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	<title>Archives des 2022-11-09 - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/edition_categorie/2022-11-09/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 16 Dec 2022 16:24:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>La RBC au cœur de la tempête</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/la-rbc-au-coeur-de-la-tempete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[énergies fossiles]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[RBC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’association de McGill avec la Banque royale du Canada critiquée par des voix écologistes et anti-coloniales.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/la-rbc-au-coeur-de-la-tempete/" data-wpel-link="internal">La RBC au cœur de la tempête</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le samedi 5 novembre dernier, une trentaine de manifestant·e·s se sont réuni·e·s sur la rue Sherbrooke devant la succursale de la Banque royale du Canada (RBC) sur le campus de l’Université McGill afin de protester contre l’association des Universités McGill et Concordia avec cette banque. Les activistes reprochent à l’institution financière ses investissements importants dans le secteur des énergies fossiles. Parmis les contestataires, on notait plusieurs membres du groupe activiste environnemental mcgillois Désinvestissement McGill (<em>Divest McGill</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation avait également pour but d’exprimer la solidarité des manifestant·e·s avec la Première Nation Wet’suwet’en. Cette dernière s’oppose <a href="https://www.delitfrancais.com/2020/03/18/crise-des-wetsuweten-entente-de-principe-atteinte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">depuis 2019</a> au projet Coastal GasLink de la compagnie pétrolière TC Énergie, un projet dont la banque RBC est le principal investisseur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1930622/wetsuweten-rbc-winnipeg-manifestations" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">nombreuses manifestations</a> contre la RBC se sont déroulées samedi dernier à travers le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La RBC accusée d’« éco-blanchiment»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les organisateur·rice·s de l’événement, la manifestation serait une réponse à un appel à des actions de solidarité lancé par un·e chef·fe héréditaire de la nation Wet’suwet’en.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une représentante de Solidarité Décoloniale (<em>Decolonial Solidarity</em>), un groupe allié à la cause des Wet’suwet’en, a pris la parole devant la foule. Elle a vivement critiqué les investissements massifs de la RBC dans le projet Coastal GasLink.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>La RBC parle beaucoup de son respect des droits des Autochtones et de son financement d’initiatives durables, mais ce n’est que de l’éco-blanchiment</em>»</p><cite>Une membre de Solidarité Décoloniale</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>C’est en travaillant ensemble que nous avons une chance de</em> <em>forcer cette banque incroyablement puissante et influente à abandonner ses profits à court terme en désinvestissant du gazoduc CGL</em>», a‑t-elle avancé. En avril dernier, la RBC avait <a href="https://www.rollingstone.com/politics/political-commentary/royal-bank-of-canada-to-mark-ruffalo-coastal-gaslink-pipeline-1343197/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">défendu</a> son association avec le projet, le décrivant comme «un exemple de projet responsable».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Coastal GasLink, TC Énergie prévoit la construction d’un gazoduc s’étalant sur environ 650 km en Colombie-Britannique. Ce gazoduc, qui lui permettra de transporter du gaz naturel de Dawson Creek à Kitimat, doit passer sur le territoire non cédé Wet’suwet’en, ce à quoi les chef·fe·s héréditaires de la Première Nation se sont vigoureusement opposés dès le début du projet. En effet, la compagnie pétrolière souhaite faire passer son gazoduc sous la rivière Wedzin Kwa, qui, en plus d’occuper un rôle sacré pour plusieurs membres de la nation Wet’suwet’en, accueille une population importante de saumons qui pourrait être mise en danger par les travaux de forage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, la cause des Wet’suwet’en avait trouvé un écho à travers tout le Canada <a href="https://www.nomoredirtybanks.com/signatories" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">et même au-delà</a>, alors que<br>des manifestations de soutien au groupe autochtone avaient eu lieu d’un océan à l’autre. Un blocus ferroviaire avait été mis en oeuvre, paralysant temporairement l’économie canadienne. La pandémie de COVID-19 en mars 2020 avait suspendu les protestations publiques, mais pas les travaux de construction du gazoduc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus des revendications des groupes autochtones dont le gazoduc traverserait les territoires ancestraux, l’oratrice a également mis en lumière les impacts écologiques importants que pourrait avoir le projet. «<em>Peu importe où la banque RBC ira, elle entendra les voix des alliés de ceux qui souffrent de ses investissements</em>», a‑t-elle conclu.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Nous ne voulons pas d’institutions qui œuvrent dans les énergies fossiles sur nos campus</em>»</p><cite>Une membre de Solidarité Décoloniale</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">En entrevue avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, l’oratrice, qui a souhaité demeurer anonyme, a souligné l’hypocrisie de la banque canadienne: «<em>La RBC parle beaucoup de son respect des droits des Autochtones et de son financement d’initiatives durables, mais ce n’est que</em> <em>de l’éco-blanchiment&nbsp;</em>[<em>green-washing,&nbsp;</em>ndlr]». Depuis 2016, l’institution financière aurait investi <a href="https://www.amnesty.ca/blog/rbcs-financing-of-the-coastal-gaslink-pipeline/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">236 milliards de dollars</a> dans les énergies fossiles, faisant d’elle la cinquième banque investissant le plus dans ce secteur au niveau mondial et la première à l’échelle canadienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>«Foutez le camp de notre campus»</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’association entre McGill et la RBC ne date pas d’hier. En effet, la banque est partenaire de nombreux événements mcgillois, notamment Frosh 2022 de la Faculté des sciences, en plus d’être la banque de l’Association étudiante de l’Université McGIll (AÉUM) et d’un grand nombre de ses clubs. Cette année, la RBC, en collaboration avec le&nbsp;<em>Globe and Mail</em>, offre même <a href="https://www.mcgill.ca/channels/channels/news/rbc-mcgill-and-globe-and-mail-team-offer-free-personal-financial-essentials-course-342473" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">un cours gratuit de gestion des finances personnelles</a> à la Faculté de gestion Desautels de McGill. De plus, une nouvelle succursale de la RBC, intitulée RBC Campus McGill, vient d’ouvrir ses portes sur la rue Sherbrooke.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En entrevue avec&nbsp;<em>Le Délit</em>, Una Sverko, une manifestante et étudiante de première année en droit à McGill, a critiqué cette alliance entre l’Université et la RBC: «<em>Cela indique: nous [l’Université McGill] vous donnons notre sceau d’approbation</em>». Selon elle, l’Université McGill doit cesser d’établir des partenariats avec des institutions qui investissent aussi lourdement dans les énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’oratrice de Solidarité Décoloniale partage ce point de vue: «<em>Nous ne voulons pas d’institutions qui œuvrent dans les énergies fossiles sur nos campus</em>», renchérit-elle. «<em>Dites à la RBC de foutre le camp de notre campus!</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Addendum: La RBC est actuellement sous investigation pour «éco-blanchiment» par le Bureau de la concurrence du Canada suite à la suite d’une <a href="https://ecojustice.ca/wp-content/uploads/2022/07/2022-06-10-Complaint-to-Competition-Bureau-re_-RBC-climate-representations-Final.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">plainte</a> déposée en avril dernier. Le 13 octobre dernier, la banque a indiqué au <a href="https://www.ledevoir.com/economie/763593/la-rbc-sous-enquete-du-bureau-de-la-concurrence-suite-a-une-plainte-pour-ecoblanchiment" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Devoir</a> être «fortement en désaccord avec les allégations contenues dans la plainte».</em></p>
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		<item>
		<title>Dehors novembre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dehors-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Genest]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[déprime saisonnière]]></category>
		<category><![CDATA[novembre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré les records de chaleur enregistrés à Montréal à la fin de la semaine dernière, le changement d’heure dans la nuit de samedi à dimanche nous a rapidement ramené·e·s à la sombre réalité: novembre s’abat bel et bien sur nous. Le soleil se couche désormais avant 17h, le mercure tombera bientôt sous la barre des&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dehors-novembre/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Dehors novembre</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Malgré les records de chaleur enregistrés à Montréal à la fin de la semaine dernière, le changement d’heure dans la nuit de samedi à dimanche nous a rapidement ramené·e·s à la sombre réalité: novembre s’abat bel et bien sur nous. Le soleil se couche désormais avant 17h, le mercure tombera bientôt sous la barre des 0°C, et tout le monde et son voisin semblent avoir attrapé un rhume. Un paysage gris et dénudé se peint, alors que les feuilles ont déserté les arbres et que l’idyllique première bordée de neige se fera attendre encore plusieurs semaines. Toutes les conditions sont réunies pour que la morosité s’installe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce cocktail déjà démoralisant s’ajoute, pour la population étudiante, l’une des périodes académiques les plus anxiogènes de l’année. Du 1<em>er&nbsp;</em>novembre au 21 décembre, le stress semble devenir une constante dans la vie de toutes et tous. Essais, examens et travaux de recherche s’empilent, et le bout du tunnel devient difficile à apercevoir. Certain·e·s sont également submergé·e·s par la préparation de dossiers de candidature aux études supérieures ou à des stages en milieu professionnel. L’équilibre entre les sphères personnelle, familiale, sociale, professionnelle et académique devient dès lors très précaire, et, souvent, notre santé – physique et mentale – en écope. Novembre nous met au bout du rouleau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience, pourtant partagée au sein de la communauté universitaire à grande échelle, est extrêmement isolante. Bien que nous vivions tous·tes des difficultés similaires, nous sommes persuadé·e·s de notre solitude dans cette souffrance et certain·e·s de ne pas être à la hauteur d’obstacles qui ne seraient insurmontables&nbsp;<em>que pour nous</em>. Le syndrôme de l’imposteur et le découragement viscéral sont de ces vulnérabilités intimes difficilement et rarement confiées à autrui. Elles ne trouvent souvent expression que sous la forme de blagues cyniques et autodépréciatives, que personne n’ose avouer ancrées dans une troublante sincérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fermeture à autrui, qui sied si bien notre rythme de travail effréné, ne semble qu’amplifier les temps gris dans lesquels nous entrons. Ne serait-ce pas un acte de résistance, plutôt qu’une faiblesse, que de nous permettre cette vulnérabilité profondément refoulée? La chaleur humaine – celle qui prend la forme d’une empathie envers soi-même tout autant qu’envers les autres – serait ainsi un premier pas pour garder novembre dehors, plutôt que dedans.</p>
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		<item>
		<title>Lula, une victoire rétrospective au Brésil</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/lula-une-victoire-retrospective-au-bresil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hugo Vitrac]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49756</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit s’est entretenu avec une spécialiste mcgilloise afin de mieux comprendre le résultat du vote.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Luiz Inácio Lula Da Silva, dit Lula, a remporté la présidentielle brésilienne avec le Parti travailleur (PT) face au président sortant Jair Bolsonaro. Le politicien de 77 ans, président du Brésil entre 2003 et 2011, entamera officiellement son troisième mandat présidentiel en janvier 2023. Le Délit s’est entretenu avec Iwa Nawrocki, professeure d’histoire à l’Université McGill qui se spécialise dans l’histoire moderne de l’Amérique Latine, et particulièrement celle du Brésil. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une victoire serrée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne a été marquée par une forte polarisation de la société brésilienne et la peur d’un <a href="https://www.liberation.fr/planete/2021/01/07/invasion-du-capitole-pas-a-pas_1810536/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">scénario</a> similaire à l’invasion du Capitole aux États-Unis, à la suite des élections américaines en 2021, en cas de victoire serrée. Lula a remporté la présidence d’une courte tête avec <a href="https://www.cnn.com/2022/10/30/americas/brazil-election-lula-da-silva-wins-intl/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">50,9%</a> des voix. Durant les 45 heures qui ont suivi les résultats, Bolsonaro, candidat vaincu, s’est muré dans le silence pendant que ses sympathisants organisaient plus de 500 barrages routiers dans tout le pays. Alléguant des fraudes électorales, ces derniers se sont mobilisés pour «sauver la démocratie», appelant l’armée à agir. Ces allégations, nourries par de nombreuses fausses nouvelles (<em><a href="https://noticias.uol.com.br/confere/ultimas-noticias/2022/07/05/e-falso-que-delegado-da-pf-determinou-prisao-de-alexandre-de-moraes.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">fake news</a></em>), ont été <a href="https://www.nytimes.com/2022/11/02/world/americas/bolsonaro-election-protests.html?fbclid=IwAR1eH6GCXUjNdi8Cj8F97S_Gy6VBLtNwsB_0B5NUZUkK__6opfuHuVjDvbE" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">démenties</a> par l’armée. Après deux jours de silence, Bolsonaro s’est finalement exprimé dans une courte allocution vidéo. Il s’est engagé à «respecter la constitution» et <a href="https://www.nouvelobs.com/monde/20221101.AFP5086/bresil-bolsonaro-sort-du-silence-et-autorise-la-transition-avec-lula.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">a appelé </a>à la fin des blocages routiers : «<em>Les manifestations pacifiques seront toujours bienvenues, mais nous ne pouvons pas utiliser les méthodes de la gauche, […] qui empêchent la liberté de circulation</em>». </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les défis qui attendent le nouveau président</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré sa défaite, Bolsonaro bénéficie d’un <a href="https://www.lemonde.fr/international/live/2022/10/31/bresil-victoire-de-lula-silence-inquietant-de-bolsonaro-posez-vos-questions-a-notre-journaliste_6148028_3210.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">soutien</a> bien supérieur à celui annoncé par les sondages, lui donnant <a href="https://www.ledevoir.com/monde/ameriques/725772/election-presidentielle-au-bresil-lula-promet-aux-bresiliens-de-meilleures-conditions-de-vie-et-de-proteger-l-amazonie" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">27%</a> au premier tour, soit 15 points en dessous des 43% reçus. De plus, le Parti libéral, auquel le président sortant est affilié, reste la force principale au Congrès et au Sénat. De même, parmi les 27 États au sein de la fédération brésilienne, 14 sont dirigés par des partisans de Bolsonaro. Ainsi, si Lula a remporté la présidence, il devra composer avec une forte opposition bolsonariste. Selon Iwa Nawrocki, interrogée par Le Délit, «Le grand défi de Lula sera de nouer des alliances et de négocier. Dans ce contexte-ci, Lula a de l’expérience». En effet, lors de son premier mandat en 2003, Lula avait dû former une <a href="https://www.lemonde.fr/international/live/2022/10/31/bresil-victoire-de-lula-silence-inquietant-de-bolsonaro-posez-vos-questions-a-notre-journaliste_6148028_3210.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">alliance</a> avec plus de 12 partis du centre («centráo»), des petites formations politiques qualifiées d’opportunistes par plusieurs, afin de gouverner. Depuis ses deux premiers mandats, les promesses incarnées par le chef du PT n’ont pas changé, soit mettre en place des protections sociales et environnementales. Durant les années 2000, grâce à des conditions économiques favorables, dans ce que l’on avait appelé <a href="https://www.lapresse.ca/debats/200901/09/01-693496-le-miracle-bresilien-consacre.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">le miracle brésilien</a>, Lula avait pu combiner protections sociales et réussite économique. En huit ans, grâce à des programmes sociaux comme Bolsa Familia, 20 millions de brésiliens sont sortis de la pauvreté pour grossir les rangs de la classe moyenne, accroissant ainsi le marché domestique. Cette <a href="https://www.lefigaro.fr/international/bresil-l-histoire-de-lula-en-cinq-images-20221002" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">victoire</a> sociale s’était accompagnée de victoires économiques, notamment le <a href="http://www1.rfi.fr/actufr/articles/073/article_40827.asp" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">remboursement</a> en avance de la dette de 15,5 milliards de dollars envers le FMI, et une croissance économique à 6% du PIB. À la fin de ses deux mandats, Lula récoltait un taux d’approbation avoisinant les 85%.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Au lieu de me demander ce que je compte faire, regardez plutôt ce que j’ai fait»</p><cite>Luiz Inácio Lula Da Silva</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la récente victoire de Lula, les Brésiliens espèrent retrouver ces années de croissance économique et sociale. «Au lieu de me demander ce que je compte faire, regardez plutôt ce que j’ai fait», déclarait Lula lors d’une <a href="https://time.com/6173232/lula-da-silva-transcript/" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">entrevue</a> pour le <em>Times</em> durant la campagne. Et, en effet, de nombreux éléments de sa campagne renvoient vers ce passé, notamment son <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/09/15/au-bresil-lula-et-bolsonaro-visent-la-victoire-en-chantant_6141654_3210.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">refrain</a>, une reprise de celui utilisé lors de sa première candidature en 1989. La victoire de Lula est donc teintée de <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/bresil/presidentielle-au-bresil-de-la-prison-a-l-election-lula-est-revenu-de-tres-loin-pour-defier-jair-bolsonaro_5422732.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">nostalgie</a>, tournée vers sa réussite dans les années 2000. Paradoxalement, «la nostalgie est un phénomène qui touche plus les jeunes […] en dessous de 40 ans», pour qui «Lula est un personnage mythique », nous a expliqué Iwa Nawrocki. La génération de Lula a quant à elle «été très critique de sa progression vers le centre», ajoute-t-elle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Lula s’est engagé à une tolérance zéro face à la déforestation»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le respect des engagements de Lula en faveur de plus de protections sociales et environnementales dépendra largement de la situation économique brésilienne, affectée par une inflation atteignant <a href="https://www.ledevoir.com/monde/ameriques/725772/election-presidentielle-au-bresil-lula-promet-aux-bresiliens-de-meilleures-conditions-de-vie-et-de-proteger-l-amazonie" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">11,73%</a> en mai. «Si l’économie va mal, il y aura beaucoup moins de négociations possibles pour les protections sociales […] il devra faire plus de concessions aux businessmen et à l’agronégoce», nous a confié Iwa Nawrocki. Toutefois, il pourrait être en capacité d’offrir des «protections minimes par rapport à ce qu’il aurait pu faire s’il avait une majorité et si on pensait entrer dans une période de croissance économique». Mais, comme nous l’a rappelé la chercheuse, les programmes sociaux des années 2000 n’avaient représenté qu’une faible part du PIB, soit 2%. Dans son programme, Lula s’est engagé à une <a href="https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/bresil-les-5-promesses-de-campagne-de-lula-et-bolsonaro-1852315" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">tolérance zéro</a> face à la déforestation, aux incendies et l’orpaillage illégal, alors que, selon les représentants des peuples autochtones lors d’un sommet tenu en septembre dernier,<a href="https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/plus-dun-quart-de-la-foret-amazonienne-est-detruit-selon-des-dirigeants-indigenes-1786388" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external"> 26% </a>de l’Amazonie «est contaminée et détruite». La déforestation avait connu un bond de <a href="https://www.nouvelobs.com/monde/20221028.AFP4980/bresil-l-amazonie-une-question-brulante-absente-de-la-campagne-electorale.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">75%</a> sous la présidence de Bolsonaro par rapport à la décennie précédente. Cependant, la question environnementale a été largement absente de la campagne, reléguée au <a href="https://www.nouvelobs.com/monde/20221028.AFP4980/bresil-l-amazonie-une-question-brulante-absente-de-la-campagne-electorale.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">second plan</a> derrière les attaques personnelles entre les deux candidats, et les <a href="https://www.nouvelobs.com/monde/20221028.AFP4980/bresil-l-amazonie-une-question-brulante-absente-de-la-campagne-electorale.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">préoccupations principales </a>des Brésiliens : l’économie, la pauvreté, l’éducation et la corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La corruption</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La position de Lula est aussi fragilisée par le fait qu’une partie importante de la population le rejette catégoriquement en raison des scandales de corruption ayant entaché ses années au pouvoir et, plus récemment, de sa <a href="https://www.cfr.org/in-brief/lava-jato-see-how-far-brazils-corruption-probe-reached" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">compromission</a> avec l’entreprise pétrolière Petrobras. En effet, Lula a été condamné à neuf ans de prison et emprisonné en 2017, puis relâché en 2019. Malgré l’annulation de sa condamnation en 2019 avec l’intervention de la Cour suprême, Lula n’a pas été innocenté. La corruption des politiques au Brésil, révélée par les scandales de 2005 des <em><a href="https://www.parismatch.com/Actu/International/Mensalao-Lula-face-au-scandale-508583" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Mensalao</a></em>, l’achat du soutien des partis du «centráo» par le PT et Lava Jato en 2017, est, selon certains, inhérente au système multipartite brésilien. Selon Iwa Nawrocki, la question qu’il faut se poser est la suivante : «Est-ce proportionnel à la corruption générale?»  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’en pensent les étudiants mcgillois? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Contacté par <em>Le Délit</em>, un étudiant mcgillois d’origine brésilienne ayant préféré rester anonyme nous a dit qu’«<em>il est trop tôt pour se prononcer» mais que «ce ne sera pas une gouvernance facile</em> [pour Lula, ndlr]». .N’avoir que 50,9% des voix signifie également que «<em>49,1% des Brésiliens ne veulent pas de lui</em>», et que «<em>Lula devra apprendre à gouverner le Sénat et le Congrès qui s’opposent à lui</em>». </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Lula devra apprendre à gouverner le Sénat et le Congrès qui s’opposent à lui»</p><cite>Un étudiant mcgillois d’origine brésilienne </cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La capacité de Lula à tenir ses promesses dépendra selon lui des conditions économiques, alors que le Brésil pourrait entrer en <a href="https://www.barrons.com/articles/brazil-lula-economy-challenges-election-51667245484" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">récession</a>. Dans les années 2000, Lula avait bénéficié d’une situation économique favorable, si bien qu’ «<em>un autre aurait pu faire les mêmes choses</em>», souligne l’étudiant en question. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet étudiant ne partage pas les peurs exprimées par certains quant à la transition, soulignant que «Bolsonaro se pliera et devra se plier à une transition sans heurts». Il nous a rappelé que ce dernier a fait élire des députés et des sénateurs, et qu’il représente une force d’opposition majeure : «<em>Il restera dans le jeu démocratique</em>.» «<em>Cela montre que la démocratie fonctionne toujours</em> », souligne-t-il.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/lula-une-victoire-retrospective-au-bresil/" data-wpel-link="internal">Lula, une victoire rétrospective au Brésil</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Marqueur de genre « X » à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/marqueur-de-genre-x-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia Leclerc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[communauté LGBTQI+]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étudiant·e·s peuvent indiquer le marqueur de genre légal « X » dans leurs dossiers.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/marqueur-de-genre-x-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Marqueur de genre « X » à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 13 octobre dernier, le&nbsp;<em>McGill Reporter&nbsp;</em>annonçait l’introduction d’un marqueur de genre «X» dans les documents de l’Université McGill. Les étudiant·e·s et les candidat·e·s aux études universitaires de McGill peuvent maintenant indiquer leur marqueur de genre légal comme «X» dans leurs dossiers institutionnels pour que ceux-ci puissent correspondre à leurs documents juridiques. Cette nouveauté a été mise en place à la suite de l’adoption du <a href="https://www.ledevoir.com/depeches/720111/identite-de-genre-et-sexuelle-quebec-adopte-la-reforme-du-droit-de-la-famille" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">projet de loi 2</a>, soit la Loi portant sur la réforme du droit de la famille en matière de filiation et modifiant le Code civil en matière de droits de la personnalité et d’état civil. «Il s’agit d’une mise à jour importante de nos systèmes qui permet aux étudiants et aux candidats de sentir que leur identité réelle et leur identité légale sont reconnues et prises en compte à McGill», affirme au&nbsp;<em>Délit&nbsp;</em>l’agente des relations avec les médias de l’Université McGill, Frédérique Mazerolle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une procédure administrative</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les étudiant·e·s et candidat·e·s de McGill doivent entamer des démarches administratives qui consistent à soumettre le <a href="https://www.mcgill.ca/student-records/files/student-records/personal_data_change_form_5.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">formulaire</a> de modification des données personnelles et fournir une copie d’un <a href="https://www.mcgill.ca/study/2022-2023/university_regulations_and_resources/undergraduate/gi_name_legal_name" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">document légal</a> (tel qu’un certificat de naissance ou un permis d’immigration) dans lequel le marqueur de genre est identique à celui indiqué dans le formulaire. Il faut donc que la personne qui souhaite changer son marqueur de genre au niveau institutionnel ait préalablement fait ce type de démarche au niveau gouvernemental.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Il s’agit d’une mise à jour importante de nos systèmes qui permet aux étudiants et aux candidats de sentir que leur identité réelle et leur identité légale sont reconnues et prises en compte à McGill»</p><cite>Frédérique Mazerolle</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette procédure s’ajoute à celle du «prénom privilégié» qui permet aux étudiant·e·s d’utiliser un prénom différent de leur prénom légal. Ces deux processus demeurent distincts étant donné qu’ils sont associés à des exigences juridiques différentes vis-à-vis du gouvernement provincial. Frédérique Mazerolle indique à cet effet que le genre légal doit correspondre aux documents légaux soumis par les étudiant·e·s et candidat·e·s, tandis que le prénom privilégié n’est pas soumis à ce type de réglementation. Elle ajoute que l’Université étudie «la possibilité d’actualiser la terminologie du “prénom privilégié” au “prénom usuel” conformément aux recommandations du sous-comité sur les personnes LGBTQ+ du Comité mixte du Sénat et du Conseil des gouverneur·e·s chargé des questions d’équité».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une reconnaissance ou un changement structurel?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contacté·e par&nbsp;<em>Le Délit</em>, Brooklyn Frizzle, coordonnateur·ice administratif·ve de Queer McGill, salue cette étape nécessaire à la reconnaissance des identités des personnes queer sur le campus. Cependant, iel questionne pourquoi McGill a attendu l’adoption de ce projet de loi provincial pour implémenter un système de marqueur de genre «X» à l’interne. De plus, iel met en lumière certaines inquiétudes concernant les mesures concrètes prises par l’Université pour que l’ajout du marqueur de genre X puisse être une pratique connue et respectée qui assure la sécurité des personnes trans et non-binaires.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Quelles mesures seront prises pour que les autres élèves et le personnel respectent les noms et les pronoms des élèves trans et non-binaires?»</p><cite>Brooklyn Frizzle</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Quelles mesures seront prises pour que les autres élèves et le personnel respectent les noms et les pronoms des élèves trans et non-binaires?</em>», questionne Brooklyn Frizzle. D’ailleurs, iel insiste sur la nécessité d’apporter le changement plutôt que d’y réagir: «<em>Le leadership de McGill doit être prêt à prendre des mesures novatrices, voire controversées, pour protéger leurs étudiant·e·s et leur personnel trans et non-binaires</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Frédérique Mazerolle assure à ce sujet que la Gestion de l’effectif étudiant a averti les équipes de communication et celles et ceux qui sont en contact direct avec les étudiant·e·s pour les informer des meilleures pratiques à adopter concernant les sujets liés au genre. De plus, elle rapporte que la Gestion de l’effectif étudiant envisage actuellement l’implantation de l’utilisation des pronoms plutôt que du genre dans les rapports où le genre n’est pas légalement requis.&nbsp;</p>
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		<title>Dans cette photo, je t’aime encore</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dans-cette-photo-je-taime-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ange Guo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[création littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[création visuelle]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[poésie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ligne de fuite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Sur ce portrait, je ne suis encore qu’une enfant. Mes yeux sont cloués au sol et mon corps éprouvé, semble être à deux doigts de s’échouer. Je viens tout juste d’avoir dix-huit ans. Ma tristesse est palpable: je sais que tu m’aimais mieux quand je n’étais pas encore devenue une adulte. Ne pas pouvoir me mouler à cette version plus jeune, plus souple de moi, celle que tu aurais voulu que je reste pour toujours, me déchire. Vraiment, je n’ai aucun désir en dehors des tiens, aucun rêve en dehors de ceux que tu m’as assignés. Je prends les mêmes photographies que toi, et tu souris pathétiquement lorsque je te les montre, étoiles dans les yeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tu m’achètes une robe. Encore un cliché dans la salle d’essayage, bien que l’employée t’ait dit que tu ne peux pas rentrer.&nbsp;<em>She said you can’t come in, E. , come on</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Parle français</em>, dis-tu avec condescendance, lorsque je m’emporte dans la demi-langue de mes parents, celle qu’ils ont apprise aux États, celle qui ne m’a jamais appartenue, de toute manière. Celle que tu as apprise à la même université que moi, il y a presque une décennie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, tu as vingt-sept ans. À quelle heure est-ce que le ciel s’assombrit, de là où tu te tiens? Peu importe à quel point je m’évertue, je n’arrive pas à faire de toi un démon, à dire aux policiers et à la procureure à quel point tu es monstrueux, à quel point tu m’as blessée, à quel point tu mérites d’être blessé en retour. En réalité, à un moment donné, j’ai nommé ce qu’il y avait entre nous de l’amour, bien que c’en était tout le contraire, bien que ça n’ait fait que détruire <em>everything within and around it</em>. Celle que j’étais alors, qui te disait&nbsp;<em>je t’aime, je ne te quitterai pas</em>, survit encore en moi, partage le même cœur que moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n’ai pas de langue maternelle, on ne m’en a pas donné à la naissance. Chaque fois que j’ouvre la bouche, mon discours commence à boiter vers le milieu, à s’enfarger dans des structures empruntées à l’anglais, des québécismes, des&nbsp;<em>tantôt&nbsp;</em>et des&nbsp;<em>I forgot how to say it in French</em>. Alors, je parle lentement et en murmurant, en m’assurant de ne pas faire d’erreur, et avec ce regard, toujours ce regard; tu me dis que malgré mes efforts, même si j’arrive à bien articuler en anglais et en français, je manque de talent et d’éloquence&nbsp;<em>either way</em>. Et que dire de mon chinois, que j’arrive seulement à révéler en lambeaux, au creux de corridors silencieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça fait mal de porter ces souvenirs en moi. De les bercer tous les jours. Et de repousser ceux qui m’ont brisée, même s’ils reviennent toujours, tôt ou tard, sous forme de rêves ou d’oiseaux mutilés. Si seulement je savais quand m’arrêter. Si seulement je ne travaillais pas autant. Si seulement je parlais plus fort. J’aimerais penser que je suis arrivée à changer, à te dépasser, à me devenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais toutes ces choses que j’ai aimées avant toi, les livres, m’appartiennent encore, ne m’ont pas été révélés à travers toi. Et j’arrive toujours à aimer, de manière prodigieuse, même. C’est peut-être là ma victoire, mon verdict. Peu importe ce que ça veut dire pour moi. Pour toi. Pour ceux qui se promènent en robe, dans ce palais, sur Saint-Antoine, où on se cache pour pleurer. Je sais que tu te souviens de tout, toi aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">As-tu déjà tenté de convaincre un jury que ta vie avait bel et bien eu lieu? Que tu étais bien là? Que tes plaies, bien qu’elles aient cessé de saigner, bien qu’une nouvelle couche de peau les ait recouvertes sans laisser de traces, brillaient toujours aussi fort que le jour où on te les avait infligées? Moi, oui. Mais il semble aussi que j’oublie quelques détails, leurs voix et leurs visages, leurs questions</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.….….…</mark><em>positions </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.….….….….…</mark><em>écoulements</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.….….….….…<em>.….….….….</em></mark><em>are you sure?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">se perdent dans les vents humides de l’été. Quand je ferme les yeux, je vois la même teinte profonde de charbon noir, celle du regard des chevreuils de mon enfance, rendue encore plus foncée en comparaison avec la neige à l’arrière-plan et le brun noisette le plus doux du monde, celui de leur pelage,&nbsp;<em>softer than you could ever imagine</em>. Mais même si tu essayais de la distinguer, cette couleur, je ne crois pas que tu y arriverais. Au fin fond, tu n’as rien vu du tout.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dans-cette-photo-je-taime-encore/" data-wpel-link="internal">Dans cette photo, je t’aime encore</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Quel est ton signe astrologique?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/quel-est-ton-signe-astrologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Myriam Bourry-Shalabi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[astro]]></category>
		<category><![CDATA[astrologie]]></category>
		<category><![CDATA[croyances]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[signes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’étoile de l’astrologie pâlit-elle?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Gardez l’œil bien ouvert parce que la passion est dans l’air pour les Gémeaux, l’ambiance est torride pour les Taureaux tandis que l’humeur est plutôt morose chez les Béliers. Les phrases que vous avez lues dans votre horoscope au début de la semaine ressurgissent soudain. «C’est vrai que j’ai pas mal de chance sur Tinder en ce moment.» « J’ai l’impression que mon couple ne va pas très bien ces temps-ci.» «C’est la fatigue qui nous ramollit, on doit reprendre les choses en main.» De l’amour à l’argent et à la vie professionnelle, sans oublier la santé, l’horoscope contient l’ensemble des prédictions que l’on tire des représentations et placements célestes à un instant donné. Mais pourquoi lisons-nous notre horoscope? Nous prétendons ne pas y croire et pourtant, nous ne pouvons pas nous empêcher de le consulter.La croyance en l’astrologie, soit l’étude des positions et des configurations des astres et leur effet sur le comportement, est en hausse depuis quelques années. Selon un <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/2022-01-07/l-astrologie-une-croyance-attirante-pour-les-narcissiques.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">sondage</a> de la firme Reasearch Co. mené en 2020, 36% des Canadien·ne·s croient «probablement » ou «assurément » en l’astrologie, tandis que 55% n’y croient pas. Chez les jeunes de 18 à 24 ans, la proportion de croyant·e·s en l’étude des astres s’élève à 49%. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, il est vrai qu’elle échappe à tout fondement scientifique… Et pourtant, l’astrologie continue d’interpeller un grand nombre de personnes, certain·e·s plus adeptes que d’autres. Réconfort dans les temps incertains, l’astrologie représente un outil précieux d’introspection ou de connaissance de soi, qui souligne l’intérêt humain pour les caractères et les personnalités et qui, comme d’autres croyances, crée un sentiment d’appartenance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je suis Cancer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début du 20<em>e</em> siècle, Alan Leo, un astrologue et franc-maçon britannique considéré comme le père de l’astrologie moderne, est accusé de professer des divinations, une activité alors illégale. Acquitté faute de preuves mais résigné à abandonner son métier d’astrologue, Alan Leo décide donc de changer l’optique de sa discipline. L’astrologie passe alors d’une tentative de prédiction de l’avenir à ce qu’Alan Leo décide d’appeler «la science des tendances» (the science of tendencies). «Je déclare avec la plus grande insistance que je ne prédis pas l’avenir. Je dis les tendances à partir de l’horoscope et dans chaque horoscope que j’envoie, je fais cette déclaration», <a href="https://web.archive.org/web/20210211191214/http://www.skyscript.co.uk/horary_prediction.html#7" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">justifie</a>-t-il devant la Cour d’appel britannique en 1917 lorsqu’il est à nouveau accusé de divination. La naissance de l’horoscope sous l’effigie d’une science des tendances transforme l’astrologie en quelque chose de plus personnel, en passant d’une prédiction d’un événement dans le monde à la prédiction d’un changement dans le caractère de l’individu. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«L’astrologie se frayait son propre chemin à l’écart des grandes religions dont elle n’a jamais fait partie intégrante»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de ce moment, l’astrologie a le potentiel de participer à la construction de la personnalité de l’individu. Par la prédiction d’un changement à un niveau comportemental ou émotionnel, l’individu évolue avec cette prédiction sous un biais cognitif nommé «l’effet Barnum». Ce biais cognitif désigne la tendance d’un individu à se reconnaître dans la vague description d’une personnalité. C’est avec cet effet que les horoscopes peuvent influencer les personnalités de leur lectorat. Prenons l’exemple de Camille, un·e Cancer qui lit son horoscope : «Vous avez un potentiel considérable que vous n’avez pas encore utilisé à votre avantage. Vous serez secoué·e par une grande perte et vous serez débordé·e par vos émotions. Les Cancers sont très sensibles à leurs émotions. » Camille pourrait se reconnaître dans la première phrase de l’horoscope, mais demeurer sceptique lors des lectures de la deuxième et de la troisième. Plus tard, iel se surprend à pleurer en regardant Titanic et se rappelle de son horoscope qui prédisait aux Cancers une sensibilité émotionnelle particulièrement élevée. En se reconnaissant dans ce trait, iel construit son identité en tant que personne «sensible», et les fondements de cette construction résident dans l’horoscope qu’iel a lu plus tôt. Par la suggestion de certains traits dans lesquels le lecteur peut choisir ou non de se reconnaître, l’horoscope et l’astrologie permettent à un individu de s’approprier des traits de personnalité et de former son identité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Au cœur de l’un la parole de Dieu, au cœur de l’autre les étoiles»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ma bonne étoile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’astrologie et les croyances d’ordre religieux ont toujours été intimement liées. Alors que l’astrologie occidentale puise communément son origine dans les croyances mésopotamiennes, certain·e·s adeptes se réfèrent davantage à l’astrologie dite «védique» qui dérive de l’Hindouisme. Même les trois grandes religions monothéistes ont flirté avec les astres. Dans le Talmud, le Rabbi Yehuda proclame : «Abraham, notre ancêtre, était si compétent en astrologie que tous les rois d’Orient et d’Occident se présentaient tôt à sa porte en raison de sa sagesse.» (Baba Batra 16b:10) Plusieurs érudits musulmans, comme Abu Ma’Shar al-Balkhî, tenteront de concilier l’islam, l’astronomie et l’astrologie en soutenant que toutes font partie de la volonté d’Allah. Il va sans mentionner que l’arrivée du messie dans la tradition chrétienne aura été révélée à Gaspard, Melchior et Balthazar par nuls autres que les astres. Aucune religion n’a toutefois épousé la lecture des astres à part entière : l’astrologie se frayait son propre chemin à l’écart des grandes religions dont elle n’a jamais fait partie intégrante. Moins structurée et plus libre d’interprétation, l’astrologie accueille toutes et tous sur ses sentiers et offre, à ceux·lles qui s’y aventurent, certains fruits de la même variété que ceux trouvés dans les vergers de l’héritage abrahamique. C’est notamment aux questions avec lesquelles la science empirique éprouve de la difficulté que l’astrologie et les religions offrent des réponses. Face à l’incertitude et aux événements irrationnels, un cadre cosmique au sein duquel toute conséquence trouve sa cause primaire, au sein duquel les relations sont déterminées et décryptables, est proposé. Au cœur de l’un la parole de Dieu, au cœur de l’autre les étoiles. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1000" height="750" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Untitled_Artwork-3-Clement-Veysset-1000x750.jpg" alt class="wp-image-49833" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Untitled_Artwork-3-Clement-Veysset-1000x750.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Untitled_Artwork-3-Clement-Veysset-330x247.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Untitled_Artwork-3-Clement-Veysset-768x576.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Untitled_Artwork-3-Clement-Veysset-1536x1151.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/Untitled_Artwork-3-Clement-Veysset-2048x1535.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px"><figcaption><span class="media-credit">Clément Veyset</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’attrait de l’astrologie réside dans ce qui la distingue des religions monothéistes, soit une absence de rites et de règles imposés par des écritures. La «souplesse» de l’astrologie permet à tous et à toutes d’y adhérer à leur propre rythme en déléguant une grande partie de l’interprétation divinatoire à l’individu. En ce sens, l’astrologie embrasse bien la société québécoise qui a connu un schisme avec la religion depuis la Révolution tranquille. L’astrologie vient combler un certain vide spirituel laissé vacant par la rupture avec le christianisme, sans toutefois imposer les restrictions qui avaient précédemment détourné les Québécois·es. En plus de cette absence de restrictions, l’astrologie vient chercher l’individualité de chacun·e de ses adeptes, formant leur identité et laissant la place de l’interprète à l’individu. En proposant une place importante pour l’individu et une explication à l’inexplicable, l’astrologie est bien accueillie par les sociétés occidentales. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Qu’on y croie ou qu’on n’y croie pas, l’astrologie s’offre comme un phare à celles et ceux qui sont en crise»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mars est en rétrograde</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Stéphanie Roussel, étudiante au doctorat en sémiologie et codirectrice du chantier de recherche Savoirs occultes et alternatifs à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), <a href="https://plus.lapresse.ca/screens/242f07ea-8475-463c-b4b0-85cffdb52f0a__7C___0.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">estime</a> que l’astrologie détient «un aspect de communauté et un sentiment d’appartenance très importants, surtout sur les réseaux sociaux». En effet, les médias sociaux évoquent fréquemment la fin de Mercure en position rétrograde et le début de la planète rétrograde en Gémeaux. En astrologie, ces périodes de rétrograde indiquent que l’ordre cosmologique est perturbé par un mouvement des astres. « <em>C’est le temps opportun de stimuler votre cerveau en utilisant votre main non dominante</em> », <a href="https://twitter.com/ACosmicHealer/status/1589362669295136768?s=20&amp;t=N4G7VbHvcfa2LOvj7AeFJQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">partage</a> un gazouillis. C’est un moment de « recul » et d’introspection : «Est-ce que je veux vraiment ce que je poursuis, ou bien est-ce que j’aime la poursuite en elle-même? », questionne un <a href="https://twitter.com/ACosmicHealer/status/1589362669295136768?s=20&amp;t=N4G7VbHvcfa2LOvj7AeFJQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">article</a> du magazine <em>Elle</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’on y croie ou qu’on n’y croie pas, l’astrologie s’offre comme un phare à celles et ceux qui sont en crise. Comme l’indique l’astrologue certifiée Debbie Stapleton à <em>La Presse</em>, la majorité des personnes qui consultent un·e astrologue le font parce qu’il·elle·s sont à la croisée des chemins. Pour une génération confrontée aux angoisses liées aux changements climatiques et à la pandémie, se tourner vers l’astrologie témoigne d’un désir d’obtenir des réponses : «Ils veulent du contexte. C’est très apaisant de mieux comprendre le contexte de ta vie », affirme l’astrologue Debbie Stapleton.</p>
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		<title>Dieu alias l’antidépresseur le plus efficace</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dieu-alias-lantidepresseur-le-plus-efficace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dilara Bhuiyan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[antidépresseur]]></category>
		<category><![CDATA[dieu]]></category>
		<category><![CDATA[imam]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49768</guid>

					<description><![CDATA[<p>La foi est-elle un remède à la santé mentale?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dieu-alias-lantidepresseur-le-plus-efficace/" data-wpel-link="internal">Dieu alias l’antidépresseur le plus efficace</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Il y a quelques semaines, dans une mosquée, j’ai assisté à un discours d’un imam qui portait sur l’importance de la foi et de sa relation avec Dieu. L’imam insistait sur l’idée d’avoir une foi si puissante qu’elle serait immunisée contre le doute, la remise en question et le sentiment de détachement vis-à-vis de Dieu, puisque l’islam, comme le christianisme, proclame que Dieu est toujours avec soi. Il insistait sur l’importance de la religion comme ligne directrice pour la vie, un guide à suivre qui structure nos valeurs, nos pratiques et nos croyances. La religion est un manuel qui comporte les réponses à toutes nos questions et qui nous encadre lors de chaque péripétie qu’on rencontre dans notre vie. Ainsi, des restrictions existent au sein de la religion institutionnalisée pour nous protéger des conséquences que la liberté absolue peut engendrer. Par exemple, dans l’islam, l’alcool est interdit, puisque l’ivresse nous fait perdre le contrôle, ce qui peut nous mener à des situations défavorables, voire dangereuses. Une contrainte religieuse particulière est donc mise en place pour éviter de se retrouver dans cet état mentalement et spirituellement ténébreux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Puisque Dieu n’est pas disponible par rendez-vous sur Zoom, tandis que le Cipralex est accessible par prescription, le choix semble assez simple»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’imam a ensuite souligné l’importance de la religion pour la santé mentale. Il a observé une corrélation entre le manque de foi, ou d’affiliation à une religion, et une plus grande chance de souffrir d’anxiété ou de dépression. Selon l’imam, une majorité d’athées qui souffrent de dépression majeure attribuent la cause de leur abattement perpétuel au manque de sens de la vie et à l’absence d’espoir qu’il existe une solution permanente à leur état mental. Les athées considèrent la religion comme un faux prétexte du sens de la vie. Pour l’imam, les athées pensent que les croyant·e·s sont faibles, puisqu’il·elle·s ne peuvent pas accepter qu’on est maître de notre propre destin et qu’il n’y a pas de vie après la mort. Puisque Dieu n’est pas disponible par rendez-vous sur Zoom, tandis que le Cipralex est accessible par prescription, le choix semble assez simple.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«La foi d’un individu n’est pas en péril si il·elle cherche de l’aide en dehors de sa religion»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci étant dit, l’imam critiquait ces individus athées, puisque d’après lui, la foi est un remède aux pensées obscures. L’imam proclame que si la foi d’un individu est assez forte, il devrait reconnaître l’insignifiance du monde matériel, puisqu’il est entre les mains de Dieu. Si l’on se sent perdu·e ou confus·e, il est conseillé de prier Dieu pour se réorienter. Or, la croyance en Dieu, un être infini orchestrant ce monde limité, protège-t-elle réellement les croyant·e·s contre la dépression et l’anxiété? Pas nécessairement, puisque l’état de notre santé mentale n’est pas le résultat d’un choix conscient. Souffrir de dépression ou d’anxiété est hors de notre contrôle. Tout comme avoir le cancer ou souffrir d’une maladie cardiaque, la dépression est soudée à notre biologie et ne peut pas forcément être soignée par une prière. Il est certain qu’avoir un système de valeurs et de croyances peut nous orienter vers un chemin qui nous aide mentalement et moralement; cependant, on ne peut pas négliger les limites de la foi. Je ne condamne pas le soutien religieux pour remédier à des problèmes de santé mentale, au contraire! Si cela aide certain·e·s, c’est optimal. Mais il est aussi important de reconnaître la possibilité d’être un·e croyant·e dévoué·e tout en étant atteint de troubles de santé mentale. La foi d’un individu n’est pas en péril si il·elle cherche de l’aide en dehors de sa religion. Qui sait, peut-être même que la décision d’aller en thérapie est une intervention cachée de Dieu…</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/dieu-alias-lantidepresseur-le-plus-efficace/" data-wpel-link="internal">Dieu alias l’antidépresseur le plus efficace</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>«&#160;Le silence, c’est la violence&#160;»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/le-silence-cest-la-violence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[iran]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49764</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les manifestations en soutien aux femmes iraniennes continuent.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/le-silence-cest-la-violence/" data-wpel-link="internal">«&nbsp;Le silence, c’est la violence&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le samedi 29 octobre dernier avait lieu à Montréal une nouvelle manifestation en soutien aux femmes iraniennes, qui continuent leur lutte contre le régime théocratique autoritaire en Iran. Depuis le décès de la jeune Iranienne <a href="https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/iran-manifestations-depuis-la-mort-de-mahsa-amini-repression-des-autorites" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Mahsa Amini</a>, survenu le 16 septembre dernier à Téhéran, les Iranien·ne·s ont pris la rue pour demander la fin de ce régime, et leurs manifestations ont été <a href="https://www.ledevoir.com/monde/766595/les-protestations-en-iran-entrent-dans-leur-6e-semaine" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">violemment réprimées</a> par les forces de l’ordre. La lutte des femmes iraniennes a trouvé un fort écho à l’international. Au Canada, des manifestations de soutien ont lieu depuis plusieurs semaines. La semaine dernière, l’une d’entre elles a même été rejointe par le premier ministre du Canada <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1928907/iran-manifestation-solidarite-toronto" target="_blank" rel="noreferrer noopener external" data-wpel-link="external">Justin Trudeau</a>. La manifestation montréalaise de samedi dernier, qui comptait près de 500 personnes, avait lieu devant l’Université McGill et s’étendait le long de la rue Sherbrooke.&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>s’est rendu sur place.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="753" height="1000" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-753x1000.jpg" alt class="wp-image-49815" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-753x1000.jpg 753w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-330x438.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1-768x1019.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/1-2-1.jpg 828w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Des manifestant·e·s sont vêtu·e·s de toges blanches tachées de rouge, symbolisant les victimes de violences du gouvernement iranien. Il·elle·s portent au centre la photo de Mahsa Amini et lèvent leurs mains en signe de protestation et de soutien.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="797" height="628" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2.jpg" alt class="wp-image-49817" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2.jpg 797w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2-330x260.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/2-2-768x605.jpg 768w" sizes="(max-width: 797px) 100vw, 797px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestant·e·s brandissent une affiche portant le slogan «<em>Femme, vie, liberté&nbsp;</em>(<em>Women, Life, Freedom</em>)». Un peu plus loin, sur le long de la clôture qui ceinture l’enceinte du campus de l’Université McGill, les manifestant·e·s tiennent une longue affiche sur laquelle on peut lire «<em>Non à la République islamique&nbsp;</em>(<em>No to the Islamic Republic</em>)».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="827" height="611" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2.jpg" alt class="wp-image-49819" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2.jpg 827w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2-330x244.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/3-2-768x567.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 827px) 100vw, 827px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le slogan des manifestations «<em>Femme, Vie, Liberté</em>» en Iran faisait écho ici à Montréal. L’organisation était remarquable: les manifestant·e·s laissaient la place aux piéton·ne·s sur le trottoir pour les interpeller avec leurs panneaux, sur lesquels on pouvait lire «<em>Il·elle·s tuent des enfants&nbsp;</em>(<em>They kill children</em>)», «<em>Le silence, c’est la violence</em> (<em>Silence is violence</em>)» et «<em>Cessez de serrer leurs mains ensanglantées</em> (<em>Stop shaking their bloody hands</em>)». Les manifestant·e·s invitaient également les passant·e·s à se renseigner et à signer des pétitions d’Amnistie internationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="596" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1.jpg" alt class="wp-image-49820" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1.jpg 828w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1-330x238.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2022/11/4-2-1-768x553.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-debionne/?media=1" data-wpel-link="internal">Anouchka Debionne</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Une ligne de manifestant·e·s s’était formée le long de la rue Sherbrooke. Chacun·e brandissait un panneau, un drapeau iranien ou une affiche montrant le visage et le témoignage d’individus ayant observé la violence infligée par le gouvernement iranien. La plupart des personnes ainsi représentées étaient des jeunes de 16 à 18 ans, tué·e·s ou emprisonné·e·s pour avoir «manqué de pudeur» selon le gouvernement iranien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">→ Voir aussi:&nbsp;<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/10/05/femme-vie-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-wpel-link="internal">« Femme, vie, liberté ! »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/le-silence-cest-la-violence/" data-wpel-link="internal">«&nbsp;Le silence, c’est la violence&nbsp;»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Mâche-Mâche</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/mache-mache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Gontier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Soifaim]]></category>
		<category><![CDATA[Vie nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[casse-croûte]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[recommandations]]></category>
		<category><![CDATA[vie nocturne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49778</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chronique d’un ventre en vrac.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/mache-mache/" data-wpel-link="internal">Mâche-Mâche</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Malheuresement, j’ai la nausée mais je ne suis pas permis de dire pourquoi. Le temps presse et vous avez faim. On connaît tous·tes, sur les réseaux sociaux, ces comptes très commandités qui partagent au moins une liste des «meilleurs restaurants de Montréal» par semaine. L’objectif de cet article est de proposer des recommandations plus crédibles et inattendues. Par conséquent, découvrez quelques suggestions de déjeuners incontournables, selon moi, et une liste des endroits bien gardés où l’on peut m’apercevoir caché en train de hurler, de dessiner et, ne l’oublions pas, de déjeuner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon déjeuner préféré à Montréal se résume en peu de mots. Il doit être accessible n’importe quand et il est souvent spécifique. Mon choix de prédilection serait le bagel nature (sans graines de sésame) ou celui au romarin de chez Saint-Viateur (263 Rue Saint-Viateur O., Montréal, QC H2V 1Y1). À chaque fois que j’y vais, en pleine nuit le plus souvent, l’odeur et la texture élastique de la pâte entre les mains des boulanger·ère·s au travail me font oublier que le paiement ne se fait qu’en argent comptant. Ils ont un guichet automatique, mais les frais valent un bagel.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«On ne peut parler du Miami Deli sans mentionner le décor aquatico-floral, improbable, déconcertant et flamboyant»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Chez Miami Deli (3090 Rue Sherbrooke E., Montréal, QC H1W 1B5), ils ont de tout, et leur service 24h/24 avec des livreur·se·s de bonne humeur redonne le sourire. Cette enseigne est une alternative qui évite les innombrables frais additionnels des plateformes en ligne. Il faut y aller pour l’interminable menu et les desserts très copieux qui vous achèveront. On ne peut parler du Miami Deli sans mentionner son décor aquatico-floral, improbable, déconcertant et flamboyant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même veine, on retrouve le plus silencieux Alto (3469 Avenue du Parc, Montréal, QC H2X 2H6), où le personnel vous fait vous sentir en famille. C’est très bon pour un prix très raisonnable, c’est ouvert même la nuit, et, là-bas aussi, le menu est très versatile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi l’Orange Julep (7700 Boulevard Décarie, Montréal, QC H4P 2H4), dont l’installation en forme du fruit éponyme reste accessible et allumée jusqu’à 3 heures du matin. Le stationnement en soi est devenu un lieu de rassemblement pour les commerçant·e·s de Facebook Marketplace et autres insomniaques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un indispensable, et de renommée mondiale: Patati Patata (4177 Boulevard Saint-Laurent, Montréal, QC H2W 1Y7). Il est aussi appelé «friterie de luxe», et sa salle à manger ferme à 2 heures du matin. Il est presque trop bon pour les sorties de boîte de nuit. Essayez-le, mais mettez vos vêtements en quarantaine quand vous rentrez chez vous, sinon l’odeur embaumera votre logement (et vous ne voulez pas vivre dans une poutine).<br>Vous connaissez peut-être ces restaurants parce que la faim dévoile les secrets les mieux gardés. Mais vous ne connaissez pas mon favori ultime: la man’oushi du 3934 rue Saint-André. La boulangère y réside au troisième étage, et elle est très occupée. Elle essaie de maintenir le rythme de ses commandes tout en vivant sa tradition familiale. Une liste dans l’entrée de l’immeuble vous permettra de laisser votre commande et vos renseignements. Elle prend en général trois jours pour répondre, et parfois elle ne répond pas. Dans les deux cas, l’attente vaut le coup.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Pour se sentir seul·e au monde et bien caché·e, à toute heure de la nuit, rendez-vous en haut de la tour Lévis sur l’île Sainte-Hélène»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Si je n’y suis pas, vous me retrouverez les poches remplies de gâteaux dans les passages clandestins en route vers mes endroits isolés favoris. La station Square Victoria-OACI sur la ligne orange vaut le détour. Elle donne accès à un passage ondulé entre la sortie du métro et le Centre de commerce mondial. Ce chemin souterrain est selon moi très agréable, l’éclairage jaunissant et l’impossibilité de voir l’autre bout du tunnel lorsqu’on y entre limitant le nombre de passant·e·s qui le fréquentent. Au-delà du passage se trouve un morceau du mur de Berlin et l’allée commerçante très peu empruntée du Centre de commerce mondial. Sa fontaine et l’acoustique des lieux permettent aux chanceux·ses qui s’y retrouvent de s’affranchir de la routine. L’accès est au croisement des rues Saint-Jacques et Saint-Pierre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas loin, deux musées tout petits et inconnus sont propices à l’introspection. Découvrez l’insolite et minuscule Musée de la monnaie (129 rue Saint-Jacques). Il est rattaché à la Banque de Montréal. Le Musée de la douane à l’Agence des services frontaliers (400 Place d’Youville), passe inaperçu mais donne à ses visiteur·se·s de nuit l’impression d’être seul·e au musée, un peu comme dans le film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous continuez sur la place d’Youville, vers la rue de la Commune, il y a dans une ruelle en pierre entre deux imposants immeubles un tout petit café sans places assises qui sert de délicieuses crêpes… à vous de le découvrir, donner son nom serait trop facile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour se sentir seul·e au monde et bien caché·e, à toute heure de la nuit, rendez-vous en haut de la tour Lévis sur l’île Sainte-Hélène. 170 marches à gravir pour une vue imprenable de Montréal et se percher dans les arbres. Une autre option dépaysante est la maison Nivard de Saint-Dizier à Verdun. Idéal pour faire passer les envies de vomir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nuit, je ne sais pas où je serai. J’attendrai celui ou celle qui se sera rendu·e à toutes ces adresses avant de lui demander: «Puis-je être ton dernier repas?»</p>
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		<title>Tour d’horizon en trois lieux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/tour-dhorizon-en-trois-lieux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Ji]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Centaur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur Cyclorama de Laurence Dauphinais.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"><em>Cyclorama</em>, pièce écrite et mise en scène par Laurence Dauphinais, se structure comme un véritable projet de recherche qui réconcilie, à travers une approche artistique permise par la perspective panoramique d’un cyclorama, les mondes du théâtre anglophone et francophone à Montréal. En empruntant la structure d’un projet basé sur la «méthode scientifique »,&nbsp;<em>Cyclorama&nbsp;</em>se présente comme un examen des enjeux sociaux liés à la coexistence des deux langues ancrées dans la métropole à travers un survol de l’histoire du théâtre. Les interprètes, Laurence Dauphinais et Antoine Yared, accompagné·e·s des professeur·e·s Alexandre Cadieux de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et d’Erin Hurley de l’Université McGill, jouent leurs propres rôles sur scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un bilinguisme fluide</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte de&nbsp;<em>Cyclorama&nbsp;</em>mêle des répliques en anglais et en français et permet à l’auditoire unilingue francophone et anglophone de bien suivre l’action, à l’aide de surtitres projetés sur un écran situé au-dessus des interprètes. Les changements de langue s’opèrent d’une réplique à l’autre, mais aussi parfois au sein d’une même réplique, un choix d’écriture qui demande une grande rigueur d’interprétation, adroitement assurée par les quatre comédien·ne·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le jeu fluide et les enchaînements rapides des interprètes renforcent l’argument principal de la pièce, qui cherche à davantage réunir les milieux de théâtre francophone et anglophone en démontrant que le bilinguisme peut être efficacement intégré au sein d’une pièce, sans pour autant entraver la cohésion générale de l’œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, le ton de la pièce présente des commentaires historiques teintés d’humour en alternance avec une mise en scène du récit de la vie personnelle de Laurence Dauphinais. Les trois heures de la pièce ne surchargent ainsi pas trop l’auditoire, et l’œuvre transmet tout de même une importante quantité de renseignements historiques pertinents sur l’histoire du théâtre à Montréal.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«<em>Cyclorama&nbsp;</em>se présente comme un examen des enjeux sociaux liés à la coexistence des deux langues ancrées dans la métropole à travers un survol de l’histoire du théâtre»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Survol historique en trois lieux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des caractéristiques les plus intéressantes de la pièce est son déroulement en trois lieux; la pièce débute au Théâtre Centaur, puis se poursuit avec un trajet en autobus commenté et se termine au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui. Le trajet en autobus, qui longe notamment une partie du boulevard Saint-Laurent, historiquement associé à la délimitation entre l’ouest plus anglophone et l’est plus francophone de Montréal, permet d’impliquer le public, qui se retrouve ainsi à consulter les lieux du projet de recherche en entrant en contact de façon plus directe avec divers endroits et monuments liés à l’histoire du théâtre anglophone et francophone à Montréal. Bien que le contraste entre le décor plus coloré du Théâtre Centaur et celui plus sombre du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui offre un intéressant changement d’atmosphère, le décor au Théâtre Centaur aurait pu être un peu moins chargé; le très grand nombre de livres recrée bien une ambiance universitaire mais forme un décor trop élaboré alors que l’interprétation très réussie de Cadieux et Hurley aurait été suffisante en elle-même.</p>
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		<title>Que faire en novembre ?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/que-faire-en-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Ji]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[recommendations culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cinéma: Festival de films francophones CinemaniaLa 28e&#160;édition du Festival Cinemania a lieu du 2 au 13 novembre à plusieurs endroits près du centre-ville de Montréal. . Théâtre: Pièce de théâtre&#160;Tu ne me croiras pas&#160;de Guillaume Lapierre-DesnoyersTu ne me croiras pas, présentée au Théâtre La Licorne du 14 novembre au 8 décembre, sonde la question de&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/que-faire-en-novembre/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Que faire en novembre ?</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cinéma: Festival de films francophones Cinemania<br></strong>La 28<em>e&nbsp;</em>édition du Festival Cinemania a lieu du 2 au 13 novembre à plusieurs endroits près du centre-ville de Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Théâtre: Pièce de théâtre&nbsp;<em>Tu ne me croiras pas&nbsp;</em>de Guillaume Lapierre-Desnoyers<br></strong><em>Tu ne me croiras pas</em>, présentée au Théâtre La Licorne du 14 novembre au 8 décembre, sonde la question de la peur de l’autre dans un monde façonné par cette peur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-blanc-color">.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Arts visuels: Installation&nbsp;<em>Dernière minute&nbsp;</em>de la compagnie Adrien M &amp; Claire B<br></strong>Le Centre Phi présente l’installation&nbsp;<em>Dernière minute&nbsp;</em>du 2 novembre au 5 mars, une expérience immersive et sensorielle de 30 minutes qui explore les thèmes de la naissance et la mort.&nbsp;</p>
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		<title>Tout pour un coke dans ma vie!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/tout-pour-un-coke-dans-ma-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louis Ponchon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une transe anticapitaliste à l’Agora de la danse.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Pourquoi sommes-nous là, assis dans l’obscurité d’une salle de théâtre, à attendre que quelqu’un s’adresse à nous, que le rideau s’ouvre et que le spectacle commence, quand nous pourrions au même instant combattre le capitalisme mondial? </p>



<p class="ticss-e5df3f07 wp-block-paragraph">Cette question, qui semble incongrue au premier abord, est pourtant bien au coeur du solo de danse théâtral imaginé et interprété par le danseur-chorégraphe montréalais David Albert-Toth à l’Agora de la Danse du 2 au 5 novembre derniers. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant une heure, l’homme danse, s’agite, provoque rires et essoufflement, transe et questionnement dans une double proximité avec le public : d’abord, parce qu’il passe son temps à s’adresser à lui directement, les yeux dans les yeux, dans un bilinguisme inégalable ; ensuite, parce que les fauteuils de l’Agora sont disposés sur une pente tellement abrupte que le public manque de s’écraser sur la scène au moindre mouvement. Contredisant son nom, la disposition de la salle envoie un message clair : ici, la danse est reine, le mouvement est roi, et le spectateur n’a qu’à bien se cramponner à son strapontin. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cofondateur avec Emily Gualtieri de la compagnie <em>Parts+Labour_Danse</em>, David Albert-Toth est un danseur, chorégraphe et compositeur qui, depuis plus d’une décennie, multiplie les collaborations artistiques à travers l’Europe et l’Amérique du Nord. Parmi les nombreuses créations de sa compagnie, on peut nommer : <em>In mixed company</em> (2013), <em>La chute </em>(2013) et <em>La vie attend</em> (2017).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle commence de manière assez inattendue, puisque, le rideau encore fermé, l’artiste s’installe à quelques centimètres de l’auditoire, nu sous un peignoir de soie, et entame, dans une fausse introspection, une vraie harangue anticapitaliste. Le ton du solo est donné : à la fois décalé et profond, drôle et incarné. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En réinterprétant le supplice de Tantale, condamné par les dieux à souffrir pour l’éternité d’une soif et d’une faim inextinguibles sans possibilité physique de pouvoir satisfaire ni l’une, ni l’autre, David Albert-Toth explore l’un des grands paradoxes humains : l’infinitude du désir et l’éternelle insatisfaction qui en résulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque moderne, cette frustration semble d’autant plus minable qu’elle est générée par des mécanismes de marketing et de publicité fort galvaudés. Il s’agit de reconsidérer toutes ces choses qui nous font envie et que l’on ne peut atteindre qu’« à bout de bras». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au paroxysme du spectacle, par exemple, le danseur épuisé, assoiffé, réclame au public une boisson gazeuse qu’il n’obtient pas. Alors il s’effondre, traîne son corps décharné tout autour de la scène. Mi-mendiant, mi-rappeur, il chante sa misère, sa frustration sans limite, et tout ce qu’il donnerait pour entendre s’ouvrir auprès de lui une canette de Coca-Cola. Dans cet instant, il aliénerait sa vie pour un lamentable coke. Au risque de déplaire à certains, <em>À bout de bras</em> semble parfois tenir davantage de l’improvisation, d’une expérience de transe inédite et personnelle, que d’un spectacle rigoureusement chorégraphié. Cette chorégraphie contradictoire, sans règle ni mesure, est aussi ce qui fait son charme et sa fraîcheur. Le spectateur se reconnaît sans difficulté dans cet individu contemporain que l’artiste singe, mime de manière frénétique et inspirée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au bout d’un petit moment, sans prévenir, on se laisse prendre à cette transe solitaire de l’homme moderne, et notre imagination nous joue des tours : les incantations répétées de l’artiste «tout est faux,<em> all is fake</em>» pour dénoncer l’illusion (du désir, de la vérité) nous interpellent. On en viendrait presque à mettre en cause la réalité de l’expérience qu’on est en train de vivre, à douter de l’existence même d’un homme sur scène. </p>
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		<title>Folie meurtrière au théâtre Maisonneuve</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/folie-meurtriere-au-theatre-maisonneuve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Vallières]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse contemporaine]]></category>
		<category><![CDATA[Hofesh Schechter]]></category>
		<category><![CDATA[théâtre de Maisonneuve]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49793</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hofesh Schechter de retour à Montréal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">C’est un véritable carnage sur la scène! Les uns sont pendus, les autres étranglés, fusillés, ou poignardés. Les corps gisent, cependant les morts ne le sont jamais vraiment : ici, chacun·e est à son tour victime et bourreau. Depuis la pénombre de la salle, les dix danseur·se·s semblent par moments ne former qu’un seul corps, qui s’agite et tournoie au rythme des balles dans ce qui s’apparente à un étrange ballet, à la fois comique et effrayant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En représentation du 2 au 5 novembre derniers au théâtre Maisonneuve, le spectacle <em>Double Murder</em>, du chorégraphe anglo-israélien Hofesh Schechter, réunit deux pièces en apparence diamétralement opposées : <em>The Clowns</em>, une pièce qui fait partie du répertoire de la troupe depuis 2016, et <em>The Fix</em>, créée pour l’occasion. Avec la première, le chorégraphe, connu pour faire passer des messages forts, explore avec brio la place de la violence dans les sociétés modernes. La seconde, qui se présente comme un exutoire à cette violence, peine à briller dans son ombre. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«Le chorégraphe, connu pour faire passer des messages forts, explore avec brio la place de la violence dans les sociétés modernes»</p></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Folie meurtrière</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on dit que le ridicule ne tue pas, celui d’Hofesh Schechter, en revanche, semble plutôt sanglant. Portée par la musique originale du chorégraphe, <em>The Clowns</em> propose une critique déjantée de l’omniprésence de la violence dans nos vies quotidiennes. Les danseur·se·s, habillé·e·s de costumes que l’on croirait tout droit sortis du costumier de Radio-Canada , sont animés d’une folie meurtrière. Il·elle·s passent leur temps à s’entretuer, dans un esprit de joie et de célébration. Véritable cirque, cette chorégraphie empreinte d’humour noir brouille les frontières entre danse et mime. Faisant preuve d’une grande théâtralité, les interprètes adoptent des expressions faciales effrayantes, visibles depuis un siège au huitième rang. Et pourtant, en dépit de son extravagance, <em>The Clowns</em> sonne juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Panser les blessures</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En contraste, <em>The Fix </em>apparaît plus portée vers l’intime, mais peut-être aussi plus effacée après l’intensité des <em>Clowns</em>. Finis les costumes grotesques et les pantomimes meurtrières, place aux T‑shirts amples et aux embrassades. <em>The Fix</em>, comme son nom l’indique, vient panser les blessures laissées par son prédécesseur. Cependant, quelque chose semble ne pas coller dans l’effet d’ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir été témoin de l’imagerie effrayante explorée pendant près d’une heure dans la première partie, difficile de baisser la garde et d’ouvrir grand ses bras pour accueillir les danseur·se·s dans une étreinte – puisque que ceux·lle·s‑ci se promènent à travers le public à la recherche de spectateur·rice·s à enlacer. Après le ridicule assumé de la première partie, cette seconde moitié opte pour un ton plus sérieux. Elle se présente comme une lueur d’espoir, un retour à la paix après les effusions de sang. Si la chorégraphie en elle-même est magnifique, face au ton satirique et noir qui l’a précédée, son message d’espoir un peu niais apparaît presque comme un défi – ou une raillerie ?- au·à le·a malheureux·se spectateur·rice qui oserait y croire.</p>
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		<item>
		<title>Remettre les pendules à l’heure</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/remettre-les-pendules-a-lheure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Genest]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2022 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[actualités]]></category>
		<category><![CDATA[changement d&#039;heure]]></category>
		<category><![CDATA[hiver]]></category>
		<category><![CDATA[temps]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=49826</guid>

					<description><![CDATA[<p>La pratique du changement d’heure arrive-t-elle à sa fin?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/remettre-les-pendules-a-lheure/" data-wpel-link="internal">Remettre les pendules à l’heure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Aux petites heures du matin, le dimanche 6 novembre dernier, les cadrans de nos téléphones intelligents sont passés de 1h59 à 1h00. Après plus de six mois sous le régime de l’heure avancée, nous voilà ainsi de retour à l’heure normale.&nbsp;<em>Le Délit&nbsp;</em>s’est penché sur les origines de cette pratique ainsi que sur ses perspectives d’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La petite histoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de l’heure avancée est souvent erronément attribuée à Benjamin Franklin. Bien que le Père fondateur des États-Unis ait promu les rayons du soleil comme alternative économique aux chandelles dès 1784, Franklin défendait la thèse d’une modification de l’horaire de sommeil plutôt qu’une modification de l’heure elle-même. Il faudra attendre la Première Guerre mondiale pour la première implantation de l’heure avancée. En 1916, en vue d’économiser son énergie électrique, l’Allemagne est le premier pays à adopter «l’heure d’été», suivie de près par l’Angleterre. Ce n’est que deux ans plus tard, en 1918, que le Canada et les États-Unis emboîteront le pas à ces nations européennes. Toutefois, en Amérique du Nord, la mesure est abandonnée à la fin du conflit pour n’être réinstaurée qu’au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette période, l’heure avancée sera en vigueur à l’année longue au Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et aujourd’hui?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la fin des années 1980, le changement d’heure est réglementé par les gouvernements provinciaux et fédéral en vue d’éviter des disparités régionales. Aujourd’hui, l’heure avancée commence toujours le deuxième dimanche de mars et se termine le premier dimanche de novembre. Or, le changement d’heure n’est pas une pratique à laquelle adhère l’ensemble du pays: la Saskatchewan et le Yukon ne touchent pas à leurs horloges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée d’abandonner l’heure avancée fraye son chemin dans les sphères politiques canadiennes, mais elle dépend largement du choix que feront les États-Unis. À titre d’exemple, la Colombie-Britannique a légiféré en vue de mettre fin au changement d’heure, à condition de voir un changement en ce sens de la part des États voisins de la Californie, de l’Oregon et de Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, les gouvernements semblent reconnaître que la pratique du changement d’heure est de moins en moins justifiable au vu des connaissances scientifiques actuelles. Alors que sa vocation première était la conservation énergétique, certaines études démontrent que l’heure avancée aurait plutôt entraîné une augmentation des dépenses d’énergie. Effectivement, malgré une réduction de la consommation énergétique dédiée à l’éclairage, la pratique entraînerait une hausse des dépenses énergétiques liées à la climatisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette absence de bénéfices environnementaux s’ajoutent les effets néfastes du changement d’heure sur notre rythme circadien. La manipulation artificielle de nos pendules deux fois par an interfère avec nos besoins de lumière (en novembre) et de sommeil (en mars). En effet, en limitant la clarté du matin et l’obscurité de la nuit, l’heure avancée rend le réveil difficile et repousse le moment de s’endormir, en raison de changements à notre production de mélatonine. Plusieurs associations scientifiques penchent donc en faveur de la réinstauration permanente de l’heure normale, mieux alignée avec la progression du soleil, et donc avec notre horloge biologique.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/09/remettre-les-pendules-a-lheure/" data-wpel-link="internal">Remettre les pendules à l’heure</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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