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	<title>Vincent Maraval - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Mar 2026 21:25:04 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Un deuil en images</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[deuil]]></category>
		<category><![CDATA[grandir]]></category>
		<category><![CDATA[images]]></category>
		<category><![CDATA[oubli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand grandir est une lutte contre l’oubli.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Perdre un parent lorsqu’on est enfant, c’est entrer dans une lutte quotidienne contre sa propre mémoire, pour préserver le peu de souvenirs qu’il nous reste. La jeunesse offre une forme d’amnésie protectrice : les choses vont vite, on ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe, et encore moins ce que la mort signifie. Cette même jeunesse qui protège ne laisse en revanche pas beaucoup de place aux souvenirs. Je ne sais pas pour vous, mais les dix premières années de ma vie sont pour moi à un assemblage de souvenirs diffus. </p>



<p>À mes 14 ans, le décès de mon père a donc marqué le début d’un travail de mémoire, pour préserver mes souvenirs, mais aussi pour en savoir davantage sur qui il était, ce qu’il faisait, et quels étaient ses intérêts. Bref : pour découvrir tout ce qu’il ne pouvait pas vraiment raconter à un jeune adolescent. </p>



<p>Dans cette quête, les photos jouent un rôle important. Comme dans tout deuil, lorsque la personne s’en va, on rassemble le plus de photos possible, pour tenter « d’immobiliser » les souvenirs, et pour se dire que la personne « restera » toujours là. Pour un adolescent qui veut se construire et se comprendre, la valeur des photos est amplifiée : comme les indices d’un détective, chacune d’entre elles est une potentielle porte vers une meilleure compréhension de la figure parentale perdue. Les images deviennent des piliers dans le « récit » que l’enfant va construire autour de son parent imaginaire, un récit qui le suivra tout au long de sa vie. Les images sont donc loin d’être figées. Ce qu’elles disent et transmettent change profondément d’année en année, et permettent à l’endeuillé d’ajuster son récit en fonction de ses nouveaux besoins émotionnels et mémoriels. </p>



<p>Pourtant, malgré toutes les spéculations, les rires, les pleurs et les réflexions qu’elles peuvent générer, les photos ont des limites évidentes. Leur signification a beau évoluer, elles ouvrent plus de questions qu’elles n’apportent de réponses. Et si les images permettent d’en apprendre un peu plus sur un père, elles ne représentent pas la réalité : un <em>selfie</em> avec un ami ne décrit pas l’amitié qu’on a pour lui ni les expériences qu’on a vécues avec. La frustration monte.</p>



<p>Parallèlement, le temps vient, comme une faucheuse, éroder chaque jour un peu plus notre mémoire. Un sentiment glaçant, et sans doute commun à toute personne endeuillée : on oublie. </p>



<p>Le soir, avant de s’endormir, on se rend compte qu’on ne se souvient plus de l’odeur de son père, et qu’on ne peut se remémorer que trois ou quatre de ses tenues. Alors on a honte d’oublier, et peur d’oublier encore. On commence à prendre des notes sur les souvenirs qu’on a, on les numérote… jusqu’à ce que l’on comprenne que mettre des chiffres sur ces moments risque surtout de mettre en lumière le peu de mémoire qu’il nous reste.</p>



<p><strong>Une bouffée d’oxygène </strong></p>



<p>Début janvier dernier, comme par miracle, mon frère me tend un disque dur au cours d’une discussion : « Tiens, c’est une sauvegarde complète de l’ordinateur de Papa. Principalement des photos et des vidéos. » J’accueille le disque religieusement. Pas la peine de vous faire un dessin : je passe trois jours à scanner des centaines de photos et des dizaines d’heures de vidéos. Tel un barrage qui cède sous la pression, les souvenirs se débloquent et coulent sans s’arrêter : je redécouvre ma vie passée. </p>



<p>Je comprends alors que mon père était un fou de la caméra, et qu’il avait l’habitude de nous filmer sans nous prévenir, pour avoir nos interactions les plus crues et les plus naturelles possibles. Les vidéos deviennent des extraits d’une pièce de théâtre dont mon père était le metteur en scène. </p>



<p>Je visionne plusieurs heures de séquences montrant des parties de soccer en famille, des parties d’échecs, et même des soupers complètement ordinaires… rien de palpitant, me direz-vous. C’est pourtant la richesse inestimable de ces vidéos inespérées : elles montrent sans filtre la vie banale de ma famille. Elles me montrent ce que j’ai tenté de me remémorer ces six dernières années, et ce que le temps commençait inexorablement à m’arracher.</p>



<p>Pourtant, après quelques semaines, une fois l’euphorie retombée, je comprends que la situation n’a pas changé : ce disque dur m’a donné un sursis, mais les souvenirs continueront à s’effacer. Il va falloir oublier. </p>



<p>C’est peut-être la dernière étape du train du deuil, mais je ne souhaite pas encore m’y arrêter. Alors je note et numérote mes souvenirs, je me creuse la tête, et je lutte chaque jour pour ne pas l’oublier.</p>
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		<title>Faire vivre l’Amérique latine à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/08/faire-vivre-lamerique-latine-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[Amérique latine]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[Slasa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Focus sur la Septième édition du Mois du patrimoine latino-américain.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Vendredi dernier, aux alentours de 18 heures, une trentaine d’étudiants se sont retrouvés au studio de danse Shauna Roberts pour aligner quelques pas de salsa, sur des accords de guitare et de percussions. Cet événement n’est pas anecdotique, mais s’inscrit, comme chaque année, dans le Mois du patrimoine latino-américain. Si vous avez sans doute manqué une belle occasion d’apprendre la salsa, ne vous inquiétez pas, il vous reste plusieurs opportunités pour en découvrir davantage sur la culture et l’histoire latino-américaine. </p>



<p>À l’occasion de ce mois de célébrations, qui a lieu du 15 septembre au 15 octobre, l’Association des étudiants espagnols et latino-américains de McGill (SLASA), l’Association d’études caribéennes et latino-américaines et d’études hispaniques (CLASHSA) et le Département des langues, littératures et cultures (LLC), ont sorti le grand jeu. </p>



<p><strong>Quelles célébrations sur le campus?</strong> </p>



<p>Fondée en 1989, SLASA n’était tout d’abord qu’un simple regroupement d’amis partageant la même culture. Elle invitait la communauté mcgilloise à venir célébrer son héritage, tout en lui infusant son rythme et sa vitalité. Aujourd’hui, l’association culturelle est l’une des plus importantes à McGill, proposant une variété d’événements sociaux, pédagogiques et philanthropiques à travers le campus. Son dynamisme croissant lui a d’ailleurs permis de recevoir en avril dernier le prix de l’association de l’année de la part de l’AÉUM. </p>



<p>Chaque automne, le Mois du patri- moine latino-américain agit comme un catalyseur pour SLASA, qui concentre ses efforts et ses moyens pour mettre de l’avant la culture latino-américaine. « Pour nous, ce mois représente un bon moyen de célébrer qui nous sommes et d’où l’on vient, tout en se rapprochant de chez nous et de la communauté latino à McGill », indique Susana, étudiante colombienne et coprésidente de SLASA. </p>



<p>Dans une ambition commune d’augmenter la visibilité du Mois du patrimoine latino-américain, CLASHSA, LLC et SLASA se sont pour la première fois alliées, proposant une variété d’activités pour les étudiants. Fin septembre, elles ont organisé une foire, le <em>Mercadito</em>, rassemblant une quinzaine de producteurs latino-américains sur le campus qui proposaient tous types de produits : du café aux pâtisseries, en passant par l’artisanat de bijoux ou de bougies. « Le but, c’est vraiment de créer des liens entre les différentes communautés latinos et hispaniques, et aussi faire le pont entre les Latino-Américains de Montréal et les étudiants de McGill », ajoute Susana. Cette collaboration trouve sa source dans un constat : McGill ne semble pas vouloir concrètement s’impliquer dans la visibilité de cet événement. « L’année dernière, la seule chose que McGill a faite, c’est d’exposer quelques livres d’auteurs latino-américains dans le couloir reliant la bibliothèque McLennan à Redpath », précise Susana. « Nous avons donc décidé de prendre les choses en main, avec CLASHSA et les professeurs d’espagnol de LLC, pour créer quelque chose de mémorable cette année ».</p>



<p>Rassurez-vous, vous n’avez pas encore tout manqué! Le 24 octobre, les associations organiseront une table ronde avec des ambassadeurs et diplomates de la Colombie, du Mexique, de l’Argentine et de l’Espagne. Et vous pourrez participer, le 29 octobre, aux célébrations du <em>Dia de los muertos</em>, célèbre fête traditionnelle mexicaine. Des <em>altares</em> (autels) ont d’ailleurs été installés à cette occasion dans le couloir de Redpath, et seront visibles durant tout le mois d’octobre. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur les événements à venir sur les comptes Instagram des associations, <a href="https://www.instagram.com/slasa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@slasa.mcgill</a> et <a href="https://www.instagram.com/clashsa.mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">@clashsa.mcgill</a>.</p>



<p><strong>LES BONNES RECOMMANDATIONS À MONTRÉAL</strong></p>



<p>Comment un article peut-il appartenir à la section omnivore sans contenir de recommandations culinaires? </p>



<p>Cette fois-ci, <em>Le Délit</em> laisse la place à SLASA, qui vous présente sa sélection d’adresses qui méritent le détour.</p>



<p><strong>Sabor Latino (Marie-Anne O/Saint-Laurent)</strong> : Si vous souhaitez cuisiner latino, c’est ici que vous trouverez vos produits! L’épicerie comprend aussi un restaurant proposant une variété de plats du continent.</p>



<p><strong>Bah! Café (Marie-Anne O/Saint-Christophe) </strong>: Une belle adresse où prendre un café, et une petite douceur brésilienne, salée ou sucrée. Convient aussi pour une session de travail!</p>



<p><strong>Che Churros &amp; Empanadas (Marie-Anne O/Saint-Urbain)</strong> : Cette boutique-restaurant vous offre les meilleures <em>empanadas</em> argentines de Montréal! N’oubliez pas d’essayer les churros faits maison en dessert, qu’ils soient nature ou au <em>dulce de leche</em>.</p>



<p><strong>Lakalaka (Duluth/Saint-Denis)</strong> : Dans ce restaurant chaleureux et festif, vous pourrez tester tous les classiques de la gastronomie mexicaine, souvent accompagnés de musiciens!</p>



<p><strong>Arepera (Prince Arthur/ Coloniale)</strong> : Proposant des <em>arepas</em> et des <em>empanadas</em>, ce restaurant met en valeur l’héritage culinaire du Venezuela et de la Colombie. Tous les plats sont sans gluten!</p>
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		<title>L’art autochtone mis à l’honneur sur le campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/lart-autochtone-mis-a-lhonneur-sur-le-campus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle fresque débarque au Centre universitaire.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p class="has-drop-cap">Comme chaque année, la communauté mcgilloise a célébré du 19 au 30 septembre les semaines de sensibilisation aux cultures autochtones. Pour beaucoup d’étudiants, cette période offre une opportunité d’en apprendre davantage sur les communautés autochtones, historiquement marginalisées et persécutées, et dont la culture a été passée sous silence.</p>



<p>L’AÉUM a apporté sa contribution à ces semaines de célébrations en dévoilant Entrelacée le mardi 23 septembre dernier, une œuvre murale réalisée par l’étudiante mcgilloise et artiste chinoise-Mi’kmaq, Zoe Gesaset-Gloqowej Lee. La création a été mandatée l’année dernière par l’AÉUM, dans le cadre de son mandat visant à accroître la visibilité des communautés autochtones sur le campus. Lors de la cérémonie, l’artiste originaire de la communauté de Listuguj – située dans la région aujourd’hui connue sous le nom de Gaspésie – a pris la parole pour expliquer la vision artistique derrière son projet.</p>



<p><strong>« Réconciliation et résurgence autochtone »</strong></p>



<p>« Cette fresque représente les plantes et les remèdes utilisés par les communautés autochtones de l’île de la Tortue, que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Canada et États-Unis (tdlr) », explique l’étudiante, « En plus de la faune et de la flore, je tenais vraiment à mettre l’herbe douce tressée comme un élément central, liant les autres éléments de l’œuvre ». Un élément qui incarne la pensée artistique que l’étudiante a souhaité mettre en avant : promouvoir l’unité et la réconciliation. «L’herbe tressée représente une célébration de la continuité entrelacée avec l’art et l’œuvre commune. Nous sommes tous liés les uns aux autres, même si nous ne le pensons pas. Le fait que nous partagions cette terre, cet air, cette eau… tout cela nous lie les uns aux autres ». Pour l’étudiante, l’art autochtone est avant tout « un véhicule pour la réconciliation et la résurgence autochtone », permettant de sensibiliser les individus, tout en faisant et de faire vivre une culture par sa transmission.</p>



<p>Pour Le Délit, Zoe Lee a également exprimé son opinion vis-à-vis des semaines de sensibilisation aux cultures autochtones à McGill : « Je pense que ces moments sont importants, car cela rend les questions autochtones et les thèmes liés aux Autochtones plus accessibles aux étudiants de McGill. Les différents événements ont lieu sur le campus et en visioconférence, donc ils sont très accessibles aux étudiants. [… ] Les étudiants non autochtones ne devraient jamais avoir l’impression qu’ils ne sont pas le public cible de la Semaine de sensibilisation aux questions autochtones. Vous pouvez venir, rencontrer différentes personnes, entendre différents points de vue, apprendre une chose ou deux. Il ne s’agit pas de créer une culpabilité ou de se sentir mal parce que vous ne savez pas assez de choses. Il s’agit plutôt de participer, partager, et en apprendre davantage sur les responsabilités collectives des événements du passé».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="1599" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-1200x1599.jpg" alt class="wp-image-58881" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-1200x1599.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-650x866.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-150x200.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-768x1023.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-1153x1536.jpg 1153w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-1537x2048.jpg 1537w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/10/Tresse-scaled.jpg 1921w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/toscaneralaimongo/?media=1" data-wpel-link="internal">Toscane Ralaimongo</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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		<item>
		<title>Quand l’art fait parler les absences</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/quand-lart-fait-parler-les-absences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Éloges de l’image manquante]]></category>
		<category><![CDATA[Lee Shulman]]></category>
		<category><![CDATA[Marie- Ann Yemsi]]></category>
		<category><![CDATA[MOMENTA]]></category>
		<category><![CDATA[Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur la Biennale d’art contemporain <em>Éloges de l’image manquante</em>.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Faire chanter les voix étouffées, et laisser hurler le silence. C’est avec cet objectif qu’a été lancée, le mercredi 10 septembre, la 19<em>e </em>Biennale d’art contemporain MOMENTA, intitulée : <em>Éloges de l’image manquante</em>.</p>



<p>Déployée dans 11 lieux différents à Montréal, cette exposition met en avant les projets de 23 artistes issus de 14 pays, quatre provinces et cinq communautés autochtones. Ces derniers se retrouvent autour d’une ambition commune : pointer du doigt l’absence, le silence, et les récits écartés.</p>



<p>Le vendredi 12 septembre, la commissaire de l’exposition, Marie-Ann Yemsi, ainsi que le photographe britannique Lee Shulman ont participé à une visite-rencontre au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) permettant de présenter la Biennale ainsi que leur vision artistique.</p>



<p><strong>« Imaginer l’histoire autrement »</strong></p>



<p>Le ton est donné, Marie-Ann Yemsi amorce la rencontre en exposant son approche : « Ce sont des sujets graves, liés à l’histoire, mais ils sont traités avec l’idée que celle-ci est vivante, et peut toujours être repensée. À travers les œuvres des artistes, nous faisons le pari d’imaginer l’histoire autrement que telle qu’elle nous a été racontée. En apercevoir les manques, les lacunes, les invisibilisations et les points noirs. »</p>



<p>Le projet <em>Being There </em>de Lee Shulman et du photographe sénégalais Omar Victor Diop en est l’illustration parfaite. L’œuvre en question : une collection de plusieurs dizaines de photographies des années 1950 sur lesquelles des modifications ont été réalisées, à savoir l’ajout d’un personnage…</p>



<p>Au cours de la visite-rencontre, Shulman a expliqué son processus créatif devant une trentaine de personnes : «&nbsp;En voyant les archives de photos des années 1950 et 1960 aux États-Unis, je me suis dit que quelque chose clochait. Ces photos présentent des moments d’après-guerre, donc généralement joyeux, mais les clichés retranscrivent aussi une énorme tristesse : celle de la ségrégation. À travers ces vieilles photos, on voit de belles images de familles africaines-américaines et blanches, mais on ne voit jamais ces dernières, en même temps, cohabiter. » L’artiste constate donc un « vide » présent sur les images des familles de la classe moyenne américaine, et décide de combler cet espace. « En fumant une cigarette, assis contre une voiture avec Omar, j’ai réfléchi à ce vide, à cette place manquante dans les photos, et je lui ai dit : ça aurait dû être ta place, ça», raconte-t-il.</p>



<p>À partir de ce constat, les deux artistes liés d’amitié se sont embarqués dans une aventure de plus d’un an, afin de reproduire les poses et insérer Omar sur chacune des images d’origine, voulant rétablir l’équilibre, et redonner un espace aux personnes qui ont été si longtemps écartées.</p>



<p>« On a fait un travail énorme, avec des stylistes, des spécialistes des lumières, pour faire comme si Omar faisait partie de ces images, de ces instants. » Un pari particulièrement réussi : impossible de distinguer l’ajout d’Omar dans les photos, qui semble avoir fait un bond de 75 ans en arrière. Des images grinçantes qui produisent un résultat mélangeant comédie et tragédie, car, si Omar Victor Diop semble « faire partie » de la communauté présente sur chaque photo, il ne fait qu’incarner le vide et la division causée par le racisme systémique de l’époque.</p>



<p>À quelques pas de l’Université McGill, cette exposition, accessible jusqu’au 8 mars 2026, mérite le détour. Le MAC offre une occasion rare : voir la collection des deux artistes réunie dans sa quasi-intégralité.</p>



<p>En plus de la collection, vous pourrez aussi profiter de quatre autres œuvres : <em>Bêtise humaine</em>, le projet cinématographique de l’artiste libanaise canadienne Joyce Joumaa ; l’installation <em>Nuna Aliannaittuq </em>de l’artiste inuvialuk Maureen Gruben ; les images intrigantes du projet <em>Levitate </em>de l’artiste colombien Iván Argote ; ainsi que l’essai cinématographique <em>Un calendrier incomplet </em>de l’artiste iranienne Sanaz Sohrabi. Des projets qui parlent, qui donnent une voix au silence, et qui invitent à repenser la mémoire, l’histoire, et la justice sociale.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Au Texas, le vote latino pèse désormais trois fois moins que le vote blanc</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/au-texas-le-vote-latino-pese-desormais-trois-fois-moins-que-le-vote-blanc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[charcutage électoral]]></category>
		<category><![CDATA[états unis]]></category>
		<category><![CDATA[gerrymandering]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[vote]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le redécoupage électoral : entre légalité et manipulation démocratique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/au-texas-le-vote-latino-pese-desormais-trois-fois-moins-que-le-vote-blanc/" data-wpel-link="internal">Au Texas, le vote latino pèse désormais trois fois moins que le vote blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Redessiner les circonscriptions électorales pour s’assurer une victoire aux prochaines élections : c’est la stratégie adoptée le mois dernier par le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, <a href="https://www.aljazeera.com/news/2025/8/21/whats-the-texas-redistricting-fight-about-and-how-has-california-reacted" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sous l’impulsion de Donald Trump</a>. Ce procédé, connu sous le nom de gerrymandering ou « charcutage électoral », remet en cause la juste représentation des électeurs et devrait offrir aux républicains entre trois et cinq sièges supplémentaires à la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat de novembre 2026.</p>



<p>Mais qu’est-ce que le charcutage électoral? Est-ce une pratique légale et courante aux États-Unis? Pour comprendre ce phénomène, Le Délit s’est entretenu avec Benjamin Forest, professeur associé au département de géographie et de science politique à McGill. </p>



<p><strong>Rendre « inutiles » les voix du parti adverse</strong> </p>



<p>Aux États-Unis comme au Canada, les représentants politiques sont élus selon le modèle des circonscriptions. Le traçage de ces dernières – dont la responsabilité revient aux états – est déterminé par un certain nombre de règles assurant une juste représentation des citoyens : « <em>les circonscriptions doivent par exemple avoir des populations relativement égales, et être contiguës (tdlr)</em> », explique le professeur. </p>



<p>Le charcutage électoral, donc, consiste à « <em>jouer avec ces règles en identifiant la localisation des électeurs du parti opposé, et créer des circonscriptions offrant naturellement une majorité aux prochaines élections</em> ». </p>



<p>Il existe deux stratégies de charcutage, « l’empaquetage » et le « craquage ». « <em>L’empaquetage correspond à concentrer les sympathisants du parti adverse dans une seule circonscription, explique le professeur. Si cela leur assure de gagner la circonscription avec une très haute avance, cela crée beaucoup de voix dites « perdues », qui auraient pu permettre de gagner une deuxième circonscription</em> ». Pour obtenir une majorité, il suffit seulement d’avoir 50% des votes, plus une voix. Les voix supplémentaires n’affectent plus le vote : qu’un parti ait 51% ou 99% des voix, il ne recevra qu’un siège dans la circonscription. </p>



<p>Le craquage, poursuit le professeur, est l’inverse : « <em>C’est diluer les voix du parti adverse dans d’autres circonscriptions, ne leur permettant pas d’atteindre la majorité pour gagner</em> ». Dans les deux cas, si le charcutage est efficacement réalisé, il diminue significativement le poids du vote des sympathisants du parti adverse : leurs votes sont tout bonnement inutiles. </p>



<p><strong>Une pratique légale</strong> </p>



<p>Le découpage électoral est historiquement encadré par le « Voting Rights Act » de 1965. Le professeur explique que « <em>cette loi interdit notamment tout charcutage racial, c’est-à-dire discriminant et atténuant le poids électoral des minorités raciales et ethniques aux États-Unis. En revanche, elle n’impose pas de restrictions sur le charcutage partisan – favorisant un parti aux dépens de l’autre</em> ».</p>



<p>L’histoire montre néanmoins une forte corrélation entre vote « racial » et vote « partisan » aux États-Unis, rendant floue la frontière légale entre les deux. </p>



<p>Au Texas, par exemple, le projet de redécoupage des circonscriptions diminuera fortement le poids électoral des minorités latinos et noires : <a href="https://time.com/7310875/texass-map-racial-division/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la « valeur » du vote d’un Texan latino est désormais réduite à un tiers de celle d’un Texan blanc, et celle d’un Texan noir à un cinquième</a>. </p>



<p><strong>Un phénomène qui va s’accentuer</strong> </p>



<p>Même si le redécoupage électoral ne date pas d’hier, Forest estime qu’il y a eu une augmentation de la pratique au cours des dernières décennies : « <em>Avant les années 1990, le charcutage électoral était une opération complexe, exigeant de nombreux calculs et un temps considérable. Les données démographiques disponibles n’étaient quant à elle actualisées qu’une fois par décennie à la suite des recensements de population</em> ». </p>



<p>À partir des années 2000, l’arrivée des technologies SIG (système d’information géographique) et des ordinateurs modernes a changé la donne : « <em>Aujourd’hui, on peut découper des circonscriptions avec n’importe quel ordinateur portable, et les données démographiques sont bien plus précises. Les états peuvent redessiner leurs circonscriptions aussi fréquemment qu’ils le souhaitent. Il n’y a aucune raison de penser qu’ils ne vont pas redécouper pour l’élection de 2028, puis à nouveau pour celle de 2030</em>. »</p>



<p>À la suite de l’annonce de redécoupage électoral du gouverneur du Texas, plusieurs gouverneurs d’états, dont Gavin Newsom et Kathy Hochul, ont annoncé entamer des procédures similaires dans leurs états, afin de « répondre » à la procédure texane.</p>



<p>« <em>Il est clair que nous sommes dans une guerre de redécoupage électoral</em> », explique le professeur. Une guerre qui, quoi qu’il arrive, endommagera la juste représentation des électeurs américains sur le long terme.</p>
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		<title>Elle s’appelle Omnivore</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/elle-sappelle-omnivore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
		<category><![CDATA[Omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[à table]]></category>
		<category><![CDATA[omnivore]]></category>
		<category><![CDATA[section tournante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle section tournante au menu.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le Délit a la particularité d’être doté d’une section tournante : chaque semestre, ou presque, elle permet au journal de se renouveler, et d’aborder de nouvelles thématiques croustillantes.<br></p>



<p>En janvier, la section Environnement a laissé sa place à la section Bien-Être. Ce changement répondait à une ambition claire : celle de se rapprocher des étudiants, et de parler de sujets qui les concernent directement, au quotidien. À travers Bien-Être, Adèle et Layla ont donc décortiqué des enjeux critiques de la vie des étudiants, comme le stress, l’écoanxiété, le manque de sommeil, ou encore la sexualité. Une quête de compréhension de ce qui nous touche toutes et tous, de près comme de loin.<br></p>



<p>Ce semestre, Le Délit souhaite poursuivre dans cette direction, et ouvre désormais le chapitre Omnivore. Rassurez-vous, votre journal préféré ne va pas devenir un simple livre de recettes. Ancrée dans un journalisme étudiant et local, cette nouvelle section abordera des sujets variés liés à l’alimentation, que ce soit l’insécurité<br>alimentaire chez les étudiants, la provenance et l’histoire des produits qui se trouvent dans nos assiettes, ou encore les bonnes adresses à trouver à Montréal. La section proposera aussi de nouvelles manières d’approcher les évènements d’actualités majeurs : que ce soit l’influence des tarifs douaniers sur les prix des produits<br>en épicerie, ou encore les conséquences des changements climatiques sur les récoltes.<br></p>



<p>Omnivore donne alors rendez-vous chaque semaine aux lecteurs qui mangent de tout!</p>
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		<title>World Press Photo 2025 : une exposition aussi touchante que bouleversante</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/world-press-photo-2025-une-exposition-aussi-touchante-que-bouleversante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un voyage autour du globe, au plus près des réalités humaines.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/world-press-photo-2025-une-exposition-aussi-touchante-que-bouleversante/" data-wpel-link="internal">World Press Photo 2025 : une exposition aussi touchante que bouleversante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Samedi, 15 heures. C’est avec un visage grave que les visiteurs découvrent silencieusement la collection du World Press Photo 2025. Prenant place du 27 août au 13 octobre au Marché Bonsecours, cette exposition a en effet de quoi faire réfléchir. Depuis 1955, le concours World Press Photo propose chaque année une sélection des œuvres de photojournalisme et de narration visuelle les plus marquantes, instructives et inspirées du monde entier. On ne parle pas ici de n’importe quelles photos, mais de réels témoignages sur des enjeux critiques auxquels l’humanité fait face : catastrophes climatiques, guerres, luttes pour l’égalité entre les sexes et dilemmes autour de la fin de vie. Il faut le dire, le World Press Photo 2025 dresse le portrait d’un monde complexe, exposant autant ses tristesses que ses moments d’espoir. </p>



<p><strong>UN REGARD SUR LA CONDITION HUMAINE <br></strong>Toutes les œuvres présentées, de façon explicite ou implicite, gravitent autour d’un même sujet : l’humain. Chaque photo nous présente un récit nouveau, une réalité nouvelle, inconnue, pourtant vécue par des millions de personnes. C’est dans cette approche centrée sur l’humain que cette exposition trouve tout son sens. Devant l’horreur, les discours politiques et idéologiques s’éteignent, laissant place au silence du constat. La photo récipiendaire du prix World Press Photo de l’année en est un exemple. Prise par la journaliste palestinienne Samar Abu Elouf au Qatar le 28 juin 2024, le cliché présente Mahmoud Ajjour, un jeune palestinien de 9 ans qui, alors qu’il fuyait des bombardements israéliens sur la ville de Gaza en mars 2024, s’est fait sectionner les deux bras. Malgré son aspect sobre, l’image est profondément évocatrice. Elle raconte l’histoire de tant d’enfants à Gaza, dont l’innocence a été volée, violée. Aujourd’hui, le rêve de Mahmoud est simple : « recevoir des prothèses et <a href="https://www.worldpressphoto.org/collection/photocontest/2025/photo-of-the-year" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vivre sa vie comme n’importe quel autre enfant</a>. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="900" height="1346" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year-.png" alt class="wp-image-58351" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year-.png 900w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year--650x972.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year--150x224.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/Photo-of-the-Year--768x1149.png 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px"><figcaption><span class="media-credit">Samar Abu Elouf ı for The New York Times</span></figcaption></figure>



<p><strong>LES PORTRAITS DE LA RÉSILIENCE <br></strong>Le World Press Photo n’est pas qu’une exposition, c’est avant tout la compilation d’un travail de journalisme engagé et rigoureux. Au travers de cette collection, on découvre des recoins du globe qui nous sont inconnus. Loin de l’information mainstream, cette exposition s’arrête sur des questions dont on connaît parfois à peine l’existence. Les clichés du photojournaliste colombien Santiago Mesa sur la communauté autochtone des Emberá Dobida sont particulièrement frappants. Victime de déplacements forcés en raison de la guerre civile qui sévit en Colombie, cette communauté a particulièrement souffert au cours de la dernière décennie. Le taux de suicide au sein de la communauté a fortement augmenté, grimpant de 15 à 67 entre 2015 et 2020. Ci-contre, Maria Camila, Luisa et Noraisi se recueillent auprès de la tombe de leur sœur Yarida, qui a mis fin à ses jours en avril 2023, à seulement 16 ans. Alors oui, en sortant de cette exposition, difficile d’être optimiste. L’injustice semble faire fi des frontières et être universelle. Mais ces photos reflètent aussi le visage d’un monde qui respire, et qui ne se soumet pas à l’autoritarisme et à l’oppression qui l’accable. Épreuve d’humilité indéniable, cette exposition met à l’honneur celles et ceux qui se battent, et qui crient fièrement « non ». Je pense ici à l’image prise lors d’une soirée clandestine par la photojournaliste nigériane Temiloluwa Johnson, le 21 juin 2024 à Lagos. Au cœur d’une société profondément hostile envers les minorités sexuelles et de genre, la photographe nous présente ici le visage d’une communauté résiliente, et qui se bat pour vivre comme bon lui semble.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="800" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-1200x800.png" alt class="wp-image-58358" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-1200x800.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-650x433.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-150x100.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-768x512.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-1536x1024.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-2048x1365.png 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPLagos-930x620.png 930w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Temiloluwa Johnson | Instagram : @bytemiloluwajohnson</span></figcaption></figure>



<p><strong>UN APPEL À L’ACTION ENVIRONNEMENTALE <br></strong>En 2024, la crise climatique a, une fois de plus, profondément détérioré les conditions de vie de millions de personnes dans le monde. Le Brésil a fait les frais d’un grand nombre de catastrophes, et a été particulièrement représenté dans la collection. Ci-dessous, la photo prise par Anselmo Cunha illustre les inondations qui ont eu lieu dans l’état du Rio Grande do Sul en juin. À l’inverse, des sécheresses historiques ont durement frappé le nord du pays, endommageant considérablement la faune et la flore. Le photographe Musuk Nolte en saisit une autre facette, en montrant aussi leurs conséquences sur le quotidien des habitants. Privés de cours d’eau navigables pour se déplacer, certains sont contraints de parcourir de longues distances à pied sur les lits asséchés des rivières. C’est le cas du jeune homme présenté ci-dessous, forcé de marcher plusieurs kilomètres pour apporter de la nourriture à sa mère.</p>



<p>L’exposition est ouverte de 10h à 22h du dimanche à mercredi, et de 10h à minuit du jeudi au samedi. Entrée : 13$.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="899" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-1200x899.png" alt class="wp-image-58356" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-1200x899.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-650x487.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-150x112.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPFleuve-768x576.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Musuk Nolte ı Panos Pictures, Bertha Foundation</span></figcaption></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="799" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--1200x799.png" alt class="wp-image-58353" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--1200x800.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--650x433.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--150x100.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--768x512.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--1536x1023.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--2048x1364.png 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/09/WPAvion--930x620.png 930w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Anselmo Cunha ı Agence France-Presse</span></figcaption></figure>
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		<title>La CAF : un combat en coulisse à l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/la-caf-un-combat-en-coulisse-a-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Maëla Dube, commissaire de la CAF.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">À McGill, la francophonie peine souvent à trouver sa place. À l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), le constat est le même : peu d’intérêt semble être donné à la langue de la province. Pourtant, une petite structure s’efforce de maintenir le cap : la Commission des affaires francophones (CAF). Depuis mai 2024, elle est menée par Maëla Dube, étudiante en psychologie et en études de genre, qui termine son cursus cette année. Elle nous a accordé un entretien pour revenir sur le rôle et l’évolution de cette commission encore méconnue.</p>



<p><strong><em>Le Délit</em> (LD) :</strong> Qu’est-ce que la Commission des affaires francophones? Et quel est son rôle sur le campus?</p>



<p><strong>Maëla Dube (MD) :</strong> La CAF regroupe plus d’une dizaine de clubs et d’organisations francophones sur le campus, comme le Club de débat francophone, l’Association des Étudiants Français de McGill ou encore le Centre d’enseignement du français. Elle représente plus généralement la communauté francophone au conseil législatif de l’AÉUM, ainsi qu’auprès de l’administration de l’Université. On se réunit tous les mois, ce qui nous permet d’échanger, de partager et de collaborer sur des projets encourageant la francophonie à McGill. On œuvre à rendre le campus plus accueillant pour les francophones, tout en offrant aux non-francophones l’opportunité d’apprendre le français.</p>



<p><strong>LD :</strong> Comment s’est manifesté votre travail de promotion du français depuis le retour de la CAF?</p>



<p><strong>MD :</strong> Historiquement, la CAF a pour mandat d’accroître la visibilité des enjeux francophones sur le campus. On organise des réunions de concertation entre les clubs francophones, mais aussi des événements sur le campus, comme la Francofête, qui se déroule chaque année en mars. Cette année, nous avons aussi lancé les Pipelettes, en collaboration avec l’Association des étudiants en droit de McGill et puis l’association étudiante de Concordia. Ce projet consiste à organiser des ateliers de discussion afin de permettre aux étudiants de pratiquer le français dans un contexte plus détendu que les cours.</p>



<p><strong>LD :</strong> Et y a‑t-il une victoire particulière que vous avez célébrée l’année dernière?</p>



<p><strong>MD : </strong>Oui, elles sont doubles! Premièrement, on a écrit et voté en novembre 2024 la « Politique de soutien aux affaires francophones ». S’ajoutant au « Plan de soutien aux affaires francophones », elle définit plus clairement les mandats de la CAF et de l’AÉUM envers la communauté francophone sur le long terme. Elle encadre notamment la mise en place des Pipelettes, des mini-cours de français, ainsi que le financement de stages de traduction au sein du département de littérature française. Cette politique sera mise en place grâce à une deuxième victoire : l’adoption d’une cotisation de 50 cents pour les affaires francophones. Votée lors du référendum d’hiver par les étudiants, elle permettra de mettre en action notre mandat, de financer nos projets, et de soutenir les clubs francophones membres de la CAF. Ces deux victoires vont vraiment permettre de pérenniser les actions de la CAF, et lui donner de l’importance et de l’autonomie à l’avenir.</p>



<p><strong>LD :</strong> Malgré ses efforts, la CAF garde une importance limitée dans la gouvernance de l’AÉUM, et les événements comme la Francofête ont aussi eu des succès relatifs. Quels obstacles se dressent devant vous?</p>



<p><strong>MD :</strong> Oui, notre action a des limites. Premièrement, dans une université anglophone comme McGill, le français n’est pas toujours une priorité. Il faut savoir que la CAF dépend de l’initiative du vice-président (VP) de l’AÉUM auquel elle est rattachée. Comme les VP changent chaque année, l’importance accordée au français à McGill varie. L’année dernière, le VP Externe Hugo-Victor Salomon a fait du rétablissement de la CAF sa priorité, et on a fait de beaux progrès! Et deuxièmement, le contexte politique que l’on connaît actuellement relègue nécessairement la question de la langue sur le campus au second plan, et c’est compréhensible, les enjeux internationaux pour lesquels il y a fréquemment des manifestations sur le campus sont prioritaires et monopolisent l’attention des étudiants. Et à côté de ça, la politique du gouvernement québécois ne nous aide pas beaucoup pour rendre l’enjeu de la langue séduisant.</p>



<p><strong>LD :</strong> Tu parles de la politique du gouvernement québécois qui impose des restrictions sur les universités anglophones?</p>



<p><strong>MD : </strong>Oui, le gouvernement ne nous aide pas du tout. La façon dont le français est forcé et imposé démonise complètement la langue, et n’encourage pas vraiment les étudiants anglophones à s’y intéresser organiquement. C’est facile de rester dans la bulle anglophone, mais il ne faut pas oublier tous les étudiants internationaux qui choisissent le Québec et McGill pour l’environnement francophone.</p>



<p></p>
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		<title>Un son n’est pas un mot</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/un-son-nest-pas-un-mot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’il y a bien un terme à la mode ces dernières années, c’est « polarisation ». Il fait son apparition dans les articles de journaux, au sein de l’Assemblée nationale, sur nos campus universitaires et parfois même autour de la table familiale. Son utilisation est loin d’être déraisonnable : en effet, les tensions qui habitent&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/un-son-nest-pas-un-mot/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un son n’est pas un mot</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">S’il y a bien un terme à la mode ces dernières années, c’est « polarisation ». Il fait son apparition dans les articles de journaux, au sein de l’Assemblée nationale, sur nos campus universitaires et parfois même autour de la table familiale. Son utilisation est loin d’être déraisonnable : en effet, les tensions qui habitent les débats dans l’espace public sont telles qu’il semble parfois impossible d’éviter d’être poussé vers un pôle ou l’autre. Il est devenu aberrant et incongru de ne pas avoir de parti pris. Être désolé pour la guerre, où qu’elle soit, n’est plus suffisant : il faut absolument choisir son camp et le défendre farouchement. « Et toi, pour qui es-tu dans la guerre? » Être en désaccord avec une politique, quoi qu’elle vise, ne peut pas se conjuguer sans une attaque personnelle au parti qui en fait la promotion. « Si le gouvernement coupe l’immigration, c’est parce qu’il est xénophobe. »</p>



<p>Le phénomène de polarisation n’est pas entièrement méprisable ou sordide pour autant. Lorsque les dirigeants nous inspirent davantage la méfiance que la confiance, qu’on entend des déclarations qui s’attaquent à notre identité, ou qu’on est les témoins quotidiens d’images atroces de crimes de guerre, comment ne pas réagir viscéralement? Se lever, dénoncer ces injustices, faire connaître à ceux qui souffrent mon soutien : <em>lever ma voix</em>… n’est-ce pas la seule réaction à avoir?</p>



<p>Inconditionnellement, rester silencieux dans une telle situation, c’est laisser l’autre s’exprimer au détriment de mes idées. Pourtant, si lutter contre les injustices n’est pas controversé, mais bien souhaitable, il demeure essentiel d’en définir la méthode : « parler fort », ce n’est pas « dire vrai ». La polarisation oublie ce précepte. Certains associent, à tort, la force de leur voix à la pertinence de leurs propos. Être polarisé, c’est vouloir faire entendre ses hurlements idéologiques pour enterrer la raison du débat en collectivité. Trop souvent, on oublie que parler trop fort nous empêche d’écouter.</p>



<p>La polarisation est tout le contraire du dialogue. Elle ordonne : « Écoute-moi! », plutôt que d’accueillir, « Je t’écoute ». Elle renferme, « Tu es ceci », plutôt que de s’ouvrir, « Qui es-tu? ». Elle tente de convaincre, « Tu devrais », plutôt que de comprendre, « Que devrais-je? ». Si la polarisation est si attrayante, et le dialogue si difficile, c’est bien pour l’humilité que ce dernier demande. Il demande de reconnaître que je ne suis pas le seul à souffrir d’injustices, que je peux moi aussi être un oppresseur pour autrui, et que ceux à qui je m’adresse ont droit à la même dignité humaine que moi, <a href="https://www.un.org/fr/global-issues/human-rights" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">peu importe leurs idées</a>. Le dialogue est pourtant peut-être le seul moyen de lutter contre cette polarisation.</p>



<p>Parlons ici d’un vrai dialogue, et non pas d’une querelle ou d’une dispute. D’un dialogue où j’accepte d’être silencieux, de laisser l’autre s’exprimer en retenant mes rétorques, pour l’écouter dans l’espoir que lui soit silencieux et m’écoute à son tour. D’un dialogue où l’écoute ne se fait non pas en ruminant mes idées dans l’attente de mon tour de parler, mais bien dans une tentative authentique de compréhension de ce qui m’est communiqué. Non, écouter un argument opposé, ce n’est pas trahir ses idées. Et oui, participer honnêtement au dialogue est difficile. Intérieurement, un grand effort est nécessaire alors que toutes sortes d’émotions sont suscitées et ne demandent qu’à nous voir agir en leur nom. Si ces émotions sont bien souvent justifiées et ne doivent pas être négligées, agir impulsivement en raison de ce bouillonnement interne est souvent une entrave au dialogue.</p>



<p>Parlons ici aussi d’un dialogue avec notre interlocuteur dans sa personne, et non pas celui qu’on vit par le biais des commentateurs politiques. Ne substituons pas celui devant nous avec l’image qui nous est faite de lui par ce que nous consommons dans les médias. Au contraire, écoutons-le malgré ces images et substituons-les par celle de notre interlocuteur.</p>



<p>Dans ce climat de polarisation croissante, l’éducation supérieure peut être une solution. Elle peut nous fournir une manière d’avancer, et de se constituer avec humilité une opinion consciente sur les enjeux de société. Elle nous apprend à raisonner en nous basant sur des faits, à nuancer nos propos, et à défier les prémisses et principes mêmes de nos champs d’études. Elle nous pousse à creuser en profondeur les sources de problèmes, qui sont souvent bien plus complexes qu’elles n’en ont l’air. Elle nous expose à des théories et des idées parfois différentes des nôtres. Combien sommes-nous à avoir commencé McGill avec une certaine conception de notre champ d’études, pour en sortir avec une conception radicalement différente? L’université est, et se doit de rester un espace où les idées peuvent circuler et entrer en dialogue. Si nous-mêmes, membres de l’université, sommes polarisés au sein de cet espace, comment pouvons-nous espérer trouver autre chose ailleurs?</p>



<p>La polarisation est parmi nous. Elle nous affecte tous. Maintenant, face à ce constat : que devons-nous faire? Que pouvons-nous faire? Une première étape dans le processus de guérison social semble s’imposer à nous : avoir l’humilité de se poser les question « Suis-je de ceux qui contribuent à cette polarisation? » et « Qu’ai-je à perdre d’être plus à l’écoute? ».</p>
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		<title>Francophones sans frontières</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/francophones-sans-frontieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours de son histoire, Le Délit a effectué des changements à sa structure, à ses manières d’opérer, ou encore dans le contenu qu’il produisait. Si une chose n’a jamais changé au Délit depuis sa fondation en 1977, c’est son amour irréductible pour la langue française. En tant qu’unique journal francophone de l’Université McGill, Le&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/francophones-sans-frontieres/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Francophones sans frontières</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Au cours de son histoire, <em>Le</em> <em>Délit</em> a effectué des changements à sa structure, à ses manières d’opérer, ou encore dans le contenu qu’il produisait. Si une chose n’a jamais changé au Délit depuis sa fondation en 1977, c’est son amour irréductible pour la langue française. En tant qu’unique journal francophone de l’Université McGill, <em>Le Délit</em> exerce chaque semaine <a href="https://docs.google.com/document/d/1yMQwRE5Xl2ovfO47iLGAfIhj-rSHtBtCiJSe7WCc6ns/edit?fbclid=IwAR2tgNYRpDHYMAwIaFWHlHhZOoM1raRH5QZdTsufWqySUl3Q6B-gcnmmOHM&amp;tab=t.0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un mandat clair</a> : donner une voix à la communauté francophone de l’Université McGill et faire rayonner la langue française sur le campus. Ce jeudi 20 mars, nous fêterons la Journée internationale de la Francophonie, afin non seulement de souligner la richesse de la plus belle langue du monde, mais aussi de célébrer la culture québécoise, fondamentalement francophone. Cette journée nous donne l’occasion de mettre en avant les interrogations et les enjeux qui habitent la communauté francophone de McGill, notamment en matière de politique linguistique, d’enseignement et d’immigration.</p>



<p>L’enseignement supérieur a été au cœur de la politique linguistique du Québec dans la dernière décennie, et de manière encore plus probante au courant des deux dernières années. Afin de préserver la langue française, le gouvernement a mis en place un plan d’action visant à réguler le flux d’étudiants étrangers. À ce sujet, la province mène le combat sur deux fronts : une incitation aux étudiants francophones à venir étudier au Québec, et un découragement à ceux qui ne le sont pas. Du côté de la carotte, Québec a signé des ententes de mobilité étudiante avec <a href="https://www.mrif.gouv.qc.ca/Document/Engagements/2015-02.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la France</a> en 2015 et <a href="http://www.mrif.gouv.qc.ca/Document/Engagements/2018-06.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Belgique</a> en 2018, permettant aux étudiants de ces pays de venir étudier au Québec avec des traitements préférentiels, notamment pour des frais de scolarité bien moins élevés que les autres étudiants internationaux. Le bâton, lui, est venu l’année passée, lorsque le gouvernement de François Legault a pris des mesures strictes contre les universités anglophones du Québec en <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/11/01/engagement-etudiant-montreal/" data-wpel-link="internal">augmentant considérablement</a> les frais de scolarité des étudiants canadiens anglophones provenant d’autres provinces. Cette décision a déjà des conséquences importantes sur notre université, qui a annoncé devoir faire <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-10/l-universite-mcgill-annonce-des-coupes-en-reponse-aux-nouvelles-politiques-du-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des coupes budgétaires</a> majeures le 10 février dernier.</p>



<p>D’une certaine manière, la politique du gouvernement a fonctionné : si les universités anglophones du Québec ont d’abord exprimé leur mécontentement, elles se sont <a href="https://www.montrealgazette.com/news/article750840.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">finalement pliées aux demandes du gouvernement</a>. Dès 2025–2026, <a href="https://www.quebec.ca/gouvernement/ministere/langue-francaise/publications/plan-langue-francaise" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">80% des étudiants non québécois</a> devront atteindre un niveau intermédiaire de français oral au terme de leurs études, et McGill commence déjà à ajuster le tir pour que ses étudiants répondent à ces exigences.</p>



<p><strong>La francophonie : plus que ça!</strong></p>



<p>Vouloir préserver la francophonie en augmentant le nombre d’étudiants francophones dans les universités québécoises est une politique qui doit être mise de l’avant. Cependant, nous sommes de l’avis qu’elle ne va pas assez loin. Si cette mesure a bénéficié à de nombreux étudiants français et belges (dont plusieurs éditeurs du Délit et moi-même font partie), elle exclut une grande partie de la francophonie. Oui, la francophonie ne se limite pas à la Belgique et la France, qui représentent à eux deux bien moins de 100 millions de locuteurs. La francophonie, c’est <a href="https://www.francophonie.org/qui-sommes-nous-5" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">321 millions de locuteurs</a> sur cinq continents différents, et près de 60 % de ces derniers <a href="https://www.mlfmonde.org/tribunes/la-langue-francaise-dans-le-monde/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vivent en Afrique</a> et au Proche-Orient. Si l’objectif premier de la politique linguistique du Québec pour l’enseignement supérieur est d’encourager la venue d’étudiants francophones, les mesures actuelles ne le reflètent pas de manière complètement intègre.</p>



<p>Pour réellement inciter sans discrimination la venue d’étudiants francophone, une mesure optimale accorderait des tarifs préférentiels à tout détenteur d’un diplôme d’étude secondaire de langue française, comme le baccalauréat français (qui n’est pas passé qu’en France), l’examen national du Sénégal ou encore le baccalauréat algérien. Cela diminuerait l’importance de la diplomatie ou de la nationalité, et refocaliserait la politique de préservation linguistique québécoise sur son essence : la langue française.</p>



<p>Le 16 mars dernier, à la suite d’un entretien avec le nouveau premier ministre Mark Carney, François Legault a considéré dans <a href="https://www.instagram.com/p/DHReGUpREZB/?img_index=1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une publication sur Instagram</a> que la « réduction du nombre d’immigrants temporaires au Québec » était un « enjeu vital » pour la province, et une mesure nécessaire pour « protéger l’avenir du français ». Ces commentaires de la part du premier ministre québécois méritent d’être adressés en deux temps. Premièrement, l’immigration temporaire n’est néfaste au français que dans la mesure où c’est une majorité anglophone qui la constitue. Deuxièmement, l’immigration temporaire francophone, au contraire, serait bénéfique pour l’avenir de la langue officielle. Soyons clair, l’enjeu ici n’est pas celui de l’immigration, mais bien celui de la langue. Bien que les deux soient reliés, il convient de savoir mettre de l’ordre dans ses priorités. La politique linguistique est ce qui doit influencer la politique migratoire, et non l’inverse.</p>



<p>La question de la préservation de la langue française est complexe et notre éditorial ne vise pas à lui donner une solution. En revanche, il est indéniable que l’immigration peut être une avenue de préservation pour la langue française au Québec. Il faut pour cela ouvrir les yeux sur la réelle diversité que représente la francophonie, qui fait la richesse de bien d’autres nations que le Québec, la France ou la Belgique. La survie de la francophonie québécoise est un combat pour lequel le Québec ne peut se permettre de renier de précieux alliés sur la seule base de leur origine! Le thème du dernier sommet de la francophonie était : « Créer, innover et entreprendre en Français ». Le gouvernement québécois devrait utiliser cet esprit d’innovation et repenser ses politiques d’enseignement supérieur et d’immigration, afin de réellement s’ouvrir aux richesses de la francophonie.</p>
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		<title>Vivre les élections fédérales allemandes à l’étranger</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/vivre-les-elections-federales-allemandes-a-letranger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[élections fédérales allemandes]]></category>
		<category><![CDATA[institut goethe]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée électorale à l’Institut Goethe de Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dimanche dernier, environ 60 millions d’Allemands ont été appelés à voter pour les élections fédérales allemandes, afin d’élire un nouveau parlement. Ces élections anticipées avaient été annoncées par le chancelier Olaf Scholz en décembre, à la suite de la dislocation de la coalition « feu tricolore », composée du Parti social-démocrate (SPD), des Verts, ainsi que du Parti libéral-démocrate (FDP). C’est finalement le parti conservateur CDU/CSU de Friedrich Merz qui est sorti vainqueur des élections, avec <a href="https://www.dw.com/en/german-election-friedrich-merz-urges-independence-from-us/live-71700729" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">28,5% </a>des votes. Pour cette occasion, le consulat général d’Allemagne à Montréal et l’Institut Goethe de Montréal ont organisé une « <em>Wahlparty </em>» ou « fête électorale » afin de permettre à la communauté germanique de suivre les élections en compagnie. Au total, une petite trentaine de personnes s’est retrouvée à l’angle de la rue Ontario et du boulevard Saint-Laurent, afin de partager ce moment autour d’un café, d’une pâtisserie, ou d’un bretzel.</p>



<p><strong>Des élections cruciales</strong></p>



<p>Si l’ambiance à l’institut Goethe était légère, les élections fédérales restent cruciales pour l’avenir de l’Allemagne. Le <em>Bundestag </em>[parlement] est la branche la plus importante de la gouvernance allemande – sa composition influençant quels partis gouvernent et qui devient chancelier·ère. Ces élections ont été marquées par une percée de l’AfD – parti d’extrême droite. En janvier, le parti avait notamment fait parler de lui lorsqu’un projet de « remigration » visant à expulser plus de deux millions de personnes étrangères ou allemandes d’origine étrangère. Pendant la campagne, l’AfD a bénéficié du soutien du milliardaire américain Elon Musk, avec qui la cheffe du parti, Alice Weidel, s’est entretenue en vidéoconférence sur la plateforme X, le 9 janvier dernier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Une fois de plus, une démocratie européenne voit un parti d’extrême droite réaliser un score historique »</p>
</blockquote>



<p>Pendant la fête électorale, <em>Le Délit </em>a pu interroger Linda et Stefan, deux Allemands originaires de Bavière, établis à Montréal depuis un an. Linda nous a confié son ressenti sur le comportement de Musk : « <em>pour moi, il est très inquiétant de voir un milliardaire américain essayer si ouvertement</em> <em>d’interférer avec les élections allemandes. Honnêtement, je ne pense pas que cela ait eu un gros impact sur les élections. Bien que cela ait provoqué une grande agitation dans les médias, ça n’a pas fait basculer les électeurs indécis vers une direction ou une autre. J’ai trouvé que la conversation entre Weidel et Musk était parfois gênante et maladroite, comme s’ils n’avaient rien à se dire… </em>(<em>tdlr</em>) » Le parti d’extrême droite a réalisé le plus haut score de son histoire, se classant en deuxième position derrière le CDU/CSU avec <a href="https://www.dw.com/en/german-election-results-and-voter-demographics-explained-in-charts/a-71724186" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">20% des suffrages</a>. Regardant avec dépit l’écran géant, Stefan affirme : « <em>c’est ce que les plus récents sondages prédisaient, donc je ne suis pas étonné, mais cela n’est tout de même pas agréable à voir. </em>»</p>



<p><strong>Observer depuis l’étranger</strong></p>



<p>Pour les deux Allemands, cette première expérience de vote depuis l’étranger a été amère. Contrairement à d’autres pays, il n’existe pas de circonscription dédiée aux Allemands établis à l’étranger : les électeurs doivent voter pour leur circonscription d’origine, en Allemagne. Pour ce faire, ils sont contraints d’envoyer leur vote par la poste, ce qui a posé problème à de nombreux Allemands. Selon Linda, comme « <em>les élections qui devaient initialement avoir lieu en automne ont été anticipées à la suite de la chute de la coalition, cela nous</em> <em>a laissé très peu de temps pour faire le processus administratif. Nous n’avons donc pas eu le temps de voter </em>». <a href="https://www.bundeswahlleiterin.de/info/presse/mitteilungen/bundestagswahl-2025/23_25_wahlteilnahme-auslandsdeutsche.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dans un communiqué</a>, la présidente fédérale des élections a reconnu avoir reçu de nombreuses plaintes à ce propos en fin de campagne, sans apporter d’autres réponses que « <em>la seule option restante est de se rendre dans un bureau de vote en allemagne »</em>. Préoccupé, Stefan ajoute que « <em>le manque de numérisation et la bureaucratie moderne font que les élections sont en quelque sorte biaisées, car la majorité des personnes vivant à l’étranger sont plus progressistes, mais leur vote est perdu à cause de la lenteur administrative </em>».</p>



<p>Une fois de plus, une démocratie européenne voit un parti d’extrême droite réaliser un score historique. Malgré les signes de division et de polarisation indiqués par les résultats des élections, la fête électorale s’est déroulée<br>au sein d’une ambiance amicale. Cela montre que, malgré les potentielles divisions politiques, les gens peuvent tout de même se retrouver, pour discuter autour d’un café et d’un bretzel.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/vivre-les-elections-federales-allemandes-a-letranger/" data-wpel-link="internal">Vivre les élections fédérales allemandes à l’étranger</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>McGill prise d’assaut par des vandales</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/20/mcgill-pris-dassaut-par-des-vandales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Leacock]]></category>
		<category><![CDATA[vandalisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57527</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des dégâts matériels chiffrés en centaines de milliers de dollars.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/20/mcgill-pris-dassaut-par-des-vandales/" data-wpel-link="internal">McGill prise d’assaut par des vandales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L e mercredi 5 février en dé- but de soirée, des cris, des chocs métalliques et des fracas de vitres brisées raisonnent sur le campus de McGill. Une quarantaine de vandales masqués prennent pour cible plusieurs bâtiments de l’Université. Le bilan est lourd : environ 30 vitrines du bâtiment Leacock sont fracassées, et cinq bâtiments sont vandalisés. Un examen de chimie qui avait lieu dans le bâtiment Leacock a été interrompu et plusieurs cours ont dû être écourtés.</p>



<p>L’action a été menée en un éclair: <a href="https://mtlcontreinfo.org/communique-sur-la-manif-de-soir-du-5-fevrier-a-mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dans un communiqué</a> publié sur le site anarchiste Montréal Contre-Information, les vandales se félicitent d’avoir « pris d’assaut » le campus de l’Université en moins de 15 minutes, sans que la police ni les gardes de sécurité ne puissent intervenir ou réaliser des arrestations. À ce jour, l’identité des vandales reste inconnue, et les forces de police montréalaises n’ont procédé à aucune arrestation.</p>



<p><strong>Une attaque, plusieurs revendications</strong></p>



<p>Dans le communiqué, les vandales affirment être des anarchistes « accompagnés d’amis », issus d’autres mouvements militants de Montréal. Leurs revendications sont multiples. En arrivant sur le campus, ils <a href="https://mtlcontreinfo.org/communique-sur-la-manif-de-soir-du-5-fevrier-a-mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">arboraient une banderole</a> affichant l’inscription « <em>Les institutions coloniales tomberont (tdlr)</em> », et ont également laissé des graffitis derrière eux comme « <em>700 millions de dollars</em> », faisant référence à l’acquisition et la rénovation de l’Hôpital Royal Victoria par McGill – <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/09/13/la-fin-des-fouilles-initiales-au-nouveau-vic/" data-wpel-link="internal">sujet de nombreuses critiques</a> depuis 2022. Les casseurs justifient aussi leur action par « la profanation de l’arbre de la paix », <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/pourquoi-chez-nous/" data-wpel-link="internal">planté l’été dernier</a> sur le Lower Field de l’Université par des militants et le collectif des Mères mohawks (Kanien’keha:ka Kahnistensera), puis rapidement retiré par McGill. Ils ajoutent à cela d’autres raisons, comme « la complicité historique de McGill dans l’expérimentation psychiatrique sur des enfants autochtones [notamment à travers <em>le programme MK-Ultra</em>, <em>ndlr</em>], et la transphobie et le racisme de son administration ». Une dernière raison mentionnée est le refus de l’Université McGill « de désinvestir du génocide et du complexe militaro-industriel [d’Israël, <em>ndlr</em>] ».</p>



<p>Les vandales expliquent dans leur communiqué que « McGill n’est rien qu’un symbole d’un système colonial et capitaliste duquel nous voulons la destruction totale », et le concluent avec : « Vive la Palestine, longue vie à l’arbre de la paix, mort au capital et à l’empire, fin au colonialisme et à la transphobie, nique McKill! »</p>



<p>La mairesse de Montréal Valérie Plante a rapidement <a href="https://x.com/Val_Plante/status/1887553369985708073?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1887553369985708073%7Ctwgr%5E65e3a5aefcf040ab313f24dfa84b1c6337e10275%7Ctwcon%5Es1_&amp;ref_url=https%3A%2F%2Fwww.ctvnews.ca%2Fmontreal%2Farticle%2Ffree-palestine-windows-smashed-as-graffiti-covers-mcgill-university%2F&amp;mx=2" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">condamné ces actes sur X</a>, expliquant que « le droit de manifester ne justifie en aucun cas la destruction de biens. Montréal est une ville où l’expression doit se faire dans le respect des lois et des autres ». Deep Saini, recteur et vice-chancelier de l’Université, a quant à lui envoyé un courriel à l’ensemble de la communauté mcgilloise, dénonçant fermement ces actes et apportant son soutien aux étudiants et personnes présentes sur les lieux lors de l’évènement.</p>



<p><strong>Point de vue étudiant</strong></p>



<p>Afin de mieux comprendre ce qu’ont vécu les étudiants présents sur les lieux, <em>Le Délit</em> s’est entretenu avec Lana Dupin de Saint Cyr, étudiante de première année en biochimie, qui était en examen dans l’auditorium 132 du bâtiment Leacock lorsque les casseurs ont brisé ses vitres. Elle décrit : « On a entendu des bruits de métal et de verre. Tout le monde s’est retourné pour voir ce qui se passait. Moi j’étais dans le bas de la salle, donc je ne voyais pas, mais j’avais une amie qui était en haut à côté de l’entrée, et, par son expression du visage, on pouvait voir qu’elle était terrifiée. »</p>



<p>Lana explique que l’examen s’est néanmoins poursuivi : « Tout le monde a voulu rester concentré sur l’examen et les <em>TAs</em> [auxiliaires d’enseignements, <em>ndlr</em>] ne nous ont rien dit. » Ce sont les premiers étudiants à être sortis de la salle qui ont averti ces derniers, le professeur n’étant plus dans la salle à ce moment. Lana explique qu’aucune mesure majeure n’a été prise pendant l’examen. Les étudiants étaient seulement priés d’utiliser une autre sortie. Elle ajoute que lorsqu’elle est sortie de son examen, « des gardes de sécurité couraient dans tous les sens et prenaient des photos. Les gens étaient un peu sonnés. J’ai vu une fille pleurer et une autre qui appelait ses copines pour qu’elles viennent la chercher. La scène était vraiment impressionnante. »</p>



<p><strong>Une action contre-productive?</strong></p>



<p>Contacté par <em>Le Délit</em>, un représentant des Étudiants pour l’honneur et la résistance de la Palestine (SPHR) qui a voulu rester anonyme nous a affirmé que le collectif – particulièrement actif depuis deux ans et impliqué dans l’organisation de nombreuses manifestations pro-palestiniennes aux abords du campus – n’a pas de lien avec le groupe qui a réalisé l’action. Le représentant a néanmoins commenté : « <em>cette action montre le mécontentement croissant sur le campus causé par le refus du Conseil des gouverneurs d’écouter les demandes de la majorité du corps étudiant pour le désinvestissement des entreprises complices du génocide à Gaza</em>. »</p>



<p><a href="https://www.reddit.com/r/montreal/comments/1iiu9e9/2030_large_windows_smashed_by_protestors_on/?rdt=46980" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sur Reddit</a>, l’action des vandales ne semble cependant pas avoir fait l’unanimité. Plusieurs internautes ont exprimé leur mécontentement à propos de la violence employée, ainsi que leur incompréhension sur les revendications précises des vandales. Lana semblait aussi sceptique vis-à-vis des manières employées : « Habituellement, je suis favorable aux revendications qui sont défendues par ces gens. Mais je pense qu’employer la violence comme ça ne défend pas bien la cause. Je ne suis pas sûre que faire peur aux élèves augmente le soutien des étudiants pour cette lutte. Il est possible que cela ait l’effet inverse. […] Je pense que ça donne même à McGill une excuse pour invalider ces causes et couper le dialogue avec les militants : McGill peut légitimement dire que ces collectifs sont violents et que ces personnes ont heurté certains élèves psychologiquement. » Pour Lana, la situation sur le campus est critique : « Plus ça continue, plus les gens se divisent et les points de vue deviennent extrêmes. Les étudiants sont de plus en plus divisés et ça joue sur l’environnement universitaire en général. Même dans ma résidence, il y a de plus en plus de frictions entre les personnes à propos de ces sujets, que ce soit sur les causes défendues ou bien les manières de protester. »</p>



<p><strong>Le coût de l’intransigeance</strong></p>



<p>Contactée par <em>Le Délit</em>, Sylvie Babarik, directrice adjointe des communications internes de l’Université McGill, nous a annoncé que « cela prendra plusieurs semaines, sinon des mois à réparer les vitres cassées. Étant donné le type et la taille des dégâts, on parle de dommages représentant des centaines de milliers de dollars ». Elle a ajouté que « l’Université encourage l’expression ouverte et respectueuse d’opinions et de points de vue divers, ce qui est fondamental pour sa mission académique. Toutefois, le vandalisme n’est pas une expression légitime du droit à la liberté d’expression ». McGill a annoncé collaborer étroitement avec les forces de l’ordre pour identifier les vandales et initier des procédures judiciaires ou disciplinaires à leur encontre. Dans son courriel adressé à la communauté étudiante à la suite de l’attaque des casseurs, Deep Saini a aussi réaffirmé la position de l’Université vis-à-vis d’un potentiel désinvestissement à l’égard de l’État israélien : « Soyons clairs : l’Université continue de rejeter fermement toute proposition de BDS [Boycott, Désinvestissement Sanctions, <em>ndlr</em>]. » L’Université n’a néanmoins pas réagi aux autres revendications des vandales.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les manifestations et dégradations matérielles sur le campus font désormais partie du quotidien des étudiants »</p>
</blockquote>



<p>Les manifestations et dégradations matérielles sur le campus font désormais partie du quotidien des étudiants. Mercredi dernier, c’est le bâtiment Bronfman de la Faculté de gestion qui a été cible de vandales : son entrée principale s’est vue recouverte de peinture rouge et de graffitis « <em>Coupez les liens avec Israël</em> » ou encore « <em>Désinvestissez du génocide</em> ». Cet incident n’est donc pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une augmentation des mouvements de protestation à l’encontre de l’administration de l’Université. En effet, selon Sylvie Babarik, McGill a enregistré 14 incidents du même type depuis le 24 octobre 2024. Si les revendications des vandales anarchistes manquent de clarté, elles résument néanmoins les nombreuses problématiques qui sont source de discorde au sein de la communauté universitaire. Malgré la pression des étudiants et militants montréalais, l’administration de McGill reste intransigeante, laissant un climat d’incertitude quant à une potentielle désescalade des tensions à l’avenir.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/20/mcgill-pris-dassaut-par-des-vandales/" data-wpel-link="internal">McGill prise d’assaut par des vandales</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Nouvel élan : lancement de la section Bien-être</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/nouvel-elan-lancement-de-la-section-bien-etre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[bien-etre]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56995</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aborder des sujets qui touchent à la vie quotidienne des étudiant·e·s mcgillois·e·s.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/nouvel-elan-lancement-de-la-section-bien-etre/" data-wpel-link="internal">Nouvel élan : lancement de la section Bien-être</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Fin octobre, l’équipe du Délit a eu l’occasion de traiter la question du choix dans une <a href="https://issuu.com/delitfrancais/docs/ld_20241030" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">édition spéciale</a> dédiée au sujet. Nous avions conclu dans <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/pourquoi-le-choix/" data-wpel-link="internal">notre éditorial</a> que les choix individuels, au-delà de simples décisions, sont des moments précis, des changements de direction, où chacun réaffirme ses préférences, ses ambitions, et par conséquent, son identité. </p>



<p>Le début d’une année marque souvent une période de remise en question, où chacun·e fait des choix décisifs afin d’ajuster sa propre trajectoire. Ces changements de direction peuvent s’exprimer par l’adoption de nouvelles habitudes, d’une nouvelle discipline sportive, par un changement de fréquentations amicales, amoureuses, ou bien encore par une réorientation académique. Ces choix de vie ne sont pas à regretter, puisqu’ils constituent ce que nous deviendrons in fine. <em>Le Délit</em> n’a pas été épargné par cette remise en question en ce début d’année. L’équipe s’est elle aussi posée des questions sur ses ambitions, sa manière de couvrir l’actualité, et sur sa pratique du journalisme en général.</p>



<p>Au <em>Délit</em>, la section tournante a pour but premier de laisser au journal la capacité de se renouveler, de changer de direction, et de répondre aux besoins changeants des étudiant·e·s de McGill. Elle a pour but d’être un espace de créativité journalistique libre pour les étudiant·e·s et éditeur·rice·s qui souhaitent mettre en lumière une nouvelle facette de la francophonie, de la vie étudiante montréalaise, et de la société québécoise dans son ensemble. Au cours des dernières années, <em>Le Délit </em>a eu le plaisir d’abriter différentes sections tournantes, dont <a href="https://www.delitfrancais.com/category/philosophie/" data-wpel-link="internal">Philosophie</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/category/vie-nocturne/" data-wpel-link="internal">Vie Nocturne</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/category/aufeminin/" data-wpel-link="internal">Au Féminin</a>, et dernièrement <a href="https://www.delitfrancais.com/category/environnement/" data-wpel-link="internal">Environnement</a>.</p>



<p>Après une année riche en articles autant captivants que diversifiés, la section Environnement, menée avec brio par Juliette et Adèle, tire aujourd’hui sa révérence pour faire place à une nouvelle rubrique : Bien-être. Si cette édition marque la fin d’un chapitre mémorable du <em>Délit</em>, elle ouvre simultanément la voie vers une nouvelle étape de l’évolution du journal, et une manière innovante de produire du contenu pour notre lectorat ; pour vous, les étudiant·e·s de McGill.</p>



<p>Déjà au cours de la dernière année, <em>Le Délit</em> s’est intéressé au sujet du Bien-être. Nous avons traité de multiples enjeux, comme <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/10/25/linsecurite-alimentaire-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">l’insécurité alimentaire</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/quand-lanxiete-academique-sinstalle/" data-wpel-link="internal">l’anxiété académique</a>, le<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/varsity-passion-sous-pression/" data-wpel-link="internal"> stress subi par les étudiants-athlètes de McGill</a>, ainsi que<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/ce-qui-ne-va-pas/" data-wpel-link="internal"> le mal-être que vivent les étudiantes noires</a> dans le système scolaire. Et nous ne nous sommes pas arrêté·e·s là. L’équipe a aussi travaillé dur pour mettre en avant quelques astuces que les étudiant·e·s peuvent appliquer pour améliorer leur qualité de vie. Nous vous avons notamment partagé des <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/recettes-vegetariennes/" data-wpel-link="internal">recettes de cuisine</a>, des <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/rendre-le-monde-indisponible/" data-wpel-link="internal">réflexions sur le but réel des études</a>, ou encore, la semaine passée, une vision positive de la <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/ma-vieille-amie-la-depression-saisonniere/" data-wpel-link="internal">dépression hivernale</a>. Vous l’aurez compris, ce n’est pas la première fois que <em>Le Délit </em>aborde le thème du bien-être, mais nous avons jugé qu’il était désormais temps de traiter <a href="https://www.delitfrancais.com/category/bienetre/" data-wpel-link="internal">ce sujet</a>, qui concerne chacun et chacune d’entre nous au quotidien, plus explicitement, et plus profondément.</p>



<p>Dès aujourd’hui, Adèle et Layla vous livreront chaque semaine de nouveaux récits et des retours d’expérience sur le bien-être, la santé mentale et la santé physique. Loin d’avoir la prétention ni la capacité de vous fournir des « conseils santé »,<em> Le Délit</em> souhaite à travers cette nouvelle section laisser la place et la parole aux ressentis des étudiant·e·s, et profiter des spécialistes présent·e·s à l’Université pour aborder des sujets qui touchent à la vie quotidienne des étudiant·e·s mcgillois·e·s. Des sujets qui nous concernent toutes et tous, mais qui restent pourtant peu abordés, voire même tabous : questions d’anxiété, de sommeil, d’alimentation, ou encore de sexualité.</p>



<p>Cette édition marque donc le début d’un nouveau chapitre au <em>Délit</em>, à travers lequel le journal souhaite se rapprocher de son lectorat en couvrant des questions qui interpellent plus directement les étudiant·e·s mcgillois·e·s. Des articles écrits par des étudiant·e·s, à propos des étudiant·e·s, et pour les étudiant·e·s. <em>Le Délit</em> vous dit donc à très bientôt, et bonne lecture.</p>



<p><em>Tous les articles mentionnés dans cet éditorial sont à retrouver sur notre site internet!</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/nouvel-elan-lancement-de-la-section-bien-etre/" data-wpel-link="internal">Nouvel élan : lancement de la section Bien-être</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Tarifs douaniers : Donald Trump à l’offensive</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/tarifs-douaniers-donald-trump-a-loffensive/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unies]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56849</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand l’ambiguïté devient un levier politique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/tarifs-douaniers-donald-trump-a-loffensive/" data-wpel-link="internal">Tarifs douaniers : Donald Trump à l’offensive</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis sa victoire aux élections présidentielles américaines du 5 novembre 2024, Donald Trump a été l’un des sujets principaux de l’actualité mondiale, et non sans raison. Le futur président n’a cessé de choquer la communauté internationale avec ses projets de politique étrangère. Entre les menaces d’une augmentation radicale des droits de douanes et une rhétorique expansionniste agressive vis-à-vis d’autres États souverains (Canada, Panama, Groenland, Danemark), Donald Trump semble imposer son rythme, face à des partenaires incertains, vulnérables, et dépendants des décisions américaines. Parmi les nombreuses annonces de Trump, lesquelles devraient-on réellement prendre au sérieux?</p>



<p>Fin novembre, <em>Le</em> <em>Délit</em> s’est entretenu avec Mark Brawley, professeur de science politique à McGill et spécialiste en économie politique, afin de mieux comprendre les futures décisions en matière de politique étrangère que Trump insufflera après son arrivée au pouvoir, le 20 janvier prochain.</p>



<p><strong>Des menaces économiques</strong></p>



<p>Sur le plan économique, Donald Trump a présenté des ambitions très agressives à l’encontre des pays étrangers. Il considère que les accords commerciaux actuels ne sont pas « justes » vis-à-vis des États-Unis, et souhaite donc rétablir un équilibre plus favorable pour le pays. Donald Trump a mentionné l’idée d’augmenter de 10% les tarifs douaniers pour tout produit importé aux États-Unis. Il a aussi menacé plus sévèrement le Canada et le Mexique de mettre en place <a href="https://www.reuters.com/world/us/trump-promises-25-tariff-products-mexico-canada-2024-11-25/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des tarifs douaniers de 25% </a>sur les produits provenant de ces pays, si ces derniers ne réajustent pas, entre autres, leurs politiques migratoires et anti-drogues.</p>



<p>Selon le professeur Brawley, il est difficile de savoir précisément quels droits de douane seront mis en place par Trump. Il estime qu’il y aura certainement des exceptions pour les pays que Trump considère comme « amis ». Une deuxième chose à prendre en compte sera l’agenda individuel des personnalités entourant le président. Ces derniers risquent de réaliser des accords parallèles les avantageant. Prenant l’exemple du milliardaire Elon Musk, nommé à la tête d’un futur «<em> ministère de l’efficacité gouvernementale »</em>, Brawley considère qu’ <em>« il est probable que des droits de douane soient appliqués sur des pièces provenant de pays étrangers, à l’exception des pièces dont Tesla a besoin, (tdlr</em>)». Ce type d’accord a déjà eu lieu entre les deux hommes, notamment lorsque Donald Trump, connu pour ses positions anti-véhicules électriques, avait <a href="https://www.theguardian.com/us-news/article/2024/aug/05/trump-endorses-electric-vehicles-elon-musk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">radicalement changé</a> sa position vis-à-vis de ces derniers pour obtenir le soutien du milliardaire, propriétaire de Tesla, lors des élections présidentielles.</p>



<p><strong>Quelles conséquences?</strong></p>



<p>Donald Trump veut donc utiliser la puissance économique américaine pour favoriser les États-Unis, quel qu’en soit le prix pour les partenaires économiques du pays. Brawley assure néanmoins que si les États-Unis sont depuis plusieurs décennies dans une position hégémonique à l’échelle internationale, c’est en partie grâce à la libéralisation du commerce international ainsi qu’à la réduction des droits de douane : « <em>Les États-Unis sont dans une très bonne position parce qu’ils ont été au centre de ce nouvel ordre économique libéral</em>. » Brawley ajoute qu’en voulant utiliser la position dominante américaine pour faire pression sur le reste du monde, Trump risque de compromettre l’équilibre qui a lui-même permis l’hégémonie américaine en utilisant la menace économique, Brawley considère que Trump « <em>se tire une balle dans le pied</em> ».</p>



<p>En effet, selon Brawley, « <em>l’économie américaine reste très intégrée au reste du monde, elle a besoin des marchés étrangers. Dans le passé, à chaque fois qu’un pays a décidé d’ignorer le reste du monde au niveau commercial en mettant en place des droits de douane de manière unilatérale, les autres pays ont répondu</em> ». Si la simple imposition de droits de douane <a href="https://www.cbc.ca/news/world/trump-inflation-analysts-1.7352209" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">crée déjà une inflation </a>et ne bénéficie pas aux consommateurs américains, les réponses des pays étrangers risquent de diminuer la capacité des entreprises américaines à faire concurrence sur les marchés étrangers. Ce sera donc à la fois les processus de production qui seront impactés et la demande internationale elle-même. </p>



<p>Le 9 janvier 2025, le premier ministre Justin Trudeau a soutenu dans <a href="https://www.cbc.ca/news/world/trump-inflation-analysts-1.7352209" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une entrevue pour CNN</a> que le partenariat commercial entre le Canada et les États-Unis (encadré par l’Accord Canada-États-UnisMexique de 2020) est « <em>gagnant-gagnant</em> », mais a ajouté que si Washington imposait des tarifs douaniers de 25%, le Canada répondrait en conséquence.</p>



<p><strong>Une administration imprévisible </strong></p>



<p>Selon le Professeur, « <em>Donald Trump n’est pas particulièrement lié à des principes ou à une idéologie, ce qui rend ses objectifs et décisions difficiles à prédire</em> ». Si la personnalité de Donald Trump est par nature impulsive et imprévisible, le professeur Brawley souligne que la situation politique entre le premier mandat de Donald Trump et son second mandat est complètement différente. Trump dispose désormais d’une plus grande capacité d’action. « <em>Lorsqu’il est entré en fonction en 2017, il avait de nombreux conseillers très expérimentés autour de lui, en particulier sur l’aspect sécuritaire de la politique étrangère. Plusieurs d’entre eux étaient des anciens militaires,</em> <em>qui avaient prêté serment de défendre la Constitution. Ainsi, lorsque Trump leur demandait de faire quelque chose qui allait à l’encontre des normes ou de la Constitution, ils devaient lui répondre : “Non, vous ne pouvez pas faire ça”.</em>&nbsp;» Désormais, la situation est différente: d’après Brawley, ce ne sera « ce<em>rtainement pas des officiers militaires. Trump va s’entourer principalement par des “yes-men”, afin d’éviter les contraintes auxquelles il a dû faire face lors de son premier mandat</em> ». Quelques jours après notre entrevue avec le professeur Brawley, Donald Trump a par exemple nommé <a href="https://apnews.com/article/trump-hegseth-defense-secretary-pentagon-2d8030921ecef933778cf92afd40ec72" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Pete Hegseth</a>, un animateur de Fox News, comme secrétaire à la Défense. Ce dernier passera donc des plateaux télévisés au Pentagone, pour diriger l’armée la plus puissante du monde.</p>



<p>Brawley considère que les institutions donneront elles aussi plus de liberté à Trump. En plus de diriger l’exécutif, Trump dispose d’une nouvelle majorité républicaine au congrès, ce qui lui facilitera la mise en place de son programme. Brawley ajoute que son pouvoir au sein du parti républicain s’est aussi renforcé depuis son premier mandat : « <em>si vous regardez les personnes à la tête du Parti républicain au Congrès en 2017, ils n’étaient pas des Trumpistes, tandis qu’aujourd’hui,</em><a href="https://www.bbc.com/news/articles/cx2n9g21xqyo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em> ils le sont</em>.</a> » Il y a moins de chances que le Congrès s’oppose à ses projets. Finalement, en raison de la décision de la Cour suprême sur l’immunité présidentielle, il pense également qu’il a le feu vert des tribunaux, même s’il est peu probable que ce soit le cas.</p>



<p>A la suite de notre entrevue avec le professeur Brawley, Donald Trump a multiplié les annonces expansionnistes, mentionnant l’idée d’annexer le canal de Panama, le Groenland, et même de faire du Canada le 51<em>e</em> état américain. Recontacté depuis, Brawley considère que ces annonces sont principalement des moyens de pression, tout comme les tarifs douaniers, pour pousser ces pays à ajuster leur politique aux ambitions de la nouvelle administration américaine. L’imprévisibilité et l’ambiguïté des intentions du personnage font partie intégrante de sa stratégie, visant à obtenir des concessions par la menace de répercussions économiques : le 20 janvier prochain marquera donc le début d’un second mandat pour Donald Trump, ainsi qu’un retour à la diplomatie du rapport de force.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/tarifs-douaniers-donald-trump-a-loffensive/" data-wpel-link="internal">Tarifs douaniers : Donald Trump à l’offensive</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Inondations en Espagne : entre colère et solidarité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/inondations-en-espagne-entre-colere-et-solidarite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[andalousie]]></category>
		<category><![CDATA[castille-la manche]]></category>
		<category><![CDATA[espagne]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[Valence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56568</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur un épisode meurtrier.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/inondations-en-espagne-entre-colere-et-solidarite/" data-wpel-link="internal">Inondations en Espagne : entre colère et solidarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Les 29 et 30 octobre derniers, plusieurs régions espagnoles, notamment Valence, Castille-La Manche et l’Andalousie, ont été touchées par des pluies torrentielles provoquant de violentes inondations. En date du 5 novembre, ces dernières avaient causé la mort de 219 personnes, ainsi que la disparition de 89 autres individus, un bilan encore provisoire. Cette catastrophe a entraîné de très lourds dégâts matériels dans l’ensemble de la région, dont la destruction de nombreux logements et infrastructures. Dans la région valencienne, ce sont principalement les villages de la banlieue de Valence qui ont été touchés et ravagés par les inondations.</p>



<p>Selon une première étude du World Weather Attribution, le réchauffement climatique serait une des causes principales de ces pluies diluviennes associées au phénomène DANA (Dépression Isolée à Niveau Élevé). Ce phénomène est un système météorologique destructeur et fréquent dans le bassin méditerranéen, dans lequel l’air froid et l’air chaud se rencontrent et produisent de puissants nuages de pluie. Néanmoins, cet épisode d’inondation constitue, selon le premier ministre Pedro Sánchez, « <em>le plus grave</em> <em>que [l’Europe] ait connu depuis le début du siècle (tdlr) </em>». Selon l’analyse, les pluies qui ont frappé l’Espagne ont été 12% plus importantes que si le climat ne s’était pas réchauffé. De nombreux spécialistes ont aussi pointé du doigt « l’urbanisation incontrôlée » de la région, qui a accru l’imperméabilité des sols, provoquant une augmentation des risques d’inondation et de sécheresse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« À 20h seulement, l’alerte d’urgence que l’on reçoit sur les téléphones portables s’est déclenchée. Mais à ce stade, tout s’était déjà produit : dès 18h, les gens étaient en train de se noyer dans tous ces villages »<br><br>Vanessa Verde, enseignante</p>
</blockquote>



<p>À la suite des inondations, les habitants des zones sinistrées se sont mobilisés afin de commencer à réorganiser les villes, de retrouver les personnes disparues, et de venir en aide aux plus nécessiteux. Le gouvernement espagnol a également mobilisé l’armée et débloqué des fonds d’urgence pour venir en aide aux victimes ; cependant, beaucoup ont jugé cette réponse trop lente et inadaptée, et ont exprimé leur mécontentement. Afin de mieux comprendre la situation, <em>Le Délit </em>s’est entretenu avec Vanessa Verde, une enseignante vivant à Valence et qui, avec sa famille, s’est mobilisée pour venir en aide aux sinistrés.</p>



<p><strong>Une colère grandissante</strong></p>



<p>Plus de 10 jours après les inondations, la colère des habitants des communes touchées ne diminue pas. Le 9 novembre dernier, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans Valence pour protester contre la gestion défaillante des institutions du pays. Dans les rues de la ville, les pancartes des manifestants illustrent la colère des survivants : « <em>Nous sommes couverts de boue, vous avez du sang sur les mains. </em>» En chœur, ils demandent la démission du président de la région autonome, Carlos Mazón. Celui-ci avait attendu plusieurs heures avant de lancer l’alerte à la communauté. Vanessa affirme en effet que le soir du 29 octobre, « <em>à 20h seulement, l’alerte d’urgence que l’on reçoit sur les téléphones portables s’est déclenchée. Mais à ce stade, tout s’était déjà produit : dès 18h, les gens étaient en train</em> <em>de se noyer dans tous ces villages </em>». L’agence météorologique espagnole Aemet avait de son côté communiqué les risques d’inondations plusieurs jours auparavant, et sonné l’alerte rouge dès le mardi 29 octobre au matin.</p>



<p>Selon Vanessa, la révolte se fait ressentir au sein de la communauté espagnole au niveau régional comme national : « <em>Nous sommes</em> <em>en colère contre tout le monde</em>. » En effet, beaucoup reprochent également au gouvernement du premier ministre Pedro Sánchez d’avoir été passif. En effet, celui-ci attendait la demande du président de la région autonome pour envoyer de l’aide militaire supplémentaire. Néanmoins, « <em>selon la loi espagnole, lorsque plus d’une communauté est en danger, le gouvernement </em>[central<em>, ndlr</em>] <em>doit prendre les commandes. Et dans ce cas-ci, il y avait trois communautés particulièrement affectées : Valence, Castille-La Manche et l’Andalousie </em>». L’opinion publique concernant le Roi, quant à elle, est divisée. Si certains admirent sa venue dans les villages touchés et son soutien aux habitants dans les jours suivant la catastrophe, d’autres ont exprimé leur colère en l’accueillant avec des jets de boue lors de son passage à Paiporta, l’épicentre des inondations.</p>



<p><strong>Élan de solidarité</strong></p>



<p>Les inondations ont marqué une élan de solidarité importante au sein de la population, et à travers toute l’Espagne. Dans la région de Valence, des foules impressionnantes de bénévoles se sont rendues dans les villages dans l’espoir d’aider les habitants à la reconstruction de leurs communautés. Vanessa et sa famille se sont rendus dans un village près de Valence, Picaña, pour prêter main forte aux sinistrés. « <em>C’était comme une zone de guerre </em>», explique-t-elle. Avec émotion, elle loue les efforts de tous, mais particulièrement ceux des jeunes : « <em>Tous ces gens ont commencé à traverser les ponts, et c’était émouvant, tous ces jeunes qui aidaient : ils les appellent maintenant la</em> <em>“génération cristal”. C’était impressionnant. </em>» Sa fille Bianca, étudiante en orthodontie, s’est elle aussi rendue dans plusieurs villages pour aider les personnes dans l’incapacité de se déplacer en besoin de services médicaux. « <em>Il y avait des personnes qui, par exemple, avaient des points de suture parce qu’elles avaient subi une opération dentaire, alors </em>[Bianca, <em>ndlr</em>] <em>est allée les retirer à leur domicile. </em>»</p>



<p>Lors du nettoyage des communes, les citoyens continuent de reprocher aux gouvernements locaux et nationaux d’avoir été cruellement absents dans l’aide aux survivants et à la gestion des dégâts matériels. Dans les jours suivant le 29 octobre, l’arrivée tardive des secours et les moyens insuffisants pour reconstruire les villes ont laissé les habitants hors d’eux : « <em>On ne voyait pas de pompiers, pas de militaires, rien ; juste des bénévoles. Juste des citoyens, comme moi, comme ma fille, comme tous les amis de ma fille, qui sont allés aider. </em>» Selon Vanessa, le peuple se sent abandonné par son gouvernement. « <em>C’est de là qu’est née l’expression : “Le peuple sauve le peuple” : les seuls à pouvoir vous sauver, ce sont vos voisins. </em>»</p>



<p><strong>Et maintenant?</strong></p>



<p>L’éducation est aussi directement touchée par les événements. De nombreux écoles, collèges et lycées ont été entièrement détruits par le passage de l’eau, laissant enfants, parents et enseignants désemparés. Certaines communautés tentent de trouver des solutions pour que les élèves bénéficient d’une éducation d’une manière ou d’une autre : « <em>Il y a des endroits où des centres sportifs ont été sauvés parce qu’ils se trouvaient dans une zone plus élevée </em>», permettant ainsi aux enseignants de les transformer temporairement en salles de classe, explique Vanessa. Mais cette initiative ne suffira probablement pas à reloger l’entièreté des nombreux élèves sinistrés.</p>



<p>À la suite des inondations, le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé une aide d’urgence de plus de 10 milliards d’euros pour soutenir les victimes et les entreprises de la région. Cette aide a pour but premier de permettre la remise en état des grandes infrastructures affectées, ainsi que la restauration des logements. Bien que le premier ministre n’ait pas fait appel à l’aide des autres pays de l’Union européenne pendant les inondations (notamment aux propositions d’envoi de pompiers et d’équipes d’assistances), il a annoncé avoir pris contact avec la Commission européenne pour demander de l’aide financière auprès du Fond de solidarité européen. Vanessa soupçonne néanmoins que les aides ne soient pas aussi rapides que l’affirme le gouvernement : « <em>Ils ont dit qu’il n’y aurait pas de bureaucratie, espérons que ce soit le cas, mais j’en doute. </em>» Au cours des prochaines semaines, les yeux seront donc rivés sur les actions du gouvernement, et sa capacité à mettre en œuvre ses promesses aux espagnols. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/inondations-en-espagne-entre-colere-et-solidarite/" data-wpel-link="internal">Inondations en Espagne : entre colère et solidarité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Comprendre le Vendée Globe avec Catherine Chabaud</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/comprendre-le-vendee-globe-avec-catherine-chabaud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Vendée Globe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec la première femme à avoir bouclé la course mythique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 10 novembre, 40 <em>skippers</em> (navigateur·rices, <em>tdlr</em>) prendront la barre pour débuter la plus grande course de navigation du monde, le Vendée Globe. Tous les quatre ans <a href="https://www.vendeeglobe.org/cest-quoi-le-vendee-globe" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">depuis sa création en 1989</a>, quelques-uns des meilleurs <em>skippers</em> du monde partent des Sables‑d’Olonne en Vendée, en France, et font un tour du monde complet à voile, parcourant environ <a href="https://www.vendeeglobe.org/cest-quoi-le-vendee-globe" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">45 000 kilomètres</a> à travers les océans Atlantique, Indien et Pacifique pour retrouver le point de départ plus de 100 jours plus tard. Le Vendée Globe a la particularité d’être une course en solitaire et sans assistance : mis à part les situations d’avarie mettant en danger la vie des marins, les <em>skippers</em> sont livrés à eux-mêmes et ne bénéficient d’aucune aide pour parcourir le globe et accomplir cette épreuve souvent considérée comme étant « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1749144/vendee-globe-2020-quebec-damien-de-pas-voile-transat" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’Everest des mers</a> ». </p>



<p>Afin de mieux comprendre cette course, ses enjeux humains, sportifs, technologiques, et environnementaux, <em>Le Délit</em> a eu l’opportunité de s’entretenir avec Catherine Chabaud. Ex-navigatrice française ayant participé à deux reprises au Vendée Globe, elle a été <a href="https://www.francebleu.fr/sports/voile/histoires-du-vendee-globe-catherine-chabaud-premiere-femme-boucler-un-tour-du-monde-en-solitaire-et-sans-escale-1477496528" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la première femme de l’histoire</a> à terminer cette course mythique, lors de l’édition 1996–1997. À la suite de sa carrière professionnelle, Catherine Chabaud s’est engagée en politique pour mettre en avant la question environnementale et la protection des océans. </p>



<p><strong><em>Le Délit</em> (LD) :</strong> <em>D’où vient cette passion pour la navigation, et qu’est-ce qui vous a poussé à devenir navigatrice professionnelle? </em></p>



<p><strong>Catherine Chabaud (CC) :</strong> Ma passion est d’abord venue d’un intérêt pour la mer. Avec ma famille, on faisait souvent de la plongée sous-marine. Ensuite, j’ai pratiqué un petit peu le bateau et plus j’en faisais, plus je trouvais ça formidable. Comme il n’y avait pas de bateau dans la famille, j’ai commencé à pratiquer la navigation avec une bourse des équipiers [un partenariat entre marins et propriétaires de navires, <em>ndlr</em>]. Au début des années 80, pour les femmes, ce n’était pas forcément facile de trouver des embarquements, donc j’ai dû très vite monter mes propres projets. J’ai d’abord exercé mon métier de journaliste et j’essayais d’aller naviguer dès que je pouvais. Un jour, j’ai décidé de mettre la priorité sur la navigation. En 1990, j’ai fait construire mon premier bateau. J’ai commencé par des courses, au début plus courtes, et plus ça allait, plus j’avais envie d’un peu plus de durée et de grandeur de bateau. Lorsque le premier Vendée Globe a été organisé en 1989, je me suis dit : « Un jour, je serai au départ ». En 1996, j’ai pris le départ de mon premier Vendée Globe. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Parmi mes meilleurs souvenirs, je retiens mon premier passage du Cap Horn, parce que j’ai mis beaucoup de temps pour arriver à le franchir. Et bien sûr l’arrivée de mon premier Vendée Globe, qui était incroyable »</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Catherine Chabaud</p>
</blockquote>



<p><strong>LD :</strong> <em>Qu’est-ce qui vous a le plus plu dans votre expérience de navigation? </em></p>



<p><strong>CC :</strong> Ce que j’ai beaucoup aimé dans la navigation, c’est le sentiment de responsabilité, d’autonomie et de liberté que tu as quand tu es seule en mer. Et ce sentiment est multiplié par dix dans le cadre du Vendée Globe. Ce qui m’a aussi beaucoup plu, c’est le voyage, l’aventure, la découverte mais aussi plus simplement la vie en mer. Encore aujourd’hui, après des années de navigation, je suis toujours émerveillée par un lever ou un coucher de soleil, un albatros, ou par un dauphin. Parmi mes meilleurs souvenirs, je retiens mon premier passage du Cap Horn, parce que j’ai mis beaucoup de temps pour arriver à le franchir. Et bien sûr l’arrivée de mon premier Vendée Globe, qui était incroyable. </p>



<p><strong>LD :</strong> <em>À quoi ressemble le quotidien d’un skipper pendant le Vendée Globe? Comment arrive-t-on à trouver un équilibre entre le sommeil et la navigation? </em></p>



<p><strong>CC :</strong> Comme tu es en course, la priorité est à la marche du bateau, tu essaies d’avoir les bonnes voiles réglées comme il faut, et tu essayes surtout d’aller dans la bonne direction avec les vents. Pour tenir sur le long terme, il faut aussi s’entretenir soi-même. Dans la journée, tu étudies beaucoup la météo, tu fais des manœuvres, tu manges, et dès que tu peux, tu vas dormir. Tu dors par petites tranches dont la durée dépend du contexte. Lorsqu’il y a des risques de collision avec des obstacles, comme des bateaux par exemple, tu ne dépasses pas les tranches de 20 minutes de sommeil. En revanche, tu peux aller jusqu’à 1h30 dans des conditions météorologiques stables.</p>



<p><strong>LD :</strong> <em>Le Vendée Globe est une course dans laquelle les femmes sont jusqu’à aujourd’hui sous-représentées. Pour l’édition qui arrive, sur 40 </em>skippers<em>, seules six sont des femmes. En 1997, vous devenez la première femme à avoir terminé cette épreuve, et à boucler un tour du monde en solitaire sans assistance. Est-ce que cela est source de fierté, et considérez-vous que cet accomplissement vous donne un rôle particulier auprès des femmes navigatrices? </em></p>



<p><strong>CC :</strong> Par concours de circonstances, le titre de gloire m’est revenu, mais devenir la première femme à finir le Vendée Globe n’était pas du tout ma motivation à aller en mer. À l’époque, je m’étais dit que peut-être que lorsque je serais grand-mère, ce serait objet de fierté. Et en effet, 20 ans plus tard, c’est une fierté de se dire qu’on est pionnières [faisant référence à Isabelle Autissier, seule autre navigatrice ayant participé en même temps que Catherine, <em>ndlr</em>]. Je pense qu’on a inspiré des navigatrices mais aussi des femmes sur la terre ferme, en leur donnant envie de réaliser leurs rêves.<strong> </strong></p>



<p><strong>LD :</strong> <em>Depuis 1989, les bateaux et les moyens de communication ont beaucoup changé grâce aux avancées technologiques. À votre avis, quelle est la différence entre participer au Vendée Globe dans les années 90 et aujourd’hui? </em></p>



<p><strong>CC :</strong> Ne serait-ce qu’entre mon premier Vendée Globe en 1996 et celui en 2000, il y a eu énormément de changements. On est passé de la radiocommunication à la communication par satellites. Aujourd’hui, les <em>skippers</em> sont très connectés et communiquent beaucoup [sur les réseaux sociaux et à la télévision notamment, <em>ndlr</em>], voire un peu trop. Ils se mettent presque en scène, ce qui n’était pas du tout le cas avant. Selon moi, la surmédiatisation des <em>skippers</em> banalise un peu l’épreuve et l’aventure que représente le Vendée Globe. Cela dénature un peu l’idée d’une course en solitaire face à la nature. En même temps, c’est sympathique, parce que tu vois presque en direct comment les marins vivent. À l’époque, on essayait de ramener des images qu’il n’était pas possible d’envoyer en direct. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Toutes ces avancées n’enlèvent aucun mérite aux <em>skippers</em>. Faire le Vendée Globe aujourd’hui reste une grande aventure. Mais il faut constater que le Vendée Globe des années 1990 et celui de 2024 sont deux courses profondément différentes »</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Catherine Chabaud</p>
</blockquote>



<p>Les bateaux ont aussi beaucoup changé d’un point de vue technologique. Depuis une dizaine d’années, il y a des bateaux bien plus performants qui volent sur l’eau [grâce aux ailes portantes (<em>foils</em>) notamment, <em>ndlr</em>]. Les accélérations et les décélérations sont extrêmement brutales et les <em>skippers</em> sont donc obligés de naviguer avec des protections pour le dos, les genoux, les chevilles ou encore avec des casques. C’est extrême, mais en même temps, c’est magique de voir qu’ils ont réussi à faire des bateaux si performants. Pour revenir sur la question du quotidien des marins, je ne sais pas comment ils organisent leur vie à bord, ils ne bougent quasiment plus. Aujourd’hui, les cockpits [postes de pilotage, <em>tdlr</em>] sont de plus en plus fermés, les bateaux vont parfois presque sous l’eau, et mouillent beaucoup plus. Lors de mes Vendée Globes, mon poste de pilotage était ouvert, je devais mettre des bâches pour le fermer dans les mers du Sud pour ne pas avoir trop froid. </p>



<p>Toutes ces avancées n’enlèvent aucun mérite aux <em>skippers</em>. Faire le Vendée Globe aujourd’hui reste une grande aventure. Mais il faut constater que le Vendée Globe des années 1990 et celui 2024 sont deux courses profondément différentes. </p>



<p><strong>LD :</strong> <em>Comment avez-vous perçu l’évolution du réchauffement climatique et de la pollution des océans, et quels sont leurs impacts sur une course comme le Vendée Globe? </em></p>



<p><strong>CC :</strong> La première fois que j’ai vu du plastique en mer, c’était en 1991. Aujourd’hui, je constate surtout une augmentation de la pollution en mer Méditerranée, parce que dans les eaux plus agitées comme l’Atlantique, on les voit moins flotter. <a href="https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/pollution-des-oceans-seulement-1-du-plastique-flotte-a-la-surface-il-en-manque-99-pointe-une-ong_3673653.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Seul 1% des plastiques en mer flottent</a>. Par contre, quand j’ai navigué encore l’été dernier au Groenland, je me suis aperçue d’un écart important entre les glaces que l’on peut observer et les glaces cartographiées – souvent répertoriées dans les années 50 ou 60. Alors que les cartes te disent que la navigation est bloquée à certains endroits, en réalité, tu es souvent capable de parcourir 10 kilomètres de plus parce qu’il y a 10 kilomètres de glaciers qui ont fondu. C’est une différence colossale! </p>



<p>L’impact sur le Vendée Globe est bien réel. Avec le réchauffement climatique et l’augmentation du nombre d’icebergs, les eaux les plus au sud sont moins facilement navigables et le risque de collisions avec un iceberg non répertorié sur le radar est plus élevé. Les eaux sont donc plus dangereuses. C’est d’ailleurs pour cela qu’à partir du Vendée Globe 2000, pour assurer la sécurité des <em>skippers</em>, la direction a commencé à mettre des zones interdites à la navigation comme la Zone d’Exclusion Antarctique. </p>



<p>Plus récemment, on a commencé à créer des Zones de Protection de la Biodiversité, des zones où il y a beaucoup de cétacés, pour éviter de les heurter et de les tuer. L’impact existe donc vraiment d’un point de vue sportif, parce que les zones d’exclusion contraignent les <em>skippers</em> dans leurs manœuvres autour de ces zones-là. Mais tout le monde est à la même enseigne, et si cela permet de ne pas dégrader la biodiversité, alors tant mieux. Ce qu’on pourra aussi craindre dans plusieurs années, c’est que l’augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques de plus en plus violents, ainsi que l’allongement des périodes de cyclones entraînent le report des courses. </p>



<p><strong>LD :</strong> <em>À la suite de vos Vendée Globe en 1996 et en 2000, vous vous êtes investie en politique à différents échelons, notamment en tant que députée européenne. En quoi votre expérience en mer vous a‑t-elle été utile dans votre travail au Parlement européen et dans votre carrière politique?</em> </p>



<p><strong>CC :</strong> Il y a un véritable bénéfice à avoir une expérience de navigatrice pour aller naviguer en politique. Avoir vécu des situations fortes, intenses, et avoir eu à me débrouiller seule pour trouver des solutions ça me donne la conviction qu’on peut être ambitieux dans la vision politique qu’on porte, et que l’être humain est capable de mettre en œuvre des choses formidables, à condition d’entreprendre et de persévérer. Une autre leçon que m’a donnée la mer, c’est de faire avec la situation. Dans l’océan, tu navigue malgré les contraintes, tu ne domines pas la nature, il faut arriver à s’adapter. En politique c’est la même chose, il faut s’adapter et travailler pour trouver des compromis.</p>
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		<title>Pourquoi « Le Choix »?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/pourquoi-le-choix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, 4,1 milliards de personnes ont été appelées à voter (à travers des élections locales, législatives ou présidentielles) dans 68 pays, dont le Brésil, la France, le Pakistan, la Russie, le Sénégal, l’Indonésie et l’Inde, sans oublier les États membres de l’Union Européenne. Dans moins de dix jours, les États-Unis s’ajouteront à cette liste.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/pourquoi-le-choix/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Pourquoi « Le Choix »?</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Cette année, 4,1 milliards de personnes ont été appelées à voter (à travers des élections locales, législatives ou présidentielles) dans 68 pays, dont le Brésil, la France, le Pakistan, la Russie, le Sénégal, l’Indonésie et l’Inde, sans oublier les États membres de l’Union Européenne. Dans moins de dix jours, les États-Unis s’ajouteront à cette liste. Ces élections américaines nous invitent à redéfinir la notion du choix, non plus simplement comme un droit établi, mais comme un privilège : une liberté de disposer de notre propre corps, de définir notre identité, et de tracer notre avenir.</p>



<p>Au Canada, la démocratie est perçue comme un acquis depuis plusieurs décennies, et la possibilité de choisir – dans tous les domaines – peut nous sembler banale, ou apparaître comme une évidence. C’est un privilège que nous avons souvent tendance à sous-estimer. Dans les pages de cette édition spéciale, <em>Le Délit</em> a choisi d’explorer la question du choix, sous toutes ses facettes : Qu’est-ce que le choix? Sommes-nous réellement libres de choisir? Ces choix importent-ils?</p>



<p><strong>Le choix et sa réalité</strong></p>



<p>Si le choix est un pilier de la démocratie, il ne garantit pas pour autant que nos décisions en matière de gouvernance aient un impact réel. Dans nombre des pays évoqués plus haut, les élections ne servent souvent qu’à donner une illusion de liberté, le choix étant parfois manipulé afin de légitimer des régimes profondément totalitaires. C’est le cas en Russie, où nous avons pu observer une fois de plus cette année la traditionnelle mise en scène électorale qui prend place tous les six ans.</p>



<p>En revanche, nul besoin d’aller jusqu’en Russie pour comprendre que le choix n’est pas immuable. Même dans les sociétés dites démocratiques et libérales comme le Canada ou la France, le choix est parfois bafoué. En effet, si le droit de vote symbolise la liberté de choix dans une démocratie, il ne garantit pas pour autant que les décisions prises par les citoyens en matière de droits fondamentaux sont respectées. La question du consentement apparaît ici en filigrane, car pour qu’une démocratie soit légitime, elle doit non seulement respecter la volonté des citoyens dans l’urne, mais aussi dans les choix personnels et intimes qu’ils consentent à faire dans leur vie. L’autonomie corporelle, en particulier le droit à l’avortement, est au cœur de cet enjeux. Elle repose sur le principe que chaque individu doit pouvoir consentir librement en ce qui concerne son corps. Or, dans un contexte politique où certains élus tentent de restreindre ce droit, le choix démocratique devient un instrument de contrôle social ; les individus n’ont plus la liberté d’exercer un consentement réel, mais sont soumis à des décisions politiques qui empiètent sur leur liberté personnelle. Ainsi, le choix, censé être un pilier de la démocratie, devient alors une arme qui peut être utilisée pour contrôler des populations, et l’autonomie corporelle, un champ de bataille où se joue la liberté individuelle des citoyens.</p>



<p><strong>Le choix et l’identité</strong></p>



<p>Faire des choix correspond à questionner les plus profondes racines de notre identité : chaque choix que nous faisons, redéfinit un peu plus qui nous sommes, les valeurs que nous portons dans nos cœurs et les personnes que nous sommes amenés à devenir. C’est en quelque sorte une rencontre avec nous-même, une manière de s’apprendre, de se découvrir. Cette définition de l’identité par les choix que nous faisons s’applique aussi au Délit. Chaque semaine, l’identité du journal est remise en question lorsque nous décidons des thématiques, et de la manière dont nous allons les aborder. Nos pages témoignent donc de notre identité.</p>



<p>En tant qu’étudiant·e·s, les petits et gros choix que nous faisons au quotidien influencent parfois directement qui nous serons dans un, trois, ou cinq ans. Cela crée une anxiété qui est sans doute familière pour beaucoup d’entre nous à McGill.</p>



<p>Il est néanmoins important de ne pas oublier que quel que soit les choix que nous ayons faits (dans notre parcours académique, nos relations amicales ou encore amoureuses), qu’ils aient été bons ou mauvais, tous ont contribué à forger notre identité, et les personnes que nous sommes devenues aujourd’hui.</p>



<p><strong>Choisir de ne pas choisir</strong></p>



<p>Depuis quelques années, de nombreux sujets de politique internationale ou nationale ont marqué, clivé et polarisé les sociétés. Cela est en partie dû aux nouveaux moyens de communication et aux réseaux sociaux qui, en proposant un accès instantané (mais pas forcément qualitatif, ni factuel) à l’information, appellent simultanément à la prise de position. Ce besoin constant de se prononcer peut en submerger certain·e·s. D’un autre côté, refuser de prendre position peut sembler être une solution facile, surtout quand une position claire pourrait provoquer des conflits ou des critiques. Cependant, ne pas prendre position peut aussi être vu comme une forme de soutien indirect ; en ne s’opposant pas activement, on laisse à d’autres le soin de faire avancer la cause.</p>



<p>Il est louable, et même essentiel pour la vitalité de la démocratie, que chacun puisse se positionner et agir pour faire entendre son opinion. Mais il est tout aussi légitime de ne pas se sentir obligé de prendre position sur chaque thématique. Il est naturel de reconnaître que certains sujets nous échappent ou ne nous concernent pas directement. Si les individus jouissent de cette liberté, il en va autrement pour les États et les gouvernements. Lorsque l’humanité et l’avenir de la planète sont en jeu, ces derniers ne peuvent pas rester passifs, et choisir de ne pas choisir. </p>



<p><strong>Préserver la liberté de choisir</strong></p>



<p>Les prochaines élections américaines sont cruciales, car leurs répercussions politiques, sociales et humanitaires dépasseront largement les frontières des États-Unis. Si nous refusons de prendre parti dans ces élections parce que nous tenons à notre relative « neutralité », la rédaction du Délit rappelle néanmoins à ses lecteurs et lectrices de réfléchir à la préservation des valeurs fondamentales de liberté, d’égalité, et de respect d’autrui. Le Délit est attaché à la liberté de chacun·e de décider de son avenir et de son corps, et il est essentiel de faire des choix qui protègent cette précieuse liberté sur le long terme. </p>
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		<item>
		<title>Journée nationale de la vérité et de la réconciliation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/02/journee-nationale-de-la-verite-et-de-la-reconciliation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Journée nationale de la vérité et de la réconciliation]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56105</guid>

					<description><![CDATA[<p>Commémoration et événements sur le campus.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 30 septembre marque la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, un jour férié fédéral au Canada depuis quatre ans, et institué six ans après la conclusion de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2008–2015). Cette commission avait pour objectif de poser les fondations de la réconciliation, en recueillant plus de 6 000 témoignages de survivants autochtones des pensionnats. Ces établissements avaient pour mission d’effacer la culture et les valeurs autochtones, tout en imposant une assimilation forcée des communautés autochtones à la société canadienne. Le rapport final de la commission désigne ainsi les écoles résidentielles comme des instruments ayant contribué à un génocide culturel. En ce 30 septembre, le Canada commémore ce préjudice commis par l’État canadien, et invite à une réflexion sur les effets persistants de ce chapitre de l’histoire canadienne sur les communauté autochtones.</p>



<p><strong>Visite critique du campus</strong></p>



<p>Dans le cadre de cette journée, plusieurs activités ont eu lieu sur le campus de McGill et dans Montréal. En matinée, la Faculté des sciences de l’éducation a organisé son annuelle « Visite critique du campus », un événement conçu pour susciter une réflexion sur les sites occupés par l’Université McGill. Afin d’introduire cet événement, plusieurs intervenants ont pris la parole devant près de 200 personnes, pour souligner l’importance de ce jour.</p>



<p>Celeste Pedri-Spade, vice-provost aux initiatives autochtones et membre de la Première Nation du lac des Mille Lacs, a pris la parole : « <em>Aujourd’hui est un jour très lourd pour ma famille, ainsi que pour plusieurs membres des Premières Nations, Métis et Inuits qui ont été touchés par l’héritage des pensionnats (tdlr). </em>» Dre Pedri-Spade a ensuite mis en avant les initiatives prises par l’Université au cours des dernières années, parmi lesquelles les 52 appels à l’action pour la vérité et la réconciliation à McGill, lancés en 2017.</p>



<p>L’éducation joue un rôle central lors de la Journée du chandail orange, une initiative dédiée à la commémoration des traumatismes causés par les pensionnats autochtones au Canada. Vivek Venkatesh, doyen de la Faculté des sciences de l’éducation de McGill a affirmé qu’ « <em>il est impératif que nous commencions à nous éduquer</em> <em>et à éduquer les nouvelles générations d’étudiants pour mieux</em> <em>comprendre l’impact dévastateur des pratiques coloniales qui visent à dénigrer et à décimer la vie et l’existence même de nos communautés autochtones </em>».</p>



<p>Un étudiant autochtone de troisième année de la Faculté des sciences de l’éducation a ensuite pris la parole : « <em>L’éducation a été utilisée comme une arme pour détruire notre peuple. Mais aujourd’hui, nous la [l’éducation, </em>ndlr<em>] reprenons et nous allons l’utiliser comme un outil pour sortir notre peuple de la pauvreté. </em>»</p>



<p>Après cette série de discours, deux groupes d’environ 70 étudiants ont parcouru le campus pour y visiter trois sites : la maison des Premières Nations et le parcours Peel ; la bibliothèque McLennan, ainsi que le rocher Hochelaga. À chacun de ces sites, des explications sur leurs significations respectives étaient offertes.</p>



<p><strong>Panel et discussions</strong></p>



<p>À l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, l’École d’éducation permanente de McGill a organisé un panel intitulé « <em>Perspectives autochtones sur la vérité et la réconciliation dans l’enseignement postsecondaire </em>», modéré par Veldon Coburn, doyen de la Faculté de l’initiative de relations avec les Autochtones.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« <em>L’éducation a été utilisée comme arme pour détruire notre peuple </em>»<br>- Un étudiant autochotone de McGill</p>
</blockquote>



<p>Les deux panélistes, Natasha MacDonald, professeure inuit à l’École d’éducation permanente de McGill, et Alicia Aragutak, récente diplômée inuit de l’École d’éducation permanente de McGill, se sont exprimées sur l’importance des institutions postsecondaires en ce qui a trait à la réconciliation. Celles-ci ont pu offrir une perspective pertinente sur la vérité et la réconciliation, fort de leurs expériences distinctes en tant que membres de la communauté inuite.</p>



<p>La discussion a été entamée avec une question simple, mais cruciale : comment définir la vérité et la réconciliation? MacDonald a été la première à prendre la parole, soulignant que l’histoire des écoles résidentielles – la raison d’être de la Commission de vérité et de réconciliation – n’est pas aussi lointaine que ce que nous sommes portés à croire. Faisant part d’une anecdote personnelle, elle a raconté que sa première année d’école primaire avait eu lieu dans un externat autochtone fédéral. Elle a par la suite affirmé que l’importance « <em>d’inuitiser </em>» les institutions du Nunavik « <em>émanait d’un endroit réel et proche </em>», référant à l’expérience récente et directe de son peuple avec le projet génocidaire de l’État canadien.</p>



<p>Aragutak a ensuite pris la parole, relatant l’expérience de sa propre famille, confrontée au massacre des chiens de traîneau et à la réinstallation des Inuits dans l’Extrême-Arctique canadien, deux politiques dévastatrices ciblant les communautés inuites. Elle a poursuivi en précisant que la vérité était désormais révélée au grand jour, mais qu’elle demeure un sujet sensible, difficile à aborder : « <em>Pour les personnes autochtones, c’est épuisant de raconter son histoire sans cesse, mais c’est ce qu’il faut faire pour progresser vers la réconciliation. </em>» Cependant, elle a soutenu que même « <em>pour nous [les personnes Inuites, </em>ndlr<em>], c’est difficile de s’accorder sur ce qu’implique la réconciliation</em> », mais qu’il était rassurant de voir que les universités comme McGill créaient un espace favorisant le dialogue.</p>



<p>Quant au rôle des institutions postsecondaires, le consensus entre les panélistes et le modérateur s’est rapidement éclairci, et se résume par la citation de l’honorable Murray Sinclair : « <em>c’est l’éducation qui nous a mis dans cette situation, c’est elle qui nous en sortir</em>a ». À ce sujet, Aragutak et MacDonald soulignent néanmoins l’importance de l’accès à l’éducation postsecondaire dans les communautés inuites. Selon elles, la réconciliation nécessite, entre autres, l’auto-gouvernance des communautés autochtones, et ce, à travers l’éducation. MacDonald a conclu la conversation en citant l’importance de décoloniser l’éducation « <em>en la rendant accessible</em> <em>à tous les jeunes autochtones, pas seulement à ceux qui osent quitter leurs communautés </em>».</p>



<p><strong>Est-ce suffisant?</strong></p>



<p>Malgré les initiatives prises par l’Université à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, certains continuent de questionner ses intentions, notamment en raison de la bataille juridique l’opposant aux Mères Mohawks. Des panels et des projets comme l’Initiative de relations avec les Autochtones sont-ils suffisants pour réparer l’ampleur des torts causés par l’Université envers les communautés autochtones? Une réponse sanctionnée par l’État colonial est-elle suffisante pour garantir aux peuples autochtones leur auto-détermination et la libération qu’ils recherchent? La réconciliation est-elle suffisante si elle se confine au 30 septembre? </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/02/journee-nationale-de-la-verite-et-de-la-reconciliation/" data-wpel-link="internal">Journée nationale de la vérité et de la réconciliation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La sélection d’actus du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/la-selection-dactus-du-delit-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Explosion des bipeurs au Liban : une nouvelle escalade au Proche-Orient ? Ces 17 et 18 septembre, plusieurs milliers d’appareils électroniques piégés, tels que des bipeurs et des talkies-walkies, ont simultanément explosé au Liban, faisant au moins 37 morts et plus de 3 500 blessés. Les dispositifs ayant explosé appartenaient à des membres du Hezbollah,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/la-selection-dactus-du-delit-2/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">La sélection d’actus du Délit</span></a></p>
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<p><strong>Explosion des bipeurs au Liban : une nouvelle escalade au Proche-Orient ?</strong></p>



<p class="has-drop-cap">Ces 17 et 18 septembre, plusieurs milliers d’appareils électroniques piégés, tels que des bipeurs et des talkies-walkies, ont simultanément explosé au Liban, faisant au moins <a href="https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240919-attaques-au-liban-qui-sont-les-victimes-des-explosions-de-bipeurs-et-de-talkies-walkies" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">37 morts et plus de 3 500 blessés</a>. Les dispositifs ayant explosé appartenaient à des membres du Hezbollah, mouvement terroriste islamiste libanais soutenu par l’Iran. Le Hezbollah et le Hamas ont pour ennemi commun Israël, qui est au cœur d’un conflit violent avec le Hamas depuis l’attaque du 7 octobre 2023. Le Hezbollah a accusé Israël d’avoir orchestré l’attaque des bipeurs, cependant l’État Hébreu n’a pas commenté. Les bipeurs auraient été vendus et livrés au Hezbollah il y a quelques mois de cela, à travers des sociétés-écrans créées par Israël, révèle une <a href="https://www.nytimes.com/2024/09/18/world/middleeast/israel-exploding-pagers-hezbollah.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">enquête du <em>New York Times</em></a>. Dès l’été 2022, les services de renseignement israéliens auraient donc placé des éléments explosifs dans certains bipeurs exclusivement vendus au mouvement islamiste. Bien qu’elles ciblaient des membres du Hezbollah, les explosions ont touché de nombreux civils, dont des enfants, <a href="https://www.france24.com/fr/moyen-orient/20240919-attaques-au-liban-qui-sont-les-victimes-des-explosions-de-bipeurs-et-de-talkies-walkies" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">note <em>France 24</em></a>.</p>



<p>L’attaque aux bipeurs marque une escalade majeure dans le conflit au Proche-Orient. <a href="https://www.bbc.com/news/articles/c5y9wyy9pr2o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La <em>BBC</em></a><em> </em>note que cet événement augmente les risques de guerre totale entre le Hezbollah et Israël. Le mouvement islamiste a affirmé qu’il allait riposter en infligeant à Israël un « <a href="https://www.courrierinternational.com/article/pendant-que-vous-dormiez-liban-bresil-reseaux-sociaux-les-informations-de-la-nuit_222433" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">terrible châtiment</a> ». Il est important de noter que la frontière israélo-libanaise est une zone de tension depuis la création d’Israël en 1948. Cependant, <a href="https://www.aljazeera.com/news/2024/9/18/hezbollah-and-israel-a-timeline-of-conflict" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">selon <em>Al-Jazeera</em></a>, le conflit a augmenté en intensité depuis octobre 2023, avec des échanges de roquettes de plus en plus fréquents, ainsi que des opérations militaires israéliennes et des assassinats de membres du Hezbollah au Liban. Le vendredi 20 septembre au soir, une autre figure majeure du Hezbollah a été tuée dans un bombardement sur la banlieue sud de Beyrouth. Enfin, ce lundi 23 septembre, de nouvelles frappes israéliennes sur des sites du Hezbollah ont fait au moins <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/israel-palestine/direct-guerre-au-proche-orient-israel-menace-le-liban-de-nouvelles-frappes-et-conseille-aux-habitants-de-s-eloigner-des-cibles-du-hezbollah_6796963.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">274 morts, dont 21 enfants</a>.</p>



<p><strong>Nouvelle vice-doyenne de l’École des sciences infirmières : une décision controversée? </strong></p>



<p class="has-drop-cap">Le 11 septembre dernier, Lynne McVey a été nommée doyenne associée et directrice de l’École de sciences infirmières Ingram de McGill (ÉSII), qui fait partie de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université. Lynne McVey, qui était déjà professeure associée au sein de l’ÉSII, entrera en fonction le 1<em>er </em>octobre. La Faculté de médecine et des sciences de la santé explique que Lynne McVey « dirigera les missions d’éducation, de recherche et de service de l’ÉSII ». Elle dispose de beaucoup d’expérience dans « la pratique infirmière et de la haute direction dans le secteur de la santé », d’après <a href="https://lebulletel.mcgill.ca/lynne-mcvey-nommee-vice-doyenne-et-directrice-de-lecole-des-sciences-infirmieres-ingram-fmss/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une communication officielle de McGill</a>. Elle a notamment occupé le poste de présidente directrice-générale du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de l’Ouest-de‑l’Île-de-Montréal.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-1200x900.png" alt class="wp-image-55969" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_2-2048x1536.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Cependant, cette nouvelle nomination est source de controverse. En effet, Lynne McVey avait été sévèrement critiquée pour sa gestion de la crise du Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) Herron, à Dorval, pendant la pandémie du Covid-19. Le CIUSS avait assumé la gestion du CHSLD après des retours faisant état d’un manque de personnel et de services qui mettaient la vie des résidents en danger. Cependant, selon <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1883793/chsld-deces-rapport-coroner-kamel-herron" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un rapport de la coroner Géhane Kamel</a>, la situation ne s’est pas améliorée sous l’autorité du CIUSS, et 47 résidents ont perdu la vie avant le printemps 2020. La majorité des décès seraient survenus après la prise en charge de la situation par le CIUSS, qui était censé pallier les problèmes du CHSLD. Dans son rapport, daté de mai 2022, Kamel a explicitement tenu McVey responsable.</p>



<p><strong>Nouveau Gouvernement Français : espérer gouverner&nbsp;</strong></p>



<p class="has-drop-cap">À la suite des résultats des élections européennes de début juin – largement gagnées par le parti d’extrême droite <a href="https://results.elections.europa.eu/fr/france/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le Rassemblement National (RN)</a> avec 31% des voix , Emmanuel Macron a annoncé la convocation d’élections législatives anticipées pour début juillet, afin de permettre une « clarification » de la situation politique, alors largement défavorable au camp présidentiel. Les élections de juin ont apporté leur lot de surprises. En effet, le RN est arrivé en tête du premier tour avec <a href="https://www.lemonde.fr/resultats-elections/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">33% des suffrages</a>, suivi de près par la toute nouvelle union de gauche « Le Nouveau Front Populaire » avec 28% des voix. Le second tour a abouti à une situation complexe, où trois grands groupes distincts se partagent le devant de la scène : le Nouveau Front Populaire initialement en tête avec <a href="https://www.lemonde.fr/resultats-elections/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">182</a> députés, le groupe présidentiel de centre droit à 168 sièges, et finalement l’extrême droite, à <a href="https://www.lemonde.fr/resultats-elections/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">143</a> élus, ce qui reste néanmoins un record pour cette dernière. Ne disposant pas de la majorité absolue (289 sièges) pour pouvoir gouverner correctement, Emmanuel Macron a dû retarder la nomination de son premier ministre. Habituellement nommé la semaine suivant les élections, il aura finalement fallu 51 jours au Président pour annoncer le républicain Michel Barnier comme nouveau premier ministre, permettant de créer un groupe de centre droit de <a href="https://www.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-de-michel-barnier/composition-du-nouveau-gouvernement-quatre-choses-a-retenir-de-l-annonce-de-l-equipe-de-michel-barnier_6790372.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">212 députés</a>. Macron a choisi sa stratégie de faire partenariat avec la droite pour gouverner.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-1200x900.png" alt class="wp-image-55970" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan_3-2048x1536.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Ce samedi 21 septembre, Michel Barnier a donc annoncé la composition de son gouvernement. Si sur les 19 ministres de plein exercice, <a href="https://www.francebleu.fr/infos/politique/nouveau-gouvernement-renaissance-en-force-les-lr-bien-places-ce-qu-il-faut-retenir-de-l-equipe-de-michel-barnier-5448086" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">13 sont du groupe macroniste</a>. Il est clair que l’équipe gouvernementale est désormais plus marquée à droite, avec plusieurs Républicains aux postes clés, comme <a href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2024/09/22/bruno-retailleau-le-nouveau-ministre-de-l-interieur-incarnation-d-une-droite-conservatrice_6327668_823448.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Bruneau Retailleau au ministère de l’intérieur</a>. La nomination de Michel Barnier a généré de nombreuses critiques. Premièrement, une grande partie des électeurs de gauche voit ce choix comme un manquement de la part du président, un non-respect des institutions démocratiques. Deuxièmement, les Républicains, très nettement affaiblis et minoritaires à l’Assemblée (<a href="https://www2.assemblee-nationale.fr/instances/liste/groupes_politiques/effectif" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">47 sièges</a>), influencent désormais des décisions majeures au sein même du gouvernement. Enfin, si Macron est aujourd’hui plus fragile que jamais, il semblerait que l’épisode politique estival n’ait rien changé : malgré les teintes républicaines, le gouvernement est toujours macroniste. Même si son gouvernement parvient à éviter une motion de censure, Michel Barnier devra faire face à de nombreux défis dans les mois à venir, comme le vote du budget, le redressement des finances publiques, et surtout, faire face à la percée inédite de l’extrême droite en France.</p>



<p><strong>Deux associations étudiantes s’engagent pour lutter contre la précarité étudiante au Québec </strong></p>



<p class="has-drop-cap">Ce samedi 21 septembre, <a href="https://unionetudiante.ca/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">L’Union étudiante du Québec (UEQ)</a> et la <a href="https://www.fecq.org/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)</a> ont lancé une campagne visant à lutter contre la précarité sur les campus des universités du Québec. L’UEQ regroupe 12 associations étudiantes à travers la province et vise à trouver des solutions concrètes aux différents enjeux économiques que rencontrent les étudiants. De son côté, la FECQ travaille sur les mêmes problématiques au niveau des CÉGEPs. Les deux groupes se sont associés pour alerter quant à la précarité étudiante grandissante à travers le Québec. <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2106398/precarite-etudiants-stages-banques-alimentaires" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Selon <em>Radio-Canada</em></a>, la sévère inflation qui touche le Canada ces dernières années, ainsi que la crise du logement, seraient les principales causes des difficultés financières de cette population. Samedi matin, lors d’une conférence de presse au Collège Ahuntsic, les deux groupes ont manifesté leur inquiétude face au nombre croissant d’étudiants ayant recours aux services de banques alimentaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-1200x900.png" alt class="wp-image-55971" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Titouan-1-2048x1536.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Cité dans un <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2024-09-21/aide-financiere/des-associations-partent-en-croisade-contre-la-precarite-etudiante.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">article de <em>La Presse</em></a>, Étienne Paré, président de l’UEQ, a expliqué que les aides financières du gouvernement sont devenues largement insuffisantes, et que les étudiants ont tendance à s’endetter auprès de banques privées. Cet automne, les deux organisations parcourront le Québec sur les campus de nombreux CÉGEPs et universités pour trouver des solutions sur le terrain. Cette campagne s’inscrit dans un combat plus large pour les droits des étudiants : ces dernières années, les deux organisations avaient notamment mené une <a href="https://unionetudiante.ca/fr/frau-front-pour-la-remuneration" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">campagne pour la rémunération des stages</a>, une autre manière de soulager les étudiants financièrement.</p>
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		<title>Le regard du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/le-regard-du-delit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année depuis plus de 40 ans, la rentrée des classes est synonyme&#160;de la parution d’une nouvelle édition du Délit. Pour certains, ce sont les retrouvailles d’une publication qui les tient au courant de l’actualité du campus, pour d’autres c’est la&#160;découverte d’une vie étudiante francophone à McGill. Pour les membres du conseil éditorial, c’est&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/le-regard-du-delit/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le regard du Délit</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap"><sup> </sup>Comme chaque année depuis plus de 40<span style="color: var(--nv-text-color); font-family: var(--bodyfontfamily); font-size: var(--bodyfontsize); font-weight: var(--bodyfontweight); letter-spacing: var(--bodyletterspacing); text-transform: var(--bodytexttransform); background-color: var(--nv-site-bg);"> ans</span>, la rentrée des classes est synonyme&nbsp;de la parution d’une nouvelle édition du <em>Délit</em>. Pour certains, ce sont les retrouvailles d’une publication qui les tient au courant de l’actualité du campus, pour d’autres c’est la&nbsp;découverte d’une vie étudiante francophone à McGill. Pour les membres du conseil éditorial, c’est surtout le retour des cogitations sur le prochain article, des entrevues avec les professeurs, des échanges avec nos contributeurs et des heures passées à réécrire la même phrase. Si&nbsp;l’équipe donne autant de soi dans chaque étape&nbsp;de la rédaction, ce n’est certainement pas pour&nbsp;le salaire exorbitant que reçoivent les éditeurs. Non, l’enthousiasme de l’équipe puise ses sources&nbsp;en d’autres courants, et le premier tient de la&nbsp;responsabilité qu’ils ont à l’égard de ce qu’ont construit les éditeurs précédents. Ces personnes,&nbsp;qui, tout comme nous, y ont investi des heures et&nbsp;versé tout leur cœur. Le deuxième, elle tient de la responsabilité de contribuer à la mémoire collective&nbsp;mcgilloise, en fournissant une documentation&nbsp;vivante de ce qu’est l’Université, et son évolution.</p>



<p>L’équipe du <em>Délit </em>n’est pas simplement liée par le&nbsp;fait de produire ensemble chaque semaine, mais&nbsp;aussi par le fait de partager des habitudes, un quotidien, des idées, ainsi qu’une curiosité pour le monde qui nous entoure. Chaque éditeur et éditrice&nbsp;se révèle peu à peu être un organe indispensable au bon fonctionnement de l’organisme qu’est <em>Le Délit. </em>En revanche, cet organe ne limite pas l’éditeur simplement à son rôle dans la chaîne de production. <em>Le&nbsp;Délit </em>se veut plutôt être le médium de l’épanouissement intellectuel et culturel de chacun : si un éditeur souhaite s’informer et pousser davantage sur un sujet donné, il est libre de s’y plonger, de choisir ses articles, ainsi que les défis qui les accompagnent. C’est d’ailleurs au nom de cette idée que&nbsp;<em>Le Délit </em>détient une « section tournante », qui peut être modelée chaque semestre par les volontés et&nbsp;ambitions du conseil éditorial. Elle a d’ailleurs traité le sujet de l’environnement le semestre dernier.</p>



<p>On ne peut comprendre ce qu’est <em>Le Délit</em> qu’en le lisant dans un premier temps, et en y contribuant&nbsp;dans un deuxième. Toutefois, il convient peut-être&nbsp;de l’introduire en explicitant ce qu’est son mandat&nbsp;; ce pour quoi il existe. Certes, comme tout journal,&nbsp;<em>Le Délit </em>est un média d’information et de partage. Et en tant que journal étudiant, il est au service de la population de McGill et se concentre sur les enjeux du campus. Mais avant tout, ce pour quoi <em>Le Délit </em>existe est la langue française et tout ce qui s’y&nbsp;cache. Rappelons le premier éditorial de notre journal&nbsp;: «&nbsp;Une édition francophone ne peut avoir qu’un effet positif car elle permettra l’expression des sentiments d’une minorité culturelle en Amérique, qui&nbsp;est majoritaire au Québec. Ainsi, les anglophones&nbsp;seront à même de mieux comprendre certaines&nbsp;aspirations de leurs voisins. » Sur le campus, nous sommes la voix de ce qui est vécu en français, et nous avons le devoir de le partager avec autrui. Notre première responsabilité est d’être&nbsp;le contrepoids des pouvoirs déjà en place. Ainsi,&nbsp;nous abordons les enjeux qui touchent notre&nbsp;communauté à l’intersection de notre identité de&nbsp;francophone et d’étudiant : le but étant de poser un regard qui se distingue de la bulle anglophone&nbsp;lorsque l’administration de McGill prend une&nbsp;décision, et d’avoir une approche nuancée lors qu’il en vient à celles de l’Assemblée Nationale.</p>



<p>Si la présentation de l’information objective&nbsp;n’existe pas, <em>Le Délit </em>tente de naviguer à travers les événements du quotidien en laissant de côté&nbsp;les interprétations faussées et politisées que&nbsp;connaît notre monde. Les événements graves,&nbsp;lourds de sens et lourds de peines exacerbent chaque jour un peu plus les ressentiments et perceptions individuelles ; agir en tant que journal&nbsp;étudiant au sein de la communauté mcgilloise&nbsp;et de la société québécoise correspond donc à&nbsp;un exercice complexe et sensible, mais qui est&nbsp;également enrichissant et instructif sur l’état de&nbsp;notre monde pour nos aspirants journalistes.&nbsp;</p>



<p>Agir en tant que journal étudiant, c’est aussi&nbsp;décider ouvertement de couvrir les sujets qui nous tiennent à cœur, de porter des valeurs en&nbsp;lesquelles nous croyons et des opinions que&nbsp;nous défendons. La première est avant tout la défense du « dialogue et de l’expression de&nbsp;points de vue différents dans un contexte de respect et de reconnaissance des droits individuels et collectifs et de non-discrimination&nbsp;fondée notamment sur le genre, l’orientation&nbsp;sexuelle, l’origine raciale, les aptitudes physiques et les croyances religieuses. » Cette année, l’équipe éditoriale se donne le devoir&nbsp;de soutenir ces valeurs, et vous invite tous et toutes à participer et contribuer à cette mission si vous sentez qu’elle résonne en vous</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/le-regard-du-delit/" data-wpel-link="internal">Le regard du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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