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	<title>Hermine Demaël - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Les Jabac à bout de souffle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hermine Demaël]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2018 13:49:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Surchargé et superficiel, Place Publique nous laisse sceptique</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2018/10/16/les-jabac-a-bout-de-souffle/" data-wpel-link="internal">Les Jabac à bout de souffle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">A</span><span class="s1">vec <i>Place Publique</i>, le duo Jaoui-Bacri est de retour pour une cinquième collaboration. Réalisée par Agnès Jaoui, cette comédie dramatique met en scène la pendaison de crémaillère de Nathalie (Léa Drucker), productrice de télévision, dans sa villa à la campagne, « à trente-cinq minutes de Paris ». </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Où est la subtilité ? </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Parmi les invités, on retrouve Castro (Jean-Pierre Bacri), un animateur cynique et râleur dont la popularité chute, son ex-femme (Agnès Jaoui) une militante « gauchiste » qui passe sa soirée à faire signer des pétitions, mais aussi leur fille, des paysans en colère, une star de YouTube… Jaoui présente un éventail de la société : des jeunes, des vieux, des bobos <i>forcément</i> parisiens, des paysans, mais les personnages ne s’éloignent jamais du stéréotype car ils sont trop nombreux pour pouvoir tous être intelligemment développés. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Jaoui s’évertue à traiter de nombreux thèmes «&nbsp;actuels&nbsp;», à savoir la vacuité de la célébrité, la dépendance à l’image et au paraître à l’ère des réseaux sociaux, le populisme, la peur de vieillir, oppose les altruistes et les égoïstes, mais ne propose rien de neuf. Le contraste entre le monde «&nbsp;réel&nbsp;» et celui d’Internet est trop caricatural pour être pris au sérieux, tout comme les différences entre le citadin vaniteux et le campagnard. Systématiquement, le traitement du sujet tombe dans les travers de la facilité, ne s’éloigne pas du cliché et ne parvient pas à toucher le spectateur. Dans son approche de la société, le film manque indéniablement de nerf et, plus dommage encore, de réelle humanité. Pas besoin de se déplacer au cinéma pour apprendre que le mépris c’est pas bien, et que la jalousie c’est mal. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Peut mieux faire</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le film n’est pas à fuir mais la déception semble inévitable sachant que le duo nous avait habitué à davantage de qualité. Le film aurait pu être corrosif et juste à l’évocation du sentiment de vieillesse et du caractère cruel du temps qui passe et n’épargne personne, mais il reste mou, paresseux, et peu sincère. On regrette que les jeunes personnages, le chauffeur (Kevin Azaïs), la fille des protagonistes (Nina Meurisse), et Biggistar, la star d’Internet (MisterV), soient négligés, eux qui pourraient être porteurs d’espoir, une réponse au cynisme et au défaitisme de leurs anciens. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Même si le film est teinté d’une légère maladresse, il est toutefois élégamment mis en scène, on apprécie le choix des différents plans, la beauté du décor et on sauve un petit moment de grâce lorsque Bacri imite Alain Bashung et Yves Montand. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Ceux qui l’année dernière ont vu <i>Le Sens de la fête</i>, la savoureuse comédie de Nakache et Tolédano, ne pourront malheureusement pas s’empêcher de comparer les deux films, d’autant plus que Bacri y tient un rôle similaire mais plus brillamment écrit et incarné. </span></p>
<p class="p2"><span class="s1">Si, comme le dit Bacri, «&nbsp;vieillir c’est atteindre une forme de sérénité&nbsp;», vieillir n’est pas le gage de meilleurs films. On quitte la salle avec une furieuse envie de revoir «&nbsp;Le Goût des autres&nbsp;», leur remarquable comédie sortie en 2000. </span></p>
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