Arrestation à l’UQAM

Un exécutant de l’Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED) a été arrêté mardi après-midi à l’UQAM. L’arrestation serait en lien avec la manifestation contre la dérive sécuritaire du 30 janvier dernier.

L’installation de 15 caméras dans les couloirs du deuxième étage du pavillon Hubert-Aquin et dans le Café Aquin, un café étudiant co-géré par l’AFESPED, et l’Association Facultaire Étudiante des Sciences Humaines de l’UQAM (AFESH), et les nouvelles mesures de sécurité à être mises en place dans les deux prochaines années ont créé des remous au sein du corps étudiant.

Une manifestation le 30 janvier a vu plusieurs caméras  brisées, arrachées et aspergées de peinture en aérosol, en plus de voir le mur construit à l’intérieur de l’Aquin défoncé.

Selon René Delvaux, coordonnateur aux affaires académiques à l’AFESPED UQAM, deux policiers seraient entrés dans l’enceinte universitaire pendant ses Portes ouvertes et auraient procédé à l’arrestation de l’étudiant en question, qui se trouvait alors dans le bar étudiant. Il n’aurait pas résisté lors de son arrestation. Toujours selon Delvaux, il a été relâché le même jour, fautes de preuves, et aucune accusation n’a été portée contre lui. Une enquête a cependant été ouverte.

Le rectorat de l’université étant sensé être la seule entité qui peut donner l’autorisation à une intervention policière de cette sorte, l’UQAM confirme à La Presse qu’elle était en communication avec le Service de Police de Montréal après avoir identifié une personne recherchée pour avoir participé dans la casse du 30 janvier.

« C’est sûr qu’on ne veut pas faire intervenir la police. Si on peut éviter ça, on le fait. Mais aujourd’hui, cette personne a été reconnue comme ayant participé à la manifestation et comme ayant commis des actes de vandalisme. Donc pour nous, c’était clair qu’il fallait faire intervenir les policiers », a expliqué Jenny Desrochers, directrice intérimaire des relations médias.