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	<title>Julia Denis - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Sauver la presse francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/sauver-la-presse-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 16:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[DPS]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>40 ans après sa naissance, Le Délit risque de disparaître.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/sauver-la-presse-francophone/" data-wpel-link="internal">Sauver la presse francophone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es universités québécoises, censées être le lieu du savoir et du débat d’idées, manquent à leur devoir de protection de la liberté d’expression. Sans presse libre et indépendante au sein des universités, cette liberté d’expression ne devient que façade. Nous demandons aux dirigeants de l’Université McGill d’abolir la mesure exigeant la tenue d’un référendum quinquennal sur les frais de cotisation de 3$ par session que chaque étudiant est tenu de payer aux journaux étudiants, <i>Le Délit</i>, <i>The Mcgill Daily</i> et le <i>McGill Tribune</i>.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous pensons que cette mesure fragilise la liberté d’expression au sein de l’Université tout en marginalisant davantage les voix minoritaires, telles que les voix francophones qui sont représentées par <i>Le Délit</i>, le seul journal francophone de l’Université McGill. Nous demandons à l’administration de l’Université d’abolir cette obligation qui précarise la francophonie et les journaux étudiants sur le campus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>McGill néglige sa francophonie</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Né sous le lys en 1977, <i>Le Délit</i> est la publication sœur du <i>McGill Daily</i>, créé en 1911, le plus vieux journal étudiant du Québec. Les deux rédactions forment la Société de publication du Daily (SPD), un organisme indépendant et à but non lucratif. Ce sont les éditeurs du<i> Daily </i>qui, lors des débats de la loi 101 sur le bilinguisme, ont reconnu la nécessité d’un journal entièrement francophone. Conséquement ils créèrent <i>Le McGill Daily français</i>, notre actuel<i> Délit</i>. Leur motivation était simple: favoriser l’entente entre les deux solitudes.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À l’image des deux groupes linguistiques majoritaires du Québec, le <i>Daily</i> et <i>Le Délit</i> ont grandi dans l’interdépendance. Deux journaux, deux équipes, deux lignes éditoriales mais un seul bureau et une même vocation: proposer une presse libre et indépendante aux étudiants de l’université. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Jusqu’au 16 novembre, les étudiants doivent se prononcer sur la survie de ces deux institutions pour le référendum quinquennal. Un peu plus tôt ce mois-ci, le conseil législatif de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM ou SSMU, en anglais, <i>ndlr</i>), a voté contre une motion de soutien au référendum d’existence de la SPD. Ce désaveu de la part des élu·e·s étudiants prouve leur absence de considération pour la francophonie à McGill.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les francophones représentent pourtant 20% du corps étudiant, lequel est bilingue à plus de 50%. Pour tous ceux-là, <i>Le Délit</i> est un porte-parole et un acteur majeur de la vie étudiante. Dans ses pages, il couvre la scène et les coulisses de la politique étudiante mcgilloise, montréalaise et québécoise, désespérément cantonnée à la sphère anglophone. Dans la communauté, il joue un rôle prépondérant en co-organisant notamment la Francofête, une semaine de célébrations de la francophonie sur le campus. Il est aussi le représentant de McGill au sein de l’association de la Presse étudiante francophone (PrEF) et a remporté le prix du meilleur journal étudiant du Québec décerné par les Amis du <i>Devoir</i>. Ainsi, <i>Le Délit</i> relie nos étudiant·e·s francophones, parfois enfermés dans la <i>McGill bubble</i>, au reste du Québec. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b> De l’importance de la presse étudiante</b> </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au cours de ces dernières années, les journaux étudiants mcgillois ont été d’utiles lanceurs d’alerte sur le campus. Agressions sexuelles, dysfonctionnement chronique des services de santé mentale, précarité ou encore malnutrition étudiante, autant de sujets mis en lumière par le <i>Délit</i> et <i>The Daily</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, en l’absence d’une école de journalisme à McGill, les journaux étudiants compensent et forment à chaque année des dizaines de mcgillois·e·s au journalisme en français et en anglais. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’imposition de ce référendum menace les rédactions étudiantes comme une épée de Damoclès. Au lieu d’assurer leur fonction, elles se voient régulièrement contraintes d’allouer leurs maigres ressources à une campagne de survie. De plus, cette campagne devient en quelque sorte permanente, tant il faut se plier à la majorité et au bon vouloir des groupes de pression du campus. Comment, dans ces conditions, assurer la liberté de la presse et le fonctionnement même de la démocratie dans notre communauté étudiante?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous comptons sur la bonne volonté de l’administration de l’Université McGill pour mettre fin à ce système référendaire qui précarise les journaux étudiants et met en péril la seule voix francophone, indépendante et libre du campus.</span></p>
<p><strong>Signataires :&nbsp;</strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ronny Al-Nosir, chef de section innovations, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Joseph Boju, rédacteur en chef, 2014–2015</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Julia Denis, rédactrice en chef, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Inès Dubois, coordinatrice réseaux sociaux, 2014–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Céline Fabre, chef de section culture 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ikram Mecheri, rédactrice en chef, 2016–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Magdalena Morales, coordinatrice multimédias, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Chloé Mour, cheffe de section culture, automne 2016 </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Matilda Nottage, coordinatrice multimédias, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Esther Perrin Tabarly, cheffe de section société, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Théophile Vareille, éditeur de section actualités, 2015–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Arno Pedram, responsable multimédia<i> Le Délit</i>, hiver 2017, éditeur culture <i>The McGill Daily</i>, 2017–2018</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Je ne suis pas une salope.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/01/31/je-ne-suis-pas-une-salope/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2017 14:24:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le documentaire UnSlut Project soulève un problème qui nous touche toutes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«M</span><span class="s1">euf arrête de faire la pute!» «Elle couche avec n’importe qui, elle ne se respecte pas.» «C’est la salope de l’école!» «Fais pas genre, on sait que t’es une fille facile.» «T’as vu les photos qu’elle envoie à son mec…elle mérite de se prendre des queues!» «C’est pas du viol, t’es habillée comme une trainée, on sent que tu demandes que ça.» </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il y a plus poétique et mieux tourné comme introduction. Je l’admets. Ce n’est pas moi qui ai une rhétorique sale et violente, c’est notre réalité. Vous avez déjà entendu ces phrases. Vous en avez certainement prononcé des similaires.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Avouez-le; je m’apprête à faire de même.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Aussi importante que la «culture du viol» ou la «culture de l’alcool» – mais plus discrète car encore plus internalisée – la culture du «<i>slut shaming</i>» est un sujet qui mérite d’être abordé sur notre campus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>La culture du <i>slut shaming</i></b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par «<i>slut shaming</i>» entendez une habitude culturelle qui incite à la discrimination et à la violence envers – le plus souvent – les femmes à cause de leur comportement(s) sexuel(s) jugé(s) comme dépravé(s).</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">Notre façon d’approcher la sexualité féminine est construite sur des dynamiques de pouvoir presque ancestrales</p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">Lundi 16 janvier à McGill, <i>Right to Campus</i> et <i>McGill’s Union for Gender Empowerment</i> organisait justement une projection du documentaire <i>UnSlut Project</i>. Ce documentaire tente de soulever les causes et les effets dévastateurs du <i>slut shaming</i>. L’accent est tout particulièrement mis sur la façon dont le <i>slut shaming</i> se fait ressentir de manière d’autant plus forte par les victimes de viol. En effet, c’est un moyen de justifier et de décriminaliser l’action du violeur. De plus certaines «survivantes» de viol tendent à être, par la suite, cataloguées comme «salopes» du fait de l’expérience sexuelle qui leur a été infligée. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La vérité presque trop intense de ce documentaire m’a émue aux larmes. Elle mène aussi à un débat, à d’autres questions, et surtout, à une reconsidération de nos conceptions parfois trop rapides des femmes en tant que individus ayant une vie sexuelle.&nbsp;</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>La salope salopée</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Notre façon d’approcher la sexualité féminine est construite sur des dynamiques de pouvoir presque ancestrales. Il semble que depuis </span>toujours la valeur d’une femme soit rapportée à sa pureté: aujourd’hui encore, il semblerait qu’une femme, comme un objet quelconque, perde petit à petit de sa «dignité» plus elle a été «utilisée» sexuellement.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Cela n’est pas seulement le cas dans le regard des hommes, mais bel et bien dans celui de tou(te)s. Même les féministes éduquées et fières de leur sexualité – moi incluse – pratiquent presque inconsciemment le <i>slut shaming</i> envers leurs paires ou sur elles-mêmes. Qu’il s’agisse de regarder une amie comme une «nympho» car elle «enchaine les coups d’un soir», ou de se s’auto-culpabiliser en décrivant notre retour d’un rendez-vous sexuel comme une «<i>walk of shame</i>» («marche de la honte», <i>ndlr</i>)… il s’agit là de discours qui entretiennent cette culture. Trop souvent, on voit les femmes sexuellement actives comme n’ayant pas su résister, n’ayant pas su dire «non» pour protéger ce qui leur reste de virginité. Des filles faciles, somme toute. Or, ne devrions-nous pas plutôt voir les relations sexuellement consenties comme des décisions prises de manière actives, voir pro-actives, de la part de ces femmes? Des femmes puissantes et maitresses de leurs choix de vie, donc.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette projection en petit comité à McGill a montré qu’il était nécessaire de dialoguer au sujet du <i>slut shaming</i> car ses manifestations sont parfois inconscientes, mais ses conséquences sont considérables et graves. Nous devons aussi y inclure les questions de genre et d’intersectionnalité. Des solutions éducatives et institutionnelles sont à trouver. Mais avant toute chose il est urgent, comme le fait le <i>UnSlut Project</i>, d’en parler. Qu’on décide de se réapproprier ou de rejeter cette identification de «salope», il faut d’abord prendre conscience qu’elle est omniprésente dans notre société.&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>Étudiants en échange…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/etudiants-en-echange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 13:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Partir en échange: rencontrer de nouvelles têtes par douzaines, se dérober aux rigueurs académiques mcgilloises, découvrir une nouvelle ville, un nouveau pays, sa culture… C’est tout ça partir en échange, mais c’est aussi observer l’université autrement. Car McGill n’a pas inventé la roue et les choses se font différemment autre part. Ne nous prenez pas&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/27/etudiants-en-echange/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Étudiants en échange…</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: left;">Partir en échange: rencontrer de nouvelles têtes par douzaines, se dérober aux rigueurs académiques mcgilloises, découvrir une nouvelle ville, un nouveau pays, sa culture… C’est tout ça partir en échange, mais c’est aussi observer l’université autrement. Car McGill n’a pas inventé la roue et les choses se font différemment autre part. Ne nous prenez pas au mot, voyez par vous même!</p>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Vie étudiante</strong></h1>
<p class="p1"><strong><span style="text-decoration: underline;">ROYAUME-UNI</span></strong><br>
<span class="s1">Jean-Félix Bellavance<br>
</span><span class="s1">Université de Manchester</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Hormis l’obsession de Stephen Harper pour la reine et les 50 millions de dollars annuels donnés à la famille royale, les Canadiens ont en général une opinion assez positive des Britanniques: polis, éduqués, blêmes et très actifs sur <i>LAD Bible</i> (une communauté d’internautes qui partagent des photos et vidéos amusantes, <i>ndlr</i>). Nous avons tous bien vu le 23 juin dernier à quel point la Grande-Bretagne est divisée entre sa capitale, Londres, et ses campagnes. Un échange à Manchester permet d’être aux premières loges pour observer ce phénomène social et, croyez-moi, ça <i>clash</i>! Sans vouloir enchaîner les anglicismes, la ville, tout comme l’accent de ses habitants, est plutôt <i>trash</i>: «<i>Mate mate! Give me 5 quid o I’ll shank ya mate!</i>». Il faut se mettre dans l’ambiance mais c’est super chaleureux! D’un point de vue plus sérieux, les installations scolaires sont assez similaires à celles de McGill, peut-être même un peu plus modernes (sauf les chaises de Bronfman à 600$, certes). Le point de divergence est plutôt au niveau des résidences: nous sommes loin des hôtels 4 étoiles que sont la Citadelle et <i>New Rez</i>; on joue plutôt dans le style Guantanamo, un style qui se prête très bien à l’ambiance festive cependant. Les résidences sont à environ 20 minutes en <i>double-decker bus</i> du centre et des clubs. Les clubs? Oui! C’est environ tout ce qu’on trouve à Manchester: clubs, poulet frit, pizza et football. Je vous laisse imaginer à quoi ressemblent les trajets au deuxième étage de l’autobus entre les résidences et les clubs en soirée… Ouch! Pour résumer, c’est la meilleure ville pour aller en échange: un examen par semestre, gens sympathiquement intoxiqués, très <i>hipster</i>, <i>Ryanair</i> à proximité et on peut même y trouver l’amour! <i>Cheers mate</i>!&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>AUSTRALIE</strong><br>
</span><span class="s1">Mahée Merica<br>
</span><span class="s1">Université nationale d’Australie (<i>ANU</i>, <i>Australian National University</i>, <i>ndlr</i>)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C’est peu dire que Canberra ne jouit pas d’une réputation très excitante. La découverte du campus d’<i>ANU</i> a cependant hissé ce mythe au rang de mensonge dans mon esprit: immense, il occupe un bon tiers de la capitale et tel une ville dans la ville il accueille en son sein plusieurs cafés, restaurants et bars, de belles bibliothèques, un centre sportif, quelques boutiques, plusieurs terrains de foot, deux théâtres et même un cinéma; le tout entourant une rivière bordée de saules pleureurs, conférant ainsi à l’endroit un aspect tant pratique que poétique, utilitaire qu’esthétique. En bord de lac, la verdure y prend le pas sur l’architecture et il fait bon y être autant qu’y étudier.&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><strong><span style="text-decoration: underline;">DANEMARK</span></strong><br>
<span class="s1">Béatrice St-Jean<br>
</span><span class="s2">École de commerce de Copenhagen (<i>CBS</i>, <i>Copenhagen Business School</i>, <i>ndlr</i>)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En janvier 2015, j’ai débuté mon échange étudiant à Copenhague, au Danemark ou le pays des gens heureux. Dès mon arrivée, l’école avait mis en place un programme de <i>buddies</i> et donc une étudiante de <i>CBS </i>m’attendait à l’aéroport pour m’accompagner jusqu’à ma résidence, ce que j’ai beaucoup apprécié. Le choix des résidences était plutôt varié et — à l’image des rues de Copenhague — elles étaient d’une propreté incroyable. La <i>Copenhague Business School </i>est composée de plusieurs bâtiments, mais le principal, <i>Solbjerg Plads 3,</i> possède une architecture à couper le souffle. Tout en simplicité et très épurée, la bâtisse comprend également une magnifique bibliothèque entièrement vitrée qui s’étend sur plusieurs étages et où il est possible de réserver son poste d’étude en ligne. Quelques faits cocasses: toutes les toilettes sont mixtes, on vend de la bière dans la cafétéria de l’école, les étudiants font eux-mêmes leurs cartes étudiantes grâce à une sorte de photomaton installé dans l’école, et tous les jeudis soirs le café étudiant, Nexus, se transforme en bar/club où l’on peut célébrer l’arrivée de la fin de semaine. De plus, on ne peut pas parler de Copenhague sans parler de vélos. Ils sont partout, tout le temps, et le campus et la ville elle-même sont construits pour optimiser les déplacements à vélo. Il y a des pistes cyclables sécuritaires dans presque chaque rue de la ville. Copenhague étant une ville extrêmement sécuritaire, son crime numéro un est en fait le vol de vélo. Bref, j’ai eu la chance de découvrir le pays de Hans Christian Andersen, des Vikings, de la bière <i>Carlsberg</i>, des <i>Lego</i>, des <i>Smørrebrøds </i>(sandwichs ouverts typiquement danois), etc. J’y retournerais n’importe quand!&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Le saviez-vou<span class="s1">s</span><span class="s2">?</span></p>
<p class="p1">À McGill, il y a 21 toilettes non-genrées sur le campus, une initiative progressive et économe.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>CORÉE DU SUD</strong><br>
</span><span class="s1">Thomas Collin-Lefebvre<br>
</span><span class="s1">Université de Corée </span></p>
<p class="p1">Bienvenue à la terre de <i>Samsung</i>, <i>LG</i> et <i>Hyundai</i>, là où la technologie rivalise en ambitions et en accomplissements, là où les réfrigérateurs ont des écrans, où les téléphones cellulaires sont aussi gros que des tablettes et où l’on peut commander son épicerie à l’aide de magasins virtuels situés dans le métro. Bienvenue en Corée!</p>
<p class="p1"><span class="s1">Le plus grand contraste entre mes expériences à Montréal et à Séoul se situe sur le campus universitaire. En effet, le campus principal de la <i>Korea University</i> est non seulement récent, il est aussi moderne, propre et spacieux. Avec des bâtiments commandités par <i>Samsung</i>, <i>LG</i> et <i>Hyundai</i>, il n’y a pas à craindre qu’une pierre nous tombe sur la tête et les chantiers de construction sur le campus sont inexistants. Des pianos à queue ainsi qu’un café <i>CNN</i> sur le campus viennent agrémenter l’expérience étudiante. Cependant, cette atmosphère paisible est vite remplacée la soirée venue, les coréens étant reconnus comme étant des buveurs assidus. En effet, dès leur arrivée, les étudiants internationaux sont pris en charge par <i>KUBA </i>(<i>Korea University Buddy Assistant</i>), un groupe de volontaires qui ont pour mission de faire découvrir la culture coréenne aux nouveaux venus. Au menu: soju (alcool de riz), mekchu (bière) et somek (alcool de riz et bière). Préparez vos gosiers!&nbsp;</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-25992" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-1000x693.jpg" alt="a-echangetheophille" width="1000" height="693" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-1000x693.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-330x229.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-768x532.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille-850x589.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-echangeTheophille.jpg 1306w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/mahaut-engerant/?media=1" data-wpel-link="internal">Mahaut Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>FRANCE</strong><br>
</span><span class="s1">James Hallifax<br>
</span><span class="s1">Université de Jean Moulin Lyon III</span></p>
<p class="p1">J’avais toujours pris pour acquise la bureaucratie de McGill. Avant que je ne choisisse de faire un échange à l’université de Jean Moulin Lyon III, en France, je me plaignais de <i>Service Point</i>, du processus de sélection des cours et de la bureaucratie mcgilloise en général. Peut-être qu’à McGill c’est mauvais, mais croyez-moi, ça peut être bien pire. Prenez la période de «<i>add-drop</i>». À McGill c’est ennuyeux, on doit toujours vérifier en ligne si le cours que l’on souhaite prendre est toujours disponible. Mais ici à Jean Moulin, pour savoir si je pouvais prendre un cours, j’ai dû aller au bureau des étudiants, faire la queue pendant trente minutes seulement pour parler avec un conseiller qui me dit «désolé, le cours est encore plein, peut-être que tu peux revenir demain». J’ai fait ça pendant trois jours de suite avant d’abandonner. D’autre part, si un cours est annulé (quelque chose de fréquent ici), on ne doit pas s’attendre à un courriel du professeur. Il y aura simplement une note sur un tableau dans le bureau des étudiants, où personne ne se rend. Deux fois, toute la classe est arrivée et nous sommes restés en place jusqu’à nous rendre compte que le professeur ne viendrait pas. Malgré tout, j’aime beaucoup cette expérience. Pour sûr, lorsque je retournerai à McGill le semestre prochain et me plaindrai de la bureaucratie de McGill, je me rappellerai qu’il existe bien pire!</p>
<blockquote>
<p class="p1">Le saviez-vou<span class="s1">s</span><span class="s2">?</span></p>
<p class="p1">Le manque d’espace: un problème chronique à McGill. En témoigne la récente éviction de la librairie mcgilloise par la faculté de Gestion, trop à l’étroite dans Desautels.</p>
</blockquote>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Vie associative</strong></h1>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><strong>SINGAPOUR</strong><br>
</span><span class="s1">William Martin<br>
</span><span class="s1">Université nationale de Singapour</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’Université nationale de Singapour (NUS) est un endroit exceptionnel pour faire un échange. <i>Utown</i>, le campus où la majorité des étudiants en échange d’Amérique et d’Europe sont logés, s’apparente à un hôtel du Club Med. Il y a une piscine infinie, un gym, des accommodations neuves et un choix impressionnant de restaurants à bas prix. On parle ici de 2 dollars canadiens le plat. Par contre, ce que l’université met à votre disposition en terme de services est assombri par un manque incommensurable d’associations étudiantes.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En effet, voyez NUS comme une mauvaise copie d’une université américaine. Pour être franc, les associations semblent inexistantes. Par exemple, l’école de <i>business,</i> qui est l’une des plus renommée de la planète (beaucoup mieux cotée que Desautels) n’a pas vraiment de clubs et ceux qui existent sont soit très généraux soit inaccessibles aux étudiants en échange. C’est bien dommage… De toute façon, on va à Singapour pour la température et pour profiter de sa situation géographique idéale pour voyager en Asie. Il s’agit d’une destination parfaite pour sauter un hiver glaciale et explorer un monde étranger.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1">Le saviez-vous<span class="s1">? </span></p>
<p class="p3">L’AÉUM gère plus de 300 groupes étudiants et 20 services (comme <i>Midnight Kitchen</i> ou encore <i>Queer McGill</i>)</p>
</blockquote>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Politique étudiante</strong></h1>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>PAYS-BAS</strong><br>
</span></span><span class="s1">Julia Denis<br>
</span><span class="s2">Université d’Amsterdam (<i>Universiteit van Amsterdam</i>)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le printemps 2015… Celui-ci restera gravé dans la mémoire des étudiants militant contre les mesures d’austérité à Montréal… et à Amsterdam. À la suite d’annonce de coupes budgétaires et de restructuration par l’administration de l’Université d’Amsterdam (UvA), un groupe d’étudiants a commencé à occuper le bâtiment des Humanités de l’UvA. À partir de ce rassemblement est né le mouvement de <i>De Niewe Universiteit </i>(La Nouvelle Université,<i> ndlr</i>) qui militait contre les mesures d’austérité et pour la démocratisation de l’Université. S’en sont suivies des négociations avec l’administration, l’occupation cette fois du bâtiment administratif de l’UvA, des arrestations et des violences policières… Bien qu’étant alors seulement une étudiante en échange, j’ai essayé de prendre part au mouvement, comme pour me rapprocher un petit peu des manifestations qui avaient lieu alors chez moi, à Montréal. Je me souviens justement d’une marche de contestation qui avait été alors organisée par des étudiants et professeurs, et où chacun était invité à porter en broche un petit carré de feutre rouge… un signe de protestation étudiante qui venait tout droit d’où? Oui, du Printemps Érable de Montréal (la grève étudiante québécoise de 2012, <i>ndlr</i>)!&nbsp;</span></p>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>AUSTRALIE</strong><br>
</span></span><span class="s1">Théophile Vareille<br>
</span><span class="s1">Université nationale australienne</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À l’<i>Australian National University </i>(<i>ANU</i>), vos représentants étudiants élus ne sont pas une réalité lointaine, dont vous vous moquez deux fois l’an sur<i> facebook</i> mais qui reste confinée à cette existence quantique/quasi-virtuelle. Non, à l’<i>ANU</i> les étudiants candidats vous sollicitent sur le campus, vous arrêtent entre deux cours pour vous présenter leur programme, et vous encouragent à aller voter à deux pas de là. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Car on y vote dans l’urne et non en ligne. Il faut se rendre dans le bâtiment de l’association étudiante pour venir y déposer son scrutin papier de ses propres mains. La participation n’y est pas bien plus importante qu’à McGill, mais du moins l’étudiant qui est allé voter avec ses pieds se sent-il plus concerné que celui qui s’est contenté de quelques clics.&nbsp;</span></p>
<hr>
<h1 class="p1" style="text-align: center;"><strong>Sécurité/santé</strong></h1>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>PORTUGAL</strong><br>
</span></span><span class="s1">Laurie Royer<br>
</span><span class="s1">École catholique de commerce et d’économie de Lisbonne</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour mon échange, j’ai décidé d’aller étudier à Lisbonne à l’université privée <i>Catolica Lisbon School of Business and Economics</i>. L’université est très petite, ayant seulement 1000 étudiants. Les cours sont tous donnés dans un même immeuble de seulement quatre étages. L’établissement ne nécessite donc pas autant de sécurité qu’ici. De plus, celui-ci se situe dans la banlieue de Lisbonne et<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>n’attire donc aucun touriste, contrairement à McGill. D’autre part, la prise en charge médicale et mentale est inexistante à<i> Catolica</i>. À McGill, je passe mes examens au <i>OSD</i> (le Bureau de soutien aux étudiants en situation de handicap, <i>ndlr</i>) et on m’accorde plus de temps pour les achever. Aucun service de ce genre n’est disponible à <i>Catolica</i> et j’étais la seule élève ayant le droit à plus de temps. C’est grâce à McGill que j’eu ce droit, car ils avaient avisé l’université de mon programme d’appui. Je crois que McGill surpasse les autres universités en termes de suivi et d’aide pour les étudiants ayant certaines incapacités mentales et physiques. Celle-ci devient donc un exemple à suivre. J’ai tout de même adoré l’école, ayant un sens de la camaraderie et de l’entraide, ce qui est moins présent à McGill.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Le saviez-vous</span><span class="s2">? </span></p>
<p class="p3">14,8%, ou la participation au dernier référundum de l’AÉUM l’hiver passé. En dessous du quorum de 15%. Vote invalidé, donc.</p>
</blockquote>
<p class="p1"><span style="text-decoration: underline;"><span class="s1"><strong>TURQUIE</strong><br>
</span></span><span class="s1">Émile Camus<br>
</span><span class="s1">Université Bogazici</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Je recommande vivement à tout étudiant de partir en échange durant au moins un semestre de leur scolarité. Il s’agit selon moi d’une opportunité unique de voyager et de découvrir un pays, une culture, tout en étant dans un environnement encadré et favorable à l’épanouissement de soi. Bien que je pense qu’il faille choisir un pays, une destination avant de choisir une université en soi, il est vrai que le choix de cette dernière demeure essentiel. Dans mon cas, l’université d’accueil a été ma première source d’information en matière de prévention et de sécurité durant une période relativement secouée en Turquie. Le campus de l’université, situé a quelques kilomètres au nord du centre d’Istanbul, était heureusement un véritable havre de paix. Tout était mis en œuvre afin que les étudiants internationaux, pas nécessairement conscients des potentiels dangers dans un pays si différent du leur (comme dans mon cas), se sentent en sécurité. Ainsi, il était inconcevable de rentrer sur l’un des campus sans sa carte étudiante ou sans croiser un vigile sur sa route.&nbsp;</span></p>
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		<title>Gueule de bois mcgilloise</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/04/05/gueule-de-bois-mcgilloise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 06:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p2">Vous l’avez déjà faite cette soirée chez vous avec trois ami-e‑s et quatre bouteilles de vin? Oui. Vous discutiez de vos révisions du jour, contiez vos histoires personnelles, et finissiez par discuter de sexe? Oui. La petite assemblée se plaignait du travail scolaire et du rythme éreintant de McGill? Oui.</p>
<p class="p3">Une avouait être accro aux somnifères, l’autre admettait utiliser de plus en plus d’Adderall (médicament pour les troubles de l’attention TDAH, aussi utilisé comme dopant par les étudiants, <i>ndlr</i>) et le dernier disait combattre le stress universitaire à bouffées de <i>weed</i>. Oui?</p>
<p class="p3">Le problème de la santé mentale et des comportements dangereux qui en résultent sont de plus en plus alarmants à l’Université.</p>
<p class="p3">Au cours des dernières élections et du référendum de l’AÉUM, la question semblait être devenue un classique. Le 23 février dernier, la nouvelle doyenne des Arts, professeure Maioni, abordait la santé mentale dans une entrevue avec <i>Le Délit</i>.</p>
<p class="p3">En novembre 2015, nous publiions une infographie réalisée après une enquête auprès des étudiants de McGill: 94,5% des étudiants interrogés s’était déjà senti débordé par la vie étudiante; un quart des participants s’était senti trop déprimé pour travailler au cours de la dernière année; 24% avait été diagnostiqué par un professionnel de la santé mentale… En comparaison, 10 à 20% de la jeunesse canadienne souffre de problèmes de santé mentale.</p>
<p class="p3">Un des éditoriaux les plus populaires de l’année, «<i>Despereunt Aucta Labore</i>», publié en octobre, appelait l’Université à réagir: «Respecter nos capacités physiques et psychologiques ne fera pas de nous des fainéants indignes de nos <i>sweats</i> McGill. Cela nous permettra juste de rester en bonne santé, de mieux nous engager dans chacun de nos cours et de savoir apprécier notre éducation jusqu’à la graduation.»</p>
<blockquote>
<p class="p3">«La santé mentale est un problème tellement récurrent à McGill qu’il est entré dans la norme, l’habitude, l’acceptation, la fatigue. Fatigue.»</p>
</blockquote>
<p class="p3">En 2014, la santé mentale faisait la couverture du <i>Délit</i>.</p>
<p class="p3">En 2013, l’article «Sans Limite» écrit par Côme de Grandmaison à propos de l’utilisation de médicaments «dopants» comme l’Adderrall, titrait: «Certains étudiants n’hésitent pas à sacrifier leur santé pour obtenir de meilleures notes.» Cet article est encore l’un des plus lus sur la plateforme web du <i>Délit</i>.</p>
<p class="p3">En 2012, Fanny Devaux écrivait déjà un article sur «La dépression étudiante: Quand les «meilleures années de la vie» ne le sont pas du tout.» En 2016, il aurait été tout aussi pertinent.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1499px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-25336" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/Edito.jpg" alt width="1499" height="935" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/Edito.jpg 1499w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/Edito-330x206.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/Edito-768x479.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/Edito-1000x624.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/Edito-850x530.jpg 850w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1">Cette semaine <i>The Daily</i> publiait un article d’opinion sur les effets destructeurs de la culture du «sur-travail» (<i>You are not disposable, and neither are your colleagues</i> par Niyousha Bastani, <i>ndlr</i>) et Le <i>Tribune </i>s’affligeait du culte maladif de la productivité (<i>On why the cult of productivity is not productive</i> par Albert Park, <i>ndlr</i>). </span></p>
<p class="p1">La santé mentale est un problème tellement récurrent à McGill qu’il est entré dans la norme, l’habitude, l’acceptation, la fatigue. Fatigue.</p>
<p class="p1">Je tenais à profiter de mon ultime tribune en tant que rédactrice en chef du <i>Délit</i> pour soulever encore une fois la question.</p>
<p class="p1">À quelques jours du début des examens finaux et après une année ressemblant bien plus à un 42km qu’à un <i>beach day everyday</i>, beaucoup se demandent ce qui est au plus bas: notre moral, notre <i>GPA</i> ou la ligne de nos cernes?</p>
<p class="p1">Des solutions sont offertes par l’administration et les associations étudiantes, mais leur développement n’est pas adapté à l’amplitude de la crise étudiante.</p>
<p class="p1">On aimerait glisser à McGill le dicton usé du «Mieux vaut prévenir que guérir». Plutôt que d’attendre que les étudiants adoptent un style de vie épuisant, délaissent leur santé physique et mentale face à la succession de devoirs, plongent dans des dépressions ou développent des comportements addictifs pour survivre à court terme… Ne faudrait-il pas changer cette culture de compétition, de productivité et de stress qui règne chez nous? L’excellence, l’ambition et le travail font certes l’orgueil de McGill. Le mien aussi. Le vôtre sûrement. Cependant, comme me l’a fait remarquer cette amie qui tente de finir son baccalauréat à coup de doses d’Adderrall et de journées à la bibliothèque: «Ne sommes-nous pas plutôt réduits à une boulimie intellectuelle de l’urgence qui rabaisse nos aspirations, notre estime personnelle et notre envie d’apprendre ou d’entreprendre?». Contre-productivité?</p>
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		<title>Chaque vie compte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/04/05/chaque-vie-compte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 05:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La MASS co-organisait une cérémonie à la mémoire des victimes des attentats récents.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e dimanche 27 mars dernier, une centaine d’étudiants se sont rassemblés près du portail Roddick de McGill pour honorer la mémoire des centaines de victimes ayant récemment péri dans des attentats terroristes en Turquie, en Côte d’Ivoire, au Mali et en Belgique. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La <i>McGill African Student Society (MASS)</i>, (l’Association des étudiants africains de McGill, <i>ndlr</i>) co-organisait cet événement, nommé «Même pas peur», en collaboration avec des associations étudiantes de Concordia, de l’UdeM et de l’UQAM. Anne-Sophie Tzeuton, vice-présidente de MASS et l’une des organisatrices de l’événement, a expliqué au <i>Délit</i> que son association avait d’abord pris l’initiative d’organiser une cérémonie de commémoration pour les victimes des attaques du 13 mars à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire. Puis, après la tragédie du 22 mars dernier à Bruxelles, les organisateurs ont pris la décision «d’étendre le cercle d’amour à toutes les victimes d’attentats». </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3376px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-25304" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-notafraid.jpg" alt width="3376" height="4500" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-notafraid.jpg 3376w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-notafraid-600x800.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-notafraid-768x1024.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-notafraid-1x1.jpg 1w" sizes="(max-width: 3376px) 100vw, 3376px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Vittorio Pessin</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Le programme chargé de l’événement comptait, entre autres, une allocution au message rassembleur par un imam et un pasteur de Montréal, des discours d’étudiants, une minute de silence, et des chants par une chorale. Alors que l’événement <i>Facebook</i> annonçait plus de 200 participants et quelques 350 personnes intéressées, cet appel à la paix s’est fait dans une certaine intimité, avec près d’une centaine de participants. Le choix d’un dimanche de Pâques – certes porteur de sens – et de l’espace plus «fermé» du campus de McGill expliquerait cette moindre mobilisation selon les organisateurs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces derniers se disent tout de même très contents et particulièrement satisfaits du déroulement de la cérémonie. En outre, ce rassemblement, essentiellement étudiant, a reçu une couverture de la part de plusieurs médias montréalais.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Anne-Sophie Tzeuton a conclu lors de son entretien avec <i>Le Délit</i>: «On voulait vraiment faire une ode à l’amour et une célébration de l’humanité. Nous sommes tous humains, chaque vie compte, malgré les différences culturelles et les écarts de couverture médiatique. On devrait avoir un même élan d’amour et se sentir tous engagés, qu’importe l’identité des victimes des attentats».</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4949px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25302" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A_notafraid2.jpg" alt width="4949" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A_notafraid2.jpg 4949w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A_notafraid2-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A_notafraid2-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A_notafraid2-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A_notafraid2-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 4949px) 100vw, 4949px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Vittorio Pessin</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>«Je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/04/04/je-suis-juste-un-mec-qui-aime-bien-faire-des-vannes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 04:57:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré Panayotis Pascot, chroniqueur dans l’émission télévisée française Le Petit Journal, dans le cadre de TEDxMcGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/04/04/je-suis-juste-un-mec-qui-aime-bien-faire-des-vannes/" data-wpel-link="internal">«Je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le Délit (LD): <i>Parle-nous de ton parcours… Comment en es-tu venu à faire partie du<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span></i>Petit Journal<i>?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Panayotis Pascot (PP): Alors à la base je faisais des vidéos sur <i>Youtube</i>. J’ai commencé à 11 ans dans ma chambre, à envoyer des messages en «copier-coller» à toutes les personnalités que je pouvais trouver sur <i>Facebook</i> et au bout de 500 messages il y en a quelques-unes qui ont commencé à me répondre. Je les ai rencontrées, j’ai apporté une petite caméra, je les ai interviewées avec le son de l’<i>iPhone</i> (regard vers le téléphone du journaliste du<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Délit</i>,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>rires</i>), j’ai publié les vidéos sur le web et de fil en aiguille, j’ai réussi à rencontrer de plus en plus de personnes. J’ai eu la chance de me faire de plus en plus d’amis dans ce milieu, entres autres Alex Lutz (qui joue Catherine dans la mini-série <i>Catherine et Liliane</i> diffusée pendant <i>Le Petit Journal</i>, <i>ndlr</i>) qui m’a présenté aux équipes du <i>Petit Journal</i>. Et voilà! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Dirais-tu que ton travail en tant qu’intervieweur pour le </i>Petit Journal<i> est une nouvelle forme, plus jeune, de journalisme?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Je suis tout sauf journaliste en fait. Au<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Petit Journal</i> en tout cas. J’ai pas de terme précis, je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes et on lui donne un micro et une caméra… alors c’est mortel!</span></p>
<p class="p1">LD: <i>Donc en fait si on te pose des questions sur les mutations du journalisme et la mort du journalisme, ça ne va pas marcher… (</i>rires<i>). Par contre on peut te poser des questions sur tes techniques d’entrevue. Quel est ton conseil pour avoir quelqu’un en entrevue? Tes petits </i>tips<i>?</i></p>
<p class="p1">PP: C’est l’honnêteté. Être honnête, ça fonctionne sur tout. Je pense que si t’es honnête les gens te <i>kiffent</i>. Par exemple, il y a des stars que j’ai déjà choppées dix minutes parce que ma première question c’était «Je suis désolé mais je ne sais pas qui vous êtes»!</p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Ta meilleure entrevue?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"> PP: Les gens dans la rue! Je trouve ça fantastique le gens dans la rue, je trouve ça beau. Mais sinon j’ai adoré interviewer et passer une après-midi avec Frédéric Beigbeder (auteur et chroniqueur français, <i>ndlr</i>), c’est un grand monsieur. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>La pire?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Ah je ne peux pas dire ça… ça se garde (<i>rires</i>). </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Ton petit regret d’entrevue?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Pharell Williams. Je suis resté cinq minutes à côté de lui sans rien dire. J’aurais pu poser des questions, j’aurais pu avoir au moins deux minutes d’entrevue avec lui et j’ai rien dit, comme une daube, parce que j’attendais une interview avec Karl Lagerfeld. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Ton entrevue rêvée?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Xavier Dolan. Ah ouais, ouais, Xavier Dolan! Ou franchement Wes Anderson que je <i>kiffe</i> beaucoup. Là, dernièrement, Gonzales Iñàrritu aussi. Et les <i>Daft Punk</i>! J’y pense. Un vrai <i>kiffe</i> ça!</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4351px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25282" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis.jpg" alt width="4351" height="4245" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis.jpg 4351w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-330x322.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-768x749.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-1000x976.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-850x829.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-50x50.jpg 50w" sizes="auto, (max-width: 4351px) 100vw, 4351px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Inès Léopoldie-Dubois</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>Le lundi au soleil</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/le-lundi-au-soleil/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 04:11:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«É</span><span class="s1">ditorial: article de fond, commentaire, signé ou non, qui exprime, selon le cas, l’opinion d’un journaliste ou celle de la direction ou de la rédaction du journal, de la radio ou de la télévision. (Abréviation familière: édito).» Sans pour autant en dire plus sur la substance d’un «édito», <i>Le Larousse</i> souligne qu’il s’agit là d’une opinion du conseil de rédaction. Dans le journalisme étudiant, il est généralement attendu que cette opinion soit contestatrice. <i>Le Délit</i> s’accorde bien souvent à ce précepte: dénoncer les coupes budgétaires de l’Université, railler avec amertume la désintégration de l’AÉUM, crier contre les actes terroristes perpétrés en France, demander un véritable accord contraignant pour la COP21, se plaindre de la façon dont McGill traite la santé mentale de ses étudiants ou soulever des doutes quant à la volonté d’augmenter les frais scolaires des étrangers… Nous n’aurions donc pas manqué à notre rôle cette année? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais en écrivant cet éditorial un lundi ensoleillé, au lendemain du 20 mars – premier jour du printemps et journée internationale de la francophonie – je ne trouve pas d’objet à ma protestation hebdomadaire. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Pourtant, cher lecteur avide de mon encre acide, la volonté y était! J’ai creusé chacun de nos sujets de diatribes habituels: combat pour la francophonie, austérité gouvernementale pesant sur les universités, déconnexion entre administration de McGill et étudiants, grand capharnaüm de l’AÉUM. Bien. Ça a l’air d’aller. Aujourd’hui je ne me plaindrai pas. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le parler français? Merci </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dimanche, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) célébrait la journée internationale de la francophonie. Le monde entier y est allé de son <i>tweet</i>. L’UNESCO célèbre la francophonie comme nous unissant tous, Michaëlle Jean – première femme canadienne secrétaire générale de l’OIF – loue le français comme langue de résistance, Justin Trudeau glorifie les relations étroites entretenues grâce à la francophonie, Philippe Couillard parle d’un héritage et d’une fierté à promouvoir, McGill nous invite encore une fois à découvrir son «<i>French Side</i>»… Tous s’accordent donc, en 140 caractères, avec notre éternel combat? Le soleil ne se couche pas sur l’empire du français. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Le gouvernement? Ça passe</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À la même époque, l’année dernière, l’éditorial du <i>Délit</i> portait sur les grèves étudiantes contre l’austérité. Cette semaine, le gouvernement Couillard présentait un budget se «concentrant» sur l’éducation (p10). Madame la ministre de l’économie, Dominique Anglade, s’est entretenue avec <i>Le Délit</i> à propos de sa vision «audacieuse» des investissements dans l’économie québécoise (p16). Les critiques peuvent toujours fuser, «Pas encore assez» peut-on dire (p8). Une éclaircie tout de même sur la relation entre gouvernement et étudiants. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>L’administration? La détente&nbsp;</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«Il nous appartient de faire contrepoids aux pouvoirs en place et nous sommes conscients de notre influence sur la communauté universitaire», affirme la Déclaration de Principes du <i>Délit</i>. Tradition et devoir veulent donc que l’éditorial soit aussi un moyen de rappeler l’intérêt des étudiants dans les kiosques du Pavillon James de l’administration de l’Université. Cette semaine nous laisserons Suzie dormir: rien à déclarer, nous allons plutôt boire une bière avec le vice-président aux affaires exécutives de l’administration de McGill qui tenait ce lundi ses «heures de bureau» à Gerts. Ça dégivre entre James et Shatner. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>L’AÉUM? Mûrie</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dernière cause sur laquelle frapper du poing lors d’une sècheresse de sujets: l’AÉUM, sa désorganisation et sa petite politique. Il faut cependant reconnaître que les dernières élections ont été surprenantes, de par l’absence de scandales et d’attaques personnelles par réseaux sociaux interposés. À part la tentative de désordre par le fidèle Simakov et un certain manque d’informations offertes par <i>SSMU Elections</i>, pas d’orage sur les élections cette année. </span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Le soleil brille en ce lundi soir dans le bureau sous-terrain du <i>Délit</i>.&nbsp;</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1486px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25192" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Edito.jpg" alt width="1486" height="1024" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Edito.jpg 1486w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Edito-330x227.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Edito-768x529.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Edito-1000x689.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Edito-850x586.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1486px) 100vw, 1486px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>« Je me définis absolument comme féministe »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 04:07:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré Dominique Anglade, ministre de l’Économie, de la Science, de l’Innovation et du Numérique du Québec. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/je-me-definis-absolument-comme-feministe/" data-wpel-link="internal">« Je me définis absolument comme féministe »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">F</span><span class="s1">ille de parents féministes, sans aucun complexe, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec n’hésite pas à se définir comme tel. Pour cette femme au parcours chargé et exceptionnel, l’avenir du Québec passe d’abord par l’innovation et l’entrepreneuriat. Politique d’investissements, <i>burger</i> préféré, parcours professionnel, implication dans la presse étudiante francophone, projets audacieux pour son ministère, musique <i>pop</i>, diversité au gouvernement… Madame la ministre Dominique Anglade a su prendre le temps d’en discuter avec <i>Le Délit</i>, à quelques jours de l’annonce du budget par le gouvernement Couillard. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Cette entrevue a été réalisée le lundi 14 mars, soit trois jours avant l’annonce du budget par le gouvernement québécois.</i></span></p>
<hr>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Le Délit (LD) </b>: <i>Parlez-nous un peu de votre parcours…</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>Dominique Anglade (DA) : <span style="font-weight: 400;">Je suis née à Montréal et j’y ai grandi jusqu’à l’âge de quatorze ans. Ensuite, j’ai passé trois ans en Haïti — je suis d’origine haïtienne. J’ai fait le cégep Marie de France puis je suis allée à Polytechnique. J’ai toujours été impliquée à la fois dans le milieu social, communautaire et para-professionnel tout en étant étudiante et tout en travaillant durant ces années-là. J’ai fait des études en Ontario, travaillé aux États-Unis, travaillé pour McKinsey &amp; Company [plus grande société de conseil au monde] pendant sept ans. J’ai aussi vécu à Vancouver durant quelques années. J’ai enfin été présidente de la CAQ (Coalition Avenir Québec) et j’ai également fait partie du Parti libéral fédéral. Après ça, j’ai été à Montréal International (comme PDG) et puis maintenant je fais de la politique active! Et puis je suis aussi maman de trois enfants (</span><i><span style="font-weight: 400;">rires</span></i><span style="font-weight: 400;">)!</span></b></span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« L’audace. </span><span class="s1">Au Québec, il faut qu’on se réapproprie ce mot: il faut oser! » </span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Vous êtes diplômée en génie industriel de Polytechnique Montréal, comment expliquez-vous ce « transfert » que vous avez effectué du génie industriel à la politique?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>DA </b>: Le génie industriel ressemble beaucoup à la politique en fait, car c’est des « <i>real people, real products </i>». Je travaillais en génie industriel, certes, mais je gérais (dans différentes applications) des personnes dès que j’ai entamé ma carrière. Ce que je veux dire par là c’est que tu travailles dans des usines avec des gens et tu es obligée de trouver des solutions aux problèmes techniques avec tes équipes. C’est un peu ça la politique aussi! C’est très orienté vers les individus, c’est très concret.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Vous avez mentionné avoir été très impliquée dans la vie étudiante, dans quelles organisations ou causes étiez-vous investie?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>DA </b>:<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>J’étais présidente de l’Association des étudiants à Polytechnique. J’étais aussi impliquée au <i>Polyscope</i> qui est l’équivalent du <i>Délit</i> à Polytechnique. J’ai fait des compétitions québécoises et canadiennes d’ingénierie dans différentes catégories; j’ai participé au Conseil Jeunesse de Montréal (CJM, <i>ndlr</i>); j’ai fait le Parlement de la Jeunesse du Québec (PJQ, <i>ndlr</i>)… Il n’y avait pas grand-chose que je n’ai pas fait! (<i>rires</i>) J’étais vraiment très impliquée et très active en tant qu’étudiante. </span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>LD </b>: <i>Vous avez déjà co-présidé une conférence du parti libéral du Canada. Pourquoi avoir choisi la politique provinciale plutôt que fédérale?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>DA </b>: Ce sont simplement des contextes. Je n’ai jamais dit que j’étais plus intéressée par l’un ou par l’autre (gouvernement fédéral ou provincial, <i>ndlr</i>). C’est justement ça la politique: ce sont des circonstances et des opportunités qui se présentent, auxquelles tu réfléchis ou pas. Pour mon cas, c’est le comté de Saint-Henri-Sainte-Anne qui compte énormément, car il représente vraiment ce qu’est Montréal: c’est un microcosme de la région de Montréal qui en représente tous les enjeux et toutes les forces. C’est un microcosme que je connaissais et dans lequel j’avais déjà évolué. Donc tout cela favorisait le fait que je m’implique au niveau provincial. Et puis, par la suite avec des discussions avec le premier ministre (Philippe Couillard, <i>ndlr</i>) j’en ai conclu que ce serait une bonne opportunité [d’entrer au gouvernement québécois]. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Votre défunte mère, Mireille Neptune, était une féministe engagée qui avait notamment travaillé pour l’Organisation des Nations Unies pour surveiller le statut de la femme en Haïti. Vous définissez-vous comme étant féministe?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>DA </b>: Absolument! Je me définis absolument comme féministe. Premièrement j’ai été élevée par une mère et un père féministes très impliqués et très engagés. Le féminisme c’est avant tout des valeurs d’égalité entre les hommes et les femmes; et même si c’est vrai qu’il y a eu du chemin qui a été parcouru notamment au Canada, et notamment au Québec, il reste encore du chemin à faire. Mais surtout on se doit d’être un modèle pour le reste des sociétés qui souffrent. On le voit surtout en période de crise et en période de guerre. Je le voyais encore cette fin de semaine: au Soudan du Sud il y a des crimes de guerres qui visent particulièrement les femmes et des viols qui sont perpétrés… C’est d’une tristesse, d’une aberration, d’une violence qu’il faut sans cesse condamner. Et nous avons un rôle à jouer comme modèle en tant que société. C’est fondamental. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>En tant que ministre de l’Économie, pouvez-vous nous en dire un peu plus à propos de votre vision économique? Que souhaitez-vous réaliser pour le Québec?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><b>DA </b>: D’abord je décrirais cette vision-là sous le terme de l’« audace ». Au Québec, il faut qu’on se réapproprie ce mot: il faut oser! Il y des éléments importants comme les exportations. On est une société exportatrice; il faut absolument qu’on renforce nos capacités à exporter et celle des investissements directs à l’étranger. L’entrepreneuriat social mais entrepreneuriat de manière plus large en général, la relève entrepreneuriale… Cela va être très important. Et puis il y a des secteurs d’avenir sur lesquels il va falloir viser: on parle beaucoup de l’aéronautique ces temps-ci, mais il y a les sciences de la vie, il y a le <i>big data</i> et plus encore. Ce sont différents secteurs sur lesquels il va falloir que l’on table. Ces éléments-là vont être des piliers pour la croissance. En somme, la stratégie du numérique va être extrêmement importante pour l’avenir économique du Québec. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Justement dans le domaine de l’investissement dans le capital risque (</i>start ups<i>), est-ce que vous pensez que le Québec pourrait faire mieux?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>DA </b>: C’est sûr qu’on peut faire mieux. S’assurer que nos entreprises aient tout le capital dont elles ont besoin dans toutes les étapes de croissance: c’est important. Et puis il y a une réflexion à avoir pour trouver quels sont les bons leviers pour le faire. Comment peut-on utiliser l’ensemble des outils qui sont à notre portée? Nous avons Investissement Québec c’est certain, et il y a évidemment la Caisse de dépôt et placement du Québec qui joue son rôle, mais il y a aussi le fond de la FTQ (Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, <i>ndlr</i>) et beaucoup d’autres joueurs. Il faut donc coordonner nos efforts avec ceux de ces différents joueurs.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Au Québec on est «petits», on représente 0,1% de la population mondiale. Donc il faut au moins qu’on se serre les coudes pour essayer de trouver des solutions qui font en sorte que chaque geste que l’on pose en tant que gouvernement vienne renforcer ce que font les autres acteurs. Tout doit être lié et concerté jusqu’à un certain point. On a certes des mandats différents mais il reste qu’il faut une cohérence. Et cette cohérence-là il faut la mettre en place et la structurer pour atteindre nos objectifs. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD </b>: <i>Vous êtes la première ministre d’origine haïtienne à siéger au cabinet. Est-ce que vous pensez qu’un jour, Québec pourra voir sa ou son premier/ère ministre issu(e) de l’immigration?</i> </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>DA </b>: Je souhaite que cela arrive un jour (<i>rires</i>)! Je crois à la diversité de tous les genres, toutes les formes, toutes les forces. La diversité homme-femme mais aussi la diversité au sens plus large. Et quand on voit ce que le maire de Calgary<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>(Naheed Nenshi, <i>ndlr</i>), qui est un maire musulman, parvint à accomplir, cela donne de l’espoir! Qui aurait cru cela il y a vingt ans? Il y a des opportunités qui se présentent et de nouvelles générations qui peuvent y aspirer! </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« On parle beaucoup de l’aéronautique ces temps-ci, mais il y a les sciences de la vie, il y a le <i>big data</i> et plus encore »</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1"><strong>LD :</strong> <i>Dernière question… Classique du </i>Délit<i>! C’est un lundi soir, vous êtes en train de travailler sur un projet de loi, le moral de vos troupes est vraiment à plat, quelle musique mettriez-vous pour remonter le niveau d’énergie?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><strong>DA :</strong> (<i>rires</i>) Alors… Waka Waka! [Mme la ministre Dominique Anglade et les deux journalistes du <i>Délit</i> finissent par chanter l’hymne de Shakira en chœur.]</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3392px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25188" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Anglade.jpg" alt width="3392" height="4500" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Anglade.jpg 3392w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Anglade-330x438.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Anglade-768x1019.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Anglade-754x1000.jpg 754w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Anglade-850x1128.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 3392px) 100vw, 3392px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Le cabinet de Mme la ministre</span>		</figcaption>
	</figure>

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			</item>
		<item>
		<title>«Choisissez vos champions!»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/03/15/choisissez-vos-champions/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2016 07:18:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=25117</guid>

					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es élections des membres de l’équipe exécutive de l’AÉUM auront lieu du 16 au 18 mars. Entre ces quelques animaux politiques – dont nous reconnaissons l’engagement pour la communauté mcgilloise, le travail et les bonnes intentions – l’équipe du <i>Délit</i> est là, cher lecteur, pour te guider au moment d’affronter la page Internet de <i>Elections SSMU</i>. Les candidats et les débats sont présentés en p.4 et 5. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Présidence de l’AÉUM: Oui pour Ben Ger </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><i>Le Délit</i> soutien Ben Ger. Ce dernier a beaucoup d’expérience à l’AÉUM, a déjà œuvré pour l’association et est un proche du président actuel, Kareem Ibrahim: il connait donc les défis et les enjeux du poste de président. Ben n’apportera peut-être pas un coup d’air frais dans l’institution mais il en connait les rouages et ses propositions sont concrètes. On note aussi sa volonté de développer une politique de formation et d’ouverture pour sensibiliser et engager les étudiants à la gouvernance étudiante dès leur première année. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>V.-p. aux Affaires universitaires: Oui pour Erin Sobat</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ce fut un «Oui» unanime que le conseil de rédaction du <i>Délit</i> lança au nom de M. Sobat. Une grande expérience au sein de l’AÉUM, de nombreux contacts parmi les étudiants et un engagement exemplaire au sein du Sénat en tant que représentant de la Faculté des arts. Que demander de plus? Un bon programme? Erin Sobat l’offre aussi: son projet de mise en place d’une semaine de relâche au semestre d’automne est réaliste et il nous a présenté un plan précis pour le développement de la francophonie à McGill. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>V.-p. aux Affaires externes: Oui pour David Aird</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Face au récurent Simakov dont la stratégie est encore de l’ordre de la farce (p.6), M. Aird se présente comme un meilleur choix. <i>Le Délit</i> est particulièrement sensible au fait que ce dernier soit bilingue et souhaite travailler en coopération avec les affaires francophones et autochtones. De plus, rejoindre l’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ) permettra de mieux intégrer McGill au sein du réseau québécois. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>V.-p. aux Affaires internes: Oui avec hésitations et réserve pour Daniel Lawrie</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">M. Lawrie propose des politiques réalistes pour améliorer la communication entre l’AÉUM et l’ensemble des étudiants et réformer la publication très coûteuse du <i>Year Book</i>. Cependant, son manque d’expérience tant au sein de l’AÉUM que d’autres associations représentatives facultaires est une véritable préoccupation. De plus, l’équipe du <i>Délit</i> était très divisée quant à son souhait de dépolitiser l’AÉUM. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>V.-p. aux Opérations: Oui pour Sacha Lefebvre</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Bien que M. Lefebvre ait parfaitement joué le rôle d’un candidat pour représenter le corps étudiant bilingue en proposant un site internet en français et en anglais, son programme est très vague et peu développé. Plutôt que de l’accabler sur ce point – dont il a admis être conscient lors des débats des élections (p.5) – nous encourageons cette candidature à un nouveau poste créé cette année par l’AÉUM dans le but de mieux distribuer les nombreuses tâches au sein de l’équipe exécutive. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b> V.-p. aux Finances: Oui pour Niall Corolan</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"> Le projet de M. Corolan pour rationaliser les demandes de financements des clubs est nécessaire et prometteuse. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>V.-p. à la Vie étudiante: Oui avec réserves pour Elaine Patterson</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le programme de Mme Patterson est extrêmement précis et complet et elle a su incorporer les politiques en cours avec ses nouveaux projets: un bon point pour l’équilibre et les projets à long terme de l’AÉUM vis-à-vis des clubs et services. La candidate a produit un programme concret et engagé pour la question de la santé mentale – question capitale pour les étudiants et qui fait maintenant partie du portfolio redéfini de ce poste. Cependant son concurrent, Dushan Tripp parait mieux préparé, de par son expérience, à gérer son rôle de coordination et coopération auprès des clubs étudiants. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Bien que souvent critiquée par les étudiants – et par <i>Le Délit</i> qui relève minutieusement chacune de ses erreurs, l’équipe de l’AÉUM œuvre chaque années pour coordonner de nombreux services offerts aux étudiants en baccalauréat. Les résultats des élections étant généralement très serrés, nous invitons nos lecteurs à voter pour choisir <i>leurs</i> représentants. Alors, suivez-nos instructions ci-dessous, créez votre chapeau <i>Délit</i> de l’étudiant engagé et utilisez votre droit de vote sur le site de <i>Elections SSMU – Simply Voting</i>.&nbsp;</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1103px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25118" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Instructionsorigami.jpg" alt width="1103" height="823" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Instructionsorigami.jpg 1103w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Instructionsorigami-330x246.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Instructionsorigami-768x573.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Instructionsorigami-1000x746.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/Instructionsorigami-850x634.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1103px) 100vw, 1103px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant &amp; Vittorio Pessin</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>Pressez 1 pour culture</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/23/pressez-1-pour-culture/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 05:51:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«Y</span><span class="s1">o, idée pour édito?» Quatre mots qui résonnent comme les quatre syllabes de démocratie. Dé-mo-cra-tie. Quel-beau-Dé-lit.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Vous voilà plongés dans le processus de décision consensuel pour l’éditorial représentatif de l’équipe du <i>Délit</i>. Ce dimanche, sur la conversation <i>Facebook</i> «Délit Officiel», la proposition fut lancée: «Et si on parlait culture pour une fois? Ça change de l’AÉUM.»</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Qui a le droit?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Affirmer notre point de vue sur la vitalité de notre culture en tant que seul journal francophone dans une université qui, dans une des villes francophones les plus dynamiques en termes de culture, oublie parfois son environnement… Logique et nécessité. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Faire une ode à ces créations artistiques qui se retrouvent chaque semaine dans nos pages… Facilité et légitimité.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Écrire un éditorial sur la liberté, l’insolence, l’innovation de la culture québécoise alors que notre équipe est en grande majorité constituée de Français «de France»… Risque d’observation ethnologique et point de vue biaisé.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1181px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25006" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Edito.jpg" alt width="1181" height="883" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Edito.jpg 1181w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Edito-330x247.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Edito-768x574.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Edito-1000x748.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/Edito-850x636.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1181px) 100vw, 1181px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Minorité ou concentré </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans les sections Actualités, Société et — bien évidemment — Culture, l’identité et l’élan continu de la culture québécoise ont fait les titres cette semaine. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Hubert Aquin (p.14) et Claude Jutra (pp.6 et 15) nous évoquent l’histoire de notre vie culturelle par deux grandes figures d’une identité québécoise encore en formation pendant la Révolution tranquille: entre celui qui a choisi la voie indépendantiste révolutionnaire et celui beaucoup plus en retrait mais au rôle néanmoins important pour l’affirmation d’une culture propre au Québec. Une histoire qui aujourd’hui encore est ancrée dans la province à travers son héritage et la postérité de ces artistes, mais aussi par la brûlante polémique autour de Claude Jutra.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Notre longue entrevue avec le groupe de post-rap Dead Obies laisse voir que la culture québécoise investit d’autres espaces, moins conventionnels, et par le passé largement anglophones.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Et le milieu étudiant?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">McGill reste souvent «hors-jeu» quand il s’agit de culture québécoise, mais <i>Le Délit</i> a pour rôle de faire éclater la fameuse bulle en rencontrant régulièrement des artistes francophones de Montréal et en couvrant des événements mettant à l’honneur la culture de notre province — comme les Rendez-vous du cinéma québécois cette semaine (pp. 12 et 13).</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À la suite d’Hubert Aquin et de son grand article «La fatigue culturelle du Canada français» publié dans <i>Liberté</i> en 1962, une idée forte s’est développée au Québec, l’idée que la culture québécoise se serait faite à côté de l’Histoire, car prise entre deux cultures dominantes: la culture anglophone de l’Amérique du Nord et la culture française du colonisateur.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Le Délit</i> pourrait se désoler d’être dans la même position au sein du bastion mythique anglophone de McGill, forteresse érigée au centre de la plus grande métropole de la province. La question de la minorité culturelle se pose, et avec elle celle de l’affirmation et du rayonnement d’une identité et d’une langue.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une culture étouffée par le confinement? Ce n’est pourtant pas ce qui se défend dans nos pages cette semaine: le Québec joue le cadre d’un microcosme culturel où la force de la création est livrée en concentré. Peut-on filer la comparaison avec <i>Le Délit</i>?<span class="Apple-converted-space">&nbsp;&nbsp;</span></span></p>
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		<title>Un document précurseur</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/un-document-precurseur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 03:08:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[agressions sexuelles]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiants de McGill proposent une politique de gestion des agressions sexuelles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 17 février, le Groupe de travail sur la politique d’agressions sexuelles de McGill (<i>Sexual Assault Policy Working Group</i> SAP, <i>ndlr</i>) a publié sa proposition finale pour une politique adressant les agressions sexuelles à l’Université.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Crée en 2013 après que trois joueurs de football mcgillois aient été inculpés pour agression sexuelle, le groupe de travail est composé d’étudiants actuels et anciens étudiants de McGill. La plupart des membres ayant travaillé sur l’écriture de cette politique sont des membres de l’AÉUM, de SASCOMSS, QPIRG, PGSS — entres autres. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À l’origine le groupe <i>SAP</i> souhaitait dénoncer le manque de politique de gestion d’agression sexuelle de la part de McGill. Face à l’inaction de l’Université, le groupe de travail étudiant a finalement décidé de prendre l’initiative d’écrire sa propre politique. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3141px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24928" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-agressionssexuelles.jpg" alt width="3141" height="2229" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-agressionssexuelles.jpg 3141w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-agressionssexuelles-330x234.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-agressionssexuelles-768x545.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-agressionssexuelles-1000x710.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-agressionssexuelles-850x603.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 3141px) 100vw, 3141px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s2"><b>Combler un vide</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Aujourd’hui, il n’existe pas de mécanisme institutionnalisé et formel pour gérer les agressions sexuelles à McGill. Cecilia MacArthur, une membre de <i>SAP</i> ayant participé au développement de la politique adressant les agressions sexuelles, explique: «<i>De par ce qui nous a été communiqué par les survivants </i>(personnes ayant fait l’expérience d’une agression, <i>ndlr</i>) <i>à McGill, il leur a été généralement dit d’aller traiter le problème avec la police.</i>»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le groupe <i>SAP</i> a donc travaillé pendant plus de deux ans pour créer une politique formelle de gestion des agressions sexuelles et souhaite aujourd’hui faire adopter cette dernière par l’administration de McGill.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le document publié dernièrement par <i>SAP</i> propose une politique formelle proactive et réactive vis-à-vis des agressions sexuelles de la part de McGill. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il s’agit d’abord de mener une politique de prévention parmi les étudiants de McGill en fournissant des informations et des ressources supplémentaires pour sensibiliser aux questions des agressions sexuelles et du consentement. Le groupe de travail <i>SAP</i> demande la création d’un nouveau bureau et d’un nouveau poste de Coordonnateur des Ressources face aux agressions sexuelles (SARC, <i>Sexual assault resources coordinator</i>, <i>ndlr</i>). </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le deuxième volet de cette politique consiste en des mesures de réactions formelles accessibles pour les personnes faisant l’expérience d’une agression sexuelle à McGill. Le groupe étudiant propose ici que McGill offre l’accès à des mesures de soutien, à des mesures de sécurité (comme une mesure d’éloignement) et à des recours contre les agresseurs. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Une politique adaptée aux mcgillois</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette politique met l’accent sur «l’intersectionnalité», c’est à dire une approche selon laquelle les personnes peuvent vivre les agressions et l’oppression de manière différente en raison de leur appartenance à certains groupes sociaux et culturels. En effet, SAP tient à rappeler que les étudiants de couleur, les étudiants transsexuels, ou encore les étudiants avec des handicaps sont touchés de manière disproportionnelle par les violences sexuelles. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les mesures proposées par le document de <i>SAP</i> visent donc à mener une politique <i>pro-survivants</i>, non-directionnelle et sécuritaire qui supportera les étudiants d’une manière plus adaptée au cas spécifique de chacun. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La politique de SAP met aussi l’accent sur la nécessité d’avoir un personnel formé aux questions d’agression sexuelles et capable de traiter les étudiants avec respect, compassion et confidentialité. Dans un article du <i>McGill Daily</i> paru cette semaine une étudiante confiait comment elle avait été traumatisée par son interaction avec un conseillé manquant de formation à propos des agressions sexuelles. Une politique plus encadrée et adéquate semble donc nécessaire au sein de l’Université.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>McGill lance un modèle</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">«<i>De ce qu’on en sait, il n’y a jamais eu de telle organisation étudiante indépendante ayant développé une politique comme la nôtre </i>(que des étudiants écrivent eux-mêmes une politique de traitement des agressions sexuelles au sein de l’Université, <i>ndlr</i>). <i>Il n’y a souvent seulement que des consultations étudiantes, ce qui signifie uniquement que quelques représentants étudiants siègent à un comité géré par l’administration universitaire</i>», explique Cecilia, de SAP, afin de montrer combien ce projet pourrait faire des étudiants de McGill des précurseurs sur cette question. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le groupe de travail <i>SAP</i> est en train de revoir son document avec le Député Provost et la v.-p. adjointe (politiques, procédures et équité) de l’administration de l’Université McGill. Le Député Provost, André Costopoulos, a affirmé au <i>Délit</i> que les membres de l’administration étaient «ouverts à étudier les propositions à ce sujet».&nbsp;</span></p>
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		<title>McGill Inc.?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/09/mcgill-inc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Feb 2016 20:19:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">epuis le 2 février, plusieurs journaux québécois, dont <i>La Presse </i>et <i>Le Soleil</i>, ont réagi avec inquiétude au sujet d’une proposition de réforme du système de financement des universités de la province: augmenter les frais de scolarité des étudiants étrangers afin «d’éponger» de potentielles compressions budgétaires.<i> Le Délit</i> s’alarme aussi. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Aujourd’hui (comme illustré ci-dessous), les étudiants étrangers de McGill paient des frais de scolarité d’environ 15 700$ par an. Ceux-ci sont divisés en trois parties: 2290$ de frais communs à tous les étudiants de l’Université, rentrant dans les recettes de McGill; un supplément «spécial» étudiants étrangers de 12 200$, dont le gouvernement québécois fixe le montant et tire profit; et un frais supplémentaire dont disposent les universités, plafonné à 10%. La réforme potentielle permettrait aux universités de dépasser ce plafond de 15% et d’augmenter les frais des étudiants étrangers — et donc les recettes qu’elles en tirent— de 25%.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Comme Olivier Marcil, v.-p. aux communications et affaires externes, l’a réaffirmé lors d’un entretien exclusif avec <i>Le Délit</i>: cette mesure pour laquelle McGill plaide depuis plusieurs années n’est encore qu’à l’état de rumeur — le Québec n’ayant pas encore annoncé de décision officielle. Une «rumeur» et «proposition de longue date» qui fait beaucoup jaser ces derniers jours. Suite à une récente réunion des recteurs des universités québécoises et des représentants du gouvernement, l’annonce de nouvelles coupures budgétaires concernant l’Éducation pour 2016–2017 était sur toutes les bouches. Dans cette optique, l’augmentation des frais de scolarité des étrangers apparaîtrait comme solution compensatoire aux nouvelles contraintes budgétaires imposées aux universités. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1107px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24752" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-1.jpg" alt width="1107" height="506" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-1.jpg 1107w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-1-330x151.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-1-768x351.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-1-1000x457.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-1-850x389.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1107px) 100vw, 1107px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3">Ce compromis laisserait sur le carreau le seul intéressé, c’est-à-dire l’étudiant. Non seulement celui-ci serait indirectement touché par les coupes budgétaires gouvernementales, mais dans le cas de l’étudiant étranger, son accessibilité à l’éducation supérieure s’en verrait réduite. Il y a quelque chose d’amer et de cynique dans cette mesure en projet, c’est que nul ne se sentira réellement concerné. Certes, fidèle à son poste, l’ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante, <i>ndlr</i>) est montée au créneau pour condamner d’avance la possible hausse. Mais aucun étudiant d’ici ne haussera le ton, son intérêt personnel n’étant pas en jeu. Quels étudiants étrangers, dont plus de 40% sont à McGill et Concordia, prendront alors des moyens d’actions pour se faire entendre sur le sujet? Aucun. Tout comme pour les étudiants français l’an passé, une facture plus salée ne raccourcira pas la liste d’inscrits de ces universités. Les portefeuilles parentaux ne jouent pas l’indignation.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Pourquoi reproduire au Québec le schéma des universités américaines où le diplôme prestigieux s’accompagne forcément de frais exorbitants? «McGill n’est pas une institution pour faire du profit» répond Marcil, «vous prenez pour acquis que nous allons nous comporter comme une entreprise privée!» Laissons McGill nous prouver le contraire, en ne cédant point à l’exploitation d’une demande quasi inélastique. </span></p>
<p class="p3">L’Université promet de faire du lobby pour un système de bourses ouvertes aux étudiants étrangers au niveau provincial, ainsi qu’un système plus aidant au niveau universitaire. Déréguler pour réinvestir. Puisque tout ceci est hypothétique, nous ne pouvons encore juger l’application de telles promesses. Mais pourquoi guérir par des bourses un mal qui pourrait être endigué à la racine, c’est-à-dire au niveau des frais de scolarité? À cheval entre la logique d’entreprise et celle d’un apprentissage à la portée de tous, McGill semble hésitante à trancher le nœud gordien. D’aucuns diraient qu’elle a déjà fait son choix…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Oui, Oui, mais…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/oui-oui-mais/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/oui-oui-mais/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 15:16:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soutien du Délit pour le référendum spécial de l’AÉUM. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es étudiants de McGill peuvent voter jusqu’à ce mercredi pour le référendum spécial de l’AÉUM. Comme expliqué en page 3, l’Association des Étudiants de l’Université McGill propose deux motions spéciales la concernant directement. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> <i>Le Délit</i>, qui a couvert l’inexorable descente aux enfers de l’AÉUM à l’automne dernier, soutient ces motions qui visent à consolider l’institution et renforcer ses services aux étudiants. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Augmentation des frais de membres de l’AÉUM: votons Oui! </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Après huit sans avoir changé ses frais de membres, l’AÉUM souhaite faire augmenter la cotisation des étudiants de 5,5 dollars. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les énormes responsabilités de l’AÉUM nécessitent des fonds financiers importants comparables à leur constante croissance. L’AÉUM, de par ses activités, s’apparente bien plus à un gouvernement étudiant qu’à une simple association. En effet, l’institution n’est pas seulement organisatrice d’événements, mais gère un bâtiment entier, supervise l’activité des divers clubs étudiants, alloue des fonds pour des services aux étudiants, gère des espaces de restaurations, a la charge d’un agenda politique, offre des opportunités d’emploi aux étudiants… </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À la vue des prévisions de distribution de ces capitaux, il semble que l’AÉUM ait entendu certaines réclamations de ses membres. Un quart de l’argent récolté sera alloué «aux priorités identifiées par le corps étudiant»: le support aux divers groupes étudiants, le développement d’espaces étudiants, et celui des programmes de santé mentale. Ce sont des enjeux très importants pour l’ensemble des Mcgillois. <i>Le Délit</i> les encourage donc à voter pour cette motion afin de permettre la réalisation de ces projets et d’appuyer l’AÉUM dans son développement. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3"><b>Restructuration des portfolios exécutifs: votons Oui! </b></span></p>
<p class="p3">L’Association propose d’ajouter un 7<i>e</i> poste exécutif à son équipe aujourd’hui constituée de six v.-p.. Ce nouveau v.-p. permettrait de redistribuer les tâches au sein de l’équipe d’étudiants responsables de la gestion de l’association – tout particulièrement les tâches de v.-p. clubs et services ainsi que finances et opérations. La charge de travail étant plus que considérable pour des étudiants de notre âge (un emploi du temps de Kimber Bialik, la v.-p. clubs et services, avait été rendu public au semestre dernier et montrait qu’elle était allée jusqu’à travailler 20h25 en une seule journée), cette réorganisation permettrait de lutter contre de nouvelles démissions au sein de l’équipe.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 915px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24596" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito.jpg" alt width="915" height="577" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito.jpg 915w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-330x208.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-768x484.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/edito-850x536.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 915px) 100vw, 915px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s3"><b>AÉUM entends-tu le bruit sourd…</b></span></p>
<p class="p3">Suivant chaque semaine de manière consciencieuse – voire obsessionnelle – les affaires de l’AÉUM, l’équipe du <i>Délit</i> a été forcée de constater le travail acharné de ses exécutifs pour les étudiants mcgillois. Or, ces derniers, souvent spectateurs lointains, semblent lancer un regard désespéré, perdu et moqueur vers l’AÉUM.</p>
<p class="p3">Malgré la prise de position en faveur du référendum par <i>Le Délit</i> et de nombreuses autres associations de McGill (<i>The Daily</i>, <i>The Tribune</i>, l’AÉFA…), les étudiants électeurs risquent encore une fois d’être sévères envers l’AÉUM.</p>
<p class="p3">Celle-ci doit réagir si elle souhaite obtenir le soutien de ses électeurs. Le cynisme et le détachement des étudiants de McGill envers leur association étudiante est la preuve d’un problème allant au-delà de questions pouvant être réglées par des capitaux ou des employés supplémentaires. Petite politique pendant les élections, manque de communication des événements – on se souvient de l’Assemblée générale et de la dernière édition d’<i>Activities Night</i> complètement vides – et isolement politique. Un bien triste cocktail qui éloigne toujours les étudiants de l’association censée les représenter et pour laquelle ils doivent maintenant voter.<span class="s4">&nbsp;</span></p>
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		<title>Solidaires</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/01/26/solidaires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2016 15:53:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span><span class="s1">risonniers, coincés, piégés dans leur propre calvaire. La couverture du <i>Délit</i> tente d’illustrer la situation des 4,5 millions de réfugiés syriens récemment comptés par l’ONU. Contraints de quitter leur pays pour leur survie, beaucoup se sont installés dans des camps de réfugiés voisins, où les conditions sociales et sanitaires sont difficiles. D’autres ont pu bénéficier de programmes d’accueils dans des pays plus lointains, en Europe ou ailleurs; mais leur situation et leur intégration restent très difficiles — comme en témoignent les tensions actuelles en Allemagne. Plus de quatre millions d’humains demeurent enfermés entre quatre murs: celui de la menace constante en Syrie, celui de refus de leur accueil par un grand nombre de pays, celui de la stigmatisation et du racisme, et enfin celui de la difficulté de refaire sa vie ailleurs.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le projet de Justin Trudeau qui prévoit l’accueil de 25 000 réfugiés au Canada d’ici la fin du mois de février, se présente comme une politique humanitaire, pour beaucoup une source d’espoir. Elle représente aussi un virement et un vent de changement pour le gouvernement canadien qui, ayant pourtant des précédents humanitaires, a pris un retard considérable en matière d’accueil des réfugiés depuis le début du conflit syrien</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’édition du <i>Délit</i> de cette semaine a pour but d’expliquer, décortiquer, louer, interroger et même critiquer cette politique d’accueil des réfugiés syriens au Canada par le gouvernement libéral.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Esther Perrin Tabarly (p.9) enquête les conditions d’accueil des réfugiés syriens sur le sol canadien. Elle interroge aussi deux associations – La Fondation d’Alep et l’Alliance Canadienne pour l’Aide aux Syriens (CASA) – qui viennent en aide aux arrivants. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ikram Mecheri a réalisé une entrevue avec Danielle Létourneau (p.16) qui a lancé l’initiative de l’association 25 000 Tuques. Elle explique au <i>Délit</i> comment elle a décidé de tricoter 25 000 tuques pour les 25 000 réfugiés que Justin Trudeau a promis d’accueillir.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Enfin, dans un article d’opinion, Chloé Anastassiadis (p.8) nuance tout de même l’ovation qui se doit d’être faite quant à la politique du Canada vis-à-vis des Syriens. En effet, Chloé Anastassiadis rappelle que le gouvernement n’a pas encore arrêté les frappes en Syrie et a récemment vendu du matériel militaire à l’Arabie Saoudite.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les étudiants membres de l’équipe du <i>Délit</i> ont conscience du privilège qu’ils ont: vivre en sécurité, étudier et, pour certains, avoir pu être intégrés immédiatement au sein de la société canadienne après avoir immigré pour leurs études. Nous souhaitons rappeler que l’éducation est un droit reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Nous tenons à exprimer notre solidarité avec ces Syriens de nos âges. Mais la sympathie seule ne suffira pas: il faut aussi appeler à l’action plutôt qu’être complices implicites de cette crise humanitaire. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La communauté mcgilloise tente de répondre à cette crise humanitaire et partager avec de jeunes Syriens certains des privilèges dont nous bénéficions. En partenariat avec EUMC (Entraide Universitaire Mondiale du Canada) et son Programme d’étudiants réfugiés (PER), McGill a récemment annoncé l’accueil de 19 étudiants syriens supplémentaires pour septembre 2016. L’association permettait déjà d’accueillir à McGill deux étudiants syriens par an. Ces derniers étaient alors aidés par une bourse financée par une cotisation des étudiants sur leurs frais de scolarité. Aux actions de EUMC s’ajoute l’initiative d’un groupe d’étudiants des résidences de McGill. Ces derniers ont organisé des sessions <i>Skype</i>, offrant des cours d’anglais à de jeunes Syriens déterminés à passer le <i>TOEFL</i> dans le but de poursuivre leurs études au Canada.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est important de saluer les efforts effectués par le gouvernement, les citoyens canadiens et les différentes associations impliquées sur le campus ou au-delà. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Toutefois, et malheureusement, il est aussi fondamental de souligner que ces efforts ne suffisent à aider qu’une petite minorité des populations touchées par les conflits. En décembre 2015, <i>Le Délit</i> et <i>The Daily</i> publiaient une édition spéciale sur la durabilité: ce concept s’applique aussi à la lutte quotidienne et de long terme contre les désastres humanitaires.</span></p>
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		<title>Résolutions mcgilloises</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/01/19/resolutions-mcgilloises/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2016 15:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lettre ouverte à l’administration de l’Université. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Q</span><span class="s1">uel est le rôle d’un journal étudiant comme <i>Le Délit</i>? Bonne question existentielle pour entamer une nouvelle année avec une équipe éditoriale en partie renouvelée. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Informer les étudiants, défendre la francophonie à McGill, être un médium d’expression pour les élèves, être un organe de presse libre et indépendant sur le campus et offrir une formation de journalisme à McGill. <i>Le Délit</i> se doit aussi de représenter les étudiants et s’adresser en leur nom aux institutions de l’Université: l’administration de McGill et l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM).</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le premier semestre de l’année 2016 est lancé. Chacun revient, reprend sa place dans les amphithéâtres, se relance dans sa relation obsessionnelle avec <i>Minerva</i> et <i>MyCourses</i>, se rassoit à la bibliothèque… Même routine étudiante; seuls les livres et les intitulés de cours changent. Comme l’illustre notre une cette semaine, c’est un retour à la case départ avec une mise à jour de nos objectifs et connaissances. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Allons-nous aussi reprendre le chant monotone de nos plaintes et reproches envers l’Université et notre vie étudiante laborieuse? Pas encore. «Parce que c’est 2016!», comme dira peut-être l’autre. Cette année, chère administration de McGill, nous te conseillons avant de te critiquer. Nous te présentons nos attentes et espérons te voir adopter ces quelques bonnes résolutions. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>McGill en 2016 </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">McGill en 2016, tu nous offriras des vacances en automne. Comme défendu dans l’éditorial du <i>Délit</i> du 27 octobre 2015, «<i>Depereunt aucta labore</i>», les étudiants de McGill ont un équilibre fragile et leur santé — tant mentale que physique — est mise à rude épreuve pendant le semestre d’automne. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">McGill en 2016, tu découperas ton calendrier de façon plus intelligente, tout en gardant en tête qu’une grand partie de ton corps étudiant vient de loin. Est-il normal que nous finissions nos examen un 22 décembre et que de nombreux étudiants internationaux n’aient pu rejoindre leurs familles qu’à partir du 24 décembre (<i>Le Délit</i> a conscience que les fêtes de Noël ne concernent qu’une partie des étudiants, <i>ndlr</i>)? Est-ce que commencer les cours un vendredi pendant les festivités du <i>Frosh</i> relève d’une organisation logique? N’aurait-il pas été plus simple de nous faire recommencer les cours un lundi pour ce semestre d’hiver? N’aurait-il pas été plus approprié de nous laisser une période de <i>add &amp; drop</i> plus longue ce semestre (celle-ci s’achevant en ce mardi 19 janvier)? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">McGill en 2016, tu renégocieras le <i>Memorandum of Agreement</i> (les accords contractuels entre l’administration de McGill et l’AÉUM, <i>ndlr</i>) dans l’intérêt de tes étudiants. Nous souhaitons que la restriction absurde empêchant certains clubs de l’Université d’utiliser «McGill» dans leur nom officiel de leur club soit levée.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">McGill en 2016, tu seras plus transparente sur les questions d’austérité et tu relâcheras ta politique d’annulation de cours — qui semble encore avoir frappé ce semestre. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Le Délit</i> comprend bien évidemment que chacune de ces questions est complexe. Nos souhaits en quelques lignes simplistes et très résumées ne peuvent englober tous les facteurs qui ont mené à ces décisions passées que nous jugeons regrettables. Nous tâchons cependant de faire ressortir les problèmes et défauts qui préoccupent certains étudiants. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En somme, McGill en 2016, tu impliqueras plus les étudiants dans un processus de décision transparent. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Espérons, McGill en 2016, qu’à l’inverse de tes étudiants, tu tiendras tes bonnes résolutions au-delà du mois de janvier.&nbsp;</span></p>
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		<title>Veuillez-vous rapprocher de la bordure du quai</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/12/06/veuillez-vous-rapprocher-de-la-bordure-du-quai/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2015 19:47:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Franc Jeu présentait une comédie maison au Vitrola. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Que celui qui n’a jamais épié avec curiosité un couple se disputant sur le quai d’une gare; que celui qui n’a jamais pouffé devant des parents tentant de raisonner leurs enfants avant un départ; que celui qui n’a jamais regardé avec un dégoût moqueur deux jeunes sur un banc jurant fort et crachant loin; et bien que celui-ci ne lise même pas la suite de cette article. Il fait partie des rares qui n’auraient pas ri lors de la dernière représentation de Franc-Jeu.</p>
<p>La troupe de théâtre francophone de McGill présentait mercredi&nbsp;dernier au Vitrola sa dernière production: «À la gare comme à la gare». Joli jeu de mot qui exprime bien comment l’équipe de Franc Jeu s’est elle-même lancée, à partir d’une page blanche et de quelques ateliers d’improvisation, dans l’écriture et la mise en scène de cette pièce exclusive.</p>
<blockquote><p>Beaucoup d’humour et une touche de poésie.</p></blockquote>
<p>Un quai de gare, un banc, des personnages qui se rencontrent sous forme de <em>sketchs</em> courts, car le temps nous est compté avant le départ. Seulement deux fils conducteurs, comme deux rails qui nous aiguillent jusqu’à la fin de la représentation. Il y a, déjà, ce couple qui débute parfaitement la pièce en se lançant dans une dispute à travers la salle. Rien de mieux que de la jalousie, de l’intimité scandée et de la passion mal placée pour attirer l’oreille des passants, ou ici des spectateurs. Pablo Schwarzberg est extrêmement convaincant dans son rôle et Mathilde Dlaby est délicieusement agaçante. Leur rupture, toujours sur le ton de la rigolade, fermera la pièce.</p>
<p>Puis il y a cet autre duo, Claude et Claudette, le squatteur du banc et la contrôleuse, qui se cherchent de façon attendrissante tout au long de la pièce. Ce sont les deux seuls personnages qui restent à quai en compagnie des spectateurs. Pierre Gugenheim, en vagabond éclairé, déploie une large palette de jeu; et Hortense du Ronc fait doucement tomber la froideur de son personnage pour finir sur des tirades touchantes.</p>
<p>La vieille bavarde, l’évangéliste des portes tournantes, la puritaine au sac Longchamp, la famille aux adolescentes rebelles, les deux jeunes crachant sur la voie ferrée, le dragueur d’espaces publiques, le micro groupe de manifestants, la femme d’affaires occupée, les touristes étatsuniennes, le liseur de journal, les copines au bord de l’adieu, le poète au <em>man bun</em>, la prostituée du quartier, la suicidaire du quai D, la jeune fille qui écoute sa musique trop fort, le vendeur de ticket mythomane, le gestionnaire du trafic à l’accent goût pastis… Des personnages types, parfois stéréotypés à la limite de l’extrême, mais que le public essentiellement français prend plaisir à retrouver, le rire chargé de souvenirs SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer Français, <em>ndlr</em>).</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 2048px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24346" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/12334410_10208203682433827_1680543824_o.jpg" alt width="2048" height="1365" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/12334410_10208203682433827_1680543824_o.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/12334410_10208203682433827_1680543824_o-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/12334410_10208203682433827_1680543824_o-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/12334410_10208203682433827_1680543824_o-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/12334410_10208203682433827_1680543824_o-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 2048px) 100vw, 2048px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Yoav Hougui</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>«À la gare tout le monde joue un rôle», rappelle la contrôleuse et chef d’orchestre de ce lieu de passage. Le spectateur est un voyageur à l’heure de pointe, épiant la faune qui se presse autour de lui. L’obscurité du théâtre lui permet enfin de pouvoir regarder intensément, de rire et de grimacer devant ces individus qu’il feint de n’observer que du coin de l’œil dans la vie, la vraie.</p>
<p>Si la mise en scène de Delphine Khoury, Yoav Hougui, Mathis Gentine et Samuel Ferrer est simple, l’écriture, elle, est très travaillée. Toute l’équipe y a participé, et le spectateur sent bien que ce travail de création a rapproché certains acteurs de leurs personnages. Beaucoup d’humour et une touche de poésie. Quelques canulars un peu gros; mais aussi des jeux de mots bien pesés et des échanges touchants. Le dramatique, qui tente de pousser au second acte, a plus de mal à passer, alourdissant un peu la fin de la pièce. Certaines références comiques pourraient être critiquées comme étant trop françaises, mais le rire est général.</p>
<p>Victor Gassmann, président de Franc-Jeu, a expliqué au <em>Délit</em> que le mandat de Franc-Jeu étant de «réconcilier les jeunes avec la culture théâtrale», l’objectif de ce spectacle était très différent des autres pièces plus «intellectuelles» proposées l’année passée. Il s’agissait de présenter une comédie et surtout de «mixer un peu le côté soirée avec le côté théâtre (…) en testant le concept de soirée théâtrale dans un bar». Une promesse tenue: même avec l’intégralité des 220 places vendues, l’événement ressemblait à s’y méprendre à un moment convivial entre potes, une bière à la main, assis n’importe comment dans l’intimité de la salle de concert du Vitrola. La réunion de famille la plus détendue de cette fin d’année.</p>
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		<title>Cinéma n.f.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/12/06/cinema-n-f/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2015 19:06:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En tête à tête avec Julie Gayet. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 667px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-24341 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/C-Julie-Gayet-667x1000.jpg" width="667" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/C-Julie-Gayet-667x1000.jpg 667w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/C-Julie-Gayet-330x495.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/C-Julie-Gayet-768x1152.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/12/C-Julie-Gayet-850x1275.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Inès Léopoldie-Dubois</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong><em>Présentation&nbsp;de Julie Gayet </em></strong></p>
<p>Julie Gayet est une actrice, productrice et réalisatrice de documentaires française. C’est sous ces trois titres que le festival de Film Cinémania, ayant eu lieu du 5 au 15 novembre, l’a invitée pour sa 21<em>e</em> édition. L’actrice s’est fait connaitre avec le premier rôle féminin dans <em>Delphine 1, Yvan 0</em> de Dominique Farrugia, et on a pu la voir récemment aux côtés de Thierry Lhermitte dans <em>Quai D’Orsay</em> de Bertrand Tavernier.</p>
<p>Certains films dans lesquels elle a joué – <em>Turbulence des Fluides</em> de la réalisatrice québécoise Manon Briand et <em>8 fois debout</em> de Xabi Molia – ont été présentés à la Cinémathèque québécoise à l’occasion du Festival Cinémania. Le film <em>Taulardes</em>, d’Audrey Estrougo, produit par Julie Gayet, a quant à lui été présenté en première nord-américaine au Cinéma Impérial. Le festival a aussi honoré les deux documentaires co-réalisés par Julie Gayet – avec Mathieu Busson: <em>Cinéast(e)s </em>et<em> Cinéastes</em>. Dans le premier, elle réunit une vingtaine de femmes réalisatrices françaises, s’exprimant sur leur métier et la place qu’elles y occupent. Dans le second, c’est cette fois à 17 réalisateurs français qu’elle demande, en tête à tête, si le cinéma à un sexe.</p>
<p>Julie Gayet est aussi devenue depuis deux ans un personnage médiatique français, voir international, du fait de sa relation amoureuse avec le Président français François Hollande.</p>
<hr>
<p><strong>Le Délit (LD):</strong> <em>Vous venez au festival Cinémania en portant plusieurs chapeaux, celui d’actrice, de réalisatrice de documentaire et celui de productrice. Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans la réalisation et la production?</em></p>
<p><strong>Julie Gayet (JG):</strong> Le métier d’actrice c’est depuis toujours, je fais ça depuis l’âge de 14 ans. Donc je m’amuse, j’adore ça, il y a vraiment une certaine liberté. Mais ça prend beaucoup de temps et je ne suis plus certaine de vouloir donner ce temps.</p>
<p>Puis pour moi la réalisation c’est un travail d’artiste. Tous les artistes ont une vision du monde qui nous permet de changer la nôtre. C’est ce cinéma-là que j’aime: un cinéma de metteur en scène.&nbsp; Je ne me sens pas réalisatrice à côté de ces réalisateurs que j’admire et que j’essaye de comprendre dans mes documentaires. Mais si je continue de faire ces petits documentaires c’est parce qu’étant productrice et comédienne, ils ne me parlent pas de la même manière et ça c’est très important.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Donc plutôt productrice?</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Oui donc plutôt production. Et en réalité je me rends compte que c’est vers là que je vais, que je suis, que j’ai trouvé ma place. Après, actrice, partir tourner, c’est rigolo j’adore ça; mais je peux plus dire que c’est une priorité. Je n’abandonnerai pas le bureau et nos projets pour aller jouer.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Revenons aux documentaires que vous avez co-réalisé à propos des cinéastes et des sexes. Une des questions centrales que vous posez à des cinéastes – femmes et hommes – est de savoir s’il existe des «films de femmes». Est-ce que vous avez déjà ressenti ce fameux côté «film de femme», cette différence de style, lorsque vous avez tourné avec des réalisatrices?</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Ce que j’essaye de dire dans ce documentaire c’est qu’il n’y a peut-être pas une mise en scène féminine; mais peut être une écriture féminine comme dans la littérature. Des sujets et une façon de traiter les sujets.</p>
<p><strong>LD:&nbsp;</strong><em>Justement, étant donné les documentaires que vous avez fait et leur sujet: pensez-vous que ce sont des «documentaires de femme» comme on dit «des films de femme»?</em></p>
<p><strong>JG: </strong>(Rires) C’est une bonne question! C’est pour ça qu’on est allé poser la question aux hommes! D’ailleurs quand on a présenté le second documentaire (dans lequel des hommes cinéastes sont interviewés au sujet des femmes cinéastes<em>,</em> <em>ndlr</em>) à la cinémathèque québécoise, il y a eu plus de surprise de la part des spectateurs. Ça a beaucoup plu car c’est une conversation. Les hommes interviewés admettent tous quasiment que c’est la première fois qu’on leur pose la question et qu’ils ne s’y attendaient pas du tout. Alors qu’il n’y a pas une réalisatrice pour qui ça n’a pas été la première question qu’un journaliste lui a posé: «C’est quoi d’être une femme et de réaliser un film?». Donc elles ont toutes une réponse hyper préparée. Beaucoup répondent que «ça n’a rien à voir» parce que comme ça on ne les emmerde pas, puis c’est une posture. Alors que les hommes non seulement on ne leur avait jamais posé la question, mais en plus ils n’y avaient jamais réfléchi.</p>
<blockquote><p>&nbsp;«Comme comédienne, je vais là où je ne vais pas comme productrice.»</p></blockquote>
<p><strong>LD:</strong> <em>…donc pas un documentaire de femmes (rires). Un documentaire féministe peut-être?</em></p>
<p><strong>JG: </strong>Ah non pas du tout. C’est un documentaire qui essaye de donner une vision de là, au temps <em>T</em>, en 2015, qu’est ce qu’il se passe.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Alors que se passe-t-il?</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Sur le principe que les hommes et les femmes ne réalisent pas de la même manière… moi j’ai vraiment l’impression que c’est pareil.</p>
<p>Après c’est juste l’idée d’une égalité qui est intéressante, l’idée qu’il n’y a pas de discrimination. Ce n’est pas parce qu’on est une fille qu’on n’aurait pas accès à certaines professions. C’est cette réflexion-là qui m’intéresse: de voir pourquoi dans les écoles de cinéma, c’est 50/50 filles-garçons et pourquoi ensuite c’est plutôt 10% de femmes dans le meilleur des cas. Et pour le coup, la France est une exception dans le monde. C’est là où il y a le plus de réalisatrices: elles représentent 27% des cinéastes.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Justement, un des films pour lequel vous avez joué, aussi présenté au festival Cinémania, </em>La turbulence des fluides<em>, a été réalisé par une réalisatrice québécoise </em>(<em>Manon Briand</em>, ndlr)<em>. Diriez-vous que le statut de la femme cinéaste est différent au Québec, ou en Amérique du Nord qu’en France?</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Alors il y plus de femmes cinéastes en France qu’en Amérique du Nord. En Amérique du Nord elles sont plutôt à 10% quand on est dans du cinéma d’art et d’essai. Et dès qu’on rentre dans les gros studios américains, elles ne sont plus que 3%.</p>
<p>Et au Québec, quand je suis arrivée ici j’ai demandé à deux-trois personnes, à des journalistes:&nbsp;«Alors est ce que vous pourriez nous donner le nom des deux ou quatre réalisatrices québécoises qu’on peut pas rater, outre Manon Briand?». Là c’est drôle, parce que j’ai eu un grand blanc avec: «euhh&nbsp; alors attendez alors euuhh alors il y a…». C’est pas si évident en fait. Mais de nouvelles nanas, de nouvelles réalisatrices, arrivent et sont en train de changer ça. Et donc maintenant, avec mon coréalisateur Mathieu, on est en train de préparer un troisième documentaire dans lequel on interview des cinéastes du monde entier.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Justement en parlant de progrès vers l’égalité… Il y a un autre sujet que vous abordez dans vos deux documentaires, c’est l’idée de parité. C’est une idée qui progresse dans beaucoup de milieux. Nous, au Canada, on l’a vu dernièrement avec le gouvernement de Justin Trudeau qui est à 50–50 hommes-femmes…</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Nous on a déjà ça en&nbsp;France! (Rires)</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>(Rires complices) Mais la parité dans le monde artistique, et tout particulièrement celui du cinéma, paraît beaucoup plus difficile à faire passer. Ça fait beaucoup plus de débat. Pourquoi, et surtout qu’en pensez-vous?</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Ça vient surtout des femmes qui ne veulent pas être choisies par quotas, puisqu’on est dans quelque chose d’artistique.</p>
<p>Mais il y a eu des discussions: j’étais à Berlin et en Allemagne il y a moins de films de cinéma produits que de téléfilms. Pour les téléfilms on est moins dans le choix, c’est plus des commandes. Même si c’est de l’artistique, là on va mettre des quotas. Donc on est plus en train de diviser et dire: il y a des endroits où on pourrait le faire et des endroits où on ne pourrait pas.</p>
<p>En France, récemment, des mesures de parités ont été prises en ce qui concerne la nomination des femmes à des postes clés de lieux culturels. Donc il a de quoi se poser la question pour le cinéma.</p>
<p>Moi je trouve que la discussion doit venir. &nbsp;Qu’est ce qui fait que dans les studios américains ce sont les femmes qui sont à la tête des studios mais ce ne sont pas des femmes qui réalisent les films? &nbsp;Après est-ce que c’est les femmes qui s’interdisent de faire certaines choses, qui préfèrent être dans l’ombre, qui sont souvent scripts, conteuses… d’où ça vient, pourquoi? Maintenant il faut qu’on essaye de changer ça, nous.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>J’ai une question, elle n’a pas vraiment de rapport avec votre vie privée, car c’est quelque chose que je ne me permettrais pas d’aborder. Dans vos documentaires sur les cinéastes vous parlez du rôle que les médias donnent aux femmes cinéastes, en les dépeignant comme femmes avant d’être cinéastes. Est-ce que vous vous avez déjà ressenti ça, d’être décrite comme «femme de» avant tout autre chose dans les médias? </em>(<em>les médias ont beaucoup parlé de Julie Gayet comme la compagne du Président français</em>, ndlr)<em>.</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Moi pas du tout. Parce que je suis très indépendante. J’ai toujours dit «moi» toute seule. Tu vois je n’ai jamais voulu être aidée ou définie.&nbsp; Mais même avant…. (hésitation). Vous dites de ne pas me poser de questions sur ma vie privée mais on ne m’en a jamais posé. Car je n’ai jamais répondu, j’ai toujours attaqué les journaux. Je n’ai jamais voulu en être là, alors que si on veut en être là on peut l’être, c’est pas très compliqué… Et ça ne m’intéresse pas du tout. J’ai beaucoup de pudeur, j’ai toujours eu du mal avec ça.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Et, étant tout de même devenu un certain personnage médiatique, quel rebond cela a‑t-il eu sur votre statut dans le cinéma? </em></p>
<p><strong>JG:</strong> Il y aura forcément eu des choses positives et des choses négatives pour tout. Ce n’est pas à moi d’en juger. Moi, après, je continue de faire exactement la même chose qu’avant.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>On va arrêter là-dessus… (Rire général) En parlant de continuation, quels sont vos nouveaux projets? On vous a vu dans la série </em>10%<em> aux cotés de Joey Starr. Que souhaitez-vous faire après?</em></p>
<p><strong>JG:</strong> J’ai une société de production qui produit beaucoup. Comme actrice, je fais des films que je ne saurais produire ou que je ne produis pas. Donc je me suis bien marrée avec <em>10%</em>&nbsp; – je ne produis pas de série télé. Là je sors d’une comédie pour enfant avec Julie Depardieu où on a bien rigolé. Comme comédienne, je vais là où je ne vais pas comme productrice.</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>On a une dernière question, qui est notre question habituelle. On produit notre journal tous les lundi soirs, et vous avez l’habitude du travail d’équipe et de production… donc quelle musique mettriez-vous un lundi soir pour relancer notre équipe? </em></p>
<p><strong>JG:</strong> Haha c’est drôle! (Rires)</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>C’est décisif. (Rires)</em></p>
<p><strong>JG:</strong> Alors nous on fait ça aussi au bureau, on le fait de temps en temps… (hésitations) mais alors là, je réponds ça comme ça: je mettrai cet espèce de morceau de Buggles, «Video killed the radio star»!</p>
<p><strong>LD:</strong> <em>Approuvé.</em></p>
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		<title>13/11: Balles perdues</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/17/1311-balles-perdues/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 16:08:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[#GenerationBataclan]]></category>
		<category><![CDATA[13 Novembre 2015]]></category>
		<category><![CDATA[attentats]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Passer son vendredi à la bibliothèque. Ouvrir pour la trente-sixième fois de la journée sa page <i>Facebook</i>. Cliquer sur l’article qu’un ami vient de partager. Tomber sur un <i>livestream</i> de <i>Libération</i>. Lire que «deux hommes ont ouvert le feu rue de Charonne». Ne pas être certaine de comprendre. Ne pas réaliser directement. Faire défiler l’article, le temps de couvertures médiatiques, les attaques, et le nombre de morts. Comprendre. Lâcher un «merde», seule face à son écran. Se souvenir de Charlie. Se dire que ça recommence. Appeler ses parents. S’assurer que toute sa famille est bien à la maison. Déambuler sans trop d’équilibre dans les couloirs de McLennan. Chercher des Français du regard. Prendre le premier porteur de chaussures <i>Stan Smith</i> dans ses bras. Commenter. Demander comment va l’autre, même si l’autre est un étudiant de <i>Management</i> à qui vous n’avez jamais adressé la parole et que vous vous situez dans un espace de travail silencieux. S’asseoir à une table avec des compatriotes. Se replonger dans les réseaux sociaux. S’y perdre une heure. Ne plus être certaine du nombre d’attaques, du nombre de morts, ou de si tout cela est bien réel. Croiser le regard d’un ami. Appuyer ce regard. Acquiescer, l’urgence redescend, le deuil s’installe. <i>Skyper</i> sa mère pour qu’elle installe la caméra face à la télé française que vous ne parvenez pas à capter de votre bout du monde. Écouter la première chronique émotionnelle de la journée. Pleurer. Culpabiliser d’être aussi loin de la France, d’être exclue. Cloper. Se sentir profondément Française. Se sentir profondément touchée, car si ces hommes et ces femmes ont été tués c’est uniquement pour leur citoyenneté et leurs valeurs, les mêmes que les vôtres. Entendre des étudiants canadiens vous présenter leur soutien. Se rendre chez le plus parisien de ses amis. Réaliser que même lui a perdu son insolence. Rester cinq heures devant une chaîne d’informations. Repérer ses vingt meilleurs amis signalés en sécurité. Apprendre qu’au moins 120 d’entre nous sont tombés. Finir les trois quarts d’une bouteille de whisky à deux. Éponger cette triste ivresse avec des pitas au cumin libanaises – joli hasard. Débattre. Se réveiller tôt pour retourner sur le campus. Se souvenir. Avoir froid aux pieds en ce premier samedi gelé et avoir peur d’une nouvelle attaque. Admettre avoir été terrorisée. Tenter de faire son travail. Ne pas réussir à se déconnecter. Changer sa photo de profil. S’émouvoir de tout ce soutien virtuel au-delà des kilomètres. Commencer à tout questionner: subjectivité médiatique, amalgames, cyber-activisme à la mode, récupération politique, surenchère. Commenter, <i>liker</i>, et rester accrochée. Participer au rassemblement devant le consulat français. Chanter la Marseillaise la plus silencieuse de l’Histoire. Croiser les larmes de chacun. Avoir un sentiment de déjà-vu. Se rendre compte qu’un attentat en France n’est plus une exception, que nous sommes la cible, que nous sommes solidaires, beaux et fiers, mais en en guerre.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1845px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24100" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/edito2.jpg" alt width="1845" height="1082" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/edito2.jpg 1845w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/edito2-330x194.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/edito2-768x450.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/edito2-1000x586.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/edito2-850x498.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1845px) 100vw, 1845px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Puis vient le temps d’écrire pour avancer. Diviser les pleurs en pages, voir l’atrocité comme un <i>sujet</i>, matérialiser la douleur sur papier, ne plus ressentir. Le deuil accéléré du journalisme. L’équipe éditoriale du <i>Délit</i>, majoritairement d’origine française et consciente de l’importance de la communauté française à McGill, a souhaité réagir en publiant une édition spéciale avec un livret (p.7) à propos des attentats de la semaine passée. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les médias ont une importance toute particulière lors de ce type d’événements. Ils permettent d’informer, analyser, réagir, connecter ceux qui sont éloignés et dresser des mots face à l’horreur. La parole justement, le <i>logos</i>, à la fois raison, sagesse et vérité est notre plus belle arme face à ceux qui ne revendiquent que par la mort. Néanmoins, les médias ont aussi relayé un grand nombre de fausses informations ou présenté des articles pauvres en nuances et riches en amalgames. La réactivité doit s’équilibrer avec la qualité; la subjectivité blessée avec la vérité et le respect. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ces derniers jours, beaucoup ont souhaité souligner le fait que d’autres attaques barbares avaient été perpétrées sans obtenir la même couverture médiatique, ni le même soutien international. Avec «les bombes à Beyrouth, Bagdad et Ankara, et l’explosion d’un avion russe au-dessus du Sinaï, nous voyons l’intensification du recours aveugle à la violence contre des civils au nom d’une idéologie politique», rappelle l’observatoire des Droits de l’Homme. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La France a été touchée et choisie pour ses valeurs. Une violence extrême contre cette liberté que les Français ont posée à l’extrémité du progrès.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Le Délit </i>présente son soutien à toutes les personnes directement ou indirectement touchées par ces événements. Nos pensées vont évidemment aux proches des victimes, mais aussi à tous les Français et tous les étudiants qui ont vu les valeurs auxquels ils aspirent bafouées dans ces attaques que nous condamnons. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Comme l’a parfaitement écrit le journal <i>Libération</i>, nous sommes la «Génération Bataclan»: nous avons grandi avec le 11 septembre et nous sommes devenus adultes avec les attentats de 2015 en France. Le premier ministre français, Manuel Valls, disait «votre génération doit s’habituer à vivre avec ce danger».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> <i>Le Délit</i> a publié sa première édition de l’année pour Charlie Hebdo, il la finit avec ce dernier numéro 2015, «spécial attentats à Paris».&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/17/1311-balles-perdues/" data-wpel-link="internal">13/11: Balles perdues</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>House of AÉUM</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2015 16:28:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[alexei simakov]]></category>
		<category><![CDATA[elections vp interne]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Episode exclusif: L’opposante à Alexei Simakov se retire des élections.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/11/house-of-aeum/" data-wpel-link="internal">House of AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Céleste Pagniello se retire de la course au poste de Vice-président aux affaires internes de l’AÉUM. Celle-ci se présentait face à Alexei Simakov pour reprendre ce poste clé de l’Association dont Lola Baraldi avait démissionné en octobre dernier. Le portrait des deux candidats avait été fait dans <em>Le Délit</em> du 10 novembre. L’éditorial du <em>Délit</em> avait aussi présenté la position indécise et critique de l’équipe rédactionnelle quant à chacun d’entre eux.</p>
<p>Cet abandon de la part de Céleste Pagniello le jour même du début officiel des élections (le vote se tenant du 11 au 15 novembre, <em>ndlr</em>) intervient après que celle-ci ait été accusée par Élections SSMU d’avoir créé de faux comptes <em>Facebook</em> pour sa campagne électorale. Céleste Pagniello a affirmé, plus tôt ce matin, avoir reçu des menaces personnelles dirigées à l’encontre de sa famille et d’elle-même. Dans son communiqué elle explique se retirer pour «<em>se protéger</em>» car «<em>ces messages ont escaladé bien au-delà du niveau approprié pour une campagne de gouvernement étudiant</em>».</p>
<p>Alexei Simakov est maintenant le seul candidat pour ce poste. Les élections de cette semaine consistent donc en un vote d’approbation (oui, non, abstention, <em>ndlr</em>). Ce dernier s’était présenté l’an passé contre Kareem Ibrahim pour la présidence de l’AÉUM. Leurs idées étaient alors très divergentes, et aux vues du programme d’Alexei Simakov, leurs positions semblent encore très différentes. Son accession au poste de v.-p. interne pourrait donc être une source de déséquilibre de plus, alors que l’AÉUM a déjà été extrêmement déstabilisée au cours des derniers mois (à cause de départs de plusieurs membres clé, de problèmes financiers et du retour d’un certain désintérêt des étudiants pour les évènements de l’Association).</p>
<p>Kareem Ibrahim va-t-il devoir travailler main dans la main avec son ancien adversaire à la présidence de l’AÉUM? Ou bien l’équipe de l’AÉUM devra-t-elle encore survivre sans v.-p. interne?</p>
<hr>
<p><em>Les élections pour le poste de Vice-président aux affaires internes se tiendront du 11 au 15 novembre sur le site internet de</em> Élections SSMU. <em>Le «débat» pour le poste de v.-p. interne aura toujours lieu ce soir, le 11 novembre, à 18h30 à la Cafétéria du bâtiment Shatner (AÉUM).</em></p>
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		<title>R.A.S.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/10/r-a-s/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Julia Denis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 15:38:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Éditorial.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/10/r-a-s/" data-wpel-link="internal">R.A.S.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">epuis septembre nous nous affolions: tout bougeait à l’AÉUM (<i>SSMU, ndlr</i>), le vieil équilibre institutionnel foutait le camp. Un directeur général qui quittait le navire, une vice-présidente aux affaires internes qui démissionnait, une Assemblée Générale sans motion, une soirée d’Halloween invendue… une longue liste de «jamais vus».&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Et cette semaine: retour aux sources. Après la démission de Lola Baraldi en octobre dernier, le poste de vice-président aux affaires internes (v.-p. interne) est remis en jeu: des élections exceptionnelles se tiendront cette semaine. Deux candidats, Céleste Pagniello et Alexei Simakov (p.3) s’affrontent pour reprendre un poste clé de l’AÉUM pour le deuxième semestre. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Plus ça change, plus c’est la même chose (<i>à prononcer avec un accent anglophone</i>)</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Finalement, rien n’a vraiment changé. Le combat électoral reste le même. Ô procrastination délicieuse que de lire les commentaires acérés lancés aux candidats sur leurs pages <i>Facebook</i>. La madeleine a le même goût qu’en mars dernier (période habituelle des élections de l’équipe exécutive de l’AÉUM). </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Toujours les même débats de sourds sur les réseaux sociaux, toujours les mêmes critiques éternelles de l’institution de l’AÉUM, toujours la même «volonté d’améliorer la communication avec les étudiants», toujours le même manque de traduction correcte en français chez Simakov. Toujours les mêmes petites rancunes personnelles qui ressortent dans des questions passives-agressives, toujours les même réponses longues et politiquement correctes. Il ne manque plus que quelque <i>memes</i>, des publications <i>Yik Yak</i>, et notre guerre préférée sera relancée pendant la semaine des anciens combattants. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Soutenir officiellement un candidat?&nbsp;</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En tant que publication étudiante, <i>Le Délit</i> soutient généralement des motions lo</span><span class="s1">rs des Assemblées Générales de l’AÉUM et des candidats lors des élections annuelles pour la nouvelle équipe exécutive. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant, pour ces élections exceptionnelles pour le poste de VP interne, Céleste Pagniello et Alexei Simakov présentent tous deux des défauts trop importants pour que nous les appuyions officiellement. Nous ne souhaitons pas opérer un soutien par stratégie ou par dépit. Aucun des deux ne semble tout à fait comprendre les rôles officiels du v.-p. interne, ni le fait qu’ils seront élus uniquement pour une période très limitée (jusqu’à la fin de la présente année scolaire) ne leur permettant pas de tenir certaines de leurs promesses respectives. De plus la situation actuelle de l’AÉUM, très instable, les empêchera probablement de s’intégrer assez rapidement et mettre en place leur programme; l’Association étant plus occupée à gérer sa crise institutionnelle (de façon tout à fait acceptable, il faut l’admettre) qu’à lancer des réformes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Alexei Simakov est un candidat d’expérience – s’étant déjà présenté pour être président de l’AÉUM au printemps dernier – et d’expertise. Il n’a pas eu peur de pointer les défauts de l’institution: le manque de transparence, la question de la liberté d’expression, les problèmes de gestion. Sa volonté de déléguer la gestion de l’organisation d’évènements et de réformer la publication du Livre de Fin d’Année (<i>Yearbook</i>) nous a paru très perspicace. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant Alexei Simakov en encore une fois présenté une traduction française médiocre de son programme, alors même que la promulgation du bilinguisme à McGill fait justement partie du portfolio du v.-p. interne. De plus, le programme et la position adoptée par ce candidat sont construits en opposition complète avec l’équipe actuelle de l’AÉUM: son élection pourrait donc être une source supplémentaire de déséquilibre au sein de l’Association déjà très instable. Enfin, certaines parties du programme d’Alexei Simakov – la réforme électorale, les questions de transparence et de liberté d’expression – sont irréalisables en un semestre, et semblent plutôt être des propositions de futur président que de v.-p. interne. </span></p>
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			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Céleste Pagniello, quant à elle, a su présenter un programme et des réponses dans un français parfait. Contrairement à son adversaire, elle semble plutôt être en accord avec l’idéologie actuelle de l’Association et saurait donc s’intégrer facilement en cours de route. Ses idées quant à la promulgation du bilinguisme au sein même de l’AÉUM et au développement des relations avec les associations de faculté ont su nous séduire.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Néanmoins, le programme officiel de Céleste Pagniello est peu concret et sans grand intérêt, à la limite du vide. Une large partie de son programme tient sur <i>Frosh</i> alors que l’organisation de cet évènement sera à la charge de son successeur – compte tenu du fait que le v.-p. présentement élu ne sera en poste que jusqu’à la fin du printemps. Finalement, les solutions apportées par cette candidate quant aux problèmes de la <i>listserv</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>par courriel de l’AÉUM (lue par un nombre trop restreint d’étudiants) nous paraissent utopiques, peu efficaces et quelque peu puériles.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">En somme, une bonne candidate sur le court terme pour s’intégrer dans l’équipe exécutive d’une AÉUM recherchant désespérément la stabilité; et un candidat intéressant sur le long terme pour réformer avec force une association étudiante toujours plus décriée chaque année.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Les élections pour le poste de Vice-Président aux Affaires Internes se tiendront du 11 au 15 novembre sur le site internet de </i>Elections SSMU<i>. </i></span></p>
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