<description><![CDATA[<p>Brève</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/vers-une-culture-plus-permanente/" data-wpel-link="internal">Vers une culture plus permanente</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>* Cahier spécial «&nbsp;Hors norme&nbsp;»</em></p>
<p>La permaculture consiste à vivre en équilibre avec la nature, en produisant le moins de déchets possible et en réutilisant divers matériaux déjà utilisés pour se créer un milieu de vie. La société de consommation actuelle tend à créer des utilisateurs-jeteurs, et la permaculture préconise une philosophie plus durable, où l’autosuffisance des humains et des écosystèmes est mise de l’avant. Le but est de recréer un système vivant dont toutes les parties sont utilisées pour son bon fonctionnement et sa survie.</p>
<p>Par exemple, on pourra récolter l’eau de pluie pour alimenter le réseau sanitaire d’une maison,&nbsp; créer un jardin où les diverses semences se complémentent pour s’enrichir mutuellement, ou encore créer un mur de maison constitué de bouteilles de plastiques recyclées. À diverses échelles dans le monde, plusieurs initiatives de permaculture sont prises, que ce soit afin de rendre une petite agglomération autosuffisante, ou d’intégrer des techniques de permaculture dans le mode de fonctionnement des villes.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #808080;">Lire aussi:</span> <a title="Premier pas" href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/premier-pas/" data-wpel-link="internal">Premier pas</a></strong></p>
<p>Au Québec, plusieurs ateliers sont offerts pour développer des techniques qui correspondent à cette culture. Des fermes québécoises commencent à intégrer cette approche dans leur fonctionnement, et même de petites communautés tentent de se tourner vers l’autosuffisance.</p>
<p>D’ailleurs, l’Université McGill offre depuis janvier des ateliers de permaculture aux intéressés qui veulent en apprendre davantage à ce sujet. Deux fois par mois, jusqu’en avril, le campus Macdonald se fait l’hôte de nombreuses activités. Divers thèmes sont abordés, comme la permaculture sociale et la permaculture en climat nordique. «C’est quelque chose qui a tellement de valeur et de futur, car ça propose des solutions aux problèmes de la société actuelle. Par exemple, par rapport à l’environnement, ça propose une manière de produire des aliments de manière durable tout en faisant la promotion des écosystèmes. C’est un peu comme travailler avec la nature plutôt que de travailler contre elle», explique Camila, ancienne étudiante de McGill qui a participé aux ateliers du «Mac Campus». Elle dit aussi que c’est une manière de rencontrer des gens qui ont les mêmes intérêts, d’avoir un échange d’idées et d’avoir du soutien pour des projets. «Quand on assiste à ces ateliers, c’est très énergisant. C’est une boîte à surprises de solutions».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/vers-une-culture-plus-permanente/" data-wpel-link="internal">Vers une culture plus permanente</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le temps de voter</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/le-temps-de-voter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 05:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20270</guid>

					<description><![CDATA[<p>Référendum 2014: où placer l’argent des étudiants?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/le-temps-de-voter/" data-wpel-link="internal">Le temps de voter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le temps de l’année où les étudiants de McGill sont appelés à exprimer leur avis sur la politique étudiante. En effet, depuis bientôt trois semaines, le référendum de l’Association des Étudiants de l’Université McGill (AÉUM) invite ses membres à se positionner sur divers enjeux qui influenceront la prochaine année scolaire. Parallèlement, la course aux élections a été lancée pour divers départements et facultés mcgillois, ainsi que pour les postes à pourvoir à l’AÉUM. Aperçu des onze motions proposées, à voter jusqu’au 21 mars.</p>
<p><b>Votez sur des nouveautés</b></p>
<p><i>Organic campus</i>, un service étudiant qui offre des produits biologiques aux mcgillois, propose de créer un frais étudiant optionnel de 22 sous par session, à partir de l’automne 2014. Ce revenu additionnel permettrait de continuer à offrir des produits abordables et à offrir des produits plus variés pour répondre aux diverses allergies. Il viserait aussi à rémunérer les gens qui travaillent à <i>Organic campus</i> comme bénévole afin d’être conforme aux normes du travail.</p>
<p>Une autre motion vise à créer un nouveau frais optionnel, celui pour le Conseil des étudiants de première année de l’AÉUM. S’élevant à 50 sous par session, ce frais viserait à créer un Fond des étudiants de première année qui garantirait de meilleurs services et un meilleur suivi aux nouveaux étudiants mcgillois.</p>
<p>Aussi, une motion est proposée pour mettre en place un frais pour l’immeuble du Centre universitaire, le bâtiment Shatner où se trouve l’AÉUM. Les frais pour faire fonctionner le Centre universitaire continuent d’augmenter, et l’AÉUM dit que s’il n’y a pas de nouvelle source de revenus, les services aux étudiants pourraient se voir diminués. Ce nouveau frais de 6,08 dollars par session pour les étudiants à temps plein serait obligatoire et serait indexé pour augmenter de 5.6% par an au début de la session d’automne à chaque année.</p>
<p><b>&nbsp;Voter pour se désaffilier</b></p>
<p>L’AÉUM propose de se désaffilier de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), association étudiante dont elle est membre depuis 2009. Depuis le départ de l’association des étudiants diplômés de l’Université de Sherbrooke, l’AÉUM dit que McGill devrait également quitter la TaCEQ, notamment en raison d’une future augmentation des frais d’adhésion et d’une discordance générale montante entre les principes des deux associations.</p>
<p><b>Voter sur la défense de nos droits</b></p>
<p>La Clinique d’information juridique à McGill (CIJM) propose deux motions: l’une consiste à savoir si la clinique doit continuer d’exister en maintenant ses frais obligatoires, l’autre à savoir si ces dits frais doivent augmenter afin de passer de 3,25 à 4,50 dollars par session.</p>
<p>La CIJM offre de l’information, des services et de l’aide juridiques gratuits aux étudiants de McGill.</p>
<p><b>Voter pour renouveler</b></p>
<p>Plusieurs motions pour renouveler des frais déjà existants sont également sur la table. D’abord, on propose de renouveler les frais obligatoires de sports et loisirs de 10 dollars par étudiant et par session. Ensuite, on propose de renouveler les frais optionnels de 8,50 dollars pour le Fonds des bourses pour l’accessibilité, puis les frais optionnels de deux dollars par session pour le Fonds des ambassadeurs de l’AÉUM. Finalement, on propose de garder les frais optionnels de deux dollars par session pour le Fonds pour la vie de campus de l’AÉUM et de renouveler le frais optionnel de 8,50 dollars pour le Fonds d’amélioration des bibliothèques de l’AÉUM.</p>
<p><b>Débattez candidats!</b></p>
<p>Comme mentionné auparavant, plusieurs candidats se présentent pour remplir diverses fonctions au sein de l’AÉUM. La liste de tous les candidats qui se présentent peut être trouvée sur le site Internet de l’AÉUM. La période de vote en ligne aura lieu du 14 au 21 mars, et les résultats seront annoncés le 21 mars. Afin de communiquer leurs diverses aspirations, les candidats tiendront un débat ouvert à tous le mercredi 12 mars à 18h, à la salle Madeleine Parent du bâtiment Shatner, une occasion de poser ses questions à ceux qui représenteront les étudiants de McGill pour la prochaine année scolaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/le-temps-de-voter/" data-wpel-link="internal">Le temps de voter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dehors Breton!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/dehors-breton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 17:32:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20169</guid>

					<description><![CDATA[<p>Près de 5000 étudiants de l’Université de Montréal (UdeM) étaient en grève le lundi 24 février, alors que Guy Breton se faisait ré-élire comme recteur de l’établissement. À 16h, quelques 300 étudiants se sont rassemblés aux portes du métro Édouard-Montpetit pour manifester leur désir de mettre à la porte le recteur Guy Breton qui s’est&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/dehors-breton/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Dehors Breton!</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/dehors-breton/" data-wpel-link="internal">Dehors Breton!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Près de 5000 étudiants de l’Université de Montréal (UdeM) étaient en grève le lundi 24 février, alors que Guy Breton se faisait ré-élire comme recteur de l’établissement. À 16h, quelques 300 étudiants se sont rassemblés aux portes du métro Édouard-Montpetit pour manifester leur désir de mettre à la porte le recteur Guy Breton qui s’est fait accorder le droit de briguer un deuxième mandat de cinq ans. Ils critiquent le fait que la nomination du recteur est faite à l’intérieur du Conseil Universitaire, sans aucune consultation de la communauté universitaire, mais plutôt par des gens du milieux des affaires. Les reproches à l’endroit de Guy Breton sont nombreux: scandales immobiliers, liens avec des entreprises ayant été mêlées avec la corruption, délocalisation du campus, vision néolibérale et adaptation de l’Université à une économie de marché, mise en place très coûteuse (84,7millions de dollars) d’un nouveau portail étudiant et mauvaise gestion des finances de l’UdeM.</p>
<p>En clin d’œil au carré rouge, c’est le carré blanc qui fait office de symbole du nouveau mouvement, qui a tenu une première manifestation contre Breton à la fin janvier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/dehors-breton/" data-wpel-link="internal">Dehors Breton!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Livre blanc de la jeunesse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/livre-blanc-de-la-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 06:13:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20048</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les réactions des jeunes fusent à propos de la nouvelle politique jeunesse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/livre-blanc-de-la-jeunesse/" data-wpel-link="internal">Livre blanc de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dès 2015, les jeunes québécois pourraient avoir accès à un nouveau «service citoyen» leur étant destiné. En effet, le gouvernement péquiste a annoncé qu’il mettrait en place de nouvelles initiatives qui se veulent une réponse aux besoins actuels des jeunes. Ces initiatives sont rassemblées dans le <i>Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse</i>, intitulé «Une génération aux multiples aspirations».</p>
<p>Ce document, dévoilé au début du mois de février par la première ministre Pauline Marois et son adjoint parlementaire (volet jeunesse) et député de Laval-des-Rapides, Léo Bureau-Blouin, expose les quatre grandes orientations du gouvernement en matière de politiques jeunesse au Québec. D’abord, la promotion de saines habitudes de vie, ensuite l’amélioration des milieux scolaires pour décourager le décrochage scolaire, puis un service citoyen pour aider les jeunes dans leur cheminement professionnel et finalement la promotion d’un meilleur équilibre travail-école-famille.</p>
<p>C’est la création d’un «service citoyen» qui a retenu l’attention du public au cours des dernières semaines. Cette nouvelle initiative s’adresse aux jeunes qui ne sont pas aux études et qui n’ont pas d’emploi. «On veut permettre aux jeunes qui sont en âge collégial ou universitaire de vivre une expérience d’engagement, d’implication, qui peut aller de quelques mois à une année», explique Léo Bureau-Blouin en entrevue avec <i>Le Délit</i>.</p>
<p>Comme le dit le député, ce service répond au désir des jeunes de s’impliquer dans leur communauté, au Québec comme à l’étranger. Il vise également à permettre aux jeunes de découvrir leurs centres d’intérêts afin de les amener à faire des choix éclairés dans leur futur parcours scolaire ou professionnel.</p>
<p>Cette idée est inspirée de ce qui s’est fait notamment en France et aux États-Unis. «[En France] ça a eu un impact extrêmement positif sur le cheminement personnel des différents participants», explique Léo Bureau-Blouin.</p>
<p><b>Réaction des jeunes</b></p>
<p>Le 4 février dernier, jour du dévoilement du <i>Livre blanc</i>, les organismes jeunesses semblaient être généralement satisfaits de la démarche du gouvernement. Les communiqués de presse encensant le produit final de la consultation «Destination 2030» fusaient de toute part: la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), l’organisme Place aux jeunes en région et l’organisme Force Jeunesse, par exemple, ont tous exprimé leur enthousiasme dans la foulée du dévoilement.</p>
<p>Quelques jours plus tard, toutefois, des dissensions ont commencé à faire surface. Pour certains groupes jeunesse à vocation environnementale, par exemple, les auteurs du <i>Livre blanc</i> ont omis d’y inclure une préoccupation majeure des jeunes: le développement durable.</p>
<p>Jérôme Normand, directeur général de l’organisme ENvironnement JEUnesse (ENJEU), rappelle que la dernière politique jeunesse du gouvernement du Québec avait identifié le développement durable comme l’un des six «défis» à aborder dans sa stratégie jeunesse. Avec le dépôt de ce <i>Livre blanc</i>, Jérôme Normand s’attendait donc à des gestes concrets indiquant une volonté gouvernementale de «passer au niveau supérieur» en la matière.</p>
<blockquote><p><b>«</b><b>Jamais dans le <i>Livre blanc</i> la notion de transversalité de l’application du développement durable n’apparaît.»</b></p></blockquote>
<p>En entrevue avec <i>Le Délit</i>, le directeur général d’ENJEU exprime sa déception quant à l’absence de vision environnementale dans la nouvelle politique jeunesse: «jamais dans le <i>Livre blanc</i> la notion de transversalité de l’application du développement durable n’apparaît. À un seul endroit, en quelques lignes, on parle de l’importance de l’environnement pour certains jeunes.»</p>
<p>Dans le cadre de la consultation «Destination 2030», l’organisme ENJEU avait participé à l’organisation d’un café citoyen de manière à permettre à des jeunes d’«échanger et de lancer des idées pendant une journée entière sur l’importance du développement durable pour eux et dans leur milieu de vie». Il apparaît toutefois que cet effort n’aura pas suffit à convaincre le gouvernement du Québec de l’importance de considérer la notion de développement durable de façon transversale dans chacune de ses initiatives jeunesses.</p>
<p>Léo Bureau-Blouin soutient que plusieurs consultations ont eu lieu dans le cadre de la préparation du <i>Livre blanc</i> et que le volet développement durable «n’est pas beaucoup ressorti des consultations». Il dit toutefois que le projet n’est pas coulé dans le béton, et que les prochaines étapes viseront à tenir une commission parlementaire pour continuer de récolter les opinions des citoyens et des organisations. «Le but est de modifier le document d’origine, de voir ce qu’on peut y améliorer», commente Léo Bureau-Blouin.</p>
<p><b>Service citoyen</b></p>
<p>Tandis que des groupes comme ENvironnement JEUnesse et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) ont fait savoir leur mécontentement par rapport à l’absence de leurs préoccupations dans le <i>Livre blanc</i>, d’autres groupes, comme Katimavik, y ont toutefois trouvé leur compte.</p>
<p>Si l’absence de la notion de développement durable dans la nouvelle politique jeunesse a peu retenu l’attention des médias québécois, l’instauration d’un «service civique» pour les jeunes a fait couler beaucoup d’encre. En réaction à cette annonce, des anciens participants du programme jeunesse de service volontaire Katimavik ont co-signé une lettre ouverte traduisant leur enthousiasme: «si elle n’est pas nouvelle, l’idée n’en est pas moins excellente, et plus actuelle que jamais pour notre génération. Nous, les anciens de Katimavik, sommes probablement les mieux placés pour vous le dire. Car le service volontaire –civique ou citoyen–, nous l’avons vécu, ici, chez nous. Et c’est une expérience qui a changé nos vies. Du tout au tout.» Léo Bureau-Blouin confirme d’ailleurs que le nouveau service citoyen a des objectifs similaires à Katimavik.</p>
<blockquote><p><b>«</b><b>[…] L’idée [d’un «service civique» est] excellente, et plus actuelle que jamais pour notre génération.»</b></p></blockquote>
<p>L’organisme Katimavik, qui a pour mission de «pourvoir les jeunes de moyens leur permettant de devenir des citoyens responsables qui apportent un changement positif dans leurs vies et dans leur communauté» (selon sa page Internet), a vu son financement aboli par le gouvernement fédéral il y a déjà quelques années. Pour Catherine Drouin, ancienne participante et co-signataire de la lettre ouverte, l’instauration de ce «service civique» pourrait permettre de remettre cette mission à l’ordre du jour: «le fait que le gouvernement québécois reconnaisse l’importance de l’engagement des jeunes pour une société meilleure rejoint les valeurs fondamentales et le message de Katimavik. Comme je suis une ancienne toujours impliquée avec le programme, cela me rejoint aussi», dit Catherine.</p>
<p><b>En route vers les élections?</b></p>
<p>Si le <i>Livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse</i> vise à promouvoir l’engagement des jeunes, Pauline Marois a également énoncé son souhait que ce projet incite plus de jeunes à aller voter.</p>
<p>Sachant qu’il est fort problable que des élections soient déclenchées dans la province dans les prochaines semaines, ce nouveau projet jeunesse représente-t-il une stratégie électorale? À cela, Léo Bureau-Blouin répond que ce n’est pas le cas. Le projet est en développement depuis environ un an et «c’est une démarche de fond, une démarche authentique», dit-il. «C’est sûr que je souhaite que cette initiative démontre qu’on s’intéresse aux jeunes. […] C’est sûr que ça a comme effet d’amener davantage de gens à s’intéresser à la chose publique», conclut Léo Bureau-Blouin.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/livre-blanc-de-la-jeunesse/" data-wpel-link="internal">Livre blanc de la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pétrocratie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/petrocratie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 06:22:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19975</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pétrocultures 2014</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/petrocratie/" data-wpel-link="internal">Pétrocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 650px;"><span class="media-credit-dd"><br>
</span></span></span>Pétrocultures 2014:&nbsp;: le pétrole, l’énergie et l’avenir du Canada. Voici le titre de la conférence annuelle de l’Institut d’études canadiennes de McGill qui s’est déroulée les 6 et 7 février derniers sur le campus, au cercle universitaire de McGill. Événement souhaité par certains, critiqué par d’autres, Pétrocultures a attiré l’attention et soulevé les débats. Cette semaine, Le Délit offre une couverture en profondeur de cet enjeu et des diverses conférences qui ont eu lieu.&nbsp;</em></p>
<p>Les «pays pétroliers» sont-ils considérés moins démocratiques que les autres? Le Canada brime-t-il la voix de ses citoyens pour réaliser ses projets d’exploitation pétrolière? Si les partis politiques n’exercent pas toujours une censure explicite, les experts de la conférence «Notre démocratie, une pétro-démocratie?» expliquent toutefois que plusieurs stratégies plus subtiles sont utilisées par les élites politiques pour arriver à leurs fins.</p>
<blockquote><p>«Les capitalistes détestent l’incertitude. Et c’est là que le nationalisme arrive» Darin Barney</p></blockquote>
<p>En effet, les gouvernements manipulent les citoyens en invoquant l’argument du nationalisme et de la construction de l’identité canadienne, comme le démontre Darin Barney, professeur à McGill et titulaire de la chaire de recherche du Canada en technologie et citoyenneté. Monsieur Barney dit que l’entrave aux projets d’exploitation des énergies fossiles est la contestation sociale et politique des citoyens de divers horizons, ce qui entraîne un certain degré d’incertitude quant à la réalisation de ces projets. «Les capitalistes détestent l’incertitude. Et c’est là que le nationalisme arrive», dit-il.</p>
<blockquote><p>«Les gains financiers seront bénéfiques pour tous les Canadiens». Le docteur Barney croit plutôt que ce sont les coûts de telles exploitations qui sont partagés entre tous les citoyens.</p></blockquote>
<p>Par exemple, le nationalisme économique est utilisé pour rassembler les gens autour des projets pétroliers en donnant comme message que «les gains financiers seront bénéfiques pour tous les Canadiens». Le docteur Barney croit plutôt que ce sont les coûts de telles exploitations qui sont partagés entre tous les citoyens. Un autre exemple est le nationalisme culturel, qui véhicule une identité basée sur l’idée que tous les Canadiens exploitent les ressources naturelles. Ceci a pour effet d’exclure tous ceux qui ne se perçoivent pas ainsi et qui ne sont pas en accord avec cette exploitation. «Il est peut-être temps de se demander qui nous sommes et ce que nous sommes en train de faire?» commente Monsieur Barney. Il conclut en disant que ces stratégies de nationalisme sont «désespérées et qu’elles échouent», et que ceci est probablement «la meilleure des nouvelles».</p>
<p>D’un point de vue plus pratique, Mary Janigan, journaliste et auteure, explique que les pays qui font beaucoup de profit avec l’exploitation des ressources naturelles n’ont pas autant besoin de taxer leurs citoyens pour pouvoir assurer leurs dépenses. La place du citoyen est ainsi réduite au sein de l’État, et les gouvernements ont également les moyens de faire taire l’opposition. Madame Janigan explique que même si l’exploitation des ressources naturelles ne représente que 6% du produit intérieur brut du Canada, cette exploitation affecte tout de même la qualité de notre démocratie.</p>
<p>Une membre de <i>Divest McGill</i> résume lors de la période de questions qu’il faut agir au niveau politique et social pour changer notre rapport au pétrole. Elle interroge Gerald Butts (modérateur de la conférence) qui siège au Conseil des gouverneurs (<i>Board of Governor</i> – BoG) de McGill sur la raison pour laquelle le BoG n’a pas voulu se désinvestir des énergies fossiles en 2013 pour montrer la voie du changement. Monsieur Butts n’a pas voulu répondre à la question, mais Darin Barney a pour sa part salué les initiatives de <i>Divest McGill </i>et a conclu qu’il est «nécessaire de faire bouger les choses et parfois de manière dérangeante pour que ça fonctionne».</p>
<p><strong>Conférence controversée</strong></p>
<p>L’événement Pétroculture 2014 a été contesté par divers partis. Vendredi matin, deuxième journée de l’événement, un groupe de protestataires s’est effectivement regroupé afin d’«occuper» le Cercle universitaire de McGill sur la rue McTavish où avaient lieu les conférences. Le groupe de manifestants n’était pas composé d’étudiants de McGill, mais plutôt par des gens de divers horizons venus témoigner leur désaccord envers entre autre l’exploitation des sables bitumeux, comme on pouvait le lire sur la banderole qu’ils ont déployée à l’extérieur du bâtiment. Le groupe a quitté les lieux au bout d’environ une heure. L’organisation étudiante Divest McGill a également signalé son désaccord en réalisant une action à l’extérieur du Cercle universitaire de l’Université McGill.</p>
<div class="nv-iframe-embed"><iframe loading="lazy" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/O77Y6L-Z3JQ?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p><b>Le pétrole en chiffre</b></p>
<p><em>Consommation québécoise de pétrole par&nbsp;</em><em>rapport<br>
aux autres énergies en 2010</em>: &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<span style="color: #ff6600;">38.55%</span></p>
<p><em>Nombre de raffineries au Québec</em>&nbsp;: &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <span style="color: #ff6600;">2 &nbsp;(Suncor et&nbsp;Ultramar)</span><br>
<span style="color: #ff6600;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span></p>
<p><em>Nombre de projets d’exploration pétrolière en cours</em>&nbsp;: &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<span style="color: #ff6600;">6</span><br>
<span style="color: #ff6600;">&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span></p>
<p><em>Nombre de gisements pétroliers confirmés</em>&nbsp;: &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; <span style="color: #ff6600;">4 &nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/petrocratie/" data-wpel-link="internal">Pétrocratie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>b‑Shack</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/b-shack/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 05:48:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19920</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bourdonnement d’initiatives sur le campus MacDonald.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/b-shack/" data-wpel-link="internal">b‑Shack</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Réaliser un projet architectural original, de la conception des plans jusqu’à la construction sur le terrain? Connu sous le nom du b‑Shack, voici le projet initié par un groupe d’étudiants en architecture de l’Université McGill. Ce nouveau pavillon qui devrait voir le jour en mai 2014 sur le campus MacDonald s’inspire d’une ruche pour l’élaboration de son design. Le visiteur pourra ainsi avoir le sentiment de ne pas être qu’un simple observateur, mais bien un réel acteur en ayant cette impression d’entrer dans une ruche, comme l’explique Étienne Sédillot, étudiant à la maitrise en architecture à McGill et membre de l’équipe du b‑Shack.</p>
<p>Une fois construit, le pavillon servira de quartier général pour les divers acteurs en apiculture de McGill. On y trouvera trois ruches en exposition et plusieurs activités d’éducation et de sensibilisation y seront organisées dans le but de «conscientiser la population quant à la réalité critique des abeilles qui souffrent du syndrome d’effondrement des ruches», dit Étienne. Le b‑Shack pourra accueillir environ 12 personnes assises.</p>
<p>L’équipe du b‑Shack est composée presque uniquement d’étudiants en architecture, mais aussi en ingénierie et urbanisme, avec la collaboration de Maria Mingallon, qui est une professeure-adjointe, ingénieure pour ARUP. Le projet est donc supervisé, mais demeure une initiative étudiante. C’est donc une bonne opportunité pour les étudiants de prendre en main un projet et de le mener à terme. «C’est un des [points] qui m’a attiré vers le projet; c’est une des seules opportunités dans le curriculum de justement mener un projet à bout et de voir la réalisation bâtie», dit Étienne.</p>
<p>Le b‑Shack a été réalisé avec la collaboration du club d’apiculture de McGill. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, Evan Henry, président du club d’apiculture de McGill se dit très content de la réalisation de ce nouveau pavillon sur le campus Macdonald. Il dit que le club d’apiculture avait grandement besoin d’un endroit pour ses activités, et qu’il est important d’avoir un lieu pour rassembler les gens autour de la problématique des abeilles.</p>
<p>Les plans du b‑Shack sont donc presque terminés, et il ne reste plus qu’à trouver le financement nécessaire pour bâtir le fameux pavillon. L’équipe du b‑Shack a par ailleurs lancé une campagne sur «Indiegogo» qui s’est terminée fin janvier et qui lui a permis d’amasser environ 2 000 dollars. «Ce n’est pas encore assez», constate Étienne. L’équipe tente de plusieurs façons de récolter l’argent nécessaire pour idéalement terminer la construction du b‑Shack en mai. Le fond de développement durable de McGill contribue aussi au financement du b‑Shack, et le FARMM (<i>Facility for Research in Media and Mediation</i>) versera aussi un montant à l’équipe.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-19984 aligncenter" style="line-height: 1.5em;" alt="A-BeeBuildingDessin" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/02/A-BeeBuildingDessin-640x630.jpg" width="384" height="378"></p>
<pre style="text-align: center;">Luce Hyver</pre>
<p style="text-align: left;"><b>Bzzzzz</b></p>
<p>«Un tiers de ce qu’on mange provient de la pollinisation des abeilles», dit Étienne. Il explique que les raisons qui expliquent la mort de tant d’abeilles ne sont toujours pas confirmées, mais qu’il demeure primordial de sensibiliser les gens sur ce problème.</p>
<p>Evan Henry, d’Apiculture McGill, explique que les abeilles sont nécessaires pour la productivité des champs d’agriculture, mais qu’en même temps, ce sont ces champs remplis de pesticides qui pourraient être à l’origine de l’augmentation du taux de mortalité des abeilles. De retour à leur ruche, les abeilles emmèneraient avec elles non seulement du nectar, mais aussi des produits toxiques qui les contamineraient. Les monocultures aussi peuvent être à la source de la disparition des abeilles, car elles sont plus vulnérables si un parasite s’attaque à la culture. Evan croit donc que le b‑Shack est nécessaire pour tenter de mobiliser les gens sur cet enjeu.</p>
<p><b>Reprendre son espace</b></p>
<p>Y a‑t-il beaucoup de projets menés par les étudiants à McGill? «Les ressources sont là, je crois que c’est aussi beaucoup aux étudiants d’aller les chercher», constate Étienne Sédillot du b‑Shack. Chuck Adler, directeur du «campus and space planning» de McGill, dit pour sa part que la participation étudiante dans les projets de McGill sur le campus augmente de plus en plus d’année en année.&nbsp; Il reconnait toutefois que ce n’est pas facile d’avoir une idée, puis d’en faire une proposition, pour ensuite rencontrer les ressources pour finalement réaliser un projet. «Ça dépend de l’échelle du projet et de l’impact de ce projet […]. Pour avoir des ressources, on doit présenter des projets vraiment intéressants, car on [est en compétition] avec beaucoup d’autres gens qui réalisent d’autres projets [à McGill]. Les ressources sont plutôt réparties au cas par cas», souligne Chuck.</p>
<p>Si la réalisation concrète d’un projet étudiant comme le b‑Shack n’est peut-être pas largement répandue à McGill, elle n’est pas la seule. En effet, Émilie Langlois, Vincent Charles Allaire et Gabriel Damant-Sirois, étudiants à la maitrise en urbanisme à McGill, sont tous membres du nouveau groupe <i>McGill Space Project</i> (MSP). Ils expliquent en entrevue avec <i>Le Délit</i> que le but du MSP est de réaliser des installations temporaires, voire spontanées, ou permanentes sur le campus afin de se réapproprier l’espace.</p>
<p>Le fond de développement durable de McGill a approché la faculté d’urbanisme de McGill «car ils trouvaient qu’il n’y avait pas assez de projets qui étaient à vocation de développement durable par rapport à l’espace», explique Émilie. «Ils voulaient vraiment régler le problème des espaces morts, des non-lieux sur le campus», poursuit-elle.</p>
<p>Quelques projets sont présentement en développement: le <i>musical chair</i>, un concept de musique de rue pour réaliser des performances musicales ambulantes sur le campus, ainsi que la réappropriation et le réaménagement de la guérite inutilisée à l’entrée du portail Roddick sur la rue Sherbrooke. «Ça montre comment l’espace est sous-utilisé à McGill, parce que c’est l’entrée principale du campus, et il y a une guérite vide et abandonnée», constate Gabriel. «On entend souvent dire à McGill qu’il manque d’espace, mais ce qu’on réalise en fait c’est qu’il y a beaucoup d’espaces qui sont sous-utilisés. En ré-imaginant ces espaces-là, on pourrait vraiment agir sur l’esprit de communauté à McGill et faciliter les interactions sur le campus», dit Vincent.</p>
<p>Ce dernier explique que pour le moment, l’équipe est en recherche de financement et de gens intéressés à contribuer au projet. «Les gens qui utilisent l’espace tous les jours sont vraiment les meilleurs pour pouvoir aider le MSP», dit-il. Tous les étudiants intéressés de McGill sont donc les bienvenus à partager leurs idées et à s’impliquer au sein du MSP.</p>
<p>Parallèlement aux initiatives prises par les étudiants sur le campus, des professeurs viennent tout juste de démarrer le «Urban Lab», qui regroupe pour le moment des spécialistes et chercheurs travaillant sur des problématiques urbaines. Initié par Sarah Moser et Kevin Manaugh, deux nouveaux professeurs au département de géographie de McGill, le «lab» doit être vu comme un concept «parapluie qui organisera des conférences [sur les enjeux urbains] et qui pourra aider à trouver des fonds pour certains projets». C’est ce qu’explique Sarah Moser en entrevue avec <i>Le Délit</i>. «Il y a beaucoup de gens à McGill qui travaillent sur des sujets reliés à la ville, et qui proviennent de différentes disciplines. Le but est de réunir tous ces spécialistes», dit Moser. Le groupe se concentrera sur les villes dans le monde en général, et pourrait éventuellement inclure des étudiants pour collaborer au projet.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/b-shack/" data-wpel-link="internal">b‑Shack</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Simulation politique jeunesse</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/simulation-politique-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2014 05:48:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19682</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle place pour les jeunes dans l’administration Coderre?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/simulation-politique-jeunesse/" data-wpel-link="internal">Simulation politique jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>*article modifié le 30 janvier 2014 à 15.57</em></p>
<p>La fin de semaine du 25 janvier, une trentaine de jeunes âgés de 18 à 30 ans se sont réunis à l’Hôtel de ville de Montréal, à l’occasion de la 27e édition du Jeune Conseil de Montréal (JCM).<br>
Le JCM est un organisme jeunesse qui met en place chaque année une simulation du conseil de ville de Montréal, un exercice qui permet aux jeunes de s’impliquer davantage dans la politique municipale. La simulation est non-partisane: les participants discutent de projets de règlements, sans ligne de partie.</p>
<p>Cette année, ces projets portaient sur les comités de citoyens jury, le développement des toits verts et l’agriculture urbaine, et l’utilisation des technologies dans une perspective de «ville intelligente». Ce dernier projet a été présenté par Marianne Côté, responsable de la ville intelligente et des technologies de l’information. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, elle explique que le but de ce texte est de revoir l’organisation de la ville: «on veut mettre en place une organisation en réseau en faisant plus participer le citoyen, et en se servant des technologies de l’information et de la communication.»</p>
<p>Le projet, adopté lors de la simulation, prévoit par exemple la mise en place d’un Bureau des Renseignements Intelligents qui aurait comme mandat la «gestion des données intelligentes recueillies auprès des organismes de la Ville». Montréal devrait également organiser chaque année des hackatons, au cours desquels les citoyens pourraient créer et soumettre des projets d’applications. Enfin, le règlement annonce le lancement de plusieurs portails participatifs pour les citoyens, comme le portail «Un Projet près de Chez Vous».</p>
<p><strong>Quel impact au municipal?</strong></p>
<p>Ces propositions pourraient bien être examinées par l’administration Coderre. Le concept de ville intelligente était d’ailleurs au cœur du programme de Denis Coderre, lors de la campagne municipale de 2013.</p>
<p>«J’espère que les conseillers vont tenir compte [de ce projet]», dit Marianne Côté. Le fait que le responsable de la ville intelligente, Harout Chitilian, soit aussi le responsable des dossiers jeunesse à la ville de Montréal est un bon point. «Il connaissait déjà le projet, et il est proche de nous», dit Marianne Côté. Il a d’ailleurs déjà participé à la simulation du JCM par le passé.<br>
«Il y a eu beaucoup de recherches de faites pour ce projet; je ne dis pas que l’administration va adopter le projet tel quel, mais dans tous les cas, ce serait une bonne chose pour eux qu’il l’examinent» dit Eugénie Lépine-Blondeau, chef de l’opposition au JCM.</p>
<p>Il est déjà arrivé que le JCM influence le conseil de ville. Jérémy Boulanger-Bonnelly, leader de l’opposition, et étudiant à McGill, cite ainsi un projet sur la collecte des déchets. Un règlement très similaire sur le tri sélectif avait été adopté par la Ville: «Même si ce n’est pas à chaque année évidemment [que le maire s’inspire des décisions prises lors du JCM], il y a un impact».</p>
<p>Le JCM est donc une porte ouverte pour les jeunes en politique municipale. Jerémy Boulanger-Bonnelly rappelle également qu’il y a d’autres organismes jeunesses à Montréal qui sont à l’origine «d’initiatives importantes, tout au long de l’année». «Les jeunes ont leur place», affirme-t-il.</p>
<p><strong>Coderre et les jeunes</strong></p>
<p>Les jeunes seront-ils plus entendus sous le maire Coderre? De ce côté, le mandat de l’actuel maire avait plutôt mal commencé: Denis Coderre avait en effet présenté en novembre un comité exécutif de la ville…sans responsable à la jeunesse. Une décision qui avait été rapidement dénoncée, dans la journée, par les différents organismes-jeunesses de Montréal.</p>
<p>Finalement, malgré tout, les participants au JCM interrogés par <em>Le Délit</em> se disent plutôt satisfaits. «Ce qui nous a impressionnés, c’est que la journée même où nous avons envoyé un communiqué de presse pour dénoncer la décision du maire, il a avoué être dans le tort et a nommé Harout Chitilian», dit Eugénie Lépine-Blondeau. <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/des-jeunes-qui-haussent-le-ton/" data-wpel-link="internal">L’affaire avait été couverte par Le Délit</a>.</p>
<p>Le maire a d’ailleurs rendu une visite surprise aux jeunes du JCM le vendredi soir. Pour Marianne Côté, la nomination d’Harout Chitilian est une bonne chose: «c’est une personne très ouverte, après sa nomination il a tout de suite organisé une rencontre avec tous les organismes qui avaient signé le communiqué de presse, une table ronde autour des enjeux jeunesse». Jérémy Boulanger Bonnelly parle quant à lui d’une relation «harmonieuse» avec le responsable jeunesse de Montréal. De bonnes nouvelles, jusqu’à maintenant, pour la jeunesse montréalaise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/28/simulation-politique-jeunesse/" data-wpel-link="internal">Simulation politique jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«Respect, transparence et honnêteté»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/21/respect-transparence-et-honnetete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2014 05:12:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19550</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ollivier Dyens s’exprime lors du Conseil législatif de l’AÉFA.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/21/respect-transparence-et-honnetete/" data-wpel-link="internal">«Respect, transparence et honnêteté»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec un message d’ouverture au dialogue et d’écoute envers les différentes associations étudiantes mcgilloises qu’Ollivier Dyens, vice-recteur exécutif adjoint (étude et vie étudiante) en fonction depuis septembre 2013, a entamé le premier Conseil législatif de 2014 de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA) de McGill le 15 janvier.</p>
<p>Après l’adoption de l’ordre du jour, Ollivier Dyens s’est adressé aux étudiants et départements présents au conseil. «L’idée est de créer le meilleur système de soutien», a‑t-il exprimé. Pour l’année à venir, Dyens a présenté quatre initiatives que McGill aimerait réaliser.</p>
<p>D’abord, l’université doit promouvoir davantage un mode de vie sain sur le campus, par exemple en offrant plus de services liés à la santé mentale. Ensuite, McGill veut continuer de donner des outils aux étudiants pour qu’ils développent leurs capacités en dehors des salles de classe, et également s’assurer qu’il y ait un continuum dans l’apprentissage afin qu’il ne s’arrête pas dès la sortie de la salle de classe. Finalement, Dyens a annoncé que McGill tenterait peut-être de revoir la formule de la semaine <i>Frosh</i>, et également de proposer une meilleure façon aux étudiants de vivre leur semaine de relâche, pour que celle-ci soit moins axée sur la fête et la consommation élevée d’alcool.</p>
<p>Dyens a invité les étudiants à continuer à «mettre au défi» l’administration, a précisé que «99% de ce que [l’administration] fait n’est pas confidentiel, et que 99% de ces dossiers peuvent être partagés [avec les étudiants]», et qu’il tient à «s’asseoir avec [les étudiants] et à partager ces dossiers».</p>
<p><b>Meilleurs services de santé mentale</b></p>
<p>Au sein de la population étudiante, il semble y avoir une insatisfaction par rapport aux services offerts sur la santé mentale à McGill, comme l’a soulevé une étudiante lors du conseil.</p>
<p>Pourtant, dans un courriel envoyé la semaine dernière aux médias de McGill, Doug Sweet, le directeur des communications internes de McGill, annonçait que les services en santé mentale se sont améliorés au sein de l’université. Il explique que la liste d’attente pour ces services était de 270 personnes à la même période l’année dernière, et que cette année, cette liste totalise seulement 56 personnes, grâce à une augmentation de budget et au support de divers groupes.</p>
<p>C’est aussi ce qu’Ollivier Dyens a soutenu en réponse à cette étudiante lors du conseil. Dyens a toutefois dit que 160 personnes étaient sur la liste d’attente à pareille date l’année dernière. Il a reconnu que McGill est une large bureaucratie, et qu’il peut s’avérer difficile pour les étudiants de savoir où chercher de l’aide ou obtenir des services.</p>
<p>McGill tentera de nouvelles initiatives par rapport à la santé mentale sur le campus, comme des tests personnels pour évaluer sa propre santé mentale, ou encore la création d’une application pour téléphone qui permettrait de localiser les services offerts à McGill, qui serait un système intelligent et qui détiendrait un volet questions/réponses utiles pour les étudiants.</p>
<p>«La santé mentale est le point final d’un énorme processus», dit Dyens lors du conseil. «C’est un problème qui est créé par la pression infligée aux étudiants à l’université». Ollivier Dyens est d’avis qu’il faut s’attaquer au problème à la base en le prévenant le plus tôt possible.</p>
<p><b>Motions et référendum</b></p>
<p>Le Conseil législatif de l’AÉFA a voté en faveur de toutes les motions proposées à l’ordre du jour. Les plus notables: la motion pour que l’AÉFA continue de soutenir financièrement le fond pour l’accès aux étudiants autochtones, la motion pour amender le budget de l’AÉUM afin que 100 dollars soient ajoutés pour la tenue d’une rencontre spéciale à l’hiver, et, finalement, la motion pour qu’un pot luck se tienne après les conseils de l’AÉFA, motion qui a soulevé le plus de discussion lors du conseil.</p>
<p>Deux questions qui seront soumises au référendum de l’AÉFA en hiver ont également été votées. Les étudiants seront donc invités à se positionner sur un amendement à la constitution de l’AÉFA afin que les membres du Comité exécutif de l’AÉFA qui démontrent un besoin financier puissent recevoir une rémunération pour leurs fonctions. De plus, un autre amendement à la Constitution sera proposé afin de nommer un représentant du Comité de l’engagement communautaire des arts.<span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 650px;"><span class="media-credit-dd"><br>
</span></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Calendrier et annonce&nbsp;</b></p>
<p>22 janvier : Town hall de la Faculté des arts sur les «<i>people, process and partnership</i>» (PPP)</p>
<p>21 au 30 janvier : événement «<i>Work your B.A.</i>» (conférences sur les carrières)</p>
<p>5 février : Assemblée générale de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM)</p>
<p>Nouvel horaire du Bar des arts: suite au vandalisme commis en octobre dans le bâtiment, le Bar des arts sera sous peu ouvert de 17h à 20h au lieu de 16h à 21h.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/21/respect-transparence-et-honnetete/" data-wpel-link="internal">«Respect, transparence et honnêteté»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entente hors cour</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/entente-hors-cour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 05:50:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19444</guid>

					<description><![CDATA[<p>MUNACA et AÉRUM s’entendent avec McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/entente-hors-cour/" data-wpel-link="internal">Entente hors cour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les membres de MUNACA (<i>McGill University Non-Academic Certified Association</i>) et de AERUM/AFPC (Association des Employés en Recherche de l’Université McGill/Alliance de la Fonction Publique du Canada), syndicats respectifs des employés non enseignants et des employés en recherche à McGill ne se présenteront finalement pas en cour contre McGill en janvier. Les membres des syndicats avaient rempli plus de 300 formulaires de plainte en vertu de l’article 15 du Code du travail au cours du mois d’octobre et de novembre 2013. Cette plainte mentionnait que les employés membres de MUNACA et AÉRUM étaient visés par l’administration de McGill parce qu’ils sont syndiqués. Comme l’explique Sean Corry, président de AÉRUM-AFPC, les membres des syndicats ont été invités à retirer leur plainte suite au compromis finalement conclu entre McGill et les deux syndicats.</p>
<p>En effet, en octobre, l’administration de McGill avait annoncé aux deux organisations que leur salaire serait versé toutes les deux semaines, et que la première paie en janvier subirait un délai. Sans changer leur salaire total sur le mois, ce délai modifie à la baisse la première paie de janvier. Spécialement après le temps des fêtes, cette première paie est cruciale pour nombre de ces salariés.</p>
<p>Comme l’avaient exprimé les deux groupes syndicaux, la paie aux deux semaines n’était pas un problème. C’était bien le délai de la première paie qui aurait entrainé des problèmes financiers aux employés, malgré le prêt plutôt rigide devant être remboursé en avril 2014 que l’Université offrait pour panser la situation. Les deux organisations avaient exprimé le sentiment d’être visées par une telle mesure, jugée inutile, en raison du fait que leurs membres sont syndiqués.</p>
<p>Kevin Whittaker, président de MUNACA, explique au <i>Délit </i>qu’après plusieurs rencontres avec les ressources humaines, et même avec la principale de McGill, Suzanne Fortier, l’Université a décidé de maintenir le délai, mais de modifier les critères relatifs au prêt, permettant aux employés de le rembourser seulement à la fin de leur contrat de travail et non plus en avril comme le suggérait la première offre. Whittaker croit que c’est le grand nombre de plaintes soumises qui ont incité l’Université à modifier son cap, «mais que les rencontres publiques où les membres ont pu s’exprimer ont beaucoup à voir» avec ce changement. Il explique que le processus a été long, car McGill ne comprenait pas quel était le problème pour les membres de MUNACA et de AÉRUM-AFPC avec ce changement de paie.</p>
<p>Donc, en janvier, les employés des deux organisations recevront une paie pour l’équivalent de trois jours, conséquence du délai qui prévaut toujours. Toutefois, les organisations se sont entendues avec McGill afin qu’un prêt sans intérêt allant de 100 à 600 dollars soit offert aux employés pour compenser les pertes associées au délai. Ce prêt pourra être remboursé à la fin du contrat de travail, ce qui représente une bonne offre selon Kevin Whittaker qui explique que ceci «retire la discrimination financière dont les membres étaient sujets dans les offres précédentes». Grâce à cet accord, les deux partis n‘iront finalement pas devant les tribunaux à ce sujet.</p>
<p>Whittaker dit au <i>Délit </i>que, pour l’instant, il n’y a pas d’autres points de tension entre McGill et MUNACA. Il espère pouvoir travailler de nouveau avec les ressources humaines dans le futur afin d’éviter ce genre de situation. «C’est encourageant de voir qu’à la fin, l’Université a écouté nos problèmes et les a résolu pour aider nos membres», exprime Whittaker. Sean Corry affirme pour sa part que les membres de AÉRUM sont inquiets quant aux plans de retraite de McGill, qui, pour les nouveaux employés, seront «beaucoup plus bas que les autres universités canadiennes en 2015». Il souligne également «l’importance de maintenir de bonnes relations de travail entre AÉRUM et McGill en tentant de résoudre les problématiques qui surviennent, comme il a été fait avec le changement de paie».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/entente-hors-cour/" data-wpel-link="internal">Entente hors cour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quelle place pour l’indépendance?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/quelle-place-pour-lindependance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 17:54:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19385</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les profits aux dépends de la liberté de la presse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/quelle-place-pour-lindependance/" data-wpel-link="internal">Quelle place pour l’indépendance?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les journalistes québécois perdent peu à peu leur indépendance. En effet, «la prépondérance des facteurs économiques» dans les médias contemporains affecte sévèrement la liberté d’action des journalistes. C’est ce qu’explique le secrétaire général du Conseil de presse du Québec (CPQ), Guy Amyot, lors d’une conférence adressée aux étudiants en journalisme de l’Université de Montréal le jeudi 31 octobre. Les médias ont une responsabilité envers la société. Toutefois, cette responsabilité est compromise, car les entreprises médiatiques mettent désormais l’importance sur «ce qui rapporte, pas ce qui informe».</p>
<p>En théorie, les médias sont guidés par trois principes, explique Guy Amyot. Ils doivent produire de l’information de qualité, ils doivent être libres et indépendants, et ils ont un devoir d’imputabilité. Toutefois, la réalité économique entourant les médias les empêche souvent de respecter ces principes qui sont essentiels à la réalisation de leur fonction première: produire une information au service de la société et de la démocratie.</p>
<p>Guy Amyot dit qu’on assiste en ce moment à «une crise structurelle des médias d’information». L’information de qualité n’étant plus rentable, les compagnies médiatiques se tournent vers une foule de solutions pour minimiser leurs coûts et augmenter leurs profits. Ici, ce n’est plus l’indépendance et la qualité de l’information qui compte, mais bien sa rentabilité financière. Cahiers thématiques élaborés avec des annonceurs publicitaires, ententes mélangeant production de publicité et d’information, partenariats exclusifs, embauche de bloggeurs bénévoles au dépend de journalistes payés, augmentation de la concentration et de la convergence médiatique… Guy Amyot cite une série de stratégies utilisées par les entreprises médiatiques où les facteurs économiques dominent.</p>
<p>Marie-Ève Cloutier, journaliste indépendante, dit au <i>Délit</i> qu’«il arrive que la liberté de presse soit brimée étant donné le contexte financier difficile dans lequel se trouvent les médias». «Soudainement, le département de la publicité flirte dangereusement avec le département de journalistes et il arrive de plus en plus souvent que des publireportages apparaissent dans les journaux et les magazines», dit-elle. Marie-Ève dit que même des petits médias indépendants doivent maintenant parfois se plier aux publicitaires pour pouvoir survivre.</p>
<p><b>Chien de garde peu menaçant</b></p>
<p>«40% des producteurs d’information en 2013 ont quitté le Conseil de presse» au Québec (CPQ), dit Guy Amyot. Un pourcentage alarmant, quand on sait que les gros joueurs médiatiques, tel que Québécor, ne sont même pas membres du conseil. Il y a de plus en plus d’absents au conseil, ce qui vient réduire son pouvoir déjà questionné.</p>
<p>Le CPQ est l’organisation en charge de réguler la presse au Québec. Sa mission est, entre autre, de veiller au maintien de l’indépendance et de la qualité de l’information des organes de presse. Il agit comme tribunal d’honneur auprès des médias. Le CPQ doit recevoir les plaintes des citoyens qui considèrent qu’un média n’a pas respecté le code déontologique journalistique, et par la suite transmettre son jugement.</p>
<p>Malheureusement, cette régulation n’est pas tellement efficace. Non seulement l’adhésion au conseil n’est pas obligatoire, mais les pouvoirs du conseil sont très limités. Le CPQ, en effet, n’a pas de pouvoir de sanction. Il n’y a que la réputation des médias qui peut être affectée par les décisions du conseil. Il ne peut pas non plus imposer des amendes ou poursuivre un média suite à une plainte reçue. Il ne peut que décréter qu’un organe de presse n’a pas respecté sa mission. En théorie, le média en tort devrait publier la décision du Conseil de presse, mais il n’est pas obligé de le faire.</p>
<p>Enfin, le code déontologique sur lequel le conseil s’appuie pour décider si les médias ont commis une erreur ne fait pas l’unanimité parmi les journalistes. De la même manière que les médias peuvent être restreints par les publicitaires et les entreprises, le conseil est restreint par ses constituants. Par exemple, le Fédération des journalistes du Québec veut en ce moment modifier le code déontologique sur lequel le Conseil s’appuie, afin d’en réduire la vigueur pour protéger les entreprises impliquées dans les médias.</p>
<p>L’indépendance journalistique, de plus en plus utopique? Avec la prépondérance des facteurs économiques et un Conseil de presse au maigre pouvoir, l’avenir est plutôt sombre pour la liberté de presse au Québec.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/quelle-place-pour-lindependance/" data-wpel-link="internal">Quelle place pour l’indépendance?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cyclistes sur la sellette</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/19362/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2013 17:36:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19362</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle place pour les cyclistes à McGill?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/19362/" data-wpel-link="internal">Cyclistes sur la sellette</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>McGill dit être un campus durable. Le «lower campus» est une zone piétonne, c’est pourquoi McGill demande aux cyclistes de descendre de leur vélo quand ils y entrent. D’ailleurs, sur la rue McTavish, les contrevenants&nbsp; à cette règle peuvent même recevoir une amende, puisque c’est la Ville de Montréal qui a mis en vigueur cette règlementation.</p>
<p>Toutefois, malgré cette interdiction, les étudiants continuent de rouler à vélo sur le campus, ce à quoi l’administration a répondu cette année par l’installation de barrières pour cyclistes à l’entrée Milton du campus. Suite à des actes de vandalisme, et à l’inefficacité apparente de telles barrières, l’administration de McGill a finalement décidé de les enlever, il y a quelques semaines. Suite à cela, un groupe de travail a été créé pour se pencher sur le cyclisme dans l’espace mcgillois. Ces développements récents mettent de l’avant la question de la place des cyclistes à McGill.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 640px">
			<span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id="207" style="width: 650px;"><span class="media-credit-dt"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-19365 aligncenter" alt="A-Velos1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2013/11/A-Velos1-640x426.jpg" width="640" height="426" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2013/11/A-Velos1-640x426.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2013/11/A-Velos1-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/camille-chabrol/?media=1" data-wpel-link="internal">Camille Chabrol</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</span></span></span></figure>

<p>&nbsp;</p>
<p><b>Quels problèmes?</b></p>
<p>Pourquoi restreindre le droit de rouler à vélo sur le campus? La plus grande problématique par rapport à la question des vélos est le partage de l’espace entre cyclistes et piétons sur le campus, et la sécurité de ces deux populations. C’est ce que dit Kevin Manaugh, assistant professeur dans la Faculté d’environnement et au département de géographie et participant au nouveau groupe de travail sur le cyclisme à McGill. De plus, il constate que les nouvelles politiques de McGill, comme les barrières des portes Milton, ont plutôt suscité la controverse que solutionné les problèmes de sécurité reliés au vélo sur le campus. Le <i>McGill Reporter</i> écrivait en août que quatre incidents entre piétons et cyclistes avaient été notés au cours des dernières années.</p>
<p>Martin Krayer Von Krauss, chef du bureau de développement durable à McGill (MOoS) présidera le groupe de travail sur le cyclisme, créé le mois dernier, qui sera composé de treize membres, dont cinq étudiants. <i>Le Délit</i> lui a demandé pourquoi, selon lui, la question du cyclisme est aussi présente à McGill en comparaison à d’autres universités montréalaises. Il explique que McGill possède un terrain très vaste, où il y a une grande circulation à gérer.</p>
<p>«Les autres universités n’ont pas à se poser la question de la circulation sur leur campus vu que c’est la Ville de Montréal qui leur dicte ce qui est approprié, parce que c’est le terrain de la ville», dit-il.</p>
<p><b>Permettre ou interdire le cyclisme sur le campus?</b></p>
<p>Kevin Manaugh explique que le nouveau groupe de travail sur le cyclisme de McGill tentera de «comprendre la place des cyclistes sur le campus». Le groupe réfléchira à comment assurer un meilleur environnement cyclistes/piétons sur le campus. &nbsp;Selon lui, il croit qu’il n’y a que des bénéfices à rendre le campus plus «<i>biking-friendly</i>».</p>
<p>Kevin Manaugh croit que la construction d’une voie cyclable sur le campus pourrait être une bonne solution pour permettre aux cyclistes de circuler sur le campus.</p>
<p>Malgré le fait qu’il soit intéressé à explorer la possibilité d’une piste cyclable, Martin Krayer Von Krauss souligne les coûts importants qu’engendrerait la création d’une piste cyclable. De plus, il y aurait selon lui des endroits qui seraient problématiques. Il cite l’intersection Milton/University qui représenterait une zone à risque, en raison de la présence d’un angle mort et d’une forte circulation piétonnière et cycliste. «C’est inévitable qu’il y ait un croisement. Est-ce qu’une piste cyclable peut se faire de manière sécuritaire?» Il parle d’une passerelle piétonnière en hauteur comme étant une option, mais souligne encore une fois l’improbabilité due aux coûts qui seraient sans doute considérables.</p>
<blockquote><p>«Les autres universités n’ont pas à se poser la question de la circulation sur leur campus vu que c’est la Ville de Montréal qui leur dicte ce qui est approprié, parce que c’est le terrain de la ville»-&nbsp;Martin Krayer Von Krauss</p></blockquote>
<p>Selon Martin Krayer Von Krauss, ouvrir la circulation aux vélos sur le campus serait une possibilité, mais il reconnaît que ce scénario n’est pas sans complication. D’une part, il explique que cela risque d’augmenter le nombre de cyclistes comparativement à celui qu’on connaît actuellement. «Parce que, là, on ouvre la porte à des gens qui autrement n’ont rien à faire sur le campus, ils vont le traverser comme raccourci». Il explique que&nbsp;«ce n’est pas mauvais en soi; plus de gens vont venir nous visiter, le sentiment d’appartenance à McGill à Montréal va augmenter, mais, en augmentant le trafic, on augmente aussi les risques pour les piétons». Il rappelle également que de tels aménagements engendreraient des coûts importants, ce qu’il n’est pas sûr que McGill puisse assumer.</p>
<p>Gabriel Damant Sirois, chercheur au groupe de recherche interdisciplinaire en transport de McGill (<i>Transportation Resarch At McGill</i>, TRAM) et étudiant en deuxième année à la maîtrise en urbanisme à McGill, croit qu’il faut plutôt abolir la configuration de «rue» à McGill. Gabriel explique le concept de «<i>complete street</i>» selon lequel «la rue ne définit pas ce qui est supposé être où», mais la rue devient un lieu où chacun s’approprie l’espace et circule comme il le veut. Le modèle de rue à McGill «ne donne pas l’impression d’être en espace rapproché avec les autres et on fait moins attention, donc ça peut conduire à des accidents». Il donne aussi comme solution le tracé d’une bande cyclable, mais ne croit pas que cela soit la meilleure option. Au contraire, la tendance urbanistique veut plutôt qu’il n’y ait plus de séparation des espaces dans les rues. Il donne l’exemple d’un village en Allemagne qui a décidé de retirer toutes les signalisations routières de ses rues, et où le nombre d’incidents a diminué considérablement. «Si un village est capable de faire ça, je pense que McGill pourrait essayer de faire quelque chose de semblable», dit Gabriel. Il faut faire un aménagement où les gens adopteraient des comportements plus responsables, «plutôt que de séparer la circulation».</p>
<p><b>Encourager les vélos pour un campus durable</b></p>
<p>Le fait que McGill ait une approche plutôt restrictive par rapport aux vélos sur le campus semble aller contre sa mission d’être un campus durable. L’attitude de McGill semble décourager les étudiants à l’idée d’utiliser leur bicyclette. C’est ce qu’un groupe d’étudiants en étude urbaine de l’Université McGill a constaté dans le cadre d’un projet concernant les «barrières», autant psychologiques que physiques, qui restreignent les gens à faire du vélo sur le campus. En effet, pour les cyclistes potentiels, l’inconfort face aux règles de McGill et la relation entre les cyclistes et les piétons sont des problématiques qui les freinent à faire du vélo sur le campus. Pour les cyclistes réguliers, il y a une problématique quant à l’atmosphère et à la règlementation de McGill. Les cyclistes ne se sentent pas nécessairement les bienvenus sur le campus.<br>
Le groupe croit que la promotion du cyclisme doit être faite sur le campus, et ce, dès l’arrivée des nouveaux étudiants à McGill, en organisant par exemple des sessions d’information dans les résidences universitaires et lors du <i>Frosh</i>. Une meilleure ambiance doit aussi être créée entre cyclistes et piétons, et les services (sécurité, réparation/infrastructure et stationnements pour vélo) doivent être améliorés.</p>
<blockquote><p>«Il faut &nbsp;un aménagement où les gens adopteraient des comportements plus responsables, plutôt que de séparer la circulation». – Gabriel Damant Sirois</p></blockquote>
<p><b>Plus de collaboration?</b></p>
<p>Kevin Manaugh aimerait que «l’école de planification urbaine soit plus impliquée par rapport à ce qui se fait quant à l’espace sur le campus». Il dit que McGill gagnerait beaucoup à travailler avec les étudiants sur cet enjeu, qui eux aussi y trouveraient leur compte. Une meilleure communication entre les différentes instances impliquées dans la planification de McGill est souhaitable, selon Manaugh.</p>
<p>Emory Shaw, étudiant en études urbaines faisant partie du groupe qui a travaillé sur les «barrières» sur le cyclisme à McGill, croit qu’il doit y avoir une plus grande collaboration entre les divers acteurs de McGill. «Nous sommes des étudiants qui avons des connaissances intéressantes sur comment planifier l’espace». Il dit que l’école d’urbanisme de McGill est reconnue au Canada, et que beaucoup de talents d’étudiants pourraient davantage être exploités</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/25/19362/" data-wpel-link="internal">Cyclistes sur la sellette</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Résultats du référendum</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/18/resultats-du-referendum-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2013 19:02:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19299</guid>

					<description><![CDATA[<p>Brève</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/18/resultats-du-referendum-2/" data-wpel-link="internal">Résultats du référendum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Le référendum d’Automne 2013 de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) est maintenant terminé. &nbsp;Toutes les questions proposées ont été adoptées. Sur les &nbsp;22 423 étudiants pouvant voter dans le cadre du référendum, seuls 4109 ont participé au vote. Le quorum de 15% a donc été atteint de justesse, avec un taux de participation de 18,3% des étudiants membres de l’AÉUM.</p>
<p dir="ltr">Le service de restauration bénévole <em>Midnight Kitchen</em>&nbsp;continuera d’exister, avec 86.9% des votes en faveur de cette question. Les frais chargés aux étudiants augmenteront, &nbsp;grâce à l’appui de 72.5% des votes. À partir du semestre prochain, l’organisation chargera donc 3,25$ aux étudiants au lieu de 2,25$. &nbsp;Ces frais seront également ajustés à l’inflation, ce sur quoi s’est entendue la majorité des étudiants qui ont voté.</p>
<p>La garderie de l’AÉUM pourra augmenter les frais chargés aux étudiants pour son fonctionnement, frais qui seront également ajustés à l’inflation, selon les résultats du vote. Ainsi, les frais passeront de 1,50$ à 2,50$ à partir du semestre prochain, grâce à 79,8% d’appui de l’électorat.</p>
<p>Finalement, la constitution de l’AÉUM a été adoptée avec 88,8% des votes en sa faveur.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/18/resultats-du-referendum-2/" data-wpel-link="internal">Résultats du référendum</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Médecine contre la Charte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/medecine-contre-la-charte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 06:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19226</guid>

					<description><![CDATA[<p>Brève.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/medecine-contre-la-charte/" data-wpel-link="internal">Médecine contre la Charte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Association des Étudiants en Médecine de l’Université McGill se positionne contre le projet de loi 60 nommé «Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodements». Le projet de loi a été officiellement déposé par le gouvernement Marois la semaine dernière, donnant suite à l’initial projet de loi sur la Charte des valeurs québécoise. Dans un communiqué de presse, les étudiants en médecine de McGill expriment leur désaccord face à la Charte, car ils ont une «ferme croyance en l’importance d’un environnement où les individus sont libres de porter des ‘‘signes religieux ostentatoires’’». Ils jugent que porter de tels signes n’altère en rien le travail fait par ceux qui œuvrent dans le domaine de la santé.</p>
<p>Un droit de retrait à la charte pour les établissements du réseau de la santé est possible, mais il est toutefois limité. Carl White Ulysse, président exécutif de l’Association des étudiants en médecine de l’Université McGill explique au <i>Délit </i>que «le droit de retrait est quand même soumis à une approbation gouvernementale, puis, en plus, ce n’est pas renouvelable indéfiniment. Au final, c’est une période de transition, ce n’est pas un vrai droit de retrait. Éventuellement, les hôpitaux vont être soumis à cette charte-là. C’est un problème pour nous». En effet, les hôpitaux devront respecter des conditions strictes pour pouvoir prolonger ce droit de retrait qui, de toutes façons, pourrait être refusé par le gouvernement, comme le dit Carl White Ulysse.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/medecine-contre-la-charte/" data-wpel-link="internal">Médecine contre la Charte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Remplir les casseroles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/remplir-les-casseroles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandra Nadeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 06:34:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19220</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’organisation bénévole Midnight Kitchen en référendum.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/remplir-les-casseroles/" data-wpel-link="internal">Remplir les casseroles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le compte à rebours a commencé pour Midnight Kitchen (MK). La période de référendum de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) se terminant le 14 novembre, il ne reste que quelques jours aux&nbsp; étudiants mcgillois pour se positionner sur les questions proposées par MK.</p>
<p>Les étudiants sont invités à voter pour décider s’ils veulent que MK continue d’exister, s’ils acceptent une augmentation de 2,25$ à 3,25$ des frais qui leur sont chargés par session, et s’ils sont d’accord que cette augmentation soit ajustée à l’inflation.</p>
<p>Un comité du OUI a été formé pour inciter les étudiants à voter en faveur des questions proposées. Kelly Schieder, bénévole pour ce comité, se dit confiante par rapport au référendum. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, Kelly Schieder explique que si les frais chargés aux étudiants ne sont pas augmentés, MK aura de réels problèmes budgétaires. «Avec environ 250 personnes qui bénéficient des services à tous les jours, un nombre qui ne cesse d’augmenter, nous sommes rendus à un point où nous n’avons plus assez de nourriture à offrir aux étudiants en fin de service», dit-elle. MK compte utiliser ce revenu monétaire supplémentaire pour offrir en priorité une meilleure qualité, quantité et diversité d’aliments. Introduire un service de petit-déjeuner serait une autre priorité. Ensuite, le nombre d’heures de travail des employés rémunérés serait augmenté, afin qu’ils puissent s’investir davantage au sein de MK. Il est également projeté d’exploiter davantage la salle 302 du bâtiment Shatner où les services d’alimentation se trouvent, afin que plus d’activités y soient organisées et que la communauté se sentent plus impliquée au sein de MK.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Opinions étudiantes</b></p>
<p>Natacha, une étudiante en deuxième année à McGill, dit qu’elle utilise les services de Midnight Kitchen (MK) car elle paie pour ce service dans ses frais de scolarité, et parce qu’elle aime bien la nourriture végétalienne servie. Elle a déjà voté dans le cadre du référendum, en faveur de toutes les motions proposées par MK. Natacha aimerait que MK offre suffisamment de nourriture aux étudiants, et que les portions soient plus grosses. Elle explique que parfois, une incertitude règne quant à la quantité de nourriture disponible pour tous ceux qui attendent en file.</p>
<p>Thomas, étudiant en première année, vient à MK environ trois fois par semaine, car, financièrement, cela lui permet d’économiser un peu de sous.&nbsp; Il aimerait que davantage de publicité soit faite afin de promouvoir&nbsp; les services de MK, car beaucoup d’étudiants ne savent pas qu’ils existent.</p>
<p>Sandra et Marion, deux étudiantes de Belgique en échange à McGill, apprécient les services de MK. «C’est vraiment bon, et c’est pas cher», disent-elle. Elles soulèvent qu’elles n’ont pas un tel service dans leur université d’origine, mais que les prix pour la nourriture sur le campus ne sont pas aussi chers qu’à McGill. Selon elles, puisqu’il est assez dispendieux d’acheter de la nourriture des cafétérias de McGill, MK est un service essentiel et accessible pour les étudiants du campus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/remplir-les-casseroles/" data-wpel-link="internal">Remplir les casseroles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
