«Je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes»
4 avril 2016 - Image par Inès Léopoldie-Dubois
Le Délit a rencontré Panayotis Pascot, chroniqueur dans l’émission télévisée française Le Petit Journal, dans le cadre de TEDxMcGill.

Le Délit (LD): Parle-nous de ton parcours… Comment en es-tu venu à faire partie du  Petit Journal?

Panayotis Pascot (PP): Alors à la base je faisais des vidéos sur Youtube. J’ai commencé à 11 ans dans ma chambre, à envoyer des messages en «copier-coller» à toutes les personnalités que je pouvais trouver sur Facebook et au bout de 500 messages il y en a quelques-unes qui ont commencé à me répondre. Je les ai rencontrées, j’ai apporté une petite caméra, je les ai interviewées avec le son de l’iPhone (regard vers le téléphone du journaliste du  Délit,  rires), j’ai publié les vidéos sur le web et de fil en aiguille, j’ai réussi à rencontrer de plus en plus de personnes. J’ai eu la chance de me faire de plus en plus d’amis dans ce milieu, entres autres Alex Lutz (qui joue Catherine dans la mini-série Catherine et Liliane diffusée pendant Le Petit Journal, ndlr) qui m’a présenté aux équipes du Petit Journal. Et voilà!

LD: Dirais-tu que ton travail en tant qu’intervieweur pour le Petit Journal est une nouvelle forme, plus jeune, de journalisme?

PP: Je suis tout sauf journaliste en fait. Au  Petit Journal en tout cas. J’ai pas de terme précis, je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes et on lui donne un micro et une caméra… alors c’est mortel!

LD: Donc en fait si on te pose des questions sur les mutations du journalisme et la mort du journalisme, ça ne va pas marcher… (rires). Par contre on peut te poser des questions sur tes techniques d’entrevue. Quel est ton conseil pour avoir quelqu’un en entrevue? Tes petits tips?

PP: C’est l’honnêteté. Être honnête, ça fonctionne sur tout. Je pense que si t’es honnête les gens te kiffent. Par exemple, il y a des stars que j’ai déjà choppées dix minutes parce que ma première question c’était «Je suis désolé mais je ne sais pas qui vous êtes»!

LD: Ta meilleure entrevue?

PP: Les gens dans la rue! Je trouve ça fantastique le gens dans la rue, je trouve ça beau. Mais sinon j’ai adoré interviewer et passer une après-midi avec Frédéric Beigbeder (auteur et chroniqueur français, ndlr), c’est un grand monsieur.

LD: La pire?

PP: Ah je ne peux pas dire ça… ça se garde (rires).

LD: Ton petit regret d’entrevue?

PP: Pharell Williams. Je suis resté cinq minutes à côté de lui sans rien dire. J’aurais pu poser des questions, j’aurais pu avoir au moins deux minutes d’entrevue avec lui et j’ai rien dit, comme une daube, parce que j’attendais une interview avec Karl Lagerfeld.

LD: Ton entrevue rêvée?

PP: Xavier Dolan. Ah ouais, ouais, Xavier Dolan! Ou franchement Wes Anderson que je kiffe beaucoup. Là, dernièrement, Gonzales Iñàrritu aussi. Et les Daft Punk! J’y pense. Un vrai kiffe ça!

Inès Léopoldie-Dubois
 
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