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	<title>Éléonore Nouel - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Consentement 101</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/07/consentement-101/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Oct 2016 18:32:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur la campagne de #ConsentementMcGill 2016.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La campagne #ConsentementMcGill 2016 (#ConsentMcGill, <em>ndlr</em>) s’est déroulée du 26 au 30 septembre sur le campus. Coordonnée par le Bureau du doyen à la vie étudiante, cette troisième édition annuelle proposait un ensemble d’activités et discussions autour du consentement, mais aussi et surtout autour des survivants (personnes ayant subi des agressions sexuelles).</p>
<p>Au programme notamment: un symposium à propos des aspects psychologiques de certaines réactions — parfois incomprises — des survivants, particulièrement au moment de la révélation d’agressions traumatisantes; et comment réagir et soutenir les survivants au vu de ces révélations. De manière plus active, la campagne proposait aussi des ateliers pour apprendre à mieux réagir et soutenir les survivants via la pratique de jeux de rôles.</p>
<p>D’autres événements offerts ont inclus des réunions d’information sur les droits de chacun sur le campus et concernant la loi vis-à-vis de la dénonciation d’agressions sexuelles, un coin d’auto-traitement thérapeutique, une vigile pour les femmes autochtones assassinées et disparues, ou encore un atelier fermé pour les survivants.</p>
<p><strong>Un bon début, mais il reste beaucoup à faire.</strong></p>
<p>Cette semaine de campagne et d’information annuelle est l’une des récentes initiatives de plus en plus mises en place par l’Université McGill elle-même (et non des étudiants), ayant pour objectif «<em>d’accroître la compréhension et d’engager le dialogue autour du consentement, des agressions sexuelles, du harcèlement, et des relations saines</em>» selon son organisatrice Bianca Tetrault. Un autre exemple était la nouvelle vidéo sur le consentement présentée avant et pendant la semaine d’intégration aux nouveaux étudiants et les formations toujours plus poussées dispensées au staff de&nbsp;<em>Frosh</em>.</p>
<p>Cependant, s’il s’agit de bons débuts, il reste beaucoup à faire, à commencer par prendre plus en compte la voix des étudiants dans la création et mise en place effective de politiques sur le harcèlement et les agressions sexuelles à McGill.</p>
<p>Si cette semaine d’activités visait à engager le dialogue avec les étudiants, rappelons que le fruit de deux ans de travail du «<em>Sexual Assault Working Group</em>» (Groupe de travail sur la politique contre les agressions sexuelles, <em>ndlr</em>), composé (en partie) et dirigé par des étudiants, a finalement été rejeté en mars 2016 par le Bureau du doyen, et que la nouvelle proposition de politique lancée par l’Université ignore de nombreux aspects importants évoqués dans celle présentée par le groupe étudiant.</p>
<p>Si l’organisation d’événements tels que la campagne de #Consentement McGill est cruciale et nécessaire, il faut encore aller plus loin. L’organisatrice de cette campagne, Mme Tetrault, a répondu à nos questions quant au futur de cette initiative: «<em>Nous espérons continuer à étendre la conversation et élargir notre champ d’action dans la communauté. Cette année était la première où nous sommes allés bien au-delà de notre message fondamental pour inclure des événements traitant de problèmes clés par rapport à la violence sexuelle sur notre campus.» </em></p>
<p>Et Mme Tetrault de terminer avec un message d’encouragement à destination de la communauté mcgilloise dans son ensemble: «<em>Nous espérons que les membres de McGill nous suivront — ainsi que les autres initiatives et services sur le campus — tout au long de l’année afin de lutter pour un changement à notre portée</em>.» À suivre donc.</p>
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		<title>Consentement, parlons-en</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/04/consentement-parlons-en/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2016 12:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’éducation au consentement sera toujours nécessaire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">cclamées par certains, décriées par d’autres, les initiatives prises par McGill au sujet de l’enseignement du consentement font débat. Étant très proche d’une survivante et en ayant longuement parlé avec elle, j’ai souhaité partager mon opinion. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Mieux vaut tard que jamais</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’éducation au consentement est nécessaire. Bien qu’idéalement il faille qu’elle commence dès le plus jeune âge, avec notamment une plus grande emphase sur la notion de respect de l’espace d’autrui (qu’il soit physique ou mental), être confronté à des campagnes éducatives telles que celle mise en place par McGill — et de plus en plus d’universités dans le monde — est crucial. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si de telles mesures ne feront malheureusement pas disparaître la plupart des viols et agressions (car oui, dans la majeure partie des cas, les violeurs savent qu’ils sont en train de violer), je crois sincèrement que cette initiation tardive peut avoir des effets très positifs, particulièrement dans le cas d’universités aux populations internationales comme McGill. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En effet, de nombreuses cultures font de l’éducation sexuelle un véritable tabou, en particulier lorsqu’il s’agit de plaisir et non juste de reproduction. Je me suis d’ailleurs aperçue, par exemple, que je n’avais jamais appris à quoi ressemblait un clitoris avant cet été!</span></p>
<p class="p7"><span class="s2"><b>Dans le rouge ou dans le vert</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">L’introduction à la notion de consentement à l’arrivée en première année d’université est crucialement importante parce qu’elle permet de mettre tous les nouveaux arrivants sur la même page quant à ce qui est acceptable ou non. Donnons un exemple simple: pendant mon échange en Argentine, j’ai fait l’expérience d’une culture et rapports sociaux radicalement différents où il était tout à fait acceptable d’attraper (littéralement) une personne par laquelle on était attiré en soirée. Je me suis donc retrouvée à devoir systématiquement repousser, dans le sens physique du terme, des individus, et à finalement me déplacer en permanence entourée d’amis de sexe masculin lors de mes sorties pour pouvoir danser en paix (et encore). Ce qui était une expérience tout à fait désagréable pour moi semblait naturel à d’autres.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Ce que révèle cet exemple est que chaque culture ou communauté a sa propre notion du consentement et du respect, ou tout simplement de limite. Un nouvel étudiant arrivant à McGill et ayant été potentiellement habitué au genre d’expérience que je viens de décrire (ce n’est bien sûr pas le cas pour tous — il ne s’agit pas ici d’essentialiser ou de généraliser) n’aurait pas intérêt à reproduire le même genre de comportement à Montréal. Il pourrait l’apprendre de manière claire et précise via une sensibilisation à la notion de consentement, ou finir par le comprendre plus ou moins après s’être pris une série de gifles, par exemple. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Il est évident que je ne cherche pas à diviser ou généraliser. L’éducation au consentement a pour but d’identifier et cibler les différentes manifestations du patriarcat et de la culture du viol — qui varient selon les contextes sociaux et culturels — au niveau local. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Cet enseignement permet de fixer certaines limites, ou du moins de les rendre visibles à ceux qui n’en auraient pas encore pris conscience. En cela, elle permet d’éviter de nombreuses situations inconfortables, et probablement un certain nombre d’agressions et de formes d’harcèlement. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">C’est ici qu’intervient la notion de «zone rouge» (les trois premiers mois à l’université, durant lesquels se déroulent un grand nombre d’agressions sexuelles et d’abus). Elle est due en grande partie, à mon sens, à la désorientation de nombreux nouveaux étudiants (quel que soit leur sexe ou genre) qui — en plus d’essayer de se repérer dans un nouvel environnement souvent radicalement différent de celui auquel ils/elles sont habitué(es) — font face à un mélange de pression des pairs, d’envie de s’intégrer, de compétition à de nombreux niveaux, parfois une première exposition/premier accès à l’alcool, mais aussi et surtout, aux relations sexuelles et la sexualité en général. En effet, de nombreux étudiants arrivent à l’université en n’ayant jamais eu de rapports sexuels. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Un point crucial est que l’initiation au consentement permet simplement d’apprendre qu’il est tout à fait acceptable de dire non. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Attention à ne pas tout mélanger</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Une chose importante cependant, est que l’enseignement du consentement vise en principe à réduire le nombre d’agressions et situations inconfortables en apprenant à reconnaître sa présence (ou absence). Elle vise l’amont, et non l’aval, c’est à dire qu’elle n’est pas sensée être dirigée vers les survivants. En cela, la campagne #ConsentementMcGill peut porter à confusion. Si cette campagne et les activités qu’elle propose au sein de l’Université me semble cruciales et un bon début, il est cependant vital de faire plus, et vite, pour les survivants. Mais il me semble contreproductif et démesuré de dire que l’éducation au consentement promeut la culture du viol et du silence.&nbsp;</span></p>
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		<title>Musiciens ailés</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/16/musiciens-ailes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2016 07:42:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand des volatiles jouent de la guitare au Musée des beaux-arts.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">es oiseaux et des guitares dans une salle épurée. Voilà l’installation de Céleste Boursier-Mougenot présentée au Musée des Beaux Arts de Montréal, résumée en quelques mots. «<i>From here to ear</i>, v.19» est, comme son nom l’indique, la dix-neuvième version de cette œuvre et l’une des plus grandes que l’artiste ait réalisée. Compositeur de la compagnie «<i>Side One Posthume Theatre</i>» de 1985 à 1994, Céleste Boursier-Mougenot est plasticien, mais il est aussi musicien de formation, d’où le fait que ses œuvres soient focalisées sur l’ouïe du spectateur et soient donc d’une pureté esthétique qui fascine. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Depuis 1994, et comme nous l’explique la brochure du musée, </span><span class="s2">l’artiste «mène un travail au croisement des arts visuels et de la musique expérimentale, tout en convoquant les codes du spectacle vivant», créant non plus seulement des œuvres d’art admirables, mais des expériences sensorielles (et) immersives auxquelles le spectateur est convié.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 555px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-24872 size-medium" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-ExpoBAOiseaux-555x800.jpg" alt width="555" height="800">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Charlie</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s3"><b>Un art éphémère</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Céleste Boursier-Mougenot est donc un artiste contemporain dont les œuvres ne se collectionnent pas, ne s’achètent pas. Il nous invite à vivre le moment présent avec des œuvres différentes à chaque instant, «unique(s) à tout moment» pour reprendre ses mots lors d’une entrevue pour le Musée des Beaux-Arts de Montréal. D’ailleurs, il est interdit d’en prendre des photos ou des vidéos. Le visiteur est invité à participer en étant simplement présent pour observer et écouter la mélodie arythmique pourtant si relaxante des musiciens ailés. Les œuvres de l’artiste, qui avait notamment inondé le palais de Tokyo à Paris en 2015 avec l’installation «Acquaalta», sont en effet difficilement reproductibles chez soi, et s’inscrivent donc plus dans la durée de la mémoire du spectateur plutôt que dans celle du salon du collectionneur. Cette caractéristique de l’œuvre de Céleste Boursier-Mougenot en fait aussi un art plus accessible: ouvert à tous, gratuit, simplement beau et agréable.&nbsp;</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 483px">
			<img decoding="async" class="wp-image-24874 size-medium" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-ExpoOiseauxGuitare-483x800.jpg" alt width="483" height="800" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-ExpoOiseauxGuitare-483x800.jpg 483w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-ExpoOiseauxGuitare-1x1.jpg 1w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-ExpoOiseauxGuitare.jpg 619w" sizes="(max-width: 483px) 100vw, 483px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Mahaut Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s2">Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas y aller. Et vous ne le regretterez pas: offrant comme une pause, loin du stress de la ville et de vos examens, déambuler entre ces petits oiseaux joueurs (de guitares) vous laissera, espérons, détendu(e) et souriant(e).&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>L’art activiste sur la toile</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lart-activiste-sur-la-toile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 20:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[militant]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’impact d’internet sur la création militante. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lart-activiste-sur-la-toile/" data-wpel-link="internal">L’art activiste sur la toile</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">«Art Activiste»: terme décrivant l’art, ou plutôt, les arts, comme moyens de communication pour aborder et/ou dénoncer différents problèmes sociétaux tenant à cœur aux artistes, tentant aussi parfois d’y apporter une réponse. C’est en tout cas ainsi que je comprendrai ce terme dans le cadre de cet article, bien qu’il soit, comme beaucoup d’autres, difficilement définissable.</p>
<p class="p3">Le mot «toile» renvoie à plusieurs choses, notamment: du tissu tendu sur un cadre pour être peint, ou internet. C’est sur ces deux significations que je m’attarde aujourd’hui, puisqu’elles ont en commun d’être un support pour l’art. Si la toile de tissu est plus «traditionnelle», l’usage d’internet pour diffuser et présenter des œuvres et projets artistiques est devenu tout à fait commun. La question se pose alors de tenter de comprendre l’impact d’internet sur l’art, et plus particulièrement sur l’art activiste.</p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Internet ou la «démocratisation» de l’art?</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Un premier impact notable de l’internet sur l’art, c’est qu’il en permet une diffusion, une «exposition» plus large (voire quasi infinie), gratuite, et surtout accessible à tous. Un avantage pour les artistes ainsi que pour le public, du moins au premier abord. Mais peut-on réellement parler d’une «démocratisation» de l’art? Si internet permet à ceux qui le souhaitent de trouver l’art qu’ils recherchent, celui-ci reste élitiste d’une certaine manière. Il faut encore en connaître l’existence et le trouver, avoir l’envie, le courage et/ou simplement la patience de le chercher parmi l’océan d’égo-portraits (<i>selfies</i>, <i>ndlr</i>) et de «<i>food porn</i>» envahissant les réseaux sociaux. Car si l’art est devenu plus accessible au public, il ne l’est pas seulement au sens de la visibilité, mais aussi au sens de sa popularisation, car désormais chacun peut partager ses créations sur la toile. Et parfois, elles peuvent être de très mauvais goût (voir toutes sortes d’œuvres scatophiles ou encore le «<i>vomit art</i>»). Un problème qui se retrouve malheureusement dans l’art activiste. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4982px">
			<img decoding="async" class="size-full wp-image-24661" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/S-artactivisme.jpg" alt width="4982" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/S-artactivisme.jpg 4982w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/S-artactivisme-330x219.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/S-artactivisme-768x509.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/S-artactivisme-1000x662.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/S-artactivisme-850x563.jpg 850w" sizes="(max-width: 4982px) 100vw, 4982px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Vittorio Pessin</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s1"><b>Internet ou la fin de la beauté de l’art?</b></span></p>
<p class="p3">En effet, le problème de cette accessibilité et liberté de l’art sur la toile est que celle-ci se retrouve vite saturée. Comment alors être visible? Certains l’ont vite compris: tous les moyens sont bons. Sur un espace public tel qu’internet, ce que l’on voit le mieux, c’est le contenu choc et tout ce qui peut provoquer le débat. On recherche la couverture des médias et réseaux sociaux, les «J’aime», etc. Ainsi pourrait-on dire que l’art activiste sur internet tue l’art, ou du moins l’art «beau».</p>
<p class="p3">De plus, ce besoin de choquer rend certains activismes plus visibles: par exemple, le mouvement «<i>#FreeTheNipple</i>» («<i>LibérezLeTéton</i>», <i>ndlr</i>), l’art des <i>Guerilla Girls</i>, ou encore la polémique lancée sur <i>Instagram</i> par la censure d’une photo de l’artiste Rupi Kaur la montrant allongée de dos, habillée d’un jogging taché de sang menstruel. Encore que ces œuvres ne sont choquantes que parce qu’elles ne devraient pas l’être. Pourtant, d’autres peuvent être d’aussi mauvais goût que celles mentionnées plus tôt. Prenons l’exemple d’Ai Weiwei, disant défendre la cause des immigrés, qui a choisi de reproduire l’image d’Aylan Kurdi — cet enfant dont le corps avait été retrouvé sur une plage turque en septembre dernier — en reprenant la position du petit garçon au bord de l’eau. On lui préfère largement la méthode d’accusation utilisée par Banksy à Londres, dénonçant la situation de immigrés de la jungle de Calais sur un mur en face de l’ambassade française.</p>
<p class="p3">Le problème de cet aspect «choc» de l’art activiste sur internet est donc qu’il fait de grands oubliés, tels que l’art environnemental: qui donc voit et parle régulièrement du «recupart» (art dont les œuvres utilisent exclusivement des objets recyclés) comme pratiqué par Vik Muniz, Jane Perkins ou encore Bernard Pras? On parlera plutôt des revendications et mises en scène provocatrices de groupes activistes «tout court» tels que <i>Greenpeace</i> ou les mouvements de protection animaliers. Et si ceux-ci défendent de belles causes, on aimerait bien voir un retour du «Beau», finalement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lart-activiste-sur-la-toile/" data-wpel-link="internal">L’art activiste sur la toile</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Activisme 101</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/activisme-101/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 15:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[learningactivism]]></category>
		<category><![CDATA[littérature académique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dr. Choudry, professeur à McGill, nous a parlé de l’un de ses derniers livres. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/activisme-101/" data-wpel-link="internal">Activisme 101</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«<i>L</i></span><span class="s1"><i>earning Activism: The intellectual Life of Contemporary Social Movement</i>s» (<i>Apprendre l’activisme: la vie intellectuelle des mouvements sociaux contemporains</i>, <i>ndlr</i>), l’un des derniers livres du docteur Aziz Choudry, était l’objet d’une conférence ce mardi 26 janvier. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’événement, organisé par l’émission <i>Free City Radio</i><span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>de <i>CKUT</i>, consistait en une présentation de l’œuvre par l’auteur, suivie d’une discussion. Il s’est tenu à la librairie coopérative solidaire de Concordia: une petite pièce chaleureuse rue Bishop, même si le lieu de rencontre était trop étroit pour le nombre de personnes intéressées et présentes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est donc un peu serrées, quoique dans une ambiance plutôt familiale, qu’une quarantaine de personnes ont écouté le Dr. Choudry, professeur à McGill au département d’études intégrées en sciences de l’éducation, présenter son livre pour ensuite lui poser des questions. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Une ambiance qui représentait bien la discussion, avec en son centre l’importance de l’apprentissage et des différentes manières d’apprendre, que ce soit dans un contexte universitaire ou familial et intergénérationnel; ce que l’auteur nomme la notion d’apprentissage intentionnel et non-intentionnel. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4782px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24612" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-activisme.jpg" alt width="4782" height="2779" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-activisme.jpg 4782w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-activisme-330x192.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-activisme-768x446.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-activisme-1000x581.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-activisme-850x494.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 4782px) 100vw, 4782px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Eléonore Nouel</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">Le Dr. Choudry a ensuite abordé les thèmes de l’activisme et des mouvements sociaux et interrogé les choix de couverture des événements de l’actualité, la façon dont certains seront retenus par l’Histoire, tandis que d’autres n’auront été qu’à peine couverts par les médias: c’est ce qu’il appelle «<i>l’organisation sociale de l’oubli</i>».</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Enfin, le Docteur a parlé de l’importante différence entre les travaux académiques activistes et portant sur l’activisme avec l’activisme de la rue lui-même. C’est cette partie de la conférence qu’Adam Fleischmann, étudiant doctorant en anthropologie à McGill présent pour l’événement, retiendra le mieux: «Je crois que les différences entre l’Académie, l’université et l’activisme dans les rues sont importantes parce qu’il y a beaucoup de monde qui, ici à McGill, même en anthropologie, écrit, travaille sur l’activisme, les mouvements sociaux, mais ça se passe vraiment dans les rues, avec des gens qui ne sont pas des universitaires.»</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’auteur conclut donc que son livre tente d’articuler les différentes façons de couvrir les événements, mouvements sociaux, et leurs lieux.</span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Un écrivain productif </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Dr. Aziz Choudry est l’auteur de plusieurs autres livres, notamment au sujet de l’immigration, des difficultés rencontrées par les immigrants dans le monde du travail, des organisations non-gouvernementales, et de nombreux articles de recherche dans ces domaines. Si «<i>Learning Activism: The Intellectual Life of Contemporary Social movements</i>» n’a été publié que récemment, en septembre 2015, l’auteur a déjà annoncé la sortie d’un autre livre, sur le thème de l’immigration et du travail des migrants au Canada, à paraître en 2016.</span></p>
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		<title>Souriez, vous êtes filmés!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/souriez-vous-etes-filmes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 17:24:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[élection fédérales]]></category>
		<category><![CDATA[vote mob]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un vote mob pour encourager les étudiants à voter.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 3000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23330" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-2.jpg" alt width="3000" height="4500" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-2.jpg 3000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-2-533x800.jpg 533w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-2-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 3000px) 100vw, 3000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eleonore-nouel/?media=1" data-wpel-link="internal">Éléonore Nouel</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p1"><span class="s1">U</span><span class="s1">ne vidéo invitant les étudiants canadiens de McGill à voter, dite <i>vote mob</i>, a été tournée sur le campus le jeudi 1er octobre. La date de l’événement, organisé par l’AÉUM, avait été changée (il devait initialement se dérouler le mardi 29 Septembre) pour cause de mauvais temps, et peu des personnes étaient présentes au rendez-vous. Contrairement à l’édition organisée pour les élections de 2011, au cours de laquelle un groupe d’étudiants plus conséquent avait joyeusement déambulé à travers le campus en brandissant des panneaux, il a fallu aller chercher les participants parmi les étudiants passant par l’intersection ‘Y’. L’évènement a ainsi principalement consisté à arrêter ces derniers en leur proposant de prendre la pose avec des affiches non-partisanes devant la caméra.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23326" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob.jpg" alt width="3300" height="1955" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-800x474.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-1x1.jpg 1w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob-420x250.jpg 420w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eleonore-nouel/?media=1" data-wpel-link="internal">Éléonore Nouel</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>L’importance de voter</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">L’objectif de l’évènement était assez clair. Comme nous l’a dit Emily Boytinck, v.-p. Externe de l’AÉUM et organisatrice de l’évènement : «<i>le but du vote mob est de rendre les étudiants excités à l’idée de voter</i>». En effet, elle nous explique qu’«<i>il est très important que les étudiants aillent voter, car la jeunesse est souvent considérée comme apathique (…). Voter est parfois déroutant, mais il a été démontré que si l’on vote une première fois, on votera pour le reste de notre vie. Et comme beaucoup d’étudiants voteront pour la première fois, le vote mob est une super façon d’entrer en contact avec eux.</i>»</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Kelly Richmond, étudiante présente à l’évènement, ajoute que le <i>vote mob</i> est important «<i>parce qu’il est facile pour les étudiants dans leur routine de devenir très passifs (…), donc en envahissant le campus pendant leurs activités habituelles, cela leur rappelle qu’ils devront voter, que le vote arrive et qu’ils ont besoin de penser à ce genre de choses.</i>» En effet, selon elle, «<i>beaucoup d’étudiants n’ont pas accès aux méthodes de publicité traditionnelles comme les journaux ou la télévision</i>». Pour elle, il est crucial que les étudiants de McGill votent, non seulement parce qu’ils représentent une part de population importante, mais aussi parce qu’«<i>il est important de rappeler au gouvernement que les étudiants existent à travers tout le pays et que nos intérêts devraient être soutenus par tous nos représentants.</i>»</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En effet, le taux de participation électorale des 18–24 ans est en baisse depuis maintenant plusieurs décennies. Selon <i>elections.ca</i>, dans les années 1960, environ 70% des jeunes votaient pour les premières élections auxquelles ils étaient admissibles, contre seulement un peu plus de 30% en 2004. Autres données plus récentes: le taux de participation des 18–24 ans ne s’élevait qu’à environ 36–37% aux élections fédérales de 2008, et n’avait augmenté que très subtilement pour passer à 38,8% aux élections générales du 2 mai 2011. Des chiffres quelque peu alarmants puisque les politiques mises en place après ces élections seront celles qui formeront l’avenir de notre génération. Canadiens de McGill, prenez votre avenir en main: votez!</span></p>
<p></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23329" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob4.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob4.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob4-800x533.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob4-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eleonore-nouel/?media=1" data-wpel-link="internal">Éléonore Nouel</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23327" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob3.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob3.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob3-800x533.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-vote-mob3-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eleonore-nouel/?media=1" data-wpel-link="internal">Éléonore Nouel</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>Lever le voile</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/03/10/lever-le-voile/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2015 18:12:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abnousse Shalmani nous livre un récit autobiographique revendicateur.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>K</i></span><i>homeiny, Sade et Moi</i>, c’est l’histoire d’une petite fille iranienne qui, du haut de ses six ans, lorsque Khomeiny et les «barbus» (gardiens de la République islamiste) prennent le pouvoir, se révolte contre le voile qu’on lui impose en courant nue dans la cour de récréation de son école. Révoltée, provocatrice, Abnousse Shalmani devenue adulte fait paraître en avril 2014 ce livre autobiographique. Le récit commence avec sa vie à Téhéran, avant, pendant et après la Révolution islamiste de son pays, puis continue à Paris, en France, terre d’exil pour ses proches qui ont choisi de fuir pour continuer à vivre. Un départ lourd de conséquences pour sa famille qui se retrouve démembrée, éclatée par les circonstances et les événements, par l’incompréhension de certains envers la tolérance des uns et la soumission des autres.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Dans ce livre profondément optimiste et plein d’espoir, Abnousse Shalmani présente non seulement sa vie mais aussi un point de vue critique des événements socio-politiques en France et dans le monde, une critique on ne peut plus actuelle discutant de <i>Charlie Hebdo</i>, de Marine Le Pen et des «barbus», de l’importance de ne pas confondre «cultuel et culturel», et particulièrement du corps féminin, si souvent stigmatisé. Des arguments appuyés sur une culture par les livres, et notamment un regard sur la femme transformé par sa «rencontre» avec Sade et Pierre Louÿs.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Khomeiny, Sade et Moi</i>, c’est le récit de l’exil, de l’adoption d’une nouvelle culture, de la lutte pour l’intégration. C’est l’histoire de l’Iran, des printemps arabes, de la France surtout: de la prise de la Bastille aux coupes du Monde de football de 1998 et 2006, en passant par les élections de 2002. C’est une déclaration d’amour à ce pays qui l’a parfaitement adoptée et dont elle est devenue citoyenne à la date symbolique du 11 février 2009, trentième anniversaire de la République islamique en Iran.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Khomeiny, Sade et Moi</i>, c’est une ode à la femme forte, au corps libéré, aux «putes» et à toutes les autres; un discours profondément féministe destiné à tous, hommes comme femmes.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est une critique de tout et de tous, des «vieux barbus» comme de la jeunesse anarchiste. C’est une lutte contre les préjugés, une guerre contre le voile et contre la violence faite aux femmes de toutes religions, de toutes nationalités. Mais l’œuvre de Shalmani est aussi et surtout un appel à la tolérance, à l’ouverture d’esprit, et au respect de l’autre en tout temps et toutes circonstances. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ses mots crus et ses opinions loin d’être voilées, Abnousse Shalmani offre un regard radical restant frais et réfléchi. Un livre franc, drôle et intelligent que je vous invite à dévorer avec empressement, particulièrement en cette semaine d’action pour les droits de la femme.&nbsp;</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><br>
«J’aimerais que les petites filles soient félicitées comme les petits garçons, et à haute voix, des ravages probables qu’elles pourraient faire avec leur cul.» (p.169)</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><br>
«Je me confronte à la violence imaginaire de Sade pour être capable de tenir tête à toute forme de violence réelle.» (p.213)</span></p>
</blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>Sexe en tous genres.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/02/03/sexe-en-tous-genres/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 17:04:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=22227</guid>

					<description><![CDATA[<p>Brève.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a septième édition de la semaine <i>Rad Sex </i>se déroule depuis lundi le 26 janvier sur le campus de McGill et ses alentours, et continuera jusqu’au jeudi 5 février. Organisée par <i>Queer McGill</i>, cette semaine particulière consiste principalement en un ensemble d’ateliers d’information et d’apprentissage sur la sexualité sous toutes ses formes et dans tous les genres. L’idée est de parler sans pudeur de sexualité(s) dite(s) «non-conventionnelle(s)» afin d’en explorer et déstigmatiser l’expression.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Au programme, des ateliers de conseils et de discussions en petit comité. Les conversations touchent notamment au sujet du consentement, une notion en théorie connue et pourtant souvent mal appliquée ou en pratique difficile à comprendre, en faisant donc un thème de débat intéressant dans des conditions intimes. L’atelier <i>Embodied consent</i> (Le consentement incarné, <i>ndlr</i>), par exemple, avait pour objectif d’aider à comprendre les manifestations corporelles et psychologiques du consentement. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais la semaine <i>Rad Sex</i>, c’est aussi des ateliers ludiques et pratiques. Par exemple, des ateliers d’introduction au monde <i>drag</i> et aux jeux de perçage se déroulaient samedi dernier. D’autres évènements, tels qu’un cours d’initiation à la danse de poteau, sont prévus pour cette semaine. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il y en a donc pour tous les goûts, mais aussi et surtout pour toutes les oreilles curieuses et respectueuses, puisqu’il s’agit bien aussi d’évènements visant à informer et éduquer le public intéressé afin de favoriser une sexualité libérée et sécuritaire.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fait d’hiver</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/11/fait-dhiver/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Éléonore Nouel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2014 06:12:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marilyn Perreault signe sa première mise en scène avec Ligne de bus.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Société de Transports de Montréal (STM) ne va pas bien en ce moment. Les vélos Bixi sont en passe de disparaître, le bus 747 allant à l’aéroport a réduit son nombre de passages quotidiens par contrainte financière et, le 4 février dernier, des centaines de passagers ont été bloqués entre les stations Sherbrooke et Mont-Royal pendant plus d’une heure. La fiction montée par Marilyn Perreault, cofondatrice du Théâtre INK, depuis le même 4 février (au <i>Délit</i>, on soupçonne plutôt un coup monté), aux Écuries s’inscrit dans cette lignée tragique.</p>
<p>La trame de la pièce prend place dans un autobus de ville. Une quarantaine de passagers, victimes du destin, y meurent. Il ne s’agit cependant pas d’un accident sur les routes enneigées de Montréal mais bien d’un acte criminel, d’un attentat à la bombe. Parmi les défunts ressuscités pour la pièce, six protagonistes, trois hommes et trois femmes, auxquels vient s’ajouter la metteure en scène elle-même dans le rôle de la coroner (médecin-légiste, <i>ndlr</i>) chargée de l’enquête. Par une mise en scène interactive, la coroner se place au milieu puis derrière le public, invitant ainsi les spectateurs à suivre l’enquête pas à pas. De Sandy la collégienne, à Jimmy Abdallah le cosmopolite, ce sont des personnages attachants, de par leur banale humanité, qui apparaissent sur scène. Ainsi, chaque spectateur s’identifie, se glisse dans la peau et la tête de ces victimes inopportunes tout en découvrant leur passé, leurs espoirs et leurs craintes.</p>
<p>Sur le plan technique, Maryline Perreault fait preuve d’une grande créativité dans sa mise en scène. <i>Ligne de bus</i> se démarque notamment par une belle performance acrobatique des acteurs qui utilisent la carcasse de l’autobus comme scène de danse, ses barres comme accessoires gymnastiques et sa décomposition au fur et à mesure de la pièce comme métaphore de l’explosion. Sans en entraver la poésie, l’usage subtil des arts multimédias accompagne parfaitement le déroulement des faits et confère un aspect moderne et dynamique. De plus, l’énergie des acteurs est bien exploitée grâce à une bande sonore juste, variée et stimulant le suspens intrinsèque à la pièce. On notera cependant une transition parfois bancale entre les tableaux avec des acteurs appelés à remplir plusieurs rôles différents, rendant un scénario, pourtant simple, plus complexe sans pour autant apporter grand-chose à l’intrigue.</p>
<p>Finalement, Marilyn Perreault utilise le thème de la tragédie, susceptible d’arriver à tous, pour s’attaquer aux thèmes de société, qui concernent chacun. De fait, chaque personnage dénonce par son histoire notre difficulté à vivre en communauté: le divorce et ses conséquences, la xénophobie dans un monde «globalisé», le tabou de la maladie mentale, mais, enfin et surtout, les préjugés et le regard porté sur les autres et sur notre environnement. On y perçoit une critique du renfermement sur nous-mêmes, le regard vissé sur des téléphones portables sur lesquels défilent nos conversations, et notre indifférence pour autrui. Un renferment physique donc, mais aussi, et pire encore, moral et sentimental. De manière plus large, on y décèle une condamnation du racisme, des médias sociaux et de l’exclusion sociale.</p>
<p>Cette pièce, bien que très divertissante, notamment par sa mise en scène exceptionnelle, nous plonge ainsi dans une véritable réflexion sur nous-même et sur l’évolution de notre société <i>via </i>des comédiens qui pourraient être n’importe lequel d’entre nous, ou notre voisin.</p>
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