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	<title>L&#039;équipe du Délit - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Nos autrices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[autrices]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaines]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[opinion de l'équipe du délit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe vous partage ses recommandations de lecture.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Marius</strong> : Avocate, militante et autrice, Gisèle Halimi est une héroïne sans équivoque! Armée d’un talent d’éloquence et d’un caractère intransigeant, elle a confronté l’injustice partout où elle a osé se montrer. Que ce soit dans ses livres, dans ses discours ou devant un procureur, elle a défendu ses convictions humanistes et anticoloniales sans répit ni compromis. Je vous conseille de commencer avec son pamphlet <em>Plaidoirie pour l’avortement</em> et son roman <em>L’étrange Monsieur K.</em></p>



<p><strong>Timotée</strong> : Poète et romancière franco-égyptienne d’origine libanaise née au Caire, Andrée Chedid s’inspire de son identité plurielle dans ses textes. Ses poèmes réconcilient les cultures et racontent une humanité commune qui dépasse les frontières. Par un style simple et lumineux, Andrée Chedid fait émerger une compassion solidaire capable de surmonter les divisions.</p>



<p><strong>Aurélien</strong> : Romancière française d’origine algérienne, Alice Zeniter raconte extraordinairement l’Algérie de sa famille à partir des années 1930, dans son ouvrage <em>L’Art de perdre</em>. Un récit essentiel afin de comprendre la guerre d’Algérie du point de vue des harkis, ces Algériens qui travaillaient pour la France coloniale et qui se sont vus rejetés par leur société à l’issue du conflit. Il raconte enfin leur exil suivi de leur installation éprouvante en France, marquée par le racisme et une société désireuse d’oublier la guerre et ses acteurs. Un travail de mémoire réussi avec brio par Zeniter sur lequel il faut se pencher afin de comprendre la France moderne.</p>



<p><strong>Juliette A.</strong> : Mes sens de Méditerranéenne se sont réveillés sous les mots parfaits de Colette dans <em>Le blé en herbe</em>. Colette révèle à chaque page une nouvelle odeur, et m’a fait entendre les cigales grésiller même à des milliers de kilomètres de la côte bretonne où se déroule l’intrigue. Ses livres sont des odes à la nature, réalistes et poétiques, qui illustrent merveilleusement aussi son engagement féministe, elle qui a écrit sous le nom de son mari pendant de nombreuses années afin de pouvoir être publiée. Elle est à lire absolument.</p>



<p><strong>Antoine</strong> : Anne Hébert. Une femme grandiose, dont l’écriture troublante nourrit une dépendance quelque peu maladive pour tout ce qu’elle a produit. Pionnière de la littérature québécoise et du féminisme littéraire, et, n’en déplaise à Eugénie, l’autrice la plus importante du canon littéraire québécois. Vous serez hantés à jamais par <em>Le torrent</em> ou <em>Les Enfants du sabbat</em> – et vous en redemanderez.</p>



<p><strong>Héloïse</strong> : Les romans qu’on lit en grandissant nous construisent en tant que personnes, et c’est pour cette raison que je me dois de mentionner Evelyn Brisou- Pellen. Romancière prolifique, elle a plus de 130 ouvrages à son nom, notamment la saga <em>Le manoir</em> et la trilogie <em>Ysée</em>. Si l’on retrouve ces œuvres dans la section « jeunesse » en librairie, ce n’en sont pas moins des récits captivants qui s’inscrivent dans des univers historiques détaillés et envoûtants.</p>



<p><strong>Sixtine</strong> : Margaret Atwood est l’autrice canadienne de <em>La servante écarlate</em>. Ce roman de fiction spéculative est marquant, car il évoque nombre de dérives actuelles. Plongé dans un monde où les États-Unis sont devenus une théocratie et où le corps des femmes est réduit à une machine de reproduction, <em>La servante écarlate</em> n’est pas une simple histoire, mais un rappel qu’il faut rester vigilant, car nos droits ne sont jamais acquis.</p>



<p><strong>Dalia</strong> : Une autrice à lire absolument : Audre Lorde, essayiste, poétesse et militante. Ses œuvres sont des incontournables pour ceux et celles qui souhaitent se plonger dans la littérature féministe intersectionnelle. Ses différents essais et poèmes sont poignants d’humanité et d’empathie. Y figure l’impératif de développer une solidarité intercommunautaire, et de permettre l’autonomisation des femmes et des minorités visibles. Lorde ne mobilise pas uniquement le « <em>care</em> » dans ses recueils : on y perçoit parallèlement une colère. Une colère saine, nécessaire et humaine face aux violences constantes des structures étatiques et capitalistes, qui marginalisent toujours davantage les minorités visibles.</p>



<p><strong>Eugénie</strong> : Gabrielle Roy est, à mon sens, l’autrice la plus remarquable de la littérature québécoise. On la connaît surtout pour <em>Bonheur d’occasion</em> – avec raison, c’est un chef‑d’œuvre – mais vous gagneriez également à lire <em>Alexandre Chenevert</em>, ou <em>Rue Deschambault</em>. J’ai lu ces livres il y a trois ans et certaines phrases m’habitent encore aujourd’hui. Mention spéciale pour les pièces de théâtre de Yasmina Reza, que je recommande tout le temps, à tout le monde.</p>



<p><strong>Félix</strong> : La plupart des œuvres de Heather O’Neill se déroulent dans la ville de Montréal et mettent en scène des femmes et filles, dans des conditions économiques précaires. Entre contes de fées et réalités traumatisantes, les romans d’O’Neill ont trouvé une place respectée dans le canon littéraire canadien. L’écrivaine anglophone intègre systématiquement des mots français pour dépeindre son monde fictif, brutal et beau, car elle revendique sa présence dans la vie montréalaise. Elle a récemment travaillé avec l’autrice québécoise Dominique Fortier pour la traduction de ses livres.</p>



<p><strong>Catherine</strong> : Romancière, scénariste et réalisatrice québécoise, Anaïs Barbeau-Lavalette est une autrice incomparable. Ses écrits explorent en profondeur l’identité féminine et mettent en valeur la complexité du rôle de mère. C’est avec une plume extraordinaire qu’elle donne une voix à divers personnages invisibilisés et qu’elle dépeint les difficultés vécues par ces derniers avec justesse. Elle aborde notamment l’importance de la quête de liberté, de l’affranchissement de soi et du bris des normes sociales dans son roman<em> La femme qui fuit</em>, dans lequel une mère quitte sa famille dans l’espoir de vivre une vie insoumise.</p>



<p><strong>Catvy</strong> : Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens, Francesca Albanese est une voix qui refuse de se taire face au génocide en Palestine. Entre <em>Palestinian Refugees in International Law</em> (2020), <em>J’accuse. Gli attacchi del 7 ottobre, Hamas, il terrorismo, Israele, l’apartheid in Palestina e la guerra </em>(2023), et <em>Quand le monde dort : Récits, voix et blessures de la Palestine</em> (2025), Albanese mélange expériences personnelles et analyse juridique afin d’appeler à une résistance à l’hégémonie de l’ordre mondial actuel.</p>



<p><strong>Elie</strong> : Impossible de parler de littérature sans évoquer Marguerite Duras, ou plus particulièrement <em>L’Amant</em>, où l’intimité et la sensualité se mêlent dans une écriture délicate et profondément sensible. Son essai Écrire offre aussi une méditation lucide et inspirante sur l’acte de l’écriture. Sinon, je vous recommande également Shelley Saywell, cinéaste documentaire, qui vient tout juste de publier son mémoire <em>If Only Love</em>, un livre à la fois beau et déchirant, qui risque de vous faire pleurer tout en vous redonnant foi en l’amour.</p>



<p><strong>Jiayuan</strong> : Si je dois nommer une autrice qui m’a marquée au cours de la dernière année, c’est sans doute Leïla Slimani, sur qui j’ai même écrit un article. Dans son roman <em>Chanson douce</em>, qui a remporté le Prix Goncourt en 2016, elle trace des portraits psychologiques vifs et examine les questions de classe, de race et de la place des femmes dans le contexte du 21e siècle à travers une plume acérée.</p>



<p><strong>Juliette E. </strong>: Je ne peux pas en choisir une seule : Natasha Kanapé Fontaine, Dominique Fortier, Abla Farhoud, Naomi Fontaine, Jane Austen, Agatha Christie, Amélie Nothomb, Élise Gravel… La littérature est aussi orale, musicale, scénique, et bande dessinée, et les femmes en sont de plus en plus les voix essentielles.</p>



<p><strong>Rose</strong> : Annie Ernaux est lauréate du prix Nobel de littérature en 2022 et son œuvre à saveur autobiographique est un incontournable. Elle s’attaque à des sujets ayant marqué sa vie : les droits de la femme, dont l’avortement, le transfuge de classe, les relations parent-enfant et la place de l’individu dans la société. La plume d’Ernaux est percutante : elle sait se distancer des événements et en offre un rendu qui se veut objectif, descriptif, une simple évocation des faits. Une œuvre marquante qu’il faut lire (et relire).</p>



<p><strong>Salma</strong> : Fred Vargas, autrice française de romans policiers captivants, tels que <em>L’Homme à l’envers</em>.</p>



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		<title>La pensée, créatrice du récit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-pensee-creatrice-du-recit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[storytelling]]></category>
		<category><![CDATA[the mcgill daily]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par nature, et pour sa survie même, l’humain a eu besoin de communiquer ses idées, d’informer les autres et de transmettre son expérience. Les récits, qu’ils soient oraux ou écrits, sont nés de ce besoin inné de créer des liens. Ils servent à préserver les connaissances au fil des générations, à renforcer les normes sociales&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-pensee-creatrice-du-recit/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">La pensée, créatrice du récit</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Par nature, et pour sa survie même, l’humain a eu besoin de communiquer ses idées, d’informer les autres et de transmettre son expérience. Les récits, qu’ils soient oraux ou écrits, sont nés de ce besoin inné de créer des liens. Ils servent à préserver les connaissances au fil des générations, à renforcer les normes sociales et à diffuser l’expression humaine.</p>



<p>Avant l’avènement de l’écriture, les premiers humains laissaient des peintures rupestres pour conserver leurs souvenirs sous forme matérielle. Les civilisations, de l’Antiquité à l’ère moderne, ont connu des périodes de prospérité et de déclin en fonction de leurs mythes fondateurs, qui leur ont souvent survécu.</p>



<p>Pour les Premières Nations de l’île de la Tortue, les récits constituent de véritables repères. Ces communautés, dans le passé comme aujourd’hui, se sont construites autour d’histoires de résilience et de spiritualité. Les gardiens du savoir autochtone enseignent des leçons morales, des savoir-faire essentiels à la survie et racontent des histoires transmises dans les langues ancestrales, liant étroitement les nouvelles générations à celles qui les ont précédées.</p>



<p>Cet échange ne serait pas possible sans les valeurs communes de respect cultivées par l’art de l’écoute et de l’échange mutuel. Il faut de la patience et de la confiance non seulement pour partager son histoire, mais aussi pour écouter celles des autres sans préjugés.</p>



<p>Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous permettent de raconter, écouter, et partager des histoires beaucoup plus facilement et massivement que dans le passé. Nos téléphones nous donnent accès à un monde numérique aux données infinies, où l’information est inlassablement renouvelée.</p>



<p>Lorsque la parole se libère, de nouveaux récits émergent. En quelques clics, on se plonge dans une nouvelle réalité, celle qui touche et conditionne la vie d’individus de l’autre côté de la planète. Les petits créateurs et les artistes indépendants peuvent dorénavant diffuser leurs œuvres et histoires sans intermédiaire. Un espace ouvert se crée : ce qui était autrefois local devient mondial.</p>



<p>Plus que de simples amplificateurs de voix, les réseaux sociaux défient les narratifs dominants. Il devient désormais possible de mettre des visages sur les phrases et les chiffres. Le torrent d’information et les innombrables récits personnels qui sont à notre disposition nous placent devant des responsabilités simples, mais fondamentales: s’informer et nuancer.</p>



<p>Cependant, il serait naïf de croire que la parole authentique a été totalement libérée. Les conteurs ont du mal à cultiver un environnement où ils peuvent s’exprimer authentiquement. La domination des médias par les grandes entreprises isole les écrivains jusqu’au point où leur créativité est minimisée. Les médias contemporains sont largement dominés par les relances (« <em>reboots </em>»), les écrivains et les scénaristes ne sont plus suffisamment payés, et la microgestion des maisons de disques sur leurs artistes les dessaisit de leur métier.</p>



<p>Ces aspects ne sont pas des éléments isolés, mais les symptômes d’une crise à plus grande échelle. Bien que la création et l’accessibilité aux récits soient plus démocratisées que jamais, l’esprit culturel est toujours sous l’emprise de l’intérêt des plus puissants. L’art du récit est oublié : l’esthétique de la consommation devient leur seule et unique valeur. Au cinéma, comme dans la littérature, toute la beauté de la fiction ne devient qu’une autre poursuite de la gratification immédiate, nos sous jetés dans le puits à souhaits du capitalisme pour un rêve vendu à prix réduit. L’intelligence artificielle est devenue l’incarnation de ce processus ; le sacrifice de la raison d’être en faveur du profit. On a dénaturé le véritable objectif des récits. Ils ne constituent plus les annales de notre existence collective, destinées à être racontées, retenues et préservées pour les générations à venir.</p>



<p>Qui sait ce que demain apportera? Dans une ère où l’intelligence artificielle est omniprésente, où la polarisation politique est croissante, et où la démocratie recule, le récit peut prendre deux directions : celle de la destruction, du populisme, et de la haine ou celle de la préservation, du partage, de l’histoire et de la mémoire.</p>



<p>Dans un monde plus connecté que jamais, les interactions humaines semblent être au plus bas. Il en va de notre responsabilité générationnelle de reprendre les choses en main. Alors, arrêtons-nous un instant, et prenons le temps de partager, de discuter, de rire, de pleurer, de douter et d’être en désaccord.</p>
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		<title>Merci Le Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/merci-le-delit-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[expériences]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éloge au journalisme étudiant (et aux bons amis).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Lorsque cette édition sera publiée, cela voudra dire qu’une dizaine d’entre nous auront posé les stylos pour de bon. Les études sont finies, il est temps de quitter la rédaction, et de se dire au revoir. Si peu d’entre nous ne savaient réellement ce qu’ils allaient découvrir en poussant les portes du journal, nous faisons aujourd’hui tous le même constat : que nous restions à Montréal, ou que nous partions vivre à Toronto, Paris ou Hanoï, <em>Le Délit </em>fait désormais partie de notre identité. Où que nous soyons, quoi que nous fassions, nous continuerons à porter, ensemble, notre soif d’apprendre, de comprendre et d’éclairer la société qui nous entoure. Si notre amour pour notre journal est unanime, les enseignements que nous en tirons sont multiples. <em>Le Délit </em>vous propose ici le témoignage de quelques éditeurs et éditrices qui nous quittent.</p>



<p><strong>Toscane</strong><br>Si, en prenant une de nos éditions vous tombez sur une illustration ou un article signé d’un seul nom, détrompez-vous, chacune de nos 12 pages est en réalité le fruit d’un travail collectif, d’une réflexion de groupe au sein de laquelle chacun·e redouble de créativité. En mode <em>Suggestion </em>sur nos Google Docs ou autour de la grande table de la rédaction, tout est sujet à débat : un exergue, une tournure de phrase, la fameuse «<em> since line</em> », la couleur d’un titre. Mon passage au <em>Délit </em>m’a appris plus que je n’aurais pu l’imaginer. Avant tout, j’en retiens que la créativité est un processus endogène, qui s’auto-nourrit au sein d’une équipe qui ne cesse de se remettre en question.</p>



<p><strong>Milan</strong><br>Comme je prends du plaisir en écrivant pour <em>Le Délit</em>! Pour une fois, toute cette gymnastique pour inclure une citation afin de plaire aux demandes pédantes d’un prof est à laisser à la porte. Ici, on n’écrit pas pour des auxiliaires d’enseignement épuisés, mais pour des amis ; on n’est pas motivé par des notes, mais par une volonté commune. Demain je n’aurai pas à écrire, mais cela laissera malgré tout un grand vide.</p>



<p><strong>Valentin</strong><br>Lundi soir, début novembre. La météo annonce qu’il neigera toute la soirée, nous n’avons ni bottes, ni bonnet, ni manteau. Plusieurs d’entre nous ont des travaux à rendre et des examens plus tard dans la semaine – il serait plus sage de rentrer tôt, de passer une bonne nuit au chaud. Pourtant, à 23 heures, nous sommes tous encore là, enfermés dans un local sans fenêtre du centre universitaire, éclairé par la lumière bleue d’ordinateurs. On parle, on rigole, on réfléchit, on travaille (un peu). On entretient la croyance selon laquelle nous serions « obligés » de rester jusqu’au bout : en réalité, la moitié d’entre nous aurait pu partir il y a plusieurs heures. Bizarrement, aucun d’entre nous ne semble en avoir envie.</p>



<p><strong>Matthieu</strong><br>Alors voilà, l’heure est venue d’écrire mes derniers mots dans ces colonnes qui me sont tant familières. J’ai eu le privilège, lors de mes deux semestres passés au <em>Délit</em>, de mener des entrevues avec de brillants professeurs et des étudiants touchants. Dans ce monde en constante évolution, si une chose reste inébranlable, c’est la qualité du lien humain lors de ces échanges. Il va sans dire que l’expérience humaine qu’a été <em>Le Délit </em>sera ce qui me manquera le plus. Je tiens à remercier tous ceux qui ont pris part à mes articles, et toute l’équipe du journal, sans qui l’aventure n’aurait pas eu la même saveur.</p>



<p><strong>Layla</strong><br>Hors du travail typique de journaliste que l’on effectue chaque semaine, ce qui m’a profondément marquée après plus de trois ans au sein de ce journal, c’est la communauté qu’il m’a apportée. Chaque lundi et mardi soir, on retrouve la même équipe et on a de longues discussions sur le journal, certes, mais aussi des débats politiques, philosophiques et des conversations sur des choses des plus banales.<br></p>



<p>Dans un cadre universitaire où chacun doute de son futur professionnel, avoir une communauté comme celle-ci nous a été profondément bénéfique. Au fil du temps, on apprend à se connaître : on partage nos intérêts, nos doutes, nos rêves. Certaines personnes nous quittent, mais les souvenirs qu’elles nous laissent demeurent. On voit nos amis grandir professionnellement et personnellement : un nouveau stage, un nouveau sport, une nouvelle passion… Quand je repenserai à McGill, je reviendrai toujours à ces lundis passés, ensemble, jusqu’à deux heures du matin.</p>



<p><strong>Antoine</strong><br>Étrangement, ce ne sont pas mes balbutiements de journaliste qui auront l’impact le plus fort dans ma mémoire universitaire. <em>Le Délit </em>a été une façon pour moi de m’exprimer (presque) sans retenue sur les enjeux que je croyais les plus pertinents et les convictions qui m’habitent. Mais, une fois la dernière édition faite, la dernière mise en page un peu bancale réalisée, il ne restera plus rien que quelques articles et une myriade de souvenirs.<br></p>



<p>Je n’oublierai cependant jamais mes escapades avec Matthieu, bravant le froid pour ramener le souper de la semaine, mangé en dérangeant le plus possible le travail de notre rédacteur-en-chef-à-lunettes. Je serai certainement impossible à employer dans le monde du journalisme, et je ne compte pas y faire carrière… mais j’adore écrire, et ça ne changera jamais.</p>



<p><strong>Vincent</strong><br>On passe la porte de la rédaction, on se regarde dans le blanc des yeux, et on comprend que <em>Le Délit</em>, c’est fini. On ne s’enfermera plus dans la rédaction, on ne passera plus nos samedis matins à tourner en rond autour d’un texte ni nos dimanches soirs à faire des éditions sur les articles scandaleux d’Antoine. Même après trois ans à écrire chaque semaine, il est difficile de trouver les mots pour décrire l’expérience que j’ai pu vivre au <em>Délit</em>. Ce journal m’a tendu la main, tenu la main, fait découvrir des gens formidables, et fait explorer la société québécoise. Je quitte le journal avec une conviction : on a tous besoin d’un <em>Délit </em>dans sa vie.</p>



<p><strong>Lara</strong><br>C’est avec le cœur lourd, mais l’esprit léger, et une maîtrise de toutes les règles grammaticales du français que je quitterai ce journal qui a façonné non seulement tous mes lundis, mais aussi ma vision du journalisme étudiant et de l’amitié. Alors, à l’heure où je corrige les derniers mots de cette édition, je n’ai qu’une chose à ajouter sur les magnifiques paroles de mes camarades : merci <em>Le Délit.</em></p>
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		<title>Vos prochaines sorties</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/vos-prochaines-sorties-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[véganisme]]></category>
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			</item>
		<item>
		<title>Recettes d’enfance de l’équipe</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/recettes-denfance-de-lequipe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À table]]></category>
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		<category><![CDATA[enfant]]></category>
		<category><![CDATA[recette d'enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment les goûts ravivent nos souvenirs d’enfance.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Chacun a ses recettes et ses souvenirs qui remontent à la surface lorsqu’on pense à un certain plat. L’équipe du <em>Délit </em>a accepté de partager avec vous quelques-unes des recettes de son enfance.</p>



<p><strong>Héloïse – Clafoutis aux cerises</strong></p>



<p>Tous les étés je pars en vacances chez mes grands-parents en Normandie. Les vacances sont toujours merveilleuses. En plus d’habiter près de la mer, mes grands-parents ont un jardin – un <em>grand </em>jardin, avec un cerisier au bord de la terrasse. Marcher dehors devient une épreuve si l’on ne veut pas finir avec des fruits plein les chaussures. Ces cerises, des bigarreau Napoléon, grosses, aux couleurs dégradées entre jaunes et roses, sont légèrement amères, juste assez pour être encore meilleures cuites que crues.</p>



<p>S’il y a une recette qui symbolise cette période, c’est le clafoutis que ma grand-mère fait avec ces cerises.</p>



<p>Battre 1 gros œuf et 1 tasse à café sucre jusqu’à obtenir un mélange jaune pâle. Ajouter au fur et à mesure 1 tasse de farine, 1 cuillère de levure et enfin 1 petite tasse de lait. Beurrer et fariner le moule. Ajouter les cerises encore noyautées – pour le goût – puis verser la pâte par-dessus. Ajouter une noisette de beurre sur le dessus. Enfourner! Cuire en chaleur tournante à 180 °C (355 °F) pendant environ 30 minutes. Vérifier avec un couteau la consistance du gâteau avant de le retirer du four. Laisser refroidir (ou pas, pour les gourmands et impatients), et déguster!</p>



<p><strong>Stu – Tarte Tatin à Mumu</strong></p>



<p>Ingrédients : 8 pommes pelées, tranchées et évidées, 3 c. à s. de beurre non salé, un tiers de tasse de sucre blanc, un fond de pâte à tarte feuilletée, du jus de citron, 1 jaune d’œuf battu.</p>



<p>Préparation : Trancher les pommes pelées et évidées en sections d’un centimètre et les faire revenir dans un poêlon à basse température avec le beurre, le sucre et le jus de citron. Faire caraméliser les pommes jusqu’à ce qu’elles soient tendres, mais pas molles, et de couleur rousse. Retirer du feu. Utiliser un plat à tarte en verre allant au four d’environ 10 à 12 pouces et, en spirale, y déposer les tranches de pomme, comme une rose. Mettre la pâte au-dessus et enfourner.</p>



<p><strong>Antoine – Sandwich au Nutella</strong></p>



<p>Ma <em>nonna </em>Angela, la meilleure cuisinière du monde (du moins, du haut de mes huit ans), serait déçue de savoir que mon souvenir culinaire le plus mémorable est un simple sandwich au Nutella. Au moins, son sandwich au Nutella, qu’elle me préparait systématiquement. Dans mon jeune temps, je passais chaque journée pédagogique chez elle, à m’occuper de son jardin et écouter des cassettes VHS sur sa télévision des années 80.</p>



<p>La recette? Simple, mais il vous faut les bons ingrédients. Nutella importé acheté au marché italien (de préférence, chez Berchicci) dans un pot en verre et pain blanc Villagio – les tranches du milieu. Très important, sinon, c’est quelconque. Vous pouvez couper les croûtes, mais c’est optionnel… j’ai appris à les aimer. Surtout : ne pas griller le pain. C’est crucial.</p>



<p>Maintenant, je n’ai plus de <em>nonna</em>, mais je garde un souvenir indélébile de cette collation de l’après-midi, que je me prépare encore plusieurs fois par semaine. Une bouchée, et il me paraît la voir s’affairer dans la maison, me jetant un regard affectueux de marraine dont elle seule avait le secret.</p>



<p><strong>Valentin – Légumes farcis</strong></p>



<p>Marseille, 17 h, au téléphone : « Mamie, on peut venir manger ce soir? » On ne prévient pas toujours très en avance. Trois heures après, pourtant, nous sommes à table, mes sœurs, notre grand-mère, et moi, face à un plat de légumes farcis, si rapidement cuisiné et qui n’en finit pas. Des tomates, des courgettes, des poivrons vidés de leur chair, remplacée par une base de riz et par une délicieuse farce de viande.</p>



<p>Une recette de famille, vieille comme le monde, qui fait un peu partie de nous.</p>



<p><strong>Marius – Quiche lorraine</strong></p>



<p>Pendant mon enfance au Gabon, ma mère passait chaque matin à préparer une <em>lunch box </em>pour mes frères et moi. L’odeur du fromage fondu qui parfumait les couloirs de ma maison m’a beaucoup marqué, et je revois le sourire sur le visage de ma mère à chaque fois que je refais cette recette!</p>



<p>Ingrédients : pâte brisée, 250 g de lardons, 4 œufs, 20 cl lait, 20 cl de crème fraîche, beaucoup d’emmental, paprika, muscade, sel et poivre.</p>



<p>Préparation : Prendre une fourchette et faire des petits trous dans la pâte brisée. Faire revenir le lard dans une poêle jusqu’à ce qu’il soit bien croustillant. Dans un bol, fouetter les oeufs, le lait, la crème fraîche, le poivre, la muscade, le sel, et le paprika. Placer les lardons sur la pâte. Verser le mélange par-dessus et râper l’emmental sur le tout. Mettre au four à 180 °C pendant 30 à 35 minutes.</p>



<p><strong>Eugénie – Riz au lait</strong></p>



<p>Le riz au lait de ma grand-mère est une recette qui me fera toujours penser à mon enfance. J’ai habité dans plusieurs pays quand j’étais plus jeune (Chine, Japon), et je ne voyais pas souvent ma famille éloignée, qui vivait au Canada. Rien ne me faisait sentir à la maison comme les visites annuelles de ma grand-mère, qui me préparait toujours son riz au lait que j’adorais. J’ai découvert quelques années après sa mort que la recette est intitulée « riz au lait d’Eugénie » dans son cahier de recettes, que ma mère m’a photocopié quand je suis partie à l’université. Maintenant vous pouvez en profiter vous aussi.</p>



<p>Une demi-tasse de riz, 750 ml de lait, 50 g de sucre et une gousse de vanille. Amener le tout à ébullition, puis baisser le feu pour que le lait frémisse doucement, à découvert. Cuire environ 40 minutes en brassant de temps en temps, jusqu’à ce que le liquide soit presque absorbé.</p>



<p><strong>Juliette – Carrés magiques</strong></p>



<p>J’ai passé plusieurs étés de mon enfance dans un camp de vacances où l’on cuisinait le meilleur dessert du monde : les « carrés magiques ».</p>



<p>Biscuits Graham, pépites de chocolat, ingrédient secret. Mélanger le tout dans un chaudron au-dessus du feu. Accompagner d’une légende.</p>



<p><strong>Matthieu – Douceurs françaises</strong></p>



<p>Ayant passé la majorité de ma vie à l’étranger (Beyrouth, Abu Dhabi, Washington), les produits français, dans lesquels j’ai été bercé, furent souvent difficiles d’accès.</p>



<p>Lorsque je revenais, durant les grandes vacances d’été, un tour de France s’imposait pour rendre visite à ma famille dispersée aux quatre coins de l’Hexagone. Dans ce périple, le passage chez mes grands-parents maternels faisait – et fait toujours – partie de mes étapes préférées. Un immense jardin rempli d’orchidées colorées, un potager cultivé passionnément par mon grand-père, et une tranquillité absolue, contrastant avec mon quotidien.</p>



<p>Ma grand-mère savait que j’avais été privé de douceurs françaises pendant près d’un an, alors, dès mon arrivée, un plateau de fromages gigantesque accompagné de toutes sortes de charcuteries m’attendait systématiquement le premier soir. Un assortiment simple, mais si savoureux compte tenu de l’amour avec lequel il a avait été réalisé.</p>



<p>Enfin, mon grand-père m’emmenait à la cueillette des mûres, ces baies délicieuses poussant sur des ronces épineuses. Activité périlleuse, mais dont le jeu valait la chandelle. Il confectionnait ensuite, avec le plus grand soin, de délicieuses confitures maison. Mûres, groseilles, fraises, rhubarbe, tout finissait en confiture! Ces plats simples, préparés avec tendresse et empreints de souvenirs, sont mes madeleines de Proust.</p>



<p><strong>Layla – Les biscuits de Mamie</strong></p>



<p>J’ai eu la chance de grandir près de ma grand-mère maternelle. Je passais presque chaque dimanche chez elle avec mes frères et sœurs, mes parents et mes tantes. Chaque semaine, pour accompagner notre café, ma grand-mère nous préparait des gâteaux, allant des sucreries algériennes au gâteau à la vanille recouvert de Nutella. Mais une recette très simple reste mon coup de cœur : des biscuits à la vanille. Un souvenir d’enfance que je continue de retrouver en cuisine aujourd’hui.</p>



<p>Ingrédients : 4 à 5 œufs, sucre (légèrement moins que le volume des œufs), huile (moitié de la quantité des œufs), 1 c. à s. bien remplie de levure chimique, une demie c. à s. d’extrait de vanille, le zeste d’un citron, farine (quantité suffisante pour obtenir une pâte), moules à biscuits.</p>



<p>Préparation : Dans un grand bol, battre les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter l’huile et mélanger. Incorporer la levure chimique et la vanille. Ajouter un peu de farine pour commencer, puis le zeste de citron. Mélanger le tout. Ajouter progressivement de la farine jusqu’à obtenir une pâte souple, mais non collante. Former des biscuits à l’aide des moules et les disposer sur une plaque. Cuire au four préchauffé à 180°C pendant 40 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit doré.</p>



<p><strong>Jiayuan – Soupe de nouilles</strong></p>



<p>Il m’est difficile de dire quelle saveur me rappelle le plus l’enfance, moi qui ai passé les sept premières années de ma vie à Guangzhou, une ville où j’avais accès à tout. Mais les choses devenaient tout de même plus compliquées lorsque je tombais malade : je perdais l’appétit au moindre symptôme. Trop chaud, trop froid, trop dur, trop mou : aucune nourriture ne passait par ma bouche. Heureusement, ma mère avait une solution pour me nourrir malgré tout : une soupe de nouilles aux tomates et aux œufs. Rien d’extraordinaire en termes d’aliments, encore moins en termes de difficulté, mais la recette fonctionne toujours, même à ce jour. Lorsque l’eau bout, ajouter les tomates coupées, puis une poignée de nouilles. Laisser cuire trois à cinq minutes. Pendant ce temps, battre les œufs pour les verser ensuite dans la casserole, puis ajouter un peu de sel. Quand les nouilles sont cuites, servir dans un bol et ajouter quelques gouttes d’huile de sésame.</p>



<p><strong>Toscane – <em>Krouchtikis</em></strong></p>



<p>À l’approche des fêtes de fin d’année, quand l’odeur de sucre vanillé envahit la cuisine, il n’y a pas de doute : ma grand-mère, d’origine polonaise, entame son rituel annuel – la confection de <em>krouchtikis</em>. Tablier noué autour de la taille, manches retroussées, elle s’affaire. Et même avec toute la douceur du monde, le processus est militaire. Mélanger farine, œufs, sucre, levure, beurre fondu. Pétrir, puis fraiser. Étaler la pâte au rouleau et la couper en losanges. En fendre le centre et y passer une extrémité pour former un nœud. Faire frire. Rouler dans le sucre (l’œuvre de ma cousine). Déguster, tièdes (mon œuvre à moi). Elle transmet volontiers sa recette – quantités exactes, temps précis. Pourtant, personne n’en fait d’aussi bons. Je la soupçonne d’ajouter un ingrédient secret. Ou peut-être est-ce le goût de sa passion pour la cuisine à partager.</p>
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		<title>La sélection d’actus du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/la-selection-dactus-du-delit-12/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Grève à la STM : novembre ne sera pas épargné Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Les 21 et 22 octobre derniers, le Syndicat du transport de Montréal-CSN et le Syndicat canadien de la fonction publique &#160;(SCFP) ont annoncé de nouvelles grèves pour le mois de novembre. Les 2 400&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/la-selection-dactus-du-delit-12/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">La sélection d’actus du Délit</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Grève à la STM : novembre ne sera pas épargné</strong></p>



<p class="has-drop-cap">Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Les 21 et 22 octobre derniers, le Syndicat du transport de Montréal-CSN et le Syndicat canadien de la fonction publique &nbsp;(SCFP) ont annoncé de nouvelles grèves pour le mois de novembre. Les 2 400 employés d’entretien de la STM, représentés par le CSN, avaient déjà effectué&nbsp; une grève de neuf jours en juin dernier, ainsi qu’une deuxième de deux semaines entre le 22 septembre et le 5 octobre. Après plusieurs semaines de négociations,&nbsp; la Société de transport de Montréal (STM) n’a toujours pas trouvé d’accord avec les différents syndicats des travailleurs. Ces derniers demandent de meilleures&nbsp; conditions de travail et une diminution du recours à la sous-traitance. Cette fois-ci, la grève annoncée devrait durer un mois entier.&nbsp;</p>



<p>Dans <a href="https://www.csn.qc.ca/actualites/face-a-linflexibilite-de-la-stm-les-employe-es-dentretien-en-greve-des-le-1er-novembre/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un communiqué</a>, le président du Syndicat du transport de Montréal-CSN, Bruno Jeannotte, explique : « Si nous voulons maintenir de bonnes conditions de&nbsp; travail, nous n’avons d’autre choix que de nous préparer une fois de plus à faire la grève. Nous aurions souhaité l’éviter et nous avons tout fait pour ça. Si les usagères&nbsp; et les usagers se cognent le nez sur une porte fermée à partir du 1<em>er </em>novembre, ils sauront que c’est parce que la STM est plus occupée à attaquer nos conditions de&nbsp; travail qu’à améliorer les services à la population. ».</p>



<p>Dans la foulée, le SCFP – qui représente les 4 500 chauffeurs d’autobus, opérateurs de métro et agents de station de la Société de transport de Montréal – <a href="https://scfp.qc.ca/les-chauffeurs-dautobus-operateurs-de-metro-et-agents-de-station-seront-en-greve-les-1er-8-et-9-novembre-2025/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a annoncé&nbsp; trois jours de grève</a> : le samedi 1<em>er </em>novembre, et la fin de semaine du 15 et 16 novembre. L’organisation syndicale réclame notamment des horaires « plus humains »&nbsp; et la fin du temps de travail non rémunéré. C’est la première grève de ce type en 38 ans pour les chauffeurs. « Nous avons l’intention de continuer à négocier à temps&nbsp; plein au cours des prochaines semaines, mais si une première grève ne donne pas de résultats, il y en aura d’autres. Si on doit se rendre à la grève générale, nous le&nbsp; ferons. Ce n’est pas normal qu’aucune table de négociation ne se règle. Le problème, ça ne peut pas être l’ensemble des syndicats. Il y a un seul dénominateur commun&nbsp; ici, et c’est la STM », a déclaré dans un communiqué Frédéric Therrien, le président du SCFP. Pour sa part, la STM promet de maintenir les services durant les heures&nbsp; de pointe, mais des ralentissements et des arrêts de service sont attendus.</p>



<p><strong>Non, Trump n’est pas un grand fan des publicités</strong></p>



<p>Samedi 25 octobre, le président des États-Unis à annoncé une augmentation de 10 % les droits de douanes sur les produits canadiens en raison… d’une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XWQRuRIxMBI" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">publicité</a>.&nbsp;</p>



<p>Il y a 15 jours, le gouvernement de l’Ontario a lancé une campagne publicitaire aux États-Unis, diffusant une vidéo dans laquelle on aperçoit des extraits d’<a href="https://www.youtube.com/watch?v=5t5QK03KXPc" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une allocution de Ronald Reagan</a> critiquant le protectionnisme et décrivant les effets néfastes des droits de douane.&nbsp;</p>



<p>Ce dernier explique dans son allocution : « des droits de douane élevés entraînent inévitablement des représailles de la part des pays étrangers et le déclenchement de guerres commerciales féroces. Le pire survient alors : les marchés se contractent et s’effondrent. Des entreprises et des industries ferment leurs portes, et des millions de personnes perdent leur emploi. ». Un extrait bien choisi par le gouvernement ontarien, qui fait directement référence à la politique commerciale agressive de Donald Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche.&nbsp;</p>



<p>Rapidement après les débuts de la campagne publicitaire, la Fondation présidentielle Ronald Reagan a pointé du doigt le gouvernement ontarien <a href="https://x.com/RonaldReagan/status/1981524620265046408" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sur les réseaux</a> sociaux, l’accusant de déformer les propos du président Reagan à travers sa publicité.</p>



<p>Il n’a pas fallu longtemps au locataire de la Maison-Blanche pour se charger du dossier. <a href="https://x.com/ColinDMello/status/1981557744768602139" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sur son réseau Truth Social</a>, le président a accusé le Canada « d’interférer avec les délibérations de la Cour suprême ». Cette dernière étudie actuellement la légalité des tarifs douaniers que Donald Trump à mis en place depuis son arrivée. Samedi soir, le président a sévi, <a href="https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/posts/115436697060819133" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en annonçant augmenter de 10%</a> les tarifs douaniers sur l’entièreté des produits canadiens, sans préciser pour autant de date d’entrée en vigueur.&nbsp;</p>



<p>Ce coup de théâtre peut être expliqué par une chose : dans son allocution, Reagan critique bien les droits de douane, mais il ajoute que ces derniers peuvent parfois être nécessaires pour protéger l’économie face à une compétition agressive. Si cette partie n’est pas mentionnée par la publicité, les propos du président n’ont cependant pas été déformés : Reagan explique lui-même de manière mesurée son aversion aux tarifs douaniers.&nbsp;<br>Le premier ministre ontarien Doug Ford a annoncé suspendre la publicité à partir de lundi, mais elle a tout de même été maintenue cette fin de semaine, notamment pour la Série mondiale de baseball. Mark <a href="https://nationalpost.com/news/canada/carney-response-more-trump-tariffs-reagan-ad" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Carney a quant à lui affirmé</a> que le Canada restait prêt à négocier lorsque les États-Unis le seraient aussi. Ce à quoi <a href="https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/27/droits-de-douane-donald-trump-exclut-toute-rencontre-avec-le-premier-ministre-canadien-avant-longtemps_6649834_3234.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Trump a répondu</a> : « Je ne vais pas le rencontrer avant longtemps. ».</p>



<p></p>
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		<title>Vos sorties cette semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/vos-sorties-cette-semaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier culturel]]></category>
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		<title>Foncer droit dans le mur, notre seule alternative ?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/29/foncer-droit-dans-le-mur-notre-seule-alternative/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[accélération]]></category>
		<category><![CDATA[ralentir]]></category>
		<category><![CDATA[vitesse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oser ralentir dans une société qui accélère sans cesse.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En physique, la vitesse et l’accélération sont deux indicateurs qui nous permettent de donner du sens au mouvement des atomes, des objets et des corps humains. Se basant toutes deux sur les variables de distance et de temps, ces concepts sont fondamentalement liés. Cependant, parce que l’accélération – calculée à partir du change- ment de vitesse – est non-linéaire et parfois exponentielle, elle se révèle plus complexe à maîtriser. Pourtant, elle est devenue omniprésente en société, à la fois en économie et en politique, ce qui témoigne de son importance dans notre mode de vie moderne et dans le fonctionnement de nos systèmes productifs. </p>



<p>Et pourtant, malgré la violence propre à nos modes de transport – autant sur le plan environnemental que personnel – cela ne nous empêche pas d’accélérer la production d’engins toujours plus puissants et de développer des voitures plus performantes. Alors, comment expliquer ce paradoxe inhérent à l’accélération? Nous la savons dangereuse et destructive, mais une alternative est-elle possible? </p>



<p>a = Δv / Δt </p>



<p>Le dynamisme de l’objet en mouvement nous fascine ; son imprévisibilité et sa force nous mènent à sanctifier sa volatilité, quitte à ignorer ses répercussions, visibles et invisibles. La compétition sportive <em>Formule 1</em>, une course de voitures sur circuit fermé, en est un exemple marquant, illustrant ce rituel à la fois primitif et technologiquement avancé. Dans cet affrontement parfois mortel, les pilotes de course, habillés en casque et combinaison de façon à maintenir un aérodynamisme constant, se voient projetés par leurs voitures à des vitesses vertigineuses. Avec l’objectif de dépasser leur adversaire, mais en manque de destination finale dans ce circuit clos, les pilotes, devenus mi-hommes, mi-machines, engloutissent l’espace étroit offert par la piste en émettant un bruit de moteur viscéral à chaque virage. </p>



<p>Du point de vue du spectateur, cette démonstration de vitesse est palpitante. Captivée par ce spectacle, l’audience n’a pas le temps de prendre conscience des enjeux sinistres de cette accélération perpétuelle avant qu’une autre voiture ne lui passe devant. Pourtant, à chaque tour de circuit, les pneus des voitures de course, conçus pour être <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s11270-022-06008-7" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">facilement remplaçables</a> et donc particulièrement vulnérables à la corrosion, se dégradent, libérant dans l’air une fine poussière de microplastiques. L’ampleur des effets de ces minuscules particules de plastique sur les humains est pour l’instant incertaine. Mais ce n’est pas le cas pour d’autres animaux, comme la mouette, dont les nouveaux-nés, gavés de plastique, s’égarent au bord des plages et sont retrouvés par des chercheurs avec des lésions cérébrales semblables à celles observées chez les hôtes de <a href="https://www.theguardian.com/environment/2025/mar/12/plastic-pollution-leaves-seabirds-chicks-with-brain-damage-similar-to-alzheimers-study-aoe" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">maladies neurodégénératives</a>. </p>



<p>L’accumulation silencieuse et né- faste des microplastiques en font un poison. Progressivement, ils contaminent les sols, les animaux et les hommes, alors même que les courses F1 continuent de s’achever sous des tonnerres d’applaudissements. </p>



<p><strong>L’« accélérationnisme » : une idéologie dangereuse </strong></p>



<p>L’accélération d’un objet en mouvement, bien qu’elle soit passionnante, est en réalité un processus destructif, jouant sur l’immédiateté sensorielle pour dissimuler sa brutalité latente. Les entrepreneurs de la <em>tech</em> (secteur des nouvelles technologies), tout comme les organisateurs des courses F1, en sont pleinement conscients. Mark Zuckerberg, propriétaire de Facebook et créateur des <em>reels</em> sur Instagram, ne cache pas son jeu : « <em>Nous avons un dicton</em> [chez Facebook, <em>ndlr</em>] : “<em>Avancez vite et cassez des choses.</em>” <em>L’idée, c’est que si vous ne cassez jamais rien, c’est probablement que vous n’allez pas assez vite.</em> (<em>tdlr</em>) » </p>



<p>En vue de notre dépendance à la technologie matérielle et virtuelle, notre mode de vie s’est « naturellement » adapté à ce dicton. Les conséquences de cette accélération sociale sont perceptibles à l’échelle individuelle : pas besoin d’une étude scientifique pour comprendre que regarder une centaines de vidéos en format court en l’espace de quinze minutes n’aura pas des effets positifs sur notre bien-être. Mais, comme pour la plupart des phénomènes sociaux, c’est surtout l’idéologie poli- tique qui se cache dans l’ombre de cette frénésie collective qui se révèle réellement dangereuse. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’accélération d’un objet en mouvement, bien qu’elle soit passionnante, est en réalité un processus destructif, jouant sur l’immédiateté sensorielle pour dissimuler sa brutalité latente »</p>
</blockquote>



<p>La montée de l’extrême droite partout dans le monde se fait en effet sur la base d’une large coalition, se constituant de courants de pensées alternatifs, néo-réactionnaires et radicaux, parmi lesquels l’accélérationnisme. Cette idéologie préconise l’accélération de tout notre mode de production dans l’objectif de se libérer de la stagnation et d’atteindre un inatteignable « progrès ». Émaillé de théories absurdes comme la cyber-transcendance et l’Antéchrist, cet imaginaire peut, à premier abord, sembler ridicule et tout droit sorti d’un film de science-fiction. </p>



<p>Pourtant, pour Peter Thiel, milliardaire et allié de Donald Trump, comme de nombreux géants de la <em>tech</em>, cette vision du monde relève d’un véritable projet politique. Il y a dix ans, confronté à une personne comme Thiel qui pense que le changement climatique est un complot fomenté par l’Antéchrist, on aurait pu se contenter de l’ignorer. Mais à présent, à la vue de l’influence qu’il exerce sur la politique américaine, ce choix n’est plus possible. </p>



<p>Dans cette équation sociale, l’entreprise américaine récemment impliqué dans l’intelligence artificielle, Palantir Technologies se propose comme un vecteur technologique de l’idéologie accélérationniste de Thiel, son fondateur. Partenaire de la CIA et de l’armée israélienne, cette société propose un service d’automatisation capable de collecter, d’analyser et d’anticiper les comportements humains à une vitesse inédite. Cette technologie, émergente à partir du spéculatisme financier, représente l’aboutissement d’une rationalité qui confond pouvoir et vitesse, sans égard pour la vie humaine ou animale. </p>



<p><strong>Une solution : ralentir </strong></p>



<p>Dans un monde aux ressources finies, une croissance infinie n’est pas atteignable sans le sacrifice de la justice sociale et du bien-être commun. Heureusement, pour ceux d’entre nous qui refusent d’accepter ce compromis, d’autres visions du monde sont envisageables. Le « <em>buen vivir</em> » (vivre bien) est un modèle économique et social mis en œuvre par plusieurs pays d’Amérique du Sud comme la Bolivie et l’Équateur. Ce projet hybride adapte des principes issus des traditions autochtones, tels que la vie en harmonie avec les cycles naturels, et les institutionnalise sur la base d’une idéologie politique basée sur le droit de la nature. Influente à travers la région, cette alternative non-eurocentrique inspire aussi d’autres mouvements réformateurs dans l’Occident, tels que la théorie économique de la « décroissance ». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Dans un monde aux ressources finies, une croissance infinie n’est pas atteignable sans le sacrifice de la justice sociale et du bien-être commun »</p>
</blockquote>



<p>Face à la frénésie accélérationniste, ces mouvements nous proposent une autre temporalité, fondée sur l’harmonie, la coopération et l’équilibre. Ces approches nous apprennent que ralentir n’est pas question d’abandonner notre quête du progrès, mais simplement de la redéfinir. Si notre monde a été fondé sur l’accélération, c’est peut être ralentir qui le sauvera.</p>
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		<title>Vos prochaines sorties</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/09/vos-prochaines-sorties-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 03:15:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[octobre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Événements à venir sur le campus et à Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA DE MONTRÉAL DU 8 AU 19 OCTOBRE</strong></p>



<p>Cette semaine débutera la 54<em>e </em>édition du FNC, événement qui présentera plus de 200 œuvres provenant de 60 pays différents. Ateliers de créations, marathons de films, projections en compagnie des équipes, il y en aura pour tous les goûts. Il y aura notamment des courts-métrages présentés au Festival international du film de Toronto (TIFF) et des œuvres de cinéastes québécois dont Amélie Hardy et Hervé Demers. Consultez le site du festival pour la programmation détaillée.</p>



<p><strong>RAMEN RAMEN FES DU 13 AU 26 OCTOBRE</strong></p>



<p>À l’occasion de ce festival, des restaurants de ramen ainsi que des kiosques éphémères proposeront leur ramen vedette. Les Montréalais·e·s auront l’opportunité de découvrir et de comparer les différentes façons dont les établissements locaux interprètent ce plat japonais emblématique. Par la suite, ils·elles, ainsi qu’un jury professionnel, pourront voter pour leur version préférée.</p>



<p><strong>FESTIVAL DU MONDE ARABE DE MONTRÉAL DU 31 OCTOBRE AU 16 NOVEMBRE</strong></p>



<p>Le Festival du monde arabe de Montréal fait son grand retour cette année pour plus de deux semaines de célébrations. L’événement mettra à l’honneur trois grands volets : les arts de la scène, le salon de la culture et le cinéma. Une occasion unique de découvrir la richesse des cultures arabes, de favoriser les échanges et d’encourager le dialogue. Au programme : spectacles, conférences, débats et projections de films à la Place des Arts.</p>



<p><strong>LE GRAND JEU DE MCGILL LE 15 OCTOBRE</strong></p>



<p>La branche Vie de campus et engagement étudiant organise une chasse au trésor sur le campus mercredi 15 octobre de 15h30 à 17h30. À l’aide d’une application mobile, vous partirez à la recherche d’indices pour élucider un mystère. Que vous soyez francophone ou que vous appreniez le français, c’est une belle occasion de découvrir McGill, de pratiquer le français et de tisser des liens.</p>



<p>Après la chasse au trésor, des prix seront remis aux gagnants et des collations seront offertes. Assurez-vous que votre téléphone soit chargé, et n’oubliez pas votre bouteille d’eau réutilisable!</p>



<p>Rendez-vous au 680 Sherbrooke, salle 1825.</p>



<p><strong>MOMENTA BIENNALE D’ART CONTEMPORAIN</strong></p>



<p>Le festival a lieu tous les deux ans à Montréal avec une riche programmation d’expositions, d’ateliers et d’événements dans les musées, les galeries et les centres d’artistes de la ville.</p>



<p>Parmi les rendez-vous à ne pas manquer : 10 octobre, MOMENTA x Festival du Nouveau Cinéma à la Cinémathèque québécoise. Billets requis. Pour plus d’informations, consultez <em>momentabiennale.com</em>.</p>



<p><strong>FESTIVAL DU FILM BRÉSILIEN DU 24 AU 30 OCTOBRE</strong></p>



<p>Alors que nous célébrons en ce moment le Mois du patrimoine latino-américain, le 19<em>e </em>Festival du Film Brésilien de Montréal proposera de découvrir le meilleur du cinéma brésilien, entre le 24 et le 30 octobre.</p>



<p>Cette année, plusieurs films présentés ont figuré parmi les œuvres sélectionnées pour représenter le Brésil aux Oscars, dont <em>L’Agent Secret</em>, déjà complet pour ses trois projections.</p>



<p>Le festival se déroulera au Cinéma du Parc, à quelques minutes du campus. Le lien de la billetterie est dans la biographie du compte Instagram <em>@festivaldufilmbrmontreal</em>.</p>



<p>Quelques œuvres à l’affiche :</p>



<p><em>Pasárgada</em>, le premier film de Dira Paes en tant que réalisatrice, une œuvre poétique et nécessaire. Le 26 Octobre à 21h10.</p>



<p><em>3 Obás de Xangô</em>, un documentaire sur l’amitié entre Dorival Caymmi, Jorge Amado et Carybé, trois icônes de la culture brésilienne. Le 29 Octobre à 17h15.</p>



<p><strong>BAZAR VINTAGE LE 18 OCTOBRE</strong></p>



<p>En quête de nouveaux vêtements à moindre coût? Le samedi 18 octobre aura lieu l’annuel Bazar Vintage au 5945 rue Cartier, proche des métros Rosemont et Papineau. Il y aura des vêtements et accessoires pour tous les goûts. Ne manquez pas cela, sinon il faudra attendre jusqu’à l’an prochain!</p>
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		<title>Vos prochaines sorties</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/vos-prochaines-sorties-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Événements à venir sur le campus et à Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><strong>CONCOURS </strong><strong><em>PERFORMATIVE MALE</em></strong></p>



<p>Le 26 septembre, un concours de <em>performative male </em>(homme performatif ) aura lieu sur le campus de McGill. Les participants se disputeront le titre du costume et de l’attitude les plus proches d’un de ceux d’un <em>performative male</em>, terme né sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Quand : Le 26 septembre, à 14h <br>Où : Lower field de McGill</p>



<p><strong>COMPÉTITION DU CLUB DE LAITUE DE MCGILL</strong></p>



<p>Ce vendredi 26 septembre, le Club de laitue de McGill (<em>Lettuce Club McGill</em>) organisera la 5<em>e </em>édition de son concours annuel. L’objectif est simple : ingérer une laitue – d’au moins 600 g – le plus rapidement possible. L’ouverture de la pesée des laitues aura lieu à 12h30, et le concours aura lieu à 13h.</p>



<p>Quand : Le 26 septembre, à 13h <br>Où : Lower field de McGill</p>



<p><strong>THÉÂTRE RAP</strong></p>



<p>La première de la pièce <em>Mommy, le retour </em>d’Olivier Choinière aura lieu le 25 septembre à 20h au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (CTD’A). La pièce contient des chansons originales d’Eman (Alaclair Ensemble) et du <em>lip sync </em>pour créer une pièce de théâtre-rap en écho à la montée des discours réactionnaires.</p>



<p>Quand : Le 25 septembre, à 20h<br>Où : Centre du Théâtre d’Aujourd’hui</p>



<p><strong>SEMAINES DE SENSIBILISATION AUX CULTURES AUTOCHTONES</strong></p>



<p>Jusqu’au 30 septembre, plusieurs activités et tables rondes sont offertes par le Bureau des initiatives autochtones dans le cadre des Semaines de sensibilisation aux cultures autochtones. Cette année, le thème de l’événement souligne le 10<em>e </em>anniversaire du rapport final sur la Commission de réconciliation et vérité du Canada. Les activités sont sur inscription seulement.</p>



<p>Quand et où : Dès maintenant, jusqu’au 30 septembre, sur le campus</p>



<p><strong>FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE POP MONTRÉAL</strong></p>



<p>Du 24 au 28 septembre, l’espace POP, situé dans le Mile End, accueillera la 24<em>e </em>édition de son festival international de musique POP Montréal. Au programme : boutiques éphémères, concerts, lancement d’albums, défilés… Réservez vos places dès maintenant!</p>



<p>Quand : Du 24 au 28 septembre <br>Où : Espace POP</p>



<p><strong>PARTIE DE CROSSE INTERUNI- VERSITAIRE</strong></p>



<p>Le 30 septembre à 19h30, au stade Percival-Molson, les Redbirds de McGill affronteront les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa dans une partie de crosse. Il s’agit du Legacy Game, un événement annuel organisé par l’Université McGill et le Bureau des initiatives autochtones. La partie honore les racines autochtones du sport et promeut la réconciliation avec les communautés.</p>



<p>Quand : Le 30 septembre, à 19h30 <br>Où : Stade Percival-Molson</p>
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		<title>Vos prochaines sorties</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/17/vos-prochaines-sorties-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[évènements]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Événements à venir sur le campus et à Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><strong>SOIRÉE DJ: SÉLECTEURS</strong><br>Sélecteurs est une série d’événements musicaux à l’initiative du collectif montréalais Analog Volts. Ce jeudi, venez assister aux mix de DJing de quatre artistes, mêlant vinyles et ambiance électronique. La soirée aura lieu en plein air et est gratuite à tou·te·s.<br>Quand: Jeudi 18 septembre 2025, de 17h à 22h<br>Où: Place du Village</p>



<p><strong>FOOTBALL: REDBIRDS CONTRE CARABINS (UDEM)</strong><br>Les Redbirds de McGill affronteront les Carabins de l’Université de Montréal dans un match de Football. Le 6 septembre, Alex Suprenant a annoncé les six nouveaux capitaines de l’équipe de McGill pour la saison 2025.<br>Quand: Vendredi 19 septembre, à 19h<br>Où: Stade Percival-Molson</p>



<p><strong>ARTMARKET<br></strong>Rendez-vous Galerie Livart sur le Plateau pour une soirée riche en rencontres. ArtMarket est une exposition exclusivement pensée par des artistes féminines pour mettre à l’honneur leurs travaux et créations. Parmi d’autres, l’illustratrice et graphiste Laurianne Choquette et la peintre Malak Sbihi seront présentes.<br>Quand: Vendredi 19 septembre, de 16h à 22h<br>Où: Galerie Livart</p>



<p><strong>SPECTACLE D’EADSÉ<br></strong>Dans les prochains mois, le théâtre Outremont accueillera sur sa scène les Révélations Radio-Canada 2025–2026. C’est Eadsé, une auteure-compositrice-interprète wendat, qui ouvrira le bal le jeudi 25 septembre. Elle explore<br>dans ses chansons des thèmes comme la guérison et le lien aux ancêtres.<br>Quand: Jeudi 25 septembre, à 20h<br>Où : Théâtre Outremont</p>



<p><strong>SOCCER : MARTLETS CONTRE GAITERS (BISHOP’S)</strong><br>Les Martlets de McGill affronteront dans un match de soccer féminin les Gaiters de l’Université Bishop au stade Percival-Molson ce dimanche 21 septembre.<br>Quand: Dimanche 21 septembre, à 13h<br>Où: Stade Percival-Molson</p>



<p><strong>MARATHON DE MONTRÉAL<br></strong>Les Marathon et Demi-marathon Beneva de Montréal auront lieu ce dimanche 21 septembre. Le départ est prévu à 7h45 au parc Jean-Drapeau. Les épreuves du 10 km, 5 km, 1 km et Le Mile se tiendront la veille. Vous pouvez venir soutenir les coureur·euse·s aux stations d’encouragement situées aux quatre coins de Montréal!<br>Quand : Dimanche 21 septembre, à 7h45<br>Où : Départ du parc Jean-Drapeau</p>
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		<item>
		<title>Bonne rentrée !</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/bonne-rentree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[editorial]]></category>
		<category><![CDATA[etudiants]]></category>
		<category><![CDATA[rentree scolaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, et qui découvrent chaque jour un peu plus la vie universitaire, le journal que vous tenez dans vos mains est une belle introduction aux années qui vous attendent. Depuis 1977, c’est-à-dire bientôt 50 ans, Le Délit est la voix de la communauté francophone de McGill.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/bonne-rentree/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Bonne rentrée !</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, et qui découvrent chaque jour un peu plus la vie universitaire, le journal que vous tenez dans vos mains est une belle introduction aux années qui vous attendent.</p>



<p>Depuis 1977, c’est-à-dire bientôt 50 ans, <em>Le Délit</em> est la voix de la communauté francophone de McGill. Tiré chaque semaine à 3 500 exemplaires et disponible gratuitement à l’entrée de tous les bâtiments de l’université et dans quelques cafés de Montréal, on s’adresse aux étudiants qui s’intéressent au monde qui les entourent.</p>



<p>Chaque semaine, <em>Le Délit</em> vous propose un bout de l’actualité du campus, de Montréal, ou du monde, qu’elle soit d’ordre associative, universitaire, culturelle ou encore politique. Parmi cette diversité des sujets, une chose ne changera jamais : notre attachement à la langue française. Parce que oui, <em>Le Délit</em>, c’est avant tout le bastion de la langue française à McGill, qui défend le droit des francophones à s’exprimer et à dialoguer comme bon leur semble.</p>



<p>Le dialogue, justement.</p>



<p>Dans son ambition de promouvoir un débat ouvert et équilibré sur le campus,<em> Le Délit </em>est ouvert chaque semaine aux contributions des étudiants : si vous souhaitez prendre la parole et vous exprimer sur un sujet qui vous tient à cœur, et que vous pensez qu’il peut animer un débat, emparez vous d’un stylo, la sous-section Opinion est à vous! Antoine vous invite d’ailleurs à faire cela, en page 8 de cette édition.</p>



<p>Votre participation potentielle au journal ne se limite d’ailleurs pas à des articles d’opinion. Pour les journalistes en devenir qui étudient à McGill – qui ne propose d’ailleurs pas de formation en journalisme – <em>Le Délit</em> saura occuper ce rôle sur le campus. </p>



<p>Un événement près de chez vous, une manifestation sur le campus, ou une nouvelle pièce de théâtre? Contactez-nous, écrivez votre premier article, et entrez dans le monde de la presse!</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Calendrier culturel – Septembre 2025</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/calendrier-culturel-septembre-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[septembre 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/calendrier-culturel-septembre-2025/" data-wpel-link="internal">Calendrier culturel – Septembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/calendrier-culturel-septembre-2025/" data-wpel-link="internal">Calendrier culturel – Septembre 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Place au français!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/place-au-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’équipe partage ses recommandations littéraires francophones.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>J’aime particulièrement les éditions Mémoire d’encrier, fondées à Montréal en 2003, qui réunissent auteurs de diverses origines. Leurs livres ont pour but de sensibiliser les lecteurs à l’histoire et aux inégalités. Si vous souhaitez découvrir des voix uniques et parvenir à apprécier le monde sous un regard différent, je ne peux que vous conseiller un de leurs livres!</p>



<p>Pierre Falardeau. Un vrai révolutionnaire. Son œuvre est le combat d’une vie – authentique, percutante, véritablement québécoise. Commencez par <em>Octobre </em>ou <em>Rien n’est plus précieux que la liberté et l’indépendance </em>et n’arrêtez jamais!</p>



<p>Je recommande les livres de René Barjavel à celles et ceux qui ont envie de rêver pendant un moment. Impossible de ne pas être marqué par son livre <em>Ravage</em>, le plus connu, mais je recommande avant tout son livre <em>La Nuit des Temps</em>, un chef‑d’œuvre qui fait aussi bien rire que pleurer. <em>Les chemins de Katmandou </em>est moins chargé en émotion, mais tout aussi agréable à la lecture!</p>



<p>J’aime la non-fiction d’Emmanuel Carrère, où les récits de vie se dévoilent dans leur crue réalité, chargés d’émotions puissantes. <em>D’autres vies que la mienne </em>est une mer déchaînée où la douleur du deuil se mêle à l’espoir. Dans <em>L’adversaire</em>, c’est une révélation psychanalytique, une plongée vertigineuse dans l’âme humaine. Mais il y a aussi la poésie, qui sculpte les mots comme des ornements délicats, suspendus dans le temps. Lisez Paul Éluard et Louis Aragon.</p>



<p>Je recommande vivement les pièces de théâtre de Yasmina Reza – <em>Conversations après un enterrement</em>, <em>La traversée de l’hiver </em>et <em>Art </em>ont de quoi plaire à tous les lecteurs. Reza parvient à construire de véritables drames, touchants et universels, à partir de sujets qui paraissent souvent banals au premier abord. Ses pièces vous feront rire et pleurer.</p>



<p>J’ai découvert un de mes récits coups de cœur à travers le film d’animation <em>L’homme qui plantait des arbres </em>(basé sur la nouvelle de Jean Giono) du réalisateur québécois Frédéric Back. L’histoire est par elle-même vivante, et les dessins ainsi que la narration du film magnifient son message en plongeant le spectateur dans un univers poétique et bouleversant, où la nature reprend peu à peu ses droits grâce à la détermination et l’altruisme d’un homme. C’est un court métrage à voir plusieurs fois dans sa vie, pour sa douceur et son rappel franc de la fragilité de l’environnement et notre indissociabilité avec celui-ci.</p>



<p>Yasmina Khadra, auteur algérien de renommée internationale et maintes fois primé, demeure pour moi l’un des meilleurs écrivains francophones. Il maîtrise l’art de décrire des réalités souvent ignorées ou incomprises avec une complexité et une profondeur rares. Ses œuvres, généralement ancrées dans des contextes musulmans, vont bien au-delà des stéréotypes et archétypes associés à l’image de l’arabe. Il dépeint des personnages d’une richesse, pris dans des dilemmes existentiels et des contradictions multiples. Ce qui m’impressionne toujours, c’est sa capacité à faire ressentir l’aliénation de façon aussi saisissante et vivante, plongeant le lecteur dans un questionnement qu’il ne peut oublier.</p>



<p>Je ne peux que soutenir ces propos. Si <em>Ce que le jour doit à la nuit</em>, le plus connu des romans de Yasmina Khadra, allie merveilleusement l’histoire de son protagoniste au contexte de la guerre d’Algérie, j’ai particulièrement aimé lire <em>L’Écrivain</em>. Dans cette autobiographie, l’auteur nous raconte son amour pour la langue française et la littérature, et narre le développement de son processus d’écriture au sein du cadre militaire rigide et disciplinaire qui l’a vu grandir.</p>



<p>Parce qu’à mes yeux, aucune œuvre ne peut égaler la gigantesque fresque d’Émile Zola des <em>Rougon-Macquart</em>, je vous recommande en particulier le roman <em>Au Bonheur des Dames</em>. Le récit décrit la naissance des grands magasins en pleine révolution industrielle en France à une époque qui n’avait encore jamais connu la surconsommation. Se replonger dans les classiques demande un peu d’effort, mais cela vaut toujours le coup. Dans le même registre, et pour un format plus court, je suggère la lecture de la nouvelle <em>Boule de Suif </em>de Maupassant.</p>



<p>La bande dessinée est un média accessible qui réussit à communiquer aux tout petits comme aux plus vieux. J’aime particulièrement <em>Le petit astronaute </em>de Jean-Paul Eid. C’est un récit qui touche le cœur et qui vient chercher la beauté par la tristesse.</p>



<p>Je trouve aussi que les bandes dessinées permettent d’explorer des sujets profonds, tout en gardant un élément visuel qui permet à nos cerveaux sursollicités de rester plongés dans des récits complexes. Un des classiques récents du genre est évidemment <em>Le monde sans fin </em>de Blain et Jancovici, qui offre une réflexion percutante sur le changement climatique. Je recommande aussi fortement <em>Shenzhen</em>, de Guy Delisle, une autobiographie visuelle savamment construite qui retrace la période de vie du Québécois dans cette ville chinoise bourdonnante, surprenante, et parfois incompréhensible.</p>



<p>Entièrement d’accord! L’univers de la BD nous emmène dans des réalités à la fois visuelles et narratives qui marquent durablement. Dans cette même lignée, je recommande <em>J’y vais mais j’ai peur </em>de Clarisse Crémer. Ce récit graphique explore avec sincérité et passion le monde de la voile, un domaine où les femmes sont encore trop peu représentées. C’est une BD qui parle d’aventure, mais aussi d’engagement et de dépassement de soi, le tout raconté avec une authenticité qui résonne. Aussi, je recommanderai toujours les livres que j’ai pu lire petite, et qui se relisent encore et encore, bien plus tard dans la vie. Ce sont ces livres-là qui m’ont le plus marqués, parce que je les ai lus ou écoutés en livre audio des dizaines de fois, et les relire plus tard leur fait prendre un tout autre sens. Je ne pourrais jamais me lasser de la version audio de <em>Zazie dans le métro</em>, par Raymond Queneau. C’est cru, c’est vivant, c’est drôle, et on en apprend beaucoup plus en redécouvrant ça des années plus tard.</p>
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		<title>Pourquoi : Chez nous</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/pourquoi-chez-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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		<category><![CDATA[chez nous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le semestre touche à sa fin et pour nombreux d’entre nous à McGill, il est enfin temps de retrouver nos amis proches, notre famille et notre foyer. En tant qu’étudiants qui se sentent parfois coincés entre deux villes, deux provinces ou même deux continents, nous nous demandons souvent : qu’est-ce qu’être à la maison? Où&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/pourquoi-chez-nous/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Pourquoi : Chez nous</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Le semestre touche à sa fin et pour nombreux d’entre nous à McGill, il est enfin temps de retrouver nos amis proches, notre famille et notre foyer. En tant qu’étudiants qui se sentent parfois coincés entre deux villes, deux provinces ou même deux continents, nous nous demandons souvent : qu’est-ce qu’être à la maison? Où nous sentons-nous chez nous? S’agit-il de souvenirs de famille ou d’enfance? Est-ce un lieu ou une communauté? Pour notre dernière édition de l’année, <em>The Daily </em>et <em>Le Délit </em>vous proposent donc une édition commune sur le thème <em>Chez nous</em>, ou <em>Home </em>en anglais.</p>



<p>Traduire le mot « Home » en français sans perdre son caractère réconfortant et chaleureux n’a pas été une mince affaire. « Home » est un terme complexe qui a de multiples significations et qualités aux yeux de chaque individu ; cela en fait un thème riche à explorer dans le cadre de ce numéro spécial.</p>



<p>En français, nous avons pris la décision de traduire « Home » en « Chez nous » plutôt que « Chez soi ». Afin de rejeter une connotation d’individualité, nous avons volontairement remplacé le pronom « soi » par « nous », car nous pensons qu’un « chez-nous », aussi personnel soit-il, est quelque chose de partagé, qui se construit en communauté. Le « chez nous », souvent considéré comme un lieu physique, peut également être une communauté à laquelle on s’identifie, un groupe de personnes dont les valeurs nous correspondent, ou même un passe-temps qui nous rend profondément heureux. Peu importe ce que l’on considère comme un « chez-nous » ; tangible ou non, il s’agit d’un espace de confort, où chacun peut se retrouver. Ce « <em>safe place </em>» (<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/les-espaces-resonnants/" data-wpel-link="internal">espace sûr</a>, <em>tdlr</em>), dans lequel vous pouvez être pleinement qui vous êtes, peut également être considéré à une échelle plus large. La société à laquelle nous appartenons, aussi imparfaite soit-elle, est, d’une certaine manière, notre « maison », notre « chez nous ». À travers ces 24 pages, nous nous interrogeons donc sur la signification du mot « home » et tentons de répondre à la question « qu’est ce que le chez-nous? »</p>



<p>Bien que tout le monde mérite un chez-soi sûr, nous reconnaissons que c’est aujourd’hui loin d’être le cas. Dans le monde, <a href="https://www.unhcr.org/media/no-escape-frontlines-climate-change-conflict-and-forced-displacement" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">120 millions</a> de personnes sont forcées de quitter leur foyer en raison de conflits, de violences, de génocides et de catastrophes climatiques. Parallèlement, le sentiment anti-immigration grandit partout en Europe et en Amérique du Nord. Avec l’élection récente de Donald Trump, <a href="https://www.migrationpolicy.org/data/unauthorized-immigrant-population/state/US" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">de nombreuses personnes</a> qui se considèrent chez eux aux États-Unis depuis des années sont désormais confrontées à une menace accrue d’être expulsées vers un endroit totalement inconnu. Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau a récemment annoncé une <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cd7n3rqyjqzo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réduction</a> du nombre d’immigrants entrant au pays. Le Québec a également <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/quebec-puts-permanent-immigration-on-hold-1.7369019" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">suspendu</a> deux voies majeures vers la résidence permanente. Ces mesures empêcheront d’innombrables personnes de trouver un logement et de poursuivre une vie meilleure au Canada.</p>



<p>Il est essentiel de reconnaître que le Canada, où beaucoup d’entre nous ont trouvé un foyer, est construit sur le génocide et le déplacement des peuples autochtones par les colonisateurs européens et l’État canadien. L’Université McGill est également complice. Pas plus tard que la semaine dernière, un groupe de femmes Kanien’kehà:ka se sont rassemblées pour planter un pin blanc, symbole de paix pour le peuple Haudenosaunee, sur le <em>lower field </em>de McGill, situé sur des terres Kanien’kehà:ka non cédées. Les organisateurs voulaient partager les enseignements Kanien’kehà:ka sur la paix avec les peuples autochtones et non-autochtones vivant sur cette terre. La plaque de bois à côté du jeune arbre indiquait que « c<em>et arbre de la paix est un symbole de la solidarité du peuple Kanien’kehá:ka entre les étudiants de McGill et de Concordia qui ont établi un campement pacifique ici en 2024 au nom de la justice pour la Palestine et tous les peuples de notre planète (tldr) </em>». Le lendemain matin, McGill a confirmé au <em>Daily </em>que l’Université avait retiré l’arbre.</p>



<p>Du Petit Portugal au Quartier chinois en passant par le Village, Montréal est une plaque tournante pour diverses communautés, diasporas et cultures. À notre époque, se retrouver en communauté est plus important que jamais. En tant qu’étudiants, nous impliquer ainsi nous permet de jouer un rôle majeur dans l’évolution de notre chez-nous vers le monde dans lequel nous voulons vivre. En même temps, nous devons faire preuve de solidarité avec les personnes du monde entier qui se voient refuser leurs droits et lutter pour l’avenir de nos semblables et de notre planète. C’est notre « home », notre « chez-nous », et nous n’en aurons pas d’autre.</p>
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		<title>Le Délit recrute !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[journal]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[recrutement]]></category>
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		<title>Payez 5$ pour continuer à lire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/11/30/payez-5-pour-continuer-a-lire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 02:43:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[abordabilité]]></category>
		<category><![CDATA[acces a l&#039;éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout au long de la pandémie, l’éducation aux médias a été essentielle : la propagation des fausses nouvelles, la méfiance à l’égard de la science et le manque de confiance envers les médias traditionnels ont donné lieu à un débat plus large sur l’importance de la pensée critique. Cependant, les solutions apparemment simples que plusieurs&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2021/11/30/payez-5-pour-continuer-a-lire/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Payez 5$ pour continuer à lire</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Tout au long de la pandémie, l’éducation aux médias a été essentielle : la propagation des fausses nouvelles, la méfiance à l’égard de la science et le manque de confiance envers les médias traditionnels ont donné lieu à un débat plus large sur l’importance de la pensée critique. Cependant, les solutions apparemment simples que plusieurs présentent – «&nbsp;informez-vous » ou «&nbsp;allez à l’école » – ne tiennent pas compte du coût d’une éducation supérieure ou de l’accès à une information impartiale et de qualité. La question de la désinformation est complexe, et les solutions inaccessibles font partie du problème.</p>



<p>Alors que les frais de scolarité continuent d’augmenter au Canada (<a href="https://www.mcgill.ca/student-accounts/tuition-fees/general-tuition-and-fees-information/tuition-increases#:~:text=Returning%20students%20can%20expect%20an,is%20no%20break%20in%20enrolment." target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">y compris ici, à McGill</a>), les familles à faible ou moyen revenu sont obligées de choisir entre ne pas avoir de dette et ne pas avoir de diplôme, ou avoir un diplôme et une dette à long terme. Les frais de scolarité ont augmenté régulièrement chaque année au cours <a href="http://www.rbc.com/economics/economic-reports/pdf/other-reports/Tuition_June2018.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">des trois dernières décennies</a>, et comme l’aide gouvernementale varie énormément d’une province et d’un territoire à l’autre, de nombreux étudiants potentiels ne peuvent pas se permettre de fréquenter l’université. Le ratio entre les prêts et les bourses dépend de chaque province, tout comme <a href="https://www.vice.com/en/article/vdxp9m/canadas-provincial-student-loan-systems-ranked-from-good-to-god-awful" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">les taux d’intérêt des prêts</a> : alors que Terre-Neuve-et-Labrador a complètement éliminé les prêts étudiants en faveur de bourses non remboursables, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick, la Colombie-Britannique et l’Alberta ont toutes des taux d’intérêt préférentiels de 2,5 % pour leurs prêts.&nbsp;</p>



<p>La question de l’accessibilité et de l’abordabilité a un impact encore plus important sur les étudiants marginalisés. Les étudiants handicapés sont statistiquement <a href="https://www.utoronto.ca/news/canadians-disabilities-face-uncertain-financial-future-u-t-expert" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">plus pauvres</a> que la moyenne en raison des coûts liés à leur handicap, incluant le coût des médicaments, des aides à la mobilité, des soignants, et le coût pour pouvoir consulter des professionnels de la santé sans <a href="https://canadians.org/analysis/why-were-fighting-against-two-tiered-health-care" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">temps d’attente</a>, ainsi qu’à cause du manque de possibilités d’emploi. Les personnes autochtones, noires et de couleur (PANDC) sont souvent piégées dans des <a href="https://colourofpoverty.ca/wp-content/uploads/2019/03/cop-coc-fact-sheet-3-racialized-poverty-in-education-learning-3.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">cycles de pauvreté </a>en raison du racisme systémique, ce qui a un impact sur leurs taux d’obtention de diplôme d’études secondaires ainsi que sur leur capacité financière de suivre des études supérieures. En général, les jeunes des classes sociales plus pauvres et ceux dont les parents n’ont pas fait d’études supérieures sont <a href="https://www.studyinternational.com/news/parents-education-levels-affect-childrens-likelihood-attend-college-study/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">moins susceptibles</a> d’en compléter eux-mêmes. Même si les étudiants des classes inférieures fréquentent l’université, ils sont souvent en situation d’insécurité financière. Le coût des manuels scolaires requis peut les empêcher de suivre certains cours – selon l’AÉUM, environ <a href="https://ssmu.ca/resources/open-educational-resources/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">23,5 %</a> des étudiants de McGill considèreraient abandonner un cours en raison du coût du matériel didactique.&nbsp;</p>



<p>Même les formes plus informelles d’apprentissage – comme la consultation de sources d’information fiables – peuvent être soumises à des obstacles économiques. Au cours des dernières années, de plus en plus de journaux ont commencé à mettre en place des <em><a href="https://www.cbc.ca/news/business/newspaper-digital-paywall-revenue-2015-1.3384606" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">paywalls</a></em> (verrous d’accès payant) sur leurs sites web, qui demandent aux lecteurs de s’abonner ou de payer un frais pour accéder à leurs articles. Plus des <a href="https://mediaengagement.org/research/the-ethics-of-news-paywalls/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">deux tiers</a> des principaux journaux de l’Union européenne et des États-Unis utilisent désormais cette méthode – et cette proportion est en forte hausse depuis 2017. Bien que cela constitue un moyen efficace de financer le journalisme, une industrie qui a vu ses revenus diminuer continuellement au cours des dernières décennies, cette pratique restreint l’information de qualité aux personnes qui sont financièrement en mesure de se l’offrir. Cela finit par contraindre la partie de la population qui n’a pas les moyens de payer divers abonnements – qui est aussi la population la plus vulnérable aux théories du complot – à s’en remettre à des médias de moindre qualité et plus sensationnalistes, qui n’utilisent souvent pas de <em>paywalls</em>, ainsi qu’aux médias sociaux pour s’informer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«En tant qu’étudiants, nous devons faire pression sur notre institution pour rendre l’éducation plus accessible à tous»</p></blockquote>



<p>Une tendance similaire peut être observée dans le monde de la recherche. Les grandes compagnies d’édition – telles que Springer Nature ou Elsevier, qui possède environ <a href="https://www.elsevier.com/about/this-is-elsevier" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">2 700</a> revues scientifiques – exigent des abonnements annuels pour accéder à leurs articles, qui peuvent coûter jusqu’à des milliers de dollars. La plupart des étudiants et des chercheurs peuvent consulter les articles par le biais de l’abonnement payé par leur université – mais pour les personnes en dehors de ces institutions, l’accès direct à la recherche scientifique est pratiquement impossible. De plus, l’argent dépensé pour ces abonnements ne sert pas à financer la recherche. Les scientifiques, ainsi que la plupart de ceux qui effectuent un processus de révision par les pairs, ne sont pas payés pour leurs contributions à ces revues – ils doivent en fait <a href="https://www.enago.com/academy/category/beyond-publishing/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">payer des frais</a> pour soumettre et publier leurs recherches – et la recherche elle-même est en grande partie financée par les contribuables. Les frais d’abonnement servent plutôt à financer les bénéfices toujours croissants des sociétés d’édition et de leurs actionnaires – en 2018, Elsevier a réalisé plus du <a href="https://www.vox.com/the-highlight/2019/6/3/18271538/open-access-elsevier-california-sci-hub-academic-paywalls" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">double</a> du bénéfice net de Netflix.</p>



<p>Tout d’abord, en tant qu’étudiants, nous devons faire pression sur notre institution pour rendre l’éducation plus accessible à tous. Ce sera bientôt le 10<em>e</em> anniversaire de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1016231/cinq-ans-printemps-erable-droits-scolarite-greves-etudiants" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">la grève étudiante de 2012</a>, la plus longue de ce type de l’histoire du Québec et du Canada. Avec l’augmentation générale des actions de grève à l’échelle mondiale au cours de <a href="https://www.mcgilldaily.com/2021/10/we-have-nothing-to-lose-but-our-grains/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">la dernière année</a>, une tendance forte se dessine. Il faut se battre pour une baisse des frais de scolarité, de meilleures options d’aide financière et davantage de possibilités de subventions et de bourses (avec une priorité accordée aux étudiants marginalisés).</p>



<p>Le deuxième problème est celui de la hiérarchie des institutions coloniales. L’université est généralement considérée comme d’une plus grande valeur et plus intellectuelle, tandis que les formes libres d’éducation et les systèmes de connaissance non coloniaux sont <a href="https://www.macleans.ca/society/how-western-science-is-finally-catching-up-to-indigenous-knowledge/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">méprisés et rejetés</a>. En tant qu’étudiants universitaires, nous devons contribuer à démanteler cette idée de supériorité de l’université et soutenir les connaissances alternatives et les ressources libres pour faciliter l’amélioration de nos communautés. À l’échelle locale, la <a href="https://qpirgmcgill.org/alternative-library/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">bibliothèque</a> de ressources alternatives de QPIRG McGill « fournit des livres, des périodiques, des médias et des zines difficiles à trouver » et « favorise le développement personnel et le renforcement de la communauté par le partage et la préservation de diverses formes de connaissances ». Le nouveau siège du <a href="https://ccmp-mpcc.com/en/home/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Comité des citoyens de Milton Parc</a>, situé au 3516, avenue du Parc, dispose d’un espace bibliothèque accessible.</p>



<p>En ligne, il existe de nombreux moyens de contourner et de supprimer les <em>paywalls</em> ou d’accéder à l’information d’une autre manière. <a href="https://12ft.io/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">12ft.io</a> est un service qui supprime les <em>paywalls</em> sur les sites d’information et les magazines : il suffit de taper une URL pour avoir accès au texte intégral. <em><a href="https://sci-hub.mksa.top/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Sci-hub</a></em> fonctionne de manière similaire, en contribuant spécifiquement à améliorer l’accès aux documents scientifiques et académiques. <em><a href="https://libgen.is/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Library Genesis</a></em> est un site de partage de fichiers pour les livres d’intérêt général et les manuels scolaires. <em><a href="https://z-lib.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Z‑Library</a></em> est une grande bibliothèque parallèle, qui contenait 9 335 968 livres et 84 837 646 articles en date du 26 novembre. Le partage de ces ressources est essentiel pour éliminer les obstacles économiques à l’information et réduire la présence et la circulation de fausses informations en ligne.</p>
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		<title>In Memoriam Raphaël Michaud</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2021/10/19/in-memoriam-raphael-michaud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 16:03:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ton cœur continue de battre à travers le mien et celui de tous ceux que tu as aimés Bertrand Guay À Montréal le 5 septembre dernier est décédé à l’âge de 27 ans Raphaël Michaud. Raphaël était un contributeur régulier et un membre de l’équipe éditoriale au Délit et espérait s’inscrire bientôt en maîtrise à&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2021/10/19/in-memoriam-raphael-michaud/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">In Memoriam Raphaël Michaud</span></a></p>
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<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><em>Ton cœur continue de battre à travers le mien et celui de tous ceux que tu as aimés </em></p><cite><meta charset="utf-8"><p>Bertrand Guay</p></cite></blockquote>



<p class="has-drop-cap">À Montréal le 5 septembre dernier est décédé à l’âge de 27 ans Raphaël Michaud. Raphaël était un contributeur régulier et un membre de l’équipe éditoriale au <em>Délit</em> et espérait s’inscrire bientôt en maîtrise à l’École de journalisme de Sciences Po à Paris. Le 8 octobre dernier, ses parents, sa famille et ses amis se sont réunis pour livrer un dernier hommage à celui que les témoignages lus ce soir-là décrivent non seulement comme un jeune homme d’une rare érudition et d’une rigueur égale à sa droiture intellectuelle, mais également comme un humaniste.</p>



<p>Raphaël a vécu plusieurs vies et il a longtemps eu, disent ses amis, l’énergie folle pour le faire. Avant d’en venir aux sciences politiques et aux lettres, il a connu une carrière remarquée de pianiste classique. Son jeu musical parvenait àrendre exactement l’histoire de chaque pièce jouée. On ne rencontre pas tous les jours un étudiant capable d’interpréter avec le même brio le <em>Sposalizio</em> de Liszt et les <em>Essais</em> de Montaigne. Il était de ces étudiants qui font de vous un meilleur professeur. Les enseignants et les camarades de classe qui ont eu le privilège de le croiser en classe se rappelleront longtemps de cette vivacité d’esprit qui vous oblige à penser vite et qui vous donne envie de trouver des répliques à la hauteur d’une pensée déjà si mature. Il valorisait le savoir sous toutes ses formes et la musique autant que la littérature, le théâtre, le cinéma, les arts visuels et la gastronomie étaient pour lui autant d’occasions d’aller vers l’autre. Il ne voyait ni l’âge, ni la couleur de la peau, ni le milieu : il ne voyait que l’humain, qu’il accueillait avec un enthousiasme égal à sa gentillesse.</p>



<p>Au moment de te laisser partir, cher Raphaël, il nous vient l’envie de t’imaginer pour une dernière fois au piano ou souriant d’admiration devant une toile ou une sculpture, tentant d’en percer les mystères&nbsp;; l’envie d’imaginer une dernière discussion enflammée sur des sujets brûlants d’actualité, devant lesquels tu ne reculerais pas et que tu nous donnerais envie d’aborder avec le même sérieux et le même esprit critique que toi. Ta quête de sens n’a eu cesse de te pousser à essayer de comprendre notre monde, à le rêver parfois autrement mais à rêver toujours grand, à l’échelle de la planète que tu aurais dû avoir le temps de parcourir.</p>



<p>Parents, amis, professeurs : nous sommes plusieurs à avoir reconnu en toi cet ardent et exigeant désir d’apprendre et cette vive soif de liberté et de justice qui font que l’on dit un jour des êtres comme toi : « C’est, c’était un grand homme ». Mais il en va parfois de la vie comme des printemps. Certains passent trop vite. Et ce sont souvent les plus beaux, les plus lumineux et les plus intenses. Bon repos, cher Raphaël.</p>



<p>Le présent hommage s’inspire des témoignages de gens que tu as marqués :</p>



<p><em>Tongchun Qin (Israël), Yvon Pomerleau (Montréal), Jennifer Liu (Ottawa),</em> <em>Bertrand Guay (Québec), Simon Gamache-Fortin (Rimouski), F. Roger Bélisle</em> <em>(Montréal), Isabelle Arseneau (Montréal)</em></p>



<p><em>Texte fourni par la famille de Raphaël Michaud. L’équipe du </em>Délit<em> offre ses condoléances à sa famille.</em></p>
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		<title>L’impérative mobilisation pour la justice climatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/limperative-mobilisation-pour-la-justice-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 13:52:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un activisme jeune est un activisme de nécessité&#160;: dans un contexte de crise climatique, les voix s’unissent dans l’urgence d’un monde qui s’effondre. Celles et ceux qui feront nos sociétés de demain n’ayant pas accès au pouvoir de décision, c’est à travers l’organisation, la manifestation, parfois la désobéissance civile, que grandissent les luttes pour la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2020/02/25/limperative-mobilisation-pour-la-justice-climatique/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">L’impérative mobilisation pour la justice climatique</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">U</span><span class="s1">n activisme jeune est un activisme de nécessité&nbsp;: dans un contexte de crise climatique, les voix s’unissent dans l’urgence d’un monde qui s’effondre. Celles et ceux qui feront nos sociétés de demain n’ayant pas accès au pouvoir de décision, c’est à travers l’organisation, la manifestation, parfois la désobéissance civile, que grandissent les luttes pour la justice climatique. L’urgence est motrice de rassemblement, mais aussi d’une écoanxiété dont les jeunes sont particulièrement sujets, les poussant à l’action afin de traduire leurs maux en des dispositifs de luttes concrets («&nbsp;Exprimer la détresse climatique&nbsp;», p.9). À McGill, et au Québec, ce phénomène est prévalent et c’est pour essayer de dessiner un nouvel horizon — sans pénuries massives, mouvements migratoires contraints, conflits politiques — que l’on se mobilise. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Mettre l’accent sur les conséquences humaines de la crise climatique permet alors de repenser une vision classique de l’environnementalisme qui, en séparant l’humain de la nature, ne porte aucune attention aux impacts différenciés des dégradations environnementales sur les populations. Effectivement, la crise climatique cause des déplacements forcés, des sécheresses, des inondations, des hausses de températures, qui affectent disproportionnellement les populations qui y ont contribué le moins. L’on peut notamment penser à la caravane de migrant·e·s en Amérique centrale ou à la fonte du pergélisol en territoires autochtones. Cette crise est causée et perpétuée par une logique coloniale d’invasion et d’exploitation des territoires («&nbsp;Quand le vert est décidé par le blanc&nbsp;», p.10). Il nous semble donc obligatoire d’adopter la<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>justice</i> climatique comme angle d’approche de cette édition.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’engagement pour le climat s’infuse dans toutes les sphères — politiques, commerciales et même culturelles («&nbsp;La culture, pilier de la transition&nbsp;», pp.13–14). La plupart du temps se déploient toutefois des efforts mineurs : recyclage, produits éco-conscients, fonds donnés pour l’environnement. Tout cela reste très flou et lorsque l’on s’attarde sur les exactions, réalisées sous couvert de développement durable, des institutions qui sculptent nos sociétés — les gouvernements, les entreprises, les universités — les constats sont graves. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Cet </span><span class="s2">écoblanchiment</span><span class="s1"> atteint un tel niveau qu’il devient difficile de distinguer le réel engagement de celui qui n’est que façade. Pensons notamment à McGill, qui en juillet 2019 a été reconnue comme <i>International Sustainability Institution of the Year</i> par les <i>Green Gown Awards</i> — récompenses subventionnées par le programme des Nations Unies pour l’environnement — malgré ses investissements de plus de 50 millions de dollars dans des compagnies d’énergies fossiles («&nbsp;Blocage et désinvestissement&nbsp;», p.3). Pensons aussi à des entreprises comme Teck Resources qui, dans la présentation de leur projet Frontier, mettent tout de suite l’emphase sur «&nbsp;<i>leur pratiques pour la protection de l’environnement</i>&nbsp;», des phrases qui masquent le plus souvent une inaction en proportion à la crise climatique. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">La suppression du projet de mine Frontier a très certainement été accélérée par la mobilisation des groupes activistes, et notamment par l’usage de moyens de pression non-traditionnels comme l’occupation des bureaux du ministre Stephen Guibault. De façon similaire, l’invasion par la GRC du territoire Wet’suwet’en en Colombie-Britannique continue à faire les manchettes grâce aux blocages ferroviaires entretenus notamment à Tyendinaga, en Ontario. Ces exemples mettent en évidence l’efficacité incontestable des moyens de pression transgressifs. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">L’activisme pour la justice climatique doit se faire à toutes les échelles, par le plus de moyens possible, et cela commence par une critique de chacune des institutions que l’on fréquente de près. En tant qu’étudiant·e·s à McGill — et notamment parce que Justin Trudeau en est diplômé — nous nous devons de réagir à l’éco-blanchiment de l’administration face à l’ampleur de la crise. Tout d’abord, en participant aux assemblées générales de nos facultés respectives, afin de faire voter la grève pour la Semaine de la Transition organisée par la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social, du 30 mars au 3 avril prochains. Ensuite, en rejoignant les étudiant·e·s de la quarantaine d’établissements québécois qui prévoient de participer à la Semaine de la Transition, afin d’envoyer un message clair au gouvernement et à nos dirigeant·e·s respectif·ve·s. Enfin, en étant prêt·e·s à envisager la grève illimitée comme dernier recours si ceux·celles qui possèdent le pouvoir décisionnel le plus fort persistent à ne pas céder.</span></p>
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		<title>Battons-nous pour les droits des travailleur·euse·s de soutien éducatif</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/battons-nous-pour-les-droits-des-travailleur%c2%b7euse%c2%b7s-de-soutien-educatif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2019 13:49:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plus d’un an, l’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill (AÉÉDEM, AGSEM en anglais, ndlr) négocie avec l’administration de&#160;McGill en ce qui a trait à la convention collective des auxiliaires d’enseignement, arrivée à terme en juin 2018. Les auxiliaires d’enseignement (Teaching Assistant, en anglais, ndlr) sont actuellement confronté·e·s à de multiples problèmes qui ne&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2019/11/25/battons-nous-pour-les-droits-des-travailleur%c2%b7euse%c2%b7s-de-soutien-educatif/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Battons-nous pour les droits des travailleur·euse·s de soutien éducatif</span></a></p>
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<div class="column">
<p>Depuis plus d’un an, l’Association des étudiant·e·s diplômé·e·s employé·e·s de McGill (AÉÉDEM, AGSEM en anglais, ndlr) négocie avec l’administration de&nbsp;McGill en ce qui a trait à la convention collective des auxiliaires d’enseignement, arrivée à terme en juin 2018. Les auxiliaires d’enseignement (Teaching Assistant, en anglais, ndlr) sont actuellement confronté·e·s à de multiples problèmes qui ne sont pas pris en compte par l’Université. Parmi eux, une protection limitée vis-à-vis des auxiliaires d’enseignement transgenres, non-conformes au genre et non-binaires, une protection insuffisante contre le harcèlement sexuel et un manque flagrant de rémunération équitable.</p>
<p>En octobre 2019, Jessica Rose, titulaire de la chaire du TA Bargaining Committee, a expliqué au McGill Daily que selon le Département des ressources humaines de McGill, l’administration n’est pas obligée de considérer une relation romantique ou sexuelle entre un·e auxiliaire d’enseignement et son·sa superviseur·e comme une violation de la Politique sur les violences sexuelles de l’Université. En revanche, comme Rose l’a noté, la relation entre un·e auxiliaire d’enseignement et un·e superviseur·e de cours contient inhéremment une relation de pouvoir déséquilibrée, puisque « les auxiliaires d’enseignement peuvent avoir besoin de lettres de recommandations ou d’autres opportunités académiques données par le·a professeur·e, et dépendent forcément de ce revenu ». Elle a aussi remarqué qu’il y a eu « un certain nombre d’allégations ces dernières années impliquant des professeur·e·s qui ciblaient les étudiant·e·s qui travaillaient pour eux ».</p>
<p>De plus, Rose explique que les mesures de protection pour les auxiliaires d’enseignement transgenres, non-conformes au genre et non-binaires à McGill avaient été rejetées par l’Université. Sans politique en place, le mégenrage intentionnel des auxiliaires d’enseignement n’est pas reconnu comme étant du harcèlement par l’institution. En refusant ce changement, McGill refuse de reconnaître ou de valider les expériences des auxiliaires d’enseignement transgenres, non binaires et non conformes au genre, et participe activement à leur marginalisation.</p>
<p>D’autre part, le système de rémunération des auxiliaires d’enseignement les laisse souvent sans salaire. Cela est dû à leur contrat, qui couvre seulement 45 à 180 heures de travail pour tout un semestre ; lorsqu’il·elle·s excèdent ces heures de travail — ce qui est inévitable —, il·elle·s doivent soit travailler sans paie, soit laisser leur travail inachevé, ce qui affecte d’autant plus les étudiant·e·s. Selon des sondages menés par l’AÉÉDEM entre 2007 et 2017, il y a 40% de chances qu’un·e auxiliaire d’enseignement travaille sans rémunération avant la fin du semestre.</p>
<p>Alors que ces négociations sont toujours en cours pour les travailleur·euse·s protégé·e·s par le syndicat, un appel à la syndicalisation a été lancé pour encourager tous·tes les travailleur·euse·s en soutien éducatif à McGill, pas seulement les auxiliaires d’enseignement et les surveillant·e·s, à joindre l’AÉÉDEM.</p>
</div>
<div class="column">
<p>« Nous sommes très, très, las des non-dits » écrivait l’AÉÉDEM dans le Daily. « Beaucoup de départements à McGill continuent de créer des emplois qui sont proches en leur nature de l’assistanat à l’enseignement, mais sans la sécurité d’emploi, les protections basiques et de meilleurs salaires que ceux auxquels les auxiliaires d’enseignement de McGill ont accès à travers l’AÉÉDEM. » Comme le syndicat l’explique sur son site Internet, « les évaluateur·rice·s à travers le campus ne sont payé·e·s qu’au salaire minimum, soit 12,50$ de l’heure, sans compensations pour les heures supplémentaires ». L’AÉÉDEM souligne de plus que dans certains programmes qui ne reçoivent pas de financement additionnel, les évaluateur·rice·s sont contraint·e·s de travailler sans être payé·e·s. Les preneur·euse·s de notes du Bureau de soutien aux étudiants en situation de handicap sont également lourdement sous-payé·e·s, si l’on se penche sur le temps qu’il·elle·s y investissent, sur les attentes associées à leur travail ainsi que sur l’importance qu’a celui-ci pour les étudiant·e·s qui dépendent de leurs services. L’AÉÉDEM explique sur son site Web que les compensations des preneur·euse·s de notes ont connu un déclin graduel, passant de 425$ à l’hiver 2017 à 50$ à l’hiver 2019, puis à 0$ à l’automne 2019 (avec l’ajout de 10 heures de service communautaire dans leur dossier extracurriculaire et de la chance de gagner une carte-cadeau de 50$). Ce tirage de cartes-cadeaux constitue un autre exemple de la tendance de McGill de présenter les coupures de budgets sous un jour plus positif qu’elles ne le sont réellement, ou de les désigner comme réallocations. Les problèmes de conditions de travail auxquelles font face les travailleur·euse·s sont inacceptables. Si l’Université continue d’établir des conditions de travail précaires, non seulement la qualité de l’enseignement s’en verra affectée, mais le stress généré chez ses employé·e·s empirera aussi. Le McGill Daily et Le Délit affichent leur solidarité pour l’AÉÉDEM ainsi que pour son désir de se syndicaliser et encouragent leurs lecteur·rice·s de faire de même. L’AÉÉDEM soumettra au Ministère de la Justice du Québec une demande de certification de syndicalisation le 3 décembre. La décision du Ministère sera annoncée au début de l’année 2020. Si vous êtes évaluateur·rice, tuteur·rice, preneur·euse de notes, ou si vous occupez tout emploi académique occasionnel non syndiqué à McGill, vous êtes admissible à la syndicalisation avec l’AÉÉDEM. Tous·tes les étudiant·e·s de premier, deuxième et troisième cycles ainsi que les travailleur·euse·s non étudiant·e·s sont les bienvenu·e·s.</p>
<p>Pour davantage d’information et pour joindre le syndicat de l’AÉÉDEM, visitez le <a href="http://www.agsem.ca/join" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">www.agsem.ca/join</a>.</p>
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