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	<title>Xavier Plamondon - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 Apr 2012 01:08:38 +0000</lastBuildDate>
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		<title>AUS : la grève n’aura pas lieu</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/aus-la-greve-naura-pas-lieu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2012 04:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée générale]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[faculté des arts]]></category>
		<category><![CDATA[GGI]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[quorum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La motion de grève générale illimitée est refusée par la majorité, avec un avantage de 114 voix.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 13 mars à 18 heures, &nbsp;plus de 1 000 étudiants de la Faculté des Arts se sont donnés rendez-vous afin de voter sur la motion de grève générale illimitée qui, si adoptée, commencerait le 15 mars à 8 heures et serait revoter à chaque semaine. Ceci a causé un mal de tête logistique aux représentants de l’AUS, qui ont dû organiser, à la dernière minute, des salles supplémentaires afin de répondre au taux de participation plus élevé qu’en temps normal. Une immense file s’était formée du bâtiment Shatner jusqu’au portail Milton.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vers 18&nbsp;heures 30, la majorité des étudiants ont pu pénétrer dans les différentes salles (le Leacock 132, la cafétéria et la salle de bal du Shatner), en communication par vidéoconférence afin que tous aient accès aux mêmes débats, instructions et informations. &nbsp;Le temps d’attente, pour ceux qui était tout au bout de la file en a finalement valu la peine puisque tous ont pu être accommodés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la salle de bal, un débat informel a commencé à 19 heures 45, alors que les membres de l’AUS commençaient à s’impatienter. Fait cocace&nbsp;: dans la salle de bal, l’assemblée était dérangée par des cours de ballets qui avaient lieu dans l’autre moitié de la salle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Max Zidel, candidat au Sénat de la Faculté des Arts, a entamé le bal en précisant que la grève est une opportunité pour que tout un chacun puisse participer au mouvement, sans obstructions aux procédures académiques habituelles. Selon lui, il s’agit d’une action symbolique de solidarité. D’autres se sont aussi levés pour souligner l’importance de se joindre au mouvement pour soutenir les autres universités en grève.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>McKenzie Kibler, U0, a insisté sur le fait qu’il n’existe aucune garantie que la ligne de piquetage soit pacifique, qu’il y a des risques que les étudiants désirant assister à leurs cours en soient empêchés. Ceci a provoqué sur longue discussion sur la question, démontrant les craintes partagées par plusieurs étudiants. Un autre débat a émergé lorsqu’une étudiante a déclaré qu’il faut différencier un vote sur la grève et un vote sur la hausse, car l’un n’implique pas l’autre. Les discussions se sont poursuivies jusqu’à 21 heures, modérées par la talentueuse Nida Nizam qui a su alléger l’atmosphère tendue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À 21 heures 45, le débat principal s’est entamé, la diffusion rendue possible grâce au <em>livestreaming </em>de TVMcGill (plus de 1 300 personnes suivaient le débat en ligne). Deux intervenants de chaque salle ont été sélectionnés pour prendre la parole au micro. D’autres sont intervenus pour rappeler les conséquences d’une session retardée. Ethan Feldman a insisté sur l’importance de joindre la CLASSE, le seul levier capable de faire changer le gouvernement de position.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A 22 heures les membres de l’AUS ont voté pour clore le débat et poursuivre directement au vote principal sur la motion initiale. Dans la salle de bal, 87 ont voté pour la grève générale illimitée, 186 contre, et 4 se sont abstenus. Dans la cafétéria, 191 ont voté pour, 193 contre, avec 3 abstentions. Dans le Leacock 132, 217 pour, 230 contre, 9 abstentions; &nbsp;495 se sont prononcés en faveur de la grève générale illimités, alors que 609 s’y sont opposés, avec 16 abstentions.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un dictateur mis à nu</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/06/un-dictateur-mis-a-nu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 14:43:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[andrei ujica]]></category>
		<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[bucarest]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[kim il-sung]]></category>
		<category><![CDATA[nicolae ceaucescu]]></category>
		<category><![CDATA[peuple]]></category>
		<category><![CDATA[roumanie]]></category>
		<category><![CDATA[totalitarisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le film L’autobiographie de Nicolae Ceausescu, les images d’archive défilent et exposent la folie des grandeurs du défunt conducator roumain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans s’en rendre compte, le réalisateur Andrei Ujica a peut-être inventé un nouveau style cinématographique. Car même si L’autobiographie de Nicolae Ceausescu est considéré comme un documentaire biographique, le film, composé exclusivement d’images de propagande d’archives, est totalement dépourvu de toute narration. Ainsi, aucune information n’est donnée à l’auditoire quant au contexte des scènes mettant en relief des signatures de traités, des discours importants, ou des visites diplomatiques. Le public est laissé à lui seul, confus, et certes déçu si son intention était d’en apprendre davantage sur la dictature roumaine de l’époque soviétique.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-ceaucescu.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-11635" title="c - ceaucescu" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-ceaucescu-740x416.jpg" alt width="740" height="416"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté du Cinéma du Parc</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le film débute alors que l’on voit le couple Ceausescu destitué, devant un tribunal sommaire, face à de sévères accusations relatant au massacre de Timisoara. Le reste du documentaire consiste en un long flashback sur la vie de Ceausescu, commençant avec l’arrivée au pouvoir de l’homme fort de la Roumanie en 1965, suite à la mort de Gheorghiu Dej. On est ensuite témoin du développement industriel et agricole du pays, de discours à la rhétorique socialiste, et peu à peu de la transformation du régime communiste roumain en un instrument totalitaire dont les ficelles ne sont tirées par nul autre que Nicolae Ceausescu.</p>
<p>La folie des grandeurs du conducator ainsi que son goût prononcé pour la planification étatique et la révolution culturelle sont bien mis en évidence. La scène de la visite du dirigeant nord-coréen Kim Il-sung est certainement mémorable: des milliers de danseuses en habits multicolores, s’agitant au rythme d’une musique triomphale, accueillent le cortège officiel. Le documentaire expose aussi le rêve titanesque de Ceausescu: construire la maison du Peuple de Bucarest, un fantasme qui&nbsp; s’avère être aujourd’hui l’un des bâtiments les plus imposants d’Europe</p>
<p>Le documentaire est une réussite dans sa juste représentation de Ceausescu au naturel. On le voit se baignant dans la mer avec sa femme, jouant au volley-ball, allant aux obsèques de sa mère. Avec ce recul, on réalise la petitesse de l’homme, son ridicule, sa grossièreté. Ses discours, teintés de doctrine marxiste-léniniste, sont vides de sens. On le sent seul et en manque de confiance, alors que son pays s’enfonce dans la stagnation et la pauvreté.</p>
<p>Pour accomplir ce tour de force, Andrei Ujica a eu accès aux archives nationales roumaines, qui possèdent en banque des milliers d’heures d’images officielles de l’époque. En effet, on estime que le dictateur se faisait filmer en moyenne une heure par jour, profitant de chaque occasion pour exhiber sa vie privée. Le film met ainsi à nu le narcissisme lâche de l’ancien dictateur: Ceausescu étant un maître des moyens de communication moderne, il utilisait à outrance une machine à propagande pour assurer la survie de son régime.</p>
<p>Le documentaire ne s’adresse pas à un public très large. Seuls les connaisseurs de la dictature roumaine pourront apprécier à leur juste valeur les images et les replacer dans leur contexte. Il faut aussi préciser qu’il s’agit d’une odyssée monumentale d’une durée de trois heures.. Il est dommage qu’Ujica ait décidé de prendre la voie de la marginalité, alors que ce sombre épisode de l’Histoire du XXe siècle aurait intérêt à être connu davantage.</p>
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		<item>
		<title>À chaque boisson son verre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/a-chaque-boisson-son-verre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:36:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[à boire]]></category>
		<category><![CDATA[delmonico]]></category>
		<category><![CDATA[high ball]]></category>
		<category><![CDATA[la coupe]]></category>
		<category><![CDATA[le pot mason]]></category>
		<category><![CDATA[le shooter]]></category>
		<category><![CDATA[le verre à cocktail]]></category>
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		<category><![CDATA[le verre ballon]]></category>
		<category><![CDATA[low ball]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est bien beau de faire des cocktails, mais toujours est-il qu’il faut savoir les servir dans le verre approprié. Voici un petit guide préparé par Le Délit.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Saviez-vous que la tradition de trinquer vient du Moyen‑Âge? À l’époque, lors de banquets réunissant nobles et seigneurs concurrents, l’empoisonnement était une pratique relativement courante. Pour parer à ces possibilités, la tradition voulait que l’hôte déverse une partie de son breuvage dans la chope de son invité, et vice-versa. Ils pouvaient ensuite en prendre une gorgée en se regardant droit dans les yeux, démontrant ainsi qu’aucune mauvaise intention n’était voulue. Trinquer était donc signe de confiance, d’honnêteté et de bonne santé.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" title="Xavier 5" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-5-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>1. Le verre ballon<br>
La forme élégante de ce verre concentre les arômes de l’alcool vers le haut du récipient pendant que votre main en réchauffe le contenu. C’est le verre tout désigné pour apprécier les pures effluves des cognacs et des whiskys les plus fins. Mais attention: les connaisseurs sauront qu’il ne faut jamais le remplir plus qu’au quart!</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" title="Xavier 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-2-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>2. Le verre à cocktail<br>
Puisque les cocktails sont habituellement servis froids et qu’ils sont riches en arômes, le long pied permet à l’aficionado de tenir le verre sans affecter la température du contenu alors que sa forme conique dirige les parfums directement sous son nez. Parfait pour les cocktails (sans glaçons) tels que les martinis, manhattans, metropolitans et les gimlets.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-4.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Xavier 4" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-4-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>3. Le verre à liqueur<br>
Semblable à un verre à vin, il est différencié par sa petite taille. Ici, le mot d’ordre est qualité, et non quantité! Il est utilisé pour servir à vos invités, après un repas mondain, une quantité responsable de digestif tel qu’un porto ou un limoncello, car l’intention n’est pas de se griser, mais bien de déguster.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Xavier 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-1-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>4. Le pot Mason<br>
Pour les hipsters de ce monde, la grande capacité et la robustesse du contenant permettent d’y placer des glaçons et de garder une panoplie de cocktails au frais.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/xavier-8.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="xavier 8" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/xavier-8-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>5. Le shooter<br>
Il est sans doute le plus connu de tous les verres à boissons. Il est fabriqué avec du verre très épais, lui accordant ainsi une solidité accrue, surtout auprès des personnes qui, rendues à la fin d’une soirée arrosée, commencent à manquer de délicatesse. Sa taille varie selon les pays: dans certains pays d’Europe de l’Est, sa capacité est de 50mL alors qu’en Nouvelle-Zélande elle est de 15mL. On peut se compter chanceux au Canada: elle est de 44mL.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-6.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Xavier 6" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-6-282x300.jpg" alt width="282" height="300"></a></p>
<p>6. La coupe<br>
Ce type de verre est apparait à l’époque de Marie-Antoinette, dont le champagne était le péché mignon. La légende raconte que la coupe épousait la forme de son sein. Aujourd’hui, le champagne, plus sec qu’autrefois, est davantage servi dans des flûtes, sauf pour les occasions spéciales telles que les mariages où l’utilisation de la coupe demeure courante. Généralement, la coupe est désormais utilisée pour servir margaritas et daiquiris.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-7.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Xavier 7" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-7-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>7. Le Low Ball<br>
Son profil bas, ses côtés rectilignes et sa base solide lui confèrent toute une personnalité. C’est le verre préféré des hommes d’État: on peut facilement imaginer Winston Churchill faire une déclaration enflammée et poser farouchement son verre sur la table, dans une gestuelle signifiant «don’t bloody mess with me!» Il est parfait pour savourer la vodka ou le whisky «on the rocks».</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Xavier 3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-3-220x300.jpg" alt width="220" height="300"></a></p>
<p>8. Le High Ball<br>
Caractérisé par sa hauteur et ses bords droits, la forme de ce verre permet d’empiler des glaçons et de conserver l’entièreté du breuvage au frais. Il est parfait pour servir des cocktails mélangés tels que le gin tonic, le hurricane ou le long island iced tea. Son cousin, le Collins (dont le nom vient du Tom Collins, le cocktail sucré à base de gin), est légèrement plus haut et plus étroit.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-9.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Xavier 9" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Xavier-9-140x300.jpg" alt width="140" height="300"></a></p>
<p>9. Le Delmonico<br>
Ce verre ressemble à une flûte à champagne raccourcie et élargie. On s’en sert pour servir des cocktails «sour», signifiant qu’ils contiennent un alcool de base, un jus de lime ou de citron, un blanc d’œuf ainsi qu’un composant sucré (comme le triple sec, un sirop, de la grenadine ou bien un jus d’ananas). Dans cette catégorie, on retrouve le sidecar, le kamikaze, le gin sour et le whisky sour.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le logo de Legault</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/le-logo-de-legault/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:58:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[caq]]></category>
		<category><![CDATA[François Legault]]></category>
		<category><![CDATA[infoman]]></category>
		<category><![CDATA[jean-rené dufort]]></category>
		<category><![CDATA[logo]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Québécois]]></category>
		<category><![CDATA[PQ]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 14 novembre, la Coalition Avenir Québec devenait un véritable parti politique et dévoilait son nouveau logo. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur les médias sociaux, nombreux sont ceux qui n’ont pas mâché leurs mots à l’endroit du nouveau logo de la Coalition Avenir Québec, bien différent des lettres calligraphiées qui avaient parcouru le Québec au cours des derniers mois.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/A-Legault_logo_rgb.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10020" title="A -Legault_logo_rgb" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/A-Legault_logo_rgb-595x413.jpg" alt width="595" height="413"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: coalitionavenir.org</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Certains ont signalé sa forte ressemblance à celui du Parti Québécois puisqu’il reprend la forme d’un Q. De plus, parce que François Legault est un ancien ténor du PQ, la symbolique derrière cette similitude pourrait avoir des répercussions sur sa propre crédibilité et sa volonté de changement auprès de l’électorat.</p>
<p>En plus de noter cette ressemblance, d’autres ont remarqué son look inusité. Infoman a qualifié le logo de «toucan de Froot Loops qui rencontre un lifesaver», une comparaison colorée, à l’image du logo. Sur Twitter, le mot-clic #logodelegault était devenu un trend. Quelques-uns se sont même demandé si Sico, Prismacolor ou Crayola avaient contribué au financement de la CAQ, expliquant ainsi l’explosion de couleur. Sur Facebook, un membre de la communauté LGBT de Montréal a affirmé, en plaisantant, que «le village gai n’est pas caquiste et qu’il avait choisi ses couleurs de drapeau bien avant la sortie du logo de la CAQ»!</p>
<p>Le plus triste dans l’histoire c’est que Simon Boulanger, associé de l’agence Réservoir et graphiste-designer du logo, a dû intervenir à plusieurs reprises pour expliquer en quoi consistait le logo: «Le logo devait refléter le rassemblement. Celui de différents courants et opinions présents dans la société québécoise et qui ont choisi de se rejoindre dans une coalition. Les formes réunies et formant un cercle (le C de Coalition) sont volontairement de couleurs différentes pour souligner la diversité» démystifie-t-il.</p>
<p>Ainsi, la similitude à un diagramme en tarte est totalement assumée. D’autres en ont profité pour spéculer sur les pourcentages et la composition de cette Coalition. Sur Facebook circulait le logo-graphique montrant que 4,99% du «magma caquiste» sont des «enseignants qui attendent depuis 30 ans des augmentations de salaire substantielles», 2% sont «des lucides déçus», et que 19% sont des «souverainistes semi-mous de centre-droit modérés».</p>
<p>Malgré le divertissement que procurent ces commentaires humoristiques, il est dommage que si peu d’attention médiatique soit portée sur les idées et le programme du parti. Pour de nombreux citoyens, l’ambidextrie politique dont souffre la CAQ ainsi que son silence sur la question constitutionnelle posent problème.</p>
<p>De plus, Monsieur Legault a laissé échapper un nombre effarent de «on verra» lorsque les médias lui ont demandé des précisions sur son programme. Or, des raisons bien évidentes expliquent ce mutisme. En ne s’étiquetant pas et en demeurant évasive, la CAQ peut aller chercher la majorité des votes libres et espérer remporter une majorité aux prochaines élections.</p>
<p>Mais cela reste à voir. Une telle victoire dépend de plusieurs facteurs. Notamment, il faudra voir si (ou plutôt quand) l’ADQ acceptera de se fusionner avec la CAQ. De plus, si Pauline Marois est éjectée de la tête son parti et que Gilles Duceppe se risque à prendre le contrôle du navire en détresse, les effets pourraient être dissipés.</p>
<p>Selon des études et sondages, une importante proportion des supporters de la CAQ serait composée d’anciens péquistes désillusionnés par la direction du parti. Dans le cas d’une arrivée de Gilles Duceppe sur la scène politique provinciale, le vote pseudo-nationaliste serait séparé entre la CAQ et le PQ. Le Parti libéral pourrait ainsi espérer remporter un quatrième mandat consécutif. Comme quoi l’énoncé «diviser pour mieux régner» est encore un concept d’actualité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/22/le-logo-de-legault/" data-wpel-link="internal">Le logo de Legault</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mumford &#038; Sons à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/mumford-sons-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 20:15:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[centre bell]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[mumford and sons]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[rock indépendant]]></category>
		<category><![CDATA[sigh no more]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le groupe britannique a gagné son pari: ils ont fait du Centre Bell une salle intime et survoltée.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe britannique a gagné son pari: ils ont fait du Centre Bell une salle intime et survoltée.</p>
<p>Le groupe de rock indépendant londonien était de passage dans la métropole pour une deuxième fois depuis le succès de leur premier album <em>Sigh No More</em>, sorti en 2009. Lors de&nbsp; leur première visite, ils s’étaient produits dans la salle du National. Il faut admettre que cette fois-ci, le défi était de taille: le Centre Bell est davantage reconnu pour ses mégaproductions telles que Lady Gaga ou Coldplay que pour des groupes plus modeste comme Mumford &amp; Sons, habitués à de plus petites salles qui rendent l’ambiance plus chaleureuse et intime.</p>
<p>Après deux premières parties et un interminable entracte, le groupe est finalement arrivé sur scène, dans la pénombre, et a entamé le concert avec «Roll Away Your Stone». La foule a accueilli le refrain en sautillant, chantant les paroles et dansant au rythme de la musique. Dès les premières minutes, le défi était relevé. L’immensité du Centre Bell était oubliée: on était transporté dans un concert intime et authentique.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-mumford.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9460" title="c - mumford" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/c-mumford-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Crédit photo: Morgan Hotston</span>		</figcaption>
	</figure>
À la fin de la première chanson, Marcus Mumford, le chanteur de la formation, a profité de l’occasion pour pratiquer son français, qu’il maîtrise correctement: «Bonsoir Montréal! On va danser ce soir! Oubliez qu’on est dans un aréna: danser et amusez-vous!» Les dames étaient séduites.
<p>Si le groupe a interprété toutes les grandes pièces de leur premier album, il a aussi profité de l’occasion pour jouer quelques morceaux à paraître en février 2012. Les fans ont d’ailleurs été charmés par les nouvelles chansons, pour la plupart des ballades fidèles à leur style emblématique. Ils ont aussi donné une saveur canadienne à leur concert en interprétant leur version de «Dance, Dance, Dance», un succès du célèbre Neil Young.</p>
<p>L’acoustique était excellente, le piano, les guitares, banjos et ukulélés ont résonné avec candeur, mettant au premier plan les cuivres pour les pièces telles que «Winter Winds» et «The Cave». On allait assister à une performance sans anicroche, jusqu’au moment où le groupe a entamé une nouvelle chanson. Après quelques secondes, le chanteur s’exclame «<em>Can we start it again? I just broke a string!</em>», une anecdote loin de déplaire a l’audience, qui a applaudi avec entrain. C’est d’ailleurs ce qu’on apprécie: l’authenticité du groupe et leur réel plaisir à être sur scène.</p>
<p>Vers la fin du spectacle, la performance de Marcus Mumford à la batterie pour la chanson de «Dustbowl Dance» a épaté le public et a véritablement prouvé le talent brut que possède chaque membre du groupe. À l’heure du rappel, des chandails du Canadien ont été remis aux membres du groupe. «Ils ont gagné hier, n’est-ce pas?» a demandé Marcus Mumford. En étant au courant des scores de hockey, c’était maintenant au tour des hommes d’être charmés. Le spectacle s’est terminé sur «The Cave», la chanson que tout le monde attendait impatiemment. Au moment de quitter la salle, on a bien senti la gratitude et la reconnaissance du groupe. Si Mumford &amp; Sons avait séduit la foule, Montréal avait certainement séduit le groupe.</p>
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		<title>L’AÉUM, une mascarade?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/l%e2%80%99aeum-une-mascarade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Association Étudiante de l’Université McGill est censée représenter tous les étudiants. Mais le fait-elle vraiment?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les étudiants de McGill proviennent de tous horizons. Ils ont chacun différents bagages universitaires et culturels, différents idéaux politiques, certains viennent du Québec et d’autres d’ailleurs, certains sont favorables à la hausse des frais de scolarité et d’autres s’y opposent. Avoir une organisation dont le but est de représenter tous les étudiants est un réel défi et nous pouvons nous demander si l’AÉUM (Association Étudiante de l’Université McGill) remplit réellement cette responsabilité.</p>
<p>En effet, nous avons récemment observé une polarisation tangible de l’AÉUM comme l’a démontré la chaotique dernière Assemblée Générale, et nous nous inquiétons quelque peu quant au tournant pris dans l’idéologie de l’Association, autant son exécutif que ses membres les plus actifs.</p>
<p>Ceci concerne tout particulièrement la controverse sur la position de l’AÉUM vis-à-vis de l’augmentation des frais de scolarité et sa respectable volonté de s’y opposer. Toutefois, en quoi cet acte supposément militant peut-il apporter quelque chose au débat, sinon le polariser davantage?</p>
<p>D’un côté, cette vive opposition sur le dossier ne semble pas jouer en la faveur de l’AÉUM et des étudiants de McGill. D’une part, cette intransigeance rend illégitime le mouvement étudiant et empêche tout simplement la présence de l’Association Étudiante à la table de négociation.</p>
<p>D’autre part, toutes les énergies concentrées sur ce seul et unique dossier viennent mettre en péril le développement d’autres projets potentiellement plus utiles à la vie de tous les jours des étudiants, tels que le développement durable sur le campus, l’accompagnement académique et professionnel des étudiants,&nbsp; l’accès aux bibliothèques, pour ne citer qu’eux.</p>
<p>En outre, cette soudaine volonté d’affirmer un idéal politique, fortement orienté et n’acceptant aucune contradiction, entre en conflit avec l’objectif premier de l’Association: représenter les étudiants, tous les étudiants. Récemment, l’AÉUM nous a prouvé à quel point elle voulait affirmer sa propre politique, soutenant ouvertement la grève de MUNACA et voulant affirmer sa position contre la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>On ne peut que louer l’activisme de l’AÉUM, mais également le questionner. Ces affaires sont devenues, d’une certaine manière, l’occasion de se rebeller gentiment contre la grosse méchante administration de McGill et les rouages du système qui nous dirige, ainsi que de satisfaire les besoins révolutionnaires que beaucoup d’étudiants éprouvent, tout en poursuivant leur mode de vie consumériste et intellectuellement <em>mainstream</em>. Tout cela démontre en effet un certain conformisme de la part de bon nombre de nos camarades étudiants qui pourtant se targuent très souvent d’être des alternatives à la société, défendant le pauvre contre le riche, critiquant le patron qui aliène ses employés.</p>
<p>Une certaine puérilité a ainsi envahi le campus grâce à ces opposants à la «dictature mcgilloise». Tout cela est un peu facile, et d’une certaine façon un peu ridicule, venant de la part d’étudiants dont les frais de scolarité sont à quatre zéros et dont les habitudes de consommation sont parmi les plus coûteuses de toutes les tranches de la société confondues. Ceux qui décrient que l’éducation est un droit universel sont pour la plupart les mêmes gens de ces classes privilégiées qui aliènent sans le savoir celles qui leur sont inférieures.</p>
<p>Il y a donc dans ce désir infantile de révolution incarné par les positions de l’AÉUM d’immenses contradictions. Pourquoi ne pas se concentrer sur le rôle qui nous est attribué à chacun, se focaliser sur ce qui peut vraiment venir en aide à l’étudiant «standard», ce qui peut vraiment produire du changement, plutôt que de s’aventurer sur les chemins hasardeux et moralisateurs de la démagogie oppositionnelle?</p>
<p>Cette position n’est certainement pas partagée par tous les étudiants de McGill. Mais plutôt que de critiquer un système auquel nous prenons tous part que nous le voulions ou non, il serait mieux de nous questionner nous-même, sur notre mode de vie, sur nos comportements et voir comment nous pouvons vivre ensemble au lieu de s’aliéner les uns les autres.</p>
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		<title>Le campus, ce grand village</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/29/le-campus-ce-grand-village/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 13:45:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Photos]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[faculté]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis les années 1970, la lutte contre l’homophobie sur les campus universitaires a fait un bon bout de chemin. Les gates de McGill sont-elles ouvertes à tous? Comment se vit l’homosexualité dans les différentes facultés de l’université? Le Délit enquête.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'; min-height: 11.0px} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 19.0px; font: 17.0px 'Guardi LT Std'} p.p5 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.1px} span.s2 {letter-spacing: 0.2px} span.s3 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.1px} --> Pour la majorité des étudiants LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans), le combat contre l’homophobie sur le campus s’amorce dès leur arrivée à McGill, et non seulement dès le début des classes. Les résidences de McGill s’avèrent en effet un lieu important pour ces jeunes. «La plupart des étudiants LGBT sortent du placard un mois après le début des cours, par peur d’être identifiés comme le gay de telle ou telle résidence», explique Anthony Lecossois, <em>don </em>(l’équivalent<em> de floor fellow</em>) à la résidence Douglas Hall. Les résidences se sont ainsi pourvues de politiques afin d’assurer un environnement sécuritaire et confortable pour tous les étudiants. «Notre politique de <em>Safe Space</em> a beaucoup aidé. On n’entendra jamais plus, par exemple, des “<em>that’s so gay</em>” qui peuvent rendre certaines personnes mal à l’aise. De plus, à chaque début d’année, il y a des ateliers obligatoires pendant lesquels on parle de transsexuels, transgenres et des LGBT en général», poursuit Anthony. «On essaie d’être le plus inclusif possible.»</p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp"><strong><span class="media-credit-mce alignleft" style="width: 210px;"><span class="media-credit-dt"><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-1-of-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7642" title="Delit- Gay (1 of 5)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-1-of-5-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a></span><span class="media-credit-dd">Hannah Palmer</span></span></strong></div>
<p><strong>Leacock</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Faculté des Arts apparaît comme la plus ouverte de l’Université. «[Elle] est souvent stéréotypée et associée aux <em>hippies</em>, car elle est assez progressiste et de gauche», affirme Samuel, étudiant en géographie et en développement international. «Il n’y a pas de jugement social qui plane; je dirais même qu’il y a un certain laisser-faire social dans notre faculté» conclue-t-il.</p>
<p>Néanmoins, il arrive que le contenu des cours soit aliénant pour les étudiants LGBT. «Par exemple, dans certains cours de psychologie, on nous apprend entre autres que les hommes agissent de telle façon et les femmes de telle autre: l’idée que les genres se comportent différemment est enracinée dans le département, confie Ryan Thom, co-président de Queer McGill et étudiant en psychologie. Les conversations sont ainsi cadrées dans un contexte hétéronormé. Puisque les LGBT ne font pas partie intégrante de ces catégories, on se sent souvent comme des personnes déviantes.»</p>
<p>Parker Villalpando, co-président de Queer McGill, renchérit: «Je suis en histoire et sciences politique, et j’ai eu la chance de faire des cours de langue. Un exercice consistait à décrire notre copine. Inutile de dire que je ne me sentais pas très à l’aise. Lorsque j’ai utilisé le mot pour petit-copain, la professeure m’a corrigé, et j’ai alors dû expliquer que j’étais gay!» Un effort pour rendre le contenu des cours plus inclusif devra donc être soutenu afin d’améliorer la situation dans la faculté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-2-of-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-7644" title="Delit- Gay (2 of 5)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-2-of-5-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Hannah Palmer</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Chancellor Day</strong></p>
<p>«En droit, l’homosexualité est vraiment bien acceptée», affirme avec assurance Étienne, un étudiant de première année. «Nous sommes beaucoup d’homosexuels, autant professeurs qu’étudiants». Malgré l’image que projette la faculté –conservatrice et stricte– la différence, tant pour l’orientation sexuelle, l’ethnie ou les idéologies a tout à fait sa place dans la faculté.</p>
<p>D’ailleurs, le professeur de droit constitutionnel et de la famille, Robert Leckey, se présente comme un fervent défenseur de toutes les races et orientations. Marié à un danseur professionnel, fervent défenseur des droits des gays et lesbiennes, il affiche son homosexualité avec fierté dans son plan de cours. «Cet homme est mon idole, mon héros, car il se présente comme un exemple: il prouve que l’homosexualité n’est pas un handicap à la réussite», ajoute Étienne.</p>
<p>Si tout le monde est très ouvert à l’université, qu’en est-il dans les grosses firmes d’avocats? En droit, il y a la <em>Queer Theory</em>, une analyse critique du droit fondée sur la critique des notions de genre, de féminisme, de différentialisme, et de déterminisme. La <em>Queer Theory</em> sert à régler des cas qui deviennent de plus en plus courants. Par exemple, pendant longtemps, en droit, un adultère ne pouvait être prouvé qu’avec une pénétration vaginale. Selon la définition classique, une personne ne peut demander le divorce s’il n’y a pas de pénétration vaginale, mais, dans le cas d’un couple d’hommes mariés, il n’y aurait jamais de divorce! C’est dans ce genre de cas qu’il faut révolutionner la théorie et c’est pour ça que des hommes comme Robert Lecky se battent. Ainsi, oui, les homosexuels, en 2011, trouvent leur place sur les bancs de la faculté de droit.</p>
<p>De plus, Étienne compare les différentes facultés de McGill et d’ailleurs, et ne croit pas que l’acceptation soit un problème pour quiconque: «À la Polytechnique, par &nbsp; exemple, c’est un milieu masculin probablement moins compréhensif. En droit, les gens aiment argumenter, ils cherchent à comprendre; mais même à la Polytechnique, je ne crois pas que je serais persécuté, ajoute-t-il en riant. Je crois que c’est plus une question d’affinités. J’aurais plus de difficulté à me faire des amis parce qu’on aurait moins de points en commun.»</p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp"><strong><span class="media-credit-mce alignright" style="width: 210px;"><span class="media-credit-dt"><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-3-of-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7646" title="Delit- Gay (3 of 5)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-3-of-5-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a></span><span class="media-credit-dd">Hannah Palmer</span></span></strong></div>
<p><strong>MacDonald</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>«S’il fallait faire un classement des facultés en terme de <em>gay-friendliness</em>, celle de génie serait sûrement la pire!», affirme sans détour Olivier, étudiant de troisième année en génie mécanique. «Personnellement, je ne suis pas à l’aise de me publiciser comme ça, mais c’est juste moi. Ma sexualité fait partie de ma vie personnelle, et je veux garder ça comme ça.» Ainsi, il lui est important de distinguer vie personnelle et vie académique: «Mes amis proches le savent, mais ma relation avec mes amis à l’école est sur une base différente. On ne va pas vraiment parler de <em>chums </em>ou de copines, par exemple». Olivier est convaincu qu’il existe une peur rationnelle dans la faculté. «C’est vrai que l’environnement est très masculin et macho. Ainsi, les gays préfèrent ne pas s’afficher. Vu qu’ils vont passer quatre années dans le même programme, ils ne veulent pas se mettre dans une situation où les autres pourraient les juger et les regarder de travers. C’est pour cela que le peu de gays qu’il y a dans la faculté sont presque tous au placard».</p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp"><strong><span class="media-credit-mce alignleft" style="width: 205px;"><span class="media-credit-dt"><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-5-of-5_1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7648" title="Delit- Gay (5 of 5)_1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-5-of-5_1-195x300.jpg" alt width="195" height="300"></a></span><span class="media-credit-dd">Hannah Palmer</span></span></strong></div>
<p><strong>Desautels</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une autre faculté qui dégage une image conventionnelle est sans conteste celle de gestion. «Il existe cette mentalité qui oblige les hommes à être masculins, à avoir de la «pogne», explique Guillaume, étudiant en finance et comptabilité. N’empêche que les différentes disciplines ont chacune leur degré de tolérance envers les LGBT: «Il est vrai que l’homosexualité est plus acceptée en marketing qu’en finance. On imagine mieux un gay travailler chez L’Oréal et Dior que chez Goldman Sachs!»</p>
<p>De nombreux stéréotypes persistent au sein de la faculté de gestion: «Les gens pensent qu’il est impossible d’être dans le business<em> </em>et d’être homosexuel, que ça pourrait les empêcher d’avoir des promotions par exemple» avance Guillaume. Ces idées préconçues ont toutefois, en quelque sorte, influencé son choix d’études. «Mes ambitions scolaires sont très professionnelles. Pour moi, ça a été une revanche pour montrer que des homosexuels peuvent réussir dans tous les domaines» indique-t-il. Car, s’il n’est pas rare de voir des homosexuels réussir dans le domaine de la coiffure, on ne peut pas déclarer la même chose pour les disciplines qui touchent le droit, la médecine, ou la finance.</p>
<p>À Desautels, la proportion d’étudiants de sexe féminin est plus élevée que celle de sexe masculin. Alors que plusieurs croient qu’un ratio plus élevé de filles dans une faculté rend l’acceptation de l’homosexualité plus facile, Guillaume n’est pas du même avis. «Est-ce que l’homophobie ne vient pas plus des femmes que des garçons?» demande-t-il. «Il y a beaucoup d’homophobie des femmes envers les hommes, comme si ça les dérangeait que les hommes homosexuels ne soient pas dans leur position naturelle».</p>
<p><strong> </strong></p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp"><strong><span class="media-credit-mce alignright" style="width: 210px;"><span class="media-credit-dt"><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-4-of-5.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7650" title="Delit- Gay (4 of 5)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Delit-Gay-4-of-5-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a></span><span class="media-credit-dd">Hannah Palmer</span></span></strong></div>
<p><strong>McIntyre</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>«À la base, le préjugé que les gens portent sur la faculté de médecine est que la plupart des gars sont gays!», affirme Alexandre, étudiant en <em>pre-med</em>. «Même si c’est exagéré, notre cohorte de quatre-vingt étudiants comprend quand même quatre gars et une fille homosexuels.» En plus de la composition du corps étudiant, Alexandre croit que la profession, avec ses entrevues et ses batteries de tests, est toujours à la recherche de candidats ouverts d’esprit car ils seront sans doute plus tard confrontés à des situations nécessitant tact et tolérance. Il avance même qu’être homophobe est davantage mal vu qu’être homosexuel. Un tel environnement au sein de la faculté l’a donc encouragé à s’afficher: «Au-delà du milieu social très ouvert, j’ai l’impression que ma décision de m’affirmer était aussi liée au fait que je voulais simplement être honnête avec les autres afin de ne pas créer un malaise plus tard».</p>
<p>La présence d’étudiants LGBT en médecine peut être expliquée par le fait que «plusieurs de ces gens ont été exclus dans leur jeunesse, et ils ont ainsi le désir de travailler plus fort afin de montrer aux autres qu’ils ont la force et le courage de réussir dans la vie», suggère Alexandre. Toutefois, un élément tracasse l’étudiant en médecine. «J’ai l’impression que les LGBT prennent beaucoup trop de choses qui leur sont offertes pour acquis et s’assoient dessus. J’ai entendu beaucoup de commentaires de la part d’homosexuels à propos de diverses communautés; mais étant nous-mêmes une minorité, je trouve cela inacceptable» déplore-il.</p>
<p><strong>En construction</strong></p>
<p>Le portrait de la situation est largement positif, mais il y a toujours de la place pour l’amélioration. Parker Villalpando affirme qu’il y aura toujours des bulles homophobes à McGill: «Par exemple, il y a quelque temps, Conservative McGill a organisé une conférence donnée par la journaliste Barbara Kay dont le discours était hautement sexiste et homophobe qui s’est avéré offensif à l’endroit de plusieurs groupes d’étudiants. Même si la distinction entre liberté d’expression et opinion personnelle est vague, de tels commentaires inacceptables rendent l’environnement dans lequel les étudiants LGBT vivent beaucoup moins sécuritaire.»</p>
<p>Ryan Thom, quant à lui, dénonce «le système actuel qui privilégie les hétérosexuels. La majorité l’emporte, sans considérer les minorités». Un sujet dont on entend parler davantage est celui des toilettes mixtes. «En tant qu’homosexuel, ça me gêne d’aller dans la toilettes des hommes, c’est une question de pudeur» affirme un étudiant gay qui préfère garder l’anonymat. «Le même problème se pose avec les transgenres et les transsexuels» poursuit Ryan. «Ces derniers sont arrêtés par la sécurité à cause de leur identité. Installer des toilettes unisexes [NDLR: ou des toilettes uniques] serait un changement tangible qui peut être instauré relativement facilement.»</p>
<p>Un autre problème pointé du doigt par certains étudiants LGBT à McGill est le manque de sensibilisation. «Ce qui m’enrage le plus, c’est quand les gens ne savent pas ce que signifie LGBT. En général, ils ne sont pas assez éduqués» s’indigne Guillaume. Pour remédier à la situation, il a fondé, avec d’autres étudiants, le groupe OUTlook on Business. Alors que des regroupements d’étudiants LGBT existent déjà dans quelques facultés de McGill, dont celle de génie, OUTlook on Business a une visée pragmatique afin de faire valoir la voix des étudiants LGBT devant des recruteurs. «Ce qui est notable avec notre groupe, c’est qu’il s’adresse aussi aux hétéros, car ceux-ci doivent connaître la diversité de leurs employés» précise Guillaume.</p>
<p>Récemment, des panneaux «Safe Space» ont été posés dans le bâtiment de l’AÉUM afin de rendre les enjeux LGBT plus visibles sur le campus. «Ces panneaux enlèvent un poids de nos épaules car nous devons nous battre contre des préjugés au jour le jour» confie Samuel. Néanmoins, beaucoup doutent que l’ouverture d’esprit puisse être encouragée par de simples carrés de plastique. Une lutte contre les préjugés et la discrimination qui perdure, malgré des belles avancées.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/29/le-campus-ce-grand-village/" data-wpel-link="internal">Le campus, ce grand village</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Les ayatollahs de la révolution tranquille</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/les-ayatollahs-de-la-revolution-tranquille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 16:02:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Curzi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 23 février dernier, le Premier ministre Jean Charest a prononcé son discours inaugural et a annoncé que son gouvernement comptait instaurer une immersion anglaise pour tous les élèves de 6e année au Québec. Il s’agit d’une décision saluée par la grande majorité des Québécois, qui comprennent la valeur ajoutée de la connaissance de la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/les-ayatollahs-de-la-revolution-tranquille/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Les ayatollahs de la révolution tranquille</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 23 février dernier, le Premier ministre Jean Charest a prononcé son discours inaugural et a annoncé que son gouvernement comptait instaurer une immersion anglaise pour tous les élèves de 6e année au Québec. Il s’agit d’une décision saluée par la grande majorité des Québécois, qui comprennent la valeur ajoutée de la connaissance de la langue de Shakespeare. Même la chef du Parti Québécois, Pauline Marois ‚a admis que ce n’était pas une mauvaise idée (opinion probablement liée à sa propre maîtrise de l’anglais), sa seule réserve étant la faisabilité logistique du projet. Peu importe, il existe encore aujourd’hui d’irréductibles entêtés, de véritables ayatollahs, qui flairent dans cette réforme une menace palpable au fait français en Amérique.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Curzi-Ayatollah-Société.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-7107" title="Pierre Curzi peut aisément être qualifié d'ayatollah" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Curzi-Ayatollah-Société-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/rt/?media=1" data-wpel-link="internal">Raphaël Thézé</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Selon leurs dires, le seul projet de société dont se dote le Québec est «de se bilinguiser et avant d’apprendre notre propre histoire, notre propre langue», constituant ainsi un problème «urgent et fondamental» à régler. Bon, bon, bon, calmons-nous le pompon. Il apparaît que ces ayatollahs n’ont porté aucune attention aux autres points du discours tels le «Plan Nord» et le virage vers les véhicules électriques. Sans aucun doute, le seul projet de société qui leur semble légitime est la souveraineté du Québec, car, selon eux, depuis la Conquête, les Québécois francophones se font dire «<em>Speak White</em>». Si c’était une réalité chez Eaton dans les années 1950, la situation a bien changé aujourd’hui. Ainsi, le but du programme d’immersion n’est pas d’angliciser nos jeunes, mais de leur donner les outils professionnels essentiels pour travailler dans un monde de plus en plus globalisé. De plus, la connaissance de l’anglais a des répercussions socio-économiques: selon le recensement de 2001, les revenus des francophones bilingues est 31% plus élevé que les francophones unilingues.
<p><span style="color: #ffffff;">.</span><br>
Toutefois, les ayatollahs s’entêtent à dire qu’il y a assez de bilingues au Québec et que c’est bien beau comme ça. Décidemment, ils n’ont rien compris. La majorité des entreprises, qu’elles soient basées à Montréal, à Québec ou en région, sont désespérément à la recherche d’employés bilingues pour combler leurs postes disponibles. Même si la vie de tous les jours au sein de la compagnie se déroule en français, ces employés devront téléphoner et rencontrer leurs clients, assister à des formations et à des conventions à l’étranger. Notre situation géographique l’oblige: nous commerçons avec le Canada anglais, et 80% de nos exportations internationales vont aux États-Unis. L’anglais est donc essentiel à la communication avec nos partenaires économiques.</p>
<p>La majorité des gens qui sont aujourd’hui bilingues sont des gens qui ont pu fréquenter une école qui offrait un programme d’éducation bilingue ou qui ont eu l’opportunité de voyager. Ils constituent ainsi une sorte d’«élite». Cependant, la maîtrise de l’anglais ne devrait pas être perçue comme un simple privilège. En étendant l’éducation de la langue anglaise à tous les jeunes Québécois, le gouvernement remplit ainsi son devoir d’offrir les mêmes opportunités à tous nos jeunes.</p>
<p>Enfin, ils répètent <em>ad nauseam</em> que les élèves en difficulté seraient désavantagés par la venue de ce programme. Il faut préciser quelque chose; en ce moment, les écoles offrant l’immersion anglophone font une sélection de leurs étudiants potentiels, car l’ensemble du programme de la 6e année est concentré en une demi-année. Quoiqu’il s’agisse d’une excellente préparation pour le secondaire, cela demeure très exigeant, même pour les élèves les plus doués. Cependant, une fois l’immersion encadrée et institutionnalisée, l’intégralité du programme primaire pourra être réajusté et redistribué, afin d’absorber l’addition de ces six mois de cours d’anglais. La grande majorité des élèves en difficulté auront ainsi les moyens de réussir. Ceci étant dit, il est vrai qu’il y aura toujours des jeunes qui vont «en arracher» à l’école. Seulement, s’il fallait retarder l’ensemble des jeunes Québécois pour satisfaire cette minorité, ce serait véritablement du nivellement par le bas, ce à quoi notre société doit dire non.</p>
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		<title>La monarchie, constitutionnellement nôtre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/01/la-monarchie-constitutionnellement-notre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 20:56:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[Léo J Régimbald]]></category>
		<category><![CDATA[monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[SPÉCIAL ROYAUTÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Loin d’être anachronique et de souhaiter l’imposition du pouvoir absolu de la Reine d’Angleterre sur le Canada, la Ligue monarchiste du Canada cherche à informer les Canadiens de leur héritage constitutionnel.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour de nombreux Canadiens, la nature du régime politique sous lequel ils vivent importe peu, du moment qu’il est démocratique. Or, nous vivons dans une monarchie constitutionnelle, et trop peu de gens (25% selon un sondage Ipsos Reid réalisé en 2008) savent que le chef de l’État n’est pas le Premier ministre, mais plutôt la reine d’Angleterre, dont le représentant au Canada est le gouverneur général. Confrontée à cette réalité, la Ligue monarchiste du Canada s’est donc donné comme mandat de remédier à la situation en éduquant les Canadiens et les Canadiennes. En prévision de ce numéro spécial Royauté, Le Délit (LD) s’est entretenu par courriel avec le Major Léo J. Regimbal (LJR). Travaillant à temps plein au Quartier général de la Défense nationale à Ottawa, c’est un passionné de la monarchie constitutionnelle, ce qui le mène ainsi à s’impliquer bénévolement depuis une quinzaine d’années au sein de la Ligue Monarchiste du Canada comme représentant médiatique de la filiale d’Ottawa.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Ligue-Monarchique-Royauté.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-6768" title="Le Canada a indéniablement des origines monarchiques" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/02/Ligue-Monarchique-Royauté-595x481.jpg" alt width="595" height="481"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/rt/?media=1" data-wpel-link="internal">Raphaël Thézé</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Le Délit: La Ligue existe depuis 1970. Pourquoi aucune organisation de ce genre n’existait auparavant, et d’où provient ce désir de promouvoir la monarchie au Canada?</strong></p>
<p>Léo J. Regimbal: Il faut préciser que le Canada est une monarchie depuis sa découverte. Notre petit pays fut «découvert» et colonisé suite aux désirs des rois de France et d’Angleterre. Les guerres incessantes entre la France, l’Angleterre et l’Espagne ont vu un va-et-vient de règnes sur le continent américain au cours d’une période s’échelonnant sur plus de deux-cents ans jusqu’à la «conquête» de l’Amérique du Nord par la couronne britannique (qui n’était en fait qu’un accord commercial entre le roi Louis de France qui voulait les richesses perçues de Madagascar et d’autres terres lointaines et le roi George d’Angleterre qui voyait le potentiel du continent américain). Depuis ce temps, les Canadiens sont les sujets du Souverain britannique. (Les guillemets sont de l’auteur NDLR.)</p>
<p>À la fin des années soixante, le Canada émergeait de la génération fleur bleue du Peace and Love avec tous les bouleversements sociaux et la pensée. C’était les fondements de la pensée indépendantiste soi-disant «politique» avec les René Lévesque et compagnie. C’était la Crise d’Octobre; c’était l’état de choc partout au Canada. Plusieurs événements (la formation du Ralliement indépendantiste national (RIN), les grands remous du Front de libération du Québec, les bombes dans les boîtes aux lettres, et celle qui a fait éclater la tête de la statue de la Reine  Victoria à l’Université McGill) ont mené notre société à manquer de respect envers les institutions établies du Canada, et à remettre en question le rôle d’une monarchie constitutionnelle dans un État moderne.</p>
<p>Ainsi, John Aimers, un jeune québécois anglophone qui poursuivait des études en science politique et qui travaillait sur la colline parlementaire à Ottawa pendant ses vacances estivales, fut approché entre autres par le lieutenant-colonel Strome Galloway, un proche de John Diefenbaker. La venue de la Ligue monarchique du Canada se faisait donc dans une atmosphère pour le moins cahoteuse et vouée à plusieurs branle-bas politiques dans notre pays. De plus, plusieurs leaders canadiens de la fin des années soixante voulaient conserver le système politique stable qu’offrait la monarchie constitutionnelle et certains d’entre eux ont sollicité l’énergie et le savoir-faire d’Aimers et Galloway afin de rendre compréhensible les principes compliqués d’une monarchie constitutionnelle à la population canadienne par le biais d’une organisation qui éduquerait les Canadiens et Canadiennes dans cette matière. Ainsi est née la Ligue monarchique du Canada: le fait de promouvoir la monarchie au Canada vient du fait que notre souverain fait partie intégrante de notre régime constitutionnel.</p>
<p><strong>LD: Votre but est-il de promouvoir notre monarchie constitutionnelle ou bien de promouvoir la monarchie en-soi seulement?</strong></p>
<p>LJR: Nous voulons promouvoir la monarchie constitutionnelle. La promotion de la monarchie en-soi est un exercice voué à la futilité, car on embarque plus souvent qu’autrement dans le sensationnalisme médiatique lorsqu’on fait ce genre de promotion.</p>
<p><strong>LD: À quel point la monarchie fait-elle partie de l’identité canadienne?</strong></p>
<p>LJR: La monarchie fait partie intégrante de notre société et de notre identité canadienne. Prenez par exemple les règlements juridiques au Canada. Que ce soit le Common Law canadien ou le Droit Civil québécois, le terme «couronne» apparaît partout. Il en est de même pour les Forces armées du Canada.</p>
<p>Le gouvernement canadien contient sa part de termes «royaux»: la chambre des communes où siègent les représentants du peuple contient le siège du Président qui représente la couronne auprès des communes et le Président du Sénat du Canada siège quant à lui devant le trône de Sa Majesté où seul le Souverain ou le gouverneur général peut prendre place. Toutes les provinces du Canada ont un Lieutenant-gouverneur qui représente la couronne. Tous ces individus sont les représentants du Souverain.</p>
<p>Les allusions au fait monarchique ne manquent pas. Chaque pièce de monnaie que nous utilisons comporte soit l’effigie de Sa Majesté ou une mention de la Couronne. Les noms de rues font souvent allusion à la royauté. La rue Guy, à Montréal, par exemple, fait référence à Sir Guy Carleton, Lord Dorchester, un des premiers gouverneurs du Canada après la conquête qui a assuré que les Canadiens-Français puissent conserver leur langue, leurs coutumes et leur religion! La rue Victoria, le Square Phillips, le pont Victoria (dont le nom complet est en fait le Queen Victoria Diamond Jubilee Bridge), le château Ramezay: ce sont tous des noms de souverains ou de la noblesse des régimes français et anglais.</p>
<p><strong>LD: Comment la monarchie peut-elle être plus populaire au Québec? La langue est-elle le seul obstacle?</strong></p>
<p>LJR: Elle serait plus populaire si les chaînes médiatiques et certains aspects du gouvernement et du système d’éducation au Québec prenaient le temps d’expliquer correctement le bien-fondé de la monarchie dans notre quotidien. Si on cessait de avilir la monarchie à chaque fois que le Canada choisit une politique impopulaire auprès de l’intelligentsia québécoise, ce serait déjà un pas dans la bonne direction. La monarchie n’est pas là pour nuire au Québec ou le détruire. Au contraire, si ce n’était de notre monarchie constitutionnelle, les protections établies depuis que la couronne française a cédé le territoire canadien à la couronne anglaise suite à la «conquête», le Québec et les québécois d’expression française auraient cessé d’exister en tant que force au Canada en moins de deux ou trois générations, surtout si l’on regarde ce qui est arrivé aux acadiens de Louisiane suite à la cession de la colonie par la France.<br>
L’impopularité de la monarchie n’est pas une question de langue, mais bien une de perception. L’obstacle est notre compréhension de la monarchie constitutionnelle canadienne. C’est pourquoi la Ligue monarchique du Canada cherche à éduquer les Canadiens, ce qui comprend évidemment les Québécois, à ce sujet. Lorsqu’on comprend les enjeux, on est en meilleure position pour les expliquer et les apprécier.</p>
<p><strong>LD: Quels genres d’activités organisez-vous?</strong></p>
<p>LJR: Dans la région d’Ottawa, nous organisons tous les ans une session d’information lors des feux de la Fête de la Reine dans un parc du centre d’Ottawa. Lorsque Sa Majesté ou un membre de la famille royale vient nous rendre visite, nous sommes souvent sur place pour l’accueillir. Notre représentant auprès des médias locaux est en mesure de commenter la visite elle-même et de répondre aux questions des journalistes à propos du bien-fondé de la monarchie constitutionnelle canadienne.</p>
<p><strong>LD: Quel est l’âge moyen de vos membres? La monarchie est-elle plus populaire auprès d’un groupe d’âge particulier?</strong></p>
<p>LJR: Lorsque j’ai rejoint les rangs de la Ligue monarchique du Canada, des jeunes comme moi étaient très rares. Depuis ce temps, par contre, j’ai remarqué que la moyenne d’âge de nos membres est passée de la soixantaine à la quarantaine! Je crois que la monarchie est toujours très populaire au Canada et au Québec. Bien des gens se sentent un peu gênés d’affirmer qu’ils sont en faveur de notre monarchie canadienne, car ils sont intimidés par leur entourage, leur famille ou d’autres facteurs. En jasant avec des Canadiens un peu partout au pays, je m’aperçois que l’âge n’est pas réellement un facteur dans l’appréciation de notre système monarchique. Ceux qui comprennent notre constitution ont généralement tendance à être positifs envers la monarchie et ceux qui n’ont pas pris le temps de s’informer sont indifférents ou silencieux sur la question.</p>
<p>Un phénomène qui rapproche la jeunesse canadienne de notre monarchie est la popularité du prince William et de sa fiancée Kate Middleton, dont les parents sont maintenant des résidents de la région montréalaise. Le tout est un événement positif pour le fait monarchique au Canada et aide à faire valoir un futur génial pour ce jeune couple dans notre société.</p>
<p><strong>LD: Comment répondez-vous aux critiques qui affirment que la monarchie est anti-démocratique?</strong></p>
<p>LJR: Dans le contexte mondial actuel, dans lequel on vit des moments à la fois difficiles et inspirants dans plusieurs pays du Moyen-Orient, on voit des régimes dictatoriaux qui tombent enfin aux mains d’un mouvement qui, on l’espère, est une manifestation d’un idéal démocratique qui aurait dû apparaître il y a longtemps. Ceci dit, il faut regarder au-delà de l’immédiat et songer à ce qui pourrait arriver dans ces pays dans les mois et les années à venir.</p>
<p>La différence entre ces pays et le Canada, c’est que ces premiers étaient des autocraties, des dictatures. Ici, on prône le régime du droit commun, des droits et des responsabilités des individus vis-à-vis de notre société, ainsi que de la liberté d’expression fondamentale de l’individu. Nous avons un système démocratique. On peut critiquer notre gouvernement et même notre souverain sans peur de représailles; ce n’est pas le cas dans la majorité des pays du globe. Est-ce que la monarchie est antidémocratique? Je vous affirme sans équivoque que non, elle ne l’est pas, car, au contraire, la monarchie constitutionnelle du Canada protège notre démocratie.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Another Year: La vie ordinaire des gens heureux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/02/01/another-year-la-vie-ordinaire-des-gens-heureux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2011 18:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[mike leigh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au gré des saisons, Mike Leigh philosophe sur la vie dans le drame de mœurs Another Year.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une banlieue de Londres, Tom (Jim Broadbent) et Gerri (Ruth Sheen) mènent une vie paisible et heureuse. Habitué aux remarques comiques sur leurs noms, le couple âgé d’une soixantaine d’années apprécie la vie et ce qu’elle a à offrir. Ils approchent de la fin de leur carrière: Tom est géologue, Gerri est psychologue. Ils passent leurs fins de semaines à s’occuper d’un petit lopin de terre, qu’on voit évoluer au gré des saisons. Ils ont un fils, Joe (Oliver Maltman), un éternel célibataire dans la trentaine. Très occupé, il n’a pas toujours le temps de donner de ses nouvelles à ses parents.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-Anotheryear.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-5916" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Culture-Anotheryear-1024x682.jpg" alt width="550" height="366"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Métropole Films</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Ils ont aussi plusieurs amis, des âmes égarées et écorchées. Il y a Ken (Peter Wight), un bouffon alcoolique et obèse qui a déjà vu plusieurs de ses amis mourir. Il habite dans le Nord de l’Angleterre, et leur rend visite à Londres de temps en temps. Il y a aussi Mary (Lesley Manville), une collègue de travail de Gerri. Divorcée et célibataire, elle est un brin étourdie et naïve, et n’hésite pas à faire des visite impromptues à Tom et Gerri. Le jeu des acteurs est superbe. Ceci est sans doute le plus grand atout du film de Mike Leigh (Vera Drake, Happy-Go-Lucky). La complicité entre Broadbent et Sheen est étonnante. On sent la stabilité de leur couple et tout l’amour qui s’en dégage. La performance de Lesley Manville est superbe, d’autant plus qu’un tel rôle de névrosée est difficile à maîtriser, car il devient souvent un cliché ridicule. Toutefois, Another Year ne tombe pas dans l’excès. Le spectateur y croit, car ce film est pratiquement une étude anthropologique. L’authenticité des personnages et la précision des dialogues permettent une exploration naturelle de plusieurs thèmes: la solitude, l’amitié, le deuil, l’amour, la maladie, la vieillesse. On s’attache facilement aux personnages, et on s’y identifie, dans une certaine mesure.</p>
<p>L’histoire est construite en quatre parties: printemps, été, automne, hiver. On est témoins de naissances, de morts, de joies, de peines. Ce sont les saisons qui passent. Et le temps ne passe pas nécessairement&nbsp; rapidement lorsqu’on regarde ce film. Another Year contient en effet plusieurs longueurs qui auraient facilement pu être écourtées. Un autre élément qui pourrait agacer plusieurs téléspectateurs est l’absence de véritable histoire et d’actions. On est témoin de l’évolution des personnages vis-à-vis plusieurs drames de la vie, certes, mais on doit oublier la formule «situation initiale – élément déclencheur – péripéties – dénouement – situation finale».</p>
<p>L’œuvre de Mike Leigh demeure tout de même un film pas dénué de sens, qui dépeint sans fioritures et avec honnêteté le destin de personnages attachants et authentiques. Peut-être pas une œuvre au même titre que les Quatre Saisons de Vivaldi, Another Year demeure un drame de mœurs très britannique. À louer par un après-midi pluvieux, avec une tasse de thé bien chaude.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coup de coeur : The King’s Speech</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/coup-de-coeur-the-kings-speech/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jan 2011 17:50:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Coup de coeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le drame historique The King’s Speech, Colin Firth incarne le roi George VI qui doit corriger son bégaiement afin de rassembler l’empire Britannique à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Dès la scène d’ouverture, qui se déroule en 1925 au Wembley Stadium lors de la British Empire Exhibition, le spectateur éprouve de la pitié&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/coup-de-coeur-the-kings-speech/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Coup de coeur : The King’s Speech</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le drame historique The King’s Speech, Colin Firth incarne le roi George VI qui doit corriger son bégaiement afin de rassembler l’empire Britannique à l’aube de la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Dès la scène d’ouverture, qui se déroule en 1925 au Wembley Stadium lors de la British Empire Exhibition, le spectateur éprouve de la pitié envers le Duc de York (Colin Firth). Devant une foule immense, le futur roi demeure silencieux, incapable de prononcer un mot. Il souffre d’un handicap depuis l’enfance, et malgré maintes thérapies, maintes cigarettes et maintes billes dans la bouche, le Duc doit composer avec cet obstacle. Pendant ce temps, la Duchesse de York, future Reine Élizabeth (Helena Bonham Carter), poursuit ses recherches afin de trouver un orthophoniste capable d’aider son mari. Suite à des recommandations, elle trouve dans un quartier malfamé de Londres un Australien aux méthodes controversées, l’orthophoniste Lionel Logue (Geoffrey Rush).</p>
<p>Bientôt, une relation bien particulière s’établit entre le futur monarque et Lionel. Incapable de respecter le protocole ou de s’abstenir de poser des questions embarrassantes, l’Australien met à rude épreuve le tempérament bouillant et impatient du Duc. Ainsi, Lionel insiste pour que le Duc l’appelle par son prénom, et au lieu de s’adresser à His Royal Highness, il l’appelle tout simplement Bertie. Peu à peu, grâce à des exercices de chant et des répétitions de juron, George VI parvient à surmonter son handicap en faisant preuve de courage et de détermination.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-kingsspeech.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5478" title="The King's speech" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-kingsspeech.jpg" alt width="550" height="367" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-kingsspeech.jpg 857w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-kingsspeech-640x427.jpg 640w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/culture-kingsspeech-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté d</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Le jeu de Colin Firth, sacré meilleur acteur lors de la cérémonie des Golden Globes pour son rôle de George VI, est prodigieux. Non seulement l’acteur maîtrise-t-il l’aspect technique et mécanique du bégaiement du monarque, mais il transmet en plus à merveille l’incidence psychologique de ce malaise sur sa personnalité. Même verdict quant à la performance de Geoffrey Rush, qui incarne avec brio l’Australien au tempérament peu commun. Finalement, même si le rôle d’Helena Bonham Carter est relégué au second plan, il faut tout de même souligner sa performance mémorable et ses commentaires distingués. De surcroît, l’humour anglais, subtil et incisif, aide à rythmer le film, qui autrement aurait pu devenir lourd.</p>
<p>La photographie est également remarquable. La caméra rend bien la morosité et le brouillard Londonien, ainsi que la richesse des décors et des costumes. Le spectateur appréciera cette œuvre surtout pour l’excellent amalgame entre histoire et Histoire. D’un côté, on en apprend davantage sur George VI, sur ses relations avec les membres de sa famille et sur son amitié avec cet humble Australien. De l’autre, on comprend mieux les circonstances qui ont porté George VI au pouvoir, soit l’abdication d’Edward VIII, son frère aîné, ainsi que la crise constitutionnelle qui a entouré l’affaire.</p>
<p>On est également témoin de la montée du nazisme en Allemagne et des dynamiques au sein de la politique britannique de l’époque qui ont mené le pays en guerre. Cette dualité disparaît lorsque, à la fin du film, la tension atteint son paroxysme. Le roi doit adresser un discours à la nation, diffusé par la BBC dans tout l’empire. La similarité entre le discours original de George VI et la performance de Colin Firth est frappante. Accompagnée de la 7e symphonie de Beethoven, la prononciation du discours est une scène magistrale. À l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, le roi peut enfin faire entendre sa voix afin d’unir la nation.</p>
<p>Un épisode passionnant de la monarchie britannique dans ce chef‑d’œuvre du septième art.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/18/coup-de-coeur-the-kings-speech/" data-wpel-link="internal">Coup de coeur : The King’s Speech</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Vers une sphère publique laïque, vraiment?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/29/vers-une-sphere-publique-laique-vraiment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2010 20:35:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Université McGill et la Fondation pour la foi Tony Blair en partenariat pour l’étude du rôle de la religion dans un monde globalisé.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 12 novembre dernier, étudiants, professeurs ainsi que   plusieurs personnalités publiques se sont rassemblés dans la grande salle de l’ancien Hôtel Windsor afin d’entendre une allocution de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, soulignant de ce fait le partenariat entre sa Fondation pour la foi et la Faculté d’études religieuses de l’Université McGill. L’objectif de cette coopération consiste à établir un contexte intellectuel et académique quant à l’étude de «l’impact de la foi sur la politique, les affaires, la société et le développement d’une collectivité de plus en plus globalisée». Au total, sept universités à travers le monde font partie de ce mouvement, dont l’Université Yale aux États-Unis et l’Université Durham au Royaume-Uni. L’événement a pris la forme d’une discussion de trois-quarts d’heure entre le politicien à la retraite et l’animateur de la CBC Evan Solomon.<br>
«Le XXIe siècle ne sera pas marqué par des questions fondamentales de la droite contre la gauche, du capitalisme contre le socialisme», a expliqué Tony Blair. Selon lui, l’enjeu majeur sera de savoir «si la religion devient une force pour le progrès, ou bien si elle ne devient qu’une source de conflits et de sectarisme». Il a ajouté que l’étude de la religion est essentielle dans la sphère publique puisque «les politiciens ne peuvent pas se fier à une opinion publique chancelante, mais plutôt à un travail académique solide et indépendant» que seules les universités peuvent fournir. De plus, selon lui, l’a priori selon lequel une société devient de moins en moins religieuse à mesure qu’elle gagne en prospérité est faux: «En fait, la religion gagne en popularité tant au sein des sociétés développées que dans celles en développement. La religion est donc là, mais la question est maintenant de savoir quel rôle elle devrait jouer». La foi serait donc devenue un sujet incontournable en gouvernance publique: «Si vous voulez être un leader aujourd’hui, vous ne pouvez pas être religieusement illettré. Vous serez peut-être en désaccord avec la religion, vous ne l’aimerez peut-être pas, mais vous devez impérativement connaître ce sujet», a‑t-il affirmé.<br>
Si Tony Blair a parlé du rôle de la foi au niveau politique, il a aussi abordé le sujet de la religion dans la prise de décisions importantes. «La foi a une influence importante dans la façon de penser. On ne peut pas aller dans un coin, prier et demander à Dieu quel devrait être le salaire minimum! La foi donne cependant du courage, mais ne nous dit pas si ce que nous faisons est bien ou mauvais».<br>
L’événement a grandement plu à Arvind Sharma, professeur à la Faculté d’études religieuses de McGill. «Le message de Tony Blair, exprimant qu’il faut entendre ce que la religion a à dire, est important dans le sens qu’il ne faut pas laisser la religion dicter ce que nous faisons. L’ouverture est désirable, et non la domination de la religion».<br>
Le professeur Sharma pense aussi que la religion tient un rôle de plus en plus important au niveau politique, mais que la question n’est pas de choisir entre la laïcité ou le pluralisme religieux. «En fin de compte, c’est la société qui le déterminera», tranche-t-il. «Cependant, dans une société moderne, nous devrions viser la laïcité, et à la fois considérer la diversité religieuse dans nos décisions politiques». Selon lui, nous devrions «privilégier un système laïc-pluriel plutôt que religieux-pluriel. On tolèrerait ainsi le pluralisme religieux, mais ce dernier serait circonscrit de par des considérations laïques. La laïcité complète est dangereuse, puisqu’elle deviendrait une nouvelle religion. Elle serait forcée sur le peuple, ce serait une idéologie officielle». Lorsqu’on lui demande si retirer le crucifix de l’Assemblée Nationale serait un geste dangereux, le professeur répond que «la majorité des Québécois sont chrétiens. Le crucifix n’est pas une offense, mais si des minorités se sentaient discriminées à cause de cela, ce serait autre chose. Jusqu’à présent, personne ne s’est plaint. Je ne vois donc pas le but d’enlever le crucifix.»<br>
Arvind Sharma est d’avis que Montréal est une place de choix pour l’étude de ce sujet parfois délicat: «Montréal est riche en communautés. C’est en effet la deuxième ville la plus diverse en Amérique du Nord après la ville de New York. L’étude de ce sujet à McGill permet une anticipation d’un modèle global». Tony Blair avait d’ailleurs affirmé, au sujet des accommodements raisonnables au Québec, que c’était «un concept construit pour trouver des solutions à des problèmes importants. C’est toutefois intéressant de voir que le monde entier vous regarde résoudre ces questions, car eux-mêmes sont à la recherche d’une façon de remédier à leur situation». Il apparaît donc logique que Montréal soit un laboratoire de choix pour observer ces phénomènes. Pourquoi la Fondation pour la foi a choisi McGill? Tony Blair n’a pu s’empêcher: «Parce que c’est une institution fantastique pour l’apprentissage». Décidemment, son flegme de politicien n’avait pas pris congé. </p>
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		<title>Sommet Génération d’idées 2010</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/sommet-generation-d%e2%80%99idees-2010/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 05:16:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Provincial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois jours de discussions et d’ateliers pour discuter des enjeux du Québec. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/18/sommet-generation-d%e2%80%99idees-2010/" data-wpel-link="internal">Sommet Génération d’idées 2010</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Du 26 au 28 novembre prochain, quelques 300 personnes âgées de 20 à 35 ans seront attendues au Palais des Congrès de Montréal afin de partager leurs opinions et débattre des nombreux enjeux de société auxquels le Québec fera face au cours des prochaines années.</p>
<p>Alors que plusieurs événements de cette nature prennent la forme de conférences où des personnalités influentes s’adressent à une salle remplie de jeunes silencieux, M. Paul St-Pierre Plamondon a voulu faire différemment. «On ne voulait pas un public passif face à des <em>baby-boomers </em>leur dictant quoi faire pour régler nos problèmes», explique le jeune professionnel à l’origine du Sommet Génération d’idées (GEDI). «Au lieu d’une approche <em>top-down</em>, on a une approche <em>bottom-up.</em>» Ainsi, les ateliers organisés constituent des forums de discussion où les jeunes peuvent faire valoir leurs points de vue auprès de personnalités publiques. Ces derniers peuvent par la suite partager leurs expériences et leurs connaissances, mais sans pour autant s’accaparer l’entièreté du débat.</p>
<p>Les mentors invités proviennent de tous les milieux: corporatif, politique, artistique, scientifique. Parmi eux se retrouvent Claude Castonguay, le «père de l’assurance-maladie», le directeur du journal <em>Le Devoir</em>, Bernard Descôteaux, la sénatrice Céline Hervieux-Payette, l’homme politique Marc Lalonde, ainsi que l’animateur de radio et télévision, Jacques Languirand.</p>
<p>Un des objectifs principaux du Sommet GEDI est de réunir une myriade de participants. «On veut rassembler des étudiants et des jeunes professionnels de toutes les régions du Québec, de toutes idéologies confondues, impliqués dans toutes les sphères de la société», renchérit M. St-Pierre Plamondon. «Si nous étions quatre personnes du même parti politique, c’est sûr qu’on aurait plus de <em>fun</em>! On se dirait qu’on est bon parce qu’on a trouvé les même solutions.» Il explique cependant que le but de l’exercice est de débattre des idées divergentes et de trouver des solutions en prenant compte des opinions de chacun.</p>
<p>De plus, tous les thèmes discutés sont proposés par les participants eux-mêmes. Ils soumettent ainsi des sujets qui les concernent. En première position vient le cynisme et la perte de confiance envers la gouvernance publique, suivi par le développement durable et le choc démographique. Au total, plus d’une vingtaine de thèmes de toutes sortes seront discutés.</p>
<p>Un élément qui ne devrait pas décourager les intéressés est le prix d’inscription de cinquante dollars. Ces frais comprennent deux repas, la location du Palais des Congrès et tout le support technique. «Si quelqu’un ne peut pas se le permettre, cette personne peut nous écrire et nous dire pourquoi elle désire participer et pourquoi elle ne peut pas couvrir les frais de participation», assure Monsieur St-Pierre Plamondon. «On offre aussi des prix spéciaux pour les groupes de plus de vingt personnes. On veut vraiment que tout le monde puisse venir&nbsp;partager leurs idées.» Le Sommet Génération d’idées 2010 s’avère un rendez-vous à ne pas manquer pour la relève engagée.</p>
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		<title>La Terre Sainte en sac à dos</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/la-terre-sainte-en-sac-a-dos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 18:01:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Carnet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un journaliste du Délit nous partage ses récits de voyage au Moyen-Orient.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/la-terre-sainte-en-sac-a-dos/" data-wpel-link="internal">La Terre Sainte en sac à dos</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Arriver à Tel-Aviv un samedi c’est comme jouer à une partie de roulette russe. Puisque ce jour de la semaine est le shabbat imposé à la grandeur de l’État hébreux, aucun service de transport public n’est offert jusqu’au coucher du soleil. Mais vu que les billets d’avion étaient beaucoup moins chers cette journée-là, j’étais prêt à prendre le risque de rester coincé quelques heures à l’aéroport. J’ai pu trouver un sherut, un taxi collectif, mais j’ai dû attendre deux heures sous un soleil cuisant avant de finalement prendre la route vers Jérusalem. Bien sûr, le chauffeur n’allait pas démarrer avant que la navette de huit personnes ne soit remplie.</p>

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<a href="https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/la-terre-sainte-en-sac-a-dos/soc14/" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/09/SOC14-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt></a>
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<p>Si j’ai été le premier à monter dans le sherut, j’étais quand même le dernier à en descendre. Le chauffeur, chauve et musclé, m’avait demandé ma destination. «Devant les portes de Damas, dans la vieille ville. Je vais trouver un moyen de me rendre à ma destination finale», lui ai-je répondu. Il avait deviné mes intentions, mais n’avait rien osé dire devant les autres passagers. Une fois les passagers descendus et reconduits dans différents coins de la ville sacro-sainte, il s’est retourné dans ma direction: «Tu vas en Samarie ou en Judée, c’est ça?» Plusieurs Israéliens n’osent pas dire «Palestine» ou «Cisjordanie», car ces termes sont politiques. Ils utilisent ainsi des expressions bibliques, leur rappelant le temps où ils habitaient ces terres. J’ai hoché la tête.  «Dans ce cas-là, pour dix shekels de plus, je t’emmène directement au checkpoint. Tu pourras le traverser et prendre un taxi arabe pour Bethléem», a‑t-il proposé.</p>
<p>Il m’a donc laissé devant un immense mur de béton, faisant huit mètres de haut, orné de miradors positionnés à chaque cinquante mètres. Je me sentais assez insignifiant avec mon sac à dos brodé de drapeaux canadiens et québécois. L’immense panneau jaune annonçant l’entrée dans les «territoires occupés» s’avérait intimidant. Ce que le chauffeur ne m’avait pas dit, c’était que je ne pouvais pas traverser à pied le checkpoint. Je suivais donc tout bonnement à pied les voitures, lorsque des soldats (lourdement) armés sont venus me l’annoncer. «Mais je suis canadien, j’ai le droit d’aller en Palestine!», me suis-je exclamé; les citoyens israéliens ne sont pas autorisés à traverser le mur (exception faite lors de leur service militaire obligatoire). Ils m’ont alors pointé la direction de l’entrée piétonne, en haut d’une colline, à dix minutes de marche.</p>
<p>Toutefois, un vieil homme palestinien, garé non loin de là, avait entendu la conversation et m’a proposé de monter à bord de sa vieille Mercedes au moteur toussotant: «Pour 20 shekels, je t’emmène où tu veux à Bethléem.» J’accepte son offre, utilisant mes bribes d’arabe. «Tu parles arabe? Ce sera 10 shekels dans ce cas!» Son hospitalité m’a mis plus à l’aise, mais je demeurais angoissé. Il faisait chaud dans la voiture et nous faisions la file pour traverser la «frontière». En fin de compte, le soldat a à peine regardé nos documents et, bien rapidement, nous étions de l’autre côté du mur. «Marhaba fi Falestine!», s’est exclamé le vieil homme au sourire mémorable. </p>
<p>Nous avions quitté un endroit bien organisé, propre, européen, pour un monde complètement différent. Des dizaines de taxis jaunes à la plaque d’immatriculation verte attendaient des passagers. D’autres voitures, de l’autre direction, rongeaient leur frein pour se rendre en Israël. Des jeunes vendaient des bouteilles d’eau. De la musique arabe jaillissait des cafés environnants. Deux mondes si différents mais si près l’un de l’autre.</p>
<p>Mai, mon amie palestinienne, m’avait donné rendez-vous dans un hôtel non-loin de chez elle, car sa maison n’arborait pas de numéro de porte. J’avais voyagé toute la journée, j’étais exténué. En arrivant chez elle, je n’ai pas pu cesser d’admirer le paysage. Sa grande maison de pierres blanches était juchée sur une colline donnant sur une petite vallée. Pas très loin, nous pouvions cependant voir des colonies israéliennes. «Ils gâchent la vue», m’a‑t-elle confié. Mon autre amie, Shatha, nous a rejoints un peu plus tard. Nous avons passé la soirée à fumer de la shisha, l’activité nationale de la Palestine. Cela faisait maintenant un an que je ne les avais pas vues. Elles étaient en Palestine, mais elles auraient dû être au Royaume-Uni. Elles avaient été acceptées dans de prestigieuses universités, avec une aide financière complète, mais leur visa d’entrée leur a été refusé. Parmi les raisons possibles de ce rejet, on peut imaginer leur statut de réfugiées et leur nationalité palestinienne.</p>
<h4>Le camp de réfugiés de Deisha</h4>
<p>Elles passaient ainsi plusieurs jours par semaine dans un centre communautaire dans le camp de réfugiés de Deisha, à Bethléem. Mes amies y ont grandi, mais leurs parents ont réussi à accumuler assez d’argent il y a quelques années pour acheter une vraie maison. Lorsqu’on parle de camps de réfugiés, on s’attend à un environnement hanté d’un taux de criminalité ahurissant et saturé de tentes à perte de vue. Mais après soixante-deux ans d’occupation, l’UNRWA (United Nations Relief and Works Agency; l’agence d’aide aux réfugiés palestiniens) avait fait un travail substantiel. Cela demeurait un camp de réfugiés: 12&nbsp;000 âmes se côtoient sur 0,5 kilomètres carrés. Les maisons ont été construites à la hâte, les unes sur les autres. Des familles y sont entassées depuis trois générations. Il n’y avait qu’une seule rue, très étroite, loin d’être conçue pour les voitures d’aujourd’hui. Et cela a des conséquences désastreuses. Par exemple, un soir, nous étions dans la voiture, bloqués par un camion de livraison. Derrière nous est alors arrivé une voiture à vive allure, avec les feux de détresse allumés. Sur la banquette arrière, un homme sans connaissance. Après plusieurs manoeuvres dangereuses et d’innombrables coups de klaxon, nous avons finalement pu les laisser passer. Mais Dieu seul sait si cet homme s’en est sorti.</p>
<p>Nous nous sommes donc rendus au camp de réfugiés où j’ai rencontré Naji Owdah, le directeur exécutif du Centre Phénix (Al-Phoenix Center Association). C’était un homme charmant: sous sa moustache prépondérante se cachait un immense sourire. Il s’occupe de ce centre depuis bientôt 12 ans: «Nous avons le devoir de subvenir aux besoins de ces gens». En effet, l’autorité palestinienne n’intervient que trop peu dans les sphères sociales de la population, et la majorité des services de santé et d’éducation doivent être offerts par l’UNRWA, des organismes non-gouvernementaux, ou encore le secteur privé. «Nous organisons des ateliers de peinture, de théâtre, de musique, entres autres, afin que les gens soient bien dans leur tête et puissent former une nouvelle génération épanouie.» Naji me confie que le pire aspect du camp est que «ces gens sont des réfugiés sur leurs propres terres. Ils n’ont pas de propriétés [les maisons du camp appartiennent en effet à UNRWA], et éprouvent des difficultés à plusieurs niveaux: accès à l’eau courante, mauvaise qualité de l’air, manque d’espace, absence de tranquillité d’esprit. Des arrestations israéliennes non-fondées arrivent tous les soirs.» </p>
<p>Naji avoue quand même que tout n’est pas noir: «L’esprit de détermination et de solidarité que ces gens ont dans leur cœur les encourage à mieux vivre dans ce genre d’environnement.» Et qu’est-ce qui le motive dans ce travail? «Je crois en la lutte pour les droits de l’homme et je me battrai toujours pour notre liberté.» </p>
<p>Naji avait néanmoins un discours peu modéré. Socialiste et humaniste convaincu, il était vague quant aux moyens à utiliser pour «se battre» pour la liberté de son peuple: «Nous sommes écœurés, nous sommes au désespoir. Cela fait soixante-deux ans. Mais la prochaine intifada ne sera pas contre les Israéliens: elle sera contre l’autorité palestinienne. Ils sont corrompus jusqu’aux os.» En effet, selon plusieurs, Mahmoud Abbas souffre d’un manque de crédibilité et de fermeté quant au gel des constructions de colonies, ruinant ainsi sa base politique. </p>
<h4>Bethléem</h4>
<p>Bethléem est une ville en plein essor. Sur la grande place, l’église de la nativité, là où Jésus est né, fait face à une grande mosquée. La majorité de la population de la Palestine est musulmane, mais une importante minorité, concentrée à Bethléem et à Ramallah, est de confession chrétienne. «Peu de schismes existent entre les deux communautés car la population se voit d’abord comme étant palestinienne, unie sous l’occupation», m’a expliqué Shatha. La vieille partie de la ville, avec son souk et ses rues historiques, est propre et pittoresque. Chaque jour, des milliers de touristes et de pèlerins traversent le mur de sécurité à bord de grands cars climatisés. «Ce qui est regrettable, c’est qu’ils ne savent même pas qu’ils sont en Palestine occupée», s’est exclamée Mai. «Ils se croient en Israël, et ne sont pas au courant de la situation géopolitique.» </p>
<p>Nous avons passé un après-midi entier à longer le mur de sécurité, aussi connu sous les noms de «mur de l’apartheid», «mur de la honte» et «barrière de sécurité». Il est facile de reconnaître les opinions politiques de chacun par la terminologie employée. Il est difficile de ne pas s’émouvoir devant sa taille et sa monstruosité. Nous avions tous la gorge serrée, et n’avions échangé que quelques paroles pendant ces quelques heures. Bien que le mur ait rendu Israël beaucoup plus sécuritaire qu’il y a une décennie en terme d’attentats suicides, cela a été rendu possible à un fort prix payé par la population palestinienne. «Ce qui autrefois prenait quinze minutes (aux personnes autorisées à se rendre à Jérusalem) prend désormais plus d’une heure», m’a informé Merna, la cousine de Mai. N’empêche que le mur a inspiré de nombreux artistes engagés tels que Banksy et BLU. Un restaurant y a même affiché son menu. Mais rendre cette structure si terrifiante en fresque resplendissante relève du miracle. </p>
<p>Des élections étudiantes se tenaient à l’université de Bethléem par un après-midi ensoleillé. Sous la chaleur accablante, plusieurs centaines d’universitaires étaient au rendez-vous pour désigner les prochains membres du sénat. Les opposants? Le Fatah et le Front populaire de libération de la Palestine (PFLP); le système politique étudiant est calqué sur celui du niveau national. Fait étonnant, le PFLP, d’idéologie nationaliste et marxiste, est reconnu comme étant une organisation terroriste par le Canada, les États-Unis et l’Union Européenne. Cela voulait donc dire que je me trouvais en présence de nombreux dangereux terroristes. Le PFLP est en quelque sorte un parti clandestin, et la majorité de ses membres ont déjà séjourné en prison pour avoir été impliqué au sein du parti. En effet, une importante proportion des supporters que j’ai rencontrés ont déjà été des prisonniers politiques. Une étudiante de 20 ans a passé deux ans dans une prison israélienne: «Cela m’a pris deux semaines avant que je puisse rejoindre mes parents par téléphone. Cela a été une expérience horrible. Humiliation, torture: j’ai vécu les pires jours de ma vie.&nbsp;Et tout cela parce que je supporte le PFLP. Jamais je n’ai eu recours à la violence». Je dois conserver son anonymat, car si on se rend compte qu’elle est toujours impliquée politiquement, elle retournera en prison pour cinq ans au minimum.</p>
<h4>Jérusalem</h4>
<p>Tout voyage en Terre Sainte serait incomplet sans une visite de Jérusalem. Mais encore fallait-il que je m’y rende de Bethléem. Puisque la majorité des Palestiniens ne sont pas autorisés à y aller (il faut un permis spécial), mes amies n’ont pas pu m’accompagner. J’ai donc pris un autobus palestinien et traversé le checkpoint. Sur la voie d’à côté, les voitures de colons israéliens ne ralentissaient même pas. Deux soldats, bien armés, pas plus vieux que moi, faisaient régner l’ordre. Ils ne se gênaient pas pour hurler et bousculer les gens: l’un d’eux a donné un coup de crosse à un jeune adolescent pour qu’il se redresse et soit plus respectueux envers le soldat. Je n’en croyais pas mes yeux. C’était de l’harcèlement pur et simple. Après une vérification des papiers et plusieurs questions, nous avons finalement rejoint Jérusalem. C’est une ville surréelle. Le dôme doré de la mosquée d’al-Aqsa, le mur des lamentations, le Saint-Sépulcre, le mont des Oliviers: tant de sites et de gens appartenant aux trois plus grandes religions de l’humanité se côtoient en ces lieux. Je ne suis pas vraiment une personne religieuse, mais il est indéniable qu’une énergie spirituelle se dégage de ces endroits inoubliables.</p>
<h4>Hébron</h4>
<p>Ma dernière destination en Cisjordanie était Hébron. En arrivant dans la nouvelle partie de la ville, j’étais sous le choc. Un édifice d’une dizaine d’étages était aux derniers stades de sa construction, les centres d’achats étaient bondés et les commerçants faisaient de bonnes affaires dans leurs boutiques. Eyad, un ami qui vient de Bani Na’im, à quelques kilomètres de Hébron, m’a montré le magasin de tapis de son père. «La boutique est toute récente, car on a du quitté la vieille ville», m’a confié M. Manasra. «&nbsp;C’était devenu trop dangereux&nbsp;». J’allais bientôt comprendre pourquoi.</p>
<p>Plus on pénétrait dans la vieille partie de la ville, de moins en moins de gens étaient dans les environs. Bientôt, un grillage allait couvrir la rue commerçante. «La plupart des colonies israéliennes sont situées autour des villages palestiniens», m’a précisé Eyad. «&nbsp;Pas ici. Ils ont pris possession de nos maisons par la force. Et le grillage sert à nous protéger.» En effet, des objets de toutes sortes (bouteilles, roches, chaises) avaient été lancés par des colons fondamentalistes et étaient désormais éparpillés au-dessus de nos têtes. Plusieurs portes de boutiques étaient closes et soudées: «Soit les commerçants partent par peur, soit par menaces, soit par expulsions forcées», m’a expliqué Eyad. «Par exemple, derrière cette boutique, il y a une garderie pour les enfants de colons.»</p>
<p>Il y a environ 600 colons à Hébron et environ quatre fois plus de soldats pour assurer leur sécurité. Car bien entendu ils ne sont pas les bienvenus dans les environs. Mais cela ne signifie pas que les Palestiniens soient protégés par ces mêmes soldats. Les colons sont autorisés à déambuler dans les rues avec armes au cou. Agressions et batailles sont monnaie courante. C’est pour cette raison que l’on retrouve des observateurs internationaux pour «signaler toute situation inacceptable». </p>
<p>En retournant vers la partie plus récente de la ville, des soldats israéliens étaient en formation, armes braquées dans toutes les directions. Eyad me chuchote à l’oreille: «J’ai oublié ma pièce d’identité à la maison. Je pourrais avoir de gros ennuis s’ils me la demandent. On va traverser rapidement, mais ne les regarde pas dans les yeux.» Un soldat avait pointé son fusil vers nous alors que nous avancions à ses côtés. Mon coeur battait: je ne m’en faisais pas pour moi, mais pour lui. </p>
<h4>Départ pour Israël</h4>
<p>Mon périple en Palestine tirait à sa fin. Après avoir entendu parler de l’occupation dans les médias et lors de plusieurs conférences, j’avais enfin vu de mes propres yeux ce que signifiait vivre sous occupation. Des droits humains sont bafoués, des terres sont grugées à chaque nouvelle construction de colonies, des ressources d’eau pompées à chaque heure. Chaque jour est un combat.<br>
Au moment de monter dans le bus qui allait me mener à Jérusalem, car j’allais maintenant passer une semaine en Israël, j’ai dit à Mai et Shatha de prendre soin d’elles. Pas par paternalisme, mais seulement par souci de leur bien-être. Elles m’ont tout simplement répondu: «Ne t’en fais pas pour nous. Cela fait soixante-deux ans que nous vivons comme cela et nous n’avons pas l’intention d’abandonner». </p>
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		<title>WEB EXCLU – La Terre Sainte en sac à dos</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/web-exclu-la-terre-sainte-en-sac-a-dos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 17:23:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici la partie exclusive au Web du carnet de Xavier Plamondon en Terre sainte.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le retour en Israël a  été moins aisé qu’espéré. J’avais pris le bus pour Jérusalem, le même que quelques jours auparavant pour mon excursion d’un jour dans la capitale disputée. Arrivés au checkpoint, le soldat s’écrie : «Aucun étranger n’est autorisé à prendre ce bus.» Je reste bouche bée, immobile. Je lui demande : «Comment puis-je me rendre en Israël, alors?» Il me répond, insolemment : «Tu es déjà en Israël». Je fulmine : «Faux. Je suis en Palestine. Lorsque j’aurai traversé ce point de contrôle, je serai en Israël.» J’imagine que c’est l’assurance et le confort que me procurait mon passeport canadien qui m’ont donné ce culot. Le soldat m’a donc ordonné de prendre un taxi à un kilomètre de là vers le «checkpoint 300». Un peu plus loin, je vois deux chevelures blondes monter dans un taxi. «Des occidentales: voici ma chance!», ai-je pensé. Je prends donc mes jambes à mon coup et prie, en arabe, au chauffeur de taxi de s’arrêter. Il s’immobilise immédiatement, sort de la voiture et me dit : «Puisque tu parles arabe, ce sera 35 shekels pour toi. Les filles paient 70 shekels chacune!». J’étais content d’avoir ces suédoises avec moi pour me rendre au checkpoint piétonnier et le traverser, avec des mesures de sécurité bien strictes. Mon sac a été fouillé de fond en comble, et j’ai enfin pu me rendre à la station d’autocars de Jérusalem. De là, j’allais prendre un sherut pour Tel-Aviv, rejoindre Amit, un ami israélien qui s’occupait d’une organisation venant en aide à des jeunes en difficulté dans un quartier défavorisé de la métropole.</p>
<p>Tel-Aviv est une ville extraordinaire, mais elle détient ce qualificatif à cause de l’atmosphère qui s’en dégage, pas grâce à sa beauté. En effet, elle est une des villes les plus laides que j’ai vue de ma vie. D’immenses gratte-ciels ont été construits sur le bord de la mer, bloquant ainsi toute brise d’air frais dans le reste de la ville. La majorité des bâtiments de béton gris ont été édifiés dans les années 1950 et 1960: ils ont ainsi tous l’air austère. Une des seules parties de la ville qui demeure magnifique est Jaffa, là où est concentrée la population arabe de Tel-Aviv, car elle a conservé son<br>
héritage historique.</p>
<p>Bref, Tel-Aviv est une ville d’exception. Très cosmopolite, des gens de partout dans le monde y affluent pour ses plages et ses musées. C’est aussi une ville très libérale. C’est par exemple la seule ville au Moyen-Orient à célébrer la Fierté Gaie. Et c’est une ville qui aime faire la fête. Les conflits sont trop loin pour que les gens s’en préoccupent (les missiles du Hezbollah et du Hamas ne s’y rendent pas… encore), alors les gens vivent leur vie comme si tout était normal, et les boîtes de nuits y sont formidables.</p>
<p>Mon séjour en Israël coïncidait avec Chavouot, une fête juive célébrant les premières moissons de l’année. Amit et moi nous sommes donc rendus à son village natal, à Kibboutz Yiron. Il était situé en Galilée, au nord du pays, à une centaine de mètres de la frontière libanaise. Je lui ai demandé s’il avait des souvenirs de la guerre en 2006, et il me répond tout bonnement: «T’inquiètes, leurs missiles sont trop puissants, ils passeraient au-dessus du kibboutz». Je ne savais pas si cela devait me rassurer ou nom, mais nous pouvions en effet distinguer à vue d’œil les miradors du Hezbollah sur la montagne dominant le village.</p>
<p>À notre arrivée, les festivités allaient bon train. Tous les membres de la communauté avaient pris part aux préparatifs. Tout a commencé par un défilé de chars allégoriques. Enfin, c’étaient des tracteurs et des jeeps de l’armée décorés pour l’occasion. Je me suis senti très mal à l’aise lorsque la jeep de Tsahal (armée Israélienne) approchait, avec les soldats à l’intérieur qui distribuaient des bonbons pour les enfants. Un concert en plein air a suivi, et nous avons ensuite dansé au son de la musique klezmer. </p>
<p>J’ai été fasciné par le mode de fonctionnement du kibboutz. Le système des kibboutzim est très fidèle au modèle communiste. La propriété privée et l’individualisme ne sont pas des concepts répandus dans les mœurs des 300 habitants de Yiron. Par exemple, très peu de gens ont leur propre voiture, la majorité utilisant celles offertes par le kibboutz. De plus, personne n’a de rémunérations personnelles: le salaire de chacun est réuni dans un fond central, ensuite distribué selon les besoins de chacun. </p>
<p>Le soir, nous sommes allés au pub du kibboutz et j’y ai essayé la Goldman, une délicieuse bière typiquement israélienne. J’ai aussi pu discuter avec plusieurs soldats israéliens de mon âge qui avait été démobilisés pour Chavouot. À ma plus grande surprise, j’en ai trouvé plusieurs qui n’étaient pas israéliens mais américains. Pourquoi vouloir s’enrôler dans Tsahal? «L’armée américaine n’offre pas autant de travail concret sur le terrain. Je sens que je participe vraiment à la sécurité du peuple juif, mon peuple», me dit Adina, originaire de New York. Elle compte servir ses trois années puis s’installer définitivement en Israël.</p>
<p>Après d’innombrables mesures de sécurité, j’étais finalement confortablement installé dans mon siège. Lorsque l’avion a enfin pu quitter l’aéroport Ben-Gurion, je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir à mon expérience. J’avais eu le privilège d’être immergé dans ces familles qui m’ont accueilli à bras ouverts et j’avais désormais une meilleure idée de ce que signigie réellement être Palestinien ou Israélien. Mais j’étais aussi devenu plus cynique et sceptique par rapport à une possibilité de résolution de conflit dans la région. Les haines et les préjugés sont profondément enracinés dans les discours des deux adversaires: le conflit a rendu leur existence amère et envenimée. En cette période de pourparlers de paix, Benjamin Netanyahu ne semble pas disposé à faire des compromis et Mahmoud Abbas, qui ne représente que la moitié des Palestiniens ‑ceux de la Cisjordanie- ne jouit pas d’une légitimité crédible. </p>
<p>Néanmoins, ma nature idéaliste me convainc encore et toujours que l’on ne peut pas se permettre de déclarer la situation sans-issue. Arrêter d’espérer en un avenir meilleur pour tous et à la coexistence pacifique de deux peuples se résumerait à ne plus croire en la capacité de l’homme à pardonner, à avouer ses torts et à écrire un nouveau chapitre. Ce serait la fin de l’humanité.</p>
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		<title>Gideon Levy à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/28/gideon-levy-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2010 05:01:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le célèbre journaliste était de passage à Montréal pour présenter son livre The Punishment of Gaza.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une&nbsp; foule considérable s’était donné rendez-vous le 20 septembre dernier pour assister à la conférence organisée par Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPME). Gideon Levy n’a pas mâché ses mots à l’endroit des médias, de la société et du gouvernement de l’État hébreux: «Les agences (de presse, NDLR) en Israël nous enseignent que les Palestiniens ne sont pas des êtres humains comme nous. Et puisque c’est le cas, on peut ignorer les problèmes de droits de l’homme, tant en Cisjordanie qu’à Gaza, puisqu’ils sont différents.» Il a cité en exemple la couverture médiatique de l’Opération Plomb Durci il y a un an et demi. «Deux chiens ont été tués pendant l’offensive. Et ce sont eux qui ont fait les manchettes.» Il raconte qu’on retrouvait des photos de ces chiens, des entrevues avec leurs anciens propriétaires dans les journaux. Certes, y rapportait-on la mort de dizaines de Palestiniens, mais seulement aux pages 16 ou 17, et ce, très brièvement, sans descriptions, sans noms.</p>
<p>L’éditorialiste du Haaretz, quotidien israélien libéral, a par ailleurs critiqué avec véhémence la société israélienne «qui vit dans le coma, en totale indifférence, en complète apathie.&nbsp;Leur cécité morale est difficile à décrire et à comprendre, mais ce sont les agences qui leur permettent de vivre dans cette cécité et de se sentir fiers d’eux-mêmes.» Il ajoutera plus tard qu’il ne se rappelait pas une seule fois «qu’un oppresseur se sentait si heureux qu’il se prenait autant pour victime. Pourtant, le plus grand drame de notre histoire se passe dans notre sombre arrière cour».</p>
<p>Il a de plus constaté que même si Israël était de plus en plus isolé sur la scène internationale, le pays bénéficie néanmoins de support inconditionnel de certains alliés tels que les États-Unis et le Canada. «Mais être un ami d’Israël aujourd’hui signifie hausser sa voix contre l’occupation. On ne peut pas supporter un ami aveuglément. C’est comme avec un junkie, on peut lui donner de l’argent ou l’envoyer dans un centre de réhabilitation. Eh bien Israël a une dépendance à l’occupation.»</p>
<h4>Une période Q&amp;R mouvementée</h4>
<p>Parmi les questions qui ont suscité le plus d’émoi, un jeune homme du nom de Michael a demandé au journaliste comment Israël pourrait se retirer des territoires occupés sans que sa parenté soit tuée sur le champ. «Qu’ai-je dit à propos de l’oppresseur étant la victime?», a‑t-il répondu calmement. «Si je vole ta voiture, je ne suis pas dans une position d’imposer des conditions pour te la rendre.»</p>
<p>Zach Paikin, quant à lui, voulait savoir ce qu’était le plus important entre «un monsieur dans la cinquantaine qui faisait des travaux de construction et un régime islamique fondamentaliste qui se vouait à l’extermination d’un peuple entier avec des armes nucléaires». Levy a simplement répliqué&nbsp;que ce n’était pas l’un ou l’autre, mais bien les deux. «Le monde entier sait que l’Iran est un danger imminent, mais bombarder ses installations nucléaires ne ferait que nous précipiter vers un terrible bain de sang. Nous devons ainsi neutraliser ses armes en faisant la paix avec nos voisins arabes et nous retirer des territoires occupés.» </p>
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		<title>L’exode des cerveaux : une épopée intelligente</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/21/lexode-des-cerveaux-une-epopee-intelligente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 19:20:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Gros plan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Environ 130 000 étudiants étrangers viennent fréquenter les établissements scolaires canadiens annuellement. Si la dualité de nos langues officielles et la qualité de l’éducation post-secondaire jouent un rôle dans leur décision de joindre nos rangs d‘école, le gouvernement se fait aussi un devoir de présenter le Canada sous ses meilleurs atours à l’étranger, entraînant de graves conséquences pour plusieurs pays en voie de développement. Le Délit s’est penché sur ce produit dérivé de la mondialisation.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Canada est à la fois une victime et un des moteurs du phénomène qu’est l’exode des cerveaux.&nbsp;Michael Dilworth, du Ross Clouston Scholarship, a longuement étudié le sujet au Canada. Il révèle qu’à chaque année des milliers de professionnels canadiens, entre autres des médecins et des gens d’affaires, quittent le pays au profit des États-Unis. Parmi leurs motivations figurent des avantages fiscaux et des opportunités professionnelles plus nombreuses. Cette migration, combinée au vieillissement de notre population, à un taux de natalité relativement faible et à une pénurie de main‑d’œuvre qualifiée, constitue véritablement un problème dans notre économie. </p>
<p>Ce manque est-il voué à être comblé par la venue d’immigrants? La professeure Jennifer Hunt, spécialiste en économie du travail à McGill, demeure prudente dans ses propos. «Il est certain que les immigrants arrivant au Canada ont un niveau d’éducation très élevé, mais il leur est difficile de transférer leurs compétences au pays. Ils doivent souvent repartir à la case départ. Le véritable problème n’est pas la transférabilité de l’éducation, mais la transférabilité de l’expérience.»&nbsp;Une solution repose ainsi dans la façon de choisir la clientèle immigrante. «La nouvelle politique d’accueil des étudiants au Canada est prometteuse. Leurs expériences académique et professionnelle seront acquises ici-même, alors aucun problème relié au transfert de compétences ne sera soulevé. Plusieurs études démontrent en effet que les immigrants arrivant au Canada comme étudiants gagnent plus que ceux qui arrivent directement comme résidents permanents.»Toutefois, le défi de la transition démographique n’est pas seulement présent au Canada. Plusieurs pays occidentaux doivent y faire face. Et la compétition y est féroce pour attirer une clientèle universitaire. Si les États-Unis attirent celle-ci par le biais de généreuses bourses d’études, le Canada a décidé d’opter pour une stratégie axée sur l’immigration pour attirer et retenir ces gens éduqués. </p>
<p>Par exemple, le gouvernement fédéral a ajouté une catégorie d’immigration qui  «attire les étudiants les plus talentueux dans le monde, tout en facilitant leur établissement ici». Un étudiant peut donc postuler pour un statut de résidence permanente et accumuler ses années d’expérience en tant qu’étudiant au Canada, des années qui sont requises pour  son acceptation. Ceci facilite davantage le processus d’application pour la citoyenneté canadienne. De plus, depuis 2006, le gouvernement autorise certains étudiants internationaux à travailler hors campus pour payer leurs frais de scolarité et ainsi participer à l’économie canadienne.</p>
<p>Est-ce que les étudiants internationaux sont dans la mire de l’administration de McGill? Puisqu’ils paient des frais de scolarité plus élevés, l’université les apprécie particulièrement en raison de leurs généreuses contributions. «L’Université McGill a une réputation internationale pour son excellence académique et est intéressée à attirer des étudiants performants peu importe leur origine», explique Emily Kingsland, assistante au bureau du registraire de l’Université McGill. On dénombrait à l’automne 2009 environ 6800 étudiants internationaux, la majorité d’entre eux provenant des États-Unis et de la France. Néanmoins, une proportion considérable est originaire de pays émergents et en voie de développement tels que la Chine, l’Inde, l’Arabie Saoudite et l’Iran. </p>
<p>Y a‑t-il une entente entre l’université et le gouvernement fédéral pour retenir ces étudiants après leurs études? «Il y a quatre ans, Immigration Canada autorisait les étudiants à rester au pays et à y travailler à la suite de l’obtention de leur diplôme. Le programme initial était d’une durée d’un an. Toutefois, depuis deux ans, ils sont autorisés à demeurer pendant une période de temps équivalente à la durée de leurs études, jusqu’à concurrence de trois années», ajoute madame Kinsland. Ainsi, sans même appliquer pour la résidence canadienne, ces jeunes peuvent demeurer au pays et acquérir une expérience durable.</p>
<h4>Vendre son âme au Canada?</h4>
<p>Ces jeunes aspirant à une vie meilleure et à acquérir une solide éducation à l’étranger ont tout de même une variété de motifs pour venir s’installer au Canada. Ogake Anne </p>
<p>Angwenyi, originaire du Kenya et étudiante à l’Université Simon Fraser à Vancouver partage son expérience: «Tout est si facile au Canada. La vie y est bonne, et les Canadiens sont ouverts aux non-Canadiens. Et tout y est si fiable: au Kenya, un professeur peut donner un cours une journée et décider de ne pas venir le lendemain! De plus, le nombre d’opportunités d’emplois y est très avantageux pour se bâtir une expérience de travail.»&nbsp;La généreuse bourse qu’elle a reçu, couvrant ses frais de scolarité ainsi que la majorité de ses dépenses a été la cerise sur le gâteau qui l’a convaincue de venir étudier au Canada. </p>
<p>Toutefois, une question éthique doit être posée: est-ce moralement acceptable d’inciter l’immigration au Canada d’étudiants universitaires de pays en voie de développement avec un excellent potentiel académique et intellectuel sachant qu’ils risquent de ne jamais retourner dans leur pays d’origine? </p>
<p> «Je me sens personnellement inconfortable lorsque des Canadiens se vantent de la façon dont on a réussi à attirer tant de gens qualifiés provenant de pays en voie de développement qui ont grandement besoin&nbsp;d’eux», confie la Professeure Hunt. Si les pays riches sortent gagnants de cette course aux cerveaux, ce n’est pas toujours le cas des pays en voie de développement. «Cette situation est d’autant plus problématique si ce sont les gouvernements de ces pays en voie de développement qui leur ont donné leur formation.» Ainsi, sans s’en rendre compte, des pays du Nord peuvent en effet économiser sur le dos des pays du Sud en s’accaparant un capital humain essentiel au développement économique de leurs pays d’origine.</p>
<p>Louis-Philippe Tessier, étudiant de troisième année à McGill, s’occupe du groupe d’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). Il s’agit d’une organisation humanitaire ayant pour but de promouvoir l’accès à l’éducation auprès de gens défavorisés en Afrique ou en Asie. «À McGill, tous les étudiants donnent une contribution obligatoire de $0.50 qui sert à payer les frais de scolarité pour un jeune réfugié», précise le président. Louis-Philippe se veut rassurant: «Peut-être que le gouvernement aspire à retenir ces jeunes, mais la réalité est qu’ils peuvent aider leur pairs dans leur pays d’origine tout en participant à l’économie canadienne.»</p>
<h4>Paroles des intéressés</h4>
<p>Même son de cloche de la part de nombreux étudiants internationaux interviewés. Wan Farihah Ahmad Fahmy vient de la Malaisie et entame sa troisième année à McGill. «Venir étudier au Canada est une opportunité extraordinaire. Mais pourquoi ne pourrions-nous pas y rester? Ne pensez-vous pas qu’on peut aider votre pays aussi?» Elle ajoute que le choix de partir dépend du programme d’étude à l’étranger&nbsp;: «Dans mon cas, le département des services publiques de la Malaisie paie mes frais de scolarité et me donne une allocation de subsistance. Tout ce que je dois faire, c’est étudier puis retourner dans mon pays. Je ferai mon stage avec le gouvernement et travaillerai avec eux pour une durée de six ans.» Ce type de bourse, qui oblige les récipiendaires à contribuer en retour à leur donateur, est très commun en Malaisie. Par exemple, la compagnie pétrolière Petronas envoie chaque année des dizaines de jeunes étudier au Royaume-Uni et les embauche à leur retour.</p>
<p>Zina Mustafa est d’origine soudanaise: «Forcer quelqu’un à rester dans un pays ou bien à le renvoyer d’où il provient relève de la liberté civile. C’est difficile de légiférer dans ce domaine.» Cependant, Zina croit que le vent est en train de tourner. «J’ai l’impression que de plus en plus d’Africains retournent chez eux après leurs études à l’étranger. On a tous un attachement à notre terre natale, et on désire tous y retourner un jour. Il y a d’ailleurs un dicton qui affirme que peu importe ce que tu penses, tu retourneras au Soudan et y mourras.» </p>
<p>Ogake Anne, elle, retournera définitivement chez elle: «Je suis du Kenya, et mon peuple a besoin de mon expertise bien plus que les Canadiens. L’exode des cerveaux ne devrait pas être vu comme un vol de la part des pays riches mais plutôt comme un transfert de compétences. Tout ce que le Canada devrait faire, c’est préconiser le retour de ces jeunes chez eux par le biais de partenariats entre gouvernements, organisations et entreprises.&nbsp;»<br>
Matière grise en zone grise</p>
<p>Afin de considérer le séjour de jeunes étudiants internationaux au Canada comme un acte de grandeur humanitaire, il faudrait que le gouvernement s’engage à orienter ce mouvement migratoire. Par exemple, des mesures pourraient être prises pour que les nouveaux venus soient encouragés à supporter financièrement leurs communautés dans leur pays d’origine dès la fin de leurs études. Il pourrait également y avoir des politiques incitant ces personnes à retourner chez elles, emportant ainsi avec elles leur expertise nouvellement acquise.</p>
<p>Toutefois, la seconde option pourrait s’avérer dangereuse. Mesures incitatives, certes, mais expulsions forcées, non. Dans ce monde globalisé, où la mobilisation de la main d’oeuvre et le libre-échange sont monnaies courantes, il serait discutable, voire déplacé, d’aller à l’encontre du choix individuel et de la libre volonté de chacun en ce qui concerne ses aspirations.</p>
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		<title>L’exode des cerveaux : une épopée intelligente</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/09/21/lexode-des-cerveaux-une-epopee-intelligente-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Sep 2010 19:20:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Gros plan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Environ 130 000 étudiants étrangers viennent fréquenter les établissements scolaires canadiens annuellement. Si la dualité de nos langues officielles et la qualité de l’éducation post-secondaire jouent un rôle dans leur décision de joindre nos rangs d‘école, le gouvernement se fait aussi un devoir de présenter le Canada sous ses meilleurs atours à l’étranger, entraînant de graves conséquences pour plusieurs pays en voie de développement. Le Délit s’est penché sur ce produit dérivé de la mondialisation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Canada est à la fois une victime et un des moteurs du phénomène qu’est l’exode des cerveaux.&nbsp;Michael Dilworth, du Ross Clouston Scholarship, a longuement étudié le sujet au Canada. Il révèle qu’à chaque année des milliers de professionnels canadiens, entre autres des médecins et des gens d’affaires, quittent le pays au profit des États-Unis. Parmi leurs motivations figurent des avantages fiscaux et des opportunités professionnelles plus nombreuses. Cette migration, combinée au vieillissement de notre population, à un taux de natalité relativement faible et à une pénurie de main‑d’œuvre qualifiée, constitue véritablement un problème dans notre économie.</p>
<p>Ce manque est-il voué à être comblé par la venue d’immigrants? La professeure Jennifer Hunt, spécialiste en économie du travail à McGill, demeure prudente dans ses propos. «Il est certain que les immigrants arrivant au Canada ont un niveau d’éducation très élevé, mais il leur est difficile de transférer leurs compétences au pays. Ils doivent souvent repartir à la case départ. Le véritable problème n’est pas la transférabilité de l’éducation, mais la transférabilité de l’expérience.»&nbsp;Une solution repose ainsi dans la façon de choisir la clientèle immigrante. «La nouvelle politique d’accueil des étudiants au Canada est prometteuse. Leurs expériences académique et professionnelle seront acquises ici-même, alors aucun problème relié au transfert de compétences ne sera soulevé. Plusieurs études démontrent en effet que les immigrants arrivant au Canada comme étudiants gagnent plus que ceux qui arrivent directement comme résidents permanents.»Toutefois, le défi de la transition démographique n’est pas seulement présent au Canada. Plusieurs pays occidentaux doivent y faire face. Et la compétition y est féroce pour attirer une clientèle universitaire. Si les États-Unis attirent celle-ci par le biais de généreuses bourses d’études, le Canada a décidé d’opter pour une stratégie axée sur l’immigration pour attirer et retenir ces gens éduqués.</p>
<p>Par exemple, le gouvernement fédéral a ajouté une catégorie d’immigration qui  «attire les étudiants les plus talentueux dans le monde, tout en facilitant leur établissement ici». Un étudiant peut donc postuler pour un statut de résidence permanente et accumuler ses années d’expérience en tant qu’étudiant au Canada, des années qui sont requises pour  son acceptation. Ceci facilite davantage le processus d’application pour la citoyenneté canadienne. De plus, depuis 2006, le gouvernement autorise certains étudiants internationaux à travailler hors campus pour payer leurs frais de scolarité et ainsi participer à l’économie canadienne.</p>
<p>Est-ce que les étudiants internationaux sont dans la mire de l’administration de McGill? Puisqu’ils paient des frais de scolarité plus élevés, l’université les apprécie particulièrement en raison de leurs généreuses contributions. «L’Université McGill a une réputation internationale pour son excellence académique et est intéressée à attirer des étudiants performants peu importe leur origine», explique Emily Kingsland, assistante au bureau du registraire de l’Université McGill. On dénombrait à l’automne 2009 environ 6800 étudiants internationaux, la majorité d’entre eux provenant des États-Unis et de la France. Néanmoins, une proportion considérable est originaire de pays émergents et en voie de développement tels que la Chine, l’Inde, l’Arabie Saoudite et l’Iran.</p>
<p>Y a‑t-il une entente entre l’université et le gouvernement fédéral pour retenir ces étudiants après leurs études? «Il y a quatre ans, Immigration Canada autorisait les étudiants à rester au pays et à y travailler à la suite de l’obtention de leur diplôme. Le programme initial était d’une durée d’un an. Toutefois, depuis deux ans, ils sont autorisés à demeurer pendant une période de temps équivalente à la durée de leurs études, jusqu’à concurrence de trois années», ajoute madame Kinsland. Ainsi, sans même appliquer pour la résidence canadienne, ces jeunes peuvent demeurer au pays et acquérir une expérience durable.</p>
<h4>Vendre son âme au Canada?</h4>
<p>Ces jeunes aspirant à une vie meilleure et à acquérir une solide éducation à l’étranger ont tout de même une variété de motifs pour venir s’installer au Canada. Ogake Anne</p>
<p>Angwenyi, originaire du Kenya et étudiante à l’Université Simon Fraser à Vancouver partage son expérience: «Tout est si facile au Canada. La vie y est bonne, et les Canadiens sont ouverts aux non-Canadiens. Et tout y est si fiable: au Kenya, un professeur peut donner un cours une journée et décider de ne pas venir le lendemain! De plus, le nombre d’opportunités d’emplois y est très avantageux pour se bâtir une expérience de travail.»&nbsp;La généreuse bourse qu’elle a reçu, couvrant ses frais de scolarité ainsi que la majorité de ses dépenses a été la cerise sur le gâteau qui l’a convaincue de venir étudier au Canada.</p>
<p>Toutefois, une question éthique doit être posée: est-ce moralement acceptable d’inciter l’immigration au Canada d’étudiants universitaires de pays en voie de développement avec un excellent potentiel académique et intellectuel sachant qu’ils risquent de ne jamais retourner dans leur pays d’origine?</p>
<p> «Je me sens personnellement inconfortable lorsque des Canadiens se vantent de la façon dont on a réussi à attirer tant de gens qualifiés provenant de pays en voie de développement qui ont grandement besoin&nbsp;d’eux», confie la Professeure Hunt. Si les pays riches sortent gagnants de cette course aux cerveaux, ce n’est pas toujours le cas des pays en voie de développement. «Cette situation est d’autant plus problématique si ce sont les gouvernements de ces pays en voie de développement qui leur ont donné leur formation.» Ainsi, sans s’en rendre compte, des pays du Nord peuvent en effet économiser sur le dos des pays du Sud en s’accaparant un capital humain essentiel au développement économique de leurs pays d’origine.</p>
<p>Louis-Philippe Tessier, étudiant de troisième année à McGill, s’occupe du groupe d’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). Il s’agit d’une organisation humanitaire ayant pour but de promouvoir l’accès à l’éducation auprès de gens défavorisés en Afrique ou en Asie. «À McGill, tous les étudiants donnent une contribution obligatoire de $0.50 qui sert à payer les frais de scolarité pour un jeune réfugié», précise le président. Louis-Philippe se veut rassurant: «Peut-être que le gouvernement aspire à retenir ces jeunes, mais la réalité est qu’ils peuvent aider leur pairs dans leur pays d’origine tout en participant à l’économie canadienne.»</p>
<h4>Paroles des intéressés</h4>
<p>Même son de cloche de la part de nombreux étudiants internationaux interviewés. Wan Farihah Ahmad Fahmy vient de la Malaisie et entame sa troisième année à McGill. «Venir étudier au Canada est une opportunité extraordinaire. Mais pourquoi ne pourrions-nous pas y rester? Ne pensez-vous pas qu’on peut aider votre pays aussi?» Elle ajoute que le choix de partir dépend du programme d’étude à l’étranger&nbsp;: «Dans mon cas, le département des services publiques de la Malaisie paie mes frais de scolarité et me donne une allocation de subsistance. Tout ce que je dois faire, c’est étudier puis retourner dans mon pays. Je ferai mon stage avec le gouvernement et travaillerai avec eux pour une durée de six ans.» Ce type de bourse, qui oblige les récipiendaires à contribuer en retour à leur donateur, est très commun en Malaisie. Par exemple, la compagnie pétrolière Petronas envoie chaque année des dizaines de jeunes étudier au Royaume-Uni et les embauche à leur retour.</p>
<p>Zina Mustafa est d’origine soudanaise: «Forcer quelqu’un à rester dans un pays ou bien à le renvoyer d’où il provient relève de la liberté civile. C’est difficile de légiférer dans ce domaine.» Cependant, Zina croit que le vent est en train de tourner. «J’ai l’impression que de plus en plus d’Africains retournent chez eux après leurs études à l’étranger. On a tous un attachement à notre terre natale, et on désire tous y retourner un jour. Il y a d’ailleurs un dicton qui affirme que peu importe ce que tu penses, tu retourneras au Soudan et y mourras.»</p>
<p>Ogake Anne, elle, retournera définitivement chez elle: «Je suis du Kenya, et mon peuple a besoin de mon expertise bien plus que les Canadiens. L’exode des cerveaux ne devrait pas être vu comme un vol de la part des pays riches mais plutôt comme un transfert de compétences. Tout ce que le Canada devrait faire, c’est préconiser le retour de ces jeunes chez eux par le biais de partenariats entre gouvernements, organisations et entreprises.&nbsp;»<br>
Matière grise en zone grise</p>
<p>Afin de considérer le séjour de jeunes étudiants internationaux au Canada comme un acte de grandeur humanitaire, il faudrait que le gouvernement s’engage à orienter ce mouvement migratoire. Par exemple, des mesures pourraient être prises pour que les nouveaux venus soient encouragés à supporter financièrement leurs communautés dans leur pays d’origine dès la fin de leurs études. Il pourrait également y avoir des politiques incitant ces personnes à retourner chez elles, emportant ainsi avec elles leur expertise nouvellement acquise.</p>
<p>Toutefois, la seconde option pourrait s’avérer dangereuse. Mesures incitatives, certes, mais expulsions forcées, non. Dans ce monde globalisé, où la mobilisation de la main d’oeuvre et le libre-échange sont monnaies courantes, il serait discutable, voire déplacé, d’aller à l’encontre du choix individuel et de la libre volonté de chacun en ce qui concerne ses aspirations.</p>
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		<title>Pause-thé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/26/pause-the/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 13:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À chaque seconde, 25 000 tasses de thé sont bues dans le monde. Le thé est la deuxième boisson la plus courante après l’eau. Sa popularité est aussi séculaire qu’universelle. Malgré ses effets bénéfiques sur la santé, plusieurs lui trouveraient un goût amer s’ils connaissaient les conditions de travail auxquelles font face ces ouvriers qui s’activent tout au long de l’année dans certains de ces champs tropicaux. <em>Le Délit</em> a décidé de lire le thé avant de boire la tasse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4>Le thé et la santé</h4>
<p>William Gladstone, ancien premier ministre britannique, avait dit: «Si tu as froid, le thé te réchauffera. Si tu as chaud, ça te détendra. Si tu es dépressif, ça te réconfortera. Si tu es excité, ça te calmera.» Des recherches ne cessent de démontrer les effets bénéfiques du thé sur la santé. Le <em>UK Tea Council</em> rapporte que le thé aide à l’hydratation du corps humain, en plus de lui fournir vitamines et minéraux. De plus, vu qu’il contient de 50 à 65% moins de caféine que le café, les amateurs peuvent se permettre d’en prendre plusieurs tasses par chaque jour.</p>
<p>D’autres recherches, dont plusieurs menées par le <em>Tea Advisory Panel</em> (TAP), confirment que le thé est une source d’antioxydants, qui sont digérés, absorbés et métabolisés dans l’organisme, contribuant à un corps en bonne santé. Le rôle des antioxydants n’est pas négligeable: le Docteur André M. Cantin, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke et actuel président du comité consultatif médical et scientifique de la Fondation canadienne de la fibrose kystique, est arrivé à la conclusion que «les antioxydants peuvent réussir à freiner les radicaux libres engagés dans la fibrose pulmonaire et la fibrose kystique». Docteure Nathalie Jobin, directrice de la nutrition et des affaires scientifiques chez Extenso, un centre de référence sur la nutrition humaine affilié à l’Université de Montréal, vante aussi les bienfaits des antioxydants puisqu’ils aident à prévenir l’apparition de certains types de cancer et de maladies cardiovasculaires.</p>
<p>«Pour ce qui est des antioxydants, il faut cependant demeurer prudent» remarque toutefois Docteur Victor Gavino, professeur à la Faculté de médecine et au Département de nutrition de l’Université de Montréal. «Nos croyances varient d’une semaine à l’autre, et les conclusions des scientifiques se contredisent, surtout en ce qui concerne la biodisponibilité. […] Même si le thé existe depuis 5000 ans et que l’on a accumulé de la documentation, des histoires, des anecdotes, il reste cependant bien des choses à prouver.»</p>
<h4>ABC thé</h4>
<p>Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), les cinq plus grands pays producteurs: la Chine, l’Inde et le Sri Lanka, le Kenya et la Turquie, représentent 75% de la production mondiale de thé. On retrouve plus de 1500 types de thé aujourd’hui, et tous proviennent de la même plante, la <em>Camellia Sinensis</em>, originaire de l’Empire du Milieu. Ainsi, qu’il soit noir, vert, <em>oloong</em>, blanc, comprimé ou bien aromatisé (les six grandes catégories selon le <em>UK Tea Council</em>), le thé est obtenu en traitant d’une façon différente les feuilles et les bourgeons issus de la récolte.</p>
<p>De plus, un peu comme la viniculture, le goût du thé est empreint du sol, du climat et de l’altitude de sa région de provenance. Toujours similairement au vin, son procédé de fabrication est un art ancestral très complexe dont les détails sont très bien gardés. On peut toutefois décrire en grandes lignes la méthode de préparation du thé.</p>
<p>Premièrement, le dépérissement consiste à couper et déchirer les feuilles de thé dans des grands tonneaux à air chaud pendant dix à seize heures, ce qui aide à faire évaporer l’eau qui est contenue dans les feuilles. Une fermentation suit, contribuant à faire oxyder les feuilles pour leur donner un arôme particulier. Les feuilles de thé sont ensuite envoyées au séchage sous air chaud, et parfois une cuisson accompagne cette phase. Le temps accordé à chaque étape (et les nombreuses déclinaisons de ces procédés) varient selon le type de thé désiré. Ainsi, une fermentation partielle est le secret du thé <em>oloong</em>, alors qu’une exposition des morceaux de feuilles à la vapeur avant la fermentation produira un thé vert. Toutefois, si sa consommation s’avère bénéfique pour la santé humaine et sa production aussi noble que celle du vin, les conditions de travail du paysan par rapport à sa culture et sa récolte dans certaines régions ainsi que plusieurs impacts environnementaux notables ne méritent guère d’éloges.</p>
<h4>Problèmes de thé</h4>
<p>Le thé ne fait pas exception et des problèmes sociaux et environnementaux touchent l’industrie. Dans certaines plantations, «les fermiers abandonnent leurs terres, les négligent et ne reçoivent pas un prix juste pour leur travail», explique Philippe Gaston, directeur général d’Équita d’Oxfam- Québec. L’Organisme Équiterre critique le manque d’uniformité des conditions de travail, puisqu’elles varient de pays en pays, et de régions en régions à l’intérieur même de ces pays. S’il semble évident que les conditions de travail sont plus aisées au Japon, il est néanmoins plutôt difficile de dresser un portrait juste de celles pratiquées sur l’immense territoire indien par exemple. On peut cependant remarquer quelques similarités dans certaines plantations de plusieurs pays en voie de développement.</p>
<p>Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), déplore le traitement réservé aux femmes: leur dextérité leur permet de participer avec une grande efficacité à la récolte, mais leur salaire est moindre que celui des hommes. De plus, les paysans travaillent toute la journée, sept jours sur sept. L’UNESCO rapporte également qu’au Kenya, jusqu’à 30% des cueilleurs ont moins de 15 ans. Le journal <em>Labor File</em> rapporte que la pauvreté règne bien souvent dans les plantations, celle- ci étant expliquée par la présence de travailleurs temporaires, des rémunérations infimes, ainsi que par le peu d’investissement dans les installations dédiées à la santé ou à l’éducation.</p>
<p>La Rainforest Alliance, quant à elle, s’inquiète de l’exposition des travailleurs à l’usage intensif de pesticides qui, en plus de causer des troubles à l’écosystème, endommage grandement le système respiratoire des cueilleurs. De plus, puisque la culture du thé s’effectue dans les régions équatoriales, la déforestation de la forêt tropicale est fréquente, afin d’augmenter la taille des plantations, facilitant l’érosion et l’augmentation de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.</p>
<h4>L’équitable à la rescousse?</h4>
<p>Heureusement, le mouvement équitable a pris de l’ampleur au cours des années. Kevin Gascoyne, un des fondateurs de la maison de thé Camellia Sinensis, a été le premier à obtenir une certification «équitable» au Canada pour le thé. «Nous nous rendons en personne dans les plantations, et nous achetons directement aux producteurs afin de collecter des thés de classe mondiale», nous explique-t-il. «Ceci est l’essence même du commerce équitable: réduire le nombre d’intermédiaires et donner la juste part des revenus aux producteurs, qui décideront comment disposer de cet argent perçu.»</p>
<p>Par exemple, Titus Pinto, directeur du <em>United Nilgiris Tea Estates</em> en Inde, certifié équitable, précise qu’il y a, dans sa plantation, «un corps composé à 90% de travailleurs qui décide comment l’argent doit être dépensé». Ce ne sont par contre pas tous les producteurs qui utilisent l’argent d’une façon démocratique, «et là demeure la complexité du commerce équitable», ajoute Monsieur Gascoyne. «Mais malgré cela, je crois au mouvement équitable car c’est le seul système qui ultimement respecte les travailleurs». Monsieur Gaston nous assure que dans la plupart des coopératives les profits sont réinvestis dans des projets liés à l’éducation et à la santé et que le suivi est devenu plus strict au cours des cinq dernières années: «Il est bon, maintenant que le commerce équitable soit bien parti, de pouvoir dire que tout n’est pas parfait et qu’on travaille à mieux traiter les producteurs. Mais c’est un travail de longue haleine. Les sceptiques et ceux qui ont intérêt à ce que le commerce équitable ne se développe pas, vont tenter de plus en plus de détruire la confiance et la crédibilité, si précieuses, établies au cours de longues années de travail», conclut-il.</p>
<p>Au Québec, la popularité du thé supplantera- t‑elle celle du café? Monsieur Gascoyne, né au Royaume-Uni, pays où il se boit 165 millions de tasses de thé par jour, nous répond que rien n’est impossible. «Tous les jours, sans exception, des gens viennent dans la boutique afin de trouver une alternative au café. Et la semaine d’après, ils reviennent et nous remercient: ils sont contents d’avoir arrêté de boire du café et se sentent plus en santé et plus heureux!» William Gladstone avait raison. </p>

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			</item>
		<item>
		<title>Ah! comme la neige a neigé!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/12/ah-comme-la-neige-a-neige/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Xavier Plamondon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 00:22:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=2158</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi diable sommes-nous surpris à chaque année par la première tempête? Pourquoi chiââââââle-t-on constamment sur les conditions climatiques québécoises? La Floride est-elle encore notre Eldorado collectif? Et que faire pour combattre ce froid?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ces vers d’Émile Nelligan nous reviennent souvent à l’esprit à chaque bordée de neige: «Ah! comme la neige a neigé, ma vitre est un jardin de givre! Ah! comme la neige a neigé! Qu’estce que le spasme de vivre? Ah! La douleur que j’ai, que j’ai!». Cette célèbre strophe évoque plutôt bien l’état d’âme de nombreux Québécois vis-à-vis de notre hiver. Alors que plusieurs y voient une occasion de sortir leurs skis et leurs patins, beaucoup maudiront les excès de Dame Nature. Ils se plaindront de la mauvaise qualité de déneigement de la ville de Montréal qui cause l’enlisement de voitures, ils regretteront le verglas qui crée maints accidents sans le moindre avertissement, les températures extrêmes qui ralentissent leurs déplacements. Alors, notre relation avec l’hiver québécois, c’est de l’amour ou de la haine? Court arrêt sur la psyché québécoise et sa relation avec l’hiver.</p>
<h4>Chiâleurs, ces Québécois!</h4>
<p>Il faut tout de même avouer que les Québécois ont une réputation mondiale d’experts en «chialâge» collectif. En été, le mercure est toujours soit trop haut, soit trop bas. Quand il pleut trop, comme l’été dernier, ce sont les vacanciers qui se plaignent, alors que quand le temps est sec, c’est le tour des agriculteurs. La saison froide n’échappe pas non plus aux critiques des Québécois. Si les amateurs de sports d’hiver tels que les skieurs et les raquetteurs accueillent à bras ouverts l’annonce d’une accumulation de trente centimètres de neige, les automobilistes, au contraire, ragent, prennent leur mal en patience et leurs balais à la main.</p>
<p>Mais qu’y a‑t-il de si mauvais avec le froid? Au fond, pour se garder au chaud, il suffit de porter plus de couches de vêtements, bref, de s’habiller en oignon! En été, pendant les canicules, une fois nu, on ne peut plus rien enlever! Simple logique. Le meilleur moyen d’apprécier l’hiver est donc de s’équiper d’une façon appropriée: chandails de laine, foulard, mitaines, chapeau, bottes et, sa popularité vous le garantira, la meilleure façon d’affronter les rudesses de l’hiver est le manteau en duvet d’oie Canada Goose, encore faut-il qu’il soit attaché!</p>
<h4>Les nouveaux arrivés</h4>
<p>«Ce qu’on m’a raconté lorsque j’étais en France était horrible! Qu’il faisait ‑40 tous les jours, qu’on ne voyait le soleil que quelques heures par jour! J’étais bien contente de voir que ce n’était que des exagérations!» raconte Alice Jennings, étudiante française en première année. Ainsi, il ne faut pas se fier aux rumeurs. La féérie et la magie qu’apporte l’arrivée de la neige aux étudiants qui vivent l’hiver pour la première fois est une expérience inoubliable. «C’était si beau! Et froid!», témoigne Sasha D’lima, étudiante d’origine indienne. La plupart s’entendent pour dire que la première bordée est magnifique. Mais avec le temps, plusieurs changent d’opinion. «La première journée, j’adorais la neige. Maintenant, je la déteste!», explique Zohaib Wahid, étudiant du Pakistan. Guanyi Ho, originaire de Singapour, raconte qu’avant d’arriver au Canada, sa famille et ses amis lui disaient que l’hiver était terrible, très froid, bref, plus un désagrément qu’autre chose. Il avait toutefois vu plusieurs photos et vidéos de l’hiver canadien dans les médias, et s’attendait à une expérience merveilleuse. Qu’en pense-t-il à présent, la première tempête étant passée? Il adore. «J’avais vu la neige pour la première fois à l’âge de douze ans. Neuf ans plus tard, j’ai toujours hâte que tombe de la neige fraîche. J’ai surtout hâte de voir ce que ça donne à l’extérieur de la ville.» </p>
<h4>Le stéréotype de la Floride</h4>
<p>Plusieurs Québécois, pris au désespoir et près de la dépression, ne voient qu’une solution au long hiver québécois: se ressourcer dans le sud! Ces centaines de retraités quittent ainsi la belle province au profit de la Floride, et souvent les membres de leur famille les rejoignent pendant la semaine de relâche.</p>
<p>La Floride est ainsi entrée dans l’imaginaire québécois comme un bout de chaleur et d’espoir au milieu d’un long hiver rigoureux. Cependant, avec le temps, elle a pris une connotation péjorative puisque les plus nantis préfèrent l’Amérique centrale ou bien les îles des Caraïbes, la Floride étant réservée aux Québécois «quétaines». Pensons à Elvis Gratton… Cette perception a d’ailleurs été accrue par la sortie en 1993 du film La Florida, qui rappelle la lente américanisation du peuple québécois. Cette satire de George Mihalka raconte l’histoire d’une famille montréalaise tannée de la brutalité de l’hiver qui décide d’acheter un motel délabré de Hollywood Beach et d’en faire un objet d’ambition grandiose et irrationnelle. Cependant, leur rêve américain sous le soleil de la Floride fini par échouer lamentablement.</p>
<p>Alors comment survivre à l’hiver québécois? Bien s’habiller et bien se tenir occupé! On ne cessera de maudir notre existence dans ce pays de neige si nous n’acceptons pas la réalité climatique. Comme l’explique Bernard Arcand dans son essai Abolissons l’hiver, «il est assez inquiétant de songer au sort d’un peuple qui chante: “Mon pays, c’est l’hiver” et qui, du même souffle, ajoute que cet hiver est détestable.» </p>
<p class="boiteg">Afin de mieux apprécier cette saison mal-aimée <em>Le Délit</em> vous suggère cinq choses à faire cet hiver pour apprivoiser le froid québécois:<br>
<strong>Danser</strong> au rythme de différents DJs les jeudis, vendredis et samedis du mois de janvier organisés par <strong>Igloofest </strong>au quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. <a href="http://www.igloofest.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.igloofest.ca</a><br>
<strong>Skier</strong> sur différentes montagnes du Québec et du Vermont avec <strong>Express-Ski</strong>, un service d’autobus amical qui ne coûte qu’un peu plus que le billet de remonte-pente. <a href="http://www.express-ski.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.express-ski.com</a><br>
<strong>Visiter</strong> la capitale et monter sur le taureau mécanique en plein hiver pendant le <strong>Carnaval de Québec</strong> du 29 janvier au 14 février. <a href="http://www.carnaval.qc.ca/2010/fr" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.carnaval.qc.ca/2010/fr</a><br>
<strong>Optimiser</strong> les plus longues nuits de l’année avec les différents spectacles du <strong>Festival Montréal en Lumière</strong>, du 18 au 28 février. <a href="http://www.montrealenlumiere.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.montrealenlumiere.com</a><br>
Ou, plus simplement, aller à la <strong>Patinoire du Bassin Bonsecours</strong>, faire une excursion jusqu’au haut du <strong>Mont-Royal</strong> pour contempler la ville enneigée, se réchauffer au chalet de la montagne et lire <em>Vivre l’hiver au Québec</em> de <strong>Normand Cazelais</strong> et terminer la journée avec un bon chocolat chaud de <strong>Juliette et Chocolat</strong> ou de <strong>Suite 88 Chocolatier</strong> sur St-Denis ou tout autre artisan de chocolat de la métropole.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/12/ah-comme-la-neige-a-neige/" data-wpel-link="internal">Ah! comme la neige a neigé!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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