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	<title>Mathilde Michaud - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 Mar 2014 09:13:48 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>S’imposer en tant que femme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/25/simposer-en-tant-que-femme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 06:47:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hillary Clinton dévoile ses conseils.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a fait courir les foules, le mardi 18 mars dernier au soir, à l’occasion d’une rare visite à Montréal. Elle y a présenté une conférence sur le thème de la présence des femmes en politique et dans le milieu des affaires. L’événement s’est tenu dans le cadre d’une rencontre de réseautage des membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-20613 alignleft" alt="Hillary" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/Hillary-543x640.jpg" width="326" height="384" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/Hillary-543x640.jpg 543w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2014/03/Hillary.jpg 1792w" sizes="(max-width: 326px) 100vw, 326px"></p>
<p>Même si la conférence s’adressait clairement au milieu des affaires, la CCMM avait fourni gratuitement plus de 300 laissez-passer aux différentes universités québécoises dans le but de permettre à de nombreux jeunes d’assister gratuitement à l’événement. L’administration de l’Université McGill avait d’ailleurs procédé à un tirage plus tôt ce mois-ci afin d’écouler 75 billets auprès de la population étudiante.</p>
<p>Seule sur une immense scène, l’ancienne secrétaire d’État a livré un discours d’espoir aux quelques milliers de femmes réunies au Palais des congrès, évoquant l’exemple de sa propre ascension politique pour montrer qu’il est possible de faire éclater les «plafonds de verres» qui confinent les femmes à des rôles qui ne rendent pas justice à leurs compétences, tant dans le domaine de la politique qu’au sein d’entreprises. Au terme de sa présentation, Hillary Clinton a d’ailleurs été invitée par Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro, à donner des conseils aux femmes ambitieuses qui hésitent parfois à viser plus haut.</p>
<p>Citant Éléonore Roosevelt, l’ex-secrétaire d’État a donné à l’assistance un petit cours en trois points afin de répondre à une question qui lui est posée de façon récurrente: «Madame Clinton, que dois-je faire pour réussir comme vous?». «Dans la vie publique, chaque femme doit rendre sa peau aussi dure que celle d’un rhinocéros» commence-t-elle pour illustrer le fait que les femmes qui s’aventurent dans des métiers traditionnellement masculins doivent apprendre à vivre sous le feu des critiques. Pour Mme Clinton, les femmes se doivent de prendre les commentaires sérieusement, mais pas personnellement. De même, elles doivent croire en leurs capacités et être prêtes à prendre le risque. «Osez la compétion!», martelle-t-elle. Voilà son slogan, celui-là même qui l’a poussée à se lancer en politique.</p>
<p>Hillary Rodham Clinton a fait son entrée sur la scène politique américaine dans un rôle de second plan, celui de Première dame des États-Unis. Avant elle, aucune épouse d’un Président américain n’avait été élue à des postes de pouvoir au terme de leur «mandat» de Première dame, bien que l’une d’entre elles, Éléonore Roosevelt, ait été nommée déléguée aux Nations Unies.</p>
<p>Déjà très impliquée grâce à sa participation à l’élaboration de lois à caractère féministe, telle que la loi sur les congés de maternité adoptée par le gouvernement Clinton en 1993, Hillary soutient que le pas vers la politique ne fut cependant pas facile. Sa décision de se lancer en politique est venue d’un événement anodin. En 2000, alors que Bill Clinton était toujours président, la Première dame a entendu de la bouche d’une jeune étudiante la phrase qu’elle-même s’évertuait à marteler aux jeunes filles: «Osez la compétition, Madame Clinton». Ce fut suffisant pour la convaincre de se lancer dans la course au Sénat à New York, et le reste n’est qu’histoire. De Première dame à secrétaire d’État, en passant par le Congrès américain et un passage remarqué à la course à la chefferie du Parti démocrate en 2008, Hillary Clinton a cumulé les expériences dans une mesure hors du commun, même parmi les politiciens américains les plus chevronnés.</p>
<p>Invitée à se prononcer autant sur la question de la position économique des femmes que sur la politique extérieure des États-Unis, Hillary Clinton démontre qu’être une femme ne devrait absolument pas être un obstacle à une carrière publique. De fait, elle dénote avec autant de joie que de fierté la forte présence des femmes aux postes de Première ministre provinciale au Canada.</p>
<p>Nous pouvons affirmer que Madame Clinton a incontestablement connu une carrière aussi impressionnante que surprenante. La question à présent est la suivante: va-t-elle «oser la compétition» à nouveau lors des prochaines présidentielles?</p>
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		<title>Ton arc-en-ciel en noir et blanc</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/ton-arc-en-ciel-en-noir-et-blanc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 16:35:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[lgbt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour dans le temps / Chronique</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/ton-arc-en-ciel-en-noir-et-blanc/" data-wpel-link="internal">Ton arc-en-ciel en noir et blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>*Cahier Spécial « Hors Norme&nbsp;»</em></p>
<p>Tout le monde en parle. La communauté homosexuelle est au centre de l’actualité internationale depuis au moins deux ans. Les manifestations contre l’homoparentalité en France, les lois pour le mariage aux États-Unis, et puis Sotchi et la Russie. À chaque fois, on se dit qu’il fait bon vivre au Québec. Ne nous leurrons cependant pas, il n’en a pas toujours été ainsi et beaucoup reste à faire.</p>
<p><b>De clandestinité à liberté</b></p>
<p>1969, c’est l’année où l’homosexualité a été retirée du code criminel canadien. Ça peut sembler loin, mais à cette époque, mes parents avaient déjà dix ans. 1977, plus d’une centaine de personnes sont arrêtées à Montréal pour avoir été dans une «maison de débauche» qui s’avère en fait être un bar gay: le Truxx. C’est suite à cette arrestation que la population gay se lève et demande l’ajout de l’orientation sexuelle aux motifs interdits de discrimination dans la charte des droits et libertés, chose qui leur est accordée la même année par le gouvernement provincial.</p>
<p>Si de telles avancées ont été possibles, elles trouvent leurs fondations dans une longue période de répression de la population homosexuelle du Québec. La Loi sur la «grossière indécence, est adoptée en 1890 par le gouvernement canadien. S’ajoutant à la criminalisation de la sodomie déjà en vigueur, elle permet la poursuite en justice d’un homme considéré avoir commis une «grossière indécence» avec un autre homme. Entre sa mise en application et 1907, en moyenne quatre hommes par année sont arrêtés pour y avoir dérogé. De même, en 1975, et ce malgré la décriminalisation de l’homosexualité,&nbsp; la Loi sur les maisons de débauche, est adoptée. Si elle vise officiellement à assainir la qualité de vie à Montréal, son but principal est en fait de réduire la présence de saunas et de bars gay en vu des jeux olympiques de 1976 – ça vous rappelle quelque chose? – et de justifier les arrestations de ceux qui les fréquentent. Les années 1950 et 1960 voient effectivement une recrudescence des arrestations de masse dans les établissements à clientèle majoritairement homosexuelle. C’est ainsi que plus de 300 individus, dont 37 transsexuels, sont arrêtés lors de fiançailles entre deux hommes qui se donnaient au Lion D’or en mars 1950.</p>
<blockquote><p>Entre sa mise en application et 1907, en moyenne quatre hommes par année sont arrêtés pour avoir dérogé à la Loi sur la «grossière indécence»</p></blockquote>
<p>La réponse ne se fait cependant pas attendre. On voit dès le début des année 1970 l’apparition des premiers organismes politiques, dont le Front de libération des homosexuels (FLH) qui, en 1971, met sur pied le premier centre communautaire gay, dans le but de rassembler la communauté autrement que par l’alcool. Effectivement, depuis son apparition, autour de 1920, la communauté s’était majoritairement regroupée autour des premiers bars ouvertement gays, et c’est la disponibilité de tels espaces publics qui permet l’essor de la communauté homosexuelle. C’est à présent le temps d’un mouvement politique qui, à force de pétition, de congrès et de manifestations arrivent, en 2002, à faire accepter l’union civile au Québec et en 2005 le mariage pour l’ensemble du Canada.</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #808080;">Lire aussi:</span> <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/26/mariage-pour-tous/" data-wpel-link="internal">Mariage pour tous&nbsp;</a></strong></p>
<p><b>Les gays à l’avant-plan, les lesbiennes derrière la caméra</b></p>
<p>Si la communauté prend sa place dans la ville, notamment à travers son quartier, le village, qui devient, au tournant du XXI<i>e</i> siècle un centre névralgique culturel à Montréal, la représentativité des différents groupes compris dans cette dite communauté n’est pas des plus égalitaire. En effet, dès le début du XX<i>e</i> siècle, une scission s’opère entre gays et lesbiennes, autant géographiquement que dans les luttes. Des organismes différents les représentent, ils ne se regroupent pas dans les mêmes quartiers.</p>
<p>Mais présenter la chose aussi simplement serait oublier tout l’historique qui entoure les luttes de l’un et l’autre de ces groupes. Petit exercice de mémoire. Autre que Sappho, célèbre poétesse grecque de l’Antiquité qui exprime très explicitement son amour des femmes dans ses poèmes, êtes vous en mesure de nommer une seule lesbienne ayant vécu avant le XX<i>e</i> siècle? Ou même, avant 1950? À l’opposé, il nous semble plutôt facile de retracer le parcours homosexuel masculin au cours du temps. Sans s’attarder à l’homosexualité bien connue des Grecs de l’Antiquité, nous pourrions parler de Louis XIII, ou encore du comte de Buckingham, qui sont tous deux soupçonnés d’avoir entretenus des relations avec des hommes. Si l’homosexualité masculine n’était pas acceptée, elle fut pour le moins reconnue comme existante de tout temps. Pouvons-nous en dire autant du lesbianisme?</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #808080;">Lire aussi:</span>&nbsp;<a title="L’école de la norme" href="https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/lecole-de-la-norme/" data-wpel-link="internal">l’École de la norme</a></strong></p>
<p>Le concept, ou identité, lesbien apparaît officiellement au tournant du XX<i>e</i> siècle. Et encore là, son utilisation est plutôt restreinte. La raison de cette «invisibilisation» de la communauté homosexuelle féminine? Elle vous paraîtra peut être simpliste à première vue: le patriarcat. Je m’explique. L’apparition d’une division du travail interne à la famille, dans laquelle la femme, maîtresse de la maison, a comme objectif principal de vie le bien-être des enfants et de son mari, a très longtemps mis un frein à l’imaginaire collectif. Effectivement, si la société considère la femme comme principalement dédiée à son rôle familial et comme simplement capable de le remplir, comment pourrait-elle considérer que celle-ci puisse avoir d’autres passions, une autre femme par exemple? L’apparition tardive de l’identité lesbienne dans l’imaginaire collectif retarde donc, <i>de facto</i>, son acceptation.</p>
<blockquote><p>Si la société considère la femme comme principalement dédiée à son rôle familial, comment pourrait-elle considérer que celle-ci puisse avoir d’autres passions, une autre femme par exemple?</p></blockquote>
<p>Encore aujourd’hui, bien que plutôt bien acceptée dans les grands centres québécois, la communauté lesbienne reste beaucoup moins visible que celle des gays, autant sur la scène politique, artistique que sociale. Un autre effet de l’institution patriarcale dans les relations entre ces deux groupes? Dans tous les cas, si nous pouvons nous consoler en nous comparant – à la Russie par exemple – la&nbsp; lutte commencée par le FLH est loin d’être terminée.</p>
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		<item>
		<title>Un ballet urbain éloquent</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/un-ballet-urbain-eloquent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 05:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kyle Abraham met en mouvement la jeunesse afro-américaine avec précision.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Connaissez-vous la réalité des quartiers afro-américains de Pittsburgh, ou encore de New York? C’est une réalité trop souvent éclipsée par les médias de masses, bien qu’elle englobe une bonne part de la population nord-américaine. C’en est une qui, au tournant des années 1960, a été durement frappée par les phénomènes de gangs, par la pauvreté, le trafic de drogues et le sida. C’est dans cette réalité qu’a grandit le jeune chorégraphe et danseur Kyle Abraham et c’est précisément celle-ci qu’il a voulu reproduire à travers la dernière œuvre de sa compagnie Abraham.in.motion, <i>Pavement</i>.</p>
<p>S’inspirant de deux œuvres majeures de la culture afro-américaine du dernier siècle, le film <i>Boyz N The Hood</i> de John Singleton et le livre de W.E.B. Du Bois <i>The Souls of the Black Folks</i>, <i>Pavement </i>cherche à dresser une chronologie de la culture noire moderne. Abraham puise par ailleurs dans son éducation musicale classique et propose un surprenant mélange de ballet contemporain et de danse urbaine qui, loin d’être simplement superposés, se rejoignent en un ensemble des plus naturels. Ainsi transparaît une attitude purement urbaine au travers d’une gestuelle très académique, une opposition qui se fait aussi sentir dans ses choix musicaux. Se côtoient effectivement opéra, coups de feux et sirènes de police, un mélange qui, sans déplaire, est pour le moins surprenant. «J’aime le fait de les [coups de feux et sirènes] opposer à des voix de contre-ténor lyriques évoquant celles des castrats», explique-t-il en entrevue avec&nbsp;<i>La Presse </i>(<i>Kyle Abraham, Légende urbaine</i>- 1<i>er</i> mars 2014).</p>
<p>L’originalité de l’œuvre d’Abraham vient aussi de la conjugaison de différentes formes d’arts. Théâtre, musique, danse, arts visuels: «quand je regarde la danse, je la vois plus comme de l’art visuel que comme un art de performance», explique-t-il au <i>Devoir </i>(<i>Les urbanités fragmentées de Kyle Abraham</i>– 1<i>er</i> mars 2014). En effet, plus qu’un spectacle, c’est plutôt un tableau qui nous est dépeint à travers la performance des sept danseurs. Un tableau de la vie de sept jeunes expérimentant les différences raciales et la turbulence de cette jungle qu’est la vie sociale urbaine américaine.</p>
<p>On peut être à maintes reprises frappé par l’authenticité qui ressort du propos de <i>Pavement</i>. C’est donc sans surprise qu’on apprend qu’il s’agit en fait d’un travail basé sur les expériences vécues par chacun des danseurs, dont Kyle Abraham, expliquant ainsi la teneur plus émotionnelle qu’athlétique de cette performance – bien qu’on puisse être plusieurs fois impressionné par la fluidité et l’amplitude qui émane de l’étrange mélange stylistique présenté.</p>
<p>Fascinant et surprenant, le spectacle présente des ensembles visuellement très intéressants. Le spectateur peut cependant rester surpris du manque de fini qui semble envelopper les mouvements des danseurs. Effet collatéral du <i>background</i> urbain de la composition ou manque d’attention au détail? Cela semble difficile à définir, mais l’œil du danseur dans l’auditoire aura été écorché par les pieds non pointés qui contrastent tant avec l’impressionnante gymnastique des danseurs.</p>
<p>C’est tout de même une composition particulièrement éclatée et expressive qui nous est présentée par la compagnie Abraham.in.motion, laquelle nous promet d’ailleurs une nouvelle production, la troisième en ligne, dans un avenir très proche.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>1984, 1984 partout</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/1984-1984-partout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 20:22:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chronique: Retour dans le temps</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/1984-1984-partout/" data-wpel-link="internal">1984, 1984 partout</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On n’aura jamais autant entendu<b> </b>parler de vie privée et de la protection de celle-ci que dans les derniers mois. Plus on en apprend cependant, plus il nous semble voir réapparaitre la trame narrative d’un <i>1984</i> des temps modernes. Après l’écoute électronique et la lecture de nos courriels, ce sont maintenant nos correspondances qui sont espionnées. Qu’arrive-t-il à notre droit à la vie privée? Mais réfléchissons‑y un instant. Depuis quand avons nous ce <i>droit</i> à la vie privée? Depuis quand le concept existe-t-il même?</p>
<p>La philosophe Hannah Arendt, dans <i>La condition de l’homme moderne</i>, parle de son apparition simultanément à celle de la cité dans la Grèce antique: l’apparition d’une sphère d’inégalité, la vie privée, vis-à-vis d’une autre d’égalité, soit la vie politique. Mais la vie privée à laquelle on se réfère apparait un peu plus tard. Cette dichotomie prend forme avec l’avènement du libéralisme et d’une notion de liberté de conscience et de propriété privée qui n’avait jusque là pas réellement sa place dans la société féodale. L’ère du libéralisme? Il ne faut pas retourner trop loin pour en voir le début et déjà le concept de vie privée semble s’effriter.</p>
<p>Il n’y a pas si longtemps, on pouvait s’assurer qu’une conversation reste dans le domaine du privé. Cela n’est plus si certain avec la myriade de technologies qui nous cernent de toutes parts. Les caméras sont partout, le monde entier nous écoute. Si cela peut sembler une simple dérive, ce serait faire fi de la volonté de nous espionner qui anime autant les compagnies privées que nos organes gouvernementaux.</p>
<p>Pour certains, il s’agit d’une stratégie de marketing. Ian Lamothe-Brassard, consultant en sécurité de l’information, explique, lors d’un panel intitulé «Technologie, gouvernance et éthique» dans le cadre des rencontres «Maîtres Chez Vous 2014», que Facebook enregistre, par exemple, toutes les informations émises par une adresse IP lors de son passage sur une page portant une mention «partager sur Facebook» afin de mieux cibler les publicités à proposer sur le fil d’actualité du dit utilisateur. Si cette intrusion dans la vie privée peut en choquer plus d’un, il s’agit tout de même d’une activité plutôt aléatoire qui n’influe, finalement, pas tant que ça sur notre qualité de vie (veuillez noter que je ne supporte pas pour autant une telle activité).</p>
<p>Qu’en est-il cependant de la capacité de notre gouvernement d’avoir accès à nos correspondances (sur Facebook ou Gmail autant que celles dans notre boite aux lettres). Je ne parle pas ici d’une intrusion permise par un mandat de la Cour dans l’optique de mettre un frein aux activités d’un terroriste tentant de faire exploser le nouveau World Trade Center. Je parle des correspondances de monsieur et madame tout le monde.</p>
<p>En entrevue avec <i>Le Délit</i>, Pierre Trudel, professeur titulaire au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, mentionne les lourdes conséquences que peut avoir l’accès du gouvernement à nos informations. «Si le gouvernement accède à des informations et prend des décisions ensuite sur les individus sur la base de ces informations-là, ça peut avoir des conséquences épouvantables en terme de liberté. On n’a qu’à voir les <i>No fly lists</i> (liste d’interdiction de vol), qui existent dans certains pays, par exemple, aux États-Unis où des gens se font dire qu’ils ne peuvent pas prendre l’avion mais sans pouvoir leur dire pourquoi.»</p>
<p>Il s’agit ici de notre liberté de déplacement, notre liberté d’expression. Si nous pouvons fermer les yeux sur une intrusion commerciale de telle ou telle firme qui veut nous vendre ses produits, pouvons-nous le faire sur une ingérence gouvernementale? Avons nous le droit de laisser ainsi passer une telle attaque à notre fameuse vie privée?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/1984-1984-partout/" data-wpel-link="internal">1984, 1984 partout</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Maccarthysme revisité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/maccarthysme-revisite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 07:46:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=20096</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour dans le temps</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/maccarthysme-revisite/" data-wpel-link="internal">Maccarthysme revisité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Souhaiter la conservation de la neutralité d’un poste non partisan au sein de l’organisation parlementaire. Qui pourrait objecter? Cela semble une bien belle idée, mais sommes-nous prêts à l’accepter à n’importe quel prix?</p>
<p>«Loi C‑520: feu vert à la “chasse aux sorcières”». C’est ainsi que <i>Le Devoir </i>titrait, le 13 février dernier, sa brève sur le nouveau projet de loi étudié à la chambre des communes. Un titre pas banal qui a si tôt fait d’attirer mon attention. Que peut-il bien y avoir de similaire entre ce projet de loi et l’apogée du bûcher dans notre société? Peut-être que tous deux relèvent d’une bonne dose d’arbitraire et visent à réduire au silence ceux qui pourraient représenter une opposition. Effectivement, la <i>Loi sur l’impartialité politique des agents du Parlement </i>obligerait quiconque souhaite accéder à l’un de ces postes à dévoiler toutes les activités partisanes auxquelles il a pris ou prend toujours part, l’objectif officiel étant «d’éviter les conflits qui pourraient survenir ou sembler survenir entre les activités partisanes et les fonctions officielles d’un agent du Parlement ou de toute personne travaillant pour le bureau de celui-ci».</p>
<p>On ne mettra bien évidemment personne sur le bûcher pour ses opinions, mais cette loi présente cependant bien des dangers. Loin de «seulement» permettre une plus grande transparence des activités et de prévenir de potentiels conflits d’intérêts, elle permet aussi au gouvernement de choisir ses agents en fonction de leur passé politique. N’est-ce pas pratique de pouvoir ainsi écarter ceux et celles ayant milité, disons, pour le parti communiste? J’ai une impression de déjà vu.</p>
<p>9 février 1950, Joseph McCarthy prononce un discours dénonçant la présence de communistes au sein du département d’État et prétend même posséder une liste de 205 noms. S’enclenche alors la plus grande chasse aux sorcières moderne, mieux connue sous le nom de maccarthysme. Partout, au sein du gouvernement, dans les universités, dans les syndicats, on cherche sans répit ces agents bolchéviques infiltrés. Dans plusieurs cas, on rend obligatoire à l’embauche de prêter serment, statuant l’absence de liens avec les communistes et bolchéviques. Un seul objectif, tuer dans l’œuf l’opposition au régime capitaliste en place.</p>
<p>Le Québec de Maurice Duplessis a, lui aussi, vécu ses heures noires de la grande «Peur Rouge». En avance sur son temps, Duplessis instaure dès 1937 la <i>Loi du Cadenas</i>, permettant l’arrestation et la confiscation des biens de quiconque serait soupçonné de tenir, encourager ou propager des propos ou des actions communistes. On va même, en 1954, jusqu’à retirer aux syndicats leur droit de représentation lorsqu’un de leurs membres dirigeants est affilié à un parti ou groupe à tendance communiste.</p>
<p>Si la loi présentée par le député conservateur ne peut être qualifiée de maccarthysme à proprement parler, elle en a cependant toutes les couleurs. Assez pour inciter à la plus grande prudence alors que la loi est mise à l’étude par le Comité permanent de l’accès à l’information, de la protection des renseignements personnels et de l’éthique. Espérons seulement que nous ne nous dirigeons pas tranquillement vers un retrait graduel de la diversité des opinions dans nos institutions.</p>
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		<title>Changez l’oppresseur: du politique au pétrole</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/changez-loppresseur-du-politique-au-petrole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 06:23:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=19977</guid>

					<description><![CDATA[<p>Opinion</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>1867. C’EST LA CONFEDERATION.</b> L’union canadienne reçoit enfin une part d’indépendance qu’elle avait demandée. Les Canadiens ne sont cependant pas les seuls à être affectés par la nouvelle unité politique qu’a créée la mère patrie. Les nations autochtones, surtout celles de l’Ouest, en sont les grandes perdantes, et leurs malheurs ne font que commencer. Placés dans des réserves, réduits au statut d’enfant aux yeux de la loi, privés de leurs principales sources de revenus, la situation de ceux qu’on appelle Indiens ou encore Sauvages selon la Loi sur les Indiens de 1876 n’est pas bien plus enviable que celle de leur voisins noirs du sud.</p>
<p>Mais tout ça, c’est du passé bien évidemment. En êtes-vous si sûrs? Il me semble que les 5exemples démontrant le contraire pullulent. Arrêtons-nous simplement à la situation des Premières Nations d’Alberta. Cette chère Alberta, poumon économique de notre beau pays… Et si cette économie était justement la cause de bien des maux?</p>
<p>45 Premières Nations, réparties dans 140 réserves vivent sur le territoire de l’Alberta, la grande majorité desquelles se situent dans le Nord de la province, hôte principale de la grande industrie des sables bitumineux. Ces territoires, si on se réfère aux nombreux traités qui ont été signés entre les autorités coloniales et les chefs autochtones au cours des derniers siècles, leur appartiennent. S’ils sont utilisés pour l’exploitation pétrolière, c’est donc nécessairement que les communautés autochtones ont donné leur approbation. Vous y croyez, vous? Pas moi! Ça ne m’a pris que quelques appels pour confirmer mon impression.</p>
<p>Au bout du fil, à l’autre bout du pays, Quetzala Carson, graduée d’Études des Premières Nations à l’Université d’Alberta et militante pour les droits autochtones explique comment les consultations se déroulent vraiment. «Ce qu’ils cherchent, c’est une poignée de voix qui portent leur message et une fois qu’ils l’ont, ils partent aussi rapidement que possible […] Il y a une tradition dans la plupart des cultures amérindiennes selon laquelle chaque décision doit être prise en considération des sept prochaines générations. C’est tout sauf pris en considération par le système consultatif». Plus encore m’explique-t-elle, les communautés ne sont pas seulement exclues du système de consultation, leurs traditions et modes de vie sont aussi décimés par l’exploitation des ressources pétrolières. «Certaines communautés utilisent une plante spécifique pour soigner une maladie spécifique et elles ne peuvent plus la trouver car les compagnies les ont relocalisées sur de nouveaux territoires».</p>
<p>Bien sûr, beaucoup d’argent de même que des emplois sont offerts aux communautés en dédommagement, mais à cela Quetzala répond: «ils ne demandent pas à nos enfants s’ils veulent se départir de leurs traditions, et de ce sur quoi leur communauté a grandi génération après génération, pour de l’argent à court terme. Ils ne font que demander à ceux qui leur donneront la réponse qu’ils veulent entendre et le reste de la communauté est ignorée, qu’elle se battent ou non».</p>
<p>Nous parlons ici de l’exemple le plus probant d’infraction aux droits d’une population; de la situation où les implications sociales de cette immense industrie sont les plus visibles. Mais est-ce réellement le seul? L’éducation, les relations médiatiques, l’immigration, les services sociaux, tout en Alberta est affecté par cette grande industrie, et pas dans la plus positive des manières. Je m’arrêterai ici, car je pourrais vous en écrire un livre entier, mais posez-vous un instant en prenez le temps d’y réfléchir. Prenez quelques instants pour vous demander si c’est vraiment ce pétrole, sale autant environnementalement que socialement, que vous voulez voir arriver jusqu’ici à travers une pipeline dont la sécurité laisse à désirer.</p>
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		<title>Désobéissez</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/21/desobeissez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2014 05:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour dans le temps</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Désobéissance civile ou non? La question est posée. Devrions-nous nous opposer par l’action à la décision du gouvernement du Québec, advenant qu’il choisisse d’adopter le projet de loi 60, mieux connu sous le nom de la Charte des valeurs? Dans lequel cas, quelle est notre légitimité à agir ainsi?</p>
<p>Antoine Robitaille, dans son article <i>Projet de loi 60 et désobéissance – Irrecevable</i> (<i>Le Devoir</i>, 14 janvier 2013), laisse entendre que c’est la solution envisagée par la Commission Scolaire <i>English-Montréal</i> (CSEM) et l’Université Concordia. Même si de tels propos ont été retirés deux jours plus tard dans un article <i>Erratum (En désaccord, mais pas en rébellion</i> – <i>Le Devoir</i>, le 16 janvier 2013), il n’en reste pas moins que le bal est lancé. Oui ou non, devrions-nous désobéir civilement à notre gouvernement?</p>
<p>On ne peut répondre à cette question sans faire un bref retour sur la première définition qui fut donnée à ce terme par Henry David Thoreau, poète philosophe américain, dans son essai <i>La Désobéissance civile</i> publié en 1849. Selon lui, la désobéissance civile n’est rien de moins que la suite logique de l’objection de conscience. Si vous êtes contre la guerre que prône ou bien supporte votre gouvernement, ne payez pas les impôts qui lui sont relatifs, dit-il, soyez en accord avec votre conscience, c’est la meilleure façon d’agir justement. De la même manière, il ne croit pas que la justice passe nécessairement à travers les lois, car celles-ci sont l‘œuvre de la «majorité» et peuvent être injustes.</p>
<p>Dans ce cas, pourquoi devrions-nous y obéir? Il conclut par une critique de cette fameuse majorité, cette opinion publique à laquelle nous faisons sans cesse appel. Après tout, dit-il, la raison pour laquelle nous permettons à une majorité de régner «ne tient pas tant aux chances qu’elle a d’être dans le vrai, ni à l’apparence de justice offerte à la minorité, qu’à la prééminence de sa force physique». Il s’agit donc plus d’un appel au respect de notre conscience qu’à une révolte ouverte et violente contre toute forme d’autorité.</p>
<p>Cette définition a été utilisée depuis lors dans de multiples combats, que ce soit en Inde pour se défaire de l’impérialisme anglais ou aux États-Unis pour abattre le système ségrégationniste. Le Québec en a lui aussi eu son lot et nous pourrions même dire qu’il en a été le précurseur. Nous pouvons effectivement retracer la désobéissance civile aussi loin qu’à la résistance des Canadiens-français aux campagnes de conscription britanniques des années 1775–1777.</p>
<p>Papineau est, lors des révolutions de 1837–1838, le précurseur de la désobéissance civile au Québec, ajoutant à ses tentatives pacifiques et légales de réforme du système, une série d’actes considérés illégaux par le pouvoir anglais, soit le boycott des produits d’importation, l’importation de contrebande ainsi que la ruée sur les banques pour y retirer ses avoirs. C’est, depuis lors, entré dans la tradition de ne pas se plier aux décisions gouvernementales pour lesquelles nous aurions objection de conscience: résistances à la conscription de 1914–18; à celle de 1939–45; blocus de la base militaire de La Macaza en 1964, un geste antimilitariste mieux connu sous le nom de l’Opération Saint-Jean-Baptiste; ou encore Henry Morgentaler qui refusa de se plier à la loi contre l’avortement et avorta des femmes venant de tous les coins du pays et même des États-Unis.</p>
<p>C’est dans la continuité de cette tradition que nous vivons depuis trois ans une période d’effervescente désobéissance au Québec. Ravivée avec force par le printemps étudiant, elle ne semble pas se tarir alors que les uns après les autres, les groupes se lèvent pour contester la charte.</p>
<p>Après la menace des quatre candidats à la mairie de Montréal, en octobre 2013, de se rendre devant les tribunaux si adoption il y avait, quel est le prochain pas pour les citoyens qui ne veulent pas voir celle que l’on nomme «la charte de l’intolérance» appliquée au Québec? La désobéissance civile? Si on suit les conseils de Thoreau, c’est la seule chose qui semble acceptable: suivre sa conscience. En effet, «si, de par sa nature, cette machine, [le gouvernement], veut faire de nous l’instrument de l’injustice envers notre prochain, alors je vous le dis, enfreignez la loi».</p>
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		<title>Bonne année dans le temps</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/01/14/bonne-annee-dans-le-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2014 07:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retours historiques à célébrer.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 650px;"><span class="media-credit-dd"><br>
</span></span></span>On a tendance, à la venue de la nouvelle année, à simplement regarder la nuit passer sans réellement se demander ce que ça va signifier. Pourtant ce passage n’est pas banal. Chaque année s’imbrique dans le grand casse-tête historique, apportant ses événements marquants, mais commémorant aussi ceux du passé. Faisons donc une courte revue proactive de ce que représentera l’année 2014.</p>
<p><b>2014</b></p>
<p>Il est tout d’abord à noter que nous qualifions cette nouvelle année comme la 2014<sup>e</sup> par convention sociale, mais qu’il existe une foule d’appellations propres aux diverses cultures. Mentionnons-en quelques-unes: nous sommes présentement en l’an 5774 selon le calendrier hébraïque, l’an 1435 selon le calendrier musulman, l’an 1935 selon le calendrier hindou et même en l’an 222 selon le calendrier révolutionnaire français.</p>
<p>Chaque année, différents organismes internationaux déclarent des années internationales de ceci et de celà. L’Organisation des Nations Unies (ONU) a donc déclaré cette année dédiée à l’agriculture familiale, la cristallographie, les petits États insulaires en développement et la solidarité avec le peuple palestinien. De telles attributions peuvent sembler aléatoires, mais elles sont en fait intrinsèquement reliées aux mandats que se donnent l’ONU et visent à promouvoir des actions nationales et internationales ainsi qu’à stimuler l’intérêt pour leurs programmes et activités.</p>
<p><b>Et le passé, dans tout ça?</b></p>
<p>Charlemagne poussait il y a 1200 ans son dernier souffle. Pionnier de l’Europe telle que nous la connaissons, son héritage nous parvient à travers les âges, que ce soit sous la forme de la minuscule carolingienne, écriture que nous utilisons actuellement, ou par les écoles dont il a fait naître la première forme. Célébrer sa mémoire ne nous vient pas souvent à l’esprit mais cette 2014<sup>e </sup>année nous en donne l’opportunité.</p>
<p>Il y a 300 ans se signait le traité de Baden, mettant fin à la guerre opposant la France et&nbsp; le Saint-Empire Romain Germanique, redessinant ainsi la carte de l’Europe. 100 ans plus tard le congrès de Vienne refaisait le même exercice, retransformant l’Europe mais, cette fois-ci, dans l’optique d’une redistribution des précédentes conquêtes de Napoléon.</p>
<p>Dans le même ordre d’idées, mais plus près de nous, le traité de Gand mettait fin, il y a 200 ans, à la guerre opposant Américains et Britanniques en sol d’Amérique du Nord, redéfinissant le frontière selon le <i>statu quo ante</i>. Mentionnons aussi la destruction par le feu de la Maison Blanche et du Capitole cette même année de 1814. C’est cet acte qui mettra le feu aux relations déjà très tendues qu’entretiennent les deux occupants du continent et qui permettra l’arrivée officielle des États-Unis sur la scène internationale.</p>
<p>Triste année, l’an 1914 surprend la planète lorsqu’est assassiné à Sarajevo l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche, déclenchant la Première Guerre mondiale qui s’étendra jusqu’en 1918, marquant l’entrée de la guerre dans l’Ère contemporaine.</p>
<p>1914 voyait aussi la naissance de grands personnages ou encore le début de grandes carrières à travers le monde. Effectivement, grand jour pour le Québec, Félix Leclerc, poète et chanteur québécois voyait le jour le 2 août. Pareillement, le 31 août, en France, c’est Louis de Funès, qui fera rire les Français dans ses nombreux films. À Paris, la fantastique carrière de Coco Chanel prend son envol, revigorant et transformant le monde de la mode.</p>
<p><b>Il y a 50 ans!</b></p>
<p>Ce serait un euphémisme que de dire qu’il s’est passé beaucoup de choses dans le 50 dernières années: mouvements sociaux, militaires et politiques. Nous fêtons le cinquantenaire d’un certain nombre de ceux-ci cette année.</p>
<p>Le 5 février 1964, la loi 60 créait au Québec un ministère de l’Éducation qui allait être, peu après, mandaté de créer les cégeps grâce au rapport Parent. Le 14 février, l’Assemblée législative du Québec votait la Loi sur la capacité juridique de la femme mariée, marquant le début de la réelle émancipation de la femme au Québec. L’autre grand pas pour les droits civils dont on fête le cinquantenaire est l’abrogation officielle et totale des lois Jim Crow sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis, mieux connues par le célèbre dicton «<i>Seperate but equal</i>».</p>
<p>L’année se finit en beauté avec la venue de la <i>Beatlemania</i> à Montréal, le 8 septembre alors qu’une foule s’amasse au Forum de Montréal pour les accueillir en délire.</p>
<p>Bonne année 2014!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Coderre, nouveau maire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/05/coderre-nouveau-maire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 05:46:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les jeunes sont déçus du résultat des élections.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id style="width: 573px;"><span class="media-credit-dd"><br>
</span></span></span>Denis Coderre devient officiellement le 44<i><sup>e</sup></i> maire de Montréal, avec 32% des votes en sa faveur.&nbsp; Mélanie Joly termine deuxième (26%), suivie de très près par Richard Bergeron (25%). Marcel Côté termine quatrième (13%). Après Gérald Tremblay et Michael Applebaum – tous deux ayant quittés la mairie en raison d’allégations de corruption – puis Laurent Blanchard, maire par intérim, c’est Coderre qui prend les reines de la Ville, avec des promesses de transparence.</p>
<p>Malgré les récentes allégations selon lesquelles Coderre aurait été impliqué dans le système de corruption lors de son passage au Parti Libéral, et malgré la démission récente du candidat Robert Zambito, actuellement sous enquête pour allégations de pots-de-vin, les Montrélais ont décidé de lui faire confiance.</p>
<p>Dans son discours fait lors de la soirée d’élection suite à sa victoire, Denis Coderre s’est dit conscient de sa minorité au Conseil, et qu’il était prêt à travailler de concert avec les autres partis à Montréal. Il s’est présenté comme le «rassembleur des Montréalais», et a insisté sur son désir de refaire de Montréal une ville «incontournable».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Résultat impopulaire auprès des jeunes</b></p>
<p>Les jeunes montréalais qui ont assisté à la soirée des élections organisée par le Jeune Conseil de Montréal se sont dits déçus des résultats. Jeremy Boulanger Bonnelly, étudiant en droit à McGill, ne croit pas qu’il y aura des changements au niveau de la corruption à Montréal avec l’arrivée de Coderre. «Denis Coderre, on sait que c’est un vieux de la veille, quelqu’un qui, au fédéral, était impliqué dans des schémas de corruption, même s’il n’était pas directement visé, il était quand même impliqué dans un système qui gère la corruption. Je pense que ça va être la même chose rendu à la mairie de Montréal». Il espère que le nouveau maire soit plus à l’écoute de la population en général, en mettant en place des processus pour communiquer davantage avec les citoyens.</p>
<p>Pierrick Rouat, étudiant en droit à McGill, espère que le nouveau maire de Montréal sera intègre. Il ne croit toutefois pas que cela soit très réaliste. «L’intégrité et la responsabilité d’une personne s’opposent, à mon avis, à la démission de cette personne de son poste de député pour pouvoir sauter sur la mairie de Montréal», dit-il en entrevue avec<i> Le Délit</i>.</p>
<p>Marianne Côté, étudiante en communication et sciences politiques à l’Université de Montréal, n’est pas satisfaite des résultats des élections. Elle n’est pas surprise que Coderre ait été élu, mais reste impressionnée par la campagne de Mélanie Joly, par le fait qu’elle soit une nouvelle candidate. «J’ajouterai que je suis désolée qu’une élection qui devait être historique ait attiré aussi peu de citoyens aux urnes. Je crois que c’est ma plus grande déception», dit-t-elle au <i>Délit.</i></p>
<p>Félix-Antoine Boily-Audet, étudiant en communication politique et société à l’Université du Québec à Montréal, souhaite pour sa part que Coderre soit «un maire intègre et transparent, résolument tourné vers le développement durable et l’écologie. Qu’il soit à la fois visionnaire et pragmatique».</p>
<p>La participation au vote municipal était au Québec plus élevée de 5% par rapport à celle des élections de 2009, selon ce que rapporte le Ministère des Affaires municipales. En effet, 50% de la population pouvant voter s’est présentée aux urnes le dimanche 3 novembre. À Montréal, le taux de participation était légèrement plus élevé qu’il y a quatre ans: 40% (contre 39% en 2009).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Le calme avant la tempête</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/le-calme-avant-la-tempete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2013 06:43:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en un univers transcendant que se transforme la Cinquième salle de la Place des Arts pour la pièce Weather de Lucy Guerin. Décor minimaliste, costumes minimalistes, musique minimaliste, cela serait un spectacle bien épuré sans compter la puissance qui se dégage des danseurs. Plutôt que de nous impressionner par un enchaînement de piqués, jetés,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/10/29/le-calme-avant-la-tempete/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le calme avant la tempête</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en un univers transcendant que se transforme la Cinquième salle de la Place des Arts pour la pièce <i>Weather</i> de Lucy Guerin. Décor minimaliste, costumes minimalistes, musique minimaliste, cela serait un spectacle bien épuré sans compter la puissance qui se dégage des danseurs. Plutôt que de nous impressionner par un enchaînement de piqués, jetés, fouettés, ils nous en mettent plein la vue par le contrôle qu’ils exercent sur leur corps et la cohésion dont ils font preuve. Si on peut penser à première vue que dix minutes de pas de jazz seraient trop longues, les danseurs ne tardent pas à nous démontrer le contraire. La pièce prend racine dans la simplicité du mouvement pur.</p>
<p>Articulée autour des changements climatiques, Guerin se garde bien d’en faire directement le procès, quoique les mouvements des danseurs se veulent une démonstration explicite de l’influence qu’a l’Homme sur son environnement et vice-versa. Les milliers de sacs de plastique utilisés à titre de décor en sont aussi un rappel subtil. Effectivement, choisis pour leur réponse esthétique aux jeux de lumière et aux mouvements de l’air, ils n’en sont pas moins «un symbole fort du dégât environnemental», mentionne Lucy Guerin au <i>Devoir</i>. De fait, leur utilisation en tant qu’accessoire lors d’un duo se rapprochant du théâtre de marionnettes, dans lequel un sac est utilisé pour contrôler, voire asphyxier l’un des danseurs, rend encore plus frappante l’ampleur de notre impact sur l’environnement.</p>
<p>La chorégraphe tire son inspiration du mouvement du <i>Judson Church</i> qui, en coupant avec les styles traditionnels tels que le contemporain et le ballet, a développé le <i>contact improvisation</i>. Bien que moins perceptible que dans ses pièces précédentes qui mélangeaient visiblement théâtre, danse et jeux, cette influence se transpose dans la partie transitoire de son spectacle qui incorpore une beaucoup plus grande part d’<i>acting</i>. On retrouve aussi dans son travail une redéfinition des «préoccupations formelles de la danse» qui s’incarne autant par l’intégration de la voix de ses danseurs que par l’utilisation de matériaux inusités.</p>
<p>Fascinée par la faculté du climat à déjouer notre logique et à nous emporter par sa puissance, Lucy Guerin s’en est inspirée pour chorégraphier sa pièce. «Le climat s’exprime tout naturellement par la danse et le mouvement», explique-t-elle dans sa note chorégraphique. De fait, le corps des danseurs s’essouffle et reproduit la danse du vent aussi bien que la course des saisons. L’imprévisibilité des mouvements surprend les spectateurs. Leur synchronisation quasi-mécanique frappe lorsque s’y juxtapose un laisser-aller des mouvements, laissant une impression de confusion qui pourrait très bien représenter celle de la nature. Cette impression est renforcée par l’ambiance sonore créée par Oren Ambarchi. «Je voulais faire vivre au public une expérience qui l’aiderait à mieux se plonger dans la chorégraphie», explique-t-elle à <i>La Presse</i>. Mission accomplie. Lorsque les applaudissements éclatent, on entend encore le rythme envoûtant de la musique et l’unisson parfait des six corps qui se sont lentement éteints alors que la noirceur gagnait la scène.</p>
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		<item>
		<title>#MTL2013</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/22/mtl2013/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2013 15:50:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>ÉLECTIONS MUNICIPALES MONTRÉAL.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>McGill a accueilli le débat Radio-Canada des principaux candidats à la mairie de Montréal le 9 octobre 2013. Richard Bergeron, Denis Coderre, Marcel Côté et Mélanie Joly sont venus débattre des principaux thèmes de la campagne municipale dans la salle Redpath de l’université.</p>
<p>C’est McGill qui a eu l’idée de contacter Radio-Canada pour organiser ce débat, comme l’a confirmé au <i>Délit</i> la Principale Suzanne Fortier, présente à l’événement. La position centrale de l’université McGill et l’opportunité pour les étudiants de participer au débat étaient des atouts.</p>
<p>Les questions pour le débat avaient été soumises par des citoyens, et pour chaque question posée, chaque candidat avait 50 secondes pour répondre. Selon Patrice Roy (du Téléjournal 18h-Grand Montréal) qui animait le débat, c’était sans doute la meilleure formule possible pour un débat à quatre voix. L’idée était que les candidats répondent directement aux préoccupations des citoyens.</p>
<p style="text-align: center;">————————–</p>
<h3><span style="color: #008000;">TRANSPORTS EN COMMUN</span></h3>
<p>Richard Bergeron a déclaré qu’il avait pour objectif qu’en 2017 (pour le 375<sup>e&nbsp; </sup>anniversaire de Montréal), on ait «haussé d’un niveau tout le transport collectif de la région métropolitaine». Il propose la construction d’un tramway, qui pour lui est réaliste: «on a un&nbsp;plan d’affaire très solide, et […] 1 milliard [de dollars], sachant que le tramway va durer 50–60 ans, ce n’est pas un très gros investissement à long terme».</p>
<p>«Notre grand plan, c’est le Service Rapide par Bus (SRB)» a dit Mélanie Joly. La candidate veut le développement d’un réseau de 130km pour mieux connecter l’est et l’ouest de Montréal au centre-ville et diminuer les problèmes de congestion. «C’est huit fois moins cher que le tramway de Monsieur Bergeron», et plus rapide à mettre en place.</p>
<p>Marcel Côté préfère plutôt utiliser les infrastructures déjà en place et les améliorer. Il propose donc d’augmenter la fiabilité du métro ainsi que le nombre de voies réservées pour les autobus: «c’est rapide et fiable, ça ne coûte pas cher – contrairement aux SRB qui sont en fait plus longs à réaliser».</p>
<p>Pour Denis Coderre, la solution pour régler la congestion, c’est d’avoir un bon <i>leadership</i>, de parler à la Rive-Nord et à la Rive-Sud pour trouver des solutions ensemble. La planification devra s’effectuer non pas au niveau de l’AMT (Agence Métropolitaine de Transport) mais au niveau de la CMM (Communauté Métropolitaine de Montréal). «On ne peut pas vivre en vase clos», dit-il.</p>
<blockquote><p>«Je ne serai pas la ‘mairesse des banlieues’ comme Monsieur Coderre». ‑Mélanie Joly</p></blockquote>
<h3></h3>
<h3><span style="color: #0000ff;">POLITIQUES SOCIALES</span></h3>
<p>Tous les candidats ont dit vouloir mettre fin à l’exode des familles vers la banlieue: c’est un des grands thèmes de la campagne. Pour Denis Coderre, il faut bonifier l’accès à la propriété, à la fois «pour les nouvelles bâtisses et pour les propriétés existantes». Il faut penser «environnement et qualité de vie» et créer des quartiers avec des espaces verts, des services de proximité, des transports en commun et des écoles.</p>
<p>Mélanie Joly prévoit un programme «accès familles» pour faciliter l’accès à la propriété. Elle a insisté sur le fait que son projet de Service Rapide par Bus (SRB) permettrait justement de mieux connecter&nbsp; des endroits à Montréal qui n’ont pas encore été développés, où on créerait des quartiers familiaux. Les familles bénéficieraient alors du SRB pour pouvoir mieux voyager.</p>
<p>«La planification est un puissant outil», a dit Richard Bergeron, qui souhaite aussi la création de nouveaux quartiers pour les familles.</p>
<p>«Montréal ne doit pas être une ville de condos», a martelé Marcel Côté. Mais pour le candidat, la ville est déjà en train de s’améliorer à ce sujet.</p>
<p>À propos du logement social, il y a un certain consensus autour de la&nbsp;«règle du 15–15» notamment, c’est-à-dire la politique d’inclusion de logements abordables et sociaux (15% pour chacun) applicable dans tous les arrondissements et obligatoire.</p>
<p>Tous les candidats se sont également dits concernés par le problème de l’itinérance à Montréal. Pour Mélanie Joly, il faut s’inspirer du modèle torontois, et donc offrir du logement permanent aux sans-abri, avec des fonds fédéraux pour aider Montréal dans cette voie.</p>
<blockquote><p><b>«</b>La ville de Montréal n’est pas pauvre – il y a beaucoup d’argent: c’est l’utilisation qui en est faite qui est mauvaise». – Richard Bergeron</p></blockquote>
<h3><span style="color: #333300;">CHARTE DES VALEURS</span></h3>
<p>Au sujet du projet de Charte des Valeurs du gouvernement péquiste, il y a consensus parmi les candidats: tous s’y opposent. «La charte telle qu’elle a été proposée, ce n’est pas bon pour l’image de Montréal alors qu’on veut être une ville internationale», a dit Marcel Côté.</p>
<p>Denis Coderre et Mélanie Joly ont tous les deux déclaré qu’ils iraient devant les tribunaux si la loi passait.</p>
<p>«J’attire l’attention du gouvernement du Québec sur la scission qui est en train de se produire entre Montréal et le reste du Québec: c’est une boîte de pandore bien mal venue et c’est dangereux»,&nbsp; a ajouté Richard Bergeron.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #00ccff;">FRANCOPHONIE</span></h3>
<p>Les candidats se sont entendus pour dire que Montréal est une métropole francophone, mais aussi multiculturelle, ce qui est une grande richesse. «Il faut travailler davantage au niveau de l’intégration, respecter le fait qu’on est une métropole internationale», a dit Denis Coderre. Pour Richard Bergeron, il faut conserver le fait français, mais «Montréal est la ville la plus bilingue au monde; la nouvelle génération est bilingue même trilingue&nbsp;[…]: c’est une richesse».</p>
<blockquote><p>«On ne s’improvise pas maire». – Denis Coderre</p></blockquote>
<h3><span style="color: #800000;">ÉTHIQUE ET GOUVERNANCE</span></h3>
<p>Dans le contexte actuel de corruption à Montréal, ce thème est au cœur de la campagne.</p>
<p>Les candidats ont tous clamé l’importance de changer la culture des élus en place.</p>
<p>Une des mesures-phares proposées par Denis Coderre, c’est la création d’un poste d’inspecteur général – une personne qui serait «totalement indépendante, avec un pouvoir d’enquête». Un projet critiqué par Marcel Côté: «un inspecteur général, c’est bureaucratique, et ça ralentit même le processus». À Montréal, il existe déjà un contrôleur et un vérificateur général.</p>
<blockquote><p>«J’ai créé une coalition qui représente l’ensemble des Montréalais –&nbsp; depuis 12 ans on est gouvernés que par une partie de Montréal». &nbsp; – Marcel Côté</p></blockquote>
<h3><span style="color: #ff00ff;">MONTRÉAL INTERNATIONALE</span></h3>
<p>Montréal doit devenir une ville étudiante, qui soit très accueillante pour cette population – et pour les cycles supérieurs également – selon Marcel Côté.</p>
<p>«C’est là que Montréal doit s’assumer comme métropole, à caractère international», a dit Denis Coderre, qui souhaite plus d’investissement dans la recherche et le&nbsp; développement.</p>
<p>Mélanie Joly juge primordial de faire en sorte que les étudiants qui sont à Montréal y restent après leurs études –&nbsp; surtout les étudiants de McGill et Concordia, qui souvent repartent, a‑t-elle dit.</p>
<p>Pour Richard Bergeron, il faut renforcer la collaboration entre les universités de la&nbsp; «2<sup>e</sup> ville universitaire d’Amérique du Nord», car celles-ci travaillent trop souvent isolément.</p>
<blockquote><p>«Je veux qu’on le dise partout sur la planète : ‘Montréal est une belle ville’. » ‑Richard Bergeron</p></blockquote>
<p style="text-align: center;">————————–</p>
<p>Le débat du 9 octobre a été l’occasion pour Mélanie Joly, qui à l’origine ne devait pas être invitée, de faire sa place dans la course à la mairie. «&nbsp;Merci de m’avoir invitée – [cela montre] que tout le monde peut devenir maire&nbsp;» a‑t-elle déclaré en conférence de presse après l’émission.</p>
<p>Mélanie Joly n’en finit pas d’étonner. Celle qui, lors de son entrée dans la campagne il y a de cela quatre mois, n’était connue de personne, reçoit maintenant l’appui de près d’un montréalais sur quatre, se hissant en seconde place (selon un récent sondage Radio-Canada), quelques points au-dessus de Projet Montréal.</p>
<p>Pour expliquer sa popularité croissante, certains analystes évoquent son jeune âge&nbsp;: son parti attire davantage la nouvelle génération d’électeurs. On parle aussi du fait qu’elle est une femme – la seule parmi les principaux candidats. Mais c’est aussi sa très bonne utilisation des réseaux sociaux et autres plateformes de discussion&nbsp;qui l’avantagent&nbsp;: c’est d’ailleurs sur cette dernière option que la plupart s’entendent. En effet, avec une présence quasi continue sur les réseaux sociaux et une grande vitesse de réponse aux commentaires et questions, Mélanie Joly a réussi à se faire connaître très rapidement.</p>
<p>Marcel Côté a vu sa campagne faire un large bond en arrière le 10 octobre dernier lorsqu’a été révélée l’utilisation d’appels robotisés afin de miner la campagne de ses opposants.</p>
<p>En effet, plus de 950 appels ont été passés avec pour principale question: «Qui pensez-vous appuyer à l’élection du 3 novembre?» Si la réponse était Richard Bergeron, l’appel enchaînait sur la seconde question&nbsp;: «Saviez-vous que les élus de Projet Montréal font l’objet d’une controverse pour le financement d’un organisme? Appuyez-vous cette façon de faire?» Si c’était Denis Coderre, on faisait supposément allusion au passé corrompu de certains membres de son équipe.</p>
<p>Juridiquement parlant, il ne s’agit pas là d’une action illégale. Effectivement, il est permis de sonder les électeurs et Denis Coderre n’a pas caché d’avoir eu lui aussi recours à cette méthode. La différence avec l’utilisation faite par Marcel Côté est que celui-ci n’a pas mentionné dans ses appels qui en était le commanditaire. Erreur ou fraude intentionnelle? Il est difficile d’en avoir le cœur net. Mais la campagne de Marcel Coté a frappé un mur.</p>
<p style="text-align: center;">————————–</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Participation</strong></p>
<p>Si aux élections provinciales et fédérales, le bas taux de participation est décrié qu’en est-il du municipal&nbsp;? Avec une moyenne provinciale de participation de 50%, et une moyenne encore plus basse à Montréal, que faut-il pour encourager les citoyens, jeunes et moins jeunes, à aller voter&nbsp;? C’est la question que se posent plusieurs organismes-jeunesse, mais aussi notamment les partis politiques. Chacun voudrait être celui qui réveillera les jeunes et rassemblera leurs votes le 3 novembre prochain. Tout comme sur les autres paliers gouvernementaux, ce sont souvent les jeunes qui font défaut les jours de scrutin.</p>
<blockquote><p>«Aux élections de 2009, le taux de participation était de 39%»</p></blockquote>
<p>C’est dans l’optique de rejoindre les jeunes et de présenter les tactiques mises en place que des membres de partis politiques et des associations diverses se sont rassemblés le dimanche 20 octobre dernier, au lancement du Jeune conseil de Montréal, simulation du conseil municipal.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Haut les seins!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/30/haut-les-seins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 04:10:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je n’ai jamais été le type de petite fille qui jouait avec des barbies. J’avais plutôt tendance à leur raser la tête, à leur&#160; attacher une longue corde à une jambe et à les lancer de la fenêtre du deuxième étage pour voir si elles survivraient à mon bungee «improvisé». Mes parents ont très rapidement&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/09/30/haut-les-seins/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Haut les seins!</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’ai jamais été le type de petite fille qui jouait avec des barbies. J’avais plutôt tendance à leur raser la tête, à leur&nbsp; attacher une longue corde à une jambe et à les lancer de la fenêtre du deuxième étage pour voir si elles survivraient à mon <i>bungee</i> «improvisé». Mes parents ont très rapidement compris qu’ils feraient mieux de me trouver un autre jouet. Mais s’ils m’avaient acheté la Barbie de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), aurais-je été aussi cruelle? Elle est si charmante avec ses longs cheveux détachés, ses trois tonnes de maquillage et le joli manteau rouge qui sied si bien sa taille de guêpe.</p>
<p>Évidemment, ma première question a été: pourquoi? Qu’est-ce qui a bien pu motiver la GRC à produire 1200 exemplaires d’une poupée aux proportions surhumaines à leur effigie? Pourquoi Barbie plutôt que Ken? Peut-être pour valoriser la femme au sein de cette organisation. Mais quelle idée ridicule! Pourquoi créerait-on un jouet qui représente tous les stéréotypes féminins et le schéma des sexes tant décrié depuis les 10 dernières années? Pourquoi mettre ainsi de l’avant l’apport de la femme dans la sécurité de notre ô combien magnifique pays? Un jouet comportant plus de cerveau que de seins n’aurait-il pas été plus approprié?</p>
<p>Tout ça fait beaucoup de questions et peu de réponses, et pourrait en amener plus d’un à se demander: Mais qu’est-ce que cela peut bien changer?</p>
<p>C’est une question valable. Ce n’est après tout qu’une barbie de plus parmi tant d’autres. Mais l’est-ce vraiment? Est-ce que le fait qu’un gouvernement finance une barbie est si anodin? N’avons-nous pas autre chose de mieux à faire avec notre argent – celui du précieux contribuable – que de le dépenser pour faire des barbies? On nous répète constamment qu’on doit couper ici (financement de la recherche) et là (financement des médias nationaux) ou encore là (financement des parcs nationaux), mais de l’argent pour nos agents (miniatures), ça on en a en masse.</p>
<p>Donc si vous voulez mon avis, ça change quelque chose. Outre le fait que nous voyons disparaître cet argent qui semble se faire si rare dans les coffres de l’État, il est, en plus de cela, utilisé de manière à renforcer la déformation de l’image de la femme contre laquelle on s’efforce autant que possible de mettre un frein.</p>
<p>Alors je m’indigne. Juste un petit peu, juste un tout petit peu. Mais que voulez-vous, quand mes yeux se sont arrêtés sur la section insolite du journal et y ont découvert une barbie coiffée du fameux chapeau Stetson, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si Miss GRC aurait survécu à une chute du deuxième étage.</p>
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		<item>
		<title>Les terroristes masqué-e‑s seront appréhendé-e‑s</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/04/22/les-terroristes-masque-e-s-seront-apprehende-e-s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 13:17:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ASSÉ marque le début de la journée de vote sur le Règlement P-6 au conseil municipal</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce matin si vous passiez autour du parc Émilie Gamelin au centre ville, vous pouviez y voir d’immenses bannières annonçant l’arrestation des «grateux de guitare» ou des «terroristes masqué-e‑s» qui oseraient manifester dans ledit parc. En tout, six bannières, dont deux de plusieurs mètres de haut, ont été posées dans le parc qui a lui-même été entouré&nbsp; de cordons de sécurité affichant «DANGER».</p>
<p>Cette première action de l’ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante) marquait le début de la journée de vote sur le Règlement P‑6 au conseil municipal. Tirant de l’ironie, l’action se veut un rappel des débordements dont ont fait preuve les forces policières durant les derniers mois en vertu du Règlement P‑6. L’ASSÉ souhaite ainsi informer tout ses concitoyens et concitoyennes de la stigmatisation dont sont victimes manifestants et médias indépendants.</p>
<p>L’action s’inscrit aussi dans une demande plus large de retrait total du Règlement dit «antimasque». Jérémie Bédard-Wien, secrétaire aux finances de l’ASSÉ, en entrevue avec <em>Le Délit</em>, explique qu’ils supporteront Anarchopanda dans sa demande d’invalidation de deux règlements particuliers, mais demande avant tout l’abrogation du P‑6. «Le Règlement P‑6 est encore pire que la Loi 78», sa prédécesseure contre laquelle le mouvement étudiant, supporté par une large partie de la population s’était soulevé au printemps dernier, dit-il. Effectivement, contrairement à la Loi spéciale, «il est appliqué pour justifier des arrestations de masses spectaculaires, événement historique dans l’histoire du Québec. Plus de quelques 700 arrestations ont été effectuées en quelques semaines.»</p>
<p>L’ASSÉ appelle donc à «se débarrasser» de ce règlement afin de conserver les libertés d’expressions et restaurer le droit de manifestation qui ont fait de cet état un état démocratique.</p>
<p>L’ASSÉ a lancé un appel pour une conférence de presse ce soir à 18 heures devant l’Hôtel de Ville. Une manifestation prendra place par après.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>À la soupe!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/26/a-la-soupe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17915</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un bol pour tous, chacun sa cuillère.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À McGill, nous avons la chance d’avoir une soupe populaire bien établie qui donne accès aux étudiants à des repas végétaliens gratuits tous les midis. Il n’en a cependant pas toujours été ainsi et ce n’est toujours pas le cas dans nombre d’universités et cégeps québécois.</p>
<p><strong>Un long passé</strong></p>
<p><em>Midnight Kitchen</em> (MK) a été créée en 2002 afin de contrebalancer la privatisation des services alimentaires de McGill et le quasi-monopole que détiennait Chartwells Corp., tel que l’explique leur site internet. Ses fondateurs voulaient fournir à la population étudiante un accès peu cher à de la nourriture saine. Le collectif a eu la chance de recevoir très rapidement le soutien de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), qui en a fait dès l’année suivante un de ces services officiels. Cela permet donc à MK d’opérer gratuitement dans le bâtiment Shatner et dans la cuisine qui a été conçue spécialement à cet effet. En 2006, l’Assemblée Générale de l’AÉUM a passé une proposition donnant le plein accès à la cuisine de même qu’une totale autonomie au collectif. <em>Midnight Kitchen</em> sert tous les midis une foule d’étudiants qui font la file avec des assiettes et ustensiles fournis par le collectif, qu’ils doivent par la suite laver pour être réutilisés au prochain service.</p>
<p>À l’Université Concordia, <em>The People’s Potato</em> est né en réaction aux politiques néolibérales qui commençaient à prendre de plus en plus d’espace dans la vie des étudiants, explique au <em>Délit</em> Jamiey Kelly, coordinateur administratif de l’organisme concordien. Il explique que c’était «aussi à propos de l’accessibilité à la nourriture. Disons que vous avez des allergies alimentaires, il vous est difficile de trouver dans les grandes chaînes de la nourriture qui vous soit accessible». Enfin, les fondateurs du collectif ont aussi agi en réaction à la globalisation du marché de la nourriture. Effectivement, tel que l’indique Kelly, ce sont maintenant les mêmes entreprises qui fournissent la nourriture aux hôpitaux, aux prisons et aux cafétérias d’université.</p>
<p>Plus précisément, le collectif est né en 1999 à la suite de l’occupation d’une partie des cuisines du septième étage du bâtiment Henry F. Hall, qui étaient inoccupées depuis un certain temps. Avec l’aide de l’association étudiante, les membres du collectif ont commencé à utiliser les outils qui étaient sur place afin de servir la soupe populaire aux étudiants. Les relations avec l’administration n’ont cependant pas été faciles. «La raison pour laquelle tant de soupes populaires étudiantes se font bousculer si souvent, c’est que l’allégeance des administrations ne va pas à l’accessibilité à la nourriture et aux intérêts des étudiants, mais plutôt aux compagnies avec lesquelles elles ont des contrats», explique Jamiey Kelly. Pour ce qui est de <em>People’s Potato</em>, l’administration a tout d’abord tenté de leur faire fermer boutique en utilisant des arguments tels que les assurances, les formations et la sécurité alimentaire. «Mais une fois qu’on a atteint ces standards, ils doivent se référer à leurs contrats avec les grandes corporations et alors ça devient un enjeu politique, ce qui donne une bien moins bonne image que lorsqu’ils s’inquiétaient à propos des empoisonnements alimentaires», continue Kelly. Maintenant les relations sont beaucoup plus stables, explique-t-il, mais elles restent ambiguës, entre autres pour ce qui est des questions d’argent.</p>
<p>Le collectif Atoka du Cégep Garneau à Québec n’en est pas encore rendu là pour sa part. Le collectif, qui a vu le jour en janvier dernier suite à l’initiative d’Étienne Voyer, n’a toujours pas établi de relations avec l’administration. Il explique au <em>Délit</em>: «J’ai fait un cours en cuisine et j’en avais assez de faire à manger pour des bourgeois et c’est pourquoi j’ai quitté mon travail; j’ai considéré que c’était une bonne idée de faire gratuitement de la nourriture pour les étudiants du cégep […]. La deuxième semaine, plein de gens ont embarqué. Ils ont décidé qu’on s’appelait le collectif Atoka; ils ont fait une page <em>Facebook</em>; ont décidé qu’on était libertaire. J’ai complètement embarqué. J’ai perdu un peu le contrôle, mais je trouvais l’idée de collectif tellement intéressante».</p>
<p>Au niveau légal, le collectif n’est pas accepté par l’administration. Leur contrat avec les services alimentaires corporatifs interdit la production de nourriture autre que celle produite par la cafétéria. Même le café étudiant a eu des difficultés à obtenir un permis pour servir du café et des croissants. De plus, la charte de l’association étudiante stipule qu’il est interdit de cuisiner dans les locaux de l’association, mais Voyer mentionne une volonté de l’exécutif de modifier celle-ci l’an prochain. «À date, les agents de sécurité ne le savent pas ou ne s’en préoccupent tout simplement pas et l’exécutif ferme les yeux», conclut Voyer. Le collectif Atoka sert un souper une fois par semaine, les lundis, mais voudrait potentiellement rendre leurs services plus fréquents.</p>
<p><strong>Une véritable organisation</strong></p>
<p><em>Midnight Kitchen</em> est majoritairement constituée de volontaires qui sont en charge de cuisiner, servir et nettoyer lors de chaque repas. Tous sont invités à participer tant qu’ils respectent les règles sanitaires et l’aire de respect et de tolérance qu’est le collectif. Il est possible de s’impliquer plus amplement aussi à travers le comité logistique, le comité finance ainsi que le comité de mobilisation. En plus de ses services quotidiens, MK cuisine pour des services «solidaires» tels que des projets communautaires qui s’alignent avec l’agenda politique anti-capitaliste et anti-mondialisation du collectif.</p>
<p><em>The People’s Potato</em> a développé au fil des années une structure plutôt stable. Le collectif a onze employés payés dont six à temps plein et quatre qui sont étudiants soit à Concordia, soit à l’Université de Montréal (UdeM). De plus, la cuisine est ouverte aux volontaires tous les jours, à condition&nbsp;que ceux-ci suivent les consignes du collectif, comme attacher ses cheveux, se laver les mains, et agir de manière appropriée dans cet environnement que Kelly qualifie de «dénué de toute haine». Il indique que certains jours, la cuisine peut accueillir jusqu’à quarante volontaires durant la préparation des repas.</p>
<p>En plus de fournir leurs repas quotidiens, le collectif répond à certaines commandes telle que préparer la nourriture pour des activités pro-environnement ou soutenant une cause socialetel qu’un pique-nique pro-choix ou une conférence organisée par la CLAC (Convergence des luttes anticapitalistes). Ils prêtent aussi leur cuisine pour des organismes tel que <em>Burrito Project</em> qui y cuisine tous les samedis. Une seule règle s’applique: leurs services ne peuvent pas être offerts à des partis politiques, car ils veulent que l’espace reste ouvert à tous et que certaines personnes ne se sentent pas exclues pour des raisons d’idéologie partisane.</p>
<p><strong>Cotisations</strong></p>
<p>La <em>Midnight Kitchen</em> ne reçoit que depuis très récemment des cotisations étudiantes. C’est en 2007 qu’ils gagnent leur campagne visant à avoir une cotisation facultative de 1,25 dollars par étudiant de premier cycle par session. En 2011, celle-ci augmente à 2,25 dollars. À chaque service, les étudiants sont aussi encouragés à faire un don qui s’ajoute au budget du collectif.</p>
<p>L’argent amassé sert majoritairement à acheter la nourriture. Beth Austerberry, volontaire pour MK, explique: «nous achetons nos ingrédients secs dans une «&nbsp;co-op&nbsp;» et nos légumes au marché. De plus, quelques supermarchés nous donnent les légumes qu’ils ne sont pas capable de vendre, soit parce qu’ils sont abîmés ou vieux». Le collectif n’a pas de partenaire officiel, mais il travaille avec d’autres associations similaires à Montréal et, dépendamment des années, travaille avec <em>Campus Crops</em>, un collectif d’agriculture urbaine à McGill, qui leur fournit fruits et légumes.</p>
<p>Depuis 2003, <em>The People’s Potato</em> collecte une cotisation étudiante de 20 cents par crédit pour les étudiants de premier cycle, qui a été augmentée en 2006 à 35 cents. Celle-ci leur permet d’avoir un budget d’environ 260 000 dollars. À ceci s’ajoutent des frais stables d’environ cinq dollars pour les étudiants des cycles supérieurs, ce qui ajoute environ 12 000 dollars à leur budget. Tout comme MK, les étudiants sont encouragés à faire un don à tous les services. Kelly dit que ceux-ci varient entre 100 et 350 dollars par semaine.</p>
<p>La plus grande partie de cet argent sert à acheter la nourriture. Effectivement, chaque semaine, le collectif achète environ 200 livres de pommes de terre, choux, oignons et carottes, qui constituent la base de leur repas. À cela s’ajoutent souvent des dons de fruits et certains légumes qui seraient trop dispendieux pour le collectif&nbsp; par Moisson Montréal, une banque alimentaire de l’île. L’autre partie de l’argent sert à payer les employés de même que les assurances et l’équipement nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.</p>
<p>Le collectif Atoka, et ce dû entre autres à sa naissance récente, ne possède pas encore de base de financement stable telle que les cotisations étudiantes. Ils ont cependant plusieurs commanditaires qui leur fournissent gratuitement des légumes chaque semaine ou encore qui leur font des dons occasionnels d’ingrédients secs. Les dons, qui s’élèvent à 70 dollars par service, leur permettent d’acheter les ingrédients plus frais qui ne leurs sont pas fournis par leurs commanditaires. De plus, tous les dimanches soirs, une grande cueillette de <em>dumpster</em> est organisée afin de récupérer autant de fruits, légumes et pain possible.</p>
<p>Dans la plupart des autres universités du Québec, des soupes populaires tentent elles aussi de prendre forme. À l’Université du Québec à Montréal, c’est «Ras-le-bol» qui distribue des repas tous les mardis midi et utilise les cuisines de <em>People’s Potato</em> afin de préparer sa nourriture. À l’UdeM, c’est «MutineRiz» qui a effectué sa première distribution mercredi midi le 20 mars. Enfin, l’Université Laval a son Collectif de Minuit qui lui aussi distribue un repas une fois par semaine, malgré les problèmes qu’il rencontre avec l’Administration.</p>
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		<title>75 cents pour SACOMSS</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/12/75-cents-pour-sacomss/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 05:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17639</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les étudiant(e)s invités à se positionner sur le renouvellement des frais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Centre d’Agressions Sexuelles de l’Association Étudiante de McGill (SACOMSS) entrait hier en période référendaire. En effet, comme la majorité des groupes affiliés à l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), SACOMSS doit renouveler ses frais provenant de la population étudiante tous les trois ans, qui s’élèvent à ce jour à 75 cents par semestre pour tous les étudiants, à temps plein ou partiel, incrits à l’Université.</p>
<p>SACOMSS est un organisme étudiant qui a pour mission d’apporter un soutien aux victimes d’agressions sexuelles et à leurs proches. Il est composé de quatre services: une ligne téléphonique ainsi qu’un centre d’aide permettant d’avoir accès à une aide confidentielle et gratuite, des groupes de soutien, des groupes de pression pour soutenir les intérêts des victimes et de leurs allié(e)s, et finalement, des intervenants qui se rendent dans les écoles secondaires et organisent des ateliers afin d’éduquer les jeunes aux enjeux reliés aux agressions sexuelles.</p>
<p>Lily Hoffman, coordonnatrice du comité du «Oui», explique au <em>Délit </em>qu’une victoire du «Non» entrainerait la perte de la plupart de ses services. «SACOMSS fournit un soutien institutionnel aux survivants d’agressions sexuelles et à leurs alliés et les fonds qu’il reçoit des étudiants est fondamental à sa continuité». Elle insiste sur la singularité de l’organisme. Effectivement, dit-elle, la majorité des universités au Canada n’ont pas accès à ce genre de services qui sont, selon elle, «cruciaux pour un campus universitaire tolérant, vibrant et solidaire». La disparition du financement signifierait la perte d’un «espace libre de jugement où il est possible de parler de ses expériences».</p>
<p>Comme l’explique Allison Cooper, vice-président des clubs et service à l’AÉUM, dans une entrevue avec <em>Le Délit</em>, il ne s’agit pas d’un référendum d’existence, mais bien du renouvellement du financement. Cela implique que même si le référendum est perdu, SACOMSS existera toujours. Ses services en seront néanmoins fortement affectés. Son financement reposera alors sur les disponibilités du budget interne de l’AÉUM qui change chaque année selon les projets et besoins de l’Association.</p>
<p>Cependant, selon Cooper, un tel référendum ne devrait pas avoir lieu. «L’existence de SACOMSS devrait être obligatoire, il devrait déjà y avoir une sorte de frais étudiant alloué à l’organisme. Le fait que son existence soit même remise en question, c’est le patriarcat».</p>
<p>Les associations telles que l’AÉUM se positionneront dans le courant de la semaine à savoir s’ils soutiennent ou non le comité du «Oui».</p>
<p>Il n’existe pour le moment pas de comité du «Non». Le vote se déroulera du 18 au 22 mars.</p>
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		<title>C’est T.r.a.s.h.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/11/cest-t-r-a-s-h/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 04:21:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17627</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ma machine à laver saurait mieux danser.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>T.r.a.s.h.: ce n’est pas que le nom du collectif de danse qui montait sur scène du 5 au 9 mars à la Place des Arts, c’est aussi le mot qui décrit le mieux l’expérience que nous ont fait vivre les danseurs lorsqu’ils sont montés sur scène. La compagnie, qui se décrit comme un «carrefour de disciplines artistiques» qui «rompt avec les formes traditionnelles du théâtre et de la danse», présentait deux pièces d’une trentaine de minutes: <em>Enchanted room</em> et <em>T†Bernadette</em>.</p>
<p>La première pièce, tel que l’explique la chorégraphe Kristen van Issum dans la discussion suivant la représentation, est inspirée d’une plus grande pièce qu’elle a composée il y a près d’un an: <em>Disorderly Conduct</em>. Les deux danseurs évoluent sur une scène presque vide à l’exception de trois pommiers aux branches dénudées. Alternant phrases incohérentes et mouvements de pantins disloqués, ils sont supposés exposer le paradoxe de la condition humaine. Il est cependant très difficile de suivre l’histoire de ceux qui incarnent un frère et une sœur à la recherche de la terre promise. Joss Carter, l’interprète masculin, tend à exagérer tellement ses mouvements et à crier si fort ses répliques qu’il devient impossible de déterminer si une structure se tient vraiment derrière son interprétation. Oona Doherty semble pour sa part beaucoup plus en contrôle. Son jeu d’actrice, bien qu’exagéré, est beaucoup plus crédible et ses mouvements, quoi que désarticulés, démontrent une très grande maîtrise de son corps. Elle joint magnifiquement danse et théâtre à un chant enfantin et parfois troublant.</p>
<p>Ce sont les deux même danseurs qui reviennent sur scène après l’entracte afin de présenter la seconde pièce. Celle-ci délaisse quelque peu le théâtre pour se concentrer sur la danse. Bien que l’ambiance semble changée, la gestuelle, quant à elle, n’est pas très différente. Kristen Van Issum explique que cette ressemblance vient du fait qu’elle appuie son travail majoritairement sur le <em>background</em> des danseurs et sur leur gestuelle naturelle. Cette fois-ci, les danseurs se lancent dans un travail de partenaire beaucoup plus élaboré et effectuent un travail remarquable dans l’utilisation du seul élément de décors présent sur la scène: une machine à laver. Encore une fois, cependant, la compréhension laisse à désirer, mais avons-nous besoin de comprendre pour apprécier?</p>
<p>Malgré tout, il ressort du spectacle une ambiance sonore impressionnante. En effet, dans les deux cas, les musiciens se trouvent directement sur scène et participent autant au spectacle que les danseurs. Dans <em>Enchanted room</em>, deux chanteurs, une soprano et un baryton nous enchantent avec une improvisation structurée. Cet <em>a cappella</em>, auquel se joignent rires et grincements de dents, y est pour beaucoup dans l’environnement mystérieux et inquiétant qui émane de la performance.</p>
<p>C’est finalement l’utilisation des costumes qui est le plus impressionnant. Bien qu’il soit presque impossible de définir la signification de ces changements constants, les danseurs changent de costumes au fur et à mesure qu’ils se déplacent. Allant d’une nudité presque totale à une robe de bal, du maillot de corps à la robe de chambre, les danseurs utilisent leur accoutrement afin d’enrichir leur style d’une manière originale et surprenante.</p>
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		<title>Soyez Maîtres Chez Vous</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/11/soyez-maitres-chez-vous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 02:14:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17602</guid>

					<description><![CDATA[<p>La jeunesse s’empare des affaires publiques le temps d’une journée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/11/soyez-maitres-chez-vous/" data-wpel-link="internal">Soyez Maîtres Chez Vous</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Près de 300 jeunes se sont retrouvés au Cœur des sciences de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) le 9 mars dernier afin de participer à l’édition 2013 de Maître Chez Vous (MCV) organisé par Force Jeunesse (FJ). Au menu, neuf conférences, de nombreuses discussions et un «cocktail-réseautage».</p>
<p>FJ, un regroupement de jeunes travailleurs œuvrant «à la défense et à l’amélioration de [leurs] conditions de travail, des perspectives d’emploi de la relève et de l’équité intergénérationnelle dans les politiques publiques», organise depuis trois ans cet événement afin de faire la promotion de ses valeurs, principes et revendications. Stéfanie Tougas, responsable des relations publiques de FJ, explique au <em>Délit</em> qu’«avoir un événement comme ça, qui couvre tous les spectres de la gauche à la droite en politique jeunesse, permet de positionner les enjeux d[’un tel thème] et d’avoir un peu d’attention médiatique pour passer notre message, qui est de réduire les iniquités entre les générations et de mettre de l’avant la jeunesse».</p>
<p>Cette année, l’événement traitait du financement politique, de l’immigration, de l’économie, de l’innovation, de la santé, des inégalités économiques et de la question linguistique. «Les panels et les conférenciers», explique Tougas, «sont sélectionnés en fonction de ce qui se passe dans l’actualité […]; ce sont des enjeux auxquels les jeunes devraient plus s’attarder».</p>
<p>Chaque panel avait son lot d’experts et c’est même le ministre de la Santé, le docteur Réjean Hébert, qui a lancé le bal lors de la conférence d’ouverture en parlant du plan d’action en santé développé par le Parti Québécois (PQ).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une démocratie pour cent dollars</strong></p>
<p>Le panel sur le financement politique qui rassemblait Bernard Drainville, ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Sylvie Roy, députée&nbsp; de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Jocelyn Caron du Cabinet Intangible Gouvernance et Frédéric Lapointe, président de la Ligue d’Action Civique, a traité majoritairement des mesures mises en place par le PQ afin de diminuer de mille à cent dollars le plafond des dons aux partis politiques et d’augmenter la proportion de financement public.</p>
<p>Le ministre Drainville explique au <em>Délit</em> que ces mesures sont mises en place entre autres afin de favoriser une démocratie plus directe que celle qu’on exerce seulement tous les quatre ans. «En abaissant les dons à cent dollars, on les rend accessibles à la majorité des personnes alors qu’à mille, seuls les plus riches pouvaient se permettre de donner une telle somme. On donnait alors un pouvoir plus grand à ceux qui avaient de l’argent […] sur les élus, sur les partis. […] En ce sens-là, on permet au citoyen de se réapproprier son parti politique.» Il explique aussi que plusieurs autres mesures seront mises en place par le PQ afin de donner un plus grand pouvoir aux citoyens sur leur politique. «Des élections à date fixe ça serait une très bonne idée. On a d’ailleurs déposé un projet à ce sujet. […] L’autre chose qu’on veut faire, et on a déposé un projet de loi, c’est le vote sur les campus. […] C’est une manière de rapprocher la démocratie des citoyens, en particulier des jeunes».</p>
<p>Le panel a aussi longuement traité du financement public par rapport au&nbsp; privé et de nombreuses dissensions à ce sujet se sont faites sentir, entre autres lors de la période de questions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Langue française: <em>Statu Quo</em> ou guerre linguistique?</strong></p>
<p>Un panel bien diversifié était présenté en après-midi. Formé de quatre panelistes et d’une parité anglo-française, il en est ressorti des débats hauts en couleurs. Mathieu Bock-Côté, sociologue et chroniqueur au<em> Journal de Montréal</em> s’est fait, comme à son habitude, grand défenseur de la langue française et a insisté sur les dangers qu’elle court présentement. «Il faut cesser d’avoir honte d’être inquiet pour la langue», dit-il au <em>Délit</em>. «Il va falloir reconnaître que la situation du français au Québec est inquiétante et qu’il est nécessaire aujourd’hui de revaloriser le politique, le rôle de l’État dans la défense et la promotion du français.» Éric Duhaime, lui aussi chroniqueur au<em> Journal de Montréal</em>, n’était pas du même avis. «Moi, je pense qu’on a eu une grande victoire au niveau linguistique et aujourd’hui il faudrait peut-être se soucier que Montréal redevienne un pôle&nbsp; d’attraction économique, pas linguistique», explique-t-il au <em>Délit</em>.</p>
<p>On a aussi découvert chez les deux autres panelistes, tout deux anglophones, de grands défenseurs de la langue de Molière. Charles Castonguay, professeur de Mathématiques à l’Université d’Ottawa et auteur du livre <em>Le français dégringole! Relancer notre politique linguistique </em>a présenté à l’assistance des statistiques montrant une réelle diminution de la proportion francophone au Canada de même qu’au Québec, et plus spécifiquement à Montréal. Il a expliqué au <em>Délit</em> que, selon lui, le français devrait tout naturellement être la langue dans laquelle se font les échanges entre les différents groupes linguistiques, non l’anglais. Il s’est cependant insurgé contre le principe d’immigration linguistique qui fait du Québec une des seules nations où les immigrants rapportent moins économiquement que les Québécois de souche.</p>
<p>La grande conférence de Diane De Courcy, ministre de l’Immigration et des Communautés Culturelles et ministre de la Charte de la Langue Française, a elle aussi porté sur la place du français au Québec. De nombreuses questions ont porté abordé la nouvelle loi 14 qui fera dès cette semaine l’objet d’une commission parlementaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prendre le pouls de la relève</strong></p>
<p>MCV, qui se veut «un espace de dialogue et d’échanges pour la relève en affaires publiques», exerce un attrait autant pour les jeunes que pour les conférenciers y participant. Catherine Collerette, étudiante de McGill qui assistait pour la première fois à l’événement, dit être venue surtout pour «entendre parler de plein de sujets d’actualité». Ayant assisté au panel sur l’innovation, elle exprime au <em>Délit</em> son appréciation. «Les conférenciers donnaient vraiment des perspectives intéressantes sur ce qui devrait être le développement de Montréal», ajoute-t-elle.</p>
<p>Les conférenciers, eux aussi, semblent considérer que l’événement est d’une grande valeur. «Ça donne une image très positive de ce mouvement de jeunes. Souvent on présente les jeunes dans une perspective de critique, là c’est dans une perspective d’aller plus loin. Et ça c’est agréable. Ça crée de l’espoir», explique au <em>Délit</em> Pierre Maisonneuve, ex-journaliste à <em>Radio-Canada</em>. «Ici, au fond, on rencontre des gens intéressés par les affaires publiques peu importe leur allégeance politique», ajoute Bock-Côté. Bernard Drainville apporte un point de vue plus politique: «On vient prendre le pouls de la jeunesse. Pour nous qui sommes au gouvernement, c’est important de garder ce lien-là, notamment avec les jeunes parce qu’ils sont l’avenir de notre société. […] On a besoin de jeunes qui nous poussent dans le dos, qui demandent des réformes, des changements». Éric Duhaime a, quant à lui, une vision un peu plus cynique de la situation: «Je crois que la jeune génération québécoise va avoir à porter un lourd fardeau et a intérêt à s’intéresser à la politique parce que la politique va beaucoup s’intéresser à son portefeuille dans les prochaines années».</p>
<p>Les organisateurs pour leur part constatent une certaine réussite au niveau de l’organisation. «Il y a une popularité pour MCV qui est grandissante», s’enthousiasme Stéfanie Tougas. «On voit d’année en année qu’il y a de plus en plus de jeunes, de groupes de jeunes ou même d’associations qui désirent s’affilier».</p>
<p>L’an passé, dans le cadre de la lutte contre la hausse des frais de scolarité, l’événement avait largement été boycotté par les associations étudiantes, entre autres en raison de la présence de Raymond Bachand, alors ministre des Finances, en tant que conférencier. Cette année il en a été différemment et il était possible d’y voir plusieurs représentants de la Fédération Étudiante Collégiale (FECQ) et Universitaire (FEUQ) dont Éliane Laberge, présidente actuelle de la FECQ.</p>
<p>L’événement avait aussi sa plateforme de discussion en ligne et c’est l’interface Twitter qui a été la plus populaire avec le #MCV2013 par lequel panelistes et participants ont échangé tout au long de la journée.</p>
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		<item>
		<title>Le droit de grève encadré</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/26/le-droit-de-greve-encadre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 07:03:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17506</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bien des discussions, mais pas de concensus</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu plus d’un an a passé depuis le début de la grève étudiante qui a rythmé la vie des étudiants postsecondaires du Québec. En faisant une rétrospection des événements du printemps dernier, il semble nécessaire pour certains de faire des ajustements juridiques afin d’éviter des affrontements parfois violents, comme ceux qui ont entouré la polémique des piquets de grève et des injonctions.</p>
<p>La clinique juridique Juripop, qui a défendu les causes des fédérations étudiantes durant le Printemps érable, propose trois solutions qui permettraient «d’éviter des affrontements juridiques et même physiques», tel que rapporté par<em> Radio-Canada</em> le 13 février dernier. Premièrement, il s’agirait de lier par un décret ministériel les votes de grève à leurs institutions, obligeant ainsi les cégeps et universités à appliquer la grève votée par les étudiants. Deuxièmement, il faudrait amender la législation qui encadre déjà l’accréditation et le financement des associations étudiantes. La dernière suggestion promeut l’établissement d’une convention collective nationale étudiante qui se renégocierait tous les cinq ans et ne permettrait la grève que lors de sa négociation.</p>
<p>De nombreuses opinions se confrontent quant à l’application de telles législations. Alors que le jeune député Léo Bureau-Blouin, ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), soutient qu’il y aurait de nombreux bénéfices, Martine Desjardins, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) est quelque peu réticente à l’application d’un tel encadrement. La FECQ n’a pas encore de position officielle. Ses membres sont présentement en consultation sur la question, explique Vincent-Olivier Bastien, vice-président de la FECQ, dans un courriel au <em>Délit</em>. Ils font cependant partie de ceux qui ont commandé l’enquête sur la question de pair avec la&nbsp; FEUQ.</p>
<p>L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), quant à elle, n’a pas encore de position officielle prise par ses membres sur la question mais a déjà émis certaines réserves sur les mesures proposées par Juripop. «La première chose qui nous fait réagir c’est la question de la convention collective», explique Justin Arcand, porte-parole de l’ASSÉ, dans une entrevue téléphonique avec <em>Le Délit</em>.&nbsp;«À première vue ça nous semble beaucoup trop lourd et bureaucratique. Ça serait le pire scénario». Pour ce qui est de la reconnaissance officielle des votes de grève par les établissements, «ça ouvre la porte à l’encadrement», soutient le porte-parole. «Il faut comprendre que s’il ne faut pas encadrer la grève, il faut cependant la reconnaître. L’encadrement serait de mettre des règles spécifiques qui nous dictent comment il faut faire la grève. Ça enlève toute possibilité d’utiliser l’effet de surprise de la grève d’une journée».</p>
<p>Monsieur Arcand précise en fin d’entrevue que le droit de grève n’est pas lié au code du travail, contrairement au préjugé populaire. En effet, bien qu’il l’encadre à présent, les travailleurs et travailleuses avaient le droit de manifester bien avant cela. «Ce n’est pas parce qu’il y a un flou juridique qu’on n’a pas le droit de manifester. Toutes nos précédentes grèves étaient légales», conclut-il.</p>
<p>Les membres de l’ASSÉ n’ont pas prévu de se positionner à leur prochain congrès, le 2 mars 2013. La prise de position, si elle a lieu, ira donc au congrès se tenant en mai.</p>
<p>Le Parti Québécois s’est montré plutôt ouvert à discuter des possibilités; Pauline Marois, chef du parti et première ministre québécoise, avait mentionné l’éventualité de discuter officiellement lors du Sommet sur l’enseignement supérieur. Pierre Duchesne est cependant revenu sur les paroles de la Première Ministre le 19 février, en entrevue avec <em>La Presse</em>, statuant que l’encadrement du droit de grève ne sera pas à l’ordre du jour du Sommet, mais que «si les gens veulent en discuter, ce sera possible».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le déchétarisme</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/le-dechetarisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 03:20:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années un nouveau courant est apparu: le déchétarisme, plus connu sous son nom anglais de «dumpster diving». Le déchetarisme définit le fait de se nourrir d’aliments trouvés dans des poubelles de magasins de grande distribution ou de restauration. Alors que «faire les poubelles» est plus souvent relié aux personnes de la rue, le&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/le-dechetarisme/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le déchétarisme</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années un nouveau courant est apparu: le déchétarisme, plus connu sous son nom anglais de «dumpster diving». Le déchetarisme définit le fait de se nourrir d’aliments trouvés dans des poubelles de magasins de grande distribution ou de restauration.</p>
<p>Alors que «faire les poubelles» est plus souvent relié aux personnes de la rue, le déchétarisme peut être pratiqué par tous, comme un acte politique ou un choix économique.</p>
<p>L’utilité est certaine pour les étudiants et les «plongeurs» sont très flexibles. Certains le pratiquent tous les jours, comme Logan, chef à Lola Rosa qui indique se nourrir à 90% grâce à cette activité, qu’il pratique quotidiennement. En revanche, Fabien Marchal, étudiant de troisième année en sciences de l’environnement, nous explique que «c’est seulement quand beaucoup de gens viennent manger à la maison, pour une soirée entre amis. Ça réduit les frais». Pour Joseph Boju, élève de deuxième année en littérature française, c’est l’occasion de trouver des produits qu’il ne consommerait pas d’habitude. Au delà de la gratuité de la nourriture, le déchetarisme permet aussi de participer activement à l’amélioration de la société.</p>
<p><strong>Un engagement politique</strong></p>
<p>La motivation politique peut être proche du mouvement anarchiste. Le système capitaliste, selon eux, entraine une société de surconsommation avec deux conséquences.</p>
<p>Premièrement, la surconsommation renforce les inégalités sociales. En effet, alors que les poubelles sont pleines de nourriture, des gens meurent de faim. Un des slogans du mouvement Déchetarisme est d’ailleurs: «La solution à la faim dans le monde se trouve dans les poubelles de New York».</p>
<p>Deuxièmement, la surconsommation a des effets environnementaux souvent méconnus. L’ampleur du gaspillage reflète le fait que l’on considère aujourd’hui l’abondance alimentaire comme acquise. Un porte-parole du mouvement «Montréal dumpsting» rapporte que «ça [lui] parait naturel de plonger dans les poubelles. Notre pays produit bien trop de nourriture». Clara Déry, élève de première année et plongeuse régulière rapporte que sa volonté vient « du consumérisme ». Elle ajoute : « L’objectif n’est pas de contrer la logique capitaliste, mais de se rendre compte que le système consumériste, on le voit vraiment qu’une fois qu’on a la tête dans les poubelles! ».</p>
<p><strong>Pas seulement pour l’estomac</strong></p>
<p>Mais, cette activité n’est pas seulement reliée à l’alimentation. Ainsi la récupération de meubles à des fins utilitaires et de décoration est une pratique courante assez commune chez les étudiants. Une fois dans la rue, il n’y a plus de «propriété» sur l’objet qui se trouve sur la voie publique.</p>
<p>Des résidus industriels sont utilisés par certains artistes pour créer des sculptures entre autres. Enfin, il existe aussi un côté criminel au «dumpster diving»: le vol d’identité. En fouillant les poubelles on peut tomber sur des papiers officiels, des numéros et autres informations qui pourraient permettre à des plongeurs malintentionnés de voler l’identité d’un individu.</p>
<p><strong>Infraction dans mes poubelles</strong></p>
<p>Malgré ses nombreux avantages, la pratique du déchétarisme comporte certains risques. Tout d’abord, il est officiellement illégal, au Canada, de réutiliser les ordures d’autrui. Effectivement, en vertu de la loi sur l’entrée sans autorisation, datant de l’acte constitutionnel de 1867, le possesseur d’une propriété privée a le droit d’émettre un avis d’éviction pour quiconque se trouverait sur sa propriété sans sa permission.</p>
<p>Les déchets se trouvant, dans la majorité des cas, sur ces dites propriétés privées, il est donc possible que les plongeurs se retrouvent à faire face à des plaintes ou même d’éventuelles arrestations. Il est cependant à noter que dans la majorité des cas, les propriétaires de restaurants ou épiceries ne feront pas appel à cette loi, soit parce qu’ils supportent de telles initiatives, soit parce qu’ils n’ont pas d’avis précis sur la question, et qu’ils préfèrent l’ignorer. Certains plongeurs réguliers se font même mettre en garde par les propriétaires qui leur conseillent quoi prélever de leur poubelle.</p>
<p>La situation n’est cependant pas la même dans tous les pays. Effectivement, alors que certains pays comme l’Italie ont rendu cette pratique légale depuis plus de 10 ans, en Allemagne et en Belgique, des lois plus sévères l’encadrent, référant aux ordures en tant que propriétés privées, ce qui implique que le déchetarisme relève donc du vol.</p>
<p>L’application de ces lois a été poussée en 2009, allant même jusqu’à l’arrestation du militant écologiste belge Ollie, un plongeur, alors qu’il faisait sa collecte de nourriture derrière un supermarché à Bruges. En France, finalement, cette pratique est tout simplement impossible car les magasins de grande distribution enduisent leur déchets de substance toxique comme de l’eau de Javel ou de la mort aux rats. Il reste toujours la possibilité de se fournir dans les petites épiceries.</p>
<p><b>At</b><strong>tention indigestion</strong></p>
<p>Bien qu’il y ait souvent des aliments propres à la consommation dans les bennes à ordures des restaurateurs et épiciers, il y a parfois de bonnes raisons expliquant leur présence dans les poubelles avant la date de péremption. Comme le rappelle Clara Déry: «Il ne faut pas oublier qu’il y a souvent une raison pour laquelle ces produits-là se retrouvent dans la poubelle».</p>
<p>Rappelons-nous la crise qu’avait subit la compagnie Fontaine Santé en décembre 2011, durant laquelle la compagnie avait vu la majorité de ses produits faire l’objet d’un avis de non consommation et avait été retirée des tablettes car ils étaient contaminés par la bactérie Listéria. Les aliments contaminés par cette bactérie ne présentant pas d’altérations visibles ou d’odeur suspecte, il était donc dangereux que le plongeur imprudent le consomme et tombe gravement malade.</p>
<p>Il peut en être de même avec des aliments contaminés par les bactéries E. coli ou la salmonellose qui peuvent causer diarrhées, intoxication alimentaire et, si complications, la mort. Il est donc important pour le plongeur de se tenir au courant de l’actualité afin de se prémunir des cueillettes empoisonnées qui pourraient lui retirer toute envie d’écumer les poubelles à nouveau.</p>
<p><strong>Diète incomplète</strong></p>
<p>Bien que l’on puisse trouver de presque tout dans les poubelles, soit fruits, légumes, fromage yogourt pour ne citer qu’eux, certains aliments nécessaires à notre alimentation n’y seront pas toujours disponibles. Il est donc important que l’entièreté de notre diète alimentaire ne repose pas sur les produits recueillis lors d’une plongée. Si l’équilibre alimentaire n’est pas toujours au rendez-vous, la qualité des produits peut être surprenante, comme au Marché Jean-Talon, par exemple. Aussi, Joseph Boju partage t‑il au<i> Délit </i>qu’au marché Jean-Talon il est sûr de «trouver des aliments de qualité qui ne sont pas couverts de produits chimiques».</p>
<p><strong>Petit guide pour une plongée réussie</strong></p>
<p>On a souvent l’impression qu’une cueillette doit se faire de nuit et dans le plus grand secret. De fait, sur la plupart des sites Internet fournissant mille et une astuces au plongeur débutant, on suggère de se munir d’une lampe de poche et de se déplacer en petits groupes. S’il est vrai qu’il est préférable de ne pas écumer les poubelles en grands groupes afin de ne pas effrayer les propriétaires des dites poubelles, il ne faut pas pour autant croire qu’il s’agit d’une pratique exclusivement nocturne et qui nécessite d’amples préparations.</p>
<p>Démystifions un peu la chose. Quoi qu’il soit imprudent de pratiquer le déchetarisme sans préparation ou expérience, il n’est pas plus brillant de se présenter sur les lieux armés de piolet, corde et autres instruments de spéléologie ordurielle qui auraient tôt fait d’attirer l’attention du voisinage, ceux-ci pouvant méprendre d’inoffensifs plongeurs pour de dangereux bandits armés.</p>
<p>Cette pratique n’est pas non plus exclusive aux militants environnementaux ou anarchistes échelonnés et équipés, et peut être pratiquée par tout un chacun. Il suffit de connaître quelques endroits et de se trouver un bon compagnon.</p>
<p><strong>Du savoir-vivre</strong></p>
<p>L’état dans lequel on laisse le milieu après notre venue est très important si on souhaite y revenir par la suite. Tel que raconté par Logan, «il faut être respectueux des lieux.</p>
<p>Je n’ai jamais eu d’altercation avec des propriétaires parce que je sais partir sans laisser de traces de mon passage derrière moi».</p>
<p>Cependant, si des plongeurs viennent tard dans la soirée, font beaucoup de bruit et repartent en laissant tout sans dessus dessous, il y a de fortes chances qu’une mauvaise surprise les attende lors de leur visite suivante.</p>
<p><strong>&nbsp;À chaque quartier sa poubelle&nbsp;</strong></p>
<p>Dans chaque quartier, il est possible de trouver des endroits où les poubelles recèlent de nourriture. Ils peuvent sembler difficiles à cibler de prime abord, mais en s’armant d’un peu de patience et de bonne volonté, il est facile de développer un réseau qui permettra des cueillettes prolifiques et fréquentes.</p>
<p>Mais, afin de faciliter les premières plongées, voici une liste de poubelles facilement accessibles:</p>
<p>- Marché Jean-Talon</p>
<p>- Marché Atwater</p>
<p>- Le supermarché Les Quatres Frère au coin des rues Des Pins et Saint-Laurent</p>
<p>Les «vrais plongeurs» ne révèlent pas leurs poubelles préférées, car celles-ci seraient vides trop vite si tout le monde était au courant.</p>
<p>À vos marques, prêts, plongez!</p>
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		<title>Consultation sans représentation</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/20/consultation-sans-representation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mathilde Michaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2013 03:52:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiants de McGill continuent de bouder les consultations sur l'encadrement des manifstations</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une vingtaine de personnes se sont rassemblées le mercredi 20 février afin de discuter du nouvel énoncé de valeurs sur la liberté d’expression, et la tenue d’assemblées pacifiques et des procédures opérationnelles qui l’accompagnent. Bien que l’exercice, proposé par l’administration, se voulait une façon de prendre le pouls de la communauté mcgilloise, seulement une vingtaine d’étudiants ont participé à la discussion, dont un seul se définissant non-affilié à la politique universitaire. Près de la moitié des personnes présentes étaient des représentants de l’administration.</p>
<p>Un brouillon des deux documents à été remis aux participants et deux tables d’une dizaine de personnes se sont formées afin d’entamer des discussions. La rencontre se divisait en trois temps: d’abord, une discussion sur l’énoncé de valeurs, ensuite, les procédures opérationnelles et, finalement, les participants se sont consultés pour savoir s’il devrait y avoir des limitations à la liberté de manifester et, si oui, lesquelles.</p>
<p>Dans un premier temps, la discussion a surtout tourné autour des circonstances dans lesquelles il était légitime de faire appel aux forces policières sur le campus. Andre Costopoulos, doyen à la vie étudiante, a expliqué aux participants rassemblés autour de la première table que l’énoncé se voulait le «meilleur estimé des circonstances dans lesquelles il est nécessaire d’y avoir recours».</p>
<p>Les débats ont par la suite porté sur la délimitation du seuil de tolérance. Pour plusieurs des personnes présentes, le seuil était pour le moment beaucoup trop bas et demandait révision. Dans un même ordre d’idée, une étudiante a demandé à ce que l’administration fasse une distinction entre la violence et l’interruption des activités sur le campus, soutenant que la première situation devrait être encadrée, mais pas la seconde.</p>
<p>D’autres critiques ont dénoncé le manque de référence à la personne qui sera en charge de faire appel au corps policier. Il y a aussi eu beaucoup de discussions quant à savoir si les étudiants se verront donner un avertissement avant que les conséquences ne s’appliquent, et quelles seront en effet les dites conséquences. Le document ne semble pas pour le moment faire état de ces deux préoccupations.</p>
<p>La consultation s’est ensuite penchée sur les opérations procédurales reliées à l’application de l’énoncé de principe. Alors qu’un étudiant a proposé un changement de nom, argumentant que le présent titre rendait le document «repoussant», Robin Reid-Fraser, vice-présidente aux affaires externes de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), a, quant à elle, remis en question la nécessité de posséder un tel document. McGill possède déjà un code de conduite régulant les comportements étudiants et elle ne voit pas la pertinence d’ajouter une seconde couche.</p>
<p>Morton Mendelson, député Prévost de l’Université McGill, a répondu que «le Code de conduite de l’étudiant est très général alors que [les procédures] que nous sommes en train de regarder encadrent un type de comportement particulier».</p>
<p>En dernier lieu, les participants ont débattu sur le besoin d’avoir des limitations au droit de manifester. Cette fois, les conversations ont surtout tourné autour de deux termes: l’intentionnalité et l’intensité. Bien que la majorité se soit entendue sur la nécessité d’établir certaines limites, aucun des deux groupes n’a atteint de consensus sur leurs définitions respectives.</p>
<p>Il s’en est donc suivi d’une discussion sur comment définir l’intentionnalité. Alors que l’administration y voyait une façon de contrôler l’intention d’interrompre les activités et de déranger, certains, tel que Jimmy Gutman, représentant de la Faculté des arts au sénat de McGill, y voyait plutôt un contrôle de l’intention qui pousse les manifestants à se rassembler. L’intensité a aussi fait l’objet de débats concernant la façon de définir l’intensité maximale qu’une manifestation pourrait atteindre sur le campus avant l’intervention des forces de l’ordre.</p>
<p>Au final, il en a été déduit qu’il était nécessaire de clarifier les deux termes. Les membres de l’administration qui étaient présents se sont engagés à les revoir pour les rendre plus concrètes.</p>
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