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C’était ça ou mourir tire à sa fin

La suite de l’affaire Thélyson Orélien.

Ana Camila Torchia | Le Délit

Cet article traite d’une mise à jour dans l’affaire Thélyson Orélien, accusé d’avoir utilisé l’intelligence artificielle dans le processus créatif de son roman C’était ça ou mourir. Pour découvrir les détails de l’histoire, consultez l’article Affaire Thélyson Orélien : une chasse aux sorcières ? disponible dans l’édition du 30 septembre ou sur le site Internet du Délit.

C’est le mercredi 21 octobre que le couperet est tombé pour Thélyson Orélien : son éditeur québécois ne renouvellera plus leur collaboration. Dans un communiqué de presse, les Éditions du Boréal déclarent qu’elles « mettent fin à leur relation professionnelle avec Thélyson Orélien. De nouveaux éléments […] indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture » du dernier roman de l’auteur, bien que ce dernier ait toujours nié y avoir eu recours.

Une décision finale

L’éditeur précise qu’il n’y aura aucune réimpression de C’était ça ou mourir de sa part et qu’il ne publiera aucun autre ouvrage de Thélyson Orélien. Pour l’auteur, c’est ici que prend définitivement la collaboration avec Boréal.

L’éditeur mentionne avoir accompagné Orélien dans la constitution d’un dossier visant à documenter tout le processus de création, ce qui aurait pu le disculper des accusations. Toutefois, à cette étape, il n’a pas été possible de trancher sur la question de l’utilisation de l’IA et Orélien n’a pas fourni de preuves supplémentaires.

Une tentative de trouver la vérité

Les Éditions du Boréal expliquent qu’elles ont ensuite rassemblé « l’ensemble des versions de travail et commandé une analyse externe approfondie. Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents. » La maison d’édition s’engage à « contribuer activement à la réflexion collective qui s’impose quant à la place de l’IA en littérature ».

En entrevue, Thélyson Orélien a confié à Libération, un média français, qu’il avait eu recours à l’IA à des fins de recherches, particulièrement historiques. L’auteur ajoute : « Je ne m’attendais pas à tout ça, je n’avais pas demandé à ce que le livre soit vendu dans plusieurs pays et nommé dans plusieurs prix. » Le 13 octobre, le journal Le Devoir avait publié une lettre de l’auteur où ce dernier déclare : « J’ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches, s’agissant notamment des idiomes étrangers. Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine. » Il dit avoir expliqué son processus créatif à plusieurs amis et membres de sa famille. L’auteur qualifie les accusations d’utilisation de l’intelligence artificielle de « calomnie » et d’ « hérésie ».

Après s’être défendu, Orélien reconnaît dans cette même lettre sa responsabilité pour le plagiat de plusieurs textes journalistiques, les qualifiant d’« erreurs de jeunesse ». Il soutient tout de même qu’il a commis « des erreurs inacceptables, malgré la jeunesse et l’inexpérience ».


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