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	<title>Anne Pouzargues - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Un autre angle de la Terre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 17:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis Londres, petit aperçu de la place du français.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Après avoir passé deux ans à suivre les débats sur l’utilisation du français au Québec, à Montréal et à McGill – débats qui semblent décidément loin d’être terminés, au vu d’un récent article du <i>Devoir</i> où McGill et Concordia affirment que les exigences linguistiques établies par le gouvernement québécois nuisent au recrutement des professeurs, et débats qui prouvent aussi que ce cher <i>Délit</i> est peut-être plus que jamais nécessaire – après avoir suivi les évolutions de la francophonie en Amérique du Nord, donc, je pensais en avoir fini en retournant sur le Vieux Continent.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Voilà que passer de l’autre côté de l’Atlantique me prouve qu’au Royaume-Uni aussi le français fait parler de lui. Ce n’est pas tant l’effet du grand nombre de Français et francophones présents depuis longtemps dans le pays, ni la place de Londres qui serait, selon Boris Johnson et Nicolas Sarkozy, la sixième ville française; c’est plutôt l’enseignement du français à l’école, et l’(in)utilité de l’apprentissage de cette langue qui fait débat. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"> Le français est, avec l’allemand, la langue étrangère traditionnellement la plus apprise dans les écoles et les lycées anglais. En 2010, on estime que 25% des enfants entre 7 et 16 ans ont suivi des cours de français pendant leur cursus scolaire. À partir de 2014, l’apprentissage d’une langue étrangère est devenu obligatoire dès l’école primaire. Le gouvernement a établi une liste de sept langues qui peuvent être choisies par les élèves et proposées par les écoles: le français y figure, au côté, entre autres, de l’italien, du mandarin et du latin. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Toutefois, cette nouvelle loi n’a pas contribué à faire augmenter le pourcentage d’étudiants apprenant le français. Au contraire, on observe que l’enseignement de cette langue se fait de plus en plus rare: actuellement, à peine 150 000 élèves l’étudieraient jusqu’au lycée. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Alors, que faire? Faut-il essayer de maintenir l’apprentissage du français coûte que coûte, ou bien accepter que d’autres langues, et notamment les langues asiatiques, gagnent des points en même temps que ces pays gagnent en puissance à l’international? Le déclin du français signifie-t-il nécessairement le déclin des pays francophones? </span></p>
<p class="p3"><span class="s2">L’année dernière, le premier ministre du Royaume-Uni, David Cameron, a déclenché une polémique en incitant les jeunes Britanniques à laisser tomber les langues européennes pour apprendre le mandarin: «<i>Quand les enfants qui naissent aujourd’hui quitteront l’école, la Chine sera la plus grande puissance économique mondiale. Il est temps de voir au-</i></span><span class="s1"><i>delà de l’apprentissage traditionnel du français et de l’allemand, et de faire apprendre le mandarin à plus d’élèves</i>», a‑t-il déclaré dans une entrevue au <i>Guardian</i>.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Mais d’autres ont des positions bien plus extrêmes que celles du premier ministre. Le comédien et écrivain Liam Mullone a ainsi publié dans le journal conservateur <i>The Spectator</i> un article intitulé «<i>Why I won’t let my children learn French</i>» (<i>Pourquoi je ne laisserai pas mes enfants apprendre le français, ndlr</i>), dans lequel, après avoir démoli les possibilités économiques de la France, il réduit la francophonie à un mouvement de colonisateurs où les «<i>valeurs françaises</i>» associées à la langue n’ont jamais été d’actualité. Un beau portrait de la culture française et francophone, donc, à laquelle il concède quand même les bons cafés et les bonnes baguettes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au Québec ou en Angleterre, le français fait parler de lui, même en anglais. Langue multiforme, changeante, et présente sur tous les continents, elle tisse des liens entre différentes communautés et cultures. Elle unit des peuples différents par delà les océans et c’est peut-être pour ça qu’il faut continuer à l’apprendre, à la défendre. «Ma patrie, c’est la langue française.»</span></p>
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		<title>Rockstar</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/24/rockstar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2014 04:01:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yo-Yo Ma déchaîne les foules à la Maison symphonique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est la rockstar de la musique classique. Mercredi 19 mars, les couloirs de la Maison symphonique résonnaient des murmures impatients de la foule qui se pressait aux portes de la Place des Arts, tandis que des individus désœuvrés erraient au milieu de cette liesse, une pancarte à la main, cherchant en vain un dernier ticket à acheter. Ceux qui avaient réussi à obtenir leur place souriaient comme Charlie découvrant le dernier ticket d’or pour la chocolaterie; tous les billets s’étaient en effet vendus avec une rapidité étonnante.</p>
<p>Cette soirée était peut-être l’événement à ne pas manquer dans le paysage de la musique classique à Montréal. Après avoir donné une classe de maître aux élèves de l’Université de Montréal, le violoncelliste Yo-Yo Ma s’est approprié, le temps de quelques heures, la nouvelle salle de la Maison symphonique. Accompagné de la pianiste britannique Kathryne Stott avec qui il joue depuis près de trente ans, il a interprété un répertoire composé d’œuvres de la fin du XIX<i>e</i> et du début du XX<i>e</i> siècle: la <i>Suite italienne</i> de Stravinsky, la <i>Sonate No.3</i> de Brahms et les <i>Siete Canciones</i> de De Falla étaient entre autres de la partie.</p>
<p>Une fois de plus, Yo-Yo Ma a montré qu’il est sans conteste un monument de l’interprétation classique contemporaine. Non qu’il doive encore le prouver; après des études à la Juilliard School de New York puis à Harvard, il joue avec les plus grands orchestres et reçoit de prestigieux prix musicaux, comme le prix Vilcek en musique contemporaine qu’il a obtenu l’année dernière. Le violoncelliste, né à Paris de parents chinois, a également joué à l’invitation de huit présidents américains, et notamment lors de la dernière cérémonie d’investiture de Barack Obama. Mais ce qui l’a fait connaître auprès du grand public, c’est peut-être son enregistrement intégral des <i>Suites</i> de Bach pour violoncelle, dont le monde entier connaît au moins le «Prélude». Enfin, Yo-Yo Ma a presque 380 000 fans sur Facebook – ce qui n’est pas rien pour un musicien classique.</p>
<p>Pourtant, dès que le maître entre sur scène, que le silence se fait dans la salle et que les premières notes retentissent, on oublie vite cet enchaînement de faits et le tissu de gloire qui colle à l’archet du violoncelliste. Yo-Yo Ma parvient en effet immédiatement à transporter le public dans son propre univers. On est captivé par sa virtuosité, la puissance de son interprétation, mais aussi et surtout par l’émotion qu’il parvient à transmettre. Yo-Yo Ma vit par la musique; le public ne peut qu’être happé dans ce grandiose tourbillon qui défile devant lui. Ingénieux et intéressant, le répertoire n’en est pas moins osé: au retour de l’entracte, l’artiste interprète la «Louange à l’éternité de Jésus», issu du <i>Quatuor pour la fin du temps</i> du compositeur français Olivier Messiaen. L’incroyable version de Ma et Stott, dont la complicité ravit, fait naître un moment hors du temps – loin de s’embourber, l’interprétation joue avec force et justesse sur la lenteur, les répétitions et la longueur des notes tenues pendant lesquelles Yo-Yo Ma exhibe son vibrato parfait. On l’écouterait pendant des heures.</p>
<p>Après deux heures de spectacle, le musicien quitte la scène sous les hurlements de la foule en délire qui, debout, crie le nom de son idole. Grande star et musicien passionné, Yo-Yo Ma tiendra son rôle jusqu’au bout et reviendra trois fois en rappel. Il termine définitivement son concert par le tube planétaire «Le Cygne», extrait du <i>Carnaval des animaux</i> de Saint-Saëns. On ressort presque les larmes aux yeux. Il faudra plusieurs jours pour se remettre de ces émotions.</p>
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		<item>
		<title>Responsabilité sociale</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/18/responsabilite-sociale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Mar 2014 06:56:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Brève</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment améliorer le fonctionnement du <i>Commitee to Advise on Matters of Social Responsability </i>(Comité consultatif chargé des questions de responsabilité sociale, CAMSR)? C’est la question que posaient, mercredi 12 mars dernier, les membres du comité à la petite vingtaine d’étudiants et membres du personnel de l’Université venus pour l’occasion. Cette séance informative n’était pas l’occasion de créer un débat; c’était un événement unilatéral, pendant lequel le CAMSR a récolté des informations pour rendre plus efficaces ses actions. Une meilleure définition de «responsabilité sociale», le processus décisionnel du comité et ses liens avec les autres pouvoirs de décisions de McGill, notamment le comité responsable des finances et le Conseil des Gouverneurs, étaient au centre de la discussion.</p>
<p>Plusieurs membres de <i>Divest McGill </i>sont venus proposer des changements et apporter leur point de vue sur la question de la responsabilité sociale. Brownen Tucker, membre de l’association, a ainsi déclaré qu’il fallait «agir et non pas réagir», ce qui justifierait l’inclusion de la notion de développement durable à l’intérieur de la définition de responsabilité sociale.</p>
<p>La principale de McGill Suzanne Fortier, présente à l’événement, a déclaré au <i>Délit</i> être «heureuse de constater l’implication des étudiants». Elle a précisé que de bonnes idées avaient été soulevées, et que le CAMSR continuerait de travailler pour améliorer le rôle du comité.</p>
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		<item>
		<title>Liaisons dangereuses</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/liaisons-dangereuses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 20:21:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>LiNK McGill projette «Camp 14» au Pavillon Bronfman.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à présent, Shin Dong-Hyuk est la seule personne à être parvenue à s’échapper d’un camp de travail nord-coréen. Dans le documentaire «<i>Camp 14: Total Control Zone</i>», présenté à McGill le jeudi 20 février par <i>Liberty in North Korea McGill</i> (LiNK McGill) et l’Association des étudiants en études est-asiatiques, Shin revient sur son histoire, sa naissance dans le camp de travail et la rudesse d’une (sur)vie où les prisonniers sont maintenus à la limite de la famine et de l’épuisement. L’endoctrinement est tel qu’il détruit les liens sociaux et affectifs, et la méfiance et l’obéissance vont jusqu’à pousser Shin, alors adolescent, à dénoncer les projets de fuite de sa mère et de son frère ainé, qui seront abattus sous ses yeux. Ce n’est que par sa rencontre avec un nouveau prisonnier, un homme plus âgé qui a connu la vie à l’extérieur du camp, que Shin aura à son tour envie de s’échapper pour pouvoir goûter à un bon poulet au barbecue. Il parviendra à franchir la barrière électrique de justesse, en s’aidant du corps du vieil homme qui meurt électrocuté. Shin erre quelques semaines avant de franchir la frontière sino-coréenne en traversant le fleuve Tumen –«c’était possible à l’époque, maintenant ça ne l’est plus», dit-il dans le documentaire– et d’être découvert par un journaliste qui comprend la nécessité de faire connaître son histoire au grand public.</p>
<p>«<i>Camp 14</i>» alterne avec justesse les récits de Shin, des images des conférences qu’il donne après son évasion et des dessins qui parviennent à donner une dimension poétique à la dureté du propos. Chose intéressante, le documentaire donne aussi la parole à deux anciens gardes de camp, qui se sont également enfuis et réfugiés en Corée du Sud. Ils évoquent la torture et l’embrigadement dans lequel eux-mêmes sont pris, et la juxtaposition de leurs témoignages avec ceux de Shin donne un point de vue complet et un éclairage poignant sur la situation des camps de travail nord-coréens. Il y aurait encore cinq grands camps en Corée du Nord; entre 150 000 et 200 000 travailleurs forcés emprisonnés pour des raisons politiques y seraient détenus. Un sixième camp aurait été fermé il y a peu –tous les travailleurs seraient morts de faim.</p>
<p><b>LiNK à McGill</b></p>
<p>LiNK McGill est une branche de <i>Liberty in North Korea</i>, une organisation non gouvernementale (ONG) créée en 2004 qui s’occupe d’aider les réfugiés nord-coréens et d’informer la communauté internationale sur la situation humanitaire en Corée du Nord. Matt, étudiant en développement international et vice-président aux affaires externes de LiNK McGill, explique en entrevue avec <i>Le Déli</i>t le fonctionnement de son association et ses liens avec la «maison mère»: «je suis très intéressé par la Corée du Nord, et je voulais savoir ce que je pouvais faire pour aider LiNK, à mon échelle. Je leur ai envoyé un courriel, et ils m’ont mis en relation avec d’autres étudiants de McGill, qui voulaient eux aussi faire partie de l’association. C’est ainsi que LiNK McGill est né.» L’association a été créée en novembre dernier, et la projection de «<i>Camp 14</i>» est leur deuxième événement, après une assemblée générale qui a rassemblé une vingtaine de membres en janvier. Leur but premier est de donner une visibilité à LiNK, à la fois sur le campus de l’université et dans la métropole montréalaise. À long terme, la branche mcgilloise compte aussi essayer de lever des fonds qui seront directement transmis à l’ONG. En effet, l’aide aux réfugiés nord-coréens, qui se retrouvent souvent en Chine, perdus et sans argent, ainsi que leur extraction coûtent extrêmement cher, que ce soit pour les déplacements, l’hébergement, ou encore les procédures de passage des frontières et l’obtention des visas. «Nous voulons apporter un soutien financier à LiNK, et informer les gens sur la situation humanitaire en Corée du Nord», poursuit Matt.</p>
<p><b>L’humain d’abord&nbsp;</b></p>
<p>LiNK et LiNK McGill essayent de donner à la population de nouvelles informations sur la Corée du Nord, et tentent de s’éloigner de l’image traditionnellement véhiculée par les médias, dans lesquels les problèmes de la situation nord-coréenne sont presque toujours d’ordre politique, et rarement sociaux. «Les gens s’intéressent plus aux problèmes politiques et au danger que représentent Pyongyang et Kim Jong-un», déplore Matt en entrevue avec <i>Le Délit</i>. «Ce que nous voulons, c’est aussi qu’on s’intéresse au peuple nord-coréen, non seulement aux milliers de prisonniers enfermés dans les camps, mais aussi au reste de la population, qui subit chaque jour la dureté du régime».</p>
<p>Tout cela dans le but de pouvoir, un jour, assister à l’ouverture des frontières et au démantèlement de ce pseudo régime communiste fortement dégradé. En effet, le souhait des réfugiés nord-coréens c’est aussi de pouvoir rentrer chez eux, mais un «chez eux» qui serait ouvert et respectueux des libertés individuelles et des droits humains. «Si le camp était détruit, je voudrais pouvoir retourner vivre là-bas», déclare Shin à la fin de «<i>Camp 14</i>». «Je cultiverai les champs, là où je suis né».</p>
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		<item>
		<title>Discussions au sommet</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/25/discussions-au-sommet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2014 20:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénat de McGill se penche sur l’interdisciplinarité.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Suzanne Fortier, principale de l’Université McGill, ouvre la séance du Sénat du mercredi 19 février dans la bonne humeur en annonçant la victoire de l’équipe de hockey masculine contre la Lettonie aux Jeux olympiques de Sotchi. Au programme de la réunion: politique d’évaluation des étudiants, interdisciplinarité et budget prévisionnel pour les années à venir.</p>
<p><b>&nbsp;Politique d’évaluation</b></p>
<p>Le Sénat débute avec une demande de Katie Larson, présidente de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires, Yasmeen Gholmieh et Claire Stewart-Kanigan, sénatrices de la Faculté des arts et Alvin Kuate Defo, sénateur de la Faculté des sciences. Leur question concerne la politique d’évaluation des étudiants (<i>University Student Assessment Policy</i>), qui précise notamment qu’un examen final ne peut pas valoir plus de 75% de la note globale. Cette politique ne serait parfois pas respectée, selon les cinq sénateurs concernés.</p>
<p>Ollivier Dyens, vice-recteur exécutif adjoint (étude et vie étudiante), a déclaré qu’il allait former une commission chargée d’enquêter sur les cas de non-respect de la politique d’évaluation, et que le sujet serait abordé de nouveau lors d’une prochaine réunion.</p>
<p><b>&nbsp;Interdisciplinarité à McGill</b></p>
<p>Le principal sujet de cette séance a été l’interdisciplinarité à l’Université McGill. Les sénateurs se sont tous accordés à dire qu’il est nécessaire de développer les liens entre les différents programmes et les différentes facultés, afin de permettre aux étudiants de prendre des cours variés et correspondant mieux à leurs intérêts. Actuellement, cela est parfois difficile, voire impossible: en effet, il y a un manque d’information, et les élèves ne sont pas toujours au courant des possibilités qui existent. De plus, le processus s’avère parfois compliqué par les différences bureaucratiques entre les départements, qui n’ont pas forcément le même fonctionnement ni les mêmes façons d’évaluer les élèves. Cela complique grandement les équivalences entre les programmes.</p>
<p>Suzanne Fortier a aussi relevé la difficulté de recevoir des financements du gouvernement fédéral pour des cursus interdisciplinaires.</p>
<p>Enfin, Martin Grant, doyen du département de physique, a tenu à préciser que «l’interdisciplinarité ne doit pas se faire juste pour elle-même, mais dans le but d’atteindre l’excellence. Peut-être que des chiens peuvent faire du hockey, mais est-ce que des chats peuvent en faire?» Le hockey, décidément un des grands enjeux de l’après-midi, permet au doyen Grant de mettre en avant un point important: l’interdisciplinarité doit être encouragée de façon cohérente afin de permettre un plus grand apprentissage.</p>
<p>Pour réfléchir aux moyens de mieux mettre en œuvre l’interdisciplinarité à McGill,&nbsp; un comité se réunira le 25 mars prochain, dans le but de proposer des solutions concrètes et rapidement applicables.</p>
<p><b>Budget et prévisions</b></p>
<p>Anthony C. Masi, vice-principal exécutif de l’Université McGill, a présenté le budget prévisionnel pour l’année prochaine et les années suivantes. Selon Masi, il y a quatre grands axes primordiaux dans l’attribution du budget: maintenir l’excellence académique, faire des étudiants les premiers bénéficiaires de l’université, augmenter la visibilité de McGill au niveau provincial, national et international, et gérer efficacement les finances de l’université.</p>
<p>Le budget de l’université, toujours marqué par les coupures gouvernementales, est encore en déficit, bien que cela semble se réduire. Les départs volontaires à la retraite et le personnel non remplacé ont notamment permis de faire quelques économies. Selon les dernières prévisions, le déficit sera de 10,4 millions de dollars pour l’année 2014 (il était de 13 millions de dollars l’année dernière). Le gouvernement du Québec devrait en théorie réinvestir 25 millions de dollars sur les cinq prochaines années. Cependant, il reste beaucoup d’incertitudes au niveau des décisions gouvernementales, et cette somme n’a pour l’instant pas été confirmée. <i>Le Délit</i> reviendra sur ce sujet lorsque de plus nombreuses informations seront disponibles.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Déjà grands</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/02/18/deja-grands/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2014 06:29:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Petits Violons montrent l’amour de la musique à travers la méthode Cousineau.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un mois, <i>Le Délit</i> sortait ravi du concert de l’ensemble Cousineau, qui interprétait deux morceaux de Schubert (voir «Vous avez dit <i>Quartettstatz</i>?», <i>Le Délit</i> volume 103, numéro 12). Cette semaine, c’est avec le même enthousiasme que nous vous parlons de leur dernier concert, qui s’est déroulé le dimanche 16 février à l’église du Gesù.</p>
<p>Cette fois, les élèves de l’école Les Petits Violons se sont joints à leurs professeurs pour interpréter quelques pièces phares des répertoires baroques et classiques: des extraits de la <i>Partita n°3</i> de Bach, le <i>Concerto pour violon en sol</i> de Vivaldi, ainsi que deux pièces de Mozart, le <i>Duo pour violon et alto en sol majeur</i> et un <i>Quatuor à cordes</i>. L’ensemble donne un joli tableau, dans lequel le mélange des âges et des niveaux s’efface derrière une passion commune pour les instruments à cordes. La performance est touchante et bien menée, dans un esprit intime et convivial qui séduit autant les passionnés de musique classique que les novices et les curieux.</p>
<p>Ce concert met une fois de plus en lumière l’école des Petits Violons, fondée en 1974 par le violoniste québécois Jean Cousineau, et dont la fille Marie-Claire est aujourd’hui la directrice. Si elle reste encore une petite structure –l’école compte une quarantaine d’élèves– elle est désormais reconnue nationalement pour ses méthodes d’enseignement. «La méthode Cousineau, on y croit ou on n’y croit pas. Moi, quand ma fille a voulu faire du violon, je me suis tout de suite tournée vers cette école», explique au <i>Délit</i> Denise St-Pierre, pianiste professionnelle, dont la fille Zoé St-Pierre-Belzile a été élève aux Petits Violons avant d’y être maintenant professeure. La sélection se fait à l’âge de cinq ans, suite à un test et une entrevue, et on n’hésite pas à rejeter des jeunes élèves si on voit qu’ils «manquent de potentiel», poursuit Madame St-Pierre. Pour l’heureux élu qui intègre l’école, un des parents de l’enfant doit se désigner «parent coach». Il sera présent lors de chacun des cours de sa progéniture, et aura un rôle prépondérant dans son apprentissage. «Si l’enfant ne travaille pas, le parent se fait engueuler aussi», raconte ainsi Denise St-Pierre.&nbsp;«Je me souviens être allée à des cours la boule au ventre, car je savais que j’allais me faire engueuler car ma fille n’avait pas assez pratiqué».</p>
<p>En contrepartie, la méthode Cousineau forme des musiciens d’une grande technicité. Les cours se fondent sur deux critères: l’apprentissage d’une kinési plus efficace et le rôle du cerveau et du système neuro-moteur dans le jeu du musicien, mettant ainsi en œuvre une certaine intellectualisation du geste esthétique.</p>
<p>On est loin d’une conception de l’apprentissage musical pour tous et pour le plus grand nombre. L’élitisme et la reproduction sociale se créent dès le plus jeune âge, en refusant des enfants de cinq ans qui voudraient s’initier au violon, mais aussi en obligeant un des parents à «coacher» son enfant. Que se passe-t-il si aucun des parents ne joue d’instrument? Ou si, pire encore, ils ne savent pas lire la musique et ne connaissent pas grand chose au classique? Difficile d’aider son rejeton si le parent n’est pas lui-même déjà intégré dans le milieu somme toute très fermé de la musique classique.</p>
<p>Pourtant, le rôle des musiciens de talent est peut-être justement d’essayer de faire connaître leur univers à ceux qui <i>a priori</i> n’y ont pas accès, sans pour autant perdre en talent et en virtuosité. Le passé l’a suffisamment prouvé, il n’est pas forcément nécessaire d’être né dans une famille de musiciens pour le devenir –les parents d’Haydn étaient charron et cuisinière. Et, même sans devenir un virtuose, l’apprentissage d’un instrument permet à beaucoup d’enfants un épanouissement qui leur sera précieux pour le reste de leur vie.</p>
<p>Alors oui à la qualité, oui à la rigueur. Mais oui aussi à l’ouverture à tous de la musique classique, bien trop souvent enfermée en haut de sa tour d’ivoire.</p>
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		<title>Poser des limites</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/12/poser-des-limites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2013 08:12:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conseil législatif de l'AÉUM.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Budget, costumes et espace sécuritaire (<i>safe space</i>): tel était le programme du dernier Conseil législatif de l’Association Étudiante de l’université McGill (AÉUM).</p>
<p><b>Discrimination et résidences</b></p>
<p>Le conseil a commencé par la présentation du projet d’Emily Yee Clare, ancienne vice-présidente aux affaires universitaires pour l’année 2011–2012. Elle a encouragé le conseil à financer le <i>Sustainability Projects Fund</i> (SPF), qui propose de mettre en place dans les résidences étudiantes de McGill des activités de sensibilisation aux problèmes de discriminations raciale, sexuelle et religieuse.&nbsp; Sa proposition a été vivement soutenue par le conseil, et notamment par Katie Larson, présidente de l’AÉUM, qui a déclaré être ravie que le SPF mette en place une action «qui ne soit pas directement liée au développement durable». Le projet a été accepté à l’unanimité – exceptée pour une abstention.</p>
<p><b>Retour sur 4Floors</b></p>
<p>La majeure partie du temps de parole a ensuite été consacrée à un retour sur l’événement d’Halloween «4Floors», la soirée déguisée organisée chaque année par l’AÉUM. Cette année, l’association avait pris les devants dans le but d’éviter tous costumes discriminatoires ou jugés non conformes à l’espace sécuritaire (en référence aux <i>blackface</i> qui avaient dérangé les festivités de l’année dernière). En effet, l’AÉUM avait mis en place une campagne pour sensibiliser les étudiants et les inciter à ne pas dépasser certaines limites lors du choix de leurs costumes. Selon Joey Shea, vice-présidente aux affaires universitaires, et Brian Farnan, vice-président aux affaires internes, la soirée s’est globalement bien passée.</p>
<p>Quelques incidents ont cependant eu lieu: Joey Shea a évoqué le cas d’un étudiant venu déguisé en basketteur, et portant une perruque afro. Même si la vice-présidente a déclaré que cet étudiant était expressément venu dans le but de perturber la soirée, on peut cependant se demander où se trouvent les limites de l’espace sécuritaire.</p>
<p><b>Retour sur le budget</b></p>
<p>Enfin, le Conseil législatif est revenu sur le budget de l’année 2013–2014. Cette année encore, l’AÉUM doit faire face à un sérieux déficit, lié selon Tyler Hofmeister, vice-président aux finances et aux opérations, aux «négociations avec l’Université McGill et au prix du loyer du bâtiment Shatner». Les charges du conseil ont également augmenté à cause de son adhésion à la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). Le budget de l’année a été approuvé avec 21 voix et 8 abstentions.</p>
<p>Budget, costumes et espace sécuritaire (<i>safe space</i>): tel était le programme du dernier Conseil législatif de l’Association Étudiante de l’université McGill (AÉUM).</p>
<p><b>Discrimination et résidences</b></p>
<p>Le conseil a commencé par la présentation du projet d’Emily Yee Clare, ancienne vice-présidente aux affaires universitaires pour l’année 2011–2012. Elle a encouragé le conseil à financer le <i>Sustainability Projects Fund</i> (SPF), qui propose de mettre en place dans les résidences étudiantes de McGill des activités de sensibilisation aux problèmes de discriminations raciale, sexuelle et religieuse.&nbsp; Sa proposition a été vivement soutenue par le conseil, et notamment par Katie Larson, présidente de l’AÉUM, qui a déclaré être ravie que le SPF mette en place une action «qui ne soit pas directement liée au développement durable». Le projet a été accepté à l’unanimité – exceptée pour une abstention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>&nbsp;</b></p>
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		<title>[ fʀɑ̃kɔfɔni ]</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/05/f%ca%80a%cc%83k%c9%94f%c9%94ni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 07:32:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Je parle français», qu’est-ce que ça veut dire?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«Que serait la francophonie si personne ne parlait français?», s’interrogeait lors de son mandat le premier Président socialiste de la cinquième République française. Une trentaine d’années plus tard, les mots de François Mitterrand semblent encore résonner dans l’espace de la réflexion francophone, et ce parce qu’ils en soulignent une caractéristique majeure: la francophonie, c’est d’abord et avant tout une langue.</p>
<p>Le français est, selon la dernière évaluation de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) datant de 2010, la langue maternelle de 115 millions d’individus à travers le monde. Elle est la langue officielle de 57 états répartis dans 29 pays: outre la France, la Suisse, la Belgique et le Canada, qui représentent les plus gros bastions francophones, on la retrouve inscrite dans les constitutions du Togo, du Sénégal, d’Haïti, de Madagascar ou encore des Seychelles. Le français est ainsi, encore aujourd’hui, la deuxième langue la plus importante sur le plan géopolitique. Notons qu’elle fait partie des langues officielles de l’Organisation des Nations Unies (ONU).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;Petit historique du français</strong></p>
<p>Avant d’être détrônée par l’anglais après la Seconde Guerre mondiale, le français a longtemps été la langue la plus parlée au monde. En Europe, c’est la langue des échanges commerciaux, politiques et culturels pendant les 18<sup>e</sup> et 19<sup>e</sup> siècles: à Saint-Pétersbourg, l’impératrice Catherine II, qui règne jusqu’en 1796, fait ainsi rédiger tous les mémoires de l’Académie en français, tandis que Frédéric II de Prusse, qui règne de 1740 à 1786, grand ami de Voltaire et amoureux du français, va jusqu’à remplacer le latin par le français à l’Académie de Berlin.</p>
<p>Le terme «francophonie» apparaît pour la première fois en 1880, sous la plume du géographe Onésime Reclus, qui l’utilise dans son ouvrage <i>France, Algérie et colonies</i> pour désigner l’ensemble des espaces où le français est parlé. Mais ce n’est qu’avec la décolonisation que ce mot rentre dans l’usage quand, au début des années 1960, des personnalités issues des anciennes colonies françaises décident de se regrouper pour maintenir avec la France des relations fondées sur des affinités culturelles et linguistiques. Parmi eux, on compte notamment le président algérien Habib Bourguiba ou l’écrivain sénégalais Léopold Sédar Senghor, qui seront les pionniers du mouvement de la francophonie. À leur initiative est créée en 1960 la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN): plus ancienne institution francophone, elle compte désormais 44 membres (contre 15 à sa création), et œuvre pour la promotion de l’éducation.</p>
<p>Mais c’est en 1969, lors de la première conférence des États francophones qui s’est tenue à Niamey (Niger) sous le patronage d’André Malraux, que commence à se dessiner le monde de la francophonie tel que nous le connaissons de nos jours. Les débuts de ces conférences sont balbutiants et conflictuels. En effet, seuls les pays africains sont d’abord invités à y participer, et des tensions se créent avec le Canada. Ainsi, la France soutient que seul le Québec, avec sa majorité francophone, devrait pouvoir y jouer un rôle; mais Ottawa et le gouvernement de Pierre Elliot-Trudeau veulent inclure le Canada au complet. Ils accusent la France de soutenir les aspirations séparatistes du Québec. En conséquence, il n’y eut aucune présence nord-américaine durant les conférences des États francophones, et ce jusqu’à la fin du mandat de Trudeau en 1979.</p>
<p>À partir de 1997, l’organisme change de nom et devient l’Organisation internationale de la francophonie. Il compte aujourd’hui 77 pays membres ou observateurs. L’OIF est un dispositif institutionnel voué à promouvoir la langue française tout en s’appuyant sur des valeurs communes: la paix, la gouvernance démocratique et l’État de droit. Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, en est le secrétaire général depuis 2003. L’OIF s’appuie sur des réseaux d’organisations francophones tels que la chaîne de télévision TV5 Monde, l’Agence universitaire de la Francophonie, et les Bureaux et les Centres régionaux et continentaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La francophonie en Amérique</strong></p>
<p>En Amérique, la francophonie est régie par le Centre de la francophonie des Amériques. Son mandat? Mettre en relation les francophones de toute l’Amérique, et créer des liens et des réseaux pour promouvoir la langue et la culture francophone. «C’est un organisme de terrain», explique Denis Desgagné, président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, en entrevue avec <i>Le Délit</i>. Contrairement à l’OIF, qui est l’organe diplomatique de la francophonie, le travail du centre est très concret et s’organise autour de quatre secteurs: l’éducation, la culture, l’économie et les communications. L’éducation est un volet très important du mandat du centre: «Au Canada, poursuit Denis Desgagné, il y a des listes d’attente pour accéder à une éducation en français langue première ou langue seconde! Les gens cherchent des professeurs, des outils pédagogiques, des moyens ou des référents culturels… Notre rôle à nous, c’est de parvenir à combler ces manques.»</p>
<p>Au Brésil, Monsieur Desgagné a récemment rencontré 600 professeurs de français, qui essayent de trouver des outils pédagogiques francophones plus performants. Ils sont très intéressés à travailler avec des francophones du Mexique ou du Canada, et à tisser des liens pour renforcer la francophonie. «On a ciblé la jeunesse comme notre clientèle prioritaire», confie-t-il au <i>Délit</i>.</p>
<p>Un bon exemple du travail concret qu’effectue le Centre de la francophonie des Amériques est la bibliothèque numérique, qui a été mise en place progressivement au cours de ces dernières années. Le principe est simple: une fois membre, on peut emprunter des livres téléchargeables sur ordinateur. Les ouvrages sont chrono-dégradables et se détruisent après 3 semaines. L’écrivain Danny Laferrière est le parrain de cette initiative: «Lorsqu’il était enfant, à Haïti, il n’avait pas accès aux livres», explique Monsieur Desgagné. «Quand il en trouvait un, il le lisait de tous les côtés! Cela montre que la bibliothèque numérique est vraiment un outil pertinent pour tous les territoires qui n’ont pas encore accès au livre. On nous demandait d’envoyer des livres au Chili, dans des régions éloignées… Maintenant, tout est sur Internet!»</p>
<p>Le centre travaille aussi en étroite collaboration avec l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), dans le but d’organiser le premier Parlement francophone des jeunes des Amériques. L’événement aura lieu en août 2014 à Toronto, et sera une opportunité unique pour des centaines de jeunes de participer à une simulation parlementaire. «La créativité et l’innovation sont au cœur de tout ce que l’on fait», explique Denis Desgagné. Le Parlement des jeunes sera une occasion de plus de prouver le dynamisme de la francophonie. «Pour moi, la francophonie c’est avant tout une énergie. Dans les Amériques, elle a toutes sortes de formes, d’accents, de territoires. Elle est très dynamique, elle a une culture et elle est toujours en changements continus, c’est ce qui lui donne sa force. Elle est aussi citoyenne, très humaine: c’est un lien avec les autres.» C’est également ce dynamisme de la francophonie qui pousse le Centre de la francophonie des Amériques à cibler prioritairement les jeunes: assurer un accès à l’éducation pour tous est un des principaux mandats de l’Organisation internationale de la francophonie, qui dispose d’organismes entièrement dédiés à cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;La francophonie et l’éducation</strong></p>
<p>Pour garantir l’accès à l’éducation en français, la France a mis en place un vaste réseau d’établissements d’enseignement français à l’étranger (EEFE). Ce sont les fameux «Lycées Français», par lesquels est passée une grande partie des étudiants français (ou simplement francophones) de McGill. Si ces EEFE garantissent une éducation française partout dans le monde, ils s’adressent pourtant surtout à des élèves français et n’ont parfois qu’une vague idée de la francophonie, leur but n’étant en effet pas de faire circuler la langue, mais d’enseigner à ceux qui la parlent déjà.</p>
<p>Il est peut-être plus pertinent de s’intéresser au système des Écoles Européennes, des établissements multilingues implantés en Europe et qui offrent dans une même enceinte des enseignements en différentes langues. Là-bas, on peut suivre des cours en français, que l’on soit francophone ou non. Un professeur de littérature de l’Ecole Européenne de Bergen, aux Pays-Bas, explique en entrevue avec <i>Le Délit</i> que la réalité est parfois différente des beaux projets des organismes de la francophonie: «beaucoup d’élèves ne voient pas l’utilité immédiate du français, dans la mesure où l’anglais international est quand même très répandu.» Cependant, il remarque qu’encore aujourd’hui, «apprendre le français, c’est aussi apprendre une culture et une histoire»: la langue de Molière et de l’âge d’or de l’Europe reste ainsi empreinte dans les mémoires collectives d’un certain rayonnement culturel.</p>
<p>Comment, alors, renforcer l’intérêt pour le français au niveau de l’éducation? <i>Le Délit </i>s’est entretenu avec Gérard Lachiver, directeur du Bureau des Amériques – pôle de développement, de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), dont le siège se situe à l’Université de Montréal (UdeM). L’AUF est un réseau mondial d’enseignement supérieur et de recherche francophone: elle regroupe toutes les universités qui ont le français comme langue de travail, en totalité ou en partie. L’agence comporte 786 membres répartis sur 98 pays, ce qui fait d’elle la plus grosse association d’universités au monde fondée sur une langue commune.</p>
<p>La coopération entre les universités se structure autour de projets communs: l’agence tente de favoriser les rapprochements entre les universités dites «du nord», plus développées sur le plan des programmes de formation et de recherche, avec des universités «du sud». Cela leur permet d’améliorer et d’enrichir les programmes de formation, ou de mettre en place des équipes de recherche qui peuvent être plus importantes qu’elles ne l’auraient été si l’université avait été seule. Ces coopérations s’exercent à tous niveaux, aussi bien au niveau des programmes de Baccalauréat, que des programmes de Maîtrise et de Doctorat.</p>
<p>En septembre 2012, trois des plus grandes universités francophones hors de France – l’Université de Montréal, l’Université libre de Bruxelles et l’Université de Genève – ont ainsi signé une entente de partenariat dans le but de devenir une référence francophone dans le monde.</p>
<p>Pour Gérard Lachiver, l’AUF a deux objectifs primordiaux: renforcer les stratégies de développement dans les établissements membres, et permettre à la communauté scientifique de travailler en langue française. Pour lui, la francophonie est un moyen d’enrichir le milieu universitaire: «Il faut se dire qu’on peut avoir des modèles plurilingues, et ne pas tendre vers le modèle unique qui est celui de l’anglais. Le français doit être vu comme un enrichissement, et même une alternative pour beaucoup de pays pour lesquels ni le français ni l’anglais ne sont la langue première. Avoir accès à l’univers francophone est une nouvelle ouverture sur le monde.» L’AUF œuvre ainsi pour que les travaux des chercheurs soient publiés en français, et qu’ils puissent être reconnus en s’exprimant dans une langue autre que l’anglais.</p>
<p>Et Montréal? La ville bilingue semble être une bonne illustration de ce que signifie étudier en français ailleurs qu’en France. «Ici, explique Monsieur Lachiver, on a des modèles de formations et de recherches qui sont très différents de ceux qui sont traditionnellement développés en France. À Montréal, on a la chance d’avoir des modèles de fonctionnement qui sont typiquement nord-américains, et que l’on partage avec nos collègues anglophones…mais en français!» Ces méthodes de travail, ces modèles de fonctionnement et la façon de travailler avec les étudiants sont un enrichissement pour la communauté francophone internationale, qui a, par les universités francophones d’Amérique, accès à des appréhensions différentes de l’éducation. Au niveau universitaire, de nombreux moyens sont donc mis en œuvre pour faciliter l’expression et la recherche en français, et unifier les universités francophones autour d’un but commun: être reconnues dans leur langue.</p>
<p><strong>Multilingue et disparate?</strong></p>
<p>Malgré l’OIF et ses organismes de terrain, il semble que la francophonie reste malgré tout un ensemble très disparate. D’ailleurs, une multitude de micro-organisations se créent chaque année, dérangeant l’unité voulue par les plus hautes instances. Dans son ouvrage<i> The Defense of French. A Language in crisis </i>(La Défense du français. La crise d’une langue), Robin Adamson parle de «l’obsession» des Français et des francophones à défendre leur langue. Au milieu d’un attirail impressionnant de lois et d’organisations qui s’appliquent à des peuples, des pays ou des États tous aussi divers, on a parfois l’impression que rien ne se passe.</p>
<p>L’Organisation internationale de la Francophonie semble en effet progressivement basculer vers un fonctionnement multilingue: en effet, à l’exception de la France, tous les États membres sont en situation de bilinguisme ou de multilinguisme, et le français est en concurrence avec d’autres langues, même au sein de l’OIF. De plus, la disparité des statuts des membres – pays, États non souverains et États non francophones – peut entraîner des difficultés dans la mise en place de certains programmes éducatifs, culturels ou économiques.</p>
<p>Cependant, et malgré les difficultés d’unité inhérentes à toute grande organisation de niveau mondial, l’Organisation internationale de la Francophonie reste sous l’égide de la Charte de la Francophonie, adoptée à Antananarive, capitale de Madagascar, en novembre 2005, et qui statue en préambule que «la francophonie doit tenir compte des mutations historiques et des grandes évolutions politiques, économiques, technologiques et culturelles qui marquent le 21<sup>e</sup> siècle pour affirmer sa présence et son utilité dans un monde respectueux de la diversité culturelle et linguistique». Un beau programme pour les années futures.<span class="mceMediaCredit mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" id="308" style="width: 462px;"><span class="media-credit-dd"><br>
</span></span></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Musique et mondanités</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/11/05/musique-et-mondanites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2013 06:30:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Orchestre symphonique de McGill célèbre Kaija Saariaho.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Certains après-midis sont placés sous le signe des réjouissances; le dimanche 3 novembre a fait partie de ceux-ci. Sous la direction d’Alexis Hauser, l’Orchestre symphonique de McGill présentait à la Maison Symphonique de la Place des Arts un concert au répertoire foisonnant où se côtoyaient des œuvres de Verdi, Wagner, Ravel et… Kaija Saariaho. Cette compositrice finlandaise était d’ailleurs présente à l’événement, puisqu’un doctorat <i>honoris causa</i> lui était remis pour l’intégralité de son travail. Ses compositions allient les nouvelles ressources électroniques aux instruments acoustiques traditionnels, dans un travail innovant sur les sons, les formes et les textures. Dimanche, c’est sa pièce <i>Lanterna Magica, pour grand orchestre</i> que les élèves de l’École de Musique Schulich ont interprété avec brio. Dans cette œuvre, Saariaho a intégré des parties parlées, lors desquelles les musiciens quittent leurs instruments pour scander en chœur quelques bribes de textes.</p>
<p><b>La musique au féminin</b></p>
<p>Lors de son discours de remerciements, Kaija Saariaho a tenu à souligner les difficultés que peuvent éprouver les femmes musiciennes, compositrices ou chefs d’orchestre: «pendant un moment, j’ai cru que la place des femmes en musique commençait à changer… Cependant, en parlant avec de jeunes musiciennes, je me suis rendue compte qu’il restait encore beaucoup à faire.» Elle évoque entre les lignes les récents propos de Vasily Petrenko, chef d’orchestre principal de l’Orchestre philarmonique d’Oslo, qui déclarait à la fin de l’été que «les hommes sont de meilleurs chefs d’orchestre que les femmes», ainsi que le rapporte un article du <i>Telegraph</i> datant du 3 septembre.</p>
<p>L’absence de mixité est en effet flagrante dans le domaine musical. Dans une enquête publiée le 2 octobre, France Musique note que, en France, sur les 574 concerts prévus sur l’année 2013–2014, seuls 17 seront dirigés par des femmes. Les plus grandes instances musicales ne rattrapent pas ces résultats: à l’Opéra National de Paris, aucun des 19 opéras programmés cette année ne sera mis en scène par une femme.</p>
<p>Kaija Saariaho a donc tenu à défendre la présence féminine dans la musique classique. Celle qui a gagné plusieurs grands prix musicaux – dont le Polar Prize en 2013 ou le Sonning Music Prize en 2011 – a rappelé ses propres combats. «Nous devons continuer de nous battre pour affirmer la parité et faciliter la formation des femmes dans le domaine de la musique classique», a‑t-elle affirmé. Sean Ferguson, le doyen de la Faculté de Musique, a vivement soutenu ses propos, en rappelant que, même à McGill, il restait beaucoup à faire.</p>
<p><b>&nbsp;Mélodie mcgilloise</b></p>
<p>L’événement était l’occasion de réunir de très nombreuses générations de mcgillois: en effet, beaucoup d’anciens élèves étaient présents, aux côtés d’élèves actuels, de professeurs et de membres de l’administration. Tous ont salué cette initiative, et ont loué la performance des élèves de l’Orchestre symphonique. En entrevue exclusive avec <i>Le Délit</i>, Suzanne Fortier, la principale de l’université, a tenu à faire part de sa fierté: «ce concert était un moment unique! C’est vraiment formidable de voir des musiciens si talentueux jouer dans une salle comme la Maison Symphonique.» Lors de son discours final, la Principale a également insisté sur l’importance du lien entre les différentes générations de mcgillois, qui crée un vaste réseau à travers le monde.</p>
<p><i>Le Délit</i> salue la performance des élèves musiciens, qui ont offert un concert déjà digne des plus grands orchestres. On en serait presque à regretter la coupure protocolaire de remise de l’<i>honoris causa</i>, qui a marqué une (trop) longue pause au milieu de cette extase musicale. L’événement aura donc eu le double mérite d’offrir une performance époustouflante tout en faisant réfléchir le public sur les enjeux de la musique classique de nos jours. Merci l’Orchestre symphonique de McGill!</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bibliothèque en plein air</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/01/bibliotheque-en-plein-air/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 06:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18590</guid>

					<description><![CDATA[<p>Fin des déambules du Délit au coeur du Festival International de littérature.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des étagères pleines de livres, de feuilles de papier, des stylos, des jeux pour enfants et des coins sympas où s’asseoir pendant quelques minutes pour lire, discuter ou simplement profiter des derniers beaux jours de septembre. Nous sommes en plein cœur de Montréal, à l’angle de la rue Clark et du boulevard Maisonneuve, où s’est installée le temps du Festival International de Littérature (FIL), l’incroyable projet d’une bibliothèque extérieure, libre et entièrement gratuite. Ici, on peut venir chercher des livres, pour les lire sur place ou les emmener et les garder définitivement. On peut aussi apporter des ouvrages, remplir à nouveaux les étagères, faire partager ses lectures à des inconnus en laissant des messages qui viendront décorer les panneaux mis en place à cet effet.</p>
<p>La bibliothèque extérieure du FIL met en valeur un aspect essentiel de la littérature: l’importance de la circulation des textes, de leur passage de main en main, des échanges que les livres permettent entre des gens qui ne se connaissent pas. Dans cette bibliothèque peu commune, on ressent la présence des ouvrages littéraires, un peu comme si on se retrouvait dans la réserve secrète d’un pays sous régime dictatorial, où tous les livres interdits et censurés étaient réunis et protégés. Frédérique Bouchard, une des responsables du lieu, se réjouit du succès de l’installation: «Ici, les gens sont heureux!, explique-t-elle dans une entrevue au <i>Délit</i>. Et ils sont nombreux: en une heure, on vient de compter près de 123 passages. Quand la bibliothèque fermera (elle a fermé dimanche 29 septembre, à la fin du FIL, <i>ndlr</i>), tous les ouvrages seront donnés à une association qui œuvre pour l’alphabétisation». Un lien se crée alors entre les lecteurs aguerris, les jeunes lecteurs et les futurs lecteurs; comme une expérience intergénérationnelle.</p>
<p>Dans un coin consacré aux plus jeunes, Sophie Préfontaine, avocate, profite de l’endroit avec son mari et ses deux jeunes enfants. Aucun ne sait lire, l’un ne marche même pas encore, mais ils commencent déjà à apprivoiser peu à peu les lettres et les mots tracés dans de grands livres colorés. «Cet endroit est merveilleux, confie la jeune mère au <i>Délit</i>. Le parc et les livres, ce n’est que du bonheur. C’est un cadre qui devrait servir plus souvent à des événements de ce genre. Et c’est génial pour les enfants: ça les ouvre, ça les éveille. En les mettant très tôt face aux livres, j’espère pouvoir faire d’eux de meilleurs citoyens». En se promenant entre les rayons et les tables, on comprend en effet très vite que cette bibliothèque veut également montrer l’importance de l’éducation et de la lecture dans la vie sociale. Des photographies grandeur nature montrent des adultes tenant des pancartes écrites d’une main émouvante mais mal assurée et ponctuées de jolies fautes d’orthographe. Ce sont les portraits des personnes analphabètes dont s’occupe l’association évoquée par Frédérique Bouchard. Par la lecture, par l’écriture, ce sont en fait l’ensemble des processus de communication qui deviennent accessibles; l’occasion pour le FIL de rappeler que, même au Québec, tout le monde n’a pas encore la chance d’avoir accès aux bases les plus fondamentales de l’éducation.</p>
<p>Cette bibliothèque extérieure, petit coin de paradis perdu entre les tours du quartier des spectacles, a permis à la littérature de s’emparer, pour quelques jours au moins, de la ville toute entière. L’édition 2013 du Festival International de Littérature a, cette année encore, présenté de belles surprises et des trouvailles originales. Pour Michelle Corbeil, la directrice artistique du Festival, qui s’est entretenue au téléphone avec <i>Le Délit</i>, c’est un succès. En associant la littérature avec d’autres arts, comme le chant ou la danse et en organisant des événements très éclectiques, le FIL est parvenu à réunir un public varié, composé d’initiés et de néophytes, de jeunes et de moins jeunes, de riches et de moins riches, autour d’un seul objet: le littéraire.</p>
<p>L’année prochaine, le Festival fêtera ses vingt ans. Interrogée sur l’avenir de l’événement, Michelle Corbeil se veut positive: «On ira toujours de l’avant, en se renouvelant sans cesse. Notre but, c’est d’amener les gens à lire toujours plus. Moi, je suis une littéraire, une lectrice avant tout, j’en suis fière, il faut en être fière. Mais, comme tout le monde, nous sommes victimes des coupures budgétaires. Il faut redoubler d’efforts pour trouver des financements et avoir les moyens de monter le Festival chaque année». La littérature et les arts sont les premières victimes d’une économie libérale et capitaliste en crise; gratuite et fondée sur l’échange entre les individus, la bibliothèque extérieure du FIL est un pied de nez réussi à la société à l’occidentale; une expérience qui devrait être renouvelée.</p>
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		<title>Ce qu’écrire veut dire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/24/ce-quecrire-veut-dire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 06:50:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Jusqu’où te mènera ta langue?» ouvre le Festival International de Littérature.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qu’est-ce que c’est, aujourd’hui, d’être écrivain? Quand tout le monde tweet, texte et publie sur la toile? Quand la politique et l’art deviennent des messages de 140 caractères maximum? C’est la problématique qu’a choisi d’étudier la troupe du spectacle <i>Jusqu’où te mènera ta langue?</i>, présenté vendredi 20 septembre à l’ouverture du Festival international de Littérature de Montréal (FIL). Une performance multiforme, où musique, texte et jeu d’acteur se mêlent pour réfléchir au statut de l’auteur dans la société d’aujourd’hui. Plusieurs écrivains contemporains québécois, parmi lesquels Samuel Archibald, Marjolaine Beauchamp, Simon Boulerice ou encore Alain Farah, ont été mis à contribution pour construire ce spectacle. En entrevue avec <i>Le Délit</i>, Simon Boulerice revient sur la genèse de <i>Jusqu’où te mènera ta langue?</i>: «J’ai reçu un questionnaire électronique. Je l’ai rempli sans savoir ce qui allait être retenu, sans savoir qui allait jouer les parties écrites. Pour moi, ce soir, c’était donc une découverte en même temps que tout le monde.»</p>
<p>Sur scène, les cinq comédiens – Dany Boudreault, Philippe Cousineau, Eve Landry, Hubert Lemire et Marie-Ève Pelletier – jouent des bribes de textes, des extraits. À travers les réponses des auteurs se dessine une certaine vision de la littérature: celle d’un art engagé, décidément ancré dans le Québec et le monde actuel. On évoque la Charte des Valeurs, on parle de chocs culturels, de l’hiver et du chauffage trop fort qui détruisent les canalisations. Une littérature comme on l’aime, comme on veut l’aimer, qui s’exprime hors de toutes contraintes. Simon Boulerice explique au <i>Délit</i> les enjeux de cette performance: «C’était l’occasion d’organiser une prise de parole d’auteurs dramatiques, autrement que par la fiction, que par des personnages. On voulait montrer la parole dans la société et faire s’exprimer les écrivains sur l’actualité».</p>
<p>Une parole libre mais aussi collective puisque le spectateur ne sait pas quel auteur a écrit les textes qu’il entend. Tous les mots se mélangent dans un ultime effort pour mettre chaque individu sur un pied d’égalité. «Parfois, il y avait des passages où je n’étais pas sûr, je ne savais plus si c’était moi qui avait écrit ça, raconte Simon Boulerice au <i>Délit</i>. Là-dedans il y a quelque chose de très démocratique. C’est comme si la parole appartenait à tout le monde. On ne peut plus avoir l’orgueil de se revendiquer auteur. C’est vraiment collectif». Le seul moment où la personne de l’écrivain réapparaît, c’est lors des «sujets libres»: les auteurs sont invités à monter sur scène pour lire un court texte écrit spécialement pour le spectacle. Alain Farah nous parle de sa chambre en Italie et de son angoisse du bidet; Simon Boulerice nous présente sa nouvelle valise à fleurs et se demande si oui ou non il doit culpabiliser de l’avoir achetée à seulement 50 centimes dans une boutique «pour les pauvres»; Evelyne de la Chenelière dérive autour de son cahier Canada. En cela, ce spectacle festif et vitaminé ouvre d’une manière décapante le FIL. C’est une célébration des Lettres sous toutes leurs formes qui réfléchit, propose, mais n’apporte pas de réponse définitive. Chacun y va de son intuition, dans une ambiance conviviale rythmée par des airs de piano. <i>Jusqu’où te mènera ta langue?</i> défend malgré tout une certaine idée de la littérature, celle d’un art engagé à la Zola et à la Malraux, capable de réagir face aux circonstances de l’actualité. Mais cet art ne peut s’empêcher d’être empreint de dérision et d’un rire parfois cynique, ce qui nous pousse à nous demander quelles sont les limites d’une telle conception aujourd’hui. «Qu’est-ce que c’est, écrire dans la cité?», achève Simon Boulerice. Toute la semaine, le FIL nous invite, à travers de nombreux événements, spectacles et lectures, à fêter la littérature ainsi qu’à réfléchir sur les questions qu’elle nous pose.</p>
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		<title>Réorganisation et Charte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/23/reorganisation-et-charte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 03:56:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’AÉCSUM tient sa première Assemblée Générale de l’année.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans un climat d’opposition qu’a eu lieu, mercredi le 18 septembre, la première Assemblée Générale de l’AÉCSUM (Association étudiante des cycles supérieurs de l’Université McGill). À une exception près, le comité exécutif est le même que l’année dernière, les candidats réélus s’étant pour la majorité présentés sans concurrents. La ligne directrice de l’association reste donc sensiblement la même. Trois points ont été abordés durant cette Assemblée Générale.</p>
<p>Le comité exécutif a tout d’abord soumis au vote des membres une dizaine de changements concernant la formulation des statuts de leurs postes. Il a ensuite proposé une réorganisation du Conseil de l’AÉCSUM. Ce dernier, qui a lieu tous les mois et qui regroupe les représentants de chaque département, est actuellement composé de 131 membres permanents. Le comité exécutif voudrait réduire ce nombre. Devant l’indécision et le mécontentement de certains, le secrétaire-général Jonathan Mooney a tenu à préciser sa position: «Avoir un Conseil composé de 131 membres, c’est beaucoup trop, a‑t-il déclaré. L’AÉUM a 40 membres, le Sénat américain en a 100! En réduisant le nombre de conseillers, on aura un Conseil vraiment plus efficace». La nouvelle refonte du Conseil a aussi pour but de rééquilibrer le nombre de conseillers entre les départements, certains s’étant sentis lésés après le dernier remaniement décidé en mars dernier.</p>
<p>La motion a finalement été acceptée de justesse suite à environ une demi-heure de débat, durant lequel certains membres de l’AÉCSUM se sont fortement opposés à ces modifications, qui, selon eux, nuiraient à la bonne représentation de chaque étudiant et de chaque département.</p>
<p><b>Charte des valeurs</b></p>
<p>Les deux heures suivantes ont été consacrées à la Charte des Valeurs québécoises proposée par le gouvernement péquiste. Avec sa motion, l’AÉCSUM a voulu trouver une position commune à adopter vis-à-vis de cette charte, tout en incitant la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), traditionnellement proche du Parti Québécois, à se positionner ouvertement contre la Charte.</p>
<p>Gretchen King, ancienne conseillère à l’équité de l’AÉCSUM, a immédiatement proposé deux amendements: tout d’abord, celui d’envoyer une lettre à la première ministre du Québec Pauline Marois pour spécifier l’opposition de l’AÉCSUM à la Charte, avant que celle-ci ne puisse passer. Cet amendement fut accepté par l’assemblée, avec trois-quarts des votes en sa faveur. Ensuite, Gretchen King a appellé l’assemblée à prendre des mesures de mobilisation et à organiser, dès maintenant, des marches et des manifestations dans chaque département. Cet amendement a lui aussi été amendé, et l’AÉCSUM l’a voté en deux parties: d’une part, elle décide qu’il est nécessaire d’informer tous les étudiants de la décision de l’AÉCSUM et de son opposition à la Charte. Trois-quarts des membres se sont prononcés en faveur de cet amendement. D’autre part, il s’agit de savoir si, oui ou non, l’AÉCSUM commencera dès maintenant à se mobiliser. Ce dernier point a suscité un vif débat, car beaucoup pensent qu’il est trop tôt pour se positionner, la Charte n’étant encore qu’un projet de loi.</p>
<p>Le mandat de l’AÉCSUM est aussi remis en cause: cette assemblée doit-elle traiter d’un tel sujet, qui concerne chacun individuellement? Les membres se sont finalement opposés à la mobilisation, rapportant le point au prochain Conseil de l’AÉCSUM.</p>
<p>Après ces amendements, l’assemblée est retournée à la motion principale quant à la position de l’association contre la fameuse Charte. Là encore, beaucoup de membres ont critiqué une motion maladroite et peu rigoureuse. Félix-Antoine Lorrain, représentant de l’Association des étudiant(e)s en langue et littérature françaises inscrit(e)s aux études supérieures (ADÉLFIES), a remis en question la rigueur de certaines clauses, notamment la dernière, qui qualifie la proposition d’«égoïste et démagogique plutôt que fondée sur des principes». À l’issue d’un long débat, la motion principale a finalement été aussi acceptée, avec trois-quarts des votes en sa faveur.</p>
<p>Enfin, cette première Assemblée Générale s’est clos sur une motion qui propose que l’AÉCSUM encourage la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) à étendre ses programmes à l’ensemble des étudiants internationaux. Cette proposition est votée à la quasi-unanimité, avec seulement un vote contre.</p>
<p>Entre 150 et 200 membres ont participé à cette Assemblée Générale. La prochaine aura lieu au semestre d’hiver.</p>
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		<title>Bilans et projets</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/23/bilans-et-projets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2013 03:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier Sénat pour la nouvelle Principale de McGill.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son premier Sénat en tant que principale, Suzanne Fortier a voulu placer la séance sous le signe des bilans de l’été et de l’année précédente, ainsi que des projets pour les années à venir.<br>
Composé de 107 membres élus parmi les élèves, les professeurs et les membres de l’administration, le Sénat de McGill a pour objectif de diriger et superviser les affaires académiques de l’Université.<br>
Madame Fortier a tenu, ce mercredi 18 septembre, à rappeler ses priorités à la tête de McGill. Elle a réaffirmé une fois de plus vouloir «être complètement intégrée à la communauté [mcgilloise]» et «gagner la confiance et le respect de tous», ainsi qu’elle l’expliquait la semaine dernière dans une entrevue avec Le Délit (voir Le Délit du 17 septembre 2013, «Suzanne Fortier, premiers pas»).<br>
Après un petit récapitulatif de la semaine d’intégration, qui, selon la Principale, a été «très bien reçue à la fois par les élèves, les professeurs et les parents», elle a rappelé qu’il fallait toujours être vigilant et que le respect devait être une des valeurs fondamentales de cette semaine, en référence aux récents débordements ayant eu lieu sur les campus d’autres universités montréalaises cette année.<br>
La Principale a ensuite évoqué la Charte des Valeurs, et a tenu à affirmer que McGill resterait toujours un campus inclusif et égalitaire. «La diversité est une des forces de notre Université, et nous ferons en sorte que cela soit toujours le cas», a‑t-elle déclaré.</p>
<p><strong>Impact des coupures budgétaires</strong></p>
<p>Suzanne Fortier a énoncé quelques chiffres-clés, témoins selon elle de l’importance de McGill et de son rayonnement à l’international: l’Université compte cette année environ 38 000 élèves et est classée respectivement 58e et 21e selon les classements d’universités publiés par Shanghai et par le World Universities Ranking américain. La Principale a ensuite laissé la parole à Anthony C. Masi, Principal par intérim du 30 juin au 5 septembre, entre les mandats de Heather Munroe-Blum et de Madame Fortier, et désormais Vice-Principal executif.<br>
Celui-ci est revenu sur les coupures budgétaires que McGill subit cette année, et a reconnu que c’était une période difficile&nbsp;pour le monde universitaire québécois. En comparaison, les universités américaines ont un budget de 38 millions de dollars, qui est supérieur à celui des universités canadiennes et surtout québécoises. Les coupures budgétaires représentent à McGill 5,2% du budget total. Pour remédier à cela, les employés et les professeurs se sont vus proposer des baisses de salaires de 3% à 9% selon les cas. Mais la solution la plus significative est peut-être celle des départs volontaires à la retraite: 255 personnes ont en effet accepté cette mesure. Anthony C. Masi s’est félicité de l’efficacité de cette action: «Le non-remplacement provisoire des personnes parties à la retraite nous a permis d’éviter les licenciements arbitraires», a‑t-il déclaré, tout en insistant sur le fait que les efforts allaient malgré tout devoir continuer, et que les postes devraient être remplacés.</p>
<p><strong>Vers l’avenir</strong></p>
<p>La séance s’est conclue par une série de rapports touchant différents aspects de la vie universitaire. Marc Weinstein, vice-principal chargé du développement et des relations avec les anciens élèves, a montré les progrès continuels des oeuvres philanthropiques à McGill. Pour l’année 2012–2013, les différentes campagnes ont en effet permis de récolter près de 1 milliard de dollars, et de créer de nouvelles bourses et de nouveaux financements. Marc Weinstein a ensuite annoncé les campagnes de l’année à venir, précisant que «malgré ces réussites, il ne faut pas lever le pied. Nous devons toujours aller de l’avant».<br>
Les comités sur les Enquêtes concernant la Recherche et le Rapport sur la politique contre le harcèlement, le harcèlement sexuel et la discrimination ont enfin tracé les grandes lignes des affaires académiques de McGill pour l’année à venir. Le Sénat s’est ensuite terminé à huis clos, pour discuter du Comité sur les convocations et les diplômes honorifiques.<br>
À noter: les séances du Sénat sont désormais visibles en direct sur le site de McGill.</p>
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		<title>Exotisme à l’opéra</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/16/exotisme-a-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 03:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Lakmé» s’impose Place des Arts avec un spectacle aux saveurs de Bollywood.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De Léo Delibes, compositeur pourtant prolifique de la fin du 19<i>e</i> siècle, presque rien n’a été retenu. Toutefois, et ce notamment grâce à une récente publicité de British Ariways, un air reste dans la mémoire collective, et sauve avec lui une oeuvre toute entière: il s’agit du «Duo des Fleurs», morceau clé de l’opéra <i>Lakmé</i>, composé par Delibes en 1883 et que l’Opéra de Montréal a décidé de jouer à nouveau. Ce, après un premier succès en 2007 où le spectacle avait été joué à guichets fermés.</p>
<p>L’histoire d’amour interdite entre Lakmé, jeune hindoue fille d’un prêtre puissant, et Gérald, le colon britannique, revêt cette année des couleurs éclatantes et un décor rappelant celui des films de Bollywood. Un choix que Pierre Vachon, directeur de la communication de l’Opéra de Montréal, justifie ainsi dans une entrevue avec <i>Le Délit</i>: «Aujourd’hui, l’opéra est vu comme un art complexe, et presque démodé. Notre objectif premier est de «dé-élitiser» l’opéra. Les couleurs, l’esprit de Bollywood rendent séduisante et attirante une pièce du répertoire classique français. Ce qu’on veut? Mettre à la portée de tous le «grand répertoire».</p>
<p>Même la composition de l’équipe semble illustrer cette volonté de prouver que l’opéra peut dépasser les âges, les époques et les frontières. Le spectacle présenté à Montréal est une coproduction australienne et les deux extrémités du globe se sont associées pour produire ce nouveau <i>Lakmé</i>. La distribution est également internationale, mettant à l’honneur&nbsp; Canadiens (francophones et anglophones), Américains et Turcs. Les seconds rôles sont tous interprétés par les jeunes chanteurs de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Montréal.</p>
<p>Emma Char, qui joue le rôle de Malika, servante et amie de Lakmé avec qui elle interprète le «Duo des Fleurs», se réjouit de faire partie d’un tel spectacle, même si elle dit comprendre les réticences qu’ont parfois les jeunes à s’intéresser à l’opéra:&nbsp;«On peut apprendre tellement en allant à l’opéra! explique-t-elle en entrevue avec <i>Le Délit</i>. Mais, comme pour toutes choses, il faut prendre le temps de comprendre et d’être initié.»</p>
<p>Pour initier les jeunes, l’Opéra de Montréal a mis en place un programme spécial pour les 18–30 ans: places à 30 dollars, activités organisées autour des spectacles, soirées à thème, et le très attendu «Métropéra», qui aura lieu début octobre à la station Berri-UQAM. L’opéra descendra alors véritablement dans la rue et les chanteurs présenteront des performances tout en incitant chaque passant à chanter avec eux.</p>
<p>Cette année, la soprano Audrey Luna, qui s’est fait connaître mondialement pour son interprétation d’Ariel dans l’opéra <i>The Tempest</i> de Thomas Adès au Metropolitan Opera de New York, incarne Lakmé au côté du ténor canadien John Tessier (Gérald). La diversité et la qualité des chanteurs promet une spectacle de haut niveau : <i>Le Délit</i> a pu assister la semaine dernière aux répétitions déjà bien avancées, et on retient le souhait de tous les participants de produire le meilleur spectacle possible.</p>
<p>Emmanuel Plasson, le chef d’orchestre qui dirige un ensemble d’environ 60 musiciens, explique au <i>Délit</i> le travail des chanteurs et musiciens : «On fait d’abord des répétitions piano/voix, avant d’introduire l’orchestre au complet.<br>
Ce que j’aime dans <i>Lakmé</i>, c’est le raffinement, la subtilité des airs. On alterne entre des moments graves (mais pas trop) et des moments de joie. On ne s’ennuie jamais.»</p>
<p>Dynamisme, qualité, souhait constant de faire partager une passion : avec l’Opéra de Montréal, «l’art total» si cher à Wagner semble avoir encore de beaux jours devant lui.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Si le monde m’était conté</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/04/02/si-le-monde-metait-conte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Apr 2013 15:27:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=18031</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nouveau Projet: une revue différente</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/04/02/si-le-monde-metait-conte/" data-wpel-link="internal">Si le monde m’était conté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi le 20 mars, dans ce lieu moderne et branché que se veut être le centre PHI, <i>Nouveau Projet</i> lançait son troisième numéro. À cette occasion, <i>Le Délit</i> est allé fouiller dans les coulisses du dernier né d’Atelier 10, dont chacune des nouvelles publications semble convaincre un public toujours plus large.</p>
<p><b>Le monde, autrement</b></p>
<p>Le but de <i>Nouveau Projet</i> est avant tout de se démarquer dans la masse des médias papiers, et sa ligne éditoriale mise sur l’originalité, non seulement des sujets, mais aussi dans la façon d’aborder ceux-ci. Les deux fondateurs, Nicolas Langelier et Jocelyn Maclure, ont dès le départ voulu se distinguer: leur première publication, en mars 2012, comportait un long dossier sur le thème «(Sur)vivre en 2012».</p>
<p>Si chaque publication s’articule plus ou moins autour d’un thème, celui-ci n’est pas décidé d’avance par la rédaction; pourtant, au gré des propositions des collaborateurs, des essais reçus et des textes envoyés, des lignes directrices se dessinent. Judith Oliver, qui travaille depuis quelques mois avec Nicolas Langelier, le rédacteur en chef, explique ainsi en entrevue téléphonique avec <i>Le Délit</i>: «Pour ce nouveau numéro, le thème qui se détache est celui de «l’action», de la parole performative. On s’y demande quoi faire pour vivre mieux, pour agir maintenant. Le thème ne s’est dessiné qu’au cours de la mise en forme du numéro.»</p>
<p>Les sujets sont variés, à l’image des contributeurs (architectes, philosophes, journalistes ou encore écrivains). <i>Nouveau Projet</i> n’a pas d’<i>a priori</i>, mais un objectif: celui de demander à chacun de s’éloigner de son point de vue habituel. «Si un journaliste écrit sur l’actualité, il faudra qu’il s’éloigne de son point de vue de journaliste», poursuit Judith Oliver. Avoir un regard neuf pour mieux percevoir le monde. Cette ligne éditoriale fait de <i>Nouveau Projet</i> une tribune large, faisant parler des voix qu’on n’entend pas habituellement. Du format long de l’essai à la bande dessinée, la diversité des articles permet une publication aux tons divers. Dans son troisième numéro, <i>Nouveau Projet</i> publie par exemple un essai de Sénèque datant de 49, <i>De la brièveté de la vie</i>, commenté et revisité.</p>
<p><b>Un magazine intergénérationnel</b></p>
<p>Avec ses thèmes variés, sa ligne éditoriale particulière, ses collaborations originales, <i>Nouveau Projet</i> veut toucher le public le plus large possible. Judith Oliver se souvient de ses premiers pas au magazine: «Quand je suis arrivée à <i>Nouveau Projet</i>, Nicolas Langelier m’a immédiatement dit qu’il voulait faire un magazine qui n’était pas “générationnel”. Une de mes premières missions a été de vérifier si cela était vrai; ça l’était!» Le lectorat est composé de jeunes travailleurs, de cadres supérieurs, de retraités, mais aussi de beaucoup d’étudiants: «Tous les citoyens peuvent être touchés par le magazine, car <i>Nouveau Projet </i>est une quête de sens dans un monde où celui-ci est parfois difficile à trouver», explique Judith Oliver.</p>
<p>La revue ne crée pas de frontière entre les âges ou les milieux, et veut unir son lectorat autour d’une réflexion commune, le temps d’une centaine de pages. Joseph Boju, étudiant au Département de langue et littérature françaises à McGill, explique son engouement pour cette publication: «Ce qui est intéressant dans <i>Nouveau Projet</i>, c’est le caractère hybride de la revue. Elle propose un éventail de catégories assez vaste, et ceci sous des angles d’attaque différents.» Encore une fois, c’est l’originalité de la revue qui est mise de l’avant, mais aussi sa qualité intellectuelle. «Les écrits sont de qualité, rigoureux tout en faisant part d’une sorte de démarche artistique qui rend la chose intrigante. […] C’est une publication qui mérite d’être lue avec attention.» Le jeune magazine montréalais reflète l’impulsion et le dynamise des nouvelles générations; un projet ambitieux, qui porte à réfléchir sur soi et sur le monde.</p>
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		<title>Apprendre à filmer</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/26/apprendre-a-filmer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 05:52:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur des études de cinéma à Montréal</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le succès du festival Fokus organisé par TV McGill (TVM) la semaine dernière et dont nous vous parlions dans le numéro précédent (voir «Blacklist et courts-métrages», <i>Le Délit</i> volume 102 numéro 19) donne l’occasion de se pencher sur la place que prennent les études de cinéma à Montréal. Si McGill propose un enseignement théorique avec le département de Cinéma du Monde, la création d’un département de production et de réalisation semble compromise suite à l’annonce des coupes budgétaires. En nous faisant part de sa déception, Molly Bower, Vice-présidente aux affaires externes de TVM et Présidente du festival Fokus, se dit malgré tout «confiante et certaine que McGill et Montréal peuvent être très dynamiques dans le domaine du cinéma». Les programmes des universités se montrent de fait inégaux, et proposent différentes visions du cinéma, à l’image du dynamisme de la métropole montréalaise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>De l’UdeM à Concordia&nbsp;</strong></p>
<p>À McGill, le petit département de Cinéma du monde n’offre qu’une mineure et regroupe des cours des différents départements d’études européennes. Dans les deux grosses universités francophones que sont l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’Université de Montréal (UdeM), les cours ont également une approche plutôt théorique. À l’UdeM, le département est lié à celui d’Histoire de l’art; cela illustre la visée des enseignements, qui se concentrent avant tout sur une approche théorique. Il est possible de suivre certains cours pratiques, mais l’accent est mis sur des perspectives historico-esthétiques. Même son de cloche à l’UQAM, où le département est couplé avec celui de Communication: les buts du cinéma semblent pourtant définis différemment. À l’UQAM, on réfléchit sur le message cinématographique et la fonction communicative des études du film.</p>
<p>C’est Concordia qui se démarque le plus, en proposant un réel programme d’Études de Cinéma, avec son propre département et ses propres cours. Qui plus est, outre l’approche théorique, il existe dans cette université anglophone de véritables cours de production: les étudiants sont fréquemment amenés à tourner des courts-métrages, à travailler sur le son, sur l’image, à se faire plus réalisateurs que théoriciens. Ces différences entre les quatre plus grandes universités montréalaises illustrent les différentes facettes du cinéma actuel; mais, si les études de cinéma ont tendance à basculer du côté de la théorie, c’est peut-être car le diplôme n’est pas forcément la porte d’entrée vers une carrière dans le cinéma.</p>
<p><strong>De la nécessité du diplôme?</strong></p>
<p><strong></strong>Le monde du cinéma montre qu’un diplôme est bien loin de garantir une carrière. Bon nombre de réalisateurs talentueux et de figures montantes du cinéma contemporain ne sortent en effet pas des bancs de l’université. Le parcours de l’acteur et réalisateur québécois Xavier Dolan en est un bon exemple: s’il est vrai que le fils de Manuel Tadros est issu d’une famille qui semble prédisposée au monde cinématographique, Dolan n’en reste pas moins un autodidacte, qui réalise son premier film <i>J’ai tué ma mère</i> d’après la nouvelle<i> Le Matricide</i>, qu’il avait écrit trois ans auparavant. D’un autre côté, Kim Nguyen, devenu récemment une des têtes de proue du cinéma québécois après que son film <i>Rebelle</i> a été finaliste pour l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère, sort du programme de production de Concordia. Alors, que faut-il penser des études de cinéma à Montréal? S’il est vrai qu’elles donnent des bonnes bases et apprennent les techniques de réalisation, elles ne sont peut-être pas suffisantes dans un milieu difficile où l’originalité, la créativité et la persévérance ne permettent pas toujours de se faire une place.</p>
<p><strong>Montréal et le cinéma international</strong></p>
<p>Dans tous les cas, la diversité des études de cinéma à Montréal montre le dynamisme de la production cinématographique québécoise. Les études dépassent le cadre des universités, et le nombre d’écoles indépendantes et spécialisées a augmenté ces dernières années. L’Institut Trébas forme par exemple aussi bien au cinéma qu’à la télévision. De nombreux festivals sont organisés chaque année dans la métropole, comme le Festival du Nouveau Cinéma en octobre ou le Festival des Films du Monde, de fin août à début septembre. Si les évolutions du département de McGill ne semblent pas être réalisables dans un futur proche, la motivation de quelques groupes indépendants et l’organisation de festivals comme Fokus contribueront probablement à garder cette énergie qui fait de Montréal et du Québec des lieux montants du cinéma contemporain.</p>
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		<title>Blacklist et courts-métrages</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/20/blacklist-et-courts-metrage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 15:47:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>TVM présente le festival du film Fokus au Cinéma du Parc</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Blacklisted</em>: c’est le thème de cette 7e édition de Fokus, le seul festival du film de l’Université McGill, présenté cette semaine par TV McGill (TVM). Le festival veut ainsi rendre hommage aux réalisateurs américains bannis ou censurés pendant la Peur Rouge des années 1940 et 1950 et soupçonnés d’être associés au Parti Communiste.</p>
<p>À cette occasion, Salt of the Earth sera projeté mercredi le 20 mars. Le film, réalisé par Herbert J. Bieberman et Michael Wilson qui ont tous deux été mis sur la liste noire, sera suivi d’une discussion animée par Ara Osterweil, professeure au département d’Anglais à McGill.</p>
<p>À part cette projection, les courts-métrages d’élèves sélectionnés pour être projetés pendant le festival sont très éclectiques et se rapportent peu –voire pas du tout– au thème. Molly Bower, Vice présidente aux affaires externes de TVM et directrice du festival, précise dans une entrevue avec <em>Le Délit</em> que «le thème se veut plus un moyen d’explorer un des aspects de l’histoire du cinéma. Les étudiants peuvent soumettre des courts-métrages très éloignés du thème; l’idée est de tous nous rassembler autour d’une idée commune et d’une volonté de promouvoir le cinéma à McGill».</p>
<p>Un travail mcgillois</p>
<p>En avant-première, <em>Le Délit</em> a pu assister à la projection de quelques uns des films d’étudiants qui seront projetés au Cinéma du Parc jeudi le 21 mars. Quatre catégories sont représentées: fiction, film expérimental, animation et documentaire, et certaines bonnes idées et trouvailles sont déjà à relever. <em>Marisa Claire W.: Scientist, inventor, amateur photographer, travel enthusiast</em>, réalisé par Patrick Fecher, est surprenant visuellement. L’utilisation d’une caméra 16 millimètres, du muet et du noir et blanc renforce l’effet loufoque et un peu émouvant de l’histoire de cette petite fille qui voyage à différents endroits dans une boîte en carton.</p>
<p>Dans la catégorie film expérimental, <em>Ruffle</em>, d’Alexander Kasstan, se veut une recherche visuelle et sonore et explore les possibilités des effets spéciaux: ce court-métrage aux images et à la musique saccadées donnerait presque le tournis, si la netteté et la précision des effets visuels ne parvenaient à rattraper de justesse la brutalité des couleurs, des mouvements et des sons.</p>
<p>Fokus est un festival typiquement mcgillois: outre le fait que le festival est entièrement organisé par TVM, les courts-métrages sont souvent des travaux d’équipes. <em>Salon Carmen</em>, film d’Alexander Cherney, a ainsi pour bande originale des chansons du groupe Bodyshake, composé d’étudiants.</p>
<p>La plupart des acteurs sont des amis, des connaissances des réalisateurs, et le tournage des films permet de resserrer les liens de la communauté étudiante. Pour TVM, le festival veut aussi créer un engouement dans l’ensemble de l’université.</p>
<p><em>Fatal Occupation</em> de Sarah Leitner, Hannah O’Rear et Emma Baker a été entièrement filmé dans l’université. Pendant le Printemps Érable, un garde tue des étudiants: à partir d’un script simple, les réalisatrices ont voulu faire un film d’horreur dans un contexte social particulier «mais sans prendre aucun parti politique», expliquent-elles dans une entrevue avec Le Délit. Si cette affirmation peut fortement être remise en cause, le court-métrage offre quelques plans intéressants de l’université, notamment une course poursuite dans le fameux couloir reliant McLennan au Bâtiment des Arts.</p>
<p>Le cinéma à McGill</p>
<p>Le festival semble montrer qu’une certaine effervescence cinématographique existe bel et bien à l’université. TVM ouvre la voie et permet aux jeunes réalisateurs de perfectionner leur travail et d’apprendre le métier. Si la plupart des réalisateurs trouvent les fonds nécessaires à leur travail dans leurs réseaux personnels, TVM leur fournit du matériel de tournage et de montage perfectionnés. Sarah Leitner explique avec enthousiasme que TVM est «un excellent moyen d’apprendre le travail de la production de film à McGill».</p>
<p>C’est d’ailleurs peut-être le seul moyen, car si McGill a un département de Cinéma du Monde, celui-ci se concentre sur une approche purement théorique du cinéma. Il n’est pas possible d’apprendre ni la production ni la réalisation, ce que propose pourtant l’Université Concordia, qui offre un programme de cinéma complet. Pour Molly Bower, «il y a de la place, de l’envie et de la motivation pour la création d’un tel département à McGill».</p>
<p>Cependant, elle se montre un peu pessimiste sur la possible création du département: «Je ne pense pas que ça puisse arriver maintenant, vu l’état de la Faculté des Arts», dit-elle dans une entrevue avec Le Délit, évoquant les récentes coupes budgétaires et la suppression de cours et de postes d’Auxiliaires d’Enseignement (<em>TAs</em>).</p>
<p>Le festival Fokus prend d’année en année de l’envergure. Depuis ses débuts il y a sept ans et ses premières projections dans un petit loft, le festival s’est considérablement développé. Il est en effet depuis cinq ans affilié au Cinéma du Parc, et, cette année, le cinéma leur prête une salle supplémentaire. Il y aura donc deux salles, ce qui permettra d’augmenter le nombre de spectateurs et de créer un plus grand dynamisme dans le festival. Conférences, discussions avec les réalisateurs et projections des films s’alterneront. À l’issue de la journée de vendredi, des juges décerneront un prix au meilleur court-métrage de chaque catégorie. Parmi les juges seront présents deux professeurs de McGill ainsi que des juges extérieurs.</p>
<p>Le festival présentera aussi un concours de films réalisés par des étudiants en 72 heures. Enfin, tous les dons récoltés grâce à la vente des billets seront reversés à l’association Wapikoni Mobile, qui fournit des équipements de montage vidéo à de jeunes autochtones de communautés isolées.</p>
<p>Tout cela ne donne que des bonnes raisons pour aller soutenir la production de films mcgillois et participer à l’effervescence du festival; si la qualité des courts-métrages reste très inégale, Fokus propose une intéressante multiplicité d’événements qui ne manquent pas d’originalité.</p>
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		<title>Sonate baroque</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/12/sonate-baroque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 06:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bach le temps d’une soirée</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Salle Redpath a gardé tout son charme. L’ancienne chapelle, avec ses lumières tamisées, son orgue imposant et ses portraits des anciens doyens de l’université le long des murs, semble être le lieu idéal pour se replonger dans l’univers de Bach. Lundi 11 mars, Mark Fewer (violon), Matt Haimovitz (violoncelle) et Tom Beghin (pianoforte), ont fait découvrir au public mcgillois des œuvres moins connues de Jean-Sebastien Bach.</p>
<p>Le concert débute par la Grande Sonate en la majeur pour violoncelle et pianoforte. Avec Matt Haimovitz au violon, deux trios sont ensuite interprétés: le n°1 en ré majeur et le n°2 en mi bémol majeur. L’interprétation ludique des trois morceaux ravit le public: le pianoforte enchaîne les moments de bravoure, les crins des archers se cassent sous l’agitation. Mais les musiciens savent alterner avec brio des moments de fulgurante insouciance et des moments plus sombres et plus graves, pendant lesquels l’atmosphère de la Salle Redpath se fait presque oppressante. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, deux élèves de McGill étudiantes en violoncelle à la Faculté de Musique Schulich, se disent «enchantées» par ce concert: «le public étudiant et non-étudiant a répondu présent», continuent-elles.</p>
<p>Les étudiants mcgillois présents au concert sont certes en grande majorité des étudiants en musique, et la plupart d’entre eux étudient avec l’un des trois musiciens à la Faculté de musique, mais il faut néanmoins relever les efforts mis en œuvre par l’université pour promouvoir la musique classique à McGill. De très nombreux concerts sont organisés chaque semaine; il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges, des récitals d’élèves aux concerts de professeurs, en passant par de nombreux invités canadiens et internationaux et des concerts à thèmes.</p>
<p>Le concert de lundi permettait aux trois professeurs de faire découvrir un aspect particulier de l’écriture musicale de Bach, celui des trios. De plus, la présence d’un pianoforte, cousin du piano comportant seulement six octaves et demie, rend le concert encore plus original. Tom Beghin nous explique son fonctionnement, et les différentes techniques de jeu: «en appuyant sur l’une des pédale, on peut par exemple jouer sur une seule corde, et non sur les six cordes utilisées habituellement».</p>
<p>Si le concert de lundi se concentrait sur Bach, les parcours des trois professeurs montrent l’éclectisme musical que tend à développer McGill. Tous sont compositeurs, et s’illustrent dans des styles musicaux divers. Le violoncelliste Matt Haimovitz a longtemps été «à l’avant-garde en comblant le fossé entre les tenants de la musique classique et ceux de la musique populaire, reprenant les succès de Jimi Hendrix et introduisant Bach dans les bars rock». Un concert de Bach, mais un concert vivant et dynamique. Une preuve de plus de l’atemporalité de la musique classique et des œuvres de Bach, qui trouvent des oreilles attentives aussi bien dans les bars que dans les églises.</p>
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		<item>
		<title>Coup de jeune pour le classique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/coup-de-jeune-pour-le-classique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 04:11:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récital de jeunes musiciens mcgillois à l’École de musique Schulich</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un concert un peu particulier qui se déroule ce samedi 23 février à la Faculté de musique: deux élèves présentent en effet un récital de pièces de leur choix, d’époques et de styles variés. Ce concert se déroule dans le cadre de la série de concert CBC/McGill, qui présente les jeunes artistes les plus prometteurs, et met à l’honneur le clarinettiste Eric Abramovitz et la violoniste Bénédicte Lauzière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un tremplin pour les jeunes talents</strong></p>
<p>Le concert commence par quatre morceaux pour clarinette et piano. Le répertoire comporte aussi bien des incontournables que des pièces plus originales. Accompagné par Louise-Andrée Baril au piano, Eric Abramovitz s’illustre particulièrement par son interprétation de la Sonate opus 184 pour clarinette de Poulenc, qu’il joue de mémoire et en parvenant à intégrer à ce morceau connu une touche d’originalité. Il enchaîne ensuite sur une Sonate de Brahms, une rhapsodie de Debussy et, enfin, une pièce de concours de Messager. Le tout est interprété avec une justesse et une sensibilité remarquable pour un si jeune musicien. Eric Abramovitz termine actuellement son bac à McGill, où il étudie sous la direction d’Alain Desgagné. Cependant, le jeune musicien a déjà un beau parcours derrière lui, puisque, après avoir été soliste de plusieurs orchestres montréalais, il se produira avec l’Orchestre symphonique de Québec en avril.</p>
<p>Bénédicte Lauzière s’aventure, pendant la deuxième partie du concert, vers un répertoire plus moderne en commençant son récital par Trois Préludes pour violon et piano, pièce jazz de George Gershwin. Il est agréable, et peut-être un peu surprenant, de découvrir le violon dans un registre où il est peu utilisé. La violoniste interprète ensuite la Sonate n°1 pour violon seul de Bach; sa maîtrise technique est impressionnante, et elle parvient à jouer de manière très personnelle. Accompagnée par le pianiste Raymond Wong, elle termine par une Sonate de Mozart, puis par un retour à un répertoire plus contemporain en interprétant la Sonate n°2 de Maurice Ravel. Bénédicte Lauzière a gradué l’année dernière de la Faculté de musique, et elle prépare maintenant une maîtrise à la prestigieuse Julliard School, auprès de Masao Kawasaki.</p>
<p>La série de concerts CBC/McGill organisée par l’École de musique Schulich se veut un tremplin pour faire découvrir au grand public des jeunes artistes prometteurs qui ont déjà commencé ou qui comptent entamer une carrière dans l’interprétation instrumentale. C’est aussi un moyen pour rendre la musique classique accessible au plus grand nombre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vers un classique plus jeune</strong></p>
<p>Dans une entrevue accordée au <em>Délit</em>, Jasmine Wilson, la réalisatrice adjointe, exprime son souhait de désacraliser la musique classique: «Il est vraiment important de mettre en place de tels concerts. Il faut que les gens qui ne font pas partie de la communauté musicale puissent découvrir les incroyables talents du Canada.» Des concerts gratuits comme ceux de la CBC tentent d’attirer un public toujours plus nombreux, en proposant des concerts de styles variés, dans une atmosphère bon enfant loin de celle parfois guindée des grandes salles de concert nationales. Cela permet aussi de rendre le classique plus accessible à une catégorie qui tend de nos jours à s’en désintéresser: celle des étudiants et des jeunes adultes. «Le monde de la musique classique semble parfois fermé et réservé à une élite. Et le prix des concerts est souvent encore plus décourageant», explique au <em>Délit</em> une étudiante de McGill. La série de concerts CBC semble ainsi prendre tout son sens, et, pour Jasmine Wilson, le public étudiant est le premier public visé par cette initiative: «Voir de jeunes adultes jouer de la musique classique permet d’ouvrir cet univers aux autres jeunes; c’est aussi très inspirant».</p>
<p>Eric Abramovitz et Bénédicte Lauzière deviennent le temps d’un après-midi les chefs de file de la nouvelle musique classique. Avec un si grand talent, ils ont déjà presque rejoint la cour des grands et apportent un agréable vent de fraîcheur à des œuvres canoniques.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le beau est affreux…</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/19/le-beau-est-affreux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Pouzargues]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 07:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Players’ Theater replace MacBeth durant la Première Guerre Mondiale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Et l’affreux est beau. Comment renouveler une pièce aussi connue que <em>MacBeth</em>, jouée et rejouée dans le monde entier? C’est la question que s’est posée la troupe du Players’ Theater dans cette nouvelle adaptation, où elle reprend le texte original de la pièce de William Shakespeare et l’inscrit dans une temporalité plus proche: celle de la Première Guerre Mondiale.</p>
<p><strong>Le choix du réalisme</strong><br>
L’adaptation est ancrée dans une réalité bien précise. Le décor tourne sur lui-même pour permettre à la scène de devenir deux espaces distincts, délimitant le public et le privé, et matérialisant, d’une part, l’extérieur du château de MacBeth, et d’autre part, l’intérieur du château qui se fait tour à tour chambre et salon. Les costumes, quant à eux, sont des répliques d’uniformes militaires, sobres et permettant à toute la pièce de se construire autour de quelques couleurs: le kaki, le marron et le gris.<br>
Le cadre est ainsi posé dès l’ouverture. La pièce va tenter pendant deux heures et demie de retranscrire une double violence: celle de la pièce originelle et celle de la Première Guerre Mondiale. Un mélange qui peut paraître paradoxal et que Martin Law, le metteur en scène de la pièce, justifie ainsi dans une entrevue avec <em>Le Délit</em>: «D’habitude, lorsque les metteurs en scène tentent de re-moderniser des pièces, ils se contentent d’habiller les acteurs en costume-cravate. Je voulais un temps ou tous les éléments étaient réunis – la guerre, le chaos, l’ambition – et ré-actualisés à la fois. L’Europe de la Première Guerre Mondiale m’a semblé être le lieu idéal». Surprenant au départ, on est pourtant peu à peu pris dans cet univers où les fusils ont remplacé les épées.</p>
<p><strong>Un couple prometteur</strong><br>
Si l’atmosphère parvient à s’affirmer, c’est notamment grâce au jeu des acteurs, qui, parfois inégal, permet néanmoins quelques scènes remarquables. Le couple formé par MacBeth et Lady MacBeth (Matthew Rian Steen et Annie MacKay) peine à s’affirmer à l’ouverture. Ce n’est qu’après l’entracte que les deux acteurs prennent la pleine possession de la scène et de leur capacité. Attendue depuis le début de la représentation, la scène dans laquelle Lady MacBeth sombre dans la folie et s’imagine voir des taches de sang ne déçoit pas. MacBeth parvient, de son côté, à progressivement s’affirmer, et, du personnage faible de l’acte I, devient un tyran sanguinaire à l’acte V. Le jeu de l’acteur suit cette progression, et si sa performance n’est pas très convaincante au début de la pièce, elle semble s’améliorer au fil des scènes.<br>
Une attention spéciale doit être accordée aux personnages secondaires, qui volent parfois la vedette au couple principal. Les Trois Sorcières offrent ainsi de belles scènes, aussi bien sur le plan esthétique que dans leur jeu: des personnages bien définis, qui rendent compte de l’ambiance quasi-fantastique de la pièce de Shakespeare.<br>
Réussite particulière, enfin, de la scène du Portier (Matthew Banks), qui insiste sur le caractère tragi-comique de MacBeth et fait osciller le spectateur entre une angoisse grandissante et un inévitable rire.<br>
Ces moments-clés sauvent la pièce de certaines longueurs qui menacent de faire s’écrouler l’édifice parfois très précaire d’une adaptation au rythme par moments un peu lent.</p>
<p><strong>«Rien n’existe que ce qui n’est pas»</strong><br>
Le poids de la fatalité tragique hante la pièce de Martin Law. Il réussit à réinterpréter celle-ci à l’égard du thème shakespearien du masque et des apparences trompeuses. Le masque est ainsi un élément omniprésent: le couple MacBeth le porte en traître après l’assassinat du roi;&nbsp; Banquo, le chef assassiné, fait de même lorsqu’il revient hanter MacBeth lors de son premier repas en tant que Roi; les Trois Sorcières en portent lorsqu’elles s’adressent à MacBeth pour la dernière fois. Le masque garantit l’angoisse et la tension dramatique, et les scènes masquées contribuent largement à relancer l’action lorsque le rythme faiblit. On peut peut-être relever ici l’un des problèmes majeurs que pose l’adaptation d’une pièce de William Shakespeare dans un contexte qui est marqué par sa propre violence et qui est déjà très historicisé. En effet, le contraste entre l’hyper-réalisme de la pièce et les éléments fantastiques et symboliques ne semble parfois pas parfaitement maîtrisé. Si l’idée est bonne, la contradiction ne parvient pas toujours à être dépassée et peut paraître presque anachronique et caricaturale. Les éléments fonctionnent chacun de leur côté, mais ne forment pas un tout régulier.</p>
<p><strong>Montrer la violence</strong><br>
Cela est peut-être dû à l’introduction d’un nouveau thème qui, s’il est évoqué plus qu’il n’est montré dans la pièce originale de Shakespeare, prend il est vrai son sens dans ce nouveau contexte: Law a insisté dans cette adaptation sur la violence et les possibilités de montrer celle-ci. Le programme l’annonce clairement, des scènes de violence sont à attendre. Alors que dans le texte tous les meurtres ont lieu hors de la scène, ils sont tous ici, à part celui du Roi, représentés sous les yeux du public. L’utilisation des armes à feux renforce la violence parfois extrême des scènes de combat. Le meurtre final de MacBeth est particulièrement impressionnant, car le combat collectif incluant presque toute la troupe se finit sur un duel au pistolet. Celui-ci met fin à la folie d’un MacBeth dont l’interprétation atteint dans cette scène son paroxysme, et qui trouve un juste équilibre sans tomber dans le sur-jeu.<br>
C’est, à mon sens, ce qui réactualise pleinement la pièce. En entrevue avec <em>Le Délit</em>, le metteur en scène Martin Law souligne que «la pièce est encore très contemporaine». En tant qu’étudiant en Histoire à McGill, il croit que <em>MacBeth</em> semble pouvoir s’adapter à toutes les époques. Montrer la violence sur scène est une étape de plus qui permet d’ancrer la pièce à la fois dans le contexte de la Première Guerre Mondiale et dans celui de la société contemporaine.<br>
<em>MacBeth</em> parvient à traverser les siècles jusqu’à parvenir à la salle de spectacle du Players’ Theater de McGill. S’il y a des hauts et des bas, le travail de toute la troupe est à mettre en avant, et on passe un bon moment qui s’avère, parfois, être original.</p>
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