Lindsay Cameron – Le Délit https://www.delitfrancais.com Le seul journal francophone de l'Université McGill Thu, 15 Nov 2018 06:27:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.8 Fusion musicale https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/fusion-musicale/ Tue, 25 Sep 2012 12:03:37 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=14429 Pour qui ne le connaît pas, le festival POP Montréal peut s’avérer surprenant. Depuis 2002, l’événement, qui se considère comme un festival culturel au sens large, s’est agrandi pour inclure des représentants des scènes musicales locale et internationale, des expositions et ventes d’œuvres d’art, des projections de films et bien plus. Cette année, plus de 600 artistes de divers genres ont performé dans plus de cinquante lieux, pour la plupart près du Plateau. Ce festival mélange tous genres et styles de performance: d’artistes locaux à des groupes internationaux, des activités pour enfants à des spectacles pour adultes, tout en gardant un air distinctement montréalais.

Le festival proposait deux événements à l’image de la ville dans les soirées «Let Artists Meat»: six groupes, de la bière et de la viande fumée (courtoisie de Schwartz’s). La première soirée, mercredi le 19, était bercée par la voix apaisante de Mélanie Boulay, la musique animée de Keith Kouna et le rythme hypnotique de VioleTT Pi. La prochaine soirée nous invitait aux sons doux et sexy de MAK, la musique légère et exaltante de Fm Hi-Low et les rythmes de fusion de Coyote Bill. Vendredi soir, après le travail, il était possible de tomber sur les spectacles «Audio Blood in the Park» en rentrant chez soi. Vendredi et samedi, dans un petit parc a côté de l’UQAM, plus d’une douzaine de formations musicales exposaient leurs talents. De Halifax à Montréal, «Audio Blood» a présenté une grande variété d’artistes, comme Isle of Pine et Adrian Hill, des étudiants de McGill. Il y avait notamment des activités interactives sur le trottoir, qui donnaient à l’événement un air amusant. Un poète à l’esprit créatif, Ryan Ashley, était assis sur un tabouret avec une machine à écrire et une pancarte qui disait «poèmes à vendre». Il écrivait des poèmes sur le sujet de votre choix.

Le mélange des genres de POP Montréal s’exprime aussi dans des concerts classiques. Dans une seule soirée, il était possible d’assister à plusieurs types de performances. Par exemple, la série gratuite «Converse» se retrouvait dans le petit sous-sol de l’église Mission Santa Cruz. Mercredi soir, les synths de Yacht Club étaient suivis par deux actes hip-hop, et finalement le maestro du new funk Dam-Funk. Le rappeur Mr. Muthafuckin’ eXquire était peut-être celui qui utilisait le mieux l’espace, grâce à des paroles abjectes et des beats intenses. Malgré les difficultés techniques au début de son set, Dam-Funk a transformé le lieu en quelque chose de complètement différent — une piste de danse des années 80, complétée par les solos de keytar.

Vendredi soir, le rappeur Lil B a fait impression au Club Soda avec son style based. Pendant près de deux heures, le MC Californien, célèbre pour ses centaines de chansons composées de slogans répétitifs («swag» et «woo» étant les plus populaires) et couplets absurdes, a interprété ses classiques. Ses réflexions entre les chansons étaient même plus mémorables que la musique; il s’est même excusé pour ses paroles vulgaires. Complètement seul sur scène, Lil B est arrivé sans instructions pour les lumières et sans DJ. Même si le spectacle n’était pas un modèle de professionnalisme, le based god a interagi avec le public, et a pris plusieurs photos avec les spectateurs après sa dernière chanson.

Le soir suivant, au Club Soda à nouveau, Big K.R.I.T. a montré pourquoi il est souvent considéré comme la nouvelle étoile du southern rap. Un set hip-hop bien plus traditionnel que le soir précédent: à peu près une heure de hits, interrompue par un mini-concert de DJ. K.R.I.T. Il y avait aussi une grande présence d‘artistes électroniques au festival. Avec sa voix éthérée et son beat puissant et électronique, Austra a capté l’attention de tout le monde avant même que le spectacle ait commencé. Originaire de Toronto, la jeune artiste a attiré une file d’attente de plus de cent mètres, presque jusqu’au coin de la rue. Un des plus grands spectacles du festival, Grimes, était complet une semaine avant l’événement. La foule énergique dansait comme à un concert punk, même si sa musique est plutôt ambiante.

Enfin, un des concerts les plus attendus du festival, Grizzly Bear, a impressionné le public du Théâtre l’Olympia, captivé par des sons fuyants et complexes. Le groupe, qui a fait une pause avant d’enregistrer son nouvel album, Shields, a efficacement combiné ses chansons plus brumeuses avec les nouvelles chansons plus directes. Parfois il était difficile d’entendre tous les éléments de la musique, car il y avait plusieurs sons à la fois. Multi-instrumentiste, Chris Taylor en particulier semblait être toujours en train d’alterner entre la flûte, la clarinette et la basse. Leur grand succès «Two Weeks» et le plus vieux «Knife» étaient les titres préférés de la foule. L’éclairage de la scène par des lumières qui semblaient être des méduses ou des balises flottantes, accentuait l’atmosphère des compositions. La première partie, Unknown Mortal Orchesta, était excellente aussi, mais leur style plus simple de pop alternative était un peu incongru.

En tout cas, cette édition de POP Montréal était une bonne combinaison de performances locales et internationales. On sent que les organisateurs ont bien réfléchi à la façon dont on peut mélanger des styles musicaux différents. Il est impossible de découvrir plus qu’une petite partie des nombreux spectacles et installations, mais même en en voyant un ou deux, on peut découvrir une grande variété de styles. Il est important de noter que même si le festival est fini pour cette année, il y a des événements de POP toute l’année.

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Tonal Ecstasy: histoire de chant https://www.delitfrancais.com/2012/04/03/tonal-ecstasy-histoire-de-chant/ Tue, 03 Apr 2012 12:24:06 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=12707 Lindsay Cameron | Le Délit

 

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MUNACA, mal servis https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/munaca-mal-servis/ Tue, 13 Mar 2012 12:36:44 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=11857 Voilà trois mois que MUNACA et McGill se sont entendus sur les clauses du nouvel accord collectif du syndicat qui sera effectif pour 5 ans. Entre autres, cet accord a mis en place une échelle salariale qui devrait raccourcir le temps d’atteinte du plafond salarial pour tous les employés sauf ceux, bien sûr, qui l’avaient déjà atteint. Depuis le 6 décembre dernier, les employés de MUNACA sont retournés au travail sous les mêmes conditions qui existaient avant la grève dans l’attente de la ratification de l’accord. MUNACA commence à s’impatienter car les désaccords persistent quant à l’interprétation de certaines mesures.

Lindsay Cameron | Le Délit
La plus contentieuse était que l’université a unilatéralement modifié la liste des employés qui ne recevraient pas d’augmentation de salaire avec la nouvelle échelle salariale, mais plutôt une compensation forfaitaire sous forme de paiement de retraite. «Pour les 80 personnes initialement sur la liste, lors des négociations nous savions qui y était et pourquoi», dit Kevin Whitaker, président du syndicat. En effet, l’université et le syndicat s’étaient entendus sur ces ajustements salariaux à cause d’une politique d’équité datant de 2001. «Les employés sont concernés par cette politique parce qu’ils font plus que le salaire établi pour leur position, et donc il faut les ajuster pour que la ligne d’équité soit rétablie», explique Whitaker.

Le syndicat pense que McGill retarde volontairement le processus. L’administration refusait jusqu’à hier de divulguer les noms de ces 48 employés ajoutés. Cela faisait depuis le 17 février que MUNACA demandait cette information. Même si ce problème est réglé, il n’empêche que le syndicat refuse et a toujours refusé d’ajouter ces employés aux 80 autres étant donné que l’université n’a pas donné de raison valable pour le faire. La prochaine étape sera donc de se rassoir avec l’université pour exiger des explications.
«Les autres malentendus sont mineurs et ont trait à des détails de formulation», rajoute le président.

Vendredi, MUNACA a manifesté sur le campus et une centaine de travailleurs se sont réunis pour exprimer leur opinion sur le sujet. Une lettre du syndicat avait été livrée par Susan Aberman à Heather Monroe-Blum déplorant le retard de la part de l’administration et demandant les noms des employés.

«Il ne s’agit pas d’une tentative de négocier pour des avantages améliorés; c’est simplement que McGill et MUNACA doivent se mettre d’accord sur le libellé», a déclaré Kevin Whitaker vendredi. «Après des négociations de onze mois et une grève pendant un semestre, nous ne sommes pas plus avancés que nous l’étions il y a trois mois quand nous sommes revenus au travail.»

David Kallant (VP Finance de MUNACA) a demandé aux étudiants qui veulent supporter leur cause de: «faire du bruit et communiquer au plus grand nombre nos préoccupations. C’est encore un exemple de la façon dont l’administration traite les gens. C’est de la négligence et nous devons agir.»

Avec les notes de Emma Ailinn Hautecoeur

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Réussite à vendre https://www.delitfrancais.com/2012/02/28/reussite-a-vendre/ Tue, 28 Feb 2012 14:51:49 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=11445 Il existe un marché parallèle des drogues à McGill, comme dans toutes les autres universités. La demande de drogues illégales est un phénomène normal dans un univers marqué par la performance, mais les drogues visant à accroître les capacités d’étude demeurent les plus demandées. Dans l’école de l’élite canadienne, souvent qualifiée de la sorte par la principale Heather Monroe-Blum, être le meilleur est la priorité de tous et la demande pour les amphétamines va perdurer.

Lindsay Cameron et Nicolas Quiazua
Une simple petite pilule, qui fournit des heures de concentration pour étudier n’importe quel sujet, apparaît comme la réponse parfaite pour de nombreux étudiants. Les médicaments comme le Ritalin, l’Adderall et le Concerta sont prescrits pour des gens ayant un trouble du déficit de l’attention (TDAH) pour accroître leur capacité à se concentrer. Cependant, on n’a pas besoin d’avoir un TDAH pour les utiliser à notre avantage pour travailler.  C’est quasiment un traitement magique pour le maintien d’un travail productif.  Est-ce éthique?

Beaucoup de personnes pensent qu’il s’agit d’une forme de tricherie. Le problème du TDAH se situe au niveau du diagnostic, car il est effectué sur un large éventail de symptômes et le résultat se décline en TDAH sévère, doux ou moyen.  Alors, il est difficile de prescrire la quantité adéquate du médicament.  Si une personne a un symptôme doux mais qu’il a une dose élevée de Ritalin, a-t-il un avantage?  On peut arguer que la caféine est aussi un stimulant pour étudier au même titre que l’est le Ritalin. De nos jours, le monde étudiant ne pourrait pas fonctionner sans caféine. Par exemple, l’année passée, un étudiant pouvait boire jusqu’à sept tasse de café chaque jour pendant la période d’examen, alors qu’on a seulement besoin d’une pilule (XR) pour être concentré pendant un jour complet. Pourquoi la caféine serait-elle plus éthique que les amphétamines?

Lindsay Cameron et Nicolas Quiazua

Les dealeurs vendent leurs stimulants pour beaucoup de raisons, mais la plus importance est qu’ils savent que les étudiants ne veulent pas d’un stimulant ou d’une drogue qui a des conséquences sur leur personnalité, même si certains stimulants peuvent avoir de graves incidences sur l’équilibre chimique du corps. Les étudiants, quand à eux, veulent simplement devenir plus concentrés et attentifs, une situation parfaite, car le but des étudiants est d’obtenir de bonnes notes.

De plus, il faut considérer l’effet Placébo. Dans la plupart des nouvelles expériences avec les stimulants, les étudiants les prennent parce que quelqu’un leur a dit que cela aiderait leur performance scolaire, et ces étudiants le croyaient. Cependant, il est possible pour une personne, qui a commencé à étudier avec des stimulants d’étude, d’en devenir dépendante. En réalité, il n’y a pas une grande différence entre les soi-disant drogues d’étude et les stéroïdes anabolisants pour le sport. Les stéroïdes ne visent pas simplement à rendre plus forts; les archers, par exemple, utilisent les bêtabloquants pour arrêter les tremblements. Ainsi, il n’est pas rare pour un étudiant de la faculté des Sciences, victime de stress excessif, de prendre des bêtabloquants ou des benzodiazépines (similaire à des Valium) pour se calmer avant un examen. Les stéroïdes et les amphétamines améliorent la performance nécessaire à la réalisation d’une activité particulière. Ils n’apportent pas les réponses à l’examen ou de meilleures notes.

Lindsay Cameron et Nicolas Quiazua
Les ingrédients actifs du Ritalin, de l’Adderall et du Concerta sont communs: des amphétamines, dans la même famille que la méthamphétamine et l’ecstasy (ou MDMA). Comme la méthamphétamine et l’ecstasy, les stimulants d’étude provoquent une diminution de l’inhibition et l’augmentation de la dopamine dans le système mésolimbique, donnant le sentiment d’euphorie.  Cependant, les amphétamines sont plus dangereuses que la caféine.  En effet, utiliser fréquemment des amphétamines dégrade les neurones, un processus irréversible.

La question à se demander n’est pas si l’utilisation de stimulants est juste, mais bien si cela en vaut la peine. Dans une université élitiste où les étudiants estiment davantage leurs notes que leur santé, tout est possible.

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Couleurs urbaines https://www.delitfrancais.com/2011/11/15/couleurs-urbaines/ Tue, 15 Nov 2011 15:52:05 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=9833

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