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	<title>Samuel Sigere - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Le tour des dopés</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/22/le-tour-des-dopes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 06:11:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’avais les larmes au yeux en écoutant les confessions de Lance Armstrong le jeudi 17 janvier. Il n’y a rien de plus beau, de plus pathétique, qu’un grand sportif qui décide de dire la vérité après des années de soupçons, de déni, de menaces et de procédures judiciaires. Personnellement, cet aveu je ne l’avais vraiment&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/01/22/le-tour-des-dopes/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le tour des dopés</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>J’avais les larmes au yeux en écoutant les confessions de Lance Armstrong le jeudi 17 janvier. Il n’y a rien de plus beau, de plus pathétique, qu’un <i>grand</i> sportif qui décide de dire la vérité après des années de soupçons, de déni, de menaces et de procédures judiciaires.</p>
<p>Personnellement, cet aveu je ne l’avais <i>vraiment</i> pas vu venir. Entre les contrôles positifs depuis 1999 dévoilés dans un article de <i>L’Équipe</i> en 2005, les procédures judiciaires sans fin de l’Agence de dopage des État-Unis contre Armstrong, et de la décision par la Fédération française de cyclisme en août dernier d’enlever à Armstrong ses sept victoires du Tour de France, je pensais <i>sincèrement</i> que tout allait bien, que c’était la trajectoire normale d’un sportif de haut niveau.</p>
<p>Difficile de me blâmer, tellement d’autres athlètes ont pris cette voie! Comme des milliers de personnes moi aussi j’ai <i>vraiment</i> cru au mythe Armstrong. Cette belle histoire ou un jeune sportif survit à un cancer du testicule, pour ensuite gagner, <i>sans se doper</i>, sept Tours de France.</p>
<p>La gloire, le succès, la belle petite famille: c’est tellement beau, c’est digne d’Hollywood, digne des grandes séries télé de ma jeunesse, comme A<i>mour, gloire et beauté.</i></p>
<p>Donc quand Armstrong a répondu d’un oui franc aux questions d’Oprah portant sur le dopage et quand il a répondu que&nbsp;«tout [était] juste une vie idéal mythique et que rien n’était vrai», je sentais ma conviction dans le rêve américain raffermi. Le travail et le dépassement de soi, seuls, menaient vraiment au succès et à la réussite.</p>
<p>Dieu merci, alors, que les agences anti-dopage existent! Richard W. Pound, l’ancien chancelier de McGill de 1999 à 2009 et l’ancien directeur de 2001 à 2007 de l’Agence Mondiale d’Anti dopage basée à Montréal, ne se leurrait pas dans son ancien travail quand il (a) dit au journal français <i>Le Monde</i> en janvier 2004 «que tout le public sait que les cyclistes du Tour de France et les autres&nbsp;sont dopés». Pour combattre, ce que&nbsp;Lance Armstrong appelle une «culture», M. Pound a instauré des contrôles sportifs plus fréquents, plus rigoureux et a appelé à des sanctions plus sévères dans tous les sports.</p>
<p>Un effort dans la bonne direction, certes, mais bon à rien, ça n’empêchera jamais qui que ce soit de tricher et de se doper. Et, dans les sports, comme le cyclisme, ou le dopage est plus commun que dans d’autres – enfin, c’est ce qu’il semble – je propose de légaliser le dopage et de réserver les compétitions «aux meilleurs des dopés». Tout le monde y gagnerait vraiment&nbsp; – les femmes auraient la chance de voir de beaux mecs bien musclés suer sur un vélo, les gars verraient du sport, du vrai de vrai, et les sportifs pourraient finalement prendre autant de drogues qu’ils veulent pour améliorer leur performance…</p>
<p>Après tout, la vie idéale américaine n’est qu’un mythe et rien n’est réel… pourquoi pas le sport?</p>
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		<title>«Un stylo, un espoir, un combat»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/07/un-stylo-un-espoir-un-combat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Nov 2012 23:58:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Salutations non distinguées…», premier roman de Baptiste Mathon</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Salutations non distinguées…, c’est l’analyse d’une délivrance, l’histoire d’une renaissance. Cette délivrance, c’est celle de Jean, jeune homme de vingt-trois ans au lourd passé.<br>
Enfant choyé d’une famille catholique pratiquante, «héros ordinaire», sa vie est bouleversée à quinze ans. C’est au travers d’une lettre, placée au milieu du roman, qu’on découvre son histoire; son viol par l’aumônier de sa paroisse et toute la souffrance, la peur, l’angoisse et la culpabilité qui l’ont habité durant les sept années qui suivirent. Jean s’ouvre, se dévoile, mais surtout confronte ses peines, ses peurs, et son bourreau dont l’emprise psychologique est aussi forte que le silence du jeune homme. Au fil de la lecture, c’est avant tout son envie de vivre, son désir d’une vie normale, en grandissant, qui nous marque.<br>
La plume du jeune écrivain est humble, sans prétention. Les descriptions se font d’un grand réalisme et d’une grande précision, au point d’être cliniques dans certains passages. Tel un chirurgien, l’auteur dissèque, analyse sans jugement les faits, les émotions pour permettre à Jean de divorcer de son passé, de se libérer. On ne tombe toutefois pas dans le sentimentalisme. Au travers du récit à la première personne, une certaine confiance s’installe entre Jean et le lecteur. On sympathise avec lui; son histoire nous touche. On compatit devant sa peine, mais on ne la revit toutefois pas. Jean «ne voulait pas de pitié, [il] voulait juste parler, [se] libérer un peu plus». Cette distance permet un regard critique mais aussi témoigne d’un certain respect du sujet de la part de l’auteur. On ne tombe pas dans les détails salaces, crus, du viol, et le ton du roman ne se fait ni léger ni jovial. Il est sérieux, optimiste, intriguant: le lecteur se laisse entraîner d’une page à l’autre, désireux de découvrir le parcours salutaire du jeune homme de vingt-trois ans.<br>
On saura toutefois regretter le style de certains passages. Les phrases longues, périphrastiques, quelque peu superflues, ralentissent la lecture et cassent le rythme de l’histoire. Certaines tournures sont ainsi maladroites: le lecteur a du mal à comprendre leur sens au premier abord. Quelques descriptions sont redondantes, superflues et n’apportent rien de plus au propos. Les touches d’humour, placées ici et là, bien qu’un effort louable d’alléger l’atmosphère, semblent se perdre dans le contexte. L’édition du texte se révèle aussi être inconsistante. Certaines dates de l’histoire semblent se contredire dans le roman et, confus, on se retrouve à recréer une chronologie du mieux qu’on peut.<br>
Malgré ces erreurs de jeunesse, Salutations non distinguées… est un pari réussi pour un premier roman. Son histoire provoque, touche. Son optimiste marque. Au-delà de l’histoire et du roman, c’est aussi la découverte d’un nouvel auteur, Baptiste Mathon, dont on découvrira plus à l’avenir. </p>
<p><strong>Le Délit s’est entretenu avec Baptiste Mathon, auteur de Salutations non distinguées…</strong></p>
<p>Le Délit: Premièrement, qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire?<br>
Baptiste Mathon: Lire, je pense. Déjà tout petit, quand je jouais au Playmobil, je m’inventais des histoires. J’ai toujours inventé des histoires. J’ai toujours aimé cela et puis aussi loin que je puisse me rappeler j’ai toujours écrit des petits trucs dans des carnets.<br>
C’est quelque chose qui est viscéral. Ce n’est même pas vraiment une envie. Je dirais que c’est un besoin. Si je n’écris pas, j’ai l’impression d’étouffer. Écrire, c’est se libérer, c’est s’indigner, c’est se révolter. </p>
<p>LD: Dans ta description, il est aussi mentionné que tu es intéressé par les héros ordinaires. Jean, dans le roman, c’est un peu toi et moi. Qu’est-ce que tu considères comme étant des héros ordinaires?<br>
BM: Les héros ordinaires, c’est tout le monde. On est tous des héros ordinaires. Ça m’a toujours fasciné, quand on était petit, qu’on nous impose des héros dans les dessins animés, et même dans nos jouets. Je n’étais pas de ces enfants-là qui jouaient aux Action men, aux G.I. Joe, aux gens qu’on nous pose en héros, car ils ont des capacités surhumaines. Je considère qu’on peut tous être héros, ou salope, ou méchant, ou parfait à un moment de sa vie. On est tous différents et en même temps tous pareils. On peut être héros à un moment de notre vie et ne pas l’être à un autre moment.<br>
Et puis, il y a des gens qu’on ne remarque pas dans la rue, parce que ça ne se voit pas, parce qu’on n’en parle pas à la télévision, mais qui se battent tous les jours contre plein de choses. Et ça, je trouve que c’est de l’héroïsme quotidien. Et c’est surtout à ça que je voulais rendre hommage, plutôt que ceux qu’on montre nus dans les médias parce qu’ils ont fait une chose à un moment. Je pense que même dans la société dans laquelle on est aujourd’hui, il faut remettre les choses en place. On adule souvent des gens célèbres, on ne sait pas vraiment pourquoi. En général, ils sont célèbres, et ensuite ils essaient de faire quelque chose de leur célébrité. Par contre, il y a des gens qui ne sont pas célèbres et à qui on peut rendre hommage et qui sont d’autant plus admirables.<br>
LD: Pourquoi une telle histoire pour un premier roman?<br>
BM: C’est la question qu’on me pose à chaque fois. C’est vrai qu’à vingt ans, écrire sur un sujet aussi difficile n’est pas commun. On me dit souvent qu’à vingt ans, j’aurais pu écrire sur quelque chose de plus gai. Mais j’ai envie de dire, pourquoi pas ce sujet?<br>
J’ai travaillé pendant un an et demi comme correspondant pour un journal. Et puis, j’ai fait beaucoup de rencontres au fil des voyages et j’ai eu des discussions avec des gens qui ont eu des moments aussi difficiles que Jean a vécu dans le livre. Je n’avais pas envie d’écrire à tout prix sur un sujet difficile et complexe. Ce qui me frappe, quand on voit à la télé, dans des reportages sur des gamins qui se sont fait violer, c’est comment on arrive à s’en sortir. Il y a quelque chose que je ne comprend pas —et ce n’est absolument pas un jugement— c’est le suicide. Comment peut-on abandonner à ce point là? Est-ce qu’on peut désespérer au point qu’on n’a plus envie de se battre? J’ai voulu tout simplement avec un humble stylo —ce n’est pas mon combat— mais j’ai voulu montrer à travers Jean qu’il est possible de s’en sortir et qu’on a tous les ressources et qu’il suffit d’aller les chercher. </p>
<p>LD: Qu’est qui t’a motivé à écrire ce roman?<br>
BM: J’avais commencé l’autre roman avant celui-là. Et j’ai continué celui-là avant. Comme je le disais tout à l’heure, écrire est un besoin. Là, cela devenait viscéral, il fallait que j’écrive sur ce sujet. J’en avais besoin. De toutes façons l’exercice d’écriture est un peu schizophrénique. Qui qu’on soit, à partir du moment ou l’on écrit, on se met dans la peau du personnage, et puis on vit les choses avec lui tout au long du roman.<br>
 Ce qui m’a motivé à écrire, c’était l’urgence. C’était un sujet qui pouvait parler à la jeunesse. On est parfois un peu perdu. On se trompe parfois de combat. On se bat pour des choses parfois futiles alors qu’il y a de vrais combats à mener. Il y a aussi dans la motivation, l’environnement dans lequel on évolue. L’environnement dans lequel j’ai peu évolué, c’est parfois des gens qui ne s’assument pas, qui refusent de se regarder en face. Et cela m’insupporte. Je ne suis pas parfait, mais je pense qu’il faut se regarder en face même face au plus horrible et s’assumer, parce que c’est ce qui nous fait grandir.<br>
La motivation, c’était l’urgence, vraiment, le besoin. </p>
<p>LD: Raconte un peu la publication de ton premier roman. Comment cela s’est passé?<br>
BM: Ça a été complexe. En France, c’est très difficile d’éditer un roman. Donc je l’ai envoyé, il y a un an. C’était début décembre. J’ai eu des retours, d’abord négatif. Ça m’a un peu découragé. Les maisons d’édition sont parfois violentes dans leurs mots quand elles refusent un bouquin. Et puis, finalement, au mois de mai, j’ai eu la proposition de Mon Petit Éditeur. Il était particulièrement agréable. Et, point à souligner, fait commun dans l’édition de romans aujourd’hui et d’autant plus d’un premier roman, c’est que l’éditeur nous donne des consignes.<br>
Ce n’était absolument pas de la prétention de ma part, mais je voulais avoir de la liberté. Je refusais de sortir un roman qui ne serait pas le mien. Si on choisissait le destin de mon personnage à ma place, je ne le supporterais pas. Ce qui m’a fait dire oui à cet éditeur, c’est qu’il m’a laissé deux mois supplémentaires et il m’a laissé de la liberté tout en contrôlant pour que cela rentre dans leur ligne éditoriale. Ce que je trouve génial dans le cadre d’un premier roman, c’est qu’on puisse laisser un jeune s’exprimer et surtout parier sur celui-ci. Pour moi, c’est une vraie édition. L’éditeur prend tout en charge. Une édition, cela coûte de l’argent et puis je trouve que c’est un vrai pari. Il ne fallait pas faire la fine bouche. J’ai signé, et puis on verra comment ça se passera par la suite. </p>
<p>LD: Qu’as-tu ressenti quand tu as su que ton roman allait être publié?<br>
BM: Bizarrement, certains pensent que j’ai été super heureux. Moi, j’ai été triste. En effet, c’est bizarre parce que je l’ai cherché; si j’ai envoyé mon roman, c’est que je voulais qu’il soit édité. Le roman ne m’appartenait plus. Il allait entrer dans les mains d’autres personnes et commencer sa vie de roman normal. Les pages allaient jaunir chez d’autres personnes, évidemment. C’est très beau de le voir vivre à travers les gens, mais quand on sait qu’il ne vit que pour nous parce qu’on l’a fait, qu’on l’a relu, c’est dur de le voir partir.<br>
Le publier, c’est le montrer aux autres. C’est se soumettre à la critique. Certains vont aimer, d’autres vont dire que c’est mal écrit, d’autres que c’est très bien. En tout cas, c’est un peu se mettre à poil. C’est là où ça m’a fait mal et peur. Mais c’est une belle expérience. Et de toutes les façons ça fait partir du jeu. Il faut accepter ce que les gens vont en dire. </p>
<p>LD: Quels sont tes plans pour ton prochain roman? Sur quel sujet, travailles-tu?<br>
BM: Le second roman sera encore une fois un roman sur le secret. Le secret, c’est quelque chose qui me fascine. On va suivre un personnage un peu différent. C’est encore un récit à la première personne avec un personnage masculin. Par contre, ce sera sur le secret de famille et sur la saloperie. Le titre provisoire c’est: J’ai été une salope mais j’avais des raisons.<br>
C’est un jeune qui découvre un carnet chez sa grand-mère qui est en phase terminale d’un cancer et est à l’hôpital. Il découvre le carnet; à l’intérieur sont consignées toutes les saloperies qu’elle a pu faire durant sa vie. Il va donc apprendre plein de choses sur sa famille, plein de raisons qui expliquent son état actuel. Il y a beaucoup de non-dits.<br>
Il va aller voir sa grand-mère et va la confronter. Ça démarre par un huis clos dans la chambre d’hôpital. L’enfer de l’un c’est l’autre, parce qu’ils vont se renvoyer toute la vérité à la figure. Et, au fur et à mesure du roman, il va constater que les salopes, comme les héros, ça peut être tout le monde à certains moments de leur vie. </p>
<p>LD: Donc ça va être un roman plus basé sur le dialogue? Parce qu’il est intéressant de noter qu’il y a très peu de dialogue dans Salutations non distinguées…<br>
BM: Il y a un dialogue entre Jean et sa mère et c’est le plus important. Pour le reste, il n’y a pas de dialogue. C’est un choix de ma part. Effectivement, il y a énormément de dialogues dans le deuxième bouquin. Le premier est un livre qui se lit vite et qui n’est pas long: 84 pages. Je voulais que ce soit écrit comme on vomit. C’est une lettre qui annonce quelque chose qu’il ne peut plus supporter, avec laquelle il ne peut plus vivre. J’ai voulu donner la sensation que la lettre a été écrite dans l’urgence, dans le besoin d’annoncer. Et je pense que dans les situations comme ça, il n’y a pas à avoir de dialogue. Parce que finalement, les dialogues, on peut se les faire nous-même quand on lit la lettre. On imagine ce que le personnage principal nous raconte, mais sur le thème du viol, c’est le parcours de la victime vers la vie qui est important. Je trouvais que les dialogues étaient un peu superflus, car ils ne transmettaient pas les émotions.</p>
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		<item>
		<title>Écoutez moi, je peux prédire les tremblements de terre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/ecoutez-moi-je-peux-predire-les-tremblements-de-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Oct 2012 08:22:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Non, vous avez bien lu! Je suis réellement capable de prédire les tremblements de terre. La technique est simple, en fait – pas besoin de sismographe, ni d’oscillateur ni d’ordinateur pour analyser les données reçues chaque minute. Non, moi, chaque matin, je me demande s’il va y avoir un tremblement de terre –&#160; à Montréal,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/10/23/ecoutez-moi-je-peux-predire-les-tremblements-de-terre/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Écoutez moi, je peux prédire les tremblements de terre</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Non, vous avez bien lu! Je suis réellement capable de prédire les tremblements de terre.</p>
<p>La technique est simple, en fait – pas besoin de sismographe, ni d’oscillateur ni d’ordinateur pour analyser les données reçues chaque minute. Non, moi, chaque matin, je me demande s’il va y avoir un tremblement de terre –&nbsp; à Montréal, on n’est jamais trop sûr surtout après la secousse d’il y a deux semaines! Je prends donc ma Bible que je pose sur sa tranche et laisse s’ouvrir. Les yeux fermés, je pointe alors un verset. Ce matin, voilà la réponse: «Et alors tous les sages du Roi vinrent, mais ne purent lire le texte et expliquer son sens&nbsp;au roi»&nbsp;(Daniel 5:8). Bon, ce n’est pas la citation la plus facile que j’ai eue, mais à coup de syllogismes bien tordus – que je vous épargne – j’ai prédit qu’il n’y aura pas de tremblement de terre à Montréal aujourd’hui.</p>
<p>Dans l’éventualité d’une secousse ce soir, durant laquelle vous mourrez, je m’excuse d’avance si mon annonce, «juste un peu trop rassurante», vous a empêché de partir vous mettre à l’abri. On n’est jamais trop prudent de nos jours!</p>
<p>Si une cour italienne a, lundi 22 octobre, condamné à six ans de prison les sept scientifiques de la Commission Nationale pour la Prévision et la Prévention de Risques Naturels majeurs pour homicide involontaire après le tremblement de terre d’Aquila en 2009 qui a tué 309 personnes pour avoir «été trop rassurants&nbsp;», mon Dieu, qu’adviendra-t-il de moi? Mes méthodes sont plus que scientifiques&nbsp;– la bibliomancie est depuis toujours connue comme une science exacte – et je pense avoir été trop rassurant.</p>
<p>Je me vois déjà finir mes jours en prison pour avoir donné des informations «inexactes, incomplètes et contradictoires» sur le tremblement de terre. Car n’oublions pas qu’il est universellement connu que l’on peut prédire les tremblements de terre majeurs. Et on est devenu si bon à les prédire qu’il n’y qu’un seul tremblement de terre de plus de 6.0 sur l’échelle de magnitude du moment que l’on a été capable de prévoir à l’avance. C’était, en 1975 —en gros, hier— à Haicheng, en Chine. Le tremblement de terre de 7.3 avait été annoncé un jour à l’avance, ce qui avait permis d’évacuer la population à temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vu que les chinois ont réussi à le faire, les experts italiens n’ont juste pas été chanceux. Dans la région sismique d’Aquila où l’on peut dénombrer par jour des centaines de secousses de magnitude variées et où les tremblements de terre majeurs arrivent tous les cinq ans, une série de faibles secousses ne peuvent qu’annoncer l’arrivée imminente d’une forte secousse. Ces experts auraient donc dû demander l’évacuation de la région, évacuation coûteuse pour laquelle ils n’auraient pas du tout été condamnés si rien ne s’était passé. On aime tous, n’est-ce pas, paniquer et évacuer sur les chapeaux de roues avec un éventuel tremblement de terre au cul.</p>
<p>Blague à part, le jugement posé hier crée un important précédent non seulement pour la communauté d’experts en désastres naturels mais aussi pour la science en général, qui pour la première fois se retrouve devant le choix cornélien de «parler ou se taire». Dans les deux cas, les conséquences sont les mêmes, le blâme!&nbsp; Notre nature humaine devant un tel désastre demande un responsable, et la science, en repoussant notre limite de compréhension de la nature, s’est indirectement positionné comme parfait bouc émissaire. Comme Malcom Sperrin, directeur du département de physique médicale à l’hôpital Royal Bershire, dit dans une entrevue pour la BBC le 22 octobre 2012,&nbsp;«si la communauté scientifique va être pénalisée pour faire des prédictions qui se révèlent incorrectes ou pour ne pas prédire précisément un événement, alors la recherche scientifique sera limitée seulement à des certitudes et les bénéfices associées à des découvertes en médecine et physique seront arrêtés».</p>
<p>Dieu merci pour moi et mes prédictions utilisant la bibliomancie, le jugement sera porté en appel et, avec un peu de chance, les sept scientifiques italiens et moi-même éviteront la prison.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De la politique du Nobel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/de-la-politique-du-nobel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:32:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà, une saison de Nobel s'est terminé!</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà, une saison des&nbsp;Nobel s’est terminée!</p>
<p>Et hier, dans un magnifique équinoxe médiatique, le Prix Nobel d’économie a été décerné aux américains Roth et Shapley pour leur travail sur l’optimisation de l’offre et la demande. La mémoire pleine d’images et d’émotions, l’excitation retombée, il est maintenant venu le temps des bilans, le temps du souvenir de cette éphémère semaine automnale.</p>
<p>Quelle excitation nous nouait l’estomac avant l’annonce du Prix Nobel de médecine attribué au britannique John Gurdon et au Japonais Shinya Yamanaka pour leur travail sur les cellules souches? Quelle impatience nous faisait piétiner mardi matin à l’annonce du Prix Nobel de Physique, donné au français Serge Haroche et à l’américain Dane Wineland pour leurs travaux sur les particules quantiques?</p>
<p>Quel bonheur que le prix Nobel de chimie soit allé mercredi aux américains Kobilka et Lefkowitz pour leur études des récepteurs couplés aux protéines G. Nous nous sentions intelligents pendant les annonces, confiants dans notre compréhension de ces sciences&nbsp;avancées. Finalement ce cours de physique de secondaire a servi à quelque chose à part nous mener la vie dure. Et nous ne pouvions qu’être soulagés de ne pas voir un autre Européen récipiendaire du Prix Nobel de Littérature et qu’acquiescer du choix du chinois Mo Yan. Ainsi, dans l’attente de la prochaine saison des Nobel, on ne peut que complimenter les <em>experts</em> des comités des prix Nobel pour leurs choix judicieux.</p>
<p>Choix judicieux, vraiment, que l’Union Européene ait reçu le prix Nobel pour&nbsp;«avoir&nbsp;contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix, la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe». Profanes, nous ne gratterons pas la surface, ni ne trouverons à redire à cette justification, à ce choix presque providentiel. Providentiel, que&nbsp;dis-je? J’entends déjà crier au sacrilège! Il n’y a aucune coïncidence entre la remise du prix et la tourmente économique et sociale que L’Union Européenne traverse en ce moment. Ce prix ne serait-il vraiment pas une accolade amicale d’un Européen à un autre, façon de se dire bon travail, continuons.</p>
<p>Il n’y avait non plus aucune coïncidence entre la remise du prix et l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche en 2009, le premier noir américain à rentrer à la Maison Blanche. L’Europe est universellement reconnue comme terre d’égalité des droits; entre les expulsions forcées des Roms ici et là, les lois discriminantes à l’égard des musulmans et interdiction des marches de fiertés dans certain pays, on ne peut que se féliciter de la situation. En 2009, Barack Obama, quelques mois après son investiture avait déjà «renforcé la diplomatie et la coopération internationales entre les peuples», si bien que l’on voit toujours les fruits d’un tel travail dans le renforcement des sanctions américaines contre l’Iran ou dans l’inaction occidental dans le conflit syrien.</p>
<p>Profanes, nous nierons tout – ce ne sont que des coïncidences. Les <em>experts</em> savent ce qu’ils font et n’oseraient jamais faire de la politique. Ce n’est pas dans l’esprit de Nobel, grand esprit qui a récompensé de grands hommes et femmes de la paix telle que Mère Theresa et Nelson Mandela, pour ne citer qu’eux. Profanes, nos esprits apaisés, réconfortés, qu’un travail ait été récompensé à <em>juste</em> titre dans la plus grande tradition du prix Nobel, nous passerons de délicieuses soirées, un verre à la main, au bon souvenir de cette semaine jusqu’à la prochaine saison.</p>
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		<title>Fraude et corruption au CUSM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/fraude-et-corruption-au-cusm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 17:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’administratif du CUSM fait l’objet de deux enquêtes dans la même semaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fraude et corruption courent au Centre Universitaire de Santé McGill. </p>
<p>L’organisme en charge de la gestion du réseau hospitalier de McGill se trouve plongé dans la tourmente suite à des allégations de fraude commise par l’ex-directrice des Ressources humaines et de corruption dans l’attribution du contrat de construction de l’hopital Glen.</p>
<p>Le vendredi 21 septembre, le Service des enquêtes sur l’intégrité financière de la Sûreté du Québec a mené une perquisition au 2155 rue Guy, siège administrative du CUSM. L’enquête menée par le Sergent Jerry Sirois porte sur l’ancienne directrice des Ressources Humaines du CUSM, Stella Lopreste, qui aurait de 2000 à 2010 falsifié des factures des comptes de dépense. </p>
<p>Selon des documents obtenus par <em>Le Délit</em>, Madame Lopreste aurait falsifié des factures concernant non seulement des achats personnels tels que des articles vestimentaires de luxe, des repas au restaurant, mais aussi l’achat de matériel scolaire pour ses enfants, de téléphones intelligents et des voyages personnels. La fraude ne s’arrête toutefois pas là: l’ex-directrice aurait aussi réclamé des primes de garde non travaillée. </p>
<p>L’enquêteur évalue le montant de la fraude à environ 1.6 million de dollars payés à même le budget du CUSM mais il estime, se basant sur les informations reçues, que la somme réelle pourrait être bien moindre. </p>
<p>Dans un communiqué de presse, la direction du CUSM a assuré sa totale coopération dans l’enquête, mais elle estime toutefois que certains documents demandés sont de “nature confidentielle et protégés par le secret professionnel de l’avocat”. La Sureté du Québec a déposé en mai à la Cour Supérieur une requête visant à obtenir ces documents confidentiels à des fins d’enquête. La juge en charge de l’affaire tranchera la question le 1er novembre. </p>
<p>La principale intéressée, Madame Lopreste, se dit surprise des allégations portées contre elle. Toutefois, les documents de la requête révèlent que l’ancienne directrice a dû quitter ses fonctions le 26 avril 2010 après une enquête interne réalisée au printemps 2010 par la firme “Borden, Ladner, Gervais” de la CUSM concernant des réclamations falsifiées et des comportements inappropriés. Lors d’une réunion avec la direction du CUSM, le Sergent Sirois a appris que le CUSM n’avait pas l’intention de porter plainte contre Madame Lopreste et qu’une entente confidentielle avait été conclue entre les deux parties. </p>
<p>Cet incident survient peu de temps après que des enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) du Québec ont procédé mardi dernier  à des perquisitions dans les mêmes locaux administratifs – le 2155 rue Guy. Lors d’un point de presse, le directeur des Affaires publiques du CUSM, Richard Fahey a confirmé que «l’unité permanente anticorruption (UPAC) s’est présentée au CUSM pour obtenir de l’information relativement au processus d’attribution du contrat de (partenariat public-privé) pour le CUSM», associés au Campus Glen. Le CUSM collabore complètement avec les enquêteurs». </p>
<p>Il faut noter que le contrat de construction du Campus Glen a été octroyé à un consortium composé de SNC-Lavalin et Innisfree Ltd. Pour SNC-Lavalin les cas de corruption se sont multipliés au cours des dernières années sur le plan international, de la Lybie jusqu’au Bangladesh. De plus selon Quebecor nouvelles, Simard-Beaudry, une des compagnies de Tony Accurso, «a continué d’être présente sur le chantier du CUSM même si l’entreprise a été reconnue coupable d’évasion fiscale au fédéral en 2010».</p>
<p>L’escouade Marteau, bras armé de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui dirige l’opération  n’a pour le moment pas procédé à des arrestations. Par contre l’enquête n’en est pour le moment qu’à ses tout débuts et les documents saisis faire tomber des têtes dans les prochaines semaines.</p>
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		<title>Solstice chaotique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/27/solstice-chaotique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Mar 2012 14:49:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[grands ballets canadiens de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[noce]]></category>
		<category><![CDATA[sacre du printemps]]></category>
		<category><![CDATA[Stijn Celis]]></category>
		<category><![CDATA[Stravinsky]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Soirée Stravinsky, présentée par les Grands Ballets Canadiens de Montréal, invite à découvrir le compositeur russe sur des chorégraphies originales.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Peu de compositeurs peuvent se vanter d’avoir causé une émeute lors de la première d’une de leurs œuvres. Stravinsky fait partie des exceptions. En mai 1913, la première du Sacre du Printemps au Théâtre de Champs des Élysée à Paris avait causé un tel soulèvement dans la salle que la police avait dû intervenir&nbsp;pour rétablir l’ordre. On s’insurgeait alors contre la polyphonie et la rythmique de la musique, contre la violence et le rythme des danses primitives, bref, contre l’étrangeté de ce spectacle, radical pour l’époque.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-stravinsky-1.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-12279" title="c - stravinsky 1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-stravinsky-1-740x493.jpg" alt width="740" height="493"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Sergei Endinian</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Radicales, les chorégraphies originales de Stijn Celis, jeune et talentueux chorégraphe belge, le sont certainement, de par leur mise en scène épurée et leur exploration de la nature et de la condition humaine. C’est une véritable recherche identitaire que proposent les Grands Ballets Canadiens de Montréal. Dans un premier temps, la fluidité des mouvements, la force des étreintes et le jeu des danseurs, empreint tantôt d’inquiétude et de tendresse, tantôt de virilité et de violence, se marient parfaitement à la musique mélancolique pour nous faire ressentir toute la force et la fragilité de l’âme dans le trio «Anima».</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 200px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-stravinsky-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-12281" title="c - stravinsky 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-stravinsky-2-200x300.jpg" alt width="200" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Robin Mathes</span>		</figcaption>
	</figure>
Dans un deuxième temps, les danses rythmiques, qui sont, au gré des partitions stravinskiennes, saccadées, viscérales ou sensuelles, peignent un tableau noir d’une société pas si lointaine de nous, ou la différence, qu’elle soit physique, sexuelle, ou en trait à la personnalité, n’est pas tolérée. Comme la vierge nue sacrifiée sur l’autel du bien collectif, ou la mariée d’un mariage arrangé, on se demande jusqu’à quel point nous sommes prêts à changer pour faire partie de la société. Y a‑t-il une limite à cette autodestruction? C’est ce que Celis laisse aux spectateurs le soin de découvrir en donnant ses danses comme bases de réflexions.
<p>On pourrait toutefois reprocher au créateur belge le manque de clarté dans sa narration du Sacre du Printemps et des Noces; en mélangeant ses expérimentations artistiques aux histoires originales, il laisse le spectateur confus. Sans connaissance préalable du sujet, le propos du chorégraphe peut paraître obscur. Le néophyte peut néanmoins se laisser charmer par la danse, la musique et le monde du créateur belge.</p>
<p>Au final, les Ballets Canadiens proposent avec la Soirée Stravinsky un spectacle agréable à regarder seul, entre amis ou en couple.</p>
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		<title>Oscar goes Frenchie!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/28/oscar-goes-frenchie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 14:17:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[l'artiste]]></category>
		<category><![CDATA[la dame de fer]]></category>
		<category><![CDATA[the iron lady]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La cérémonie des Oscars qui s’est tenue dimanche soir au Kodak Theater a été dominée par L’Artiste et Hugo, chaque film ayant remporté cinq Oscars.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Académie a ainsi récompensé la vision novatrice de Martin Scorsese, tout en rendant hommage à son glorieux passé en couronnant de l’Oscar du meilleur film <em>L’Artiste</em> de Michel Hazanavicius.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 300px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/jean-dujardin.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-11412" title="jean dujardin" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/jean-dujardin-300x191.jpg" alt width="300" height="191"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Patrick Nouhailler</span>		</figcaption>
	</figure>
Une soirée, somme toute peu mémorable, tout en retenue (on est loin des Golden Globes de 2011) animée par un Billy Crystal fade et peu inspiré, a vu un extatique Jean Dujardin recevoir l’Oscar du meilleur acteur, une Meryl Streep surprise gagner son deuxième Oscar de meilleure actrice, son troisième au total en 17 nomination, une &nbsp;Octavia Spencer émue et&nbsp;sans voix après sa victoire dans la catégorie actrice de soutien et un Christopher Plummer amusé finalement de recevoir l’Oscar qui lui a toujours échappé devenant ainsi à 82 ans le plus vieil acteur à recevoir la fameuse statuette dorée.
<p><em>Monsieur Lazhar</em>, le film québécois de Philippe Falardeau est pour sa part reparti les mains vides puisque l’Oscar du film étranger est allé au film iranien <em>Une Séparation</em> d’Asghar Farhadi. Le Québec était toutefois à l’honneur puisque le Cirque du Soleil avait créé pour l’occasion un spectacle unique, grandiose mêlant acrobaties et effets visuels pour éblouir le parterre de célébrités et les 1,1 milliard de spectateurs dans le monde entier.</p>
<p></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 216px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/Meryl-Streep.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-11414" title="Meryl Streep" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/Meryl-Streep-216x300.jpg" alt width="216" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Beacon Radio</span>		</figcaption>
	</figure>
Les gagnants:
<p><strong>Meilleur film:</strong> <em>L’Artiste</em><br>
<strong>Meilleur acteur:</strong> Jean Dujardin (<em>L’Artiste</em>)<br>
<strong>Meilleur actrice:</strong> Meryl Streep&nbsp; (<em>La Dame de Fer</em>)<br>
<strong>Meilleur acteur de soutien:</strong> Christopher Plummer (<em>The Beginners</em>)<br>
<strong>Meilleur actrice de soutien:</strong> Octavia Spencer (<em>The Help</em>)</p>
<p><strong>Meilleur réalisateur:</strong> Michel Hazanavicus (<em>L’Artiste</em>)</p>
<p><strong>Meilleur film de langue étrangère:</strong> <em>Une Séparation</em> d’Asghar Farhadi</p>
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		<item>
		<title>Oscar, Oscar, dis-moi qui gagnera?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/14/oscar-oscar-dis-moi-qui-gagnera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 14:13:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[académie]]></category>
		<category><![CDATA[artiste]]></category>
		<category><![CDATA[BAFTA]]></category>
		<category><![CDATA[christopher plummer]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[george clooney]]></category>
		<category><![CDATA[glenn close]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Dujardin]]></category>
		<category><![CDATA[kodak theatre]]></category>
		<category><![CDATA[meryl steep]]></category>
		<category><![CDATA[michelle williams]]></category>
		<category><![CDATA[octavia spencer]]></category>
		<category><![CDATA[oscar]]></category>
		<category><![CDATA[rooney mara]]></category>
		<category><![CDATA[the descendant]]></category>
		<category><![CDATA[the help]]></category>
		<category><![CDATA[the iron lady]]></category>
		<category><![CDATA[viola davis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après des mois de compétition, la nuit la plus attendue du monde cinématographique approche à grand pas.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 février prochain, près de 40 millions de personnes auront les yeux tournés vers le Kodak Theater et son parterre de célébrités pour la remise des fameux Oscars à Los Angeles, décernés par l’Académie des Arts et des Sciences du Cinéma (AMPS). En attendant la grand messe du cinéma américain, la question qui est sur toutes les lèvres: «Mais qui sortira grand gagnant des oscars?»</p>
<p><em>Le Délit </em>présente ses pronostics.</p>
<p><strong>Meilleure Actrice de Soutien: </strong>Octavia Spencer (<em>The Help</em>)</p>
<p><strong>Meilleur Acteur de Soutien: </strong>Christopher Plummer<strong> </strong>(<em>The Descendant</em>)<strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Meilleure Actrice: </strong>Meryl Streep<strong> </strong>(<em>The Iron Lady</em>)</p>
<p>Pour sa 17<sup>e</sup> nomination, un record absolu, Meryl Streep s’est glissée dans la peau de, ni plus ni moins, Margaret Thatcher, la Dame de Fer britannique qui a gouverné le Royaume-Uni pendant 10 ans. Forte d’un Golden Globe et d’un BAFTA, Meryl Streep semble être la gagnante toute désignée pour l’Oscar de la Meilleure Actrice. Toutefois, comme l’expérience l’a démontré, gagner un Golden Globe et un BATFA n’assure pas forcément une victoire aux Oscars. Il ne serait donc pas surprenant de voir l’Académie récompenser une autre concurrente. Parmi les concurrentes se démarquent Viola Davis (<em>The Help</em>), Glenn Close (<em>Albert Nobbs</em>), Rooney Mara (T<em>he Girl with the Dragon Tattoo</em>) et Michelle Williams (<em>My Week with Marilyn</em>). Seule Viola Davis tire son épingle du jeu avec son interprétation émouvante d’une femme de ménage noire dans le Sud ségrégationniste.</p>
<p><strong>Meilleur Acteur: </strong>Jean Dujardin (<em>The Artist</em>)</p>
<p>Cette année, le prix du meilleur acteur sera chaudement disputé entre Jean Dujardin (<em>The Artist</em>), gagnant d’un BAFTA et d’un Golden Globe, et George Clooney (<em>The Descendant</em>), lui aussi récipiendaire d’un Golden Globe. Le duel entre les deux acteurs revêt un aspect particulier puisqu’il s’agit d’une compétition entre deux jeux complètement différents. Par sa fluidité, son naturel, sa subtilité, la performance de Clooney représente la consécration du jeu moderne; rien n’est surfait, tout est réaliste. À l’opposé, la performance de Dujardin fait revivre le jeu ancien des films muets où l’émotion était dans l’extravagance des gestes et des mimiques faciales. C’est le jeu du corps. L’Académie a ainsi un choix&nbsp;difficile: rendre hommage à son glorieux passé ou féliciter sa nouvelle génération.</p>
<p><strong>Meilleur Film: </strong><em>L’Artiste</em></p>
<p>Des dix films sélectionnés, seuls trois se détachent réellement du lot: <em>L’Arbre de la vie</em> pour la beauté de ses images et sa réflexion poussée sur la vie et ses origines, <em>Les Descendants</em> pour la justesse de son propos, pour l’équilibre de sa réalisation et le naturel de son interprétation et&nbsp; <em>L’Artiste</em> pour son audace, ses références cinématographiques et son interprétation. Grand gagnant de la saison des festivals, le film de Michael Hazanavicius a une longueur d’avance sur ses compétiteurs et est le gagnant désigné pour l’Oscar du Meilleur Film. L’Académie nous prépare certainement des surprises.</p>
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		<item>
		<title>L’éducation n’est pas toujours un investissement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/leducation-nest-pas-toujours-un-investissement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 15:29:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[PGSS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10917</guid>

					<description><![CDATA[<p>La PGSS lance sa campagne contre la hausse des frais de scolarité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En&nbsp;réponse à l’appel de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) à la mobilisation étudiante sur les campus, la <em>Post-Graduate Students’ Society </em>(PGSS), a organisé une conférence de presse pour réitérer sa position et présenter son plan d’action contre la hausse des frais de scolarité.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/A-GraphSamuel.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10981" title="A-GraphSamuel" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/A-GraphSamuel-595x377.jpg" alt width="595" height="377"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport et ministère des Finances du Québec</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>La hausse votée par le gouvernement représente une augmentation de près de 75% des frais de scolarité en cinq ans. À long-terme, les droits demandés&nbsp; auront la valeur&nbsp; du montant payé en 1968, la première année du gel des frais, en tenant compte de l’inflation, selon «Le plan de finance des universités équitable et équilibré ». La PGSS soutient que la justification du gouvernement ne tient pas la route. En effet, en 1986, le gouvernement Ryan a instauré une nouvelle hausse de frais correspondant aux frais afférents prélevés par les universités pour financer le support technologique et administratif mis à la disposition des étudiants. Ces frais varient selon les universités et sont de 1 625 dollars à McGill.</p>
<p>Ainsi, ajouté aux 2 168 dollars des droits payés pour des études supérieures, le total de 3 793 dollars représente déjà autant que les frais prévus pour 2016–2017 au terme de la hausse. Ainsi, «il s’agit donc d’une hausse réelle de 75%, et non pas seulement de l’équivalent de l’indexation depuis le premier gel des frais de scolarité» conclut la Vice présidente aux affaires externes de la PGSS, Mariève Isabel.</p>
<p>La PGSS dénonce aussi l’hypocrisie du gouvernement qui argumente que l’endettement encouru pour faire des études supérieures se repaiera financièrement plus tard. Non seulement le gouvernement avance qu’il y a un retour sur l’investissement, mais il encourage plus d’étudiants à la recherche pour créer une société du savoir lucrative pour les universités et le privé, qui aura des retombées sociales importantes.</p>
<p>Toutefois, dans une étude parue en 2009, il a été démontré que le retour sur investissement pour les étudiants finissants à la maîtrise est de 2.9 % pour les hommes et 5.0% pour les femmes – en nette baisse en comparaison avec les étudiants ayant seulement un baccalauréat qui se chiffre à 11.5% pour les hommes et 14.1% pour les femmes. Plus inquiétant encore, le retour sur investissement personnel pour un étudiant terminant un doctorat est nul pour les hommes – il y a même perte d’investissement. Contrastant fortement avec ces chiffres est le retour sur investissement pour la société – il est d’environ 1% et 2% pour les étudiants avec une maîtrise et un doctorat respectivement.</p>
<p>D’un point de vue social, des étudiants ayant fini leurs études est avantageux puisque qu’ils paieront plus d’impôts, augmenteront le taux d’éducation et sont amenés à prendre des postes à responsabilités. Il y a ainsi une déconnexion entre le discours du gouvernement et la réalité financière.</p>
<p>La PGSS compte se mobiliser fortement pour la manifestation annoncée le 22 mars prochain. Selon les souhaits de Mariève Isabel, cette manifestation sera «festive et non violente».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/leducation-nest-pas-toujours-un-investissement/" data-wpel-link="internal">L’éducation n’est pas toujours un investissement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La hausse démêlée</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/la-hausse-demelee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:48:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Hausse]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais de scolarité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10820</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’IRÉC présente son rapport sur la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/la-hausse-demelee/" data-wpel-link="internal">La hausse démêlée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) a présenté son rapport sur la hausse des droits de scolarité et ses impacts sur le financement universitaire et le programme d’Aide financière aux études. Mandaté par la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL), l’IRÉC dresse dans son rapport un portrait qui se veut réaliste des conséquences de la hausse des frais de scolarité.</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10824" title="A - Graph2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph2-595x257.jpg" alt width="595" height="257"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Graphique: IRÉC</span>		</figcaption>
	</figure>
Selon le rapport, comme attendu, au terme de la hausse en 2016–2017 ce serait près de 265 millions de dollars que les universités recevraient en plus. Ces revenus viendront d’une augmentation de près de 75% du prix d’une année scolaire de trente crédits pour un étudiant à temps plein par rapport à 2012. La part des droits de scolarité dans les budgets des universités serait ainsi amenée à augmenter,&nbsp; les frais de scolarité ne représentant que 21% du budget de fonctionnement d’une université. McGill, contrairement aux universités qui dépendent des frais de scolarité, tire près de 32% de l’ensemble de ses revenus actuels de placements, donations, subventions gouvernementales et ventes externes. Au terme de la hausse, le montant total annuel payé par les étudiants québécois au système universitaires augmentera de façon importante, passant de 268 millions de dollars en 2006–2007 à 665 millions de dollars en 2016–2017 et cela malgré un e baisse du nombre d’étudiants à compter de 2015.
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph3.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10826" title="A - Graph3" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph3-595x329.jpg" alt width="595" height="329"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Graphique: IRÉC</span>		</figcaption>
	</figure>
Selon les prédictions du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la population étudiante universitaire à temps plein connaîtra une augmentation croissante jusqu’en 2015 avant de diminuer. Cependant les chiffres du gouvernement, utilisés pour créer le cadre financier du Plan de financement des universités équitable et équilibré, ne prennent pas en compte la hausse des frais de scolarité. Or, des études récentes ont démontré qu’il existe une corrélation négative entre une hausse des frais et la décision d’entreprendre des études; ainsi pour une augmentation de 1 000 dollars, il y a une baisse de 2% des inscriptions universitaires. En considérant cette donnée et le cas québécois, soit une hausse de 1 625 dollars, l’étude constate qu’il y a une surestimation de la baisse des effectifs de la part du gouvernement, écart pouvant aller jusqu’à 5 000 étudiants certaines années.
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph4.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10830" title="A - Graph4" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph4-595x333.jpg" alt width="595" height="333"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Graphique: IRÉC</span>		</figcaption>
	</figure>
L’Aide financière aux études sera aussi affectée par la hausse puisque 35% des revenus supplémentaires générés iront au financement de nouvelles bourses. En 2008–2009, 51% des étudiants bénéficiaires de l’Aide étaient aux études universitaires. Ces quatre dernières années, le nombre d’étudiants aux études supérieures ayant besoin d’aide est resté stable à 70 000, soit environ 38,5% de la population d’étudiants. La hausse des frais de scolarité et les modifications apportées à l’Aide entraineront une augmentation de 10% des bénéficiaires de prêts et de bourses, ainsi qu’une hausse du coût d’administration, non planifiées dans le plan du gouvernement. Combiné au crédit d’impôt sur les frais de scolarité, l’IRÉC établit le coût réel du programme entre 175 millions de dollars et 192 millions de dollars, ce qui est loin des 150 millions de dollars estimés par gouvernement.
<p>Devant de tels chiffres, on pourrait se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle. Une hausse des frais de scolarité est-elle vraiment la réponse au sous-financement des universités quand on considère qu’elle entraîne une diminution des effectifs universitaires, et une augmentation de l’endettement étudiant? Mais la gratuité scolaire est-elle une solution ?</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph1.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10828" title="A - Graph1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-Graph1-595x284.jpg" alt width="595" height="284"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Graphique: IRÉC</span>		</figcaption>
	</figure>
Dans le cadre de son mandat, l’IRÉC estime que suivant l’abolition des droits de scolarité et de retour d’impôt de 20%, le manque à gagner pour les universités serait entre 176 millions de dollars et 405 millions de dollars. De plus, la gratuité scolaire entraînerait une augmentation des effectifs universitaires entre 7% et 12%, ce qui impliquerait des coûts supplémentaires pour les universités. Il n’est toutefois pas évident de prédire quelle serait la façon optimale de financer le système universitaire sans réelles études sur les besoins financiers des universités.
<p>Entrevue avec Oscar Calderon, l’un des auteurs du rapport, <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/entrevue-avec-oscar-calderon/" data-wpel-link="internal">disponible ici</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/la-hausse-demelee/" data-wpel-link="internal">La hausse démêlée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Entrevue avec Oscar Calderon</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/entrevue-avec-oscar-calderon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[gratuité scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[IREC]]></category>
		<category><![CDATA[Oscar Calderon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10861</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec un des auteur du rapport sur la hausse des droits de scolarité et ses impact de l'IREC.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/31/entrevue-avec-oscar-calderon/" data-wpel-link="internal">Entrevue avec Oscar Calderon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Le Délit</em>: En comparant votre étude et le plan de financement du gouvernement, pensez vous que le plan du gouvernement est viable ?</strong></p>
<p><strong>Oscar Calderon :</strong> Le plan de finance arrive à peu prés à 116 millions de dollars de hausse. Mais dans les calculs que nous avons fait, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y a pas vraiment de méthodologie dans le plan de financement. Ils ont omis de calculer la croissance, et si elle est calculée, il l’ont sous estimée.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Vous avez mentionné dans votre rapport qu’aucune étude sur les réels besoins du système universitaire n’a été réalisée à votre connaissance. Pourquoi ? Comment expliquez-vous alors que le gouvernement puisse présenter un plan de hausse sans avoir aucune idée du montant nécessaire ?</strong></p>
<p><em><strong>OC</strong></em> : La plupart des études sur le sujet disent qu’il y a un déficit. Pour combler le déficit présentement, cela coûterait un certain montant d’argent. Est-ce que les fonds qui vont aux universités ont réellement été attribués ? Il n’y a pas d’étude qui indique les coûts pour former un étudiant.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Vous avez étudié la question de la gratuité scolaire. Pensez-vous que cela soit une option viable ?</strong></p>
<p><strong>OC :</strong> C’est un choix de société. Cela serait une façon de fonctionner qui serait viable en tant que telle. Nous avons calculé que cela coûterait entre 2.2% et 2.7% du budget actuel du MELS. Nous ne voyons donc pas pourquoi cela serait infaisable. Je sais qu’il y a plusieurs pays où il n’y a pas de droits de scolarité. Cela reste un choix plutôt politique.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment pensez-vous que les universités combleront leur manque à gagner sous la gratuité scolaire ?</strong></p>
<p><strong>OC :</strong> Évidemment, nous supposons que la tâche de financer les universités incomberait au gouvernement. Il y a deux possibilités : soit les entreprises privés prendraient une part accrue dans le financement des université, soit cela serait au gouvernement de combler l’écart.</p>
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		<title>De l’amiante à l’hôpital</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/de-lamiante-a-lhopital/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 14:57:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[amiante]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[cusm]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[hôpital]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[muhc]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[snc-lavalin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10632</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Centre universitaire de santé de McGill utiliserait des matériaux à base d’amiante. Enquête.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/de-lamiante-a-lhopital/" data-wpel-link="internal">De l’amiante à l’hôpital</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des tuyaux en amiante-ciment sont utilisés pour le réseau de drainage pluvial du super hôpital du Centre universitaire de santé de McGill (CUSM). Cette annonce a été faite en décembre dernier par SNC-Lavalin, la firme d’ingénierie qui gère le plus grand chantier du Québec. Dans un communiqué de presse, le CUSM s’est défendu de l’utilisation d’un tel matériau assurant qu’«il n’y aura pas de fibre d’amiante circulant dans l’air du CUSM.» De plus, «l’amiante-ciment sera utilisé dans un but très précis: le drainage pluvial» réitère le communiqué, «[qui] est un matériau très rigide ne contenant que 13% d’amiante confinée dans la matrice de ciment.» Les seuls risques encourus, selon le CUSM, sont dans la coupe des tuyaux mais ces risques sont apparemment contrôlés et «toutes les précautions sont prises en accord avec la réglementation de la Commission de la santé et de la sécurité du travail.»</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Emma-Hopital-construction.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10633" title="Emma Hopital construction" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Emma-Hopital-construction-595x472.jpg" alt width="595" height="472"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Camille Chabrol</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’utilisation de l’amiante-ciment pour la collecte des eaux de pluie est conforme aux normes québécoises. En 2002, le Québec, seul producteur d’amiante au Canada, a adopté une politique d’utilisation accrue et sécuritaire de l’amiante chrysotile dans le but de stimuler sa consommation et de convaincre de potentiels clients étrangers. Deux entreprises, LAB Chrysotile et Mine Jeffrey exploitent des mines dans les régions de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie respectivement et produisent chaque année environ 300 000 tonnes de chrysotile.</p>
<p>Cette forme d’amiante selon l’Institut du Chrysotile, une organisation financée par l’industrie de l’amiante et par le gouvernement du Québec, est moins toxique que les amiantes de la famille des amphiboles, dont les fibres ont toutes été reliées à des maladies pulmonaires telles que le cancer du poumon et la mesothélime. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 100 000 personnes meurent chaque année d’une maladie causée par une exposition prolongée à l’amiante. Cette mortalité élevée est le résultat de décennies d’utilisation constante et non sécuritaire de toutes formes d’amiantes comme isolant thermique et sonore.</p>
<p>Devant cette crise sanitaire certains, comme l’Union Européenne, ont décidé d’abolir toute utilisation d’amiante, et, soutenus par d’autres états tels que l’Australie, poussent à un bannissement international. Leurs efforts sont cependant contrés par des pays comme le Canada qui, pour sa part, prône une utilisation sécuritaire et continue d’exporter du chrysotile vers des pays en développement comme l’Inde, mais interdit l’utilisation de certaines formes d’amiante. Le gouvernement fédéral finance même des programmes de plusieurs millions de dollars pour désamianter et rénover des bâtiments officiels.</p>
<p>Cette contradiction dans la position canadienne pourrait bientôt toucher à sa fin. En effet, un matériau au départ approuvé par tous les partis politiques de la Chambre des communes, l’amiante est maintenant décrié par des politiciens de tous horizons. De plus, signe d’un changement important dans la consommation, les deux entreprises qui exploitent le chrysotile au Québec ont fermé leurs portes. LAB Chrysotile a récemment fait faillite tandis que Mine Jeffrey attend du gouvernement provincial une garantie de financement. Avec ces deux vestiges de l’industrie de l’amiante disparus, le Canada va-t-il enfin saisir sa chance de redorer son blason sur la scène internationale en bannissant définitivement toute forme d’amiante et en promouvant des solutions plus écologiques?</p>
<p>Des subtituts au chrysotile existent: la fonte et le PVC. Cependant, ces deux options coûtent plus cher en terme d’énergie, d’équipement et de maintenance. Selon l’Institut du Chrysotile, l’amiante-ciment permet de réaliser des économies à long et court terme. Ainsi, sur un hôpital de plusieurs milliards de dollars, cette économie pourrait aller jusqu’à des dizaines de millers de dollars et plus lors de la construction des structures de maintenance. Contrairement au CUSM, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal a annoncé qu’il utilisera pour sa part de la fonte pour ses tuyaux de drainage au lieu de l’amiante-ciment.</p>
<p>Le choix économique de la part du CUSM pourrait bien leur coûter la candidature au Leadership in Energy and Environment Design, un label nord-américain de reconnaissance des bâtiments à haute qualité environnementale, puisque LEED interdit l’utilisation d’amiante dans toute nouvelle construction. Cependant, le CUSM ne semble pas s’inquiéter outre mesure et réitère que l’utilisation d’amiante-ciment pour le drainage des eaux de pluie de l’hôpital n’affecte en rien leur application.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/01/24/de-lamiante-a-lhopital/" data-wpel-link="internal">De l’amiante à l’hôpital</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Québec, un modèle</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/le-quebec-un-modele-d%e2%80%99interculturalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:46:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[accomodement raisonnable]]></category>
		<category><![CDATA[commission bouchard taylor]]></category>
		<category><![CDATA[dialogique]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Bouchard]]></category>
		<category><![CDATA[interculturalism]]></category>
		<category><![CDATA[interculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[norman cornett]]></category>
		<category><![CDATA[pluralisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10052</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’historien et sociologue Gérard Bouchard définit l’interculturalisme québécois.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/le-quebec-un-modele-d%e2%80%99interculturalisme/" data-wpel-link="internal">Le Québec, un modèle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de sa série de conférence «Dialogique», le professeur Norman Cornett, ancien professeur d’études religieuses à McGill, a reçu l’historien et sociologue Gérard Bouchard à l’église Saint James sur Sainte-Catherine; la rencontre était ouverte au grand public. Pendant près de deux heures, monsieur Bouchard, ex co-président de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, a présenté sa vision de l’interculturalisme au Québec.<br>
</p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bouchardconf.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10167" title="bouchardconf" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bouchardconf-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Madame Tucker</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’interculturalisme québécois est apparu dans les années 70 en réaction au multiculturalisme canadien qui considère les cultures comme égalitaires dans un pays et donc les traite de la même façon. Dans son idéologie, l’interculturalisme ne donne aucune valeur aux différentes cultures d’une société, mais cherche plutôt à créer une culture commune tout en préservant les différences individuelles. Selon Gérard Bouchard, le Québec est l’exemple parfait d’un interculturalisme réussi.</p>
<p>La société québécoise, de part son histoire, sa culture, son respect et sa protection des droits et libertés individuels, a tous les moyens nécessaires pour être un succès. L’interculturalisme ne peut réussir que lorsque l’État établit des lois assez souples pour pouvoir concilier les intérêts et valeurs de chacun, mais assez rigides pour éviter toute déviance. En 2007, un juif hassidique avait exigé à la Société de l’assurance automobile du Québec un instructeur masculin ne pouvant avoir de contacts avec des femmes. Selon monsieur Bouchard, un tel cas ne devrait être accommodé au nom de l’égalité des citoyens définie par l’État.</p>
<p>L’application de l’interculturalisme ne s’arrête toutefois pas aux accommodements raisonnables. Ces dernières années, une nouvelle idéologie judiciaire, le pluralisme, s’est développée. Dans un effort de renoncer à la vocation universelle de la loi qui crée des injustices et des inégalités dans une société multiculturelle, cette nouvelle doctrine se propose de prendre en compte les minorités et leur culture pour rendre des décisions plus justes et égalitaires. Cette doctrine a cependant des limites et il parfois est difficile pour les juristes de savoir jusqu’où prendre les différences culturelles en compte. Ainsi, en tenant en compte l’importance de la virginité dans une culture donnée, de jeunes hommes ayant sodomisé une jeune fille pour préserver sa virginité avaient reçu des peines légères pour le viol.</p>
<p>Gérard Bouchard pense toutefois que l’ouverture d’esprit démontrée par cet effort est louable et devrait être encouragée à tous les niveaux de la société et à tous les âges. D’ailleurs, il y existe, selon lui, un clivage entre les plus de 40 ans et les moins de 35, qui adhèrent plus à une vision interculturelle de la société que leur ainés. Cette résistance aux accommodements raisonnables, surtout avec les minorités fortement religieuses, s’expliquerait par la relation particulière que la société québécoise entretient avec la religion. L’expérience traumatisante de l’oppression par la religion catholique hante toujours la mémoire collective. Cependant, la menace de prise de pouvoir par ces minorités, maintes fois évoquées dans le débat et à la commission Bouchard-Taylor, n’est pas une réalité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/le-quebec-un-modele-d%e2%80%99interculturalisme/" data-wpel-link="internal">Le Québec, un modèle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’avenir de l’interculturalisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/l%e2%80%99avenir-de-l%e2%80%99interculturalisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:44:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[accomodement raisonnable]]></category>
		<category><![CDATA[Gérard Bouchard]]></category>
		<category><![CDATA[interculturalism]]></category>
		<category><![CDATA[interculturalisme]]></category>
		<category><![CDATA[louis philippe Tessier]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[sigere samuel]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10069</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Gérard Bouchard</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/l%e2%80%99avenir-de-l%e2%80%99interculturalisme/" data-wpel-link="internal">L’avenir de l’interculturalisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Quartier Libre:</em> Y a‑t-il eu des recommandations spécifiquement pour les universités sous l’angle des accommodements raisonnables dans le rapport Bouchard-Taylor?</strong><br>
<strong>Gérard Bouchard:</strong> Il n’y a pas eu de recommandations spécifiquement sur les universités. Cependant, nous avons traité du sujet dans certains chapitres du rapport puisqu’il y avait des questions intéressantes en rapport avec la société universitaire. Par exemple, le cas des organisations musulmanes. Devraient-elles être situées en marge de la société étudiante, ou incorporées au système comme les autres associations? Le problème est qu’en refusant cette alternative, il y a un risque que ces étudiants se sentent exclus, et en acceptant, ceux-ci vont s’exclure eux-mêmes. Ceci les empêcherait de s’inclure à la vie universitaire. Mais généralement, nous n’avons pas fait de recommandations spécifiques pour les universités dans notre rapport puisque nous n’avons pas observé de problèmes.</p>
<p><strong><em>Le Délit:</em> ne pensez-vous pas qu’il existe quand même une différence entre le système d’éducation francophone et anglophone, ce dernier favorisant plutôt ces formes d’exclusions?</strong><strong><br>
GB:</strong> Le moule était déjà là dans le cas de McGill et la vie étudiante était déjà structurée autour de cet idéal, donc c’est naturel que le modèle soit favorisé.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Mais cela ne créerait pas des incitations qui amèneraient d’autres groupes à s’exclure de la communauté étudiante, ce qui pourrait créer des tensions ou contraindre l’intégrité du corpus universitaire?</strong><strong><br>
GB:</strong> Bien sur! Mais les administrateurs ont quand même laissé ces associations se multiplier et ils voyaient ça sous un bon œil. Mais nous pouvons critiquer cette initiative puisque ces étudiants se soustraient quand même de cette mainstream culture. Cependant, l’approche anglo-saxonne diffère de l’approche francophone. Cette dernière veut généralement légiférer pour l’ensemble et uniformiser les choses, ce qui n’est pas du tout la même chose que l’esprit anglophone, qui est plus près des individus.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Dans le contexte de la société québécoise, qui se définit comme une minorité francophone et fragile en Amérique du Nord, pensez-vous qu’il serait temps que celle-ci commence à se redéfinir pour briser avec l’idée qu’elle va se faire engloutir par la majorité anglophone?</strong><br>
<strong>GB:</strong> Là nous ne parlons plus du Canada anglais, mais plutôt de mondialisation. Cette source d’inquiétude est sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Contrairement au passé, où le Québec se défendait contre le traditionnel ennemi fédéral qu’il connaissait déjà très bien, la mondialisation, elle, n’a ni queue ni tête et n’est pas présente à un endroit fixe. Elle est omniprésente. Sous cette optique, j’ai hâte de voir si les jeunes continueront dans cette nouvelle culture «mondialisée» et multiculturelle, ou bien s’ils retomberont dans les mythes nationaux traditionnels. Ces mythes sont très forts et correspondent à des angoisses bien réelles. Malgré un certain pessimisme, je reste quand même ouvert à d’autres possibilités.</p>
<p>Propos recueillis par Louis-Philippe Tessier et Samuel Sigere.</p>
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		<title>Ariel à la plage</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/ariel-a-la-plage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:20:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[à boire]]></category>
		<category><![CDATA[ariel]]></category>
		<category><![CDATA[conte]]></category>
		<category><![CDATA[molson dry. vodka impériale]]></category>
		<category><![CDATA[prince gai]]></category>
		<category><![CDATA[roi trois-dent]]></category>
		<category><![CDATA[sirène]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un autre conte fou du barde soûl</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption alignnone" style="max-width: 400px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Barde-saoul.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10124" title="Barde saoul" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Barde-saoul-595x345.jpg" alt width="400"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Il était une fois, une jeune sirène qui vivait dans un énorme aquarium. Un jour qu’elle s’en roulait une avec son meilleur oreiller, Polochon, elle vit un prince tituber sur la plage de l’aquarium voisin. Il était magnifique. Sa chemise déchirée laissant apercevoir une parfaite musculature et un six-pack divin. Sous le charme, elle s’en alla voir son père, le roi Trois-Dent et dit:<br>
‑Ok, là là, papa, j’en ai mon ostie de claque de vivre dans la Heineken! Tabarnak, de toutes les bières, t’as choisi celle-là! Elle pue ta caline de bière pis en plus elle goûte mauvais!<br>
En bon père, le roi Trois-Dent n’en avait cure et, déjà en retard sur son ivresse à cette heure tardive de la journée, répondit en buvant une gorgée de plus.<br>
‑Moi, là, je crisse mon camp, et j’m’en vais vivre dans la Molson Dry. Au moins là-bas, la mousse est épaisse et on peut marcher dessus!<br>
Toujours en bon père, le roi Trois-Dent rota sa réponse et se gratta le bide. Dans une colère de putain, la sirène s’en alla. Rien ne ferait bouger son bouffon de père du canapé à part un but du Canadien. Elle nagea donc vers le fond de l’aquarium pour aller chercher la seule personne qui pourait l’aider, Ginette la Guinness, la little barmaid de «Chante-la en français».<br>
– J’ai ce qu’il te faut ma p’tite! dit Ginette, bien éméchée, affalée sur le bar, la tête entre ses énormes seins.<br>
Elle fouilla dans sa réserve d’alcool et sortit une bouteille. L’étiquette jaunâtre annonçait «Vodka Imperial, 80%. Fait marcher les sirènes et les morts-vivants depuis 1890».<br>
‑Tiens: bois-moi-ça, ma p’tite! dit Ginette en versant un shoot.<br>
Pensant à son prince charmant, la sirène but d’un trait. La gorge en feu, elle s’exclama «Ostie que c’est fort!» avant de tomber dans un profond coma éthylique.<br>
Quelque heures ou jours plus tard, la sirène se réveilla, nue sur la plage mousseuse de la Molson Dry, au son de la voix de son prince charmant, qui sortait d’une fête qu’on avait donnée au Vieux Port, dans la cale d’un vieux pétrolier russe. Elle ouvrit les yeux et admira ses beaux cheveux blonds, ses yeux bleus et surtout son corps luisant de sueur au soleil. Elle se sentit soudain comme une vierge avide de chaleur humaine. Dans un soupir languissant, elle enlaça son prince, prête à combler ses plus profonds désirs.<br>
‑Ouf, toi t’as besoin d’un mentos! lui dit le prince. Ralf, mon chéri vient voir ce que j’ai trouvé!<br>
Surprise, la sirène vit un jeune gringalet roux à lunette portant un costume violet pimpant. Il marchait en leur direction. Bientôt, il se tint près du prince.<br>
‑Oh, my god! Elle est parfaite, mon amour! C’est quoi son nom? Emmène-la donc à la maison, je suis sûr qu’on va être les meilleurs amis du monde! On va aller magasiner ensemble… parler de mode…<br>
La sirène ne pouvait pas en croire ses oreilles.<br>
‑Oh, c’est tellement un beau cadeau! continua Ralf, merci, merci, merci!</p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/La-pute-sirene.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10122" title="La pute sirene" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/La-pute-sirene-595x436.jpg" alt width="595" height="436"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Lukas Thienhaus</span>		</figcaption>
	</figure>
La jeune sirène regarda le prince et son ami Ralf se rouler une pelle devant ses yeux horrifiés. Elle était en beau maudit. Elle essayait de protester, de crier sa frustration, mais elle resta muette: la vodka avait détruit sa voix. Ralf et le prince la prirent avec eux. Ils vécurent en bon parisiens avec de la baguette et du bon vin tous les jours, et la petit sirène regretta d’avoir changé de bière. La morale de l’histoire: la bière semble toujours plus mousseuse chez le voisin!
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		<title>Une page se tourne</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/25/une-page-se-tourne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Sigere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 12:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[foire aux livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Foire aux livres de McGill tire sa révérence.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Foire aux livres de McGill, qui s’est tenue du 18 au 20 octobre, vient d’écrire son dernier chapitre. La coordinatrice de la Foire, Victoria Lees, a en effet annoncé l’arrêt des activités. Les bénévoles, pour les plupart des femmes, vieillissent et manquent cruellement de sang neuf pour les aider; l’âge moyen avoisine les 80 ans! «L’organisation de la Foire commence a être trop exigeante», commente madame Lees, ancienne secrétaire générale de l’université. «Il faut parfois décharger des caisses de livres, les apporter jusqu’à la salle Redpath et les empiler en montant sur des escabeaux!»</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-foire-aux-livres.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9258" title="A - foire aux livres" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/A-foire-aux-livres-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Victoria Lees, qui coordonne la Foire depuis maintenant quatre ans à raison de deux jours de travail par semaine et de longues heures au téléphone et sur Internet, souhaiterait prendre sa retraite. À sa grande déception, personne n’est prêt à reprendre le flambeau et à assumer la charge de travail.</p>
<p>L’organisation de la Foire aux livres commence tôt, à la mi-janvier, par une collecte de livres déposés par des professeurs et des particuliers à la salle Redpath ou chez les bénévoles. Les livres sont ensuite triés, d’abord selon leur état, puis par catégorie. Finalement, un prix leur est assigné et ils sont entreposés avant la Foire. Les livres jugés invendables sont donnés à des étudiants ou à des associations caritatives. Ces tâches fondamentales sont devenues, au cours des années, de plus en plus difficiles à accomplir. L’accès automobile réduit sur le campus et la fermeture de la rue McTavish ont particulièrement entravé l’accès à la salle Redpath, où la Foire empiète dorénavant sur les cours d’orgue. Cet imbroglio logistique s’ajoute à la tâche déjà ardue de recruter des bénévoles, puisque, selon Victoria Lees, «il faut à la fois qu’ils comprennent les livres et qu’ils aiment le travail physique».</p>
<p>Malgré tout cela, la Foire aux livres, fondée en 1971, fait figure de véritable institution, dont la popularité auprès des étudiants comme du grand public n’a cessé de grandir. «La queue de mardi était la plus grande que j’ai jamais vue en trois ans» se félicite John Haines, coordonnateur des jeunes bénévoles de la Foire. La couverture médiatique a aussi été plus grande qu’à l’accoutumée, avec la présence notable de la CBC et de La Gazette. Des acheteurs de l’Ontario, de la Nouvelle-Angleterre ou de l’État de New York «reviennent chaque année», comme le raconte Hiroko Inoue, bénévole depuis 31 ans. «À la fin, ils m’appellent par mon prénom; on rit, on discute, des amitiés se forment. Quand je rencontre des clients [de la foire] au supermarché, ils me saluent et me demandent combien on a récolté cette année. Il se souviennent de moi car je suis la seule japonaise» dit-t-elle d’un rire franc et chaleureux, presque nostalgique. «Mes clients vont me manquer» conclut-elle sobrement.</p>
<p>L’avenir de la Foire aux livres reste incertain. Une chose est sûre, elle ne reviendra plus dans sa forme actuelle. Mais en quarante ans d’existence, elle a contribué à près de 1,5 millions de dollars au programme de bourses d’études de l’université. L’an dernier seulement, c’est 85 000 dollars qui ont été versés pour une bourse en l’honneur de Jane Barnett Hood, une ancienne coordonnatrice de la Foire. Un montant considérable comparé aux modestes 7 000 dollars des débuts. De plus, l’AÉUM explore la possibilité de voir les étudiants continuer l’aventure, d’une façon ou d’une autre. Shyam Patel, VP Finances, rencontrera Victoria Lees à cette fin. Selon John Haines, une gestion étudiante est tout à fait réalisable compte tenu du savoir-faire et du leadership des mcgillois. «On a juste besoin d’une bonne gestion à long terme» conclut-il. Seule l’administration de l’université semble ne pas porter d’intérêt au dossier, si l’on en croit l’absence d’un accusé de réception à la lettre annonçant la fin de la Foire aux livres.</p>
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