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	<title>Juliette Mamelonet - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Un événement d’envergure mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2019 13:59:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[vendredi 15 mars]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Urgence climatique : les étudiant·e·s dans les rues</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">ux quatre coins de la planète, la jeunesse est sortie dans les rues manifester pour le climat. Elle appelle les décideur·euse·s du monde entier à prendre les mesures nécessaires pour limiter l’ampleur de l’effondrement écologique en cours.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>La jeunesse reprend ses droits</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Cela fait plus de trente ans que les scientifiques de tous les horizons tirent la sonnette d’alarme. En 1988, les Nations Unies créent le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Cet organisme publie un rapport annuel dans lequel il démontre que la température globale de ne cesse d’augmenter. En 1995, à Berlin, la première conférence sur le climat a lieu. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Malgré un effort de coopération pour le bien commun, les décideur·euse·s du monde entier ne semblent pas se sentir concerné·e·s par la cause environnementale au point de&nbsp;changer leurs projets. Les chiffres de la bourse ont plus d’impact sur leur quotidien que ceux affichés par le thermomètre. La crise climatique ne semble être pour eux·elles qu’un récit futuriste conté par des « Nostradamus des temps modernes.&nbsp;»</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">À partir des années 2010, les premiers effets du réchauffement climatique commencent à se faire ressentir au quotidien. L’indifférence d’autrefois se transforme en anxiété du lendemain. Les partis politiques écologistes occidentaux rassemblent progressivement des individus aux intérêts variés. Dorénavant, les populations font le lien entre l’extinction massive des espèces et la fragilité du système financier occidental. Il·elle·s comprennent que l’eau est le nouvel or ; que la valeur de leur argent n’a de réalité qu’en fonction des ressources disponibles dans le monde. Les inactions d’hier rattrapent les générations actuelles.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Néanmoins, les réseaux sociaux et l’information disponible presque instantanément semblent avoir permis la responsabilisation massive des citoyens. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">E</span>n 2018, Greta Thunberg, une adolescente suédoise âgée de seize ans, décide de faire l’école buissonnière une fois par semaine. Tous les vendredis, elle se rend devant le parlement suédois et manifeste contre son gouvernement tant qu’il n’aura pas proposé de solutions viables au réchauffement climatique. Petite fille du réalisateur des dessins animés le <i>Livre de la Jungle</i> et de <i>Blanche-Neige et les sept nains</i>, Greta Thunberg ne tarde pas à devenir une activiste médiatisée. Elle suscite l’intérêt de la presse et devient, en l’espace de quelques semaines, la chef de file du mouvement mondial de la jeunesse pour le climat et la justice sociale. Inspiré·e·s par son activisme, un million d’étudiant·e·s de tous les horizons sont sorti·e·s dans les rues pour la cause défendue par l’adolescente le vendredi 15 mars 2019.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Quelques chiffres</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">La manifestation du vendredi 15 mars est à ce jour la plus grande marche pour le climat jamais organisée. Au Québec, de nombreuses villes ont accueilli un total de plus de 150 000 personnes qui défilaient pour protester contre l’inaction des gouvernements face au réchauffement climatique, selon les organisateur·rice·s de la manifestation. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><i>Le Parisien</i> compte 40 000 manifestant·e·s dans les rues de la capitale française. À Melbourne, le nombre de manifestant·e·s a été estimé à 20 000. En tout, 2000 manifestations auront été organisées dans 125 pays selon <i>The Guardian</i>. Le pays qui en a organisé le plus est la France avec 209 marches comptabilisées. Il est suivi de très près par l’Allemagne qui en compte 195, l’Italie (178) et la Suède (123).<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Dans toutes les manifestations, des slogans et discours appellent </span>à un <span class="s1">changement radical de sys</span><span class="s3">tème.</span></p>
<p>À lire aussi :</p>
<ul>
<li><a href="https://www.delitfrancais.com/2019/03/19/les-etudiant%C2%B7e%C2%B7s-mcgillois%C2%B7es-manifestent-pour-le-climat/" data-wpel-link="internal">Les étudiant·e·s mcgillois·es manifestent pour le climat</a></li>
<li><a href="https://www.delitfrancais.com/2019/03/19/les-changements-climatiques-exacerbent-des-problemes-de-sante-mentale/" data-wpel-link="internal">Les changements climatiques exacerbent des problèmes de santé mentale</a></li>
</ul>
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		<title>Club de débats : venez compléter l’équipe!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/10/30/club-de-debats-venez-completer-lequipe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 18:18:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[coupe laurier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le club de débats oratoires recherche des candidats pour le tournoi des 9 et 10 novembre 2018. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Société universitaire canadienne de débat intercollégial organise six tournois par an, au cours desquels le club de débat oratoire de l’Université McGill affronte les débatteurs des plus grandes universités francophones. Après trois ans d’absence, la coupe Laurier est de retour et aura lieu en novembre 2018, dans les locaux de McGill. Cette compétition rassemblera les universités de Sherbrooke, Montréal, UQAM, Polytechnique, Ottawa, Laval ainsi que certains cégeps québécois renommés, dont ceux de Jean-de-Brébeuf et de Bois-de-Boulogne. Les participants devront débattre sur des sujets variés&nbsp;: par exemple, «&nbsp;doit-on cesser l’exploration spatiale&nbsp;?&nbsp;» ou encore «&nbsp;doit-on condamner les mères des enfants au syndrome d’alcoolisation fœtale&nbsp;?&nbsp;». Ils n’auront que quinze minutes pour se préparer à défendre ou à argumenter contre la motion donnée. Les juges — composés d’étudiants — devront déterminer par la suite quels débatteurs auront été les plus convaincants et leur décerneront des prix.</p>
<p><strong>Qui peut participer ?</strong></p>
<p>La coupe Laurier est ouverte à tous les étudiants de l’Université McGill. Aucune expérience n’est requise. Chaque année, les débatteurs les plus expérimentés se font un plaisir de guider les débutants de l’équipe, tout au long de l’épreuve. De plus, si la coupe Laurier est une compétition d’excellence où l’on y décerne des prix, le tournoi est avant tout un moment de partage et de convivialité. Il constitue une belle occasion pour les débatteurs les plus novices de tester leur éloquence et de rencontrer des étudiants à l’avenir prometteur.</p>
<p><strong>Et après?</strong></p>
<p>Le club de débat oratoire de l’Université McGill — division francophone du McGill Debating Union — n’est pas uniquement une organisation étudiante qui participe à des compétitions. Tous les mercredis soir à 18h00, des pratiques ont lieu au SH688&nbsp;491, 688 rue Sherbrooke Ouest. À raison d’une heure et demie par semaine, les participants développeront leur rhétorique, leur éloquence et leur esprit critique. Ils apprendront à écouter les arguments de leurs adversaires pour renforcer les leurs, à prendre confiance en eux et à parler en public de manière percutante. Les compétences acquises grâce aux pratiques sont des atouts majeurs, autant dans la vie privée que professionnelle&nbsp;: l’éloquence et la rhétorique sont des aptitudes qui permettent aux étudiants d’écrire des essais aux arguments imparables et savamment ficelés. Par ailleurs, parce que les motions abordent des thèmes divers, les participants apprennent l’art de l’improvisation. Que ce soit lors de diners, ou lors d’entretiens professionnels, le débatteur saura rebondir en toutes situations. Au-delà, les participants au club de débats développeront une autorité naturelle&nbsp;: l’art du débat oratoire dépasse les mots et rejoint le langage du corps. Le président du club de débat de l’Université McGill, Benjamin Rivard, s’est confié à la rédaction du Délit&nbsp;: «&nbsp;M’impliquer activement dans l’univers du débat m’a apporté un gain de confiance supplémentaire pour improviser devant un auditoire. À plusieurs niveaux, cela a également renforcé mon argumentation. Au-delà des compétences acquises, le club de débats est pour moi un endroit convivial dans lequel je m’épanouis énormément.&nbsp;»</p>
<p>Les lauréats des années précédentes — notamment celui de la Coupe du monde de débats oratoires — reviennent aux pratiques de temps à autre pour donner des conseils aux plus jeunes et débattre encore une fois. Preuve qu’une fois rejoint, le club de débat ne fait que séduire.</p>
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		<title>Balenciaga, maître de la couture</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/25/balenciaga-maitre-de-la-couture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2018 14:07:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le musée McCord célèbre l’œuvre du couturier.      </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">exposition est organisée en deux parties: la première se concentre sur la vie et le travail du créateur espagnol, la seconde sur l’héritage de son œuvre. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un sculpteur de tissus</b></span></p>
<p class="p6">Cristóbal Balenciaga a révolutionné la mode occidentale des années 1950 et 1960: il a introduit la manche trois-quarts et l’encolure qui dégage le cou. Le couturier espagnol est un virtuose des tissus: on observe un équilibre parfait entre les formes et les textures des créations exposées. Si les matériaux constituaient la principale source d’inspiration du couturier, Cristóbal Balenciaga se nourrissait aussi de l’atmosphère sociale de son temps. La femme occidentale du XX<i>ème</i> siècle travaille et recherche une tenue élégante dans laquelle être libre de ses mouvements. Balenciaga a ainsi créé des robes et tailleurs haute-couture qui associent utilité et esthétisme au travers d’une coupe intemporelle. Il a réinventé la silhouette féminine par les formes sculpturales du vêtement, qui entourent le corps de la femme sans l’oppresser. Les créations sont à la fois d’une grande sobriété par leur coupe et d’une extrême richesse par les matériaux et tissus utilisés. Chaque pièce exposée constitue une preuve irréfutable de la légitimité que peut avoir la mode à être qualifiée d’art.</p>
<p class="p2">Cristóbal Balenciaga connut un succès immédiat. Ses collections ont ainsi pu être exportées à l’étranger, notamment au Québec, pour le plus grand plaisir de certaines montréalaises. D’ailleurs, une partie de l’exposition retrace l’accueil des collections auprès de la clientèle québécoise.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 787px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-31755" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-balenciaga2-787x1000.jpeg" alt width="787" height="1000" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-balenciaga2-787x1000.jpeg 787w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-balenciaga2-330x419.jpeg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-balenciaga2-768x976.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-balenciaga2-850x1080.jpeg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2018/09/C-balenciaga2.jpeg 1536w" sizes="(max-width: 787px) 100vw, 787px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Victoria and Albert Museum, Londres</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Le créateur de la mode moderne</b> </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Si le grand public est familier avec le travail de Gabrielle Chanel ou de Christian Dior, l’héritage de Balenciaga reste quant à lui largement méconnu comparativement à la dimension de son œuvre. Son aversion pour la publicité et les conversations mondaines ont empêché la pérennité d’une notoriété populaire. La deuxième partie de l’exposition s’attelle donc à mettre en valeur l’héritage de l’artiste espagnol. Les visiteurs peuvent y admirer les plus belles créations inspirées du travail de Balenciaga. S’y retrouvent les plus grands noms de la mode contemporaine: Oscar de la Renta, Hubert de Givenchy, ou encore Yohji Yamamoto. Nous sommes saisis par l’ampleur de l’influence du couturier espagnol sur le monde artistique. Gabrielle Chanel le désigna comme le seul véritable couturier moderne, étant l’unique artiste capable de confectionner une robe depuis son dessin jusqu’à sa création matérielle. Christian Dior le considérait comme le «&nbsp;maître des couturiers&nbsp;». Hubert de Givenchy applaudissait son génie: «&nbsp;une seule couture au milieu du dos et la ligne était si pure, si claire, c’était la simplicité dans toute sa perfection&nbsp;». </span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/09/25/balenciaga-maitre-de-la-couture/" data-wpel-link="internal">Balenciaga, maître de la couture</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Six conseils aux étudiant·e·s francophones</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2018/09/04/quels-objectifs-se-fixer/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Sep 2018 19:08:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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		<category><![CDATA[université]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quels objectifs se fixer?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/09/04/quels-objectifs-se-fixer/" data-wpel-link="internal">Six conseils aux étudiant·e·s francophones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e jour de l’An n’est pas le seul moment où des résolutions sont prises. Lorsque nous sommes étudiant·e·s, les rentrées scolaires sont aussi des instants clés où nous nous fixons des objectifs. On se promet de se surpasser, de relever tous les défis qui croiseront notre route avec courage. Lorsque l’on commence un nouveau cycle, cependant, tout est nouveau, et se perdre dans l’océan d’opportunités qui s’offrent à nous est chose facile. Étant maintenant en dernière année, c’est sans prétention que je livre quelques conseils aux nouveaux étudiant·e·s francophones, lesquels, j’espère, pourront être utiles.</span></p>
<blockquote><p>Aujourd’hui la tendance ‑surtout dans les universités américaines – est au profil et non aux compétences.</p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Ayez confiance en vous</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Selon moi, il est important que vous preniez pleinement conscience que vous n’êtes pas là par hasard. Vous avez la possibilité d’assister à des classes données par des professeur·e·s expert·e·s dans leur domaine — ce qui signifie que l’université pense que vous avez toutes les compétences pour comprendre le cours: ayez confiance en vos capacités. Aussi, les personnes qui sont à vos côtés en classe font partie d’une des vagues étudiantes les plus prometteuses de leur génération. Tout comme vous, ils ont gagné à la sueur de leur front leur place dans l’auditorium. Mon premier conseil est donc le suivant: vous êtes unique et êtes une mosaïque de faiblesses et de forces. Ne gâchez pas votre temps à compter l’argent de votre voisin quand vous avez un diamant caché dans votre poche. Ne vous dénigrez pas et ne tentez pas de vous comparer entre vous. Si la compétition est un moteur puissant à court terme, sachez que l’entraide est ce qui vous permettra d’aller le plus loin possible, en plus de créer des amitiés sincères.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Investissez-vous</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Il est crucial — et je pèse mes mots — que vous cherchiez à savoir ce qui vous plaît pour déterminer la carrière vers laquelle vous aimeriez vous diriger&nbsp;&nbsp;; l’université regorge d’opportunités amateures ou professionnelles intéressantes. </span><span class="s2">Il est important que vous sachiez que, peu importe le parcours que vous choisirez, les <i>programmes de maîtrise et de doctorat</i> demandent des lettres de recommandation en lien avec votre choix de carrière, ainsi qu’un <i>curriculum vitae</i> qui soit le porte-parole de votre motivation. Ne perdez pas de temps: découvrez vos centres d’intérêts, vos talents, et investissez-vous à l’université dans des activités extrascolaires en lien avec votre projet professionnel. Les choix ne manquent pas&nbsp;: club de débats, journalisme, théâtre, musique, projets de recherches…</span></p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>Exploitez les services</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Le montant que vous avez payé pour votre première année n’est sans doute pas passé inaperçu. Cela dit, l’argent (que dis-je&nbsp;? la fortune&nbsp;!) que vous avez investi<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>permet de financer entre autres des services rà l’université&nbsp;: si vous avez besoin de consulter un médecin, un psychologue, besoin de conseils pour écrire une lettre de motivation, mettre en page un CV, besoin de maîtriser le logiciel Excel, une envie de méditer – par exemple – c’est l’occasion!</span></p>
<blockquote><p>Les comités de recrutement et d’admissions recherchent des personnes passionnées qui n’ont pas peur des défis</p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s3"><b>3.3, ce chiffre gagnant…</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s3">Si trouver le métier pour lequel vous êtes faits est un vrai casse-tête, et participer à des activités extrascolaires représente pour vous une perte de temps, misez sur vos notes: un·e postulant·e dont les résultats scolaires seraient en dessous du minimum requis mais dont les expériences professionnelles seraient dignes d’intérêt peut recevoir une lettre d’admission à un master prestigieux. L’inverse est peu probable. Aujourd’hui la tendance – surtout dans les universités américaines – est au profil et non aux compétences. Les comités de recrutement et d’admissions recherchent des </span><span class="s3">personnes passionnées qui n’ont pas peur des défis, et non des encyclopédies sur pattes. Si votre CV manque d’expérience, assurez-vous de maintenir votre CGPA à 3.3/4 soit B+. C’est le minimum </span>requis pour entrer dans n’importe quelle université à la maîtrise.</p>
<p class="p1"><span class="s2"><b>Abordez TA et professeur·e·s</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s2">Étudier dans une université anglo-saxonne comporte l’avantage majeur suivant: l’absence de hiérarchie entre l’enseignant·e et l’élève. Les professeur·e·s se considèrent comme des personnes ayant une expérience plus importante que la vôtre, et non pas comme des êtres supérieurs. Vous pouvez donc aller leur parler sans crainte pendant l</span><span class="s1">eurs heures de bureau et débattre<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>sur un sujet du cours qui vous a surpris·e, intéressé·e ou même choqué·e. Ces experts sont à votre disposition pour répondre à vos questions: quelle chance&nbsp;! Par ailleurs, vos <i>teaching assistants</i> (TA) peuvent aussi être d’une grande aide. Ce sont des personnes<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>d’à peu près votre âge. Si vous êtes trop gêné·e pour aborder votre professeur, les <i>teaching assistants</i> constituent donc un bon compromis. Il est important de solliciter leur aide si vous avez du mal à attaquer une dissertation ou un projet, ils vous donneront des pistes. Par ailleurs, ce sont eux qui vous noteront, et non le professeur. S’il vous arrive d’écrire vos travaux en français, sachez cependant que l’enseignant·e pourrait lui-même vous noter! Leur demander de l’aide montrera votre engagement et vous permettra de connaître leurs exigences.</span></p>
<blockquote><p>Ne perdez pas de temps : découvrez vos centres d’intérêts, vos talents, et investissez-vous à l’université (…)</p></blockquote>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Prenez soin de vous </b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’université est un endroit passionnant&nbsp;: elle regorge de personnes extraordinaires, d’opportunités à foison, de cours captivants… Une ombre au tableau: parfois, votre corps ne tient pas le rythme et l’anxiété commence à vous provoquer des symptômes qui vous handicapent. Il est important de faire une pause quand votre cerveau n’est plus productif. Faire du sport en revanche, vous aidera mentalement et physiquement. Le plus gros écueil des étudiants en période de stress est de se convaincre qu’ils n’ont pas le temps de prendre une pause quand ils en auraient pourtant bien besoin. Votre santé mentale est précieuse, et il est capital de la ménager&nbsp;: votre corps n’est pas une machine.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Mon dernier conseil sera donc de miser sur l’organisation pour ne pas tout faire à la dernière minute afin de minimiser votre stress: faites vos lectures quand on vous demande de les faire (elles sont essentielles lors des examens: 50% des questions portent sur les notes du cours, l’autre moitié sur les notes des lectures), essayez de prendre le temps de faire vous-même votre repas afin de vous alimenter de manière saine, et essayez de faire du sport&nbsp;! Le <i>Fitness Center</i> de McGill ouvre à six heure du matin et ferme à vingt-deux heure, et l’entrée ne coûte que 30$ par semestre.</span></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/09/04/quels-objectifs-se-fixer/" data-wpel-link="internal">Six conseils aux étudiant·e·s francophones</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>La viande, crime contre l’humanité?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/la-viande-crime-contre-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 13:42:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[consommation]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
		<category><![CDATA[viande]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’industrie de la viande a des répercussions sociales et environnementales alarmantes. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span>industrialisation et l’évolution des technologies ont transformé l’agriculture des pays occidentaux. Les paysans sont devenus des exploitants agricoles, abandonnant la force animale au profit des tracteurs et autres machines. L’animal, autrefois reconnu et valorisé pour son labeur, a perdu la reconnaissance de l’homme. Il est devenu un objet de consommation et de profit. Nos habitudes alimentaires ont été modifiées en conséquence. La consommation de la chair animale, jadis exceptionnelle, est devenue la pièce centrale de chaque repas. Les céréales et légumes, utilisés autrefois comme base de la consommation, ne sont désormais que l’accompagnement des préparations carnées. Les ménages les plus modestes peuvent désormais accéder à ce type de régime alimentaire<i>. </i>La consommation de viande s’ancre ainsi véritablement dans la culture occidentale. Parallèlement à l’évolution des modes de production et de consommation, la démographie a augmenté. Or, si cette dernière est croissante, l’espace cultivable, en revanche, reste le même, voire régresse face à l’urbanisation. L’industrie de la viande, stimulée par une demande grandissante, génère cependant de nombreux problèmes sur les plans écologique et social.</p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Un désastre environnemental</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">De nos jours, les pays occidentaux désirent consommer des produits carnés pour diverses raisons, notamment l’habitude, le goût, la facilité, ou encore la tradition. Parce que l’Occident a une économie capitaliste, il voit au travers de la demande en viande un secteur permettant la réalisation de profits : «<i>Les gens veulent consommer des milliards d’animaux, donc on produit des milliards d’animaux. Cela n’a plus rien à voir avec Dieu ou avec l’évolution. C’est un </i>business», explique Gary Yourofsky, un militant américain pour le droit des animaux. L’élevage s’est ainsi industrialisé. La reproduction des animaux a été intensifiée par le recours à l’insémination artificielle, et leur croissance artificiellement accélérée. La «future viande» ainsi élevée exige cependant d’être nourrie, ce qui pose de nombreux problèmes environnementaux.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« Lorsque les pays occidentaux achètent les ressources nécessaires pour nourrir leur bétail, ils condamnent les paysans d’Afrique du Nord »</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1">En effet, les ressources des pays occidentaux ne sont ni intarissables, ni exponentielles: les terres agricoles des pays riches ne suffisent pas à produire le fourrage nécessaire pour entretenir ces animaux destinés à la consommation. Les pays du Nord importent donc en très grandes quantités des aliments tels que le soja, ou des céréales provenant des pays du Sud. On estime que l’Europe utilise sept fois sa superficie agricole en terre des pays du Sud pour nourrir son propre bétail. C’est le même principe pour la production de poissons. La pêche européenne a épuisé ses propres fonds marins. Les chalutiers européens ratissent ainsi ceux d’Afrique occidentale pour répondre à la demande européenne en poissons. Ayant besoin d’espace pour l’élevage de leur bétail, les pays occidentaux provoquent 80% de la déforestation en Amazonie, que ce soit pour la culture de pâturage ou de soja, entraînant ainsi une destruction de la biodiversité.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">D’autre part, les animaux produits pour la consommation humaine n’ont pas seulement besoin d’être engraissés. Ils ont aussi besoin d’être hydratés. Selon le professeur Arjen Y. Hoekstra, il faut ainsi 15 500 litres d’eau pour produire 1 Kg de bœuf. A titre de comparaison, il ne faut que 1300 Litres d’eau pour produire la même quantité de blé. Selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, si l’on compte les coûts de transport nécessaires à l’importation de la nourriture destinée à notre bétail, de la fermentation gastrique des ruminants, du stockage et de l’utilisation du lisier, du transport des animaux jusqu’aux abattoirs ainsi que le stockage de leur cadavre, l’industrie de la viande est responsable de 14,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« L’industrie de la viande, stimulée par une demande grandissante, génère de nombreux problèmes sur les plans écologique et social »</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Un rapport de force inégal </span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">Voilà pourquoi je dénonce l’industrie de la viande comme coupable de crime contre l’humanité: ces chiffres ne sont pas que des données, et ces informations des mots attachés ensembles. Ils ont une véritable influence sur la vie d’êtres humains et sur les générations futures. Lorsque les pays occidentaux achètent les ressources nécessaires pour nourrir leur bétail, ils condamnent les paysans d’Afrique du Nord. En effet, victimes du modèle productiviste, ce n’est pas à eux que profite la culture d’aliments pour nos animaux, mais aux très gros propriétaires terriens. Par exemple, les chalutiers occidentaux qui ratissent l’océan au large du Sénégal sont cent fois plus puissants que les bateaux de pêche africains. Ils compromettent ainsi la pêche traditionnelle et la possibilité pour ces pays de répondre à leurs propres besoins alimentaires. Comme le soulignait le philanthrope australien Philipp Wollen lors du débat <i>Animals should be off the menu </i>à Melbourne en 2012,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>«<i>les pays pauvres vendent leurs céréales à l’Occident alors que leurs propres enfants meurent de faim dans leurs bras et nous en nourrissons le bétail pour pouvoir manger un steak. Chaque morceau de viande que nous mangeons est alors une gifle au visage baigné de larmes d’un enfant affamé</i>».</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">« Si le monde entier optait pour un régime carné, il faudrait deux planètes pour nous nourrir. Nous n’en avons cependant qu’une, et elle est en train de mourir »</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1">De la même manière, les accords commerciaux entre l’Europe et l’Afrique ne profitent qu’aux dirigeants africains et ruinent les habitants du Sud. A tout cela, il faut ajouter la haine que cette industrie entraîne. A cause de la destruction des terres qu’elle occasionne, toute une civilisation autochtone est expulsée; à cause de la production du fourrage de nos bêtes, ce sont des millions d’Africains qui se retrouvent privés des ressources dont le continent<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>dispose pourtant pour nourrir sa population; ce sont des générations futures vouées à vivre dans des conditions effroyables à cause du manque d’eau et des terres désertifiées par le réchauffement climatique.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Si le monde entier optait pour un régime carné, il faudrait deux planètes pour nous nourrir. Nous n’en avons cependant qu’une, et elle est en train de mourir. Elle meurt pour de la viande alors que des études, telle que celle menée par l’Université d’Harvard, prouvent que la quantité optimale de viande pour une alimentation saine est de zéro. Les véritables armes de destructions massives sont nos couteaux et fourchettes. Ouvrons les yeux, et devenons <i>consommacteurs</i>.</span></p>
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		<title>Un fédéralisme européen?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/04/07/un-federalisme-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Apr 2017 13:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Prose d'idée]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relation politique entre le Québec et le Canada est ambiguë.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">histoire du Québec est profondément lié à la recherche d’une reconnaissance: depuis la conquête de la Nouvelle-France en 1763 par les Canadiens anglophones, suite à la bataille des plaines d’Abraham, il n’a cessé d’être question pour les «canadiens français» — aujourd’hui québécois — de faire valoir leurs droits et leur culture. Cependant, la seule province francophone étant le Québec, il a toujours été difficile de faire entendre la voix québécoise. Celle-ci, a toujours couru le risque d’être submergée par celle des anglophones, ces derniers voulant davantage servir leurs propres intérêts. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cependant, à partir de 1960, les choses changent au Québec et le contexte dans lequel s’inscrit la Confédération canadienne est transformé. Le Québec n’est plus une province composée de canadiens français pauvres, catholiques et cultivant la terre; dans les années 1960 commence la Révolution tranquille: après le «baby boom», la population francophone grandit. L’ouverture de l’Université de Montréal et de l’UQAM permet la formation d’une élite intellectuelle francophone : 70% de la population québécoise est désormais urbaine. Par conséquence, en parallèle à cet essor démographique urbain et culturel, nait une nouvelle idéologie populaire: celle du développement. Le Québec — après avoir longtemps réclamé son indépendance — désire le respect et la conservation de sa culture singulière. Cette idéologie est un nationalisme considéré comme modéré. Conscient de son histoire, le Québec, tient à ses origines et à sa culture pour laquelle il s’est tellement battu. Néanmoins, le Québec tient à son ouverture d’esprit et est partisan de l’interculturalisme. Les québécois pensent que la préservation de la culture ne doit pas entraver le développement économique et l’accomplissement du rayonnement québécois. Depuis les années 60, le Québec a pris conscience de sa valeur, de ses capacités, et ne veut en aucun cas régresser vers un conservatisme rural catholique. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par contre, comme le Québec est une province ayant une culture minoritaire au sein de la fédération, le gouvernement fédéral canadien pourrait aller à l’encontre des intérêts des québécois. Ainsi, le premier ministre du Québec, en 1980, a tenu à demander à ce dernier l’octroi de droits en raison de son statut particulier. Le Québec veut pouvoir faire ses lois, percevoir ses impôts, établir ses relations extérieures (avec l’immigration, par exemple), tout en maintenant une association économique comprenant l’utilisation de la même monnaie que le Canada.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La Révolution tranquille a permis au Québec de s’affirmer en tant que nation et culture. Contrairement au reste du Canada, qui perçoit le fédéralisme à la manière de Pierre Elliott Trudeau ou MacDonald, les Québécois conçoivent le fédéralisme à la manière de l’Union Européenne: ce n’est rien d’autre qu’une entente entre gouvernements et cultures fortes dans un but de développement économique.&nbsp;</span></p>
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		<title>«IN OUR BODY WE TRUST!»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/19/in-our-body-we-trust/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Mamelonet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Feb 2017 22:02:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Prose d'idée]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=27788</guid>

					<description><![CDATA[<p>La religion nous a dépossédé de notre corps sans fondements valables. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De toutes les nations et cultures dont il nous a été possible d’examiner la trace, nous avons pu observer qu’elles avaient toutes une spiritualité qui leur était propre. Il semble que la religion – c’est à dire la croyance en une explication plus ou moins mystique de la vie – soit inhérente à l’Homme. De tous temps, l’Humanité a voulu donner un sens et une fonction aux choses du monde. Il n’est donc pas une grande surprise de voir la religion donner son avis sur la sphère sexuelle. En effet, la sexualité fait partie intégrante de la vie humaine: nous sommes le fruit d’un rapport entre deux personnes, et avons des pulsions sexuelles influencées par nos hormones tout au long de notre vie appelée «libido». Les religions du monde ont eu un avis très nuancé voire contradictoire entre elles. Certaines sont «sex positive» c’est-à-dire qu’elles considèrent la sexualité comme spirituelle voire divine. D’autres sont «sex negative» et perçoivent le rapport sexuel comme néfaste, immoral voire satanique. Or, quand on sait à quel point la religion influence les sociétés, et structure la manière avec laquelle nous concevons nos actes, la religion devrait-elle avoir son mot à dire sur notre sexualité? Et surtout, son avis est-il encore pertinent&nbsp;de nos jours?<br>
Selon moi, la religion ne saurait être une source d’information pertinente concernant la sexualité car basée sur des connaissances archaïques de la médecine et un regard historiquement politisé. Le rapport sexuel n’a, en définitive, aucun lien avec une quelconque morale.</p>
<p><strong>Un acte naturel perversifié</strong></p>
<p>Les religions étant reconnues pour structurer la manière dont nous concevons le monde, la plupart d’entre-elles ont donné une fonction bien précise à l’activité sexuelle: la reproduction, l’expression d’un amour. Les rapports sexuels ayant lieu dans un autre contexte que ces derniers sont considérés comme déviants et immoraux. (1) Selon ces critères donc, la masturbation serait une activité impure: or, elle semble être une inclination naturelle pour l’homme comme pour la femme de vouloir se faire plaisir: en effet, beaucoup d’enfants – si ce n’est tous – se sont déjà caressés, pour la simple et bonne raison que cela procure un sentiment de plaisir: «<em>When I was a little girl, my mother caught me masturbating. She told me that it was a terrible thing and if she ever caught me again, she would take me to the hospital. This really confused me that was a time I could be by myself and feel relaxed. I didn’t understand what was so bad about it</em>» (2). Pourquoi faire une montagne de cet acte si naturel et instinctif? Pourquoi inscrire le concept de moralité sur un acte sexuel qui fait partie de l’homme? Nous ne définissons pas l’action de boire de l’eau ni l’acte de manger comme moral ou immoral. Alors pourquoi est ce que l’acte sexuel serait considéré différemment?</p>
<p><strong>L’instrumentalisation politique de la religion</strong></p>
<p>En faisant quelques recherches, le lien entre la sexualité et le politique me parut évident: si l’homosexualité est rejetée, mais aussi que l’adultère est condamné, ce n’est pas – à l’origine- pour de profondes convictions morales. En créant le moralisme (3) par la répression sociale (comme avec l’exemple de cette jeune fille prise en flagrant délit par sa mère entrain de se masturber), nous contrôlons la sexualité d’une société toute entière, c’est à dire le jardin le plus secret d’une population. Pour quelles raisons? «<em>Female sexuality could lead to the birth of a child (…) once men understood their role in the reproductive process, they sought lo lay claim to their own offspring. The only way a man could be certain that a boy was his son was to regulate the sexuality of women</em>» (4).<br>
Également, la sexualité fait peur car est perçue comme étant «<em>the greatest irrational force of life</em>» (5). Alors, la religion a tenté de mettre de l’ordre dans ce tourbillon d’émotions prodigué par la sexualité car le seul moyen de s’assurer qu’un acte ne sera pas posé par autrui est de créer une épée de Damoclès. La religion est en définitive le moyen de contrôler les actes les plus intimes d’autrui par la peur. Elle est un puissant outil politique.</p>
<p>Mais la religion n’est pas scientifique, et par son manque de connaissances mais aussi par stratégie politique, elle a classé l’activité sexuelle au regard de la morale. Or, la médecine nous apprend que la sexualité est un acte naturel voire très sain pour le corps humain et est recommandé.</p>
<p>Ainsi, La seule morale que nous pouvons attribuer aux rapports sexuels est selon moi la même que lors de nos rapports quotidiens avec autrui: suis-je respectueux de l’autre? Est-il consentant&nbsp;?<br>
Alors, en tant qu’être humain et femme, je me sers de cet article pour dire au monde: redevenons propriétaire de notre corps, dans toute son intégralité!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bibliographie</strong></p>
<p>(1) Plain Sex, Goldman, mycourses</p>
<p>(2) Sex and Religion, chapter 1, Zuckerman and Manning</p>
<p>(3) Sex and Christianity, Charles Taylor</p>
<p>(4) Sex and Religion, chapter 1, Zuckerman and Manning</p>
<p>(5) Sex and Religion, chapter 1, Zuckerman and Manning</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/19/in-our-body-we-trust/" data-wpel-link="internal">«IN OUR BODY WE TRUST!»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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