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	<title>Juliette Elie - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Au revoir!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/au-revoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[au revoir!]]></category>
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		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine marque la dernière édition du semestre – déjà. Ça passe vite, huit éditions! Cette année, comme toutes les années depuis 1977, Le Délit a travaillé fort pour vous offrir une couverture au plus près de vous ; de vos enjeux, de ce qui vous intéresse, de ce qui vous touche et de ce&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/au-revoir/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Au revoir!</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Cette semaine marque la dernière édition du semestre – déjà. Ça passe vite, huit éditions! Cette année, comme toutes les années depuis 1977, <em>Le Délit</em> a travaillé fort pour vous offrir une couverture au plus près de vous ; de vos enjeux, de ce qui vous intéresse, de ce qui vous touche et de ce qui vous fâche. En tant que journal étudiant, nous restons toujours bien conscients de notre mandat : produire du contenu pertinent, en français, pour tout le corps étudiant. Cela signifie, malheureusement, qu’on ne peut pas toujours parler de tout – 12 pages, c’est bien peu pour tout ce qu’on aimerait écrire.</p>



<p>Une des forces du <em>Délit</em> est sa constante évolution. Chaque semestre, de jeunes recrues intègrent l’équipe, et de vieux sages (nos <em>super seniors</em>) se lancent dans d’autres aventures. Ce renouvellement permet au journal de ne jamais stagner. S’il y a une chose que les journalistes du <em>Délit</em> font sans arrêt – à part écrire, éditer et trouver des sujets d’articles – c’est penser à toutes les manières possibles d’améliorer le journal. <em>Le Délit</em> est un travail d’équipe dont vous faites déjà partie. Il va sans dire que vous êtes les bienvenus à sauter le pas et à rejoindre l’équipe à l’automne.</p>



<p>Une presse libre et indépendante est un élément essentiel à un campus démocratique. Un journal qui interpelle et ressemble à ses lecteurs est essentiel à une communauté étudiante. Bien qu’on ne puisse pas mesurer exactement l’ampleur de l’influence du <em>Délit</em>, et que c’est parfois une tâche ingrate que d’écrire sans reconnaissance immédiate, on donne le meilleur de nous-mêmes à chaque édition, sans exception.</p>



<p><em>Le Délit </em>est fier de la place qu’il occupe dans la communauté francophone de l’Université McGill. Et pas seulement pour les 20 % d’étudiants francophones, mais aussi pour tous ceux qui nous lisent pour pratiquer leur français, ou même ceux qui utilisent nos éditions pour décorer les murs de leur appartement. C’est un privilège d’occuper une place, aussi petite soit-elle, dans vos quotidiens.</p>



<p>On arrive déjà à la fin de l’éditorial. Ça passe vite, un édito! Blague à part, merci d’avoir lu <em>Le Délit</em> cette année, ou d’avoir admiré nos couvertures, même si c’était en y déposant vos bottes mouillées dans le bâtiment Birks. Sachez que rien ne nous fait plus plaisir que d’entendre vos réactions – compliments comme critiques – à propos de notre travail. Engagez-vous! On se retrouve au mois d’août.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Un tour réussi</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/un-tour-reussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[talent]]></category>
		<category><![CDATA[The illusion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur <em/>The Illusion</em> présentée par le Tuesday Night Café Theatre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Les lumières s’allument sur un décor minimal ; quelques roches peintes sur du carton, trois chaises et un bureau. De petites étoiles jaunes décorent les rideaux qui encerclent le théâtre. Le personnage de Pridamant, incarné par Claire Tees, fait son entrée sur scène et lance <em>The Illusion</em>, une adaptation de Tony Kushner de <em>L’illusion comique</em> de Pierre Corneille, mise en scène par Andrea Landaeta et présentée par le <em>Tuesday Night Café Theatre</em> (TNC). La troupe de théâtre, affiliée au Département de littérature anglaise de l’Université McGill, se produit depuis plusieurs années dans une salle exiguë du Morrice Hall. </p>



<p><strong>Un classique au goût du jour</strong></p>



<p>La pièce, d’une durée de 2h30 incluant l’entracte, met en scène un avocat qui regrette d’avoir renié son fils. Il visionne différentes péripéties de la vie de ce dernier grâce à l’aide d’un magicien excentrique et de son assistant ténébreux. Chaque personnage est aussi attachant que rebutant, et les rebondissements fréquents gardent les spectateurs sur le bout de leur siège. </p>



<p>Le TNC n’a pas tout à fait réinventé un classique, mais a certainement su l’adapter au goût d’un public moderne. Toute la soirée, des rires fusent dans la salle et des sourires restent fixés aux visages des spectateurs; tout le monde joue le jeu, pour le plus grand bonheur des comédiens.</p>



<p><strong>Talents mcgillois mis en lumière </strong></p>



<p>Bien que le <em>Tuesday Night Café Theatre</em> soit une compagnie inclusive pour tous les niveaux d’expérience, la qualité des performances laissait paraître une préparation professionnelle et rigoureuse. L’équipe technique était composée de dix personnes, dont une coordonnatrice d’intimité (Dana Prather) et un chorégraphe de combat (Eric Von Arx). Cela révèle le soin apporté à la production malgré sa fibre amatrice.</p>



<p>La performance de Sof Andrade, dans les rôles successifs de Callisto, Clindor et Theogenes, était remarquable ; la comédienne se glisse dans la peau des trois personnages avec brio et polyvalence. Elle est drôle, émouvante et crédible dans tous les rôles qu’elle occupe. Un immense coup de cœur aussi pour Joshua Karmiol, interprète de Matamore. Le comédien a su incarner à la perfection ce personnage loufoque et grandiloquent, attachant de par son ridicule. Chacune de ses interventions, à force de gesticulations et d’exclamations exagérées, déclenchait un rire général dans l’assemblée. Une dernière mention spéciale pour Fiona Beech, interprète d’Elicia, Lyse et Clarina, qui s’est démarquée par un jeu particulièrement naturel et comique, sans jamais tomber dans la caricature.</p>



<p>Le <em>Tuesday Night Café Theatre</em> a été fondé en 1977 (comme <em>Le Délit</em>; une belle année pour la communauté étudiante mcgilloise!) et produit aujourd’hui trois grandes productions au cours de l’année scolaire : une au semestre d’automne et deux au semestre d’hiver. Ce printemps, la troupe va mettre en scène <em>Hookman</em>, une pièce de Lauren Yee. Ne manquez pas cette chance de découvrir les talents mcgillois du TNC!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2000" height="1500" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-2000x1500.jpeg" alt class="wp-image-60256" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-2000x1500.jpeg 2000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-650x488.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-150x113.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-768x576.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-1536x1152.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5281-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px"><figcaption><span class="media-credit">Image fournie par le Tuesday Night Café Theatre</span></figcaption></figure>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>N’oubliez pas de jouer</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/noubliez-pas-de-jouer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[jouer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le piège de la commodité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Depuis la nuit des temps, dans notre société, l’humain a cherché un meilleur sujet amené que celui-là. Au secondaire, on nous apprend à ne pas écrire la même chose que tout le monde, à personnaliser notre introduction. Mais c’est tellement simple de reprendre la formule… Aujourd’hui, je me rends compte que ce dilemme est un exemple parmi tant d’autres où l’on se retrouve face au piège de la commodité.</p>



<p>Le piège de la commodité, c’est choisir la voie facile, rapide, évidente, fluide, optimisée, au détriment de la qualité du résultat. Je ne parle pas juste de travaux d’école. Le piège de la commodité agit aussi sur quelque chose de plus discret : notre attention. Les outils qui nous facilitent la vie décident souvent à notre place de ce qui mérite d’être vu et entendu. L’itinéraire le plus rapide et la prochaine vidéo s’imposent, sans qu’on ait à y penser. Peu à peu, on ne choisit plus vraiment ce à quoi on porte attention. À force de déléguer nos décisions aux outils les plus pratiques, on désapprend à choisir, et quand ça arrive, une forme discrète de liberté s’efface. Or jouer exige exactement l’inverse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Quand on essaie de tout optimiser, on perd quelque chose qui vaut beaucoup plus que le temps qu’on y gagne : l’occasion de ralentir »</p>
</blockquote>



<p>Jouer, c’est cultiver un émerveillement et choisir de chercher d’autres manières de voir le monde, notamment sous un angle différent de celui de la productivité. Ça peut être aussi simple que prendre un chemin différent pour se rendre à ses cours. Sortir de la routine habituelle, quoi. Le jeu introduit du hasard là où tout est planifié et oblige à s’arrêter, à remarquer ce qui se passe. C’est aussi une petite révolution de refuser que tout ait une fonction, et d’accepter que certaines expériences ne servent à rien d’autre qu’à être vécues. Dans une logique de commodité, tout moment inutile (non productif) devient suspect. Pourtant, ce sont souvent ces moments-là qui laissent une trace.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/01/articlejouer2.jpeg" alt class="wp-image-59856" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/01/articlejouer2.jpeg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/01/articlejouer2-650x488.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/01/articlejouer2-150x113.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2026/01/articlejouer2-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eliejuliette/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Elie</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Le téléphone cellulaire, suspect habituel, y est évidemment pour quelque chose. Il est bien plus divertissant de marcher en écoutant un balado plutôt que les bruits de la ville, ou de manger devant la télé plutôt qu’en silence. Il n’y a rien de mal à ça, sauf quand ça devient le choix par défaut. À force de se brancher lors de chaque battement entre deux plages de notre horaire réglé à la minute, on élimine le bac à sable du cerveau : l’ennui.</p>



<p>C’est pourtant dans ce vide essentiel que le temps ralentit, que la mémoire se consolide, que l’inventivité se réveille. Ce n’est pas pour rien que les solutions à nos problèmes semblent apparaître de nulle part quand on fait autre chose qu’essayer de les régler. Quand on essaie de tout optimiser, on perd quelque chose qui vaut beaucoup plus que le temps qu’on y gagne : l’occasion de ralentir.</p>



<p>La session d’hiver passe tellement vite. Il m’arrive encore d’écrire « 2025 » dans mes notes de cours et le mois de janvier est presque fini. On ne voit pas nos journées quand on a des tonnes de cases à cocher sur une liste de choses à faire. On fait tellement de trucs et on n’a pas l’impression d’avoir vécu grand-chose. On a de la difficulté à se rappeler ce qu’on a mangé pour déjeuner ce matin, ou encore les dix derniers <em>reels </em>qu’on vient tout juste de faire défiler. On avance vite, mais sans relief, c’est plat.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« C’est aussi une petite révolution de refuser que tout ait une fonction, et d’accepter que certaines expériences ne servent à rien d’autre qu’à être vécues »</p>
</blockquote>



<p>Ce n’est pas le temps qui passe trop vite. C’est plutôt à nous de saisir les occasions de ralentir et de jouer, au lieu de sauter d’une distraction à l’autre. Ovations et roses au sens du détail, au hasard, à la présence, aux temps morts, aux cinq sens. Merde au pilote automatique.</p>



<p>La vie est certainement plus simple grâce à tous les outils à notre disposition aujourd’hui, mais on peut se demander si elle n’est pas plus engourdissante. Je ne pense pas qu’on ait besoin de jeter son <em>cell </em>à la poubelle ou d’arriver en retard à ses cours en essayant de prendre un nouveau chemin chaque jour. Il faut simplement choisir de faire les choses différemment. Être conscient dans notre manière d’habiter (et non de meubler) le temps. Profiter de l’ennui. Ne pas oublier de jouer.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pour ou contre les vlogues ?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/21/pour-ou-contre-les-vlogues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[blogues]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[vlog]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dilemme.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Blogue : « Site Web ou section de site Web généralement tenus par une seule personne, consacrés à une chronique personnelle ou à une thématique particulière présentées sous forme de billets ou d’articles. »</p>



<p>Vlogue : « Blogue dont le contenu est composé essentiellement d’enregistrements vidéo, accompagnés ou non d’une courte description et pouvant être commentés. […] Le terme vlogue est un mot-valise composé des termes vidéo et blogue. »</p>



<p>Les définitions de l’Office québécois de la langue française ne me satisfont pas. Elles ne font aucune mention du dilemme existentiel que de telles activités peuvent engendrer. Chez moi, en tout cas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center"><strong>« </strong>Le problème, c’est que je me souviens aussi du sentiment étrange de vivre le moment à travers ma caméra »</p>
</blockquote>



<p>Ne vous méprenez pas ; je suis une avide consommatrice de vlogues sur YouTube. Surtout lorsque je suis enrhumée, en hiver, à Montréal. J’aime m’évader et me mettre dans la peau de gens qui vivent une vie différente de la mienne, que ce soit parce qu’ils vivent dans un autre pays, parce qu’ils font des activités que je n’ai pas l’habitude de faire ou parce qu’ils font part de leurs réflexions, qui alimentent souvent les miennes.</p>



<p>Mais c’est facile de s’habituer à regarder les autres vivre leur vie – très souvent montrée sous son plus beau jour – et de se contenter de la sienne sans chercher à la vivre à fond aussi. Je ne vous l’apprends pas, ce qui se trouve sur les réseaux est immanquablement retouché, mis en scène, pensé pour créer un effet précis. Oui, oui, même les <em>dumps </em>soigneusement désordonnés sur Instagram.</p>



<p>Pourtant, mon dilemme existentiel ne trouve pas son origine dans le visionnement de vlogues, mais dans leur création.</p>



<p>La semaine dernière, j’ai tenté mon premier vlogue, à partir de vidéos prises lors d’un voyage à New York en mai dernier avec des amis, sur « Balade à Toronto » de Jean Leloup. Il s’agit d’un détail, mais c’est pour vous illustrer ce que cet exercice a eu comme effet sur moi : me replonger dans des souvenirs précieux. C’est le but ultime des vlogues, je pense, de figer dans le temps des images, des sons, un sentiment précis, pour les revivre et s’en souvenir longtemps.</p>



<p>C’est quoi le problème, alors? Le problème, c’est que je me souviens aussi du sentiment étrange de vivre le moment à travers ma caméra. Et du réflexe insidieux de penser au résultat et à ce que les autres vont en penser.</p>



<p>En 2023, j’ai eu la chance de réaliser ce qui devait être mon plus grand rêve d’enfance : participer à une expédition de 35 jours de canot-camping sur des rivières du Québec. L’occasion de décrocher totalement, de revenir à ce qui compte vraiment (les amis, la nature, tout le tralala). Le premier jour, alors que je prenais une vidéo de mes amis, j’ai eu une pensée qui me dérange encore aujourd’hui : « Ça va être beau dans mon <em>post</em> à la fin.»</p>



<p>C’est là que j’ai pris conscience de l’emprise que les réseaux sociaux avaient sur moi, et du lien étroit entre documenter sa vie et la mettre en scène pour le regard des autres ; et ce, même si le résultat n’est pas publié.</p>



<p>Il y a tellement de moments que je suis heureuse de pouvoir revivre grâce à ma photothèque et, je l’avoue, en regardant mes propres <em>stories </em>à la une sur Instagram. L’idéal, qui reste un idéal, serait de vloguer de manière réellement spontanée et « candide », comme on aime si bien le dire, sans se soucier du regard des autres. On pourrait avoir un long débat philosophique sur ce qu’est l’authenticité et si ça existe vraiment, mais ce sera pour une autre fois.</p>



<p>Mon verdict : entre vouloir tout documenter et ne rien documenter du tout, mieux vaut vivre le moment présent, quitte à l’oublier un jour.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Trop d’infos</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/trop-dinfos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[informations]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[résolution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cultiver son environnement médiatique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’année vient tout juste de commencer et on n’a déjà plus assez de doigts pour compter les mauvaises nouvelles de 2026. Évidemment, il est normal que les médias rapportent davantage d’informations à connotation négative ; elles sont plus souvent porteuses d’intérêt public. Elles prennent toutefois une place démesurée dans nos cerveaux, machines exceptionnelles, mais exceptionnellement sous-adaptées à la quantité d’informations qu’on reçoit chaque jour. </p>



<p>Je ne souhaite pas rentrer dans l’aspect scientifique de tout ça, même s’il est fascinant. Pour illustrer grossièrement le biais de négativité du cerveau humain, prenons l’exemple suivant : si je marche dans la forêt et que je vois sur mon chemin un carcajou et un milliard de magnifiques marguerites, malgré la beauté et l’abondance des fleurs, mon cerveau va allouer davantage de ressources pour traiter l’information qui a rapport au carcajou, puisque ma vie est potentiellement en danger. C’est très simplifié, mais je suis certaine que vous comprenez où je veux en venir : une mauvaise nouvelle peut facilement prendre le dessus. Et une multitude de mauvaises nouvelles peuvent rapidement devenir écrasantes. </p>



<p>Ce biais nous a longtemps aidés à survivre, et est sûrement encore utile, mais un effet secondaire est apparu avec l’augmentation de l’accessibilité à l’information, notamment grâce à Internet : un excès d’informations négatives. </p>



<p>Je ne suis pas lectrice de nouvelles à temps plein ; les informations que mon cerveau traite ne se limitent pas à cela. Je suis étudiante, éditrice, amie, sœur, fille. J’ai, comme vous, des lectures, des notes à prendre, des textos auxquels répondre, des responsabilités, des préoccupations… Quand on y ajoute les nouvelles, ça devient rapidement épuisant mentalement. </p>



<p>Les médias ont un pouvoir réel d’influence sur la société. Une enquête qui dévoile les mauvaises conditions de vie dans les CHSLD peut, par exemple, mener à de réels changements qui améliorent la vie des résidents. Pourtant, tout le monde ne devrait pas prendre sur soi le devoir de changer le monde et la charge émotionnelle qui vient avec. </p>



<p>Je suis d’avis que tout le monde a le pouvoir de faire quelque chose, même pour un enjeu à des milliers de kilomètres de soi, mais essayer sans succès de combattre ne fait que mener à un sentiment d’anxiété, d’impuissance, d’épuisement, de détachement et au pessimisme qui finit par nuire plutôt qu’aider. Je pense que, pour remédier à ce problème, sans arrêter de s’informer, on doit cultiver une littératie médiatique. Une bonne littératie médiatique ne permet pas seulement de faire la distinction entre les vraies et les fausses nouvelles. </p>



<p>Elle contribue aussi à atténuer certaines réactions émotionnelles excessives, en plus d’aider à comprendre leur utilité. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Une bonne littératie médiatique ne permet pas seulement de faire la distinction entre les vraies et les fausses nouvelles. Elle contribue aussi à atténuer certaines réactions émotionnelles excessives, en plus d’aider à comprendre leur utilité »</p>
</blockquote>



<p>Par exemple, la manière dont l’information est présentée a un énorme impact sur notre réaction. L’émotion n’est pas la même en lisant l’annonce de la mort de George, six ans, yeux bleus, qui aimait l’école et laisse ses parents dans le deuil, qu’en lisant « l’opération américaine a fait 100 morts ». Lire les nouvelles ne suffit pas pour remplir son devoir de citoyen ; il faut comprendre ce qu’on nous dit, mais surtout, comment on nous le dit. </p>



<p>Ma résolution de 2026 est d’avoir une meilleure hygiène dans ma consommation de nouvelles. Quand <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/comment-sauver-lespece-humaine-en-samusant/" data-wpel-link="internal">j’avais discuté d’éco-anxiété</a> avec l’humoriste Dhanaé A. Beaulieu, il m’avait expliqué qu’il y faisait face en plantant des arbres sur le terrain de sa coopérative d’habitation. Je n’ai pas la réponse au problème de la surdose d’informations, mais je pense que l’action concrète à petite échelle peut aussi aider. </p>



<p>Cette session, je plante un arbre sur le terrain de la section « Opinion ». Je remets plus que jamais en question nos manières de consommer l’information, de penser, de poser nos questions, de vivre en société et de prendre soin de notre environnement (médiatique, naturel, politique, etc.). </p>



<p>Chaque éditeur de la section « Opinion » a son angle et son style particulier. Je serai assurément moins incendiaire qu’Antoine : mon opinion la plus provocante de la session sera, peut-être, qu’on n’a pas nécessairement besoin d’une opinion tranchée pour écrire en « Opinion ». Mais, comme lui, je vous encourage fortement à contribuer à la section. « Écrivez, ça déniaise », comme il l’<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/je-suis-un-lache/" data-wpel-link="internal">a dit</a>. La section est aussi ouverte à vos positions les plus fermes, tant qu’elles sont basées sur des faits et qu’elles respectent les principes de non-discrimination du <em>Délit</em>, évidemment. </p>



<p>C’est loin d’être mon premier article au <em>Délit</em>, mais c’est mon premier article en « Opinion » et je dois avouer que c’est un peu un saut dans le vide. C’est intimidant de dire ce que l’on pense, sans le bouclier de l’objectivité (du moins tentée, aussi bien qu’on le peut). C’est aussi libérateur et un excellent exercice de confiance en soi. </p>



<p>Cette session, je vous propose une résolution : osez franchir le pas de lecteur à contributeur, et prenez la place à laquelle vous avez droit au sein des pages de votre journal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/trop-dinfos/" data-wpel-link="internal">Trop d’infos</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Clic-bip! Le retour des appareils photo numériques.</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/10/clic-bip-le-retour-des-appareils-photo-numeriques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Tendance]]></category>
		<category><![CDATA[nostalgie]]></category>
		<category><![CDATA[numérique]]></category>
		<category><![CDATA[photo]]></category>
		<category><![CDATA[rétro]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58457</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nostalgie d'une technologie imparfaite.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Sous-sol animé, musique forte, gobelets rouges partout. Clic-bip! Un petit objet argenté émet un flash brutal : sourires figés, texture granuleuse, yeux rouges partout. C’est le retour des caméras numériques. </p>



<p>Ces appareils compacts très populaires dans les années 2000 ont vite été remplacés par les appareils photo intégrés aux téléphones intelligents que l’on connaît aujourd’hui. Pourtant, une vague de popularité pour ces machines a vu le jour dans les dernières années, s’inscrivant dans la mode <em>Y2K</em> (an 2000). Et peut-être aussi dans une réaction aux esthétiques trop lisses des derniers temps, comme la tendance <em>clean girl</em>, idéalisant une apparence nette et minimaliste.</p>



<p><strong>Une tendance nostalgique</strong></p>



<p>En plus d’être un accessoire distinctif, l’appareil photo numérique apporte quelque chose que le multifonctionnel iPhone ou tout autre téléphone cellulaire n’offre pas : une réponse à un certain besoin de nostalgie. Miya, étudiante à l’Université de Montréal, se reconnaît dans ce sentiment : « J’avais une caméra numérique quand j’étais toute jeune, à cinq ou six ans, avec laquelle je m’amusais beaucoup, sans trop me poser de questions quant à la qualité des images ou de mon cadrage. Le fait de réutiliser aujourd’hui cette même caméra évoque une douce nostalgie. Les photos prises avec une caméra digitale, veut, veut pas, me rappellent l’enfance, et transforment des images parfois banales en souvenirs empreints d’émotions. » </p>



<p>Le coût de la technologie ultra-performante – qui offre une qualité de photos exceptionnelle et une utilisation tellement simple qu’elle en devient automatique – semble être celui de l’authenticité. </p>



<p>Plutôt que de reproduire l’image exactement telle qu’on la voit, on valorise, en choisissant l’appareil numérique, l’émotion derrière la scène. La qualité brute, le flash intense, le grain, le mouvement flou des sujets ; toutes ces imperfections font le charme des photographies. Le hasard trahit une sincérité. Lhassa, étudiant à l’Université McGill, comprend pourquoi ces appareils sont attirants : « Ils donnent un aspect <em>vintage</em> et granuleux aux photos, qui pourrait presque se comparer à l’argentique, mais justement sans les coûts importants de l’achat de pellicules et de leur développement. » </p>



<p><strong>Les technologies rétro comme refuges </strong></p>



<p>Ce retour au rétro n’est pas qu’esthétique : il traduit un mouvement culturel plus large. De plus en plus de personnes réalisent l’ampleur de leur dépendance aux téléphones cellulaires et autres appareils intelligents. L’utilisation grandissante d’appareils photo numériques peut être une échappatoire à cette dépendance, comme l’est celle d’objets dits « <a href="https://globalnews.ca/news/10815709/new-analogue-age-gen-z/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">analogiques</a> », tels que les vinyles ou les téléphones pliables (<em>flip phones</em>). </p>



<p>On peut aussi expliquer la résurgence des appareils photo numériques par l’état actuel du monde : crise climatique, instabilité politique, évolution fulgurante de l’intelligence artificielle… Les derniers millénariaux, la génération Z et la nouvelle génération Alpha, en début de vie adulte, semblent se tourner vers ce qui leur rappelle leur enfance et le « bon vieux temps », alors qu’ils affrontent un futur incertain.</p>
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		<title>J’ai arrêté mon sport</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/jai-arrete-mon-sport/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Corps]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[sports]]></category>
		<category><![CDATA[témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Témoignages d’étudiantes universitaires ex-sportives.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><br>J’ai fait du cirque pendant huit ans, deux fois par semaine, et j’ai dû arrêter brusquement à cause de la pandémie de COVID-19. J’ai réalisé seulement cette semaine que cette fracture coïncidait parfaitement avec les débuts de mon anxiété. L’arrêt d’une activité physique régulière est un moment insidieusement bouleversant, socialement, physiquement et mentalement. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’une passion. C’est un deuil qu’énormément de jeunes traversent, comme je l’ai découvert en discutant avec mon entourage. Je n’ai pas de conseils à donner ou de données à exposer. Je souhaite seulement partager ma propre expérience et celles des gens qui m’entourent. Voici donc trois témoignages d’étudiantes étant passées par cette étape qui semble inévitable lors du passage à la vie adulte.</p>



<p><em>RACHEL*, ÉTUDIANTE DE TROISIÈME</em> <em>ANNÉE EN LITTÉRATURE ANGLAISE.</em></p>



<p>J’ai commencé le ballet à l’âge de trois ans. Je n’ai jamais arrêté de pratiquer ce sport jusqu’à la fin du secondaire, à mes 16 ans. Même la pandémie ne m’en a pas empêché, j’étais très assidue et suivais mes cours en ligne, au milieu de ma chambre. La fréquence variait, mais ça a toujours été au minimum deux fois par semaine, soit quatre heures au total. Les cinq dernières années, je suivais quatre cours, donc presque dix heures de pratique par semaine. En plus des cours en présentiel, je faisais mes étirements chaque jour, pendant une vingtaine de minutes. Mon emploi du temps était strict : j’avais pris l’habitude de me rendre à mes cours régulièrement, juste après l’école, et je rentrais souvent chez moi à des heures tardives, vers 23h. Bien que cela ait été intense, le sentiment d’accomplissement était inégalable. Je faisais une compétition par an, mais le fait de danser, c’était surtout pour le plaisir.</p>



<p>J’ai quitté la France et atterri à Montréal pour l’université. Évidemment, mon premier réflexe a été de trouver un studio proche de chez moi. Poursuivre la danse était une évidence. Pourtant, j’ai vite été désenchantée après avoir vu les prix. Alors que, dans ma petite ville en France, je parvenais à suivre trois cours par semaine pour un coût de 400 dollars par an, on me proposait ici un forfait de dix cours pour près de 300 dollars. Je me suis tout de même inscrite lors de ma première année à l’université, mais la pression financière et l’emplacement du studio m’ont contrainte à arrêter. Bien que ma motivation soit toujours présente, cela fait presque deux ans que je n’ai pas dansé.</p>



<p>Trois mots : nostalgie, regret et culpabilité. Nostalgie, car, chaque jour lorsque j’ouvre mon tiroir, j’observe mes vêtements de danse, mes pointes, mes accessoires d’étirement et tous les petits gadgets que j’ai ramenés de France. Comme un cimetière de rêves abandonnés, je l’observe pendant un moment et je continue ma journée. Regret, car j’ai l’impression d’avoir perdu une petite partie de moi-même. Pendant des années, je me suis définie par rapport à cette passion. Aujourd’hui, je ne me sens plus apte à dire que je fais du ballet. C’est dans le passé. Un sentiment de culpabilité, car, au fond, je me dis que, si j’avais fourni plus d’efforts, j’aurais sûrement pu trouver une solution, mettre de l’argent de côté, travailler davantage et revoir mes priorités financières. Enfin, je sens que je manque cruellement d’activités sportives dans mon quotidien. À l’époque, je parvenais à m’endormir facilement et je me sentais forte. Aujourd’hui, je suis fatiguée mentalement, mais jamais physiquement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’arrêt d’une activité physique régulière est un moment insidieusement bouleversant, socialement, physiquement et mentalement »</p>
</blockquote>



<p><em>BÉATRICE, ÉTUDIANTE DE TROISIÈME ANNÉE EN LANGUE ET LITTÉRATURE FRANÇAISES.</em></p>



<p>J’ai joué au soccer AA [interrégional] pendant longtemps. On avait deux pratiques par semaine et un entraînement d’équipe. J’ai arrêté une première fois par orgueil quand j’avais 16 ans parce que j’avais essayé d’intégrer un niveau plus élevé et je n’avais pas été prise. Finalement, je m’ennuyais trop du sport et de l’équipe, alors j’ai recommencé à l’automne.</p>



<p>Ensuite, la pandémie a frappé et c’était plus compliqué de continuer à jouer. Personnellement, je m’amusais moins parce que les membres de l’équipe avaient changé, ainsi que les responsables. La dynamique était vraiment différente. J’ai tout de même continué, car j’aimais le sport et le <em>coach </em>était sympathique, mais c’était plus difficile parce que ce n’était plus au sein de l’équipe avec laquelle j’avais grandi. De plus, j’étais contrainte de jouer comme arrière latéral, contrairement à mon poste régulier d’attaquante, et je me trouvais considérablement moins bonne à cette position.</p>



<p>Finalement, j’ai arrêté il y a deux étés parce que je me préparais à déménager à Montréal. C’était vraiment un deuil. C’est drôle à dire, mais j’ai réalisé que je n’allais probablement pas rejouer à ce niveau-là, voire plus du tout, alors que ça faisait partie de mon quotidien depuis si longtemps. C’était dur d’envisager ma vie sans ce sport. J’ai aussi réalisé à quel point ça me faisait du bien en matière de gestion d’anxiété. Je n’avais pas constaté, avant d’arrêter, à quel point ça avait un impact. Tout le monde dit que le sport c’est important pour gérer son stress, et c’est vrai, mais c’est tellement plus difficile de faire du sport quand ce n’est pas intégré à ton horaire et que ça ne te plait pas. M’entraîner dans une salle de sport? Non merci. De plus, mon entourage se composait de mes coéquipières, que je voyais trois à quatre fois par semaine, et j’ai commencé à les voir seulement une fois tous les six mois. J’avais l’impression de manquer des instants précieux.</p>



<p><em>JEANNE, ÉTUDIANTE DE QUATRIÈME ANNÉE EN SCIENCES POLITIQUES.</em></p>



<p>J’ai joué au volleyball pendant environ sept ou huit ans. Ça prenait une grande place dans ma vie, surtout au secondaire, comme je jouais au civil (dans des équipes extrascolaires regroupant des joueuses de plusieurs écoles qui ne s’inscrivaient pas aux tournois). Je jouais aussi à l’école, avec deux à trois pratiques par semaine.</p>



<p>J’ai arrêté de jouer au volleyball compétitif quand je suis rentrée au cégep. D’une part, je me lançais dans un programme collégial qui était bien plus demandant que je ne l’avais prévu. D’autre part, la pandémie nous est tombée dessus et nous a tous confinés chez nous. Il y a donc ces circonstances-là qui m’ont un peu forcée à arrêter le sport. Mais je dois aussi dire que le sport compétitif, à ce niveau-là, était devenu drainant mentalement, raison pour laquelle je ne me suis jamais remise à jouer. Je me rappelle que le sport d’équipe, bien qu’il m’ait beaucoup appris sur le vivre-ensemble, avait aussi ses côtés négatifs. Il m’est régulièrement arrivé de pleurer après des tournois, après des pratiques.</p>



<p>Je m’ennuie certainement de jouer au volleyball parce que j’attribue beaucoup de mes belles amitiés et moments d’adolescence à ce que le sport a pu m’offrir. Ça m’apportait une routine, une constance rassurante pour une adolescente. La pandémie a assurément été difficile, peut-être un peu dû au fait que je ne pouvais plus faire bouger mon corps comme je le faisais avant. Aujourd’hui, bien que je ne fasse plus autant de sport, je trouve tout de même des moyens de bouger et j’y attribue une corrélation directe avec mon état de santé mentale.</p>



<p><em>*Nom fictif</em></p>
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		<title>Iriez-vous sur Mars?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/iriez-vous-sur-mars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[claquettes]]></category>
		<category><![CDATA[Danse danse]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56989</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur <em/>The Mars Project</em> présenté à la Place des Arts.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Légende de la danse à claquettes, le chorégraphe montréalais Travis Knights a présenté la semaine dernière son spectacle <em>The Mars Project</em> dans le cadre de la 27e saison de Danse Danse, diffuseur associé à la Place des Arts. Knights a été formé par nulle autre que la « Reine des claquettes », Ethel Bruneau, dès l’âge de 10 ans. Depuis, il s’est intéressé à plusieurs disciplines et intègre dans son art la dimension ancestrale afro-américaine de la danse à claquettes, et sa relation symbiotique avec la musique jazz.</p>



<p>Les lumières se tamisent et le rideau se lève sur quatre danseur·se·s s’activant devant des projections d’images qui montrent en alternance déforestation, pollution, et personnes souriantes. Nous sommes sur Terre et nous observons quatre êtres humains produire un seul rythme à l’aide de leurs pieds, en balançant leurs bras chacun à leur manière. L’ambiance est joyeuse et explosive.</p>



<p><strong>Un étudiant mcgillois sur scène</strong></p>



<p>Anecdote intéressante : Greg « Krypto » Selinger, breakeur, danseur contemporain et chorégraphe, qui interprète une intelligence artificielle nommée Krypto – clin d’œil à son surnom? – est un ancien étudiant mcgillois! Il est diplômé au baccalauréat en commerce à la Faculté de gestion Desautels, ainsi qu’au baccalauréat en danse contemporaine et à un programme d’études supérieures à Concordia. Dans ses mots trop humbles, il se qualifie de « <em>Bachelier de tout, maître de rien </em>(<em>tdlr</em>) ».</p>



<p><strong>Il faut de tout pour faire un monde</strong></p>



<p>Les danseur·se·s sont accompagné·e·s sur scène par un groupe de musicien·ne·s et deux chanteurs aux voix époustouflantes. Le travail de synchronicité entre eux·elles rend le tout plus grand que la somme de ses parties – au talent déjà immense. Thomas Moon, Brinae Ali, Reona, Travis Knights et Selinger forment la distribution internationale d’artistes de renom de <em>The Mars Project</em>. Chacun apporte sa couleur à la performance et épate par son excentricité, sa fougue, sa technique ou encore sa multidisciplinarité, comme Ali qui poursuit la tradition orale de la danse à claquettes en rappelant l’histoire douloureuse de l’esclavage en Amérique du Nord.</p>



<p>Les personnages, dans leur désir de fuir leur anxiété et défis personnels, demandent de l’aide à Krypto, qui leur propose un à un de les envoyer sur la « planète de la guerre », Mars. Les terrien·ne·s expatrié·e·s se retrouvent alors confronté·e·s aux mêmes problèmes que sur leur planète d’origine, incapables de fuir les émotions négatives qui les&nbsp;habitent.</p>



<p><strong>Une histoire qui peine à décoller</strong></p>



<p><em>The Mars Project</em> a une forme singulière, unissant danse, acrobaties, chant, musique en direct et théâtre. Ce dernier aspect de la mise en scène affaiblit quelque peu l’œuvre, en l’enveloppant d’une histoire à laquelle plusieurs spectateur·trice·s que j’ai interrogé·e·s ont eu du mal à adhérer. Le voyage sur Mars, les péripéties spatiales et – attention, divulgâcheur – la révélation qu’il s’agit de simulations répétées rappellent un thriller psychologique de science-fiction, maladroitement adapté au talent des interprètes. Le spectacle demeure néanmoins une prestation sensationnelle de danse de claquettes, qui a été pour moi une initiation marquante.</p>



<p><em>Danse Danse offre une réduction de 30% sur le prix courant des billets à l’unité aux moins de 30 ans, ainsi que la possibilité de se procurer des billets à « Tarif léger », afin de rendre l’expérience de la danse sur scène plus accessible. Propositions intéressantes pour les étudiant·e·s!</em></p>
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		<item>
		<title>À vous de jouer</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/a-vous-de-jouer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[réflexions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56820</guid>

					<description><![CDATA[<p>Environnement n’a pas dit son dernier mot.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">2024 a signé un record historique de chaleur, mais elle a surtout franchi une barrière symbolique avec une température moyenne supérieure de 1,6°C à la norme pré-industrielle. Ainsi, l’objectif de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris est désormais un rêve lointain. Même si une partie de l’augmentation des températures peut être attribuée au phénomène El Niño (un réchauffement anormal des eaux de surface de l’océan Pacifique équatorial, qui perturbe les régimes climatiques mondiaux), il ne faut pas se leurrer : l’urgence climatique est réelle et la nouvelle année ne va pas effacer tous les bouleversements qu’elle entraîne dans l’équilibre de nos sociétés, des écosystèmes et de la biodiversité. Les premiers jours de 2025, marqués par les immenses feux à Los Angeles, qui ravagent même les maisons des plus riches figures hollywoodiennes, rappellent que nous sommes tous vulnérables aux conséquences du réchauffement climatique, qui ignore les frontières terrestres et remet en cause l’ordre naturel des saisons.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Après un an de vulgarisation scientifique, sujets de réflexions et remises en question de nos modes de vie du quotidien, il est temps pour la section Environnement de laisser sa place à une autre voix »</p>
</blockquote>



<p>À l’aube de cette nouvelle année, qui célèbre le premier anniversaire de la section Environnement au <em>Délit</em>, les menaces qui pèsent sur la planète sont toujours aussi inquiétantes. La perspective d’un nouveau mandat Trump, aux aspirations profondément anti-climatiques, a de quoi alarmer. Toutefois, il ne faut surtout pas baisser les bras, et au contraire redoubler d’effort. L’année 2024 a également été ponctuée par des <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2127053/environnement-fin-annee-2024-bilan-bonnes-nouvelles" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bonnes nouvelles environnementales</a>, et chaque jour de nouvelles personnes rejoignent les rangs du combat pour la planète. Au printemps dernier, la Suisse a été condamnée pour inaction climatique par la Cour européenne des droits de l’homme à la suite d’une mobilisation citoyenne regroupant 2 500 Suissesses sous la bannière « Aînées pour la protection du climat », préoccupées par l’impact du réchauffement sur leur santé. Au Canada, <a href="https://www.justice.gc.ca/fra/sjc-csj/pl/charte-charter/c59.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le projet de loi C‑59</a>, déposé à la Chambre des Communes le 1<em>er </em>février 2024, a renforcé les restrictions autour de la publicité mensongère et de l’écoblanchiment en étendant son application à un spectre d’entreprises plus large.</p>



<p>Il y a maintenant un an, nous avons débuté en force en nous demandant comment rendre le temps des Fêtes plus écologique. 2024 a aussi commencé sur une note encourageante, avec les bonnes nouvelles environnementales de l’année 2023. Depuis, nous avons discuté de l’intérêt de calculer son empreinte carbone, de véganisme, de la différence entre les changements et le réchauffement climatiques, de modèles à suivre, de racisme <br>environnemental et de plastique. Nous avons eu l’occasion d’échanger avec des activistes impliqué·e·s sur le campus, une entrepreneure misant sur le partage, la fondatrice d’une organisation à but non lucratif mettant de l’avant des pratiques durables en communication, le directeur exécutif du Bureau du développement durable de McGill, la première femme a avoir terminé le Vendée Globe et plusieurs professeur·e·s, professionel·le·s et artistes engagé·e·s pour l’environnement. Nous nous sommes interrogées sur le vandalisme d’œuvres d’art comme manière de militer, le rôle du sport dans la transition écologique, la fatigue décisionnelle et la place de l’humour dans la crise climatique. Nous avons aussi passé une journée enrichissante au campus MacDonald à découvrir ses initiatives environnementales. Mais surtout, nous avons partagé nos réflexions personnelles sur notre quotidien, confié nos peurs et notre espoir, notre rage et notre bonheur à nous engager pour lutter contre la crise climatique. « Les archives de journaux gardent en eux les pensées, les intentions et les problématiques d’un temps. Ils révèlent toute l’essence d’une époque, d’une communauté, d’un environnement », a dit Marie, fondatrice d’<a href="https://www.delitfrancais.com/category/aufeminin/" data-wpel-link="internal">Au Féminin</a>, la section prédécesseure d’Environnement, dans son <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/11/29/elle-sappelait-au-feminin/" data-wpel-link="internal">ultime publication</a>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Nous souhaitons léguer au <em>Délit </em>un sens du devoir qui amènera chaque section à s’intéresser à la manière dont l’environnement peut y être abordé »</p>
</blockquote>



<p>Après un an de vulgarisation scientifique, sujets de réflexions et remises en question de nos modes de vie du quotidien, il est temps pour la section Environnement de laisser sa place à une autre voix. Alors que cette étape prend fin, nous tenons à remercier toute l’équipe qui nous a fait confiance, qui nous a inspirées et qui nous a encouragées à nous dépasser. Nous voulons aussi remercier tous les contributeurs et contributrices qui ont fait vivre Environnement par leur engagement. C’est grâce à votre implication que la section et le journal au complet sont si uniques, et nous souhaitons encore vous lire! Ce n’est pas parce que l’environnement n’aura plus de section dédiée qu’il faudra arrêter d’en parler. Bien au contraire, nous souhaitons léguer au <em>Délit </em>un sens du devoir qui amènera chaque section à s’intéresser à la manière dont l’environnement peut y être abordé.</p>



<p>Même si l’action individuelle est limitée et qu’il faut changer les structures de notre société pour pouvoir véritablement adopter des comportements éco-responsables, cela ne nous empêche en rien d’agir dans le cadre des contraintes qui nous sont imposées. Les efforts de chaque individu additionnés ont souvent bien plus d’incidence que l’on ne peut le penser et se traduisent souvent à une échelle plus large. En créant la section Environnement, nous avons cherché à provoquer du changement à une échelle locale et communautaire en nous adressant aux étudiants mcgillois. Notre objectif était de les sensibiliser, les informer, afin de les influencer vers des pratiques plus durables, tout en les motivant à réfléchir et à s’engager eux-mêmes dans leur communauté. La vie militante du campus est vibrante et les initiatives environnementales continuent de s’y multiplier. Se rendre aux évènements organisés par le <a href="https://www.instagram.com/sustainmcgill/?hl=en&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=January-2025&amp;utm_source=Envoke-SYSTEM_ALL_CONTACTS&amp;utm_term=New-Year%2C-New-Habits%3A-January-Sustainability-Highlights" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Bureau de durabilité</a> de McGill, rejoindre un club environnemental, sont des occasions de rencontrer de nouvelles personnes, d’échanger des idées et de réduire son éco-anxiété. L’environnement n’a pas dit son dernier mot, car c’est à votre tour de prendre la parole et de vous impliquer dans sa défense.</p>



<p>À vous de jouer!</p>



<p><em>Vous pourrez toujours retrouver tous les articles de la section Environnement dans les archives sur le site web du Délit! delitfrancais.com</em></p>
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		<title>Le Forum LAB7 des 7 Doigts</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/le-forum-lab7-des-7-doigts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56677</guid>

					<description><![CDATA[<p>La technologie a-t-elle sa place chez les arts vivants?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/le-forum-lab7-des-7-doigts/" data-wpel-link="internal">Le Forum LAB7 des 7 Doigts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 7 novembre dernier, le collectif de créateur·ice·s de cirque contemporain Les 7 Doigts, originaire de Montréal, a présenté sa deuxième édition du Forum LAB7. Cette journée était consacrée aux échanges professionnels sur le sujet de l’interdisciplinarité entre art vivant et technologie. A‑t-on de la difficulté à percevoir la technologie comme de l’art? Quels sont les défis d’une telle interdisciplinarité? C’est entre autres à ces questions que les discussions se sont attardées, à travers une série de cinq présentations et panels entrecoupés de périodes de réseautage et de démonstrations artistiques.</p>



<p><strong>Obsolescence programmée</strong></p>



<p>L’intérêt de l’utilisation des technologies dans les arts vivants se limite-t-il à la nouveauté? Et une fois qu’elles sont remplacées, est-ce que l’œuvre perd son sens? En réponse à cette question, Laurence Dauphinais, créatrice multidisciplinaire, a décrit les difficultés que rencontrent ces types de projets à trouver leur place. D’une part, le milieu du théâtre ne cherche pas à tout prix l’innovation, et d’autre part, puisque les productions ne reposent pas sur des technologies de pointe, elles ne s’adressent pas non plus au public des arts numériques. Sandra Rodriguez, artiste, chercheuse, directrice de création, productrice et chargée de cours XR+AI au Massachusetts Institute of Technology, ajoute que ces enjeux sont une réalité des arts vivants, mais aussi de plusieurs autres milieux culturels. Pía Balthazar, directrice du développement arts-sciences de la Société des arts technologiques, poursuit en clarifiant que « ce qui compte, ce n’est pas tellement qu’elle [la technologie, <em>ndlr</em>] soit nouvelle, mais que son utilisation corresponde à ce qu’on a besoin d’exprimer ».</p>



<p>C’est dans la relation que le créateur bâtit entre l’utilisation de la technologie et le public que réside la valeur de celle-ci. Isabelle Van Grimde, chorégraphe, fondatrice et directrice artistique de Van Grimde Corps Secrets, conclut en répondant que « c’est important qu’en tant qu’artistes, nous ne devenions pas des vecteurs de démonstration des nouvelles technologies. Elles doivent être au service de notre art, et non l’inverse ». Les arts vivants tirent leur valeur de la performance humaine, en repoussant les limites du corps et de l’espace, devant un public qui s’y reconnaît autant qu’il s’y découvre.</p>



<p><strong>Démonstrations artistiques</strong></p>



<p>Pour conclure la journée, sept numéros ont dévoilé une partie du travail réalisé au LAB7, un laboratoire d’exploration, combinant innovation technologique et performance humaine. Samuel Tétreault, cofondateur et directeur artistique des 7 Doigts et du laboratoire, orchestrait le tout. Les numéros ont été réalisés à l’aide d’un stagiaire programmeur et de quatre artistes finissants de l’École nationale de cirque, qui participaient à la recherche.</p>



<p>Les numéros, courts et improvisés, sont une étape préliminaire d’un projet prévu pour 2025. Alors que les artistes bougent dans l’espace, une caméra de suivi du corps (<em>body tracking</em>) capte leur silhouette, à une vitesse de quatre à dix images par seconde. Une requête faite à une intelligence artificielle générative détermine le contenu des vidéos projetées et la manière dont la silhouette de l’artiste y est intégrée. Je n’avais pas anticipé d’être touchée comme je l’ai été par l’interaction presque symbiotique entre humain et technologie. La vision sensible des 7 Doigts a transformé une simple ébauche en un véritable récit, où la technologie trouvait sa juste place.</p>



<p>Grâce aux artistes qui interrogent tout et transforment ensuite ces réflexions en créations, des innovations émergent. Un logiciel développé dans le cadre d’un petit projet créatif ayant des contraintes spécifiques peut par la suite être réutilisé dans un grand projet d’entreprise technologique. Il y a beaucoup à gagner de cette interdisciplinarité, qui mérite d’être davantage encouragée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/le-forum-lab7-des-7-doigts/" data-wpel-link="internal">Le Forum LAB7 des 7 Doigts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Biologique ne rime pas toujours avec écologique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/biologique-ne-rime-pas-toujours-avec-ecologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[biologique]]></category>
		<category><![CDATA[écologique]]></category>
		<category><![CDATA[entretien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56582</guid>

					<description><![CDATA[<p>Acheter bio est-il toujours le meilleur choix pour l’environnement?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/biologique-ne-rime-pas-toujours-avec-ecologique/" data-wpel-link="internal">Biologique ne rime pas toujours avec écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Au début de la session, ma co-éditrice Adèle et moi avons visité le campus Macdonald de l’Université, où nous avons eu la chance de rencontrer Janice Pierson, responsable de la ferme. Elle a piqué notre curiosité en mentionnant le rôle parfois néfaste de l’agriculture biologique pour l’environnement. Une perte d’informations entre les agriculteurs et les consommateurs entraîne souvent des comportements bien intentionnés mais infondés, comme la préférence pour les produits bio, basée sur des perceptions inexactes. Ces derniers ne sont pas aussi parfaits que ce qu’on pourrait croire.</p>



<p><strong>En quoi consiste l’agriculture biologique</strong></p>



<p>Afin d’approfondir mes connaissances à propos de l’agriculture biologique, je me suis entretenue avec David Wees, chargé de cours au Département de sciences végétales et directeur associé du Programme de gestion et technologies d’entreprise agricole. M. Wees explique que « biologique » ne signifie pas simplement l’absence de pesticides ou d’engrais : « C’est plus compliqué que ça. Le bio utilise des pesticides, mais ce sont des pesticides à moindre impact environnemental. On utilise aussi des engrais, mais la plupart sont des engrais d’origine naturelle, comme du compost ou du fumier. Si on utilise des minéraux [comme engrais ou pesticides, <em>ndlr</em>], ce sont des minéraux qui ont été minés et non pas synthétisés. » En comparaison, l’agriculture conventionnelle peut faire usage d‘organismes génétiquement modifiés (OGM), de pesticides chimiques et de fertilisants.</p>



<p>David Wees ajoute que l’agriculture biologique va au-delà de ces techniques : « Le bio s’inscrit dans une approche où on essaie de voir la ferme presque comme un organisme vivant, c’est-à-dire de regarder son ensemble et de se demander si on peut travailler de façon à minimiser l’impact environnemental, tout en maintenant la santé du sol, des travailleurs, des animaux, etc. »</p>



<p><strong>Les avantages (et mirages) du bio</strong></p>



<p>Les produits bios semblent à première vue toujours avoir un moindre impact environnemental, entre autres parce que plusieurs techniques sont priorisées avant l’utilisation de pesticides et d’engrais. David Wees détaille diverses méthodes alternatives utilisées pour lutter contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes : « Si on applique [l’agriculture biologique, <em>ndlr</em>] de façon théoriquement parfaite, lorsqu’on essaie de lutter contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes, on va toujours préconiser des méthodes non pas pour éliminer les problèmes, mais pour mieux les gérer. Autrement dit, on va tolérer un certain pourcentage de mauvaises herbes, d’insectes ou de maladies. » Ces méthodes incluent le labour du sol, le désherbage thermique, l’utilisation de paillis, l’introduction d’insectes bénéfiques (l’exemple le plus populaire étant les coccinelles pour éliminer les pucerons), et les pièges collants. L’utilisation de pesticides doux, comme des solutions savonneuses ou à base de soufre, arrive en dernier recours.</p>



<p>Pour ce qui est de la santé des consommateurs, il est vrai que les produits bios peuvent au premier abord sembler plus sains, puisqu’ils n’ont pas été traités avec des pesticides synthétiques. « Si on regarde les rapports de Santé Canada sur les cas de maladies ou d’intoxications dûes à des aliments contaminés, il y en a très peu concernant les fruits et légumes. La plupart du temps, ce n’est pas une intoxication dûe aux pesticides, mais à des bactéries qui se développent souvent lors de la manipulation des récoltes. Dans le cas de la viande, c’est lors de l’abattage, de l’emballage ou du transport [que peut survenir cette contamination, <em>ndlr</em>] », souligne David Wees. Les contaminations auraient lieu non pas pendant la production, mais le plus souvent après. « Lorsqu’il y a eu des cas d’intoxication dûs aux pesticides, c’était presque toujours lors de leur application ou de leur préparation. Donc, les plus à risque sont le producteur ou les employés, plutôt que le consommateur », précise M. Wees.</p>



<p><strong>Les inconvénients du bio</strong></p>



<p>Les techniques alternatives peuvent cependant parfois avoir un coût plus insidieux. David Wees donne l’exemple du cuivre : « Nous utilisons le cuivre depuis plusieurs siècles comme fongicide [pesticide servant à éliminer ou contrôler le développement de champignons parasites, <em>ndlr</em>]. Le problème, c’est qu’il ne se décompose jamais, contrairement aux pesticides organiques, qui se décomposent éventuellement. C’est un métal qui reste dans le sol. Pourtant, le cuivre est permis en agriculture biologique. »</p>



<p>David Wees explique que certaines techniques visant à éviter l’utilisation de produits chimiques nocifs proposent des alternatives qui ne sont pas forcément meilleures : « Souvent, en agriculture biologique, on doit utiliser beaucoup de labourage, soit de travail du sol, ce qui signifie que l’on passe encore plus de temps sur le tracteur, et donc qu’on consomme plus de diesel. On remplace finalement un problème par un autre : la consommation de carburant qui émet des gaz à effets de serre. » On a tendance à penser que le bio est idéal, mais il a tout de même un coût climatique considérable. L’agriculture biologique reste cependant une alternative préférable à l’agriculture conventionnelle. Selon la définition d’Équiterre, l’agriculture conventionnelle « comporte d’importantes limites notamment environnementales (contamination des eaux et des sols, désertification, salinisation des sols, disparition des pollinisateurs, destruction de la biodiversité, etc), et sur la santé humaine ».</p>



<p>Pour obtenir la certification biologique au Québec, « il ne suffit pas simplement de dire que nous sommes bios. » David Wees explique qu’il faut procéder à des vérifications exhaustives, et parfois à des inspections, qui vérifient la « trace écrite » (<em>paper trail</em>), comme les achats du producteur : « Pour prouver qu’on est une institution biologique, il faut conserver tous les reçus de tous nos intrants et être capable de décrire comment on s’en sert. » Certains producteurs décident de pratiquer l’agriculture biologique sans chercher à obtenir de certification, en raison des formalités écrasantes qui s’ajoutent au travail déjà très exigeant de la terre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Il serait donc préférable de s’interroger sur la provenance d’un produit avant de vérifier s’il est certifié biologique »</p>
</blockquote>



<p>La paperasse administrative est souvent déjà insurmontable pour certains producteurs. Selon Janice Pierson, il y a une quantité démesurée de documents à compléter, et la raison derrière tous ces rapports qui se ressemblent n’est pas toujours évidente. « Je dois pratiquement embaucher quelqu’un rien que pour remplir les formalités administratives! », s’était-elle exclamée.</p>



<p>De son côté, la ferme du campus Macdonald a décidé de ne pas pratiquer l’agriculture bio, mais plutôt l’agriculture régénératrice, visant à préserver la qualité des sols, notamment en favorisant la biodiversité dans la terre pour augmenter sa teneur en matière organique. Selon Cultivons Biologique Canada, les pratiques de l’agriculture régénératrice comprennent « le compostage, les cultures de couverture, les engrais verts de légumineuses, la rotation des cultures, l’agriculture mixte et la culture peu profonde et réduite ».</p>



<p><strong>Comment devenir un consommateur écoresponsable</strong></p>



<p>« Malgré tout l’intérêt que les consommateurs ont pour le bio, si on regarde la production des fruits et des légumes au Canada, seulement à peu près 5% sont biologiques », signale David Wees. Pourtant, la demande est croissante au Québec et ailleurs dans le monde. Une grande partie des produits bios consommés au Canada sont donc importés, surtout des États-Unis : « La plupart du temps, les produits ne viennent pas de New York ou du Vermont, mais de la Californie. Donc, des carottes bios ont été récoltées en Californie, ont été mises sur un camion et y ont passé trois à quatre jours pour se rendre jusqu’à Montréal, alors que des carottes non biologiques cultivées au sud de Montréal ont peut-être passé seulement trois heures sur un camion. » Il serait donc préférable de s’interroger sur la provenance d’un produit avant de vérifier s’il est certifié biologique.</p>



<p>Au-delà de l’achat local, David Wees donne quelques conseils pour améliorer son comportement en tant que consommateur. Pour atténuer les impacts liés à la pollution par le transport des produits importés, il faut privilégier les fruits et légumes de saison. Il est également préférable de consommer ceux qui se conservent bien, comme les pommes ou les canneberges, plutôt que les fraises.</p>



<p>Même si l’agriculture biologique est en général une meilleure option pour l’environnement, il ne faut pas supposer que ce l’est dans tous les cas. Biologique ne rime pas toujours avec écologique : il est possible que certaines méthodes de l’agriculture conventionnelle ou régénératrice s’avèrent plus durables dans certains contextes. En s’informant sur les pratiques agricoles et leurs effets sur l’environnement, on peut éviter les pièges des idées reçues et faire des choix plus éclairés en tant que consommateurs, comme regarder d’où les produits proviennent avant de vérifier s’ils sont bios.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/13/biologique-ne-rime-pas-toujours-avec-ecologique/" data-wpel-link="internal">Biologique ne rime pas toujours avec écologique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Alléger son empreinte sans faire de choix</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/alleger-son-empreinte-sans-faire-de-choix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[empreinte environnementale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56349</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand nos biais nous aident à mener des comportements pro-environnementaux.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/alleger-son-empreinte-sans-faire-de-choix/" data-wpel-link="internal">Alléger son empreinte sans faire de choix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">On est souvent en faveur des options vertes, des actions qui minimisent notre impact sur l’environnement : recycler, privilégier les transports en communs, moins prendre l’avion, et ainsi de suite. Pourtant, les actions que l’on mène réellement sont souvent moindres que nos intentions. De nombreuses barrières psychologiques, comme des biais inconscients, ralentissent ou empêchent notre passage à l’action. Ces barrières nous amènent à adopter la mentalité « qu’il est déjà trop tard ». Certains finissent par se retirer de cette lutte sous prétexte que « ça ne sert à rien de continuer ». Pourtant, cet état d’esprit ne fait que nuire à l’environnement et à ceux qui font des efforts.</p>



<p>Et si une façon d’alléger à la fois sa charge mentale et son empreinte environnementale n’était pas de se battre contre les biais freinants, mais de réduire le nombre de situations où ils pourraient nous influencer?</p>



<p><strong>Ai-je un impact?</strong></p>



<p>L’impact des actions pro-environnementales que l’on entreprend au quotidien n’est pas évident à visualiser. À moins que la décision ne soit de jeter l’emballage de notre bonbon d’Halloween sur le trottoir ou dans la poubelle, il est difficile de voir et de réellement comprendre les conséquences de nos gestes. Dr Ross Otto, chercheur en psychologie à McGill, étudie les différentes influences de notre milieu sur nos décisions : « <em>Les gens pensent-ils vraiment que l’on peut changer les choses de manière appréciable ? Je pense que c’est l’une des choses les plus difficiles pour amener les gens à changer leurs comportements. </em>(<em>tdlr</em>) »</p>



<p>Chaque individu a des biais cognitifs, qui sont des déviations de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité. Le chercheur en psychologie environnementale Robert Gifford, de l’Université Victoria, a regroupé les biais qui régissent l’inaction climatique sous forme de liste de « <a href="https://www.dragonsofinaction.com/limited-cognition/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dragons</a> », à comprendre comme des forces puissantes et destructrices. Un de ces biais est la perception de notre manque de contrôle et d’efficacité personnelle dans les actions individuelles pour l’environnement. Est-ce qu’un régime végétarien va vraiment changer le monde? Bien que ses <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2023-07-22/l-alimentation-vegane-emet-75-moins-de-ges.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">impacts soient connus</a> et <a href="https://www.researchgate.net/publication/318353145_The_climate_mitigation_gap_Education_and_government_recommendations_miss_the_most_effective_individual_actions" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sous-estimés</a>, un régime végétarien à lui seul demande beaucoup de maîtrise de soi au quotidien (par exemple, refuser de la viande à un repas ou au restaurant). Les inconvénients et les bénéfices à court terme semblent peser plus que ceux à long terme. C’est un des problèmes avec la crise climatique : on avance dans le flou, on sait quelles actions sont bonnes à poser mais on ne peut pas en voir les conséquences positives.</p>



<p><strong>Une loi, moins de choix</strong></p>



<p>Un autre « Dragon de l’inaction climatique » important est celui de l’incertitude : « <em>Quand on n’est pas sûr des actions à entreprendre, on hésite, et l’hésitation c’est de l’inaction. </em>» En politique, lorsque la crise n’est pas immédiate, beaucoup de facteurs viennent freiner une prise de décision radicale. Le Dr Ross Otto soulève que l’hésitation politique à agir pour préserver l’environnement est la plus néfaste. « <em>Pourquoi le gouvernement fédéral hésiterait-il, par exemple, à essayer de réduire les activités liées aux combustibles fossiles ou à l’extraction en Alberta? Les politiciens sont élus, et le passage à l’action pour l’environnement peut être dangereux politiquement.</em>&nbsp;» soulève Dr Otto. « <em>Imaginez que le gouvernement du Québec dise : “Plus de camions à diesel.” Ce serait incommode</em> <em>et dispendieux pour beaucoup de monde, et ce serait un grand risque politique. C’est selon moi le type d’hésitation qui a le plus de conséquences. Je pense que le mieux qu’on puisse faire, c’est adopter des lois pour que l’on n’ait plus que le choix d’agir tous dans le même sens. </em>» Les lois, les règles et les guides sont des manières d’éviter d’être confronté à un choix. Le fait d’adopter une façon de faire régulière peut alléger la charge mentale associée à l’action environnementale. Un exemple de règle à appliquer dans sa vie quotidienne pourrait être de privilégier la marche au lieu de prendre la voiture si le temps de trajet pour arriver à une destination est de moins de 30 minutes à pied.</p>



<p><strong>Surcharge et abstraction</strong></p>



<p>Robert Gifford aborde aussi le sujet de l’engourdissement environnemental par l’un de ses « Dragons ». C’est un dragon à deux têtes. D’une part, un engourdissement peut se produire lorsque nous recevons des messages très fréquents sur le changement climatique ou l’environnement, et qu’on s’habitue au message plutôt que de l’écouter activement. D’autre part, cet engourdissement peut se manifester par une abstraction des aspects lointains du changement climatique qu’on ne peut pas identifier ou qui n’ont pas d’impact immédiat. Pour illustrer la première « tête », on pourrait prendre l’exemple des catastrophes naturelles. Le sujet revient souvent dans les nouvelles, que ce soit à cause d’événements récents (comme les ouragans ayant eu lieu cet automne sur la côte est des États-Unis) ou de prédictions environnementales. La surcharge d’informations et leur similarité peut nous habituer à celles-ci, et on finit par ne plus accorder la même attention aux informations. Pour illustrer la deuxième « tête », on pourrait encore une fois reprendre l’exemple des catastrophes naturelles de plus en plus intenses. Au Québec, on a la chance d’être moins affectés par ces événements qu’ailleurs dans le monde. Pourtant, on sait qu’éventuellement, dans un avenir relativement proche, on le sera. Puisqu’on ne sait pas exactement à quoi s’attendre ni quand cela va se produire, on s’engourdit.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-1200x1200.png" alt class="wp-image-56313" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-2048x2048.png 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Reverse-programmed-nature-120x120.png 120w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/stu-dore/?media=1" data-wpel-link="internal">Stu Doré</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Les mesures COVID</strong></p>



<p>En politique, ne pas donner le choix semble garantir la prise d’action. La pandémie fut révélatrice de la rapidité à laquelle les changements de comportements peuvent s’opérer à grande échelle : le couvre-feu à 20h, ne plus se retrouver en groupe, porter un masque dans tous les espaces intérieurs. Le professeur souligne que la situation du « ici et maintenant » a poussé les gouvernements à agir. Bien que la crise était incertaine et que l’efficacité des mesures n’était pas connue, les gouvernements sont passés à l’action. « <em>La différence avec la prise d’action climatique, c’est que le gouvernement a dit : “Voilà ce que nous devons faire maintenant”. Il n’y avait plus de choix. Dans une large mesure, les gens y ont adhéré. Je pense que les effets obtenus </em>[<em>la baisse des cas, </em>ndlr] <em>étaient observables à court terme. </em>» Le professeur Otto souligne que les crises porteuses d’action nous montrent que les politiciens sont capables d’agir quand ils y mettent les moyens : « <em>Je pense que le côté optimiste de la chose est que si l’on confronte des organisations, des gouvernements ou des personnes à une crise suffisamment importante, cela montre qu’ils sont capables d’agir</em>. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>L’inaction est plutôt due au fait que ces actions ne sont pas encore des habitudes de vie </em>»<br>Ross Otto, professeur en psychologie à McGill</p>
</blockquote>



<p><strong>Réglages « par défaut »</strong></p>



<p>Et si l’on acceptait que nous sommes des êtres qui agissent majoritairement par habitude, souvent paresseux, et qui acceptent largement les conditions qui leur sont imposées? Peut-on changer les réglages « par défaut » des fournisseurs d’énergie par des options plus vertes pour éviter l’effort du choix? Une <a href="https://www.researchgate.net/publication/222676531_Green_Defaults_Information_Presentation_and_Pro-environmental_Behaviour" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude menée en Allemagne</a> a trouvé que la présentation de l’information a un grand impact sur la perception du choix et la prise d’action environnementale. Bien que  la plupart des citoyens se disaient en faveur de l’électricité verte, les foyers étaient automatiquement alimentés par le fournisseur conventionnel en Allemagne, qui utilise du charbon et des centrales nucléaires. Lorsque le fournisseur a prodigué de l’électricité verte « par défaut », très peu de foyers s’y sont opposés. Ces résultats ont été justifiés par ce que représente un réglage « par défaut » : il peut être interprété comme une recommandation des fournisseurs, et soulage les gens d’un choix malaisant au vu de sa connotation morale (faire quelque chose de « bien » pour l’environnement).</p>



<p><strong>Le pouvoir de l’habitude</strong></p>



<p>« <em>Dans le cas des actions pour l’environnement, ce n’est pas que les gens ont trop de choix entre les actions à poser, l’inaction est plutôt due au fait que ces actions ne sont pas encore des habitudes de vie </em>», remarque le Dr Otto. Prendre l’habitude de toujours se déplacer en vélo (ou en Bixi) pour aller à ses cours évite de se demander si on veut prendre la voiture.</p>



<p>« <em>Selon les théories d’apprentissage de base, ajuster un comportement nécessite de se débarrasser des déclencheurs de la situation qu’on veut changer. C’est une manière de changer les habitudes d’addiction, par exemple. Prenez quelqu’un qui a l’habitude de conduire alors qu’il </em>[<em>serait mieux pour l’environnement</em>, ndlr] <em>de ne pas le faire. Je pense que si vous modifiez tout son environnement,</em> <em>il sera forcé de réévaluer les actions et les résultats associés aux options. Les changements peuvent s’opérer à petite échelle, comme mettre ses clés de voiture dans un endroit ennuyeux qui se trouve de l’autre côté de la maison. Quand vous partez, c’est peut-être un exemple tiré par les cheveux, mais vous pourriez être enclin à penser : “Ok, maintenant, quelle est la séquence d’actions que je dois prendre pour aller au travail?” </em>» Cela permet, selon le Dr Otto, de ralentir les actions qui ne sont pas bénéfiques pour l’environnement, de les rendre légèrement pénibles, jusqu’à ce que le comportement change. On pourrait imaginer un café où il faille faire la file pour demander une boisson dans une tasse à usage unique, et en faire encore une autre pour payer. Si l’on y apportait sa propre tasse, on n’aurait à faire la file qu’une seule fois!</p>



<p>Par exemple, dans le cadre de la diminution des déchets afin d’atteindre le Zéro Déchet à McGill d’ici 2030, il sera nécessaire de changer nos habitudes de consommation. Chaque tasse de café jetable qui peut être évitée est une avancée vers cet objectif commun. Même si ce n’est pas facile de devoir penser tous les jours à prendre une tasse réutilisable, c’est en se conditionnant qu’on arrive à transformer cela en une habitude au quotidien. Les habitudes sont difficiles à bâtir, et difficiles à défaire. Si chaque jour on se « programme » à prendre sa tasse réutilisable avant de partir et qu’on l’apporte au café pour qu’elle soit remplie, on n’aura plus besoin de tasses jetables. Lorsqu’on ne se crée pas d’habitudes, ces petites choses, qui s’accumulent rapidement, deviennent trop difficiles à mettre en œuvre au quotidien. Il y a une forte efficacité dans le fait de mettre en place des habitudes. Il existe également des barrières : aller acheter une de ces tasses sur son temps libre, et ensuite se souvenir à chaque fois du geste de la mettre dans son sac, jusqu’à ce que l’habitude se crée. Il y a toujours un coût initial à l’établissement d’une habitude, mais c’est toujours un excellent investissement, qui rapporte des bénéfices dont on profite à long terme.</p>



<p>Ne pas faire de choix revient essentiellement à choisir de toujours vivre de la meilleure manière possible pour ne pas nuire à l’environnement. Cela peut paraître difficile à atteindre et à maintenir, mais si l’on décortique le mode de vie environnemental idéal, on remarque que c’est une accumulation d’habitudes qui le bâtissent. Ces habitudes s’apprennent avec le temps et l’expérience, et il ne faut pas s’attendre à changer son mode de vie en quelques jours seulement.</p>
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		<title>Recettes végétariennes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/recettes-vegetariennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[automne]]></category>
		<category><![CDATA[recettes]]></category>
		<category><![CDATA[recettes végétariennes]]></category>
		<category><![CDATA[végétarien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Spécial automne!</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>SOUPE-REPAS AUX LÉGUMINEUSES ET AU CURCUMA</em><br>Un coup de cœur de grand-maman <a href="https://www.ricardocuisine.com/recettes/3786-soupe-repas-aux-legumineuses-et-au-curcuma" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par Ricardo</a>. </p>



<p>Ingrédients :<br>1 oignon, coupé en dés<br>2 carottes, tranchées<br>2 branches de céleri, coupées en dés<br>1 gousse d’ail, émincée<br>50 g (1⁄4 tasse) d’orge perlé<br>2,5 mL (1⁄2 c. à thé) de poudre de cari<br>2,5 mL (1⁄2 c. à thé) de curcuma moulu<br>45 mL (3 c. à soupe) d’huile d’olive<br>1,5 L (6 tasses) de bouillon de légumes<br>1 boîte de 540 mL de légumineuses mélangées <br>1 boîte de 398 mL de tomates en dés, égouttées 1 petite patate douce, coupée en dés</p>



<p>Recette :<br>1) Dans une grande casserole, attendrir l’oignon, les carottes, le céleri et l’ail avec l’orge et les épices dans l’huile. Saler et poivrer au goût.<br>2) Ajouter le bouillon. Faire bouillir le tout, puis couvrir et laisser mijoter 30 minutes.<br>3) Ajouter les légumineuses, les tomates et la patate. Couvrir et laisser mijoter 10 minutes ou jusqu’à ce que l’orge soit tendre. Assaisonner au goût.<br>4) Servir avec des tranches de pain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-1200x1200.png" alt class="wp-image-56241" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_3.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><em>SOUPE RÉCONFORTANTE AU RIZ SAUVAGE</em><br>Un coup de cœur de Miya par Ali Martin (<em><a href="https://www.gimmesomeoven.com/cozy-autumn-wild-rice-soup/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Gimme Some Oven</a></em>). </p>



<p>Ingrédients :<br>1,5 L (6 tasses) de bouillon de légumes<br>200 g (1 tasse) de riz sauvage<br>200 g (1 tasse) de champignons de Paris, tranchés <br>4 gousses d’ail, émincées<br>2 carottes, coupées en dés<br>2 branches céleris, coupées en dés<br>1 grosse patate douce, coupée en dés<br>1 petit oignon blanc, coupé en dés<br>1 feuille de laurier<br>15 g (1 c. à soupe) de sel de céleri<br>7,5 g (1⁄2 c. à soupe) de paprika<br>400 mL (1 canne) de lait de coco non-sucré<br>2 poignées de chou frisé, haché grossièrement<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Faire mijoter les légumes et le riz dans le bouillon (sans ajouter le lait de coco) jusqu’à ce que le riz soit parfaitement tendre.<br>2) Incorporer le lait de coco et le chou frisé, en mélangeant bien. Saler et poivrer au goût.<br>3) Servir avec des tranches de pain croûté.</p>



<p>PS : Il est possible que le riz sauvage décolore et que le bouillon prenne une teinte mauve-gris, mais ne vous inquiétez pas, la soupe restera délicieuse!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-1200x1200.jpg" alt class="wp-image-56247" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-1200x1200.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-650x650.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-150x150.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-768x768.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-1536x1536.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-2048x2048.jpg 2048w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-600x600.jpg 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/environnementrecettesoupe-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Sachi Kapoor</span></figcaption></figure>



<p><em>SOUPE COURGE BUTTERNUT ET LAIT DE COCO</em><br>Un coup de cœur de Jade. </p>



<p>Ingrédients :<br>1 courge <em>Butternut<br></em>1 oignon, coupé en dés<br>500 mL (2 tasses) de bouillon de légumes 400 mL (1 boîte de conserve) de lait de coco <br>15 mL (1 c. à soupe) d’huile d’olive<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Couper la courge dans sa longueur et recouvrir de papier aluminium. Faire rôtir au four à 180° Celsius entre 40 et 50 minutes, jusqu’à ce que l’intérieur soit entièrement cuit. Si vous n’avez pas de four, vous pouvez aussi couper la courge en cubes et les attendrir dans une casserole avec un peu d’eau.<br>2) Faire sauter l’oignon dans un peu d’huile d’olive jusqu’à ce qu’il soit bien doré (7 à 9 minutes).<br>3) Ajouter la chair de la courge, le bouillon, et les épices. Couvrir pendant 5 minutes jusqu’à ébullition.<br>4) Mélanger le tout. Incorporer le lait de coco.<br>5) Épicer au choix : gingembre, noix de muscade, poudre de cari. <br>6) Si la soupe est trop épaisse, diluer avec un peu d’eau.<br>7) Servir généreusement et déguster avec une bonne tartine!</p>



<p>PS: Cette soupe se conserve très bien au congélateur</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-1200x1200.png" alt class="wp-image-56242" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_4.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><em>SOUPE À LA COURGE ET PATATES DOUCES</em><br>Un coup de cœur de Camélia par sa maman. </p>



<p>Ingrédients :<br>1⁄2 courge musquée (peut être remplacée par de la citrouille ou une autre courge de saison), coupée en dés<br>2 à 3 patates douces, coupées en dés<br>3 carottes, coupées en dés<br>1 oignon, haché<br>3 tomates, coupées en dés<br>3 branches de céleri, coupées en dés 15 g (1 c. à soupe) de beurre<br>1 pincée de noix de muscade<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Dans une casserole, verser 500 mL d’eau et attendrir les légumes. <br>2) Passer les légumes au mélangeur à main en ajoutant de l’eau tiède. <br>3) Ajuster l’épaisseur au goût.<br>4) Ajouter les épices. Saler et poivrer au goût.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-1200x1200.png" alt class="wp-image-56246" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-1200x1200.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-650x650.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-150x150.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-768x768.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-1536x1536.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-600x600.png 600w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8-120x120.png 120w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/Doodle_Juliette_8.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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<p><em>PÂTES AUX COURGETTES AVEC CÂPRES CROUSTILLANTS ET PISTACHES (RECETTE ADAPTÉE POUR LES ÉTUDIANTS EN MI-SESSION)<br></em>Un coup de cœur d’Édouard <a href="https://cooking.nytimes.com/recipes/1024237-zucchini-pasta-with-crispy-capers-and-pistachios" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par Yotam Ottolenghi</a>.</p>



<p>Ingrédients :<br>150 mL (2⁄3 de tasse) d’huile d’olive<br>4 courgettes (2 tranchées en rondelles et 2 coupées en dés) <br>20 mL (4 c. à thé) de vinaigre de vin rouge<br>45 mL (3 c. à soupe) de câpres, épongées<br>75 mL (1⁄3 tasse) de feuilles de basilic<br>60 mL (1⁄4 tasse) de pistaches (ou autres noix au goût)<br>6 gousses d’ail, hachées grossièrement<br>285 g (10 oz) de pâtes tubetti ou ditalini<br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Faire chauffer l’huile dans une petite casserole à feu moyen-vif. Faire frire un tiers des courgettes tranchées pendant 5 à 7 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient dorées. Retirer les courgettes et les transférer sur une assiette recouverte de papier absorbant. Assaisonner avec une pincée de sel. Répéter avec le reste des tranches de courgettes. Transférer le tout dans un petit bol. Ajouter le vinaigre et mélanger, puis laisser mariner de côté.<br>2) Réduire le feu et ajouter délicatement les câpres à l’huile. Faire frire les câpres pendant 2 à 3 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient croustillantes et de couleur vert foncé, puis les retirer, les égoutter et les placer sur une assiette recouverte de papier essuie-tout. Répéter avec les feuilles de basilic, en les faisant frire pendant environ 1 minute, puis avec les pistaches. Une fois refroidies, hacher grossièrement les pistaches.<br>3) Verser l’huile chaude dans une casserole, puis ajoutez les courgettes coupées en dés et 3⁄4 de c. à thé de sel. Faire cuire à feu vif pendant environ 5 minutes, en remuant, jusqu’à ce que les courgettes soient légèrement dorées. Ajouter ensuite l’ail et les pâtes, et faire cuire pendant 1 minute. Incorporer 2 1⁄2 tasses d’eau chaude, porter à ébullition, et laisser cuire en remuant souvent pendant environ 8 à 10 minutes, jusqu’à ce que les pâtes soient <em>al dente</em>.<br>4) Incorporer les pistaches et les courgettes frites, puis transférer les pâtes dans un grand plat. Garnir avec le basilic et les câpres. Servir chaud, à température ambiante ou même froid!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="1280" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large.jpeg" alt class="wp-image-56251" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large.jpeg 960w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large-650x867.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large-150x200.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/courgettes-Large-768x1024.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 960px) 100vw, 960px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/ed-montagne/?media=1" data-wpel-link="internal">Édouard Montagne</a></span></figcaption></figure>



<p><em>RISOTTO À LA COURGE D’HIVER ET À LA SAUGE</em><br>Un coup de cœur de Genève <a href="https://www.recettes.qc.ca/recettes/recette/risotto-a-la-courge-d-hiver-et-a-la-sauge-180101" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">par Recettes du Québec</a>. </p>



<p>Ingrédients :<br>1 oignon de taille moyenne, haché<br>8 feuilles de sauge, hachées<br>60 mL (4 c. à soupe) de beurre<br>450 g (2 1⁄2 tasses) de courge musquée, coupée en dés <br>125 mL (1⁄2 tasse) de vin blanc<br>1,25 L (5 tasses) de bouillon de légumes<br>270 g (1 1⁄2 tasse) de riz arborio non rincé <br>300 mL (1 1⁄4 tasse) de fromage Caprano râpé <br>Sel et poivre au goût</p>



<p>Recette :<br>1) Dans une casserole, faire revenir l’oignon et les feuilles de sauge dans le beurre. Ajouter la courge et remuer pendant 2 minutes pour bien l’enrober de beurre.<br>2) Incorporer le vin et 1 tasse de bouillon. Couvrir et laisser mijoter pendant 15 minutes, jusqu’à ce que la courge soit <em>al dente</em>.<br>3) Retirer le couvercle et faire réduire à sec à feu très vif.<br>4) Ajouter le riz et 3⁄4 de tasse de bouillon. Faire mijoter à feu doux en remuant jusqu’à ce que le liquide soit absorbé. Répéter jusqu’à ce que le riz soit cuit.<br>5) Retirer du feu et ajouter le fromage. Bien mélanger. Assaisonner au goût.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1226" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-1200x1226.jpeg" alt class="wp-image-56248" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-1200x1226.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-650x664.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-150x153.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-768x785.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-1504x1536.jpeg 1504w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/10/risotto-2005x2048.jpeg 2005w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit">Miya Yuki Comte Desjardins</span></figcaption></figure>
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		<title>Une journée au campus Macdonald</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/une-journee-au-campus-macdonald/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture locale]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[campus macdonald]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la découverte d’une ferme aux multiples visages.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">D’où provient la viande que l’on achète en épicerie? Comment a‑t-elle été produite? Longtemps chasseur- cueilleur, l’Homme a toujours su trouver sa nourriture dans la nature par lui-même et ce n’est que récemment qu’il a commencé à se poser ces questions. Aujourd’hui, la majorité de la population est totalement déconnectée du processus de production alimentaire et se nourrit de ce qu’elle trouve en magasin, se fiant uniquement aux étiquettes sur la composition et provenance des produits. Parfois, le consommateur décide d’acheter du bio et se sent écolo sans savoir réellement si l’étiquette ne cache pas une réalité moins verte. Finalement, seuls les acteurs du système agroalimentaire connaissent les dessous de la production. Or, il est essentiel de savoir ce que l’on mange au quotidien, car cela impacte à la fois notre santé et l’environnement. </p>



<p>Afin de mieux comprendre l’origine des aliments qui se retrouvent dans notre assiette tout comme celles des cantines de McGill, nous nous sommes rendues à la ferme du campus Macdonald. Cette escapade d’une matinée nous a offert une bouffée d’air dans notre quotidien éreintant d’étudiantes-citadines. Parfois, il suffit d’un retour à la terre pour se rafraîchir la tête et s’échapper de notre monde de béton. </p>



<p><strong>Loin de la ville</strong> </p>



<p>Le <a href="https://www.mcgill.ca/macdonald/prospective" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">campus Macdonald</a> se situe à l’extrémité Sud-Ouest de l’île de Montréal, dans la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, à 32 kilomètres du campus du centre-ville. Pour s’y rendre, il est possible de prendre la navette gratuite offerte par McGill dont on peut retrouver les horaires sur <a href="https://www.mcgill.ca/transport/shuttle" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le site</a> de transport de McGill. </p>



<p>Nous nous retrouvons devant le bâtiment Sherbrooke 680 d’où part la navette pour rejoindre le campus Macdonald. Le trajet jusqu’au campus Macdonald ne dure qu’une trentaine de minutes. Peu de temps après notre arrivée, nous voilà déjà apaisées par la quiétude qui règne sur le campus délocalisé. À quelques dizaines de mètres du fleuve Saint-Laurent, les étudiants étudient dans l’herbe qui s’étend à perte vue. Ici, l’environnement est dans toutes les consciences. Après avoir vagabondé entre les bâtiments de cours, nous gagnons la campagne et les champs. Nous finissons par distinguer <a href="https://www.mcgill.ca/macdonaldfarm/community#mcgill-feeding-mcgill" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la ferme Macdonald</a>, plus facilement accessible en voiture qu’à pied. L’odeur de fumier pénètre nos narines : pas de doute, nous sommes au bon endroit.</p>



<p><strong>Au cœur de la ferme laitière</strong> </p>



<p>Poursuivant notre route, nous arrivons au complexe d’élevage laitier, où nous apercevons à travers la grille de l’étable une employée en train de s’occuper des vaches. Celle-ci nous invite à la rejoindre pour nous faire visiter le complexe et, au passage, répondre à nos questions. Nous enfilons des couvre-chaussures en plastique, « <em>pour des raisons de biosécurité et pour garder les chaussures propres (tdlr)</em> », nous explique Aynsley Merk, technicienne animalière pour le troupeau laitier de recherche de l’Université McGill. Aynsley fait partie d’une équipe de cinq techniciens qui s’occupent du troupeau et de l’entretien de l’étable. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1200x1600.jpeg" alt class="wp-image-55985" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1200x1600.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-650x867.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-150x200.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-768x1024.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-1536x2048.jpeg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/etable-1-scaled.jpeg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/a-doat/?media=1" data-wpel-link="internal">Adèle Doat</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Une fois à l’intérieur, Aynsley nous prévient que la prise de photos nécessite une autorisation des Comités du soin des animaux des installations (<em>Facility Animal Care Committees</em>). Dans les étables, il est difficile de s’entendre entre le bruit des machines et des animaux. Nous sommes arrivées tout juste au moment où les vaches venaient de rentrer après leur exercice extérieur quotidien. L’équipe était en plein ménage : « <em>Elles sortent généralement pendant deux heures dans l’après-midi, après avoir été nourries et traites </em>», nous explique Aynsley. Elle nous décrit les sortes de vaches dans l’étable : « <em>Comme vous pouvez le voir, nous avons des vaches laitières de différentes races. La plupart d’entre elles sont des vaches noires et blanches. Ce sont des Holstein. Nous avons aussi des vaches brunes appelées Jersey et celle-ci est une Suisse brune.</em> » Caressant la vache en question, Aynsley poursuit : « <em>Elles sont toutes très amicales parce que nous les touchons tout le temps. Elles sont vraiment habituées aux humains. Nous les éduquons pour qu’elles soient gentilles, car nous avons des étudiants qui travaillent ici et nous ne voulons pas qu’ils se&nbsp;blessent.</em>&nbsp;»</p>



<p>La ferme laitière du campus Macdonald sert avant tout à la recherche et à l’éducation. Certains étudiants rendent visite aux vaches dans le cadre de leur cours : « <em>Les étudiants du programme de santé animale viennent travailler avec elles pour apprendre </em>[<em>entre autres</em>, ndlr]<em> à prendre leur température. Tous les cours de biologie animale comportent généralement une visite de l’installation laitière. Il y a un programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole, qui y est présent en permanence.</em> »</p>



<p>Un des projets de recherche en cours à la ferme laitière est guidé par <a href="https://www.mcgill.ca/animal/staff/elsa-vasseur" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la professeure Elsa Vasseur</a>, et porte sur le bien-être des animaux et la recherche comportementale. Aynsley nous explique que la ferme du campus utilise ce qu’on appelle une installation de stalles à attaches : « <em>C’est une vieille école dans le sens où les animaux sont attachés à une stalle, mais c’est </em>[<em>l’installation</em>, ndlr]<em> que l’on trouve le plus au Canada et au Québec. Je pense que le monde évolue vers un environnement libre où les animaux ne sont pas attachés, où ils ont une aire de repas et une aire de couchage, et ils ont plus d’autonomie, mais ils ne sortent pas à l’extérieur.</em> » La professeure Vasseur s’intéresse à améliorer le bien-être des vaches dans l’étable du campus. Son équipe et elle font des tests de personnalité sur les animaux. Aynsley nous pointe un système de cordes et poulies attachées au plafond de l’étable : « <em>Toutes ces lignes servent à attacher différents objets, que nous plaçons devant </em>[<em>les vaches</em>, ndlr]<em> et nous filmons ce qu’elles font&nbsp;avec.</em>&nbsp;»</p>



<p>Un autre projet de recherche en cours est celui du professeur <a href="https://www.mcgill.ca/animal/staff/duggavathi" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Raj Duggavathi</a>. « <em>Ses étudiants au doctorat s’intéressent généralement à la physiologie de la reproduction, plus précisément aux cycles œstraux et à la présence de marqueurs dans le sang et le lait.</em> » Les éleveurs de vaches laitières tendent à se débarrasser des vaches qui ne tombent plus enceintes, car elles ne produisent plus autant de lait. « <em>Nous aimerions donc que nos vaches vivent longtemps, la longévité est donc l’un de nos principaux objectifs</em> », nous explique Aynsley. « <em>L’espérance de vie moyenne d’une vache laitière dans l’industrie, dans les grandes exploitations au Canada, est de cinq ans</em> », selon la technicienne, « <em>La vache la plus âgée que nous ayons jamais eue ici avait 18 ans, et elle était vieille!</em> »</p>



<p>En plus d’être une ferme de recherche et d’éducation, elle vend le lait produit à des fins commerciales : « [<em>Les vaches</em>, ndlr] <em>sont traites deux fois par jour. Au Canada, tout est acheminé au même endroit, mélangé au lait de toutes les autres fermes, et les produits sont ensuite distribués. Chaque fois que vous mangez du fromage OKA ou du Québon, il se peut que cela vienne d’ici.</em> » Aynsley nous fait entrer dans une autre pièce dans laquelle se trouvent les veaux : « <em>Si nous gardions tous les bébés, nous ne pourrions pas fonctionner. C’est pourquoi nous élevons un certain pourcentage de notre troupeau pour en faire de la viande de bœuf.</em> » </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« <em>Je pense que ce qui m’enthousiasme le plus dans mon travail, c’est de voir à quel point les consommateurs ont du pouvoir et à quel point des changements positifs se profilent à l’horizon. </em>»</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Aynsley Merk, technicienne animalière</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>



<p>Aucun doute, Aynsley aime son quotidien. Elle connaît chaque vache par son nom (Starburst, Bahamas, Abba, etc.), et peut même distinguer leurs personnalités : « <em>Elles sont toutes totalement différentes. Et nous avons tous nos préférées.</em> » Son travail a eu beaucoup de conséquences sur sa vie, notamment sur son alimentation : « <em>Ce que je préfère raconter aux gens, c’est que j’ai été végétarienne pendant la majeure partie de ma vie, parce que je me suis toujours sentie inconfortable par rapport à l’agriculture animale. J’ai eu l’occasion d’assister à des conférences et de parler à de vrais producteurs affiliés à des universités. Et ce que l’on constate surtout, c’est qu’ils aiment leurs animaux. Je me sens beaucoup mieux à l’idée de manger des produits d’origine animale aujourd’hui parce que je vois qu’on s’occupe d’eux. Il ne s’agit pas d’une culture d’abus, du moins pour les produits laitiers et le bœuf.</em> » Elle ajoute : « <em>Je pense que ce qui m’enthousiasme le plus dans mon travail, c’est de voir à quel point les consommateurs ont du pouvoir et à quel point des changements positifs se profilent à l’horizon. </em>»</p>



<p>Aynsley témoigne de l’influence des changements de mentalité sur l’industrie : « <em>En effet, lorsque les laits alternatifs sont apparus, comme le lait d’amande et le lait d’avoine, l’industrie laitière a commencé à changer. Elle se demandait comment faire pour que les gens se sentent à nouveau à l’aise en buvant du lait. C’est ainsi que l’on voit apparaître ces éléments dans le code de bonnes pratiques ou dans diverses lignes directrices auxquelles tous les agriculteurs doivent se conformer. On assiste à de grands changements dans le domaine du bien-être animal. Par exemple, plus personne ne pourra construire d’étables avec des stalles à attaches. De notre côté, nous attendons une nouvelle étable, mais McGill, comme vous le savez, traverse un peu une période difficile… </em>» </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Toutes les personnes que nous avons interrogées ont mentionné le manque d’attention et de visibilité donné à la ferme du campus Macdonald. Les projets de nouvelles infrastructures ne semblent pas être la priorité de McGill »</p>
</blockquote>



<p><strong>L’agriculture régénératrice </strong></p>



<p>Aynsley souhaite nous faire rencontrer Janice Pierson, la responsable de la ferme, mais elle est absente de son bureau. Alors que tous les employés cherchent à la contacter pour qu’elle puisse nous recevoir, en vain, nous nous résignons à lui envoyer un courriel et poursuivons notre visite. Nous nous dirigions vers <a href="https://www.facebook.com/MarcheMacMarket" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le Mac Market</a>, ouvert de juillet à novembre, qui vend des fruits et légumes de saison produits sur le campus Macdonald quand, soudain, une voiture nous arrête. Il s’agit du professeur Raj Duggavathi, dont nous avait parlé Aynsley. Il arrive à temps pour nous prévenir que Janice est de retour. La nouvelle de notre visite surprise a donc vite fait le tour du campus. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1600" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-1200x1600.jpeg" alt class="wp-image-55984" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-1200x1600.jpeg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-650x867.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-150x200.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-768x1024.jpeg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion-1152x1536.jpeg 1152w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/camion.jpeg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eliejuliette/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Elie</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p>Janice ne tarde pas à nous rattraper et nous faisons sa connaissance. « <em>J’ai obtenu mon diplôme en 2000 au campus Macdonald et je suis revenue 23 ans plus tard pour devenir cheffe d’exploitation. Et je ne viens pas d’une ferme. Je viens de la jungle de béton de Toronto!</em> », explique-t-elle. Janice a décidé de consacrer sa vie à la ferme et à ses animaux. Fièrement, elle nous décrit son lieu de travail d’une superficie de 250 hectares de terre qui ne comprend pas que la ferme laitière mais aussi le centre d’horticulture, ou encore l’unité de volaille. Janice met en avant le rôle de la ferme Macdonald dans le projet <em>McGill Feeding McGill</em>, lancé il y a dix ans. Grâce à cette initiative, chaque année, 25 000 kg de fruits et légumes produits par le centre de recherche d’horticulture remplissent les cuisines des cafétérias de McGill. </p>



<p>La ferme cherche à développer une agriculture plus durable. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elle va devenir une ferme biologique. Janice explique : « <em>On parle beaucoup du bio comme étant bon pour la santé, mais il y a des choses bio qui, sur le plan de l’environnement, ne sont pas toujours les meilleures. Par exemple, c’est le cas pour le travail du sol. Dès que l’on commence à labourer un champ, on libère beaucoup de CO2. Nous, nous pratiquons l’agriculture sans labour. </em>» Ce qu’ils ont décidé de faire plutôt que de mettre en place une agriculture biologique, c’est de développer <a href="https://www.agoterra.com/articles/quest-ce-que-lagriculture-regeneratrice" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’agriculture régénératrice</a>. Cette méthode vise à préserver la qualité des sols en adoptant des pratiques de culture et d’élevage plus raisonnées, notamment en favorisant la biodiversité dans les sols pour augmenter leur teneur en matière organique. Selon Janice, cela «<em> ouvre de nombreuses possibilités</em> ». Elle a un plan très précis en tête pour le futur de sa ferme : « <em>Dans nos champs, j’aimerais que les andains</em> [<em>alignement de foin</em>, ndlr] <em>descendent jusqu’en bas parce qu’un jour, j’espère que les vaches iront paître là sans avoir à traverser de route. </em>» </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«&nbsp;<em>Nous devons apprendre à faire de l’agriculture un peu mieux et un peu plus doucement et à travailler avec l’environnement&nbsp;</em>»</p>



<p class="has-text-align-center has-small-font-size">Janice Pierson, responsable de la ferme</p>
</blockquote>



<p>Dans sa vision de l’avenir, les pesticides occupent une place moindre. « <em>L’objectif, c’est d’utiliser moins de produits chimiques. Cela ne signifie pas que nous n’en utilisons pas, mais que nous en utilisons beaucoup moins et que nous adoptons des pratiques plus responsables. Par exemple, nous plantons des cultures de couverture. Elles ont non seulement un impact sur la population de mauvaises herbes, mais aussi sur la qualité du sol et sur la réduction de notre impact sur l’environnement.</em> » Si beaucoup d’agriculteurs ont gardé leurs habitudes traditionnelles héritées de génération en génération, qui se traduisent souvent en l’élimination des obstacles à la culture au détriment de l’environnement, Janice est persuadée qu’il est temps de changer de mentalité : « <em>Nous devons apprendre à faire de l’agriculture un peu mieux et un peu plus doucement et à travailler avec l’environnement.</em> » D’autant plus que l’activité de la ferme Macdonald subit de plein fouet le réchauffement climatique et doit s’y adapter. La chaleur impacte à la fois les cultures mais aussi l’élevage. « <em>Nous ne pouvons pas laisser les vaches dehors si elles n’ont pas d’ombre et qu’il fait 30 degrés Celsius. </em>» Avant de continuer : « <em>Elles sont heureuses à l’extérieur si les conditions sont bonnes. Si vous les mettez dehors quand il fait chaud et qu’elles ont l’occasion de retourner dans l’étable, où il y a de la ventilation et où elles peuvent s’allonger, il y a de fortes chances qu’elles se présentent à la porte et qu’elles veuillent retourner dans l’étable.</em> » </p>



<p><strong>Un manque de visibilité</strong> </p>



<p>Janice prévient Laura Caralampides, gestionnaire du Centre de recherche horticole, de notre arrivée imminente, et notre exploration du campus Macdonald se poursuit. Laura est trop occupée pour discuter avec nous mais nous accorde le droit de visiter les serres, qui font partie du <a href="https://www.mcgill.ca/foodservices/sustainability" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme <em>McGill Feeding McGill</em></a>. Nous nous dirigeons ensuite vers le Mac Market, où nous sommes accueillies chaleureusement : la caissière nous offre gratuitement un sac en papier rempli des légumes et fruits de notre choix, simplement parce qu’il s’agit de notre première visite. L’atmosphère est chaleureuse, la générosité des gens ne cesse de nous impressionner. Il est temps de terminer cette matinée enrichissante avec un pique-nique bien mérité sur la pelouse du <em>McEwen Field</em>. </p>



<p>Toutes les personnes que nous avons interrogées ont mentionné le manque d’attention et de visibilité donné à la ferme du campus Macdonald. Les projets de nouvelles infrastructures ne semblent pas être la priorité de McGill. </p>



<p>Ce qu’on en conclut, c’est que le campus Macdonald gagne absolument à être visité. Cet endroit vert et accueillant regorge de gens tous plus généreux les uns que les autres. Le futur de la lutte contre les changements climatiques réside dans la recherche scientifique qui permet des projets innovants, exactement ce à quoi se dévouent les professeur·e·s, étudiant·e·s et employé·e·s du campus Macdonald. </p>



<p><em>Merci à Aynsley Merk, Janice Pierson, et à tous·tes celles et ceux qui nous ont guidées.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/25/une-journee-au-campus-macdonald/" data-wpel-link="internal">Une journée au campus Macdonald</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment sauver l’espèce humaine en s’amusant</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/comment-sauver-lespece-humaine-en-samusant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55802</guid>

					<description><![CDATA[<p>1. S’engager pour l’environnement sur les réseaux sociaux.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Une de mes premières rencontres avec la question environnementale a été à travers le jeu <em><a href="https://www.friv.com/z/games/ecoego/game.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Eco Ego</a></em>, sur la plateforme <em>Friv</em>. La première fois que j’y ai joué, je n’en comprenais pas vraiment le but. J’avais environ sept ans, et je n’avais pas la patience de lire la description du jeu ; je cliquais simplement sur le bouton « <em>Play </em>». Je me suis rapidement retrouvée à faire tomber les feuilles d’un arbre à cause du réchauffement climatique, à polluer une rivière avec de l’eau de vaisselle souillée et à asphyxier un petit personnage ressemblant à une gousse d’ail à cause du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. J’ai abandonné. Des années plus tard, après avoir reçu une meilleure éducation environnementale, j’ai décidé d’y revenir. Cette fois, je comprenais l’objectif. Voulant réussir, j’ai appris et répété les actions favorables à l’environnement. Le but du jeu, décrit sur la page d’accueil, était simple : « <em>Quelque chose de confortable pour </em><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f464.png" alt="👤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em>. Quelque chose de confortable pour </em><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f98b.png" alt="🦋" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f985.png" alt="🦅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f40c.png" alt="🐌" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f337.png" alt="🌷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em>. Réfléchis bien à tes choix dans le jeu et dans la vie! Temps imparti : six minutes </em>(<em>tdlr</em>) ». La limite de temps visait à simuler le sentiment d’urgence qu’on ressent face à la crise climatique.</p>



<p>Ce n’est pas un hasard si on dit qu’on apprend mieux en s’amusant. Le <a href="https://lesminis.fr/blog/apprendre-en-samusant-pourquoi-le-jeu-est-un-outil-pedagogique-efficace/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plaisir favorise</a> l’ouverture d’esprit, une curiosité accrue, une diminution de l’anxiété, et stimule la créativité ainsi que l’innovation, tout en facilitant l’application des notions acquises. <em>Eco Ego </em>s’inscrit dans une panoplie de méthodes ludiques pour sensibiliser à la cause environnementale. Les jeux, les concours, les mèmes (<em>memes</em>) et même l’humour sont des outils aussi amusants qu’efficaces pour sauver la planète. Ils inspirent des comportements plus écologiques et réduisent les inquiétudes concernant l’engagement environnemental, rendant ce dernier plus accessible et attrayant.</p>



<p><strong>Se mettre au défi</strong></p>



<p>Il y a quelques années, quand on éduquait mon chien, j’ai appris le concept du <a href="https://thedecisionlab.com/fr/reference-guide/management/reinforcement-theory" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">renforcement positif</a>. Il s’agit d’une méthode pour encourager les comportements positifs en offrant une récompense lorsque ceux-ci sont adoptés. L’idée est que l’ajout d’un stimulus agréable augmente la probabilité que le comportement souhaité soit répété. C’est un concept qui s’applique aussi aux humains, avec des récompenses adaptées, bien sûr (pas de croquettes pour moi, merci).</p>



<p>Les concours, compétitions et simples défis pour la cause environnementale sont un bon moyen d’inciter la participation des gens. C’est aussi une manière de récompenser les gagnant·e·s et/ou participant·e·s, de mettre en valeur leur apport à la cause, et de les encourager à poursuivre leurs efforts. J’ai parlé dans mon dernier article de deux exemples de défis lancés à la population, le <em><a href="https://beecityusa.org/no-mow-may/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">No Mow May</a></em> et le <a href="https://mieletco.com/pages/defipissenlits?srsltid=AfmBOoqJE7QJsEXxiTZccPt8CkC0IfdxHwKHnNQE2NkT7pWlivZ88laj" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Défi pissenlit</a>, qui visaient à retarder la tonte des pelouses pour laisser plus de temps aux pollinisateurs de profiter de la végétation. Au printemps 2024, le Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu a lancé le <a href="https://www.cstjean.qc.ca/concours-intercollegial-environnement" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">concours intercollégial</a> « Deviens l’écho responsable de ton domaine d’études », qui invitait les étudiant·e·s à créer une capsule d’influence (un Reel sur Instagram ou une vidéo sur YouTube) à propos d’un enjeu environnemental lié à leur domaine d’études. Les étudiant·e·s avaient la possibilité de remporter des prix allant jusqu’à 1 000$.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le plaisir favorise l’ouverture d’esprit, une curiosité accrue, une diminution de l’anxiété, et stimule la créativité ainsi que l’innovation, tout en facilitant l’application des notions acquises »</p>
</blockquote>



<p><strong>Des mèmes pour la planète</strong></p>



<p>De plus en plus d’organisations agissant pour la protection de l’environnement publient sur leurs réseaux sociaux des mèmes, ces images rigolotes reprises à l’infini, accompagnées de texte ironique auquel on peut s’identifier. Pour ma part, je suis abonnée au <a href="https://www.instagram.com/greenpeacequebec/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">compte Instagram de Greenpeace Québec</a>, champion de la sensibilisation grâce à l’humour viral. Greenpeace Québec, à travers les mèmes, <a href="https://www.instagram.com/p/C7C-9H9tCpU/?utm_source=ig_web_copy_link&amp;igsh=MzRlODBiNWFlZA==" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">pratique l’autodérision</a>, ce qui rend l’organisation plus accessible et proche de son public. Les mèmes nous permettent de connecter avec des gens qui pensent comme nous et de créer un sentiment d’appartenance à la cause environnementale. L’utilisation du format du mème permet aussi de rejoindre un public plus large en améliorant la visibilité de la cause sur les réseaux sociaux, grâce à la <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2590037420300029" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">nature variante et virale</a> de ce type de contenu. Au-delà de la consommation de mèmes, leur création semble tout aussi amusante. Je me suis donc essayée à l’exercice (voir mon mème environnemental ci-haut).</p>



<p>Aussi drôles soient-ils, ces mèmes servent à diffuser un message important : la crise environnementale n’est pas une blague. L’absurdité de la situation est telle qu’il vaut mieux en rire, car si les mises en garde n’ont pas mené à l’action, peut-être que l’humour le fera.</p>



<p>Protéger l’environnement n’a pas à être une tâche sérieuse et monotone. En intégrant des éléments ludiques dans notre approche de la durabilité, on peut non seulement rendre l’engagement écologique plus attrayant, mais aussi plus efficace. On peut créer quelque chose de confortable pour <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f464.png" alt="👤" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f98b.png" alt="🦋" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f985.png" alt="🦅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f40c.png" alt="🐌" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f337.png" alt="🌷" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="944" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-1200x944.jpg" alt class="wp-image-55804" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-1200x944.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-650x511.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-150x118.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-768x604.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-1536x1208.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Article_Juliette-2048x1611.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><br><strong>2. Rencontre avec l’humoriste Dhanaé A. Beaulieu.</strong></p>



<p class="has-drop-cap">Il y a quelques semaines, je suis allée voir le <em><a href="https://lebordel.ca/spectacles/gong-show/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Gong Show</a> </em>au Bordel Comédie Club. C’est une soirée humoristique où des amateur·trice·s de monologues comiques (<em>stand-up</em>) se succèdent sur scène, chacun·e disposant de trois minutes pour faire rire le public, sans se faire interrompre par le son du gong. Un jury composé de trois humoristes expérimenté·e·s évalue la qualité des blagues et de la prestation du participant. Après chaque numéro, les juges commentent de manière humoristique la performance en donnant des critiques directes et hilarantes, des conseils, ou des félicitations.</p>



<p>J’ai rencontré Dhanaé A. Beaulieu, acteur et humoriste québécois, qui était sur le jury pour la première partie du Gong Show. Ses blagues percutantes sur la crise environnementale m’ont particulièrement marquée et ont inspiré cet article.</p>



<p><strong><em>Le Délit </em></strong>(<strong>LD</strong>) : <em>Pourquoi as-tu choisi d’intégrer le sujet de l’environnement dans ta carrière d’humoriste?</em></p>



<p><strong><em>Dhanaé A. Beaulieu </em></strong>(<strong>DAB</strong>) : C’est surtout pendant la pandémie que j’ai réalisé que les sujets que je devais aborder devaient être seulement les sujets qui m’intéressaient vraiment, parce qu’au final, quand je suis sorti de l’École [nationale de l’humour, <em>ndlr</em>], je pense que j’essayais d’aller chercher un public qui n’était pas le mien. Je parle de ce que je connais, finalement.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Quel effet souhaites-tu avoir sur ton public quand tu fais des blagues sur l’environnement?</em></p>



<p><strong>DAB </strong>: Ça dépend du public. Quand je sais que le public n’est pas impliqué en environnement, c’est plus une façon de planter une graine dans leurs esprits sur un sujet qu’ils ne comprennent peut-être pas. J’essaie d’être le plus rassembleur possible, puis de faire des blagues qui ne ridiculisent pas le mouvement écologiste. Si c’est la première fois qu’ils sont exposés au sujet de l’environnement, tant mieux que ce soit dans un <em>show </em>d’humour, parce que ça sera associé à quelque chose de positif. Quand je présente mon <em>show </em>solo, le but c’est vraiment d’enfoncer le clou. Je n’hésite pas à être un peu plus caustique, si on veut!</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Quels ont été tes projets préférés en lien avec l’environnement?</em></p>



<p><strong>DAB </strong>: Pour mon spectacle solo, en 2022, j’ai obtenu une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec pour faire un voyage dans l’Ouest canadien et visiter des forêts anciennes afin d’inspirer mon spectacle. C’est dur à battre! Je suis content de travailler aussi avec le média <a href="https://unpointcinq.ca/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Unpointcinq</a>, qui est le seul média indépendant se concentrant uniquement sur les questions environnementales au Québec. Ils me proposent de faire des <em>sketchs </em>pour leur Tiktok, parce que <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/08/30/meta-eclipse-les-nouvelles-canadiennes-enjeux-et-solutions/" data-wpel-link="internal">Meta bloque toutes leurs nouvelles sur Facebook et Instagram</a>. Je participe aussi à <a href="https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/4604/feu-vert" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Feu vert</a>, l’émission à Radio-Canada qui parle des questions environnementales. J’y fais des chroniques tous les mois. C’est vraiment un beau projet.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Tu as dit qu’il n’y a pas beaucoup d’humoristes qui parlent d’environnement. Penses-tu que ce nombre augmentera au cours des prochaines années?</em></p>



<p><strong>DAB </strong>: Oui. J’espère, en tout cas! Chaque année, j’organise un spectacle sur cette thématique et j’y invite d’autres amis humoristes à venir faire un numéro qui parle de l’environnement. Je me dis que plus il y a de gens qui montrent que ces numéros peuvent être accessibles pour un large public, probablement que plus de gens vont vouloir en faire aussi. Pour l’instant, je peux te dire que je connais presque tous ceux qui ont des numéros sur l’environnement, mais j’ai hâte au jour où je ne pourrai plus te nommer les noms des personnes qui font des numéros de ce type.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Penses-tu que l’humour pourrait être perçu comme une façon peu sérieuse de traiter les questions environnementales, et qu’il pourrait ainsi nuire à la cause?</em></p>



<p><strong>DAB </strong>: Si tu ridiculises le mouvement, je pense que ce n’est pas une bonne idée. Au lieu de rire un peu du mouvement, ris plutôt de toi, de tes travers. Si le fond de ta pensée, c’est qu’il faut en faire plus pour l’environnement, si tout le monde comprend où tu loges, à mon avis, il n’y a pas de problème.</p>



<p><strong>LD </strong>: <em>Quel conseil donnerais-tu aux gens pour qu’ils prennent du plaisir dans la protection de l’environnement?</em></p>



<p><strong>DAB </strong>: Il faut trouver quelque chose que tu aimes faire. Moi, j’avais besoin de quelque chose de concret, un peu pour combattre mon éco-anxiété, puis pour avoir l’impression que j’agis vraiment. Je me suis dit que je pourrais planter des arbres. Alors j’ai mis de l’avant des projets pour planter des arbres sur le terrain de ma coopérative d’habitation à Hochelaga. Pour moi, c’était amusant, parce que j’aime travailler dans la terre. Il faut juste trouver un projet qui nous parle.</p>



<p><em>Pour rire, apprendre, et être au courant des projets de Dhanaé Audet-Beaulieu, vous pouvez suivre sa page Instagram, Facebook ou Tiktok @dhanaebeaulieu.</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/comment-sauver-lespece-humaine-en-samusant/" data-wpel-link="internal">Comment sauver l’espèce humaine en s’amusant</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le bulletin terre à terre</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/11/le-bulletin-terre-a-terre-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bonnes nouvelles]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55710</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les bonnes nouvelles environnementales de l’été 2024.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">La saison estivale de l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne mondiale de <a href="https://ici.radio-canada.ca/sujet/changements-climatiques/actualites/document/nouvelles/article/2102490/ete-2024-chaleur-temperature-changements-climatiques" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">près de 17 ̊C</a>. Cela dépasse de plus de 1,5 ̊C la température moyenne préindustrielle (1850–1900), un objectif clé de l’accord de Paris. Malgré ces faits inquiétants, il ne faut pas baisser les bras. Les individus et les communautés à travers le monde prennent des initiatives pour lutter contre les changements climatiques, et ces efforts ne doivent pas passer inaperçus. La motivation à lutter contre les changements climatiques se cultive, et se rafraîchir les pensées en s’exposant à des bonnes nouvelles environnementales ne peut qu’être bénéfique à la cause. Voici un récapitulatif des événements mondiaux de l’été 2024 en matière d’environnement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/09/Environnement_Baleines.tiff" alt class="wp-image-55712"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong><em>No Now May</em> et le Défi pissenlit</strong></p>



<p>Au mois de mai 2024, le mouvement <em>No Mow May</em> mis en place par l’organisation britannique Plantlife a connu une certaine popularité en Amérique du Nord. Le défi consiste à ne pas tondre sa pelouse durant l’entièreté du mois de mai, afin de laisser pousser les plantes et les fleurs et permettre aux pollinisateurs de profiter de toute la verdure, qui se fait plus rare en fin d’hiver et au début du printemps. Le mouvement a été endossé par certaines organisations, dont <a href="https://beecityusa.org/about/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Bee City USA</a>, qui encourage à étendre l’abstention de la tonte au printemps et même à l’année au complet. Selon Bee City USA, les <a href="https://beecityusa.org/no-mow-may/#:~:text=The%20history,to%20help%20early%20season%20pollinators." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bénéfices de laisser pousser sa pelouse</a> sont multiples : une réduction de la pollution sonore due à l’équipement parfois bruyant de maintien paysager, ainsi que de meilleures conditions pour les invertébrés et une économie d’eau, de temps, et d’argent. </p>



<p>Le <a href="https://mieletco.com/pages/defipissenlits?srsltid=AfmBOoqJE7QJsEXxiTZccPt8CkC0IfdxHwKHnNQE2NkT7pWlivZ88laj" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Défi pissenlit</a>, une initiative québécoise lancée en 2021 par Miel&amp;Co. est similaire au <em>No Mow May</em>, mais se distingue de ce dernier en ne donnant pas de contrainte de durée ou de moment précis. L’organisme propose plutôt aux Québécois·e·s de simplement laisser fleurir les pissenlits avant de les tondre. Les pissenlits sont essentiels au développement printanier des colonies d’abeilles, selon les observations des apiculteurs. En juillet, la ville de Québec a <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10130039/pesticides-interdits-a-quebec-vers-un-changement-mentalite-sur-pelouse-parfaite" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">interdit l’utilisation de pesticides non biologiques</a> sur son territoire. Il semble donc qu’un changement de mentalité est en train de se produire en ce qui concerne l’idéal de la pelouse parfaite. Il reste à voir si ces mouvements viraux de l’été 2024 conserveront leur popularité dans les années à venir.</p>



<p><strong>Des entreprises de produits menstruels durables</strong></p>



<p>Les entreprises ayant pour but d’offrir des produits et des services écologiques à leurs consommateurs ne cessent de se multiplier au Québec. L’entreprise québécoise de produits menstruels sains et durables Iris + Arlo offre des serviettes sanitaires, des tampons et des culottes menstruelles sains, fabriqués à partir de matériaux simples et naturels, autant pour la santé de ses client·e·s que pour celle de notre planète. <a href="https://irisarlo.com/fr?srsltid=AfmBOorZSeeHHbqEicl6dB_-CjBNc2LdPhVfUxRVOQyE-gg5lmP4AG1W" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sur son site internet</a>, l’entreprise montre son impact en <a href="https://irisarlo.com/fr/pages/impact" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">quelques statistiques clés</a>. Par exemple, chaque année au Canada, plus de 771 millions de produits menstruels se retrouvent dans les dépotoirs. En plus d’avoir pour mission de diminuer l’impact environnemental des produits menstruels, Iris + Arlo a une vocation éducative et inclusive. La compagnie souhaite démystifier les tabous liés aux menstruations et aux personnes menstruées. On peut retrouver sur leur site internet <a href="https://irisarlo.com/fr/blogs/info/lexique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un lexique</a> sur tout ce qui est en lien avec le sujet. </p>



<p>Une autre compagnie de produits menstruels écologiques, Mme L’Ovary, propose des produits réutilisables en coton naturel et des coupes menstruelles. Ce type de produit gagne petit à petit en popularité depuis quelques années. La compagnie vise autant à protéger la santé des personnes menstruées que celle de l’environnement. Plusieurs entreprises dans divers secteurs intègrent de plus en plus cette notion d’interdépendance entre la santé humaine et la santé environnementale.</p>



<p><strong>La demande en combustibles fossiles diminue</strong></p>



<p>Les scientifiques avertissent depuis plusieurs années des dangers environnementaux si les émissions de gaz à effet de serre (GES) ne cessent pas et ne diminuent pas jusqu’à la nullité. Depuis que les énergies fossiles sont devenues une partie intégrante du fonctionnement de l’espèce humaine, les émissions de GES continuent d’augmenter. Pourtant, de plus en plus de pays industrialisés tentent de diminuer leurs émissions de GES en se tournant vers des énergies renouvelables. Une des technologies vers laquelle ceux-ci se tournent pour remplacer les énergies fossiles est l’électricité. Ce n’est pas la solution idéale de remplacement, car elle émet également du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, mais c’est un pas dans la bonne direction. La consommation mondiale d’électricité ne cesse d’augmenter, et selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), cette augmentation vient avec <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2079069/climat-ges-pic-chine-eolien-solaire" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un plafonnement de la demande en énergies fossiles</a> prévu d’ici 2025. Le taux de croissance des émissions de GES a diminué dans les dernières années. Un tel plafonnement annoncerait une ère de décroissance des émissions de GES. </p>



<p>Au Québec, <a href="https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/environnement/publications-adm/plan-economie-verte/plan-economie-verte-2030.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la transition énergétique</a>, qui vise à remplacer les énergies fossiles par l’électricité, va entre autres reposer sur l’énergie éolienne dans les prochaines années. Plusieurs projets de parcs éoliens vont être mis en place, dont un premier déjà en cours <a href="https://ici.radio-canada.ca/info/videos/1-10107315/energie-eolienne-premier-projet-presente-au-lac-saint-jean" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">au Lac-Saint-Jean</a>. La Société d’État Hydro-Québec se lance dans ce secteur qu’elle laissait autrefois au privé pour atteindre son objectif de doubler sa production énergétique d’ici l’année 2050.</p>



<p><strong>Protection de la faune</strong></p>



<p>Les animaux font face aux conséquences graves des changements climatiques, dont l’extinction. Le caribou est menacé de disparition au Québec depuis plusieurs années, et l’état de sa population ne s’améliore pas. Cet été, le ministre fédéral de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, a demandé au Conseil des ministres d’intervenir <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2081831/feu-vert-decret-urgence-caribou-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">pour protéger les habitats des caribous</a> afin d’assurer la survie de l’espèce. Les industries minière et forestière figurent parmi les principaux facteurs perturbateurs des habitats des caribous, entre autres à cause des conséquences de la coupe forestière et du réseau routier qu’elle nécessite. Un projet de décret d’urgence a donc été entamé cet été afin de mettre en place des mesures plus radicales de protection de trois hardes précises de caribous, soit celles de Val‑d’Or, de Charlevoix et du Pipmuacan. </p>



<p>La rainette faux-grillon, une espèce d’amphibien qui se reproduit dans des milieux humides du Québec, est de plus en plus affectée par l’étalement urbain et l’agriculture. L’espèce a pourtant connu de bonnes nouvelles cet été. Grâce à un investissement de <a href="https://www.ledevoir.com/environnement/814038/habitats-rainette-faux-grillon-restaures-monteregie-outaouais" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">8,2 millions de dollars</a> du Fonds de la nature du Canada, des habitats de la rainette faux-grillon <a href="https://www.ledevoir.com/environnement/814038/habitats-rainette-faux-grillon-restaures-monteregie-outaouais" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont été restaurés au Québec</a> : plus de 13 hectares sur la Rive-Sud de Montréal, plus de 42 hectares en Outaouais et près de 40 hectares en Montérégie. La rainette faux-grillon, malgré sa petite taille, occupe un rôle important dans son écosystème. Elle <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2077293/rainette-faux-grillon-milieu-humide-guilbeault" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">agit comme indicateur de la pression</a> sur la biodiversité dans son milieu grâce à la similarité entre ses besoins et ceux de plusieurs autres espèces. </p>



<p>L’été nous apporte également une bonne nouvelle pour <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2073012/dindons-sauvages-villes-ontario" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les dindons sauvages</a> : l’espèce qui était autrefois menacée de disparition à cause de la destruction de son habitat et de la chasse intensive compte maintenant une population nombreuse. Plusieurs citoyens en ont même aperçu dans les villes. </p>



<p>Pour ce qui est du projet d’agrandissement du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent et du projet de création d’un parc marin entre l’île d’Anticosti et la réserve du parc national de l’Archipel-de-Mingan, <a href="https://parcmarin.qc.ca/agrandissement/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des progrès</a> se réalisent. Depuis l’automne 2023, les représentants de Parcs Canada, du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec et de la Société des établissements de plein air du Québec ont consulté les communautés autochtones, municipalités et entreprises concernées par le projet d’agrandissement du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. En automne 2024, les différentes administrations prévoient consulter le public. Ces consultations <a href="https://rtccable.com/?p=20468" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">servent à recueillir</a> les préoccupations et les questions des parties prenantes pour y répondre et réaliser un parc marin qui conviendra à ses utilisateurs et ses visiteurs.</p>



<p>Ces avancées dans les projets de protection de l’environnement et dans les mentalités sont encourageantes. C’est avec une combinaison de petites victoires et de grandes réformes que nous pouvons espérer inverser les tendances actuelles et construire un avenir plus durable.</p>
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		<title>Feux de forêt au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/feux-de-foret-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[feux de forêt]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
		<category><![CDATA[sopfeu]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55383</guid>

					<description><![CDATA[<p>La SOPFEU prépare l’été 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/feux-de-foret-au-quebec/" data-wpel-link="internal">Feux de forêt au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">En 2023, le Québec a connu un malheureux record en ce qui concerne les feux de forêt, avec <a href="https://sopfeu.qc.ca/communiques/bilan-de-la-saison-2023-une-saison-de-tous-les-records-pour-la-sopfeu/#:~:text=En%20ce%20qui%20concerne%20les,fois%20plus%20que%20la%20moyenne." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">4,3 millions d’hectares brûlés</a> sur le territoire. Cette saison marquée par la sécheresse a nécessité des efforts disproportionnés de la part de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) et de l’aide internationale, afin de limiter les dégâts. À quoi peut-on s’attendre en 2024?</p>



<p><strong>2023 était une exception</strong></p>



<p>Karine Pelletier, porte-parole de la SOPFEU, souligne l’une des raisons pour lesquelles la saison 2023 de feux de forêt a été d’une intensité jamais vue auparavant : « Après une période de sécheresse, [le <a href="https://sopfeu.qc.ca/communiques/bilan-de-la-saison-2023-une-saison-de-tous-les-records-pour-la-sopfeu/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1er juin</a>, <em>ndlr</em>] il y a eu plus de 3 000 coups de foudre sur la province [québécoise] et ses environs, ce qui a créé 182 feux en une journée. » En temps normal, 80% des feux de forêt sont déclenchés par des causes humaines (souvent des feux de camp mal contrôlés ou mal éteints), alors que seulement 20% sont déclenchés par la foudre. Au cours de l’exceptionnelle saison 2023, les incendies causés par la foudre ont été responsables de 99,9% de la superficie brûlée, selon le <a href="https://sopfeu.qc.ca/communiques/bilan-de-la-saison-2023-une-saison-de-tous-les-records-pour-la-sopfeu/#:~:text=En%20ce%20qui%20concerne%20les,fois%20plus%20que%20la%20moyenne." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">bilan officiel</a> de la SOPFEU. « La différence entre les feux de cause humaine et les feux de foudre, en règle générale, c’est que les feux de foudre vont couvrir une plus grande superficie […], parce qu’ils arrivent plus tard dans l’été, qu’ils se passent plus au nord, qu’il y a moins de population pour se rendre compte qu’il y a un feu et sonner l’alerte avant que ça devienne trop gros, et parce que les conifères [qui sont plus abondants au nord, <em>ndlr</em>] sont très combustibles », explique Karine Pelletier en entretien avec <em>Le Délit</em>.</p>



<p><strong>La SOPFEU est prête à attaquer 2024</strong></p>



<p>Le <a href="https://www.finances.gouv.qc.ca/Budget_et_mise_a_jour/budget/documents/Budget2425_PlanBudgetaire.pdf#page=170" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">budget 2024–2025</a> du gouvernement du Québec, présenté le 12 mars 2024, réserve 29 millions de dollars sur cinq ans afin d’« accroître la capacité de la Société de protection des forêts contre le feu à combattre les feux de forêt ». Cette somme va permettre l’embauche et le perfectionnement des effectifs de la SOPFEU, ainsi que l’acquisition de nouveaux équipements, en prévision de la saison 2024 et des années à venir. Selon Karine Pelletier, « on ne peut pas vraiment éviter les feux de cause naturelle, parce que c’est à cause de la sécheresse. On n’a aucun contrôle là dessus, malheureusement. Maintenant, on essaie de mieux se préparer. Comme il y a un budget qui est confirmé, on essaie d’avoir le plus de pompiers possible, mais aussi plus de gens pour les encadrer, pour avoir une capacité opérationnelle plus grande, une force d’attaque de plus de feux en même temps. C’est ce qu’on peut faire de mieux ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L’été 2023 a été d’une intensité jamais vue auparavant : ‘‘Après une période de sécheresse, [le 1er juin, <em>ndlr</em>] il y a eu plus de 3 000 coups de foudre sur la province [québécoise, <em>ndlr</em>] et ses environs, ce qui a créé 182 feux en une journée’’ »</p>
</blockquote>



<p>En temps normal, la SOPFEU possède suffisamment d’effectifs pour faire face aux défis des saisons de feux de forêt. En temps de débordements, comme cela a été le cas en 2023, le Québec doit faire appel à l’aide internationale et interprovinciale pour combattre les incendies. Karine Pelletier met l’accent sur l’importance grandissante de ce type de coopération : « Ce n’est pas rare qu’on emprunte des pompiers aux autres provinces canadiennes, et vice-versa. Vu que le Canada est un très grand pays, les provinces canadiennes n’avaient jamais [avant récemment, <em>ndlr</em>] leur pic de saison au même moment. Donc, si le sud-est canadien était au plus fort de saison, mais dans l’ouest, c’était plus tranquille, on pouvait s’emprunter des ressources. Maintenant, dans l’ouest, la saison des feux ne se termine jamais. Pour mieux se préparer, il faut alors faire plus d’ententes à l’international. »</p>



<p>La SOPFEU ne fait pas seulement de l’intervention sur le terrain, mais aussi de la prévention au sein de la population. Puisqu’en temps normal la majorité des feux sont de cause humaine, il est primordial de mener des campagnes de prévention. « On en fait pour les feux de printemps, parce qu’il y a chaque année en moyenne 275 feux qui sont déclenchés [par des Québécois, <em>ndlr</em>] avant le début de l’été. Les gens ne réalisent pas le danger d’incendies qu’il y a, même s’il reste un peu de neige, même si le sol a l’air humide. Il y a tellement de végétaux morts au sol et avec quelques heures d’ensoleillement et un peu de vent, ça devient extrêmement combustible », souligne la porte-parole.</p>



<p>Pour ce qui est des feux d’été, la SOPFEU peut prévoir les zones à risque en se basant sur les rapports des scientifiques. « Les scientifiques s’entendent pour dire qu’au Québec, c’est plus l’ouest [qui est à risque, <em>ndlr</em>],<br>comme l’Abitibi et même près de la Baie James. C’est là où les feux ont été très intenses l’an dernier. C’est un secteur qui est plus à risque que les autres climatiquement, parce qu’il est plus vulnérable à la sécheresse », explique Karine Pelletier. Afin de détecter les feux le plus tôt possible, la SOPFEU bénéficie beaucoup des alertes du public. On peut signaler un incendie directement en appelant le 1–800-463-FEUX (3389). Un autre moyen de détection consiste en des patrouilles quotidiennes menées par l’équipe des opérations aériennes de la SOPFEU. « Elle va décider où elle va aller en fonction du danger d’incendie, de la pluie qui est tombée à certains endroits et des coups de foudre enregistrés », précise la porte-parole. « Il y a aussi des satellites qui vont détecter les points chauds. Si des points chauds ont l’air louches, on peut ajuster la patrouille pour aller voir. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« S’il y a un point positif de la saison dramatique qu’on a connue l’été dernier, c’est [que ça, <em>ndlr</em>] conscientise les gens à l’impact concret du changement climatique, au danger réel des feux de forêt »</p>
<cite>Karine Pelletier, porte-parole de la SOPFEU</cite></blockquote>



<p><strong>Comment éteindre un feu de forêt</strong></p>



<p>Entre la détection d’un incendie et son extinction, plusieurs étapes se déroulent et plusieurs acteurs entrent en jeu. Tout d’abord, le triage : « Il y a trois priorités. La première, c’est les vies humaines. La deuxième, c’est les infrastructures stratégiques, comme les lignes d’Hydro-Québec, les routes, les ponts. Puis, en troisième, il y a la forêt. Normalement, dans la zone de protection intensive, qui est plus ou moins au sud du 51<em>e</em> parallèle, on va attaquer systématiquement tous les incendies ». Karine Pelletier ajoute qu’en 2023, à cause des débordements, certains feux qui ne menaçaient pas de communauté ou d’infrastructure stratégique ont été gardés en vigie uniquement, du <a href="https://lactualite.com/societe/les-pompiers-forestiers-ils-etaient-au-front/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">jamais vu</a> dans l’histoire de la SOPFEU.</p>



<p>Rendus à l’étape de l’attaque du feu, les pompiers font appel à des appareils technologiques, dont d’impressionnants avions-citernes. Contrairement à ce qu’on peut penser, le rôle de ces avions, qui relâchent en moyenne chaque année 65 mégalitres d’eau sur les brasiers, n’est pas d’éteindre les feux. C’est plutôt de faire la première attaque, soit de baisser l’intensité de l’incendie  pour permettre aux pompiers de le combattre à partir du sol. Karine Pelletier décrit les objectifs opérationnels de la SOPFEU : « Une fois que le feu est détecté, on veut être sur le terrain en moins d’une heure pour commencer l’attaque, avant qu’il n’atteigne un demi-hectare [de superficie, <em>ndlr</em>]. Puis, on veut le maîtriser, c’est-à-dire faire les contours et s’assurer qu’il ne progresse plus, avant dix heures le lendemain, parce que le feu suit un cycle de 24 heures : quand le soleil se couche et que l’humidité remonte un peu, c’est rare que le feu soit très actif. Ça recommence à s’intensifier vers dix heures chaque matin. Enfin, on veut l’éteindre avant qu’il n’atteigne trois hectares. »</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux.jpeg" alt class="wp-image-55387" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux.jpeg 1024w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux-650x488.jpeg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux-150x113.jpeg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/03/feux-768x576.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eliejuliette/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Elie</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>La sirène est déclenchée</strong></p>



<p>Ce ne sont pas seulement les populations des régions incendiées qui ont fait face aux conséquences des feux de 2023. Les populations des villes au sud aussi ont été touchées autrement : Montréal était étouffée par la fumée, le soleil avait pris une teinte rougeâtre apocalyptique et New York est devenue, en quelques jours seulement, la ville la plus polluée du monde. Les incendies records de 2023 ont certainement joué un rôle dans une prise de conscience environnementale chez certaines personnes. « S’il y a un point positif de la saison dramatique qu’on a connue l’été dernier, c’est bien ça », partage Karine Pelletier. « Ça conscientise les gens à l’impact concret du changement climatique, au danger réel des feux de forêt, [et au fait, <em>ndlr</em>] que même s’ils n’habitent pas dans le nord au milieu de la forêt, même en ville ils peuvent être beaucoup affectés, au niveau de la santé. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les scientifiques sont assez clairs : [le réchauffement climatique, <em>ndlr</em>] va avoir un impact, pas nécessairement sur la quantité de feux, mais sur l’intensité des feux »</p>
<cite>Karine Pelletier</cite></blockquote>



<p>Des situations intenses comme celle de la saison 2023 se feront de moins en moins rares dans les années à venir, en raison des changements climatiques. « Les scientifiques sont assez clairs : [le réchauffement climatique, <em>ndlr</em>] va avoir un impact, pas nécessairement sur la quantité de feux, mais sur l’intensité des feux. C’est lié au fait que la sécheresse va devenir plus fréquente, de plus longue durée. Des épisodes de haute température, de manque de pluie, c’est ça qui va rendre la forêt plus vulnérable à des feux plus intenses », conclut la porte-parole.</p>



<p>On ne sait pas exactement à quoi s’attendre pour la saison 2024. La SOPFEU, comme à chaque année, reste vigilante et réactive, et compte faire tout son possible pour limiter les dégâts des feux sur les communautés, les infrastructures et la forêt. La coopération de la population pour la prévention reste primordiale pour limiter le nombre d’incendies actifs et ainsi alléger un peu la charge de travail de la SOPFEU. Enfin, un conseil pour les adeptes de <em>camping</em> : mieux vaut éteindre soigneusement son feu de camp avant d’aller se coucher et prendre le temps de le rallumer au matin que de risquer d’être la cause d’une future catastrophe.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/feux-de-foret-au-quebec/" data-wpel-link="internal">Feux de forêt au Québec</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le marathon optimiste</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/le-marathon-optimiste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Au quotidien]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55218</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cinq films qui éveillent les consciences environnementales à leur manière.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Quoi de mieux, en cette période de battement entre les examens de mi-session et les finaux, qu’un marathon de films? Quoi de mieux, plus précisément, qu’un marathon de films qui touchent au sujet de l’environnement, en ordre du plus cynique au plus optimiste? C’est ce que je vous propose cette semaine, avec les cinq films suivants, auxquels j’ai attribué une note sur l’« Optimiscore » selon leur degré d’optimisme par rapport à l’avenir climatique de la Terre : <em>Déni cosmique </em>(<em>Don’t Look Up</em>), <em>Dans une galaxie près de chez vous</em>, <em>La Sagesse de la pieuvre </em>(<em>My Octopus Teacher</em>), <em>Le Lorax </em>et <em>L’homme qui plantait des arbres</em>.</p>



<p><strong>Déni cosmique (</strong><strong><em>Don’t Look Up</em></strong><strong>)</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Cette salade de vedettes du cinéma (Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Timothée Chalamet, Cate Blanchett, etc.), assaisonnée d’un fort message environnemental, a su créer une onde de choc dès sa sortie, en décembre 2021. Dans cette satire politique et sociale, deux scientifiques sont confrontés à l’apathie générale lorsqu’ils tentent d’avertir la population qu’une comète destructrice se dirige vers la Terre. Les thèmes abordés sont la désinformation, la cupidité, mais aussi l’amitié. Sans divulgâcher la fin, je peux vous dire qu’un film n’a pas besoin de bien se terminer pour être réussi.</p>



<p><strong>Dans une galaxie près de chez vous</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Tirée la télésérie culte homonyme, cette comédie québécoise suit l’équipage du vaisseau spatial Romano Fafard dans sa quête pour trouver une nouvelle planète où déménager les « quatre milliards de tatas » – les humains – qui ont pollué la Terre au point de la rendre inhabitable. Sorti il y a 20 ans, <em>Dans une galaxie près de chez vous </em>réunit des comédien·ne·s québécois·e·s important·e·s : Claude Legault, Didier Lucien, Sylvie Moreau, Réal Bossé, Mélanie Maynard, Guy Jodoin et Stéphane Crête. Entre humour absurde et critique sociale, le film fait passer un message touchant sur l’écologie et l’amitié, tout en offrant un divertissement original, pour ne pas dire parfois politiquement incorrect.</p>



<p><strong>La Sagesse de la pieuvre (</strong><strong><em>My Octopus Teacher</em></strong><strong>)</strong></p>



<p>Optimiscore :<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Se rappeler que nous, les êtres humains, faisons aussi partie de la nature, est un pas important dans la prise de conscience environnementale. Ce film, élu meilleur documentaire aux Oscars en 2021, suit la formation d’une relation émouvante entre un plongeur, Craig Foster, et une pieuvre, dans les eaux froides d’une forêt d’algues en Afrique du Sud. À travers cette amitié improbable, le documentaire ouvre à des réflexions profondes sur l’empathie, la connexion avec la nature, et ce que celle-ci a à nous apprendre. Tout comme la vie d’une pieuvre, rien n’est éternel. Il faut prendre soin de ce que l’on a pendant qu’on l’a encore.</p>



<p><strong>Le Lorax</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Ce film classique pour enfants a marqué une grande étape dans ma prise de conscience environnementale personnelle, à l’âge de sept ans. Dans une ville où la nature est artificielle et l’air respirable est vendu en bouteille, Ted, 12 ans, découvre l’histoire du Lorax, le gardien de la forêt autrefois rasée par un entrepreneur avide. <em>Le Lorax </em>explore les conséquences de la cupidité humaine sur l’environnement, avec une touche d’humour et de poésie caractéristique de Dr. Seuss, qui a écrit le livre à l’origine du film. Ce long-métrage musical et coloré parvient encore à amuser les plus grands et à les replonger dans ce que l’enfance a de plus beau à offrir : l’espoir en l’avenir.</p>



<p></p>



<p><strong>L’homme qui plantait des arbres</strong></p>



<p>Optimiscore : <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/2b50.png" alt="⭐" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br>Pour couronner ce palmarès, je vous propose le gagnant de l’Oscar du meilleur court métrage d’animation de 1988, un film québécois basé sur la nouvelle du même nom écrite par Jean Giono en 1953, et illustré par Frédéric Back. Le film raconte l’histoire d’un berger solitaire qui, par son travail de plantation d’arbres pendant des décennies, transforme une région désolée en un lieu paradisiaque où il fait bon vivre. Cette œuvre est une ode<br>à la nature et à la puissance de l’engagement envers l’environnement et la communauté, dont le message peut être encapsulé par la citation suivante : « […] on comprenait que les hommes pouvaient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. »</p>



<p>Bon visionnement!<br></p>
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		<title>Défis pour mars</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/defis-pour-mars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[défis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En prévision de la Journée internationale du zéro déchet.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Lors de la 77<em>ème </em>Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2022, le 30 mars a été nommé Journée internationale du zéro déchet. Comme la <a href="https://www.un.org/fr/observances/zero-waste-day#:~:text=Le%2014%20d%C3%A9cembre%202022%2C%20lors,pays%2C%20a%20pr%C3%A9sent%C3%A9%20cette%20r%C3%A9solution." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">page web</a> des Nations Unies l’indique, à chaque année, « les États Membres, les organisations du système des Nations Unies, la société civile, le secteur privé, le monde universitaire, les jeunes et d’autres parties prenantes sont invités à participer à des activités visant à sensibiliser aux initiatives nationales, infranationales, régionales et locales de zéro déchet et à leur contribution à la réalisation du développement durable ».</p>



<p>En prévision du 30 mars, <em>Le Délit </em>vous propose un mois complet de défis hebdomadaires pour écologiser votre routine. Chaque semaine, une bonne habitude écologique sera mise en avant. Rien ne vous empêche de conserver ces bonnes habitudes durant tout le mois et dans le futur!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1186" height="858" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Semaine-du-26-fevrier-au-3-mars.jpg" alt class="wp-image-55044" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Semaine-du-26-fevrier-au-3-mars.jpg 1186w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Semaine-du-26-fevrier-au-3-mars-650x470.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Semaine-du-26-fevrier-au-3-mars-150x109.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Semaine-du-26-fevrier-au-3-mars-768x556.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1186px) 100vw, 1186px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eliejuliette/?media=1" data-wpel-link="internal">Juliette Elie</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>Quelques conseils pour réussir une journée zéro déchet</strong></p>



<p>Faire son épicerie en vrac, apporter sa tasse réutilisable pour son café, préparer son repas et ses collations à la maison, utiliser des cosmétiques solides comme la barre de savon ou de shampooing et apporter ses propres ustensiles à la cafétéria. Consultez les ressources disponibles en ligne sur le sujet, comme la <a href="https://fr.davidsuzuki.org/mode-de-vie/comprendre-les-bases-du-zero-dechet/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">page dédiée au concept</a> sur le site web de la Fondation David Suzuki!</p>
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		<item>
		<title>Au menu : désobéissance civile</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/28/au-menu-desobeissance-civile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Juliette Elie]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Activisme]]></category>
		<category><![CDATA[vandalisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55067</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le vandalisme d’œuvres d’art est-il encore efficace?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">De la poudre rouge sur l’exemplaire original de la Constitution américaine à Washington, de la sauce tomate sur les <em>Tournesols </em>de Van Gogh, une main et une tête collées à <em>La Jeune Fille à la Perle</em> de Vermeer, de la purée de pommes de terre sur les <em>Meules de Monet</em> ; voici seulement quelques exemples d’actes de vandalisme visant des œuvres d’art commis au nom de la cause environnementale dans les dernières années. Le vandalisme militant d’œuvres d’art existe depuis toujours sous différentes formes. De nos jours, cette technique d’activisme non-violent consiste à s’attaquer à une œuvre, d’habitude très connue, en y jetant des substances, des objets, ou en y collant des parties de son corps avec de la superglue.</p>



<p><strong>Pourquoi viser l’art?</strong></p>



<p><br>Les œuvres visées par les militants environnementaux ne sont pas choisies au hasard. Elles sont avant tout ciblées à cause de leur popularité. En menaçant d’abîmer des œuvres inestimables, connues et aimées du grand public, les activistes cherchent à attirer un maximum d’attention et de couverture médiatique pour faire entendre leurs revendications. Le geste n’en est pas un de violence envers l’art – le vandalisme ne vise pas (en général) à détruire les œuvres de manière permanente – mais de protestation pacifique.</p>



<p><strong>Le pour et le contre</strong></p>



<p><br>Le vandalisme de chefs‑d’œuvre divise le public, évidemment, mais également les militants eux-mêmes. En effet, on remarque une différence d’opinions entre les générations de militants environnementaux. Les plus âgés sont en général en désaccord avec le geste. Ils pensent qu’au lieu d’attirer l’attention des gens et des médias sur les revendications environnementales, le vandalisme d’œuvres ne fait que décrédibiliser la cause. Historiquement, les artistes ont été les moteurs de changements sociaux, les messagers des grandes revendications. Donc, de s’en prendre à l’art pour militer peut être considéré comme absurde et contre-productif. Certains activistes sont d’avis que la désobéissance civile pour la cause environnementale  devrait s’en tenir à ce qui atteint directement le problème que les activistes cherchent à dénoncer. Par exemple, plus tôt ce mois-ci, des activistes de Greenpeace se sont installés dans le bureau de la ministre des Finances Chrystia Freeland à Toronto pour demander la réglementation des banques qui financent les énergies fossiles.</p>



<p>Les plus jeunes militants, de leur côté, ont plutôt tendance à penser que le choc provoqué par cet acte mal vu du public permet d’atteindre un plus grand auditoire. On entend souvent dire que « de la mauvaise publicité reste quand même de la publicité ». C’est cette idée qui motive en partie les actes de vandalisme d’œuvres d’art. Même si l’image projetée est négative, l’attention des médias est pour un moment consacrée à la cause environnementale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Les activistes cherchent à attirer un maximum d’attention et de couverture médiatique pour faire entendre leurs revendications »</p>
</blockquote>



<p><strong>Une tactique du passé</strong></p>



<p><br>Pourtant, le vandalisme d’œuvres d’art a‑t-il encore de nos jours l’effet recherché? Depuis le premier acte contemporain de vandalisme militant, soit la lacération de la Vénus au miroir de Vélasquez par la suffragette Mary Richardson en 1914, cette technique de militantisme a perdu l’effet de surprise initialement produit. Selon la sociologue et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) Dana Fisher, le vandalisme d’œuvres est inefficace et ne pousse pas la réflexion du public et des médias plus loin, car déjà vu. De plus, plusieurs musées ont augmenté leurs mesures de sécurité (interdiction aux sacs à dos, fouilles, vitres supplémentaires, etc.) justement en prévision de ces actes. « Les actes de vandalisme sur les chefs d’œuvres de l’art mondial nous interpellent. […] Et ce, indépendamment des revendications », affirme Linda Tremblay, responsable des relations de presse du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ). En reproduisant cette tactique dont le potentiel de choc a été épuisé, les militants environnementaux ramènent la conversation au débat sur le vandalisme d’œuvres comme manière de protester, plutôt qu’à leurs revendications environnementales urgentes.</p>



<p>« Au fil des décennies, le changement climatique va affecter de plus en plus de personnes. […] Et nous verrons les gens prendre des mesures de plus en plus désespérées », exprime le Dr Oscar Berglund, maître de conférences spécialiste de l’activisme climatique à l’université de Bristol. Si le vandalisme d’œuvres d’art est dépassé, qu’est-ce qui saura le remplacer ?</p>
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