Manifestations pour la justice climatique

Les étudiant·e·s prennent la rue pour rappeler l’urgence d’agir pour la justice climatique.

Louise Toutée | Le Délit

Deux ans après la manifestation historique qui avait rassemblé 500 000 personnes dans les rues de Montréal – un record au Québec, et même au Canada selon certaines sources – les Québécois·es sont à nouveau descendu·e·s dans les rues pour réclamer davantage de mesures contre le réchauffement climatique. Cet événement survient moins de deux mois après le nouveau rapport du GIEC, indiquant que la tendance actuelle destine la température globale à un réchauffement de 2,7 °C d’ici la fin du siècle, loin de la cible de 1,5 °C de l’Accord de Paris.

Selon la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES), un des groupes associés à l’événement, plus de 100 000 étudiant·e·s étaient en grève ce vendredi 24 septembre à travers le Québec. Des marches se sont déroulées simultanément dans de nombreuses villes de la province, notamment à Montréal, à Québec et à Sherbrooke. Selon Radio-Canada, plus de 10 000 personnes auraient défilé dans les rues de la métropole.

« 1, 2, 3 degrés ! C’est un crime contre l’humanité ! »

Slogan scandé  lors de la marche 

La manifestation a débuté autour de 13h au Parc Jeanne-Mance, avec une série de discours près de la statue de Georges-Étienne Cartier. Entourée d’un important contingent policier, la foule s’est ensuite dirigée le long des rues Parc et Sherbrooke, traversant le centre-ville jusqu’aux bureaux de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) où a eu lieu le rassemblement final. Plusieurs activistes ont alors pris la parole, soulignant dans leur discours l’urgence de s’attaquer à la crise climatique avec des gestes politiques courageux. Il·elle·s ont aussi exprimé leur solidarité avec les protestataires contre les coupes forestières de Fairy Creek en Colombie-Britannique, dont plus de 1 000 membres ont été arrêté·e·s par la GRC.

Louise Toutée | Le Délit

Tout au long de la marche, des bénévoles en vestes fluorescentes rappelaient aux manifestant·e·s de porter leur masque.

Comme en 2019, certains groupes politiques étaient au rendez-vous. Plusieurs député·e·s de Québec Solidaire étaient présent·e·s dans l’une ou l’autre des marches, avec Gabriel Nadeau-Dubois dans le contingent montréalais. Le candidat à la mairie montréalaise Denis Coderre et son adversaire la mairesse Valérie Plante étaient également au rendez-vous. Le premier ministre Justin Trudeau, qui avait été conspué lors de sa présence à la manifestation de 2019, n’a pas pris part à la marche cette année.

« Nous n’avons plus le temps d’attendre : le vent se lève ! »

Extrait d’un discours de clôture 

Quant aux étudiant·e·s mcgillois·es, le groupe Désinvestissement McGill (Divest McGill) a organisé une série d’activités sur le campus quelques heures avant la marche dont la fabrication de pancartes ainsi que des teach-in dans des bâtiments de McGill, où les activistes ont interrompu les cours en parlant de désinvestissement et de transition juste dans des mégaphones. Désinvestissement McGill a ensuite invité les étudiant·e·s voulant participer à la marche à se réunir à l’intersection en Y. Selon Zahur Ashrafuzzaman, un des membres de l’organisation, une cinquantaine d’étudiant·e·s étaient présent·e·s au moment de rejoindre la manifestation.

Théo Urtubey | Le Délit

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