Engagez-vous, qu’ils disaient

Enquête sur l’engagement étudiant en temps de pandémie.

Shianna Fears | Le Délit

Le 12 mars 2020, le premier ministre François Legault annonce en conférence de presse que toutes les écoles, cégeps et universités devront fermer pour une période de deux semaines à compter du lundi suivant. Le même soir, un courriel de MRO Communications annonce que les cours du lendemain, le vendredi 13 mars, seront aussi annulés. Mais ce ne sont pas que les cours qui sont touchés par ces annonces : d’autres activités sur le campus sont aussi suspendues, dont celles des clubs et groupes étudiants.

Basile Guichard, le président du Player’s Theater, une des troupes de théâtre les plus actives sur le campus, se rappelle bien de ce moment. En mars 2020, la troupe était en train de se préparer pour le McGill Drama Festival, un événement annuel où sont présentées six pièces écrites et montées par des étudiant·e·s. L’annonce du gouvernement est cependant tombée la semaine précédant le festival. « Les pièces étaient toutes prêtes, explique Basile en entrevue au Délit. On était en répétition générale, avec le son, les lumières, les costumes. Il manquait juste des spectateurs en fait. » Cette annulation a pris par surprise une trentaine d’acteur·rice·s, six metteur·se·s en scène, et six régisseur·se·s. « C’était un peu dur. C’étaient plusieurs mois de travail qui ne servaient plus à rien. »

Pour la McGill Rocket Team (MRT), un groupe pour étudiant·e·s en génie dont l’objectif est de concevoir et lancer des fusées, la suspension des cours est aussi arrivée à un moment critique. « Quand c’est arrivé, on était à la fin de notre processus de fabrication, alors on était vraiment en train de finir de construire la fusée, raconte Alexandre Fahmy, capitaine de l’équipe Aérostructure du MRT. Elle était quasiment prête : on était en train de tout assembler, et puis tout à coup, tout a été annulé. » Habituellement, la MRT passe la session d’automne et d’hiver à concevoir et construire une fusée (dont les plans sont souvent commencés l’année précédente) pour la présenter dans une compétition annuelle se déroulant en juin au Nouveau-Mexique. Avec les restrictions sanitaires, la compétition a évidemment été annulée.

Les compétitions sportives ont aussi dû être reportées. Emma Melis, présidente de l’équipe de Quidditch de McGill, se rappelle que le championnat national qui se déroule souvent en avril a été annulé. L’équipe de Quidditch, un sport de contact mixte mélangeant handball et dodgeball et inspiré de l’univers d’Harry Potter, regroupait un cinquantaine de membres actif·ve·s qui s’entraînaient trois fois par semaine sur le campus. « On a arrêté d’avoir des pratiques, et on a mis fin à toutes nos activités. Il restait tellement de choses à faire dans la session, mais tout a été annulé, raconte Emma au Délit. Je me souviens que tout le monde s’est simplement dispersé, et on s’est rassemblé sur Zoom pour notre réunion générale à la fin de l’année. »

En mars 2020, plusieurs ont le sentiment que le confinement est une affaire de semaines, sinon de mois. En ligne, les membres de clubs commencent à recruter leur équipe exécutive pour l’année suivante. « Les membres de l’exécutif recrutaient leur remplacement en disant “Pour l’année prochaine, vous pourrez être en personne et avoir vos spectacles en personne, tout va bien” », se rappelle Basile Guichard. Mais petit à petit, la communauté étudiante réalise que la pandémie est là pour rester. Alexandre Fahmy se souvient du moment où McGill a annoncé que le semestre d’automne 2020 serait aussi en ligne. « Là, c’était vraiment une question de “comment est-ce qu’on empêche l’équipe de mourir?” » 

2020–2021, une année scolaire en ligne

L’année 2020–2021, avec des cours en ligne, des confinements, et des étudiant·e·s dispersé·e·s à travers la planète, a forcé les clubs à se réinventer. Pour nombre d’entre eux, l’essentiel de leurs activités n’étaient tout simplement pas réalisables en ligne. L’enjeu était alors de maintenir les membres intéressé·e·s et impliqué·e·s dans la communauté, alors que l’isolement et les longues périodes de Zoom menaçaient le moral de bien des étudiant·e·s. « On a fait beaucoup de soirées de jeux en ligne, parce que c’est surtout quand tu passes beaucoup de temps avec l’équipe que tout le monde devient amis », explique Alexandre Fahmy. Même son de cloche pour le Player’s Theater, qui a organisé des événements sur Zoom, des trivias et des « jeux avec des bières », raconte Basile Guichard : « c’est un petit peu pour nous distraire du confinement et de sortir un peu de son monde, même si c’était virtuel ». Emma Melis raconte que les événements sur Zoom de l’équipe de Quidditch ont réussi à recruter quelques étudiant·e·s intéressé·e·s de rejoindre la communauté, même s’il·elle·s devraient attendre l’année suivante pour essayer le sport.

Néanmoins, ce moment de pause forcée s’est aussi révélé utile pour certains clubs. Sans accès à leur atelier sur le campus et sans compétition au Nouveau-Mexique à la fin de l’année, la MRT a utilisé l’année en ligne pour faire de la recherche et revoir certaines façons de gérer l’équipe. « L’année dernière, les capitaines ont vraiment pris le temps de solidifier notre présence, par exemple sur les médias sociaux, raconte Alexandre Fahmy. On a aussi changé notre style de recrutement. » En effet, leur méthode précédente – inviter les nouveaux·lles membres à venir visiter l’équipe et rejoindre par eux·lles-mêmes les projets qui les intéressent – ne fonctionnait pas en ligne et a laissé place à un système plus formel afin de mieux retenir les nouvelles recrues. Cela dit, Alexandre ne cache pas qu’il était difficile de garder les membres motivé·e·s en l’absence de projet concret sur lequel travailler. 

Le Player’s Theater a de son côté décidé de tenter le théâtre sur Zoom. Durant l’année en ligne, le club a monté trois pièces : deux se sont déroulées en temps réel sur Zoom et l’autre était une pièce uniquement audio. Le fait de jouer sur Zoom n’était évidemment par leur premier choix : Basile Guichard explique que le plan initial était de tenir des répétitions dans des parcs, en respectant la distanciation sociale, avant que McGill interdise aussi les événements à l’extérieur. Néanmoins, il considère que ces pièces virtuelles ont été un succès. « On a eu énormément de spectateurs, surtout parce que les parents ou les amis de l’autre bout du monde qui ne peuvent pas typiquement venir voir des pièces à Montréal pouvaient juste se mettre sur leur ordinateur et participer », explique-t-il. Après la pièce, plusieurs personnes restaient sur le Zoom pour pouvoir parler aux acteur·rice·s et les féliciter. « Pour moi, en tant que producteur, c’était vraiment un bon moment. On pouvait quitter l’appartement et rêver un peu. »

2021–2022 : une année scolaire pleine d’incertitude

Le retour en présentiel à l’automne dernier a été chaleureusement accueilli par bien des clubs, leur permettant de refaire du recrutement en personne. Au Player’s Theater, les gens se sont bousculés pour passer des auditions : une centaine de personnes ont postulé pour les 15 rôles disponibles. « On a eu énormément de personnes qui sont venues nous voir, témoigne Basile Guichard. Comme on ne pouvait pas faire de théâtre pendant un an, ils se sont dit ‘‘on va mettre le temps, on va mettre notre énergie’’. »

Cependant, l’euphorie est pour plusieurs retombée en décembre, lors du nouveau confinement lié à la vague Omicron. Pour plusieurs clubs, c’est ce moment qui a été le plus dur sur le moral, plus que l’année précédente en ligne. Basile Guichard explique que les acteur·rice·s avaient reçu leur rôle avant le confinement et s’attendaient à tout faire en personne : il y a donc eu une baisse de moral lorsque les répétitions ont dû avoir lieu en ligne en janvier. C’était aux membres de l’exécutif de motiver les troupes. Malgré tout, le résultat a été satisfaisant : « c’était compliqué, c’était stressant, mais ça a fonctionné », affirme Basile Guichard.

« Quand on est déjà en retard, et que McGill nous dit que l’on a pas accès à notre atelier pendant un mois pour aucune bonne raison, là on se dit vraiment : “OK. Est ce qu’on va y arriver ? Est-ce que ça en vaut la peine?” »

Alexandre Fahmy, co-capitaine Aérostructure de la MRT

Pour la MRT, le retour en ligne en janvier ne pouvait pas plus mal tomber : c’est à ce moment que le gros de la fabrication commence. « Quand on ne sait pas ce qu’on doit faire et qu’on est déjà en retard, témoigne Alexandre Fahmy, et qu’ensuite McGill nous dit que l’on a pas accès à notre atelier pendant un mois pour aucune bonne raison, là on se dit vraiment : “OK. Est ce qu’on va y arriver ? Est-ce que ça en vaut la peine?” » Heureusement, l’équipe a réussi à rattraper son retard et pourra terminer sa fusée à temps – si aucun autre imprévu ne survient.

Emma Melis explique que l’équipe de Quidditch a été chanceuse cette année car les activités de la saison étaient par hasard coordonnées avec l’absence de vague de COVID-19. Cependant, le recrutement de l’automne n’a pas suffi à ramener l’équipe à son niveau pré-pandémique. « Par le passé, nous avions trois pratiques par semaine et au moins 30 personnes se présentaient à chacune d’entre elles. Aujourd’hui, nous avons à peine environ 7 membres actifs dans l’équipe et nous devons parfois annuler des pratiques car le taux d’absence est trop important. »

Asiyah Siddique, présidente de l’Association des étudiant·e·s en droit (AÉD) explique quant à elle que le retour en personne a amené son lot de complications pour l’organisation des événements en raison des restrictions sanitaires. Chaque événement nécessite beaucoup plus de travail, car le conseil exécutif doit s’assurer que toutes les mesures sont respectées. Pour Asiyah, c’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup d’étudiant·e·s hésitent à se présenter pour des postes. « On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Il risque d’y avoir plusieurs autres variants. Ça fait en sorte qu’il y a beaucoup plus de travail et beaucoup d’incertitudes ; ça rend le travail beaucoup plus difficile. Le moral des gens a diminué. » L’AÉD n’a pas tenu d’élections cette année en vue de l’an prochain, car aucun poste n’était contesté. Quatre postes sur 10 doivent encore être pourvus pour l’année prochaine. 

Mémoire institutionnelle

À cause du renouvellement constant de leurs membres, les clubs universitaires comptent continuellement sur les membres en poste pour former les équipes exécutives suivantes et transmettre le savoir-faire. La réduction, voire la suspension, des activités de certains clubs et associations étudiantes durant la pandémie a pour plusieurs mis en péril la transmission de cette mémoire institutionnelle, fondamentale pour assurer le bon fonctionnement des organisations étudiantes.

L’African Studies Student’s Association (ASSA) a pour mission de représenter tous·tes les étudiant·e·s en études africaines et de favoriser la vie académique autour des réalités africaines sur le campus. Lorsque Leïla Ahouman a commencé à assumer les fonctions de co-présidente de l’association en octobre dernier, elle s’est heurtée à plusieurs obstacles, faute d’un bon encadrement. Par exemple, lorsqu’elle a tenté d’ouvrir la boîte courriel de l’association, un code de sécurité a été envoyé à un numéro de téléphone dont le·a propriétaire lui était inconnu·e. Une fois ce problème réglé, elle est tombée sur des courriels datant de six semaines qui indiquaient qu’il ne restait qu’une semaine pour soumettre le budget de l’association à l’Association étudiante de la Faculté des Arts de l’Université McGill (AUS). En plus de négocier avec l’AUS pour obtenir un accommodement, elle a dû rapidement se familiariser avec les modalités de soumission d’un budget. Heureusement, l’ancienne v.-p. Événements, qui avait gradué, s’est rendue disponible pour répondre à ses questions. « Tous les membres de l’ancien conseil exécutif étaient diligents et motivés, mais la pandémie a compliqué leur travail », affirme-t-elle. 

Pour les clubs nécessitant des connaissances précises, le problème de la mémoire institutionnelle est critique. « Ça a été difficile cette année, parce que l’année dernière, beaucoup de nos membres seniors ont gradués, raconte Alexandre Fahmy. Il y a beaucoup d’expertise qui est partie parce que ces personnes n’ont pas pu transmettre leur savoir-faire pendant l’année en ligne. » Par conséquent, beaucoup d’avancées cette année doivent se faire sur une base d’essai-erreur, et tout prend plus de temps. Pour remédier à ce problème, Alexandre s’est mis à travailler sur un guide qui pourrait être légué aux étudiant·e·s qui suivront, pour donner une idée d’une façon dont les choses peuvent être faites. Le club essaie toujours d’améliorer et de modifier ses design avec le temps, mais il faut pour cela maîtriser les bases. « C’est vraiment difficile de faire ça de manière à continuer de s’améliorer, mais pas trop rapidement non plus pour ne pas perdre le fil. »

Pour l’équipe de Quidditch, le problème est de pouvoir continuer à entraîner une bonne équipe. Comme bien des sports, le Quidditch est un jeu complexe avec plusieurs positions, un grand nombre de règles et un côté stratégique important. Il est crucial d’avoir l’aide de joueur·se·s expérimenté·e·s, surtout puisqu’il s’agit d’un sport plutôt insolite que peu de gens connaissent en arrivant à l’université. « Le Quidditch est un sport qu’il faut apprendre de personnes qui le jouent depuis longtemps, explique Emma Melis. À un moment donné, McGill était l’une des meilleures équipes du Canada, avec tellement de stratégies et de mémoire institutionnelle. Mais après deux saisons de graduations sans recrutement, notre savoir a été très sévèrement affecté. » Pour remédier à ce problème, l’équipe de Quidditch a temporairement rejoint une équipe communautaire de Montréal, composée d’ancien·ne·s étudiant·e·s d’universités. Certain·e·s d’entre eux·lles ont joué dans l’équipe nationale de Quidditch et ont même jusqu’à 10 ans d’expérience.

Équipes réduites, surcharge de travail

L’exode des membres des clubs durant la pandémie a mis beaucoup de poids sur les épaules de ceux·lles qui sont resté·e·s ou qui sont arrivé·e·s dans ces organisations durant les deux dernières années. En effet, les postes vacants ainsi que la perte de la mémoire institutionnelle, juxtaposés aux difficultés liées aux restrictions sanitaires, ont décuplé le travail des gestionnaires. L’an passé, seuls 50% des postes du conseil exécutif de l’équipe de Quidditch de McGill étaient occupés. « Je n’ai en quelque sorte pas choisi d’être présidente. J’ai été forcée de jouer ce rôle sinon nous n’aurions pas pu exister en tant que club de l’AÉUM », raconte Emma Melis. Grâce aux efforts de recrutement, le conseil exécutif de l’équipe est maintenant presque complet, mais pour elle, il sera primordial de continuer à recruter des membres. « Il fut un temps où le Quidditch était le plus petit dénominateur commun sur le campus, car tout le monde connaissait quelqu’un dans l’équipe : ça regroupe les gens qui veulent jouer à un sport mixte sans être dans une équipe universitaire, et nos entraînements sur le lower field avaient beaucoup de visibilité », explique Emma. Le recrutement était donc assuré par le bouche à oreille, ce que la pandémie a particulièrement compliqué.

« Avec la pandémie, il est facile d’oublier à quel point il y a de la valeur à s’engager dans des associations étudiantes »

Leïla Ahouman, co-présidente de l’ASSA 

En raison du passage en ligne de la vie universitaire, il a également été difficile pour l’ASSA d’assurer le recrutement de la relève de son conseil exécutif l’an passé. Leïla Ahouman, à qui on a demandé de prendre les rênes de l’association en septembre passé, a dû composer avec une équipe réduite depuis le début de l’année. À l’aide de sa collègue Félicia Kunkwa Cá, co-présidente de l’association, elle a dû passer les premières semaines de la session d’automne 2021 à essayer de combler les postes vacants, réduisant ainsi le temps qu’elle avait pour organiser plusieurs événements. 

Séquelles et héritage

Avant une année qui s’annonce entièrement en personne, le monde universitaire semble de plus en plus près de pouvoir mettre les restrictions sanitaires derrière lui. Néanmoins, l’année 2020–2021 en ligne et l’année 2021–2022 partiellement en ligne auront laissé des traces qui, pour plusieurs, demeureront présentes pendant des années ou encore auront changé la façon dont fonctionnent les clubs. 

Pour le Player’s Theater, par exemple, la pandémie aura encouragé les membres à mettre l’accent sur des productions à plus court terme. Auparavant, une pièce pouvait être choisie en avril, les auditions se tenaient en novembre et le spectacle en mars. Dorénavant, on favorise des spectacles se faisant de A à Z entre septembre et fin novembre. « Avec la COVID-19, on a appris que le monde change tout le temps et que c’est mieux d’avoir des événements courts, où les gens sont intéressés, ici et maintenant, explique Basile Guichard. Le théâtre, c’est quelque chose de vivant, alors il faut être avec les gens. »

Pour l’équipe de Quidditch, le défi sera de reconstruire un noyau solide de joueur·se·s issu·e·s de McGill et une réputation sur la campus. « Avant, c’était facile de réfuter ceux qui disaient que c’était que pour les nerds. Tout le monde connaissait quelqu’un dans l’équipe, donc ils savaient que c’était un groupe de personnes dynamiques, très portées sur la fête, affirme Emma Melis. Le Quidditch est un sport mixte intense : ce n’est pas que pour les fans d’Harry Potter. » 

Du côté de la MRT, le bilan est mitigé. Pour Alexandre, l’année en ligne leur aura permis de travailler sur la partie ressources humaines de l’équipe, qui est souvent négligée. Cependant, la COVID-19 a aussi causé une perte d’expertise qui prendra plusieurs années à récupérer, ainsi que des retards sur leur plan à long terme. Le modèle de fusée conçu cette année, par exemple, qui comportait pour la première fois une moteur fait par les étudiant·e·s, devait initialement être lancé l’année dernière. « L’année prochaine, et l’année d’après, il y aura des trous qu’il faudra remplir. Ma co-dirigeante de l’aérostructure et moi avons beaucoup appris par nous-même en essayant des choses, en parlant aux anciens membres. »

L’engagement étudiant, essentiel au campus

L’engagement étudiant peut donner lieu aux expériences les plus significatives d’un parcours universitaire. Alexandre Fahmy a décidé de faire son baccalauréat en génie en cinq ans plutôt que quatre afin de s’impliquer dans la vie étudiante. « J’aime beaucoup le génie et j’aime mes cours, mais la Rocket Team, puis les clubs en général, c’est ce qui en vaut vraiment la peine. Même si c’est difficile et que c’est beaucoup de travail, tu gagnes beaucoup au final », affirme-t-il. De son côté, Leïla Ahouman croit qu’après deux ans de pandémie, où il était facile de tomber dans l’isolement, il est important de reconnecter avec les gens et avec nos intérêts sur le campus. « Avec la pandémie, il est facile d’oublier à quel point il y a de la valeur à s’engager dans des associations étudiantes », dit-elle. Cet engagement n’a pas à se traduire par une implication au niveau d’un conseil exécutif, mais peut également se faire simplement en participant aux événements organisés par les diverses associations mcgilloises. Il faut faire un effort et reprendre l’habitude de participer aux activités sur le campus. « Ce sont des choses essentielles à la vie étudiante. Sans ça, on va à nos cours, on rentre chez nous, on fait nos devoirs, on paie nos frais de scolarité et c’est fini. Ce n’est pas juste ça, aller à l’université », ajoute-t-elle.

Les clubs mentionnés dans l’article vous intéressent ? Voici les moyens d’en apprendre plus : McGill Quidditch, la plus vieille équipe de Quidditch du Canada ; Player’s Theater, théâtre étudiant qui vient de fêter son 100e anniversaire (la dernière pièce de la troupe, nommée 4.48 Psychosis, est présentée jusqu’au 8 avril) ; McGill Rocket Team, une équipe d’ingénierie gérée par des étudiant·e·s ; l’Association des étudiant·e·s en droit, qui représente près de 600 étudiant·e·s ; l’African Studies Student’s Association, qui représente tous·tes les étudiant·e·s en études africaines.


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