Ma réalité en tant que vénézuélienne – Le Délit
Ma réalité en tant que vénézuélienne
Par · 26 mars 2019
Réponse à « Hands Off Venezuela », publié dans The McGill Daily.
Image par Monica Morales | Le Délit

Le 18 février dernier, le McGill Daily a publié un article intitulé « Hands Off Venezuela » qui en a choqué plus d’un·e. Défendant le régime de Nicolás Maduro et niant la crise humanitaire que vit le pays, le journal anglophone a dédié deux pages complètes à un article mal recherché et insensible face à la réalité des vénézuélien·ne·s. Écrit par Yasir Piracha, Nellia Halimi et Phoebe Pannier, trois étudiant·e·s n’ayant aucune racine vénézuélienne, les auteur·e·s offrent une compréhension extrêmement limitée de la situation. Ils n’utilisent que leurs voix, refusant d’écouter la communauté vénézuélienne, et ignorent tous points de vue alternatifs, imposant par conséquent le leur.

Étant moi-même vénézuélienne, née à Caracas alors qu’Hugo Chávez rentrait tout juste au pouvoir, l’article du Daily m’a grandement troublée. Au travers de ma réponse, j’espère sensibiliser les lecteurs au quotidien de ma famille, espérant leur faire comprendre que la crise du Venezuela, au-delà d’une crise politique, est une crise humanitaire. En écrivant d’ailleurs le terme crise humanitaire entre guillemets et en moquant la souffrance de millions de personnes, les auteurs de « Hands Off Venezuela » démontrent leur ignorance face à la réalité vénézuélienne et perpétuent une perception erronée du pays.

Un résumé de la situation

Contrairement à ce que soutient le Daily, l’impérialisme américain et les sanctions imposées par la communauté internationale ne sont pas les vrais responsables de la crise vénézuélienne. La situation actuelle est plutôt le résultat des décisions prises par Hugo Chávez et Nicolás Maduro, dont la corruption et la mauvaise gestion n’ont pas amélioré les conditions de vie des Vénézuélien·ne·s de façon durable. Réduire la situation à un simple scénario d’impérialisme américain est donc problématique, puisque les origines de la crise sont beaucoup plus complexes.

Élu en décembre 1998, le militaire vénézuélien Hugo Chávez entre au pouvoir avec un discours populiste de gauche. Fort de sa popularité, il met en place différentes mesures afin de nationaliser le secteur pétrolier (PDVSA) et saisir les propriétés privées. Plus de 1 000 entreprises privées seront d’ailleurs expropriées sous le régime chavista1, ayant un effet négatif sur la production nationale et contribuant à la future pénurie des produits de base. La majorité des terres saisies finira également dans les mains des chavistas et des militaires, et non dans celles des personnes dans le besoin2.

En 2002, Chávez prend la décision de renvoyer des employés de PDVSA et de les remplacer par des partisans chavistas ignorants du fonctionnement du secteur pétrolier3. C’est le début de la chute vertigineuse de la production de pétrole dans le pays, qui passera de 3,5 millions de barils quotidiens en 1999 à 1,5 million en 20184. En 2003, Chávez instaure ensuite un strict contrôle des taux de change, vidant les bureaux de change officiels et obligeant les Vénézuélien·ne·s à recourir au gouvernement afin de trouver des devises étrangères. Cependant, étant donné la corruption du régime, il devient extrêmement difficile d’y avoir accès légalement, créant un marché noir qui reflète l’inflation colossale du pays. En 2018 seulement, une inflation de 1 698 488% fut observée5, rendant le bolivar vénézuélien pratiquement inutilisable.

Toujours en 2003, Chávez crée également un système parallèle de santé, Barrio Adentro, avec les revenus du secteur pétrolier qui représentent 95% des exportations nationales6. Cela donne lieu à une déviation des fonds du secteur public d’origine, créant des pénuries de médicaments et de personnel à long terme, et forçant les Vénézuélien·ne·s à recourir au système privé. L’investissement massif dans ce système parallèle force également PDVSA, qui est contrôlé par l’État, à cesser d’investir dans ses propres infrastructures7, ce qui sera catastrophique pour la production pétrolière à long terme. En 2007, suite à la corruption et à la mauvaise gestion du gouvernement, plus de 70% des installations de Barrio Adentro seront abandonnées8.

En 2004, Chávez se soumet à un référendum révocatoire de mi-mandat et gagne, selon la version officielle, avec 59,09% des voix9. Cependant, ces élections sont considérées comme un point tournant dans l’intégrité du système électoral, puisque les irrégularités se multiplient en faveur de Chávez10. La liste Tascón, qui contient les signatures de trois millions de Vénézuéliens·ne·s ayant appuyé le référendum, est également dévoilée par un député chavista et est ensuite utilisée par le gouvernement afin de discriminer ses opposants et renvoyer les fonctionnaires publiques de leurs postes11. Lors des élections législatives de 2005, l’opposition opte d’ailleurs pour un boycott afin de protester contre ces irrégularités, mais cela a comme conséquence de concentrer le pouvoir dans les mains de Chávez, puisque ses candidats ont maintenant un contrôle total du Parlement12.

En 2006, Chávez gagne sa deuxième réélection présidentielle, mais le résultat est également contesté13. Sa tendance autoritaire est désormais très claire, étant donné son contrôle total des institutions de l’État, ce qui inclut le Parlement, le Tribunal suprême de justice, le Conseil national électoral et l’armée vénézuélienne. Il persécute également les journalistes, les organisations civiques et ses opposant·e·s politiques14. En 2007, les atteintes à la liberté d’expression se resserrent, particulièrement pour les médias d’opposition tels que Globovisión et RCTV. Chávez élimine ainsi les voix dissidentes et ne conserve que les médias chavistas. C’est également pendant cette période que les premières pénuries intermittentes des produits de base se font ressentir15.

En 2012, Chávez prend part à sa troisième réélection contre son opposant Henrique Capriles, les résultats en sa faveur étant à nouveau contestés16. Atteint d’un cancer, Chávez décède, selon la version officielle, le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans. Il laisse derrière lui un pays fragile et instable avec un taux de  criminalité ayant triplé sous sa présidence. Caracas, la capitale, a d’ailleurs été déclarée comme étant la ville la plus violente au monde17.

Des élections présidentielles sont ainsi organisées le 14 avril 2013 et la fraude électorale est encore dénoncée lorsque le chavismo est déclaré gagnant18. C’est le début de la dictature de Nicolás Maduro, qui n’a certainement pas le charisme de Chávez afin d’obtenir le vote populaire. Ancien chauffeur d’autobus et syndicaliste, il s’empresse de déclarer que les États-Unis ont été responsables du cancer de Chávez19 et commence à voir les effets négatifs à long terme des décisions prises par l’ancien président. De grandes manifestations sont organisées en 2014 et 43 personnes sont tuées20. Leopoldo López, un leader de l’opposition, est arrêté, emprisonné et torturé21.

La crise du Venezuela, au-delà d’une crise politique, est une crise humanitaire

En 2015, le coût du baril de pétrole chute de 100 à 3022 dollars, ce qui est catastrophique pour les revenus de l’État, qui n’a pas cherché à diversifier son économie. Incapable de financer ses programmes sociaux, Maduro voit le taux de pauvreté passer de 49% en 1999 à 87% en 201823. En décembre, le gouvernement perd les élections législatives et c’est l’opposition qui se retrouve majoritaire au Parlement. Cependant, le Tribunal suprême de justice, contrôlé par les chavistas, leur retire tous les pouvoirs en mars 201724, causant de nouvelles manifestations où sont tuées un total de 163 personnes25

Maduro profite de ces remous pour créer les « Carnets de la Patrie », qui inscrivent automatiquement leurs détenteurs dans le parti chavista et qui donnent accès à de la nourriture subventionnée. Cela place donc les Vénézuélien·ne·s de l’opposition dans une situation où ils·elles doivent choisir entre manger ou être fidèles à leurs principes politiques. En 2017, le·a Vénézuélien·ne moyen·ne aura ainsi maigri de 11 kg26. Le pétrole est en pénurie, malgré le fait que le pays ait les plus grandes réserves au monde27, et il est estimé que la moitié des enfants ne fréquentent plus l’école pour des raisons d’insécurité et de manque de personnel28. Maduro s’obstine pourtant à refuser l’aide humanitaire alors que des gens meurent et, d’une population totalisant 32 millions de personnes, plus de 3 millions ont déjà quitté le pays29.

Toujours en 2017, Maduro annonce la création d’une Assemblée constituante afin de consolider son régime totalitaire30. Les élections sont boycottées par l’opposition et la nouvelle Assemblée constituante de Maduro est donc déclarée illégitime par douze pays d’Amérique Latine et par l’ONU31. Cependant, puisque les deux assemblées continuent d’exister en même temps, il y a confusion au niveau de qui a réellement le pouvoir, même si l’Assemblée nationale est l’organe politique légitime.

En mai 2018, des élections présidentielles frauduleuses sont malgré tout tenues en faveur de Maduro32. En janvier 2019, l’Assemblée nationale et le groupe de Lima, composé de douze pays cherchant une sortie pacifique à la crise vénézuélienne, déclarent publiquement le gouvernement comme étant illégitime. Juan Guaidó, président de l’Assemblée nationale, devient donc président par intérim selon l’article 233 de la constitution vénézuélienne. Cet article stipule qu’en cas d’illégitimité du président, c’est le président de l’Assemblée nationale qui doit assumer le pouvoir et convoquer des élections libres33. Cette situation n’est en aucun cas un coup d’État. Considérant les pénuries des produits de base et l’insécurité flagrante causée par le chavismo, Guaidó est, au contraire, notre plus grand espoir pour un pays libre et démocratique.

Monica Morales | Le Délit

Portraits de la crise humanitaire

Ayant quitté le Venezuela en 2001, il y a longtemps déjà, j’y suis malgré tout retournée à plusieurs reprises afin de rendre visite à ma famille qui y vit encore. Au fil des années, j’ai été témoin de la détérioration de mon pays. En 2013, j’ai vu ma voisine, un fusil pointé sur la tête. En 2014, pendant les manifestations contre le gouvernement de Maduro, mon ami a vu Bassil Da Costa, un jeune étudiant âgé de 23 ans, se faire assassiner d’une balle. En 2015, j’ai eu à faire la file pour la première fois pendant des heures sous le soleil pour un simple rouleau de papier de toilette. En 2016, j’ai voulu me recueillir sur la tombe de ma grand-mère, mais je n’ai jamais pu la trouver, faute de production de pierre tombale. En 2017, lors des manifestations contre Maduro, ma tante a reçu une bombe lacrymogène qui lui a explosé sur le dos. En 2018, mon autre tante, médecin, a vu l’hôpital public où elle travaillait fermer ses portes, faute de fonds gouvernementaux. Et qu’en est-il en 2019? En ce début d’année seulement, une panne d’électricité massive due au manque d’entretien gouvernemental a affecté le pays pendant cinq jours entiers, causant la pourriture des aliments réfrigérés, coupant la communication et affectant gravement les hôpitaux. Plusieurs bébés prématurés sont d’ailleurs décédés, puisque les génératrices ont été endommagées et que les incubatrices ne peuvent pas fonctionner sans électricité.

Au fil des années, j’ai été témoin de la détérioration de mon pays.

« Les médecins ne peuvent pas dénoncer les conditions des hôpitaux ni les morts causées par les pénuries », me dit ma tante au téléphone après que l’électricité est revenue. « Nous sommes frappés et menacés de prison par le gouvernement si nous parlons ». Médecin spécialiste œuvrant dans les secteurs publics et privés, elle me raconte le cas d’un collègue n’ayant pas pu sauver un enfant de neuf ans atteint d’une appendicite. Malgré le manque de matériel, les directeurs des hôpitaux s’entêtent à refuser les dons, soutenant qu’ils n’en ont pas besoin. Les Vénézuélien·ne·s doivent donc se tourner vers le système privé, qui est cependant victime des coûts exorbitants de l’hyperinflation.

« Un traitement de radiothérapie au privé coûte 3 000 dollars » continue-t-elle. À titre de comparaison, le salaire minimum mensuel est de 6 dollars, soit 18 000 bolivares. Un kilo de viande coûte 12 000 bolivares et un kilo de fromage peut aller jusqu’à 30 000. « Les gens se battent avec les chiens pour la nourriture pourrie qui se trouve dans les poubelles ». Le désespoir est tel que plusieurs remplissent leurs contenants d’eau résiduelle du Guaire, la rivière contaminée qui traverse la capitale. Dans la ville de Maracaibo, un jaguar du zoo a été volé, tué et mangé. Au-delà des dommages sociétaux, les dommages environnementaux sont également palpables. « Les parcs nationaux sont en train d’être vandalisés. Les gens cherchent de l’or faute de trouver des dollars ».

Suite au déclin de la production pétrolière de PDVSA, Maduro ne peut plus camoufler tout l’argent qui a été volé par son régime seulement, estimé entre 300 000 et 400 000 millions de dollars américains34. La nourriture qu’il distribue aux gens ayant le Carnet de la Patrie est d’ailleurs en déclin, puisqu’il n’y a plus de fonds gouvernementaux disponibles. Certains accusent les États-Unis de cette situation, puisqu’ils ont congelé les comptes bancaires des chavistas et ont déclaré un embargo sur le pétrole35. Cependant, il est bon de se rappeler que les chavistas affectés ont participé à la corruption des fonds publics et qu’ils n’ont certainement pas l’intention d’utiliser l’argent volé afin d’aider les Vénézuéliens·ne·s. De la même façon, étant donné que le pétrole est la principale source de revenus de l’État, y imposer des sanctions est la façon la plus concrète de s’attaquer au régime. L’accès aux produits de base en est conséquemment affecté, mais il est important de ne pas perdre de vue que cette pénurie existait bel et bien avant l’embargo et que cette crise a d’abord et avant tout été causée par Chávez et Maduro.

« La situation est un désastre et Guaidó est définitivement notre meilleure solution pour éviter un bain de sang », conclut finalement ma tante alors que la ligne se coupe.

La situation du pays ne se réduit pas qu’à une question d’impérialisme américain.

L’importance de rectifier le tir

Pour tout·e Vénézuélien·ne, les effets de la crise économique, sociale et politique sont donc bel et bien réels. En écrivant le terme crise humanitaire entre guillemets, les auteur·e·s de « Hands Off Venezuela » démontrent leur condescendance et leur ignorance face à une réalité qu’ils ne comprennent pas. Le régime de Maduro n’est en aucun cas légitime et l’assermentation de Guaidó est parfaitement constitutionnelle. En publiant cet article, le McGill Daily ignore la réalité vénézuélienne et refuse le dialogue, ce qui va à l’encontre d’un processus journalistique intègre et responsable. La situation du pays ne se réduit pas qu’à une question d’impérialisme américain.

Comme l’ont précédemment exigé la communauté vénézuélienne de McGill et la McGill Spanish & Latin American Students Association (SLASA), je crois qu’il est nécessaire que les versions papier et en ligne de « Hands Off Venezuela » soient retirées. Cet article promeut un régime dictatorial et assassin qui viole constamment les droits fondamentaux des Vénézuélien·ne·s. Une excuse publique envers la communauté vénézuélienne devrait également être publiée par les auteur·e·s et par le McGill Daily. Le tout serait un premier pas afin de réparer le mal fait à ceux et celles qui vivent concrètement les effets négatifs de la crise humanitaire.

1. Seijas Meneses, Carlos. « El gobierno llevó al colapso a más de 1.000 empresas expropiadas en 12 años ». 13 août 2018. El Nacional. http://www.el-nacional.com/noticias/economia/gobierno-llevo-colapso-mas-1000- empresas-expropiadas-anos_247729

2. Corrales, Javier. « Hugo Boss ». 19 février 2006. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2006/02/19/hugo-boss/

3. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/

4. Rapier, Robert. « Charting the Decline of Venezuela’s Oil Industry ». 29 janvier 2019. Forbes. https://www.forbes.com/sites/rrapier/2019/01/29/charting-the-decline-ofvenezuelas-oil-industry/#4e53bb504ecd

5. Seijas Meneses, Carlos. « Venezuela cerró 2018 con una inflación de casi 1.700.000% ». 10 janvier 2019. El Nacional. http://www.el-nacional.com/noticias/economia/venezuela-cerro-2018-con-una-inflacioncasi-1700000_265792

6. Pardo, Daniel. « Cómo afecta a Venezuela la caída global en el precio del petróleo ». 18 novembre 2014. BBC Mundo. https://www.bbc.com/mundo/noticias/2014/11/141117_venezuela_precio_petroleo_dp

7. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/

8. Tami, Adriana. « Venezuela : violence, human rights, and health-care realities ». 7 juin 2014. The Lancet. https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140- 6736(14)60948-X/fulltext

9. « Boletín Electoral Referendum 15 de Agosto de 2004 ». 3 septembre 2004. Consejo Nacional Electoral (CNE). http://www.cne.gob.ve/referendum_presidencial2004/

10. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4

11. « Political Discrimination ». 2008. Human Rights Watch (HRW). https://www.hrw.org/reports/2008/venezuela0908/2.htm

12. Cawthorne, Andrew et Kieran Murray. « Factbox : Hugo Chávez’s record in Venezuelan elections ». 7 octobre 2012. Reuters. https://www.reuters.com/article/us-venezuela-election-ballots/factbox-hugo-chávezsrecord-in-venezuelan-elections-idUSBRE89702320121008

13. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4

14. Corrales, Javier. « Hugo Boss ». 19 février 2006. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2006/02/19/hugo-boss/

15. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/

16. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4

17. Hollis, Joshua (ed.). « World’s most dangerous cities : Ben Zand comes face to face with Caracas’ kidnap gangs ». 7 septembre 2018. BBC. https://www.bbc.com/news/av/stories-45452263/world-s-most-dangerous-cities-benzand-comes-face-to-face-with-caracas-kidnap-gangs

18. Hidalgo, Marcos et Raúl Jiménez. « Forensic Analysis of Venezuelan Elections during the Chávez Presidency ». 27 juin 2014. Plos. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0100884#s4

19. Carroll, Rory. « US dismisses claims that CIA gave Chávez can 23. Philips, Tom. « ‘A slow-motion catastrophe’ : on the road in Venezuela, 20 years after Chávez’s rise ». 6 décembre 2018. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2018/dec/06/on-the-road-venezuela-20-yearsafter-hugo-chavez-rise

20. « Venezuela : opositores salen a las calles en apoyo a Leopoldo López ». 30 mai 2015. BBC. https://www.bbc.com/mundo/noticias/2015/05/150530_venezuela_protestas_leopoldo_l opez_dp

21. « Revelan las torturas que sufrió Leopoldo López mientras estuvo detenido en Venezuela ». 12 juillet 2017. CNN Chile. https://www.cnnchile.com/mundo/revelan-las-torturas-que-sufrio-leopoldo-lopezmientras-estuvo-detenido-en_20170712/

22. Johnson, Keith. « How Venezuela Struck It Poor ». 16 juillet 2018. Foreign Policy. https://foreignpolicy.com/2018/07/16/how-venezuela-struck-it-poor-oil-energy-chavez/

23. Philips, Tom. « ‘A slow-motion catastrophe’ : on the road in Venezuela, 20 years after Chávez’s rise ». 6 décembre 2018. The Guardian. https://www.theguardian.com/world/2018/dec/06/on-the-road-venezuela-20-yearsafter-hugo-chavez-rise

24. « 6 preguntas para entender qué está pasando en Venezuela y qué salidas tiene la crisis ». 25 avril 2017. BBC Mundo. https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-39710573

25. « Venezuela : 6.729 protestas y 163 fallecidos desde el 1 de abril de 2017 ». 2 août 2017. Observatorio Venezolano de Conflictividad Social (OVCS). https://www.observatoriodeconflictos.org.ve/sin-categoria/venezuela-6-729-protestas-y157-fallecidos-desde-el-1-de-abril-de-2017

26. Sequera, Vivian. « Venezuelans report big weight losses in 2017 as hunger hits ». 21 février 2018. Reuters. https://www.reuters.com/article/us-venezuela-food/venezuelans-report-big-weightlosses-in-2017-as-hunger-hits-idUSKCN1G52HA

27. Vinogradoff, Ludmila. « La escasez de gasolina y gas en Venezuela provoca largas colas ». 11 avril 2018. ABC. https://www.abc.es/internacional/abci-escasez-gasolina-y-venezuela-provoca-largascolas-201811040211_noticia.html

28. « Las escuelas de Venezuela están vacías y los alumnos no asisten por falta de recursos ». 18 septembre 2018. El Periódico. https://www.elperiodico.com/es/internacional/20180918/venezuela-escuelas-vaciasalumnos-falta-recursos-7039783

29. « Venezuela, Events of 2018 ». 2018. Human Rights Watch (HRW). https://www.hrw.org/world-report/2019/country-chapters/venezuela

30. Broner, Tamara Taraciuk et José Miguel Vivanco. « Por qué nos oponemos a la Asamblea Constituyente de Maduro ». 26 juillet 2017. Human Rights Watch (HRW). https://www.hrw.org/es/news/2017/07/26/por-que-nos-oponemos-la-asambleaconstituyente-de-maduro

31. « Venezuela : l’ONU dénonce « l’usage excessif de la force » ». 8 août 2017. Le Monde. https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/08/venezuela-l-onu-denonce-lusage-excessif-de-la-force_5170006_3222.html#Yl50pmrq1rkg90fK.99

32. « Divulgación de resultados elecciones 2018». 28 mai 2018. Consejo Nacional Electoral (CNE). http://www.cne.gob.ve/ResultadosElecciones2018/

33. « Constitución de la República Bolivariana de Venezuela 1999 ». 19 février 2009. Ministerio del Poder Popular para la Comunicación y la Información (MinCI). http://www.minci.gob.ve/wp-content/uploads/2011/04/CONSTITUCION.pdf

34. « Aseguran que régimen de Maduro robó al menos $300 mil millones ». 13 septembre 2018. Diario Las Américas. https://www.diariolasamericas.com/america-latina/aseguran-que-regimen-maduro-roboal-menos-300-mil-millones-n4162288

35. « Venezuela : l’ONU durcit le ton face aux sanctions américaines ». 20 mars 2019. La Presse. https://www.lapresse.ca/international/amerique-latine/201903/20/01-5218943- venezuela-lonu-durcit-le-ton-face-aux-sanctions-americaines.php

 
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