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	<title>Ralph Elawani - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Nov 2009 04:26:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Le Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/24/le-baton-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 15:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Encyclopédine et Raphaël dans le «Dix-Trente»</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À un certain moment de sa vie, Cat Stevens a renoncé à la musique pour se consacrer à l’Islam, une pratique apparemment isolée, sur le point de devenir obsolète (si l’on exclut le milliard de pratiquants qui ne peuvent pas comprendre le sens du monde) et vouant un culte sanglant au bon dieu du terrorisme de masse. Bon sens oblige, je précise que la dernière phrase était une blague; vous comprendrez que cette semaine, le Bâton traite d’une expérience cathartique ayant offert l’épiphanie de sa vie au chroniqueur derrière le clavier. Ce qui fait que la musique prendra peutêtre le bord pour le reste de ma vie, au profit de…</p>
<p>Trêve d’introduction, je vous envoie la sauce: je suis allé dans le quartier Dix-Trente avec ma collègue Encyclopédine dans le cadre d’une performance d’art contemporain qui lui permettra d’obtenir son diplôme en pelletage de nuages à l’université des sans campus (baptisée ainsi par les partisans de l’équipe de hockey de McGill, l’université des mautadits riches).</p>
<p>C’est quoi le Dix-Trente? Honnêtement, si vous n’avez pas entendu parler du quartier Dix-Trente, laissez tomber l’école et inscrivez- vous à l’école de la vie. L’école de la vie, c’est celle qui vous guide vers le droit chemin de vos désirs primitifs, comme celui d’explorer une mini-ville sans habitants, dont l’architecture d’inspiration Le Corbusier se compose à 110% de simili-bois et autres matériaux affectionnés par les parvenus qui fourmillent dans l’immense variété de <em>outlets</em> s’offrant à eux et ce, à moins de deux minutes de leurs villas californiennes de Brossard.</p>
<p>Bon, ti-gars en littérature s’emporte et nous sert son <em>Kool Aid</em> alter-mondialiste. Oui, mets-en, et c’est un mélange extra- poudre orange fluo. Les ami(e)s, ça fait mal! Spécialement si on considère que tout ce que j’ai écrit jusqu’à maintenant niche sur des faits aussi solides que le rock de Gibraltar…ou bien le rock de Jonas, le gars à l’aise qui propose des moments de moiteur sensuelle à toutes les Marie-Cathy et toutes les Ginettes-ex-blondes-de-bikers du Québec. Le Dix-Trente de Brossard est certain de plaire à tous les fans de chansons de Noël érotico-quétaines (comprenez-moi bien, c’était ça la trame sonore de notre sortie dans cet environnement antinomique), mais l’attrait principal de l’endroit, c’est qu’il est géographiquement situé de manière à exclure les oignons de gauche à tendance progressiste comme moi. L’activité scolaire de ma comparse n’étant pas intéressante pour deux cennes à mes yeux, je plonge donc au coeur de l’action en vous parlant des réactions de la populace locale arborant des cheveux deux tons.</p>
<p>Pour faire une histoire courte, disons que les madames parvenues et leurs joueurs de hockette aux mèches blondinettes affables nous regardaient tels les <em>natives</em> regardèrent Jacques Cartier lorsqu’il planta sa croix dans le sable. Ayant subi les foudres des singes locaux, Encyclopédine me proposa de m’acheter à déjeuner pour me remercier d’être son accompagnateur-chauffeur-amant et m’entraîna d’un unique élan dans l’aseptisé Van Houtte le plus proche (ce qui est bien, avec le Dix-Trente, c’est que rien ne peut pas «ne pas être proche»…autrement dit, si vous vous retournez, ce que vous cherchez est toujours à la même distance par rapport à votre propre carcasse).</p>
<p>Après un moment de délibération et une séance de raclage de fond de poches, cette brave petite m’acheta un bagel au cream cheese, qui localement se prononce «crème t’chizz». Comble de chance, ces braves chicks aux cheveux deux tons se proposèrent de nous emballer le tout dans deux sacs, de mettre le tout dans un autre sac et de placer le «crème t’chizz» à part dans deux petits cups, car l’environnement n’est pas de taille contre la grande classe du Dix-Trente. </p>
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		<title>Le Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/le-baton-5/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Y’a un fou qui sniffe ta ligne de vie</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’été dernier, alors que je travaillais à temps plein dans un magasin de <em>records</em>, il m’est venu à l’idée d’écrire <em>Les carnets d’un accoté</em>, une histoire lassante sur les banalités hyper subjectives de mon quotidien derrière un comptoir. Malgré l’avortement presque immédiat de mon projet, j’ai cru pertinent de vous faire part d’une anecdote assez récente qui aurait pu se retrouver parmi les pages de mes carnets; une pause style collation-santé <em>meets</em> bouillon de poulet pour l’âme.</p>
<p>Remettons-nous en contexte. Il est 18h, il fait encore assez chaud pour espérer ne pas avoir à contracter les muscles de son cou lorsqu’on marche face au vent, et Falardeau est encore parmi nous. Je porte des jeans bleus percés à la hauteur hum…correcte, juste assez pratique pour jouer des parties de <em>pocket pool</em> dans les moments d’ennui endémique. Non, c’est une blague…je suis incorrigible… je suis aux bonnes manières ce que Jacques Demers est à la lecture (rires en boîte et serpentins). N’empêche qu’un peu d’action ne pouvait me faire de mal à trois heures de la fermeture de la voûte aux gros disques noirs.</p>
<p>Surgissent alors deux individus arborant une dégaine nocturne inopportune dans un contexte si diurne –la description la plus réaliste que je puisse en faire est sans doute qu’ils offraient un tableau digne de Laurel et Hardy, mais version qui sent le Adidas Move et qui se tient au Saint-Sulpice depuis que la dernière coupe Stanley est passée par Montréal. Appelons-les Lycra et Hardcore Gamer. Bon, les deux guenilles entrent dans le magasin, Lycra transpire à grosses goûtes sa pizza (cri***ment) classe de la Piazzetta et Gamer touche à tout d’une manière professionnellement saumâtre.</p>
<p>Je remarque que les deux sont d’une humeur assez sanguine, ce qui transparait dans leur <em>body language</em> qui m’épelle en caractère gras: «Chaque fois qu’on boit, on tente de ramener des filles, mais on finit toujours ensemble même si on n’est trop pas <em>feuf </em>». J’ai soudainement un haut-le-coeur car Gamer vient de m’apostropher en me disant: «Man, t’as-tu de l’électro, mais tsé plus du dance… tsé, pour danser.» Moi de répondre avec mon index: «Par là, pis fais donc pas tes besoins dans le magasin.» Tout content de l’attention qu’il reçoit de la part du mâle alpha de la place (j’étais seul), Gamer insiste pour que je lui choisisse sa bébelle et accentue le fait qu’il se sacre de la musique, qu’il n’a pas de table tournante et qu’il veut juste entendre du <em>beat</em> car c’est comme une drogue pour lui –moi, je pense à ma mère et je me souviens que j’étais si à l’aise en position foetale. Je prends n’importe quel objet circulaire et je le pose sur la platine du magasin, car fiston (alias Gamer alias Je porte encore un bracelet Lance Armstrong) veut danser.</p>
<p>Lycra sort alors une liasse de billets et m’offre de me payer pour <em>entertainer</em> son ti-nami avec qui il s’adonne aux plaisirs du <em>pocket pool</em>, je décline poliment pendant que Gamer s’excite –et que je l’imagine en train de se secouer le bandit à bâbord et à tribord pour faire rire l’autre. Gamer décide d’acheter le maxi, même si son copain lui explique qu’il ne possède même pas de platine.</p>
<p>J’entame le processus de facturation et j’entends snifffffffffffffffffff sniffffffffffffffffff. Je lève la tête et je vois les deux énergumènes en plein plongeon dans un petit sac rempli de sucre qui empêche de dormir.</p>
<p>Je n’ai même pas le temps de m’écrier <em>the horror, the horror</em>, qu’ils sont déjà en route vers le Saint- Sulpice pour une autre nuit qui finira à grands coups de je t’aime dans le ça pue. </p>
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		<title>Le Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/le-baton-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 15:11:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>As-tu du <em>crust</em>?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Question de rester le plus près possible du H1N1, je me suis rendu vendredi dernier aux [nouvelles] Katacombes, coin St-Laurent et Ontario, pour y voir en odorama le deuxième soir du festival A Varning from Montreal III (avec un grand V comme dans V tv ou bien dans vaginite), où deux de mes groupes canadiens préférés, The Aversions et Brutal Knights, performaient devant une horde de marginaux tout de noir vêtus et titubant au son de la musique d’abattage.</p>
<p>L’organisation se voulait tellement efficace que même s’il semblait y avoir autant de groupes sur le <em>bill</em> que de sueur entassée sous les bras du gars en sleeveless d’Inepsy à côté de moi, le temps de préparation entre les groupes fut maintenu au minimum possible… ce qui est potentiellement le maximum possible pour un show <em>crust punk</em>.</p>
<p>Avant de faire le catalogue des odeurs et l’apologie du surplus créatif qui avait pris un break syndical –ou bien un congé de maladie (grippe du code postal oblige)–, laissez-moi vous dire que les Katacombes, du point de vue de l’organisation des spectacles qui s’y déroulent, est le bar le mieux construit que j’aie pu voir au cours des quatre dernières années. Donc, bravo Janick et les autres copains pour la belle trouvaille et les nouveaux squelettes apocalyptiques sur les murs.</p>
<p>Ceci dit, je n’aime pas trop le crust punk au petit matin, mais ça fait toujours du bien de se rincer l’oeil une fois de temps en temps avec le bon peuple. C’est pourquoi j’ai sorti un mauve et un bleu de mon portefeuille afin de voir une quantité de <em>studs</em> à rendre un ferblantier riche comme un caissier… un caissier qui vole dans la caisse. De tout le <em>crust/d‑beat</em> machin chouette que j’ai entendu lors de cette soirée, les Montréalais de Unruled (un nom plus punk aurait été difficile à inventer, sauf Dis-Toxic Rules Bastards Kill Pollution, ou quelque chose à la même sauce) furent mes plus «pas détestés».</p>
<p>Passons au bonbon, The Aversions ont juré dans le décor comme rarement (pas assez de déguisements cloutés) et se sont permis de finir leur partie avec une reprise de la chanson «Wirehead» des Wasted Lives –qui, en passant, se retrouve sur leur plus récent opus <em>Ex Nihilo Nihil</em>. Jouant le rôle du pain dans le sandwich Aversions- Unruled-Brutal Knights, les chevaliers brutaux furent aussi palpitants qu’un hommearbre qui s’immolerait pour les sangsues du Rio Grande un soir de pleine lune sur la rue Ontario au karaoké/kara-ok Astral 2000 (relisez le dernier Bâton si vous êtes perdus). Question de vous éclairer, en version ministère de l’Éducation la phrase précédente signifie: «<em>Ben l’fun</em>, le chanteur y chante bien pis y’ont une fille dans leur orchestre, <em>mautadine</em> que c’est <em>smart</em> de penser aux filles des fois.»</p>
<p>Si vous êtes rendu à vous demander, «Ralph a‑t-il vu assez de concerts de musique punk cette semaine?», méprenez-vous, car il s’apprête à vous enfiler une merguez pleine de sauce harissa par une narine pour la ressortir par les pores de vos dessous de bras (de quoi parle ce gars?) en vous annonçant ceci: Jesus Lizard vient jouer à Mourial ce vendredi 13 (!!!) novembre au National. Autrement dit, David Yow va se rebaisser les culottes, faire du crowd surfing et chanter ces chansons que la radio étudiante de l’Université Laval diffusait (entre deux chansons de Weezer) parfois vers minuit lorsque j’étais en secondaire un et que j’écoutais ça pour m’endormir chez mes parents.<br>
<em><br>
All the young punks</em>, vous saurez où me trouver cette semaine…ben non, vous ne le saurez pas. </p>
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		<item>
		<title>Le Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/le-baton-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 20:38:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>T’as-tu du «goss»?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, le Bâton vous transporte dans le monde féérique du coin Papineau et Ontario, royaume des sacs de McDo contenant des seringues usagées et des bacs de recyclage servant de réceptacles à préservatifs tout aussi usagés et couverts de matières fécales (et si seulement j’écrivais ces quelques lignes dans l’ignorance totale de ces deux faits!).</p>
<p>On dit souvent que les critiques musicaux sont des musiciens manqués qui n’ont jamais reçu l’attention désirée et blablabla, le tout s’enchaînant dans un débat qui tourbillonne sans fin vers les abysses insondables de l’alcoolisme et de la paranoïa postfreudienne d’une génération ayant pour ultime espoir l’artificiel Saint-Graal de son autodestruction. Et quoi encore? Le Bâton (<em>i.e.</em> je) vous prouve le contraire en 400 mots.</p>
<p>Vous avez un marqueur noir dans votre sac à dos rempli de livres de traduction et de sandwiches creton-ketchup? Parfait, barbouillez tous ces mensonges colportés à tort et à travers sur votre génération. C’est fait? Maintenant, suivez l’adage de Timothy Leary, «<em>turn on, tune in, drop out</em>», et rendez-vous à l’Astral 2000, pittoresque bar karaoké situé au 1845 rue Ontario, angle Papineau.</p>
<p>Ouvert quelques soirs par semaine (et quelques soirs de plus au début du mois), l’Astral 2000 peut accueillir légalement près d’une cinquantaine de cirrhosés dans le confort d’un environnement esthétiquement comparable aux autres fresques du quartier. Derrière le bar, une jeune femme qui ne semble pas tout à fait nippée à la mode de l’établissement –il faut dire que vos plus adorables/abordables survêtements Adidas ou System et vos plus attractives chemises Exco sont de mise même un soir de semaine– vous sert avec une résignation déguisée en enthousiasme les meilleurs produits Molson et Labatt. En plus du réconfort en bouteille, la douce Cindy-Lee (nom fictif) peut même vous dégotter une carte de membre si votre clin d’oeil est assez affriolant.</p>
<p>Après les quelques gorgées de courage qui suivirent le «Tiens, mon coeur» de la bartendresse, je retournai à notre table pour réaliser que mon ami Bingo l’Hindou se disputait avec une Ginette qui beuglait quelque chose du genre: «Lé jeunes pffffffff. Moé à votre âge, j’étais dans les couches.» À cet instant, je me suis rappelé les récentes publicités sur Hochelag’, le «nouveau Plateau»…</p>
<p>Une anecdote n’attendant pas l’autre à l’Astral 2000, ce ne fut que deux gorgées plus tard qu’une amie me fit remarquer l’odeur pour le moins… entreprenante, qui entreprenait justement d’embaumer le bar de son essence de fond de latrine. <em>Who-what-when-how?</em> Eh oui, le patron du bar (dont le patronyme est <em>boss</em>) s’afférait à sortir un Jean-Guy de la salle de bain des femmes car une aguichante Cécile (peutêtre sa soeur) lui avait donné de faux espoirs. Dommage… pour l’instant, car ce dernier finira par sortir sa magie noire (et fort heureusement pour nous, pas sa <em>kèche</em>) et usera de son <em>mojo</em> plus tard dans la soirée sur l’assommée Cécile qui en passant, est venue danser collé-collé avec moi durant ma version de <em>Tendre Fesse</em> d’Éric Lap, jeune renégat qui n’aurait pas juré dans le décor ce soir-là.</p>
<p>Il est certain qu’à ce rythme, nous aurions pu reconstruire le Québec moderne –pour enfin redresser nos drapeaux en berne–, mais l’attrait du vice (caché) se voulant trop herculéen, nous sombrâmes dans l’hydromel local et perdîmes la <em>map</em> sous l’effet du Sour Puss, devenu… ouin, quelque chose comme la traduction littérale du mot avec un accent paroissial.</p>
<p>À bon rat, bon chat; la soirée se termina par une prestation de Marie-Perle, diva locale, maîtresse de cérémonie, chanteuse et <em>bouncer</em> à ses heures, qui interpréta un succès (local) et ce, sans même avoir à regarder le Powerpoint déguisé en logiciel de karaoké. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Requiem pour un gars n.o.r.m.a.l.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/03/requiem-pour-un-gars-n-o-r-m-a-l/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 20:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Être punk à Québec: le triangle des Bermudes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après un premier roman qui donnait à penser que l’auteur avait créé un pastiche plus ou moins adroitement contrôlé du quotidien d’un «accro du vinyle », la deuxième publication d’Alain Cliche aux Éditions Trois-Pistoles présente cette fois une version non romancée de la vie d’un jeune homme évoluant dans le milieu punk du début des années quatre-vingt. Alors que les premiers chapitres de <em>Normal!</em> laissent croire à une vision nihiliste et déjà vue du quotidien d’un adolescent qui mûrit en marge de la culture d’une ville jadis beaucoup plus grouillante au niveau «<em>underground</em>» qu’elle ne l’est de nos jours, les chapitres suivants permettent au lecteur de plonger dans les hantises que ruminent les personnages.</p>
<p>Oscillant entre les bas-fonds de Québec et de Montréal et les fins fonds des champs de tabac de l’Ontario, où tout semble tourner au vinaigre, l’action décrite par Cliche garde une certaine aura tout en refusant de tomber dans une nostalgie qui détruirait le propos extrêmement subjectif du livre. Ce n’est pas sans rappeler la qualité descriptive froide de Brett Easton Ellis, particulièrement dans <em>Less Than Zero</em> (autre récit mêlant l’univers punk à la déchéance adolescente), que Cliche dépeint des frasques noires et des situations tout aussi embarrassantes qu’immondes. Rien n’est épargné par souci de paraître politiquement correct. L’esthétique «<em>what you see is what you get</em>» reste donc intacte, et si l’auteur parle des trips de PCP d’un copain ou des déboires sexuelles d’une amie de l’époque, il s’attend lui-même dans un coin avec une brique et un fanal en traitant des morpions qu’il a choppés un soir.</p>
<p><em>Normal!</em> porte aussi l’empreinte d’un véritable nerd du punk rock, à l’inverse de tant de livres effleurant à peine autre chose que les Clash et les Ramones. Alain Cliche titille les sens des mélomanes en mentionnant des groupes tels The Residents, Public Image Limited (qui sert carrément de trame sonore au livre), Peter Tosh, Kraftwerk, Ultravox et compagnie.</p>
<p>Quoique le lecteur fana de culture «marginale» ne ressorte pas trop transformé, si ce n’est que par un arrière-goût de désolation et une envie de ne pas avoir à tendre miroir similaire à ceux d’une génération à venir, le néophyte trouvera dans Normal! une porte d’entrée vers une aventure estampillée du sceau «<em>slumming</em>», aux allures de <em>freak show</em>.<br>
</p>
<p class="boiteg"><em>Normal!</em>, d’Alain Cliche<br>
Éditions Trois-Pistoles<br>
24,95$ </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/le-baton-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 16:24:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Broches, papier, ciseaux</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En relisant de vieux numéros du fanzine garage <em>What Wave</em> aujourd’hui, je me suis remémoré une période de ma vie où il n’y avait pas d’outils technologiques aussi développés que Facebook et MySpace (ce que je connais de Twitter me donne à penser que c’est une version «diète » des deux autres, alors je n’en parlerai pas) à la disposition des groupes, et où nous devions nous démerder pour trouver des bands obscurs que nos amis ne connaissaient pas. Nous ne tomberons pas dans la nostalgie, tout simplement parce que ce n’est pas constructif, mais les souvenirs de cette époque m’ont fait réfléchir au contenu du Bâton pour cette semaine.</p>
<p>Dans le but de tendre une frêle perche à la presse écrite, il me fait plaisir de vous présenter une chronique spécialement dédiée à un fanzine qui publiera son septième numéro le 29 octobre. Alors, <em>without further ado</em>, laissez-moi vous présenter le plus montréalais de tous les fanzines de la côte Ouest canadienne: <em>Mongrel Zine</em>, alias <em>Mongréal Zine</em>.</p>
<p>Basé à Vancouver, <em>Mongrel Zine</em> est l’œuvre de Janelle Pramberg et de l’artiste Bob Scott (et d’une panoplie de contributeurs dont le montréalais Frank Fingers), qui rédigent, révisent, plient, coupent, brochent et publient cette littérature érudite pour le plaisir coupable de tous les amateurs de rock’n’roll qui veulent bien se risquer à la lire.</p>
<p>Pourquoi le plus montréalais de tous? Bon, il est facile de comprendre que les meilleurs groupes canadiens des dernières années ont émergé à Montréal, mais la véritable raison de la «montréalité » de <em>Mongrel Zine</em> est que Bob a grandi à Montréal, avant de suivre sa maman jusqu’à Vancouver… de là son parti pris pour la métropole québécoise.</p>
<p>Depuis sa création, la copieuse brochure s’est fait les dents sur des artistes de tous genres, qu’ils soient représentants de la scène garage montréalaise comme Mark Sultan –alias BBQ–, Cpc Gangbangs et Skip Jensen, ou bien qu’ils soient des légendes oubliées par l’histoire de la musique –comme les Torontois The Scenics. Et puisque <em>Mongrel</em> est publié par une troupe de bizarroïdes fanas de tout ce qui est tordu, le bédéiste Rick Trembles (dont les critiques de films version bande dessinée pour adultes consentants se retrouvent toutes les semaines dans le magazine <em>Mirror</em>) s’est récemment retrouvé en couverture du magazine.</p>
<p><em>Mongrel Zine</em> a aussi pris la bonne habitude d’inclure une compilation CD‑R dans tous ses derniers numéros, un peu comme le faisaient <em>What Wave</em> et des dizaines d’autres… avec des cassettes et des flexi-disques (ah, le flexidisque, un format qui gagnerait à revenir en circulation).</p>
<p>Comme tout bon zine qui se respecte, <em>Mongrel</em> donne également dans la critique et publie dans chaque numéro une spacieuse section «<em>Reviews</em>» traitant des nouveautés sous toutes leurs formes, que ce soit le CD‑R du groupe noise habitant dans un deux-et-demi crade dans le fin fond du Mile-End ou bien le plus récent album des Black Lips chez Vice Records.</p>
<p>Si la presse écrite s’apprête à mourir, il semblerait qu’il y avait de l’interférence sur la ligne lorsqu’on a tenté de passer le message à Janelle et Bob, car chez <em>Mongrel</em> on ne se considère pas vraiment anachronique.</p>
<p>Il va donc de soi qu’après avoir lu le Bâton cette semaine, votre premier réflexe devrait être de vous rendre chez Primitive (3830 rue St-Denis) ou bien chez Sonik (4050 rue Berri, à l’angle Duluth) pour vous procurer les six derniers numéros de <em>Mongrel Zine</em>.</p>
<p>Finalement, faites donc plaisir à Bob en lui payant un voyage de retour à Montréal. Rendez-vous au <a href="http://www.bobscottartwork.ca" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.bobscottartwork.ca</a> et achetez-lui ses dernières pièces. Vous verrez, ça fait du bien de devenir mécène.</p>
<p>Pour plus d’information, consultez le: <a href="http://mongrelzine.wordpress.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://mongrelzine.wordpress.com</a>. </p>
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		<title>Le Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/20/le-baton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2009 05:00:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Encyclopédine et les amis aux pays du fusil</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mon intention première pour cette semaine était de finalement élaborer une chronique à saveur Histoire 101, mais puisque je suis allé au pays imaginaire qui a vu naître Billy Ray Cyrus et la tarte aux pommes à la mode, j’ai évidemment une bien meilleure histoire (jeux de mots/ jeux de mains, jeux de mains/jeux de vilain) à vous raconter.</p>
<p>La troupe de théâtre cosmico-anarchiste à laquelle j’appartiens de corps et d’esprit a reçu une invitation à présenter l’une de ses oeuvres –qui ne dépasse jamais en terme de longueur l’équivalent du poids d’une bille sur la neuvième lune de Jupiter–, vendredi dernier à Burlington, Vermont. Après avoir remué mer et monde pour être à temps en ce qui concerne la logistique «passeport et délivrance de passeport dans un délai pour le moins déraisonnable », nous avons engorgé de nos corps notre autobus scolaire métamorphosé en véhicule de transport pour cirque ambulant, avant de finalement lever l’ancre pour partir en direction de cette ville collégiale où des milliers de clowns anarchistes fascinés par le café équitable, les oignons et le patchouli ne pouvaient plus contenir leur fièvre du vendredi soir.</p>
<p>Après avoir traversé maints villages peuplés d’habitants dont les sports nationaux sont l’inceste et la politique municipale –j’en entends déjà qui se disent «mais quel ringard avec son attitude de m’as-tuvu je suis montréalais»–, nous arrivâmes enfin à la grande séparation imaginaire (mais physiquement très imposante) entre le Canada et les États-Unis. Juste pour fermer le clapet de ces deux ou trois Thomas qui doivent tout voir pour croire, dites-vous que si un village est accablé par la présence d’un bar dont le patronyme est «Bar Le Minimum», vous êtes dans de beaux draps. Je dirais même plus, vous êtes tellement mal fichu que lorsque vous rêvez, vos draps s’en souviennent.</p>
<p>Le tas de muscles tout frais sorti du moule –à la chevelure semblable à celle de Forest Gump– nous fait signe d’avancer. Avec ses yeux sortis des orbites, ses narines dilatées, prêtes à blairer l’infime menace qui pourrait entrer parasiter son plusse-fortpays- au-monde et son air «je sais que tu m’as vu sortir d’un <em>peep show</em> gay, mais chu pas homo, j’y allais juste pour encore plus les haïr», le parfait aryen, agacé par la vision d’une si abjecte masse d’humanoïdes dont l’existence n’implique pas une paranoïa sur une base quarante heures/semaine, nous crache: «<em>Where ya goin’?</em>»</p>
<p>-Vermont.</p>
<p>-<em>Why? </em></p>
<p>-Parce que <em>simonaque </em>(et là on sort un lance-flamme et on brûle ton pays de la côte Est à la côte Ouest…innocent).</p>
<p>Visiblement peu impressionné par notre stature inférieure à ses 6 pieds 5 pouces, le Caporal Punition nous demande d’ouvrir la portière arrière (pour faire sortir tous les Mexicains).</p>
<p>-<em>You in a band?</em></p>
<p>-Non.</p>
<p>-<em>How come you have a guitar?</em></p>
<p>-C’est de l’art post-moderne gros babouin, tsé, un «<em>ready-made</em>»…</p>
<p>-<em>Why don’t you pull over…</em></p>
<p>C’est alors que le <em>GI Joe</em> sans secondaire 2 décide de nous faire entrer pour jaser avec ses complices, le Capitaine Réglisse et l’Adjudant Proutprout. Après plus d’une heure de fouille anale de notre véhicule, ils en viennent à la conclusion que je fais pitié et que si mes comparses clowns anarchistes veulent me faire visiter l’État le plus immédiatement au sud de ma province, c’est peut-être OK…pour cette fois.</p>
<p>L’étape la plus intéressante maintenant passée, disons que la performance fut brève et que le proprio du bar dût me sermonner: «<em>You know son, when we said you’ve got free beer, we meant one or two</em>».</p>
<p>Peu importe, au retour nous avons déclaré une bouteille d’eau et deux paquets de Malboros.</p>
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		<title>Le bâton: Dos-Raie-Nez-Foie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/06/le-baton-dos-raie-nez-foie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 22:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ça aurait pu être plus fort que ça: retour sur It Might Get Loud.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je me suis rendu mercredi dernier au Cinéma du Parc –celui situé dans le centre commercial où vieux messieurs et hommes d’affaires aiment s’adonner à des parties de touche-pipi sous le regard de quiconque a le plaisir de passer par les salles de bain– dans le but d’assister à la première du film <em>It Might Get Loud</em>, mettant en vedette Jimmy Page, Jack White et le gars de U2 qui cache sa calvitie sous une tuque de designer lui couvrant la tête géométriquement jusqu’au milieu des oreilles.</p>
<p>D’entrée de jeu, je n’aime pas 90% des «<em>guitar heroes</em>» parce qu’ils sont tellement centrés sur leur jeu et parce que je ne peux pas ressentir d’empathie pour un mâle blanc pratiquant les plaisirs d’Onan devant moi. Autrement dit, ces personnages mythiques à la dégaine macho qui se présentent comme étant rémunérés au nombre de notes qu’ils savent jouer à la seconde ne peuvent m’ensorceler et me forcer à lever mon t‑shirt.</p>
<p>D’une certaine façon, je suis réellement content d’avoir assisté à cette projection –qui semblait ne jamais vouloir débuter, dû au discours de monsieur du Parc (c’est le nom du monsieur en charge de ce cinéma…non?) par rapport au regretté Pierre «Peter» Falardeau. Dans la mesure où l’on peut se baser sur un documentaire qui suit une mise en scène un peu trop évidente et confirmée par la chansonnette acoustique qui clôt le film, <em>It Might Get Loud</em> a confirmé certains de mes jugements a priori.</p>
<p>Jimmy Page est un monstre sacré pour plusieurs et une source de satire un peu trop facile à viser pour d’autres. À mon avis, il est les deux à la fois. Le documentaire nous le présente comme un premier de classe qui, après avoir trempé dans le <em>alley folk</em>, s’est fait de la corne sur les doigts en tant que musicien de studio, avant de rejoindre les légendaires <em>Yardbirds</em>…et par la suite, vous savez qui. Cela dit, les séquences sur Page sont très bien documentées, mais Jimmy, avec sa tronche de docteur Caligari, renforce son image de dinosaure du rock avec son manoir, ses centaines de guitares, sa limousine et surtout, son technicien qui semble le suivre jusqu’aux toilettes. Était-ce nécessaire d’avoir un salarié pour lui enfiler sa <em>Gibson</em>? J’en doute.</p>
<p>Jack White, d’un autre côté, constitue le cas le plus fascinant, honnête et érudit de <em>It Might Get Loud</em>. Que ce soit par la première scène du film où il construit une <em>slide guitar</em> à l’aide de deux planches, une corde, une bouteille de Coca-Cola, un vieux <em>pick-up </em>et où il déclare: «<em>Who said you need to buy guitars</em>», ou bien lorsqu’il nous rappelle ses racines en référant au duo blues punk The Flat Duo Jets, White emplit le documentaire d’un positivisme qui dépeint l’avenir de manière moins noire et moins empruntée à la corrélation plus de technologie = meilleure musique.</p>
<p>The Edge (insérez ici une longue pause pour vous permettre de reprendre votre souffle après vous être disloqué la mâchoire d’un rire hagard pendant une heure)… Que dire sur l’architecte, le technicien, le blablabla? Certes, il joue dans U2. Ça devrait s’arrêter là, mais le problème est que le film parle de grands guitaristes, pas de gars ayant un budget illimité pour se bâtir un arsenal technologique plus gros que les ordinateurs de la Deuxième Guerre mondiale. The Edge confirme son rôle métonymique par rapport à une génération qui devait grandir dans l’absence de <em>Le bé</em> (le tout confirmé par son seul bon moment dans le film, c’est-à-dire ses références aux Clash et à The Jam).</p>
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		<title>Le bâton: Vivre dans la nuit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-baton-vivre-dans-la-nuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 02:12:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alain Cliche: la nuance entre insupportable et incompris</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-baton-vivre-dans-la-nuit/" data-wpel-link="internal">Le bâton: Vivre dans la nuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Patrick Eudeline, aujourd’hui&nbsp; «écrivain rock»–terme aussi indispensable que l’auto-proclamation «poète-rock» de Lucien Francoeur–, collaborateur à la revue française <em>Rock and Folk </em>et anciennement guitariste au sein des groupes Asphalt Jungle et Angel Face, a publié en 1977 un livre intitulé <em>L’Aventure punk</em>.</p>
<p>Encensé par la critique et considéré à ce jour comme un «classique» dans son genre, <em>L’Aventure punk</em> m’a personnellement laissé de glace par son romantisme juvénile et son côté <em>wannabe</em> William S. Burroughs. Sincèrement, ça donne à penser que l’auteur se caressait le gourdin en regardant Lou Reed sur les pochettes du Velvet et en se disant: «Rien à foutre de la vie, je suis un rebelle intello.»</p>
<p>Mon sens critique est ouvertement biaisé en ce qui a trait à ce livre et à ce qu’il proclame, soit: merci jeunesse des années 1990, merci cynisme post-grunge et puberté passée à chercher quelque chose contre quoi couiner. Même avec une remise en contexte, je trouve ça carrément babouin. Celui ou celle qui a dit que, «à défaut de savoir jouer du rock’n roll, les Français savent en parler dans leur littérature», peut aller se rhabiller. Il faut tout de même reconnaître qu’Asphalt Jungle et les Angel Face étaient deux bons groupes et qu’Yves Adrien, auteur de Novövision, a fait l’éloge de Teenage Jesus and the Jerks avant presque tout le monde (désolé <em>buddy</em>, Lester Bangs l’a fait en premier).</p>
<p>Cela dit, si on traverse l’Atlantique et que l’on recule de quelques décennies, la province de Québec a elle aussi enfanté un «écrivain punk» – le terme est à se flageller, toutes mes excuses– répondant au nom d’Alain Cliche. Cliche est l’auteur de deux romans autobiographiques intitulés <em>Accro Vinyle</em> et <em>Normal!</em>, publiés aux Éditions Trois-Pistoles, respectivement en 2006 et 2009.</p>
<p>Alors qu’<em>Accro Vinyle</em> est une collection de chapitres qui passent en revue des escapades et des <em>roadtrips</em> visant à élargir sa collection de disques –le tout en prenant soin de relater des anecdotes qui passent du trip de PCP à une branlette de fond de sous-sol ou à un premier amour–, <em>Normal!</em> présente, quant à lui, une version longue et bonifiée de ce qu’<em>Accro Vinyle</em> se contentaite d’effleurer. De plus, <em>Normal!</em>, même s’il s’annonce initialement un peu trop «Eudeline» dans le style romantico-anarchiste, semble perdre ce côté écrivain juvénile après les premiers deux ou trois chapitres.</p>
<p>Par-dessus tout, ce que Cliche a de plus rafraîchissant, c’est le fait qu’il ne traite pas de l’éternel cercle masturbatoire –ou <em>circle jerk,</em> en anglais, à l’image du groupe américain– Velvet-New York Dolls-Sex Pistols. Ses références musicales passent autant par des groupes bizarro-proto-et-ou-post-punk tels The Residents, Half Japanese, Snakefinger, The Dance ou James Chance, que par des classiques new wave comme P.I.L., Devo ou Generation X.</p>
<p>J’espère que vous êtes convaincus, parce que la passion de Cliche pour la musique et le fait qu’il ait grandi à Québec m’inspireront le sujet des prochaines colonnes du «Bâton», dans lesquelles je traiterai de l’histoire de la new wave/punk/post-punk à Québec et à Montréal.</p>
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		<title>La Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/15/la-baton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 18:15:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui a gagné ses épaulettes: mohawk ou faux-hawk?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Règle générale, les périodes de définition des courants musicaux surviennent souvent trop tard et sont l’initiative de personnages ayant joué un rôle tout au mieux secondaire dans l’évolution dudit courant.</p>
<p>Un exemple récent et facile à situer est le documentaire <em>What’s Indie</em>?, dans lequel une période de questions à saveur laborieuse et un peu rhétorique s’épuise dans un tourbillon de blabla que l’auteur aurait presque pu couper au montage de manière à ne conserver que l’excellente définition à caractère sexuel que donne le musicien et journaliste montréalais Jon Cummins –le barbu qui rédige Punkosaurus Rex dans le journal <em>Mirror</em>–&nbsp; au début du film.</p>
<p>C’est&nbsp; à croire que si l’on réussissait à apposer une définition académique à des termes aussi vagues et relatifs que <em>indie</em>, le monde de la musique en sortirait gagnant. En fait, cela laisse transparaître une incertitude semblable à celle que ressentent les gens confrontés à de la poésie pour la première fois. Il y a des idées et des actions qui ne s’expriment pas dans le langage de tous les jours et vous savez quoi, c’est tant mieux comme ça.</p>
<p>Après l<em>’indie</em> –style de musique qui colle à la peau des gamines arborant foulards palestiniens et souillant leurs culottes lorsqu’on prononce le mot «Metric»–,&nbsp; le terme <em>punk</em> glisse bon deuxième dans la catégorie «discussions pernicieuses pour la matière grise».</p>
<p>Prenez par exemple un groupe <em>punk </em>culte tel Sham 69. Vous savez quoi, ces califourchons tournent encore sous le nom Sham 69 alors que le seul membre de la formation originale est le guitariste. Allô!? Qui irait voir les Beatles si ces derniers étaient formés de Ringo et de ses amis de la maternelle? La réponse étant fort simple, disons que cette longue période d’introduction m’amène à parler d’une formation qui écorche les planches de la Sala Rossa cette semaine: le groupe hollandais The Ex, produit par l’étiquette Blue Skies Turn Black. Groupe phare de l’underground européen, The Ex figure parmi les influences officiellement citées par des géants de la musique alternative tels Fugazi et Sonic Youth. Mais leur importance s’arrêterait là si ces derniers n’avaient pas eu l’intelligence d’évoluer sans relâche musicalement pendant les vingt-cinq dernières années, cumulant notoriété et collaborations avec des musiciens de partout dans le monde, de l’Éthiopie aux États-Unis.</p>
<p>En ce sens, le génie des Ex vient directement de leur capacité à réinventer constamment leur propre définition de ce qu’est un groupe indépendant et <em>underground</em>. La preuve, ces derniers présentent deux concerts à la Sala Rossa cette semaine, en compagnie du légendaire saxophoniste jazz éthiopien Getatchew Mekurya (si vous avez vu <em>Coffee and Cigarettes</em>, vous comprenez l’ampleur du talent des jazzmen éthiopiens).</p>
<p>Si l’expression anglo-saxonne «<em>actions speak louder than words</em>» porte encore en son sein une quelconque sapience, faites-vous donc une faveur et passez par la Sala Rossa mercredi. Vous en ressortirez grandis, je vous l’assure.</p>
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		<item>
		<title>Le Bâton</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/les-amants-de-la-nuit-au-temps-des-feuilles-mortes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 01:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le bâton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les amants de la nuit au temps des feuilles mortes</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que l’automne et la rentrée arrivent, poussant la saison d’accouplement des <em>frat boys</em> sans inhibition à son paroxysme (comme on dit: «chaque guenille trouve son torchon»), je me propose de vous tracer les grandes lignes d’un automne mouvementé et musicalement aussi déraisonnable que la quantité d’adrénochrome ingérée par l’alter ego d’Hunter S. Thompson dans <em>Fear and Loathing in Las Vegas.</em></p>
<p>Qu’arrivera-t-il donc cet automne, en plus de la demi-douzaine de nominations pour l’analgésique formation Beast et la soporifique Beurre de Pirate dans toutes les catégories «fond de basse-cour» de ce monde?</p>
<p>Pop Montréal, de loin le plus attrayant festival musical du Canada, souffle une chandelle de plus sur son gâteau de fête et présente des noms à faire des jaloux chez toutes les têtes-blanches-en-cravate présidant des festivals à gros budgets. En effet, Pop ramène au lasso des légendes pour <em>nerds</em> telles que Teenage Jesus and the Jerks, The Homosexuals et Faust, des inespérés tels que Butthole Surfers, Human Eye et Os Mutantes, groupe psychédélique brésilien redonnant bon nom à la musique sud-américaine, trop souvent souillée par Ricky, J‑Lo, <em>The Ketchup Song </em>et par les hordes d’adeptes de voyages au Pérou ayant pour but de changer le monde en tissant des paniers d’osier.</p>
<p>Si rien n’est parvenu à vous guider vers l’un des millions de concerts extraordinaires qui ont été présentés cet été –que l’on pense à Career Suicide au Friendship Cove ou bien à Nouvelle Vague au Métropolis, spectacle qui a tant frustré les puristes et les chauvins des Francofolies– et que, conséquemment, vous n’en pouvez plus d’attendre Pop Montréal, question de vous mettre quelque chose de juteux sous la dent, j’ose espérer que vous vous êtes rabattu sur Motörhead au Métropolis le 3 septembre. La formation britannique, responsable d’un nombre élevé de problèmes de surdité chez ses fans (de façon factuelle), propose la même recette <em>hard rock</em> qu’elle cuisine depuis plus de trente ans.</p>
<p>Si vous n’avez aucune espèce d’idée de ce dont il s’agit, imaginez-vous un bar qui a pour nom «Bar» (rien de plus) et dont la clientèle, à forte majorité titulaire d’un phallus, sirote de grosses bières offrant un monde plein d’arrières-goûts. Vous voyez? C’est ce qui constitue les trois quarts de l’assistance de Motörhead. Maintenant, dites-vous que Lemmy Kilmister, le chanteur du groupe et l’inimitable voix derrière des classiques tels que l’album The Ace of Spades et la chanson «R.A.M.O.N.E.S.», arbore une moustache en forme de guidon de vélo qui rejoint ses longs favoris. Vous voyez ça aussi? Génial. Ce personnage constitue le protagoniste principal d’un show de Motörhead.</p>
<p>Comme si tout le tralala entourant la troupe en cuir ne suffisait pas, ils ont amené avec eux l’impossible à enivrer Reverend Horton Heat (sérieusement, faites des recherches sur ses anecdotes impliquant deux bouteilles de Jack Daniel) et les politiquement incorrects Nashville Pussy, dont les slogans varient entre «Keep on Fucking» et «Say Something Nasty». La grande classe et l’altruiste savoir-vivre ont pris un congé sans solde ce soir-là… mais reviendront sans doute le 12 septembre pour le concert des fastidieux The Sounds, formation qui était aux toilettes lorsque l’originalité est passée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/les-amants-de-la-nuit-au-temps-des-feuilles-mortes/" data-wpel-link="internal">Le Bâton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Vini, Vidi, Vie de fou à SXSW</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/31/vini-vidi-vie-de-fou-a-sxsw/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 15:48:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment Austin devient l’Eldorado (au moins) une fois par année.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/03/31/vini-vidi-vie-de-fou-a-sxsw/" data-wpel-link="internal">Vini, Vidi, Vie de fou à SXSW</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On se souviendra toujours des paroles du très délicat Sgt. Hartman en ce qui a trait au Texas, dans le film de Stanley Kubrick <em>Full Metal Jacket</em>: «Le Texas…y’a que des pédés et des taureaux là-bas». Aussi minable et approximatif que le commentaire du Sgt. Hartman puisse être, gageons qu’il a dû influencer la façon dont certaines personnes entrevoient le Lone Star State. Afin de pouvoir juger le Texas sur des bases plus empiriques que les élucubrations minoratives d’un personnage fictif, je me suis référé à Annie Quenneville, une journaliste montréalaise qui prête sa plume et son sourire en forme de croquette à des publications telles <em>Vice</em> et <em>Nightlife</em>, en plus de besogner pour Pop Montréal et d’être la coquette bartendresse (pour utiliser le néologisme d’Éric Lapointe) vedette des Deadly Mardis au bar La Rockette. Cette dernière s’est donc rendue à Austin pour assister à la vingt-deuxième édition festival South by South West qui se déroulait du 13 au 22 mars derniers.</p>
<p>D’entrée de jeu, il est primordial de savoir qu’Austin est l’une des villes américaines comptant le plus grand nombre de salles de spectacle par habitant, en plus d’être la capitale de l’état dénombrant la plus grande proportion démographique d’habitants âgés de 18 à 24 ans. Autrement dit, l’ambiance est propice à la fête avant même que le festival ne débute. Notons aussi que des artistes de renom, tels les dérangés 13th Floor Elevator et le non moins dément Daniel Johnston, sont originaires d’Austin. De plus, le prix des transports en commun fait littéralement la barbe à notre «inéluctable» STM. Ce qui fait qu’au fil des vingt-deux dernières années, des congrégations de fêtards ont pu assister aux performances, conférences et représentations de films d’artistes variés tels The Stooges, Van Morrison, Will Geiger (cinéaste) et Quincy Jones, sans se ruiner en frais de transports en commun ou de taxi.</p>
<p>L’encan à bétail offrait encore cette année une variété hétéroclite de groupes qui se produisaient majoritairement dans des bars et autres <em>venues</em> improvisées des rues Red River et 6th Street. Notons entre autres la participation des incontournables Devo, qui selon Annie Q, ont offert la plus ahurissante performance de tout le festival. Sur un ton plus acrimonieux, les amateurs de rock garage ont malencontreusement enduré le coriace retour du mythique groupe de Seattle The Sonics, qui a démontré avec talent à quel point personne ne souhaitait voir Gerry Roslie rendre un hommage piètre et crooner à lui-même et au groupe le plus bruyant du milieu des années soixante.</p>
<p>Pour ce qui est des «buzzbands», King Khan &amp; the Shrines, Wavves, Health et l’orgiastique trio israélien The Monotonix sont parmi ceux dont on reparlera le plus dans les temps à venir. La quelque peu «faiblarde» délégation montréalaise – si on la compare à celle des années précédentes – comptait parmi ses rangs Aids Wolf, The Handsome Furs et The High Dials.</p>
<p><em>Pour plus d’informations: <a href="http://www.sxsw.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.sxsw.com</a></em></p>
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		<title>Le cas de la Casa</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/03/10/le-cas-de-la-casa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ralph Elawani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 15:19:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité culturelle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/archives/567</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a de l’action dans le Mile End: les spectacles sont suspendus à la Casa del Popolo.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque fois que je pense au boulevard St-Laurent en termes de <em>nightlife</em>, l’image d’un <em>Popsicle</em> multicolore ou d’un paquet de Life Savers me vient toujours en tête. La raison en est fort simple: à chaque deux ou trois coins de rue, entre les rues Ontario et Saint-Viateur, la <em>Main</em> arbore des allures contradictoires et souvent surréelles. On ne soulignera pas l’absurdité du mélange hétéroclite de vieux Portugais et de jeunes filles qui, dans des <em>sweatpants</em> à l’effigie de l’université qu’elles fréquentent, trimbalent leur fatigue, assommées par les Sex on the Beach de la veille. Ce qu’il est désolant de constater, c’est à quel point tout ce qui n’est pas fréquenté par de futurs diplômés du HEC ou de jeunes professionnels œuvrant dans des boîtes de communication est en voie de disparition.</p>
<p>Alors que les commerces à orientation &nbsp;«superflue» –magasins d’huile d’olive à tendance progressiste ou néo-bakouniniste et autres tanières de Christian Bégin– prennent finalement la poudre d’escampette en raison de la crise économique, les salles de spectacle décentes pouvant accueillir des foules modérées connaissent malheureusement un sort semblable. Le seul problème, c’est que la situation actuelle n’est pas due uniquement à la conjoncture économique. Si on gratte un peu, on réalise que ce qui a mis fin aux activités de salles comme le Blackdot, le Main Hall, le Green Room et maintenant la Casa Del Popolo, c’est la chasse aux sorcières que la ville de Montréal leur a littéralement ouverte depuis quelques années. Ajoutez évidemment à cela une poignée de &nbsp;«gros bonnets» qui déménagent dans le Mile End et font pression sur la Ville pour qu’elle ferme ces repères de païens mal accoutrés, car les activités de ces derniers empêchent lesdits «gros bonnets» de profiter pleinement de la qualité de l’image HD de leur nouveau cinéma maison.</p>
<p>La Casa Del Popolo, propriété de Kiva et Mauro Pezzente, a donc récemment dû suspendre tous ses concerts, en raison d’un problème lié à leur permis de présentation de spectacle «payants». Tout cela vient alourdir les démêlés qu’ils avaient déjà avec la Régie des Alcools, des Courses et des Jeux (RACJ). Il est aussi pertinent de mentionner qu’un permis comme celui pour lequel la Casa se bat ne peut être obtenu une seconde fois, advenant la perte de ce dernier. Vous devinerez qu’un grand nombre de «gros bonnets» seraient prêts à payer pour qu’un inspecteur ferme l’endroit, et ainsi racheter le permis, une démarche qui n’est pas sans précédent.</p>
<p>Que se passe-t-il avec tous les événements prévus? Pour l’instant, les spectacles payants «amplifiés» (terme technique de la RACJ pour parler de ce qu’on appelle communément des<em> shows</em>) sont suspendus, mais la Casa continue de servir nourriture et alcool, en compensant pour les spectacles par un plus grand nombre de «soirées DJ». Si vous vous demandez comment vous pouvez aider, dites-vous que c’est bien simple: déplacez-vous pour les «soirées DJ»! D’excellents musiciens, dont quelques membres de la formation Pas Chic Chic, feront tourner le <em>nec plus ultra</em> de leurs collections durant tout le mois de mars.</p>
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