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	<title>Magdalena Morales - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Feb 2021 19:52:34 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Ma réalité en tant que  vénézuélienne</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/ma-realite-en-tant-que-venezuelienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 14:01:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[hands off]]></category>
		<category><![CDATA[réponse]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à « Hands Off Venezuela », publié dans The McGill Daily.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/ma-realite-en-tant-que-venezuelienne/" data-wpel-link="internal">Ma réalité en tant que  vénézuélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 18 février dernier, le <i>McGill Daily</i> a publié un article intitulé «&nbsp;Hands Off Venezuela&nbsp;» qui en a choqué plus d’un·e. Défendant le régime de Nicolás Maduro et niant la crise humanitaire que vit le pays, le journal anglophone a dédié deux pages complètes à un article mal recherché et insensible face à la réalité des vénézuélien·ne·s. Écrit par Yasir Piracha, Nellia Halimi et Phoebe Pannier, trois étudiant·e·s n’ayant aucune racine vénézuélienne, les auteur·e·s offrent une compréhension extrêmement limitée de la situation. Ils n’utilisent que leurs voix, refusant d’écouter la communauté vénézuélienne, et ignorent tous points de vue alternatifs, imposant par conséquent le leur. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Étant moi-même vénézuélienne, née à Caracas alors qu’Hugo Chávez rentrait tout juste au pouvoir, l’article du <i>Daily</i> m’a grandement troublée. Au travers de ma réponse, j’espère sensibiliser les lecteurs au quotidien de ma famille, espérant leur faire comprendre que la crise du Venezuela, au-delà d’une crise politique, est une crise humanitaire. En écrivant d’ailleurs le terme crise humanitaire entre guillemets et en moquant la souffrance de millions de personnes, les auteurs de «&nbsp;Hands Off Venezuela&nbsp;» démontrent leur ignorance face à la réalité vénézuélienne et perpétuent une perception erronée du pays.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un résumé de la situation</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Contrairement à ce que soutient le <i>Daily</i>, l’impérialisme américain et les sanctions imposées par la communauté internationale ne sont pas les vrais responsables de la crise vénézuélienne.&nbsp;La situation actuelle est plutôt le résultat des décisions prises par Hugo Chávez et Nicolás Maduro, dont la corruption et la mauvaise gestion n’ont pas amélioré les conditions de vie des Vénézuélien·ne·s de façon durable. Réduire la situation à un simple scénario d’impérialisme américain est donc problématique, puisque les origines de la crise sont beaucoup plus complexes. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Élu en décembre 1998, le militaire vénézuélien Hugo Chávez entre au pouvoir avec un discours populiste de gauche. Fort de sa popularité, il met en place différentes mesures afin de nationaliser le secteur pétrolier (PDVSA) et saisir les propriétés privées. Plus de 1 000 entreprises privées seront d’ailleurs expropriées sous le régime chavista<sup>1</sup>, ayant un effet négatif sur la production nationale et contribuant à la future pénurie des produits de base. La majorité des terres saisies finira également dans les mains des chavistas et des militaires, et non dans celles des personnes dans le besoin<sup>2</sup>. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2002, Chávez prend la décision de renvoyer des employés de PDVSA et de les remplacer par des partisans chavistas ignorants du fonctionnement du secteur pétrolier<sup>3</sup>. C’est le début de la chute vertigineuse de la production de pétrole dans le pays, qui passera de 3,5 millions de barils quotidiens en 1999 à 1,5 million en 2018<sup>4</sup>. En 2003, Chávez instaure ensuite un strict contrôle des taux de change, vidant les bureaux de change officiels et obligeant les Vénézuélien·ne·s à recourir au gouvernement afin de trouver des devises étrangères. Cependant, étant donné la corruption du régime, il devient extrêmement difficile d’y avoir accès légalement, créant un marché noir qui reflète l’inflation colossale du pays. En 2018 seulement, une inflation de 1&nbsp;698 488% fut observée<sup>5</sup>, rendant le bolivar vénézuélien pratiquement inutilisable. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Toujours en 2003, Chávez crée également un système parallèle de santé, <i>Barrio Adentro</i>, avec les revenus du secteur pétrolier qui représentent 95% des exportations nationales<sup>6</sup>. Cela donne lieu à une déviation des fonds du secteur public d’origine, créant des pénuries de médicaments et de personnel à long terme, et forçant les Vénézuélien·ne·s à recourir au système privé. L’investissement massif dans ce système parallèle force également PDVSA, qui est contrôlé par l’État, à cesser d’investir dans ses propres infrastructures<sup>7</sup>, ce qui sera catastrophique pour la production pétrolière à long terme. En 2007, suite à la corruption et à la mauvaise gestion du gouvernement, plus de 70% des installations de <i>Barrio Adentro</i> seront abandonnées<sup>8</sup>.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2004, Chávez se soumet à un référendum révocatoire de mi-mandat et gagne, selon la version officielle, avec 59,09% des voix<sup>9</sup>.&nbsp;Cependant, ces élections sont considérées comme un point tournant dans l’intégrité du système électoral, puisque les irrégularités se multiplient en faveur de Chávez<sup>10</sup>. La liste Tascón, qui contient les signatures de trois millions de Vénézuéliens·ne·s ayant appuyé le référendum, est également dévoilée par un député chavista et est ensuite utilisée par le gouvernement afin de discriminer ses opposants et renvoyer les fonctionnaires publiques de leurs postes<sup>11</sup>. Lors des élections législatives de 2005, l’opposition opte d’ailleurs pour un boycott afin de protester contre ces irrégularités, mais cela a comme conséquence de concentrer le pouvoir dans les mains de Chávez, puisque ses candidats ont maintenant un contrôle total du Parlement<sup>12</sup>. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2006, Chávez gagne sa deuxième réélection présidentielle, mais le résultat est également contesté<sup>13</sup>. Sa tendance autoritaire est désormais très claire, étant donné son contrôle total des institutions de l’État, ce qui inclut le Parlement, le Tribunal suprême de justice, le Conseil national électoral et l’armée vénézuélienne. Il persécute également les journalistes, les organisations civiques et ses opposant·e·s politiques<sup>14</sup>. En 2007, les atteintes à la liberté d’expression se resserrent, particulièrement pour les médias d’opposition tels que <i>Globovisión</i> et <i>RCTV</i>. Chávez élimine ainsi les voix dissidentes et ne conserve que les médias chavistas. C’est également pendant cette période que les premières pénuries intermittentes des produits de base se font ressentir<sup>15</sup>. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">En 2012, Chávez prend part à sa troisième réélection contre son opposant Henrique Capriles, les résultats en sa faveur étant à nouveau contestés<sup>16</sup>. Atteint d’un cancer, Chávez décède, selon la version officielle, le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans. Il laisse derrière lui un pays fragile et instable avec un taux de<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>criminalité ayant triplé sous sa présidence. Caracas, la capitale, a d’ailleurs été déclarée comme étant la ville la plus violente au monde<sup>17</sup>.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Des élections présidentielles sont ainsi organisées le 14 avril 2013 et la fraude électorale est encore dénoncée lorsque le chavismo est déclaré gagnant<sup>18</sup>. C’est le début de la dictature de Nicolás Maduro, qui n’a certainement pas le charisme de Chávez afin d’obtenir le vote populaire. Ancien chauffeur d’autobus et syndicaliste, il s’empresse de déclarer que les États-Unis ont été responsables du cancer de Chávez<sup>19</sup> et commence à voir les effets négatifs à long terme des décisions prises par l’ancien président. De grandes manifestations sont organisées en 2014 et 43 personnes sont tuées<sup>20</sup>. Leopoldo López, un <i>leader</i> de l’opposition, est arrêté, emprisonné et torturé<sup>21</sup>.</span></p>
<blockquote><p><span class="s1">La crise du Venezuela, au-delà d’une crise politique, est une crise humanitaire</span></p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">En 2015, le coût du baril de pétrole chute de 100 à 30<sup>22</sup> dollars, ce qui est catastrophique pour les revenus de l’État, qui n’a pas cherché à diversifier son économie. Incapable de financer ses programmes sociaux, Maduro voit le taux de pauvreté passer de 49% en 1999 à 87% en 2018<sup>23</sup>. En décembre, le gouvernement perd les élections législatives et c’est l’opposition qui se retrouve majoritaire au Parlement. Cependant, le Tribunal suprême de justice, contrôlé par les chavistas, leur retire tous les pouvoirs en mars 2017<sup>24</sup>, causant de nouvelles manifestations où sont tuées un total de 163 personnes<sup>25</sup>.&nbsp;</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Maduro profite de ces remous pour créer les «&nbsp;Carnets de la Patrie&nbsp;», qui inscrivent automatiquement leurs détenteurs dans le parti chavista et qui donnent accès à de la nourriture subventionnée. Cela place donc les Vénézuélien·ne·s de l’opposition dans une situation où ils·elles doivent choisir entre manger ou être fidèles à leurs principes politiques. En 2017, le·a Vénézuélien·ne moyen·ne aura ainsi maigri de 11 kg<sup>26</sup>. Le pétrole est en pénurie, malgré le fait que le pays ait les plus grandes réserves au monde<sup>27</sup>, et il est estimé que la moitié des enfants ne fréquentent plus l’école pour des raisons d’insécurité et de manque de personnel<sup>28</sup>. Maduro s’obstine pourtant à refuser l’aide humanitaire alors que des gens meurent et, d’une population totalisant 32 millions de personnes, plus de 3 millions ont déjà quitté le pays<sup>29</sup>. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Toujours en 2017, Maduro annonce la création d’une Assemblée constituante afin de consolider son régime totalitaire<sup>30</sup>. Les élections sont boycottées par l’opposition et la nouvelle Assemblée constituante de Maduro est donc déclarée illégitime par douze pays d’Amérique Latine et par l’ONU<sup>31</sup>. Cependant, puisque les deux assemblées continuent d’exister en même temps, il y a confusion au niveau de qui a réellement le pouvoir, même si l’Assemblée nationale est l’organe politique légitime. </span></p>
<p class="p2"><span class="s3">En mai 2018, des élections présidentielles frauduleuses sont malgré tout tenues en faveur de Maduro<sup>32</sup>. En janvier 2019, l’Assemblée nationale et le groupe de Lima, composé de douze pays cherchant une sortie pacifique à la crise vénézuélienne, déclarent publiquement le gouvernement comme étant illégitime. Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale, devient donc président par intérim selon l’article 233 de la constitution vénézuélienne. Cet article stipule qu’en cas d’illégitimité du président, c’est le président de l’Assemblée nationale qui doit assumer le pouvoir et convoquer des élections libres<sup>33</sup>. Cette situation n’est en aucun cas un coup d’État. Considérant les pénuries des produits de base et l’insécurité flagrante causée par le chavismo, Guaidó est, au contraire, notre plus grand espoir pour un pays libre et démocratique.</span></p>
<figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-33686" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/03/S-Venezuela-1000x1000.jpg" alt width="1000" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/03/S-Venezuela-1000x1000.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/03/S-Venezuela-330x330.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/03/S-Venezuela-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/03/S-Venezuela-850x850.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2019/03/S-Venezuela.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/monicamorales/?media=1" data-wpel-link="internal">Monica Morales</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Portraits de la crise humanitaire</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ayant quitté le Venezuela en 2001, il y a longtemps déjà, j’y suis malgré tout retournée à plusieurs reprises afin de rendre visite à ma famille qui y vit encore. Au fil des années, j’ai été témoin de la détérioration de mon pays. En 2013, j’ai vu ma voisine, un fusil pointé sur la tête. En 2014, pendant les manifestations contre le gouvernement de Maduro, mon ami a vu Bassil Da Costa, un jeune étudiant âgé de 23 ans, se faire assassiner d’une balle. En 2015, j’ai eu à faire la file pour la première fois pendant des heures sous le soleil pour un simple rouleau de papier de toilette. En 2016, j’ai voulu me recueillir sur la tombe de ma grand-mère, mais je n’ai jamais pu la trouver, faute de production de pierre tombale. En 2017, lors des manifestations contre Maduro, ma tante a reçu une bombe lacrymogène qui lui a explosé sur le dos. En 2018, mon autre tante, médecin, a vu l’hôpital public où elle travaillait fermer ses portes, faute de fonds gouvernementaux. Et qu’en est-il en 2019? En ce début d’année seulement, une panne d’électricité massive due au manque d’entretien gouvernemental a affecté le pays pendant cinq jours entiers, causant la pourriture des aliments réfrigérés, coupant la communication et affectant gravement les hôpitaux. Plusieurs bébés prématurés sont d’ailleurs décédés, puisque les génératrices ont été endommagées et que les incubatrices ne peuvent pas fonctionner sans électricité.</span></p>
<blockquote><p><span class="s1">Au fil des années, j’ai été témoin de la détérioration de mon pays. </span></p></blockquote>
<p class="p2"><span class="s1">«&nbsp;Les médecins ne peuvent pas dénoncer les conditions des hôpitaux ni les morts causées par les pénuries&nbsp;», me dit ma tante au téléphone après que l’électricité est revenue. «&nbsp;Nous sommes frappés et menacés de prison par le gouvernement si nous parlons&nbsp;». Médecin spécialiste œuvrant dans les secteurs publics et privés, elle me raconte le cas d’un collègue n’ayant pas pu sauver un enfant de neuf ans atteint d’une appendicite. Malgré le manque de matériel, les directeurs des hôpitaux s’entêtent à refuser les dons, soutenant qu’ils n’en ont pas besoin. Les Vénézuélien·ne·s doivent donc se tourner vers le système privé, qui est cependant victime des coûts exorbitants de l’hyperinflation. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">«&nbsp;Un traitement de radiothérapie au privé coûte 3 000 dollars&nbsp;» continue-t-elle. À titre de comparaison, le salaire minimum mensuel est de 6 dollars, soit 18 000 bolivares. Un kilo de viande coûte 12 000 bolivares et un kilo de fromage peut aller jusqu’à 30 000.&nbsp;«&nbsp;Les gens se battent avec les chiens pour la nourriture pourrie qui se trouve dans les poubelles&nbsp;». Le désespoir est tel que plusieurs remplissent leurs contenants d’eau résiduelle du Guaire, la rivière contaminée qui traverse la capitale. Dans la ville de Maracaibo, un jaguar du zoo a été volé, tué et mangé. Au-delà des dommages sociétaux, les dommages environnementaux sont également palpables. «&nbsp;Les parcs nationaux sont en train d’être vandalisés. Les gens cherchent de l’or faute de trouver des dollars&nbsp;».</span></p>
<p class="p2">Suite au déclin de la production pétrolière de PDVSA, Maduro ne peut plus camoufler tout l’argent qui a été volé par son régime seulement, estimé entre 300&nbsp;000 et 400&nbsp;000 millions de dollars américains<sup>34</sup>. La nourriture qu’il distribue aux gens ayant le Carnet de la Patrie est d’ailleurs en déclin, puisqu’il n’y a plus de fonds gouvernementaux disponibles. Certains accusent les États-Unis de cette situation, puisqu’ils ont congelé les comptes bancaires des chavistas et ont déclaré un embargo sur le pétrole<sup>35</sup>. Cependant, il est bon de se rappeler que les chavistas affectés ont participé à la corruption des fonds publics et qu’ils n’ont certainement pas l’intention d’utiliser l’argent volé afin d’aider les Vénézuéliens·ne·s. De la même façon, étant donné que le pétrole est la principale source de revenus de l’État, y imposer des sanctions est la façon la plus concrète de s’attaquer au régime. L’accès aux produits de base en est conséquemment affecté, mais il est important de ne pas perdre de vue que cette pénurie existait bel et bien avant l’embargo et que cette crise a d’abord et avant tout été causée par Chávez et Maduro.</p>
<p class="p2"><span class="s1">«&nbsp;La situation est un désastre et Guaidó est définitivement notre meilleure solution pour éviter un bain de sang&nbsp;», conclut finalement ma tante alors que la ligne se coupe.</span></p>
<blockquote><p><span class="s3">La situation du pays ne se réduit pas qu’à une question d’impérialisme américain.</span></p></blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>L’importance de rectifier le tir </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Pour tout·e Vénézuélien·ne, les effets de la crise économique, sociale et politique sont donc bel et bien réels. En écrivant le terme crise humanitaire entre guillemets, les auteur·e·s de «&nbsp;<i>Hands Off Venezuela&nbsp;»</i> démontrent leur condescendance et leur ignorance face à une réalité qu’ils ne comprennent pas. Le régime de Maduro n’est en aucun cas légitime et l’assermentation de Guaidó est parfaitement constitutionnelle. En publiant cet article, le <i>McGill Daily</i> ignore la réalité vénézuélienne et refuse le dialogue, ce qui va à l’encontre d’un processus journalistique intègre et responsable. La situation du pays ne se réduit pas qu’à une question d’impérialisme américain. </span></p>
<p class="p2">Comme l’ont précédemment exigé la communauté vénézuélienne de McGill et la <i>McGill Spanish &amp; Latin American Students Association</i> (SLASA), je crois qu’il est nécessaire que les versions papier et en ligne de «&nbsp;Hands Off Venezuela&nbsp;» soient retirées. Cet article promeut un régime dictatorial et assassin qui viole constamment les droits fondamentaux des Vénézuélien·ne·s. Une excuse publique envers la communauté vénézuélienne devrait également être publiée par les auteur·e·s et par le <i>McGill Daily</i>. Le tout serait un premier pas afin de réparer le mal fait à ceux et celles qui vivent concrètement les effets négatifs de la crise humanitaire.</p>
<p class="p2">1. Seijas Meneses, Carlos. « El gobierno llevó al colapso a más de 1.000 empresas expropiadas en 12 años ». 13 août 2018. El Nacional. http://www.el-nacional.com/noticias/economia/gobierno-llevo-colapso-mas-1000- empresas-expropiadas-anos_247729</p>
<p>2. Corrales, Javier. « Hugo Boss ». 19 février 2006. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2006/02/19/hugo-boss/</p>
<p>3. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/</p>
<p>4. Rapier, Robert. « Charting the Decline of Venezuela’s Oil Industry ». 29 janvier 2019. Forbes. https://www.forbes.com/sites/rrapier/2019/01/29/charting-the-decline-ofvenezuelas-oil-industry/#4e53bb504ecd</p>
<p>5. Seijas Meneses, Carlos. « Venezuela cerró 2018 con una inflación de casi 1.700.000% ». 10 janvier 2019. El Nacional. http://www.el-nacional.com/noticias/economia/venezuela-cerro-2018-con-una-inflacioncasi-1700000_265792</p>
<p>6. Pardo, Daniel. « Cómo afecta a Venezuela la caída global en el precio del petróleo ». 18 novembre 2014. BBC Mundo. https://www.bbc.com/mundo/noticias/2014/11/141117_venezuela_precio_petroleo_dp</p>
<p>7. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/</p>
<p>8. Tami, Adriana. « Venezuela : violence, human rights, and health-care realities ». 7 juin 2014. The Lancet. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140- 6736(14)60948‑X/fulltext</p>
<p>9. « Boletín Electoral Referendum 15 de Agosto de 2004 ». 3 septembre 2004. Consejo Nacional Electoral (CNE). http://www.cne.gob.ve/referendum_presidencial2004/</p>
<p>10. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4</p>
<p>11. « Political Discrimination ». 2008. Human Rights Watch (HRW). https://www.hrw.org/reports/2008/venezuela0908/2.htm</p>
<p>12. Cawthorne, Andrew et Kieran Murray. « Factbox : Hugo Chávez’s record in Venezuelan elections ». 7 octobre 2012. Reuters. https://www.reuters.com/article/us-venezuela-election-ballots/factbox-hugo-chávezsrecord-in-venezuelan-elections-idUSBRE89702320121008</p>
<p>13. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4</p>
<p>14. Corrales, Javier. « Hugo Boss ». 19 février 2006. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2006/02/19/hugo-boss/</p>
<p>15. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/</p>
<p class="p2">16. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4</p>
<p>17. Hollis, Joshua (ed.). « World’s most dangerous cities : Ben Zand comes face to face with Caracas’ kidnap gangs ». 7 septembre 2018. BBC. https://www.bbc.com/news/av/stories-45452263/world-s-most-dangerous-cities-benzand-comes-face-to-face-with-caracas-kidnap-gangs</p>
<p>18. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4</p>
<p>19. Carroll, Rory. « US dismisses claims that CIA gave Chávez can 23. Philips, Tom. « ‘A slow-motion catastrophe’ : on the road in Venezuela, 20 years after Chávez’s rise ». 6 décembre 2018. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2018/dec/06/on-the-road-venezuela-20-yearsafter-hugo-chavez-rise</p>
<p class="p2">20. « Venezuela : opositores salen a las calles en apoyo a Leopoldo López ». 30 mai 2015. BBC. https://www.bbc.com/mundo/noticias/2015/05/150530_venezuela_protestas_leopoldo_l opez_dp</p>
<p class="p2">21. « Revelan las torturas que sufrió Leopoldo López mientras estuvo detenido en Venezuela ». 12 juillet 2017. CNN Chile. https://www.cnnchile.com/mundo/revelan-las-torturas-que-sufrio-leopoldo-lopezmientras-estuvo-detenido-en_20170712/</p>
<p class="p2">22. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/</p>
<p class="p2">23. Philips, Tom. « ‘A slow-motion catastrophe’ : on the road in Venezuela, 20 years after Chávez’s rise ». 6 décembre 2018. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2018/dec/06/on-the-road-venezuela-20-yearsafter-hugo-chavez-rise</p>
<p class="p2">24. « 6 preguntas para entender qué está pasando en Venezuela y qué salidas tiene la crisis ». 25 avril 2017. BBC Mundo. https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-39710573</p>
<p class="p2">25. « Venezuela : 6.729 protestas y 163 fallecidos desde el 1 de abril de 2017 ». 2 août 2017. Observatorio Venezolano de Conflictividad Social (OVCS). https://www.observatoriodeconflictos.org.ve/sin-categoria/venezuela‑6–729-protestas-y157-fallecidos-desde-el-1-de-abril-de-2017</p>
<p class="p2">26. Sequera, Vivian. « Venezuelans report big weight losses in 2017 as hunger hits ». 21 février 2018. Reuters. https://www.reuters.com/article/us-venezuela-food/venezuelans-report-big-weightlosses-in-2017-as-hunger-hits-idUSKCN1G52HA</p>
<p class="p2">27. Vinogradoff, Ludmila. « La escasez de gasolina y gas en Venezuela provoca largas colas ». 11 avril 2018. ABC. https://www.abc.es/internacional/abci-escasez-gasolina-y-venezuela-provoca-largascolas-201811040211_noticia.html</p>
<p class="p2">28. « Las escuelas de Venezuela están vacías y los alumnos no asisten por falta de recursos ». 18 septembre 2018. El Periódico. https://www.elperiodico.com/es/internacional/20180918/venezuela-escuelas-vaciasalumnos-falta-recursos-7039783</p>
<p class="p2">29. « Venezuela, Events of 2018 ». 2018. Human Rights Watch (HRW). https://www.hrw.org/world-report/2019/country-chapters/venezuela</p>
<p class="p2">30. Broner, Tamara Taraciuk et José Miguel Vivanco. « Por qué nos oponemos a la Asamblea Constituyente de Maduro ». 26 juillet 2017. Human Rights Watch (HRW). https://www.hrw.org/es/news/2017/07/26/por-que-nos-oponemos-la-asambleaconstituyente-de-maduro</p>
<p class="p2">31. « Venezuela : l’ONU dénonce « l’usage excessif de la force » ». 8 août 2017. Le Monde. https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/08/venezuela-l-onu-denonce-lusage-excessif-de-la-force_5170006_3222.html#Yl50pmrq1rkg90fK.99</p>
<p class="p2">32. « Divulgación de resultados elecciones 2018». 28 mai 2018. Consejo Nacional Electoral (CNE). http://www.cne.gob.ve/ResultadosElecciones2018/</p>
<p class="p2">33. « Constitución de la República Bolivariana de Venezuela 1999 ». 19 février 2009. Ministerio del Poder Popular para la Comunicación y la Información (MinCI). http://www.minci.gob.ve/wp-content/uploads/2011/04/CONSTITUCION.pdf</p>
<p class="p2">34. « Aseguran que régimen de Maduro robó al menos $300 mil millones ». 13 septembre 2018. Diario Las Américas. https://www.diariolasamericas.com/america-latina/aseguran-que-regimen-maduro-roboal-menos-300-mil-millones-n4162288</p>
<p class="p2">35. « Venezuela : l’ONU durcit le ton face aux sanctions américaines ». 20 mars 2019. La Presse. https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201903/20/01–5218943- venezuela-lonu-durcit-le-ton-face-aux-sanctions-americaines.php</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2019/03/26/ma-realite-en-tant-que-venezuelienne/" data-wpel-link="internal">Ma réalité en tant que  vénézuélienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Féminisme en terre inconnue</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/10/02/feminisme-en-terre-inconnue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2018 14:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une discussion sur la politique étrangère féministe, et ses défis et opportunités.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/10/02/feminisme-en-terre-inconnue/" data-wpel-link="internal">Féminisme en terre inconnue</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">lors que le Canada se félicite de sa politique étrangère féministe, l’honorable Karina Gould, ministre fédérale des Institutions démocratiques, soutient que 95% de l’assistance internationale canadienne a une composante genrée, ce qui soulève bien des questions. Pour en débattre, le Comité québécois femmes et développement ainsi que l’Association québécoise des organismes de coopération internationale ont organisé un panel de discussion visant à mieux comprendre les caractéristiques d’une telle politique.</span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Perspectives sur le terrain</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">C’est Theo Sowa, présidente-directrice générale des Fonds de développement des femmes africaines, qui a d’abord souligné l’importance d’une écoute constante. Basée au Ghana, Sowa soutient qu’une vraie politique étrangère féministe préfèrera le financement direct d’organisations féministes locales. Expliquant les avantages de procéder d’une telle façon, elle précise que ce type de partenariat permet de garantir aux contribuables le bon usage des fonds, puisqu’il est bien plus efficace de travailler avec des personnes locales pouvant assurer un développement durable. Le gouvernement canadien a également un rôle critique à jouer dans la régulation du secteur privé à l’international, qui porte couramment atteinte aux droits des femmes. «&nbsp;Lorsque 90% de votre financement est destiné aux organisations non gouvernementales du Nord qui agissent dans les pays du Sud, cela ne fonctionne pas&nbsp;», a‑t-elle conclu.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Anielle Franco, activiste et enseignante d’anglais à Rio de Janeiro, a ensuite parlé des problèmes d’insécurité au Brésil. Elle raconte l’histoire de sa sœur Marielle, une conseillère municipale noire, lesbienne, féministe et de gauche, qui a été assassinée par quatre balles dans la tête en mars 2018. «&nbsp;Les femmes, en particulier les femmes noires, ne peuvent pas parler&nbsp;», a‑t-elle lancé, énumérant ensuite les incessantes menaces qu’elle et sa famille reçoivent parce qu’ils continuent de préserver la mémoire de Marielle. «&nbsp;Plusieurs programmes féministes au Brésil incluent aussi les garçons&nbsp;», tient-elle à ajouter, «&nbsp;car nous devons enseigner aux garçons comment bien traiter les filles&nbsp;». </span></p>
<p class="p4"><span class="s3"><b>Priorité aux défenseures</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">«&nbsp;Les premières victimes d’un conflit sont toujours les femmes&nbsp;», explique ensuite Razia Sultana, avocate rohingya, chercheuse et éducatrice spécialisée en traumatologie, viol de masse et traite de filles et de femmes rohingyas. Selon elle, une politique étrangère féministe encouragera d’abord les défenseures locales des droits des femmes, qui sont les représentantes immédiates de la situation de leurs communautés. Assurer leur sécurité est une priorité, car «&nbsp;si une activiste locale a peur d’aller cultiver son champ, comment peut-elle convaincre ses sœurs d’y aller aussi?&nbsp;» Des mesures de sécurité, combinées à un financement direct d’organisations féministes locales, comme le proposait aussi Sowa, auront donc un effet domino positif sur la collectivité. La ministre Gould a finalement pris la parole en dernier, défendant le bilan libéral. Questionnée sur la continuité de la politique étrangère féministe advenant un changement de gouvernement, elle a répondu que «&nbsp;c’est notre responsabilité à tous et toutes de continuer à lutter&nbsp;». Exprimant ensuite son accord pour travailler directement avec les personnes sur le terrain, elle déplore «&nbsp;l’habitude de ne pas le faire&nbsp;», grande cause de l’inefficacité actuelle. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Agentes du changement</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s4">Deux thèmes majeurs, la sécurité physique et le financement direct, ont donc été au cœur des discussions sur la politique étrangère féministe du Canada. Comme l’ont souligné les panélistes, une telle initiative est louable, mais ne doit pas s’arrêter à la simple étiquette. Comme l’a si bien conclu Sowa&nbsp;: «&nbsp;Ne voyez pas les femmes des pays du Sud comme des victimes&nbsp;: nous sommes des agentes du changement ». </span></p>
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		<title>Décoloniser le système de santé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/25/decoloniser-le-systeme-de-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2018 13:05:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[inclusion]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le racisme stucturel envers les Autochtones touche aussi la sphère médicale.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/09/25/decoloniser-le-systeme-de-sante/" data-wpel-link="internal">Décoloniser le système de santé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">D</span><span class="s1">ans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux cultures autochtones, quatre panelistes ont pris part à l’événement «&nbsp;<i>Démanteler le racisme dans la santé et l’éducation&nbsp;</i>» organisé par le Programme autochtone des professions de la santé de McGill. Le but étant de trouver des solutions aux problématiques vécues par les peuples autochtones dans les institutions de la santé et de l’éducation, trois femmes issues des Premières Nations ainsi qu’un «&nbsp;allié&nbsp;» (nom donné à un individu reconnaissant son privilège en ce qui concerne une certaine injustice, mais étant déterminé à la combattre) ont pris la parole. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Manque d’accès aux soins de santé </b></span></p>
<p class="p5">Tania Dick, infirmière Kwakwaka’wakw, a commencé avec le manque de soins de santé apportés aux communautés autochtones habitant dans les territoires éloignés des métropoles. Basée en Colombie-Britannique, elle considère les infirmier·ère·s comme étant le pilier du système de santé, d’où l’importance de travailler ensemble afin de parler de la problématique du racisme. Elle raconte l’histoire de Brian Sinclair, un homme autochtone de 45 ans, décédé en 2008 à Winnipeg après avoir attendu 34 heures aux urgences sans être vu par un médecin. Les responsables supposant qu’il était ivre et simplement endormi, c’est le racisme et les stéréotypes qui ont réellement causé cette négligence professionnelle. «&nbsp;<i>Chaque communauté a au moins un Brian Sinclair&nbsp;</i>», a conclu Tania Dick, ajoutant que sa propre tante est décédée dans des circonstances similaires dans un hôpital local.</p>
<p class="p2"><span class="s3">Abordant ensuite le thème de l’humilité culturelle, Wanda Gabriel, travailleuse sociale Mohawk, a exprimé la nécessité de «&nbsp;<i>décoloniser nos esprits et d’accepter la réalité du racisme&nbsp;</i>», puisqu’il y a encore selon elle beaucoup de déni autour de la question. «&nbsp;<i>Nous ne pouvons pas avoir cette conversation sans inconfort et maladresse&nbsp;</i>», a‑t-elle lancé à l’audience, précisant que 400 ans de génocide culturel ont dépouillé les personnes autochtones de leur identité. Ce phénomène aurait également créé une supériorité internalisée chez les descendants des colons, encore présente aujourd’hui, ainsi qu’une infériorité internalisée chez les Premières Nations. Dans sa pratique, Wanda Gabriel combine les théories du travail social avec les méthodes de guérison autochtones, créant un espace rassurant pour ses patients.</span></p>
<p class="p2"><span class="s3">Introduisant finalement le terme de la «&nbsp;<i>défiance protectrice&nbsp;</i>», Suzy Goodleaf, psychologue Mohawk, a expliqué que les personnes opprimées ont souvent une réaction négative envers des institutions telles que le système de santé.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>L’absence aux rendez-vous, par exemple, ou le silence face aux professionnels, se convertissent en mécanismes de défense.&nbsp; «&nbsp;<i>Il est fondamental de reconnaître les Premières Nations comme étant un peuple différent afin de développer une approche familiale et communautaire pour mieux les servir&nbsp;</i>». Le diabète, par exemple, touche de trois à cinq fois plus les individus vivant dans les réserves autochtones, démontrant que le contexte social dans lequel vivent les populations joue un rôle important dans leur état de santé. </span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Le racisme dans la médecine</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s5">C’est le Dr. Saleem Razack, médecin en soins intensifs pédiatriques, qui a terminé la conversation en tant qu’allié. Reconnaissant son statut de personne de couleur, il a discuté de l’influence du racisme structurel alors que la médecine continue de jouer un rôle dans l’oppression des personnes autochtones. Il donne l’exemple des céréales pour nourrissons <i>Pablum</i>,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>expliquant que la recherche ayant amélioré leur apport en vitamines a été faite à l’Université de Toronto, à partir d’études sur des enfants autochtones affamés. Il est donc crucial selon lui que l’histoire de la recherche médicale soit correctement enseignée afin de pouvoir reconnaître le tort causé aux communautés.</span></p>
<p class="p4"><span class="s4"><b>Débattre pour combattre </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s5">Comme l’a conclu Wanda Gabriel dans son mot de la fin, c’est seulement au moyen d’une conversation ouverte sur le racisme que l’oppression pourra être vaincue. La formule «&nbsp;<i>ne parle pas, ne confie pas et ne ressens pas&nbsp;</i>», si familière pour les personnes opprimées, doit changer afin d’améliorer l’expérience autochtone dans les systèmes de santé et d’éducation canadiens. </span></p>
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		<title>Sauver la presse francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/sauver-la-presse-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 16:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[DPS]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>40 ans après sa naissance, Le Délit risque de disparaître.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/sauver-la-presse-francophone/" data-wpel-link="internal">Sauver la presse francophone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es universités québécoises, censées être le lieu du savoir et du débat d’idées, manquent à leur devoir de protection de la liberté d’expression. Sans presse libre et indépendante au sein des universités, cette liberté d’expression ne devient que façade. Nous demandons aux dirigeants de l’Université McGill d’abolir la mesure exigeant la tenue d’un référendum quinquennal sur les frais de cotisation de 3$ par session que chaque étudiant est tenu de payer aux journaux étudiants, <i>Le Délit</i>, <i>The Mcgill Daily</i> et le <i>McGill Tribune</i>.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous pensons que cette mesure fragilise la liberté d’expression au sein de l’Université tout en marginalisant davantage les voix minoritaires, telles que les voix francophones qui sont représentées par <i>Le Délit</i>, le seul journal francophone de l’Université McGill. Nous demandons à l’administration de l’Université d’abolir cette obligation qui précarise la francophonie et les journaux étudiants sur le campus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>McGill néglige sa francophonie</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Né sous le lys en 1977, <i>Le Délit</i> est la publication sœur du <i>McGill Daily</i>, créé en 1911, le plus vieux journal étudiant du Québec. Les deux rédactions forment la Société de publication du Daily (SPD), un organisme indépendant et à but non lucratif. Ce sont les éditeurs du<i> Daily </i>qui, lors des débats de la loi 101 sur le bilinguisme, ont reconnu la nécessité d’un journal entièrement francophone. Conséquement ils créèrent <i>Le McGill Daily français</i>, notre actuel<i> Délit</i>. Leur motivation était simple: favoriser l’entente entre les deux solitudes.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À l’image des deux groupes linguistiques majoritaires du Québec, le <i>Daily</i> et <i>Le Délit</i> ont grandi dans l’interdépendance. Deux journaux, deux équipes, deux lignes éditoriales mais un seul bureau et une même vocation: proposer une presse libre et indépendante aux étudiants de l’université. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Jusqu’au 16 novembre, les étudiants doivent se prononcer sur la survie de ces deux institutions pour le référendum quinquennal. Un peu plus tôt ce mois-ci, le conseil législatif de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM ou SSMU, en anglais, <i>ndlr</i>), a voté contre une motion de soutien au référendum d’existence de la SPD. Ce désaveu de la part des élu·e·s étudiants prouve leur absence de considération pour la francophonie à McGill.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les francophones représentent pourtant 20% du corps étudiant, lequel est bilingue à plus de 50%. Pour tous ceux-là, <i>Le Délit</i> est un porte-parole et un acteur majeur de la vie étudiante. Dans ses pages, il couvre la scène et les coulisses de la politique étudiante mcgilloise, montréalaise et québécoise, désespérément cantonnée à la sphère anglophone. Dans la communauté, il joue un rôle prépondérant en co-organisant notamment la Francofête, une semaine de célébrations de la francophonie sur le campus. Il est aussi le représentant de McGill au sein de l’association de la Presse étudiante francophone (PrEF) et a remporté le prix du meilleur journal étudiant du Québec décerné par les Amis du <i>Devoir</i>. Ainsi, <i>Le Délit</i> relie nos étudiant·e·s francophones, parfois enfermés dans la <i>McGill bubble</i>, au reste du Québec. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b> De l’importance de la presse étudiante</b> </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au cours de ces dernières années, les journaux étudiants mcgillois ont été d’utiles lanceurs d’alerte sur le campus. Agressions sexuelles, dysfonctionnement chronique des services de santé mentale, précarité ou encore malnutrition étudiante, autant de sujets mis en lumière par le <i>Délit</i> et <i>The Daily</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, en l’absence d’une école de journalisme à McGill, les journaux étudiants compensent et forment à chaque année des dizaines de mcgillois·e·s au journalisme en français et en anglais. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’imposition de ce référendum menace les rédactions étudiantes comme une épée de Damoclès. Au lieu d’assurer leur fonction, elles se voient régulièrement contraintes d’allouer leurs maigres ressources à une campagne de survie. De plus, cette campagne devient en quelque sorte permanente, tant il faut se plier à la majorité et au bon vouloir des groupes de pression du campus. Comment, dans ces conditions, assurer la liberté de la presse et le fonctionnement même de la démocratie dans notre communauté étudiante?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous comptons sur la bonne volonté de l’administration de l’Université McGill pour mettre fin à ce système référendaire qui précarise les journaux étudiants et met en péril la seule voix francophone, indépendante et libre du campus.</span></p>
<p><strong>Signataires :&nbsp;</strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ronny Al-Nosir, chef de section innovations, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Joseph Boju, rédacteur en chef, 2014–2015</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Julia Denis, rédactrice en chef, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Inès Dubois, coordinatrice réseaux sociaux, 2014–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Céline Fabre, chef de section culture 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ikram Mecheri, rédactrice en chef, 2016–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Magdalena Morales, coordinatrice multimédias, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Chloé Mour, cheffe de section culture, automne 2016 </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Matilda Nottage, coordinatrice multimédias, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Esther Perrin Tabarly, cheffe de section société, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Théophile Vareille, éditeur de section actualités, 2015–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Arno Pedram, responsable multimédia<i> Le Délit</i>, hiver 2017, éditeur culture <i>The McGill Daily</i>, 2017–2018</span></p>
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		<item>
		<title>Le Venezuela vu par un ambassadeur canadien</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/le-venezuela-vu-par-un-ambassadeur-canadien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 13:20:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Chavez]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[populisme]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ben Rowswell critique le populisme lors d’une visite à McGill.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">’est à McGill que Ben Rowswell, ex-ambassadeur canadien au Vénézuela a donné son opinion le 15 septembre dernier. Arrivé en 2014 à Caracas, la capitale vénézuélienne, c’est depuis une zone grise créée par l’ex-président Hugo Chavez que Rowswell a dû gérer l’ambassade canadienne. Quelque part entre la démocratie et la dictature, il a ainsi assisté aux effets du populisme chavista sur les sphères économiques et sociales du pays.</span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Les problèmes auxquels le pays fait face </span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Suite au contrôle de change instauré en 2003 par Chavez, un marché noir s’est rapidement créé afin d’avoir accès aux dollars américains. Le taux de change officiel en 2014 de 6,3 bolivars pour 1 dollar est aujourd’hui de 23 000 bolivars pour 1 dollar sur le marché noir. Cet écart monstre est d’ailleurs la référence de prix pour tout produit importé dans le pays, créant une inflation gigantesque allant de pair avec la fermeture des entreprises privées par le gouvernement, qui provoque une pénurie à l’échelle nationale. Rowswell commente cette situation en affirmant que 73% des vénézuéliens ont perdu du poids suite à la pénurie alimentaire au cours de la dernière année. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">De plus, le Vénézuela est l’un des pays les plus meurtriers d’Amérique Latine, juste derrière le Honduras, avec 28 479 morts violentes enregistrées en 2017. L’un des mandats de l’ambassade canadienne étant de collecter différentes données sur le pays, les informations sur le manque de sécurité ne font pas exception. Cependant, une telle mission peut s’avérer bien compliquée puisque tenir des statistiques sur le crime est en fait un crime en soi. Également, Rowswell note que le gouvernement d’Hugo Chavez a gagné tous ses cas judiciaires depuis les dix dernières années, semant un doute quant à l’impartialité du système de justice. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Cette forte tendance pour le contrôle se retrouve également dans les communications où plus de 50% des ressources gouvernementales sont investies dans l’achat des médias d’opposition, la manipulation des réseaux sociaux et l’omniprésence du président à la télévision. </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Des tentatives de résistance</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Bien entendu, une telle irresponsabilité n’est pas passée inaperçue. En avril 2017,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>d’impressionnantes manifestations se sont organisées afin de protester contre le gouvernement chavista. Pendant plus de cent jours, les citoyens sont descendus dans les rues malgré les répressions et ont réussi à attirer l’attention de la communauté internationale. Pris au piège, le gouvernement a choisi d’éliminer la constitution, un geste qui, pour Rowswell, a confirmé le statut dictatorial du pays. C’est donc ainsi que le Venezuela, ironiquement le premier pays démocratisé d’Amérique Latine, est devenu l’un des plus pauvres. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En conclusion, Rowswell a souligné le besoin de réviser notre définition du populisme, déclarant que le but ultime d’une telle idéologie est la dictature et non le bien-être collectif. Il avertit également les Vénézuéliens d’être prudents, puisque rien ne garantit qu’après la fin de ce cauchemar, le populisme ne reviendra pas.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/le-venezuela-vu-par-un-ambassadeur-canadien/" data-wpel-link="internal">Le Venezuela vu par un ambassadeur canadien</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Paternalisme et développement international</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/08/paternalisme-et-developpement-international/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Mar 2017 13:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’aide humanitaire en Afrique, plus de mal que de bien? </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelles sont les vertus de l’aide humanitaire en Afrique? C’est la question qui a été soulevée le 23 février dernier lors du visionnement du film <em>Good Fortune</em>, gagnant d’un Emmy, à l’occasion d’une discussion animée par <em>McGill Students for Oxfam Québec</em>&nbsp;et <em>End Poverty Now.</em>&nbsp;Alors que l’industrie du développement international réalise lentement, mais sûrement, l’importance du consentement, les consciences s’éveillent afin d’offrir une aide dans le respect de l’autre.</p>
<p>À travers le regard de celui qui donne, mais aussi de celui qui reçoit, <em>Good Fortune</em>&nbsp;a lieu à Kibera, l’un des plus gros bidonvilles d’Afrique situé au Kenya. Ne possédant pas d’infrastructure, Kibera est un candidat parfait pour ONU-Habitat, qui décide de s’associer avec le gouvernement kényan afin de construire des maisons décentes pour les locaux.</p>
<p>Cependant, un tel projet nécessite la relocalisation de plus de 20 000 personnes uniquement durant la première phase des constructions. Pour Silva, une sage-femme de la région, une telle relocalisation est un réel cauchemar. Faute d’endroit stable à offrir pour l’accouchement, elle perdra des patientes et conséquemment son seul revenu, ce qu’elle ne peut se permettre.</p>
<p>De tels cas n’étant pas isolés, la population locale fait souvent face à des organisations internationales qui ont des objectifs différents de ceux de la communauté. N’ayant confiance ni en les Nations Unies, ni en son gouvernement, Silva montre à la caméra des dizaines d’édifices vides tout près de chez elle. Ces bâtiments, dit-elle, avaient à l’origine été construits pour les locaux de Kibera, mais ont été donnés à des officiers gouvernementaux.</p>
<p>Face au scandale, ils ont crié à l’abandon sans pour autant les redistribuer, laissant le tout vide et inaccessible. Également déçue par les multiples fraudes électorales, elle ne voit pas en le vote politique la possibilité de changer sa condition. Déclarant finalement qu’elle préfèrerait être laissée tranquille dans son bidonville, Silva rejoint la résistance malgré ce qu’elle qualifie de «propagande» de la part des «experts en développement».</p>
<p>Parallèlement, le film donne voix à Jackson, un fermier kényan des marais de Yala. Alors que Calvin Burgess, PDG du géant américain Dominion Farms, découvre la pauvreté en Afrique, il décide d’investir 26M$ afin de construire des rizières qui stimuleront l’économie locale.</p>
<p>Convaincu que son projet aura des impacts positifs, Burgess construit un barrage afin d’inonder ses champs sans consulter la population locale. «L’eau stagnante du barrage attire les moustiques porteurs de la malaria», disent ces derniers. «L’écosystème est fragile», répètent-ils. Balayant le tout d’un revers de la main et soutenant que les avantages l’emportent sur les préjudices, Burgess avance que la communauté est habituée à sa pauvreté et qu’un changement est nécessaire.</p>
<p>Cependant, ayant de la difficulté à contrôler le flot d’eau, Burgess inonde accidentellement la ferme de Jackson, noyant ses bêtes et ruinant sa récolte. Il fait également la sourde oreille à plusieurs femmes qui perdent leurs bébés, l’accusant d’empoisonner l’eau avec des pesticides. Paternaliste à l’extrême, Burgess ne s’arrête pas un seul instant au concept même de pauvreté, qui peut être interprété de façon différente d’une culture à l’autre. Car, comme l’explique Jackson, «je ne suis pas pauvre, mais Dominion va me rendre pauvre en inondant mes champs et en m’enlevant mes ressources».</p>
<p>Ainsi, selon Dan Otchere, professeur à McGill, <em>Good Fortune&nbsp;</em>est un bon exemple des conflits entre la modernisation et la tradition tout en démontrant l’importance du consentement. Mais quel consentement? Celui du gouvernement? Il faut faire attention aux fraudes électorales et à la mauvaise représentation des intérêts locaux en politique, ajoute&nbsp;Amy Poteete, professeure à Concordia. C’est d’ailleurs l’une des failles du projet de <em>ONU-Habitat</em>&nbsp;à Kibera, où les fonds sont contrôlés par des gouvernements instables, ralentissant le processus de développement.</p>
<p>Maxime Allard d’Oxfam-Québec soutient donc que, puisque l’argent est synonyme de pouvoir, il est nécessaire de créer des instances où les locaux peuvent offrir une critique sans craindre de voir les fonds retirés. Il faut également, ajoute Poteete, aborder la raison d’être des bidonvilles, qui est l’impossibilité de trouver un habitat dans le système formel. Les terres abordables se faisant rares, le Botswana seulement a une liste d’attente de plus 25 ans pour y avoir accès.</p>
<p>Visant donc à défaire la notion nord-américaine de pauvreté, qui s’illustre généralement par une capacité monétaire, <em>Good Fortune</em>&nbsp;offre une réflexion qui se doit d’être faite par toute personne aspirant à travailler en développement international. Le principal défi étant les gens, seul un réel désir de bâtir ensembles peut mener à des résultats durables.</p>
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		<title>Portrait historique et contemporain du vaccin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/03/01/portrait-historique-et-contemporain-du-vaccin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2017 02:07:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[vaccin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une conférence portant sur le thème du vaccin à eu lieu à la Bibliothèque Osler pour l’Histoire de la Médecine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La résistance à la vaccination n’est pas un phénomène nouveau et ce, même dans le milieu médical. Afin de mieux comprendre l’origine de ce mouvement, la Bibliothèque Osler pour l’Histoire de la Médecine a organisé, le 20 février dernier, une conférence invitant plusieurs spécialistes pro-vaccination à se pencher sur la question.</p>
<p>«D’où vient le mot «&nbsp;vaccin&nbsp;»?&nbsp;» a d’abord demandé le docteur Rob Boddice, auteur de la biographie d’Edward Jenner, pionnier de la vaccination. Insistant sur les racines latines du mot, Boddice explique à l’aide de l’étymologie les premières peurs face au vaccin. Provenant du latin «vacca», donc vache, afin de former le mot «vaccinus», notre mot dérive de la bête. Une telle origine prend sa source dans le premier vaccin extrait du virus de la vaccine — communément appelée «variole de la vache» — afin de lutter contre les épidémies de variole du <em>19e </em>siècle<em>,</em> en Angleterre. La peur du vaccin comme maladie bestiale est donc née, créant une forte résistance particulièrement au sein des communautés religieuses qui le considéraient comme immoral et contre la volonté de Dieu.</p>
<p>Ce mouvement a également été marqué dans le domaine artistique, avec des peintures représentant des victimes de la vaccination arborant des membres d’animaux. De tels portraits, présentés comme une preuve des effets secondaires et illustrant les peurs les plus profondes, accusaient le docteur Jenner d’être coupable de «bestialité». Cependant, plusieurs craintes étaient fondées puisque le manque d’hygiène fut responsable de l’infection de nombreux vaccins par la syphilis ou autres virus. Bien que très lucrative, la vaccination est donc demeurée une entreprise dangereuse et mal vue tout au long du 19<em>e</em> siècle.</p>
<p>Au 20<em>e</em> siècle, le mouvement anti-vaccin s’est également implanté à Toronto. Cynthia Tang, candidate mcgilloise au doctorat d’histoire de la médecine, a amené les concepts de mémoire et de silence collectifs dans la conversation en citant l’épidémie de variole de 1919. À une ère où le pouvoir de vacciner reposait entre les mains du conseil municipal, le docteur Charles Hastings, officier médical, a vu ses efforts de rendre le vaccin obligatoire frustrés suite au cas d’un enfant décédé deux semaines après avoir été vacciné. Malgré l’absence de liens prouvés entre le vaccin et le décès, une corrélation est resté gravée dans la mémoire collective.</p>
<p>Adoptant une attitude supérieure et ne prenant pas le temps d’expliquer aux gens l’importance de la vaccination, Hastings n’a fait qu’empirer la situation alors que la population ne sentait pas ses craintes prises au sérieux. À défaut de vacciner les parents, il a finalement réussi à déjouer le conseil municipal en interdisant l’accès scolaire à tous les enfants non vaccinés. C’est donc ainsi qu’une vague de vaccination eu lieu, suivant les traces du Danemark et de la Russie qui avaient rendu le vaccin obligatoire quelques années auparavant en 1907.</p>
<p>Folkloriste de formation, la docteure Andrea Kitta a ensuite mentionné l’importance des faits historiques dans une ère de faits alternatifs. Soutenant que le mouvement anti-vaccination est souvent marqué par une tendance envers la légende urbaine au sein d’une narrative pouvant être fausse, mais croyable, la véracité des faits peut être facilement tordue. Il faut faire attention, ajoute Kitta, à ne pas laisser ces faits alternatifs influencer les décisions médicales.</p>
<p>Cependant, les légendes urbaines se doivent d’être abordées puisqu’elles reflètent les craintes des sociétés contemporaines, comme la peur d’une violation des droits civils avec le vaccin obligatoire. Bien que de telles stratégies aient par le passé été désastreuses, le vaccin obligatoire, explique Kitta, a souvent l’effet de rendre la population sceptique face au paternalisme des autorités médicales. Une telle attitude, provenant généralement d’une supposition que les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants sont pauvres et sans éducation, est erronée alors que les statistiques démontrent le contraire.</p>
<p>Finalement, le docteur Mark Wainberg, directeur du Centre SIDA McGill, a emmené un tout autre point de vue à la conversation. Soutenant qu’il devrait y avoir une limite à la liberté d’expression lorsque celle-ci vient mettre en danger la santé publique, il compare le lien entre le vaccin et l’autisme à un simple besoin d’avoir un bouc émissaire. Alors que les cas de rougeole aux États-Unis sont particulièrement nombreux dans des États tels que la Californie ou dans des endroits à forte concentration religieuse encore aujourd’hui, il milite pour la vaccination obligatoire. Car si la vaste majorité de la population est vaccinée, les personnes non vaccinées sont relativement protégées dû au bas taux de transmission du virus, sans toutefois que le risque de contracter la maladie soit éliminé. Ardent défenseur de la vaccination, qui n’est pas obligatoire au Québec, il aimerait que tous les parents qui ne souhaitent pas vacciner leur enfant aient d’abord un dialogue avec un professionnel de la santé.</p>
<p>Pour conclure, le panel, exclusivement composé de spécialistes pro-vaccination, a donc utilisé certains faits historiques afin de tracer un portrait contemporain du vaccin. Cependant, l’implication de l’industrie pharmaceutique et les arguments anti-vaccination auraient pu être mieux abordés afin d’avoir un réel débat et non une conversation unidirectionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Entre machismo et feminismo</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/entre-machismo-et-feminismo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Feb 2017 13:57:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plongée dans le patriarcat d’Amérique du Sud.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«<i>N</i></span><span class="s1"><i>i una menos!</i>» («Pas une de moins!») ont exigé les femmes alors que le cas choquant d’une écolière argentine, violée et assassinée en 2016, a déclenché des protestations mondiales contre la violence genrée en Amérique latine. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Malgré ces manifestations, la route est encore longue d’après Neesa Medina, activiste au Centre des Droits de la Femme au Honduras, alors qu’une Hondurienne est assassinée en moyenne à toutes les 16 heures. Invitée le 6 février dernier à une conférence sur les droits des femmes latino-américaines, le tout organisé en collaboration avec l’organisation mcgilloise SLASummit, elle n’hésite pas à souligner une crue réalité d’entrée de jeu, dénonçant les gouvernements teintés de <i>machismo</i> qui refusent de faire du féminisme une priorité. Avec 25% des femmes ne recevant pas leur propre salaire, contre seulement 12% des hommes, la persistance des rôles traditionnels fait également partie du problème. La femme reste à la maison et l’homme part travailler. Élever une famille devient donc un obstacle à l’émancipation de la femme, puisque le respect qui en est tiré est moindre, faute à l’extrême valeur accordée à l’aspect monétaire en Amérique Latine.</span></p>
<blockquote>
<p class="p3">Plusieurs femmes décident de fuir</p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Machisme social et institutionnel</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’idéologie machiste, caractéristique de cette région du monde, entraîne ainsi de nombreuses répercussions, et ce particulièrement pour les droits sexuels et reproductifs, lourdement influencés par l’Église. Peu de progrès sont par conséquent faits afin d’aider les femmes au sein des sociétés catholiques et créer un espace sécuritaire à leur effet. Les avortements illégaux, représentant 95% des avortements en Amérique Latine, ont des effets désastreux sur la santé des femmes. Avec cinq pays dans cette région criminalisant l’avortement sous toutes circonstances, dont le Honduras, plus de 2000 femmes meurent chaque année des suites de procédures abortives. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ne voyant donc pas d’opportunités dans leur propre patrie, plusieurs femmes décident de fuir, mais vont d’abord chez le médecin afin de se faire administrer un contraceptif qui pourrait éviter une grossesse non désirée, résultat de viols en cours de route. Medina insiste d’ailleurs sur le bond dans les chiffres des demandes d’asile aux États-Unis, de 781 en 2005 contre plus de 14 000 en 2015, comme indicateur de la situation au Honduras. Certes, certains efforts de la société civile ont abouti à la création, par exemple, d’un centre d’aide aux victimes dans la ville hondurienne de La Seiba, évitant aux survivantes d’avoir à raconter leur viol aux autorités plus de sept fois avant d’avoir droit à de l’aide. Pourtant, le refus d’institutionnaliser ces initiatives de la part des autorités persiste, empêchant un réel progrès. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>Sans espoir?</b></span></p>
<p class="p3">Et pour celles qui décident de rester, l’espoir d’avoir une qualité de vie décente est mince alors que le semblant de paix est souvent conquis avec les armes des militaires. Le meurtre de la militante écologiste Berta Caceres en 2016, fruit d’une Amérique latine militarisée et patriarcale, est d’ailleurs un douloureux rappel des risques que courent celles qui prennent la parole et qui s’opposent à leurs conditions. Le féminisme comme outil de changement structurel devient donc essentiel au sein des gouvernements latino-américains afin d’atteindre l’égalité homme-femme. <i>Ni una menos.</i></p>
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		<item>
		<title>Inspirations artistiques</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/inspirations-artistiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2016 15:45:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26955</guid>

					<description><![CDATA[<p>Exploration du rôle politique et thérapeutique de l’art.  </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 novembre dernier avait lieu la conférence artistique de la Société des Arts visuels des étudiants de McGill (McGill Students’ Visual Arts Society, ndlr). Mettant en vedette quatre conférenciers de la scène artistique montréalaise, le but était d’offrir aux gens présents une vision concrète des différents aspects féministes, identitaires, commerciaux et thérapeutiques de l’art. C’était une première pour le club mcgillois, dont le mandat vise à promouvoir les arts visuels au sein de l’Université.</p>
<p><strong>Un discours féministe</strong></p>
<p>Entamant la soirée avec une présentation parsemée d’images controversées, Dr. Skelly, historienne de l’art, a habilement traité des thèmes qui feront partie de son prochain livre: Radical Decadence: Excess in Contemporary Feminist Textiles and Craft, à paraître en mai prochain (2017.) Sans contexte, plusieurs des œuvres présentées, exécutées entre autres par les artistes Orly Cogan et Shary Boyle, auraient d’abord paru étranges à l’œil non habitué. Femmes blanches nues en plein acte de masturbation, petits gâteaux répartis sur la scène, lignes de cocaïne offertes aux personnages, la liste est longue mais l’excès de plaisir est toujours présent. Point commun entre les œuvres? La présence de matériaux d’artisanat, si répudiés des critiques d’art. L’utilisation, par exemple, de céramique ou de faux diamants afin d’agrémenter une peinture, est fortement reliée à l’idée d’excessivité chez la femme. Une excessivité, comme le fait remarquer Dr. Skelly, qui est encore fortement rejetée par certains qui veulent empêcher la femme d’y sombrer, y voyant la féminité menacée.<br>
Se sont ensuite succédées plusieurs œuvres de Mickalene Thomas, mettant en vedette les femmes noires. Les sculptures arboraient des cristaux Swarovski, synonymes d’un luxe qui contraste avec l’histoire des Noirs dans le monde occidental. Choix volontaire de l’artiste afin de donner le pouvoir aux femmes, l’idée d’excès si répudiée par les conservateurs se voit donc ainsi embrassée par l’usage de médias artisanaux. Ces matériaux «de bricolage», qui occupent une place grandissante dans la scène contemporaine, viennent donc briser la hiérarchie de l’art dans un cadre féministe.</p>
<p><strong>Le pouvoir politique et identitaire de l’art</strong></p>
<p>Traitant du pouvoir de l’art contemporain dans les politiques identitaires, Florence Yee a commencé sa présentation en reconnaissant que la conférence avait lieu sur le territoire traditionnel Kanien’kehá:ka des peuples autochtones. Canadienne de seconde génération, la question «d’où viens-tu&nbsp;?» ne lui est pas étrangère. Celle de «non, mais d’où viens-tu vraiment&nbsp;?» l’est encore moins, causant une certaine confusion identitaire. Après avoir vécu toute une vie au Canada, comment réconcilier la partie «asiatique» de soi avec celle qui ne pourra jamais vraiment l’être?<br>
Ayant donc longtemps écarté la représentation de l’Asie de son art afin d’éviter l’étiquette, ce n’est que lorsqu’une amie verra dans une de ses peintures un coup de pinceau ressemblant à des caractères chinois que Florence réalisa que son art ne pourra jamais être réellement séparé de son héritage. Car sans les traits asiatiques de son visage, la forme des feuilles de sa peinture n’aurait jamais été perçue comme celle de caractères chinois, par un processus de racialisation auquel Florence n’échappera jamais complètement. De cela naîtront une curiosité et un intérêt, envers l’orientalisme, cette représentation raciste des personnes asiatiques. D’une certaine façon forcée par le regard des autres qui la voient en tant qu’étrangère, elle crée donc un corpus artistique explorant héritage, écriture, dualité, exotisme et autoportrait. Décrivant cela comme un processus d’exploration des enjeux ethnoculturels, Florence y voit maintenant une façon de mieux y définir son identité en réponse à la racialisation et l’orientalisme.</p>
<p><strong>Ouvrir l’art aux millenials</strong></p>
<p>Historienne d’art de formation, c’est son intérêt envers les millenials qui a poussé Emily Robertson à se spécialiser en street art et graffitis. Née d’un père mathématicien et d’une mère conseillère en orientation, ce fut tout un choc lorsqu’elle annonça à ses parents qu’elle étudierait en arts. Déterminée, elle compléta son baccalauréat en histoire de l’art avant d’entamer une maîtrise et une thèse sur l’art postal. C’est pourtant à ce moment qu’elle saisit à quel point son quotidien était vide de sens, à quel point elle était prisonnière de ses propres pensées.<br>
Emily entreprit donc de sillonner les galeries d’art contemporain de Montréal afin de respirer intellectuellement. S’arrêtant devant l’une des portes, elle y entra et demanda un emploi à la directrice qui lui posa en retour une série de questions sur les matériaux, les prix et les styles. Incapable d’y répondre correctement, Emily réalisa que, malgré ses diplômes, elle manquait cruellement d’expérience. Négociant un accord avec la directrice, elle finit par trouver un emploi dans la galerie, où elle rencontra ensuite son mentor: un homme passionné, sympathique et un peu fou qui lui proposa d’ouvrir une galerie d’art urbain avec lui. Sans plan d’affaires, de bail à long terme ou d’expérience en gestion, Emily donna tout de même son accord et se lança dans l’aventure de Station 16, qui est devenue la galerie officielle du festival Mural. Emily attribue aujourd’hui son succès à son intérêt aux millenials qui lui ont enseigné l’utilisation des médias sociaux à son avantage, puisque Station 16 est l’une des rares galeries contemporaines montréalaises à avoir une plateforme en ligne et de la musique forte lorsqu’on y entre.</p>
<p><strong>Vers un art thérapeutique</strong></p>
<p>Diagnostiquée à l’âge de 6 ans d’une tumeur au cerveau, c’est à travers l’origami qu’Anita Raj a su traverser les épreuves que la vie lui a réservées. L’art du papier plié, venant des mots japonais ori et kami, respectivement «plier» et «papier», a une importance symbolique, mais aussi cérémoniale, dans la culture japonaise. Retraçant d’ailleurs ses origines à plus de 1200 ans, cette forme d’art a été développée dans les années trente en grande partie par Akira Yoshizawa, qui, avec ses 50 000 nouveaux modèles est considéré comme le père de l’origami.<br>
Inspirée par ses expériences personnelles, Anita décida de partager ses connaissances. Ayant profité elle-même des bénéfices de l’origami, elle participe maintenant à plusieurs sessions de papier plié collectives à l’Hôpital de Montréal pour enfants, la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales ou encore au Centre du cancer des Cèdres. Décrivant les sessions comme magiques, elle admet tout de même que l’origami aide à gérer la frustration, par exemple lorsqu’il est difficile de plier correctement son papier, ou encore le sens de la réussite lorsqu’un modèle d’une cinquantaine d’étapes est réussi. Sous thérapie et hormones de remplacement pour le reste de ses jours, Anita traverse ainsi les effets secondaires de sa médication grâce à l’origami, qui restera toujours une forme d’art sur laquelle elle pourra compter.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le chiffrage</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/le-chiffrage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 14:35:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Texte par Jacques Simon Infographie réalisée par Magdalena Morales Icônes réalisées par Freepik, Roundicons et Madebyoliver sur www.flaticons.com</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Texte par Jacques Simon</p>
<p class="p1">Infographie réalisée par Magdalena Morales</p>
<p class="p1">Icônes réalisées par Freepik, Roundicons et Madebyoliver sur www.flaticons.com</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le SEOUM en grève</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/le-seoum-en-greve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 14:24:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26619</guid>

					<description><![CDATA[<p>Texte écrit par Théophile Vareille Infographie réalisée par Magdalena Morales Icônes réalisées par Freepik, Madebyoliver et Dave Gandy sur www.flaticon.com</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Texte écrit par Théophile Vareille</p>
<p>Infographie réalisée par Magdalena Morales</p>
<p>Icônes réalisées par Freepik, Madebyoliver et Dave Gandy sur www.flaticon.com</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coup d’oeil sur la MSTS</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/coup-doeil-sur-la-msts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2016 22:56:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=26490</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/coup-doeil-sur-la-msts/" data-wpel-link="internal">Coup d’oeil sur la MSTS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img decoding="async" class="size-large wp-image-26553" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/pour-louise-1000x462.jpg" alt="pour-louise" width="1000" height="462" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/pour-louise-1000x462.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/11/pour-louise-768x355.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/magdalena-morales/?media=1" data-wpel-link="internal">Magdalena Morales</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/coup-doeil-sur-la-msts/" data-wpel-link="internal">Coup d’oeil sur la MSTS</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Frayeurs garanties</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/24/frayeurs-garanties/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 01:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les meilleurs films pour célébrer Halloween</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 733px">
			<img decoding="async" class="wp-image-26322 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Halloween-733x1000.jpg" alt="halloween" width="733" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Halloween-733x1000.jpg 733w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Halloween-768x1047.jpg 768w" sizes="(max-width: 733px) 100vw, 733px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/magdalena-morales/?media=1" data-wpel-link="internal">Magdalena Morales</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Texte par Mahée Merica<br>
Infographie par Magdalena Morales</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Espace sport</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/24/espace-sport/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2016 00:57:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Redmen et Martlets </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26205" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Inforgraphie-sport-1000x555.jpg" alt="inforgraphie-sport" width="1000" height="555" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Inforgraphie-sport-1000x555.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/Inforgraphie-sport-768x426-1476797052.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/magdalena-morales/?media=1" data-wpel-link="internal">Magdalena Morales</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/24/espace-sport/" data-wpel-link="internal">Espace sport</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Volo Ergo Sum, le Quidditch à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/09/20/volo-ergo-sum-le-quidditch-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2016 13:44:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fans d’Harry Potter, et d’activités sportives, soyez ravis!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/20/volo-ergo-sum-le-quidditch-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Volo Ergo Sum, le Quidditch à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">P</span><span class="s1">eu savent que McGill, conjointement avec l’Université de Montréal, font partie des deux seules universités québécoises qui pratiquent le Quidditch. Si vous avez toujours voulu courir avec un balai entre vos deux jambes, c’est votre jour de chance!</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Origines du jeu</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ceux qui ont lu ou vu l’œuvre de J.K. Rowling sur le grand écran se rappelleront probablement du sport favori des sorciers de Poudlard: le Quidditch. À la mention du jeu, l’image d’Harry Potter volant sur son Nimbus 2000 vous viendra sûrement à l’esprit alors qu’il tente d’attraper le fameux vif d’or.</span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Lorsque vient donc le temps d’adapter ce sport pour nous, «Moldus» (lire ici: ordinaires humains), le défi n’est pas facile. Mais c’est pourtant l’exploit qu’ont réussi, en 2005, les étudiants de l’Université de Middlebury aux États-Unis. Adaptant le jeu pour la terre ferme, ils ont donné naissance au Quidditch Moldu qui aboutira en 2010 à la création de l’<i>Association Internationale de Quidditch</i> et à sa Coupe du Monde.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 854px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-25785 size-large" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-quiditch-854x1000.jpg" alt="a-quiditch" width="854" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-quiditch-854x1000.jpg 854w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-quiditch-330x386.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-quiditch-768x899.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-quiditch-850x995.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/09/A-quiditch.jpg 1802w" sizes="auto, (max-width: 854px) 100vw, 854px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/prune21/?media=1" data-wpel-link="internal">Prune Engérant</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s4"><b>Comment jouer?</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Pour les curieux, une équipe de Quidditch se doit d’avoir sept personnes sur le terrain. L’équipe se compose de trois poursuiveurs, qui ont une balle appelée le «souaffle» et qui tentent de marquer des points dans les filets de l’équipe adverse. S’ensuit le gardien, qui protège les filets, aidé de deux batteurs armés de ballons appelés «cognards».<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Finalement, chaque équipe a un attrapeur (clin d’œil aux Harry Potter de ce monde) qui tente de saisir le vif d’or. Fait intéressant, le vif d’or est en fait une vraie personne, neutre, vêtue de doré. Une balle de tennis est accrochée à son gracieux derrière et c’est cela que l’attrapeur se doit d’attraper. Lorsque le vif d’or est saisi, la partie se termine. Tout cela, bien sûr, avec un balai entre les jambes!</span></p>
<p class="p5"><span class="s5">Côté sécurité, nombreux sont ceux qui ont le sourire aux lèvres en entendant que le Quidditch est en fait un sport physique, voire très<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>dangereux. Eh bien, les sceptiques seront confondus, car plusieurs malheureux ont été victimes de commotions cérébrales, se sont cassés le pouce ou même les jambes. Il faut tout de même admettre que courir avec un bâton entre les jambes n’est pas ce qu’il y a de plus sécuritaire.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Dans un contexte McGillois</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Fondé en 2008, le Quidditch à McGill se sépare en deux catégories mixtes: <i>McGill Quidditch</i> se trouvant être l’équipe compétitive, accompagnée de <i>Canada’s Finest</i>, la version intramurale. Recrutant à chaque rentrée scolaire, les joueurs se voient donnés une nouvelle identité par l’entremise de nouveaux surnoms. De «Terra» à «Sprout», d’«Arrow» à «Canada», personne n’y échappe. Visant à créer un esprit d’équipe dans un contexte aussi absurde que le Quidditch, le pari est réussi puisque l’équipe compétitive se hisse régulièrement au rang des meilleures équipes mondiales (oui, mondiales). Et en y pensant deux fois, l’architecture de McGill ne vous rappelle-t-elle pas un tout petit peu les tours de Poudlard?&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/09/20/volo-ergo-sum-le-quidditch-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">Volo Ergo Sum, le Quidditch à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>SLASummit: un sommet pour la soutenabilité en Amérique Latine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/slasummit-un-sommet-pour-la-soutenabilite-en-amerique-latine/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/slasummit-un-sommet-pour-la-soutenabilite-en-amerique-latine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 04:45:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=25224</guid>

					<description><![CDATA[<p>Promouvoir un nouvel entrepreunariat social à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/slasummit-un-sommet-pour-la-soutenabilite-en-amerique-latine/" data-wpel-link="internal">SLASummit: un sommet pour la soutenabilité en Amérique Latine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="p1">Promouvoir un nouvel entrepreunariat social à McGill.</h2>
<p class="p1"><span class="s1">«I</span><span class="s1">nverser la rhétorique»: voici les mots clés du <i>SLASummit</i>. Le Sommet pour le Développement Durable en Amérique latine (<i>Sustainability in Latin America Summit</i>, <i>ndlr</i>) qui s’est déroulé du 17 au 20 mars 2016, se concentre prioritairement sur une approche durable au changement social. Ce projet d’envergure pose une question toute bête: comment changer la vie d’une communauté avec 5000 dollars canadiens? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Deux jours: c’est le laps de temps que vingt équipes composées chacune de cinq étudiants ont pour plancher sur un plan de développement spécifique à une communauté d’Amérique latine. Mais le <i>SLASummit</i> est avant tout un événement international, réunissant des étudiants de 150 établissements d’Amérique du Nord et des experts de l’Amérique du Sud. Le but est d’allier perspectives sociale et économique. «On ne veut pas proclamer que l’on va éradiquer la pauvreté en Amérique latine» rapporte Constance, une des organisatrices, «on veut juste proposer un modèle de développement pour une communauté de 20 à 30 personnes». Le projet est concret et ciblé: limité en ampleur et en financement, il est par ailleurs encadré par des associations caritatives et des organisations non-gouvernementales.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Cette approche, qui pourrait paraître au premier coup d’œil verticale et hiérarchisante, est en fait un nouveau modèle de développement qui met l’accent sur les besoins de la communauté.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En essayant d’inverser la rhétorique, le <i>SLASummit</i> marque une nouvelle approche, plus horizontale cette fois-ci, au développement durable.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette deuxième édition du sommet a été couronnée de succès. Grâce à une équipe surmotivée et une organisation sur le pied-de-guerre, le <i>SLASummit</i> s’est déroulé sans encombre. Projet d’une année, le sommet parvient à tenir ses promesses.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Premièrement, il a permis de proposer un projet qui s’inscrit dans la logique de durabilité à une communauté spécifique d’Amérique latine.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ensuite, il a réussi à mettre des étudiants d’horizons et de spécialisations diverses (Développement international, génie civil, sciences et ressources humaines, etc.) en collaboration.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">D’autre part,il a facilité l’échange entre étudiants et experts grace à des intervenants et des <i>coaches</i> pour chaque équipe.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, il a rendu possible une transmission bilatérale et horizontale entre participants et locaux par le biais des associations non-gouvernementales.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Enfin, il a mené une lutte contre le «volontourisme» ou l’attitude de touriste durant un engagement bénévole dans une région défavorisée.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du networking à la session de clôture, les participants auront travaillé d’arrache-pied pour prendre à corps et à cœur la cause de la communauté dans laquelle ils œuvraient. «L’important pour nous, c’est que le changement intervienne, et qu’il intervienne vite» nous dira Camila, une des coordinatrices de l’événement. ‑Sarra Hamdi</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1878px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25227" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla2.jpg" alt width="1878" height="1139" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla2.jpg 1878w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla2-800x485.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla2-768x466.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla2-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 1878px) 100vw, 1878px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Matteo Zamaria</span>		</figcaption>
	</figure>

<hr>
<h2 class="p1">Les initiatives étudiantes décollent en&nbsp;Amérique Latine.</h2>
<p class="p1"><span class="s1">H</span><span class="s1">aïti, Mexique et Pérou. Trois pays visés par le <i>SLASummit</i> en cette édition 2016.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Afin de remporter 5000 dollars canadiens et trois billets d’avion pour implanter leur projet dans la communauté visée, les trois équipes finalistes, toutes composées d’étudiants, ont présenté leurs idées aux juges le 19 mars dernier. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La première proposition visait le village mexicain de Chepeginio et suggérait l’installation d’un système de collection de la brume. Cet endroit, dépendant lourdement de l’agriculture en matière de revenus, souffre d’un manque d’eau propre malgré sa haute altitude et le système de collection d’eau de pluie déjà implanté. Les villageois, aux prises avec divers problèmes de santé, liés à la consommation d’eau souillée, profiteraient grandement de ce projet intégratif. En effet, cela les amènerait à s’occuper eux-mêmes des filets et à récolter l’eau pure récoltée au travers de la brume. Des projets similaires ont déjà été réalisés au Chili et au Pérou, prouvant l’efficacité de ce système. </span></p>
<p class="p3">La seconde proposition concernait le village de Parobamba, au Pérou. Fidèles à leur culture, les femmes de la communauté ont pour source de revenus la vente de textiles traditionnels teints. Malheureusement, les plantes utilisées pour la teinture se raréfient du fait de mauvaises techniques d’utilisation des terres et d’un manque de cochons d’Inde qui servent de fertilisants. Proposant de construire un jardin écologique communautaire et éducatif, d’augmenter la population de cochons d’Inde ainsi que celle d’abeilles qui polliniseraient les plantes, ce projet peu coûteux aurait d’importantes retombées sur le village et particulièrement sur les femmes. Il permettrait de maintenir l’utilisation des plantes employées dans la fabrication de teinture et, ultimement, des vêtements traditionnels péruviens.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La troisième et dernière proposition s’intéressait au village haïtien de La Digue. La source d’eau la plus proche se situant à 2,5 kilomètres, ce sont les femmes qui portent le fardeau d’aller chercher de quoi boire pour leur famille. Suggérant l’installation d’une infrastructure qui collecterait l’eau de pluie localement, complétée par l’achat de filtres d’eau en céramique, ce projet créerait de l’emploi pour les femmes qui seraient en charge de la location des filtres. De plus, l’infrastructure construite aurait un espace suffisant pour abriter, par exemple, une salle de classe ou un espace de réunion. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est finalement le projet du jardin écologique au Pérou qui a remporté le grand prix de 5000 dollars canadiens, avec une avance de quatre points parmi les neuf juges. C’est sa simplicité, son implication des gens de la communauté ainsi que ses retombées culturelles et économiques qui ont permis que cette idée deviendra réalité d’ici les prochains mois. ‑Magdalena Morales</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 5519px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25225" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla.jpg" alt width="5519" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla.jpg 5519w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla-330x197.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla-768x459.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla-1000x598.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/03/A-sla-850x508.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 5519px) 100vw, 5519px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Matteo Zamaria</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/slasummit-un-sommet-pour-la-soutenabilite-en-amerique-latine/" data-wpel-link="internal">SLASummit: un sommet pour la soutenabilité en Amérique Latine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le VIH: un virus ou un crime?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/le-vih-un-virus-ou-un-crime/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2016 03:12:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[crime]]></category>
		<category><![CDATA[HIV]]></category>
		<category><![CDATA[loi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi criminelle canadienne autour du VIH provoque plus de mal que de bien. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/le-vih-un-virus-ou-un-crime/" data-wpel-link="internal">Le VIH: un virus ou un crime?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Cécile Kazatchkine, analyste politique et membre du <i>Réseau juridique Canadien VIH/SIDA</i>, a tenu une conférence le 18 février à l’Université Concordia. Abordant le thème controversé de la non-divulgation du VIH, elle a expliqué son point de vue à un public composé d’étudiants, de professeurs et de personnes atteintes du virus.</p>
<p class="p4"><span class="s1"><b>Dimension scientifique</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Le sida (syndrome d’immunodéficience acquise, <i>ndlr</i>) est la phase terminale du VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine, <i>ndlr</i>), maladie transmissible sexuellement, par voie sanguine et de la mère à l’enfant, qui cause la destruction du système immunitaire. La personne séropositive ne succombe donc pas à la maladie à proprement parler, mais plutôt à des maladies dites «opportunistes». Ces maladies, généralement la tuberculose ou les candidoses, vont attaquer le porteur en l’absence de défense de la part de l’organisme, signant sa sentence de mort.</span></p>
<p class="p5">Heureusement, les recherches dans le milieu scientifique ont progressé depuis plusieurs années. Le premier traitement étant apparu en 1996, il est aujourd’hui possible de médicamenter la personne séropositive, contrôlant et transformant ainsi la condition fatale en une maladie chronique. Ce contrôle est effectué à travers l’estimation de la charge virale du patient (c’est-à-dire l’évaluation de la quantité du virus dans le sang) et sert d’indicatif du risque de contamination. Lorsque la charge virale est indétectable, donc nulle, le patient pose un risque quasi nul de contamination à son partenaire sexuel. Jumelé à un port du préservatif, l’usage de médicaments prévient alors efficacement la transmission du virus.</p>
<p class="p5"><span class="s2">Plus de 70 scientifiques canadiens s’étant penchés sur la question ont ainsi signé un consensus sur les risques de transmission du sida en 2014, prouvant ces affirmations.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 981px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24936" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-HIV.jpg" alt width="981" height="600" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-HIV.jpg 981w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-HIV-330x202.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-HIV-768x470.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-HIV-850x520.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 981px) 100vw, 981px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Lauren Boorman</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s4"><b>Dimension juridique</b></span></p>
<p class="p5">Pourtant, au Canada, une personne séropositive ne divulguant pas son état à son partenaire sexuel peut être poursuivie au criminel. Classée dans la même catégorie que les délinquants sexuels haineux, la non-divulgation du VIH est traitée comme une agression sexuelle grave, impliquant un sérieux «handicap à la vie». La peine maximale encourue est la perpétuité et la poursuite peut prendre place même si le virus n’a pas été transmis.</p>
<p class="p5"><span class="s2">Cécile Kazatchkine, pour sa part, juge la décision de la Cour suprême de criminaliser la non-divulgation injuste. Soutenant que la loi ne prend pas en compte les circonstances auxquelles font souvent face les personnes séropositives, elle milite pour la décriminalisation. À l’aide de plusieurs exemples d’histoires vécues, elle a souligné les failles du processus de condamnation. </span></p>
<p class="p5"><span class="s3">L’un des exemples les plus frappants est celui d’une femme séropositive, qui vit avec son conjoint depuis plusieurs années et qui a un fils avec lui. Subissant plusieurs abus physiques et psychologiques de la part de l’homme, elle le quitte pour ensuite être poursuivie, à sa plus grande surprise, au criminel. Son conjoint, soutenant qu’elle ne lui avait pas divulgué sa séropositivité lors de leurs premiers rapports sexuels, gagne le procès, l’envoyant derrière les barreaux. Cependant, aucune contamination n’avait eu lieu durant leur relation, donc aucun handicap à vie — élément qui est pourtant essentiel lors d’une condamnation d’agression sexuelle grave. Néanmoins, cette femme a tout de même vu son nom être inscrit dans le registre national des délinquants sexuels.</span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Ces cas de vengeance, courants selon Kazatchkine, encouragent à réfléchir quant à l’injustice que pose le processus de condamnation. Depuis la criminalisation en 1998, 181 personnes ont été poursuivies, contribuant ainsi à la stigmatisation des personnes séropositives dans la société.</span></p>
<p class="p5"><span class="s3">Même si les opinions divergent au sein de la société, la décriminalisation de la non-divulgation du VIH est de mise selon Kazatchkine. Le traitement du VIH au niveau juridique doit suivre les avancées scientifiques qui n’en font plus une maladie mortelle. En attendant que des changements soient apportés au sein de la loi canadienne, le travail de sensibilisation à la réalité des porteurs du virus est crucial pour contrer l’effet stigmatisant de la loi.&nbsp;</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/22/le-vih-un-virus-ou-un-crime/" data-wpel-link="internal">Le VIH: un virus ou un crime?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Politiques de divisions sanglantes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/politiques-de-divisions-sanglantes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 15:38:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[unicef]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soudan du Sud: Les impacts d’une guerre civile.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/politiques-de-divisions-sanglantes/" data-wpel-link="internal">Politiques de divisions sanglantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es étudiants de McGill œuvrant pour le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ont organisé un panel de discussion le 26 janvier dernier dans le cadre de la semaine UNICEF. La discussion abordait la situation méconnue du Soudan du Sud, pays indépendant depuis 2011 et plongé dans une guerre civile qui fait rage depuis 2013.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Comprendre la situation</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le premier intervenant, James Thuch Madhier, étudiant à l’Université de Toronto, a pris part à la table ronde par <i>Skype</i>. Originaire du Soudan du Sud,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>il a expliqué comment les désaccords entre le président sud-soudanais Salva Kiir et le vice-président Riek Machar avaient culminé en une guerre civile. Depuis décembre 2013, ce conflit qui opposent les partisans des deux hommes politiques, a entraîné le déplacement de 120 000 civils et a fait plusieurs victimes, notamment des enfants.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Mohamed Sesay, doctorant en sciences politiques à McGill, a ensuite complété le portrait de cette crise humanitaire en expliquant que le conflit politique prenait ses sources dans un conflit ethnique. Le président Kiir fait parti de l’ethnie Dinkas et le vice-président Machar de celle des Nuers. Ces deux groupes ethniques sont les principaux acteurs de cette guerre civile pour le pouvoir. M. Sesay mentionnait également le fait que le gouvernement accorde des privilèges à son groupe ethnique ce qui alimente les rivalités entre les deux groupes. Ces privilèges se font notamment sentir dans le domaine de l’agriculture vivrière, essentielle aux Sud-soudanais. Un exemple de ce favoritisme est la répartition des terres cultivables selon l’appartenance ethnique.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 720px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24604" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-UNICEF.jpg" alt width="720" height="960" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-UNICEF.jpg 720w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/A-UNICEF-330x440.jpg 330w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Joachim Dos Santos</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Solutions au conflit</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">En 2014, l’UNICEF, constatant que plus de 64 000 enfants étaient sous-nourris au Soudan du Sud, a fourni une assistance alimentaire et un accès à l’eau potable à plus d’un demi-million d’enfants, en plus d’en vacciner 100 000 contre la rougeole. Toutefois, cette aide n’offre aucune solution à long-terme puisqu’elle ne sert qu’à répondre aux besoins urgents de la population. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">C’est là que Grant McDonald entre en scène. Journaliste de l’association «Journalistes pour les Droits de l’Homme», il partage son temps entre Toronto et le Soudan du Sud, où il enseigne les bases du journalisme aux reporters locaux. Cette initiative permet aux résidents d’apprendre à bien faire passer un message, d’amorcer des discussions locales sur les conflits qui touchent le pays. Le succès de ce projet motive Grant McDonald à continuer, convaincu que la qualité du journalisme au Soudan du Sud s’est grandement améliorée et que le dialogue représente un excellent moyen d’atteindre la paix.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Khalid Mustafa Medani, professeur en sciences politiques et études islamiques à McGill, a également abordé le rôle de l’Union africaine par rapport aux accusations criminelles contre le gouvernement sud-soudanais. Il explique que l’entité avait émis un rapport tardif en 2015 qui dénonçait les atrocités commises par les partis impliqués. Professeur Medani a aussi évoqué l’accord de paix signé en août 2015, pour un cessez-le-feu qui n’a pas été respecté. Bien que plusieurs voient cet accord comme le meilleur espoir du pays, l’orateur a soutenu que ce n’est pas assez puisqu’un compromis politique n’a toujours pas été conclu.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Bien que l’accord de paix signé en août 2015 entre les deux politiques ait été violé à plusieurs reprises, d’autres mesures ont été mises en places par la communauté internationale pour résoudre le conflit. L’UNICEF apporte de l’aide à court terme et des journalistes étrangers risquent leur vie afin d’informer la communauté internationale. Cependant, les mesures proposées par le Conseil de sécurité de l’ONU ont toutes été bloquées par la Russie, qui affirme que punir l’élite sud-soudanaise risque d’envenimer la situation.</span></p>
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		<title>Les femmes noires et le Droit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Magdalena Morales]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2015 16:26:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[droit]]></category>
		<category><![CDATA[femmes noires]]></category>
		<category><![CDATA[racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence sur la place de la femme noire dans nos sociétés contemporaines.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/17/les-femmes-noires-et-le-droit/" data-wpel-link="internal">Les femmes noires et le Droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">«<i>T</i></span><span class="s1"><i>u ne colles pas à l’image de notre cabinet</i>», «<i>comment te sens-tu, en tant que femme noire en entrevue avec nous aujourd’hui?</i>»,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>«<i>vas-tu rentrer plus tard dans ton pays?</i>» Pour Médgine Gourdet, étudiante en troisième année à la faculté de droit de l’UdeM et pour de nombreuses femmes noires qui travaillent dans le domaine du droit, ces commentaires ne sont qu’une poignée des remarques racistes et sexistes auxquelles elles doivent faire face au quotidien.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Problème sociétal</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Organisée par l’Association des Étudiant(e) s Noir(e) s de McGill en Droit, la conférence, intitulée <i>Black Women and the Law: Reclaiming Spaces and Changing the Narrative of Black Female Success</i> (Les femmes noires et le Droit: Reconquête et changement de la dynamique du succès féminin noir, <i>ndlr</i>), réunissait huit femmes noires au micro: Andréa Baptiste, Rachel Zellars, Alyssa Clutterbuck, Lillian Boctor, Stéphanie Jules, Amanda Wurah, Médgine Gourdet et Samanthea Samuels. Étudiant ou travaillant dans le domaine juridique, elles ont fait part de leurs expériences personnelles et ont analysé la place des femmes noires dans le monde contemporain.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Ainsi, il a été possible de constater que la place réservée aux femmes noires à la télévision et dans les médias est très minime. Mises à part les célèbres actrices Kerry Washington&nbsp;dans <i>Scandal</i> ou Gina Torres dans la série judiciaire <i>Suits</i>, les personnes de couleur se voient souvent attribuer un rôle secondaire et stéréotypé où elles jouent trop souvent le rôle de femmes de ménage ou gardiennes d’enfants. Les pratiques de sexualisation sont également toujours présentes. La femme noire-objet est une conceptualisation qui remonterait à l’époque de l’esclavage: très symbolique en termes de jeux de pouvoir.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3209px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24123" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-blackwomenlaw.jpg" alt="A-blackwomenlaw" width="3209" height="2824" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-blackwomenlaw.jpg 3209w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-blackwomenlaw-330x290.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-blackwomenlaw-768x676.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-blackwomenlaw-1000x880.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-blackwomenlaw-850x748.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 3209px) 100vw, 3209px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Luce Engérant</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Le domaine juridique</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La sous-représentation des femmes noires est également visible dans le domaine du droit, car l’histoire du droit trouve ses racines dans le colonialisme et dans les structures de la «suprématie blanche», minant les chances de réussite des minorités. Au Québec, il y a 24 450 avocats dont seulement 286 sont noirs. La grande majorité de cette proportion pratique en solitaire alors que le droit est une profession qui fonctionne en réseau. Il est donc faux de penser que tous ont la même chance de réussite alors que le chemin est déjà miné d’obstacles, particulièrement pour les femmes, même blanches.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Mais ces embûches ne sont pas seulement présentes pour celles qui pratiquent le droit. Ayant trois fois plus de chances d’être victimes de violence conjugale, les femmes noires qui se tournent vers la police subissent souvent des de la part des autorités, causant le silence et une marge d’erreur monumentale dans les statistiques. Cette réalité, soutiennent les oratrices, doit être reconnue et abordée. Les femmes noires se doivent de prendre la parole pour se défendre entre elles et contrer les stéréotypes auxquels elles font régulièrement face. Dans la salle de conférence, on remarquait que près d’une centaine de femmes noires étaient présentes. Une ambiance de solidarité et d’amour régnait alors que les expériences personnelles relatées étaient partagées par plusieurs membres du public… Il est déjà question d’une seconde tenue pour cette conférence couronnée de succès, qualifiée d”«incroyablement rafraîchissante» et de «réellement inspirante».</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/17/les-femmes-noires-et-le-droit/" data-wpel-link="internal">Les femmes noires et le Droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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