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	<title>Nicolas Quiazua - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>#SouricièreEnCours</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/26/souriciereencours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 08:16:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«BILAN: 45 arrestations en vertu du P‑6. Aucun blessé. Aucun méfait. #manifencours» déclarait fièrement le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) sur les réseaux sociaux le 20 mars. Aucun méfait, 45 arrestations; trouvez l’erreur. Depuis quelques semaines, le SPVM invoque le règlement municipal P‑6 avant même que la manifestation puisse prendre la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/26/souriciereencours/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">#SouricièreEnCours</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«BILAN: 45 arrestations en vertu du P‑6. Aucun blessé. Aucun méfait. #manifencours» déclarait fièrement le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) sur les réseaux sociaux le 20 mars. Aucun méfait, 45 arrestations; trouvez l’erreur. Depuis quelques semaines, le SPVM invoque le règlement municipal P‑6 avant même que la manifestation puisse prendre la rue et procède à des interpellations de masse.</p>
<p>Le rassemblement contre la brutalité policière, le 15 mars, le rassemblement «hebdomadaire» de soir, le 20 mars, et la manifestation du 22 mars, marquant un an après la première manifestation des 22, se sont tous soldés, ou plutôt ont tous été avortés de cette même manière.</p>
<p>Suite à une modification du règlement sur la prévention des troubles de la paix, de la sécurité et de l’ordre public, et sur l’utilisation du domaine public (P‑6) par la Ville de Montréal, il est dorénavant interdit de participer à une manifestation le visage couvert et sans avoir préalablement fourni d’itinéraire à la police. Quelques pas qui risquent de vous coûter cher: 637 dollars pour être exact.</p>
<p>Un jour avant la manifestation, le 14 mars,&nbsp;<i>La Presse</i> titrait que le SPVM annonçait qu’il «pourrait appliquer la loi et la réglementation municipale de façon plus rigoureuse». De plus, en entrevue à <i>La Presse canadienne</i>, vendredi soir, un porte-parole du SPVM, le sergent Latour, a déclaré que la charte «permet la liberté d’expression, mais pas de liberté de manifestation». Même McGill n’y va pas si ouvertement lorsque l’administration s’affère à limiter le droit d’assemblée pacifique; à l’université au moins, on prétend vouloir maintenir un «énoncé de valeurs et principes» sacrés.</p>
<p>L’article 3 du chapitre 1 de la Charte des droits et libertés du Québec stipule cependant très clairement que «toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de réunion pacifique et la liberté d’association». La Charte canadienne quant à elle révèle que «chacun a [des] libertés fondamentales», incluant la «liberté de réunion pacifique» (article 2c). Les policiers ne semblent pas avoir pris l’habitude de lire leurs droits aux manifestants, mais les connaissent-ils eux-mêmes?</p>
<p>Avant l’annonce du 14 mars, les policiers montréalais attendaient de pouvoir invoquer un méfait avant d’intervenir et disperser la manifestation ou procéder à des interpellations. Les tactiques semblent avoir changé juste à temps pour l’arrivée du printemps —sans mauvais jeux de mots—, décourageant un à un, à coups d’amendes, ceux qui l’année dernière ont contribué aux plus imposantes manifestations de l’histoire québécoise. Même la procession des Rameaux sur Saint-Urbain se déroulait deux à deux, sur le trottoir, suivi de deux auto-patrouilles. Heureusement, personne ne portait de masque.</p>
<p>État policier ou pas, le fait est que, comme le disait à <i>La Presse</i> André Poulin, directeur général de Destination Centre-Ville, le 6 mars: «En ce moment, les policiers attendent qu’un méfait soit commis pour intervenir». Preuve que le SPVM est bien «à l’écoute de la population», une semaine plus tard, les policiers n’attendent plus les boules de neige avant de protéger «les droits de ceux qui font des affaires dans le centre-ville».</p>
<p>Sur son site Internet, le SPVM invite «tous ceux et celles qui se sentent concernés par la loi 78 ou le règlement P‑6, et qui désirent les appuyer ou les dénoncer, à le faire dans l’ordre et le respect». De ce côté, le SPVM ne sera pas en reste. Déjà, une manifestation pour l’abolition du règlement municipal P‑6 est prévue pour le 22 avril 2013.</p>
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		<title>Post-féminisme à l’AÉCSUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/26/post-feminisme-a-laecsum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 07:25:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La parité homme-femme ne fait pas l’unanimité</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Le secrétaire-général Jonathan Mooney et le Vice-président aux affaires académiques Adam Bouchard survivent tous deux&nbsp; à une motion de censure présentée par les membres de l’AÉCSUM (Association des Étudiants de Cycles Supérieurs de l’Université de McGill) lors de l’Assemblée générale annuelle (AGA).&nbsp; L’AÉCSUM a adopté des motions modifiées pour l’égalité des sexes et le désinvestissement des sables bitumineux, mais a perdu le quorum avant de voter contre l’indexation des frais de scolarité.</p>
<p>La motion de censure que subissait Mooney et Bouchard visait à dénoncer l’échec des deux directeurs vis à vis de leur mandat de «vérification indépendante de la sécurisation des campus de McGill et d’étude des solutions de rechange à la sécurité privée», assigné lors de l’AGA de l’année dernière.</p>
<p>Cependant, au cours de l’approbation de l’ordre du jour, Elizabeth Colleen, chargé des services aux membres, a présenté une motion pour retirer la motion de censure en faisant valoir que si le projet n’avait pas encore été accepté, c’était en raison d’éléments qui échappent au contrôle du secrétaire général. Un autre membre de l’exécutif, Michael Krause, a dénoncé la motion de censure présentée par les membres en faisant valoir qu’elle était démesurée: «si vous voulez nous griller, grillez-nous lors de la période des questions, de bonne foi […] vous n’arriverez à rien avec une motion de censure». Suite à une erreur sur le processus de vote, la motion est passée en gagnant une majorité simple des voix.</p>
<p>Une motion visant à assurer la parité entre les sexes, proposée par Cora-Lee Conway, conseillère de l’Association étudiante des cycles supérieurs en éducation (EGSS), a, étonnamant, suscité un long débat.</p>
<p>Lors de la présentation de la motion, Cora-Lee Conway a rappelé que les femmes composaient 53,3% des membres de l’AÉCSUM, et que le conseil de l’association semblait présenter de façon constante une forte représentation masculine. Au moment du vote, une seule femme était membre du conseil de l’AÉCSUM: «Une femme ne devrait pas avoir à représenter toutes les questions féminines traditionnelles […]» a argumenté Conway à l’AGA. «Il s’agit de donner une voix à davantage de perspectives et&nbsp; d’horizons divers autour de la table».</p>
<p>La plupart des réticences tournaient autour de la mise en œuvre concrète de la motion si elle était adoptée. Le Vice-président aux affaires internes, Michael Krause, était curieux de savoir «pourquoi nous ne parlons que de femmes», ajoutant «qu’il est difficile de demander comment les gens s’identifient». Jonathan Mooney a fait écho à cette dernière préoccupation de Krause.</p>
<p>Afin de sauver la motion face aux critiques, Cora-Lee Conway l’a dépeinte en tant qu’une ouverture à la discussion sur la diversité, plutôt que nécessairement représentative d’une imposition de quotas stricts. L’AGA a finalement décidé de remettre la motion aux mains de la PSAC (<em>Policy and Structure Advisory Committee</em>) afin d’établir une recommandation pour accroître la diversité de son conseil d’administration, en parallèle de la consultation avec le comité d’équité. «Je sens que nous sommes revenus dans le temps», a conclu le Vice-président aux affaires externes Errol Salamon.</p>
<p>Le débat s’est tourné vers le désinvestissement de l’Université McGill des sables bitumineux. Les porte-paroles de Divest McGill étaient invités à répondre aux questions des membres.</p>
<p>Certains membres ont mis en doute la faisabilité de la motion, la décrivant comme «symbolique». Lily Schwarzbaum, co-porte-parole du mouvement, a rappelé aux membres de l’AÉCSUM que McGill ne serait que «l’une des 250 universités» actuellement qui prône le désinvestissement, et les a rassurés que la recherche étudiante, les dotations et les installations d’étude ne seraient pas touchées.</p>
<p>La motion concernant les sables bitumineux a finalement été adoptée, à l’exception de la clause de désinvestissement des établissements financiers, qui a été retirée de la motion au cours de la discussion.</p>
<p>Les membres ont ensuite débattu d’une motion contre l’indexation des frais de scolarité. Les parrains de la motion ont fait valoir que la prochaine étape logique était d’étendre le mandat de l’AÉCSUM suite au mandat de vote de grève si le Sommet sur l’éducation résultait en une indexation. La hausse sera en vigueur à compter du 1<sup>er&nbsp; </sup>septembre 2013.</p>
<p>Jonathan Mooney a exprimé sa position comme étant «contre la motion jusqu’à ce que les membres de l’AÉCSUM aient un rapport complet. Dans le passé, nous avons pris position parce que nous avions la recherche pour soutenir nos revendications».</p>
<p>L’AGA a perdu son quorum de 81 lors des débats sur l’indexation et a été ajournée.</p>
<p>La réunion a également nommé un nouveau chef de scrutin (CRO), Colby Briggs.</p>
<p>Jonathan Mooney se représente à la présidence, et ce sans opposition pour une seconde année consécutive.</p>
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		<title>Controverse au Sénat</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/25/controverse-au-senat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 04:35:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les procédures de l’organisme remises en question</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>La Déclaration de principes concernant la liberté d’expression et la liberté de réunion pacifique a été approuvée mercredi le 20 mars dans un Sénat divisé. Le débat sur le document a duré environ 30 minutes et plusieurs sénateurs ont exprimé leur opposition au document dans sa forme actuelle.</p>
<p>Le sénateur et président de l’Association étudiante de l’université McGill (AÉUM), Josh Redel, a remis en question «la nécessité d’avoir ce genre de documents». Sénatrice Lu a fait valoir que l’énoncé de valeurs ne donne aucune indication sur la façon de résoudre les conflits et «n’offre aucune indication au second document [les procédures opérationnelles]». Sénateur Grant a exhorté les sénateurs à voter en faveur de ce document en faisant valoir qu’il ne voulait pas entrer dans l’histoire comme étant la personne qui a voté contre la liberté d’expression, représentée par le protocole.</p>
<p>Lors de la discussion, un amendement a été proposé par la sénatrice Lu afin d’ajouter une clause à la fin du document qui mentionne que le document serait «appliqué dans un esprit de tolérance et de reconnaissance de la liberté d’expression et d’association». Allant à l’encontre de sa première déclaration, le sénateur Grant a voté contre&nbsp;l’amendement.</p>
<p>Le document a finalement été adopté dans sa version originale avec environ deux dizaines de voix sur 107 dans l’opposition. Le sénateur et président de l’AÉUM Josh Redel a voté contre; le sénateur et président de l’Association étudiante des cycles supérieurs de l’Université McGill (AECSUM) Jonathan Mooney a voté en faveur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le Sénat sert-il à quelque chose?</b></p>
<p>Deux décisions ont été présentées par les plus hautes sphères de l’Administration de McGill au Sénat à titre informatif seulement, ce qui a soulevé plusieurs questions concernant le rôle du sénat. L’adjoint exécutif Anthony C. Masi a défendu la décision de ne pas demander l’approbation du Sénat quant aux cours ouverts en ligne (MOOCs), et le document officiel concernant les procédures opérationnelles. Il a cité des discussions antérieures et les limites des compétences du Sénat par rapport aux contrats spécifiques ou procédures opérationnelles pour donner du poids à son argument. Le Sénat avait entretenu une discussion sur les «environnements d’apprentissage innovants», avec un accent particulier sur les cours ouverts en ligne (MOOCs) lors de sa réunion du 23 janvier. Plus tard, lors de la réunion du 19 février, il n’avait pas été informé de la décision annoncée le lendemain à la communauté universitaire, qui indiquait que McGill avait rejoint l’<i>edX</i> (MOOC) du consortium – entreprise à but non-lucratif de la fondation de l’Université Harvard, en partenariat avec l’Institut de technologie du Massachusetts, qui met en avant un&nbsp; apprentissage interactif&nbsp; via le web.</p>
<p>Selon la sénatrice Lu, lors de ladite réunion, il n’y avait «aucune indication qu’une décision allait être prise dans un avenir proche quant à savoir si oui ou non les MOOCs feraient partie de la mission académique de l’Université McGill».</p>
<p>Cette problématique a été reprise par plusieurs membres du Sénat. Jonathan Mooney a, entre autres, accusé l’administration d’un «abus de procédure», clamant que la discussion avait été encadrée de façon mensongère – en faisant semblant de tenir un débat alors que la décision avait déjà été prise. Le Vice-doyen Anthony C. Masi a fait valoir en guise de réponse que le «Sénat n’a pas la responsabilité d’approuver des contrats spécifiques» et a soutenu que l’institution avait eu la chance de participer à la discussion et les&nbsp;débats lors de la séance du 23 janvier.</p>
<p>En ce qui concerne les procédures opérationnelles sur les manifestations, protestations et les particuliers sur les campus de l’Université McGill, également présentées au Sénat à titre indicatif, Masi a expliqué que «les procédures d’exploitation ne requièrent pas l’approbation du Sénat». Le document ressemblant au protocole provisoire, dénoncé par l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC), n’a en effet jamais été discuté au Sénat.</p>
<p>S’opposant à l’esprit même de ce document, la sénatrice Lu remet en question la nécessité d’avoir un code de procédure pour encadrer des comportements déjà couverts par le code de conduite des élèves. Le cas échéant, le personnel de la sécurité ne dispose pas de procédures opérationnelles; un changement nécessaire selon le sénateur Redel. Ce dernier, de concert avec le sénateur Zidel, a également suggéré d’obliger les agents de sécurité à exprimer clairement dans quels cas une assemblée est jugée non-pacifique et de justifier leurs interventions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Révision du code de conduite des étudiants</b></p>
<p>Le Sénat a également entendu les modifications proposées au Code de conduite de l’étudiant et des procédures disciplinaires. Le document était présenté à titre informatif afin de solliciter les commentaires du Sénat. Un projet sera présenté pour approbation en avril.</p>
<p>La discussion n’a pas nécessairement remis en question la nécessité de réviser l’ancien document, mais a porté principalement sur des articles spécifiques. Le sénateur Bouchard remet en question la définition et l’inclusion du principe d‘intention dans le code&nbsp;qui interdirait aux étudiants d’«entrer ou de demeurer dans les locaux de l’université: […] (b) avec l’intention d’entraver les activités de l’université; ou © dans l’intention d’endommager, détruire ou voler des biens de l’université».</p>
<p>«Il est difficile de dire que quoi que ce soit est perturbé si personne n’a&nbsp;rien fait», a ajouté le sénateur Bouchard.</p>
<p>Jonathan Mooney, de son côté, a remis en question le fait que les étudiants n’ont pas le droit d’être représentés par un avocat lors de procédures disciplinaires et dénonce l’augmentation des pénalités dans le nouveau code. En réponse, Masi a fait valoir que l’université a «le droit de mettre en place des procédures qui sont en parallèle, mais non identiques, au système de justice».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Négociations difficiles pour le bail du Shatner</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/12/negociations-difficiles-pour-le-bail-du-shatner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 18:11:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte, les six exécutants de l’Association Étudiante de l’Université McGill dénoncent un processus «long et ardu» dans les négociations du bail du bâtiment Shatner avec McGill. Les négociations sont en cours depuis maintenant près de trois ans sans débouché en vue. Avec la lettre rendue publique lundi soir, l’exécutif 2012–2013 de l’AÉUM&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/12/negociations-difficiles-pour-le-bail-du-shatner/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Négociations difficiles pour le bail du Shatner</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une lettre ouverte, les six exécutants de l’Association Étudiante de l’Université McGill dénoncent un processus «long et ardu» dans les négociations du bail du bâtiment Shatner avec McGill. Les négociations sont en cours depuis maintenant près de trois ans sans débouché en vue.</p>
<p>Avec la lettre rendue publique lundi soir, l’exécutif 2012–2013 de l’AÉUM visait à «réaffirmer ses buts» en rapport avec le bâtiment Shatner dans l’optique d’aller de l’avant dans les négotiations.</p>
<p>L’éxécutif rappelle que le bâtiment a été construit avec les frais étudiants de 1963 à 1965 avec «pour seul but de fournir l’espace aux clubs étudiants et aux activités de l’Association». &nbsp;De fait, les frais étudiants «ne devraient pas être consacrés, en majorité à payer pour le bâtiment».</p>
<p>Le bâtiment, «symbole de vie étudiante», abrite plus de 300 clubs, 21 services et 12 groupes indépendants et, de telle façon, attirerait «les étudiants inspirés et motivés à fréquenter cette institution», tout en «formant les leaders qui feront des gradués de McGill une telle force inspirante».</p>
<p>La lettre demande «que McGill reconnaisse [la valeur d’une vie étudiante] de façon plus tangible que des accords philosophiques».</p>
<p>L’exécutif dénonce par le fait même que les détails des négociations soient gardés confidentiels malgré le fait que le résultat pourrait être d’un grand impact sur le corps étudiant en imposant une hausse importante des frais de base de l’AÉUM: «Il n’est guère approprié pour six exécutants ou même pour un Conseil législatif plus représentatif de prendre de telles décisions, avec un tel impact financier pour le compte de 22.000 étudiants avec de tels obstacles à la consultation».</p>
<p>De son côté, le Vice principal adjoint Morton J. Mendelson affirme par courriel que l’université trouve elle aussi les négociations «frustrantes». Le Vice principal adjoint se tourne vers les coût élevés de l’entretient, les coupures dans les budgets universitaires, l’incertitude face aux frais de scolarité pour expliquer que «McGill ne peut plus se permettre de soutenir le [bâtiment] de la même façon qu’elle l’a fait dans le passé». Mendelson conclut en affirmant que McGill pensait que les négociations allaient de bon train cette année, mais récemment le tout semble ralentir et «prendre place dans un contexte radicalement différent par rapport à celui d’il y a quelques mois».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Entretien exclusif avec la nouvelle rectrice de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/05/entretien-exclusif-avec-la-nouvelle-rectrice-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 00:39:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un premier vingt minutes avec Suzanne Fortier</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/05/entretien-exclusif-avec-la-nouvelle-rectrice-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Entretien exclusif avec la nouvelle rectrice de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_17597" aria-describedby="caption-attachment-17597" style="width: 640px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-17597" alt="Caricature par Romain Hainaut" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2013/03/HMB-e1363053658496-640x333.jpg" width="640" height="333"><figcaption id="caption-attachment-17597" class="wp-caption-text">Caricature par Romain Hainaut</figcaption></figure>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">Le Conseil des gouverneurs de McGill a annoncé aujourd’hui son choix de Mme Suzanne Fortier en tant que 17e principale et rectrice de l’Université McGill. Mme Fortier assumera son rôle à partir du début septembre 2013 et ce pour un terme de cinq ans.&nbsp;</span></p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><em>Le Délit</em> vous présente un&nbsp;premier entretien avec la future rectrice sur les enjeux du moment:</span></p>
<p><strong>Le Délit (LD):&nbsp;Sachant que les cours de français langue seconde sont très contingentés à McGill, que seulement 17.5% de la population de McGill est francophone, que 80% des étudiants internationaux quittent le Québec une fois leurs études terminés…</strong></p>
<p><strong>Que comptez vous faire pour rendre le français plus accessible à McGill et McGill plus accessible au francophones?</strong></p>
<p><strong>Suzanne Fortier (SF):&nbsp;</strong>Écoutez, moi, c’est un de mes objectifs: que la population en général au Québec, que ce soit les anglophones, francophones ou allophones, voient en McGill une institution qui est la leur, qu’ils ont bâti eux-mêmes, un endroit qui est là pour les accueillir. Il va falloir faire du travail dans les deux sens […].</p>
<p>[Cette question] me touche profondément car je fais partie de la population francophone qui ne parlait pas un mot d’anglais et est allé à McGill et a eu toutes sortes de portes qui se sont ouvertes à cause de cette expérience là. […]</p>
<p><strong>LD: Plus concrètement; quelles mesures avez vous en tête?</strong></p>
<p><strong>SF:</strong> J’en ai plusieurs […] la première chose à faire pour moi c’est d’apprendre et d’écouter la communauté &nbsp;étudiante de McGill: “quelles sont les idées, quels sont les objectifs?” […]. J’arrive d’Ottawa, ça fait longtemps que j’ai pas vécu au Québec. Arriver avec mes opinions à moi n’est pas vraiment ce que je veux faire, mais plutôt de bien comprendre la communauté […].</p>
<p><strong>LD : Il y a un fossé qui semble s’être créé entre l’administration et les étudiants au cours des dernières années… </strong></p>
<p><strong>Quelles mesures allez-vous prendre de ce côté là et comment comptez-vous aborder le sujet?</strong></p>
<p><strong>SF :</strong> […] Je peux parler un peu de ce que j’ai fait par le passé. Vous savez que j’ai été Vice-principale à l’enseignement […] qui est un peu comme un Provost quand j’étais à l’Université Queens. Et puis, j’étais aussi dans l’École des études supérieures. On a travaillé très bien et de très près avec le leadership étudiant, avec les étudiants, […] c’est leur avenir qui est le centre de l’action de l’université. Alors j’espère que je vais pouvoir créer ce même type de lien que j’avais crée dans le passé […] beaucoup d’ouverture d’un côté, et de l’autre, un environnement où on peut avoir des bonnes discussions en profondeur.</p>
<p><strong>LD : J’aimerais maintenant toucher au frais de scolarité</strong></p>
<p><strong>SF :</strong> Oui.</p>
<p><strong>LD : J’aimerais premièrement savoir quelle est votre opinion de ce côté là mais aussi, sachant que vous avez été présidente du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) qui favorise une collaboration industrie-université, savoir si ce genre de collaboration est quelque chose que vous préconisez.</strong></p>
<p><strong>SF :</strong> Je vais commencer par la première question. Alors écoutez, moi, la façon dont j’aimerais aborder le sujet c’est pas de commencer par la question des frais de scolarité mais plutôt de commencer par les questions &nbsp;qui sont beaucoup plus importantes […] : des questions sur la qualité de l’éducation le type d’éducation que les étudiants ont besoin durant leur formation dont les priorités seraient l’entrée sur le marché du travail ou le développement personnel et puis aussi l’accessibilité […]. De là on ira savoir comment est-ce qu’on va payer pour ça ; ‘est une question secondaire […].</p>
<p>La deuxième question que vous m’avez posé, par rapport au partenariat avec l’industrie ; effectivement, au NSERC, on a trois priorités qui sont le talent, la découverte, et l’innovation […]. Comment peut-on mettre à profit de la société ces connaissances est une question importante. Ce que j’ai beaucoup remarqué avec les partenariats avec l’industrie […] – dans la majorité des cas surtout quand il s’agit de la grande entreprise – ce qu’on veut, ce sont en priorité des partenariats qui vont encourager la recherche fondamentale pour que l’industrie puisse voir ce qui peut être fait dans le futur avancé […]. Pouvoir travailler très tôt avec les étudiants [et] étudiantes […] à leur formation […], il y a des bénéfices des deux côtés […]</p>
<p><strong>LD : Au risque de se retrouver avec des controverses comme c’est le cas avec la recherche sur l’amiante du professeur MacDonald?</strong><br>
<strong></strong></p>
<p><strong>SF :</strong> […] Il y a des principes fondamentaux établis dès le début &nbsp;[…] pour un bon développement des partenariats. Ça c’est très important de le faire […].</p>
<p><strong>LD : Quelle est votre réaction face au Sommet sur l’éducation. Entre autres face a l’indexation?</strong></p>
<p><strong>SF:</strong> […] Le sommet était un premier pas […] et il y a encore beaucoup de discussions qui vont se passer dans l’avenir. On a essayé de faire un premier pas rassembleur pour que les gens puissent continuer la discussion et s’engager ensemble pour discuter des sujets importants. Mais ce n’est pas avec une journée et demie… On a défini beaucoup de questions mais on n’a pas eu le temps d’y répondre […]</p>
<p><strong>LD : L’indexation, elle même, est-ce un pas vers l’avant?</strong></p>
<p><strong>SF :</strong> […] Oui; je crois que oui. Écoutez, moi, je le vois comme une réflexion, une discussion qui doit avoir lieu […]. Force des circonstances, on a provoqué cette discussion plus rapidement au Québec et ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose […] .</p>
<p>Je n’ai pas assez participé pour avoir des réponses. La question essentielle revient au rôle de l’université. […] La société en bénéficie, donc la société devrait participer au coût de l’éducation à l’université. Par contre, l’étudiant lui aussi en bénéficie. Donc, “comment on partage?”. Ça c’est une question qui se pose partout : on se l’ai posée au sommet et on est arrivé avec un compromis pour continuer dans la discussion qui est déjà en soi un bon coup.</p>
<p><strong>LD : Par rapport au coupes dans le budget universitaire, comment pallie-t-on à ces coupes là?</strong></p>
<p><strong>SF :</strong> Les coupure j’en ai vécu autrefois quand j’étais a l’université Queens et quand j’étais au sein du CRSNG […]. On a travaillé très fort pour établir les priorités, les valeurs, les principes qu’il fallait préserver et où on pouvait se serrer la ceinture sans créer un impact négatif à long-terme […] Je rentre en fonction seulement au mois de septembre, donc je ne peux pas me prononcer sur ce qui se passe à ce niveau là immédiatement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/05/entretien-exclusif-avec-la-nouvelle-rectrice-de-mcgill/" data-wpel-link="internal">Entretien exclusif avec la nouvelle rectrice de McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Suzanne Fortier choisie comme nouvelle rectrice</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/05/suzanne-fortier-choisie-comme-nouvelle-rectrice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2013 16:32:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une femme bilingue à la tête de l'Université </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil des gouverneurs de McGill a choisi Mme Suzanne Fortier en tant que 17e principale et rectrice de l’Université McGill. Mme Fortier assumera son rôle à partir du début septembre 2013 et ce pour un terme de cinq ans.</p>
<p>Suzanne Fortier était présidente du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) depuis janvier 2006 et son mandat a été renouvelé en novembre 2010 pour une période de cinq ans. En entrevue avec<em> Le Délit</em>,&nbsp;Michèle-Jamali Paquette&nbsp;Directrice des communications au ministère&nbsp;d’État (Sciences et Technologie) explique que Mme Fortier a quitté, depuis hier, ses fonctions au CRSNG.</p>
<p>Fortier est diplômé de l’Université McGill, où elle a obtenu un baccalauréat en sciences et un doctorat. Elle a également servi en tant que doyenne adjointe des études supérieures et de la recherche, vice-rectrice à la recherche et vice-rectrice à l’enseignement de l’Université Queen, où elle a également été professeur de chimie.</p>
<p>Le Conseil a pris une décision unanime, suite à la recommandation formulée par le comité consultatif &nbsp;auprès du président du Conseil. Le comité consultatif était formé d’étudiants, membres de l’administration et du personnel de soutien, des professeurs et des anciens élèves.&nbsp;Haley Dinel, VP aux Affaires Universitaires à l’AÉUM et membre du comité consultatif se dit contente de la décision.&nbsp;«Elle est la meilleure sur tous les points; que ce soit par rapport au Québec, à la recherche, aux relations avec les étudiants» affirme &nbsp;Dinel, en anglais, lors d’une entrevue avec<em> Le Délit.&nbsp;</em></p>
<p>Les coûts liés à la recherche de la nouvelle rectrice de McGill s’élevaient aux alentours de 180 000 dollars en septembre 2012. En entrevue avec <em>Le Délit</em>&nbsp;Kip Cobbett, n’était pas en mesure de donner un estimé de la somme totale dépensée à ce jour, mais tient à rappeler, en anglais, que il est «important de comprendre que nous cherchions nos candidats à l’échelle internationale». En effet&nbsp;McGill utilisait les services du cabinet de recrutement international Odgers Berndtson. M Cobbett ne peut toutefois pas confirmer que Mme Fortier ait été suggérée &nbsp;par le cabinet.</p>
<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">La principale depuis 2003, Heather Munroe-Blum, terminera son second mandat le 30 juin 2013 et un principal par intérim sera nommé pour assurer la direction de juillet à septembre. Munroe-Blum ne quitterait pas nécessairement l’Université McGill une fois son mandat terminé. Dans une entrevue avec les médias étudiants l’année dernière elle mentionnait ne pas écarter un retour à l’enseignement de la médecine au sein de l’Université McGill.</span></p>
<p><em>Article en développement&nbsp;</em></p>
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		<title>Une première Association départementale à McGill s’incorpore</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/19/une-premiere-association-departementale-sincorpore-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2013 03:01:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La PSA rempli la première condition pour devenir une association indépendante</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/19/une-premiere-association-departementale-sincorpore-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Une première Association départementale à McGill s’incorpore</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Association des étudiants en philosophie (PSA) devient la première association départementale à être incorporée à l’Université McGill. L’incorporation, qui confère à la PSA le statut d’organisme sans but lucratif, est la première étape nécessaire pour permettre à une Association étudiante d’être accréditée et ainsi recevoir son indépendance de l’Association des Étudiants de la Faculté des Arts (AÉFA).</p>
<p>Un vote unanime, plus tôt mardi soir, rend officielle la volonté de s’accréditer. «Une lettre a été envoyée à l’agent du gouvernement assigné aux accréditations» faisant part de la tenue d’un scrutin sur l’accréditation de la PSA du 11 au 15 mars, annonce au&nbsp;<i>Délit</i>, en anglais, Jonathan Wald, président de la PSA et président du vote sur l’accréditation.</p>
<p>L’incorporation est une officialisation d’«un long processus bureaucratique», en vertu de la Partie III de la Loi sur les compagnies du Québec (C‑38). La décision d’entreprendre les démarches pour son obtention avait été prise durant la session d’automne lors d’une série de réunions et a été rendue publique dans&nbsp;<em>Le Délit</em>&nbsp;le 2 octobre 2012.</p>
<p>À ce moment-là, Morton J. Mendelson, vice doyen à la vie étudiante, prévenait l’exécutif de l’AÉFA en anglais que «permettre aux associations départementales de s’incorporer n’est ni une option ni une solution au problème que l’AÉFA rencontre par rapport au respect de leur obligation de rendre des [audits]». L’AÉFA avait violé son protocole d’accord (<em>Memoranda of Agreement</em>, MoA) avec McGill à plusieurs reprises, entre autres en ne passant pas d’audit, une des obligations imposées par le protocole d’accord.</p>
<p>Devon LaBuik, président de l’AÉFA, est surpris par l’incorporation officielle de la PSA. “Ils ne nous en ont jamais parlé, je savais qu’ils en avaient parlé, mais je ne savais pas que des démarches avaient été entreprises”, affirme LaBuik, en anglais, en entrevue avec<em>&nbsp;Le Délit</em>. Le président de l’AÉFA dit vouloir se pencher plus sur le sujet avant de se prononcer sur les relations qu’entretiendraient les deux associations si le vote d’incorporation devait être remporté par la PSA. «C’est une chose à laquelle nous n’avions jamais fait face auparavant», conclut LaBuik.</p>
<p><b>L’accréditation en bref</b></p>
<p>Toute association étudiante a la possibilité de s’accréditer en vertu de la Loi sur l’accréditation et le financement des associations d’élèves ou d’étudiants. L’accréditation donne un statut légal en tant qu’association étudiante a part entière auprès du Ministère de l’éducation du Québec.</p>
<p>À l’Université de Montréal (UdeM) ainsi qu’à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), plusieurs associations départementales sont déjà accréditées. En revanche, cela est une première pour les associations départementales à McGill.</p>
<p>L’accréditation permettrait à la PSA de percevoir les fonds afférents des étudiants directement de McGill sans avoir à passer par L’AÉFA. Si accrédité, le département de Philosophie serait aussi en position de négocier un protocole d’accord avec McGill – tout comme l’AÉUM, l’AÉFA et l’AÉCSUM. De plus, l’Association départementale aurait la possibilité de s’affilier à la Coalition ou à la Fédération étudiante au niveau provincial de leur choix, tel que l’ASSÉ ou la FEUQ, et de représenter ses membres «sur une base beaucoup plus large que ce qui est actuellement possible pour les associations départementales de l’Université McGill».</p>
<p>Le montant à percevoir, la possibilité ou non de se désengager de l’Association, et la constitution de cette dernière seraient adoptées en Assemblée Générale (AG) suite à l’accréditation.</p>
<p>Les constituants de la PSA ne perdraient pas leur adhésion à l’association facultaire ou universitaire. Les étudiants en philosophie «continueraient de faire partie de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et de l’AÉFA»: ils continueront à payer les frais afférents requis pour bénéficier de leurs services.</p>
<p>Afin de remporter le vote pour son accréditation, l’Association étudiante de Philosophie devra compter sur une majorité des voix lors du vote le mois prochain avec «la condition que cette majorité représente […] au moins 25% de ceux qui […] sont inscrits dans l’établissement d’enseignement concerné». L’Association regroupe environ 430 membres; ce sont donc près de 108 étudiants qui devront voter en faveur de l’accréditation pour que celle-ci soit acceptée. Tous les étudiants inscrits dans le programme de philosophie à McGill auront le droit de vote, qu’ils soient en concentration mineure, majeure ou en spécialisation.</p>
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		<title>De McGill Français au Printemps Érable</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/19/de-mcgill-francais-au-printemps-erable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Feb 2013 21:52:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comprendre la lutte étudiante, de 1969 à 2013, dans le contexte québécois  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La force d’un mouvement protestataire est de rallier plusieurs causes sociales dans un même but. C’est ce qu’a réussi le mouvement étudiant contre la hausse des frais de scolarité en 2012, et plusieurs années auparavant ce qu’a fait d’Opération McGill français, un mouvement marquant dans l’histoire du Québec.</p>
<p>Les médias de masse anglophones n’ont rien compris à 2012. La mauvaise couverture accordée au mouvement étudiant contre la hausse des frais n’émane pas nécessairement d’un mauvais journalisme,&nbsp; mais plutôt d’une incompréhension du fait français, de la lutte nationaliste québécoise.</p>
<p>«Je ne comprends pas comment vous pouvez vous battre pour une hausse de 1625 dollars alors qu’aux États-Unis, on paye de 20 000 à 40 000 dollars». Ce genre d’arguments est fondé sur la notion d’éducation en tant que produit de luxe et ne prend pas en compte la position de la culture québécoise en Amérique du Nord. Depuis les années 1960 et la publication du Rapport Parent, l’accessibilité aux études supérieures est une priorité de la lutte sociale québécoise.</p>
<p>Selon Marc Raboy,&nbsp; professeur en Histoire de l’Art et Communication à McGill et étudiant lors de l’«Opération McGill», le Rapport proposait une «démocratisation» de l’institution scolaire. Le gel des frais de scolarité qu’il proposait n’était qu’une mesure transitoire, établie dans l’optique plus large de l’élimination complète de ces frais sur le long terme.</p>
<p>1 500 pages et près de 600 recommandations; un symbole de la Révolution tranquille des années 60. L’accessibilité et la démocratisation du système d’éducation que le Rapport postule deviennent un point d’ancrage de la collectivité québécoise. Il&nbsp;marque une unification du système d’enseignement public en vue de faciliter le passage aux études supérieures – c’est comme cela que les Collèges d’enseignement général et professionnel (cégéps) voient le jour.</p>
<p>Ces institutions sont un échec à leur début. À cause d’un manque d’organisation du gouvernement, la première vague de diplomés des cégeps font face à un nombre très restreint de place dans les universités. «McGill français arrive en 1969 dans un contexte ou l’UdeM est la seule université francophone à Montréal», rappelle au <i>Délit</i> Roger Rashi, étudiant en sociologie à McGill de 1966 à 1970 et un des organisateurs de l’«Opération McGill». En 1969 ce sont&nbsp; «10 000 étudiants des cégeps qui se sont fait dire qu’ils n’auraient pas de place à l’université». McGill francais venait répondre à ce besoin-là.</p>
<p><strong><b>Marée Humaine</b></strong></p>
<p>Le 28 mars 1969, Le Mouvement pour l’intégration scolaire (MIS) organise une manifestation, exigeant la francisation de l’Université McGill.&nbsp; L’«Opération McGill» est organisée, entre autres, par le jeune professeur de sciences politiques Stanley Gray, membre fondateur du MIS.</p>
<p>La marche débute au carré Saint-Louis et prend l’ouest sur la rue Sherbrooke. Une fois rendus au portail Roddick, les manifestants font face à un grand nombre d’agents de sécurité et au Service de police de la Ville Montréal,&nbsp; appelé en renfort par l’administration de l’Université. Une courte&nbsp; altercation avec les forces de l’ordre s’ensuit, sans incident majeur à déclarer.</p>
<p>La manifestation est, à l’époque, le plus grand rassemblement à Montréal depuis la Seconde Guerre Mondiale. Elle se solde par une quarantaine d’arrestations et fait quelques blessés dans les deux camps.</p>
<p><strong><b>Le radicalisme à McGill</b></strong></p>
<p>Selon Roger Rashi, l’université anglophone du flanc sud du Mont-Royal, «de 1960 à 70 McGill était l’université avec le plus d’agitation et le plus de mouvement radicaux».</p>
<p>Le 3 décembre 1968, onze membres du MIS ont occupé le centre d’information du campus McGill pendant quelques heures avant d’être évacués par les forces de l’ordre. Selon Joël Pednault, le Vice-Président de l’Association des Étudiants de Université de McGill aux affaires externes en 2011–2012, sur les ondes de CKUT, «c’est à ce moment là que les mouvements sociaux du Québec ont rencontré les mouvements politiques de McGill».</p>
<p>Stanley Gray, jeune professeur en sciences politique à McGill, menait une bataille contre l’administration universitaire. Il avait formé un groupe, conjointement avec Marc Raboy, alors éditeur au <i>McGill Daily</i>, qu’il ont baptisé la Students for a Democratic University (SDU),&nbsp; «ne dépassant jamais les 200 personnes». La SDU deviendra ensuite la <a title="Radical Student Alliance" href="http://ge.tt/2ImUJkF/v/0" target="_blank" rel="noopener external noreferrer" data-wpel-link="external">Radical Student Alliance</a>, un acteur majeur dans l’organisation de la manifestation du 28 mars.</p>
<p>Janvier 1969. Gray interrompt une réunion du Sénat et de l’Assemblée du Conseil des gouverneurs en scandant «Révolution», «Vive le Québec socialiste», «Vive le Québec libre». Le mois suivant, il est invité à prendre la porte.&nbsp;Gray avait toutefois réussi, pendant son temps à McGill, à tisser des liens avec le président du Conseil central du Montréal Métropolitain (CSN), Michel Chartrand. Le 28 Mars, la CSN donnait son accord à la marche et recommandait à ses affiliés la distribution de<i style="font-size: 13px; line-height: 19px;"> Bienvenue à McGill</i>, une édition spéciale en français du quotidien des étudiants mcgillois, imprimé à 100 000 exemplaires, contre 14 000 en temps normal. Le numéro a créé une onde de choc sur le campus; «on voulait nous congédier», se rappelle Raboy.</p>
<p>Dans ce numéro spécial, le comité éditorial du <i>McGill Daily</i> dénonçait le manque de francophones dans les instances directrices et administratives de l’université et appuyait la marche:</p>
<div style="border: 1px solid #0505f8; background-color: #d3d3d3; padding: 1.2em;">«Sachant, de par notre expérience immédiate, que McGill est au service des monopoles anglo-américains et que ceux-ci travaillent contre les intérêts du peuple québécois, nous publions ce journal pour faire savoir au peuple québécois ce que nous connaissons du véritable rôle de McGill. Nous le publions en appui à la manifestation du 28 mars, l’Opération McGill, et, de là, nous nous joignons aux revendications des étudiants et travailleurs.<br>
McGILL FRANÇAIS<br>
McGILL aux QUÉBÉCOIS»</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Raboy, journaliste et activiste, prenait part à la marche&nbsp;«en tant que manifestant. Tout le monde a un point de vue politique et c’est aussi bien ne pas le cacher».</p>
<p>En opposition, la position générale de l’administration à l’époque était de nier tout fossé séparant l’institution de la société québécoise. Deux figures faisaient tout de même chemin à part: Laurier Lapierre, directeur du programme d’Études sur le Canada-Français, et Michael Oliver, Vice-principal à la vie académique. Oliver proposait une hausse des inscriptions des étudiants francophones de 7 % à 20 % avant 1974, l’adoption d’une politique de bilinguisme pour l’administration et l’incorporation de cours en français dans chaque faculté. Lapierre, quant à lui, proposait une université complètement bilingue dans laquelle tous les cours seraient offerts en français. H. Rocke Robertson, le Principal, s’est dit d’accord d’offrir des cours optionnels en français, de rendre bilingue l’administration, de permettre la remise des examens en français, d’accroître la coopération avec les autres établissements francophones et d’encourager la recherche sur le Canada français. Rien de plus.</p>
<p><strong><b>Enjeu étudiant, lutte populaire</b></strong></p>
<p>Les années 1960 et la Révolution tranquille ont constitué une période de changements sociaux et politiques importants au Québec. «À partir de 1966, on a commencé à ressentir les limites de la Révolution tranquille, se souvient Marc Raboy, et on cherchait à pousser les revendications de la Révolution tranquille plus loin».&nbsp;L’action directe prend désormais le premier plan.</p>
<p>Opération McGill arrive donc dans un contexte d’intensification de la lutte populaire générale. &nbsp;Plusieurs occupations ont lieu dans les cégeps et les universités, notamment l’occupation et la destruction du centre d’informatique à l’Université Sir George Williams (aujourd’hui le campus du centre-ville de l’Université Concordia), et le Front révolutionnaire de libération du Québec (FLQ) bombarde la Bourse de Montréal.</p>
<p>Le changement de nom d’«Opération McGill» à «McGill français» dans la mémoire collective enlève une grande partie de la signification du mouvement. Opération McGill regroupait autant des revendications étudiantes, que nationalistes et ouvrières. «McGill aux ouvriers», «McGill français» et «université populaire» scandaient ensemble les manifestants au portail Roddick. McGill&nbsp; incarnait les maux de ces trois segments de la société.</p>
<p>Premièrement, les ouvriers francophones du Québec venaient d’apprendre, par la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme, qu’ils occupaient le dernier échelon salarial au Canada.</p>
<p>Deuxièmement, l’axe gauche nationaliste revendiquait une éducation francophone aux fils d’immigrants, faisant notamment référence à l’éducation anglophone des fils d’immigrés italiens à Saint-Léonard.&nbsp;Ceux-ci dénonçaient également la nature colonialiste de l’institution et exigeaient que McGill s’intègre au Québec plutôt que de seulement y rester installée. C’est qu’à&nbsp;McGill en 69, les francophones ne représentaient que 8% des étudiants.&nbsp;Les manifestants demandaient une francisation progressive de l’université pour finalement la rendre unilingue francophone en 1972.</p>
<p>Finalement, les étudiants francophones dénonçaient le fait que les universités anglophones recevaient 30 % du total des subventions accordées aux universités québécoises, alors que la population non-francophone s’élevait à 17 %, et que les anglophones occupaient 42 % des places dans les universités québécoises. L’université McGill recevait, et reçoit toujours, la plus grande part.</p>
<p>La manifestation éphémère<span style="font-size: 13px; line-height: 19px;">&nbsp;qui a regroupé ces diverses demandes sociales sous une même bannière n’a pas mené à une organisation sociale et activiste permanente. Dans le court terme, en cherchant l’impact concret de la manifestation, McGill français n’aurait pas été une réussite.&nbsp;La séparation de McGill d’avec la société québécoise ne s’était pas améliorée, et ce, malgré le plaidoyer de l’université à la Commission royale sur le bilinguisme et le biculturalisme en 1965, selon lequel elle prendrait «un rôle plus actif et vigoureux dans le nouveau Québec».</span></p>
<p>Toutefois, selon Roger Rashi, McGill français marque le début d’une période historique: c’est «le début d’une révolution à l’intérieur de la Révolution tranquille. McGill français est le début d’une période beaucoup plus radicale au Québec de 1969 a 1980. Ce sont entre 15 à 20% des étudiants au Québec qui ont pris la décision de quitter la structure d’éducation postsecondaire entre 1970–1975 pour se concentrer sur l’action contestataire». De plus, le système des Universités du Québec a ouvert ses portes en septembre ’69, incluant sa branche montréalaise (UQAM) et a fourni assez de places aux étudiants émanant des cégeps.</p>
<p>En route vers le référendum de 1980, le mouvement nationaliste de gauche est gobé par le Parti Québécois, <em>centro-droitiste</em>&nbsp;et englobant la plus grande partie du mouvement d’indépendance sous un toit de nationalisme traditionnel. Le&nbsp;Parti Québécois, tout comme la société Saint-Jean-Baptiste, s’est&nbsp;toujours dissocié de l”«Opération McGill».&nbsp;Les ouvriers, quant à eux, chemineront vers le Front commun de 1972.</p>
<p><strong>Le Printemps érable</strong></p>
<p>À ce jour, l’objectif de gratuité scolaire du Rapport Parent n’a toujours pas été atteint. Le rapport affirmait que «les bénéfices de l’éducation dépassent l’individu et la localité; le progrès de l’enseignement sert principalement les intérêts généraux de la société, de sorte qu’on peut et qu’on doit désormais considérer l’éducation comme une entreprise nationale».&nbsp;Le «fait français» demeure un élément de base de tout mouvement de lutte pour une éducation accessible. Pour Rashi, la position de la culture francophone minoritaire en Amérique du Nord fait en sorte que «l’accès à l’éducation supérieure est cruciale pour le maintien et l’expansion d’une culture riche».</p>
<p>Toutefois, depuis quelques années, le modèle érigé par le Rapport Parent est complètement négligé par les politiques néolibérales de la gouvernance de la dernière décennie. «L’endettement étudiant et les politiques néolibérales du Parti Libéral du Québec de Charest et du Parti Québécois de Marois restreignent l’accès [à l’éducation] de plus en plus», conclut Rashi.&nbsp;À l’État québécois des années 1960, qui concevait l’éducation comme un droit pour tous et un projet gouvernemental, on a depuis 2003 substitué un État, sous deux gouvernements, qui considère l’éducation comme une marchandise. Cette arrivée d’une idéologie néolibérale détruit le modèle québécois avancé par la Révolution tranquille.</p>
<p>Le mouvement étudiant a évolué en une lutte sociale contre cet ensemble des politiques néolibérales et on ne peut donc pas le comprendre, lui ou l’opération McGill, sans comprendre la question nationaliste.</p>
<p><strong>Aujourd’hui à McGill</strong></p>
<p>La place de la langue française a peu changé à l’université. Les francophones comptent maintenant 6000 étudiants, soit 17,5% de la communauté. McGill reste essentiellement une institution anglophone. Les services administratifs ne sont que sporadiquement disponibles dans la langue officielle de la province, et depuis le 1er mai 2005, l’AÉUM n’a pas actualisé la traduction de sa constitution.</p>
<p>L’administration ne fait aucun effort pour promouvoir la langue française. Le Centre d’Enseignement du Français (CEF) est surchargé. Même si les étudiants étrangers le souhaitent, ils n’arrivent pas à trouver une place.&nbsp;Sans possibilité d’apprendre le français, les étudiants anglophones peinent à, après leur graduation, entrer sur le marché du travail au Québec, entre autres en raison de lois et chartes le régissant. La province perd ainsi plus de 80% des étudiants formés dans son université la plus réputée.</p>
<p>On voit bien, après plus de quarante ans de lutte que le français n’est pas une avenue rentable à McGill. Le dernier rapport «annuel» du français à McGill date de 2005–2006.</p>
<div style="border: 1px solid #0505f8; background-color: #d3d3d3; padding: 1.2em;"><strong>Revendications d’Opération McGill:</strong><br>
1- Que l’enseignement soit donné en français à McGill, avec une francisation progressive de l’université :<br>
50 % en 1969–1970,<br>
75 % en 1970–1971,<br>
100 % en 1971–1972<br>
2- Que McGill accepte une partie des 10 000 cégépiens dès septembre 1969<br>
3- Que McGill implante une politique de parité des frais de scolarité avec l’Université de Montréal (200 dollars) en attendant la gratuité scolaire<br>
4- Que soit aboli le Centre d’études canadiennes-françaises qui scrutait les Québécois comme une espèce de nature différente<br>
5- Que la bibliothèque McLennan soit ouverte au grand public<br>
6- Que soit donné la priorité aux intérêts nationaux dans la recherche.<br>
7- Que soit implantée une représentation tripartite au Conseil des gouverneurs: un tiers étudiant, un tiers personnel enseignant et non-enseignant et un tiers représentant direct du peuple québécois.</div>
<p><em>Dernière modification: le 20 février 2013.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/19/de-mcgill-francais-au-printemps-erable/" data-wpel-link="internal">De McGill Français au Printemps Érable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Free Pussy Riot au Carnaval</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/17/free-pussy-riot-au-carnaval/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Feb 2013 23:10:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des manifestants perturbent les activités de nuit du Carnaval de Québec</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/17/free-pussy-riot-au-carnaval/" data-wpel-link="internal">Free Pussy Riot au Carnaval</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Carnaval de Québec a vu ses activités de samedi soir interrompues par des manifestants masqués à l’image des Pussy Riot. Pour la durée de quelques minutes, une vingtaine de personnes a pris la rue lors du défilé de nuit du carnaval, au coin des rues Salaberry et Grande-Allée. Les manifestants distribuaient des tracts au festivaliers afin de dénoncer le choix de la Russie comme pays invité du 59e carnaval. Comme le veut la tradition, la ville de Québec accueille à chaque année une délégation venue de l’extérieur.</p>
<p>L’action menée par les manifestants avait pour but de dénoncer «l’emprise dictatoriale à peine voilée qui réprime toute manifestation ou critique du pouvoir en place» en Russie. La mobilisation exigeait également la «libération immédiate» des trois femmes membres du groupe Pussy Riots, condamnées à une peine de deux ans de prison pour avoir prononcé un discours anti-Poutine dans une cathédrale russe.</p>
<p>Les représentants du Carnaval ne croient pas, quant à eux, que le choix de la Russie soit problématique. «Un pays invité ne l’est pas nécessairement en raison des ses positions ou actions politiques» affirme au <em>Délit</em> Pascale Grenier, attachée de presse du carnaval. Le choix serait plutôt basé sur les possibilités d’activités hivernales reliées au pays en question. «Le Carnaval n’a pas de position particulière sur les enjeux politiques» conclu Mme Grenier.</p>
<p>Bien que le choix du pays invité soit fait entièrement par la direction du Carnaval, l’invitation de la Russie concorde avec le désir du maire de Québec, Régis Labeaume, de serrer les liens entre la Ville de Québec et l’oblast de Léningrad. Cette région russe planifie à son tour la tenue d’un carnaval d’hiver et Québec aurait déjà conclu une entente d’échange avec la ville hôte.</p>
<p>Une rencontre a eu lieu entre le maire Labeaume et le vice-gouverneur de la région de Leningrad, Alexander Kuznetsov, il y environ deux semaines. Les Carnavals de Québec et de Leningrad et le tourisme étaient deux sujets importants à l’ordre du jour de cet échange.</p>
<p>En plus d’être le pays invité du carnaval de Québec 2013, la Russie fera également la promotion du Carnaval de Québec aux gens de Léningrad et recevra une délégation québécoise lors de son Carnaval.</p>
<p>Suite à l’incident, le compte Twitter de la délégation québécoise pour la libération des Pussy Riot (@FreePussyRiotQc) a été suspendu sans raison apparente.</p>
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		<title>L’UQAM s’en va-t-en grève</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/14/luqam-sen-va-t-en-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Feb 2013 20:06:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Café Aquin remboursé, arrestation controversée et mandats de grève.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/14/luqam-sen-va-t-en-greve/" data-wpel-link="internal">L’UQAM s’en va-t-en grève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Café Aquin obtiendrait gain de cause. L’administration de l’Université du Québec à Montréal se serait engagée à rembourser les employés du Café d’une somme de plus de 10 000 dollars. Après avoir fermé les lieux de travail de 15 employés pendant près d’un mois, l’université prend sa part de responsabilité.<br>
Les travaux de construction des murs entourant le Café avaient été entrepris sans la consultation du personnel et avec un préavis de moins de vingt-quatre heures. La somme demandée en compensation était, à l’origine, de 12 255 dollars, mais le Café ayant rouvert plus tôt que prévu, la somme a été réévaluée. Le Café déclarant perdre 3 300 dollars par semaine, les parties se sont finalement arrêtées à une demande de 11 187, 55 dollars.<br>
C’est lors d’une rencontre avec sept des associations facultaires que le vice-recteur à la vie académique de l’université aurait annoncé la nouvelle. Aucune date n’a été précisée pour le remboursement; le rectorat a affirmé «qu’ils allaient nous rembourser, mais ils n’ont pas pris d’engagement écrit», affirme Geneviève Vaillancourt, une employée du Café, au <em>Délit</em>.<br>
<strong>Détention sans consultation</strong><br>
La réunion extraordinaire avait été organisée suite à la mise en détention, par le Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), d’un des exécutants de l’Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED) dans le bar étudiant lors de la journée Portes ouvertes le 5 février. L’UQAM avait déposé plainte au service de police suite à un incident survenu le 30 janvier, lors duquel des caméras de sécurité et du mobilier avaient été brisés. Lorsqu’un des suspects a été aperçu par le Service de prévention et de sécurité, le SPVM a été appelé à intervenir. «Cette personne a posé des actes de vandalisme et a été reconnue quelque jours plus tard», affirme au <em>Délit</em> Jennifer Desrochers, relationniste médias à l’UQAM. L’étudiant n’a pas été accusé et a été remis en liberté la journée même. «Quand on sera en mesure de reconnaître d’autres suspects, il y aura d’autres plaintes déposées», ajoute Mme Desrochers.<br>
En situation d’urgence, le Service de la prévention et de la sécurité peut prendre le contrôle des opérations mais doit le faire en «concertation avec le vice-rectorat à l’administration et aux finances, les services publics externes», selon la Politique de prévention et sécurité (Politique 25). Pourtant, selon Samuel Racaud, secrétaire général de l’AFESPED, ni le recteur ni le vice-rectorat à l’administration et aux finances ne semblaient être au courant de l’entrée des services policiers à l’intérieur des murs de l’université. Appelé par Samuel Racaud quelques heures après l’arrestation, le nouveau recteur de l’UQAM, Robert Proulx, aurait dit ne pas être au courant de l’incident et soutenait que le rectorat n’avait pas fait appel aux services policiers.<br>
Les relations médias de l’UQAM ne sont pas en mesure de confirmer si une concertation a eu lieu entre le Service de la prévention et de la sécurité et le vice-rectorat avant de faire appel aux policiers. Jennifer Desrochers affirme que le vice-rectorat a été «informé», sans pouvoir préciser à quel moment. Une enquête interne a été ouverte.<br>
L’ancien recteur Claude Corbo avait une politique empêchant les policiers d’être appelés sans son autorisation. Étant donné son entrée en fonction récente, Robert Proulx n’aurait pas eu le temps de se pencher sur le sujet. Le secrétaire général de l’AFESPED affirme que, lors d’une allocution cette semaine, M. Proulx «disait être fâché de l’intervention et voulait reprendre l’affaire en main».</p>
<p><strong>Mandats de grève</strong><br>
L’AFESH a voté aujourd’hui en faveur d’une grève en marge du Sommet sur l’éducation le 25 et 26 février. De son côté, le vote de l’AFESPED se tenait le 14 février. Ne réussissant pas à garder le quorum, l’Assemblée générale décida de ne pas reconnaître son vote de grève. Un référendum de grève à l’AFESPED aura lieu les mercredi, jeudi et vendredi prochains.<br>
Ce sont, à ce jour, huit associations, représentant 15 487 étudiants, qui se prévaudront du droit de grève en vue du Sommet. En tout, ce sont 44 associations, représentant 87 793 étudiants, qui se prononceront lors d’une Assemblée générale de grève dans les jours à venir.<br>
Des Assemblées générales de grève sont prévues par trois des associations, représentant 8 500 étudiants, à la suite de l’annonce des conclusions du Sommet sur l’éducation. Ces associations menacent d’une grève générale illimitée si le gouvernement prend la direction d’une hausse des frais de scolarité «peu importe sa forme» ou d’encadrer le droit de grève ou d’association.</p>
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		<title>Arrestation à l’UQAM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/arrestation-a-luqam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 20:08:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un exécutant de l’Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED) a été arrêté mardi après-midi à l’UQAM. L’arrestation serait en lien avec la manifestation contre la dérive sécuritaire du 30 janvier dernier. L’installation de 15 caméras dans les couloirs du deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin et dans le Café Aquin, un&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/arrestation-a-luqam/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Arrestation à l’UQAM</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un exécutant de l’Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED) a été arrêté mardi après-midi à l’UQAM. L’arrestation serait en lien avec la manifestation contre la dérive sécuritaire du 30 janvier dernier.</p>
<p>L’installation de 15 caméras dans les couloirs du deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin et dans le Café Aquin, un café étudiant co-géré par l’AFESPED, et l’Association Facultaire Étudiante des Sciences Humaines de l’UQAM (AFESH), et les nouvelles mesures de sécurité à être mises en place dans les deux prochaines années ont créé des remous au sein du corps étudiant.</p>
<p>Une manifestation le 30 janvier a vu plusieurs caméras&nbsp; brisées, arrachées et aspergées de peinture en aérosol, en plus de voir le mur construit à l’intérieur de l’Aquin défoncé.</p>
<p>Selon René Delvaux, coordonnateur aux affaires académiques à l’AFESPED UQAM, deux policiers seraient entrés dans l’enceinte universitaire pendant ses Portes ouvertes et auraient procédé à l’arrestation de l’étudiant en question, qui se trouvait alors dans le bar étudiant. Il n’aurait pas résisté lors de son arrestation. Toujours selon Delvaux, il a été relâché le même jour, fautes de preuves, et aucune accusation n’a été portée contre lui. Une enquête a cependant été ouverte.</p>
<p>Le rectorat de l’université étant sensé être la seule entité qui peut donner l’autorisation à une intervention policière de cette sorte, l’UQAM confirme à <em>La Presse</em> qu’elle était en communication avec le Service de Police de Montréal après avoir identifié une personne recherchée pour avoir participé dans la casse du 30 janvier.</p>
<p>«C’est sûr qu’on ne veut pas faire intervenir la police. Si on peut éviter ça, on le fait. Mais aujourd’hui, cette personne a été reconnue comme ayant participé à la manifestation et comme ayant commis des actes de vandalisme. Donc pour nous, c’était clair qu’il fallait faire intervenir les policiers», a expliqué Jenny Desrochers, directrice intérimaire des relations médias.</p>
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		<title>Le PQ perd le nord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/le-pq-perd-le-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 08:34:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux jours de manifestations contre le Plan Nord se sont soldées par trente-six arrestations face au Palais des congrès de Montréal ce week-end. Un retour dans le passé, le temps de quelques heures, jusqu’à la première série de manifestations de deux jours en avril dernier. La seule différence était un nombre moins important de manifestants&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/le-pq-perd-le-nord/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le PQ perd le nord</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div>Deux jours de manifestations contre le Plan Nord se sont soldées par trente-six arrestations face au Palais des congrès de Montréal ce week-end. Un retour dans le passé, le temps de quelques heures, jusqu’à la première série de manifestations de deux jours en avril dernier. La seule différence était un nombre moins important de manifestants et un changement de pilote à la barre de l’exploitation industrielle au Nord du 49e parallèle.</div>
<div></div>
<div>C’était sensiblement le même salon que l’année dernière, et les débats tournaient autour du même sujet, tout en prenant soin de se dissocier du «&nbsp;Plan Nord&nbsp;» de Charest en le remplaçant par un salon des «ressources naturelles».C’est à se demander ce qui a changé depuis la transition au gouvernement péquiste, et si cette transition ne se résume pas à trois mots lors d’un discours d’inauguration mouvementée où l’on ne parle plus de Plan Nord, mais de «Nord pour tous».
<p>Même projet, nom différent – c’est le message que les manifestants ont voulu faire passer à la population.</p>
<p>Le même projet, étalé sur 25 ans, intégrerait 80 milliards de dollars en financement de partenariat public et privé. Le projet reste vague sur les protections environnementales qui seront mises en place et n’assure aucune redevance à la population québécoise. Le territoire aussi demeure le même, couvre plus de 70% du Québec et exploite des terres de villages autochtones.</p>
<p><strong>Territoire autochtone</strong><br>
Premièrement, de quel droit le gouvernement se permet-il de planifier quoi que ce soit sur un territoire qui n’est pas libre de droits ? Les nations autochtones du Québec ont été, pour la plupart, exclues de l’élaboration du plan d’exploitation. Pourtant, des 120 000 personnes habitant dans la région touchée, 30 000 sont d’origine autochtone.</p>
<p>Le territoire convoité par le Plan Nord fait, en partie, l’objet de la Convention de la Baie James et du Nord-Est québécois, mais certaines portions portent toujours un titre autochtone. Par exemple, si les Cris ont signé la Convention, les Innus, de leur côté, n’ont signé aucun traité.</p>
<p>Avant même de parler d’exploration ou d’exploitation des ressources dans le Nord, des consultations et un consensus des 11 nations autochtones sont de mise.</p>
<p><strong>Environnement</strong><br>
Deuxièmement, on ne sait toujours pas quelle proportion du territoire au nord du 49e parallèle sera protégée de toute activité minière. Les associations environnementales tirent la sonnette d’alarme. Dans une pétition déposée à l’Assemblée Nationale, Green Peace Canada exige du gouvernement provincial «le gel du Plan Nord».</p>
<p>Mis à part l’impact environnemental non négligeable de toute exploitation minière sur l’eau, la terre et la bio-diversité, le projet d’exploitation du Nord aura aussi des impacts moins connus par les québécois : la population de caribous forestiers sera par exemple mise en péril.</p>
<p>Une étude commandée par le gouvernement du Québec et remise au ministre des Ressources naturelles et de la Faune et au Grand Conseil &nbsp;des Cris &nbsp;(Eeyou &nbsp;Istchee) conclut que le prolongement de la route 167 &nbsp;«réduira de beaucoup &nbsp;la connectivité fonctionnelle du &nbsp;paysage et, de ce fait, la résilience des populations, &nbsp;en &nbsp;plus de promouvoir &nbsp;des &nbsp;conditions qui &nbsp;favorisent le &nbsp;déclin &nbsp;des &nbsp;populations» et recommande donc «d’éviter tout développement anthropique &nbsp;supplémentaire».</p>
<p><strong>Redevances</strong></p>
<p>Troisièmement, le gouvernement compte exploiter les ressources du Nord sans qu’un système de redevances, qui redonnerait une juste part des profits de l’exploitation au peuple québécois, ne soit mis en place.</p>
<p dir="ltr">La loi sur les mines du Québec fait des sociétés minières les propriétaires du sous-sol et, en 2011, la moitié des sociétés exploitantes au Québec n’ont pas payé d’impôt minier.</p>
<p>Lors de sa campagne électorale, Madame Marois, première ministre du Québec, avait promis la mise en place d’une redevance minimale obligatoire de cinq pour cent sur la valeur brute de production des ressources extraites, et d’une taxe de 30 pour cent sur le «sur-profit». Mais depuis les élections, la position péquiste n’est pas claire. Les chiffres de la plate-forme ne semblent plus être d’actualité, alors que la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, parle maintenant d’ «ouvert[ure] sur les modalités».</p>
<p>«C’est une position de départ. Nous sommes très ouverts à des discussions sur le sujet», ajoute-t-elle en entrevue au journal <em>Les Affaires</em>.</p>
<p>La création d’emplois, les retombées économiques pour certaines entreprises québécoises, la protection de 50 % des territoires contre toute activité minière ou énergétique et la plantation de 100 millions d’arbres ne sont pas un contre-poids suffisant au manque de redevances, à l’exploitation sous-réglementée et au manque de conventions avec les Premières nations.</p>
<p>Avant que ces trois conditions ne soient remplies, le Plan Nord reste un projet colonialiste.</p>
</div>
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		<item>
		<title>Le Délit survit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/05/le-delit-survit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 08:34:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes de retour sur les stands cette semaine après une importante victoire référendaire qui permet au Délit et au Daily de continuer à collecter les frais afférents de six dollars par session. Le conseil de rédaction du Délit tient à remercier tous ceux d’entre vous qui ont pris le temps de voter, et offre&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/05/le-delit-survit/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Délit survit</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/05/le-delit-survit/" data-wpel-link="internal">Le Délit survit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes de retour sur les stands cette semaine après une importante victoire référendaire qui permet au <i>Délit</i> et au <i>Daily</i> de continuer à collecter les frais afférents de six dollars par session.</p>
<p>Le conseil de rédaction du <i>Délit</i> tient à remercier tous ceux d’entre vous qui ont pris le temps de voter, et offre un remerciement spécialement chaleureux à ceux qui se sont prononcés en faveur de l’existence d’une presse étudiante critique et indépendante.</p>
<p>Le protocole d’entente entre l’université et la Société des Publications du Daily expire tous les cinq ans, obligeant la SPD à obtenir une majorité de soutien pour le renouveler. Ce système a été mis en place en 2006 pour tous les groupes indépendents sur le campus tel que CKUT, QPIRG et McGill legal clinic.</p>
<p>Se voulant une expression démocratique du soutien des étudiants, ces exercices référendaires imposés par l’administration représentent un danger pour ces groupes, dont l’indépendance permet et encourage une approche critique envers les pouvoirs autrement déséquilibrés.</p>
<p>La liberté de la presse est compromise par le souci de devoir tenir des élections en permanence, la transformant plus en un parti politique cherchant davantage à faire plaisir à ses lecteurs qu’à informer ou à contrebalancer les pouvoirs en place.</p>
<p>Une presse indépendante ne constitue pas un instrument visant à faire consensus au sein de ses lecteurs, mais sert plutôt a faire contrepoids aux institutions et individus au pouvoir – entre-autres l’administration ou les étudiants politiciens de l’AÉUM.<br>
Au cours du référendum, la SPD a dû se présenter devant le conseil législatif de l’AÉUM afin de faire valoir son importance et recevoir le soutien de l’Association, sous forme d’une déclaration d’appui au vote «oui». La motion a passé, avec 21 des 27 conseillers présents qui ont voté pour — et on leur en remercie.</p>
<p>Ceci dit, il n’est pas sain qu’une presse indépendante ait besoin de se présenter, tous les cinq ans, devant les mêmes personnes dont elle a la charge de scrutiner le travail, afin de demander leur soutien. En tant que source d’information, il est important d’avoir la possibilité de critiquer le travail de nos représentants sans avoir peur des conséquences.</p>
<p>De plus, il existe déjà des processus en place pour faire en sorte que la presse étudiante soit responsable. Que ce soit par la possibilité des membres de la SPD de proposer une question référendaire, l’option d’agir en tant qu’un des six directeurs représentant du corps étudiant dans le conseil d’administration ou par l’option de participer et de voter lors des Assemblées Générales Annuelles ouvertes à tous les membres. De plus, la SPD possède un système judiciaire indépendant et impartial et un code de déontologie régissant les pratiques de ses journalistes.</p>
<p>Des référendums à dates fixes constituent un gaspillage de ressources et de personnels qui pourraient être mieux utilisés en vue du service que nous offrons aux étudiants et pour lequel nous avons reçu un appui incontestable lors des deux derniers référendums (80,6% et 76,17%). Éditeurs, collaborateurs et étudiants en général, en tout, ce sont plus de cent personnes qui se sont impliquées bénévolement dans le comité du «oui» de la SPD, quand ils auraient pu dépenser cette énergie à produire le service pour lequel les étudiants paient.</p>
<p>S’il est vrai qu’on définit souvent la démocratie par le droit de vote, une presse indépendante est un véhicule indispensable à la libre expression, et un élément indissociable de ladite démocratie.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Deux protocoles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/04/un-protocole-en-deux-parties/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 02:03:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=16820</guid>

					<description><![CDATA[<p>McGill dévoile l'énoncé des valeurs et les procédures opérationnelles</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/02/04/un-protocole-en-deux-parties/" data-wpel-link="internal">Deux protocoles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La direction de l’Université McGill a présenté, plus tôt aujourd’hui, la conclusion des consultations ayant duré plusieurs mois à propos du protocole provisoire sur les assemblées pacifiques. Le document se sépare finalement en deux parties distinctes: un énoncé de valeurs sur la liberté d’expression et de réunion pacifique, et des procédures opérationnelles concernant ce type d’événement.<br>
Un courriel envoyé par le vice-président (administration et finances) de l’université, Michael Di Grappa et Anthony C. Masi, vice-président exécutif, stipule que: «Nous avons constaté que le préambule du protocole proposé avait été généralement bien reçu et que McGill bénéficierait davantage de la mise en place de deux documents distincts».<br>
L’énoncé des «valeurs et principes» devrait, selon M. Di Grappa, offrir un contexte large à partir duquel l’Université pourra faire une interprétation de situations diverses, alors que le document des procédures opérationelles servira de guide d’intervention pour le service de sécurité du campus et les officiers disciplinaires.<br>
Ce qui diffère des procédures opérationelles de l’ancienne ébauche du protocole, explique le vice-président administration et finances ne sont «pas tant dans les circonstances que dans les réponses qui sont jugées appropriées». L’appel aux forces policières serait approprié, selon les nouvelles procédures opérationnelles, entre autres si les manifestants refusent de se soumettre aux instructions du personnel de sécurité, concernant la réduction du bruit, l’identification personnelle ou encore la demande de se disperser, si nécessaire.<br>
Le document ne spécifie pas de quelle façon ou qui sera en charge de mesurer l ‘«intensité», l’«intentionalité» et la «durée» des actions, critères qui détermineront les formes acceptables de manifestation. Pour Jonathan Mooney président de l’AÉCSUM, en entrevue avec Le Délit, «ces procédures placent encore trop de pouvoir dans les mains du personnel de sécurité de l’Université McGill, avec peu de supervision ou de responsabilité, et un vague sentiment de la façon dont ils doivent prendre des décisions».<br>
Le document considère comme «forme acceptable de contestation» toute «manifestation silencieuse ou symbolique. Jonathan Mooney pense que les deux documents «laissent peu de place à la perturbation ou aux occupations et, par conséquent, négligent une longue histoire d’actions directes non-violentes».<br>
Pour Lillian Radovac, présidente de l’Association des étudiantes et étudiants diplômé(e)s&nbsp; employé(e)s de McGill, le protocole a changé de nom, mais le contenu est resté le même: «La position du syndicat reste la même qu’elle a toujours été depuis février dernier», a‑t-elle commenté, en entrevue avec Le Délit: «Les syndicats de McGill et nos alliés croient que le seul document qui doit régir la conduite des membres de notre communauté est la Charte québécoise des droits de l’homme et des libertés».<br>
Le document envoyé par l’administration lundi dernier représente donc un hybride du protocole adopté il y a environ un an et débute une «nouvelle phase du processus de consultation». Ainsi, la direction de l’établissement invite les étudiants à faire part de leurs commentaires sur les nouveaux documents émis. Les élèves pourront donner leur point de vue par le biais du blog du nouvel énoncé de valeurs ainsi que lors de rencontres se déroulant sur le campus du centre-ville et MacDonald. Ces consultations auront lieu les 13 et 20 février prochains.<br>
Ce même processus de consultation dont fait usage l’université depuis la présentation du protocole provisoire a été critiqué par le passé. «On ne considère pas comme valide les processus de consultation qui ont été enclenchés en vue de rendre le protocole [provisoire] permanent», affirme Mme Radovac. L’administration et M. DiGrappa restent convaincus de leur approche «plus que suffisante pour fournir un forum pour l’expression d’opinions par des membres de la communauté de McGill».<br>
Mme Radovac ajoute qu’il y a encore moins de raisons de croire que le processus de consultation sera différent.&nbsp; En effet, seul le nouvel énoncé des valeurs de l’université sera étudié par le Sénat le 20 mars prochain, suivi par le conseil des gouverneurs, à la fin avril.<br>
DiGrappa affirme au Délit que la question des procédure operationelles et ses enjeux ont été communiqués au Conseil des gouverneurs, mais «il n’est pas approprié que le Sénat ou le Conseil [les] approuve». En effet les deux plus hautes instances décisionelles de l’université ne s’occupent que rarement des questions opérationelles ou administratives, mais selon les réglementations des comités du Conseil, «les membres de l’administration devraient toutefois présenter [ces questions] qui soulèvent des enjeux d’une sensibilité particuliere ou un risque à l’attention du comité du Conseil concerné ou au Conseil lui-même».<br>
Kevin Withaker, président de MUNACA affirme, en entrevue au Délit, que la raison même de la division du protocole en deux parties est de faire passer ce dernier sans avoir besoin de passer par ces instances. Il conclut en exprimant une inquiétude par rapport à l’expansion de ces mesures vers d’autres universités «au point où les étudiants auront plus de droits en traversant la rue que sur leur propre campus».<br>
Le débat sur le protocole étudiant a été enclenché en novembre 2011, alors que quelques étudiants, suite à une manifestation, ont pénétré dans le bâtiment James. Les manifestants se sont ensuite rendus jusqu’au bureau de la principale de l’université, Heather Monroe-Bloom, absente à ce moment. C’est alors que l’escouade anti-émeute de la ville a été contactée. Un protocole provisoire a ensuite été adopté par l’université concernant les démarches à faire si un événement de la sorte se reproduisait.<br>
Pour étudier le protocole nécessaire à adopter lors d’une manifestation, le professeur Christopher Manfredi a été nommé par Monroe-Bloom, et plusieurs consultations ont eu lieu. Le professeur a émis son rapport en octobre dernier, stipulant, entre autres, qu’une révision du Code de conduite de l’étudiant était nécessaire. Ces modifications devaient avoir lieu le 31 janvier dernier, mais suite à de fortes contestations et préoccupations de la part des étudiants et même de l’Association Canadienne des Libertés Civiles (ACLC) du Québec, l’université a décidé de changer certaines lignes du code: «Nous avons reçu des commentaires de l’ACLD, tout comme de groupes d’individus. Nous ne leur avons pas répondu, mais avons utilisé ces critiques pour changer notre approche».<br>
Le protocole provisoire, lui, reste en vigueur jusqu’a l’adoption du plus récent.</p>
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		<title>McGill, UQAM, même combat</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/31/mcgill-uqam-meme-combat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jan 2013 08:31:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’accroissement relatif de la criminalité et de la violence dans notre société n’épargne pas les campus universitaires» : le genre de phrase préembalée que nous sert l’administration de notre université afin de justifier les interventions policières&#160; sur&#160; le&#160; campus au cours de la dernière année.&#160; Le même genre de phrases qui créent une culture de&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/01/31/mcgill-uqam-meme-combat/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">McGill, UQAM, même combat</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«L’accroissement relatif de la criminalité et de la violence dans notre société n’épargne pas les campus universitaires» : le genre de phrase préembalée que nous sert l’administration de notre université afin de justifier les interventions policières&nbsp; sur&nbsp; le&nbsp; campus au cours de la dernière année.&nbsp; Le même genre de phrases qui créent une culture de la sécurité et transforment McGill en un endroit où les&nbsp; droits&nbsp; de liberté d’expression et d’<a title="information" href="http://www.mcgilldaily.com/2013/01/keeping-information-under-wraps/" target="_blank" data-wpel-link="external" rel="external noopener noreferrer">information</a> sont compromises.</p>
<p>Sauf que, cette fois, la phrase date de 1994 et est tirée directement du préambule de la Politique de prévention et de sécurité et des mesures d’urgence (Politique 25) de l’Université du Québec à Montreal (UQAM). À l’UQAM, depuis le début de la session, des agents de sécurité sont présents douze heures par jour, devant des murs délimitant une zone de chantier qui jusqu’à aujourd’hui empêchaient les étudiants en droit et en sciences politiques de se rendre dans leur locaux associatifs, fermant du même coup le Café étudiant «Aquin».</p>
<p>Des agents de sécurité en permanence, l’installation de dizaines de nouvelles caméras de surveillance et la refonte de la Politique 25&nbsp; du Règlement de régie interne (Règlement 2) sont autant de symptômes d’une **sécuratisation** des universités à travers le Québec.</p>
<p>Les projets de renouveaux des mesures sécuritaires à l’UQAM semble être le reflet presque parfait de la situation de la sécurité à McGill.</p>
<p>En décembre de l’année dernière, la direction de l’UQAM affirmait que la politique 25 de 1994 ne «reflète plus adéquatement (…) notre réalité et environnement universitaire» de façon qu’une refonte s’imposait. Un document de révisions a été compilé sans préavis ou consultation d’aucune sorte de la communauté universitaire.</p>
<p>Suite à des pressions exercées par le corps étudiant, le projet de refonte fût retiré indéfiniment de l’ordre du jour du dernier Conseil d’Administration le 11 décembre dernier.</p>
<p>À McGill, le protocole provisoire de sécurité, a été mis en place le 12 février 2012 suite à l’occupation du bâtiment d’administration James. Ayant reçue mauvaise presse au point de se faire critiquer par l’Association canadienne des libertés civiles, l’administration a cherché à se dissocier de l’image négative.</p>
<p>“Le protocole reste en place” annoncait le Vice-principal (administration et finance) Michael Di Grappa lors de la réunion du sénat le 23 janvier 2013. McGill choisit tout de même de le conserver sous une autre forme en le remplaçant par un énoncé de valeurs et principes sur la liberté d’expression et la tenue d’assemblées pacifiques et par des procédures standards d’opérations.&nbsp; Le fond reste donc le même : “l’énoncé de valeurs et principes sera basé sur le protocole provisoire” conclu M Di Grappa.</p>
<p>Cette idée en rebute plus d’un car comme l’a dit la présidente du SÉOUM (Syndicats des employé(e)s occasionnels de l’Université McGill), Jamie MacLean lors de la manifestation contre le protocole qui s’est tenue sur le campus le 22 janvier dernier, le syndicat continuera à s’opposer contre toutes mesures qui restreindraient les libertés d’expression, de manifestation et d’associations des membres de la communauté mcgilloise et c’est clairement ce que fera l’énoncé s’il s’inscrit dans une continuité avec le protocole.</p>
<p>L’administration se réjouit de dire que les commentaires émis par la communauté semblent être en accord avec les fondements du document. Par contre, seulement 25 personnes ont répondu à la demande de recommandation et commentaires non-confidentiels – de par leur nature via courriel – par l’administration qui ont eu lieu uniquement pendant la période d’examen finaux de la session d’automne et pendant les vacances d’hiver. Le processus n’est donc pas réellement représentatif de l’opinion de la communauté.</p>
<p>L’erreur qu’à commis la direction l’UQAM dans la mise en application de ses décisions concernant la sécurisation du campus est de ne pas avoir faire de simulacre de consultation. McGill l’a compris et a instauré des enquêtes internes,&nbsp; forums ouverts, foires de consultations, rapports et autres institutions sensées rendre légitimes les nouvelles mesures de sécurité.</p>
<p>Le problème avec ce genre d’exercice est que les étudiants se retrouvent encore une fois dans cette dynamique de pouvoir où l’administration tiens le gros bout du bâton. Debout sur un podium d’un théâtre à 500 places, avec une vingtaine de personnes présentes dont seulement deux ou trois sont du corps étudiant, ces derniers n’ont pas beaucoup de chance de parvenir à faire entendre leurs points de vues.</p>
<p>Dans son projet de refonte de la politique 25, l’UQAM propose la création d’un Comité de discipline comportementale qui aurait pour mandat d’imposer des sanctions disciplinaires aux personnes condamnées pour avoir posé des «actes contraires à la Loi ou toutes infractions aux règlements ou aux politiques de l’Université».</p>
<p>Les étudiants se présentant devant ce comité n’ont pas le droit d’être représentés par un avocat, malgré&nbsp; l’étendue de sa juridiction et les conséquences pouvant aller jusqu’à l’expulsion de l’université. De plus, le comité débute avec une présomption de culpabilité: si l’étudiant ne se présente pas devant le comité, ce dernier est&nbsp; «réputé avoir admis les faits qui lui sont reprochés» (p. 32).</p>
<p>La session dernière, à McGill, plusieurs étudiants se sont vus confrontés à des procédures disciplinaires par le comité sur la discipline étudiante. Les motifs de convocation étaient plutôt arbitraire et la plupart des personnes condamnées ont été rapidement acquittées. En revanche le fait même de passer devant ce comité constitue en soi un processus intimidant.</p>
<p>Ces parallèles ne sont pas exclusifs à ces deux universités. Les dérapes des agents de sécurité à Concordia et l’entrée des policiers anti-émeute à l’Université de Montréal ne sont que d’autres exemples qui démontrent que cette culture de la sécurité est bel et bien en train de se développer dans les universités du Québec. Afin d’y remédier, il faudra que l’ensemble des communautés universitaires présentent un front commun pour faire contre-poids au pouvoir des administrations qui semblent s’être passées le mot au sein de la CREPUQ pour imposer unilatéralement des mesures censurant la liberté de sa communauté.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Marche en opposition aux mesures d’austérité au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/30/marche-en-opposition-aux-mesures-dausterite-au-quebecx/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 20:01:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement Marois est accusé de ne pas respecter ses promesses</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/01/30/marche-en-opposition-aux-mesures-dausterite-au-quebecx/" data-wpel-link="internal">Marche en opposition aux mesures d’austérité au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Environ 200 personnes se sont rassemblées aujourd’hui, mercredi 30 janvier à 11 heures 30, au coin des rues McGill College et Sherbrooke, pour se prononcer contre les mesures d’austérité budgétaire du gouvernement Marois. La manifestation a été appelée par la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services.</p>
<p>La Coalition regroupe plus de 140 associations, syndicats et organisations communautaires qui représentent les secteurs étudiant, enseignant et ouvrier. Celle-ci s’était impliquée dans la grève étudiante de l’année dernière et, suite au dépôt du budget péquiste, a décidé de continuer à faire pression sur le gouvernement provincial.</p>
<p>La Coalition reproche, entre autres, au gouvernement Marois de revenir sur ses promesses budgétaires, notamment la hausse du prix du bloc patrimonial d’éléctricité qui devrait être mise en vigueur dès 2014: «Le retrait de la taxe santé, l’abolition de la hausse des tarifs d’électricité ou la hausse des redevances minières sont autant de mesures promises qui sont absentes du premier budget péquiste.»</p>
<p>La marche a débuté devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois, pour se diriger ensuite vers l’est sur la rue Sainte-Catherine en direction du siège social d’Hydro-Québec, au 75 boulevard René-Lévesque Ouest.</p>
<p>En entrevue avec Le Délit, France Emond, porte-parole des Regroupement du Comité Logement et Association des Locataires du Québec et membre de la Coalition dénonce le fait que ce sont «toujours les ménages les plus démunis qui font les frais de ces budgets qui veulent nous ramener au déficit zéro».</p>
<p>Le momentum des manifestations quotidiennes du printemps érable faisant désormais partie du passé, «il y a un rapport de force à rebâtir […] pour que, avant janvier prochain, on puisse obliger ce gouvernement à reculer», affirme François Saillant, coordonnateur du Front d’Action Populaire en Réaménagement Urbain (FRAPRU), membre de la Coalition, en entrevue avec Le Délit.</p>
<p><strong>Éducation</strong></p>
<p>En vue du Sommet sur l’éducation le mois prochain, la marche se voulait aussi un moyen de pression pour empêcher le gouvernement «d’imposer une indexation des frais de scolarité».</p>
<p>«Tous ces problèmes [de compression budgétaire] sont liés entre eux», affirme Jeanne Reynolds, porte-parole de l’Association pour une Solidarité Syndicale étudiante (ASSÉ) et représentante de l’association auprès de la Coalition lors de la manifestation, en entrevue avec Le Délit. Madame Reynolds appelle par la même occasion à un front commun.</p>
<p>«Étudiants, travailleurs, même combat» a scandé la foule à plusieurs reprises.</p>
<p>La manifestation s’est soldée par une soupe populaire en face des bureaux de la société d’État.</p>
<p>Avec l’aide de Mathilde Michaud</p>
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		<title>Réouverture du Aquin à l’UQAM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/25/reouverture-de-laquin-a-luqam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jan 2013 23:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'UQAM procédera a une “réouverture graduelle" de la zone dans laquelle se situent le café étudiant et des associations étudiantes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/01/25/reouverture-de-laquin-a-luqam/" data-wpel-link="internal">Réouverture du Aquin à l’UQAM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les gérants du Café Aquin, dans le Pavillon Hubert-Aquin, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), ont pu accéder à nouveau à leurs locaux ce lundi 28 février, se conformant ainsi aux termes d’une mise en demeure.</p>
<p>Suite à des «graffitis comportant des propos haineux et intimidants» apposés sur les murs des corridors entourant les locaux de plusieurs associations étudiantes, l’administration de l’UQAM a décidé de fermer l’espace associatif modulaire de la Faculté des sciences humaines et de la Faculté de science politique et de droit situé au deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin, le 20 décembre 2012.</p>
<p>Cette fermeture a également interdit l’accès au café Aquin, au Comité de soutien aux parents étudiants et à l’Association des étudiants handicapés.</p>
<p>Les employés du café ont été avertis moins de 24 heures avant l’arrivée des ouvriers et la fermeture de leur lieu de travail. Le 24 janvier, le conseil d’administration du Café Aquin sommait l’UQAM de se «conformer au plus tard le 28 janvier 2013» à la réouverture du Café Aquin en procédant au «retrait du mur temporaire érigé à l’intérieur du café», à la réouverture des «espaces associatifs adjacents» et à l’indemnisation «pour les préjudices subis et occasionnés directement par l’UQAM» totalisant 12&nbsp;255 dollars.</p>
<p>Lundi le 28 janvier, les murets délimitant la zone de chantier ont été ouverts pour donner accès aux aires de circulation.</p>
<p>Deux motions remplissant toutes les conditions de la mise en demeure ont été adoptées à l’unanimité ce matin lors d’une réunion du Comité à la vie étudiante (CVE), sous-comité consultatif qui présente ses recommandations au CA de l’UQAM.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Café étudiant Aquin</b></p>
<p>La première motion adoptée ce matin par le CVE demande la «réouverture inconditionnelle du Café Aquin» et une «une indemnisation des employés et gestionnaires» par le Conseil d’administration.</p>
<p>Le local du Café Aquin fait partie du protocole d’entente entre l’Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH) et l’Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED) et est gérée par un conseil d’administration indépendant, qui se définit comme une «organisation autogérée».</p>
<p>Depuis la fermeture du café, le Conseil d’administration de l’organisation a déclaré subir des «pertes monétaires de 3&nbsp;300 dollars par semaine, dont des pertes salariales de 2&nbsp;450 dollars». En date du 28 janvier 2013, les dommages représenteraient un montant de 12&nbsp;255 dollars.</p>
<p>L’équipe de travail du café étudiant est constituée de 15 personnes. Selon les administrateurs du café, ces emplois constituent pour la plupart «la première source de revenu de ses travailleurs».</p>
<p>Les relations médias de l’UQAM affirment que le Café Aquin sera «rouvert intégralement au courant de la semaine» malgré la poursuite des travaux.</p>
<p>Le CVE, remplissant un rôle exclusivement consultatif, la motion d’indemnisation doit toujours passer par le CA, en charge de gérer le budget universitaire, afin d’y être ratifiée. Gaspar Lépine, employé du café, en entrevue avec <i>Le Délit</i>, affirme que suite à une&nbsp; rencontre avec l’administration cette dernière semble «fermée à l’idée d’indemniser» les employés.</p>
<p>La zone de chantier ouverte depuis lundi, Gaspar Lépine précise que le café devrait être en mesure d’offrir ses services à partir d’aujourd’hui, une fois que les commandes seront arrivées.</p>
<p><b>Associations étudiantes</b></p>
<p>La deuxième motion adoptée lors de la réunion du CVE demande «la réouverture au plus tard au 31 janvier 2013 des locaux étudiants et des aires de circulation» et que «toute planification de travaux impliquant la fermeture de locaux ou de sections de l’université fasse l’objet d’une consultation» et requière l’approbation des parties concernées.</p>
<p>Les locaux des associations et groupes étudiants situés dans cette zone sont accessibles depuis mardi avec les clés utilisées par les usagers réguliers.</p>
<p>Le coût des travaux en cours sont inconnus mais devrait être entre 35&nbsp;000 et 60&nbsp;000 dollars. L’AFESH, tenue «responsable de ces actes de vandalisme», devait s’acquitter de «tous les coûts des travaux de remise en état des lieux» selon une lettre qui leur était adressée par la direction de l’UQAM.</p>
<p>La responsable médias de l’UQAM, Jennifer Desrochers, affirme qu’aucun changement n’a été fait de ce côté-là pour le moment, bien que la situation puisse «évoluer».«[Cette décision] est maintenue» conclut-elle en entrevue avec <i>Le Délit</i>.</p>
<p>Une lettre signée par plusieurs groupes et syndicats demande à la direction de l’UQAM de retirer la facture faite aux associations étudiantes pour des «travaux entrepris sans concertations par l’administration et pour lesquelles elles ne sont pas solliciteuses.»</p>
<p>«L’AFESH ne peut être retenue responsable du vandalisme commis.» René Delvaux affirme qu’il ne pense pas que l’administration enverra de facture sachant que «l’AFESH ne paiera pas cette facture» et que les recours légaux qui risquent d’être entrepris leur coûteront plus cher que les travaux eux-mêmes.</p>
<p>Tout devrait revenir à la normale le vendredi 1<sup>er</sup> février lorsque «les murets délimitant la zone de chantier seront démontés et retirés définitivement» conclut-elle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/01/25/reouverture-de-laquin-a-luqam/" data-wpel-link="internal">Réouverture du Aquin à l’UQAM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Discrimination à la veine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/discrimination-a-la-veine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 07:06:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Canada, le sang est, légalement parlant, une drogue et par ce fait même le gouvernement fédéral est en charge de dicter les politiques en réglementant son don. Cette politique, mise en place en 1983 au Canada et dans plusieurs autres pays industrialisés, a été révisée à plusieurs reprises, et tout dernièrement par le gouvernement&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/discrimination-a-la-veine/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Discrimination à la veine</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au Canada, le sang est, légalement parlant, une drogue et par ce fait même le gouvernement fédéral est en charge de dicter les politiques en réglementant son don. Cette politique, mise en place en 1983 au Canada et dans plusieurs autres pays industrialisés, a été révisée à plusieurs reprises, et tout dernièrement par le gouvernement conservateur, mais la clause concernant les relations sexuelles entre hommes n’a pas été modifiée. Au moment de donner du sang, un homme qui «depuis 1977, [a]  eu une relation sexuelle avec un homme, même une seule fois» n’a pas le droit de donner sur une base permanente.<br>
L’exclusion d’hommes homosexuels des banques de sang serait basée sur des taux d’infection de sang beaucoup plus élevés. En fait, selon Héma-Québec, «la fréquence d’infection au VIH est beaucoup plus élevée chez les (hommes) homosexuels que dans la population générale (10% infectés chez les hommes homosexuels, 1% infecté dans la population générale)». En 1983, le manque de savoir scientifique au sujet du VIH SIDA et des techniques peu développées pour détecter le virus, pouvaient en quelque sorte justifier le processus.<br>
Par contre, depuis plusieurs années, des tests de dépistage plus rapides et plus précis ouvrent aux homosexuels la voie au don de sang sans en compromettre la qualité. Dr Norbert Gilmore, en entrevue à Radio-Canada, affirme qu’avec «la technologie moderne, il est presque impossible que le VIH passe par les mailles du filet».<br>
Héma-Québec, affirme de son côté, en guise de défense de la politique, que «malgré la bonne performance de ces tests, le risque de ne pas détecter un don de sang infecté, si minime soit-il, n’est pas nul, en raison de la limite de la sensibilité des tests (…) nous interdisons des donneurs à haut risque d’infection transmissible par le sang, malgré l’utilisation des tests de dépistage».<br>
Il est vrai que la qualité du sang à fin de transfusion est primordiale et il y a donc lieu de questionner les donneurs sur leurs pratiques sexuelles «à hauts risques», mais il n’est pas acceptable qu’une relation homosexuelle soit jugée comme le critère de risque le plus important. Cette considération devrait s’appliquer de manière égale à tous les donneurs potentiels, et ce, peu importe leur orientation sexuelle.<br>
Il est par exemple inacceptable que le statut d’un homme homosexuel qui vit une relation monogame à long terme soit considéré comme étant de plus haut risque que celui d’une autre personne aillant de multiples partenaires sexuels ou des pratiques à «hauts risques». Il faudrait prendre exemple sur l’Espagne et l’Italie où la période d’exclusion (de quatre et six mois respectivement) des personnes à haut risque est fixée sans tenir compte de l’orientation sexuelle des donneurs.<br>
La privation totale des dons d’une partie importante de la population donne lieu à un manque non négligeable pour les banques de sang et ses récipiendaires. Héma-Québec crie depuis plusieurs années à la pénurie perpétuelle de produits sanguins, enchaînant campagne publicitaire après campagne publicitaire. La pénurie serait peut-être moins importante si la politique était plus raisonnable.</p>
<p><strong>5 ans d’abstinence</strong><br>
Héma-Québec est en faveur d’une levée de l’interdiction permanente actuellement en vigueur, afin d’appliquer plutôt une période d’interdiction temporaire de 5 ans, et a soumis à cet effet une demande à Santé Canada. Même avec cette modification, n’importe quel homme homosexuel avec une vie sexuelle active, même stable, ne pourra donner du sang.<br>
Étant donné que la politique canadienne actuelle en matière de don de sang semble suggérer à la population que le sang des homosexuels est de moins bonne qualité, un changement de politique s’impose. Un équilibre basé sur des preuves scientifiques peut être trouvé entre le risque de contamination du sang de transfusion et les avantages émanant de l’augmentation du nombre de donneurs. </p>
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		<title>Démission et référendum à l’AÉFA</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/12/demission-a-laefa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 01:59:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Démission Le vice-président aux événements de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts de l’Université McGill, Josh Greenberg, a démissionné de son poste. Greenberg cite des «raisons personnelles» pour son départ de l’exécutif de l’AÉFA. Devon LaBuik, président de l’AÉFA, affirme au Délit que le conseil de l’Association se penchera sur son remplacement. «On peut&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/12/demission-a-laefa/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Démission et référendum à l’AÉFA</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Démission </strong></p>
<p>Le vice-président aux événements de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts de l’Université McGill, Josh Greenberg, a démissionné de son poste. Greenberg cite des «raisons personnelles» pour son départ de l’exécutif de l’AÉFA. Devon LaBuik, président de l’AÉFA, affirme au Délit que le conseil de l’Association se penchera sur son remplacement. «On peut choisir parmi les conseillers ou déclencher une élection partielle», explique-t-il.</p>
<p>LaBuik pense que la première option sera la plus probable d’être choisie avec l’arrivée de la fin de session et les examens finaux rentrant en conflit avec la tenue d’une élection.Selon l’AÉFA, le portfolio du vice-président des événements ne présente aucune anomalie. «Le Frosh a présenté un surplus de quelques milliers de dollars», affirme LaBuik. Le budget de l’Association sera rendu public d’ici la fin novembre.</p>
<p><strong>Référendum</strong></p>
<p>La période de vote pour le référendum d’automne de l’AÉFA est commencée. Les étudiants de la Faculté des Arts ont jusqu’au jeudi 15 novembre pour se prononcer sur cinq questions. Ces questions concernent des amendements à la constitution de l’AÉFA ou au code électoral. </p>
<p>La première question propose d’ajouter à la constitution deux articles, afin de sanctionner les membres du Conseil qui sont trop souvent absents au conseil législatif. </p>
<p>L’AÉFA propose également que le Conseil législatif de l’AÉFA tienne des réunions au moins aux deux semaines, plutôt que deux fois par mois. </p>
<p>Un autre amendement a pour but de «permettre aux membres de comités de prendre la place de membres exécutifs absents». L’AÉFA propose que, «dans le cas où l’un des postes de Vice-Président deviendrait vacant», le Conseil ou l’AG puisse élire un remplaçant  «en accord avec les lois électorales, parmi ses membres ou parmi un comité permanent jusqu’à ce qu’une élection partielle, si jugée nécessaire, soit tenue».</p>
<p>L’AÉFA souhaite aussi que les votes visant à amender la constitution passent par une simple majorité, plutôt que par une majorité de deux tiers.</p>
<p>Enfin L’AÉFA propose d’allonger la période référendaire: la période électorale pourra être tenue entre le 15 septembre et le 1er décembre (plutôt qu’entre le 1er octobre et le 15 novembre), ou entre le 15 janvier et le 1er avril. </p>
<p>Article en développement </p>
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		<title>Dissolution de la CLASSE</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/06/dissolution-de-la-classe-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Quiazua]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 06:30:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La CLASSE n’existe désormais plus. L’ASSÉ continue son action.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) a été dissoute. Les associations membres de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) ont voté la fin de la CLASSE lors d’un congrès tenu le samedi 3 novembre, à&nbsp;l’UQAM. La hausse des frais de scolarité et la loi 12 ayant maintenant été jetées aux oubliettes par le Parti Québécois – du moins pour le moment – la CLASSE n’aurait plus lieu d’être.</p>
<p>La CLASSE était un engagement temporaire dans un contexte de grève étudiante tandis que &nbsp;l’ASSÉ est un engagement à long terme dans le but de maintenir un rapport de force permanent contre l’État». Fondée en 2001, l’ASSÉ regroupe plus de 66 000 membres provenant de 31 associations étudiantes collégiales et universitaires. Depuis janvier 2012, plus de 25 000 membres se seraient joints à l’ASSÉ.</p>
<p>La coalition temporaire, mise sur pied aux débuts de la grève étudiante, en décembre 2011, regroupait les différentes associations étudiantes des Cégeps et Universités «afin de lutter contre la hausse des frais de scolarité et de coordonner la grève générale illimitée». Avec la CLASSE, l’ASSÉ ouvrait les portes de ses structures à toutes les associations étudiantes.</p>
<p>Au cours de la grève étudiante, la CLASSE a assumé un rôle substantiel dans le mouvement étudiant, en imposant ses propres revendications lors des négociations. Dans un communiqué, la co-porte-parole de la CLASSE, Camille Robert, estime que la CLASSE et ses associations membres sont &nbsp;les principales responsables des différentes victoire&nbsp;» lors de la campagne de l’hiver dernier.</p>
<p>La fin de la CLASSE ne signifiera toutefois pas la fin de la mobilisation. L’ASSÉ commence d’ailleurs un nouvelle campagne: «En marche vers la gratuité&nbsp;scolaire». «L’annulation de la hausse nous permet de mettre de l’avant notre revendication première: la gratuite scolaire de la maternelle au doctorat […]. Nous avons tenté de la mettre de l’avant pendant la grève générale», affirme Jérémie Beidard-Wien, porte parole de l’ASSÉ, en entrevue avec <em>Le Délit.</em></p>
<p>Dans les semaines à venir, l’ASSÉ se penchera sur le sommet sur l’éducation supérieure promis par le Parti Québécois qui devrait avoir lieu au cours de la session prochaine. À ce propos, les&nbsp; militants de toutes les associations étudiantes du Québec, se retrouveront lors du Rassemblement national étudiant (RNE) les 1<sup>er</sup> et 2 décembre prochains afin de s’accorder sur la stratégie à prendre.</p>
<p>L’ASSÉ n’a toutefois pas confirmé si elle participera au sommet. M. Bédard-Wien explique que l’ASSÉ n’a pas historiquement participé à ce genre de sommets. «Ces sommets sont décidés à l’avance […]. Le sommet a pour seul but de nous faire passer une indexation (des frais de scolarité à l’inflation, ndlr) et notre participation serait utilisé en tant que moyen de légitimer cette décision», ajoute-t-il.</p>
<p>L’ASSÉ attend donc de savoir quelle sera la composition du sommet. «Nous participerons seulement avec la présence d’un mouvement derrière nous et avec des moyens de pression en parallèle, pas seulement de manière symbolique», explique Wien.</p>
<p>L’association est en contact sporadique avec le ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.</p>
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