Six conseils aux étudiant·e·s francophones – Le Délit
Six conseils aux étudiant·e·s francophones
Par · 4 septembre 2018
Quels objectifs se fixer?

Le jour de l’An n’est pas le seul moment où des résolutions sont prises. Lorsque nous sommes étudiant·e·s, les rentrées scolaires sont aussi des instants clés où nous nous fixons des objectifs. On se promet de se surpasser, de relever tous les défis qui croiseront notre route avec courage. Lorsque l’on commence un nouveau cycle, cependant, tout est nouveau, et se perdre dans l’océan d’opportunités qui s’offrent à nous est chose facile. Étant maintenant en dernière année, c’est sans prétention que je livre quelques conseils aux nouveaux étudiant·e·s francophones, lesquels, j’espère, pourront être utiles.

Aujourd’hui la tendance -surtout dans les universités américaines – est au profil et non aux compétences.

Ayez confiance en vous

Selon moi, il est important que vous preniez pleinement conscience que vous n’êtes pas là par hasard. Vous avez la possibilité d’assister à des classes données par des professeur·e·s expert·e·s dans leur domaine — ce qui signifie que l’université pense que vous avez toutes les compétences pour comprendre le cours: ayez confiance en vos capacités. Aussi, les personnes qui sont à vos côtés en classe font partie d’une des vagues étudiantes les plus prometteuses de leur génération. Tout comme vous, ils ont gagné à la sueur de leur front leur place dans l’auditorium. Mon premier conseil est donc le suivant: vous êtes unique et êtes une mosaïque de faiblesses et de forces. Ne gâchez pas votre temps à compter l’argent de votre voisin quand vous avez un diamant caché dans votre poche. Ne vous dénigrez pas et ne tentez pas de vous comparer entre vous. Si la compétition est un moteur puissant à court terme, sachez que l’entraide est ce qui vous permettra d’aller le plus loin possible, en plus de créer des amitiés sincères.

Investissez-vous

Il est crucial — et je pèse mes mots — que vous cherchiez à savoir ce qui vous plaît pour déterminer la carrière vers laquelle vous aimeriez vous diriger  ; l’université regorge d’opportunités amateures ou professionnelles intéressantes. Il est important que vous sachiez que, peu importe le parcours que vous choisirez, les programmes de maîtrise et de doctorat demandent des lettres de recommandation en lien avec votre choix de carrière, ainsi qu’un curriculum vitae qui soit le porte-parole de votre motivation. Ne perdez pas de temps: découvrez vos centres d’intérêts, vos talents, et investissez-vous à l’université dans des activités extrascolaires en lien avec votre projet professionnel. Les choix ne manquent pas : club de débats, journalisme, théâtre, musique, projets de recherches…

Exploitez les services

Le montant que vous avez payé pour votre première année n’est sans doute pas passé inaperçu. Cela dit, l’argent (que dis-je ? la fortune !) que vous avez investi  permet de financer entre autres des services rà l’université : si vous avez besoin de consulter un médecin, un psychologue, besoin de conseils pour écrire une lettre de motivation, mettre en page un CV, besoin de maîtriser le logiciel Excel, une envie de méditer – par exemple – c’est l’occasion!

Les comités de recrutement et d’admissions recherchent des personnes passionnées qui n’ont pas peur des défis

3.3, ce chiffre gagnant…

Si trouver le métier pour lequel vous êtes faits est un vrai casse-tête, et participer à des activités extrascolaires représente pour vous une perte de temps, misez sur vos notes: un·e postulant·e dont les résultats scolaires seraient en dessous du minimum requis mais dont les expériences professionnelles seraient dignes d’intérêt peut recevoir une lettre d’admission à un master prestigieux. L’inverse est peu probable. Aujourd’hui la tendance – surtout dans les universités américaines – est au profil et non aux compétences. Les comités de recrutement et d’admissions recherchent des personnes passionnées qui n’ont pas peur des défis, et non des encyclopédies sur pattes. Si votre CV manque d’expérience, assurez-vous de maintenir votre CGPA à 3.3/4 soit B+. C’est le minimum requis pour entrer dans n’importe quelle université à la maîtrise.

Abordez TA et professeur·e·s

Étudier dans une université anglo-saxonne comporte l’avantage majeur suivant: l’absence de hiérarchie entre l’enseignant·e et l’élève. Les professeur·e·s se considèrent comme des personnes ayant une expérience plus importante que la vôtre, et non pas comme des êtres supérieurs. Vous pouvez donc aller leur parler sans crainte pendant leurs heures de bureau et débattre  sur un sujet du cours qui vous a surpris·e, intéressé·e ou même choqué·e. Ces experts sont à votre disposition pour répondre à vos questions: quelle chance ! Par ailleurs, vos teaching assistants (TA) peuvent aussi être d’une grande aide. Ce sont des personnes  d’à peu près votre âge. Si vous êtes trop gêné·e pour aborder votre professeur, les teaching assistants constituent donc un bon compromis. Il est important de solliciter leur aide si vous avez du mal à attaquer une dissertation ou un projet, ils vous donneront des pistes. Par ailleurs, ce sont eux qui vous noteront, et non le professeur. S’il vous arrive d’écrire vos travaux en français, sachez cependant que l’enseignant·e pourrait lui-même vous noter! Leur demander de l’aide montrera votre engagement et vous permettra de connaître leurs exigences.

Ne perdez pas de temps : découvrez vos centres d’intérêts, vos talents, et investissez-vous à l’université (…)

Prenez soin de vous

L’université est un endroit passionnant : elle regorge de personnes extraordinaires, d’opportunités à foison, de cours captivants… Une ombre au tableau: parfois, votre corps ne tient pas le rythme et l’anxiété commence à vous provoquer des symptômes qui vous handicapent. Il est important de faire une pause quand votre cerveau n’est plus productif. Faire du sport en revanche, vous aidera mentalement et physiquement. Le plus gros écueil des étudiants en période de stress est de se convaincre qu’ils n’ont pas le temps de prendre une pause quand ils en auraient pourtant bien besoin. Votre santé mentale est précieuse, et il est capital de la ménager : votre corps n’est pas une machine.  Mon dernier conseil sera donc de miser sur l’organisation pour ne pas tout faire à la dernière minute afin de minimiser votre stress: faites vos lectures quand on vous demande de les faire (elles sont essentielles lors des examens: 50% des questions portent sur les notes du cours, l’autre moitié sur les notes des lectures), essayez de prendre le temps de faire vous-même votre repas afin de vous alimenter de manière saine, et essayez de faire du sport ! Le Fitness Center de McGill ouvre à six heure du matin et ferme à vingt-deux heure, et l’entrée ne coûte que 30$ par semestre.

 
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